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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 10:58

Comme en 1995 face au gouvernement Juppé ou en 2010 face au gouvernement Fillon, le PCF défend l'idée que la retraite à 60 ans, à taux plein, et pour 37,5 annuités, c'est possible !

Les sénateurs du groupe communiste (CRC) refusent le projet de réforme des retraites du gouvernement. Ils l'ont rappelé hier par la voix de Dominique Watrin. Ils tenteront d'obtenir des "améliorations significatives" lors du débat commencé lundi au Sénat.

"Nous ne pouvons que refuser le projet que vous défendez", a déclaré le sénateur du Pas-de-Calais en s'adressant à la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine.

Jugeant qu'"on ne peut pas en rester aux mesures contenues dans le texte parce que trop limitées et insuffisantes" et que "c'est une faute politique d'imposer à la jeunesse de si sombres perspectives quand jamais la richesse financière de notre pays n'a été aussi grande", il a affirmé que son groupe "ne ménagera pas ses efforts pour proposer des améliorations significatives".

Cependant, sans riposte populaire, de la rue, peu d'espoirs de voir les sénateurs socialistes se ranger dans le camps des intérêts des travailleurs. De ce fait, Dominique Watrin reconnait que "Les avancées obtenues ne seront pas de nature à changer les grandes lignes de votre projet mais au mieux à les atténuer pour quelques catégories".

Le texte prévoit notamment l'allongement progressif de la durée de cotisation à 43 ans et l'instauration d'un compte pénibilité. Une première historique : la gauche fait reculer le droit à la retraite ! Cela en parfaite contradiction avec les positions du PS face à Sarkozy et Fillon sur ce dossier en 2010. Démagogie politicienne ?

Pour les autres forces politiques, seuls les écologistes, éventuellement, pourraient s'opposer sur le fonds à cette réforme.

Il est évident que l'UMP et ses alliés centristes (Radicaux et UDI) sont favorables sur le fonds à cette réforme qui ne fait qu'amplifier les dégâts de la réforme Sarkozy-Fillon. Seule une attitude politicienne les amènera probablement à refuser ce texte.

Le gouvernement a besoin de toutes les voix de gauche, PS, RDSE (à majorité PRG), écologistes et CRC pour faire passer ses textes au Sénat. A l'Assemblée, la réforme des retraites n'a été votée qu'avec les voix socialistes. 17 députés socialistes se sont abstenus. Les communistes ont voté contre.

L'examen du projet de loi, qui a lieu en procédure accélérée (une seule lecture par chambre du Parlement), doit s'achever au Sénat le 5 novembre.

Malgré l'importance du sujet, les médias entretiennent un véritable black-out sur le sujet. Ce n'est pas par sympathie pour le gouvernement actuel (de nombreux médias, télés, radios et journaux, étant de droite) mais bien pour éviter qu'un mouvement social ne remette en cause cette réforme. La crainte c'est que les travailleurs y participant ne prennent conscience que leur avenir ne passera pas par une alternance entre des forces politiques qui mènent des politiques eurocompatibles et libérales, mais par une véritable alternative politique dont ils seront les moteurs et les acteurs, une alternative politique dont l'efficacité reposera sur la capacité à s'opposer frontalement au système, de rompre avec 30 ans de reculs sociaux.

Sans prôner la Révolution, "le Grand Soir", les communistes démontrent, chiffres à l'appui, qu'il est possible aujourd'hui de financer un système de retraite par répartition sur la base de la retraite à 60 ans pour tous, à taux plein et après 37,5 années de cotisations.

Tout est question de volonté, d'alignement sur les intérêts des nantis, les riches profiteurs du système, ceux des classes possédantes, ou bien, comme chez les communistes, de volonté de se ranger du côté des travailleurs, salariés ou indépendants, du public comme du privé.


Nous vous remettons en lien ici le dernier tract des communistes du sud de l'Eure, tract que vous avez peut-être lu, et qui reprend l'essentiel de nos propositions pour revenir à la retraite à 60 ans. Vous pouvez d'ailleurs en commander si vous souhaitez le diffuser autour de vous. N'hésitez-pas !

Tract St André Septembre 2013 - Recto 

  Tract St André Septembre 2013 - Verso

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 09:49

Avec 14,91 % des voix, les communistes tchèques progressent fortement aux élections législatives anticipées. Après les chypriotes, les japonais, les russes, les lituaniens, les ukrainiens, les moldaves, les portugais,.... à quand les français ?

Le Parti social-démocrate tchèque (CSSD) se classe premier aux élections législatives anticipées, a annoncé la Télévision tchèque, citant la Commission électorale centrale. Les communistes réussissent leurs second meilleurs score de l'histoire en obtenant 14,91% des voix contre 11,27% en 2010.

Le CSSD obtient 20,51% des voix, le nouveau mouvement ANO (droite) fondé en 2011 par l’influent homme d’affaires Andrej Babis arrive en seconde position avec 18,67%, suivi par les communistes du KSCM avec 14,91%.
La sociale-démocratie recule : en 2010 le CSSD recueillait 22,08% (1.155.267 voix). Ce scrutin confirme la chute du CSSD qui perd 100.000 voix (-1,57 points).

Les partis de droite s'effondrent (ODS obtient 7,7% contre 20,22 % en 2010 et TOP09 11,9 % contre 16,70 % en 2010).
Ainsi, avec les sociaux démocrates du CSSD, les populistes d'ANO et les communistes du KSCM, quatre autres partis franchiront le seuil d’éligibilité de 5 % : TOP 09 et ODS (droite), les chrétiens-démocrates KDU-CSL (centre droit) et une autre formation populiste Usvit (L’aube de la démocratie directe) de l’homme d’affaires tchéco-japonais Tomio Okamura. Le futur gouvernement remplacera le «cabinet d’experts» de l’économiste Jiri Rusnok, installé après la chute en juin de l’impopulaire gouvernement de centre droit de Petr Necas, ébranlé par sa politique d’austérité et une série de scandales.
Le CSSD avait déjà remporté les législatives en 2010, mais sans pouvoir former une coalition gouvernementale. La tendance des électeurs tchèques à voter à gauche s’est manifestée aussi lors des sénatoriales et régionales en 2012 et de la présidentielle de janvier, remportée par le vétéran de la gauche et ex-communiste Milos Zeman.
Les gouvernements de centre droit étaient au pouvoir dans ce pays de 10,5 millions d’habitants depuis 2006 jusqu’à la chute du gouvernement de M. Necas. La République tchèque vient de sortir d’une récession de 18 mois et le taux de chômage atteignait 7,6% en septembre.
ANO («Oui» en tchèque et acronyme pour Action des citoyens insatisfaits) «est un mouvement anti-politique, prônant des slogans du genre "nous ne sommes pas comme les hommes politiques" et "nous travaillons dur"», a déclaré à l'AFP le politologue Jiri Pehe. M. Babis, deuxième fortune du pays, est propriétaire du groupe Agrofert (agroalimentaire, chimie) mais aussi de l'influent groupe médiatique MAFRA. On voit pour quels intérêts roule ce mouvement !

Poussée communiste

Avec 14,91% la KSCM ne renouvelle pas son exploit de 2002 (18,51 %) mais réalise sont second meilleur score depuis la chute du socialisme.

En 2010, les communistes recueillaient 11,27 % des voix (589.765 suffrages). En 2013, ils recueillent 736.572 suffrages (soit  146.807 voix de plus). Selon les estimations il remporterait 33 sièges de députés (contre 26 en 2010).
Les communistes remportent leur meilleur score dans le Kraj (région) de Ústeck avec 20,33% des voix (1 électeur sur 5).

Avec ce score de 14,91 % et 33 sièges, le KSCM dépasse tous ses scores historiques depuis 1989 (hormi 2002) :

En 1992, aux élections au Conseil national, les communistes remportent plus de 14% des voix et 35 sièges 
mais au sein d'une coalition démocratique de gauche ;

En 1996, le Parti communiste est troisième avec 10,33% des voix (22 sièges).
1998, le Parti communiste est troisième avec  11,03% des voix (24 sièges).
2002, le Parti communiste est troisième avec 18,51% des voix (41 sièges).
2006, le Parti communiste est troisième avec 12,81% des voix (26 sièges) .
2010, le Parti communiste est quatrième avec 11,27% des voix (26 sièges).
A quand la France ?

Cette poussée communiste a lieu dans un pays où l'anticommunisme est poussé à son maximum : verrait-on sur la Seine à Paris, face au Palais-Bourbon, un gigantesque doigt d'honneur dressé contre les communistes ? C'est pourtant ce à quoi ont eu droit les tchèques face au célèbre Pont Charles à Prague !...

Après les scores importants et positifs des communistes dans différents pays d'Europe, de l'est (Russie, Ukraine, Lituanie, Moldavie,...) ou de l'Union europénne (Grèce, Portugal, Espagne,...), peut-on s'attendre ou espérer une poussée communiste en France ?

Bien évidemment, de notre avis, cette poussée communiste n'est pas que souhaitable, elle serait nécessaire !

Alors que la pression des milieux économiques et financiers poussent vers toujours plus de libéralisme, de dérégulation de l'économie, le gouvernement actuel et sa majorité ont capitulé et cèdent désormais devant chaque exigence de l'Europe et du MEDEF.

Chômage, précarité et récession progressent partout en Europe.

Il faut donc que les travailleurs prennent leurs affaires en main face aux exigences du monde économique et financier.

Qui mieux que les communistes peut défendre les intérêts des travailleurs ?

Depuis 1871 et les prémisses du mouvement communiste mondial (avec La Commune de Paris), les militants révolutionnaires et communistes ont été de toutes les batailles pour défendre les intérêts des travailleurs : droits syndicaux et mutuelles au XIXème siècle, lutte contre la guerre 14-18 (assassinat de Jaurès en 1914), droit des femmes dès 1920, lutte contre la montée diu fascisme dans les années 30, Front Populaire en 1936, Résistance dès le 17 juin 1940 (appel de Charles Tillon), Conseil National de la Résistance en 1945, création de la Sécu, des Retraites et de la Fonction Publique en 1947, Lutte contre la décolonisation, Mai 68, etc...

Comme en République tchèque, les français ont besoin de plus de communistes !

En 2014, aux municipales comme aux Européennes, montrons notre besoin de plus de progrès social ! Exigeons que ce gouvernement s'attaque vraiment à la finance, pas aux travailleurs !

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 09:30
Vincent MORET
 

Si la pieuvre FN étend demain ses tentacules sur le pays, les premiers étranglés seront ses électeurs d’aujourd’hui. Ils pleureront au secours, invoqueront l’ignorance, la prégnance de la propagande qui les a bernés. Mais le peuple, impitoyable, leur demandera des comptes tout en réparant prioritairement le mal fait à d’autres par un FN armé dans les urnes par des Dupont-La-Joie.

1) En septembre 2012, à La Baule, Marine Le Pen, hilare, prend affectueusement dans ses bras Anne-Sophie Leclère (photo).

2) En aout 2013 sur son blog, Gabriel Bastain, un responsable FN en Alsace, plusieurs fois candidat à des élections, légèrement sarcastique, dressait le portrait de la donzelle :

« Accent chantant, jolie chevelure blonde et admiration sans bornes pour « l’intelligence de Marine Le Pen ». Anne-Sophie Leclère, 33 ans, mariée avec enfants, travaille dans une boutique d’articles de pêche dans les Ardennes […] Sur sa page Facebook, où elle s’affiche fièrement aux bras de son idole, on constate une écriture de type SMS et une ignorance manifeste du participe passé ».

Ben, n’est pas Rimbaud (natif des Ardennes) qui veut.

3) Le 28 septembre 2013, sous le titre « Coup de jeunes sur le Front », le journal L’Union L’Ardennais se pâme en décrivant Anne-Sophie Leclère : « Rajeunissement, féminisation… Le Front national renouvelle ses cadres. Look policé mais discours radical. La génération Marine veut prendre le pouvoir. Et ne s’en cache pas. Adhérente depuis 2012, la jeune femme incarne la génération des « marinistes », ces jeunes loups et louves du FN, sans tabou ni complexe, soucieux de ripoliner l’image du parti. Quand un militant se présente en rangers pour le défilé du 1er mai, la jeune femme le reprend au vol. Et fermement ! « Cette image ringarde de fachos véhiculée par les médias, ça me saoule ! » À ses yeux, l’image du FN aurait donc changé ».

4) En octobre 2013, l’émission « Envoyé spécial » nous la montre, sûre d’elle, sans complexe, la syntaxe hasardeuse Elle préfère voir Christiane Taubira « dans un arbre après (sic) les branches que la voir au gouvernement »). Et elle la compare à un singe, montage photo à l’appui.

5) Le 10 juin 2012 au premier tour des élections législatives dans les Ardennes, Anne-Sophie Leclère, semi-illettrée et semi-débile (?), recueillait 16,76% des voix. Le candidat du Front de Gauche en obtenait 4,77%. Alors les Ardennais ? Fiers de vous ?

Le FN parle de dérapage, une sanction est prise. Hier déjà, un militant FN se faisait réprimander pour avoir fait le salut nazi.

Ça, c’est pour la galerie. Car ce FN qui épure ses franges a pour président d’honneur un homme qui qualifia les chambres à gaz de « détail » et pour présidente, sa fille qui valse avec les néo-nazis à Vienne, fréquente les locaux parisiens de Serge Yaoub, gourou d’un groupuscule violent dont le nom est apparu lors de la fin brutale de Clément Méric et adoube à Béziers un candidat dont la campagne est encadrée par des membres du Bloc identitaire.

La crise économique, les problèmes de voisinage, l’insécurité, les extrémismes religieux, les enfumages télévisuels ne sauraient tout excuser : qui vote FN vote pour ces gens-là. Dans des situations de souffrance bien pire, on a vu des Français se lever contre les vrais responsables et d’autres, béats devant Vichy, émerveillés par le lustre des bottes des ennemis, le béret penché sur l’oreille, aller en troupeau casser les portes de bouc-émissaires.

Vincent Moret,

pour legrandsoir.info

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 09:07

En Espagne, comme ailleurs, l'hypocrisie du discours sur le « fardeau des sacrifices » à supporter équitablement vole en éclats : la politique d'austérité se révèle une politique de classe pour transférer les richesses des travailleurs vers le capital.

Deux études publiées cette semaine en Espagne révèlent les effets des politiques suivies depuis 2008 en Espagne au nom du sauvetage de l'Euro et de l'UE : austérité et appauvrissement pour la majorité des travailleurs, cadeaux et prospérité pour les entreprises et les riches.

D'un côté, l'organisme de charité religieux « Caritas » révèlent que l'Espagne compte désormais 3 millions de personnes vivant dans l'extrême pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 300 € par mois. Leur nombre a doublé depuis le début de la crise, en 2008.

« Caritas » souligne qu'elle aide désormais 1,3 millions d'Espagnols, un nombre trois fois plus élevé qu'en 2009. La « Croix-Rouge », elle, déclare assister 2,4 millions de personnes. Elle a livré 1 millions de colis alimentaires en 2012, 350 000 produits d'hygiène et vêtements

La progression de la charité privée est en proportion inverse du désengagement de la solidarité publique. Depuis 2008, les gouvernements socialistes comme conservateurs ont réduit les allocations-chômage, maternité ou encore logement.

Cet extrême dénuement trouve une explication partielle dans les chiffres record du chômage : six millions d'Espagnols sont au chômage en septembre 2013, 26% de la population active, 56% des moins de 25 ans.

Une situation dont les travailleurs ne sont plus exclus. Le développement massif de la précarité, lot obligé de la jeunesse espagnole, conduit à l'explosion des travailleurs pauvres. Selon Caritas, le taux de pauvreté en Espagne est désormais de 21%, soit 12 millions de personnes.

Il cache aussi une misère plus ordinaire : 40% des Espagnols ne peuvent faire face à des dépenses imprévues, 15% n'arrivent plus à boucler les fins de mois tandis qu'un ménage sur huit est en « précarité énergétique », dans l'incapacité de payer ses factures d'énergie.

Les expulsions de logement ont également explosé depuis le début de la crise, 250 000 depuis 2008 avec un nouveau triste record de 75 000 expulsions en 2008.

De l'autre côté, le « Crédit Suisse » a publié son rapport sur l'évolution des grandes fortunes mondiales. L'Espagne se porte bien : dixième pays au monde pour son nombre de grandes fortunes.

L'Espagne compte en effet 402 000 millionnaires, soit 13% de plus qu'en 2012, 45 000 nouveaux élus. Depuis 2007, leur chiffre a connu une progression spectaculaire, ils étaient alors près de 170 000.

Selon la banque suisse, cette irrésistible ascension devrait se poursuivre. D'ici 2017, leur chiffre devrait atteindre les 600 000, doublant depuis 2011.

Conséquences des plans d'austérité cyniques adoptés depuis 2008, d'abord par le gouvernement socialiste de Zapatero

Ces chiffres déchirent le voile du cynisme de la classe dominante espagnole et européenne, et de ceux qui la servent – partis de droite comme le PP (Parti populaire) ou supposés de gauche comme le PSOE.

Car le premier responsable de cette explosion des inégalités, c'est le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero qui a appliqué dès 2008 un « plan de relance » (le plan E) destiné aux grandes entreprises et aux plus riches.

Cette année-là, l'Etat accordait plusieurs milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises des secteurs en crise (immobilier, automobile, tourisme, banques), baissait l'Impôt sur les Sociétés de 2,5 points tout en supprimant l'Impôt sur les grandes fortunes.

Dans le même temps, en particulier avec le plan d'austérité de 2010, il baissait les salaires des fonctionnaires de 5 %, déremboursait une série de médicaments, réduisait ou supprimait les allocations sociales, tandis qu'il augmentait de deux points la TVA.

La « réforme du marché du travail », entamée sous Zapatero a, elle, trouvé une continuité dans le dernier plan d'austérité du gouvernement de droite de Mariano Rajoy. La dernière réforme assouplit encore les conditions d'emploi et de licenciement, dans les intérêts exclusifs de l'employeur.

Le Premier ministre espagnol s'est même félicité récemment (mais au Japon) que la « flexibilisation de la main d'oeuvre » entreprise sous son mandat ait conduit à la baisse des salaires réels dans le secteur privé, une baisse confirmée par une étude de la « Banque d'Espagne ».

La colère monte en Espagne contre la politique menée par les deux partis du consensus dominant, par la politique d' « austérité » à sens unique, les concessions faites à la « Troika » (UE, BCE, FMI) pour mieux défendre les intérêts de la classe dominante espagnole.

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Published by Andrée Oger - dans Dans le Monde
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 10:09

Entre des clubs de football dont les budgets ont explosé depuis 20 ans et un Bernard Tapie régulièrement soutenu fiscalement par des ministres, les riches français sont finalement les seuls à bénéficier de traitements de faveur.

L'annonce d'une grève des clubs de football le 29 novembre va t-elle entrainer l'adhésion des supporters ou, au contraire, les éclairer sur la réalité mercantile de ces clubs sportifs ?

En tout cas, les communistes ont pris le parti de publiquement dénoncer "Le lobbying des patrons du football contre l'application de la taxe à 75 % sur les revenus de plus d'un million d'euros" considéré par le PCF comme "scandaleux" dans un communiqué de presse paru hier.

Alors que la France connait une période économique extrêmement difficile et que la grande majorité des travailleurs doivent se serrer la ceinture, à tous les niveaux professionnels, peut-on tolérer qu'une poignée de nantis du football bénéficient d'un traitement de faveur fiscal et continuent de voir exploser leurs revenus ?

Comme le rappelle le PCF, "depuis l'arrêt Bosman en 1995 et la libéralisation du marché des footballeurs, le montant total des transferts en Europe est passé de 400 000 euros à plus de 2 milliards d'euros". Les revenus du football explosent et les origines de cet argent sont parfois à questionner (hommes "d'affaires" russes, dictature islamiste qatarie,...).

Et même ! Qu'est-ce qui justifie que des sportifs, souvent sans études et dont la seule "gloire" est de pousser le ballon un peu mieux que les autres, bénéficient de revenus dont ne peuvent rêver ceux dont le métier apporte tellement plus à la société française, médecins, chirurgiens, enseignants, chercheurs,... ? Des métiers bien moins payés ont plus d'utilité sociale que footballeur. Souvent beaucoup moins payés encore, les métiers d'éboueur, de maçon ou même les métiers de l'artisanat, sont des métiers bien plus pénibles et techniques que celui de footballeur ! Et au combien importants !... 

L'explosion des revenus du football ne peut se justifier, même pour le plaisir qu'ils peuvent procurer aux spectateurs.

La riposte des clubs sportifs à la menace gouvernementale de taxer aussi les sportifs à 75 % sur les revenus de plus d'un million d'euros est à ce titre une pure réaction de classe, celle d'une caste de nantis refusant de contribuer aux finances de leur propre pays !

Notez bien que cette taxe ne concerne que les sommes engrangées au delà de 1 000 000 d'euros ! Pour 1,1 million d'euros, cela représente que 75 000 euros. On ne retrouvera pas nos "stars" du football aux restos du cœur l'an prochain !

Et, pour un peu plus de cynisme, les dirigeants des clubs sportifs proposent d'accueillir gratuitement les passionnés de foot sur les stades ce 29 novembre, jour de grève. Quand on pense que ces temples de l'argent que sont devenus les stades sont inaccessibles aux profanes en dehors des jours de matchs et que pour ces jours de matchs, les entrées son loin d'être gratuites, on voit à quel point ces nantis veulent manipuler leurs supporters en leur offrant une carotte pour qu'ils défendent des intérêts économiques qui ne sont pas les leurs !...

Bref !

En même temps que ce scandale, l'affaire Tapie refait surface.

A priori, entre le football et Tapie, il n'y aurait rien à voir. Quoique...

Je ne parle pas de l'ère Tapie à l'OM, du scandale du match OM-Valenciennes.

Cependant, l'Histoire remet malicieusement Tapie sur le devant de la scène (judiciaire) au bon moment.

Selon le journal "Libération" d'hier, Bernard Tapie a payé 11,2 millions d'euros au fisc sur l'argent reçu au terme de l'arbitrage dans son litige avec le Crédit Lyonnais, soit "une ristourne de 54 à 83 millions d'euros" qui aurait été "accordée en avril 2009 par le ministre du Budget de l'époque, Eric Woerth, contre l'avis de l'administration fiscale".

Eric Woerth, ex-ministre du budget de Sarkozy, a été entendu cette semaine par la Cour de Justice de la République dans l'affaire de l'hippodrome de Compiègne, l'instance chargée d'enquêter et de juger des actes commis par des ministres dans l'exercice de leur fonction.

Décidément, il a beaucoup de chagrin ce pauvre Bernard Tapie qui se plaignait d'être ruiné malgré les 400 millions d'euros d'arrangements dans l'affaire du Crédit Lyonnais. C'est certainement par humanité que Eric Woerth lui a généreusement octroyé cette ristourne de quelques dizaines de millions d'euros. A peine de quoi vivre modestement !...

Empressons-nous, en cette période d'impôts, d'aller toquer aux portes du Trésor Public pour négocier de tels "arrangements" !

Ah ! ? On me dit en régie que c'est impossible ! !... Tant pis !

La morale de cette histoire, c'est que les riches n'en ont pas, de morale !

Plus vous touchez d'argent, moins vous êtes tentés de participer aux financements de la société qui vous a vu naître, qui vous a formé, soigné et qui continue de vous faire vivre. On préfère s'acheter une nouvelle voiture de course, ou un beau yacht, ou encore une belle résidence sur la Riviéra ou dans une île tropicale, plutôt que de contribuer par l'impôt à la rénovation des routes, à la construction d'un collège ou d'un lycée, au financement de la recherche médicale...

La vie d'en bas, de ceux qui comme nous galèrent pour leurs études, puis pour trouver un boulot (et le garder), nécessite au contraire beaucoup de solidarité pour s'en sortir. Et aussi pour faire face à ces quelques milliers de rapaces millionnaires qui regardent avec envie notre SMIC, nos allocations familiales !

Décidément non, n'éprouvons aucune pitié pour ces quelques millionnaires, sportifs tout juste alphabétisés ou spéculateurs de haut vol, qui s'arrangent au plus haut niveau de l'Etat pour échapper à l'impôt, à la solidarité nationale !

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 10:05

La bonne nouvelle est tombée hier : l'économie espagnole est sortie de récession !

C'est donc bientôt fini ! Ceux qui dénoncent depuis des années les méfaits du capitalisme, ou seulement du libéralisme, et les dangers de l'austérité à la sauce européenne, se sont trompés. Finalement, le gros de la crise est derrière nous.

Il aura suffi d'un nombre pour que certains journalistes s'emballent : 0,1.

0,1, c'est le pourcentage de croissance de l'économie espagnole au troisième trimestre de cette année. C'est le premier chiffre positifs depuis des années et cela suffit aux économistes pour parler de sortie de récession.

0,1 %, c'est pourtant pas grand chose ! C'est même rien du tout. Mais, comme dit le proverbe, "quand on a pas de grives, on mange des merles" !

C'est qu'en France, les chiffres sont moroses. Comme partout en Europe.

Chercher ailleurs un frémissement, LE chiffre "positif", et voilà nos "experts" en austérité qui poussent des cris de joies en affirmant "on vous l'avait bien dit !".

Un chiffre moins mauvais en Espagne suffirait donc à valider les politiques économiques d'austérité et de dérégulation du marché du travail qui s'accélèrent en France et en Europe ?

C'est en fait la méthode Coué !

Car, s'il vaut mieux pour l'Espagne une croissance de 0,1 % qu'une décroissance de 0,1 %, la faiblesse de l'économie espagnole est toujours évidente : plus d'un quart des travailleurs espagnols sont au chômage ! Plus de la moitié des moins de 25 ans !... il faudrait au moins 3 % de croissance pour inverser la spirale du chômage dans ce pays.

Cet été, le gouvernement régional d'Andalousie (sud de l'Espagne) a dû ouvrir les cantines scolaires pour s'assurer que les enfants auraient au moins un vrai repas par jour ! Le chômage touche 37 % de la population dans cette région pourtant riche en sites touristiques et en terres agricoles.

Et puis, qui nous dit que l'économie espagnole ne va pas replonger dans les mois à venir ?

Mais alors ? Si cette annonce n'est pas si glorieuse, pourquoi en parler ?

A vrai dire, si on regarde les chiffres français, ce n'est pas la fête du tout.

Après "l'erreur" de publication des chiffres du chômage en août, ceux du mois de septembre s'annoncent mauvais. C'est le gouvernement qui le dit.

Avec une croissance de 0,2 % cette année, notre économie n'est pas non plus en grande forme !

Et les annonces de licenciements chez Alcatel, dans les abattoirs, chez Air France et dans d'autres entreprises, ne seront pas compensées par ce nouveau cache-misère qu'est le Contrat d'avenir.

La lutte, meilleur moyen de sauver l'emploi

Finalement, les bonnes nouvelles ne viennent que des entreprises où les salariés se battent pour l'emploi.

Citons à nouveau les papetiers d'Alizay (ex M-real) qui ont sauvé leur outil de travail et ont permis de recréer déjà 200 premiers emplois sur le site !

Mais d'autres montrent qu'il faut toujours s'accrocher : les Good-Year d'Amiens sont en passe de sauver la production de pneus agricoles et 330 emplois minimum après plusieurs années de lutte, contre le groupe de pneumatiques, mais aussi contre des autorités de l'Etat qui leur conseillait d'abandonner la lutte !

C'est aussi le cas des Fralib de Gémenos, près de Marseille, qui se battent depuis deux ans pour sauver la production de thés et tisanes ("Eléphant") que veut arrêter le groupe international Unilever ! Ils viennent à nouveau d'obtenir gain de cause au tribunal contre le Plan Social d'Entreprise imposé par le groupe.

Et on peut aussi citer, parmi d'autres, les courageux pétroliers de Pétroplus à Grand Couronne, qui s'accrochent toujours au projet de relance de leur raffinerie... avec le soutien politique désormais limité aux communistes depuis que les socialistes, et le premier d'entre eux François Hollande, les aient oubliés l'élection présidentielle passée !

Purge austéritaire

Les purges économiques, dignes des pires médecins du théâtre de Molière que nous assènent successivement droite et socialistes selon les dogmes académiques d'un libéralisme auquel on ne pourrait échapper, ces purges assèchent notre économie et les comptes de l'Etat.

L'austérité est à la santé de l'économie ce que les purges et les saignées étaient à la santé des malades du temps de Molière : des remèdes pires que le mal qu'ils sont sensés combattre !

D'ailleurs, le journal britannique "Times" avait comme éditorial, le 15 octobre dernier, un article intitulé "L'erreur de l'austérité".

Ce journal de référence, bien loin du marxisme et des idées socialistes, y affirme que "Les opposants à l'austérité ont affirmé que les gouvernements qui essayaient de réduire leur déficit budgétaire trop vite et de manière trop importante, au milieu d'une profonde récession, allaient inutilement la prolonger et l'aggraver. Les données économiques récentes offrent de multiples raisons de croire que c'est exactement ce qui se passe en Europe."

Et le journal de citer une étude de la Banque d'Angleterre (bastion peu connu des communistes ?) qui irait dans ce sens.

Et le journal de pronostiquer un chômage durable en Europe car "Cette erreur de l'austérité pourrait nuire aux perspectives de millions d'européens qui luttent pour trouver du travail. (...) beaucoup pourraient rester dans cette situation des années".

Mais la réalité, c'est que ces politiques austéritaires n'ont pas pour finalité de résoudre le problème du chômage, ni même celui des déficits publics.

L'austérité sert avant tout les intérêts capitalistes, ceux des grandes richesses, gros actionnaires et grands patrons, qui tentent de préserver leurs marges bénéficiaires au sein d'un système capitaliste qui a provoqué une gigantesque crise immobilière puis financière en 2008.

L'austérité est aujourd'hui une arme au service du capital dans l'éternelle lutte des classes qui l'oppose aux travailleurs. C'est d'ailleurs bien ce qu'affirmait François Hollande lui-même durant sa campagne électorale de 2012, notamment en désignant "(mon) ennemi, c'est la finance !".

L'austérité ne visant pas à résoudre la crise économique et ne permettant pas de réduire le chômage, on comprend mieux cette frénésie politique et médiatique autour de petits signes positifs comme ce poussif 0,1 % de croissance en Espagne : donner l'impression au peuple que les politiques d'austérité portent 'enfin) leurs fruits, que la crise va (peut-être) bientot se terminer !

Les gouvernements et les médias savent bien qu'il n'y a pas de fatalité à la crise ni à l'austérité et que si le peuple se levait pour exiger une autre politique, populaire et sociale, ils ne pourraient rien faire. Leur seule arme, c'est de faire croire malgré tout à une fatalité de l'austérité et d'offrir, de temps en temps, des moments d'espoir. Un rôle de propagande et d'endoctrinement attribué à l'école puis aux médias depuis toujours.

En leurs temps, les rois et l'aristocratie religieuse de la très riche église catholique endormaient leurs sujets en leur annonçant un avenir heureux... après leur mort, où les "derniers" deviendraient "les premiers".

En 1974, le libéral Valéry Giscard d'Estaing, président de la république, annonçait entre-apercevoir "le bout du tunnel" au début d'une crise capitaliste... qui s'aggrave d'années en années.

Réveillons-nous ! la sortie de crise ne viendra pas de ceux qui l'ont causée et qui en profitent pour s'enrichir un peu plus sur notre dos !

Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est bien une orientation politique qui fait la pert belle à la préservation des intérêts économiques d'une minorité de nantis, au détriment de l'économie nationale et du bien-être des citoyens de ce pays.

Solidaires, nous sommes des millions. Nous pouvons imposer une rupture avec des décennies de régresion sociale et de développement du chômage et de la précarité.

Notre avenir n'est pas dans les mains d'une poignée de grands patrons et de quelques dizaines de leaders politiques, de la sociale-démocratie à l'extrême-droite, acquis à leur cause.

Notre avenir est entre nos mains, dans nos luttes, nos solidarités et notre mobilisation dans les urnes autour des candidats de la rupture avec le libéralisme.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 10:09

Après les scandales successifs d'écoutes téléphoniques contre la France, peut-on se contenter de simples protestations de pure forme ?

Houlàlà !... Ça barde ! Laurent Fabius a convoqué l'ambassadeur des Etats-Unis pour lui faire part des réprobations de la France au sujet des interceptions de conversations téléphoniques.

Les Etats-Unis ont dû trembler d'effroi devant les sourcils courroucés du ministre des Affaires étrangères français.

Plus sérieusement, les réactions françaises sont purement formelles, sans conséquences, et montrent à quel point notre pays est désormais incapable de se dresser contre des Etats-Unis qui piétinent sa dignité.

Sous Sarkozy, la France a réintégré le commandement de l'OTAN, une décision de De Gaulle qui effaçait près d'un demi-siècle d'émancipation de la France de la tutelle américaine. En 2011, c'est l'engagement français en Libye à la suite des Etats-Unis, au côté de la Grande Bretagne, traditionnelle courroie de transmission des Etats-Unis en Europe.

Malheureusement, en ce domaine non plus, l'élection de François Hollande n'a pas marqué de rupture. Comme dans le cas des marchés financiers, les velléités d'indépendance du candidat socialiste n'ont pas survécu à son élection.

Depuis plus d'un an désormais, les négociations entre Europe et Etats-Unis ont pris de l'ampleur sur un accord transatlantique qui va permettre aux entreprises américaines d'envahir notre marché, au grand dam de l'emploi en France et en Europe. Abaissement des frontières douanières et harmonisation vers le bas des réglementations serviront avant tout les multinationales US.

Dans la veine de la Libye, la France de François Hollance a mis ses pas dans ceux des Etats-Unis sur le dossier syrien, avec le ridicule que l'on sait lorsque François Hollande s'est trouvé seul en première ligne a appelé à la guerre sainte contre le gouvernement syrien, lâché subitement par Obama et Cameron.

Rien de surprenant donc à ce triste spectacle d'une France humiliée, piétinée par son allié américain dans le dossier des écoutes illégales !

Il y avait déjà en début d'année des révélations sur les écoutes des représentations diplomatiques françaises à Washington qui auraient déjà dû faire réagir Paris. Il n'en a point été.

Avec la publication de l'écoute de plus de 70 millions d'appels téléphoniques français par la NSA, rien qu'entre décembre 2012 et janvier 2013, le gouvernement français s'est trouvé obligé de réagir. Au moins pour donner l'impression aux citoyens français que la France prenait à cœur la défense de leur liberté, de leur droit à la vie privée, et également, la défense de l'indépendance de notre pays.

D'où ce triste spectacle d'une crise de façade entre la France et les Etats-Unis. Dans deux semaines, quand un autre sujet mobilsera les médias et les esprits des français, tout sera oublié et la NSA, comme les Etats-Unis pourront reprendre leurs activités.

Le Parti communiste, par la voix de son secrétaire national Pierre Laurent, exige au contraire que de tels actes hostiles ne restent pas impunis.

Pour les communistes, la France doit quitter l'OTAN, non seulement par rétorsion face à cette humiliation, mais surtout pour reprendre notre indépendance sur l'échiquier international.

Dans le même sens, le PCF exige l'arrêt des négociations sur le marché transatlantique, là aussi par rétorsion, mais également parce que ces négociations se font dans le dos des peuples européens, le peuple français en premier.

La soumission de plus en plus visible de la France aux décisions des Etats-Unis devient évidente lorsque notre gouvernement fait son cinéma face au scandale des écoutes illégales américaines.

Il est grand temps que notre pays relève la tête et retrouve un minimum de dignité. Sortir de l'OTAN et dénoncer les négociations actuelles sur l'accord transatlantique permettraient à notre pays de redevenir audible à l'échelle internationale.

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 09:52

Un régime de partis uniques, gendarme du monde autoproclamé et surveillant les citoyens du monde entier.

George Orwell, en 1948, écrivait "1984" pour dénoncer les régimes "totalitaires".

Son Big Brother existe bien. Pas dans un régime officiellement qualifié de totalitaire, mais chez le leader autoproclamé du "monde libre", les Etats-Unis.

Depuis le début de l'année, Edward Snowden révèle des énormités qui secouent la planète entière avec un scandale d'écoutes menées à très grande échelle par les services secrets américains à l'encontre d'états ou de simples citoyens.

Au passage, ce travail de vérité que mène Edward Snowden, est bien mal récompensé au pays de la "liberté". Il est devenu un traître menacé de prison pour ses révélations, à l'instar d'un Bradley Manning.

Souriez ! Vous êtes filmés !

Hier, on "apprenait" que ce sont plus de 70,3 millions de communications françaises qui ont été interceptées par la NSA rien qu'entre décembre 2012 et janvier 2013 !

En clair, quand vous appelez, les services secrets américains vous écoutent. Bravo la vie privée !

De grandes entreprises américaines sont aussi concernées par la violation des libertés individuelles : Google, Apple, Yahoo, Skype,...

Dans quel but ces écoutes et cette surveillance ? Pour la défense de la "liberté" ou de la "démocratie" ?

Arrêtons de rêver ! Quand on apprend que même le gouvernement américain ne sait pas qui décide et qui écoute quoi à la NSA, on se rend compte que la machine bureaucratique américaine a pris le pas sur le politique sensé représenté le peuple américain (je dis bien "sensé", on y reviendra). Quand bien même cela serait vrai : qu'est-ce qui autorise les Etats-Unis à venir surveiller les français, nos élus ou nos institutions ?

Démocratie de façade

Cette dérive de l'appareil sécuritaire américain n'est qu'un élément d'un puzzle qui a de quoi détruire l'image de paradis des libertés que s'était construite la propagande des Etats-Unis.

Ainsi, lorsque l'on caractérise un régime totalitaire, la première idée qui vient, c'est l'absence de débat démocratique et en général un système de parti unique.

Aux Etats-Unis, le parti unique a deux têtes : le parti démocrate et le parti républicain, deux visions assez proches des Etats-Unis qui les amènent à mener chacun leurs tours des guerres d'intervention à l'étranger et des politiques économiques libérales. Jamais aucune force politique ne pourra s'immiscer dans le débat électoral américain tant le système est vérouillé à la fois par le système électoral (Grands électeurs : celui qui est majoritaire remporte tous les suffrages de l'Etat) et par le système économique privé qui finance les campagnes électorales. On n'est pas près de voir un parti écologiste un peu radical ou un parti un peu trop "socialiste" obtenir des fonds de Exxon, Monsanto ou du complexe militaro-industriel !...

Emprisonnements illégaux et assassinats à distance

Autre face de la "démocratie" américaine, c'est la violation systématique des droits des citoyens, notamment du droit à la justice.

C'est que, au côté de la liberté d'expression du peuple, la justice est un pilier majeur de toute démocratie.

Je ne parle pas des bavures policières qui secouent régulièrement l'actualité aux Etats-Unis, souvent autour de critères raciaux. il ne s'agit pas non plus de dénoncer un système juridique qui permet aux plus riches de bénéficier d'avocats de haute volée, laissant les plus pauvres se faire broyer par le système juridique. Une université américaine s'est d'ailleurs fait forte depuis quelques années de rouvrir des dossiers de condamnations à mort, sauvant de la chaise électrique de nombreux condamnés qui pourrissaient dans les couloirs de la mort.

Non. L'aspect le plus dramatique de cette dérive juridique, ce sont les pratiques illégales, connues et assumées, des Etats-Unis en termes d'emprisonnements sans jugement et d'assassinats à l'étranger.

Abou Ghraïb en Iraq, aujourd'hui fermée, et Guantanamo à Cuba, toujours en service, allient emprisonnements sans procès, tortures psychiques et parfois physiques, comme dans de bonnes vieilles dictatures. Quels que soient les motifs d'emprisonnement, la simple justice nécessite de démontrer la culpabilité de l'accusé, de lui procurer un procès juste et, au final, une condamnation claire. Ce n'est pas le cas des prisonniers détenus à Guantanamo.

Pire ! Ces prisonniers ont souvent été enlevés de force dans leurs pays d'origine, sans aucune autre forme de procédure que la puissance militaire. Imagine-t-on la réaction des Etats-Unis si l'Iran enlevait des citoyens américains en plein New-York pour les emprisonner sans procès sur son sol ?...

Outre l'emprisonnement arbitraire, l'utilisation de l'assassinat à distance est l'une des signatures américaines de ces dernières années. Il ne se passe pas une semaine sans que l'on entende parler d'un drône qui aurait tué des talibans supposés, au Pakistan notamment, sans l'accord de ce pays, pourtant allié des Etats-Unis.

En règle générale, on entend d'ailleurs parler de ces assassinats par drônes lorsque des "bavures" entrainent la mort de civils innocents, femmes ou enfants. Victimes collatérales coupables d'être au mauvais endroit au mauvais moment.

Là aussi, l'absence de procès ne garantit pas la culpabilité de la personne assassinée ! Bien au contraire !

Gendarme du monde... pour son compte

Enfin, récurrent dossier, l'interventionnisme militaire des Etats-Unis un peu partout sur Terre est un sujet permanent de dénonciation des pratiques américaines, plus souvent liées à la défense des intérêts économiques de ses multinationales que des Droits de l'Homme.

On aimerait en effet croire au bonheur retrouvé des afghans, des libyens ou des somaliens après les interventions américaines de ces dernières décennies. C'est bien souvent l'inverse qui s'est produit !

Sans même envoyer son armée, l'action américaine au Chili ou au Honduras, pour changer de zone géographique, a permis la réussite de coups d'état et le renversement de régimes démocratiques  au profit de régimes plus conciliants avec les intérêts américains. C'est ce qui menace aussi le Vénézuéla de Maduro, la Bolivie de Morales ou l'Equateur de Correa.

En résumé, le pays leader de la "Liberté" et de la "Démocratie" dans le Monde s'avère bien loin du modèle qu'il annonce vouloir exporter à travers le Monde. Il y a bien malfaçon de la marchandise et le service après-vente n'est pas assuré.

Entre une démocratie qui se résume à deux partis grassement financés par les milieux économiques, une justice qui ne profite qu'aux riches et un interventionnisme militaire qui l'amène à bafouer Droits de l'Homme et accords internationaux, les Etats-Unis ne méritent ni le titre de démocratie, ni celui de pays pacifique.

Avec les scandales des écoutes illégales, c'est une surveillance de tous les instants qu'imposent les Etats-unis aux citoyens du monde entier, aux entreprises étrangères et mêmes aux gouvernements alliés !

Le "1984" de George Orwell a pris forme. De manière douce mais réelle.

"Big Brother" s'appelle NSA et le ministère de la réécriture de l'Histoire gère les médias.

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:11

Son ennemi, ce n'est plus la finance, mais l'étranger !

Après les Rroms, l'alignement du gouvernement socialiste sur la stratégie sarkozyste contre les étrangers commence sérieusement à fâcher une partie de l'électorat de gauche. C'est le cas de ceux qui n'ont pas vendu leur âme aux stratégies politiciennes d'adhésion aux pulsions les plus basses d'une partie de l'électorat, acquise aux thèses racistes et ségrégationnistes du FN et de l'UMP !

Ce n'est pas parce qu'une idée a acquis une certaine popularité qu'il faut y adhérer !

Non ! Les immigrés ne sont pas responsables de la crise ! Non ! La chasse aux Rroms et aux lycéens sans papiers n'est pas un acte de respect des lois de la République, c'est au contraire un viol des principes constitutionnels de "Liberté, Egalité et Fraternité" et la validation des thèses d'extrême-droite sur le "danger" supposé que représenterait les immigrés, sur la mise en parallèle immigrés = délinquants.

La leçon de Brignoles n'a servi à rien ?

Quelques vérités sur les lycéens expulsés

Khatchik est un lycéen de 19 ans, scolarisé à Paris, en CAP. Il s'est fait arrêter et a été expulsé le 12 octobre, parce qu'il a le tort d'être "sans papiers". Khatchik est le premier lycéen parisien chassé depuis août 2006. Non seulement déraciné, il a été séparé de sa famille et coupé de ses études. En Arménie, dans son pays d’origine, les garçons de 18 ans doivent se faire recenser et effectuer obligatoirement le service militaire, c’est un risque réel de mener des opérations de guerre. Khatchik ne s'est pas fait recenser puisqu'il était en France. Il est donc considéré comme insoumis et il est menacé d’une peine de 3 à 5 ans de prison.
Dans le Doubs, Leonarda, collégienne de 15 ans qui participait à une sortie scolaire, a été arrêté par la police et la gendarmerie mercredi 16 octobre. Les autorités ont fait pression sur la professeure, pour arrêter le car scolaire et faire descendre Leonarda. Alors que sa famille devait être régularisée dans deux mois, Leonarda a été emmenée pour être regroupée avec sa mère et ses 6 enfants, de 5 à 17 ans, avant d'être expulsée au Kosovo.

Mobilisation lycéenne

Jeudi dernier, des milliers de lycéens sont descendus dans les rues de Paris pour dire non aux expulsions et demander le retour de Khatchik et Leonarda.

Au niveau national, "une cinquantaine" d'établissements sont mobilisés, a affirmé Steven Nassiri, président du syndicat lycéen FIDL, comme à Dax (Landes) où environ 400 lycéens ont installé un barrage filtrant devant un lycée du centre-ville et à Grenoble, où l'entrée du lycée Emmanuel Mounier a été bloquée partiellement par quelques élèves ou encore à Rouen, Orléans, à Chambéry et à Alès. Selon la quotidien La Provence, une manifestation était prévue à Marseille, devant la préfecture.
Le vendredi, ils étaient encore présents avec leurs professeurs, leurs parents, place de la Bastille à Paris. Le PCF soutenait la mobilisation et appellait à manifester sur le slogan : "Ensemble, exigeons du Président de la République un engagement solennel et immédiat de stopper sans délai toute expulsion de jeunes étrangers scolarisés, mineurs ou majeurs, dans notre pays."
Pour le PCF, Ian Brossat président du groupe Front de gauche de Paris et Igor Zamichiéi secrétaire fédéral de Paris conduisaient une délégation.
Pour défendre coûte que coûte cette chasse aux lycéens, certains n'hésitent pas à ressortir l'éternel et éculé argument de "lycéens manipulés par l'extrême-gauche". Si l'extrême-gauche en question a une conscience et a réveillé celle des lycéens, ce n'est pas le cas de ces gens là !

A l'inverse, ces journalistes et politiciens ne parlent pas de manipulation quand des lycéens et des jeunes votent pour la droite ou manifeste au côté de l'extrême-droite contre le mariage pour tous, par exemple ? N'y aurait-il de manipulation que sur la gauche ?...

On aimerait voir ce gouvernement dit de "gauche" s'attaquer réellement aux spéculateurs, aux financiers, à ceux qui s'enrichissent en dormant, plutôt qu'aux immigrés sans papiers qu'on expulse, aux chômeurs qu'on radie, aux salariés qui luttent pour leur emploi qu'on condamne, aux classes moyennes qu'on taxe toujours plus !

A vendre son âme aux thèses les plus réactionnaires et à mener une politique économique alliant libéralisme et européisme béat, le Parti socialiste et ses alliés risque fort de connaître le destin tragique de ses frères socialistes et grecs : l'effondrement politique.

Qu'on ne compte pas sur les communistes et leurs alliés du Front de gauche pour suivre le PS dans l'enfer libéral !

Dans la lutte comme aux élections municipales, les communistes continueront néanmoins de tendre la main à tous les militants de gauche, socialistes compris, qui ont compris qu'il faut résister aux pressions des marchés financiers et du syndicat des grands actionnaires, le MEDEF, là où l'on est, pour vraiment, obtenir le "changement" tant annoncé !

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 09:52

Gouverner, c’est prévoir, pas seulement se pavaner en Rolls plaquée or sur un tapis de pétro-dollars.
A Dubaï, on a construit le plus haut gratte-ciel du monde, mais oublié quelques problèmes …fondamentaux.
Au départ, les égouts de Dubaï avaient été prévus pour une population de quelque 20 000 âmes, imaginant que chacun ferait ses petits besoins chez soi avant d’aller au bureau.
Le Burj Khalifa (136 étages) a une hauteur de 736 mètres. Environ 35 000 personnes s’y trouvent en permanence.
On a calculé que chaque personne y « délivre » quotidiennement 200 gr de matières fécales.

En ajoutant les « petites commissions », on en est à 7 tonnes par jour, rien que pour Burj Khalifa

Ajouter à cela qu’on se lave les mains avant, après, (mais non, pas pendant !) La grande majorité des occupants prennent aussi au moins un bain ou une douche par jour.

Et Dubaï ne compte pas que le Burj Khalifa, les gratte-ciel y ont poussé comme des champignons.

Au total, à chaque heure qui passe il faudrait évacuer 50 tonnes d’eaux « noires ».

Pour éviter que Dubaï soit submergée par un tsunami brun et que les égouts ne débordent, on réquisitionne chaque samedi des camions vide-fosses septiques de tout le pays. Pendant le reste de la semaine, on préfère éviter que les touristes ne soient confrontés à chaque coin de rue avec un camion éboueur.

Pour évacuer 24 (heures) x 50 (tonnes) x 7 (jours)= 8 400 tonnes hebdomadaires (et pas dromadaires, Hi ! Hi !), chaque camion prenant 4,2 t, il faut 2 000 camions chaque samedi ! Les camions doivent se présenter 24 h à l’avance.

Tout est ensuite déversé dans le désert ! Vous avez dit écologie ?

Voici ce que ça donne sur la route :

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