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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 09:26
Un éclairage interne et communiste du conflit syrien.
La Syrie ne fait plus l'actualité.
A vrai dire, nos gouvernements occidentaux sont coincés : après avoir soufflé sur les braises et favorisé l'entrée de djihadistes en Syrie, la prééminence de ces djihadistes face aux rebelles réellement syriens et les nombreux crimes de guerre et exactions attribuées à ces rebelles et djihadistes les rendent impopulaires en France.
On ne parle plus d'armer directement les djihadistes. on laisse faire pour cela le Qatar et l'Arabie Saoudite, voire même Israël !
En attendant, si l'Armée arabe syrienne (l'armée régulière) progresse, les exactions se multiplient comme l'assassinat de dizaines de soldats prisonniers la semaine passée, l'enlèvement de plus de 200 civils alaouites dans la province de Lattaquié (enfants et femmes essentiellement) et de 200 civils kurdes dans le nord est et sur Alep ou l'exécution de deux évêques chrétiens par des salafistes cette semaine. Mais, là, silence de nos médias !
Comme le rappelle Ammar Bagdash, le PC syrien soutient le pouvoir syrien du parti Baas depuis 1966, souvent de manière critique comme depuis 2005 et les mesures de libéralisation d'une économie syrienne jusque là assez protégée.
Le PC syrien n'est pas à l'abri de contradictions, comme son soutien à l'Iran (Front anti-impérialiste oblige). Les communistes iraniens du Toudeh apprécieront.
Ce texte constitue néanmoins une bonne synthèse des enjeux syriens.
Solidaire

Entretien avec Ammar Bagdash, secrétaire du Parti communiste syrien

Lors d'une rencontre publique à Rome avec le secrétaire du Parti communiste syrien, Ammar Bagdash et une interview collective pour connaître les causes, le déroulement et les conséquences de la guerre civile en Syrie. Ou autrement dit de la tentative de déstabilisation d'un pays qui ne correspond pas aux plans pour le contrôle impérialiste du Moyen-orient.

Entretien réalisé par Sergio Cararo, Marinella Correggia, Maurizio Musolino

Pourquoi cette attaque contre la Syrie ?

La Syrie constitue une digue contre l'expansionnisme nord-américain au Moyen-orient, surtout après l'occupation de l'Irak. Mais le véritable protagoniste de ce projet se trouve être en réalité le président israélien Peres, qui poursuit cet objectif depuis les années 1980. Les communistes syriens ont donné un nom à ce projet : la grande Sion. La Syrie a refusé tous les diktats des Etats-unis et d'Israel au Moyen-orient, a soutenu la résistance irakienne, celle libanaise et le droit national du peuple palestinien.

Mais comment est née la révolte, la crise et la guerre civile en Syrie ?

Dans l'analyse des communistes syriens, les conditions ont été posées également par les mesures libérales adoptées en 2005. Cette politique a eu trois effets négatifs : une augmentation des inégalités sociales ; l'exclusion sociale de plus en plus diffuse dans les banlieues de Damas ; la dégradation des conditions de vie de la population. Cela a favorisé les forces réactionnaires, comme les Frères musulmans, qui se sont appuyées sur le sous-prolétariat, surtout rural. Quand nous avons dénoncé tout cela jusqu'au Parlement, on nous a accusé d'adopter une posture idéologique et d'être des idiots.

En Syrie, ils veulent refaire ce qui s'est passé en Égypte et en Tunisie. Mais là il s'agissait de deux pays philo-impérialistes. Dans le cas de la Syrie, c'était différent. Ils ont commencé par des manifestations populaires dans les régions rurales de Daraa et d'Idleb. Mais dans les villes, il y eut immédiatement de grandes manifestations populaires de soutien à Assad. Par ailleurs, au début, la police ne tirait pas, ce sont certains éléments parmi les manifestants qui ont commencé les actions violentes. Dans les sept premiers mois, il y eut plus de morts du côté de la police et de l'armée que dans l'autre camp. Quand la méthode des manifestations ne marchait plus, ils sont passés au terrorisme avec des assassinats ciblés de personnes en vue (dirigeants, hauts fonctionnaires, journalistes), attentats et sabotages d'infrastructures civiles. Le gouvernement a réagi en adoptant certaines réformes comme celle sur le multi-partisme et sur la liberté de la presse, réformes que nous avons soutenu. Mais les forces réactionnaires ont rejeté ces réformes. Communistes, nous avons réalisé cette équation : les discours et les actes doivent être confrontés aux discours et aux actes. Mais le terrorisme doit être confronté par la souveraineté de la loi, en rétablissant l'ordre.

Ensuite, on est passé à la troisième phase. La véritable révolte armée. Attentats et assassinats ciblés étaient le signal pour commencer l'attaque contre Damas. Puis les attaques se sont concentrées contre Alep, qui par sa position géographique rend plus facile le trafic et le ravitaillement depuis l'étranger. Le gouvernement a réagi en imposant l'hégémonie de la loi. Il convient de dire que l'intervention de l'armée et les bombardements aériens se sont produits dans une zone où l'essentiel des civils avaient déjà fui. A la contre-offensive de l'armée syrienne, les rebelles ont réagi de façon barbare, y compris dans les zones où il n'y avait pas de combattants. Et puis ils ont assiégé Alep.

Pourquoi la Syrie résiste, que cela signifie-t-il ? Ces dix dernières années au Moyen-orient, l'Irak a été occupé, la Libye a dû capituler, la Syrie au contraire non. Par sa plus grande cohésion interne, ses forces armées plus puissantes, des alliances internationales plus solides ou parce qu'il n'y a pas encore eu d'intervention militaire directe des puissances impérialistes ?

En Syrie, à la différence de l'Irak et de la Libye, il y a toujours eu une forte alliance nationale. Les communistes travaillent avec le gouvernement depuis 1966, sans interruption. La Syrie n'aurait pas pu résister en comptant seulement sur l'armée. Elle a résisté parce qu'elle a pu compter sur une base populaire. En outre, elle a pu compter sur l'alliance avec l'Iran, la Chine, la Russie. Et si la Syrie reste debout, des trônes vont tomber parce qu'il deviendra clair qu'il existe d'autres voies. Notre lutte est internationaliste. Un expert russe m'a dit : « Le rôle de la Syrie ressemble à celui de l'Espagne contre le fascisme ».

Quels effets peuvent avoir les événements en Égypte sur la situation actuelle en Syrie ?

Il y a un rapport dialectique entre ce qui s'est passé en Égypte et ce qui se passe en Syrie. La base commune, c'est le mécontentement populaire, mais la résistance syrienne a accéléré la chute du régime des Frères musulmans en Égypte et cela aidera beaucoup la Syrie car cela montre que les Frères musulmans ont été rejetés par le peuple.

Dans un entretien récent, la président syrien Assad a affirmé : « En Syrie, nous avons mis en échec l'offensive de l'islamisme politique ». Qu'en pensez-vous ?

Nous, communistes syriens, n'utilisons pas la catégorie d'Islam politique. L'Islam connaît une certaine diversité en son sein. Il y a des réactionnaires pro-impérialistes comme les Frères musulmans et des progressistes comme le Hezbollah et même l'Iran. Je ne suis pas un admirateur du modèle iranien mais ce sont nos alliés dans la lutte contre l'impérialisme. Depuis notre V ème Congrès, nous avons jugé l'Iran sur la base de sa position sur l'impérialisme. Notre mot d'ordre est : pour un Front international contre l'impérialisme.

En Italie, une grande partie de la gauche pense que les rebelles combattent un régime fasciste, celui d'Assad. Que pouvez-vous répondre à cette position ?

Si nous partons de la définition du fascisme – un mouvement réactionnaire qui use de moyens violents dans les intérêts du capitalisme monopoliste – en Syrie, ce n'est pas le capitalisme monopoliste qui domine. Ce sont plutôt les rebelles qui représentent les intérêts du grand capital. Les révoltes, comme nous l'enseigne l'histoire, ne sont pas toujours des révolutions. Pensons aux Contra au Nicaragua, aux franquistes en Espagne et il y en a d'autres.

Mais l'opposition à Assad est-elle toute réactionnaire ? Ou, comme le démontrent les affrontements internes entre Armée libre syrienne et militants djihadistes, ou ces derniers jours entre kurdes et djihadistes, existent-ils des éléments progressistes avec qui on peut entamer un dialogue ?

Parmi les opposants, certains ont passé plusieurs années dans les prisons syriennes et nous avons réclamé et nous sommes battus pour leur libération. Ces opposants à Assad sont toutefois contre toute ingérence, intervention étrangère. Certains vivent à Damas et nous travaillons ensemble pour le dialogue national. Même Haytham Menaa de la Coordination démocratique condamne l'usage de la violence de la part de l'opposition armée ainsi que les ingérences extérieures. D'autres comme Michel Kilo viennent de la gauche, mais ont trahi ces idées mais ils ne peuvent de toute façon pas changer la nature réactionnaire de la rébellion.

Comment expliquez-vous l'intensification des divergences entre Arabie saoudite et Qatar, et qui se répercute également dans les divisions au sein des milices rebelles ?

C'est vrai, l'influence et le rôle du Qatar diminuent, ceux de l'Arabie saoudite augmentent. L'affaire des affrontements avec les kurdes, c'est une autre histoire. Il y a eu des affrontements entre kurdes de l'Union démocratique kurde et les militants djihadistes d'Al Nusra, mais il y a eu également des affrontements entre divers groupes kurdes.

Que se passe-t-il pour les Palestiniens qui vivent dans les camps de réfugiés en Syrie ?

J'ai rencontre récemment le responsable de l'OLP et il m'a dit : « Si la Syrie tombe, adieu la Palestine ». Le Hamas a agi parfois dans la précipitation, il a fait beaucoup d'erreurs et a causé des problèmes. Nous pouvons dire que l'organisation, qui appartient au monde des Frères musulmans, est revenue à ses origines et elle est désormais sous l'aile du Qatar. Mais c'est dangereux également pour eux. Maintenant, après ce qui s'est passé en Egypte, que se passera-t-il à Gaza ? La majorité des militants qui sont entrés dans les camps de réfugiés palestiniens en Syrie n'étaient pas palestiniens. La majorité des Palestiniens est totalement contre toute ingérence dans les affaires syriennes.

A Yarmouk, 70% des habitants sont syriens car les camps de réfugiés en Syrie ne sont pas des ghettos comme dans les autres pays. Il y a encore des combats à Yarmouk mais la population syrienne est partie. Le Comité exécutif de l'OLP s'est rendu deux fois en Syrie pour poser la question de la protection des camps de réfugiés. Yarmouk a été assiégé par Al Nusra avec l'aide du Hamas qui a cherché à provoquer l'armée, laquelle a reçu l'ordre de ne pas réagir.

On en parle peu, mais quel rôle joue la Jordanie dans la crise et la guerre civile en Syrie ?

La monarchie jordanienne a toujours collaboré avec l'impérialisme et il y a une intense activité des Frères musulmans. La Jordanie a accepté la présence de militaires états-uniens sur son territoire et la quatrième attaque contre Damas est partie justement du territoire jordanien.

 Et quel jeu joue Israel en Syrie ?

Israel soutient les rebelles armés, mais quand ils n'arrivent pas à toucher leurs objectifs, ce sont les avions de combat israéliens qui prennent le relais. Cela s'est passé à Damas mais aussi il y a quelques jours à Latakia.

 Comment sortir de la tragédie ?

On ne peut réaliser aucun progrès social, ou la démocratie, si on est soumis à des forces extérieures. Le mot d'ordre est de défendre la souveraineté nationale et les conditions de vie de notre peuple. Comme je l'ai déclaré à l'ANSA, le principal moyen de sortir du massacre syrien passe d'abord par un arrêt des aides à l'opposition armée de la part des pays réactionnaires et impérialistes. Une fois que les aides extérieures seront arrêtées, on pourra mettre un terme à toutes les opérations militaires, y compris de la part du gouvernement syrien. Et relancer un processus démocratique avec des élections législatives et des réformes politiques, ce qui n'est évidemment pas possible dans cette phase de la lutte armée. L'avenir politique de la Syrie se décidera par les élections, notamment celles présidentielles de 2014.
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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 09:46

Une croissance en hausse au deuxième trimestre, des prix en baisse en juillet mais un chômage qui augmente. Logique ?

Pierre Moscovici le dit. C'est donc vrai ! La France n'est plus en récession ! Le taux de croissance le prouve avec un rebond de + 0,5 % au deuxième trimestre de l'année comparé à l'an passé.

Le ministre de l'économie y voit des "signes intéressants de reprise" après deux trimestres à - 0,2 %, au dernier trimestre 2012 et au premier trimestre 2013.

Autre chiffre qui va dans le bon sens, habituellement, c'est l'inflation. Le chiffre de la hausse des prix est à la baisse, selon l'INSEE : les prix auraient baissé de 0,3 % en juillet, essentiellement grâce à des soldes particulièrement fortes et aux produits frais, habituellement en baisse en été.

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Pas vraiment.

Déjà, les chiffres de l'inflation sont en trompe-l'œil et, ensuite, les chiffres du chômage continuent d'être mauvais.

Quand on réfléchit un peu aux causes de la baisse des prix de juillet, il n'y a finalement pas de quoi se réjouir !

L'importance des soldes ? C'est bien le signe que les produits, vestimentaires essentiellement, ne se sont pas vendus au printemps. La météo n'explique pas tout : les difficultés financières des français ne sont pas étrangères à ces méventes.

Pour ce qui est des fruits et légumes, la baisse estivale ne masque pas non plus la hausse forte enregistrée sur 2012, comme nous le disions dans l'article d'hier.

Et, ensuite, à côté de ces quelques baisses, il y a certaines hausses qui vont faire mal au porte-feuille des travailleurs, comme celles de l'électricité (+ 5 %, 5 fois l'inflation !) ou celles des tarifs autoroutiers.

Cette baisse de l'inflation, finalement, se fait sur les produits de consommation (aliments et vêtements, signes d'une contraction de la demande des travailleurs-consommateurs. C'est plutôt mauvais signe !

Et puis, il y a surtout les chiffres du chômage, toujours plus élevés.

Après une hausse de 8 300 au premier trimestre , le nombre de chômeurs a fait un bond en juillet avec 27 800 postes supprimés au deuxième trimestre. Fin juin, la France comptait 4,799 millions de demandeurs d'emploi, dont 3,279 millions sans aucune activité.

On est loin de l'embellie !

Ces quelques chiffres montrent bien que l'économie française est malade.

Elle a encore beaucoup de potentiel, des industries de pointe et des services solides mais les politiques des entreprises de réduction des coûts et de délocalisation l'affaiblisse tandis que les politiques d'austérité et de réduction du nombre de fonctionnaires affaiblissent la demande intérieure et fragilise les services publics.

Une véritable politique de réindustrialisation, notamment via la transition énergétique et le développement durable, et une politique salariale forte redonneraient du dynamisme à notre industrie, aux entreprises de service, et au pouvoir d'achat des français, donc à la consommation.

Cela doperait directement les rentrées fiscales de l'Etat (TVA, impôts du le revenu, impôts sur les sociétés) et celles des organismes sociaux comme la Sécu ou les caisses de retraite (cotisations sociales en hausse).

Au lieu de ça, l'automne annonce encore un grand recul social pour les salariés avec la version socialiste de la remise en cause du droit à la retraite.

Là où le libéralisme plombe l'économie et l'emploi pour les intérêts égoïstes d'une minorité de riches profiteurs, nous devons opposer le droit de la majorité à bénéficier d'un travail payé correctement et d'une protection sociale de qualité.

Ne comptons que sur nous pour changer ces chiffres !

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 09:35

Flambée historique des prix des fruits et légumes. La météo est-elle la seule responsable ?

L'association Familles Rurales a publié son étude annuelle sur l'évolution des prix des fruits et légumes en France. Le résultat est sans appel avec une flambée de 14 % du prix des fruits et de 17 % du prix des légumes par rapport à l'an passé !

Par rapport à l'été 2012, le prix moyen des légumes rejoint ainsi celui enregistré en 2008, année de mauvaises récoltes, et celui des fruits atteint un plus haut jamais enregistré, selon l'Observatoire des fruits et légumes 2013 qui porte sur deux relevés effectués durant l'été.

La courgette (+32,6%), la poire (+31,4%) et la pomme (+30,4%) présentent les hausses les plus marquées, selon l'association de défense des consommateurs. L'augmentation la plus sage concerne la nectarine (+5,35%) et un seul produit, la cerise, voit son prix baisser.

Les fruits et légumes atteignent des sommets, égalant l'année 2008 pour les légumes. Pour les fruits, il s'agit d'un record historique

Plus de 30 % de hausse sur des produits aussi classiques et populaires que la courgette, la pomme ou la poire, voilà qui pénalise fortement les consommateurs ! On est bien loin de la hausse des salaires et pensions cette année !

Même si l'on regarde l'ensemble des fruits et légumes, avec 14 % de hausse pour les fruits et 17 % pour les légumes, difficile pour beaucoup de familles d'acheter des produits frais !

La recommandation qui veut que l'on mange chaque jour 5 fruits et légumes différents est de plus en plus réservée à une élite qui en a les moyens.

Certes, selon l'INSEE, le kilo de courgettes n'était "que" de 2,41 € en juin. Pour beaucoup néanmoins, c'est beaucoup quand il y a une famille à nourrir toute une semaine. Et la courgette est l'un des fruits les moins chers en magasin !...

La tomate était en moyenne à 2,77 € le kilo à la même période, le chou-fleur à 2,65 €/kg (1,65 € en juin 2012 !).

Côté fruits, la pomme était à près de 3 € le kilo en juin 2013, selon l'INSEE, contre moins de 2,50 € en juin 2012 ! La poire était à 3,50 € le kilo contre 2,89 € en juin 2012 !...

Ces chiffres de l'INSEE de juin confirment bien l'étude de Familles Rurales réalisée en juillet.

Météo ou intermédiaires ?

Encore une fois, c'est la météo qui est jugée coupable de cette flambée des prix des fruits et légumes.

Il faut dire que le froid et l'humidité ont clairement pénalisés la production en début de saison. Les pertes de production sont importantes.

Néanmoins, comme pour le prix du pain, le coût de la production agricole est une excuse pour justifier des hausses en magasin. Les grands distributeurs comme les grossistes refusent de réduire leurs marges et répercutent pleinement les hausses au consommateur !

Ainsi, si le kilo de courgettes est vendu en moyenne 2,41 € au consommateur, il est acheté actuellement moins de 0,80 € au producteur sur Cavaillon, Chateaurenard et dans le Val de Loire), moins d'1 € dans le sud-ouest et en Provence-Côte d'Azur ! Encore s'agit-il de prix de "marchés" auxquels il faut retirer des frais d'intermédiaires !

Il y a donc autour d'1,5 euros qui finissent dans la poche des grossistes, transporteurs et magasins : 60 % du prix !

Pour la pomme, c'est, dans le meilleur des cas 1,50 € le kilo payés pour des Golden haut de gamme !

Fruits et légumes sont effectivement sujets aux aléas climatiques et leurs prix de vente sont influencés par la météo.

Cependant, les prix payés aux producteurs sont souvent très largement inférieurs à ceux des prix des produits une fois arrivés sur nos étals de magasins.

Ce qui vaut pour les fruits et légumes vaut aussi pour la viande comme pour les produits céréaliers ou les œufs.

Les crises successives qui frappent les filières agricoles, qu'il s'agisse des producteurs de fruits et légumes ou des éleveurs ovins, bovins et porcins ces dernières années. Actuellement, entre la crise du groupe Doux et les prix de vente, ce sont les producteurs de volailles et d'œufs qui font l'actualité actuellement.

Pour les céréales, nous n'aurons de cesse de rappeler que le prix du blé n'entre que pour 5 % dans le prix d'une baguette ! L'argument régulièrement avancé d'une hausse du blé pour justifier une flambée du prix du pain est donc un véritable mensonge. D'autant plus que le pain ne baisse pas lorsque les cours des céréales baissent...

Avec la crise et l'appauvrissement de beaucoup de nos concitoyens, des signes de difficultés alimentaires apparaissent.

Les organismes de solidarité le disent : d'années en années, le nombre de personnes qui ont besoin d'être aidées au niveau alimentaire progresse, notamment chez les parents isolés, les personnes âgées et les jeunes.

Des études parues avant l'été montrent aussi que beaucoup de familles réduisent leurs achats de viande.

Enfin, une caissière de Cora à Evreux nous racontait récemment, bouleversée, qu'elle avait vue une jeune SDF manger avidement de la viande hachée crue directement dans sa barquette. Une telle détresse, elle ne l'avait jamais vue !

Se nourrir correctement devient problématique.

Il est temps de réfléchir aussi, comme pour le logement ou l'électricité, à des mesures de protection des consommateurs.

L'encadrement des prix des produits alimentaires est une forte revendication du parti communiste. André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme a d'ailleurs déposé en décembre dernier une loi qui permet de garantir un revenu décent au producteur agricole et d'encadrer le prix proposé au consommateur. On attend encore que le gouvernement ou que les députés socialistes s'en empare.

Manger une pomme ou posséder une courgette vont-ils finir par être l'apanage des riches ?

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 10:35

Alors que les signes d'incivilité gagnent toute la population, renforçons consciemment les signes de solidarité.

Pour une fois, voici un article qui ne traite pas d'un sujet d'actualité ! Il s'agit plus d'un ressenti, inquiétant, et d'une volonté de faire réagir.

Quelque part, aborder la question de l'incivilité est une question fortement politique. L'incivilité, quelle que soit son échelle, est un signe de la dégradation des rapports sociaux dans notre pays, d'une montée d'un individualisme qui amène, lentement, certains à ne pas prendre en considération "l'autre", ses droits et parfois aussi, malheureusement, sa vie.

Je parle bien d'incivilité, pas de délinquance.

L'incivilité, c'est le fait de ne pas respecter les règles du vivre ensemble qui font la cohérence d'une société pour des individus intégrés socialement. La délinquance, c'est déjà se mettre hors-la-loi volontairement.

L'incivilité, ce n'est pas que de rouler à 100 km/h en ville ou de faire du bruit dans un hôpital.

L'incivilité se niche partout, comme chez beaucoup d'automobilistes qui n'utilisent plus leurs clignotants, 54 % selon une étude récente !  Seul sur la route, l'automobiliste considère inutile de prévenir les autres automobilistes d'un changement de direction. C'est un signe manifeste d'égoïsme individualiste ! Qui n'a pas pesté contre un conducteur qui n'indique pas sa direction à un carrefour ou un rond-point, provoquant un coup de frein, une manoeuvre d'évitement de la part de la voiture qui suit ?

Pour certains, il s'agira d'une "petite" incivilité, mais, dès lors qu'une majorité ne respecte plus un aspect du "vivre ensemble", certains considèrent qu'ils peuvent encore moins le respecter.

Idem avec les places handicapées, parfois même squattées par des personnes valides qui ont emprunté la carte d'un proche pour pouvoir abuser de ces places !

Hors la voiture, l'incivisme, c'est jeter ses papiers et mégots par terre, c'est détourner le regard en caisse prioritaire lorsqu'une femme enceinte ou une personne handicapée se présente, histoire de ne pas céder sa place, c'est ne pas secourir une personne qui tombe, qui fait un malaise, en passant à côté, comme si on avait rien vu,..

Toutes ces formes d'incivilité, et toutes celles que je ne cite pas, sont des signes inquiétants d'une société où chacun oublie l'autre, où seul compte sa petite personne, et éventuellement ses proches immédiats.

Comment s'étonner alors que certains, notamment chez les jeunes, vont encore plus loin dans l'incivilité quand tant d'adultes et de séniors socialement inserrés ne respectent plus le code de la route ou le minimum de correction vis-à-vis d'autrui ? Ne devrions-nous pas montrer l'exemple ?

Cette dégradation du respect de l'autre amène doucement à la violence banalisée comme le montrent de récentes scènes de violence au volant à Paris (un automobiliste, arrêté à un feu pour passer un coup de fil en poignarde un autre), dans la Marne (un conducteur ayant grillé une priorité tire au fusil sur une voiture et tue un passager de 19 ans) ou dans l'Aude (un passager mécontent veut forcer un bus de voyage à s'arrêter, provoque un accident et la mort de deux passagers).

Cette incivilité et cette violence vont de pair avec une société où l'individu ne compte plus et où les rapports sociaux individualisent les personnes.

La perte du sentiment de collectif en entreprise et dans nos communes a poussé les travailleurs, d'un côté, et les habitants des communes à s'isoler, à considérer que tout doit se régler individuellement.

Salaires individualisés, plans de licenciements, disparition des grands ateliers et atomisation de l'emploi et des horaires, culte de la consommation et du loisir individuel, mise en avant du paraître au détriment de la richesse culturelle,... l'évolution de notre société à amener chacun à se voir seul au milieu d'une société hostile.

La violence des rapports sociaux, a progressé ses trente dernières années, entre peur du chômage, de la précarité, peur de l'avenir pour ses enfants et petits enfants, dureté des relations hiérarchiques au travail, hausse de la petite délinquence,...

Il faut reconnaître que ceux qui défendaient l'idée de progrès collectif, de solidarités, ont trahi leurs engagements, comme la gauche au pouvoir, en 1983 comme en 1988 et comme... aujourd'hui.

Ceux qui se sont accrochés à ces valeurs, pour de multiples raisons (sociologiques, historiques) comme les communistes ou certains syndicats, n'ont pas su réagir, s'adapter à l'éclatement du monde du travail.

Le remplacement de la solidarité par l'individualisme et la montée du climat de violence social a, au contraire, profité aux forces politiques qui poussent à l'isolement, au rejet de l'autre, sur des critères ethniques, religieux, géographiques ou d'orientation sexuelle. L'extrême-droite surfe sur ce sentiment d'isolement et sur cette peur du déclassement social pour nourrir l'incendie qui brise les solidarités ce qui, finalement, accentue les tensions et la fracturation de notre société. L'extrémisme religieux profite aussi de ce sentiment pour agréger autour de lui des communautés qui se sentent rejetées ou menacées par les autres.

Si on n'y prend garde, cette violence sociale se transformera en violence physique, par le biais des tensions attisées par la société et les forces sociales et politiques qui jouent leurs intérêts propres avant ceux de la France.

Au contraire, ce qui serait nécessaire serait de ressouder la solidarité nationale, de rapprocher les citoyens de ce pays, les travailleurs, les générations, les cultures.

Il faudrait travailler à l'apaisement au sein du corps social et regarder les causes réelles de cette effritement de la société : l'individualisme exacerbé par les cultures d'entreprise et la société de consommation, et la violence sociale née du libéralisme de ces trente dernières années.

C'est un travail global, général, politique !

C'est cet esprit qui règne à la Fête de l'Huma et au PCF où chacun compte pour un mais où chacun compte pour l'autre !

C'est aussi un travail individuel que nous devons tous mener.

Contre l'effondrement de notre société, pas de petites mesures, pas de petits actes ! Mettre son clignotant, respecter les handicapés, les séniors et les femmes enceintes, sourire à ses voisins ou jeter ses papiers gras à la poubelle, c'est aussi contribuer à revaloriser le civisme et la respect d'autrui.

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 08:49

Les communistes de la section de Béziers ont publié une brève et claire analyse des chiffres de la crise.

Pour beaucoup de travailleurs, la réalité quotidienne fait que les arguments sur la crise, sur les efforts à produire ou sur une baisse prochaine du chômage apparaissent douteux ou mensongers. Il s'agit souvent plus d'une perception (juste) que d'une réflexion argumentée, faute de données réelles en possession du simple citoyen.

C'est que les médias, les grands partis politiques (FN compris) et le patronat se gardent bien de faire connaître des chiffres officiels qui démontrent que l'austérité creuse la tombe de notre économie et que, si l'économie manque d'argent, c'est parce que les prélèvements des actionnaires et de la spéculation sur les comptes des entreprises ont connu une croissance énorme ces dernières décennies.

Des centaines de milliards d'euros sont ainsi retirés du circuit économique chaque année au profit des grandes fortunes. Autant d'argent en moins pour la recherche, l'investissement productif et... les salaires !

Une crise ou l'Europe et l'euro jouent un rôle majeur.

Solidaire


C’est la crise, il faut faire des efforts ".

Il n’y aurait d’autre chemin que celui de l’austérité... C’est le message multiquotidien envoyé en permanence au monde du travail, actifs et retraités. Or, une étude économique du mois de juin 2013 tord le cou à ces pseudos vérités :

Situation économique mondiale :

Avril 2013 :
- le FMI révise à la baisse ses prévisions de croissance : cela concerne surtout la zone euro

- le FMI parle d’une croissance à 3 vitesses :

  • croissance forte (pays émergents),
  • pays à croissance faible (USA),
  • croissance négative ou en décroissance (zone euro).

- Le FMI admet que la responsabilité de la situation dégradée de l’UE incombe, dans une très large mesure, aux politiques d’austérité. Les politiques d’austérité affaiblissent le potentiel de croissance économique et par là-même, les revenus et les rentrées fiscales, ce qui alourdit le déficit budgétaire et la dette publique (spirale sans fin).

Aujourd’hui, les banques européennes disposent d’énormes sommes en liquidité (estimées à 1.100 milliards d’euros) alors que les besoins de financements sont largement non satisfaits surtout en ce qui concerne les PME.

France : Compte de la nation (source INSEE) :

- En 2012, en euros constants, le produit intérieur brut (PIB) stagne, après avoir progressé de 1,7% en 2010 et de 2% en 2011 : Montant du PIB : 2 032 milliards d’euros.

Si l’économie française avait eu une croissance de 2% entre 2008 et 2012 (taux moyen sur les 2 dernières décennies), le montant du PIB serait supérieur de 180 milliards par rapport à la situation actuelle.

Si le taux de croissance était de 3%, le surplus du PIB serait de 280 milliards d’euros.

- La consommation des ménages baisse en 2012 de 0,4% en euros constants. C’est la baisse la plus importante depuis l’après-guerre. La consommation des ménages n’avait baissé qu’une seule fois, en 1993, de 0,20%...

Montant de la consommation des ménages : 1.130 milliards d’euros.

- Le pouvoir d’achat du revenu disponible diminue de 0,9%, c’est la plus forte baisse depuis 1984.

- Pour la première fois, les pensions des « jeunes retraités » (c’est-à-dire de ceux qui partent à la retraite) est inférieure à celle des générations précédentes.

- C’est une baisse du salaire socialisé (salaire-emploi-retraite) ; La masse salariale nette reçue par les ménages ralentit.

Sur l’emploi : (retraites)

Deux emplois nouveaux sur 3 sont à durée déterminée. L’ANI ne fait qu’aggraver la situation.

Un jeune occupe son premier emploi à 23 ans, et un emploi en CDI à 28 ans. C’est la baisse généralisée de toutes les retraites qui est à l’ordre du jour.

Sur l’investissement :

  • L’investissement diminue de 1,2%. Son niveau est inférieur de 7,5% à celui de 2007 (les investissements baissent, les dividendes augmentent). C’est un refus délibéré de croissance, de créations d’emploi, de satisfaction des besoins sociaux et non une fatalité.
  • La baisse de l’investissement concerne également les ménages (- 0,3%).
  • Il en est de même pour les administrations publiques (- 0,5%).

Taux de marges des entreprises :

- L’excédent brut d’exploitation (EBE = Valeur Ajoutée – masse salariale + impôts liés à la production) se contracte.

- Le taux de marge EBE/VA perd 0,8% par rapport à 2011.

Ce qui pose problème, ce n’est pas le travail, mais la rémunération exorbitante du capital.

Le patronat justifie ainsi ses politiques anti-salariales et anti-sociales. C’est un argument fallacieux, car : le taux de marge était de 23% en 1981, de 32% en 1989. Autrement dit, le taux de marge a augmenté de presque 10 points ; inversement, la part des salaires dans la valeur ajoutée a diminué d’autant.

La vraie question : qu’est-ce que les entreprises ont fait de ces marges ? Ont-elles créé des emplois ? Non ! Le chômage a augmenté !

Ont-elles augmenté les investissements ? La réponse est non. Le taux d’investissement (Investissement sur VA) n’a pas augmenté.

L’amélioration du taux de marge a donc profité principalement au actionnaires et aux propriétaires.

2012 par rapport à 1981 :

  • La part des dividendes versée aux actionnaires dans la Valeur ajoutée est passée de 5% en 1980 à 24% aujourd’hui. Depuis 10 ans, le montant des dividendes versés aux actionnaires dépasse celui des investissements.
  • Les rapports gouvernementaux « Approche de la compétitivité française », « Réinventer la croissance », font l’impasse sur 5 données de fond : les salaires, la consommation, la demande publique, les services publics, le financement.

Sans commentaires !

Si ce n’est pour préciser que les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leurs revenus progresser de + de 25% en un an. Ces fortunes représentent l’équivalent du budget de l’Etat (330 milliards d’euros) et 16% du produit intérieur brut (PIB) qui est la totalité des richesses produites par les salariés en France chaque année.

Une des questions de fond n’est pas de ré-orienter la politique de l’Union Européenne. Dès l’origine, l’Union Européenne a été une construction du capital au service du capital. Les solutions à la crise, aux politiques austéritaires sont avant tout nationales, dans chaque pays. Ce n’est pas une conception « nationaliste » ou de repliement sur soi, mais au contraire, une conception de coopération entre états souverains mutuellement fructueuse pour les peuples, tous les peuples. Une conception politique libérée de l’exploitation capitaliste.

Question de fond qui est et sera de plus en plus d’actualité, et pas seulement d’un point de vue de la réflexion théorique, mais surtout dans ses conséquences et implications concrètes pour tous les peuples d’Europe.

Contrairement à ce que prétend le patronat et ses soutiens, les profits d’aujourd’hui ne sont pas les investissements de demain, ni les emplois d’après-demain. Les profits d’aujourd’hui font des profits de demain, et des super profits de lendemain.

Pour sortir de la crise, il faut valoriser le travail :

- créer des emplois stables et les sécuriser,

- augmenter salaires, pensions et minima sociaux,

- améliorer l’organisation et les conditions de travail,

- établir une sécurité sociale professionnelle,

- augmenter l’investissement par la formation professionnelle des salariés, par la recherche et le développement.

Robert Auzeby, section de Béziers du PCF

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 10:13

"Les femmes bientôt obligées d'allaiter au Vénézuéla" titrait récemment le Figaro. Info ou grosse intox ?

Décidémment, le Vénézuéla est une source continuelle d'inspiration pour les défenseurs médiatiques des Droits de l'Homme !

Alors que notre pays est bien plus concerné en ce domaine par ses relations de plus en plus étroites avec des pays comme le Qatar, c'est le Vénézuéla qui se trouve régulièrement à la Une des médias français qui voient à la tête de ce pays un régime dictatorial et sanguinaire.

En 2011, une info époustouflante avait embrasée brièvement nos médias : une usine de fabrication d'ogives nucléaires serait cachée sous une usine de bicyclettes vénézuéliennes ! L'information venait de source sûre : duu Département d'Etat américain ! Celui qui montrait via Colin Powell des fioles d'anthrax à l'ONU pour justifier la guerre du Golfe. C'est dire le sérieux !...

Quelques jours après, Hugo Chavez, président du Vénézuéla, ironisait sur cette info en la confirmant : « c’est exact, nous sommes en train de produire les premières bicyclettes atomiques ». L'info bidon (une intox, en gros) allait mourir aussi vite qu'elle était née. Mais sans démenti des médias !

En début d'année, c'est l'élection du nouveau président vénézuélien, Nicolas Maduro, successeur d'Hugo Chavez, qui devenait sujet à caution aux yeux des médias français. L'opposition, après avoir reconnue le vote, se lançait dans une campagne de dénonciation du scrutin bien que plusieurs organismes internationaux présents sur place, dont la fondation de l'ex-président nord-américain Jimmy Carter, aient validé le scrutin.

Là aussi, les vérifications des juges de la Cour suprême ont fini par valider définitivement l'élection... sans que nos médias ne reviennent sur leurs accusations, évidemment.

29 % des vénézuéliennes allaitent leurs bébés contre 69 % des françaises

Aujourd'hui, le nouveau sujet à la mode, c'est de dénoncer le Vénézuéla qui tenterait de forcer toutes les vénézuéliennes à allaiter !... Y compris celles qui refusent, on imagine ?

Cette info a fait le tour des médias, depuis Le Figaro (évidemment !), Le Point (on comprend aussi !) et Métronews, jusqu'à plusieurs titres ou sites de la presse féminine (Marie-Claire, Elle, Terrafemina, Famili, Magicmaman).

Au delà de l'absurdité de l'info, c'est la reprise de journal en journal qui montre le fonctionnement d'une presse qui reprend des infos sans même les vérifier du moment qu'elle attire le lecteur et peut salir un pays honni.

Car, côté absurdité, peut-on imaginer un pays qui interdirait biberons et tétines et obligerait les femmes à allaiter ? Y-aura t-il bientôt des contrôleurs ou des policiers pour vérifier que les femmes vénézuéliennes donnent bien la tété à leurs bébés ?...

La réalité, c'est que le gouvernement vénézuélien veut simplement renforcer une loi en faveur de l'allaitement maternel datant de 2007. Et, pour cela, il met tout le poids de la force publique pour pousser vers l'allaitement maternel.

Notons au passage que l'allaitement maternel, mode naturel d'alimentation des bébés (donc le mieux adapté à l'enfant), est hautement recommandé par l'OMS comme par les nutritionnistes et les pédiatres ! C'est à la fois bénéfique pour le bébé (adaptation du lait, anticorps,...) et pour la maman (prévention du cancer du sein,...).

Notons également que des lois identiques existent ailleurs, aussi incitatives que ce que veut mettre en place le Vénézuéla, comme en Norvège, et que personne n'en fait une affaire d'état !

La réalité vénézuélienne, c'est que seules 29 % des femmes allaitent leur bébé, contre 69 % en France et... 98 % en Norvège !

Au Vénézuéla, 30 % des accouchements se font par césarienne, le double de la moyenne mondiale ! Dans les cliniques privées, ce chiffre monte à 80 % !...

La course au chiffre, l'intéressement aux ventes de biberons et substituts de lait industriels, les intérêts économiques des industriels, tout cela pousse à dévaloriser auprès des parents l'allaitement et l'accouchement naturel.

La loi sur l'allaitement vise à ramener le taux de femme allaitant leurs bébés à 70 % d'ici 2016 par le biais d’une série de mesures : information des futurs parents sur les bienfaits de l’allaitement maternel par rapport aux alternatives "industrielles" ; obligation pour les centres de santé publics et privés de promouvoir l’allaitement maternel et prohibition de donner au nouveau-né d’autres formules, sauf sur indication médicale ; réglementation des étiquetages et interdiction de la promotion et la publicité pour les substituts au lait maternel, etc.

Nulle trace d'interdiction du biberon ! Nulle obligation de nourrir son bébé par allaitement !

Manipulation et commérage

De fait, cette loi qui, je le rappelle, est du même acabit que celles de la Norvège notamment, a été l'occasion de transformer le gouvernement démocratique et socialiste vénézuélien en un monstre qui ne respecte pas les bébés et les mamans !

En effet, quoi de plus fort comme image que celle d'une mère et de son enfant ? L'image de l'allaitement, l'innocence des bébés se prêtent bien à la manipulation des sentiments des lecteurs.

On se rappelle de Saddam Hussein et de la fausse information sur les couveuses débranchées à la maternité de Koweit-City, lors de l'invasion du Koweit. Une fausse info créée par le gouvernement koweitien et relayée par les Etats-Unis pour justifier l'intervention américaine de 1991.

On se rappelle également du faux charnier de Timisoara en Roumanie en décembre 1989, des 4 630 victimes de Ceaucescu exhibées devant les caméras. L'image d'un cadavre de bébé tenu à bout de bras aura influencé certainement des millions de téléspectateurs, rendant inexcusable le "régime" Ceausescu et justifiant son exécution sans procès.

TF1 annonçait ainsi, « Ceaucescu, atteint de leucémie, aurait eu besoin de changer son sang tous les mois. Des jeunes gens vidés de leur sang auraient été découverts dans la forêt des Carpates. Ceaucescu vampire ? Comment y croire ? La rumeur avait annoncé des charniers. On les a trouvés à Timisora. Et ce ne sont pas les derniers ».

Là aussi, la réalité était facilement vérifiable, puisque les cadavres étaient ceux du cimetière de la ville !

Faire passer le gouvernement vénézuélien pour un régime dictatorial dirigé par un ogre est une stratégie à long terme. Peu importe que les accusations soient vraies ! Si certains y croient, même si les infos sont ensuite démenties, il en restera toujours quelque chose.

Les commérages font ensuite le reste.

Les sites et la presse féminins relaient ainsi une info qu'elles n'ont pas pris la peine de vérifier. Le philosophe Ierre Bourdieu parlait de "circulation circulatoire de l'nformation" pour décrire cette reprise en boucle, de journaux en journaux, d'informations invérifiées et seulement répêtées.

Ces sites féminins seraient plus inspirés à aller regarder du côté du Qatar et de nos alliés saoudiens : la condition féminine dans ces pays mériterait certainement des campagnes puissantes de leur part, à l'heure où le Qatar, notamment, fait main basse sur des biens importants de notre pays : grands hôtels, grands magasins, club de foot, chaîne satellitaire,... !

Peut-être pouvons-nous tenter, à notre tour, de lancer une fausse rumeur, un hoax, comme on dit sur le net ? Et, pour rester sur les bébés, l'info concernera la monarchie brittanique, en bons républicains que nous sommes.

"Selon des sources médicales anglaises, la reine d'Angleterre aurait mangé le placenta du bébé de Kate Middleton, sur le conseil d'une prêtresse vaudou jamaïcaine dont l'influence croissante auprès de la vieille reine commence à inquiéter le gouvernement britannique."

Après l'absurde obligation d'allaiter les bébés au Vénézuéla, la rumeur sur le placenta de Kate Middleton devrait vite être reprise par les magazines pipole et féminin.

On attend le démenti !

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 09:35

Les communistes fourbissent leurs armes pour démontrer que la réforme des retraites annoncée par le gouvernement sera à nouveau un échec et entrainera un nouveau recul de civilisation en France.

Pour les communistes, l'objectif est toujours de revenir à la retraite à 60 ans pour tous, à taux plein, après 37,5 annuités de cotisation !

Nous voulons revenir à un système de solidarité entre les générations, un système par répartition qui fasse participer plus activement les revenus du capital au financement.

Les débuts de carrière précoce (apprentissage,...) tout comme les années d'études doivent être pris en compte car la formation ne doit pas être opposée au droit à la retraite. Se former est un bien pour la société qui doit être valorisé dans le droit à la retraite !

Nous voulons également que les pensions soient calculées sur les dix dernières années de salaire, une retraite avec indexation des pensions sur les salaires, et non sur les prix, et aucune pension inférieure au SMIC.

Revenir à la retraite à 60 ans, c'est possible !

Les tenants du libéralisme et de la déconstruction européenne jouent sur les chiffres pour faire croire à la fatalité d'un recul de civilisation généralisé : des études payantes, un système de santé inaccessible aux moins fortunés, des emplois précaires, un chômage de masse, des salaires dégradés et des retraites qui reculent d'années en années.

Est-ce là le seul avenir qu'ils nous proposent ?

Chacun sait que l'argent ne manque pas en France mais que celui-ci se concentre de plus en plus dans les mains des milieux financiers et boursiers.

Chacun sait aussi que les réformes précédentes des régimes des retraites n'ont rien résolu.

Alors ? Le choix de mener une réforme qui va dans le même sens que les précédentes est d'abord idéologique : il ne vise qu'à régler sur le dos des travailleurs, actifs et retraités, un problème de financement qui vient d'abord d'un problème de répartition des richesses !

  • S'il y avait plus d'emplois, stables, il y aurait plus de cotisations qui rentreraient dans les caisses de retraite comme à la Sécu !
  • S'il y avait des salaires plus élevés, il y aurait également plus d'argent dans les caisses de retraite et de Sécu !
  • SI les revenus du Capital, notamment ceux de la spéculation, contribuaient également au financement des caisses de retraite et de la Sécu, il y aurait beaucoup plus d'argent dans les caisses de retraite !

Un choix politique !

En fait, derrière le débat sur la retraite, c'est un choix de société qui se pose.

Il y a d'un côté les forces politiques et sociales qui tirent un trait sur les acquis sociaux des français, ceux du Front Populaire, du Conseil National de la Résistance et de Mai 68.

Il y a, sur leur gauche, ceux qui refusent de capituler face aux forces de l'argent et de la finance, et qui veulent reprendre l'offensive pour imposer des choix politiques en faveur des travailleurs, en faveur du plus grand nombre, sans opposer salariés du privé et salariés du public, français et immigrés, jeunes et vieux, hommes et femmes, salariés et travailleurs indépendants.

Nos intérêts face à la mondialisation capitaliste dépassent nos particularités.

En lançant le Front de Gauche en 2008, les communistes ont voulu rassembler les forces, organisées ou non, qui refusent la fausse fatalité de l'austérité et des reculs sociaux.

En mai 2012, vous avez été 4 millions d'électeurs à faire le choix de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et, ainsi, à valider notre démarche. 11 % des électeurs !

Combien parmi les électeurs de François Hollande ont crû au changement qu'il annonçait ? Certainement des millions !

En nous mobilisant ensemble, nous sommes la majorité et nous pouvons imposer une autre réforme !

Le 10 septembre à l'appel des syndicats, nous pourrons nous faire entendre dans la rue. Mobilisons nos proches, nos collègues, nos jeunes !

Mais, au delà de la rue, c'est bien sur le plan politique que doit se constituer une puissante opposition capable de défendre les intérêts du plus grand nombre, le monde du travail, contre la petite minorité de rentiers et de profiteurs qui spéculent, délocalisent, précarisent notre société.

C'est ce rôle de défense des travailleurs qu'a toujours incarné le Parti communiste, en rassemblant les forces de progrès, comme lors du Front populaire, de la Résistance ou du mouvement de 68.

Dans la rue, avec les syndicats, et en politique, avec le PCF et le Front de Gauche, défendons les intérêts du peuple contre ceux de la finance et du capitalisme !

Sur les retraites, ensemble, exigeons "Pas un trimestre de plus ! Pas un euro de moins !"

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 10:00

Ne pas manger de viande, mettre des pierres dans les toilettes pour économiser de l'eau, voilà les conseils que l'on trouve dans un livret pour les chômeurs édité en Allemagne, qui suscite la polémique dans le pays.

Le livret, distribué par le Centre pour l'emploi du district de Pinneberg, dans l’État fédéré de Schleswig-Holstein (Nord), s'adresse aux familles qui reçoivent l'aide Hartz IV, destinée aux chômeurs qui ne reçoivent plus les allocations-chômage.

Les conseils sont donnés sous la forme d'une bande dessinée, comprenant les « astuces de la famille Fischer », composée de quatre membres.

Parmi les propositions, on trouve le fait de renoncer à la consommation de viandes pendant une semaine : « De toute façon, je veux être végétarienne », affirme Lara, la fille de la famille imaginaire.

Plus tard, la famille décide de vendre sur Internet des meubles anciens, réussissant ainsi à récolter 350 euros, et commence à boire l'eau du robinet pour ne pas gaspiller de l'argent avec de l'eau en bouteille.

Le livret comprend même d'autres conseils : mettre des pierres dans la chasse d'eau pour économiser sur la facture d'eau ; éviter que la température de la maison ne dépasse les 20 degrés ou ne pas faire d'achats au super-marché sans une liste de courses et avec l'estomac vide.

Le Centre pour l'emploi de Pinneberg recommande également de faire le shopping dans des boutiques au moment des soldes et des liquidations : « les articles de la saison dernière peuvent aussi être intéressants ».

L'initiative pourrait être considérée comme une idée malheureuse de ce centre du Nord de l'Allemagne. Toutefois, elle a pris de l'importance quand le sous-directeur de l'Agence nationale pour l'Emploi, Heinrich Alt, a exprimé son enthousiasme, qualifiant le livret de « guide extraordinaire ».

Les aides Hartz IV sont une sorte de revenu minimum garanti qui comprend le paiement d'un loyer et un petit montant de subsistance de 350 €. Les bénéficiaires peuvent faire de petits boulots qui leur permettent de gagner jusqu'à 100 € de plus. Des priviligiés ces bénéficiaires des aides sociales !

Pour accéder à ces aides, le candidat ne peut pas avoir d'actifs ou d'économies. Si il possède une maison, des bijoux ou d'autres articles de valeur, il doit les vendre. Il ne peut pas également recevoir d'aide de ses proches ou ses amis (Vive la solidarité !), et pour contrôler son niveau de vie, l'agence pour l'emploi a le droit d'envoyer un inspecteur à la maison pour vérifier si il existe des objets considérés comme « inappropriés ».

Selon des informations qui ont filtré dans la presse, le contrôle va jusqu'à surveiller les courses au super-marché, et même les boîtes aux lettres. Et on critiquait la Stasi en RDA ?...

Le mobilier est une des rares choses qu'ils peuvent garder ou vendre, leur permettant de conserver l'argent ainsi récolté.

Contre ce système humiliant, se sont élevées des voix qui le considèrent inconstitutionnel, vu que la Loi fondamentale garantit dans son premier article le droit de chaque personne à la dignité.

Le "modèle allemand" que nous vantent ceux qui, en France, n'arrivent plus à sauver du naufrage le système capitaliste, est un mirage, une illusion pour les travailleurs.
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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 13:51

Nos camarades d'Oullins, dans le Rhône, ont de l'humour.

Même si tata Zinzin a pu donner beaucoup plus que le PCF d'Oullins, cette contribution est un symbôle d'une ironie vacharde.

Cependant, réunir 9 millions d'euros en deux semaines du côté de l'UMP illustre à merveille la sociologie des militants et sympathisants du parti patronal : les porte-monniaes sont bien garnis à droite !

Solidaire


Depuis la décision du Conseil constitutionnel de rejeter les comptes de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, le 4 juillet, c'est le branle-bas de combat à l'UMP. Le principal parti d'opposition, déjà en grave difficulté financière, doit trouver plus de 11 millions d'euros d'ici au 31 juillet. Son président, Jean-François Copé, a affirmé le 14 juillet que le parti avait reçu "près de 5 millions d'euros de dons".

Chaque euro versé permet à l'UMP de combler ce "trou". La section du Parti communiste à Oullins, dans le Rhône, a elle aussi apporté sa contribution... à sa façon.

  2013---Lette-PCF-Oullins-Sarkothon.jpg

"CELA N'A PAS ÉTÉ AISÉ DE RASSEMBLER CETTE SOMME"

"Comme tous les Français, nous avons appris vos déboires financiers suite à l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, sur décision du Conseil constitutionnel (pourtant essentiellement composé de membres nommés par la droite...), débute la lettre, intitulée "solidarité républicaine". Profondément républicains et soucieux du fonctionnement démocratique de notre pays, les adhérents de la section communiste d'Oullins ont pris la décision de participer au redressement de votre parti. C'est pourquoi vous trouverez ci-joint un chèque d'un euro qui, nous l'espérons, vous aidera à remonter cette pente savonnée par le Conseil constitutionnel."

 Evidemment, le PCF rappelle, avec ironie, leurs différends politiques. "Cela n'a pas été aisé de rassembler cette somme, les militants communistes ne faisant pas partie de ceux qui ont profité de la crise ; aucun de nous n'exerçant dans les milieux de la finance, du CAC 40 ou des produits de luxe."

"Prenez bien soin de cet euro et faites-en bon usage, recommandent les communistes aux militants de l'UMP. Et n'oubliez pas que ce qui fait la force de notre pays, c'est son système de solidarité... dont vous avez ici un échantillon."

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 08:59

Nous sommes médiatiquement sommés de nous comparer aux autres. Dès qu’il se passe quelque chose dans l’hexagone nous sommes vivement invités à aller voir comment nos voisins font face au même problème. Les statistiques sont mobilisées et les différences constatées immédiatement pointées du doigt comme variables explicatives que nous serions appelés à combler. On passe ainsi aisément de l’observation à la préconisation sans s’interroger sur ce qui fonde et explique la différence qui a souvent sa raison d’être.

On conviendra que l’observation d’autres sociétés peut être d’une grande richesse et nous apprendre beaucoup sur nous- mêmes. Elle peut même être menée avec beaucoup de finesse, d’humour, et permettre de se jouer de la censure comme le fit Montesquieu avec tout son talent dans ses fameuses Lettres persanes. C’est là l’une des grandes richesses de l’anthropologie et des sciences sociales à laquelle aucun chercheur ne saurait renoncer. À condition d’être mené sérieusement, notamment en sachant comment sont construites les catégories que l’on compare et de ne pas partir de l’a priori que ce qui vient d’ailleurs est forcément emprunt d’une rationalité supérieure devant laquelle il conviendrait de s’incliner.

Ceci doit être fortement rappelé dans le cadre européen où la façon dont on se situe par rapport à la moyenne vaut argument d’autorité et sert à pointer du doigt tout écart à la norme. L’implicite étant qu’à terme, on doit tous être pareils. D’où cet acharnement à vouloir « harmoniser » à marche forcée.

Les Allemands boivent plus de bière, les Anglais plus de thé et nous plus de vin. Et alors ! Cette comparaison ne vaut pas hiérarchie. Elle dit simplement que l’Allemagne, la Grande- Bretagne et la France sont bien trois pays différents qui se sont historiquement constitués de façon singulière. Elle ne signifie pas qu’il faudrait absorber un cocktail qui serait composé de ces trois boissons. Ainsi en va-t-il des retraites, de la fiscalité et de bien d’autres domaines de la vie sociale. Assises sur de nombreux clichés les comparaisons internationales sont bien souvent trompeuses.

Ces comparaisons qui nous assaillent deviennent des éléments du débat politique qu’elles contribuent à polluer aussi sûrement que les sondages le font depuis des années. Pourquoi en est-il ainsi ? Principalement parce qu’ils reposent sur des malentendus, des faux-sens et sur une ignorance de ce dont on parle. Prenons quelques exemples qui illustreront notre propos.

Il est de bon ton par exemple de gloser sur la faiblesse des syndicats en France, et donc sur leur manque de représentativité et en conséquence sur leur légitimité. Le dialogue social n’aurait donc plus d’importance et la consultation des directions syndicales deviendrait au fil du temps un vestige de pratiques anciennes qui auraient un fumet de désuet. Dans la foulée, il conviendrait de s’interroger sur la nécessité des aides publiques à l’expression de la vie syndicale. À grand renfort de cette thèse, on vantera pour l’opposer l’excellence des rapports sociaux chez nos voisins – notamment l’Allemagne - et la forte influence de leurs syndicats. On louera leur responsabilité, leur représentativité, la qualité de leur gestion et leur aptitude au dialogue social. On déplorera qu’il n’en soit pas ainsi chez nous et l’on alimentera l’idée dans l’opinion publique que nos syndicats ne sont pas entrés dans la modernité et restent travaillés par de vieilles idées aujourd’hui dépassées. Tout cela repose sur un contresens volontairement entretenu qui consiste à comparer des choses qui ne peuvent l’être terme à terme. Il est en effet normal que les syndicats allemands rassemblent des millions de travailleurs dès lors que l’accès à des services mutualistes (santé…) se fait à travers eux et qu’ils en sont les principaux gestionnaires. Si en France l’adhésion à la MGEN (mutuelle de santé des enseignants) se faisait à travers la FSU ou le SGEN, on verrait les effectifs de ces syndicats enseignants multiplier par dix. Bref, la comparaison sert à dévaloriser la situation nationale, nous présenter comme ringard et à justifier la perte de vigueur du dialogue social. Il serait plus correct d’en tirer de conclusions sur les différences de traditions des deux pays, leurs trajectoires singulières, les originalités de leurs mouvements ouvriers.

La question des dépenses publiques fait partie de la boîte à outils de la comparaison. Il est suggéré que plus son taux est élevé, plus l’état serait dépensier, inefficace et devrait donc procéder à des coupes sombres dans ses dépenses. L’imprécision entretenue dans le vocabulaire est source de confusion. Le montant des prélèvements obligatoires est pointé comme excessif et largement supérieur à la moyenne européenne. Mais on se garde bien de dire ce que désigne cette expression qu’on assimile à tort aux dépenses de l’état alors qu’un tiers environ de celles-ci relève vraiment de ces prélèvements. Le reste, soit près des deux tiers ne traduit qu’un important niveau de redistribution organisé et mis en œuvre par l’état. Ce qui est prélevé est immédiatement redistribué (santé, retraites, minima sociaux, aide aux familles, chômage, etc.) et sert à asseoir le haut et confortable niveau de protection sociale que beaucoup nous envient. Quant au montant de la dépense publique, il dépend des choix politiques qui ont été exprimés quant au périmètre de ce que l’état se devait de prendre en charge à travers des mécanismes collectifs et traduit l’endroit où l’on a voulu poser le curseur entre le public et le privé. Comparer cette place entre les pays et stigmatiser un dépassement par rapport à une norme revient à dire implicitement que la souveraineté populaire n’a pas à en décider. On comprend bien que derrière ces comparaisons deux objectifs sont visés : stigmatiser le caractère dépensier de l’état et contester au peuple le droit de décider de son niveau de protection sociale.

Depuis le Traité de Maastricht, le critère de l’endettement est apparu comme élément majeur de la comparaison. N’est retenu que le montant de la dette rapporté au PIB du pays considéré. On commet ainsi deux erreurs qu’un étudiant débutant pourrait déceler. On compare deux grandeurs non-homogènes, l’une un stock – la dette –, l’autre un flux – le PIB, et on rapporte un stock à un flux, ce qui d’un point de vue économique n’a aucun sens. L’autre travers consiste à caractériser une dette que par l’une de ses caractéristiques – son montant total - alors qu’elle en comporte au moins trois autres : son exigibilité, sa charge de remboursement et la nature du prêteur. Le tour de passe-passe étant ainsi mis en place, il devient aisé d’aseptiser le débat sur la dette en s’évitant de poser des questions dérangeantes. Reprenons ces différents points.

Quand un banquier prête de l’argent à un particulier pour acquérir un logement, il vérifie que la charge de remboursement que l’emprunteur devra acquitter tous les mois ne dépasse pas une certaine fraction de son revenu. Peu importe que le montant prêté représente cinq ou dix fois son revenu annuel, car l’emprunteur remboursera en 15 ou 25 ans. Le prêteur compare bien un flux – la charge de remboursement – à un autre flux – le revenu. Ce qui importe au prêteur c’est de s’assurer que le remboursement qui sera étalé dans le temps pourra bien s’effectuer mois après mois. Transposé en termes macro-économiques, cela signifie que le critère qui fait du sens c’est le rapport entre le service de la dette (ce qui doit être remboursé dans l’année) et le budget de l’état. Le service de la dette étant fixé, c’est le budget de l’état qui représente la variable malléable. Ce qui conduit à interroger la politique fiscale. Des réductions d’impôts non seulement n’aideront pas à rembourser la dette, mais obligeront à d’autres emprunts qui feront exploser la dette. Rapporter le montant de la dette au PIB permet d’éviter de poser la question de la politique fiscale et donc de leur comparaison entre les différents pays.

Exprimer une dette par son seul montant, c’est opérer un biais réducteur qui occulte les autres dimensions. Il n’est jamais indifférent de savoir qui est le prêteur. Par exemple recours à l’épargne nationale ou à la finance internationale ? Un seul prêteur, voire un consortium de banques ou bien une épargne collectée auprès d’un large public ? Les conséquences n’en seront pas les mêmes. Alors que l’Union européenne proclame qu’au-delà d’un endettement de 90 % de son PIB un pays rentre dans une zone dangereuse, personne ne s’inquiète de l’endettement du Japon qui caresse les 200 %. Aucune agence de notation ne s’en préoccupe. En effet, l’essentiel de sa dette provient de l’épargne nationale. La finance internationale n’étant pas engagée elle ne note pas. Le Trésor est confronté à une multitude de prêteurs dont aucun ne possède à lui seul une capacité de pression. Il y a donc une diversité de postures face à la dette publique et ne retenir qu’un critère, au demeurant peu significatif, et s’en servir comme norme à laquelle on est prié d’adhérer relève de l’embrouille qui doit être dénoncée.

Et que dire de l’endettement international de pays qui ne possèdent pas de monnaie de réserve, en général les pays du Sud. Ils doivent rembourser dans la devise dans laquelle le prêt a été consenti, ce qui suppose de leur part de se mettre à travailler pour l’exportation et satisfaire les besoins erratiques de l’économie mondiale.

Observer les autres c’est contribuer à se comprendre soi- même. C’est donc utile de se comparer. À la condition d’être certain que le terme de la comparaison soit pertinent. Et ce serait se déprécier s’il fallait tenir la rationalité extérieure comme d’essence supérieure devant laquelle il conviendrait de s’incliner.

Michel Rogalski

Recherches Internationales
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Published by Solidaire - dans En France
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