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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 09:14

Pendant que les Etats-Unis commémorent les attentats du 11 septembre, les démocrates de gauche se rappellent, eux, du coup d'état militaire au Chili couvert par la CIA qui se termine le 11 septembre 1973 par l'assassinat du président socialiste Salvador Allende lors de la prise d'assaut du palais présidentiel de la Moneda.

Un hommage lui sera rendu à la Fête de l'Humanité le week-end prochain, notamment par le groupe Zebda et ses invités, sur des reprises de chansons du poète chilien Victor Jara.

Salvador-allende.jpgSalvador Allende est né à Valparaiso, au sud du Chili, le 26 juin 1908.

Après de brillantes études secondaires, il effectue son service militaire dans une unité de lanciers en plein désert, de son propre choix.

Il décide ensuite de faire des études de médecine à l’Université du Chili. Il organise un groupe de compagnons qui se réunit périodiquement pour lire des ouvrages marxistes et en discuter. Il fonde le groupe Avance en 1929. Il est élu vice-président de la Fédération des étudiants chiliens en 1930 et participe activement à la lutte contre la dictature de Carlos Ibánez.
Il conclut ses études de médecine en 1933. Il participe à la fondation du Parti socialiste chilien. En 1935, il dirige déjà l’Association médicale chilienne. Il est emprisonné pendant presque six mois.  Il pousse à la création du Front populaire, et il est élu sous-secrétaire général du Parti socialiste en 1936.
En septembre 1939, il devient ministre de la Santé dans le gouvernement du Front populaire. Il publie un ouvrage consacré à la médecine sociale. Il organise la première Exposition du logement. Il participe en 1941 à la réunion annuelle de l’Association médicale américaine aux Etats-Unis. En 1942, il est élu secrétaire général du Parti socialiste. En 1947, il vote au Sénat contre la loi de défense permanente de la démocratie, connue comme la « Loi maudite » par sa nature répressive. En 1949, il est élu président du Collège des médecins.
En 1952, le Front du peuple le postule à la présidence de la République. Il est battu. Il a alors quarante-quatre ans. Il présente au Sénat un projet de loi portant nationalisation du cuivre. En 1954, il se rend en France, en Italie, en Union soviétique et en République populaire de Chine.
Quatre ans après, en 1958, il est déclaré candidat à la présidence par le Front d’action populaire, formé de l’Union socialiste populaire, du Parti socialiste et du Parti communiste. Il perd les élections face au conservateur Jorge Alessandri.

En 1964, nommé de nouveau candidat à la présidence, il est battu par Eduardo Frei Montalva, un démocrate-chrétien qui a bénéficié de toutes les ressources des classes dominantes et qui, selon des documents déclassés du Sénat étasunien, a reçu de l’argent de la CIA pour sa campagne électorale. Sous son gouvernement, l’impérialisme tente de mettre en place ce qu’il appelle la « Révolution dans la liberté », réponse idéologique à la Révolution cubaine, engendrant en fait les fondements de la tyrannie fasciste. Allende obtient toutefois à ces élections plus d’un million de voix.

L'arrivée au pouvoir de la gauche de transformation sociale
Le 22 janvier 1970, l’Unité populaire, une coalition politique formée des communistes, des socialistes, des radicaux, du MAPU, du PADENA et d’Action populaire indépendante, l’investit comme candidat à la présidence. Il remporte les élections le 4 septembre.

Exemple vraiment classique d’une lutte pacifique pour instaurer le socialisme.
L’administration étasunienne, présidée par Richard Nixon, entre aussitôt en action après cette victoire électorale. Pour avoir refusé de se plier aux desiderata impérialistes – le coup d’Etat – le commandant en chef de l’armée chilienne, le général René Schneider, est victime d’un attentat le 22 octobre 1970 et meurt trois jours après. Mais cette tentative d’empêcher l’Unité populaire d’accéder à la présidence échoue.
Le 3 novembre 1970, Allende devient président du Chili en toute légalité et dignité. Débute alors la bataille héroïque de son gouvernement pour imposer des changements face au fascisme. Il a soixante-deux ans. J’ai l’honneur d’avoir partagé avec lui quatorze années de lutte anti-impérialiste à partir de la victoire de la Révolution cubaine.
L’Unité populaire obtient la majorité absolue (50,86 %) aux élections municipales de mars 1971. Le 11 juillet, Allende promulgue la Loi portant nationalisation du cuivre, une idée qu’il avait proposée au Sénat dix-neuf ans auparavant. Personne n’ose s’y opposer, et le Congrès l’adopte à l’unanimité.
En 1972, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, il dénonce l’agression étrangère dont est victime son pays. Les assistants, debout, l’ovationnent pendant plusieurs minutes. Cette même année, il se rend en Union soviétique, au Mexique, en Colombie et à Cuba.
En mars 1973, aux élections parlementaires, l’Unité populaire obtient 45 % des voix et renforce sa présence au Parlement. Les mesures promues par les Yankees aux deux chambres pour destituer le président se terminent sur un fiasco. L’impérialisme et la droite intensifient leur lutte sans quartier contre le gouvernement de l’Unité populaire et déclenchent le terrorisme dans le pays.

Ainsi, son aide de camp naval se fait assassiner et une grève des camionneurs est déclenchée avec le soutien des démocrates-chrétiens (droite).

Et puis, c'est le coup d'état militaire de l'armée sous le commandement du général Pinochet.
Le général Pinochet avait feint une loyauté et une fermeté semblables à celle du général Carlos Prats, commandant en chef de l’armée durant une bonne partie du gouvernement de l’Unité populaire, un militaire digne que l’oligarchie et l’impérialisme acculèrent à une crise totale au point qu’il dut démissionner de son poste et qui fut assassiné plus tard en Argentine par les sbires de la DINA après le putsch fasciste de septembre 1973.
Il meurt en héros le 11 septembre 1973, en défendant le palais de la Monnaie, se battant comme un lion jusqu’à son dernier souffle.
Les révolutionnaires qui résistèrent sur place à l’assaut des fascistes ont raconté des choses fabuleuses sur ces derniers moments. Les versions ne coïncident pas forcément, parce que chacun luttait d’un endroit différent du palais. Par ailleurs, certains de ses plus proches collaborateurs moururent ou furent assassinés à la fin d’un dur combat livré dans des conditions désavantageuses.
La différence entre les témoignages consiste en ce que les uns affirment qu’Allende a réservé ses dernières balles pour lui-même pour ne pas tomber prisonnier, tandis que, pour d’autres, il a été abattu par les balles ennemies.  Le palais était en flammes à cause des tirs des chars et des avions, alors que les auteurs du putsch avaient pensé que ce serait une besogne facile qui ne se heurterait à aucune résistance. Il n’y a pas de contradiction entre ces deux manières de faire son devoir. Nos guerres d’indépendance offrent plus d’un exemple de combattants illustres qui, se retrouvant sans la moindre possibilité de défense, s’ôtèrent la vie plutôt que de tomber prisonniers.

Le Chili de 2013, 40 ans après le coup d'état, se bat toujours contre une oligarchie bourgeoise qui a repris le contrôle des importantes ressources minières chiliennes (Cuivre), nationalisées sous Allende, comme du reste de l'économie.

La bataille que mènent depuis un an les étudiants et lycéens chiliens pour démocratiser l'enseignement supérieur est aussi un combat contre une privatisation de l'éducation décidée ous Pinochet et qui permet d'écarter les jeunes des classes populaires des postes à responsabilité dans le système.

Hollande ne célèbrera pas cet événement. Et personne, à l'époque, n'avait envisagé de bombarder les positions militaires du régime Pinochet.

Coup-d-etat-Chili---1973---Palais-de-la-Moneda.jpgCoup-d-etat-Chili---1973---Palais-de-la-Moneda-2.jpg

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 13:16

A l'occasion d'une journée de mobilisation syndicale interprofessionnelle qui semble réussie, les socialistes au pouvoir vont-ils enfin prendre conscience des erreurs politiques qu'ils commettent ?

100913---Evreux---manif-retraites--31-.JPGCe matin sur Evreux, ce sont 1 200 salariés de tous le département qui sont venus exprimer leur rejet de la réforme des retraites concoctée par le gouvernement socialiste de François Hollande, dans la foulée de la réforme Fillon-Sarkozy. Ces manifestants exigeaient également un changement de cap au niveau des salaires et pensions de retraite ainsi qu'une lutte pour l'emploi stable.

1 200 manifestants, c'est bien quand on se souvient qu'en 2010, le PS alors dans l'opposition appelait à manifester tout comme la CFDT et l'UNSA.

Quelques jours seulement après la rentrée et avec beaucoup de salariés qui peinent à payer leurs impôts, nombre de travailleurs ont fait comprendre qu'ils ne pouvaient financièrement pas se permettre de perdre une journée de travail.

L'opinion globale en France se partage entre fatalisme et colère. Fatalisme de ceux qui écoutent le bombardement idéologique des médias sur la fatalité de reculer l'âge de départ en retraite et colère chez ceux qui ont compris que ce sont seulement les travailleurs qui peinent et paient quand les cadeaux aux plus riches se multiplient et accentuent les inégalités sociales en France.

Dans les deux cas, les socialistes et leurs alliés sont perdants : les fatalistes finissent par considérer que "droite" et "gauche", c'est la "même chose" ; les salariés en colère, eux, ne renouvelleront certainement pas leur vote en faveur d'un candidat socialiste aux prochaines élections.

Si le PS compte sur les électeurs des classes aisées et de la haute bourgeoisie pour compenser ses pertes dans l'électorat populaire, il se trompe ! Les classes favorisées ont déjà leur parti : l'UMP !

D'ailleurs, de sondages en sondages, et malgré de timides et ponctuelles remontées des "opinions favorables" , l'avenir politique et électoral des élus socialistes est plus que compromis.

La question de la Syrie vient s'ajouter au reste.

Malgré une intense campagne médiatique en faveur d'une intervention militaire française en Syrie, l'opinion française a basculé dans le camp des opposants à la guerre ! Même si l'électorat socialiste est encore majoritairement pour, ce dossier constitue une nouvelle ligne de fracture au sein des électeurs PS. Elle sera d'autant plus grave si les bombardements commençaient dès que l'on connaîtrait les conséquences civiles désastreuses que cette intervention engendrerait.

En économie comme en social et en politique étrangère, la raison devrait pousser les responsables socialistes à infléchir leurs choix pour répondre aux insatisfactions de leur électorat de 2012.

A l'instar des socialistes espagnols et grecs, aujourd'hui au fonds du trou, les socialistes français se mettent eux-mêmes le pistolet électoral sur la tempe et s'apprêtent à tirer sur la gachette.

Pour les communistes, la fidélité aux engagements en faveur des travailleurs prime.

Nous ne prônons pas la "théorie du pire" en souhaitant que le PS et son gouvernement prennent de mauvaises décisions pour espérer récupérer les morceaux.

Notre volonté est bien de rassembler largement ceux et celles qui refusent un alignement politique sur le libéralisme européen, quelle que soit leur origine politique.

Notre présence au cortège syndical de ce matin, à Evreux, comme ailleurs, avait pour but de montrer qu'il existe une alternative politique au libéralisme, de droite comme de gauche.

Si le PS et les Verts sont incapables d'entendre les aspirations populaires à un changement de politique, nous sommes prêts à porter les couleurs de ceux et celles qui, de tous horizons, comptent restaurer une politique de justice sociale, d'égalité fiscale et de développement économique. C'est le sens du Front de Gauche.

 

100913---Evreux---manif-retraites--37-.JPG

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 09:15

Cela fait plus de 30 ans que ce genre de politique est menée, pour un bilan très discutable et un impacte négatif sur l'emploi et le financement de la sécurité sociale et des retraites. Pierre Moscovici, ministre de l'économie, qui rentre juste de l'université d'été du MEDEF, décide d’offrir un nouveau cadeau a ces copains les grands patrons.

A quelques semaines de la présentation du budget, chaque jour connaît son lot de "fuites" dans la presse autour des pistes envisagées par le gouvernement. Après la possibilité d'un retour à la défiscalisation des heures supplémentaires évoqué mardi, (vivement démenti depuis par la porte-parole du gouvernement), puis l'éventuelle suppression de la niche fiscale pour les étudiants à charge qui a agité les médias jeudi, le quotidien
Les Echos indique, vendredi 6 septembre, que le gouvernement envisagerait de réduire le taux d'impôt sur les sociétés, de 33,3 % à 30 %.
Cette baisse, dont l'ampleur n'a pas été arbitrée, s'accompagnerait d'une réforme plus globale des impôts pesant sur les entreprises, qui doit permettre à l'Etat d'engranger plusieurs milliards d'euros, ajoute le journal, sans toutefois avancer de source. Selon lui, une taxe assise sur l'excédent brut d'exploitation doit venir remplacer des contributions sur le chiffre d'affaires, décrié par les entreprises.
Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances, a pourtant promis que les prélèvements sur les entreprises n'augmenteraient pas l'an prochain et baisseraient ensuite.
Le quotidien économique affirme en outre que le gouvernement envisage de supprimer une partie des avantages qui bénéficient aux contrats collectifs de complémentaires santé souscrits par les salariés dans les entreprises. Ce qui représenterait une augmentation d'un milliard d'euros d'impôts sur le revenu.
Selon Les Echos, les contrats collectifs couvrent 76 % des salariés, soit 13 millions de personnes, qui bénéficient d'avantages fiscaux et sociaux. Dans ce mécanisme, la participation de l'employeur au financement des contrats est partiellement exemptée de cotisations sociales, ce qui coûte 1,6 milliard d'euros par an, selon le quotidien.
Mais, dans le même temps, la participation des salariés aux contrats est déduite de leur revenu imposable, même si l'entreprise en prend en charge une partie. C'est cette seconde niche que l'exécutif entend raboter, en supprimant l'exonération fiscale qui bénéficie aux salariés sur la part abondée par l'employeur, soit une économie de près d'un milliard d'euros, selon Les Echos.
Cette proposition était contenue dans le rapport du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie, publié au début de l'été, souligne le quotidien.
Selon Les Echos, la totalité des avantages fiscaux et sociaux accordés aux contrats collectifs représente un manque à gagner de 3,5 milliards d'euros par an pour l'Etat et la Sécurité sociale, soit 260 euros en moyenne par contrat.
Cette charge doit mécaniquement s'alourdir avec la loi sur l'emploi qui prévoit de généraliser les complémentaires santé dans les entreprises, d'où la nécessité pour l'exécutif de réagir, explique le journal.
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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 14:36

Isolé sur la scène international, François Hollande tente de sauver quand même SA guerre en Syrie.

La situation devient pathétique et grotesque : alors que l'ONU poursuit son enquête et est incapable de dire quel camp a utilisé des gaz de combat en Syrie, et alors que nombre de gouvernements bellicistes reculent sur ce sujet, Etats-Unis et Grande-Bretagne en tête, notre gouvernement socialiste et son président de la République s'obstinent à vouloir attaquer le gouvernement officiel syrien.

Va t-on y aller seuls et sans savoir qui est le coupable ?

Il ne suffit pas de voir en Bachar El Assad le "grand Satan", pour que cela serve de preuve !

Alors que se multipliaient les crimes imputés aux rebelles syriens, particulièrement aux islamistes armés et entrainés par l'Arabie Saoudite et le Qatar, une vidéo de propagande montraient dès juin des troupes rebelles fières de posséder des armes chimiques. Pire : des témoignages "rebelles" recueillis par des médias américains, viennent étayer la thèse du gouvernement syrien, d'une utilisation par les rebelles d'armes chimiques. Dans la vidéo, ceux-ci affirment avoir utilisé ces bombes en croyant qu'il s'agissait d'armes conventionnelles, faute d'une information donnée par leur fournisseur, l'Arabie Saoudite. Une thèse probable compte-tenu de l'amateurisme (si on peut dire !) du bombardement : zone civile par jour de vent.

Aujourd'hui, rien donc ne permet de conclure avec certitude quel est le camp qui a employé des gaz de combat !

Pourtant, notre gouvernement s'acharne à accuser le gouvernement syrien. Une obsession coupable qui pose la question de la véritable raison de notre volonté de guerre contre la Syrie.

A dédouaner de toute façon l'opposition, y compris les islamistes d'Al Qaïda, le discours gouvernemental français cache mal sa partialité et sa volonté de se servir de ces morts comme d'une justification émotionnelle pour intervenir au côté des rebelles.

Mais quels intérêts cela sert-il ? Qu'il s'agisse des chrétiens de Syrie, de Liban et d'Iraq, comme de nombreuses voix en France, une intervention militaire occidental ne ferait que détruire un peu plus le pays, qu'entraîner de nouvelles victimes civiles, qu'augmenter un peu plus le fossé entre une population syrienne qui fait bloc autour du régime, autant par patriotisme que par peur des islamistes, et les militants "syriens" de l'opposition.

Encore une fois, la ruine qui a suivi l'intervention occidentale en Iraq et en Libye devrait nous alerter, tout comme la destabilisation internationale en faveur des islamistes radicaux qui s'en est suivi !

Alors, pourquoi prôner encore maintenant une intervention "internationale" en Syrie, y compris hors cadre de l'ONU ?

Cette position jusquauboutiste de Hollande et Ayrault tranche avec le recul du Royaume-Uni (alliance des Travaillistes et d'une partie des Conservateurs), du Canada et même des Etats-Unis.

Lancé comme un petit roquet au pied de son maître américain, le régime français semble désormais tenir une posture de façade, après le retrait des Etats-Unis et deur fidèle allié britannique. Enfin, on l'espère ! Nous ne pourrions pas croire à une aventure militaire française isolée, dénoncée par l'ONU, par la Russie, la Chine, l'Iran, l'Egypte, la Jordanie et de nombreux autres pays du monde ?

A l'heure où le Qatar prend de plus en plus pied au cœur de notre République, via l'encadrement de centaines d'imams de banlieue et le rachat de clubs de foot, de châines de télé ou de fleurons du commerce français, il est à craindre que certains se laissent embobiner par les milliards d'euros que le Qatar annonce pour l'économie française.

Lors de la guerre du Golfe, le même François Hollande avait mené campagne pour que le Parlement puisse voter sur l'engagement de la France au côté des Etats-Unis, chose qu'il refuse aujourd'hui sur la Syrie !

Une erreur politique qui l'amènera à supporter seul la responsabilité d'un bain de sang au Moyen-Orient qu'auront beau jeu d'utiliser les ténors de la droite.

Après le Mali, nous voilà à la recherche de soutiens, financiers notamment, pour une nouvelle croisade, en Syrie cette fois.

Cette volonté gouvernementale d'aller coûte que coûte attaquer le gouvernement légal syrien ressemble de plus en plus à une intervention pour complaire à nos maîtres américains et qataris.

La France, le peuple français, n'ont rien à gagner dans ce conflit. Le peuple syrien et les peuples du Moyen-Orient non plus.

L'agressivité de notre gouvernement et son ministre des Affaires étrangères a fait écho à l'agressivité des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et des émirats du Golfe.

Aujourd'hui que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont sur le recul, notre pays se trouve particulièrement isolé sur la scène mondiale. Notre pays se retrouve en première ligne contre le droit international, au côté des rebelles islamistes et de leurs soutiens, les dictatures arabes de la péninsule arabique.

Pour sortir par le haut de cette crise, et pour être utiles au peuple syrien, il faut chercher la vérité des faits, pas l'inventer ! Il faut aussi tenir compte des réalités d'un pays où, qu'on le veuille ou non, le pouvoir en place possède encore le soutien de larges pans de la populations, parmi les minorités religieuses et ethniques (Alaouites, Chrétiens, Chiites, Druzes, kurdes) comme chez les syriens laïcs.

Ce n'est pas en bombardant un pays, en dehors de tout accord international, que l'on protège son peuple mais en obligeant les belligérants et ceux qui les financent, à l'étranger notamment, à se mettre à la table des négociations pour rétablir la paix.

C'est cette ligne que devrait défendre un gouvernement français indépendant et refusant de se laisser piéger dans des luttes d'intérêt qui ne la concernent pas !

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 10:05

Est-ce que c'est parce que trop près de la réalité de la vie des prisonniers que l'administration américaine interdit l'œuvre de Soljenytsine à Guantanamo ?

C'est une brève dans le journal "L'Humanité" qui m'a donné envie d'écrire sur ce sujet, ce matin.

Le court article de l'Humanité relate un incident survenu récemment dans la prison nord américaine de Guantanamo et relaté par l'organisation de défense des Droits de l'Homme Reprieve.

Un prisonnier souhaitait lire l'œuvre de Soljenytsine parue en 1973, "L'Archipel du Goulag".

Sauf que l'administration de la prison a refusé l'entrée de cette œuvre dans la prison et a retenu les trois tomes que des avocats tentaient de livrer au détenu.

L'homme en question est enfermé depuis 11 ans dans la prison américaine installée sur la base militaire US de Cuba. Il n'a jamais eu d'inculpation, pour aucun motif, et n'a jamais été jugé. C'est le cas de tous les détenus de Guantanamo qui subissent, en plus, des vexations physiques ou psychiques considérées comme tortures par de nombreuses organisations humanitaires et par la loi des Etats-Unis.

Ce que relate le livre de Soljenytsine reflète finalement ce que vivent aujourd'hui ces prisonniers : un enfermement totalitaire, des tortures, une absence de droit et de perspectives. Au moins, les soviétiques faisaient-ils l'effort d'organiser des procès !

Les attentats du 11 septembre 2001 ont servi de justificatifs aux Etats-Unis pour des pratiques dignes des pires dictatures, comme l'enlèvement de citoyens dans leur propre pays, l'assassinat ciblé et l'enfermement sans procès.

De là, ont été justifiés l'attaque contre l'Iraq (qui était sensée abriter Al Qaïda), la tristement célèbre prison d'Abou Graïb, les bombardements de civils pakistanais et afghans par drônes interposés, l'écoute généralisée des conversations et messageries, y compris de pays alliés, en Europe, au Brésil ou ailleurs !

Les Etats-Unis, en fait, n'ont fait que durcir des pratiques criminelles anciennes.

La politique étrangère des Etats-Unis, ça a été la Corée (années 50), le Viet-Nâm (avec l'agent Orange et les défoliants, toujours présents !), le renversement de Salvador Allende au Chili (1973), le soutien aux dictatures sud-américaines des années 60-70, la tentative d'invasion de Cuba en 1962 ("la baie des Cochons"), l'intervention sur l'île antillaise de la Grenade (1982), le soutien aux contras au Salvador et au Nicaragua, le soutien aux moudjahiddins afghans contre le régime laïc dans les années 80, le renversement du président hondurien en 2011,... Sans parler de la destruction de l'état et de l'économie libyenne, en 2011, avec "notre" président de l'époque, Nicolas Sarkozy.

En politique intérieure, les Etats-Unis ont été à la traîne sur les droits civiques des noirs, une réalité toujours compliquée, mais les Etats-Unis, c'est aussi une justice qui pratique la peine de mort et où il vaut mieux être riche et blanc si on veut être innocent, une démocratie où l'on peut gagner avec moins de 50 % des voix (George Bush) mais où la victoire se fabrique avec les milliards de dollars des grandes firmes américaines. C'est enfin Mumia Abu Jamal et les 5 cubains de Miami en tôle, ...

Guantanamo, finalement, c'est le goulag à la sauce américaine !

Les soviétiques envoyaient certains opposants pour "sauver le socialisme". Le régime de Washington y envoie les "ennemis de la liberté".

Justice et Droits de l'Homme sont les grands absents de cette bataille pour la "Liberté" !

A moins que ces valeurs ne servent de paravent pour permettre à un pays, les Etats-Unis, et ses grandes entreprises, de perpétuer leur domination politique et économique sur le monde, au mépris des peuples et de leurs choix ?

L'expérience ancienne et récente nous montre que les interventions militaires des Etats-Unis se drapent dans des valeurs humaines pour cacher une réalité plus égoïste, la poursuite d'objectifs géopolitiques.

L'aventure syrienne que planifie la Maison blanche entre aussi dans cette catégorie.

Afghans, iraquiens ou libyens connaissent aujourd'hui les affres de la "Paix américaine".

Ceux de Guantanamo, coupables ou non de crimes, connaissent, eux, les joies de la justice à la sauce yankee.

La France doit-elle apparaître aujourd'hui aux yeux du monde comme le ridicule supplétif des choix de Washington ou doit-elle reprendre en main son destin et des choix diplomatiques libres et basés sur la souveraineté des peuples, la paix et la coopération ?

Peut-on accuser sans procès le gouvernement syrien pour un gazage et s'allier pour le punir à des Etats-Unis qui ont leur propre goulag et se permettent de tuer, sans procès là aussi, des présumés terroristes et des civils innocents, un peu partout dans le monde ? Une intervention qui nous mettrait en marge du droit international et nous vaut des critiques de nos partenaires européens et de dizaines de pays du monde, à commencer par la Russie, la Chine, l'Iran, le Vénézuéla ou l'Indonésie.

L'interdiction d'un livre dans une prison en dit toujours beaucoup sur l'état d'esprit du pays qui interdit ce livre.

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 09:33

L'auteur belge de l'article joint ici s'appuie sur les chiffres de l'OSDH, seule source d'information qu'utilisent nos médias pour chiffrer les morts du conflit syrien.

Bien que clairement favorable à "l'opposition" armée, et financé par l'Occident, l'OSDH a au moins eu l'honnêteté de publier des chiffres qui démontrent que la majorité des 110 000 morts syriens se trouvent dans le camp des militaires et partisans civils du "régime" de Bachar El Assad.

Cela ne doit absolument pas dédouaner ce gouvernement des exactions commises jusque là ni du manque de démocratie qui précédait la guerre ! Ces chiffres doivent seulement nous alerter sur la manipulation médiatique et gouvernementale qui tente de faire de Bachar El Assad et de son armée les responsables uniques de tous les morts comptabilisés afin de disculper l'opposition syrienne de ses propres crimes.

Des deux conclusions apportées par l'auteur, nous soutenons la deuxième, celle qui indique qu'il ne peut y avoir qu'une solution à ce conflit : des négociations de paix associant le pouvoir officiel actuel (donc Bachar El Assad et ses proches) et les représentants de l'opposition démocratique (en excluant donc les groupes islamistes formés pour l'essentiel de djihadistes étrangers, venus de Libye, d'Arabie, du Yémen, du Caucase russe, de Jordanie, de Turquie,...).

En aucun cas, une intervention militaire étrangère, fusse-t-elle française, n'ouvrira de perspectives positives pour le peuple syrien ! Les exemples iraquiens et libyens nous montrent au contraire la putréfaction des états et la destruction de la cohésion nationale qui découle des interventions étrangères.

La France ne doit pas s'immiscer militairement dans le conflit syrien !

La France doit faire au contraire pression sur ses alliés, Etats-Unis, Qatar et Turquie, pour qu'ils arrêtent d'armer et de financer les rebelles syriens, notamment djihadistes !

La France doit enfin exiger des autres pays impliqués, Russie et Iran, qu'ils acceptent de participer aux négociations dites "Genève 2" pour une solution pacifique du conflit syrien.

Enfin, la France doit exiger une démocratisation de la Syrie et une liberté politique garantie.

Solidaire


Un article de Bahar Kimyongür, 3 septembre 2013 :

"L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), un organisme proche de la rébellion financé par les monarchies arabes et les Etats occidentaux et dont le siège se trouve à Londres vient de publier son bilan des victimes de trente mois de guerre en Syrie. Ces chiffres aussi macabres que surprenants révèlent la malhonnêteté des médias traditionnels et contredisent la propagande pro-interventionniste.

Ce 1er septembre 2013, l’OSDH a annoncé qu’en 30 mois de conflit, il y aurait eu 110.371 morts.

Deux lignes plus loin, l’organisation des droits de l’homme anti-Assad apporte quelques précisions stupéfiantes : au total 45.478 combattants loyalistes auraient été tués depuis le début du conflit.

Vous avez bien lu : 45.478 combattants loyalistes tués en Syrie !

Cela voudrait dire que depuis le 15 mars 2011 qui marque le début de la révolte, il y aurait en moyenne plus de 15 soldats et miliciens gouvernementaux tués chaque jour.

Près de la moitié des morts sont des soldats et miliciens pro-régimes !

Cela signifie aussi que près de la moitié des victimes de la guerre sont des soldats et des miliciens loyalistes.

Le nombre de « soldats de Bachar » tués est ainsi nettement supérieur au nombre de civils tués.

D’autre part, l’armée arabe syrienne étant essentiellement composée de conscrits, c’est-à-dire de citoyens qui défendent leur pays, leurs institutions et leur gouvernement, on peut dire que l’armée est indissociable du peuple syrien.

Par conséquent, il est aussi malhonnête de tenir Assad pour responsable de la mort de plus de 110.000 Syriens comme le font les médias et les militants provocateurs que de mettre le peuple et le gouvernement syriens dos à dos puisque la première victime de la guerre de Syrie, c’est l’armée, donc le peuple en uniforme, donc le « peuple pro-Assad ».

Venons-en à présent au nombre de victimes civiles. L’OSDH dénombre 40.146 tués.

Ce chiffre ne distingue pas les Syriens que l’on pourrait globalement qualifier de « pro-gouvernementaux » ou de « pro-rébellion ».

40 146 civils tués... dont des dizaines de milliers sous les coups des "rebelles"

Le nombre de civils, femmes et enfants inclus, que l’on peut situer dans le camp des pro-Assad, des anti-rebelles ou des neutres est sans doute extrêmement élevé surtout si l’on tient compte des tueries de masse commises ces dernières semaines par les groupes terroristes dans les zones kurdes du Nord du pays (Tell Aran, Tell Hassel, Tel Abyad, Sereqaniye), dans les quartiers et les villages chiites (Nubbol-Zahra, Hatlah), alaouites (Lattaquieh) et chrétiens (Marmarita, al Duvair, Jaramana) et parmi les sunnites patriotes un peu partout dans le pays.

Les groupes armés anti-régime ont d’ailleurs revendiqué des centaines d’exécutions de civils y compris des enfants, soupçonnés de sympathie envers le régime syrien.

Parmi les victimes civiles du conflit, comptons également les Syriens massacrés par des groupes non identifiés (à Houla en 2012, à Banias et à Ghouta en 2013).

Seulement 20 % des morts en Syrie sont des rebelles

Du côté des victimes de l’opposition armée, l’OSDH a comptabilisé 21.850 tués, soit deux fois moins que de militaires syriens tués et un cinquième du nombre total de victimes de la guerre.

Ces groupes armés se livrent eux-même à des guerres intestines qui entraînent la mort de nombreux combattants pro-rébellion ainsi que leurs familles.

Parmi les 40.146 victimes civiles du confit syrien, il faudrait donc tenir compte des centaines de civils pro-rebelles tués par des rebelles.

Le 26 août dernier, par exemple, une vingtaine d’habitants du village Madmouma à Idlib ont été exécutés par un groupe radical anti-régime. Aucun loyaliste ne se trouvait dans la zone.

Parmi les victimes de Madmouma, on compte plusieurs femmes et enfants exécutés d’une balle dans la tête. Le groupe rebelle Ahrar Al Cham et l’Etat islamique de l’Irak et du Levant (EIIL) s’accusent mutuellement.

A la lecture du bilan tragique de l’OSDH, deux conclusions s’imposent :

- Soit on appréhende la situation syrienne d’un point de vue légaliste et l’on dit : « ce n’est pas Bachar mais la rébellion qui massacre le peuple syrien. Par conséquent, l’Etat syrien a raison de lutter contre le terrorisme pour restaurer la paix dans le pays comme n’importe quel autre Etat dans le monde »

- Soit on analyse la crise syrienne sous l’angle humanitaire à l’aune des intérêts du peuple syrien et l’on dit : « Bachar et la rébellion sont tous deux responsables de la violence en Syrie. Dès lors, il faudrait encourager les deux camps à dialoguer afin d’épargner la vie des Syriens. »

L’une et l’autre conclusion nous amènent en tout cas à défendre la non-ingérence et la paix en Syrie."

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 10:22

Cela n'aura échappé à personne : c'est la rentrée scolaire cette semaine !

Comme tous les ans à la même époque, enfants, parents et enseignants se pressent aux portes des établissements scolaires, collèges et lycées, pour un retour en classe après deux mois de pause estivale.

La particularité de cette rentrée, c'est la mise en place de la réforme des rythmes scolaires dans le Primaire.

Enfin........ quand on parle de mise en place, il faut nuancer ! Seules 26 communes de l'Eure ont opté pour les mettre en place cette année sur 576 ! Et parmi ces communes, en dehors de Pont-Audemer, Conches ou Val-de-Reuil, il n'y a pas de communes de grande taille ! Ni Evreux, ni Bernay, ni Vernon, Gisors ou Louviers n'ont mis en place cette réforme des rythmes scolaires ! Et aucune commune du canton !...

Et puis, il y a réforme et réforme. Selon la taille de la commune et, surtout, selon ses moyens, les enfants ne seront pas traités à la même enseigne !

Certaines communes réduisent les horaires en fin d'après-midi, d'autres agrandissent la pause de midi. Certaines communes ne feront qu'un gardiennage amélioré, d'autres proposent des tas d'activités au choix, sportives ou culturelles,...

Bref ! Cette réforme, assez précipitée et sans un sou, c'est l'éclatement de l'enseignement primaire ! Chaque commune fera selon son bon vouloir, ses ressources et la volonté de l'équipe municipale.

Déjà certaines communes ouvrières du Nord annoncent être réduites à faire du gardiennage de gamins quand des communes bourgeoises de Région parisienne proposent équitation, tennis, ou enseignements musicaux.

Comme le présente cet article de "l'Humanité", le risque est grand que le fossé se creuse entre communes riches et communes populaires, écart sur lequel viendrait se greffer un secteur privé en pleine croissance dans le domaine du soutien scolaire.

Solidaire


 

En lançant une réforme sans moyens pour l’appliquer, l’État offre un boulevard aux acteurs du périscolaire, un secteur déjà en plein essor.

Bientôt des écoles primaires sponsorisées par le CAC 40 ? Nos enfants apprendront-ils à lire dans une classe Total et à compter grâce aux assurances Axa ? Un tel scénario relève de la fiction… pour l’heure en tout cas.

Dès la rentrée 2014, certaines activités périscolaires, instaurées par la nouvelle semaine de quatre jours et demi, seront financées par l’entreprise Total. Le 7 juin, le groupe pétrolier a en effet signé un accord-cadre avec la ministre Valérie ­Fourneyron, aux termes duquel il s’engage à financer des projets en faveur de la jeunesse, à hauteur de 16 millions d’euros. Quatre millions seront destinés à «des activités éducatives et culturelles en dehors du temps scolaire, notamment en accompagnant la réforme des rythmes éducatifs dans le premier ­degré», détaille le communiqué du ministère. «Il ne s’agit que d’une renégociation d’un accord signé en 2009 avec Martin Hirsch», explique Catherine Ferrant, déléguée générale de la fondation Total. Qui s’est vu demander par le nouveau gouvernement d’orienter une partie de ces fonds vers le financement de sa réforme.

Ce recours à des fonds privés «trahit un glissement insupportable dans la manière dont l’État considère le futur de l’organisation scolaire», a ­dénoncé, cet été, l’Association des maires ruraux de France. C’est la conséquence d’une réforme «imposée aux collectivités locales mais qui n’est pas financée par l’État», ajoute son directeur, Cédric Szabo.

À l’instar de l’État, des collectivités vont-elles, par manque de ressources, se tourner vers le secteur privé ? "C’est encore trop tôt pour l’affirmer," répond Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire. "Mais on peut se poser la question, à une époque où le marché du périscolaire est en véritable essor."

Sur Internet fleurissent les spams de sociétés proposant des solutions pour «l’après-école». «Comment occuper les enfants après 16 heures ?» s’interroge une association artistique qui se vante d’avoir «été sélectionnée par la mairie de Paris pour animer des ateliers dans l’enceinte des écoles» et propose de «prendre en charge les enfants jusqu’à 20 heures». Sans parler des mastodontes du soutien scolaire, telle Acadomia, qui ne capte encore que 20 % d’un marché estimé à 1,5 milliard d’euros…

"L'Humanité" du 3 septembre 2013

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 10:34

 

Bataille exemplaire que celle menée par les ex-Conti en Picardie !

Avec les GoodYear, ils sont à la pointe du combat contre les logiques financières qui transforment les travailleurs en pièces jetables.

Après la victoire dans l'Eure des es-M-real et la relance sous flambeau thaïlandais, de la papeterie d'Alizay, cette victoire démontre que c'est l'acharnement et la mobilisation solidaire des travailleurs qui peut faire reculer le patronat !

Il aura fallu 3 ans aux papetiers d'Alizay pour sauver leur entreprise et leurs emplois et 4 ans aux ex-Conti pour obtenir cette première victoire ! Combien de temps faudrait-il au patronat et au gouvernement pour reculer sur d'autres dossiers, comme les retraites, si on s'y mettait tous ?

Solidaire


Continental Clairoix : la criminalité financière enfin condamnée - Communiqué de Pierre Laurent (PCF)

"Je tiens à saluer la belle victoire des salariés de Conti contre la firme allemande multimilliardaire de pneumatiques.

Depuis 2009 et l'annonce de la fermeture de leur usine les ouvriers de Clairoix se sont battus comme des lions contre la puissance financière de Continental qui, prétextant la crise, rayait de la carte une usine rentable et 700 emplois.

Leur lutte tenace a permis, ce matin avec le jugement important du tribunal de prudhommes de Compiègne, de condamner la criminalité financière des actionnaires qui invoquaient des licenciements économiques quand la valeur de leurs actions doublaient en 2012 et que le chiffre d'affaire progressait de 17%. Ce délit financier, les ouvriers de Clairoix, même si la justice leur donne raison aujourd'hui, l'ont payé durement, depuis 4 ans.

De nombreux drames humains, liés à la fermeture de l'entreprise et des licenciements, ont marqué la vie des Conti et détruit pour certains leur santé et leur famille.

Le vote d'une loi « interdisant les licenciements boursiers » est plus qu'urgent pour défendre notre industrie, ses emplois et prévenir de tels drames sociaux.

C'est le sens du combat des parlementaires communistes et du Front de gauche pour le vote d'une loi garantissant des droits nouveaux aux salariés dans les entreprises et les groupes face aux actionnaires.

Ce jugement favorable à la lutte des Conti a une portée nationale et européenne. Il va donner encore plus de force aux luttes pour l'emploi , Arkéma, Sanofi, Arcelor, Fralib, Doux dans la perspective de la journée d'action du 10 septembre."

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 09:17

Un appel national de socialistes pour les retraites vient d’être rendu public à la veille de l'université d'été du PS à La Rochelle - http://www.socialistes-pour-les-retraites.fr/

Retraite : Des responsables, des élus et des militants socialistes haussent le ton contre le gouvernement
C'est un véritable camouflet pour le gouvernement de Jean Marc Ayrault et pour Solférino. Les ministres "socialistes" se retrouvent contestés par la base.
Cet appel est né dans la fédération socialiste des Pyrénées-Atlantiques après l’adoption par son bureau fédéral d’une résolution qui refusait toute baisse des pensions. « Contre tout nouveau recul », plus de 1200 élus, responsables et militants socialistes appellent à la vigilance au sein du Parti socialiste.
Les arguments du gouvernement justifiant cette nouvelle réforme sont descendus en flèche par cette appel
- "L’espérance de vie augmente… donc nous devrions travailler plus longtemps ? Faux : chaque actif produit aujourd’hui 5 fois plus qu’en 1949. En dépit de toutes les exigences de la Commission européenne, rien n’oblige à reculer l’âge de départ, rien n’oblige à augmenter les annuités, rien n’oblige à baisser le niveau des pensions."
- "l’espérance de vie ne s’allonge pas autant qu’annoncé et l’espérance de vie en bonne santé, autour de 62 ans selon l’INSEE, se réduit depuis 2008"
- "la natalité de notre pays connaît un « boom » depuis 2000, avec 850 000 naissances par an, le double de ce qui était prévu. Il y aura assez de jeunes pour cotiser pour les retraites… si on crée de l’emploi !"
L'argent au service de la spéculation et non au service des retraites, ces socialistes dénoncent les fausses pistes du gouvernement :
"En 1982, les dividendes percevaient 3,2 % du produit intérieur brut. En 2011, ils se partageaient 9,3 % du PIB. C’est 180 milliards d’euros par an, versés aux actionnaires, après que les entreprises ont effectué leurs investissements productifs. 180 milliards dont la plus grande partie ira gonfler de nouvelles bulles spéculatives plutôt que de financer nos retraites et augmenter les salaires."
Les objectifs réels démasqués :
"La vraie raison n’est pas de sauver le système par répartition mais, au contraire, d’obliger ceux qui peuvent, à souscrire à des assurances privées."
Cet appel montre la profonde division qu'il y a au PS, division entre les ministres (au service des banquiers) et la base, plus en phase avec la réalité du terrain et de la France. Une bonne nouvelle pour le 10 septembre !
Ci dessous l'appel :
Retraite : Des responsables, des élus et des militants socialistes haussent le ton contre le gouvernement 
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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 08:53

Alors que la crise frappe de plein fouet les couches populaires et les classes moyennes, en France, les grosses fortunes ont augmenté leur richesse de 25% en un an à peine.

Avec une production annuelle supérieure à 1900 milliards d’euros, la France, cinquième puissance mondiale, n’a jamais été aussi riche de son histoire.

Pourtant, depuis 1945, le pays n’a jamais compté autant de démunis avec plus de 8,6 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 14% de la population. Un rapport gouvernemental dresse ce constat alarmant et reconnait « la massification d’une précarité qui touche des ménages auparavant protégés[1] ».

Les enfants et les jeunes en général sont les premières victimes de la pauvreté.  « De plus en plus de jeunes adultes et d’enfants ne connaissent que la pauvreté comme condition d’avenir », admet le gouvernement français de François Hollande. En effet, deux nouveaux pauvres sur trois, c’est-à-dire 65%, sont des enfants de moins de 18 ans. La pauvreté des mineurs atteint 19,6%. Au total, 2,7 millions d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté. De plus, 21,9% des 18-24 ans, soit plus d’un million de jeunes, vivent dans le dénuement. La situation est encore plus dramatique au sein des zones urbaines sensibles (ZUS) où 49% des enfants et 42,5% des 18-24 ans vivent au sein d’un ménage pauvre[2].

Par ailleurs, 12% des jeunes ne disposent pas d’un diplôme et chaque année, plus de 130 000 sortent du système scolaire sans aucune qualification. Plus de 10% des jeunes âgés de 17 ans présentent des difficultés de lecture[3].
Les femmes âgées de plus de 75 ans sont également les plus vulnérables au dénuement matériel. En effet, 14,1% d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le gouvernement reconnait que « la situation des femmes de plus de 75 ans s’[est] significativement détériorée[4] ».
Il en est de même pour les familles monoparentales, au sein desquelles le chef de famille est majoritairement une femme. Près de 32,2% d’entre elles sont confrontés à la pauvreté, soit un total de plus de 1,8 millions de personnes[5].
Posséder un emploi ne constitue pas un rempart contre la pauvreté.
Ainsi, près d’1,5 million d’actifs, soit 6,2% des travailleurs, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Plusieurs facteurs, tels que la précarité de l’emploi, la faiblesse du temps de travail, le niveau des salaires, expliquent cette situation[6].
Chez les immigrés en situation régulière, le taux de pauvreté dépasse les 40%. Le rapport note que « les personnes immigrées restent les plus exposées au risque de pauvreté monétaire[7] ».
A la pauvreté s’ajoute l’extrême pauvreté (moins de 40% du niveau de vie médian de 1605 euros) qui frappe 2,1 millions de personnes, soit 3,5% de la population française. Les autorités reconnaissent que « les situations d’extrême pauvreté s’étendent depuis plusieurs années ». « La hausse du taux de pauvreté à 40 % […] témoigne également d’une détérioration de la situation des plus pauvres», selon le rapport[8].
A la pauvreté monétaire et à l’extrême pauvreté s’ajoute la pauvreté en conditions de vie. Près de 12,6% des Français n’ont pas accès « aux principaux droits fondamentaux, comme l’accès à un logement, au système de santé, au système bancaire, au système éducatif ou à la formation ». Ainsi, 3,5 millions de personnes déclarent souffrir du froid dans leur logement, faute de pouvoir payer leur facture énergétique, et « 15% de la population métropolitaine déclare avoir renoncé à certains soins pour des raisons financières ».
La fondation Abbé Pierre note qu’il existe 3,65 millions de personnes mal logées en France[9]. Ainsi, au total, 26,6% de la population française souffre de pauvreté monétaire ou de pauvreté en conditions de vie[10].
En guise de conclusion, le rapport gouvernemental note avec sobriété que « seules les catégories les plus aisées échappent à la stagnation ou à la baisse du niveau de vie ». Il ne s’étendra pas sur le sujet et il y a une raison à cela[11].
Les riches sont de plus en plus riches
Si la grande majorité des Français souffrent de la crise économique, les catégories les plus aisées n’ont jamais été aussi riches.
En effet, les 500 premières fortunes de France ont vu leur richesse globale croitre de plus de 25% en un an. Celle-ci s’établit désormais à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée. Elle a même augmenté de 300% sur les dix dernières années et représente désormais plus de 15% du PIB national et 10% du patrimoine financier du pays. Ainsi, 0,000001% de la population possède 10% de la richesse nationale, autrement dit, 1/10e de la richesse se trouve entre les mains d’1/100 000e de la population[12].
Cette oligarchie financière compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l’année précédente. Le plus pauvre de 445 millionnaires dispose de 64 millions d’euros de patrimoine. Le top 10 du classement a vu sa richesse augmenter de 30 milliards d’euros en à peine un an pour atteindre 135 milliards d’euros. Bernard Arnault, PDG de LVMH, dispose d’une fortune de 24,3 milliards d’euros, en hausse de 3,1 milliards par rapport à l’année précédente. Liliane Bettencourt, héritière de l’Oréal, présente un patrimoine de 23,2 milliards, en augmentation de 7,9 milliards. Gérard Milliez du groupe Auchan avec 19 milliards, Bertrand Puech d’Hermès avec 17,4 milliards, le marchand d’armes Serge Dassault du groupe Marcel Dassault avec 12,8 milliards, François Pinault du groupe Kering avec 11 milliards, Vincent Bolloré du groupe Bolloré avec 8 milliards, Pierre Castel (bière) avec 7 milliards, Alain Wertheimer de Chanel avec 7 milliards et Xavier Niel de Free avec 5,9 milliards, complètent la liste[13].
Cette extrême concentration de richesse contraste avec l’explosion de la pauvreté et de l’extrême pauvreté en France et illustre la nécessité impérieuse d’une répartition juste et équitable des richesses. Une telle puissance financière entre les mains d’une infime minorité d’opulents lui octroie une influence considérable sur les décisions politiques prises par les gouvernants et un pouvoir démesuré sur les destinées de la nation. Dès 1789, Maximilien Robespierre avait mis en garde contre les dangers que représentait l’oligarchie pour la démocratie et dénonçait « le joug de l’aristocratie des riches, la plus insupportable de toutes » : « Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ». Il serait peut-être temps de méditer ces propos…
Salim Lamrani
Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

[1] Ministère des Affaires sociales et de la Santé, « Rapport du gouvernement sur la pauvreté en France », République française, décembre 2012. https://www.onpes.gouv.fr/IMG/pdf/rapport-pauvrete_gouvernement-decembre2012.pdf (site consulté le 19 juillet 2013).
[2] Ibid.
[3] Ibid.
[4] Ibid.
[5] Ibid.
[6] Ibid.
[7] Ibid.
[8] Ibid.
[9] Fondation Abbé Pierre, « Les chiffres du mal-logement en 2013 », 2013. http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml-18-chiffres.pdf (site consulté le 19 juillet 2013).
[10] Ministère des Affaires sociales et de la Santé, « Rapport du gouvernement sur la pauvreté en France », op. cit.
[11] Ibid.
[12] Eric Treguier, « Niel débarque dans le top 10 des plus grandes fortunes aux côtés de Arnauld et Bettencourt », Challenges, 11 juillet 2013.
[13] Ibid.
 
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