Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 08:40

D'un drame, certains tentent d'en faire une affaire politicienne.

On entend beaucoup droite et extrême-droite, encore une fois main dans la main, appeler à soutenir le bijoutier niçois qui a tué l'un de ses cambrioleurs. 800 personnes ont même manifesté en soutien de ce bijoutier, notamment des élus et militants de l'UMP et du FN.

Peu de monde, sur les antennes, tente de faire entendre la voix de la raison, celle de la Justice, celle de la Civilisation.

Car, au bout du compte, au delà du cas de ce bijoutier, c'est bien la Civilisation qui est visée par ceux qui défendent de manière politicienne le droit à la vengeance dans ce dossier niçois !

Du côté des faits, il n'y a évidemment pas à remettre en cause le vol et l'agression physique dont a été victime ce bijoutier. Les deux jeunes braqueurs tombent de fait sous la qualification de vol à main armée en bande organisée avec violence. Une peine de 20 ans accompagne ce type de qualification.

Dans cette affaire, on imagine aisément la situation de ce bijoutier âgé (67 ans), un mélange de peur, de douleurs dues aux violences qu'il a subies, et de colère, pour ce braquage.

Jusque là, il est la victime d'une affaire de braquage comme malheureusement il y en a des dizaines par an en France.

Mais, alors que ses agresseurs sont sortis de sa bijouterie et qu'ils prennent la fuite sur un scooter, le voilà qui sort un pistolet et tire dans le dos de ses agresseurs, tuant le passager, un jeune homme de 19 ans.

Certains tentent la justification de légitime défense.

C'est que dans "légitime défense", il y a "défense" et non pas l'idée de riposte après coup !

Il est évident que nous ne sommes pas dans ce cas de figure puisque l'agression dont il a été victime était terminée : il ne se défendait plus mais a cherché à arrêter les voleurs (au mieux) ou à les punir lui-même (au pire) en allant récupérer son arme puis en sortant dans la rue pour tirer.

De victime, ce bijoutier devient agresseur.

Ce bijoutier risque désormais une condamnation pour homicide. Le doute repose sur le côté "volontaire" de l'homicide (il visait les braqueurs) ou le côté "involontaire" (il visait le scooter, pour les arrêter).

Dans un cas comme dans l'autre, ce vieux bijoutier finira en prison.

Rien que pour cela, foutre en l'air sa vie, déjà, il a tort.

Mais, deux éléments viennent s'ajouter : il ne possédait pas de port d'arme et était donc en possession illégale d'une arme à feu ; il a tiré en pleine rue à 9 heures du matin, au risque de toucher un passant, un automobiliste ou un gamin allant au centre de loisir voisin.

Comment des partis qui dénoncent les violences et la circulation illégale des armes à feu dans les banlieues des villes du sud de la France peuvent-ils défendre quelqu'un qui s'est procuré illégalement une arme à feu, certainement auprès des mêmes pourvoyeurs d'armes que pour les caïds de banlieue ?

Qu'auraient dit ces soutiens politiques si un passant innocent, un gamin de passage, avait reçu une balle (perdue) tirée par le bijoutier ? Auraient-ils justifier cette victime par le droit de défendre son bien ?...

Leur réaction est politicienne. Elle vise à surfer sur l'émotion d'un électorat qui leur est favorable.

Dans cette affaire, le bijoutier n'a pas riposté dans le cadre de la légitime défense mais a réagi à une agression en cherchant à se faire lui-même justice.

C'est là que se pose la question de Civilisation !

Le principe de toute société, de toute civilisation, c'est de protéger ses citoyens et de poursuivre ceux qui enfreignent les lois. Ce sont les missions respectives de la Police et de la Justice.

Permettre que chacun puisse rendre lui-même la justice, SA justice, par la violence, c'est nier la base de toute civilisation ! C'est créer un nouveau far-west où ce sera la loi du plus fort qui règnera et, au final, la violence et la vengeance l'emporteront sur la justice et l'apaisement. Le contraire du but officiellement recherché !

En utilisant son arme contre des braqueurs en fuite, ce bijoutier a lancé un signal à tous les braqueurs de Nice et de Provence : désormais, pour éviter de vous faire descendre par votre victime en fuyant le lieu du braquage, neutralisez le commerçant ! En l'assommant, en le ligotant ou... en le tuant !

Par son geste, ce bijoutier met en danger tous les commerçants de sa Région, susceptibles désormais de violences supplémentaires par des agresseurs qui prendront les devants !

Cette escalade dans la violence, c'est celle qui gangrène les Etats-Unis ! Le port d'arme généralisé entraine une course à l'armement chez les criminels et une criminalité par armes à feu extrêmement plus élevée qu'en France !

Si le port d'arme légal et le droit à la riposte étaient efficaces contre le crime, les Etats-Unis ne devraient-ils pas être le pays où la criminalité est la plus basse ?

C'est aussi pour cette raison que le bijoutier à tort : il met finalement en danger ses propres confrères.

Et c'est aussi pour cela que la Justice, en France comme dans toute société civilisée, interdit à quiconque de jouer au policier ou au juge.

Lutter contre la délinquance qui gangrène certains quartiers, certaines villes, nécessite des moyens coordonnés, des moyens de Police, bien sûr, mais aussi des moyens de Justice (ce qu'oublient nos gouvernants successifs), et, avant toute autre chose, une prévention sociale en offrant un cadre éducatif de qualité aux jeunes et en leur offrant des perspectives d'avenir, socialement et professionnellement. Et là, on est loin du compte !

Que des partis politiques qui veulent gouverner le pays justifient la vengeance comme mode de fonctionnement social est la preuve qu'ils préfèrent surfer sur des sentiments de colère des populations, pour engranger dacilement un capital électoral,  plutôt que de s'attaquer aux causes profondes de la montée de la délinquance : l'absence de repères sociaux de certains jeunes, l'absence de perspectives dans une société en crise et le manque de moyens des services publics de Police et de Justice.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 11:13

Un communiqué des sénateurs communistes et républicains qui dénonce l'absence de volonté des sénateurs de lutter contre le cumul des mandats.

Les sénateurs communistes abordent la question d'un "statut de l'élu". C'est une question majeure qui permettrait à des salariés du secteur privé, à des ouvriers, employés ou techniciens, d'accéder à des mandats électoraux, notamment ceux de députés et sénateurs.

Aujourd'hui, le risque de ne pas retrouver d'emploi à l'issu d'un mandat pour ces catégories sociales, limite leur présence dans les assemblées élues. Retraités, hauts fonctionnaires et professions libérales squattent au contraire tous les mandats.

Enfin, l'absence de règles strictes sur le cumul des mandats entraine une "professionnalisation" de la politique, avec des parlementaires qui ne vivent que de leurs mandats et qui perdent pied avec la réalité du terrain, celle e la vie des français.

On serait tentés de rajouter, en tant que communistes, que vient s'ajouter aussi l'origine sociale des élus, souvent de classes supérieures, et on comprendra l'indifférence ou l'incompréhension des élus vis-à-vis des difficultés des travailleurs.

Après la parité, à quand des quotas de travailleurs dans les assemblées ?

Solidaire


Par le groupe Communiste Républicain et Citoyen au Sénat 

Cumul des mandats : Le Sénat rate le coche de la démocratie

L’exigence de démocratisation de la vie politique est forte dans notre pays, où, à juste titre, les citoyens électeurs ont bien souvent l’impression que leurs aspirations, leurs attentes, ne sont ni entendues ni prises en compte.
Le groupe CRC du Sénat est attaché depuis longtemps à la démocratie vivante, celle qui permet l’association de tous à la vie politique et aux décisions dans la cité. Il avait accueilli positivement, malgré ses évidentes limites, le projet de loi tendant à limiter le cumul des mandats électifs.
Dans la France du XXIe siècle, il est inadmissible que l’exercice des responsabilités publiques devienne le « domaine privé », la « chasse gardée » de quelques professionnels de la politique.
Notre groupe s’est attaché, tout au long du débat mené au Sénat, à améliorer autant que faire se peut un texte qui ne produisait que de timides avancées dans la bonne direction.
Ainsi, a-t-il défendu la création d’un véritable statut de l’élu(e), l’application généralisée du mode de scrutin proportionnel, seul moyen d’assurer une juste représentation des hommes et des femmes de toutes convictions, conditions et origines au sein des Assemblées, du local au national. Il a par ailleurs démontré que deux mandats successifs pouvaient contribuer au renouvellement, au rajeunissement et à la féminisation de ces assemblées.
A notre grand regret, une majorité hétéroclite et conservatrice s’est opposée, avec la dernière énergie, à toute avancée significative et même au contenu initial du texte !
Devant cette dénaturation du projet de loi, le groupe CRC n’a pu que voter contre un texte vidé de son contenu et dont il est certain qu’il sera incompris par l’opinion publique.
Il est regrettable que le Sénat ait ainsi manqué le coche de la modernité et du renouveau démocratique !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 10:11

Un rappeur grec d'extrême-gauche assassiné au couteau, des militants communistes agressés à coup de bâtons cloutés : triste semaine en Grèce !

Comme dans les années 1920 / 1930, la profonde crise qui frappe certains pays d'Europe est le terreau sur lequel prolifère la gangrène fasciste.

La Grèce connait une poussée électorale de l'extrême-droite depuis quelques années. La destabilisation complète de la société sous les politiques d'austérité imposées par l'Europe, la Banque Centrale Européenne et le FMI (qualifiés de "Troïka" par les grecs), a favorisé le discours nationaliste et xénophobe d'un parti ouvertement néo-nazi : Aube Dorée.

18 députés de ce parti siègent désormais au parlement grec.

L'extrême-droite grecque se sent pousser des ailes et multiplie les provocations verbales et les actions violentes. On ne compte plus les agressions contre les immigrés, au grand jour et en place publique, ou les attaques contre les piquets de grève de travailleurs luttant pour sauver leurs emplois. Plusieurs parlementaires d'Aube Dorée sont actuellement poursuivis pour violence.

Par ses actions, l'extrême-droite grecque montre qu'elle sert finalement les intérêts de la Troïka, donc de ceux qui étranglent le peuple grec, en s'attaquant à ceux qui luttent contre les mesures d'austérité et les licenciements. C'est un classique de l'extrême-droite que l'on retrouve aussi en France à l'écoute des discours violemment antisyndicaux du Front National.

En quelques jours, l'extrême-droite a passé un pas supplémentaire dans la violence.

En deux actions violentes, elle a montré toute la violence et toute la haine dont elle est porteuse. un signal d'alarme pour les grecs, mais aussi pour tous les citoyens d'Europe !

Ce sont d'abord une vingtaine de militants communistes (KKE) et jeunes communistes (KNE) qui se sont fait agresser lors d'un collage d'affiches en soirée jeudi 12 septembre, alors qu'ils préparaient un festival à destination de la jeunesse dans la banlieue du Pirée, le port d'Athènes.

Une cinquantaine de militants et voyous locaux ont débarqué en voitures et en motos, armés de bâtons cloutés et de barres de fer. Un véritable guet-apens qui enverra 9 militants communistes à l'hôpital.

Dans la nuit de mardi à mercredi, autre guet-apens, cette fois-ci contre un rappeur connu pour sa proximité avec l'extrême-gauche, Pavlos Fyssas, 34 ans. Le militant antifasciste est mort sous les coups de stylet (couteau) d'un militant d'Aube Dorée.

Evidemment, autant côté communiste que de l'extrême-gauche, les réactions ne se sont pas fait attendre et des manifestations ont été organisées suite à ces agressions. L'assassinat de Pavlos a entrainé hier plusieurs importantes manifestations à travers le pays (plus de 20 000 manifestants au total).

Ces agressions dont la violence ne cesse de monter jusqu'au meurtre sont le fait d'une extrême-droite décomplexée, surfant sur la décomposition d'une société trahie par une classe politique, de droite comme socialiste, complètement décrédibilisée.

Cette violence de l'extrême-droite grecque n'est pas sans rappeler la violence croissante de l'extrême-droite française.

L'assassinat en France de Clément Méric le 5 juin 2013 par des militants d'extrême-droite est un parallèle saisissant avec l'assassinat en Grèce de Pavlos Fyssas cette semaine.

Cette semaine, et pour la deuxième fois de l'année, les colleurs d'affiches de la bande aux Le Pen s'en sont pris au local du Parti communiste d'Hennebont, dans le Morbihan. Cela rappelle les dégradations répêtées dont ont été victimes les locaux du Parti communiste dans le Rhône de la part de groupuscules d'extrême-droite.

La violence est constitutive de l'extrême-droite, par son discours de haine contre les étrangers et ceux qui les défendent, par leur antisyndicalisme, par l'esprit de division qu'entraine leur idéologie.

Même cachée derrière le sourire carnassier d'une Marine Le Pen, l'extrême-droite reste un courant politique de droite prêt à mettre en place un régime autoritaire, antidémocratique et antisocial s'il arrivait au pouvoir.

Le Front National, vitrine publique de l'extrême-droite française, ne sera jamais un parti "banal", un parti républicain.

Il serait bon que l'électoralisme de certains responsables UMP ne les amène pas à des alliances malsaines avec le diable brun.

Aube-Doree.jpg

Militants grecs d'Aube Dorée : salut fasciste et croix celtique, marques de l'extrême-droite néo-nazie

Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires

Militants des JNR, groupe d'extrême-droite récemment dissout car impliqué dans la mort de Clément Méric

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 09:47

L'Assemblée Nationale étudie à partir d'aujourd'hui une loi qui permettra aux pouvoirs publics de racheter un site industriel rentable en cas de menace de fermeture.

Cette loi portera le nom de Florange, suite au combat des salariés d'Arcelor-Mittal, bien que l'idée soit euroise. C'est en effet avec le long combat des salariés de la papeterie d'Alizay qu'est née cette idée.

On voit dans la presse Jean Louis Destans présenter cette loi. La manière dont le sujet est traité laisse penser que, finalement, même s'il est parfois précisé que les salariés de la papeterie en ont lancé l'idée, ce serait le Parti socialiste qui en aurait été le porteur.

Comme pour le conflit des M-real lui-même, il parait encore une fois nécessaire de remettre les pendules à l'heure, de rendre à César ce qui appartient à César.

Personne ne nie l'admirable travail du Conseil général, en premier chef de son Président et de ses services juridiques, pour le rachat de la papeterie au groupe Finlandais M-real et sa revente au groupe thaïlandais Double A !

Par contre, le combat des M-real ne peut se résumer aux quelques mois qui ont précédé la vente du site au Département, sa "départementalisation" comme on l'a qualifiée.

Car, la proposition d'exproprier le site industriel en cas de refus de vente par le propriétaire finlandais n'est pas sortie d'un chapeau ! Elle aura mis du temps à faire son chemin.

C'est un eurodéputé communiste qui l'a suggérée lors d'une visite sur le site papetier eurois. Cet eurodéputé n'est autre que l'eurodéputé communiste de notre circonscription électorale, Jacky Hénin.

C'était le 25 mai 2009. Trois ans avant le rachat du site par le Département.

Entre les deux dates, il aura fallu beaucoup d'énergie pour que les salariés, qui se sont appropriés immédiatement la proposition, réussissent à rendre crédible la proposition auprès des autorités publiques... et du Conseil général

Durant trois ans, les salariés de la papeterie se sont accrochés à leur entreprise, grâce à leurs syndicats CGT et CGC,  multipliant les contacts, les actions, les manifs.

Dans ce combat, ils ont pu constamment et dès le départ compter sur les militants communistes et le maire communiste d'Alizay Gaëtan Levitre, par ailleurs conseiller général du canton de Pont-de-l'Arche. Un mandat dont on va voir l'importance.

Les communistes, avec les syndicalistes de la papeterie, ont rapidement monté un comité de soutien local, avec nombre d'élus locaux, sous la direction de Gaëtan Levitre.

De multiples actions médiatiques et de nombreuses rencontres en Préfecture et sous-Préfecture ont fini par rendre incontournable ce combat pour l'emploi industriel au niveau régional.

Ces nombreuses actions auront été relayées de multiples fois par Gaëtan Levitre et les autres conseillers généraux communistes au sein du Conseil général, par des interventions en Session, des motions de soutien.

Au niveau régional, grâce à Jean-Luc Lecomte, et au niveau national, avec le député communiste André Chassaigne, d'autres relais ont porté le combat des papetiers d'Alizay et la proposition de reprise du site par les pouvoirs publics.

Beaucoup n'y ont pas cru, à commencer par nombre d'élus de la majorité départementale du Conseil général.

Il aura fallu tout l'acharnement de Gaëtan Levitre et des syndicats de M-real pour convaincre la Préfecture et le Président du Conseil général de la viabilité d'un tel projet.

Même le repreneur, ce sont les salariés de la papeterie qui ont été le chercher !

Il faut féliciter Jean Louis Destans et les conseillers généraux de la majorité départementale d'avoir su écouter les salariés et Gaëtan Levitre, d'avoir été capables de changer d'avis sur un combat complexe, alors qu'ils considéraient le site perdu et conseillaient aux salariés d'accepter le Plan social.

Oui, le Département et son Président ont été des acteurs clés de la reprise du site papetier d'Alizay par les thaïlandais de Double A !

Mais ceux qui ont semé la graine de l'espoir et ont permis que pousse et grandisse l'idée que la papeterie d'Alizay avait un avenir, ce sont le député européen communiste Jacky Hénin et le maire d'Alizay et conseiller général, Gaëtan Levitre.

 

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le département
commenter cet article
17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 10:22

Entre Fillon qui met à égalité PS et FN et des sondages qui montre la proximité idéologique entre électeurs FN et UMP, il y a de quoi craindre pour l'avenir de la France !

Certains nostalgiques de l'OAS ou de Pétain voient déjà leur revanche arriver sur leurs défaite face aux républicains et démocrates. On est pourtant loin de la coupe aux lèvres !

Le travail de Marine Le Pen porte ses premiers fruits : de plus en plus de français ont un regard sympathique sur la fille du fondateur du parti d'extrême-droite, l'ancien tortionnaire d'Algérie, Jean-Marie Le Pen. Entre discours plus nuancé et récupération de thèmes de gauche (comme les retraites), l'héritière Le Pen reprend la stratégie qui a permis le développement du mouvement fasciste italien et du national-socialisme allemand.

FN en hausse mais toujours marginalisé

Cependant, si ce travail amène le FN et son hégérie à des niveaux jamais atteints dans les sondages, la banalisation de l'extrême-droite n'est pas réalisée. Beaucoup de français se souviennent encore de leurs cours d'Histoire de la Seconde guerre mondiale et des dangers que représentent les théories racistes et autoritaires du FN.

Selon un sondage BVA paru ce mois-ci, 34 % des français auraient une bonne opinion de Marine Le Pen et 31 % considèreraient envisageable de voter pour elle. Ces "bons" résultats progressent respectivement de 8 % et 5 % par rapport au sondage précédent de mars 2011.

Ces inquiétants résultats sont à prendre en considération et doivent justifier une vigoureuse réaction des démocrates.

Il faut quand même nuancer cette poussée car les thèses d'extrême-droite restent toujours minoritaires en France. Heureusement !

Ainsi, toujours dans le même sondage BVA sur Marine Le Pen, 65% des Français ont une mauvaise opinion d’elle. 67% des Français ne pourraient en aucun cas voter pour elle lors de la prochaine élection présidentielle et trois-quarts des Français ne lui feraient pas confiance pour gouverner le pays !

Un peu de pédagogie permettrait aussi d'ouvrir les yeux aux 21 % de français qui considèrent ses idées comme différentes de celles de son père. Comme si celui-ci avait pu laisser SON parti dans les mains d'une "dissidente" ? !...

54 % des français continuent de considérer que le Front National ne peut pas être considéré comme un "parti comme les autres". Entendez par là : un parti "républicain".

Canibalisation de l'UMP par le FN

Ce que nous apprennent par contre ces sondages, c'est que la croissance du Front National se fait par la porosité de plus en plus grande entre les électorats de la droite UMP et du Front National.

La banalisation du FN se fait au sein de la droite alors que les électeurs de gauche rejettent massivement les thèses fascistes.

70 % des électeurs UMP considèrent le FN comme un parti "comme les autres".

40 % seraient prêts à voter pour elle (15 % de plus qu'en février 2011 !).

55 % pensent qu'elle ferait une politique "meilleure" que le Parti socialiste !

Quand on interroge les électeurs de gauche, les résultats sont tout autres et le FN recule même dans cet électorat où seuls 7 % des sondés envisageraient de voter pour elle contre 14 % en 2011 !

Tous ces chiffres sont les signes d'une perte de repères de l'électorat de droite, UMP essentiellement. La digue républicaine maintenue sous Chirac a partiellement sauté et certains électeurs (et militants) UMP voient désormais le FN et ses thèses d'un bon œil.

Il faut dire que les années Sarkozy ont été l'occasion d'une véritable droitisation de l'UMP, d'un alignement sur les théories néo-conservatrices. On l'a vu sur l'immigration (avec le tristement célèbre "ministère de l'identité nationale"), sur les droits sociaux ou sur les droits des homosexuels. La forte implication de l'UMP, bras dessus-bras dessous avec tout ce la France compte de nazillons, d'extrémistes religieux et d'homophobes, avait de quoi alerter !

Dans ce contexte, on comprend mieux les propos d'un François Fillon marginalisé par Copé au sein de l'appareil UMP. Pour se refaire une place au sein du parti, il opte pour  une stratégie de course vers la droite, histoire de s'attirer les sympathies des plus réactionnaires de ses militants.

Se faisant, François Fillon participe à l'entreprise de banalisation du FN. En considérant qu'il n'appellerait pas systématiquement à voter socialiste en cas de duel PS-FN, mais qu'il soutiendrait "le moin sectaire des candidats", il contribue à faire du FN un allié potentiel de la droite "républicaine", donc à lui donner légitimité, crédibilité et respectabilité.

Cette stratégie de Fillon que l'on a vu à l'œuvre avec Sarkozy, Guéant ou Hortefeux, est totalement suicidaire.

Historiquement, les gouvernements bourgeois de droite qui ont tenté de "contrôler" leur partis d'extrême-droite ont fini par être complètement dépassés par eux. C'est ce que nous ont montré les expériences allemandes et italiennes des années 20 et 30.

En Europe, la Hongrie montre l'exemple à ne pas suivre d'un gouvernement de droite qui s'aligne complètement sur l'extrême droite (Jobbik).

En France, depuis que l'extrême-droite est réapparue sur l'échiquier politique français (en 1983, il y a trente ans !), jamais la droite française n'a pu réduire son influence électorale en puisant des idées dans cette fange xénophobe ni en organisant d'alliances, officielle ou tacite, avec elle !

Ce que l'Histoire nous enseigne, c'est ce que traduisent aujourd'hui les sondages : la droite banalise l'extrême-droite et rend poreuses les frontières idéologiques puis électorales entre elle et le FN. Au final, c'est le FN qui siphonne l'électorat de droite.

Loin du cliché longtemps entretenu et absurde d'un électorat communiste passé au FN, c'est plutôt une dérive à droite de notre société qui entraine la poussée brune marine : un Parti socialiste glissant vers le social-libéralisme et une droite gaullliste évoluant vers le libéralisme conservateur, une droite conservatrice évoluant vers l'intolérance raciste,...

Si les communistes, et toute la gauche, a le devoir de démontrer au quotidien la proximité des thèses économiques et sociales de la droite et de l'extrême-droite, c'est avant tout au sein de la droite, notamment chez ses dirigeants nationaux, que doit surgir la volonté de se démarquer de l'extrême-droite au niveau moral et démocratique.

On ne manipule pas le diable contre ses adversaires : on finit par se faire bouffer par lui !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 08:59

L'édition 2013 de la Fête de l'Humanité se referme sur un nouveau succès populaire.

Comme chaque année, c'est avec un peu de tristesse que l'on quitte la Fête de l'Humanité. Tristesse mêlée de joie après trois jours de fraternité, de fête et d'ébullition intellectuelle !

Le nombre de 650 000 entrées de 2012 sera t-il atteint ou dépassé ? Il est trop tôt pour le dire.

Cependant, la foule immense des spectacteurs aux concerts, la fréquentation des allées et des stands, voilà des éléments qui donnent un bon aperçu de ce que sera cette fête !

Et, qu'on se le dise, le concert de M, samedi soir, a fait le plein ! La Grande Scène était bondée avec autour de 80 000 personnes venues assister au spectacle de Matthieu Chédid. Un premier indice.

Pour ceux qui auront fréquenté les allées de la Fête samedi, la pluie quasi permanente aurait pu entrainer une baisse de fréquentation. Il n'en a rien été.

Avant "M", il y a eu Zebda et son mémorable hommage au poète chilien Victor Jara, ou le détonnant spectacle de HK et les Saltimbanks, et leurs invités, salariés des entreprises en lutte. A chaque fois, la foule est au rendez-vous, joyeuse, participative.

Il en est de même pour les stands, notamment les stands eurois qui auront connu une affluence comparable à celle de l'an passé, ce qui n'est pas une mince affaire après le déplacement et regroupement des 4 stands départementaux !

Côté politique, la lutte contre l'austérité et pour la défense de l'emploi industriel, le refus d'une guerre coloniale en Syrie, le droit à la retraite à 60 ans ou les thèmes de la santé, des municipales, des transports en commun, par exemple, ont attiré des milliers de festivaliers lors de multiples débats sur ces trois jours.

Il en a été de même hier lors du meeting de Pierre Laurent, sous le soleil (c'est à noter !), face à un public massif, attentif et remonté.

Non, décidemment, pas besoin d'attendre les chiffres définitifs des entrées à la Fête de l'Humanité pour affirmer que le succès était une nouvelle fois au rendez-vous !

Tant pis si les médias taisent l'événement, ou le présente sciemment sous des aspects négatifs, préférant la fascination brune et malsaine d'une Marine Le Pen ! Les 500 000, 600 000 personnes ou plus qui ont participé à la Fête de l'Humanité savent bien ce qu'ils ont vécu et grâce à qui !

Rendez-vous à Rouen les 22 et 23 novembre prochain pour l'édition normande de la Fête de l'Humanité !

Huma 2013 - Samedi 15 septembre (10)

Le stand d'Evreux, sa tarterie et son exposition sur les municipales

Huma 2013 - Samedi 15 septembre (7)

A côté du stand d'Evreux, les trois autres stands eurois ont connu aussi un grand succès

Huma 2013 - Samedi 15 septembre (34)

Le concert de Zebda, en l'hommage du poète chilien Victor Jara, assassiné lors du coup d'état au Chili en septembre 73, a attiré des dizaines de milliers de spectateurs samedi après-midi

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 08:55

Le capitalisme comme il va.

Nous avons ici parler de la loi Hartz IV votée par les sociaux-démocrates en Allemagne et qui a entrainé la précarisation de millions d'allemands avec des jobs à 1 € de l'heure (relire : Travailleurs pauvres, misère sociale, voilà le modèle allemand issu des réformes Schröder que glorifie François Hollande  ).

L'article suivant fait le point sur le marché britannique du travail et la précarisation grandissante des travailleurs.

Encore une fois, que l'on soit en France, en Allemagne ou en Grande Bretagne, mais aussi en Espagne ou en Grèce, la "crise" est un formidable moyen de pression sur les travailleurs pour obtenir qu'ils cèdent sur leur sécurité professionnelle, sur leurs salaires et sur leurs retraites.

En haut de l'échelle sociale, auprès des grands patrons et des actionnaires qui gagnent de l'argent en dormant (comme Liliane Bettencourt, pour ne citer qu'elle !), ceux que des générations de travailleurs ont appelé "les bourgeois", la richesse continue de croître.

Hier, nous parlions d'ailleurs des bénéfices records qui seront distribués en janvier en France aux actionnaires des 40 plus grandes entreprises côtées en Bourse : 49,9 milliards d'euros, 5 % de plus qu'en janvier dernier.

La mondialisation, l'Union européenne et la crise servent d'abord les intérêts du capitalisme pour contourner les règles sociales nationales, les mouvements sociaux, et opposer les peuples entre eux dans une concurrence qui ne sert aucun travailleur et qui nuit à l'environnement.

La solution reste et demeure la mobilisation sociale et politique des classes populaires et moyennes mais aussi des commerçants et artisans, en clair des "travailleurs", pour imposer une autre logique économique, une juste répartition des richesses au bénéfice de ceux qui les produisent, dans le respect des souverainetés populaires et de l'environnement.

Solidaire


wipeoutzero.JPG

Article repris d'Avante, organe du Parti communiste portugais

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les contrats « zéro heure » qui n'offrent aucune garantie au travailleur, sont devenus une pratique courante au Royaume-uni, révèle une étude récente d'un institut britannique.

Dans certains entreprises du Royaume-uni, les contrats « zéro heure » représentent l'immense majorité des contrats de travail. C'est le cas de la chaîne McDonalds, où 90% des travailleurs (précisément 82 000 personnes) se trouvent dans ces conditions, c'est-à-dire qu'elles peuvent travailler 70 heures comme aucune, étant rémunérées en conséquence.

Le patron ne leur donne aucune garantie, mais exige d'eux une disponibilité totale, en fonction de ses besoins.

Ainsi, la multi-nationale du hamburger peut s'offrir le luxe, avec seulement 1 200 travailleurs effectifs de servir quotidiennement 2,5 millions de repas sur les terres de sa Majesté.

Sports Direct est une autre chaîne commerciale fort célèbre qui tient 20 000 travailleurs avec des contrats « zéro heures », soit, 90% de sa main d’œuvre. Le même modèle se trouve appliqué dans le boutiques Boots ou Subway.

Comme l'explique un reportage du journal espagnol Publico, il n'est pas rare qu'un travailleur soit convoqué le matin au travail puis renvoyé chez lui si le nombre de clients se révèle plus faible que prévu.

La question est devenue d'une actualité brûlante après que le CIPD (Chartered Institute of Personnel and Development), un institut spécialisé en ressources humaines, a publié, le 5 septembre, un rapport précisant que les travailleurs se trouvant dans ces conditions sont quatre fois plus nombreux que ce que les chiffres officiels indiquent.

Ainsi, alors que les statistiques britanniques tablent sur l'existence de 250 000 « contrats zéro », l'étude du CIPD estiment que les chiffres réels tourneraient autour d'un million de personnes.

Un cas de sur-exploitation

A son tour, le CIPD qui s'est basé sur une enquête auprès de mille employeurs, montre que le recours à cette forme de précarité absolue est devenu commun à de nombreux secteurs d'activité.

Les résultats révèlent que 19 % des employeurs interrogés emploient au moins une personne dans ces conditions.

Dans le secteur dit du volontariat, ce pourcentage monte à 34 %, dans le secteur public il est de 24 % et dans le secteur privé en général, il se maintient à 17 %.

Dans l’hôtellerie, la restauration et le divertissement, 48 % des employeurs admettent recourir aux « contrats zéro », dans l'éducation, 25 %, et dans la santé 27%.

Il est quand même significatif que 25% des entreprises avec plus de 250 travailleurs utilisent ce type de contrats, quand ce chiffre n'atteint que 11% dans les petites entreprises.

La majorité des employeurs (54%) qui reconnaissent utiliser ce type de contrats, affirment qu'ils représentent un peu plus de 10% du total des travailleurs, le pourcentage moyen étant de 16%.

Sur la base de ces réponses, le CIPD estime qu'entre 3 et 4% des employeurs interrogés ont des contrats « zéro heures », ce qui équivaut à un million de travailleurs sur tout le Royaume-uni.

Par ailleurs, les informations fournies par 148 travailleurs avec ce type de contrats montrent que 14 % des patrons n'offrent souvent pas le nombre d'heures suffisants pour répondre à leurs besoins vitaux.

D'autre part, 38% des travailleurs considèrent qu'ils ont un emploi à temps plein, travaillant plus de 30 heures par semaine.

La vérité, c'est que ces contrats « zéro heures » sont loin de correspondre à des profils d'étudiants ou de gens qui désirent travailler que quelques heures dans la semaine, la raison pour laquelle ils ont été créés.

Selon le syndicat Unison, la grande majorité de ces travailleurs sont assujettis à ces contrats, sans en tirer le moindre avantage, comme le droit aux vacances, à une couverture maladie, une assurance-santé ou une indemnisation en cas de licenciement, tout simplement parce qu'ils n'ont pas d'autre choix.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 08:57

Pierre Piccinin, soutien de longue date à la rébellion et récemment libéré après 5 mois comme otage de goupes rebelles, accuse des rebelles d'être les coupables de l'attaque au gaz sarin sur la banlieue de Damas.

Bien que son témoignage soit passé sur la chaîne RTL - TVi et dans le grand journal belge "le Soir", aucun média français n'a relayé l'information. Il en est de même de toute information ou de tout avis qui tendrait à disculper le régime de Bachar El Assad.

Encore une fois, même si nous renouvelons ici notre opposition à ce régime (qui a massacré des centaines de militants communistes), nous dénonçons l'acharnement de notre gouvernement à vouloir bombarder à tout prix ce pays. Un acharnement curieux quand on réfléchit à la connivence entre notre pays et des régimes tout aussi dictatoriaux en Afrique et au Moyen-Orient, à commencer par les pétromonarchies du Golfe.

Solidaire


Le Soir 
Patricia Labar 

"L’enseignant belge Pierre Piccinin, enlevé en Syrie en avril et libéré dimanche avec le journaliste italien Domenico Quirico, affirme avoir des preuves selon lesquelles ce sont les rebelles syriens qui ont utilisé des armes chimiques. 

L’enseignant belge Pierre Piccinin da Prata est arrivé à Bruxelles ce lundi matin à 05h40, en provenance de Rome. Enlevé en Syrie en avril dernier, il a été libéré dimanche soir avec l’Italien Domenico Quirico, journaliste au quotidien La Stampa. 
Interrogé par Luc Gilson pour RTL, l’enseignant belge Pierre Piccinin, a indiqué que le gaz sarin n’avait pas été utilisé par le régime de Bachar Al-Assad. 

« C’est un devoir moral de le dire. Ce n’est pas le gouvernement de Bachar Al-Assad qui a utilisé le gaz sarin ou autre gaz de combat dans la banlieue de Damas. Nous en sommes certains suite à une conversation que nous avons surprise. Même s’il m’en coûte de le dire parce que depuis mai 2012 je soutiens férocement l’armée syrienne libre dans sa juste lutte pour la démocratie » , a déclaré l’enseignant dans une interview qu’il a accordé à RTL-TVi. 
vidéo 

Il dit aussi : 
"Nous sommes entrés en Syrie par le Liban, le 6 avril, avec toutes les garanties nécessaires que je prends chaque fois avec l'armée libre. C'était mon 8e voyage en Syrie. Sous la protection de l'armée libre, nous sommes allés jusqu'à Al-Qusayr qui était une ville en partie assiégée. Notre objectif était de rester une journée pour éviter que le siège se referme sur nous.

Malheureusement, en quittant le 8 avril au soir, peu avant 20h, nous avons été assaillis par un groupe de bandits à coloration islamiste qui nous ont gardés deux mois dans Al-Qusayr parce que le siège s'était refermé sur eux-mêmes. C'était une trahison de l'armée libre qui nous a livrés à ce groupe" 
[...] "Cela a été une odyssée terrifiante à travers toute la Syrie. On a été beaucoup déplacé à de nombreux moments dans de nombreux endroits. Et disons qu'à certains moments on s'est retrouvé avec des groupes. Ce n'était pas toujours le même groupe qui nous détenait, avec des groupes très violents, très anti-occidentaux et des islamistes anti-chrétiens. Cela a été parfois des violences physiques très dures" 
Il a ajouté qu'il avait été victime "d'humiliations, de brimades, de fausses exécutions. Domenico a subi deux fausses exécutions au revolver. A un moment on a cru qu'ils allaient nous tuer parce qu'il nous ont dit que nous étions devenus un problème et qu'ils allaient se débarrasser de nous" 
Pour son confrère Domenico Quirico, détenu avec lui, c'était 
"comme avoir vécu pendant 5 mois sur mars" . 

[...] "Alors le grand problème, c'est que la révolution syrienne depuis 7, 8 mois a connu une évolution très importante. L'armée syrienne s'est quasiment évaporée. Et actuellement on est face à des vagues islamistes ou du brigandage de certains groupes qui rançonnent les territoires, qui contrôlent . Je pense qu'il est devenu très dangereux pour les occidentaux d'encore se risquer en Syrie dans les conditions actuelles d'une révolution qui est en pleine déliquescence et qui tourne à autre chose" source 
Après 150 jours de prison en Syrie, son compagnon Domenico Quirico a fait des premières déclarations dans 
la Stampa
Comment vous ont-ils traité ? 
« Pas bien » … « il se peut que j’ai été trahi par la révolution » … « Ce n’est pas la révolution que j’ai connue il y a deux ans à Alep, laïque, tolérante. C’est devenu autre chose » .

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 08:41

Deux sujets majeurs occupent l'actualité : l'ouverture de la Fête de l'Humanité et la démission d'Alain Le Vern.

Il y a des jours où le choix des sujets est difficile. Ce vendredi en fait partie.

Deux sujets ont retenu notre attention ce jour :

- l'ouverture de la Fête de l'humanité concerne particulièrement les communistes bien sûr, mais aussi tous les progressistes et les travailleurs qui attendent de la gauche combative une dynamique contre l'austérité libérale qui se poursuit malgré l'élection de François Hollande l'an dernier ;

- la démission du Président de la Région Haute-Normandie, homme de dossier mais aussi homme autoritaire avec qui les communistes ont eu fort à faire.

La Fête de l'Humanité, c'est ce week-end !

C'est parti pour trois jours de fêtes, de concerts, de débats et de gastronomie !

La plus grande et plus ancienne fête populaire de France prend ses quartiers au parc du Bourget à partir de ce matin et jusqu'à dimanche soir.

Si la météo incite à la prudence (bottes et tenue de pluie), les prévisions annoncent un mieux en soirées et dimanche.

Néanmoins, l'expérience prouve que la Fête est insubmersible et que, quelles que soient les conditions météo, ce sont entre 500 000 et 650 000 visiteurs qui foulent les allées goudronnées de la Fête tous les ans.

Côté concerts, M (Mathieu Chédid), Archive, Asaf Avidan, Tryo, Zebda, Sanseverino, Féfé, HK et les Saltimbanks et tant d'autres devraient faire remuer les spectateurs tandis que Jamel et le Jamel Comedy Club devraient assurer un grand moment de détente pour tous !

Côté stands, c'est l'innovation pour les militants comme pour les visiteurs avec deux importants chamboulements en ce qui nous concerne : le regroupement de tous les stands eurois et seino-marins en un espace unique normand, avec la Manche, avenue Frida Khalo, et le regoupement des espaces livre, numérique, toursime et exposition au sein d'un hall couvert, le hall Nina Simone.

On pourra, en trois jours, faire un tour de France gastronomique ou opter pour un tour du monde gastronomique.

Côté politique, évidemment, les communistes organisent des débats multiples, avec des partenaires politiques, syndicaux ou associatifs, sur différents espaces et de différentes ampleurs.

Il est encore temps de se manifester pour acheter votre vignette d'entrée auprès des militants ! Elle est à 21 € les 3 jours contre 30 € à la FNAC par exemple !

Démission surprise du Président de Région

La nouvelle a pris de court tout le monde, y compris au Parti socialiste.

Alain Le Vern a annoncé hier qu'il démissionnait de la Présidence de la région Haute-Normandie et de son mandat de sénateur.

Pour quelles raisons ? Sa lettre publiée hier ne précise rien sur ses motivations et reste floue sur son avenir.

Certains parlent d'ambitions municipales à Dieppe, face au maire communiste sortant Sébastien Jumel, qu'il déteste. Une hypothèse plausible au regard de la date de sa démission, 6 mois avant les élections municipales.

D'autres parlent d'un retrait définitif de la vie politique. A suivre.

En tout cas, la surprise passée, il faut se rappeler que ces dernières années nous ont montré un Président de Région qui connaissait bien ses dossiers mais qui refusait toute critique et toute remise en cause de ses choix.

Les élus régionaux communistes en ont fait les frais, suspendus de leur délégation par deux fois. La dernière en date a toujours cours puisque les deux vice-présidents communistes à la Région (Céline Brûlin et Noël Levillain) se sont vus retirer leurs attributions et que le goupe communiste et Front de gauche a perdu son attaché.

Entre un Président autocrate et social-démocrate et des élus communistes à l'écoute des travailleurs et de la population, les motifs d'affrontement ont été nombreux.

Reste à savoir comment va évoluer la gouvernance régionale désormais et qui va prendre la suite d'Alain Le Vern ?

En tout cas, cette démission d'Alain Le Vern va donner un sens et un thème de discussion aux militants communistes de Haute Normandie dans leur tout nouvel espace à la Fête de l'Humanité !

Fallait-il voir dans cette réorganisation de la Fête de l'Humanité de la prémonition ?

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans notre Région
commenter cet article
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 09:27

15 milliards d'économies supplémentaires en 2014. C'est ce que vient d'annoncer le gouvernement !

Histoire de ménager un peu une opinion publique déçue par le début de mandat Hollande, le gouvernement parle d'un "effort" qui reposerait d'abord sur l'Etat, pour 80 %, et sur les français pour "seulement" 20 %.

Sauf que, les mesures s'accumulant, cet "effort" direct des contribuables va encore pénaliser les familles modestes et les classes moyennes !

Sauf que, et ça, on ne nous le dit jamais, réduire les dépenses de l'Etat et des collectivités publiques, c'est freiner l'économie locale (Les dépenses publiques font fonctionner les entreprises locales), notamment les dépenses d'infrastructures (Routes, collèges et lycées, équipements municipaux et des écoles,...), les aides publiques (Aides sociales, aides locales aux entreprises) et les soutiens aux activités associatives, culturelles ou sportives ! C'est certainement aussi réduire encore le nombre de fonctionnaires donc les emplois potentiellement proposés à nos jeunes.

Economiser sur le budget de l'Etat et des collectivités locales, c'est finalement affaiblir les services publics et le puissant soutien à l'économie et aux familles que représente la puissance publique. C'est finalement une perte pour l'économie et les contribuables car les économies de l'Etat représentent autant d'argent qui n'est pas réinvesti dans l'économie "utile" aux citoyens ou redistribué aux familles modestes.

Mais, même sur la partie de l'effort demandé aux contribuables, il ya de quoi hurler !

Ainsi, si le gouvernement affirme que la pression fiscale n'augmente pas avec ces nouvelles mesures, il oublie de parler de l'augmentation de TVA qui va entrer en vigueur l'an prochain. Le taux "intermédiaire" passe de 7 à 10 % et le taux "normal" de 19,6 à 20 %.

L'augmentation de la TVA va mécaniquement augmenter les prix pour les consommateurs, donc pour les ménages. Cette hausse sera répartie uniformément sur la population quelle que soit le revenu de chacun : en clair, pendant qu'on allège la pression fiscale sur les entreprises, on demande à tous les français, notamment aux classes moyennes et populaires, de compenser le manque à gagner de l'Etat.

Autre mesure qui fait causer : la suppression de l'abattement d'impôt bénéficiant aux parents d'enfants scolarisés. Cet abattement représente une perte de 100 à 200 € par famille ! Et, au final, 450 millions d'euros repris aux familles.

Le gouvernement socialiste a beau jeu de parler d'une redistribution à venir de cet argent, personne n'est dupe ! L'objectif gouvernement est quand même "d'économiser" 15 milliards d'euros supplémentaires l'an prochain, non ?

40 milliards d'euros pour les actionnaires du CAC 40 en janvier prochain : 5 % de plus qu'en 2013 !

Et pourtant ! Celui qui avait pointé du doigt la finance, la désignant comme son "ennemi" lors d'un discours célèbre lors de la campagne présidentielle, celui-ci devrait cherché l'argent où il est : dans les poches des plus riches !

Pas besoin de chercher loin ou de déformer des chiffres pour en arriver à cette conclusion, il suffit de lire les infos qui paraissent sur internet ou dans la presse !

Ainsi, on apprend ce matin que la très officielle Cour des Comptes remet en cause la légitimité du Crédit Impôt Recherche, niche fiscale fortement boostée par Nicolas Sarkozy et l'UMP en 2007.

Ce CIR devait inciter les entreprises d'investir en échange de crédits d'impôts.

Sauf que les investissements "privés" sont à la peine en France et que si 19 700 entreprises en ont bénéficié en 2011, cela ne concerne que 0,5 % des entreprises.

Par ailleurs, au lieu des 2,7 milliards d'euros annuels que devait représenter ce CIR (Tout de même !), ce sont finalement 5 milliards d'euros qui ne rentrent pas dans les caisses de l'Etat. La Cour des Comptes annonce même 7 milliards d'euros à termes !

Il y a peut-être là une niche fiscale à revisiter pour qu'elle soit véritablement efficace et moins coûteuse ?

La deuxième info concerne les dividendes reversés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 et n'apparait que dans les pages "Economie" de la presse. Il ne faut surtout pas que ces chiffres circulent trop !

Au moment donc où l'Etat annonce 15 milliards d'euros déconomies supplémentaires pour 2014, on apprend que les actionnaires des 40 principales entreprises côtées à la Bourse de Paris vont se partager 39,9 milliards d'euros de dividendes en début d'année 2014 ! Cela représente 5 % de mieux qu'en début d'année 2013 alors que l'inflation est de 1 %, rappelons-le ! Rentable, non ?

C'est triste à dire mais ce gouvernement et sa majorité socialiste tournent le dos à tous leurs engagements pris auprès du peuple lors des élections de 2012, Présidentielle et Législatives.

Ces choix faits par Hollande, son gouvernement et sa majorité, ne constituent pas une adaptation à une quelconque réalité, ni des choix guidés par le bon sens, mais bien un alignement des socialistes sur les doctrines libérales classiques et leurs purges anti-sociales.

Le mandat de François Hollande se cale de plus en plus dans les pas du mandat Sarkozy et sa politique rejoint celle de tous les gouvernements soumis à l'Europe libérale, qu'ils soient de droite comme "sociaux-démocrates".

L'avenir de ces choix, c'est encore plus de pauvreté.

L'ONG OXFAM s'appuie sur les chiffres de l'Union européenne pour compter 120 millions de pauvres dans l'UE et en annoncer 15 millions de plus si les politiques d'austérité continuent.

Beaucoup de militants et d'élus socialistes prennent leur distance avec les choix du gouvernement et de François Hollande.

Face au boulevard laissé à l'extrême-droite par une politique qui décrédibilise l'ensemble de la gauche, les militants et élus sincèrement attachés aux valeurs de progrès social et de défense des intérêts des classes populaires et moyennes doivent s'exprimer et se rassembler.

Pour les communistes, la Fête de l'Humanité sera un véritable moment d'expression publique sur les grands choix politiques actuels et un temps fort de notre politique de rassemblement populaire contre l'austérité et le libéralisme.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article