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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 10:34

 

Bataille exemplaire que celle menée par les ex-Conti en Picardie !

Avec les GoodYear, ils sont à la pointe du combat contre les logiques financières qui transforment les travailleurs en pièces jetables.

Après la victoire dans l'Eure des es-M-real et la relance sous flambeau thaïlandais, de la papeterie d'Alizay, cette victoire démontre que c'est l'acharnement et la mobilisation solidaire des travailleurs qui peut faire reculer le patronat !

Il aura fallu 3 ans aux papetiers d'Alizay pour sauver leur entreprise et leurs emplois et 4 ans aux ex-Conti pour obtenir cette première victoire ! Combien de temps faudrait-il au patronat et au gouvernement pour reculer sur d'autres dossiers, comme les retraites, si on s'y mettait tous ?

Solidaire


Continental Clairoix : la criminalité financière enfin condamnée - Communiqué de Pierre Laurent (PCF)

"Je tiens à saluer la belle victoire des salariés de Conti contre la firme allemande multimilliardaire de pneumatiques.

Depuis 2009 et l'annonce de la fermeture de leur usine les ouvriers de Clairoix se sont battus comme des lions contre la puissance financière de Continental qui, prétextant la crise, rayait de la carte une usine rentable et 700 emplois.

Leur lutte tenace a permis, ce matin avec le jugement important du tribunal de prudhommes de Compiègne, de condamner la criminalité financière des actionnaires qui invoquaient des licenciements économiques quand la valeur de leurs actions doublaient en 2012 et que le chiffre d'affaire progressait de 17%. Ce délit financier, les ouvriers de Clairoix, même si la justice leur donne raison aujourd'hui, l'ont payé durement, depuis 4 ans.

De nombreux drames humains, liés à la fermeture de l'entreprise et des licenciements, ont marqué la vie des Conti et détruit pour certains leur santé et leur famille.

Le vote d'une loi « interdisant les licenciements boursiers » est plus qu'urgent pour défendre notre industrie, ses emplois et prévenir de tels drames sociaux.

C'est le sens du combat des parlementaires communistes et du Front de gauche pour le vote d'une loi garantissant des droits nouveaux aux salariés dans les entreprises et les groupes face aux actionnaires.

Ce jugement favorable à la lutte des Conti a une portée nationale et européenne. Il va donner encore plus de force aux luttes pour l'emploi , Arkéma, Sanofi, Arcelor, Fralib, Doux dans la perspective de la journée d'action du 10 septembre."

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 09:17

Un appel national de socialistes pour les retraites vient d’être rendu public à la veille de l'université d'été du PS à La Rochelle - http://www.socialistes-pour-les-retraites.fr/

Retraite : Des responsables, des élus et des militants socialistes haussent le ton contre le gouvernement
C'est un véritable camouflet pour le gouvernement de Jean Marc Ayrault et pour Solférino. Les ministres "socialistes" se retrouvent contestés par la base.
Cet appel est né dans la fédération socialiste des Pyrénées-Atlantiques après l’adoption par son bureau fédéral d’une résolution qui refusait toute baisse des pensions. « Contre tout nouveau recul », plus de 1200 élus, responsables et militants socialistes appellent à la vigilance au sein du Parti socialiste.
Les arguments du gouvernement justifiant cette nouvelle réforme sont descendus en flèche par cette appel
- "L’espérance de vie augmente… donc nous devrions travailler plus longtemps ? Faux : chaque actif produit aujourd’hui 5 fois plus qu’en 1949. En dépit de toutes les exigences de la Commission européenne, rien n’oblige à reculer l’âge de départ, rien n’oblige à augmenter les annuités, rien n’oblige à baisser le niveau des pensions."
- "l’espérance de vie ne s’allonge pas autant qu’annoncé et l’espérance de vie en bonne santé, autour de 62 ans selon l’INSEE, se réduit depuis 2008"
- "la natalité de notre pays connaît un « boom » depuis 2000, avec 850 000 naissances par an, le double de ce qui était prévu. Il y aura assez de jeunes pour cotiser pour les retraites… si on crée de l’emploi !"
L'argent au service de la spéculation et non au service des retraites, ces socialistes dénoncent les fausses pistes du gouvernement :
"En 1982, les dividendes percevaient 3,2 % du produit intérieur brut. En 2011, ils se partageaient 9,3 % du PIB. C’est 180 milliards d’euros par an, versés aux actionnaires, après que les entreprises ont effectué leurs investissements productifs. 180 milliards dont la plus grande partie ira gonfler de nouvelles bulles spéculatives plutôt que de financer nos retraites et augmenter les salaires."
Les objectifs réels démasqués :
"La vraie raison n’est pas de sauver le système par répartition mais, au contraire, d’obliger ceux qui peuvent, à souscrire à des assurances privées."
Cet appel montre la profonde division qu'il y a au PS, division entre les ministres (au service des banquiers) et la base, plus en phase avec la réalité du terrain et de la France. Une bonne nouvelle pour le 10 septembre !
Ci dessous l'appel :
Retraite : Des responsables, des élus et des militants socialistes haussent le ton contre le gouvernement 
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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 08:53

Alors que la crise frappe de plein fouet les couches populaires et les classes moyennes, en France, les grosses fortunes ont augmenté leur richesse de 25% en un an à peine.

Avec une production annuelle supérieure à 1900 milliards d’euros, la France, cinquième puissance mondiale, n’a jamais été aussi riche de son histoire.

Pourtant, depuis 1945, le pays n’a jamais compté autant de démunis avec plus de 8,6 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 14% de la population. Un rapport gouvernemental dresse ce constat alarmant et reconnait « la massification d’une précarité qui touche des ménages auparavant protégés[1] ».

Les enfants et les jeunes en général sont les premières victimes de la pauvreté.  « De plus en plus de jeunes adultes et d’enfants ne connaissent que la pauvreté comme condition d’avenir », admet le gouvernement français de François Hollande. En effet, deux nouveaux pauvres sur trois, c’est-à-dire 65%, sont des enfants de moins de 18 ans. La pauvreté des mineurs atteint 19,6%. Au total, 2,7 millions d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté. De plus, 21,9% des 18-24 ans, soit plus d’un million de jeunes, vivent dans le dénuement. La situation est encore plus dramatique au sein des zones urbaines sensibles (ZUS) où 49% des enfants et 42,5% des 18-24 ans vivent au sein d’un ménage pauvre[2].

Par ailleurs, 12% des jeunes ne disposent pas d’un diplôme et chaque année, plus de 130 000 sortent du système scolaire sans aucune qualification. Plus de 10% des jeunes âgés de 17 ans présentent des difficultés de lecture[3].
Les femmes âgées de plus de 75 ans sont également les plus vulnérables au dénuement matériel. En effet, 14,1% d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le gouvernement reconnait que « la situation des femmes de plus de 75 ans s’[est] significativement détériorée[4] ».
Il en est de même pour les familles monoparentales, au sein desquelles le chef de famille est majoritairement une femme. Près de 32,2% d’entre elles sont confrontés à la pauvreté, soit un total de plus de 1,8 millions de personnes[5].
Posséder un emploi ne constitue pas un rempart contre la pauvreté.
Ainsi, près d’1,5 million d’actifs, soit 6,2% des travailleurs, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Plusieurs facteurs, tels que la précarité de l’emploi, la faiblesse du temps de travail, le niveau des salaires, expliquent cette situation[6].
Chez les immigrés en situation régulière, le taux de pauvreté dépasse les 40%. Le rapport note que « les personnes immigrées restent les plus exposées au risque de pauvreté monétaire[7] ».
A la pauvreté s’ajoute l’extrême pauvreté (moins de 40% du niveau de vie médian de 1605 euros) qui frappe 2,1 millions de personnes, soit 3,5% de la population française. Les autorités reconnaissent que « les situations d’extrême pauvreté s’étendent depuis plusieurs années ». « La hausse du taux de pauvreté à 40 % […] témoigne également d’une détérioration de la situation des plus pauvres», selon le rapport[8].
A la pauvreté monétaire et à l’extrême pauvreté s’ajoute la pauvreté en conditions de vie. Près de 12,6% des Français n’ont pas accès « aux principaux droits fondamentaux, comme l’accès à un logement, au système de santé, au système bancaire, au système éducatif ou à la formation ». Ainsi, 3,5 millions de personnes déclarent souffrir du froid dans leur logement, faute de pouvoir payer leur facture énergétique, et « 15% de la population métropolitaine déclare avoir renoncé à certains soins pour des raisons financières ».
La fondation Abbé Pierre note qu’il existe 3,65 millions de personnes mal logées en France[9]. Ainsi, au total, 26,6% de la population française souffre de pauvreté monétaire ou de pauvreté en conditions de vie[10].
En guise de conclusion, le rapport gouvernemental note avec sobriété que « seules les catégories les plus aisées échappent à la stagnation ou à la baisse du niveau de vie ». Il ne s’étendra pas sur le sujet et il y a une raison à cela[11].
Les riches sont de plus en plus riches
Si la grande majorité des Français souffrent de la crise économique, les catégories les plus aisées n’ont jamais été aussi riches.
En effet, les 500 premières fortunes de France ont vu leur richesse globale croitre de plus de 25% en un an. Celle-ci s’établit désormais à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée. Elle a même augmenté de 300% sur les dix dernières années et représente désormais plus de 15% du PIB national et 10% du patrimoine financier du pays. Ainsi, 0,000001% de la population possède 10% de la richesse nationale, autrement dit, 1/10e de la richesse se trouve entre les mains d’1/100 000e de la population[12].
Cette oligarchie financière compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l’année précédente. Le plus pauvre de 445 millionnaires dispose de 64 millions d’euros de patrimoine. Le top 10 du classement a vu sa richesse augmenter de 30 milliards d’euros en à peine un an pour atteindre 135 milliards d’euros. Bernard Arnault, PDG de LVMH, dispose d’une fortune de 24,3 milliards d’euros, en hausse de 3,1 milliards par rapport à l’année précédente. Liliane Bettencourt, héritière de l’Oréal, présente un patrimoine de 23,2 milliards, en augmentation de 7,9 milliards. Gérard Milliez du groupe Auchan avec 19 milliards, Bertrand Puech d’Hermès avec 17,4 milliards, le marchand d’armes Serge Dassault du groupe Marcel Dassault avec 12,8 milliards, François Pinault du groupe Kering avec 11 milliards, Vincent Bolloré du groupe Bolloré avec 8 milliards, Pierre Castel (bière) avec 7 milliards, Alain Wertheimer de Chanel avec 7 milliards et Xavier Niel de Free avec 5,9 milliards, complètent la liste[13].
Cette extrême concentration de richesse contraste avec l’explosion de la pauvreté et de l’extrême pauvreté en France et illustre la nécessité impérieuse d’une répartition juste et équitable des richesses. Une telle puissance financière entre les mains d’une infime minorité d’opulents lui octroie une influence considérable sur les décisions politiques prises par les gouvernants et un pouvoir démesuré sur les destinées de la nation. Dès 1789, Maximilien Robespierre avait mis en garde contre les dangers que représentait l’oligarchie pour la démocratie et dénonçait « le joug de l’aristocratie des riches, la plus insupportable de toutes » : « Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ». Il serait peut-être temps de méditer ces propos…
Salim Lamrani
Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

[1] Ministère des Affaires sociales et de la Santé, « Rapport du gouvernement sur la pauvreté en France », République française, décembre 2012. https://www.onpes.gouv.fr/IMG/pdf/rapport-pauvrete_gouvernement-decembre2012.pdf (site consulté le 19 juillet 2013).
[2] Ibid.
[3] Ibid.
[4] Ibid.
[5] Ibid.
[6] Ibid.
[7] Ibid.
[8] Ibid.
[9] Fondation Abbé Pierre, « Les chiffres du mal-logement en 2013 », 2013. http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml-18-chiffres.pdf (site consulté le 19 juillet 2013).
[10] Ministère des Affaires sociales et de la Santé, « Rapport du gouvernement sur la pauvreté en France », op. cit.
[11] Ibid.
[12] Eric Treguier, « Niel débarque dans le top 10 des plus grandes fortunes aux côtés de Arnauld et Bettencourt », Challenges, 11 juillet 2013.
[13] Ibid.
 
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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 09:14

La nouvelle est passée relativement inaperçue dans les médias français, elle est pourtant éclairante : l’État allemand tire des profits financiers substantiels des malheurs des autres pays de la zone euro.

D'après les chiffres publiés par le Ministère des Finances allemand, la crise de la zone euro aura des effets budgétaires plus que positifs pour l'Allemagne : une économie de 41 milliards d'euros dans le paiement des intérêts de la dette, entre 2010 et 2014.

Dans le même temps, selon ce que prétend le Ministère, la crise de la zone euro aurait coûté à l'Allemagne un peu moins de 600 millions d'euros.

La raison de ces gains est simple. Avec la perte de confiance des investisseurs dans les pays de la zone euro touchés par la crise, ces derniers préfèrent s'orienter vers des « valeurs refuges », même beaucoup moins rémunératrices.

Depuis 2000, les taux d'intérêts sur les obligations allemandes ont chuté de 1%, avec un taux à la moitié de l'année 2013 de 1,8% contre 4,4% pour les obligations espagnoles, et 10,1% pour celles grecques.

En 2012, l'Allemagne avait même réussi à emprunter à taux négatif sur des emprunts de courte durée. Une situation paradoxale qui permettait à l'Allemagne de gagner de l'argent sur les prêts qu'elle sollicitait.

Le symbole est fort, il est une preuve éclatante de la domination du capital financier sur l'Union européenne actuelle, avec le rôle que joue l'Euro dans cette hégémonie, cassant les appareils productifs des pays voisins (surtout du Sud) et compressant le « coût du travail », c'est-à-dire les salaires et les droits sociaux, au Nord et surtout en Allemagne.

Des chiffres se passent de commentaires.

L'Allemagne est le seul pays à avoir connu un excédent budgétaire en 2012 : 4 milliards d'euros en 2012, soit 0,2% du PIB. A titre de comparaison, le déficit public s'élève à 4,8% du PIB en France, 10% en Grèce et en Espagne.

Ensuite, l'Allemagne est le seul pays à enregistrer des records d'excédents commerciaux : 188 milliards d'euros en 2012, le deuxième chiffre le plus élevé … depuis 1950.

L'Allemagne a même dépassé pour la première fois en 2011 la barre des 1 000 milliards d'exportations, avec une hausse de 3,7% de leur montant par rapport à l'année précédente.

Il ne convient pourtant pas, comme certains populistes, d'opposer l'Allemagne comme un bloc aux nouvelles « nations prolétaires » du Sud de l'Europe mais bien d'identifier les fractures dans chacun des pays.

En Allemagne, plusieurs millions de travailleurs subissent des formes extrêmes de précarité, celles instituées par les lois « Hartz IV », avec son cortège de « mini-jobs » et autres « jobs à 1 euro », qui ne permettent pas de vivre avec moins de 400 € par mois et maintiennent dans l'indignité sociale.

De quoi rappeler que si la crise profite au capital et à l’État allemand qui le sert, elle n'est certainement pas à l'avantage des travailleurs allemands qui en payent la facture !

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 09:44

A entendre nos médias, la réforme des retraites est morte. Faux !

On chercherait à endormir les salariés que l'on ne s'y prendrait pas autrement ! A entendre plusieurs journalistes, le gouvernement aurait finalement abandonné l'idée d'une grande réforme des retraites pour de simples petites mesures, sans conséquence, et qui feraient presque consensus si on les écoutait.

Sauf que le gouvernement entend bien appliquer des mesures qui vont modifier le système actuel de retraites, une modification qui va dans le même sens que les réformes précédentes, notamment celles de Sarkozy et Fillon que le PS avait pourtant ouvertement combattu à l'époque !

S'agissait-il d'une double discours ou s'agit-il aujourd'hui d'une nouvelle lâcheté à s'opposer au monde de la finance ?

En tout état de cause, le gouvernement socialiste-écologiste annonce un nouvel allongement de la durée de cotisation à 43 ans ! Il s'agit là d'un nouveau recul social qui va entrainer, soit un départ en retraite à plus de 67 ans pour tous les jeunes salariés diplômés, soit une baisse généralisée des pensions versées aux futurs retraités qui désireront partir avant d'avoir 43 années de cotisations ! En même temps, c'est un non-sens économique qui privera des dizaines de milliers de jeunes d'emplois en prologeant l'activité professionnelle de salariés âgés.

Le PS et ses alliés radicaux et écologistes rajoutent une pelletée de terre sur la tombe de la retraite à 60 ans.

parallèlement, une "légère" hausse des cotisations vieillesse est annoncée. Sauf que 0,3 % de plus, pour un salarié payé au SMIC, c'est déjà 4,5 euros par mois ! Et, évidemment plus pour celui qui gagne plus que le SMIC !

C'est autant d'argent en moins après les hausses des loyers, de l'énergie, du carburant et, en janvier, de la TVA, et ensuite, ce sera l'arrivée d'une nouvelle taxe carbone qui va pénaliser plus lourdement ceux qui ne peuvent investir dans une isolation de qualité ou dans une voiture neuve !

A chaque fois, c'est vers le monde salarié que se tourne les gouvernements ! Jamais vers le monde du Capital, spéculateurs et grosses fortunes !

Pire ! Le gouvernement Hollande - Ayrault, après avoir offert 20 milliards de cadeaux fiscaux aux entreprises (les grosses en priorité) en septembre dernier, parle déjà de transférer une partie des cotisations familiales et maladies "vers d'autres sources de financement" !

En clair, on va encore alléger la contribution patronale aux efforts de la société en faveur de la famille et de la santé de la population !

Et qui va payer ? Devinez !

Les médias parlent déjà de hausses de la CSG, qui touche directement les salariés, ou de la TVA, qui touche indistinctement tous les consommateurs, donc qui fait payer de la mêm façon, le riche et le pauvre !

Décidément, cette majorité socialiste n'a plus de gauche que le nom ! Sa politique est désormais clairement dans le camp du capital, celui de la droite !

Ils en sont à un point de schizophrénie politique qui les mène à se féliciter de la hausse du chômage !

Dans un communiqué daté d'hier, le secrétaire national socialiste au travail et à l'emploi, Jean-Marc Germain s'émerveille devant "l'inflexion de la courbe du chômage" en juillet en se félicitant de l'arrivée de "seulement" de 7 100 chômeurs supplémentaires par mois depuis mois soit, selon lui, "quatre fois et demi moins qu'en début d'année" !

Contrairement aux messages trompeurs des journalistes, notamment le "spécialiste" autoproclamé de l'éco sur BFM, il y a encore de bonnes raisons de manifester contre cette réforme des retraites le 10 septembre, à l'appel des syndicats qui n'ont pas baissé leur froc devant le MEDEF et le gouvernement.

Les communistes, avec leurs partenaires du Front de gauche, seront là pour exiger de revenir sur les réformes des retraites successives afin de revenir à une retraite à 60 ans, à taux plein, et pour 37,5 années de cotisation.

Beaucoup de militants socialistes et d'élus dénoncent également cette réforme. De quoi constituer un front uni face au gouvernement et pour les élections à venir.

Une majorité de français avait espéré un changement en votant Hollande et PS en 2012.

Il y a toujours en France une gauche politique qui ne renonce pas au progrès social et à affronter  le capital et la finance. C'est ce que nous porterons comme message le 10 septembre et lors des prochaines élections de 2014, afin de rassembler ceux qui, à l'échelon communal comme européen, ont choisi de s'opposer au libéralisme.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 09:35

Un peu de poésie.

Solidaire


Pourquoi j’essaie d’être communiste ?

Parce que l’on ne perd rien à essayer
Parce que ce n’est plus branché
Parce que l’avenir n’a pas la mémoire courte
Parce que l’archaïsme d’aujourd’hui est la mode de demain
Parce que Mmes Parisot et Merkel ne le sont pas
Parce que Alberti, Neruda, Nienmeyer, Picasso, Enrique, l’ont été
Parce que "cela n’empêche pas Nicolas que la commune n’est pas morte"
Parce qu’ils sont de moins en moins
Parce que les anticommunistes les haïssent
Parce que les profits capitalistes sont de plus en plus
Parce que ils n’ont globalement pas renoncé à la lutte des classes
Parce que lorsque j’entends Vals j’ai mal à Jaurès
Parce que le stalinisme n’invalide pas la beauté du geste
Parce que les staliniens ont tué beaucoup de communistes
Parce que les communistes ont engagé leur autocritique
Parce qu’ils la poursuivent sur l’ enfantement de l’horreur
Parce que pendant un siècle ils ont empêché la bourgeoisie de dormir
Parce que lorsqu’ils sont faibles les marchés dansent
Parce qu’ils se sont souvent trompés
Parce qu’ils ont toujours eu les mêmes en face
Parce qu’ils s’obstinent à contre-marées
Parce que "L’Humanité" n’a pas effacé la classe ouvrière
Parce que j’aime les étoiles lorsqu’on les nomme
Parce qu’à table un petit rouge ne me suffit pas
Parce que des millions "d’ ex" ont voulu l’être
Parce qu’ils sont pour la socialisation des secteurs clés de l’économie
Parce qu’ils ne prônent pas la nationalisation des serrures
Parce que je crois que le Che, un homme nouveau, a existé
Parce qu’il nous a placé la barre et les clous très hauts
Parce que la "non intervention" fut une coalition anti-rouges
Parce que le maire socialo de mon bled appela les CRS contre les prolos
Parce qu’il est difficile de devenir ministre et de rester communiste
Parce que le parti rackette ses élus
Parce que l’"Armée rouge" n’eut que vingt millions de morts
Parce que les Américains débarquèrent pour nous libérer des communistes
Parce qu’il y a beaucoup d’odeurs et de bruits à la fête de "L’Huma"
Parce que je veux vivre d’autres temps
Parce que je veux respirer l’odeur des bleus de travail
Parce que celle des promoteurs de l’anticommuniste sent le CAC40
Parce qu’heureux qui communiste a lutté toute une vie
Parce que la feuille de coca est sacrée
Et la Palestine massacrée.

Jean Ortiz

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 10:11

Titre un peu violent pour une situation qui risque à tout moment de dégénérer pour le plus grand malheur de ceux que l'on affirme publiquement vouloir secourir : les civils syriens.

Les informations semblent confirmer l'inimaginable : des armes chimiques ont bien été utilisées en Syrie, dans la banlieue sud de Damas.

D'office, tout ce que la planète compte d'alliés de la première erreur de l'opposition armée au gouvernement syrien s'est mis à accuser l'armée syrienne et le gouvernement de Bachar El Assad.

Des preuves ? Pour l'instant aucunes !

Les documents et témoignages diffusés dans les médias ont tous la même source : l'opposition au régime syrien.

Construire un dossier d'accusation sur la seule foi d'un camps est loin d'être source de vérité et de justice.

Et si c'étaient des éléments de l'opposition qui s'étaient servi de gaz de combats ? La question n'est pas stupide, certains groupes islamistes revendiquaient détenir des stocks de gaz de combats par vidéo le 10 juin dernier.

Une attaque au gaz contraire aux intérêts du gouvernement syrien

D'autre part, si des victimes semblent avoir effectivement été victimes de ces gaz, selon Médecins Sans Frontières, les documents vidéos, les conditions matérielles et météorologiques, le contexte et les victimes dans les deux camps indiquent plutôt une provocation reprise ensuite pour la propagande en faveur des "rebelles".

D'une part, comme nous le disions dans un précédent article, les vidéos sont douteuses : des secouristes qui se protègent avec de simples mouchoirs alors que les gaz de combat pénètrent aussi par la peau ; des images ne montrant quasiment que des enfants pleurants ; des masques à oxygène pour soigner les blessés ; ... on est loin des conséquences d'une réelle attaque au gaz et des symptômes effroyables de ces produits sur la peau, les nerfs, les poumos, les yeux !

Ces vidéos sentent la propagande à plein nez ! D'autant que ceux qui filment ne semblent pas incommodés !...

Les conditions matérielles et météorologiques sont aussi douteuses, car le bombardement se passe à quelques dizaines de kilomètres de Damas, un jour de vent, c'est-à-dire dans des conditions qui risqueraient d'entrainer des dispersions dangereuses en direction du centre névralgique du pouvoir en place ! Quitte à balancer du gaz, pourquoi le faire si près de son propre camp ?

Le contexte éest également défavorable à une utilisation de gaz par l'armée syrienne, avec une opposition armée en difficultés sur de nombreux fronts depuis la chute de Homs et de Qusseir. C'est notamment le cas sur les fronts autour de Damas, dans la Ghouta, où les rebelles ont du mal à recevoir de l'approvisionnement et où l'armée venait de lancer une grande attaque ! Pourquoi utiliser les gaz maintenant alors que le régime syrien a repris l'avantage sur le terrain ?

D'autre part, la présence à Damas de la commission d'enquête de l'ONU, venue étudier les précédentes accusations d'utilisation de gaz de combat, aurait dû pousser l'armée syrienne à ne pas utiliser de gaz en leur présence, s'ils en avaient eu un moment l'intention ! C'est comme commettre un délit devant la police quand on est suspecté dans d'autres affaires ! Stupide, non ?

Enfin, du côté des victimes, même si l'armée ne s'en vante pas, certaines d'entre elles viennent de ses rangs. On peut toujours accuser l'armée d'avoir elle-même gazé ses troupes, mais là, ça tourne au complotisme le plus échevelé !...

Bref ! La situation n'est pas claire et des éléments extrémistes de l'opposition, qui disposent de stocks de gaz, auraient eu finalement beaucoup d'intérêts à balancer des gaz sur des populations civiles qui ne leur sont pas forcément favorables, histoire de donner un argument à leurs "alliés" étrangers, en mal de motifs pour intervenir eux-mêmes en Syrie.

Un nouvel Iraq, une nouvelle Libye

C'est sur l'emballement de certains gouvernements que pèsent les plus lourds soupçons !

Gaz ou pas gaz, personne n'est encore capable de dire d'où vient l'attaque !

Pourtant, il n'aura pas fallu longtemps pour que certains gouvernements s'emballent, accusent Damas et menacent d'intervenir directement contre le gouvernement syrien. Sans preuves, donc.

Comme par hasard, tous ces gouvernements sont ceux qui financent et arment publiquement les rebelles syriens, notamment les bataillons islamistes étrangers : Qatar, Arabie Saoudite et Turquie.

A leur côté, on trouve des gouvernements occidentaux qui, depuis 2011 et quelle que soit la dérive et la radicalisation subie par la rébellion, continuent de vouloir renverser le régime de Bachar El Assad, France et Grande-Bretagne en tête.

C'est avec effarement que l'on entend désormais le ministre des Affaires étranges de notre pays, Laurent Fabius, défendre des positions intenables pour une intervention militaire sans l'accord de l'ONU et sans accord de la communauté internationale ! On est loin d'un Villepin tenant tête à Colin Powell et aux Etats-Unis à la veille de la guerre du Golfe !

Celui qui risque d'entraîner notre pays dans une aventure militaire sans avenir, coûteuse et dangereuse pour tout le Moyen-Orient, se rend-t-il compte des dangers qu'il fait courir pour les civils syriens ou couvre-t-il des intérêts qui ne sont pas ceux des syriens ni ceux des français ?

Parmi les interventionnistes, certains parlent d'interventions qui ne renverserait pas le gouvernement syrien actuel : des bombardements ciblés pour affaiblir l'ramée syrienne, donc ? On va nous vendre le monstrueux mensonge des "frappes chirurgicales" dont on sait ce qu'elles ont coûtés en vie en Iraq !

Quand bien même cette intervention viserait à faire tomber le régime syrien, combien de morts civils cela entrainerait-il ? Quel pouvoir serait mis en place en Syrie ? Organiserait-on des "élections libres" auxquels ne pourraient pas participer les partisans d'Assad (Comme ça, sûr qu'ils seront "minoritaires" !) mais dont les islamistes les plus radicaux pourraient être les grands vainqueurs ?

Les expériences irakiennes et libyennes sont pourtant là pour nous montrer qu'il n'y a pas de solutions favorables aux peuples de ces régions passant par la guerre : Irak et Libye, deux puissances économiques de la Région, laïques et développées économiquement, sont désormais des pays en ruine, livrées au gangstérisme et au terrorisme. De démocratie, il n'en est plus question !

Et que feront les soutiens internationaux au pouvoir syrie en cas d'intervention militaire occidentale ? C'est le cas de la Russie, de l'Iran et de la Chine, notamment. La Russie, présente en Syrie via le port de Tartous, a déjà décidé d'envoyer une partie de sa flotte de guerre et l'Iran a menacé explicitement de ripostes ! Même les irakiens, notamment les kurdes, sont en passe de basculer du côté d'Assad !...

Ni la Syrie, ni les peuples du Moyen-Orient n'ont à gagner d'une intervention occidentale, comme l'ont prouvé les exemples irakiens et libyens !

Le peuple français non plus ne sortira pas gagnant d'une intervention militaire qui coûtera des sommes astronomiques au budget de l'état et provoquera un renforcement de la haine inter-ethnique et de l'extrémisme religieux au Moyen-Orient.

Au lieu de jeter de l'huile sur le feu au Moyen-Orient, pour des intérêts qui sont loin d'être ceux des peuples concernés, le gouvernement français, Laurent Fabius en tête, devrait jouer l'apaisement et la justice, renoncer à soutenir des rebelles de plus en plus fanatiques et prôner de véritables négociations de paix qui permettent aux rebelles modérés comme au gouvernement actuel de trouver un accord permettant l'arrêt des hostilités et un renforcement démocratique du pays, en écartant les éléments salafistes qui aujourd'hui profitent du chaos syrien pour étendre leur noir projet.

La solution en Syrie ne passera pas par des bombes françaises mais par le peuple syrien lui-même, libéré des pressions et des intérêts étrangers.

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 10:48

Fausses évidences et nouveau recul social : voilà ce que nous promet le gouvernement socialiste-écologiste !

On a l'impression de revivre les débuts du mouvements social de 2009 contre la réforme des retraites menée par Sarkozy et Fillon. Entre deux, les têtes ont changé mais les solutions préconisées sont les mêmes !

En mai et juin 2012, lorsque les électeurs français ont choisi François Hollande et le Parti socialiste, ils ont voulu exprimer la volonté de rompre avec les années Sarkozy et la politique menée par l'UMP et ses alliés centristes. Toute la campagne du candidat Hollande s'est faite justement sur le slogan du "changement". Le candidat Hollande n'avait-il pas, d'ailleurs, dénoncé son adversaire, la finance, lors d'un discours devenu le pivot de sa campagne ?

Les communistes et leurs partenaires du Front de gauche ont mené campagne pour un autre candidat, Jean-Luc Mélenchon, en alertant les électeurs sur la faiblesse du programme socialiste et sur un discours double, dur pour la finance en France, beaucoup plus nuancé à l'étranger, notamment lors d'un passage à la City britannique où le candidat Hollande annonçait qu'il n'était pas "dangereux" ! Un aveu qui prend toute sa force aujourd'hui !

En 14 mois, le mirage s'est complètement évanoui. Derrière les masques de "changement", de rupture, apparait un gouvernement qui continue la politique de la droite, multipliant les cadeaux aux plus riches, les exonérations pour les grosses entreprises (20 milliards d'euros !), la politique guerrière à l'étranger (Mali, Syrie), la casse du Code du travail (Accord National Interprofessionnel) et, désormais, une attaque nouvelle contre le droit à la retraite.

Où sont les avancées sociales ? Doit-on mettre dans la colonne "progrès" le seul "mariage pour tous", qui, fianlement, ne va pas bouleverser le quotiden des travailleurs ?

Quelle misère !

Comme le rappelait un communiqué du PCF, il y a dix jours, les "fausses évidences de Michel Sapin" sur l'allongement de l'espérance de vie ne tiennent pas la route deux minutes quand on y réfléchit !

D'une part, parce que cette espérance de vie ne progresse que lentement et de manière très inégale selon les catégories sociales. Si l'on va par là, ce qu'il faut regarder, c'est l'espérance de vie en "bonne santé", c'est-à-dire sans gros handicap, et là, on se rend compte que cette espérance de vie n'est plus que de 62 ans et qu'elle ... régresse depuis 2008 !

D'autre part, parce que faire travailler plus longtemps les salariés âgés, on le dit à chaque réforme, c'est retirer du marché du travail des dizaines de milliers de postes qui échappent ainsi aux jeunes en recherche d'emplois !

Reculer l'âge de départ en retraite, c'est priver les salariés âgés d'une retraite bien méritée et mettre en difficulté les jeunes qui cherchent un emploi stable ! Où est l'intérêt ?

L'intérêt, c'est que, chômage des séniors aidant, les pensions de retraite des nouveaux retraités sont beaucoup moins élevées que ce qu'elles devraient être !

Par ailleurs, les annonces de hausse de la CSG constituent aussi une mauvaise annonce : la CSG va d'abord concerner les salariés qui seront donc, à nouveau, ceux à qui ont demande le plus gros effort pour financer les retraites !

Pendant ce temps là, la Bourse de Paris finissait vendredi une huitième semaine de hausse consécutive.

L'argent de la spéculation continue de croître. Le chômage, la baisse de production et l'annonce d'une recherche de nouveaux financements pour les retraites, tout cela n'inquiète absolument pas un monde de la finance qui se sait épargné, voire même qui profite de cette crise pour augmenter ses prélèvements de richesses sur la production nationale.

Pour le PCF et les communistes, il ne peut y avoir de réforme des retraites efficace et progressiste sans faire appel à la participation financière du Capital, de la spéculation, sans une politique volontaire de création d'emplois productifs et sans hausse des salaires. Trois canaux qui permettront d'augmenter fortement les financements des retraites sans pénaliser les travailleurs.

Plus de 2 000 militants et élus socialistes ont fait le choix, eux aussi, de s'opposer à ce projet de réforme.

Le mois de septembre sera à coup sûr le creuset d'un rassemblement de ceux qui ont porté, à gauche, la volonté d'une rupture avec les politiques de droite menées ces vingt dernières années.

Une majorité existe pour une politique de gauche progressiste, c'est ce qu'on voulu les français l'an dernier !

Alors, rassemblons-nous, déjà dans la rue le 10 septembre, mais ensuite politiquement, pour exprimer le rejet de ce nouveau projet de droite !

Se rassembler, c'est la finalité du Front de Gauche ! Nous serons porteurs d'un large rassemblement des militants du changement, dans le mouvement social et ensuite, aux élections municipales et européennes de 2014, avec ceux, au sein du peuple, qui veulent une véritable rupture, y compris au PS.

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 08:43

Nous reprenons ici une brève de l'agence russe RIA-Novosti qui s'appuie sur un article du journal britannique "The Times".

10 000 étrangers se battent dans les rangs islamistes contre l'armée et le pouvoir syrien. Voilà qui contrebalance largement les quelques milliers de libanais du Hezbollah qui combattent contre les islamistes wahabites et takfiristes au côté de l'armée syrienne !

Il est malheureusement incroyable que ces infos ne percent pas en France ! Aucun média français ne relaie non plus les menaces d'intervention des kurdes irakiens après le massacre récent de 400 kurdes syriens par les "rebelles" islamistes dans les régions kurdes de Syrie ou les massacres de civils alaouites sur la région côtières de Lattaquié ces dernières semaines.

Par contre, les médias français ont repris telle quelle et sans précaution une information émanant de l'OSDH (Officie Syrien des Droits de l'Homme), organisatioon pro-rebelle et proche des Frères musulmans, selon laquelle le gouvernement syrien aurait usé de gaz de combat contre des civils dans la banlieue de Damas. Un crime qui serait plutôt surprenant et stupide alors que une commission d'enquête de l'ONU venait justement d'arriver pour étudier les précédents cas d'utilisation de gaz contre les civils, notamment en mars dernier à Khan -al Assal, près d'Alep,... par les rebelles ! Par ailleurs, on se demande pourquoi la Syrie utiliserait maintenant des gaz de combat alors que l'armée régulière syrienne a désormais l'avantage militaire dans la banlieue de Damas ?

Comme par hasard, l'info a été relayée immédiatement sur les médias qataris, saoudiens et turcs, liés aux rebelles et aux islamistes de Syrie, avant d'être reprise aussi sec par les médias européens.

Cette guerre entraîne des exactions dans les deux camps. Ce n'est pas une raison pour prendre pour argent comptant toute info provenant des organisations rebelles ! La guerre médiatique est aussi une arme. On le sait depuis le Viêt-Nam !

Le parti pris des médias français, à la remorque du gouvernement et des monarchies islamistes du Golfe, pour la rébellion syrienne contre le pouvoir officiel mène à l'aveuglement.

C'est bien pour cela qu'aucun chiffre ne perle sur le nombre de français partis en Syrie mener le Djihad !

"Gouverner, c'est prévoir" disait Emile de Girardin. Que prévoit notre gouvernement avec une telle attitude sur le dossier syrien ? 

Il y a malheureusement belle lurette que le printemps syrien de 2011 a été détourné de ses objectifs sociaux et démocratiques par une instrumentalisation étrangère qui s'appuie sur les mouvements islamistes les plus violents et criminels pour détruire un état un peu trop indépendant, à l'instar des interventions étrangères en Iraq et en Libye.

Solidaire


Près de 10.000 ressortissants étrangers, dont 150 Britanniques, combattent dans les rangs des anti-Assad en Syrie, rapporte mardi le journal Times citant une source proche du renseignement américain.

"Parmi les combattants étrangers figurent plusieurs centaines d'Européens, des sunnites pour la plupart, venus en Syrie pour participer à la guerre", indique la source du quotidien.

Le "contingent européen" compte jusqu'à 150 ressortissants britanniques, ainsi que des personnes originaires de l'Irak et de la république russe de Tchétchénie.

Toujours d'après le Times, le dénommé Front al-Nusra, principal groupe de combattants anti-Assad liés à la nébuleuse terroriste Al-Qaida, est composé en majeure partie de Syriens dirigés par un certain Abou Mohamed al-Golani.

Dans le même temps, il existe dans le pays un autre groupe terroriste, Jaish al-Muhajirin wal Ansar, composé principalement d'étrangers et dirigé par Abou Omar, ressortissant tchétchène ayant combattu les forces fédérales russes dans le Caucase du Nord.

"Ce groupe compte parmi ses membres des Irakiens, des Saoudiens, des Libyens, des Marocains, des Tunisiens, ainsi que des ressortissants de plusieurs pays européens", a fait savoir la source du Times.

Auparavant, le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB) Alexandre Bortnikov a déclaré qu'environ 200 Russes combattaient dans les rangs des anti-Assad en Syrie.

Ria Novosti

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 09:23

« Les Grecs, ces fainéants », ce préjugé solidement ancré dans les têtes, relayé par les médias dominants afin de faire passer la politique de casse sociale sans précédent orchestrée par l'UE, se révèle pourtant à l'analyse un mensonge éhonté.

Il y a un peu plus d'un an, l'institut de sondage américain Pew Research Center réalisait un sondage révélant que, pour quasiment tous les Européens : les Allemands sont ceux qui travaillent le plus et les Grecs ceux qui travaillent le moins en Europe. Seuls les grecs n'étaient pas de cet avis !

La réalité contredit les idées reçues. Selon les chiffres publiés par l'OCDE ceux qui dans l'Union européenne ont le plus travaillé dans l'année 2012 sont … justement les Grecs avec 2 032 h par an.

En dernière place, on retrouve les Hollandais avec 1 379 heures par an et avant-derniers les Allemands avec 1 413 heures par an de travail.

La moyenne des pays de l'OCDE se trouve à 1 776 heures. Seuls les Mexicains (2 250) et les Chiliens (2 047) travaillent plus que les Grecs parmi les 36 pays de l'OCDE.

Les employés grecs travaillent donc en moyenne 40% de plus que les Allemands.

Certains analystes ont cherché à relativiser les chiffres en insistant sur le poids des travailleurs indépendants en Grèce, ou sur le développement massif du temps partiel en Allemagne.

Toutefois, même en éliminant ce type de travailleurs du calcul, le temps de travail reste encore bien supérieur en Grèce. Comme si, d'aillerus, le temps partiel n'existait pas en Grèce ?...

Une des raisons mises en avant pour expliquer ce différentiel résulte notamment par le recours plus important côté Allemand aux congés maternité, maladie et aux vacances. Quatre semaines de plus en moyenne que pour les Grecs.

Les différences de productivité entre travailleurs Grecs et travailleurs Allemands interpellent, d'une part sur les mécanismes différenciés de l'extraction de la plus-value (la richesse produite par le travailleur et qui va rémunérer le capital, les actionnaires). D'autre part sur le processus de spécialisation inégale imposée par la division internationale du travail, organisée ici par l'UE (à l'Allemagne la production et les exportations, aux pays du sud le tourisme).

Ces chiffres battent en brèche les caricatures et permettent de chercher les véritables raisons derrière l'attaque subie par les travailleurs grecs dans le processus d'intégration européenne : intensifier l'exploitation des travailleurs de tous les pays européens.

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