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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 09:29

Des salariés du bricolage qui manifestent avec leurs patrons pour travailler le dimanche et des sondages qui leur donnent raison. Le patronat à l'offensive sur l'un des derniers acquis sociaux français.

A ceux qui me parlent de la nécessité, selon eux, de voir les magasins ouverts le dimanche, pour faire leurs courses, je retourne généralement l'idée, en leur proposant à eux d'aller travailler le dimanche. Ce qui leur permettra de faire leurs courses en semaine, lors de leur journée de repos. Curieusement, la plupart des personnes à qui je soumets l'idée, au mieux la refuse, au pire la trouve absurde.

Absurde ? Pourquoi accepter que d'autres travaillent le dimanche et refuser l'idée pour soi ?

Le piège est pourtant là, béant sous nos pieds !

Ce débat sur l'élargissement de l'ouverture des magasins le dimanche est une tentative de créer une brèche dans laquelle s'engouffreront, les uns après les autres, des secteurs entiers d'activité qui exigeront les mêmes "avantages" que les précédents. A terme, ce sera la banalisation du travail du dimanche.

J'exagère ? Déjà d'autres branches du commerce et du tourisme avancent l'idée. Le FN, jamais à court d'idée quand il s'agit de s'attaquer au droit du travail, veut la "liberté" d'ouverture le dimanche pour le petit commerce.

Mais de quelle liberté parlera t-on pour les salariés lorsque l'ouverture des magasins sera devenue légale et non plus exceptionnelle ? Dans l'organisation du travail, pas seulement en périodes de congés, la direction du magasin organisera son planning de personnel sur 7 jours et non plus 6.

Le salarié ne pourra plus refuser de travailler le dimanche, même si la loi lui permettait, car la pression de la direction serait trop forte.

Au delà, la banalisation du dimanche entrainera, rapidement, une perte financière pour ces salariés car le dimanche sera devenu une journée comme les autres et les avantages liés au travail du dimanche seront rapidement rognés par des groupes de distribution qui ne sont pas des enfants de chœur, encore moins des philanthropes !

J'exagère encore, diront certains ? L'exemple du travail de nuit devrait aussi servir de leçon. Sa banalisation, dans les années 80, fait qu'on oublie aujourd'hui à quel point il était réglementé autrefois !

Le pouvoir d'achat des salariés aux abonnés absents

Stratégiquement, patrons et médias mettent en avant des salariés, souvent jeunes, célibataires et sans enfants, qui s'opposent sur cette question du travail du dimanche aux syndicats sensés défendre leurs droits.

C'est malin !

Car, que des "petits" salariés défendent cette exigence patronale est plus porteur que de voir directement le patronat du commerce affronter les syndicats !

C'est pourtant l'intérêt des grandes enseignes et non le leur que défendent sans s'en rendre compte ces salariés.

Le secteur du commerce est bien connu pour ses salaires bas, ses contrats précaires, ses temps partiels imposés et ses conditions de travail difficiles, à cause des horaires notamment. Pour joindre les deux bouts, nombre de salariés cumulent les heures supplémentaires et certains font le choix, quand l'ouverture est autorisée, de travailler le dimanche ou les jours de Fêtes.

Le problème réside pour l'essentiel dans ces salaires bas et ces contrats précaires ou à temps partiel !

Si les salaires étaient suffisants et les contrats à 39 heures hebdo, combien de ces salariés que l'on nous présente à la télé auraient encore envie de travailler le dimanche ?

C'est d'ailleurs ce que disent les salariés interrogés : ils ont besoin de l'argent qu'ils touchent le dimanche pour vivre !

Mais que dire de la vie sociale ? de la vie de famille ? de la nécessaire coupure de deux jours pour se reposer, si difficilement acquise par nos anciens ?

Certains salariés, jeunes ou non, célibataires et sans enfants, trouveront toujours intérêt à travailler le dimanche, certes, mais la législation du travail est là pour protéger l'ensemble des salariés, notamment ceux qui souhaitent profiter du dimanche, profiter de leurs enfants, de leur famille, de leurs amis, participer à la vie associative.

Derrière le débat, les bénéfices des grands groupes de la distribution

La deuxième question que l'on peut se poser, c'est pourquoi est-ce du secteur du bricolage que vient la fronde ?

N'oublions pas que c'est le PDG de Bricorama, Jean-Claude Bourrelier, qui avait réclamé devant la justice la fermeture le dimanche de ses concurrents Leroy Merlin et Castorama !

Bricorama avait été condamné à fermer ses magasins l’an dernier.

Son PDG, finalement, a vendu la mèche. Pour lui, "On doit être tous ouverts ou tous fermés, mais la loi doit être la même pour tous."

C'est bien une généralisation de l'ouverture des magasins qui se profile ! Mais pour l'intérêt de qui ?

  • On a vu que les salariés peinent à gagner de l'argent en temps normal et que ce sont ces ouvertures exceptionnelles qui permettent de tenir financièrement, on peut imaginer qu'il suffirait de résoudre la question salariale pour satisfaire les attentes des travailleurs. Sans besoin d'ouvrir un peu plus souvent les magasins.
  • Pour les clients, finalement, acheter des clous le vendredi, le samedi ou le dimanche, ne change pas grand chose ni aux quantités achetées, ni au prix d'achat. C'est juste une question d'organisation.
  • Pour l'emploi ? L'argument ne tient pas "globalement". Les grandes enseignes ouvriront 7 jours par semaine au lieu de 6 mais le chiffre d'affaires global, national, de secteur bricolage n'augmentera pas d'autant : si j'ai besoin de 10 clous, je n'en achèterais pas 10 en semaine et 10 de plus le dimanche !

Finalement, l'intérêt est uniquement concurrentiel entre grandes enseignes ! C'est à qui prendra des parts de marché au concurrent !

Et derrière le secteur du bricolage, c'est toute l'artillerie de la Grande distribution qui se cache !

Selon une récente étude de l’Insee, le chiffre d’affaires su secteur "bricolage" a été presque multiplié par deux entre 1996 et 2006. Il atteignait 17 milliards d’euros en 2006, et l’an dernier, il avait grimpé à 24 milliards. Mais, ce secteur économique est de plus en plus concentré et les petites quincailleries indépendantes perdent sans cesse du terrain au profit de grandes surfaces. Les emplois précaires et sous payés créés par la grande distribution remplacent des emplois indépendants et salariés dans la quincaillerie indépendante.

Toujours en 2006, les trois plus grandes sociétés (Leroy Merlin, Castorama et Brico Dépôt) réalisaient à elles seules 43 % du chiffre d’affaires du secteur.

Les deux premières, qui défient aujourd’hui la justice, appartiennent à des groupes d’envergure multinationale.

Leroy Merlin fait ainsi partie d’Adeo, société détenue à 85 % par la famille Mulliez (qui contrôle notamment Auchan ou Simply Market), et est présente dans une dizaine de pays. Adeo affiche un chiffre d’affaires de 14,9 milliards d’euros, qui le classe au troisième rang mondial derrière les américains Lowe’s et Home Depot. Avec 121 magasins, Leroy Merlin a réalisé en France un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros l’an dernier, en augmentation de 4 %.

Son rival Castorama est la propriété du groupe britannique Kingfischer, un mastodonte pesant 10,57 milliards de livres de chiffre d’affaires, qui contrôle également en France l’enseigne Brico Dépôt (le numéro 3 ! Tiens ! Tiens !). Kingfischer est le quatrième opérateur mondial.

On n'a donc pas affaire à des petits salariés qui se battent pour sauver leurs emplois ou leurs salaires mais bien à des géants de la distribution qui font des bénéfices énormes et réfléchissent croissance de ces bénéfices par le gain de parts de marché sur le dos de leurs concurrents !

Le secteur du bricolage est seulement l'angle d'attaque de ces groupes pour une généralisation ultérieure du travail du dimanche.

Après la signature de l'Accord National Interprofessionnel qui commence à faire des dégâts sur l'emploi et les salaires dans certaines entreprises, on ne peut qu'exiger que ce gouvernement ne cèdent pas au chantage médiatisé de la grande distribution pour faire voler en éclat l'acquis social que représente le droit au repos deux jours consécutifs, dimanche compris.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 10:05

Quoi qu'en dise l'héritière du chateau de Montretout, le Front National est bien un parti d'extrême-droite !

La stratégie de banalisation du Front National, menée conjointement par le FN lui-même et soutenue par la presse et l'UMP, atteint un point critique : celui où il faut désormais "déclasser" le parti de la catégorie "extrême-droite". Difficile quand il faut passer au delà des réalités et de l'Histoire !

L'extrême-droite avait ses révisionnistes, à l'image de Robert Faurisson, qui nient l'existence des chambres à gaz, donc de l'extermination massive de populations par les nazis durant la Seconde guerre mondiale.

Voilà maintenant que le révisionnisme historique de l'extrême-droite touche le passé et la réalité du Front National ! Et c'est Marine Le Pen qui tente de faire avaler la couleuvre aux français !

En deux entrevues, l'une au journal "L'Express", l'autre sur RTL, Marine Le Pen rejette pour le premier le classement à droite, pour le deuxième, le classement à l'extrême-droite !

Dans un premier temps, la voilà qui tente de se démarquer de la droite en affirmant : "Nous ne sommes absolument pas un parti de droite, ceux qui le pensent font une erreur d'analyse totale".

Dans un second temps, la voilà qui joue la fille outrée en lançant : "Je m'élève encore plus contre la formulation d'extrême droite". Elle parle même de futures poursuites judiciaires, à l'image de celles qu'avait, a-t-elle relevé, intentées son père et fondateur du FN en 1997.  Houlàlà ! On a peur !... 

«Le fait d'affubler le Front national de ce terme volontairement péjoratif d'extrême droite est une faute déontologique de la part des journalistes, un acte de militantisme et une bavure intellectuelle. » Rien que ça !

"Dans le même sac, on met Breivik (le massacreur extrémiste de droite norvégien, ndlr), Aube dorée (le mouvement néo-nazi grec) on secoue bien et on se dit qu'il y aura une bonne image bien crade" du Front national, a-t-elle accusé.

C'est bien là que repose la stratégie du Front National et l'objectif recherché dans cette tentative de falsification de l'Histoire et des faits !

Le Front National, parti d'extrême-droite, dans son passé comme dans son présent, ne peut se départir de la réalité de son parcours, des "valeurs" de haine qu'il véhicule et des violences qu'entraine son idéologie !

Si elle cite Breivik et Aube Dorée, elle ne cite pas le nazisme ou le pétainisme, réalités beaucoup plus dure de ce que donne l'extrême-droite lorsqu'elle arrive au pouvoir ! Elle ne cite pas non plus l'OAS, dont sont issus bon nombre de cadres historique du parti d'extrême-droite fondé par son père, du temps de la guerre pour maintenir coûte-que-coûte "l'Algérie française" contre De Gaulle et les communistes.

Revisiter l'Histoire du FN, c'est oublier les dérapages paternels, ceux sur les chambres à gaz, "détail de l'Histoire" par exemple !

Revisiter l'Histoire du FN, c'est oublier que ce parti est un rassemblement, un front, comme l'indique son nom, de forces d'extrême-droite issus de plusieurs origines, catholiques intégristes, nationalistes durs, néo-pétainistes,... C'est un fait, une réalité ! Le nier ne changera pas les faits !

La réalité du Front National, c'est que ce parti reste et demeure un parti d'extrême-droite, prônant un repli nationaliste sur des bases racistes, ethniques et religieuses, cultivant le rejet de la différence religieuse, ethnique, politique ou sexuelle.

Malgré la passation de pouvoir entre le père et la fille, celui-ci reste aux manettes. Il affirme par ailleurs qu'il n'y a pas de désaccords idéologiques entre eux, seulement une divergence "tactique". Tout est dit.

La réalité du Front National, ce sont aussi les liens prouvés, avec des organisations néo-nazies comme le Groupement Union Défense (GUD), ou les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires, dissoutes après l'assassinat de Clément Méric.

La réalité de Marine Le Pen, c'est aussi le bal des néo-nazis autrichiens auquel elle a été invitée en janvier 2012, à Vienne, sur invitation du député d'extrême-droite du FPÖ, Martin Graf !

Le Front National de Marine Le Pen, c'est la droite dans sa forme extrêmiste. Ultralibérale quoi qu'elle dise !

Le programme du FN, c'est une forme de dérégulation sociale accompagnée d'un repli dans nos frontières.

Dans la bonne tradition d'extrême-droite, le FN déteste les syndicats. Pétain avait fait dissoudre les syndicats et crée des corporations regroupants patrons et travailleurs. Le FN laisserait les salariés seuls face à leurs patrons !

Le programme du FN veut faire la peau au SMIC et aux retraites par répartition pour imposer un système par capitalisation, à l'américaine. Un système où seuls les gros salaires auraient accès !

Le programme du FN, c'est le déclassement social des travailleurs immigrés. Cela ne servirait pas les travailleurs "nationaux", comme l'affirme ce parti raciste, bien au contraire ! En faisant des immigrés des travailleurs de seconde zone, avec moins de droits, cela créérait une concurrence entre travailleurs français et immigrés sur le marché du travail national, à l'image de la concurrence créée par la mondialisation entre travailleurs de différents pays. Seuls les patrons en bénéficieraient !

La technique du caméléon

Aujourd'hui poussée dans les médias pour récupérer l'électorat déboussolé par l'alignement idéologique de la droite et de la gauche sociale démocrate, alors que le capitalisme est en crise et incapable de répondre aux besoins sociaux des peuples du monde, l'extrême-droite tente de se placer en dehors du champs politique pour occuper le terrain de la contestation du système.

On voit même désormais le FN tenter de récupérer des slogans et des thèmes de campagne de la gauche radicale (Retraites, par exemple). A quand l'étiquette d'extrême-gauche revendiquée par Marine Le Pen ?

Mais, pour arriver au pouvoir, le Front National et la dynastie Le Pen savent qu'ils auront besoin d'un électorat de droite modéré, comme ont eu besoin de la droite modérée les nazis pour arriver au pouvoir en Allemagne en 1933.

D'où le grand écart stratégique d'une Marine Le Pen qui se dit en dehors du système et surtout pas de droite mais qui cherche des alliances municipales avec l'UMP !

Entre récupération de la contestation sociale et main tendue à la droite classique, la stratégie actuelle du Front National rappelle celle qu'appliquent historiquement les partis d'extrême-droite pour accéder au pouvoir.

On sait ce que cela donne, de haine, de morts, de dégradation des droits sociaux quand l'extrême-droite arrive au pouvoir : Allemagne nazie, Italie fasciste, Portugal de Salazar, Espagne franquiste, Grèce des colonels, Chili de Pinochet,... les exemples sont nombreux et morbides.

Aujourd'hui en France, les rapprochements idéologiques et électoraux entre la droite UMP et le FN illustrent clairement que le FN reste un parti de la droite extrême. La tentative de Marine Le Pen de faire sauter le qualificatif d'extrême-droite a pour objectif de faire disparaître le dernier verrou "républicain" qui empêche des alliances claires et massives entre droite classique et FN.

Marine Le Pen a beau tenté de réécrire l'Histoire et de faire passer son parti pour républicain, les militants des droits humains, les héritiers de la Résistance que nous sommes, continueront de démasquer le loup d'extrême-droite lorsqu'il tente de se faire passer pour l'agneau.

Oui, Mme Le Pen, le Front National est un parti d'extrême-droite, socialement et économiquement au service du Capital, du patronat, la violence et la haine en plus !

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 10:20

Comme du bon vieux temps d'Hortefeux, le Rrom devient le bouc-émissaire d'un pouvoir incapable de répondre aux défis sociaux de notre temps.

La polémique sur les propos de Manuel Valls, au sujet des Rroms, a permis à la droite et, surtout, à l'extrême-droite de redresser la tête et de taper sur le gouvernement socialiste.

Les propos du ministre de l'intérieur, Manuel Valls, qui niait la volonté d'intégration d'une majorité de Roms et estimait qu'ils avaient "vocation à retourner dans leur pays", ces propos faisaient scandaleusement écho aux campagnes de l'ancien ministre de Sarkozy, Brice Hortefeux.

Juif a une époque, maghrébin ou noir plus récemment, le bouc-émissaire change mais la finalité reste la même : montrer du doigt une catégorie de population minoritaire à qui on attribue des volontés diaboliques (pour les juifs) ou machiavéliques pour que la colère populaire, en période de crise, se porte sur cette minorité plutôt que sur la classe politique ou sur le système économique.

Personne ne niera les difficultés que rencontrent les populations Rroms arrivant en France pour s'insérer dans la société française. Mais ces difficultés sont-elles insurmontables du fait de la "nature" même des Rroms ? de "tares raciales" comme auraient dit les nazis ?

Car c'est bien ce type de dérive que permettent les propos d'un ministre de la République faisant un portrait noir d'une communauté entière, comme si aucun de ses membres ne pouvait apporter quoi que ce soit à la communauté française, comme si aucun Rrom ne désirait sincèrement trouver sa place dans une France qu'ils croient plus accueillante que leurs pays d'origine où ils sont déjà des parias ?... 

Toute cette mise en accusation des Rroms, pris comme un Tout, permet d'occuper les médias, de trouver des responsables faciles à la délinquance ou au trou de la Sécu.

Pendant ce temps, le débat politique et médiatique n'aborde pas les dossiers brûlants du chômage et des chiffres bidons qu'on nous a donnés, de la réforme des retraites, dans la continuité de celle de Sarkozy et Fillon, des hausses de taxes et de l'imposition qui touche cette année 800 000 nouvelles familles modestes !...

Et les Rroms, gagne-petit d'une construction européenne libérale, doivent faire oublier les 20 milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires donnés depuis l'an dernier par ce gouvernement aux grandes entreprises et les quelques milliers d'actionnaires qui se partageront les 40 milliards de dividendes gagnés sur la productivité des salariés des 40 plus grosses entreprises de France !...

Selon des indiscrétions savamment parues dans la presse, Manuel Valls fait un peu machine arrière, face au tollé qu'ont entraîné ses propos au sein de la gauche. On affirme qu'il aurait parlé de "maladresse" au premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Maladresse  ? Lui qui a réaffirmé la teneur de ses propos quand plusieurs attaques sont venues de sa gauche ?

Il vaudrait mieux parler de propos qui trahissent le fonds de sa pensée !

Manuel Valls compromet toute la gauche avec les idées les plus nauséabondes et antirépublicaines qui soient.

Comme le rappelle le communiqué du PCF ci-dessous, qu'un ministre sensé être de gauche se place sur le terrain boueux de la droite, et c'est toute la gauche qui est salie, l'intelligence et l'humanité qui sont insultées.

Ce qui ne peut s'intégrer dans la République, ce sont les idées de l'extrême-droite !

Les militants sincères du parti socialiste devraient faire remonter à leur direction nationale la nécessité de rappeler les frontières claires qui existe entre république et barbarie, entre humanisme et racisme. 


Roms : La gauche doit cesser de se placer sur le terrain de la droite

Le ministre de l'Intérieur s'est livré à une habituelle surenchère au sujet des Roms. Pour Manuel Valls, les Roms ne veulent pas s'intégrer et ils « ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie ». Ces déclarations xénophobes doivent cesser au plus vite.

Ces familles, dans le plus cruel dénuement, doivent être aidées avant d'être montré du doigt et désigné à la vindicte populaire. La gauche doit cesser de se placer sur le terrain de la droite ou la bêtise le dispute souvent à l'ignorance. Elle y perdra son âme.

Cette politique de bouc émissaire, la gauche l'a combattue ensemble en son temps, quand Nicolas Sarkozy se livrait à une détestable course à échalote avec le Front national. Ce qui était vrai hier, doit l'être aujourd'hui.

Fabienne Haloui, Responsable de la commission « Droits et libertés » au PCF

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 10:05

Sans accord budgétaire entre Républicains et Démocrates aux Etats-Unis, ce sont 800 000 fonctionnaires de l'Etat fédéral qui se retrouvent au chômage depuis ce matin.

C'est fou comme le mot "fonctionnaire" provoque des réactions de haine stupide chez certains ! Un réflexe pavlovien ?

C'est la lecture de commentaires absurdes et primaires de certains internautes sur des sites "grands publics" qui m'a poussé à rédiger cet article.

Crise budgétaire aux Etats-Unis

A la base, l'absence d'accord entre Républicains et Démocrates à la Chambre des Représentants et au Sénat sur le financement de l'Etat fédéral. Comme chaque année.

Sauf que, d'habitude, le suspens dure jusqu'au dernier moment et qu'un accord est généralement trouvé. Sauf cette année.

En cause, une exigence de l'aile droite des Républicains : supprimer la seule bonne idée d'Obama, le système de santé public pour tous, système qui devait se mettre en place début octobre.

Les Républicains y voient un acte communiste, imposant un système collectif face à une société américaine basée sur l'individualisme. Au point qu'un américain sur deux n'a pas de couverture santé, y compris de nombreux travailleurs salariés ! De là, une campagne des extrémistes républicains traitant Obama de communiste !

Remarquez, c'est pas faux ! La Sécu en France a été imposée en 1947 par les communistes dont le ministre communiste Ambroise Croizat, le "ministre des travailleurs" comme on le surnommait. On lui doit aussi les comités d'entreprise et la médecine du travail.

A l'époque, le patronat était tellement compromis avec les nazis et la Collaboration (notamment dans la Construction, l'industrie lourde, les mines ou Renault) qu'il rasait les murs !

Bref ! Les Etats-Unis se sont retrouvés hier soir dans l'impasse et Barak Obama a demandé aux administrations fédérales se mettre au chômage (donc, sans salaire) 800 000 fonctionnaires "non essentiels". Parcs et musées sont fermés comme nombres d'administrations d'Etat, à Washington essentiellement.

Rassurez-vous, l'armée et les services secrets (dont la NSA, celle qui nous surveille tous !) sont toujours payés ! Ouf !

Si la crise ne dure que quelques jours, les seuls grandes victimes seront les 800 000 fonctionnaires qui en seront quitte pour quelques centaines de dollars de moins à la fin du mois.

Sinon...

Pour ceux qui voient toujours les Etats-Unis comme un modèle économique et politique, il n'y a aps de quoi pavoiser !

Fonction publique ? Non ! Fonctions publiques !

Comparez France et Etats-Unis est absurde quand on parle du nombre de fonctionnaires. Idem avec l'Allemagne.

Certains idiots répêtent comme des perroquets des chiffres faux sur le nombre très élevé de fonctionnaires français comparé à l'Allemagne ou aux Etats-Unis.

Faut-il rappeler que la France est un pays centralisé où les fonctions de police, d'éducation et de santé sont du ressort de l'Etat ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis et en Allemagne, états fédéraux ?

Dans ces deux derniers pays, ce sont les Etats (Lander en Allemagne) qui gèrent police et éducation, par exemple.

Par ailleurs, quand certains parlent de 5 millions de fonctionnaires, ils mélangent fonction publique d'Etat, fonction publique territoriale et fonction publique hospitalière.

Je les laisse réfléchir à cette info s'ils ne sont pas encore trop atteints de paresse intellectuelle pour y comprendre quelque chose !

Certains internautes veulent supprimer des fonctionnaires ? Bien ! Mais où ?

Dans l'éducation ? Finissons-en avec ces fainéants de profs ! D'évidence, ceux qui aoprlent n'ont pas d'enfants en primaire ou dans le secondaire et ne sont pas confrontés aux classes surchargées et aux problèmes liés aux regroupements pédagogiques en zone rurale !

Dans le secteur hospitalier ? C'est vrai qu'on a trop d'hôpitaux en France ! Laissons donc les accidentés de la route, les femmes enceintes, les vieux et autres cardiaques mourir sur les bords de route !

Dans les administrations d'Etat ? Impôts, Justice, Police, Armée ? Et on entendra gueuler les mêmes imbéciles dès qu'un délinquant aura recommencer à commettre des délits ou dès qu'un scandale politico-financier éclatera !

Dans les administrations territoriales ? Ne venons pas nous plaindre alors de l'état des routes, de la saleté des collèges et lycées, du manque de réactivité pour une APA, une PCH ou une bourse scolaire !

On pourrait continuer comme ça longtemps...

Dernière question : par ces temps de chômage de masse, les grands esprits qui aboient dès qu'ils entendent le mot "fonctionnaire" peuvent-ils nous dire ce que nous ferions des 5 millions de chômeurs supplémentaires que leur "politique" entrainerait ?

Et que dire aux dizaines de milliers de jeunes qui postulent à un emploi public chaque année ? Que c'est fini ?

Le discours anti-fonctionnaire est un piège dressé par les secteurs politiques libéraux pour convaincre les français que la privatisation des services publics (EDF, GDF, France Télécom-Orange : on voit le résultat !) et la suppression des contrôles administratifs (Merci Spanghero !) permettraient de rendre plus "compétitive" notre économie.

Trente ans de libéralisme, de privatisations, de réductions des services publics et de cadeaux fiscaux aux entreprises et notre économie, comme celles des autres pays européens, est au plus mal !

Faudrait commencer à changer votre discours, internautes perroquets du libéralisme ! La réalité vous a rattrapé !

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 09:12

L'enquête d'un cabinet privé donne une augmentatio médiane de 2,5 % des salaires en 2014. Fichtre !

Revoilà les hirondelles ?

Le Cabinet Mercier, spécialisé en gestion des ressources humaines, a mené son enquête auprès de 426 entreprises représentant 135 000 salariés du privé. De cette enquête, il ressort que l'augmentation médiane des salaires sera de 2,5 % en 2014. En clair, 50 % des salariés verront leurs salaires augmenter de moins de 2,5 % et 50 % verront leurs salaires augmenter de plus de 2,5 %.

2,5 % de hausse médiane : le retour des hausses de salaires ?

Relativisons ! Le même cabinet avait prévu 2,5 % de hausse médiane en 2013 et affirme que ses prévisions se sont révêlées exactes. Ah bon ?...

Si l'on se regarde autour de nous, et si l'on regarde les chiffres de la consommation des ménages, il faut se demander si le cabinet en question parle bien de la même France que celle où nous vivons, nous ?

Par ailleurs, ce même cabinet affirme que les cadres supérieurs et dirigeants, les cadres commerciaux et les ouvriers ont été en 2013 les catégories les plus concernées par des mesures de gel des salaires. Hormis les cadres commerciaux, ces catégories devraient être à nouveau davantage touchées en 2014.

Là, on s'y perd. Sachant que les fonctionnaires (qui ne sont pas concernés par l'enquête, de toute façon !), voient cette encore leurs "salaires" (on parle de "soldes") bloqués pour 2014, on ne comprend plus très bien qui voit son salaire augmenter ?

Cette étude prouve en fait que certains voient sérieusement augmenter leurs salaires !

50 % des salariés concernés avec une hausse de plus de 2,5 % ? Certes. Mais dans quelles boîtes et à quels postes ?

Avec la flambée des taxes (TVA), des prix (électricité, notamment) et 800 000 nouveaux foyers modestes qui paieront des impôts cette année, la publication de la liste des entreprises concernées devrait suciter des candidatures spontanées !

Il est à craindre que, une fois encore, ceux qui sont concernés par ces hausses de salaires se trouvent en haut de la hiérarchie de ces entreprises.

Pauvres salariés du privé que nous sommes à nous demander qui d'entre nous fait partie de cette heureuse moitié dont le salaire va augmenter d'au moins 2,5 % en 2014.

Pauvres salariés en effet car, du côté des actionnaires, ceux qui ne travaillent pas plus pour gagner plus, on a appris récemment que leurs actions allaient leur rapporter beaucoup plus que 2,5 % l'an prochain !

Rien que pour les 40 plus grosses entreprises privées de France, celles qui constituent le CAC 40, ce sont 39,9 milliards d'euros de dividendes qui seront distribués aux actionnaires !

Près de 40 milliards d'euros pour des bouts de papier ! La moitié des bénéfices 2013 de ces entreprises ! 5 % de mieux qu'en début d'année 2013 !... On est largement au delà des 2,5 % du Cabinet Mercier et du 1 % d'inflation !

Ces 40 milliards d'euros, prélevés sur les bénéfices des entreprises, auraient aussi bien pu servir à investir dans la recherche ou la production de ces entreprises, voire, soyons fous, dans les salaires des dizaines de milliers de salariés qui ont permis ces excellents résultats !

Et ces 40 milliards d'euros, eux, ne cotiseront pas à la Sécu ni aux caisses de retraite, ne feront pas rentrer de TVA dans les caisses de l'Etat et ne feront pas tourner le commerce local et l'industrie française, à part celle du luxe, éventuellement.

2,5 % de hausse des salaires ? Un chiffre qui fausse une réalité beaucoup plus morose pour la grande majorité des salariés, du public comme du privé, mais qui masque mal les énormes bénéfices que se partagent quelques milliers de gros actionnaires.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 09:08

130 000 combattants étrangers en Syrie, pays de 22,4 millions d'habitants, c'est comme si la France voyait débarquer sur son sol plus de 400 000 miliciens étrangers pour combattre son gouvernement ! Et certains parlent encore de rébellion "syrienne" ?...

Environ 130. 000 miliciens armés non syriens appartenant à 49 nationalités sont venus combattre en Syrie, non seulement contre le pouvoir syrien, mais aussi comme cela s’avère ces derniers jours, contre les rebelles syriens eux-mêmes (attaques de positions de l'ASL par les islamistes de l'AIIL).

Ramadane Amami, milicien libyen du front al-Nosra tué à Azzaz ( Alep)Selon l'agence de statistique américaine PentaPolis, la majorité écrasante de ces miliciens venus des 5 continents du monde rejoignent les groupes extrémistes, et se font appeler « djihadistes ».
L’agence s’est contenté de mentionner le nombre de miliciens arabes tués, rapportés pas l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, omettant ceux venus des autres régions du monde. Leur nombre s’élève à quelque 9 910 tués. 

10.000 tués au moins

En tête de liste viennent les ressortissants tunisiens, avec 1 902 tués. Ils sont suivis par les Libyens avec 1 807 tués. 

Au Maghreb, les ressortissants marocains et algériens comptent respectivement 412 et 273 morts en Syrie Alors que les Mauritaniens n’ont enregistré qu’une victime tandis que dans le nord de l’Afrique l’Egypte, la Somalie et le Soudan comptent respectivement 821, 42 et 3 tués.Abou-l-Walid al-Ihsaï, milicien saoudien de l'EIIL, tué à Kalamoune dans la province de Damas

Du côté des pays bassin du golfe Persique, l’Arabie saoudite est celle qui compte le plus de tués, avec 714 morts. Elle est suivie par le Yémen avec 571, viennent ensuite le Koweït (71 morts), Oman (21 morts), les Emirats arabes unis (9 morts)  et le Qatar (8 morts).

Or, parmi tous les voisins de la Syrie, c’est l’Irak qui enregistre le plus de miliciens tués, et éventuellement envoyés en Syrie.  De par ses 1 432 tués, elle se range en troisième position de la liste des pays arabes impliqués dans la lutte contre l’armée syrienne. Ils sont suivis par les Palestiniens avec 1002 morts et les Libanais avec 828 tués.

Ibrahim Mehyeddine Khan, milicien bahreïni du Front al-Nosra , le fils du secrétaire général du mouvement pour la justice nationale, tué dans la province d'Idleb Tous les chiffres ont été répertoriés en fonction des listes des tués établis dans les pays d’origine des morts.
Un point reste à noter : rien n’a été mentionné dans ce rapport sur le nombre des tués d’origine jordanienne.

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 08:49

Deuxième force politique aux Régionales de 2012, la Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) devrait confirmer ce résultat aux Législatives de fin octobre.

Avec la Russie, l'Ukraine, la Lituanie, la Lettonie ou la Moldavie, la République tchèque fait partie des anciens pays socialistes où les partis communistes connaissent un puissant renouveau.

Dans un pays qui a basculé dans le capitalisme en 1990 sous l'ère Vaclav Havel, l'anticommunisme a été cultivé par les nouvelles autorités et les milieux économiques pour tenter d'effacer des mémoires collectives ce qui aurait pu être encore perçu comme positif dans l'ancien système (emploi garanti, santé et éducation  gratuite,... ) et, à l'inverse, développer un rejet massif de l'idéal communiste, notamment chez les jeunes.

20 ans de capitalisme et de scandales financiers et politiques plus tard, le mouvement communiste tchèque connait un renouveau impressionnant qui l'a amené à la tête d'une des neufs régions tchèques l'an passé (20 % nationalement !) et qui le place aujourd'hui en deuxième position électorale et aux portes du gouvernement !

Avec 15 à 16 % des intentions de vote, le KSCM pourrait bien exploser son score de 2010 où il avait déjà réalisé un peu plus de 11 % des voix !

Rejet du système et des partis au pouvoir 

85 à 90 % d'opinions négatives ! Jamais un gouvernement n'avait été aussi discrédité que le gouvernement de droite mené par l'ultra-libéral et anti-communiste Petr Necas. Face à une telle fronde populaire, le gouvernement a été contraint à la démission le 16 juin dernier.

La raison immédiate, un gigantesque scandale d'écoutes et de corruption éclaboussant les partis du droite, du pilier de l'ODS (Parti civique démocratique) jusqu'aux nouveaux partis libéraux, morts-nés, Affaires politiques (VV) et TOP 09.

La raison plus profonde, une colère face à la politique menée par la droite depuis trois ans et le plan d'austérité adopté en avril 2012 : hausse de la TVA, gel des retraites, réduction drastique des budgets de l'éducation et de la santé, déremboursements médicaux, privatisation de la santé.

Le paysage politique tchèque risque d'être profondément remanié par ces élections anticipées.

Les grands perdants attendus se situent à droite, avec le parti de droite traditionnel, l'ODS de Vaclav Havel annoncé à 9-10% tandis que le parti mort-né Affaires politiques VV devrait disparaître.

Le Parti social-démocrate, lui, devrait être le grand vainqueur avec de 26 à 28 % des intentions de vote.

De nouveaux partis liés au grand capital devraient voir le jour, profitant de la dégénérescence de la vie politique : on peut citer les partis Usvit (L'aube, 3-5%) ou ANO 2011 (6-7%), créations de deux millardaires tchèques, respectivement de Tomio Okamura et dela seconde fortune du pays Andrej Babis.

L'épouvantail communiste attire de nouveau

Toutefois, la percée la plus spectaculaire devrait venir du Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) que les derniers sondages placent de manière stable entre 15 et 16% d'intentions de vote, plus que jamais seconde force du pays.

On peut rappeler aussi qu'il y a un an, les communistes réalisaient leur meilleur score depuis 1989 aux élections régionales, avec plus de 20% des voix et la reconquête d'une région, celle d'Ústí nad Labem, dirigée désormais par le communiste Oldrich Bubeníček.

Du côté du Parti communiste, le débat est ouvert mais pas tranché depuis le VIIIème Congrès de juin 2012, avec les tensions entre aile « modérée » représentée par Jiri Dolejs, favorable à l'alliance avec la social-démocratie et une aile « radicale » excluant cette perspective.

Le secrétaire du Parti Vojtech Filip a, lui, avancé devant la presse deux options majeures plus modestes : celle d'une « tolérance » du gouvernement, ou celle d'un soutien sans participation gouvernementale, mettant de côté l'hypothèse d'une participation gouvernementale

Tout dépendra des convergences programmatiques. Sur le plan de la politique intérieure, un accord n'est pas impossible sur un arrêt de l'austérité et l'adoption de mesures progressistes, bien que les socialistes aient déjà prouvé dans le passé leur manque de fiabilité concernant leurs promesses.

Les communistes proposent comme programme minimal :

·         la défense ou la reconquête des services publics dans les secteurs-clés (énergie, télécoms, chemin de fer, banques) ;

·         une réforme fiscale insistant sur le rehaussement du taux d'impôt sur les sociétés, des tranches supérieures de l'impôt sur le revenu ainsi qu'une taxe sur les millionnaires ;

·         enfin un référendum pour s'opposer à la restitution des biens confisqués à l’Église après 1948 ;

Toutefois, sur le plan international, les vues semblent plus irréconciliables sur l'UE, et surtout sur l'OTAN, dont le Parti communiste revendique la sortie immédiate, tandis que le Parti social-démocrate en est le premier défenseur.

Malgré 20 ans d'un capitalisme acharné et d'une propagande médiatique en faveur de la société de consommation et criminalisant le communisme, les tchèques perçoivent à nouveau le Parti communiste comme la seule alternative crédible à une classe politique vendue au milieu des affaires et à un capitalisme qui ruine le peuple et pille ses richesses.

Une source d'inspiration à la fois pour les communistes français, qui doivent assumés avec sincérité leur Histoire, et pour les travailleurs français, confrontés à une offensive puissante du Capital pour reprendre 100 ans d'acquis sociaux obtenus par la lutte des générations précédentes de travailleurs en France.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:28

C'est le journal britannique "The Guardian" qui lève le voile sur l'aspect peu reluisant de la Coupe du monde de football 2022. Rien d'étonnant dans cette pétromonarchie islamiste.

44 travailleurs morts sur les chantiers de la coupe du monde au Qatar rien qu'entre le 4 juin et le 8 août dernier !

Ces travailleurs, tous népalais, travaillaient 12 heures par jour dans des conditions affreuses, notamment par 50°C et, parfois, sans possibilité de boire de l'eau sur le chantier ! C'est ce que révèle l'enquête de "The Guardian", qui se base également sur des rapports d'ONG luttant pour le respect des droits humains et, certaines, contre l'esclavagisme.

Car il s'agit vraiment d'esclavagisme lorsque l'on regarde ces conditions de travail, loin de celles annoncées aux candidats à l'émigration, au Népal !

L'enquête révèle par ailleurs que ces travailleurs se voient retirer leur passeport. Ils ne peuvent plus quitter le pays et sont obligés d'accepter les conditions d'emploi qu'on leur impose ainsi que les salaires... qui ne sont pas versés depuis des mois pour certains ! !

Oui, il s'agit d'esclavagisme moderne !

Mais comment aujourd'hui jouer la surprise ? Il n'y a rien d'étonnant dans ce scandale, malheureusement, pour qui connait le pays et pour qui réfléchit un peu à l'organisation de ces jeux dans un pays comme le Qatar.

Le Qatar, confetti géographique sans aucune culture du football, pays qui a obtenu la Coupe du monde en alignant les zéros sur un chèque. Bravo l'esprit sportif de la FIFA ! Bravo pour les supporters du monde entier !...

Et que dire du respect des joueurs eux-mêmes alors que les matchs se tiendront en plein été, par 50°C à l'ombre !

Devant ce "petit détail", noyé sous des tonnes de dollars, des pays se sont inquiétés et la FIFA, embarassée, envisage maintenant de déplacer la Coupe du monde en... hiver ! Mais toujours au Qatar !

L'argent pourrit vraiment tout !

Au delà de l'aspect financier et du respect de l'esprit sportif, se pose aussi la question de la morale lorsque l'on connait le type de régime qui règne au Qatar !

Qu'aurait-on dit si c'était l'Iran ou la Corée du Nord qui avaient obtenu l'organisation de cette épreuve ?

Et pourtant, ces pétromonarchies du Golfe font pire : des régimes monarchiques qui appliquent un islam intégriste, réduisant les femmes à des objets sexuels aux mains des hommes et muselant toute opposition. On sait aujourd'hui tout le soutien qu'apporte le Qatar à certains groupes djihadistes à travers le monde, à commencer par ceux qu'affrontent nos troupes au Mali ou ceux qui égorgent chrétiens et alaouites en Syrie.

Depuis des années, des organisations humanitaires, des syndicats, dénoncent le traitement inhumain des travailleurs immigrés qui, par millions, font tourner l'économie du Qatar et des autres pétromonarchies du Golfe. Ce qui se passe sur les chantiers de construction des stades de la Coupe du monde, c'est le quotidien de centaines des milliers de travailleurs immigrés au Qatar !

Alors ? Si tout ces éléments, sportifs, climatiques, démocratiques, poussaient à ne pas choisir le Qatar pour accueillir la Coupe du Monde de football 2022, qu'est-ce qui a amené la FIFA à choisir quand même cette dictature ?

L'argent, évidemment !

Récemment, Sepp Blatter, président de la fédération internationale, a parlé d'une "erreur" à propos de cette désignation. Qui, selon lui, aurait pu répondre à des impératifs plus politico-économiques que sportifs.

Sans la citer, il pensait très fort à la France : en novembre 2010, un mois avant la désignation du Qatar, une réunion à l'Elysée aurait réuni Nicolas Sarkozy, l'émir du Qatar et Michel Platini. En échange du rachat du PSG et du lancement de BeInSports, l'émirat aurait obtenu que la France, par l'intermédiaire de Michel Platini, membre influent de la FIFA, soutienne le dossier qatari.

Ah ! La place du Qatar dans le portefeuille le cœur de nos hommes politiques !...

Quand on pense, en dehors de l'événement sportif, aux rachats du patrimoine français par le Qatar, comme certains Grands Magasins parisiens, ou l'aveuglement d'un Fabius ou d'un Hollande sur leur engagement syrien au côté de ce véritable financier du djihadisme international, on ne peut qu'être abasourdi !

Les conditions d'attribution au Qatar de la Coupe du Monde 2022 et le scandale de l'esclavagisme et des décès sur les chantiers qataris doivent au minimum amener les nations de football à exiger de la FIFA le retrait de l'organisation de cette Coupe du monde au régime des émirs.

Ce scandale doit aussi interpeler l'opinion sur la véritable nature de ces pétromonarchies et des raisons de notre soutien indéfectible à ces dictatures islamistes.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 09:46

Municipales 2014, vote du Budget au Parlement : serait-ce la guerre entre Mélenchon et les communistes ?

Quelques phrases un peu dures de Jean-Luc Mélenchon sur les prochaines élections municipales ou le vote du Budget 2014 ont permis à la presse de trouver un moyen de parler négativement du Front de Gauche. Y-a t-il du vrai là-dedans ?

Courte Histoire du jeune Front de Gauche

Lorsqu'on se penche sur le Front de Gauche, il faut avoir à l'esprit la jeunesse de ce rassemblement lancé fin 2008 par le Parti communiste pour rassembler ceux qui, à gauche, ne se satisfaisaient d'un certain fatalisme alors que le système capitaliste connaissait sa pire crise de son Histoire.

Après 5 ans d'existence, le Front de Gauche a su se faire connaître.

Son plus beau fait d'armes reste la campagne présidentielle d'avril 2012 et les 4 millions de voix recueillies par son candidat, en l'occurence Jean-Luc Mélenchon. 11,10 % des électeurs ont ainsi choisi l'alternative à gauche à une sociale-démocratie engluée dans sa dérive libérale. Un exploit !

Force est de reconnaître les qualités de Jean-Luc Mélenchon, sa vivacité d'esprit, sa répartie, ses qualités de tribun !

Mais, le Front de Gauche ne se résume pas à un homme, fusse-t-il Jean-Luc Mélenchon !

Le Front de Gauche, c'est tout à la fois un rassemblement de partis politiques autonomes et un mouvement qui a vocation à rassembler largement les travailleurs, les militants sociaux et politiques.

Aujourd'hui comme en 2008, la force principale du Front de Gauche reste le Parti communiste, à la fois en termes de puissance d'organisation, en termes d'élus, nationaux et locaux, et en termes de militants. Le PCF s'est aujourd'hui 130 000 adhérents quand la deuxième grosse composante du Front de Gauche, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, ne revendique "que" 12 000 adhérents, à peine 10 % des chiffres communistes !

Cela se sent sur le terrain : les communistes collent Front de Gauche, distribuent Front de Gauche et organisent des réunions Front de Gauche. Souvent seuls.

Se fâcher avec les communistes serait une stratégie suicidaire pour Jean-Luc Mélenchon et pour le Front de Gauche !

Alors, pourquoi ses propos acerbes de Jean-Luc Mélenchon à destination de ses alliés communistes ?

Peut-être faut-il mettre ça sur le compte de débats au sein de la gauche combative ? D'analyses divergentes ?...

Le Front de Gauche n'est pas une armée au service d'un seul homme, d'un tribun. C'est, on l'a vu, la somme de forces politiques à l'Histoire différente et de citoyens de tous horizons. Forcément, cela crée des débats, parfois des disputes !

Deux visions de l'opposition

Et, actuellement, ce sont deux sujets qui font désaccords : le débat sur les Municipales de mars 2014 et la position des parlementaires communistes sur le Budget 2014, dont le vote va avoir lieu bientôt.

Sur les Municipales, Jean-Luc Mélenchon prône des listes Front de Gauche autonomes dans toutes les communes de plus de 20 000 habitants.

L'idée séduit y compris dans les rangs communistes. Avec le recul des 15 mois de présidence Hollande, certains considèrent inéluctable de présenter aux Municipales, partout où c'est possible, des listes Front de Gauche indépendantes, c'est-à-dire opposées à des listes socialistes.

Puisqu'on est en désaccord sur la politique nationale, on ne peut pas être ensembles localement ?

Pour les communistes, très majoritairement, la stratégie aux élections locales a toujours été très différentes de la stratégie des élections nationales.

Au niveau national se décident les lois. Au niveau local, on gère le quotidien.

Le Parti communiste a 90 ans d'expérience de la gestion municipale. Gèrer une ville, c'est y fédérer les énergies autour d'un projet commun, au bénéfice de la population.

La politique nationale a forcément un impact sur le quotidien des communes et de leurs habitants mais, pour les communistes, c'est à cette échelle que l'on peut montrer ce que pourrait être une vraie politique de gauche en France, grâce aux actions de la municipalité et, aussi, grâce à la concertation qu'elle applique.

Et fédérer les énergies, c'est rassembler autour d'un programme municipal ambitieux ! Si, localement, communistes et socialistes sont d'accords sur le programme, faut-il pour autant s'affronter, quitte à perdre à deux une mairie que l'on pu gagner ensemble ?

Il y a en France un très grand nombre de communes qui fonctionnent depuis longtemps et correctement avec une majorité composée de communistes, de socialistes et de citoyens indépendants. Pourquoi arrêter ce qui marche ?

Et là où ce n'est pas possible, là où il n'y a pas accord sur le projet municipal, oui, il peut y avoir listes distinctes à gauche !

Sur le budget de l'Etat, l'envolée de Jean-Luc Mélenchon ordonnant aux députés de voter contre le Budget 2014 a fait un bide ! Les députés communistes, par le biais d'André Chassaigne et de Marie-Georges Buffet, ont fait savoir qu'ils étaient assez grands pour décider par eux-mêmes et que, surtout, leur objectif était d'être dans une opposition constructive.

C'est cette idée d'opposition constructive qui fait débat. Les communistes refusent de sombrer dans une opposition permanente qui serait perçue comme politicienne et ferait le jeu de la droite et de l'extrême-droite.

Être constructifs, ce n'est pas accepter tout ce que fait le gouvernement ni même mettre de l'eau dans son vin !

Être constructifs, c'est chercher à apporter des modifications profondes aux propositions gouvernementales afin de contribuer, sur chaque dossier, à servir les intérêts populaires, c'est pousser toujours plus le Parti socialiste dans ses contradictions !

Sur ce budget 2014, Marie-George Buffet a finalement bien résumé la position communiste. Dans une déclaration, en début de semaine, elle pose la question : "ce budget est-il bon pour le peuple de France? Non. " Et de répondre clairement : "Pour moi, députée du Front de gauche, le seul vote possible, est un vote contre ce budget d'austérité."

Fin de la polémique.
Combattifs contre le traité européen l'an passé ou contre la Loi validant l'Accord National Interprofessionnel au printemps, les communistes et leurs élus se battront aussi farouchement contre la réforme des retraites annoncée par le gouvernement socialiste. On ne peut pas nous reprocher de baisser la tête ou les bras sous prétexte que ce gouvernement serait de "gôche" ! ! !..

Mais ! Si nous voulons faire avancer le débat politique en France sur l'existence d'une alternative au capitalisme mondialisé qui ruine nos économie, il faut être capable de se confronter aux idées des autres, être en capacité d'être rassembleurs et constructifs, ouverts aux militants et sympathisants d'autres horizons politiques, du PS notamment, qui peuvent nous rejoindre sur certaines luttes, sur certains projets. Aux municipales notamment.

C'est le sens du Front de gauche à l'origine : rassembler sans exclusives sur des propositions de rupture avec le libéralisme et la mondialisation financière !

Le Front de gauche doit chercher à rassembler et non à se refermer sur lui-même, s'isolant des autres forces de la gauche de tranformation sociale. D'autres s'y sont essayés, au NPA notamment. Ils on échoué.

L'union est un combat, disait un ancien dirigeant communiste. C'est souvent un combat contre soi-même.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 08:57

Entre un François Fillon qui fleurte avec le FN et une UMP dont le seul vrai combat d'opposition face au gouvernement socialiste, depuis un an, a été le Mariage pour Tous, la droite française continue de se chercher.

Hier, débutaient les journées parlementaires de l'UMP. De quoi faire le point sur le positionnement de la droite française face à la politique de François Hollande et des socialistes depuis les élections de 2012.

Et c'est peu dire que la droite française tourne en rond !

Bien sûr, il n'est pas un jour où on entend un responsable UMP critiquer une décision gouvernementale, dénoncer des propos d'un ministre ou lancer une polémique. Mais, en règle général, il s'agit de faire surtout du bruit, de montrer que l'opposition s'oppose !

Car, sur le fonds, UMP et gouvernement PS-écologistes partagent les mêmes choix.

Si l'on regarde les principaux sujets abordés depuis juin 2012, et le début de la Législature de gauche, l'UMP a la plupart du temps fait beaucoup de bruits lors des débats mais finalement n'a pas vraiment combattu les lois gouvernementales.

Sur la Loi de sécurisation de l'emploi (l'Accord National Interprofessionnel), les députés UMP se sont exprimés 556 fois durant les débats. Sur le Traité européen (TSCG), 39 fois seulement.

Par contre, sur le mariage pour tous, ce sont 5 133 prises de paroles de députés UMP qui ont été comptabilisées !

En clair, mal à l'aise sur des sujets politiques de fonds, l'UMP fait du bruit sur des débats sociétaux somme toute plutôt marginaux.

En septembre 2012, c'était même l'ancien ministre sarkozyste Laurent Wauquiez qui reconnaissait publiquement, au sujet du Traité européen, que "dans ce traité, il n'y a pas une ligne qui a changé". Sous entendu, par rapport au traité négocié par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Du coup, l'UMP avait voté pour.

Quant à l'ANI, les députés UMP ont été très ennuyés alors que leurs commanditaires, le patronat, applaudissait des deux mains cette proposition de loi via le MEDEF, en compagnie de la CFDT !

De la même façon, dénoncer les hausses de taxes du gouvernement actuel est un peu cynique de la part d'une UMP qui avait programmé (notamment) une nouvelle hausse de la TVA au 1er janvier !

Ce problème de positionnement, les leaders de l'UMP les ont aussi. François Fillon en premier.

Après la superbe cacophonie et le lamentable spectacle du duel Copé / Fillon pour le contrôle de l'UMP, l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy s'est retrouvé marginalisé, en position de faiblesse. Seule stratégie pour exister : la polémique !

Et depuis quelques semaines, Fillon fait feu de tout bois, mettant le Parti socialiste et le parti antirépublicain FN sur le même plan, vantant en Russie les mérites d'un Vladimir Poutine sur le dossier syrien.

On en peut pas dire que François Fillon ne fasse pas parler de lui !

La grande question, c'est de savoir si faire de la politique et être un parti d'opposition se résument à faire de la polémique et des déclarations agressives contre le gouvernement ?

Malheureusement pour l'UMP, les décisions prises depuis l'arrivée à l'Elysée de François Hollande vont quasiment toutes dans la même direction que celles prises sous Sarkozy : dérégulation sociale et cadeaux fiscaux aux entreprises. Difficile dans ce contexte de se démarquer en termes de programme !

Loin de ce désolant spectacle, les communistes et leurs parlementaires optent pour une position politique constructive, proposant constamment des solutions, des projets de loi pour contrer la dérive libérale de notre société et reconstruire un socle de solidarité et une nouvelle répartition des richesses au bénéfice du peuple. Cela se fait dans le silence des médias, plus enclins à mettre Marine Le Pen en avant plutôt que de laisser percer l'idée, dans la tête des travailleurs, qu'il existe une politique alternaive à gauche, qui tourne le dos aux marchés et aux banques.

En privant les français d'un réel débat de fonds sur les solutions à la crise du capitalisme, les médias n'offrent chaque jour de la politique que le triste spectacle d'une gauche gouvernementale empêtrée dans un conformisme libéral et une droite privée de prises pour critiquer le gouvernement.

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