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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 10:15

Dans les pas de Sarkozy et de l'UMP en 2010, François Hollande et son gouvernement préparent les esprits à un nouveau recul de civilisation au travers d'une réforme des retraites qui pénalisera les travailleurs et seulement eux.

Navrant. En 2010 les socialistes manifestaient contre la réforme des retraites de Sarkozy - Fillon. Voilà qu'ils reprennent les mêmes arguments et les mêmes solutions que la droite pour mener à bien une nouvelle dégradation du droit à la retraite. S'agissait-il de démagogie politicienne pour "récupérer" de la popularité ou d'une capitulation face aux exigences du patronat et des marchés ?...

Cette nouvelle nouvelle « réforme des retraites » est en vue fait suite au énième rapport sur le sujet. Les arguments sont connus, éculés : « on vit plus longtemps, donc il faut cotiser plus longtemps ».

François Hollande fait sienne cette vielle rengaine que la droite nous a servi à chaque « réforme », et notamment en 2010.

Avec l'aide d'interviews choisies, de reportages partisans et de silence sur les solutions alternatives, les médias préparent les esprits à l'acceptation d'une réforme présentée comme une "fatalité" : il faut bien faire quelque chose pour boucher le trou des caisses de retraite !...

Sauf que ces arguments sont bidons ! Ils l'étaient sous Sarkozy, ils le sont encore sous Hollande !

Y-a t-il fatalité à reculer l'âge de départ en retraite parce que nous vivons plus longtemps ? Non !

En 1981, avec l'arrivée de la gauche au pouvoir pour la première fois en France (et des ministres communistes !), l'âge de la retraite a été abaissée à 60 ans alors que l'espérance de vie connaissait déjà une hausse régulière. C'est un choix de civilisation !

Par ailleurs, entre hommes et femmes, d'une part, mais aussi entre métiers physiques difficiles (ouvriers notamment) et métiers "intellectuels" (encadrement surtout), l'espérance de vie est inégale ! Il vaut mieux être un haut cadre qu'un ouvrier du bâtiment si l'on veut vivre plus longtemps !

Et, l'espérance de vie en bonne santé (sans gros handicaps) est-elle aussi inégale ! A 65 ans, combien d'ouvriers seront encore en bonne santé pour profiter au moins un peu de leur retraite ?

Mourir au travail, est-cela le nouveau projet d'avenir des socialistes et du patronat pour les salariés français ?

Les réformes précédentes ont-elles améliorer la situation des caisses de retraite et des retraités ? Non !Les réformes précédentes ont réduit l'accès à une retraite digne. Elles ont reculé l'âge de départ à la retraite, allongé la durée de cotisation pour bénéficier d'une pension à taux plein et entrainé la baisse des pensions distribuées.

Ces réformes ont été imposées au nom du « sauvetage de notre système de retraite solidaire ».

Le constat est là : elles ont échoué Et cela doublement.

D'une part, elles n'ont pas permis de résorber le déficit des régimes de sécurité sociale. Le régime général était excédentaire en 2000 (+0,5 milliards d'euros), il est désormais déficitaire (-3,5 milliards d'euros attendu fin 2013). D'autre part, elles ont pesé sur le pouvoir d'achat des retraités et donc dégradé la croissance de l'économie. En 20 ans (1992-2012), le pouvoir d'achat des pensions de base a perdu 7,22 % et celui des complémentaires 13,19% (ARRCO : -10,95 % et AGIRC : -15,43%).

Existe-t-il des propositions alternatives de réforme des retraites ? Oui !

 

Les communistes proposent le retour de la retraite à 60 ans à taux plein avec 37,5 annuités de cotisation et la prise en compte les 10 meilleures années dans le privé et aucune retraite sous le SMIC.

 

Et c'est possible si on résorbe le déficit des retraites qui est clairement un problème de recettes.

Celui-ci s'enracine dans les logiques de financiarisation de l'économie.

Le PCF propose de :

1. Garantir le financement pérenne de la branche vieillesse de la sécurité sociale par la cotisation sociale.

Ce qui plombe les entreprises, ce n'est pas le coût du travail, c'est le coût du capital.

Les entreprises françaises paient par an deux fois plus de charges d’intérêt et de dividendes que de cotisations sociales patronales. C'est ce cancer financier qu'il faut combattre !

2. Moduler les taux de cotisation sociale patronale en fonction de la politique d'emploi et de salaire de l'entreprise pour dégager de nouveaux financements.

Il faut augmenter le taux de cotisation sociale des entreprises qui licencient ou baissent les salaires pour augmenter leur rentabilité.

A l'inverse, lorsqu'elle augmente sa masse salariale par rapport à sa valeur ajoutée, ses cotisations sociales patronales seraient relativement abaissée.

3. Supprimer les exonérations de cotisations sociales patronales.

Inventées pour créer des emplois, elles n'ont pas fait la preuve de leur efficacité. Compensées à 95 % par le budget de

l’État, elles ont coûté en 20 ans près de 290 milliards d'euros aux contribuables. Pire, concernant les bas salaires jusqu'à 1,6 SMIC, elles ont contribué à tirer vers le bas l'échelle des salaires. Ce qui pèse d'autant sur le niveau des cotisations sociales versées à la sécurité sociale !

4. Créer une cotisation sociale additionnelle sur les revenus financiers des entreprises.

Les revenus financiers des entreprises échappent aujourd'hui aux prélèvement sociaux, alors qu'ils se développent contre l'emploi. En leur appliquant les taux actuels de cotisations patronales de chaque branche, on pourrait prélever plus de 80 Mds d'euros de recettes nouvelles pour la sécurité sociale, dont 30 Mds pour notre système de retraite solidaire.

5. Réduire progressivement le poids de la fiscalité dans le financement de la sécurité sociale.

 La part de la fiscalité dans le financement de la sécurité sociale représentait 2 % en 1990. Elle en représente désormais 37 %, dont la moitié est imputable à la CSG. Cette croissance de la fiscalité contribue à transférer le financement de la sécurité sociale sur les ménages pour l'essentiel et à réduire proportionnellement la contribution des entreprises.

Elle encourage ainsi les entreprises à s'exonérer de leur responsabilité sociale et permet à l’État de renforcer son contrôle sur notre système de sécurité sociale, en remplaçant progressivement le principe de solidarité des travailleurs entre eux .

Sur cette question des retraites, le recul de l'âge de départ en retraite et le nivellement par le bas des acquis sociaux ne sont pas une fatalité, c'est un choix politique !

Les communistes et leurs partenaires du Front de gauche proposent de s'attaquer à la logique financière qui a entrainé la crise actuelle et qui détourne chaque année des centaines de milliards d'euros du travail vers le capital, capitalisations boursières, dividendes ou évasion fiscale.

Une autre réforme des retraites est possible qui permettrait d'assainir le déficit des caisses de retraite et de revenir à la retraite à 60 ans, à taux plein et avec 37,5 années de cotisation.

Voilà qui serait enfin une avancée de civilisation, une mesure de gauche !



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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 09:37

La fermeture des 3 chaînes de la télévision publique grecque constitue une première historique.

Même au temps de la dictature militaire, dans les années 70, les chaînes de télévision publique grecques n'avaient pas subi un tel sort !

Hier soir, un décret gouvernemental signifait la fermeture immédiate de ERT, radio et télévision publique grecque, ce qui entraine, dans la foulée, le licenciement des 2 800 fonctionnaires d'Etat qui la font tourner. Pour cela, le gouvernement grec se base sur des ordres la Troïka étrangère (Union européenne, Banque Centrale Européenne, FMI) qui dirige de fait le pays. L'Europe avait en effet donner ordre de licencier rapidement 2 000 fonctionnaires grecs. C'est chose faite !

Cette décision s'est faite malgré l'opposition des ministres de centre-gauche du gouvernement. les 2 ministres "socialistes" du PASOK et les deux de la Gauche démocratique (Dimar) ont refusé de signer ce décret tellement même eux le considéraient antidémocratique ! Seuls les ministres de droite ont signé ce décret.

Malgré la résistance des journalistes et techniciens au siège, qui ont continué d'émettre quelques heures, c'est par la force que la télévision a été éteinte. Des forces de police (CRS locaux) ont envahi les locaux athéniens de la chaîne publique après que plusieurs émetteurs régionaux aient été coupés par la police.

Depuis 23 heures hier soir, c'est écran noir sur les 3 canaux télévisés publics. Techniciens et journalistes tentent d'émettre via internet et le gouvernement cherche à contrer chaque initiative des personnels d'ERT.

Le gouvernement à même fait fermer le "canal 902", chaîne de télévision du parti communiste grec qui relayait les émissions des personnels résistants d'ERT.

Cette mesure exceptionnelle a fait l'effet d'un électrochoc terrible en Grèce où elle a été perçue comme un signe avant-coureur d'un coup d'état.

Dès hier soir, les syndicats des médias privés se sont mis en grève et des milliers d'athéniens ont convergé vers les locaux de la télévision publique. Syndicats et partis politiques (comme le KKE, PC de Grèce, ou Syriza) ont exprimé leur colère. Des artistes et célébrités se sont joints aux manifestants.

Cette réaction de citoyens grecs face à ce qui ressemble à un véritable coup de force du gouvernement contre la liberté des médias et le droit à l'information va t-elle entrainer un mouvement similaire à celui que traversent leurs voisins turcs ?

Dans les deux cas, la légitimité d'un gouvernement est remise en cause et c'est un événement qui cristallise la colère populaire.

En Turquie, d'ailleurs, face à une mobilisation qui ne faiblit pas, le gouvernement de la droite islamiste s'en prend aussi à la liberté d'information, notamment en réduisant la bande passante internet (donc la possibilité d'envoyer des messages et tweet).

Alors que le peuple grec est saigné à blanc par une Troïka au service des banques et de la finance internationale, son gouvernement se retrouve à n'être que le simple exécutant d'ordres venant de l'étranger. Sa perte de légitimité l'entraine sur des voies dangereuses, laissant les néo-nazis d'Aube Dorée s'emparer de la rue et mettant l'éteignoir sur les médias.

Comme nous l'avons si souvent rappelé, la lutte des peuples contre les violences des régimes capitalistes, économiques, policières ou militaires, concerne également le peuple français, confronté lui aussi à une offensive sans précédent du système contre des siècles de progrès sociaux.

Il est navarant de voir la passivité de nos médias français sur ce sujet. Eux qui déplorent à longueur d'antenne (télé ou radio) les "atteintes à la liberté de la presse" dans certains pays choisis, ne protestent aucunement contre coup de force historique ! Que n'a t-on entendu dénoncer le gouvernement vénézuélien quand il a refusé de renouveler une autorisatiion d'émettre à une chaîne privée qui avait soutenu un coup d'état militaire contre le gouvernement légal !...

Même nos médias publics, Radio France en tête, se moquaient du sujet ce matin ! Sombres idiots utilses du régime !

Les communistes français, comme ceux du sud de l'Eure, apportent leur soutien complet aux peuples grecs et turcs qui se battent aujourd'hui pour la démocratie et le droit de vivre décemment.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 09:46

A quelques jours du début du bac, le débat ressort : le bac coûterait trop cher !

1,5 milliards d'euros, c'est ce que coûterait l'organisation du bac selon une estimation d'un syndicat de l'Education national affilié à l'UNSA. C'est beaucoup plus que l'estimation officielle, notamment par ce qu'elle prend en compte les heures de cours supprimées mais néanmoins payées aux enseignants.

Encore une fois, un sujet d'importance est regardé du petit bout de la lorgnette ! Le pognon comme seul critère ; l'intérêt social complètement oublié.

Le bac coûte cher ? Qu'on le supprime !

Dans ces petits esprits comptables, personne ne se pose la question du bénéfice social du baccalauréat ? Finir ses études secondaires, obtenir un diplôme qui ouvre les portes des études supérieures, cela ne compte donc pas ? Former nos jeunes n'a, non plus, aucun intérêt pour la société, pour notre économie et encore moins pour ces jeunes ?

Autant supprimer l'Education nationale ! Après tout, c'est l'un des premiers postes de dépense de l'Etat ! Imaginez les économies ! De quoi faire rêver ces comptables qui nous gouvernent !...

A ce jeu, poursuivons !

Les hôpitaux coûtent chers ? Qu'on les ferme !

Depuis des années, on vous explique que les hôpitaux doivent gérer leur budget, qu'il faut faire payer les patients pour éviter qu'ils retournent trois fois se faire opérer de l'appendicite si c'était gratuit ! On fait payer aux patients les médicaments, on ne rembourse plus certains d'entre eux, les frais dentaires ou optiques sont mal remboursés,... et pourtant la Sécu est dans le rouge ! La santé coûte trop cher !

Sur ce sujet, aucun des gestionnaires qui nous gouvernent ne se pose la question du bénéfice social et sanitaire d'avoir une population en bonne santé ? Est-ce que laisser se dégrader le niveau sanitaire général, voire revenir des maladies autrefois disparues comme la tuberculose ou la gale, est-ce que cela n'a aucune incidence sur la société, sur le bien-être de ses citoyens et sur l'efficacité de ceux-ci au travail ?

Les fonctionnaires coûtent chers ? Qu'on les licencie !

C'est vrai ça, ces fainéants de fonctionnaires, grassement payés à ne rien faire et qui ont des retraites mirobolantes (voir l'article d'hier !), coûtent chers au budget de l'Etat : cela ferait autant d'argent en plus pour rembourser les dettes qu'a contracté l'Etat auprès des banques privées pour renflouer en 2008 et 2009 les dettes des... banques privées.

Ceux qui tiennent ce discours anti-fonctionnaires oublient de dire qu'un salarié français sur 4 travaille dans la fonction publique, d'Etat, Hospitalière ou Territoriale (Collectivités locales) !

Faut-il donc considérer que nous n'avons plus besoin de police, d'armée, d'enseignants, de médecins et infirmiers hospitaliers, de personnel d'entretien des routes, de personnel des impôts, de la culture, d'assistantes sociales, de pompiers, etc ? Ou bien faut-il considérer que tous ces services publics, gêrés par la communauté pour le bien de la communauté, seraient mieux gérés par moitié moins de personnels sous la houlette d'entreprises privées, gérées par des PDG pour le seul intérêt des actionnaires et de leurs bénéfices ? Ceux qui aujourd'hui regrettent leur choix du chauffage au gaz savent ce que c'est qu'une privatisation, tout comme ceux qui attendent désepérément l'intervention technique sur leur installation électrique ou téléphonique !

Le travail coûte cher ? Qu'on vire les travailleurs !

Le travail est un coût qu'il faut baisser ! C'est le message qu'on tente de nous faire passer depuis des années, avec un certain succès chez certains ! C'est la crise, y parait, et les salariés français ne sont  pas assez compétitifs : des salaires "maîtrisés" (donc un pouvoir d'achat en baisse) et des cotisations sociales patronales "allégées" (donc un déficit de la Sécu qui se creuse) vont de pair avec des effectifs réduits (donc des chômeurs) ou flexibilisés (vive l'incertitude dans l'avenir !) pour renforcer notre compétitivité.... tant que "ceux d'en face" (en Europe, en Asie ou ailleurs) ne baissent pas à leur tour leur "coût du travail" ! Dans ce cas là, il faut encore baisser le nôtre...

Chez ceux qui défendent cet argument du "coût du travail", personne ne s'inquiète des conséquences sociales et économiques qu'impliquent les licenciements, la précarité, les salaires qui ne suivent pas les hausses des prix et les trous des caisses sociales, Sécu ou retraite, qui se creusent faute d'entrées d'argent ?

Et chez ceux qui considèrent le travail comme un coût, combien mentent car, au contraire, c'est uniquement le travail qui est producteur de richesses ? A l'inverse, ce sont les milliards d'euros de dividendes, qui quittent l'entreprise et l'investissement pour les comptes en banque de quelques actionnaires, qui constituent en fait ce qu'on pourrait dénoncer comme étant le "coût du Capital" ?

Derrière les débats sur le coût de la formation, de la santé, des services publiques ou du travail, se cachent en fait des appétits féroces qui verraient bien les centaines de milliards d'euros brassés par l'Etat et les collectivités locales finirent dans leur escarcelle personnelle.

Réduire les frais du bac, pourquoi pas ! Regarder le bac uniquement comme un coût, c'est réduire chaque activité humaine et sociale à une ligne comptable d'un bilan d'entreprise en oubliant que la fonction essentielle de toute société humaine est d'apporter à ses citoyens des conditions de vie dignes, économiquement, sanitairement et, même, intellectuellement.

D'ailleurs, notre société capitaliste actuelle vise t-elle encore à assurer une vie digne à ses citoyens ?...

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 13:13

Médias et gouvernement ont lancé leur campagne de préparation psychologique à un nouveau recul du droit à la retraite, comme du temps de Sarkozy.

Décidemment, il devient de plus en plus difficile de discerner l'ère Hollande de l'ère Sarkozy. De mois en mois, les réformes engagées par François Hollande et sa majorité socialiste-écologiste suivent le sillon tracé par Nicolas Sarkozy et sa majorité UMP-Centriste.

Chacun se souvient du grand mouvement contre les retraites qui avait mobilisé jusqu'à trois millions de manifestants en 2007, et d'une opinion publique majoritairement favorable aux manifestants. A l'époque, les socialistes s'étaient publiquement rangés derrière les syndicats, allant jusqu'à manifester contre la réforme Sarkozy-Fillon des retraites.

Durant la campagne électorale de l'an dernier, ce sont encore de multiples déclarations faites par François Hollande et les responsables socialistes qui pouvaient donner l'espoir d'un véritable changement dans les politiques sociales de ce pays, au moins d'une pause.

Il n'en est rien.

La liste est désormais longue des décisions favorables au Capital, marchés financiers comme actionnaires, prises par ce gouvernement : cadeaux fiscaux pour 20 milliards d'euros en septembre, loi flexibilisant le marché du travail (Accord National Interprofessionnel), recul sur l'amnistie sociale, recul sur l'imposition des plus riches à 75 %,...

Et ce sont désormais clairement les retraites qui sont visées.

La machine à démagogie et à diviser est désormais lancée, par le biais de la propagande médiatique notamment.

Rien que sur France 2 hier, était déjà annoncée comme quasiment sûr un nivellement par le bas des retraites de la Fonction publique, avec alignement sur le schéma du secteur privé. Mais d'autres médias font de même, allant jusqu'à ne diffuser que les interviews de "gens" favorables ou fatalistes sur cette question.

Propagande et division car le gouvernement comme les médias vont encore tenter de jouer la l'opposition entre secteur public (1 salarié français sur quatre) contre secteur privé, en tentant de faire passer les salariés du public pour des privilégiés.

D'une part, ces médias oublient de dire que le secteur privé possédait les mêmes avantages que le public avant 1995 et la réforme Juppé : c'est grâce à la combativité des salariés du public et à leurs syndicats que ceux-ci doivent d'avoir conserver un système de retraite plus humain que dans le privé !

Un alignement du modèle de retraites des salariés du public vers celui du privé ne serait pas un progrès social, ni pour les salariés du public, ni même pour les salariés du privé ! Ce serait un recul social pour tous !

D'autre part, les médias n'hésitent pas à sortir des arguments faux ou détournés pour montrer du doigt les salariés du public : l'inénarrable Pujadas, serpillère en chef des milieux aisés, présentait un reportage ce week-end expliquant le calcul des retraites pour un salarié du public gagnant 4 000 € par mois comme s'il s'agissait d'un cas courant dans la fonction publique. C'est pourtant le chiffre de 1 724 € qui est à retenir comme salaire moyen dans la Fonction publique ! Manipulation.

Enfin, France 2 met en opposition les salaires moyens du public (1 724 €, donc) et du privé (1 216 €) sans donner d'explication. Une façon d'influencer les esprits en laissant croire que les salariés du public sont bien mieux payés que ceux du privé. Un mensonge véhiculé par les médias et la droite depuis bien longtemps et qui est devenu une vérité à force d'être répêté.

Car, en effet, ce que ne disent ni les médias, ni les politiciens de droite (et socialistes), c'est que le niveau de qualification dans le secteur public est globalement plus élevé que dans le privé : le taux de cadres dans le secteur public est très important ; le secteur de l'éducation (tant décrié malgré l'importance qu'il a pour nos enfants et l'avenir de notre économie) nécessite un niveau d'étude minimal à bac + 3 (Professeurs des écoles), tout comme nombre de postes dans le secteur de la santé (Bac + 11 pour les spécialisations médicales).

Propagande et division ensuite, car, derrière les arguments contre les salariés du secteur privé se cachent des mesures qui toucheront aussi les retraites du secteur privé !

Propagande et division enfin parce que le but ultime de cette réforme est à nouveau d'épargner les entreprises et les plus riches.

Qui, du gouvernement et des médias, parle de remettre en cause les nombreuses mesures d'allègements de charges sociales qui se sont multipliées au fur et à mesure et qui sont autant d'argent qui ne rentre pas dans les caisses de retraite comme dans celle de l'Assurance maladie ?

Les communistes et le Front de Gauche, opposés aux réformes des retraites de Juppé comme de Sarkozy, continuent d'affirmer que la retraite à 60 ans, à taux plein et avec 37,5 annuités de cotisations, c'est possible !

Encore une fois, la question est de savoir si l'on souhaite mieux répartir les richesses de ce pays, en taxant les profits et les grandes fortunes, pour renforcer les services publics, l'emploi et les salaires, ou si l'on se soumet aux exigences des spéculateurs et des banquiers, à la loi de la jungle ?

Décidemment, ce gouvernement s'éloigne chaque jour un peu plus de ses promesses de campagne et de la défense de l'intérêt du peuple de France !

En avril 2012, nous avions mené campagne pour un autre candidat, Jean-Luc Mélenchon, puis en juin pour les candidats PCF et du Front de Gauche aux législatives en appelant au seul vote utile pour les travailleurs.

Un an après, les faits nous donnent malheureusement raison.

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 10:01

Des salariés en lutte et l'eurodéputé Jacky Hénin apporteront leurs expériences autour de la défense de notre industrie.

Les communistes eurois, avec le soutien des communistes de Seine-Maritime, organisent ce soir à 18 h 30 à la Salle des Fêtes d'Alizay, un meeting sur l'emploi industriel, comment et pourquoi le défendre, comment le développer ?

Comment concilier le maintien et le développement de l'emploi sans soutenir une industrie française solide, indépendante ? Peut-on encore développer notre industrie ? Peut-on orienter cette industrie vers le développement durable ?

A ces questions, les communistes répondent que non seulement il est possible de développer des outils industriels tournés vers le développement durable, mais que cela est nécessaire !

Ceux qui ne parlent que de développement touristique ou des services se trompent, au mieux, ou mentent à la population !

Qui viendra faire du tourisme dans l'Eure et qui utilisera les "services" s'il n'y a pas de clients pour ces activités et services ?

Seuls les entreprises de production, agricoles et industrielles, produisent des richesses et consomment des services !

L'exemple de la lutte des papetiers d'Alizay (ex M-real) démontre que la mobilisation populaire, salariés, citoyens, élus, permet de sauver un outil condamné à la mort par ses propriétaires et, cerise sur le gâteau, d'y ajouter un projet s'intégrant dans le développement durable ! C'est le cas de la chaudière biomasse qui entrera en fonction sur le site d'Alizay en fin d'année.

Autour du témoignage d'un représentant syndical de la papeterie, viendront s'ajouter les témoignages de salariés en lutte dans notre région : Pétroplus-Grand Couronne, Sanofi-Val de Reuil, MSD-Organon-Gisors,...

Avec l'intervention de Jean-Luc Lecomte, conseiller régional communiste, ce sera Jacky Hénin qui fera l'intervention politique de la soirée.

2011 - 2 nov - J Hénin - M-real et divers (13)L'expérience de notre député européen n'est plus à démontrer. Au côté des salariés de Sealink à Calais, sa ville, puis auprès des M-real d'Alizay dès le début de leur mouvement, il aura contribuer à remobiliser les volontés et apporter conseils et aide politique aux salariés.

Ce soir, sur Alizay, les communistes veulent rappeler à la gauche ses devoirs face à la Nation et au peuple de France, en matière d'emplois, de richesse, de développement économique.

Les derniers chiffres de la Sécu, plombée par des entrées en baisse à cause du chômage et des salaires bloqués, démontrent l'urgence d'agir pour l'emploi.

Nous vous attendons ce soir pour ce :

Meeting pour l'emploi industriel

Salle des Fêtes d'Alizay

Dès 18 h 30


Comme annoncé, un moment de recuillement en mémoire de Clément Méric aura lieu en début de meeting.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 09:26

Réagissons en démocrates face à l'assassinat d'un jeune militant de gauche par des militants d'extrême-droite, hier à Paris !

L'extrême-droite tue en France. Ce n'est pas une surprise, c'est même le fonds idéologique de ce courant politique qui a géré les affaires de la France entre 1940 et 1944, avec le maréchal Pétain, au côté de l'occupant nazi.

L'assassinat politique du jeune Clément Méric, ce mercredi 5 juin, est effroyable. Cela doit être aussi un électrochoc pour tous ceux, notamment dans les milieux ouvriers et populaires, qui soutiennent les forces d'extrême-droite aux élections.

Cet événement n'est pas isolé, loin de là.

N'oublions pas la mort de ce jeune Marocain de 30 ans, Brahim Bouarram, tué par des skins-heads qui venaient de quitter le cortège Front National du premier mai 1995. Son crime : être basané !

Ceux qui connaissent l'extrême-droite, ceux qui ont vu les "militants" du FN qui "accueillaient" le public salle Jules janin à Evreux en avril, savent qu'il ne s'agit pas d'honnêtes ouvriers, de pères de famille tranquilles, mais bien de gros bras d'extrême-droite, prêts à l'action violente face à toute opposition.

Et on a vu de quoi cette extrême-droite était capable lors des rassemblements contre le mariage pour tous en France. Jeunesses-Nationalistes-Revolutionnaires.jpg

Militants des Jeunesses nationalistes Révolutionnaires
Pacifiques et chaleureux

Assassinat politique d'un jeune militant de gauche en plein Paris

Hier, Paris a donc vécu un drame.

Clement-Meric.jpgSelon un communiqué de l'Action antifasciste Paris-banlieue publié sur le site Bakchich,"Clément Méric, jeune syndicaliste âgé de 18 ans", "venu de Brest pour ses études à Sciences Po", sortait d'un magasin de vêtements, près de la gare Saint-Lazare lorsqu'il a été pris à parti par un groupe de skinheads." Ceux-ci l'auraient en effet reconnu comme militant antifasciste. 
D'après un témoin, les faits se seraient déroulés vers 18h40, devant le magasin Citadium, rue de Caumartin, dans le 9ème arrondissement de Paris, un passage très fréquenté.

Pour l'instant, les circonstances du drame restent floues mais des témoins racontent que la victime, accompagnée par un proche, aurait reçu un coup de poing violent d'un des agresseurs avant de s'effondrer la tête la première sur le béton. Il aurait ensuite été frappé au sol.

Selon des témoignages, les agresseurs, dont le nombre serait compris entre 3 et 5 individus, étaient armés de poings américains et portaient des tatouages nazis. Selon des témoignages, l'un d'entre eux portait un tee-shirt du Front National, objet que le parti de Marine Le Pen distribue au compte-goutte donc que seuls peuvent posséder des membres de ce parti !

Clément Méric a été déclaré en état de mort cérébrale à l’hôpital Salpêtrière.

Marine Le Pen embourbée entre sa volonté de banalisation et son discours radicale

Interviewée sur RTL par Jean-Michel Apathie ce matin, Marine Le Pen a tenté de jouer la femme affligée avant de s'en prendre au journaliste, pourtant classé à droite sur une radio de droite, qui la destabilisait en relatant des faits précis.

Au départ, à la question de Jean-Michel Apathie sur sa réaction face à cette agression, elle feind la tristesse,

Mais Marine Le Pen perd de sa superbe et, surtout, s'énerve, lorsque le journaliste lui lance qu'un des agresseurs portait un tee-shirt du Front National.

D'abord, elle menace :  "J’ai déjà vu ces amalgames… Si certains se servent de cela pour salir le Front national, ils devront en répondre."

Ensuite, elle tente à nouveau de se démarquer des agresseurs en affirmant une fois de plus que "le FN n’a aucun rapport ni de près ni de loin avec cette agression".

Sauf que le journaliste lui rappelle ses récents propos comme quoi "la violence n’est jamais anodine", lâchés au moment du suicide par arme à feu, en pleine cathédrale Notre-Dame de l'écrivain d'extrême-droite Dominique Venner.

Elle avait rendu un hommage appuyé à ce cadre historique de l'extrême-droite violente et raciste avant d'exprimer son "respect" pour ce "geste éminemment politique", au risque d’encourager ce genre d’actions extrêmes, dans un contexte particulièrement sensible (les manifestations contre le mariage gay et la montée de l’homophobie).

C'est à ce moment que Marine Le Pen pête un cable et se lance dans un discours long et agressif où elle déclare en vrac que Dominique Venner n’a "fait de mal à personne" (Merci pour les victimes de ses idées et pour le choc psychologique des personnes présentes lors de son suicide !) et que oui, elle a du respect pour cet homme, et que Jean-Michel Aphatie n’est pas un journaliste impartial.

Comme le faisait son papa (Mêmes gènes, même idées politiques, même méthodes), elle joue la victime d'un complot politique (Juif ? Franc-maçon ? Socialo-communiste ? Allez savoir !). Elle accuse le journaliste de RTL : "La manière dont vous mélangez toutes ces affaires est profondément malhonnête. Mais ça n’étonnera pas [les auditeurs qui le connaissent car, s’il l’attaque ainsi, c’est] pour "des raisons politiques".

Destabilisée par des faits, la fille de Jean-Marie Le Pen perd le visage souriant qu'elle se donne et ressort les crocs de loup des militants d'extrême-droite, prêts à déchiqueter ceux qui s'opposent à eux, comme ce pauvre Clément Méric. 

Le journaliste de RTL restera calme jusqu'au bout, expliquant en gros que RTL fait son travail et que lui, il voit un lien entre les thèmes du Front National et ce lynchage par des skinheads d’un jeune militant antifasciste.

N’en déplaise à Marine Le Pen, nous aussi.

Nous avons une pensée pour Clément, sa famille et ses amis.

Il rejoint bien involontairement la liste des victimes de l'extrême-droite en France.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 09:34

Face à une situation militaire qui s'améliore pour le gouvernement syrien, France et Royaume-Uni tentent-ils de refère le coup de Colin Powell en Iraq de 1991 ?

Qusseir repasse aux mains de l'armée syrienne, soutenue par le Hezbollah libanais, après une année sous contrôle de la rébellion syro-islamiste. C'est une nouvelle défaite pour les insurgés de Syrie, après la débâcle de la bataille de Damas et plusieurs reculs sur les fronts de Homs ou d'Alep.

La chute du gouvernement syrien semble de plus en plus improbable, d'autant plus que russes, iraniens, chinois et de nombreux pays non alignés continuent de refuser toute intervention militaire extérieure en Syrie contre un gouvernement qui, quoiqu'on en pense 'et nous n'en pensons pas que du bien !) reste au regard du droit international le seul gouvernement légal de Syrie. En tout cas pas moins légal que les gouvernements qataris, bahreinis ou turcs.

Une attitude qui ne trompe pas, c'est l'évolution de la position américaine vis-à-vis de Bachar El Assad. L'intransigeance américaine a laissé place à une attitude moins radicale, avec l'acceptation de la présence de représentants du pouvoir de Damas aux négociations de paix de Genève 2.

Pourtant, au côté du Qatar, d'Israël et de la Turquie, Grande-Bretagne et France continuent de prôner le départ de Bachar El Assad comme préalable à toute solution pacifique en Syrie.

Et malgré les témoignages et documents qui démontrent que les "rebelles" soutenus par les occidentaux sont désormais solidement contrôlés par les islamistes affiliés à Al Qaïda et qu'ils commettent un nombre d'atrocités incompatible avec les "valeurs" démocratiques que revendique l'Occident, notre gouvernement essaie encore et toujours de faire passer au niveau européen et à l'ONU l'idée qu'il faut armer ces rebelles.

Et même s'il est aujourd'hui démontrer que des dizaines de milliers d'islamistes étrangers interviennent en Syrie, nos médias français déforment les déclarations de l'ONU exigeant la sortie de Syrie de "tous les combattants étrangers" pour ne parler que des troupes libanaises du Hezbollah. Un parti pris un peu trop évident pour être sincère.

Mieux, après une première action via Le Monde, les partisans de l'intervention militaire s'appuient sur une possible utilisation de gaz de combats pour valider l'idée d'une urgente nécessité à intervenir en Syrie.

On sent quelque part la panique gagner les rangs des partisans des "rebelles" en Syrie.

Car, sur ce point, les éléments sont loin d'être clairs !

L'ONU, de son côté, avait dénoncé le mois dernier l'emploi de gaz de combats par les rebelles sans que cela ne provoque de réaction de la part de Paris, Londres ou Doha.

Encore hier, les communications de l'ONU faisant référence à l'emploi de gaz de combats sur 4 sites ne permettent pas d'en attribuer la responsabilité à un camp en particulier ni même d'en connaître la nature ! L'ONU préfère de son côté attirer l'attention sur la réalité d'un conflit où les crimes de guerre se multiplient dans chaque camp.

Le récent témoignage du journaliste du Monde, sur l'emploi de gaz de combat dans la banlieue de Damas, a été battu en brèche par de nombreux détracteurs, notamment par rapport aux faits que les gaz neurotoxiques pénètrent également par la peau et qu'un simple chiffon mouillé devant le nez n'éviterait pas une hécatombe parmi les personnes exposées à de tels gaz, nombreux en zone urbaine. D'ailleurs, le rapport de l'ONU affirme que "Il est possible que les groupes armés anti-gouvernementaux peuvent accéder et utiliser des armes chimiques". Fermez le ban !

C'est là dessus que notre gouvernement annonce l'existence de preuves de l'emploi de gaz de combat par les troupes loyalistes syriennes assurant que "toutes les options" étaient désormais "sur la table" pour la communauté internationale. En clair : une intervention militaire ! Aujourd'hui, Londres annonce la même chose.

C'est bien là où le doute se glisse.

Alors que la situation militaire s'améliore nettement pour le pouvoir syrien et que ses alliés étrangers restent solidement à ses côtés, quel intérêt aurait l'amée syrienne d'employer maintenant des armes chimiques qui risqueraient de provoquer une intervention étrangère ?

Couper le robinet financier du Qatar et d'Arabie Saoudite qui finance les islamistes en Syrie (et ailleurs !), fermer les frontières turques, libanaises et jordaniennes par où arrivent chaque jour des centaines d'islamistes étrangers et accepter une solution politique qui offrirait aux responsables de l'Etat syrien une porte de sortie acceptable, voilà les seules actions qui permettraient d'arrêter cette guerre qui ruine depuis deux ans l'un des derniers pays laïc de la région et qui a entrainé la mort de dizaines de milliers de syriens des deux camps et le déplacement de millions d'entre eux.

Les Etats-Unis semblent doucement se ranger à la raison.

Il serait temps que la France en face de même plutôt que de jouer aux va-t-en-guerre comme en Libye, avec les conséquences que l'on sait pour ce pays, comme pour les pays voisins.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 09:29

La Turquie connait à son tour une révolte populaire qui dépasse la simple contestation du projet de bétonnage d'un parc important d'Istanbul. Des milliers de turcs contestent l'islamisation rampante d'une société turque connue pour son attachement à la laïcité.

Malgré les violences démesurées du pouvoir turc contre les manifestants (lire l'article ci-dessous), aucun gouvernement occidental n'a pour l'instant fait de déclarations. La France est elle aussi bien silencieuse.

Il semble bien que la répression turque ne fasse pas réagir les occidentaux. Cela malgré le décès de deux manifestants dimanche !

Il est vrai que la Turquie bénéficie d'une mansuétude particulière et historique au regard de la répression féroce de toute expression autonome du peuple kurde depuis des décennies.

Cela s'explique par la position de ce pays dans le clan des alliés de l'Occident et des Etats-Unis, à l'image d'Israël, qui peut bombarder les villages palestiniens, le Liban ou la Syrie sans que personne ne dise rien, ou du Maroc, qui réprime violemment toute expression identitaire du peuple sahraoui, ou encore du royaume de Bahreïn, qui continu de violemment réprimer son "printemps arabe".

Défense de l'environnement, droit des riverains, lutte contre l'islamisme, liberté de la presse,... nos "démocraties"  auraient de quoi soutenir "l'opposition" en Turquie si ces événements avaient lieu... en Syrie ou en Iran.

Encore une fois, la défense des droits de l'Homme ou des "valeurs" démocratiques est à géométrie variable et leur utilisation à des fins géopolitiques est incompatible avec les intérêts des peuples concernés. L'entêtement du gouvernement français au côté des rebelles islamistes en Syrie l'illustre complètement.

Car, s'il y avait un lien entre la position publique de la France et le respect (ou non) des Droits de l'Homme, la Turquie devrait être dénoncée depuis longtemps par nos gouvernements. Ce pays, outre le dossier kurde et l'intense répression contre leurs droits, est l'un de ceux où l'on emprisonne le plus de journalistes (Mais où est donc Reporters sans Frontières ?), de militants syndicaux et d'avocats.

Pour notre part, nous soutenons les manifestants turcs et leurs revendications, autant contre le projet de bétonnage du parc Gezi que dans leur lutte pour les droits sociaux et démocratiques.

Nous apportons particulièrement notre soutien au parti communiste turc (TKP), impliqué à la fois dans ce mouvement comme dans les mobilisations anti-interventionnistes en Syrie.

Solidaire

 


Au troisième jour de leur mouvement, les manifestants turcs ont maintenu ce dimanche la pression sur le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan en occupant la place Taksim d'Istanbul, alors que la contestation s'est étendue à la capitale Ankara

A Istanbul, la place Taksim au coeur de la contestation turque
Tout l'après-midi, des milliers de personnes ont envahi l'emblématique place du centre de la mégapole turque, désormais vide de toute présence policière après deux jours de violents incidents qui ont fait plusieurs centaines de blessés et provoqué l'arrestation de plus de 1.700 manifestants dans toute la Turquie.
De crainte d'un retour des forces de l'ordre, des barricades faites de planches ou de carcasses de voitures ont été érigées dans la plupart des rues avoisinantes, gardées par des manifestants bien décidés à en découdre encore avec les autorités.
Fer de lance du plus important mouvement de contestation populaire du gouvernement islamo-conservateur turc depuis son arrivée au pouvoir en 2002, les militants de la société civile turque répondant aux appels de #Occupygezi sur le sréseaux sociaux, ont largement cédé la place à la gauche et à l'extrême gauche qui ont célébré leur victoire après le retrait des forces de l'ordre samedi. "Tous les Turcs sont sous pression depuis dix ou onze ans", a confié à l'AFP Hallit Aral, "aujourd'hui, tout le monde veut que le Premier ministre s'en aille".
Affrontements à Ankara
Si aucun incident n'a été signalé à Istanbul dans la journée, les forces de l'ordre sont une nouvelle fois intervenues dimanche après-midi à Ankara pour disperser, à grand renfort de gaz lacrymogène et de canons à eau, un millier de personnes qui voulaient marcher sur les bureaux de Recep Tayyip Erdogan. Dans la nuit de samedi à dimanche déjà, des affrontements très violents avaient opposé policiers et manifestants dans la capitale, causant d'importants dégâts.
Selon le syndicat des médecins d'Ankara, 414 civils avaient été blessés dans ces incidents, dont six souffrant de graves traumatismes à la tête. De son côté, l'agence de presse Anatolie a fait état de 56 blessés au sein des forces de l'ordre.
La contestation s'étend
Des incidents similaires s'étaient produits dans la nuit autour des bureaux stambouliotes du Premier ministre, dans le quartier de Besiktas. Signe de la persistance de la mobilisation, des manifestations contre le pouvoir ont également eu lieu à Izmir (ouest), Adana (Sud) et Gaziantep (sud-est). Sous le feu des critiques, le Premier ministre a été contraint samedi de lâcher du lest, au terme de deux jours d'affrontements, ordonnant à la police de quitter la place Taksim et le petit parc Gezi, dont la destruction annoncée a donné le signal de la révolte.
Brutalité policière
Les organisations de défense des droits de l'Homme turques et étrangères ont dénoncé la violence de la répression, faisant état de plus de mille blessés. Amnesty International a même évoqué la mort de deux personnes. Ces chiffres n'ont pas été confirmés de source officielle. Le ministre de l'Intérieur Muammer Güler n'a fait état que de 58 civils et 115 policiers blessés pendant les 235 manifestations recensées depuis mardi dernier dans 67 villes du pays. Selon le ministre de l'Intérieur, la police a interpellé plus de 1.700 manifestants, pour la plupart rapidement relâchés.
Au sein même du pouvoir, plusieurs voix dissonantes se sont fait entendre pour regretter la brutalité des interventions policières. Le chef de l'Etat Abdullah Gül a jugé "inquiétant" le niveau de la confrontation. Et le vice-Premier ministre Bülent Arinç a prôné le dialogue "plutôt que de tirer du gaz sur des gens".
Face à ces réactions, le Premier ministre a reculé et concédé que la police avait agi dans certains cas de façon "extrême". "Il est vrai qu'il y a eu des erreurs, et des actions extrêmes dans la réponse de la police", a-t-il dit, ajoutant qu'une enquête avait été ordonnée par le ministère de l'Intérieur. Mais il a répété qu'il mènerait le projet d'aménagement urbain contesté de la place Taksim jusqu'à son terme.
A Istanbul, la place Taksim au coeur de la contestation turque
Et comme un nouveau défi aux manifestants qui lui reprochent de vouloir "islamiser" la société turque, Recep Tayyip Erdogan a confirmé ce dimanche qu'une mosquée serait bâtie sur la place Taksim, rendez-vous traditionnel de toutes les contestations à Istanbul. "Oui, nous allons aussi construire une mosquée. Et je ne vais pas demander la permission du président du CHP (Parti républicain du peuple, principal parti d'opposition) ou à une paire de pilleurs pour le faire", a-t-il lancé, "ceux qui ont voté pour nous nous ont déjà donné l'autorité pour le faire".
http://www.humanite.fr/turquie/istanbul-la-place-taksim-au-coeur-de-la-contestati-542814
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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 09:18

Après la guerre Copé-Fillon pour le contrôle de l'appareil politique nationale, c'est au tour des caciques parisiens de s'affronter.

La culture du débat et de la démocratie n'est vraiment pas une habitude au sein du parti unique de la droite !

L'épisode Fillon-Copé a occupé le devant de la scène médiatique durant des mois. Même si les choses semblent s'être apaisés sur ce front, c'est d'abord un arrangement entre équipes qui permet de calmer le jeu pour l'instant, Fillon préférant se concentrer sur sa candidature aux Présidentielles. Lui aussi y pense le matin en se rasant !...

Avec ces arrangements d'appareil, on est loin du règlement du problème de fonds qui avait provoqué cette querelle interne : la légitimité du scrutin !

Au niveau parisien, pour les primaires aux Municipales de 2014, c'est un nouveau front qui s'est ouvert.

A la différence de la guerre des chefs nationale, les seconds couteaux n'ont pas reculé face aux favoris des clans principaux du parti. Si Bruno Le Maire, par exemple, a préféré jeté l'éponge à la présidence de l'UMP, de peur de l'échec, les "petits" candidats parisiens sont à l'origine de la bronca sur la primaire parisienne.

Là aussi, il semble que la querelle se concentre sur la validité d'un scrutin où d'illustres inconnus ont pu voter (plusieurs fois) par internet quand des militants confirmés n'ont pu, eux, validé leurs votes. De quoi faire naître un sentiment de fraude chez certains...

Sans parler d'une influence brune sur ce scrutin, avec des opposants au mariage pour tous qui cherchent à noyauter le scrutin !

La fédération UMP de la capitale, qui espérait de 50.000 à 60.000 votants pour rentrer dans ses frais, ne tablait plus en fin de semaine dernière que sur une vingtaine de mille.

Bref ! Cette Primaire tourne au flop, politiquement et financièrement.

Après l'épisode Fillon-Copé, la direction nationale du Parti a retenu la leçon et a décidé de mettre l'éteignoir sur cette querelle, forçant les belligérants au silence. On n'en saura pas plus au moins avant les querelles d'après dépouillement.

L'UMP a la culture de l'entreprise : le boss parle, les cadres appliquent. On comprend que la démocratie soit si difficile à mettre en place au sein du parti unique de la droite !

On ne saurait que conseiller à la droite française d'arrêter de vouloir paraître démocratique !

Comme au bon vieux temps du RPR, la droite française ne marche jamais mieux que quand les ordres viennent d'en haut, avec des cadres comme rouages et des militants comme ouvriers d'une entreprise tournée vers le culte du chef et la défense des intérêts des entreprises.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 09:05

Hollande est fâché contre la Commission européenne, mais en même temps il a fait voté un traité qui donne le droit à cette même commission de faire ce qu'elle veut ! Hollande godillot !

Hollande: "la Commission n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire" ... Avec le TSCG voté par le PS elle le peut
François Hollande, mardi 29 mai 2013, à Bruxelles :
"La Commission européenne n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire". Elle doit "simplement dire que la France doit rétablir ses comptes publics". "Pour ce qui concerne les réformes structurelles, notamment les réformes de retraites, c'est à nous, et à nous seuls, de dire quel sera le bon chemin pour atteindre l'objectif"
Mais en réalité c'est la Commission européenne (non élue et illégitime) qui peut décider :
ARTICLE 8 du TSCG
"1. La Commission européenne est invitée à présenter en temps utile aux parties contractantes un rapport concernant les dispositions adoptées par chacune d'entre elles conformément à l'article 3, paragraphe 2. Si, après avoir donné à la partie contractante concernée la possibilité de présenter ses observations, la Commission européenne conclut dans son rapport que ladite partie contractante n'a pas respecté l'article 3, paragraphe 2, la Cour de justice de l'Union européenne sera saisie de la question par une ou plusieurs parties contractantes."
Promesses promesses et trahison
Rappel :
Le mardi 9 octobre 2012, Les députés ont adopté par 477 voix contre 70 le projet de loi qui autorise la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) au sein de l'Union économique et monétaire.
François Hollande s'est félicité que sa majorité n'ait pas eu besoin des voix de l'opposition pour faire adopter le traité, ce qui aurait constitué un revers politique majeur. Il a aussi attribué à Jean-Marc Ayrault ce succès: «Je pense que c'est pour le Premier ministre une grande satisfaction car il est largement à l'origine de ce débat parlementaire, de la manière avec lequel il a été conduit et également du résultat qu'il a obtenu», a déclaré le Président
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