Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 08:59

Les règles de diplomatie internationales garantissent le passage des avions des chefs d'état étranger en toute sécurité. En théorie.

L'info est restée discrète. Pourtant, mardi, la France a empêché un chef d'état étranger de survoler le territoire national pour une simple rumeur. Une véritable violation des règles diplomatiques internationales, une insulte au pays concerné et la mise en danger d'un chef de l'état étranger : bravo la France !

Ce chef de l'état, c'est Evo Morales, président bolivien, qui était de retour de Moscou où se tenait une réunion des pays producteurs de gaz.

La rumeur, c'est celle de la présence à bord de Edward Snowden, le courageux citoyen étatsunien qui multiplie les révélations sur les écoutes illégales et à grande échelle menées par les services secrets des Etats-Unis.

Il n'en a pas fallu plus pour que la France, l'Italie et le Portugal décident d'interdire à l'avion présidentiel bolivien le survol de leurs territoires nationaux. Notons que cette écision a été prise à la demande des Etats-Unis, ceux-là même qui sont mis en cause pour espionnage des pays européens, dont la France, grâce aux révélations de Snowden !

En conséquence, l'avion présidentiel d'Evo Morales a dû atterrir en catastrophe à Vienne, pour une escale inattendue donc non organisée. Outre l'insulte contre un président étranger en exercice, c'est carrément sa sécurité qui a été mise en danger, d'une part en obligeant l'avion à se dérouter subitement, d'autre part avec une escale de 13 heures sans protocole de sécurité.

L'événement, on le voit, n'est pas neutre d'un point de vue diplomatique.

D'ailleurs, la colère du gouvernement bolivien et les nombreuses manifestations populaires montrent à quel point ce détournement irrespectueux d'un chef d'état à choquer la Bolivie. C'est aussi le cas d'autres pays sud-américains qui ont protesté auprès des gouvernements en cause, la France en premier.

C'est que, sur le fonds, cette mesure historique au niveau international à de quoi inquiéter les citoyens français sur l'inquiétante soumission de notre pays aux exigences américaines ! Après tout, l'affaire Snowden concerner d'abord les Etats-Unis, non ? Et puis, avec les scandales des écoutes de pays étrangers par les services secrets des Etats-Unis qui se multiplient, il y aurait de quoi être plus frileux à réagir aux "bruits" venus de Washington ?...

Notre diplomatie a peut-être considéré que la Bolivie était un pays sans intérêt et qu'on pouvait manquer de respect à son chef d'état ? Si un de ces jours François Hollande est traité comme un quelconque larbin en Amérique du Sud, il saura d'où cela vient !

La France aurait-elle été aussi "réactive" s'il 'était agi du président chinois ou russe ? Ou bien s'il s'était agi de l'avion d'Obama transportant un prisonnier illégalement détenu à Guantanamo ?... Pas sûr !

Après la Libye et la Syrie, la France a encore perdu l'occasion de se faire oublier sur la scène internationale. A défaut de briller.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 08:48

 

Voici un an, le président de la République organisait une première conférence sociale, rassemblant les organisations patronales et les confédérations syndicales des salariés. Redynamiser l’industrie, s’attaquer aux inégalités et à la grande misère, faire de l’emploi un objectif essentiel, en particulier pour les jeunes, réduire la précarité, et même partager les richesses : telles étaient les priorités annoncées par l’Elysée et Matignon.

A l’issue de la deuxième conférence sociale qui s’est tenue les 20 et 21 juin derniers, toujours pas le changement de cap espéré par des milliers de nos concitoyens, mais une nouvelle réforme des retraites ! Chacune et chacun peut mesurer l’écart entre ces engagements et les actes d’aujourd’hui.

Nous ne sommes pas d’accord avec le gouvernement social-libéral de Jean-Marc Ayrault, allonger la durée de cotisations n’est pas la mesure la plus « juste ». Il n'y a aucune justice, aucune égalité, dans la poursuite du démantèlement du droit à la retraite à 60 ans, conquête historique de la gauche.

Grands absents de cette conférence sociale : les salaires et la création d’emplois, pourtant indispensables pour assurer l'avenir de la retraite par répartition. C'est là que le bât blesse, dans la faiblesse des propositions d’Hollande en matière d'emplois privés et publics, dans ce défaitisme face au chômage, et dans le refus idéologique d'augmenter les salaires et de mettre à contribution les revenus financiers.

Le Président fait le choix d'une réforme à la hussarde, en plein trêve estivale. Nous ne laisserons pas faire. Car pour nous, la question des retraites est bel et bien une question de société ! L'avis des principaux intéressés que sont les salariés et les retraités doit être pris en compte. D'ores et déjà, informons les, et tenons-nous prêts pour une mobilisation d’ampleur dés la rentrée.

Autre mauvais coup porté au monde du travail en ce début juillet : aucune augmentation pour le SMIC et quelques centimes pour les minimas sociaux ! Par contre, nouvelles augmentations pour le gaz et le tabac, entre autres.

On le voit bien, plus que jamais un changement de politique est urgent !

Alors travaillons tous ensemble, dés maintenant, à un rassemblement à gauche à tous les niveaux pour imposer une politique alternative à l’austérité.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Laurence Chapelle - dans En France
commenter cet article
4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 09:23

Le "printemps arabe" est loin d'être terminé malgré l'arrivée au pouvoir de régimes islamistes capitalo-compatibles.

La mobilisation des égyptiens a eu raison du régime islamiste des Frères musulmans du président Morsi.

Plusieurs mois de luttes, de grèves (des milliers chaque mois !) et une situation explosive depuis le 30 juin ont poussé l'armée à intervenir en faveur de la grande majorité des égyptiens en renversant le pouvoir islamiste.

Jamais la pression populaire sur le gouvernement n'aura été aussi forte même au moment des mobilisations contre Hosni Moubarak ! L'armée parle de 20 millions d'Egyptiens mobilisés à travers le pays le dimanche 30 juin !

Cette journée du 30 juin est qualifiée de "plus grande manifestation de l'histoire de l'Egypte" selon une source militaire anonyme. Difficile de se fier à ces chiffres mais on sait, par contre, que 22 millions d'égyptiens avaient signé une pétition pour exiger la démission de Mohamed Morsi et de nouvelles élections. Impressionnant !

On est loin des 25 000 partisans du président islamistes Morsi qui contre-manifestaient le jour même !

La tension était tellement grande que 16 personnes ont trouvé la mort ce dimanche 30 juin, signe de la violence et des enjeux de cette révolution populaire. Hier, ce sont une vingtaine d'autres, dans les deux camps, qui y ont laissé la vie.

Cette imposante mobilisation réunit les tenants d'une Egypte laïque, les chrétiens coptes ou, encore, les organisations de gauche, syndicats et partis politiques, notamment le très actif PC d'Egypte.

Au centre de cette mobilisation, Tamarrod ("Rébellion", en arabe). Le groupe fédère les opposants laïcs.

Dimanche, il lançait cet appel : "nous donnons à Mohamed Morsi jusqu'à mardi 2 juillet à 17H00 (15H00 GMT) pour quitter le pouvoir et permettre aux institutions étatiques de préparer une élection présidentielle anticipée". En cas de refus, "mardi 17H00 sera le début d'une campagne de désobéissance civile totale".

Beaucoup en appellaient à l'armée pour chasser les islamistes.

L'armée aura répondu à l'appel. Il est clair que devant la mobilisation populaire et les risques d'explosion, elle n'avait pas trop le choix.

Pas sûr qu'il s'agisse d'une bonne idée puisque c'est justement l'armée qui tenait à bout de bras le pouvoir d'Hosni Moubarak et qui a dû le lacher sous la pression populaire !

Les Frères musulmans et Mohamed Morsi ont beau en appeler à la légalité de l'élection présidentielle qui ont amené les islamistes au pouvoir, ils oublient que beaucoup d'électeurs ont voté Morsi au second tour pour faire barrage à l'ancien cadre du régime Moubarak, le général Ahmed Chafik (comme Chirac en 2002 face à Le Pen).

D'ailleurs, au premier tour, ce sont finalement les "laïcs" qui étaient en tête, avec Chafik (23,7 %) et le candidat nassérien (gauche républicaine) Hamdine Sabahi (20,7 %). Morsi a recueilli 24,8 % des voix au premier tour et 51,7 % au second tour : on est loin du plébiscite !

En Tunisie, même si les mobilisations sont moins médiatisées, la lutte à mort continue entre, d'un côté, un gouvernement islamiste qui favorise les groupes djihadistes et, de l'autre côté, une population qui s'est battue pour chasser Ben Ali afin d'avoir une Tunisie libre et... laïque.

Au delà des clichés et des reportages bancals des médias, les populations égyptiennes et tunisiennes cherchent une porte de sortie démocratique, laïque et socialement progressiste aux régimes dictatoriaux qu'ils ont renversés ces dernières années.

L'arrivée au pouvoir de mouvements islamistes, tous deux issus des Frères Musulmans, constitue une porte de sortie tolérable pour les bourgeoisies de ces pays comme pour les puissances occidentales qui chapeautent ces pays. Ces régimes sont islamo-conservateurs socialement, donc aptes à éliminer toute contestation sociale, et libéraux économiquement, permettant la continuité des politiques économiques qui ont permis aux entreprises occientales de s'enrichir à peu de frais sur le dos de ces pays.

Le problème, c'est que ce sont des facteurs sociaux qui ont déclenché les mobilisations populaires du Printemps arabe !

Rien d'étonnant donc à ce que se poursuivent les mobilisations populaires malgré la chute des Ben Ali et Moubarak !

Egypte et Tunisie sont à des tournants de leur Histoire.

Si les mouvements populaires sont capables de s'organiser dans la durée et d'établir des plans d'action sociaux et politiques leur permettant de changer durablement les rapports de force sociaux dans leurs pays, alors ces pays pourraient bien devenir pour le monde musulman ce que le Vénézuéla ou la Bolivie sont pour le monde latin.

Dans le cas contraire, ces pays connaîtront de nouveau des régimes politiques, républicains, islamistes ou militaires, économiquement compatibles avec une mondialisation capitaliste qui appauvrit les peuples pour le bénéfice d'une oligarchie locale au service des multinationales. Un peu comme les pétromonarchies du Golfe aujourd'hui.

Le renversement du régime islamiste en Egypte ouvre une nouvelle étape dans ce pays.

Aux progressistes égyptiens de saisir cette occasion historique. Aux progressistes tunisiens de s'en inspirer.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 09:14

L'austérité version socialiste aura fait sa première victime au sein du gouvernement : la ministre de l'écologie.

"Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté !..." comme chantait Guy Béart. Le gouvernement Ayrault applique à la lettre ces paroles en virant Delphine Batho, discrète ministre jusque là, mais choquée de la baisse de 7 % en 2014 du budget du ministère de l'environnement dont elle a la charge.

La situation du gouvernement actuel devient de plus en plus instable, l'incapacité des socialistes à dépasser les dogmes libéraux qu'ils ont adoptés dans les années 80 les empêche de sortir du cycle austérité / récession qui ne fait qu'enfoncer notre pays dans un recul de civilisation sans précédent.

D'élections partielles en sondages, l'électorat socialiste se détourne en masse d'un Parti socialiste en qui il avait mis tant d'espoirs il y a à peine plus d'un an. Peu importe ! Le gouvernement s'enfonce dans une politique d'austérité et de réformes antisociales dignes du gouvernement Fillon.

Dans cette stratégie suicidaire, pour le peuple français comme pour le PS, la critique est mal venue. Elle est pourtant d'autant plus virulente que la politique menée est criticable. Et les réactions du gouvernement comme du PS prennent des tournures violentes.

Déjà, que n'entendent pas les élus communistes et Front de Gauche depuis un an !

C'est le cas nationalement avec les désaccords répêtés entre PS et PCF sur les lois et mesures gouvernementales. A chaque refus des parlementaires PCF de voter une loi de régression sociale (comme les allègements de charge pour les entreprises ou la loi de "sécurisation de l'emploi"), c'est une pluie d'invectives contre les communistes accusés de "vouloir faire perdre la gauche" ou de "s'allier avec la droite" ! Comme si continuer la même politique que sous Sarkozy pouvait être qualifié de gauche rien que parce que c'est le PS qui est aux affaires ?...

C'est le cas localement, avec le retrait des délégations aux élus communistes de l'Agglo d'Evreux, il y a un an, après leur refus de voter une nouvelle taxe qui pénalise les foyers des communes de l'agglomération ébroïcienne. C'est aussi le cas à la Région, la semaine dernière, avec le retrait des délégations des deux vice-présidents communistes régionaux en représaille au vote négatif des conseillers régionaux communistes et Front de Gauche face à un nouveau mode de rémunération des agents, dénoncé par les syndicats du personnel.

Cette fois, c'est carrément la critique au sein du gouvernement qui devient impossible. Effarant.

Il est vrai que la politique d'austérité mise en place par Hollande et son gouvernement est particulièrement violente et que la moindre critique peut faire éclater au grand jour sa réalité. C'est l'erreur commise par Delphine Batho !

7 % de baisse de crédits pour le ministère de l'environnement et pour les agences qui ont mission de service public en ce domaine, c'est le torpillage d'une politique écologique qui devait être une priorité du quinquennat Hollande ! Les écologistes crient d'ailleurs à la trahison !

Ce sont 1 000 postes qui sont menacés, notamment pour ce qui concerne les fonctions de contrôle de la qualité de l'eau et de surveillance de l'environnement. On comprend la réaction de Delphine Batho à qui on demande de courir un marathon avec une jambe en moins !

Pourtant, il devient urgent de se lancer dans des politiques de transition énergétique, de réfléchir à une réindustrialisation durable qui permettrait de relocaliser des milliers d'emplois en réduisant la pression environnementale dans des pays où les normes écologiques ne sont pas respectées.

Produire en France les carburants consommés en France plutôt que de les transporter par bateau depuis l'Asie en relançant Pétroplus à Grand-Couronne (25 % des carburants français, 40 % de notre bitume !), diversifier nos ressources énergétiques, recycler les biens de consommation comme les voitures (projet de la CGT Renault Sandouville), travailler la biomasse comme à la papeterie d'Alizay : des solutions existent !

L'éviction de Delphine Batho du gouvernement est un mauvais signe. Signe d'un gouvernement qui s'entête dans une politique d'austérité mortelle pour notre peuple et pour la gauche et qui refuse tout débat. Signe d'un gouvernement qui renonce à la fois à la transition énergétique et à une réindustrialisation durable de notre pays.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 10:34

Angela Merkel et François Hollande ont annoncé un plan pour l'emploi des jeunes. Du vent !

En avril 2008, 15,3 % des jeunes européens de 18 à 25 ans étaient au chômage.

En 2013, ce sont désormais 23,5 % des 18-25 ans qui sont sans emploi en Europe ! Cela représente 5,6 millions de jeunes européens, 2 millions de plus qu'en 2008.

La Grèce, comme l'Espagne, sont souvent cités comme "mauvais élèves" en termes de chômage des jeunes. Avec respectivement 62,5 % et 56,4 % de chômeurs chez les 18-24 ans, c'est désormais d'une véritable génération sacrifiée dont on peut parler en Espagne et en Grèce !

Cependant, ces deux pays ne sont pas seuls en ce domaine. D'autres pays du sud de l'Europe les suivent malheureusement de près : le Portugal (42,5 % des 18-24 ans sans emplois), l'Italie (40,5 %) ou Chypre (32,7 %) sont en grande difficulté.

Et l'Europe du nord ? Elle fait mieux ? Si on veut !

Les médias n'en parlent pas mais le chômage des jeunes touche un jeune britannique sur cinq (20,5 %), pareil en Finlande (19,9 %) et au Luxembourg (18,2 %) mais plus d'un sur quatre en Irlande (26,6 %), l'ex-tigre celtique, en Pologne (27,6 %) et même en Suède (24,7 %) !

C'est dire que les jeunes européens sont globalement les premières victimes d'une Europe du chômage qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

Régulièrement, on entend parler d'un vaste programme pour réduire le chômage des jeunes. En France, après les TUC, le CPE, les Emplois-Jeunes, c'est au tour des Contrats d'Avenir.

A chaque fois, on fait miroiter des formations à des jeunes qualifiés ou non qui ouvriraient potentiellement vers des embauches fermes. Le résultat n'a jamais été à la hauteur.

Encore une fois, on nous annonce en haut lieu un programme destiné aux jeunes. Cette fois, c'est au niveau européen et ce sont Angela Merkel et François Hollande qui lancent le projet.

De quoi s'agit-il ? De mobiliser 6 milliards d'euros sur la période 2014-2020 autour de trois axes : l'accès au crédit des PME, la formation en alternance et, enfin, la mobilité et la solidarité envers les jeunes et les séniors (?).

Première chose, 6 milliards d'euros, c'est à peine 0,05 % du PIB européen et c'est une infime partie des 960 milliards d'euros du budget européen. Autant dire que le grand projet veut attaquer la montagne du chômage des jeunes avec une petite cuillère !

Deuxièmement, le projet lui-même tourne autour d'un axe de financement des PME qui est censé être le rôle des banques, non ? Des milliers de milliards d'euros d'argent public injectés par les états européens (600 milliards en France sous Sarkozy !) pour sauver ces banques en semi-faillite n'auraient-ils pas mieux servis en étant investis directement dans l'économie finalement ? Car, si les banques aujourd'hui ne tiennent pas leur rôle de financement des entreprises, des collectivités et des particuliers, cela ne devrait-il pas poser question aux gouvernements européens ?

Troisièmement, ce projet veut favoriser la formation en alternance.

Certes, il y a des filières en manque de main d'oeuvre mais, à qui va t-on faire croire que l'on va résoudre le problème du chômage des jeunes (5,6 millions en Europe, je le rappelle) et celui du chômage en général (26,5 millions de chômeurs en Europe) par de simples formations en alternance, formations bien entendu qui seront exonérées de charges sociales (bonjour le déficit de la Sécu et des retraites !) et payées une misère aux jeunes en question ?

Ce qu'oublie entièrement ce vaste projet franco-allemand, ce sont les causes mêmes du chômage : la destruction d'emplois industriels et de service en Europe !

La crise de 2008 a entrainé une explosion du chômage des jeunes partout en Europe et une précarisation accrue de leur situation sociale.

C'est donc aux causes de la crise qu'il faut s'attaquer !

Résoudre le chômage des jeunes sans s'attaquer à la spéculation financière qui détourne des sommes faramineuses de l'économie réelle et sans s'attaquer aux délocalisations spéculatives des groupes industriels, c'est du blabla !

De la même façon, on peut toujours lancer un projet qui vise à résoudre le chômage des jeunes au niveau européen alors que le gouvernement mène une politique qui aura l'effet inverse, notamment via une réforme des retraites qui va pousser des dizaines de milliers de salariés âgés à rester au travail pour espérer bénéficier un jour d'une retraite décente ! Et que dire des 28 000 emplois de fonctionnaires disparus en 1 an de mandat Hollande ! Autant de postes fermés pour les jeunes !...

Cette Europe, les forces européistes de droite comme de gauche nous l'ont vantée comme étant la garantie d'un avenir économique et social radieux. C'est tout l'inverse.

La crise du système capitaliste, provoquée en 2008 par les banques et les milieux spéculatifs, a mis en évidence le rôle néfaste d'une construction européenne conçue comme un moyen pour les puissances financières de maximaliser leurs profits et de contourner les réglementations sociales et les impôts nationaux.

Résoudre le chômage des jeunes au niveau européen, c'est d'abord changer le modèle européen !

En finir avec les dogmes libéraux, redonner leur souveraineté économique aux peuples européens, renforcer les réglementations sociales et environnementales y compris en termes d'importation, investir dans l'industrie durable et chasser l'évasion fiscale, voilà qui remettrait l'économie européenne dans le sens de la croissance donc de la création d'emplois !

Tout autre discours n'est qu'agitation médiatique.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 08:46

Autoritarisme et soumission aux dogmes de l'austérité à la Région.

Une fois de plus le torchon brule entre, d'un côté, le Président de la Région Haute-Normandie et les élus socialistes, et, de l'autre, les élus communistes et Front de Gauche.

A la base de cette opposition, le vote d'un nouveau système de rémunération des agents du Conseil régional qui a provoqué la colère des personnels et un appel historique à la grève générale la semaine dernière par des syndicats pour une fois tous rassemblés.

Les élus communistes ont de multiples fois expliqués qu'ils refuseraient de voter ce texte. Non seulement, les communistes considèrent que l'on ne peut pas établir un nouveau système de rémunération sans l'accord des personnels concernés, mais ils refusent la philosophie du nouveau système, qualifié par eux de "totalement déconnecté de la réalité sociale, économique et politique". Ils rappellent d'ailleurs que c'est Sarkozy et sa majorité de droite qui ont instauré un système de prime tellement criticable que la ministre actuelle de la Fonction publique, socialiste, parle de le "revoir en profondeur" !

Par ailleurs, Alain Le Vern, Président de la Région, se lance dans une mise en place d'une nouvelle étape de la décentralisation (l'Acte 3) qui n'est même pas encore adoptée nationalement et que beaucoup remettent en cause, y compris dans les rangs socialistes !

Entre le fonds et la forme, les élus communistes ne pouvaient honnêtement et moralement votés ce texte.

Le souci, à la Région, c'est le pouvoir très personnel du Président, Alain Le Vern.

Connu pour son autoritarisme, Alain Le Vern ne considère une idée comme bonne que si elle vient de lui. L'écoute n'est pas son fort.

Après avoir suspendu Noël Lévillain, vice-président communiste aux Transports, il y a quelques années, pour une précédente opposition des élus communistes, voilà une nouvelle suspension de délégation des élus communistes !

Ce sont les deux vice-présidents communistes, Noël Levillain (encore lui !) et Céline Brûlin perdent leurs délégations respectives aux Transports et à la Santé.

Plus fort, Alain Le Vern souhaite interdire la présence des vice-présidents communistes aux réunions hebdomadaires du bureau de l'exécutif régional. C'est pourtant une obligation légale et non le "fait du prince" comme le pense Alain Le Vern !

Cette situation n'est pas sans rappeler l'éviction des délégations de plusieurs vice-présidents de l'Agglomération d'Evreux, dont les communistes Thierry Desfresnes et Laurence Chapelle, par le président de l'Agglo et maire d'Evreux, le radical Michel Champredon. C'était il y a un an et c'était contre la mise en place d'une nouvelle taxe qui pénalise les foyers de l'Agglo.

Comme à l'Agglo d'Evreux, les élus communistes et Front de Gauche n'entendent pas se laisser faire et ne cèderont pas pour un plat de lentilles. Si le président de la Région souhaite gérer l'austérité avec la droite et contre les salariés de la Région, ce sera sans les élus communistes !

Une nouvelle fois, un responsable socialiste gère une collectivité en petit chef, refusant d'écouter les avis discordant et, surtout, imposant au personnel et à ses administrés une rigueur budgétaire qui les appauvrit plutôt que de défendre la démocratie locale et les intérêts des populations. Un peu comme au gouvernement, quoi ?

A méditer pour les prochaines élections !

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans notre Région
commenter cet article
29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 09:12

Des syndicats patronaux qui contestent les politiques d'austérité ? Au Portugal ! Pas en France !

Les principales confédérations patronales portugaises ont affirmé lundi que le programme de rigueur budgétaire négocié en échange d'une aide financière internationale avait échoué, et appelé le gouvernement à changer de cap afin de "sauver le pays de la récession".

"Le plan d'austérité pour le Portugal a été une réponse de court terme, appliquée comme si c'était la seule possible, mais aujourd'hui, face à ses résultats, personne ne peut commettre l'irresponsabilité de la défendre ou, pire encore, de la poursuivre", ont-elles déclaré dans un communiqué conjoint.

"Il est urgent de changer de cap" et "il faut de toute urgence prendre des mesures pour sauver le pays de la récession", ont souligné les quatre confédérations représentatives des secteurs de l'industrie (CIP), du commerce et des services (CCP), du tourisme (CTP) et de l'agriculture (CAP).

Le Portugal s'est engagé à mettre en oeuvre un exigeant programme de rigueur et de réformes en échange d'un prêt de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Mais la recette prescrite par ses bailleurs de fonds a provoqué une récession économique et un taux de chômage plus importants (18,2 %) que n'avaient annoncé le gouvernement et la "troïka" (UE-FMI-BCE). 

"La politique de redressement budgétaire reste centrée sur la réduction de la demande intérieure, une hausse de la fiscalité insensée et l'absence de financement pour les petites et moyennes entreprises", ont ajouté lundi les confédérations patronales, appelant notamment à une révision de la fiscalité des bénéfices réalisés par les entreprises.

"Le premier pas pour corriger une erreur est de la reconnaître, mais le gouvernement tarde à donner des signes en ce sens", ont-elles regretté.

Cette prise de position du patronat intervient alors que la gouvernement de centre-droit, de plus en plus contesté, a affronté ce jeudi une nouvelle grève générale convoquée par les deux principales confédérations syndicales portugaises pour protester contre sa politique d'austérité.

Par ailleurs, les représentants de la "troïka" entamaient lundi à Lisbonne une "mission intercalaire à caractère technique" afin de préparer le prochain examen trimestriel au plan de rigueur et de réformes, qui s'ouvrira officiellement le 15 juillet.

Question : pourquoi les syndicats patronaux contestent-ils l'austérité au Portugal mais pas les syndicats patronaux en France ?

Bien au contraire, le MEDEF est le premier a incité le gouvernement à prendre des mesures de plus en plus dures contre les travailleurs ! Pourtant, les conséquences de ces politiques, au Portugal, mais aussi en Grande-Bretagne, en Italie, en Grèce, sont catastrophiques pour l'économie réelle et pour l'emploi !

La réponse a cet engagement appuyé du syndicat patronal français aux politiques d'austérité repose essentiellement sur sa représentativité et sur sa gouvernance.

Côté représentativité, le MEDEF a beau affirmé regrouper 750 000 entreprises, sa représentativité est critiquée et criticable. Critiquée par d'autres syndicats patronaux (industries alimentaires, artisans, PME-PMI) ainsi que par des études, comme celle de la fondation Concorde (Think Tank classé très à droite) qui affirme que seuls 8 % des entrepreneurs sont syndiqués en France (MEDEF + CGPME + UPA), soit pas mieux que les salariés !

Et sa représentativité est criticable du fait d'un exécutif qui fait la part belle aux seules très grosses entreprises multinationales de France.

En fait, le MEDEF, c'est la voix des entreprises du CAC 40. Normal que ce syndicat défende les intérêts des entreprises qui, aujourd'hui, licencient le plus, délocalisent et et font échapper à l'imposition leurs bénéfices !

Comme en politique, certains petits patrons croient bêtement qu'ils seront défendus par un syndicat de classe qui représente des intérêts qui nesont pas les leurs.

En attendant, commerçants, artisans, sous-traitants des grosses entreprises, fournisseurs de services : ce n'est pas de plus d'austérité que viendra la relance économique et de meilleures affaires pour vos entreprises !

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 09:19

Les sympathisants et militants UMP ont la mémoire courte ou bien le pardon sélectif.

Un sondage BVA pour i-télé et Le Parisien révèle que pour 54 % des sympathisants UMP sondés, Alain Juppé "ferait un très bon président". Il est loin devant François Fillon, avec 31 %, et Jean-François Copé, 8 %. 7 % ne se prononcent pas.

Juppé, un très bon Président de la République ? Et pourquoi pas Tibéri ou Tapie, quitte à prendre des personnages douteux ?

C'est que Alain Juppé traine derrière lui un passé judiciaire chargé, avec des affaires qui ont quand même marqué leur époque, pas si lointaine !

Pour rappel, en 1999, Alain Juppé est mis en examen pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt » pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il est considéré comme un élément clé d’un système de financement occulte d’emplois au sein du RPR financés par la mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats publics (sa secrétaire personnelle au RPR fut elle-même rémunérée par une entreprise, le groupe immobilier Ségur, puis par la ville de Paris).

Le 30 janvier 2004, il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d’inéligibilité. Il fera appel ce qui lui permettra de réduire sa peine à mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité !

Peine réduite mais pas innoncenté !

D'ailleurs, après avoir démissionné de ses nombreux mandats (Député, maire de Bordeaux, président de l'UMP depuis 2002), il quitte la France en 2005 et part enseigner au Québec, aux futurs hauts fonctionnaires locaux, ce qui suscite, à juste de titre, de fortes critiques là-bas de la part d'enseignants surpris qu'on permette d'enseigner aux futurs hauts fonctionnaires une personne déchue de ses mandats et condamnées pour ses actes vis-à-vis de la République !

Un an après, le voilà de retour en France ! Et le 8 octobre 2006, il se fait élire maire de Bordeaux !

Trois petits tours et puis s'en va... la vilaine condamnation !

Avec ce sondage, on apprend qu'il est considéré comme "sympathique" (?), "proche des gens" (Lesquels ? Ceux des beaux quartiers ?...) et, plus drôle, "rassurant" ! C'est sûr que face à l'agressif et sournois Copé et au triste Fillon, il pourrait passer pour le meilleur pote de soirée !

A l'UMP, le recyclage des élus condamnés est une spécialité ceci-dit !

Faut-il rappeler les aventures judiciaires des Balkany, toujours en poste dans le Sarkozyland que sont devenus les Hauts-de-Seine ? Les "soucis" d'un Eric Woerth, que l'on revoit dans les médias, dans l'affaire Bettencourt et l'affaire de l'hippodrome de Compiègne ? Les condamnations de Gaston Flosse ? De Brice Hortefeux ?...

Sans compter les nombreuses affaires qui cernent doucement les proches de Nicolas Sarkozy, dans l'affaire Bettencourt, dans le financement de la campagne de Balladur en 1995 ou dans les soupçons de financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007 ?...

Une année de droit, le reste de travers

Décidément, la droite et ses militants ont une vision à géométrie variable de la justice et des délinquants !

Les grands patrons et banquiers qui ruinent notre économie peuvent circuler librement, comme les fraudeurs fiscaux. Par contre, le petit voleur de scooter ou le militant syndical qui défend son outil de travail et les emplois de sa boîte risquent gros !

La situation devient d'ailleurs schizophrène avec des responsables de droite, Christine Boutin en tête, défendant un jeune militant anti-mariage pour tous, Arnaud, condamné récemment grâce à une loi décidée et votée sous... Sarkozy ! L'arroseur arrosé !

L'actualité de l'UMP, c'est aussi le nouvel épisode de la désignation du grand chef du parti de droite avec un vote de trois jours pour savoir si les militants veulent un éventuel nouveau vote pour la présidence de l'UMP en septembre !

Ce qui serait drôle, ce serait que les militants disent que oui, ils veulent un nouveau vote ! Une réponse qui n'arrivera pas tellement on est habitué à droite à suivre les consignes des chefs, même s'il s'agit d'un arrangement douteux après un premier vote largement dénoncé par le camp Fillon... à l'époque.

En fait, que les sympathisants UMP voient en Alain Juppé leur futur sauveur, cela doit venir effectivement de cette culture de soumission, une culture d'entreprise où les ordres viennent d'en haut et où les militants ne sont que de simples exécutants.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 09:20

L'embellie sur le marché de l'emploi serait-elle enfin arrivée, comme le beau temps ? Attention à la lecture des chiffres !

Tous les médias en parlent ! Le chômage se serait stabilisé en mai, pour la première fois depuis bien longtemps !

Il suffit d'une stabilisation pour que les journalistes présentent l'info comme une grande et bonne nouvelle !

Pourtant, le fait est que le chômage ne baisse pas ni en catégorie A, ceux qui n'ont pas travaillé du tout, ni en catégories B et C, ceux qui cherchent un emploi mais ont effectué quelques heures de travail dans le mois ! Ou alors marginalement.

Ainsi, ce sont 100 travailleurs de plus qui se retrouvent sans emploi du tout en mai en métropole et 1 500 en incluant les travailleurs d'outremer. Pas de quoi pavoiser !

Pour les catégories B et C, la baisse est de 3 600 inscrits. Tant mieux mais sur plusieurs millions de chômeurs dans ces catégories, la baisse est de 0,1 % seulement.

D'ailleurs, l'INSEE annonce une hausse du taux de chômage en France à 10,7 % pour le dernier trimestre. Presqu'un record !...

Cette présentation très positive des chiffres du chômage cache une autre réalité, celle des chômeurs qui arrêtent de s'inscrire à Pôle Emploi et, surtout, ceux qui sont radiés pour des raisons souvent administratives. Ce sont 41 000 radiations administratives qui ont lieu chaque mois selon les chiffres de Pôle Emploi ! De quoi dégonfler les statistiques !

Parmi ces radiations, beaucoup sont abusives. Pour qui connait le système, notamment les assistantes sociales, on ne compte plus les chômeurs radiés par téléphone !

Vous n'êtes pas chez vous au moment où le conseiller Pôle Emploi vous appelle ? Radiation ! Cela, même si vous êtes excusable ! C'est un cas concret relaté par une assistante sociale chez qui le chômeur était justement en rendez-vous au moment de l'appel de Pôle Emploi...

Bref ! Ces chiffres du cômage cachent mal que ce sont près de 5 millions de français qui souffrent du chômage ! Sans compter les travailleurs précaires !

Et que l'on n'aille pas dire qu'il s'agit de 5 millions de fainéants, ou qu'il suffirait qu'ils postulent aux emplois vacants, pour résoudre le chômage ! Ne parlons pas non plus des Emplois d'avenir, emplois précaires qui ressemblent à la foultitude de cache-misère mis en place par les gouvernements successifs !...

Pendant ce temps là, l'Europe sauve les banquiers

En tout cas, rassurez-vous ! L'Europe et la France travaillent à la relance de l'économie !

Un accord vient d'être trouvé au niveau européen pour sauver les banques en faillite ! Pour les entreprises, on attendra.

Cet accord permet d'établir des règles communes sur leur renflouement.... Mais des souplesses existent pour chaque pays à la demande de la France, notamment.

Officiellement, ces négociations visaient à éviter de faire payer les contribuables quand une banque doit être restructurée ou liquidée. Les gouvernements européens s'étaient déjà mis d'accord pour faire payer, dans l'ordre, les actionnaires, puis les créanciers les moins bien assurés, puis, le cas échéant, les détenteurs d'obligations dits "seniors" et en dernier recours les déposants, au-delà de la somme de 100.000 euros.

Sauf que, pour les Etats qui souhaiteront de la flexibilité, le compromis prévoit d'imposer des pertes d'abord aux créanciers et actionnaires à hauteur de 8 % minimum du passif des banques.

8 % ! C'est certes un minimum mais c'est vraiment un plancher extrêmement bas ! On est loin d'une punition financière contre ceux qui profitent de la spéculation pour s'enrichir et qui provoquent la crise !

Fier de cet accord, Pierre Moscovici, l'élève de DSK et actuel ministre de l'économie, annonce que  pourront être sollicités des fonds nationaux dits "de résolution", alimentés par le secteur bancaire lui-même, et si nécessaire, "des ressources, soit nationales, soit européennes", avec la possibilité de "recapitalisation directe par le MES", le fonds de secours de la zone euro.

Encore une fois, ce renflouement de banques en faillite passera par de l'argent public en grande majorité.

Et dire que le Parti socialiste et son candidat, François Hollande, dénonçaient l'an dernier le scandale des 600 milliards d'euros publics que Sarkozy avait déboursés pour sauver ses amis banquiers, creusant d'autant la dette de la France !

Si c'est pour faire la même chose, à quoi bon ?

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 09:45

Tandis que la récession économique frappe la France, le gouvernement poursuit une politique d'austérité dont on sait déjà qu'elle va aggraver la situation !

Le Premier Ministre vient de signer les « lettres de plafond de dépense », autrement dit le budget des ministères, qui prévoit une baisse de 1,5 milliard d’euros de dépenses de l’Etat, dont la moitié au détriment des collectivités territoriales.
Selon le Premier Ministre : « Chaque année depuis 1958, depuis le début de la Vème République les dépenses de l’Etat augmentent. Cette année pour la première fois elles vont diminuer, les dépenses de l’Etat seront en diminution de 1,5 milliard d’euros. Mais gouverner c’est choisir. Et le gouvernement, après un travail minutieux avec chacun des ministres, a pu financer dans ses dépenses de l’Etat les priorités. »
Choisir certes mais au profit de qui ? La baisse des dépenses cible les citoyens et épargne les financiers qui continuent d’être rémunérés sur la dette publique. 
Car, c'est désormais officiel, l’économie est en récession selon l'INSEE. En conséquence, les recettes de l’Etat diminuent par rapport aux prévisions à cause de la faiblesse de l’activité économique.
Dans ce cadre, l’annonce de la baisse des dépenses de l’Etat est pour le moins problématique. Comme l’atteste l’exemple grec, l’austérité budgétaire ne fait qu’aggraver la crise économique, le déficit budgétaire et la dette publique.
Loin d'un "cercle vertueux" annoncé par certains, c'est au contraire de nouvelles contractions des recettes de l'état, donc de ses investissements, et des dépenses des ménages, donc de la consommation, qui vont aggraver la crise.
Le choix de porter les économies sur les collectivités locales est d’autant plus critiquable que celles-ci souffrent déjà de l’insuffisance de leurs moyens, alors qu’elles réalisent deux-tiers des investissements publics !
La gravité de la situation implique une gestion la plus rigoureuse du budget de l’Etat. Cela nécessite avant tout d’en finir avec les gâchis de fonds publics pour accroître les dépenses socialement et économiquement utiles.
Ainsi, par exemple, avec un coût budgétaire de 20 milliards d’euros, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), instauré en septembre dernier, est déjà critiqué pour sa faible efficacité en termes de ses impacts sur l’emploi et l’activité surtout dans l’industrie.
De la même façon, ce sont entre 50 et 80 milliards d'euros par an que perd l'Etat à cause de la fraude fiscale, pratique largement pratiquée chez les plus riches français. Sans parler des niches fiscales et du coût social des délocalisations et de la précarisation de l'emploi !
Plutôt que de retirer encore plus de carburant dans le moteur de la France, ce gouvernement devrait s'attaquer frontalement au système économique en crise, le capitalisme, et au modèle ultra-libéral qui prévaut depuis les années 80.
Au lieu de ça, en affaiblissant le budget de l'Etat, c'est la présence publique et l'intérêt général de la Nation qui est sacrifié pendant que se négocie, dans le dos des français, un accord transatlantique Europe - Etats-Unis qui ne bénéficiera qu'aux multinationales.
En se glissant dans les pas de Sarkozy et de l'UMP, François Hollande, avec son gouvernement et sa majorité, réitère les erreurs commises par les socialistes espagnols et grecs, qui ont mené leurs pays à la faillite et au chômage de masse, et qui ont entraîné l'effondrement électoral de leurs propres partis.
Face à un système capitaliste en crise et à des marchés financiers qui cherchent à capter un maximum de capitaux pour maintenir sa rentabilité, seule la voie de la résistance et de l'affrontement direct peut permettre de sortir de la spirale infernale austérité-récession pour relancer notre économie et renouer avec la création d'emplois et le progrès social.
D'évidence, les socialistes et leurs alliés n'ont pas le courage de rompre avec leur soumission aux marchés financiers.
Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article