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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 09:05

La production d’énergie d’un pays est une chose sérieuse. Elle est un des piliers qui détermine le mode de vie d’une société. Sans une production d’énergie abondante et bon marché, les civilisations modernes s’écrouleraient d’elles-mêmes. C’est probablement ce que cherchent les "décroissants", altermondialistes et autres rêveurs dangereux adeptes d’une certaine "écologie" du retour à un passé idéalisé.

Le procédé est simple. Il faut détruire ce qui fonctionne, notamment le nucléaire, pour le remplacer par des moyens qui conduisent à des impasses techniques et économiques comme, par exemple, l’éolien et le solaire photovoltaïque. La société moderne de consommation "capitaliste" n’y résistera pas et implosera de l’intérieur. Le but recherché sera atteint.

La production électrique de nos centrales nucléaires sans émission de CO2 est pourtant une énergie durable. La France possède déjà plus de 3000 ans de combustible sur son sol pour les centrales nucléaires de quatrième génération en préparation. Ces réacteurs dits "surgénérateurs" pourront faciliter grandement la transition énergétique en évitant durablement d’importer et de consommer des énergies fossiles… si c’est bien uniquement ce que l’on veut.

Ne pouvant me résigner à laisser la désinformation systématique par le mensonge et le marketing vert "de bon aloi" se pavaner sur presque tous les médias, j’ai choisi de m’indigner ouvertement en utilisant les possibilités offertes par la démocratie.

En effet, au-delà du débat sur la transition énergétique, on nous propose un changement de société fondé sur des restrictions obligatoires et orchestrées au plus haut niveau.

Des reportages mensongers jouant sur l’émotionnel doivent nous faire peur (le langage politiquement correct dit "arriver à une prise de conscience") puis, ensuite, des règlements et des lois seront imposés "naturellement" pour organiser le rationnement.

Ainsi, la réglementation technique 2012 (RT 2012) issue du Grenelle de l’environnement a insidieusement banni le chauffage électrique des nouvelles constructions. Pourtant, cette électricité est fournie à plus de 90% en France sans émissions de CO2 (barrages et nucléaire), même en hiver en dehors des périodes de pointe. En revanche, vous pouvez sans restriction vous chauffer au gaz importé de Russie, de Libye et du Moyen-Orient… ou monter vos bûches ou granules de bois au cinquième étage pour alimenter votre chaudière à bois dans votre appartement.

La réglementation impose de fabriquer (et donc de vendre et d’acheter) uniquement des lampes "basse consommation" qui éclairent après deux minutes de fonctionnement. Elles coûtent nettement plus cher à l’achat et leur cycle de vie est surévalué par des publicités mensongères. Pourtant, l’éclairage des ménages ne représente presque rien dans leur consommation comparé à la consommation quotidienne des réfrigérateur, congélateur, four, lave-linge, chauffage, TV, ordinateur, cafetières…

Ce ne serait là que des "amuse-gueules" si aujourd’hui le débat national sur la transition énergétique n’avait pas l’ambition de faire cautionner ces inutiles et coûteuses contraintes idéologiques (politiquement correct = efficacité et sobriété) par une mascarade de débat national dont les conclusions sont déjà "écrites dans le marbre" (Discussion de la Fédération de l’environnement durable [1] avec le Directeur de cabinet de la Ministre de l’écologie en janvier 2013).

L’objectif de ce débat, issu de l’accord de mandature EELV / PS [2], est de sabrer 24 centrales nucléaires à l’horizon 2025 (détruire ce qui fonctionne) et de les remplacer partiellement par de l’éolien et du photovoltaïque (PV), tous les deux intermittents et plus chers. Le PV, notamment, est quatre à cinq fois plus cher, improductif par nature le soir (un des moments où la consommation d’électricité est la plus importante) ainsi que la nuit, et de production faible par mauvais temps, surtout en hiver.

On peut remarquer qu’on ne sait pas stocker de grandes quantités d’électricité au niveau du besoin d’une nation ne serait-ce que quelques heures et encore moins pour une semaine de vent et de lumière faibles. Il faudrait multiplier par 25 les capacités des stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) existantes en France et en Europe alors que les sites favorables sont déjà saturés.

Au-delà de ce débat sur la transition énergétique, c’est bien vers un changement de société fondé sur le rationnement et la limitation imposée des déplacements que certains idéologues veulent nous conduire, sans l’avouer, par la contrainte réglementaire.

On veut nous imposer de consommer moins d’énergie parce que des militants "verts" souhaitent restreindre voire éliminer "le nucléaire".

Dans les années 1960, des hippies sont allés vivre une vie frugale et de bohème "sobre" dans l’Ardèche : très bien. Quelques uns sont ensuite devenus des chefs d’entreprises : très bien. Chacun mène sa vie comme il veut, quand il le peut. Mais qu’on veuille aujourd’hui m’entrainer par la loi et par la contrainte morale à partager cet "idéal" de sobriété et de frugalité alors qu’on peut faire autrement, alors non ! Je refuse !

En tant que citoyen, contribuable et consommateur français je m’indigne de la manière dont certains élus nous conduisent vers cette dérive insidieuse et je m’insurge devant un tel projet de dictature larvée, fut-elle "verte".

Dit autrement : "le cave se rebiffe ! " [3]

Michel Gay, Citoyen, contribuable et consommateur français.


[1] Lettre de la FED du 12 avril 2013

[2] Extrait de l’accord de mandature EELV / PS : Nous réduirons la part du nucléaire dans la production électrique de 75% aujourd’hui à 50% en 2025 et engagerons :
-  Un plan d’évolution du parc nucléaire existant prévoyant la réduction d’un tiers de la puissance nucléaire installée par la fermeture progressive de 24 réacteurs, en commençant par l’arrêt immédiat de Fessenheim et ensuite des installations les plus vulnérables, par leur situation en zone sismique ou d’inondation, leur ancienneté et le coût des travaux nécessaires pour assurer la sécurité maximale. Cette évolution intégrera les évaluations de l’ASN et de l’IRSN ainsi que le nécessaire équilibre offre-demande.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 09:05

Le sauvetage des banques européennes en 2008 et 2009 a coûté des sommes astronomique aux états européens, 600 milliards d'euros rien que pour la France !

Avec les dégâts causés par l'effondrement boursier et l'explosion de la bulle spéculative immobilière, ces sommes injectées à perte pour colmater les dettes des banques ont augmenté l'impact de la crise économique capitaliste, en provoquant une explosion des dettes publiques et des politiques d'austérité généralisées.

A la lecture de l'article ci-dessous, on comprend toute le cynisme d'un monde de la finance qui, non content d'avoir joué avec le feu et d'avoir plongé le monde dans sa pire crise depuis 1929, se moque complètement des états et des citoyens, établissant des stratégies pour pomper un maximum de pognon aux contribuables via les gouvernements nationaux.

Le seul bémol à cet article est peut-être le silence sur des responsables politiques dont on a l'impression qu'ils se sont faits roulé dans la farine. On sait les relations douteuses entre milieux politiques et milieux financiers (voir les scandales Tapie ou libyens en France) et on ne peut exclure que les choix des gouvernements ont été faits en toute connaissance de cause.

Solidaire


L'Irish Independent a publié des enregistrements internes à l'Anglo Irish Bank, au moment de son sauvetage qui aura coûté 30 milliards d'euros, en 2008. On y entend des banquiers hilares, se moquant ouvertement des autorités financières, auxquelles ils ont refourgué des chiffres "sortis de leur cul" pour leur soutirer du flouze. Histoire d'une escrocrise en bande organisée...

Scandale Anglo Irish Bank

L'Anglo Irish Bank (AIB) a été sauvée par l'argent des contribuables, en 2008. De 30 à 40 milliards d'euros, selon les sources, soit un quart du produit intérieur brut irlandais. Et tout cela dans l'intérêt du peuple, entendait-on alors. Mais c'est une toute autre histoire que nous conte l'Irish Independent, qui vient de publier des enregistrements issus du propre système téléphonique de la banque.

Au cours de ces conversations, un des directeurs de la banque, John Bowe, explique en rigolant à un autre directeur, Peter Fitzgerald, non moins hilare, comment l'AIB a enfumé l'Etat irlandais. Objectif : ne réclamer en premier lieu qu'une petite somme, 7 milliards d'euros, alors que tout le monde, dans la banque, savait qu'il en faudrait beaucoup plus. Une fois que le premier chèque aurait été encaissé, l'Etat n'aurait dès lors plus le choix : il faudrait qu'il aille jusqu'au bout en continuant de régler les douloureuses à répétition, à grand coup d'argent public.

Un système cul par dessus tête

Comment a été choisi ce chiffre de 7 milliards ? Bowe l'affirme clairement : "Comme [David Drumm, qui était alors le pédégé de l'Anglo Irish Bank] le dirait lui-même, il est sorti de mon cul". Le tout suivi d'un éclat de rire. "S'ils [la banque centrale irlandaise] voient d'emblée l'énormité [des chiffres], ils vont peut-être décider de faire un choix. Tu vois ce que je veux dire ? Ils pourraient dire que le coût pour le contribuable est trop élevé... Si ça ne semble pas trop important au début, assez pour être important, mais pas au point de tout remettre en cause, alors je pense que l'on a une chance. Je pense donc qu'on pourra ensuite augmenter le montant, sournoisement", explique Bowe. "Ouais", répond Fitzgerald. "Ils mettent leur peau en jeu, et c'est ça, la clé".

Irlande Chiffres sortis de mon cul

David Drumm, qui a pris la tangente aux Etats-Unis dans la foulée, rigole tout aussi gaiement : "un jour, un milliard" blague-t-il, en se référant aux pertes que la banque centrale était condamnée à subir. A un autre moment, John Bowe se met à chanter "Deutschland Uber Alles" en évoquant la réaction négative de l'Allemagne sur cette aide publique. Dans un autre enregistrement, Bowe et Fitzgerald rient de nouveau de concert lorsqu'ils évoquent la naïveté des autorités, qui croyaient alors que la banque allait leur rembourser les prêts accordés.

"Pour la première fois, les contribuables peuvent avoir un aperçu des manigances banquières qui ont coûté sa souveraineté à l'Irlande", conclut amèrement le journal. Il est possible que ces enregistrements aient été en possession des autorités depuis 2009, mais rien n'aurait été fait depuis lors. D'autres révélations sont à attendre, ces prochains jours, qui impliqueraient des politiciens et des hauts fonctionnaires... La banque a été liquidée en début d'année, après avoir été nationalisée en 2009, des milliards d'argent public auraient pu être économisés. Mais ç'aurait été moins drôle, n'est-ce pas ?

Proverbe irlandais : "Chat timide fait souris effrontée"

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 09:23

Dans un document publié à la fin du mois de mai, le géant des banques d’investissement américain JPMorgan Chase réclame l’abrogation des constitutions démocratiques bourgeoises établies après la Seconde Guerre mondiale dans une série de pays européens et la mise en place de régimes autoritaires.

Cette banque, qui a fait parler d'elle lors du krach financier de 2008, est la plus grande banque des Etats-Unis et le plus grand agent de produits dérivés du monde. Elle voit, dans son rapport, la main des communistes partout et la possibilité pour les peuples de refuser les politiques d'austérité libérale qu'on leur impose actuellement.... ce qui constitue un droit, somme toute, à la base de la démocratie, non ?

Ce rapport affirme ainsi que " Les systèmes politiques dans la périphérie [sud] ont été établis après la chute des dictatures, et ont été façonnés par cette expérience. Les constitutions tendent à montrer une forte influence socialiste, reflétant la force politique des partis de gauche après la défaite du fascisme." Jusque là, on est d'accord.

Le rapport poursuit sur "Les systèmes politiques dans la périphérie affichent les caractéristiques suivantes : des exécutifs faibles ; des gouvernements centraux faibles par rapport aux régions ; une protection constitutionnelle des droits des travailleurs ; un consensus dans la construction de systèmes politiques promouvant le clientélisme politique ; et le droit de protester si des changements malvenus sont apportés au status quo politique." Ainsi, la banque JP Morgan Chase déplore t-elle l'idée de consensus ? Pire ! La "protection constitutionnelle des travailleurs" et le "droit de protester" sont exposés comme des difficultés, des défauts ! Ce rapport exprime crûment la vision du monde futur dont rêvent les spéculateurs et que bâtissent les partis libéraux et sociaux-libéraux au travers de la mondialisation et de la "construction européenne".

Ce document de 16 pages a été réalisé par le groupe Europe Economic Research de JPMorgan et est intitulé "L’ajustement de la zone euro – bilan à mi-parcours".

Le rapport exprime par ailleurs sa satisfaction vis à vis de l’application par l’Union européenne d’un certain nombre de mécanismes financiers visant à garantir les intérêts bancaires. A cet égard, l’étude souligne que la réforme de la zone euro en est pratiquement à mi-chemin. Mais le rapport réclame aussi davantage d’action de la part de la Banque centrale européenne (BCE).
Depuis l’éruption de la crise financière mondiale de 2008, la BCE débloque des milliers de milliards d’euros en faveur des banques pour leur permettre d’effacer leurs créances douteuses et de redémarrer une nouvelle série de spéculations. Exprimé par la voix d'une banque spéculative, on comprend le sens profond des choix européens ces dernières années : servir les banques et la finance.

 

En ce qui concerne les analystes de JPMorgan, ceci n’est cependant pas suffisant. Ils exigent de la part de la BCE une "réponse plus spectaculaire" à la crise.
Les critiques les plus dures du document sont cependant formulées à l’égard des gouvernements nationaux qui ont mis bien trop de temps à appliquer le genre de mesures autoritaires nécessaires à l’imposition de l’austérité. Le processus d’une telle "réforme politique" précise l’étude, a "même à peine commencé".

La Grèce n'est bien qu'un laboratoire d'essai de ce qui sera demain notre quotidien... si on les laisse faire !
Vers la fin du document, les auteurs expliquent ce qu’ils entendent par "réforme politique." Ils écrivent : "Au début de la crise l’on avait pensé que ces problèmes nationaux hérités du passé étaient en grande partie d’ordre économique," mais "il est devenu manifeste qu’il y a des problèmes politiques profondément enracinés dans la périphérie qui, à notre avis, doivent être changés si l’Union monétaire européenne (UME) est censée fonctionner à long terme."

 

En clair, nos régimes parlementaires partiellement démocratiques seraient le résultat d'un héritage politique qu'il faudrait changer à cause de leurs lacunes... à mettre en place des mesures autoritaires en faveur des banques et de la finance !

Quelles que soient les inexactitudes historiques contenues dans leur analyse, il ne peut y avoir l’ombre d’un doute que les auteurs du rapport de JPMorgan plaident pour que les gouvernements adoptent des pouvoirs de type dictatorial afin de mener à bien le processus de contre-révolution sociale qui est déjà bien avancé à travers toute l’Europe.

A la fin du document, les auteurs avancent une série de scénarios qui, selon eux, pourraient découler de l’échec des gouvernements européens à ériger des systèmes autoritaires. Ces variantes comprennent :

- "1) l’effondrement de plusieurs gouvernements favorables aux réformes en Europe méridionale,

- 2) un effondrement du soutien à l’euro ou à l’UE,

- 3) une victoire électorale incontestée de partis anti-européens radicaux quelque part dans la région,

- 4) l’ingouvernabilité de fait de certains Etats membres une fois que les coûts sociaux (notamment le chômage) dépasseront un certain seuil."

Ces 4 hypothèses sont évidemment considérés comme inconcevables.

Pensez donc ! Des gens du peuple qui se mettraient à contester l'ordre établi, celui d'une finance et d'un capitalisme triomphant imposant à la grande masse des habitants de cette planète un avenir fait de précarité, de salaires au rabais, d'avenir sombre pour leurs enfants, de système de santé en ruine et d'environnement saccagé ! De quoi se mêlent-ils, ces prolos ? Non mais !...
C’est la voix authentique du capital financier qui parle. Il faut rappeler que JPMorgan est profondément impliqué dans les opérations spéculatives qui ont dévasté la vie de centaines de millions de travailleurs partout dans le monde.

Dénoncée pour ses responsabilités dans la crise mondiale depuis 2008, JP Morgan Chase échappe pourtant à toute poursuite grâce à son rôle au service du monde financier qui gouverne réellement le monde.

Au final, il suffit de prendre les quatre scénarios qui inquiètent ce porte-parole du capitalisme mondialisé pour savoir ce qu'il faut faire pour lui barrer la route et reprendre le contrôle de notre destin ! Logique, non ?

Et puisque JP Morgan Chase a peur des rouges, c'est bien du côté des communistes que se trouve l'espoir de contrer libéralisme et mondialisation au profit d'une politique qui se préoccuppe de "L'Humain d'abord !"

Ce ne sont pas les communistes qui le disent, c'est finalement ce que dit ce monument du capitlisme financier qu'est la banque américaine JP Morgan Chase.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:40

La direction politique du Parti socialiste prend partiellement ses distances avec le rapport qui prépare la prochaine réforme des retraites.

Dans un communiqué en date d'hier, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, prend note des premières prises de distance du Parti socialiste vis-à-vis du rapport Moreau sur les retraites.

Pierre Laurent se base pour cela sur la déclaration sur les retraites adoptée par le Bureau national du Parti socialiste qui "porte la marque des fortes inquiétudes qui s'expriment dans le pays face au risque d'une nouvelle réforme de régression du droit à la retraite."

Le premier responsable du PCF note que, malheureusement, "cette déclaration ne propose pas de revenir sur les réformes Fillon comme la gauche devrait le faire" mais que, malgré tout, "elle écarte plusieurs pistes du rapport Moreau dont la désindexation des pensions et l'accélération de l'allongement de la durée de cotisation à 44 annuités avant 2020. Elle soutient également l'idée d'une taxation des revenus du capital parmi les ressources nécessaires, comme nous le proposons depuis longtemps."

C'est effectivement une question majeure ! Est-ce toujours aux salariés et aux retraités de participer aux efforts de financement des budgets sociaux, comme de ceux de l'Etat, ou le monde de la finance et les grandes entreprises doivent-ils également contribuer au bien public ?

Pierre Laurent note au final que "cette déclaration reste sur bien d'autres points loin du compte mais elle laisse transparaitre beaucoup de doutes par rapport aux premières déclarations présidentielles estimant que l'allongement de la durée de cotisation était la mesure la plus juste."

Pour lui, "C'est un encouragement à amplifier la mobilisation contre tout recul des droits à la retraite et l'émergence d'un espace de rassemblement large sur cette question. Il faut aller beaucoup plus loin. Le droit à la retraite à 60 ans, ADN de la gauche, doit être au cœur de nos mobilisations. C'est ce que le PCF défend en avançant des propositions alternatives de financement."

Si le PS recule un peu, cela n'augure pas d'un recul gouvernemental et cela ne signifie pas non plus une inversion des choix politiques sur ce dossier pour, enfin, rétablir un acquis social essentiel : le droit à une retraite digne et en bonne santé pour tous les travailleurs.

Ce changement traduits peut-être enfin la prise de conscience au parti socialiste du fossé qui se creuse entre lui et les travailleurs, leurs syndicats et les partis ouvriers, PCF notamment ?

En tout cas, les communistes eurois continueront de mener leur travail d'information sur cette régression sociale envisagée et de défendre des propositions alternatives et progressistes pour éveiller un maximum de travailleurs au fait que des solutions alternatives existent.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 09:18

Sur le blog d'Arnaud MOUILLARD, ce bref et très caustique article.

Je ne peux m'empêcher de lui emprunter !

Solidaire


 

UMPthon.jpg

Après la France, Nicolas Sarkozy a ruiné l'UMP... 11 millions pour l'UMP, 500 milliards de dette en 5 ans pour la France

Je propose plusieurs actions à l'UMP pour trouver de l'argent (je sais je suis trop bon) :

- Organiser une grande vente de pains aux chocolats

- Demander à Bernard Tapie un don exceptionnel de 11 millions d'euros

- Demander à Claude Guéant de vendre quelques tableaux 

- Un grand concert de Carla Bruni 

- Une vente de T-Shirt : "I Love Sarkozy" 


A la demande d'Arnaud MOUILLARD,  j'ai proposé ces quelques pistes :

  • J'avais pensé à Kadhafi mais il l'a fait tuer ! Dommage pour lui !
  • Y-a pas un hippodrome à vendre dans une mairie UMP, comme celui de Compiègne ?
  • Sinon, reste Mammie Zinzin et tous ses potes de Neuilly-sur-Seine : ç a fait du pognon !
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 09:17

Une hausse pour entretenir le parc nucléaire ou engraisser les actionnaires ?

A peine nommé ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Philippe Martin décide d'une hausse de 5 % des tarifs de l'électricité en août 2013 et d'une hausse équivalente en août 2014. La hausse sera donc de 10 % en un 12 mois !

Pour un gouvernement qui se revendique de "gauche", cette hausse passe mal !

Elle va en effet durement toucher des français déjà fortement pénalisés par un ralentissement économique qui entraine chômage, précarité et blocages salariaux et par des hausses tarifaires qui se multiplient par ailleurs.

Ce sont 35 € de plus que paiera chaque année un foyer moyen, 50 € pour un foyer qui se chauffe à l'électricité.

Pour beaucoup de familles modestes, dans les quartiers populaires, les zones rurales, ou pour beaucoup de retraités aux revenus faibles, 35 ou 50 €, c'est énorme !

Comment se justifie cette hausse ?

La Commission de régulation de l'énergie demandait depuis plusieurs années une augmentation des tarifs de l’énergie pour donner à EDF les moyens d’investir dans son outil industriel et productif.

En fait, avec la dérégulation du marché de l'énergie, sous l'impulsion de l'Union européenne (encore une fois !) a entrainé une course à l'investissement commercial d'EDF... vers l'étranger et une quasi vente à perte de l'électricité public aux groupes privés. Au final, les tarifs n'ont pas baissé malgré l'arrivée de la concurrence privée, bien au contraire !

Comme dans tant d'autres domaines, la privatisation d'un marché se fait au détriment des usagers, devenus consommateurs captifs, et au détriment de la qualité du service !

Le Parti communiste français dénonce dans un communiqué daté d'hier cette ouverture à la concurrence qui a poussé EDF à des choix économiques absurdes : "affectation des ressources de l’entreprise au développement international plutôt qu’interne, revente d’une partie de l’électricité nucléaire contrainte à ses concurrents privés (loi Nome), passation de contrats de gré à gré avec les grandes entreprises accentuant la mise en concurrence."

Par ailleurs, l'Etat est actionnaire à 84,48 % d'EDF et a empoché 2,3 milliards d'euros de dividendes cette année. Il y a donc largement de l'argent dans les caisses d'EDF pour des investissements industriels !

Le PCF propose "donc que l'État, fasse l’impasse sur cette recette pour son budget général et permette à EDF de consacrer cette part de son chiffre d’affaire à ses activités."

La hausse des tarifs d'EDF va bien évidemment aussi permettre une hausse des dividendes que verse EDF à ses actionnaires. La Bourse de Paris et son petit monde de spéculateur ne s'y est pas trompée !

Vers 10 h 50 hier, l'action EDF s'envolait de 8,98% à 19,35 euros tandis que le CAC 40 progresse de 0,67%. Cette hausse porte maintenant à plus de 38% les gains accumulés par le titre depuis le début de l'année, après une perte de près de 26% en 2012. Les quelques milliers d'actionnaires privés d'EDF sont aux anges !

On voit bien là toute la perversité d'un système qui, sous de faux prétexte de concurrence, vend des biens financés par la Nation à des actionnaires privés dont le seul objectif est de se faire de l'argent.

Les services publics couvrent des domaines incontournables pour les citoyens, qu'il s'agisse de l'énergie, de l'eau, des transports routiers et ferroviaires ou, encore, des télécommunications. Leur privatisation rend captifs de boîtes privées des millions de citoyens français qui sont OBLIGES d'acheter leurs services !

On peut se priver de nouilles ou d'acheter une voiture neuve, mais on ne peut se priver d'eau ou d'électricité !

Dans son communiqué, le PCF défend "la création d’un pôle 100 % public de l’énergie et ... la création d’une commission pluraliste (élus, salariés, particuliers, entreprises, associations et partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs de l’énergie. "

De quoi voir revenir dans le giron de l'intérêt public des centrales nucléaires qu'on ne peut laisser au privé (voir Fukushima !), ni même des centrales "classiques" quant on voit le groupe E.On fermer 5 de ses 7 sites de production électrique en France !

Vive les lois de dérégulation de l'énergie venues de l'Europe et voteés par la droite et les socialistes ! Usagers et salariés d'EDF vous remercient !

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 09:52

La compétitivité : voilà la clé dans le discours libéral !

Il faut être compétitifs, diminuer "le coût du travail", adapter nos vies à l'évolution du monde, satisfaire les marchés financiers sinon condamner notre pays à voir partir ses entreprises et ses emplois... tel est le discours fataliste et soumis que l'on nous transmet depuis des années.

Déjà, depuis les années 80, le fatalisme général a permis aux entreprises d'augmenter les salaires beaucoup moins vite que l'inflation et que la hausse du PIB. Résultats : d'un côté le pouvoir d'achat décroche, de l'autre les dividendes versés aux actionnaires augmentent. Entre rémunération du travail et rémunération du capital, l'équilibre s'est rapidement inversé et ce sont aujourd'hui 10 points de PIB (10 %, en clair) qui sont partis des poches des producteurs (salariés ou indépendants) vers la finance et la spéculation.

Entre blocage des salaires et du SMIC et flexibilisation du travail (avec la multiplication des CDD, intérims, temps partiels), un travailleur aujourd'hui produit autant de richesses que cinq travailleurs des années 60. La productivité a été multipliée par 5 en quelques décennies mais ce ne sont pas les salariés qui en profitent !

Car, en dehors du salaire, les travailleurs ont beaucoup perdu d'avantages sociaux ces dernières décennies : déremboursements médicaux et recul de l'âge de départ en retraite sont également des pertes financières indirectes pour les salariés !

Ces reculs ont été fait pour, soi-disant, "rééquilibrer les comptes sociaux", Sécu, Caisses de retraite,...

Il faut cotiser plus et bénéficier de moins de remboursements pour boucher un "trou de la Sécu" qui, d'années en années, ne fait que s'agrandir. Rien que ce constat devrait mettre la puce à l'oreille de chacun : si cette technique n'a pas produit d'effets positifs en trente ans, c'est qu'elle n'est pas bonne ! Non ?

Les partisans des "économies" sur le dos des salariés oublient de parler de deux facteurs qui pèsent très lourdements sur les comptes de la Sécu et de l'Etat : d'une part, les allègements de cotisations sociales des entreprises, et, d'autre part, le poids du chômage.

Les deux sont d'ailleurs liés puisque "l'allègement des charges sociales" vise (c'est ce qu'on nous explique !) a diminué le chômage ! Et pourtant, la courbe du chômage est orientée dans le mauvais sens depuis 1974 !

En ajoutant régulièrement de nouvelles exonérations de "charges sociales" pour les entreprises, les gouvernements successifs ont volontairement creusé le déficit de la Sécu et des caisses de retraite ! Et comme l'Etat est sensé compenser ces allègements de charges, c'est le déficit de l'Etat qui s'agrandit !

Si on s'arrête quelques instants sur ce sujet, on comprend que, finalement, une belle partie du financement de la part patronale de la Sécu est désormais pris sur les comptes de l'Etat donc dans les poches des contribuables, c'est-à-dire : des salariés !

Le deuxième facteur qui pèse lourdement sur les comptes de la Sécu et de l'Etat, c'est le chômage.

Evidemment, plus de chômeurs, c'est moins de cotisations sociales, moins d'impôts et de TVA dans les caisses de l'Etat. C'est aussi moins de consommation donc... moins de ventes de la part des entreprises, et moins de clients potentiels pour les commerçants et artisans.

La conséquence logique d'une politique qui consiste à laisser filer de la richesse vers le capital au détriment du travail, donc de la grande majorité de la population, c'est cette détérioration des comptes publics.

Les caisses de retraite ne sont pas épargnées par ces politiques. Elles aussi n'arrivent plus à équilibrer leurs comptes entre les cotisations sociales entrantes et les pensions versées.

Là aussi, depuis vingt ans, ce sont les salariés qui sont mis à contribution. Ceux en activité comme ceux qui sont en retraite.

L'indexation des pensions de retraite sur l'inflation (qui augmente moins vite que les loyers, le gaz ou l'électricité) et non plus sur les salaires (indice tiré vers le haut par les hauts salaires !) a entrainé une érosion du pouvoir d'achat des retraités, d'années en années.

Ensuite, les multiples réformes des retraites qui se sont succédées ont toutes entrainé un recul de l'âge réel de départ en retraite pour beaucoup, et une baisse des pensions versées aux nouveaux retraités, puisque le calcul des pensions se fait sur les 25 meilleures années désormais (avant : 10) sans oublier que de plus en plus de travailleurs partent en retraite avec des carrières "incomplètes" selon les nouveaux critères de calcul !

Sur les retraites également, les multiples réformes qui se succèdent n'ont pas résolu le problème de déficit qu'elles étaient sensées résoudre !

Chômage qui grimpe depuis trente ans, déficits sociaux qui s'accroissent, déficit public qui grandit et avantages sociaux qui disparaissent,... les politiques menées ces trente dernières années sont un échec pour le pays et pour le peuple français.

Mais elles ne sont pas un échec pour les milieux financiers, les grands patrons et les quelques milliers de gros actionnaires de ce pays, en clair pour le capital !

Pour revenir au début de cet article, la répartition des richesses produites (par les travailleurs) en France, et caractérisées par le PIB, a évolué au détriment des travailleurs. Alors que l'ensemble des richesses produites en France continue d'augmenter chaque année, même mollement (c'est le taux de "croissance" !), ces richesses vont de plus en plus enrichir le capital (capital fixe des entreprises, dividendes versés aux actionnaires) au détriment du travail, c'est-à-dire des salaires et pensions mais aussi des avantages sociaux (aides sociales, gratuité des services publics,...) !

Boucher le trou de la Sécu et résorber le chômage passent d'abord par une autre distribution des richesses, qui fasse la part belle aux investissements productifs et durables, seuls capables de créer de l'emploi et de générer des impôts pour l'Etat et des cotisations pour les organismes sociaux.

C'est loin d'être acquis !

La réforme des retraites envisagées par le gouvernement socialiste s'inscrit dans le cadre libéral des reculs sociaux précédents !

Certains médias, comme Christophe Barbier, directeur de "L'Express", parlent maintenant de revenir sur la cinquième semaine de congés payées !

Travailler une semaine de plus pour votre employeur pour le même salaire ! Moderne, non ?

La fatalité n'existe pas en politique ! Trente ans de chômage organisé et de reculs sociaux planifiés sous l'égide d'une Europe au service des multinationales et de gouvernements acquis au libéralisme, ont finit par convaincre bon nombre de travailleurs de l'absence d'issue politique à la crise capitaliste.

Ils nous parlent de "coût du travail" ? Exigeons que l'on nous parle du "coût du Capital" !

Il nous parlent de "compétitivité" et de "concurrence" ? Parlons d' "efficacité sociale et environnementale" et de "coopération" !

C'est en luttant ensemble contre ce fatalisme organisé, en exigeant une autre répartition des richesses produites en France, en rééquilibrant les rapports économiques mondiaux, que l'on sortira de l'ornière libérale et de la voie vers la misère que nous promet le capitalisme.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 09:05

Le rejet des comptes de campagne : la faute à l'UMP pas au Conseil constitutionnel !

Le Conseil constitutionnel a rejeté les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Dans leur décision, jeudi 4 juillet, les Sages estiment que certaines des dépenses prises en charge par son parti, l'UMP, ou par l'Etat, auraient dû figurer dans ses comptes de campagne. Sont en cause des déplacements, des enquêtes d'opinion, une partie des dépenses engagées pour le meeting de Villepinte, etc.

Les comptes de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy excèdent en effet de 2,1% (un peu plus de 466.000 euros) le plafond autorisé.

Cela prive l'ancien candidat du remboursement forfaitaire par l'Etat de plus de dix millions d'euros de frais de campagne 

"Le Conseil constitutionnel a jugé (...) que c'est à bon droit que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté le compte de campagne de M. Sarkozy. En application des dispositions précitées de la loi du 6 novembre 1962, dès lors que le compte de M. Sarkozy est rejeté, celui-ci n'a pas droit au remboursement forfaitaire", est-il écrit dans la décision.
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) avait jugé fin décembre que le candidat Sarkozy avait dépassé le plafond de dépenses autorisées, fixé à 22 509 000 euros pour un candidat parvenant au second tour. Pour la CNCCFP, l'ancien président avait utilisé les moyens liés à sa fonction pour faire campagne. La Commission avait considéré qu'il n'avait pas intégré dans ses comptes des déplacements présidentiels, à caractère électoral, réalisés avant sa déclaration de candidature, le 15 janvier 2012. C'est ce qu'a confirmé le Conseil constitutionnel jeudi 4 juillet.

Furieux de s'être fait attrapé, Nicolas Sarkozy tente de passer pour une victime et démissionne du Conseil constitutionnel.

Faut-il rappeler que la CNCCFP est indépendante et n'hésite pas à renvoyer des factures aux candidats aux élections quelles que soient leurs couleurs politiques ! Nous même avons vu la Commission refuser le remboursement d'un tract pour les Législatives. On n'en a pas fait tout un plat !

Faut-il rappeler aussi à Nicolas Sarkozy que la composition du Conseil constitutionnel est une hérésie démocratique très favorable à la droite, avec 3 membres nommés par le Président, 3 membres nommés par l'Assemblée et trois membres nommés par le Sénat. Les anciens présidents sont mebres de droit. En clair, actuellement, ce sont des personnalités de droite qui sont majoritaires au Conseil constitutionnel. C'est d'ailleurs l'ancien député-maire UMP Jean-Louis Debré qui préside cette instance. On ne peut pas accuser ce Conseil de magouille anti-droite !

En fait, Nicolas Sarkozy se la joue à la Berlusconi, tentant de faire passer pour des complots toutes les casseroles judiciaires qu'il accumule derrière lui : financement de la campagne Balladur de 1995, financement de sa précédente campagne présidentielle de 2002 (financement libyen), affaire Bettencourt,...

Il devrait pourtant savoir, à son âge et avec son expérience politique, que les comptes de campagne sont scrutés de près par les commissions, même pour l'UMP.

Ou bien, Sarkozy confond les comptes de campagnes et les comptes de l'Etat : avec 2,1 % de déficit, ses comptes répondent aux critères de Maastricht mais CE N'EST VALABLE QUE POUR LES COMPTES DE L'ETAT ! !...

Va falloir penser à changer de trésoriers à l'UMP ! Cela ne sont pas très bon, visiblement !

Au final, cette décision plonge l'UMP dans une crise financière aiguë. Avec 10 000 000 d'euros en moins dans le budget prévisionnel et une amende de 500 000 euros à Nicolas Sarkozy lui-même, pour remboursement de l'avance des frais de campagne, il  va y avoir besoin de taper aux portes des grands patrons et des riches demeures bourgeoises du 92 ! L'UMP aura du mal à aller démarcher un président étranger vu que le dernier à l'avoir fait, Kadhafi, s'est pris une guerre et s'est fait assassiné quelques temps après !

Si l'UMP souhaite organiser un UMPthon, nous ne participerons pas à l'exercice : les dégâts laissés par l'UMP en France ont déjà coûté assez chers aux travailleurs !

 

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 08:59

Les règles de diplomatie internationales garantissent le passage des avions des chefs d'état étranger en toute sécurité. En théorie.

L'info est restée discrète. Pourtant, mardi, la France a empêché un chef d'état étranger de survoler le territoire national pour une simple rumeur. Une véritable violation des règles diplomatiques internationales, une insulte au pays concerné et la mise en danger d'un chef de l'état étranger : bravo la France !

Ce chef de l'état, c'est Evo Morales, président bolivien, qui était de retour de Moscou où se tenait une réunion des pays producteurs de gaz.

La rumeur, c'est celle de la présence à bord de Edward Snowden, le courageux citoyen étatsunien qui multiplie les révélations sur les écoutes illégales et à grande échelle menées par les services secrets des Etats-Unis.

Il n'en a pas fallu plus pour que la France, l'Italie et le Portugal décident d'interdire à l'avion présidentiel bolivien le survol de leurs territoires nationaux. Notons que cette écision a été prise à la demande des Etats-Unis, ceux-là même qui sont mis en cause pour espionnage des pays européens, dont la France, grâce aux révélations de Snowden !

En conséquence, l'avion présidentiel d'Evo Morales a dû atterrir en catastrophe à Vienne, pour une escale inattendue donc non organisée. Outre l'insulte contre un président étranger en exercice, c'est carrément sa sécurité qui a été mise en danger, d'une part en obligeant l'avion à se dérouter subitement, d'autre part avec une escale de 13 heures sans protocole de sécurité.

L'événement, on le voit, n'est pas neutre d'un point de vue diplomatique.

D'ailleurs, la colère du gouvernement bolivien et les nombreuses manifestations populaires montrent à quel point ce détournement irrespectueux d'un chef d'état à choquer la Bolivie. C'est aussi le cas d'autres pays sud-américains qui ont protesté auprès des gouvernements en cause, la France en premier.

C'est que, sur le fonds, cette mesure historique au niveau international à de quoi inquiéter les citoyens français sur l'inquiétante soumission de notre pays aux exigences américaines ! Après tout, l'affaire Snowden concerner d'abord les Etats-Unis, non ? Et puis, avec les scandales des écoutes de pays étrangers par les services secrets des Etats-Unis qui se multiplient, il y aurait de quoi être plus frileux à réagir aux "bruits" venus de Washington ?...

Notre diplomatie a peut-être considéré que la Bolivie était un pays sans intérêt et qu'on pouvait manquer de respect à son chef d'état ? Si un de ces jours François Hollande est traité comme un quelconque larbin en Amérique du Sud, il saura d'où cela vient !

La France aurait-elle été aussi "réactive" s'il 'était agi du président chinois ou russe ? Ou bien s'il s'était agi de l'avion d'Obama transportant un prisonnier illégalement détenu à Guantanamo ?... Pas sûr !

Après la Libye et la Syrie, la France a encore perdu l'occasion de se faire oublier sur la scène internationale. A défaut de briller.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 08:48

 

Voici un an, le président de la République organisait une première conférence sociale, rassemblant les organisations patronales et les confédérations syndicales des salariés. Redynamiser l’industrie, s’attaquer aux inégalités et à la grande misère, faire de l’emploi un objectif essentiel, en particulier pour les jeunes, réduire la précarité, et même partager les richesses : telles étaient les priorités annoncées par l’Elysée et Matignon.

A l’issue de la deuxième conférence sociale qui s’est tenue les 20 et 21 juin derniers, toujours pas le changement de cap espéré par des milliers de nos concitoyens, mais une nouvelle réforme des retraites ! Chacune et chacun peut mesurer l’écart entre ces engagements et les actes d’aujourd’hui.

Nous ne sommes pas d’accord avec le gouvernement social-libéral de Jean-Marc Ayrault, allonger la durée de cotisations n’est pas la mesure la plus « juste ». Il n'y a aucune justice, aucune égalité, dans la poursuite du démantèlement du droit à la retraite à 60 ans, conquête historique de la gauche.

Grands absents de cette conférence sociale : les salaires et la création d’emplois, pourtant indispensables pour assurer l'avenir de la retraite par répartition. C'est là que le bât blesse, dans la faiblesse des propositions d’Hollande en matière d'emplois privés et publics, dans ce défaitisme face au chômage, et dans le refus idéologique d'augmenter les salaires et de mettre à contribution les revenus financiers.

Le Président fait le choix d'une réforme à la hussarde, en plein trêve estivale. Nous ne laisserons pas faire. Car pour nous, la question des retraites est bel et bien une question de société ! L'avis des principaux intéressés que sont les salariés et les retraités doit être pris en compte. D'ores et déjà, informons les, et tenons-nous prêts pour une mobilisation d’ampleur dés la rentrée.

Autre mauvais coup porté au monde du travail en ce début juillet : aucune augmentation pour le SMIC et quelques centimes pour les minimas sociaux ! Par contre, nouvelles augmentations pour le gaz et le tabac, entre autres.

On le voit bien, plus que jamais un changement de politique est urgent !

Alors travaillons tous ensemble, dés maintenant, à un rassemblement à gauche à tous les niveaux pour imposer une politique alternative à l’austérité.

 

 

 

 

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Published by Laurence Chapelle - dans En France
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