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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 10:05

Sans accord budgétaire entre Républicains et Démocrates aux Etats-Unis, ce sont 800 000 fonctionnaires de l'Etat fédéral qui se retrouvent au chômage depuis ce matin.

C'est fou comme le mot "fonctionnaire" provoque des réactions de haine stupide chez certains ! Un réflexe pavlovien ?

C'est la lecture de commentaires absurdes et primaires de certains internautes sur des sites "grands publics" qui m'a poussé à rédiger cet article.

Crise budgétaire aux Etats-Unis

A la base, l'absence d'accord entre Républicains et Démocrates à la Chambre des Représentants et au Sénat sur le financement de l'Etat fédéral. Comme chaque année.

Sauf que, d'habitude, le suspens dure jusqu'au dernier moment et qu'un accord est généralement trouvé. Sauf cette année.

En cause, une exigence de l'aile droite des Républicains : supprimer la seule bonne idée d'Obama, le système de santé public pour tous, système qui devait se mettre en place début octobre.

Les Républicains y voient un acte communiste, imposant un système collectif face à une société américaine basée sur l'individualisme. Au point qu'un américain sur deux n'a pas de couverture santé, y compris de nombreux travailleurs salariés ! De là, une campagne des extrémistes républicains traitant Obama de communiste !

Remarquez, c'est pas faux ! La Sécu en France a été imposée en 1947 par les communistes dont le ministre communiste Ambroise Croizat, le "ministre des travailleurs" comme on le surnommait. On lui doit aussi les comités d'entreprise et la médecine du travail.

A l'époque, le patronat était tellement compromis avec les nazis et la Collaboration (notamment dans la Construction, l'industrie lourde, les mines ou Renault) qu'il rasait les murs !

Bref ! Les Etats-Unis se sont retrouvés hier soir dans l'impasse et Barak Obama a demandé aux administrations fédérales se mettre au chômage (donc, sans salaire) 800 000 fonctionnaires "non essentiels". Parcs et musées sont fermés comme nombres d'administrations d'Etat, à Washington essentiellement.

Rassurez-vous, l'armée et les services secrets (dont la NSA, celle qui nous surveille tous !) sont toujours payés ! Ouf !

Si la crise ne dure que quelques jours, les seuls grandes victimes seront les 800 000 fonctionnaires qui en seront quitte pour quelques centaines de dollars de moins à la fin du mois.

Sinon...

Pour ceux qui voient toujours les Etats-Unis comme un modèle économique et politique, il n'y a aps de quoi pavoiser !

Fonction publique ? Non ! Fonctions publiques !

Comparez France et Etats-Unis est absurde quand on parle du nombre de fonctionnaires. Idem avec l'Allemagne.

Certains idiots répêtent comme des perroquets des chiffres faux sur le nombre très élevé de fonctionnaires français comparé à l'Allemagne ou aux Etats-Unis.

Faut-il rappeler que la France est un pays centralisé où les fonctions de police, d'éducation et de santé sont du ressort de l'Etat ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis et en Allemagne, états fédéraux ?

Dans ces deux derniers pays, ce sont les Etats (Lander en Allemagne) qui gèrent police et éducation, par exemple.

Par ailleurs, quand certains parlent de 5 millions de fonctionnaires, ils mélangent fonction publique d'Etat, fonction publique territoriale et fonction publique hospitalière.

Je les laisse réfléchir à cette info s'ils ne sont pas encore trop atteints de paresse intellectuelle pour y comprendre quelque chose !

Certains internautes veulent supprimer des fonctionnaires ? Bien ! Mais où ?

Dans l'éducation ? Finissons-en avec ces fainéants de profs ! D'évidence, ceux qui aoprlent n'ont pas d'enfants en primaire ou dans le secondaire et ne sont pas confrontés aux classes surchargées et aux problèmes liés aux regroupements pédagogiques en zone rurale !

Dans le secteur hospitalier ? C'est vrai qu'on a trop d'hôpitaux en France ! Laissons donc les accidentés de la route, les femmes enceintes, les vieux et autres cardiaques mourir sur les bords de route !

Dans les administrations d'Etat ? Impôts, Justice, Police, Armée ? Et on entendra gueuler les mêmes imbéciles dès qu'un délinquant aura recommencer à commettre des délits ou dès qu'un scandale politico-financier éclatera !

Dans les administrations territoriales ? Ne venons pas nous plaindre alors de l'état des routes, de la saleté des collèges et lycées, du manque de réactivité pour une APA, une PCH ou une bourse scolaire !

On pourrait continuer comme ça longtemps...

Dernière question : par ces temps de chômage de masse, les grands esprits qui aboient dès qu'ils entendent le mot "fonctionnaire" peuvent-ils nous dire ce que nous ferions des 5 millions de chômeurs supplémentaires que leur "politique" entrainerait ?

Et que dire aux dizaines de milliers de jeunes qui postulent à un emploi public chaque année ? Que c'est fini ?

Le discours anti-fonctionnaire est un piège dressé par les secteurs politiques libéraux pour convaincre les français que la privatisation des services publics (EDF, GDF, France Télécom-Orange : on voit le résultat !) et la suppression des contrôles administratifs (Merci Spanghero !) permettraient de rendre plus "compétitive" notre économie.

Trente ans de libéralisme, de privatisations, de réductions des services publics et de cadeaux fiscaux aux entreprises et notre économie, comme celles des autres pays européens, est au plus mal !

Faudrait commencer à changer votre discours, internautes perroquets du libéralisme ! La réalité vous a rattrapé !

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 09:12

L'enquête d'un cabinet privé donne une augmentatio médiane de 2,5 % des salaires en 2014. Fichtre !

Revoilà les hirondelles ?

Le Cabinet Mercier, spécialisé en gestion des ressources humaines, a mené son enquête auprès de 426 entreprises représentant 135 000 salariés du privé. De cette enquête, il ressort que l'augmentation médiane des salaires sera de 2,5 % en 2014. En clair, 50 % des salariés verront leurs salaires augmenter de moins de 2,5 % et 50 % verront leurs salaires augmenter de plus de 2,5 %.

2,5 % de hausse médiane : le retour des hausses de salaires ?

Relativisons ! Le même cabinet avait prévu 2,5 % de hausse médiane en 2013 et affirme que ses prévisions se sont révêlées exactes. Ah bon ?...

Si l'on se regarde autour de nous, et si l'on regarde les chiffres de la consommation des ménages, il faut se demander si le cabinet en question parle bien de la même France que celle où nous vivons, nous ?

Par ailleurs, ce même cabinet affirme que les cadres supérieurs et dirigeants, les cadres commerciaux et les ouvriers ont été en 2013 les catégories les plus concernées par des mesures de gel des salaires. Hormis les cadres commerciaux, ces catégories devraient être à nouveau davantage touchées en 2014.

Là, on s'y perd. Sachant que les fonctionnaires (qui ne sont pas concernés par l'enquête, de toute façon !), voient cette encore leurs "salaires" (on parle de "soldes") bloqués pour 2014, on ne comprend plus très bien qui voit son salaire augmenter ?

Cette étude prouve en fait que certains voient sérieusement augmenter leurs salaires !

50 % des salariés concernés avec une hausse de plus de 2,5 % ? Certes. Mais dans quelles boîtes et à quels postes ?

Avec la flambée des taxes (TVA), des prix (électricité, notamment) et 800 000 nouveaux foyers modestes qui paieront des impôts cette année, la publication de la liste des entreprises concernées devrait suciter des candidatures spontanées !

Il est à craindre que, une fois encore, ceux qui sont concernés par ces hausses de salaires se trouvent en haut de la hiérarchie de ces entreprises.

Pauvres salariés du privé que nous sommes à nous demander qui d'entre nous fait partie de cette heureuse moitié dont le salaire va augmenter d'au moins 2,5 % en 2014.

Pauvres salariés en effet car, du côté des actionnaires, ceux qui ne travaillent pas plus pour gagner plus, on a appris récemment que leurs actions allaient leur rapporter beaucoup plus que 2,5 % l'an prochain !

Rien que pour les 40 plus grosses entreprises privées de France, celles qui constituent le CAC 40, ce sont 39,9 milliards d'euros de dividendes qui seront distribués aux actionnaires !

Près de 40 milliards d'euros pour des bouts de papier ! La moitié des bénéfices 2013 de ces entreprises ! 5 % de mieux qu'en début d'année 2013 !... On est largement au delà des 2,5 % du Cabinet Mercier et du 1 % d'inflation !

Ces 40 milliards d'euros, prélevés sur les bénéfices des entreprises, auraient aussi bien pu servir à investir dans la recherche ou la production de ces entreprises, voire, soyons fous, dans les salaires des dizaines de milliers de salariés qui ont permis ces excellents résultats !

Et ces 40 milliards d'euros, eux, ne cotiseront pas à la Sécu ni aux caisses de retraite, ne feront pas rentrer de TVA dans les caisses de l'Etat et ne feront pas tourner le commerce local et l'industrie française, à part celle du luxe, éventuellement.

2,5 % de hausse des salaires ? Un chiffre qui fausse une réalité beaucoup plus morose pour la grande majorité des salariés, du public comme du privé, mais qui masque mal les énormes bénéfices que se partagent quelques milliers de gros actionnaires.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 09:08

130 000 combattants étrangers en Syrie, pays de 22,4 millions d'habitants, c'est comme si la France voyait débarquer sur son sol plus de 400 000 miliciens étrangers pour combattre son gouvernement ! Et certains parlent encore de rébellion "syrienne" ?...

Environ 130. 000 miliciens armés non syriens appartenant à 49 nationalités sont venus combattre en Syrie, non seulement contre le pouvoir syrien, mais aussi comme cela s’avère ces derniers jours, contre les rebelles syriens eux-mêmes (attaques de positions de l'ASL par les islamistes de l'AIIL).

Ramadane Amami, milicien libyen du front al-Nosra tué à Azzaz ( Alep)Selon l'agence de statistique américaine PentaPolis, la majorité écrasante de ces miliciens venus des 5 continents du monde rejoignent les groupes extrémistes, et se font appeler « djihadistes ».
L’agence s’est contenté de mentionner le nombre de miliciens arabes tués, rapportés pas l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, omettant ceux venus des autres régions du monde. Leur nombre s’élève à quelque 9 910 tués. 

10.000 tués au moins

En tête de liste viennent les ressortissants tunisiens, avec 1 902 tués. Ils sont suivis par les Libyens avec 1 807 tués. 

Au Maghreb, les ressortissants marocains et algériens comptent respectivement 412 et 273 morts en Syrie Alors que les Mauritaniens n’ont enregistré qu’une victime tandis que dans le nord de l’Afrique l’Egypte, la Somalie et le Soudan comptent respectivement 821, 42 et 3 tués.Abou-l-Walid al-Ihsaï, milicien saoudien de l'EIIL, tué à Kalamoune dans la province de Damas

Du côté des pays bassin du golfe Persique, l’Arabie saoudite est celle qui compte le plus de tués, avec 714 morts. Elle est suivie par le Yémen avec 571, viennent ensuite le Koweït (71 morts), Oman (21 morts), les Emirats arabes unis (9 morts)  et le Qatar (8 morts).

Or, parmi tous les voisins de la Syrie, c’est l’Irak qui enregistre le plus de miliciens tués, et éventuellement envoyés en Syrie.  De par ses 1 432 tués, elle se range en troisième position de la liste des pays arabes impliqués dans la lutte contre l’armée syrienne. Ils sont suivis par les Palestiniens avec 1002 morts et les Libanais avec 828 tués.

Ibrahim Mehyeddine Khan, milicien bahreïni du Front al-Nosra , le fils du secrétaire général du mouvement pour la justice nationale, tué dans la province d'Idleb Tous les chiffres ont été répertoriés en fonction des listes des tués établis dans les pays d’origine des morts.
Un point reste à noter : rien n’a été mentionné dans ce rapport sur le nombre des tués d’origine jordanienne.

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 08:49

Deuxième force politique aux Régionales de 2012, la Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) devrait confirmer ce résultat aux Législatives de fin octobre.

Avec la Russie, l'Ukraine, la Lituanie, la Lettonie ou la Moldavie, la République tchèque fait partie des anciens pays socialistes où les partis communistes connaissent un puissant renouveau.

Dans un pays qui a basculé dans le capitalisme en 1990 sous l'ère Vaclav Havel, l'anticommunisme a été cultivé par les nouvelles autorités et les milieux économiques pour tenter d'effacer des mémoires collectives ce qui aurait pu être encore perçu comme positif dans l'ancien système (emploi garanti, santé et éducation  gratuite,... ) et, à l'inverse, développer un rejet massif de l'idéal communiste, notamment chez les jeunes.

20 ans de capitalisme et de scandales financiers et politiques plus tard, le mouvement communiste tchèque connait un renouveau impressionnant qui l'a amené à la tête d'une des neufs régions tchèques l'an passé (20 % nationalement !) et qui le place aujourd'hui en deuxième position électorale et aux portes du gouvernement !

Avec 15 à 16 % des intentions de vote, le KSCM pourrait bien exploser son score de 2010 où il avait déjà réalisé un peu plus de 11 % des voix !

Rejet du système et des partis au pouvoir 

85 à 90 % d'opinions négatives ! Jamais un gouvernement n'avait été aussi discrédité que le gouvernement de droite mené par l'ultra-libéral et anti-communiste Petr Necas. Face à une telle fronde populaire, le gouvernement a été contraint à la démission le 16 juin dernier.

La raison immédiate, un gigantesque scandale d'écoutes et de corruption éclaboussant les partis du droite, du pilier de l'ODS (Parti civique démocratique) jusqu'aux nouveaux partis libéraux, morts-nés, Affaires politiques (VV) et TOP 09.

La raison plus profonde, une colère face à la politique menée par la droite depuis trois ans et le plan d'austérité adopté en avril 2012 : hausse de la TVA, gel des retraites, réduction drastique des budgets de l'éducation et de la santé, déremboursements médicaux, privatisation de la santé.

Le paysage politique tchèque risque d'être profondément remanié par ces élections anticipées.

Les grands perdants attendus se situent à droite, avec le parti de droite traditionnel, l'ODS de Vaclav Havel annoncé à 9-10% tandis que le parti mort-né Affaires politiques VV devrait disparaître.

Le Parti social-démocrate, lui, devrait être le grand vainqueur avec de 26 à 28 % des intentions de vote.

De nouveaux partis liés au grand capital devraient voir le jour, profitant de la dégénérescence de la vie politique : on peut citer les partis Usvit (L'aube, 3-5%) ou ANO 2011 (6-7%), créations de deux millardaires tchèques, respectivement de Tomio Okamura et dela seconde fortune du pays Andrej Babis.

L'épouvantail communiste attire de nouveau

Toutefois, la percée la plus spectaculaire devrait venir du Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) que les derniers sondages placent de manière stable entre 15 et 16% d'intentions de vote, plus que jamais seconde force du pays.

On peut rappeler aussi qu'il y a un an, les communistes réalisaient leur meilleur score depuis 1989 aux élections régionales, avec plus de 20% des voix et la reconquête d'une région, celle d'Ústí nad Labem, dirigée désormais par le communiste Oldrich Bubeníček.

Du côté du Parti communiste, le débat est ouvert mais pas tranché depuis le VIIIème Congrès de juin 2012, avec les tensions entre aile « modérée » représentée par Jiri Dolejs, favorable à l'alliance avec la social-démocratie et une aile « radicale » excluant cette perspective.

Le secrétaire du Parti Vojtech Filip a, lui, avancé devant la presse deux options majeures plus modestes : celle d'une « tolérance » du gouvernement, ou celle d'un soutien sans participation gouvernementale, mettant de côté l'hypothèse d'une participation gouvernementale

Tout dépendra des convergences programmatiques. Sur le plan de la politique intérieure, un accord n'est pas impossible sur un arrêt de l'austérité et l'adoption de mesures progressistes, bien que les socialistes aient déjà prouvé dans le passé leur manque de fiabilité concernant leurs promesses.

Les communistes proposent comme programme minimal :

·         la défense ou la reconquête des services publics dans les secteurs-clés (énergie, télécoms, chemin de fer, banques) ;

·         une réforme fiscale insistant sur le rehaussement du taux d'impôt sur les sociétés, des tranches supérieures de l'impôt sur le revenu ainsi qu'une taxe sur les millionnaires ;

·         enfin un référendum pour s'opposer à la restitution des biens confisqués à l’Église après 1948 ;

Toutefois, sur le plan international, les vues semblent plus irréconciliables sur l'UE, et surtout sur l'OTAN, dont le Parti communiste revendique la sortie immédiate, tandis que le Parti social-démocrate en est le premier défenseur.

Malgré 20 ans d'un capitalisme acharné et d'une propagande médiatique en faveur de la société de consommation et criminalisant le communisme, les tchèques perçoivent à nouveau le Parti communiste comme la seule alternative crédible à une classe politique vendue au milieu des affaires et à un capitalisme qui ruine le peuple et pille ses richesses.

Une source d'inspiration à la fois pour les communistes français, qui doivent assumés avec sincérité leur Histoire, et pour les travailleurs français, confrontés à une offensive puissante du Capital pour reprendre 100 ans d'acquis sociaux obtenus par la lutte des générations précédentes de travailleurs en France.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:28

C'est le journal britannique "The Guardian" qui lève le voile sur l'aspect peu reluisant de la Coupe du monde de football 2022. Rien d'étonnant dans cette pétromonarchie islamiste.

44 travailleurs morts sur les chantiers de la coupe du monde au Qatar rien qu'entre le 4 juin et le 8 août dernier !

Ces travailleurs, tous népalais, travaillaient 12 heures par jour dans des conditions affreuses, notamment par 50°C et, parfois, sans possibilité de boire de l'eau sur le chantier ! C'est ce que révèle l'enquête de "The Guardian", qui se base également sur des rapports d'ONG luttant pour le respect des droits humains et, certaines, contre l'esclavagisme.

Car il s'agit vraiment d'esclavagisme lorsque l'on regarde ces conditions de travail, loin de celles annoncées aux candidats à l'émigration, au Népal !

L'enquête révèle par ailleurs que ces travailleurs se voient retirer leur passeport. Ils ne peuvent plus quitter le pays et sont obligés d'accepter les conditions d'emploi qu'on leur impose ainsi que les salaires... qui ne sont pas versés depuis des mois pour certains ! !

Oui, il s'agit d'esclavagisme moderne !

Mais comment aujourd'hui jouer la surprise ? Il n'y a rien d'étonnant dans ce scandale, malheureusement, pour qui connait le pays et pour qui réfléchit un peu à l'organisation de ces jeux dans un pays comme le Qatar.

Le Qatar, confetti géographique sans aucune culture du football, pays qui a obtenu la Coupe du monde en alignant les zéros sur un chèque. Bravo l'esprit sportif de la FIFA ! Bravo pour les supporters du monde entier !...

Et que dire du respect des joueurs eux-mêmes alors que les matchs se tiendront en plein été, par 50°C à l'ombre !

Devant ce "petit détail", noyé sous des tonnes de dollars, des pays se sont inquiétés et la FIFA, embarassée, envisage maintenant de déplacer la Coupe du monde en... hiver ! Mais toujours au Qatar !

L'argent pourrit vraiment tout !

Au delà de l'aspect financier et du respect de l'esprit sportif, se pose aussi la question de la morale lorsque l'on connait le type de régime qui règne au Qatar !

Qu'aurait-on dit si c'était l'Iran ou la Corée du Nord qui avaient obtenu l'organisation de cette épreuve ?

Et pourtant, ces pétromonarchies du Golfe font pire : des régimes monarchiques qui appliquent un islam intégriste, réduisant les femmes à des objets sexuels aux mains des hommes et muselant toute opposition. On sait aujourd'hui tout le soutien qu'apporte le Qatar à certains groupes djihadistes à travers le monde, à commencer par ceux qu'affrontent nos troupes au Mali ou ceux qui égorgent chrétiens et alaouites en Syrie.

Depuis des années, des organisations humanitaires, des syndicats, dénoncent le traitement inhumain des travailleurs immigrés qui, par millions, font tourner l'économie du Qatar et des autres pétromonarchies du Golfe. Ce qui se passe sur les chantiers de construction des stades de la Coupe du monde, c'est le quotidien de centaines des milliers de travailleurs immigrés au Qatar !

Alors ? Si tout ces éléments, sportifs, climatiques, démocratiques, poussaient à ne pas choisir le Qatar pour accueillir la Coupe du Monde de football 2022, qu'est-ce qui a amené la FIFA à choisir quand même cette dictature ?

L'argent, évidemment !

Récemment, Sepp Blatter, président de la fédération internationale, a parlé d'une "erreur" à propos de cette désignation. Qui, selon lui, aurait pu répondre à des impératifs plus politico-économiques que sportifs.

Sans la citer, il pensait très fort à la France : en novembre 2010, un mois avant la désignation du Qatar, une réunion à l'Elysée aurait réuni Nicolas Sarkozy, l'émir du Qatar et Michel Platini. En échange du rachat du PSG et du lancement de BeInSports, l'émirat aurait obtenu que la France, par l'intermédiaire de Michel Platini, membre influent de la FIFA, soutienne le dossier qatari.

Ah ! La place du Qatar dans le portefeuille le cœur de nos hommes politiques !...

Quand on pense, en dehors de l'événement sportif, aux rachats du patrimoine français par le Qatar, comme certains Grands Magasins parisiens, ou l'aveuglement d'un Fabius ou d'un Hollande sur leur engagement syrien au côté de ce véritable financier du djihadisme international, on ne peut qu'être abasourdi !

Les conditions d'attribution au Qatar de la Coupe du Monde 2022 et le scandale de l'esclavagisme et des décès sur les chantiers qataris doivent au minimum amener les nations de football à exiger de la FIFA le retrait de l'organisation de cette Coupe du monde au régime des émirs.

Ce scandale doit aussi interpeler l'opinion sur la véritable nature de ces pétromonarchies et des raisons de notre soutien indéfectible à ces dictatures islamistes.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 09:46

Municipales 2014, vote du Budget au Parlement : serait-ce la guerre entre Mélenchon et les communistes ?

Quelques phrases un peu dures de Jean-Luc Mélenchon sur les prochaines élections municipales ou le vote du Budget 2014 ont permis à la presse de trouver un moyen de parler négativement du Front de Gauche. Y-a t-il du vrai là-dedans ?

Courte Histoire du jeune Front de Gauche

Lorsqu'on se penche sur le Front de Gauche, il faut avoir à l'esprit la jeunesse de ce rassemblement lancé fin 2008 par le Parti communiste pour rassembler ceux qui, à gauche, ne se satisfaisaient d'un certain fatalisme alors que le système capitaliste connaissait sa pire crise de son Histoire.

Après 5 ans d'existence, le Front de Gauche a su se faire connaître.

Son plus beau fait d'armes reste la campagne présidentielle d'avril 2012 et les 4 millions de voix recueillies par son candidat, en l'occurence Jean-Luc Mélenchon. 11,10 % des électeurs ont ainsi choisi l'alternative à gauche à une sociale-démocratie engluée dans sa dérive libérale. Un exploit !

Force est de reconnaître les qualités de Jean-Luc Mélenchon, sa vivacité d'esprit, sa répartie, ses qualités de tribun !

Mais, le Front de Gauche ne se résume pas à un homme, fusse-t-il Jean-Luc Mélenchon !

Le Front de Gauche, c'est tout à la fois un rassemblement de partis politiques autonomes et un mouvement qui a vocation à rassembler largement les travailleurs, les militants sociaux et politiques.

Aujourd'hui comme en 2008, la force principale du Front de Gauche reste le Parti communiste, à la fois en termes de puissance d'organisation, en termes d'élus, nationaux et locaux, et en termes de militants. Le PCF s'est aujourd'hui 130 000 adhérents quand la deuxième grosse composante du Front de Gauche, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, ne revendique "que" 12 000 adhérents, à peine 10 % des chiffres communistes !

Cela se sent sur le terrain : les communistes collent Front de Gauche, distribuent Front de Gauche et organisent des réunions Front de Gauche. Souvent seuls.

Se fâcher avec les communistes serait une stratégie suicidaire pour Jean-Luc Mélenchon et pour le Front de Gauche !

Alors, pourquoi ses propos acerbes de Jean-Luc Mélenchon à destination de ses alliés communistes ?

Peut-être faut-il mettre ça sur le compte de débats au sein de la gauche combative ? D'analyses divergentes ?...

Le Front de Gauche n'est pas une armée au service d'un seul homme, d'un tribun. C'est, on l'a vu, la somme de forces politiques à l'Histoire différente et de citoyens de tous horizons. Forcément, cela crée des débats, parfois des disputes !

Deux visions de l'opposition

Et, actuellement, ce sont deux sujets qui font désaccords : le débat sur les Municipales de mars 2014 et la position des parlementaires communistes sur le Budget 2014, dont le vote va avoir lieu bientôt.

Sur les Municipales, Jean-Luc Mélenchon prône des listes Front de Gauche autonomes dans toutes les communes de plus de 20 000 habitants.

L'idée séduit y compris dans les rangs communistes. Avec le recul des 15 mois de présidence Hollande, certains considèrent inéluctable de présenter aux Municipales, partout où c'est possible, des listes Front de Gauche indépendantes, c'est-à-dire opposées à des listes socialistes.

Puisqu'on est en désaccord sur la politique nationale, on ne peut pas être ensembles localement ?

Pour les communistes, très majoritairement, la stratégie aux élections locales a toujours été très différentes de la stratégie des élections nationales.

Au niveau national se décident les lois. Au niveau local, on gère le quotidien.

Le Parti communiste a 90 ans d'expérience de la gestion municipale. Gèrer une ville, c'est y fédérer les énergies autour d'un projet commun, au bénéfice de la population.

La politique nationale a forcément un impact sur le quotidien des communes et de leurs habitants mais, pour les communistes, c'est à cette échelle que l'on peut montrer ce que pourrait être une vraie politique de gauche en France, grâce aux actions de la municipalité et, aussi, grâce à la concertation qu'elle applique.

Et fédérer les énergies, c'est rassembler autour d'un programme municipal ambitieux ! Si, localement, communistes et socialistes sont d'accords sur le programme, faut-il pour autant s'affronter, quitte à perdre à deux une mairie que l'on pu gagner ensemble ?

Il y a en France un très grand nombre de communes qui fonctionnent depuis longtemps et correctement avec une majorité composée de communistes, de socialistes et de citoyens indépendants. Pourquoi arrêter ce qui marche ?

Et là où ce n'est pas possible, là où il n'y a pas accord sur le projet municipal, oui, il peut y avoir listes distinctes à gauche !

Sur le budget de l'Etat, l'envolée de Jean-Luc Mélenchon ordonnant aux députés de voter contre le Budget 2014 a fait un bide ! Les députés communistes, par le biais d'André Chassaigne et de Marie-Georges Buffet, ont fait savoir qu'ils étaient assez grands pour décider par eux-mêmes et que, surtout, leur objectif était d'être dans une opposition constructive.

C'est cette idée d'opposition constructive qui fait débat. Les communistes refusent de sombrer dans une opposition permanente qui serait perçue comme politicienne et ferait le jeu de la droite et de l'extrême-droite.

Être constructifs, ce n'est pas accepter tout ce que fait le gouvernement ni même mettre de l'eau dans son vin !

Être constructifs, c'est chercher à apporter des modifications profondes aux propositions gouvernementales afin de contribuer, sur chaque dossier, à servir les intérêts populaires, c'est pousser toujours plus le Parti socialiste dans ses contradictions !

Sur ce budget 2014, Marie-George Buffet a finalement bien résumé la position communiste. Dans une déclaration, en début de semaine, elle pose la question : "ce budget est-il bon pour le peuple de France? Non. " Et de répondre clairement : "Pour moi, députée du Front de gauche, le seul vote possible, est un vote contre ce budget d'austérité."

Fin de la polémique.
Combattifs contre le traité européen l'an passé ou contre la Loi validant l'Accord National Interprofessionnel au printemps, les communistes et leurs élus se battront aussi farouchement contre la réforme des retraites annoncée par le gouvernement socialiste. On ne peut pas nous reprocher de baisser la tête ou les bras sous prétexte que ce gouvernement serait de "gôche" ! ! !..

Mais ! Si nous voulons faire avancer le débat politique en France sur l'existence d'une alternative au capitalisme mondialisé qui ruine nos économie, il faut être capable de se confronter aux idées des autres, être en capacité d'être rassembleurs et constructifs, ouverts aux militants et sympathisants d'autres horizons politiques, du PS notamment, qui peuvent nous rejoindre sur certaines luttes, sur certains projets. Aux municipales notamment.

C'est le sens du Front de gauche à l'origine : rassembler sans exclusives sur des propositions de rupture avec le libéralisme et la mondialisation financière !

Le Front de gauche doit chercher à rassembler et non à se refermer sur lui-même, s'isolant des autres forces de la gauche de tranformation sociale. D'autres s'y sont essayés, au NPA notamment. Ils on échoué.

L'union est un combat, disait un ancien dirigeant communiste. C'est souvent un combat contre soi-même.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 08:57

Entre un François Fillon qui fleurte avec le FN et une UMP dont le seul vrai combat d'opposition face au gouvernement socialiste, depuis un an, a été le Mariage pour Tous, la droite française continue de se chercher.

Hier, débutaient les journées parlementaires de l'UMP. De quoi faire le point sur le positionnement de la droite française face à la politique de François Hollande et des socialistes depuis les élections de 2012.

Et c'est peu dire que la droite française tourne en rond !

Bien sûr, il n'est pas un jour où on entend un responsable UMP critiquer une décision gouvernementale, dénoncer des propos d'un ministre ou lancer une polémique. Mais, en règle général, il s'agit de faire surtout du bruit, de montrer que l'opposition s'oppose !

Car, sur le fonds, UMP et gouvernement PS-écologistes partagent les mêmes choix.

Si l'on regarde les principaux sujets abordés depuis juin 2012, et le début de la Législature de gauche, l'UMP a la plupart du temps fait beaucoup de bruits lors des débats mais finalement n'a pas vraiment combattu les lois gouvernementales.

Sur la Loi de sécurisation de l'emploi (l'Accord National Interprofessionnel), les députés UMP se sont exprimés 556 fois durant les débats. Sur le Traité européen (TSCG), 39 fois seulement.

Par contre, sur le mariage pour tous, ce sont 5 133 prises de paroles de députés UMP qui ont été comptabilisées !

En clair, mal à l'aise sur des sujets politiques de fonds, l'UMP fait du bruit sur des débats sociétaux somme toute plutôt marginaux.

En septembre 2012, c'était même l'ancien ministre sarkozyste Laurent Wauquiez qui reconnaissait publiquement, au sujet du Traité européen, que "dans ce traité, il n'y a pas une ligne qui a changé". Sous entendu, par rapport au traité négocié par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Du coup, l'UMP avait voté pour.

Quant à l'ANI, les députés UMP ont été très ennuyés alors que leurs commanditaires, le patronat, applaudissait des deux mains cette proposition de loi via le MEDEF, en compagnie de la CFDT !

De la même façon, dénoncer les hausses de taxes du gouvernement actuel est un peu cynique de la part d'une UMP qui avait programmé (notamment) une nouvelle hausse de la TVA au 1er janvier !

Ce problème de positionnement, les leaders de l'UMP les ont aussi. François Fillon en premier.

Après la superbe cacophonie et le lamentable spectacle du duel Copé / Fillon pour le contrôle de l'UMP, l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy s'est retrouvé marginalisé, en position de faiblesse. Seule stratégie pour exister : la polémique !

Et depuis quelques semaines, Fillon fait feu de tout bois, mettant le Parti socialiste et le parti antirépublicain FN sur le même plan, vantant en Russie les mérites d'un Vladimir Poutine sur le dossier syrien.

On en peut pas dire que François Fillon ne fasse pas parler de lui !

La grande question, c'est de savoir si faire de la politique et être un parti d'opposition se résument à faire de la polémique et des déclarations agressives contre le gouvernement ?

Malheureusement pour l'UMP, les décisions prises depuis l'arrivée à l'Elysée de François Hollande vont quasiment toutes dans la même direction que celles prises sous Sarkozy : dérégulation sociale et cadeaux fiscaux aux entreprises. Difficile dans ce contexte de se démarquer en termes de programme !

Loin de ce désolant spectacle, les communistes et leurs parlementaires optent pour une position politique constructive, proposant constamment des solutions, des projets de loi pour contrer la dérive libérale de notre société et reconstruire un socle de solidarité et une nouvelle répartition des richesses au bénéfice du peuple. Cela se fait dans le silence des médias, plus enclins à mettre Marine Le Pen en avant plutôt que de laisser percer l'idée, dans la tête des travailleurs, qu'il existe une politique alternaive à gauche, qui tourne le dos aux marchés et aux banques.

En privant les français d'un réel débat de fonds sur les solutions à la crise du capitalisme, les médias n'offrent chaque jour de la politique que le triste spectacle d'une gauche gouvernementale empêtrée dans un conformisme libéral et une droite privée de prises pour critiquer le gouvernement.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 09:43

François Hollande engage la France vers une réduction de moitié de sa consommation énergétique... d'ici 2050.

Les annonces du Président de la République lors de l'ouverture de la seconde conférence gouvernementale pour la transition écologique ont principalement cherché à légitimer la démarche engagée l'an passé sur la transition énergétique. Rien de très nouveau par rapport à ses précédents discours sur le sujet.

Rien non plus sur les thèmes de cette année : l'eau, économie circulaire, biodiversité marine, emplois environnementaux et éducation à l'environnement.

Les annonces ont cherché à contenter tout le monde et notamment le monde de l'entreprise avec la baisse de la TVA à 5 % sur les travaux d'isolation thermique des logements, tandis qu'une aide de 1 350 € à 2 000 € serait versée pour les foyers qui décideraient de tels travaux. Une aide bien modeste lorsque le budget de rénovation thermique d'un logement est évalué entre 20 000 € et 30 000 € !

La loi sur l'énergie prévue à l'origine dès cet automne est repoussée à après les élections municipales et européennes avec un vote fin 2014. Nous sommes donc loin de l'urgence proclamée et de la nécessaire mobilisation pour faire face au changement climatique.

Enfin, l’objectif de diminuer de 50 % d'ici 2050 la consommation finale de l'énergie reste à nos yeux un objectif difficile à atteindre compte tenu de l'augmentation de la demande liée à la résorption de la précarité énergétique, de l'augmentation de la population et de la reprise espérée de l'activité économique.

C'est bien là que la bas blesse ! Les mesures annoncées sont particulièrement légères ou très floues et tournent essentiellement à l'incantation.

Il est sûr que le meilleur moyen de diminuer la facture énergétique, c'est de ne pas en consommer !

Or, aujourd'hui, il y a beaucoup de progrès à faire en ce domaine. Réduire simplement la TVA sur les travaux d'isolation thermique des logements ne suffira pas pour aider les foyers modestes, notamment, pour mettre du double (ou triple) vitrage, mieux isoler les murs, les greniers,... Et quid des habitats collectifs ?

Autre voix d'économies : la durée de vie des appareils électriques, dont on sait aujourd'hui qu'elle est bien plus courte qu'autrefois afin de "soutenir" les ventes. Ne faudrait-il pas, là aussi, que l'Etat intervienne ?

En effet, produire des appareils électriques entraine de la consommation de ressources naturelles et énergétiques, leur transport (d'Asie du sud-est, essentiellement) aussi, et leur destruction est un véritable casse-tête vu que l'essentiel du plastique n'est pas recyclable !

Au niveau des ressources, réduire la part du nucléaire dans la production électrique est un choix que l'on peut faire. Pourquoi pas ?

La question qui vient à l'esprit, c'est : quelle énergie pour remplacer le nucléaire ?

Aujourd'hui, ceux qui prônent le développement de l'énergie éolienne (mais pas devant chez eux !) ou solaire, ne répondent pas à la question du coût de l'électrcité produite. S'éclairer ou posséder de l'électroménager deviendra t-il bientôt un privilège de riches ?

A moins que le gouvernement et les écologistes de la décroissance considère qu'il suffit de compter sur cette fameuse baisse de 50 % de la consommation énergétique d'ici 2050 pour réduire le nucléaire ?

L'objectif de réduire fortement la consommation énergétique de la France est un bon objectif, pour l'environnement, pour le climat et, finalement, pour le portefeuille des français.

Par contre, cet objectif ne doit pas entrainer un recul majeur de civilisation, notamment une dégradation sans précédent du niveau de vie des français les plus modestes, comme l'envisagent certains khmers verts !

Pour les communistes, l'objectif que doit viser notre pays est d'arriver à une réduction de la consommation énergétique du pays et à une réduction des émissions de gaz à effet de serre par le biais d'un développement économique nouveau, durable, qui mette l'accent sur les conditions de production, sociales et environnementales.

Ce nouveau mode de développement doit remettre en cause la seule vision financière, capitalistique de l'économie, et mettre en avant l'autonomie énergétique et économique de la France comme de chaque nation.

Cela ne plaira ni aux grandes entreprises, qui ne cherchent que le profit immédiat, le moindre coût, ni à certains courants écologistes, partisans d'une diminution massive de la population mondiale et d'une décroissance forte des économies. Tant pis !

Des pistes existent pour relocaliser durablement nos productions, agricoles, industrielles et de service, première voie pour en réduire l'impact environnemental (conditions de production, transport, recyclage).

Pour le reste, place à l'investissement public massif dans la recherche et le développement de solutions innovantes !

Le développement de nouvelles énergies, des logements et biens plus sobres en énergie, à la durée de vie plus longue, des transports collectifs plus modernes, plus nombreux,... autant d'idées pour réduire la consommation énergétique française en assurant un développement économique pour tous.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 10:20

Week-end riche en événements au niveau mondial. De quoi alimenter plusieurs articles !

Entre l'attaque d'un centre commercial au Kénya, la victoire de la droite en Allemagne, une nouvelle grève majeure des ouvriers du textile au Bengladesh et l'anniversaire des massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila, il était difficile de faire un tri. D'où un article sous forme de brèves.

Kénya : Paris va-t-elle soutenir les shebabs ?

Un peu d'ironie grinçante sur un événement dramatique et horrible.

A l'heure où j'écris cette brève, les soldats kényans tentent toujours de déloger des rebelles islamistes somaliens retranchés dans un centre commercial avec des otages. 69 morts sont déjà comptabilisés.

L'agression de centre commercial est une tragédie facile. Facile et lâche de la part de groupes armés qui s'en prennent à des civils dans un espace clos.

Le Kénya se trouve donc au prise, une nouvelle fois, avec une rébellion armée islamiste qui s'en prend à des civils et aux autorités locales, ciblant particulèrement les civils non musulmans. La situation fait immanqublement penser aux débuts des violences en Syrie, et, quelque part, en Libye. La Syrie, notamment, connait depuis plusieurs mois, une évolution critique vers une prise de contrôle totale des islamistes sur la "rébellion" syrienne. Ces islamistes sont, pour la grande majorité, des combattants étrangers, armés et entrainés avant d'arriver en Syrie. Certains ont combattu en Afghanistan, en Bosnie, en Iraq. De plus en plus de civils sont victimes de massacres par ces groupes pour des raisons religieuses ou politiques : kurdes, chrétiens, alaouites, ...

En Syrie, comme avant en Libye, la France a décidé de soutenir les "rebelles" contre les pouvoirs en place.

En toute "logique", la France devrait s'engager auprès des shebabs somaliens alors que le "régime" kényan est mis en cause par la justice internationale ?

Allemagne : victoire d'adhésion en Allemagne ?

La droite sort victorieuse des élections de ce week-end. La CDU-CSU réalise sont meilleur score depuis 1990 avec 41,3 % des voix  !

En fait, il faut tenir compte de la déroute de son allié, le parti libéral (FDP) qui chute et disparait du Parlement. La CDU a certainement absorbé une partie de son électorat.

Dans le camp social démocrate, c'est la morosité. Avec 25,6 % des voix, le SPD fait mieux qu'en 2009 mais reste loin, très loin de la CDU.

Chez les Verts, c'est un échec, tout comme chez nos "camarades" de Die Linke, en net recul (8,6 % contre 11,4 %).

A y regarder de plus près, entre un SPD qui lorgne toujours sur le très criticable bilan social des années Schroeder, des Verts libéraux-compatibles et militaristes (une hérésie !) et un Die Linke qui appelait à l'union avec le SPD, les travailleurs allemands ne se sont pas passionnés pour une campagne électorale où l'alternative politique à la CDU semble inexistante.

Bengladesh : grève massive dans le textile

La colère ouvrière ne baisse pas dans un Bengladesh toujours traumatisé après les morts du Rana Plaza (1 100 ouvriers et ouvrières écrasés dans l'effondrement de leur atelier) en avril dernier et les nombreux morts qui ont précédé.

Près de 200 000 salariés ont manifesté dans les rues du pays, essentiellement à Dacca, la capitale, pour exiger un salaire minimal à 100 euros par mois (contre 38 euros actuellement !). La colère des travailleurs a entrainé de nombreux affrontements avec la police et le saccage de nombreux ateliers.

Les patrons n'en ont jamais assez : ils délocalisent dans le Tiers-Monde pour payer moins cher les travailleurs (et produire sans contraintes environnementales et sociales !) mais, même là-bas, les salariés doivent se serrer la ceinture !

Et certains disent que la lutte des classes n'existe pas ?

Palestine : tuons en paix

Certains occidentaux s'insurgent à juste titre des crimes du pouvoir syrien contre son peuple.

La plupart passent par contre sous silence les victimes innocentes de l'occupation israélienne en Palestine, les confiscations de terres agricoles, la destruction de logements civils, les assassinats et emprisonnements politiques, la colonisation et tous les actes illégaux au niveau international qu'Israël continue de mener malgré les condamnations nombreuses, répêtées et anciennes de l'ONU.

Alors que Fabius et Hollande attribuent au gouvernement syrien le gazage de centaines de civils et combattants dans la banlieue de Damas fin août dernier, et qu'ils veulent bombarder les troupes syriennes, aucun n'a jamais cherché à punir les responsables israéliens de l'opération plomb durci, fin 2008, et les 59 morts côté palestiniens.

Et la communauté internationale, le TPI en tête, reste sourde aux demandes de justice pour les victimes civiles des massacres de Sabra et Chatila, deux camps de réfugiés palestiniens au Liban, où les milices "phalangistes" chrétiennes ont massacré plusieurs milliers de civils avec la complicité d'une armée israélienne qui encerclait les camps. Le massacre s'est étalé sur trois jours, du 16 au 18 septembre 1982.

Le peuple palestinien souffre toujours dans l'indifférence des "démocraties" occidentales qui, pourtant, affirment vouloir secourir un peuple syrien voisin.

Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut rien voir !

Quatre actualités bien différentes en apparence mais qui montrent que notre monde vit sous la coupe d'un système économique et politique, le capitalisme, qui protège d'abord les intérêts économiques des puissants, et qui masque sa partialité sous un masque de pitié bien cynique, choisissant ses "victimes" sur des critères qui n'ont rien d'humanitaires.

L'absence d'une gauche communiste qui s'affirme, comme en Allemagne, permet au système de se maintenir sans inquiétude, indéfiniment.

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 09:22

Dans quel pays du monde assassine-t-on le plus de syndicalistes ? En Syrie ? En Chine ? à Cuba ? en Iran ?... Non. la réponse, c'est : en Colombie.

Il y a les ennemis de la démocratie, ceux que les gouvernements des Etats-Unis classent dans "l'axe du Mal", et il y a les amis de la démocratie, nos alliés.

La France compte sur ses gentils alliés saoudiens et qataris pour combattre le méchant gouvernement syrien. L'Arable Saoudite et le Qatar sont de gentils pays ou de gentils émirs contrôlent toutes les richesses, appliquent un gentil islamisme ultra-conservateur, interdisent aux méchantes femmes de pouvoir conduire, travailler librement, divorcer, et financent et arment les gentils islamistes qui combattent le méchant gouvernement syrien même si, parfois, ces gentils mais turbulents islamistes combattent de gentils gouvernements, comme au Mali.

Les Etats-Unis, dans leur arrière-cour que constitue l'Amérique du Sud, ont un gentil allié : la Colombie. Ils ont aussi de méchants adversaires : le Vénézuéla et Cuba, notamment.

La Colombie, ce sont pour beaucoup, les FARC, ces méchants rebelles communistes qui font la guerre parce qu'ils sont méchants. L'argument est court mais je n'ai jamais entendu un média français faire un reportage un peu conséquent sur les motivations de la rébellion marxiste en Colombie.

La Colombie, c'est aussi le narcotrafic et les cartels de la drogue. Eux, ils font partie des méchants, sauf quand ils soutiennent la lutte anti-guérilla.

Alors que nos médias, comme ceux des Etats-Unis, n'ont pas de mots assez durs pour stipendier les "régimes" cubains et vénézuéliens, ils présentent toujours la Colombie comme une démocratie moderne. Aux prises avec une méchante guérilla et des trafiquants de drogues, certes, mais une démocratie quand même.

Curieusement, quand on parle pauvreté, analphabétisme, santé, assassinats politiques, les statistiques internationales placent Cuba et le Vénézuéla en bonne position. Sous Hugo Chavez, la pauvreté au Vénézuéla a très fortement régressé (de 48,6 % de la population en 2002 à 27,8 % en 2010), l'analphabétisme aussi. Avec l'aide de Cuba, le secteur de la santé a fortement progressé, en termes d'infrastructure et de qualité de soins

Rien de tel pour la Colombie où une poignée de riches latifundiaires (propriétaires terriens), industriels et bourgeois font la loi, notamment en assassinant les militants politiques et syndicaux de gauche.

4 000 syndicalistes ont été assassinés en Colombie depuis 1986 soit 30 % des meurtres de syndicalistes commis dans le monde pour ce seul pays ! Sans parler des militants politiques de gauche, notamment ceux de l'Union patriotique ( plusieurs centaines assassinés en quelques années) , première tentative de retour des FARC à la vie civile....

La Colombie aujourd'hui est au prise avec un mouvement social sans précédent dont, évidemment, ne parlent pas nos médias.

Les paysans se sont mobilisés en masse contre une loi leur interdisant ce que font tous les paysans du monde depuis que l'agriculture existe : réutiliser comme semences une partie de la récolte précédente. Tout cela pour les seuls intérêts des géants des semences, américains en majorité : Monsanto, Cargill, ...

Une législation qui nous pend au nez.

Je m'arrêterai ici pour laisser Charles Hoarau nous expliquer la situation colombienne dans l'article ci-dessous.

Solidaire


Dans le pays recordman du monde pour la répression syndicale (plus de 4000 morts depuis 1986, 30% des syndicalistes assassinés dans le monde) et où se succèdent depuis des décennies des présidents/dictateurs inféodés aux Etats-Unis, se déroule depuis le 19 mois d’août une révolte sociale sans précédent. Elle dépasse de loin la grève historique de 1928 qui avait mobilisé plus de 20 000 travailleurs et s’était achevée par le massacre des bananeraies, les grandes grèves des années 1970 ou plus près de nous la marche patriotique d’avril 2012 qui a réuni à Bogota plus de 90 000 manifestants,

Parti des paysans le mouvement frappe par sa mobilisation qui ne se dément pas et son contenu hautement politique puisque les grévistes demandent rien de moins que l’annulation de l’accord de libre-échange entre la Colombie et les États-Unis (TLC) dont ils dénoncent ses conséquences sur leur niveau de vie. Ils demandent aussi que la Résolution 970 soit reconnue non conforme. Cette résolution, approuvée en 2010 par l’Institut Colombien de l’Agriculture, limite le droit des paysans à cultiver leurs propres semences pour les réutiliser et, au contraire, les incite à utiliser les semences « légales » et génétiquement contrôlées par des multinationales comme Monsanto, Dupont ou Syngenta. Autrement dit, outre la question des OGM, il faudrait en finir avec les graines gratuites…en Colombie comme ailleurs dans le monde, chez nous compris.

Le « libre échange » la dernière trouvaille du capitalisme mondial

Le TLC est un accord qui est dans la droite ligne des accords internationaux de libre échange que pousse depuis quelques années le capitalisme mondial : TCE à l’intérieur de l’UE (le traité de mise en place du fameux concept de concurrence libre et non faussée), TTIP ou accord transatlantique (entre USA et UE),TPP ou accord transpacifique (entre USA et une partie des pays de l’Asie/Océanie).

Comme l’écrit Gaël De Santis dans l’Huma du 2 juillet 2013 « C’est le principe d’une zone de libre-échange qui devrait être mis en cause.(…) Du point de vue des droits sociaux, un accord transatlantique constituerait une véritable attaque contre les citoyens européens. Les services publics pourraient être soumis à une concurrence plus dure encore qu’elle ne l’est aujourd’hui. C’est la capacité des parlements à déterminer les politiques publiques qui se verrait rognée. Le mandat de négociation réclame la création d’un « mécanisme de règlement des différends entre État et investisseurs ». En pratique, si une firme attaque en justice un État parce qu’il a fait évoluer sa législation, rendant moins rentable un investissement, l’affaire ne se réglerait pas devant les tribunaux, mais devant une instance arbitrale privée. Plusieurs États ont déjà été condamnés sur cette base pour avoir entrepris de mener une politique de santé publique. (…) Plus généralement, toutes les productions européennes seraient ouvertes à la concurrence, par un abaissement des droits de douanes pour les firmes états-uniennes. »

Sortir de cette logique suppose comme l’écrit Bernard Cassen que la« gauche de gauche » sorte enfin du conformisme , admette que ni l’UE, ni la zone euro ne sont des horizons indépassables, bien au contraire mais des dispositifs à combattre et appelle, comme en Colombie, à l’annulation des accords existants. Mais cela est une autre histoire…

Les agriculteurs colombiens qui ne veulent pas être les dindons de cette nouvelle farce réclament l’établissement de prix planchers ainsi que la baisse des prix des intrants agricoles (machines agricoles, engrais…). Dans cette lutte qui ne cesse de s’élargir ils sont rejoints par les mineurs, les chauffeurs routiers, les employés des secteurs de la santé et de l’éducation, du pétrole, les étudiants…Souvent les manifestants, les jeunes en particulier, revêtent le poncho traditionnel des paysans et brandissent des pancartes contre l’impérialisme. Type de slogan entendu : « Ne reste pas indifférent, rejoins le défilé, ton grand-père est paysan, et tu es ouvrier », « (...) et oui nous la réclamons, et oui nous la revendiquons, une Colombie libre et souveraine »,

Face à cette révolte inédite, (la FSM - fédération syndicale mondiale - parle de plusieurs centaines de milliers de grévistes), le gouvernement a d’abord tenté tour à tour propagande mensongère et répression. Accusant les FARC d’être derrière les grévistes (la vieille rengaine tenace employée à chaque conflit d’envergure dans tous les pays du monde : « les grévistes sont manipulés ») et agitant ainsi le spectre de la guerre civile, il a déployé 50 000 soldats face aux manifestants ou pour dégager les axes routiers et carrefours occupés. Résultat ? Des centaines de blessés et deux morts.
Et dire qu’il y en a encore pour continuer à qualifier un gouvernement de ce type de « démocratie libérale ».

Cela n’a pas suffi pour arrêter le mouvement, alors tout en maniant le bâton il a fini par admettre que les grévistes posaient des questions réelles, faire une réunion interministérielle de crise et entamer de timides négociations. Le 1er septembre le président Santos a annoncé « qu’il allait lever les droits de douane pesant sur 23 produits, dont certains engrais et pesticides, afin de faire baisser les coûts de production agricole. » De plus le gouvernement a entamé des négociations secteur par secteur. Ainsi, "En promettant de leur acheter 40 000 litres de lait par jour et de veiller à leurs besoins dans les domaines de l’éducation, de la santé et des infrastructures, le gouvernement a obtenu que les Indiens du département du Nariño [sud-ouest] cessent leur blocus", [1]

Arrestation de dirigeants syndicaux

C’est dans ce contexte que le pouvoir a arrêté Huber Ballesteros, dirigeant de la Fédération Unitaire Nationale Agraire (FENSUAGRO) ce qui a évidemment provoqué l’indignation chez les syndicalistes et dans la population et les appels à soutien ci-dessous.

Celui du secrétariat de la FSM pour l’Amérique latine et les Caraïbes

(...) Nous exigeons sa libération immédiate et celle des autres leaders des protestations agraires et populaires détenus. En même temps nous exigeons du gouvernement colombien de mettre un terme à la persécution et à la répression contre le mouvement syndical et populaire et à sa place de résoudre une fois pour toutes les justes exigences présentées en faveur des Colombiens marginalisés et exclus.

(...) Nous appelons à manifester notre solidarité à travers la Coordination FSM dans la Région Andine (fsmandina@colombia.com) et de l’Equipe FSM Colombie comunicaequipofsm@gmail.com
Secrétariat Fédération Syndicale Mondiale Région Amérique latine et Caraïbes

Et celui de la FSM de Colombie

LE REACTIONNAIRE GOUVERNEMENT COLOMBIEN DETIENT LE NEGOCIATEUR DE LA GREVE PAYSANNE ET POPULAIRE

C’est avec indignation que nous recevons la nouvelle, ce dimanche 25 août de la détention arbitraire à Bogota de notre camarade Huber Ballesteros Gomez, membre de l’équipe Colombie de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), récemment élu membre du Comité Exécutif National de la Centrale Unitaire des Travailleurs CUT , qui fait aussi partie de la Junte Patriotique Nationale du Mouvement Social et Politique Marche Patriotique.

Le camarade Ballesteros s’est distingué dans la lutte syndicale et populaire comme un authentique représentant du secteur agraire et qui a agi dans le cadre de la table Nationale Agricole et Populaire d’Interlocution et d’Accord-MIA Nationale- et fait partie du comité négociateur du mouvement de grève, face au Gouvernement National.

La détention injuste et arbitraire de ce remarquable dirigeant agraire et populaire, fait partie des politiques réactionnaires de l’Etat et du gouvernement de Juan Manuel Santos qui obéissant aux ordres de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, se refuse de résoudre les justes réclamations paysannes des petits et moyens producteurs agricoles, des travailleurs de la santé, des camionneurs et en général du mouvement populaire.

Nous condamnons la détention arbitraire de notre camarade Huber Ballesteros et exigeons sa liberté immédiate et celle des autres leaders des protestations agraires et populaires détenus, de même que nous exigeons du gouvernement national la fin de la persécution et répression contre le mouvement populaire et la résolution une fois pour toutes des exigences présentées en faveur des Colombiens marginalisés et exclus et en général du mouvement populaire. Nous nous adressons au mouvement syndical, populaire et aux organisations politiques progressistes nationales et mondiales pour exiger du gouvernement national que soient mis en liberté tous les détenus sociaux et populaires détenus, pour avoir exigé le respect de la souveraineté nationale, la souveraineté alimentaire et une solution aux plus graves et élémentaires problèmes qui nous frappent, aiguisés par les politiques d’accumulation économique capitaliste et impérialiste, dénommé néolibéralisme.
Fraternellement,

EQUIPE COLOMBIE-FEDERATION SYNDICALE Mondiale-FSM-.

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