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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 10:13

"Les femmes bientôt obligées d'allaiter au Vénézuéla" titrait récemment le Figaro. Info ou grosse intox ?

Décidémment, le Vénézuéla est une source continuelle d'inspiration pour les défenseurs médiatiques des Droits de l'Homme !

Alors que notre pays est bien plus concerné en ce domaine par ses relations de plus en plus étroites avec des pays comme le Qatar, c'est le Vénézuéla qui se trouve régulièrement à la Une des médias français qui voient à la tête de ce pays un régime dictatorial et sanguinaire.

En 2011, une info époustouflante avait embrasée brièvement nos médias : une usine de fabrication d'ogives nucléaires serait cachée sous une usine de bicyclettes vénézuéliennes ! L'information venait de source sûre : duu Département d'Etat américain ! Celui qui montrait via Colin Powell des fioles d'anthrax à l'ONU pour justifier la guerre du Golfe. C'est dire le sérieux !...

Quelques jours après, Hugo Chavez, président du Vénézuéla, ironisait sur cette info en la confirmant : « c’est exact, nous sommes en train de produire les premières bicyclettes atomiques ». L'info bidon (une intox, en gros) allait mourir aussi vite qu'elle était née. Mais sans démenti des médias !

En début d'année, c'est l'élection du nouveau président vénézuélien, Nicolas Maduro, successeur d'Hugo Chavez, qui devenait sujet à caution aux yeux des médias français. L'opposition, après avoir reconnue le vote, se lançait dans une campagne de dénonciation du scrutin bien que plusieurs organismes internationaux présents sur place, dont la fondation de l'ex-président nord-américain Jimmy Carter, aient validé le scrutin.

Là aussi, les vérifications des juges de la Cour suprême ont fini par valider définitivement l'élection... sans que nos médias ne reviennent sur leurs accusations, évidemment.

29 % des vénézuéliennes allaitent leurs bébés contre 69 % des françaises

Aujourd'hui, le nouveau sujet à la mode, c'est de dénoncer le Vénézuéla qui tenterait de forcer toutes les vénézuéliennes à allaiter !... Y compris celles qui refusent, on imagine ?

Cette info a fait le tour des médias, depuis Le Figaro (évidemment !), Le Point (on comprend aussi !) et Métronews, jusqu'à plusieurs titres ou sites de la presse féminine (Marie-Claire, Elle, Terrafemina, Famili, Magicmaman).

Au delà de l'absurdité de l'info, c'est la reprise de journal en journal qui montre le fonctionnement d'une presse qui reprend des infos sans même les vérifier du moment qu'elle attire le lecteur et peut salir un pays honni.

Car, côté absurdité, peut-on imaginer un pays qui interdirait biberons et tétines et obligerait les femmes à allaiter ? Y-aura t-il bientôt des contrôleurs ou des policiers pour vérifier que les femmes vénézuéliennes donnent bien la tété à leurs bébés ?...

La réalité, c'est que le gouvernement vénézuélien veut simplement renforcer une loi en faveur de l'allaitement maternel datant de 2007. Et, pour cela, il met tout le poids de la force publique pour pousser vers l'allaitement maternel.

Notons au passage que l'allaitement maternel, mode naturel d'alimentation des bébés (donc le mieux adapté à l'enfant), est hautement recommandé par l'OMS comme par les nutritionnistes et les pédiatres ! C'est à la fois bénéfique pour le bébé (adaptation du lait, anticorps,...) et pour la maman (prévention du cancer du sein,...).

Notons également que des lois identiques existent ailleurs, aussi incitatives que ce que veut mettre en place le Vénézuéla, comme en Norvège, et que personne n'en fait une affaire d'état !

La réalité vénézuélienne, c'est que seules 29 % des femmes allaitent leur bébé, contre 69 % en France et... 98 % en Norvège !

Au Vénézuéla, 30 % des accouchements se font par césarienne, le double de la moyenne mondiale ! Dans les cliniques privées, ce chiffre monte à 80 % !...

La course au chiffre, l'intéressement aux ventes de biberons et substituts de lait industriels, les intérêts économiques des industriels, tout cela pousse à dévaloriser auprès des parents l'allaitement et l'accouchement naturel.

La loi sur l'allaitement vise à ramener le taux de femme allaitant leurs bébés à 70 % d'ici 2016 par le biais d’une série de mesures : information des futurs parents sur les bienfaits de l’allaitement maternel par rapport aux alternatives "industrielles" ; obligation pour les centres de santé publics et privés de promouvoir l’allaitement maternel et prohibition de donner au nouveau-né d’autres formules, sauf sur indication médicale ; réglementation des étiquetages et interdiction de la promotion et la publicité pour les substituts au lait maternel, etc.

Nulle trace d'interdiction du biberon ! Nulle obligation de nourrir son bébé par allaitement !

Manipulation et commérage

De fait, cette loi qui, je le rappelle, est du même acabit que celles de la Norvège notamment, a été l'occasion de transformer le gouvernement démocratique et socialiste vénézuélien en un monstre qui ne respecte pas les bébés et les mamans !

En effet, quoi de plus fort comme image que celle d'une mère et de son enfant ? L'image de l'allaitement, l'innocence des bébés se prêtent bien à la manipulation des sentiments des lecteurs.

On se rappelle de Saddam Hussein et de la fausse information sur les couveuses débranchées à la maternité de Koweit-City, lors de l'invasion du Koweit. Une fausse info créée par le gouvernement koweitien et relayée par les Etats-Unis pour justifier l'intervention américaine de 1991.

On se rappelle également du faux charnier de Timisoara en Roumanie en décembre 1989, des 4 630 victimes de Ceaucescu exhibées devant les caméras. L'image d'un cadavre de bébé tenu à bout de bras aura influencé certainement des millions de téléspectateurs, rendant inexcusable le "régime" Ceausescu et justifiant son exécution sans procès.

TF1 annonçait ainsi, « Ceaucescu, atteint de leucémie, aurait eu besoin de changer son sang tous les mois. Des jeunes gens vidés de leur sang auraient été découverts dans la forêt des Carpates. Ceaucescu vampire ? Comment y croire ? La rumeur avait annoncé des charniers. On les a trouvés à Timisora. Et ce ne sont pas les derniers ».

Là aussi, la réalité était facilement vérifiable, puisque les cadavres étaient ceux du cimetière de la ville !

Faire passer le gouvernement vénézuélien pour un régime dictatorial dirigé par un ogre est une stratégie à long terme. Peu importe que les accusations soient vraies ! Si certains y croient, même si les infos sont ensuite démenties, il en restera toujours quelque chose.

Les commérages font ensuite le reste.

Les sites et la presse féminins relaient ainsi une info qu'elles n'ont pas pris la peine de vérifier. Le philosophe Ierre Bourdieu parlait de "circulation circulatoire de l'nformation" pour décrire cette reprise en boucle, de journaux en journaux, d'informations invérifiées et seulement répêtées.

Ces sites féminins seraient plus inspirés à aller regarder du côté du Qatar et de nos alliés saoudiens : la condition féminine dans ces pays mériterait certainement des campagnes puissantes de leur part, à l'heure où le Qatar, notamment, fait main basse sur des biens importants de notre pays : grands hôtels, grands magasins, club de foot, chaîne satellitaire,... !

Peut-être pouvons-nous tenter, à notre tour, de lancer une fausse rumeur, un hoax, comme on dit sur le net ? Et, pour rester sur les bébés, l'info concernera la monarchie brittanique, en bons républicains que nous sommes.

"Selon des sources médicales anglaises, la reine d'Angleterre aurait mangé le placenta du bébé de Kate Middleton, sur le conseil d'une prêtresse vaudou jamaïcaine dont l'influence croissante auprès de la vieille reine commence à inquiéter le gouvernement britannique."

Après l'absurde obligation d'allaiter les bébés au Vénézuéla, la rumeur sur le placenta de Kate Middleton devrait vite être reprise par les magazines pipole et féminin.

On attend le démenti !

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 09:35

Les communistes fourbissent leurs armes pour démontrer que la réforme des retraites annoncée par le gouvernement sera à nouveau un échec et entrainera un nouveau recul de civilisation en France.

Pour les communistes, l'objectif est toujours de revenir à la retraite à 60 ans pour tous, à taux plein, après 37,5 annuités de cotisation !

Nous voulons revenir à un système de solidarité entre les générations, un système par répartition qui fasse participer plus activement les revenus du capital au financement.

Les débuts de carrière précoce (apprentissage,...) tout comme les années d'études doivent être pris en compte car la formation ne doit pas être opposée au droit à la retraite. Se former est un bien pour la société qui doit être valorisé dans le droit à la retraite !

Nous voulons également que les pensions soient calculées sur les dix dernières années de salaire, une retraite avec indexation des pensions sur les salaires, et non sur les prix, et aucune pension inférieure au SMIC.

Revenir à la retraite à 60 ans, c'est possible !

Les tenants du libéralisme et de la déconstruction européenne jouent sur les chiffres pour faire croire à la fatalité d'un recul de civilisation généralisé : des études payantes, un système de santé inaccessible aux moins fortunés, des emplois précaires, un chômage de masse, des salaires dégradés et des retraites qui reculent d'années en années.

Est-ce là le seul avenir qu'ils nous proposent ?

Chacun sait que l'argent ne manque pas en France mais que celui-ci se concentre de plus en plus dans les mains des milieux financiers et boursiers.

Chacun sait aussi que les réformes précédentes des régimes des retraites n'ont rien résolu.

Alors ? Le choix de mener une réforme qui va dans le même sens que les précédentes est d'abord idéologique : il ne vise qu'à régler sur le dos des travailleurs, actifs et retraités, un problème de financement qui vient d'abord d'un problème de répartition des richesses !

  • S'il y avait plus d'emplois, stables, il y aurait plus de cotisations qui rentreraient dans les caisses de retraite comme à la Sécu !
  • S'il y avait des salaires plus élevés, il y aurait également plus d'argent dans les caisses de retraite et de Sécu !
  • SI les revenus du Capital, notamment ceux de la spéculation, contribuaient également au financement des caisses de retraite et de la Sécu, il y aurait beaucoup plus d'argent dans les caisses de retraite !

Un choix politique !

En fait, derrière le débat sur la retraite, c'est un choix de société qui se pose.

Il y a d'un côté les forces politiques et sociales qui tirent un trait sur les acquis sociaux des français, ceux du Front Populaire, du Conseil National de la Résistance et de Mai 68.

Il y a, sur leur gauche, ceux qui refusent de capituler face aux forces de l'argent et de la finance, et qui veulent reprendre l'offensive pour imposer des choix politiques en faveur des travailleurs, en faveur du plus grand nombre, sans opposer salariés du privé et salariés du public, français et immigrés, jeunes et vieux, hommes et femmes, salariés et travailleurs indépendants.

Nos intérêts face à la mondialisation capitaliste dépassent nos particularités.

En lançant le Front de Gauche en 2008, les communistes ont voulu rassembler les forces, organisées ou non, qui refusent la fausse fatalité de l'austérité et des reculs sociaux.

En mai 2012, vous avez été 4 millions d'électeurs à faire le choix de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et, ainsi, à valider notre démarche. 11 % des électeurs !

Combien parmi les électeurs de François Hollande ont crû au changement qu'il annonçait ? Certainement des millions !

En nous mobilisant ensemble, nous sommes la majorité et nous pouvons imposer une autre réforme !

Le 10 septembre à l'appel des syndicats, nous pourrons nous faire entendre dans la rue. Mobilisons nos proches, nos collègues, nos jeunes !

Mais, au delà de la rue, c'est bien sur le plan politique que doit se constituer une puissante opposition capable de défendre les intérêts du plus grand nombre, le monde du travail, contre la petite minorité de rentiers et de profiteurs qui spéculent, délocalisent, précarisent notre société.

C'est ce rôle de défense des travailleurs qu'a toujours incarné le Parti communiste, en rassemblant les forces de progrès, comme lors du Front populaire, de la Résistance ou du mouvement de 68.

Dans la rue, avec les syndicats, et en politique, avec le PCF et le Front de Gauche, défendons les intérêts du peuple contre ceux de la finance et du capitalisme !

Sur les retraites, ensemble, exigeons "Pas un trimestre de plus ! Pas un euro de moins !"

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 10:00

Ne pas manger de viande, mettre des pierres dans les toilettes pour économiser de l'eau, voilà les conseils que l'on trouve dans un livret pour les chômeurs édité en Allemagne, qui suscite la polémique dans le pays.

Le livret, distribué par le Centre pour l'emploi du district de Pinneberg, dans l’État fédéré de Schleswig-Holstein (Nord), s'adresse aux familles qui reçoivent l'aide Hartz IV, destinée aux chômeurs qui ne reçoivent plus les allocations-chômage.

Les conseils sont donnés sous la forme d'une bande dessinée, comprenant les « astuces de la famille Fischer », composée de quatre membres.

Parmi les propositions, on trouve le fait de renoncer à la consommation de viandes pendant une semaine : « De toute façon, je veux être végétarienne », affirme Lara, la fille de la famille imaginaire.

Plus tard, la famille décide de vendre sur Internet des meubles anciens, réussissant ainsi à récolter 350 euros, et commence à boire l'eau du robinet pour ne pas gaspiller de l'argent avec de l'eau en bouteille.

Le livret comprend même d'autres conseils : mettre des pierres dans la chasse d'eau pour économiser sur la facture d'eau ; éviter que la température de la maison ne dépasse les 20 degrés ou ne pas faire d'achats au super-marché sans une liste de courses et avec l'estomac vide.

Le Centre pour l'emploi de Pinneberg recommande également de faire le shopping dans des boutiques au moment des soldes et des liquidations : « les articles de la saison dernière peuvent aussi être intéressants ».

L'initiative pourrait être considérée comme une idée malheureuse de ce centre du Nord de l'Allemagne. Toutefois, elle a pris de l'importance quand le sous-directeur de l'Agence nationale pour l'Emploi, Heinrich Alt, a exprimé son enthousiasme, qualifiant le livret de « guide extraordinaire ».

Les aides Hartz IV sont une sorte de revenu minimum garanti qui comprend le paiement d'un loyer et un petit montant de subsistance de 350 €. Les bénéficiaires peuvent faire de petits boulots qui leur permettent de gagner jusqu'à 100 € de plus. Des priviligiés ces bénéficiaires des aides sociales !

Pour accéder à ces aides, le candidat ne peut pas avoir d'actifs ou d'économies. Si il possède une maison, des bijoux ou d'autres articles de valeur, il doit les vendre. Il ne peut pas également recevoir d'aide de ses proches ou ses amis (Vive la solidarité !), et pour contrôler son niveau de vie, l'agence pour l'emploi a le droit d'envoyer un inspecteur à la maison pour vérifier si il existe des objets considérés comme « inappropriés ».

Selon des informations qui ont filtré dans la presse, le contrôle va jusqu'à surveiller les courses au super-marché, et même les boîtes aux lettres. Et on critiquait la Stasi en RDA ?...

Le mobilier est une des rares choses qu'ils peuvent garder ou vendre, leur permettant de conserver l'argent ainsi récolté.

Contre ce système humiliant, se sont élevées des voix qui le considèrent inconstitutionnel, vu que la Loi fondamentale garantit dans son premier article le droit de chaque personne à la dignité.

Le "modèle allemand" que nous vantent ceux qui, en France, n'arrivent plus à sauver du naufrage le système capitaliste, est un mirage, une illusion pour les travailleurs.
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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 13:51

Nos camarades d'Oullins, dans le Rhône, ont de l'humour.

Même si tata Zinzin a pu donner beaucoup plus que le PCF d'Oullins, cette contribution est un symbôle d'une ironie vacharde.

Cependant, réunir 9 millions d'euros en deux semaines du côté de l'UMP illustre à merveille la sociologie des militants et sympathisants du parti patronal : les porte-monniaes sont bien garnis à droite !

Solidaire


Depuis la décision du Conseil constitutionnel de rejeter les comptes de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, le 4 juillet, c'est le branle-bas de combat à l'UMP. Le principal parti d'opposition, déjà en grave difficulté financière, doit trouver plus de 11 millions d'euros d'ici au 31 juillet. Son président, Jean-François Copé, a affirmé le 14 juillet que le parti avait reçu "près de 5 millions d'euros de dons".

Chaque euro versé permet à l'UMP de combler ce "trou". La section du Parti communiste à Oullins, dans le Rhône, a elle aussi apporté sa contribution... à sa façon.

  2013---Lette-PCF-Oullins-Sarkothon.jpg

"CELA N'A PAS ÉTÉ AISÉ DE RASSEMBLER CETTE SOMME"

"Comme tous les Français, nous avons appris vos déboires financiers suite à l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, sur décision du Conseil constitutionnel (pourtant essentiellement composé de membres nommés par la droite...), débute la lettre, intitulée "solidarité républicaine". Profondément républicains et soucieux du fonctionnement démocratique de notre pays, les adhérents de la section communiste d'Oullins ont pris la décision de participer au redressement de votre parti. C'est pourquoi vous trouverez ci-joint un chèque d'un euro qui, nous l'espérons, vous aidera à remonter cette pente savonnée par le Conseil constitutionnel."

 Evidemment, le PCF rappelle, avec ironie, leurs différends politiques. "Cela n'a pas été aisé de rassembler cette somme, les militants communistes ne faisant pas partie de ceux qui ont profité de la crise ; aucun de nous n'exerçant dans les milieux de la finance, du CAC 40 ou des produits de luxe."

"Prenez bien soin de cet euro et faites-en bon usage, recommandent les communistes aux militants de l'UMP. Et n'oubliez pas que ce qui fait la force de notre pays, c'est son système de solidarité... dont vous avez ici un échantillon."

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 08:59

Nous sommes médiatiquement sommés de nous comparer aux autres. Dès qu’il se passe quelque chose dans l’hexagone nous sommes vivement invités à aller voir comment nos voisins font face au même problème. Les statistiques sont mobilisées et les différences constatées immédiatement pointées du doigt comme variables explicatives que nous serions appelés à combler. On passe ainsi aisément de l’observation à la préconisation sans s’interroger sur ce qui fonde et explique la différence qui a souvent sa raison d’être.

On conviendra que l’observation d’autres sociétés peut être d’une grande richesse et nous apprendre beaucoup sur nous- mêmes. Elle peut même être menée avec beaucoup de finesse, d’humour, et permettre de se jouer de la censure comme le fit Montesquieu avec tout son talent dans ses fameuses Lettres persanes. C’est là l’une des grandes richesses de l’anthropologie et des sciences sociales à laquelle aucun chercheur ne saurait renoncer. À condition d’être mené sérieusement, notamment en sachant comment sont construites les catégories que l’on compare et de ne pas partir de l’a priori que ce qui vient d’ailleurs est forcément emprunt d’une rationalité supérieure devant laquelle il conviendrait de s’incliner.

Ceci doit être fortement rappelé dans le cadre européen où la façon dont on se situe par rapport à la moyenne vaut argument d’autorité et sert à pointer du doigt tout écart à la norme. L’implicite étant qu’à terme, on doit tous être pareils. D’où cet acharnement à vouloir « harmoniser » à marche forcée.

Les Allemands boivent plus de bière, les Anglais plus de thé et nous plus de vin. Et alors ! Cette comparaison ne vaut pas hiérarchie. Elle dit simplement que l’Allemagne, la Grande- Bretagne et la France sont bien trois pays différents qui se sont historiquement constitués de façon singulière. Elle ne signifie pas qu’il faudrait absorber un cocktail qui serait composé de ces trois boissons. Ainsi en va-t-il des retraites, de la fiscalité et de bien d’autres domaines de la vie sociale. Assises sur de nombreux clichés les comparaisons internationales sont bien souvent trompeuses.

Ces comparaisons qui nous assaillent deviennent des éléments du débat politique qu’elles contribuent à polluer aussi sûrement que les sondages le font depuis des années. Pourquoi en est-il ainsi ? Principalement parce qu’ils reposent sur des malentendus, des faux-sens et sur une ignorance de ce dont on parle. Prenons quelques exemples qui illustreront notre propos.

Il est de bon ton par exemple de gloser sur la faiblesse des syndicats en France, et donc sur leur manque de représentativité et en conséquence sur leur légitimité. Le dialogue social n’aurait donc plus d’importance et la consultation des directions syndicales deviendrait au fil du temps un vestige de pratiques anciennes qui auraient un fumet de désuet. Dans la foulée, il conviendrait de s’interroger sur la nécessité des aides publiques à l’expression de la vie syndicale. À grand renfort de cette thèse, on vantera pour l’opposer l’excellence des rapports sociaux chez nos voisins – notamment l’Allemagne - et la forte influence de leurs syndicats. On louera leur responsabilité, leur représentativité, la qualité de leur gestion et leur aptitude au dialogue social. On déplorera qu’il n’en soit pas ainsi chez nous et l’on alimentera l’idée dans l’opinion publique que nos syndicats ne sont pas entrés dans la modernité et restent travaillés par de vieilles idées aujourd’hui dépassées. Tout cela repose sur un contresens volontairement entretenu qui consiste à comparer des choses qui ne peuvent l’être terme à terme. Il est en effet normal que les syndicats allemands rassemblent des millions de travailleurs dès lors que l’accès à des services mutualistes (santé…) se fait à travers eux et qu’ils en sont les principaux gestionnaires. Si en France l’adhésion à la MGEN (mutuelle de santé des enseignants) se faisait à travers la FSU ou le SGEN, on verrait les effectifs de ces syndicats enseignants multiplier par dix. Bref, la comparaison sert à dévaloriser la situation nationale, nous présenter comme ringard et à justifier la perte de vigueur du dialogue social. Il serait plus correct d’en tirer de conclusions sur les différences de traditions des deux pays, leurs trajectoires singulières, les originalités de leurs mouvements ouvriers.

La question des dépenses publiques fait partie de la boîte à outils de la comparaison. Il est suggéré que plus son taux est élevé, plus l’état serait dépensier, inefficace et devrait donc procéder à des coupes sombres dans ses dépenses. L’imprécision entretenue dans le vocabulaire est source de confusion. Le montant des prélèvements obligatoires est pointé comme excessif et largement supérieur à la moyenne européenne. Mais on se garde bien de dire ce que désigne cette expression qu’on assimile à tort aux dépenses de l’état alors qu’un tiers environ de celles-ci relève vraiment de ces prélèvements. Le reste, soit près des deux tiers ne traduit qu’un important niveau de redistribution organisé et mis en œuvre par l’état. Ce qui est prélevé est immédiatement redistribué (santé, retraites, minima sociaux, aide aux familles, chômage, etc.) et sert à asseoir le haut et confortable niveau de protection sociale que beaucoup nous envient. Quant au montant de la dépense publique, il dépend des choix politiques qui ont été exprimés quant au périmètre de ce que l’état se devait de prendre en charge à travers des mécanismes collectifs et traduit l’endroit où l’on a voulu poser le curseur entre le public et le privé. Comparer cette place entre les pays et stigmatiser un dépassement par rapport à une norme revient à dire implicitement que la souveraineté populaire n’a pas à en décider. On comprend bien que derrière ces comparaisons deux objectifs sont visés : stigmatiser le caractère dépensier de l’état et contester au peuple le droit de décider de son niveau de protection sociale.

Depuis le Traité de Maastricht, le critère de l’endettement est apparu comme élément majeur de la comparaison. N’est retenu que le montant de la dette rapporté au PIB du pays considéré. On commet ainsi deux erreurs qu’un étudiant débutant pourrait déceler. On compare deux grandeurs non-homogènes, l’une un stock – la dette –, l’autre un flux – le PIB, et on rapporte un stock à un flux, ce qui d’un point de vue économique n’a aucun sens. L’autre travers consiste à caractériser une dette que par l’une de ses caractéristiques – son montant total - alors qu’elle en comporte au moins trois autres : son exigibilité, sa charge de remboursement et la nature du prêteur. Le tour de passe-passe étant ainsi mis en place, il devient aisé d’aseptiser le débat sur la dette en s’évitant de poser des questions dérangeantes. Reprenons ces différents points.

Quand un banquier prête de l’argent à un particulier pour acquérir un logement, il vérifie que la charge de remboursement que l’emprunteur devra acquitter tous les mois ne dépasse pas une certaine fraction de son revenu. Peu importe que le montant prêté représente cinq ou dix fois son revenu annuel, car l’emprunteur remboursera en 15 ou 25 ans. Le prêteur compare bien un flux – la charge de remboursement – à un autre flux – le revenu. Ce qui importe au prêteur c’est de s’assurer que le remboursement qui sera étalé dans le temps pourra bien s’effectuer mois après mois. Transposé en termes macro-économiques, cela signifie que le critère qui fait du sens c’est le rapport entre le service de la dette (ce qui doit être remboursé dans l’année) et le budget de l’état. Le service de la dette étant fixé, c’est le budget de l’état qui représente la variable malléable. Ce qui conduit à interroger la politique fiscale. Des réductions d’impôts non seulement n’aideront pas à rembourser la dette, mais obligeront à d’autres emprunts qui feront exploser la dette. Rapporter le montant de la dette au PIB permet d’éviter de poser la question de la politique fiscale et donc de leur comparaison entre les différents pays.

Exprimer une dette par son seul montant, c’est opérer un biais réducteur qui occulte les autres dimensions. Il n’est jamais indifférent de savoir qui est le prêteur. Par exemple recours à l’épargne nationale ou à la finance internationale ? Un seul prêteur, voire un consortium de banques ou bien une épargne collectée auprès d’un large public ? Les conséquences n’en seront pas les mêmes. Alors que l’Union européenne proclame qu’au-delà d’un endettement de 90 % de son PIB un pays rentre dans une zone dangereuse, personne ne s’inquiète de l’endettement du Japon qui caresse les 200 %. Aucune agence de notation ne s’en préoccupe. En effet, l’essentiel de sa dette provient de l’épargne nationale. La finance internationale n’étant pas engagée elle ne note pas. Le Trésor est confronté à une multitude de prêteurs dont aucun ne possède à lui seul une capacité de pression. Il y a donc une diversité de postures face à la dette publique et ne retenir qu’un critère, au demeurant peu significatif, et s’en servir comme norme à laquelle on est prié d’adhérer relève de l’embrouille qui doit être dénoncée.

Et que dire de l’endettement international de pays qui ne possèdent pas de monnaie de réserve, en général les pays du Sud. Ils doivent rembourser dans la devise dans laquelle le prêt a été consenti, ce qui suppose de leur part de se mettre à travailler pour l’exportation et satisfaire les besoins erratiques de l’économie mondiale.

Observer les autres c’est contribuer à se comprendre soi- même. C’est donc utile de se comparer. À la condition d’être certain que le terme de la comparaison soit pertinent. Et ce serait se déprécier s’il fallait tenir la rationalité extérieure comme d’essence supérieure devant laquelle il conviendrait de s’incliner.

Michel Rogalski

Recherches Internationales
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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 10:32

Ils n'ont peur ni des gaz lacrymogènes ni des lances à eau de la police: les chiens errants de Santiago sont devenus des inconditionnels des manifestations qui se déroulent désormais régulièrement dans les rues de la capitale chilienne.

Des dizaines de chiens ont ainsi marché jeudi 11 juillet aux côtés des travailleurs convoqués par la Centrale syndicale unitaire des travailleurs (CUT), le plus important syndicat du pays, donnant de la voix et recevant les caresses de la part des manifestants, pour qui ils font désormais partie du mouvement de contestation.

En fin de cortège, lorsque des groupes cagoulés ont commencé à jeter des pierres contre les forces de l'ordre, les chiens frétillant et remuant la queue se sont mis à courir après les projectiles pour les rapporter aux protestataires.

La participation des chiens de Santiago a pris de l'importance après le début des grandes marches étudiantes de 2011, qui réclament un système éducatif gratuit et de qualité en replacement de l'actuel, coûteux et inégalitaire, hérité de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

Le plus célèbre, baptisé "El Negro", un bâtard au poil noir portant foulard autour du cou, possède sa propre page Facebook avec plus de 6.000 "amis"" et un compte Twitter, suivi par quelque 2.000 usagers.

"Révolutionnaire authentique, père chilien de 32 fils (reconnus), époux de six dames, ami du peuple et le pire cauchemar de la police", indique sa biographie sur les réseaux sociaux.

"Les chiens sont un grand classique des défilés, ils défendent même les étudiants de la police", affirme à l'AFP Marisol Vargas, une jeune employée participant à la marche sur la principale avenue de la capitale pour réclamer de meilleures conditions de travail dans le cadre d'une mobilisation nationale.

Les chiens sont pourtant, tout comme l'homme, sensibles aux gaz lacrymogènes.

Selon le vice-président du Collège vétérinaire du Chili, Fernando Álvarez, ils "en sont affectés, comme les manifestants et ont probablement des irritations oculaires et de l'appareil respiratoire et des pathologies chroniques, qui peuvent causer leur mort", dit-il à l'AFP.

Poussiéreux, sales, boitant et couverts de blessures, ces chiens ne paient pas de mine et vivent dans la rue.

En bande, ils recherchent de la nourriture et courent après les voitures. S'il fait trop froid, certains montent dans les autobus pour se réchauffer.

Stérilisations et adoptions

Ils seraient environ 500.000 chiens errants à déambuler dans les rues de Santiago, selon un recensement officiel élaboré dans le cadre d'un plan de lutte contre la surpopulation canine.

Ces multitudes de chiens parcourant les rues et les parcs de Santiago font partie du paysage habituel et pittoresque de la capitale, et s'attirent la curiosité de nombreux touristes.

Ce recensement est le premier pas d'un plan destiné à contrôler la surpopulation canine, et dont le coût est estimé à 86 millions de dollars.

"C'est un sujet que nous devons aborder de façon globale. Si nous prenons soin de nos chiens, nous améliorons la qualité de vie non seulement de nos animaux domestiques mais aussi des gens qui vivent et passent dans cette ville", a récemment plaidé le président de l'agglomération de Santiago, José Antonio Peribonio.

Le programme prévoit notamment des stérilisations, des adoptions et la responsabilisation des propriétaires.

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 09:21

Une étude d’Attac montre que les « plans de sauvetage » mis en œuvre par les institutions de l’Union européenne et les gouvernements européens sauvent les banques, pas la population.

Depuis mars 2010, l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont attribué 23 tranches de financement au prétendu « sauvetage de la Grèce », pour un total de 206,9 milliards d’Euros. Ils n’ont cependant fourni presque aucune précision sur l’utilisation exacte de ces énormes sommes, provenant de fonds publics. C’est pourquoi Attac Autriche a entrepris une étude sur cette question : au moins 77% de l’argent du plan de sauvetage ont bénéficié directement ou indirectement au secteur de la finance.

Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance

Les résultats en détails :

- 58,2 milliards d’Euros (28,13%) ont servi à recapitaliser les banques grecques —au lieu de restructurer ce secteur trop grand et moribond de manière durable et de laisser les propriétaires des banques payer pour leurs pertes.

- 101,331 milliards d’Euros (48,98%) sont allés aux créanciers de l’État grec. Parmi lesquels 55,44 milliards d’Euros ont été utilisés pour rembourser des bons du Trésor arrivés à échéance —au lieu de laisser les créanciers assumer le risque pour lequel ils avaient préalablement perçu des intérêts. 34,6 autres milliards d’Euros ont servi de prime d’incitation pour obtenir l’accord des créanciers sur le prétendu « allègement[1] » en mars 2012. 11,3 milliards d’Euros ont été affectés au rachat de la dette en décembre 2012, lorsque l’État grec a racheté des bons presque sans valeur à ses créanciers.

- 43,7 milliards d’Euros (22,46%) ont alimenté le budget de l’État ou n’ont pu être clairement affectés.

- 0,9 milliard d’Euros (0,43%) ont constitué la contribution de la Grèce au financement du nouveau fonds de sauvetage, le MES.

Sources : www.attac.at/uploads/mediaba...

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 09:23

 

carte-cuba

« Si nous avions su ce qui nous attendait, nous serions restés à Cuba », déclare Idalmis Zayas au monde.fr. Idalmis Zayas fait partie des 115 « dissidents » cubains arrivés en Espagne en 2011 après un accord entre le régime cubain et l’Église. Elle n’est pas la seule à considérer qu’elle a été dupée. Gilberto Martinez lui aussi voudrait rentrer à Cuba. Le 7 mai dernier, la police espagnole l’a expulsé de son logement de Valence, avec sa famille, pour cause de non-respect du droit de propriété : il ne payait plus son loyer. Les militants anti-expulsion venus protester ont été réprimés démocratiquement par la police.

À leur arrivée, les Cubains s’étaient vu promettre cinq ans d’aides par le gouvernement Zapatero. Fin 2012, le nouveau premier ministre Rajoy, pourtant aussi à droite que les Cubains émigrés, estime manifestement que cette promesse vaut moins que celle qu’il avait faite aux banques et à la Commission européenne : il leur coupe les vivres. Comme les Cubains n’ont pas trouvé de travail dans ce pays où le chômage bat des records, ils se retrouvent vite sans rien : plus d’électricité, puis plus d’eau, et les voilà maintenant à la rue, comme des dizaines de milliers d’Espagnols victimes de la crise et des plans d’austérité.

En Espagne, des dizaines de milliers de logements sont vides. Si on les remplissait, cela ferait chuter les loyers. Gilberto se consolera donc en pensant que son sacrifice en tant que nouveau SDF permet de préserver la bonne santé du libre marché de l’immobilier espagnol, et de garantir le train de vie des propriétaires, ce qui est essentiel dans une démocratie libérale.

La première mesure de l’horrible dictature castriste, le 26 janvier 1959, avait été d’annuler toutes les expulsions, et peu après, les loyers baissèrent de 30 % à 50 %. Aujourd’hui, à Cuba, les locataires deviennent automatiquement propriétaires de leur logement après 25 ans. Quelle grossière violation des Droits de l’Homme ! Gilberto et Idalmis ont subi un tel choc en se retrouvant à la rue qu’ils en perdent le sens des valeurs : comme chacun sait, mieux vaut être libre de mendier en Espagne que d’être astreint à la santé et à l’éducation gratuites à Cuba, avec des produits alimentaires de base garantis à tous par l’État ! 
Didas Kalos

PS : ce texte est extrait de Solidarité de Classe numéro 82 (juin 2013)

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 09:05

La production d’énergie d’un pays est une chose sérieuse. Elle est un des piliers qui détermine le mode de vie d’une société. Sans une production d’énergie abondante et bon marché, les civilisations modernes s’écrouleraient d’elles-mêmes. C’est probablement ce que cherchent les "décroissants", altermondialistes et autres rêveurs dangereux adeptes d’une certaine "écologie" du retour à un passé idéalisé.

Le procédé est simple. Il faut détruire ce qui fonctionne, notamment le nucléaire, pour le remplacer par des moyens qui conduisent à des impasses techniques et économiques comme, par exemple, l’éolien et le solaire photovoltaïque. La société moderne de consommation "capitaliste" n’y résistera pas et implosera de l’intérieur. Le but recherché sera atteint.

La production électrique de nos centrales nucléaires sans émission de CO2 est pourtant une énergie durable. La France possède déjà plus de 3000 ans de combustible sur son sol pour les centrales nucléaires de quatrième génération en préparation. Ces réacteurs dits "surgénérateurs" pourront faciliter grandement la transition énergétique en évitant durablement d’importer et de consommer des énergies fossiles… si c’est bien uniquement ce que l’on veut.

Ne pouvant me résigner à laisser la désinformation systématique par le mensonge et le marketing vert "de bon aloi" se pavaner sur presque tous les médias, j’ai choisi de m’indigner ouvertement en utilisant les possibilités offertes par la démocratie.

En effet, au-delà du débat sur la transition énergétique, on nous propose un changement de société fondé sur des restrictions obligatoires et orchestrées au plus haut niveau.

Des reportages mensongers jouant sur l’émotionnel doivent nous faire peur (le langage politiquement correct dit "arriver à une prise de conscience") puis, ensuite, des règlements et des lois seront imposés "naturellement" pour organiser le rationnement.

Ainsi, la réglementation technique 2012 (RT 2012) issue du Grenelle de l’environnement a insidieusement banni le chauffage électrique des nouvelles constructions. Pourtant, cette électricité est fournie à plus de 90% en France sans émissions de CO2 (barrages et nucléaire), même en hiver en dehors des périodes de pointe. En revanche, vous pouvez sans restriction vous chauffer au gaz importé de Russie, de Libye et du Moyen-Orient… ou monter vos bûches ou granules de bois au cinquième étage pour alimenter votre chaudière à bois dans votre appartement.

La réglementation impose de fabriquer (et donc de vendre et d’acheter) uniquement des lampes "basse consommation" qui éclairent après deux minutes de fonctionnement. Elles coûtent nettement plus cher à l’achat et leur cycle de vie est surévalué par des publicités mensongères. Pourtant, l’éclairage des ménages ne représente presque rien dans leur consommation comparé à la consommation quotidienne des réfrigérateur, congélateur, four, lave-linge, chauffage, TV, ordinateur, cafetières…

Ce ne serait là que des "amuse-gueules" si aujourd’hui le débat national sur la transition énergétique n’avait pas l’ambition de faire cautionner ces inutiles et coûteuses contraintes idéologiques (politiquement correct = efficacité et sobriété) par une mascarade de débat national dont les conclusions sont déjà "écrites dans le marbre" (Discussion de la Fédération de l’environnement durable [1] avec le Directeur de cabinet de la Ministre de l’écologie en janvier 2013).

L’objectif de ce débat, issu de l’accord de mandature EELV / PS [2], est de sabrer 24 centrales nucléaires à l’horizon 2025 (détruire ce qui fonctionne) et de les remplacer partiellement par de l’éolien et du photovoltaïque (PV), tous les deux intermittents et plus chers. Le PV, notamment, est quatre à cinq fois plus cher, improductif par nature le soir (un des moments où la consommation d’électricité est la plus importante) ainsi que la nuit, et de production faible par mauvais temps, surtout en hiver.

On peut remarquer qu’on ne sait pas stocker de grandes quantités d’électricité au niveau du besoin d’une nation ne serait-ce que quelques heures et encore moins pour une semaine de vent et de lumière faibles. Il faudrait multiplier par 25 les capacités des stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) existantes en France et en Europe alors que les sites favorables sont déjà saturés.

Au-delà de ce débat sur la transition énergétique, c’est bien vers un changement de société fondé sur le rationnement et la limitation imposée des déplacements que certains idéologues veulent nous conduire, sans l’avouer, par la contrainte réglementaire.

On veut nous imposer de consommer moins d’énergie parce que des militants "verts" souhaitent restreindre voire éliminer "le nucléaire".

Dans les années 1960, des hippies sont allés vivre une vie frugale et de bohème "sobre" dans l’Ardèche : très bien. Quelques uns sont ensuite devenus des chefs d’entreprises : très bien. Chacun mène sa vie comme il veut, quand il le peut. Mais qu’on veuille aujourd’hui m’entrainer par la loi et par la contrainte morale à partager cet "idéal" de sobriété et de frugalité alors qu’on peut faire autrement, alors non ! Je refuse !

En tant que citoyen, contribuable et consommateur français je m’indigne de la manière dont certains élus nous conduisent vers cette dérive insidieuse et je m’insurge devant un tel projet de dictature larvée, fut-elle "verte".

Dit autrement : "le cave se rebiffe ! " [3]

Michel Gay, Citoyen, contribuable et consommateur français.


[1] Lettre de la FED du 12 avril 2013

[2] Extrait de l’accord de mandature EELV / PS : Nous réduirons la part du nucléaire dans la production électrique de 75% aujourd’hui à 50% en 2025 et engagerons :
-  Un plan d’évolution du parc nucléaire existant prévoyant la réduction d’un tiers de la puissance nucléaire installée par la fermeture progressive de 24 réacteurs, en commençant par l’arrêt immédiat de Fessenheim et ensuite des installations les plus vulnérables, par leur situation en zone sismique ou d’inondation, leur ancienneté et le coût des travaux nécessaires pour assurer la sécurité maximale. Cette évolution intégrera les évaluations de l’ASN et de l’IRSN ainsi que le nécessaire équilibre offre-demande.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 09:05

Le sauvetage des banques européennes en 2008 et 2009 a coûté des sommes astronomique aux états européens, 600 milliards d'euros rien que pour la France !

Avec les dégâts causés par l'effondrement boursier et l'explosion de la bulle spéculative immobilière, ces sommes injectées à perte pour colmater les dettes des banques ont augmenté l'impact de la crise économique capitaliste, en provoquant une explosion des dettes publiques et des politiques d'austérité généralisées.

A la lecture de l'article ci-dessous, on comprend toute le cynisme d'un monde de la finance qui, non content d'avoir joué avec le feu et d'avoir plongé le monde dans sa pire crise depuis 1929, se moque complètement des états et des citoyens, établissant des stratégies pour pomper un maximum de pognon aux contribuables via les gouvernements nationaux.

Le seul bémol à cet article est peut-être le silence sur des responsables politiques dont on a l'impression qu'ils se sont faits roulé dans la farine. On sait les relations douteuses entre milieux politiques et milieux financiers (voir les scandales Tapie ou libyens en France) et on ne peut exclure que les choix des gouvernements ont été faits en toute connaissance de cause.

Solidaire


L'Irish Independent a publié des enregistrements internes à l'Anglo Irish Bank, au moment de son sauvetage qui aura coûté 30 milliards d'euros, en 2008. On y entend des banquiers hilares, se moquant ouvertement des autorités financières, auxquelles ils ont refourgué des chiffres "sortis de leur cul" pour leur soutirer du flouze. Histoire d'une escrocrise en bande organisée...

Scandale Anglo Irish Bank

L'Anglo Irish Bank (AIB) a été sauvée par l'argent des contribuables, en 2008. De 30 à 40 milliards d'euros, selon les sources, soit un quart du produit intérieur brut irlandais. Et tout cela dans l'intérêt du peuple, entendait-on alors. Mais c'est une toute autre histoire que nous conte l'Irish Independent, qui vient de publier des enregistrements issus du propre système téléphonique de la banque.

Au cours de ces conversations, un des directeurs de la banque, John Bowe, explique en rigolant à un autre directeur, Peter Fitzgerald, non moins hilare, comment l'AIB a enfumé l'Etat irlandais. Objectif : ne réclamer en premier lieu qu'une petite somme, 7 milliards d'euros, alors que tout le monde, dans la banque, savait qu'il en faudrait beaucoup plus. Une fois que le premier chèque aurait été encaissé, l'Etat n'aurait dès lors plus le choix : il faudrait qu'il aille jusqu'au bout en continuant de régler les douloureuses à répétition, à grand coup d'argent public.

Un système cul par dessus tête

Comment a été choisi ce chiffre de 7 milliards ? Bowe l'affirme clairement : "Comme [David Drumm, qui était alors le pédégé de l'Anglo Irish Bank] le dirait lui-même, il est sorti de mon cul". Le tout suivi d'un éclat de rire. "S'ils [la banque centrale irlandaise] voient d'emblée l'énormité [des chiffres], ils vont peut-être décider de faire un choix. Tu vois ce que je veux dire ? Ils pourraient dire que le coût pour le contribuable est trop élevé... Si ça ne semble pas trop important au début, assez pour être important, mais pas au point de tout remettre en cause, alors je pense que l'on a une chance. Je pense donc qu'on pourra ensuite augmenter le montant, sournoisement", explique Bowe. "Ouais", répond Fitzgerald. "Ils mettent leur peau en jeu, et c'est ça, la clé".

Irlande Chiffres sortis de mon cul

David Drumm, qui a pris la tangente aux Etats-Unis dans la foulée, rigole tout aussi gaiement : "un jour, un milliard" blague-t-il, en se référant aux pertes que la banque centrale était condamnée à subir. A un autre moment, John Bowe se met à chanter "Deutschland Uber Alles" en évoquant la réaction négative de l'Allemagne sur cette aide publique. Dans un autre enregistrement, Bowe et Fitzgerald rient de nouveau de concert lorsqu'ils évoquent la naïveté des autorités, qui croyaient alors que la banque allait leur rembourser les prêts accordés.

"Pour la première fois, les contribuables peuvent avoir un aperçu des manigances banquières qui ont coûté sa souveraineté à l'Irlande", conclut amèrement le journal. Il est possible que ces enregistrements aient été en possession des autorités depuis 2009, mais rien n'aurait été fait depuis lors. D'autres révélations sont à attendre, ces prochains jours, qui impliqueraient des politiciens et des hauts fonctionnaires... La banque a été liquidée en début d'année, après avoir été nationalisée en 2009, des milliards d'argent public auraient pu être économisés. Mais ç'aurait été moins drôle, n'est-ce pas ?

Proverbe irlandais : "Chat timide fait souris effrontée"

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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