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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 10:34

Angela Merkel et François Hollande ont annoncé un plan pour l'emploi des jeunes. Du vent !

En avril 2008, 15,3 % des jeunes européens de 18 à 25 ans étaient au chômage.

En 2013, ce sont désormais 23,5 % des 18-25 ans qui sont sans emploi en Europe ! Cela représente 5,6 millions de jeunes européens, 2 millions de plus qu'en 2008.

La Grèce, comme l'Espagne, sont souvent cités comme "mauvais élèves" en termes de chômage des jeunes. Avec respectivement 62,5 % et 56,4 % de chômeurs chez les 18-24 ans, c'est désormais d'une véritable génération sacrifiée dont on peut parler en Espagne et en Grèce !

Cependant, ces deux pays ne sont pas seuls en ce domaine. D'autres pays du sud de l'Europe les suivent malheureusement de près : le Portugal (42,5 % des 18-24 ans sans emplois), l'Italie (40,5 %) ou Chypre (32,7 %) sont en grande difficulté.

Et l'Europe du nord ? Elle fait mieux ? Si on veut !

Les médias n'en parlent pas mais le chômage des jeunes touche un jeune britannique sur cinq (20,5 %), pareil en Finlande (19,9 %) et au Luxembourg (18,2 %) mais plus d'un sur quatre en Irlande (26,6 %), l'ex-tigre celtique, en Pologne (27,6 %) et même en Suède (24,7 %) !

C'est dire que les jeunes européens sont globalement les premières victimes d'une Europe du chômage qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

Régulièrement, on entend parler d'un vaste programme pour réduire le chômage des jeunes. En France, après les TUC, le CPE, les Emplois-Jeunes, c'est au tour des Contrats d'Avenir.

A chaque fois, on fait miroiter des formations à des jeunes qualifiés ou non qui ouvriraient potentiellement vers des embauches fermes. Le résultat n'a jamais été à la hauteur.

Encore une fois, on nous annonce en haut lieu un programme destiné aux jeunes. Cette fois, c'est au niveau européen et ce sont Angela Merkel et François Hollande qui lancent le projet.

De quoi s'agit-il ? De mobiliser 6 milliards d'euros sur la période 2014-2020 autour de trois axes : l'accès au crédit des PME, la formation en alternance et, enfin, la mobilité et la solidarité envers les jeunes et les séniors (?).

Première chose, 6 milliards d'euros, c'est à peine 0,05 % du PIB européen et c'est une infime partie des 960 milliards d'euros du budget européen. Autant dire que le grand projet veut attaquer la montagne du chômage des jeunes avec une petite cuillère !

Deuxièmement, le projet lui-même tourne autour d'un axe de financement des PME qui est censé être le rôle des banques, non ? Des milliers de milliards d'euros d'argent public injectés par les états européens (600 milliards en France sous Sarkozy !) pour sauver ces banques en semi-faillite n'auraient-ils pas mieux servis en étant investis directement dans l'économie finalement ? Car, si les banques aujourd'hui ne tiennent pas leur rôle de financement des entreprises, des collectivités et des particuliers, cela ne devrait-il pas poser question aux gouvernements européens ?

Troisièmement, ce projet veut favoriser la formation en alternance.

Certes, il y a des filières en manque de main d'oeuvre mais, à qui va t-on faire croire que l'on va résoudre le problème du chômage des jeunes (5,6 millions en Europe, je le rappelle) et celui du chômage en général (26,5 millions de chômeurs en Europe) par de simples formations en alternance, formations bien entendu qui seront exonérées de charges sociales (bonjour le déficit de la Sécu et des retraites !) et payées une misère aux jeunes en question ?

Ce qu'oublie entièrement ce vaste projet franco-allemand, ce sont les causes mêmes du chômage : la destruction d'emplois industriels et de service en Europe !

La crise de 2008 a entrainé une explosion du chômage des jeunes partout en Europe et une précarisation accrue de leur situation sociale.

C'est donc aux causes de la crise qu'il faut s'attaquer !

Résoudre le chômage des jeunes sans s'attaquer à la spéculation financière qui détourne des sommes faramineuses de l'économie réelle et sans s'attaquer aux délocalisations spéculatives des groupes industriels, c'est du blabla !

De la même façon, on peut toujours lancer un projet qui vise à résoudre le chômage des jeunes au niveau européen alors que le gouvernement mène une politique qui aura l'effet inverse, notamment via une réforme des retraites qui va pousser des dizaines de milliers de salariés âgés à rester au travail pour espérer bénéficier un jour d'une retraite décente ! Et que dire des 28 000 emplois de fonctionnaires disparus en 1 an de mandat Hollande ! Autant de postes fermés pour les jeunes !...

Cette Europe, les forces européistes de droite comme de gauche nous l'ont vantée comme étant la garantie d'un avenir économique et social radieux. C'est tout l'inverse.

La crise du système capitaliste, provoquée en 2008 par les banques et les milieux spéculatifs, a mis en évidence le rôle néfaste d'une construction européenne conçue comme un moyen pour les puissances financières de maximaliser leurs profits et de contourner les réglementations sociales et les impôts nationaux.

Résoudre le chômage des jeunes au niveau européen, c'est d'abord changer le modèle européen !

En finir avec les dogmes libéraux, redonner leur souveraineté économique aux peuples européens, renforcer les réglementations sociales et environnementales y compris en termes d'importation, investir dans l'industrie durable et chasser l'évasion fiscale, voilà qui remettrait l'économie européenne dans le sens de la croissance donc de la création d'emplois !

Tout autre discours n'est qu'agitation médiatique.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 08:46

Autoritarisme et soumission aux dogmes de l'austérité à la Région.

Une fois de plus le torchon brule entre, d'un côté, le Président de la Région Haute-Normandie et les élus socialistes, et, de l'autre, les élus communistes et Front de Gauche.

A la base de cette opposition, le vote d'un nouveau système de rémunération des agents du Conseil régional qui a provoqué la colère des personnels et un appel historique à la grève générale la semaine dernière par des syndicats pour une fois tous rassemblés.

Les élus communistes ont de multiples fois expliqués qu'ils refuseraient de voter ce texte. Non seulement, les communistes considèrent que l'on ne peut pas établir un nouveau système de rémunération sans l'accord des personnels concernés, mais ils refusent la philosophie du nouveau système, qualifié par eux de "totalement déconnecté de la réalité sociale, économique et politique". Ils rappellent d'ailleurs que c'est Sarkozy et sa majorité de droite qui ont instauré un système de prime tellement criticable que la ministre actuelle de la Fonction publique, socialiste, parle de le "revoir en profondeur" !

Par ailleurs, Alain Le Vern, Président de la Région, se lance dans une mise en place d'une nouvelle étape de la décentralisation (l'Acte 3) qui n'est même pas encore adoptée nationalement et que beaucoup remettent en cause, y compris dans les rangs socialistes !

Entre le fonds et la forme, les élus communistes ne pouvaient honnêtement et moralement votés ce texte.

Le souci, à la Région, c'est le pouvoir très personnel du Président, Alain Le Vern.

Connu pour son autoritarisme, Alain Le Vern ne considère une idée comme bonne que si elle vient de lui. L'écoute n'est pas son fort.

Après avoir suspendu Noël Lévillain, vice-président communiste aux Transports, il y a quelques années, pour une précédente opposition des élus communistes, voilà une nouvelle suspension de délégation des élus communistes !

Ce sont les deux vice-présidents communistes, Noël Levillain (encore lui !) et Céline Brûlin perdent leurs délégations respectives aux Transports et à la Santé.

Plus fort, Alain Le Vern souhaite interdire la présence des vice-présidents communistes aux réunions hebdomadaires du bureau de l'exécutif régional. C'est pourtant une obligation légale et non le "fait du prince" comme le pense Alain Le Vern !

Cette situation n'est pas sans rappeler l'éviction des délégations de plusieurs vice-présidents de l'Agglomération d'Evreux, dont les communistes Thierry Desfresnes et Laurence Chapelle, par le président de l'Agglo et maire d'Evreux, le radical Michel Champredon. C'était il y a un an et c'était contre la mise en place d'une nouvelle taxe qui pénalise les foyers de l'Agglo.

Comme à l'Agglo d'Evreux, les élus communistes et Front de Gauche n'entendent pas se laisser faire et ne cèderont pas pour un plat de lentilles. Si le président de la Région souhaite gérer l'austérité avec la droite et contre les salariés de la Région, ce sera sans les élus communistes !

Une nouvelle fois, un responsable socialiste gère une collectivité en petit chef, refusant d'écouter les avis discordant et, surtout, imposant au personnel et à ses administrés une rigueur budgétaire qui les appauvrit plutôt que de défendre la démocratie locale et les intérêts des populations. Un peu comme au gouvernement, quoi ?

A méditer pour les prochaines élections !

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 09:12

Des syndicats patronaux qui contestent les politiques d'austérité ? Au Portugal ! Pas en France !

Les principales confédérations patronales portugaises ont affirmé lundi que le programme de rigueur budgétaire négocié en échange d'une aide financière internationale avait échoué, et appelé le gouvernement à changer de cap afin de "sauver le pays de la récession".

"Le plan d'austérité pour le Portugal a été une réponse de court terme, appliquée comme si c'était la seule possible, mais aujourd'hui, face à ses résultats, personne ne peut commettre l'irresponsabilité de la défendre ou, pire encore, de la poursuivre", ont-elles déclaré dans un communiqué conjoint.

"Il est urgent de changer de cap" et "il faut de toute urgence prendre des mesures pour sauver le pays de la récession", ont souligné les quatre confédérations représentatives des secteurs de l'industrie (CIP), du commerce et des services (CCP), du tourisme (CTP) et de l'agriculture (CAP).

Le Portugal s'est engagé à mettre en oeuvre un exigeant programme de rigueur et de réformes en échange d'un prêt de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Mais la recette prescrite par ses bailleurs de fonds a provoqué une récession économique et un taux de chômage plus importants (18,2 %) que n'avaient annoncé le gouvernement et la "troïka" (UE-FMI-BCE). 

"La politique de redressement budgétaire reste centrée sur la réduction de la demande intérieure, une hausse de la fiscalité insensée et l'absence de financement pour les petites et moyennes entreprises", ont ajouté lundi les confédérations patronales, appelant notamment à une révision de la fiscalité des bénéfices réalisés par les entreprises.

"Le premier pas pour corriger une erreur est de la reconnaître, mais le gouvernement tarde à donner des signes en ce sens", ont-elles regretté.

Cette prise de position du patronat intervient alors que la gouvernement de centre-droit, de plus en plus contesté, a affronté ce jeudi une nouvelle grève générale convoquée par les deux principales confédérations syndicales portugaises pour protester contre sa politique d'austérité.

Par ailleurs, les représentants de la "troïka" entamaient lundi à Lisbonne une "mission intercalaire à caractère technique" afin de préparer le prochain examen trimestriel au plan de rigueur et de réformes, qui s'ouvrira officiellement le 15 juillet.

Question : pourquoi les syndicats patronaux contestent-ils l'austérité au Portugal mais pas les syndicats patronaux en France ?

Bien au contraire, le MEDEF est le premier a incité le gouvernement à prendre des mesures de plus en plus dures contre les travailleurs ! Pourtant, les conséquences de ces politiques, au Portugal, mais aussi en Grande-Bretagne, en Italie, en Grèce, sont catastrophiques pour l'économie réelle et pour l'emploi !

La réponse a cet engagement appuyé du syndicat patronal français aux politiques d'austérité repose essentiellement sur sa représentativité et sur sa gouvernance.

Côté représentativité, le MEDEF a beau affirmé regrouper 750 000 entreprises, sa représentativité est critiquée et criticable. Critiquée par d'autres syndicats patronaux (industries alimentaires, artisans, PME-PMI) ainsi que par des études, comme celle de la fondation Concorde (Think Tank classé très à droite) qui affirme que seuls 8 % des entrepreneurs sont syndiqués en France (MEDEF + CGPME + UPA), soit pas mieux que les salariés !

Et sa représentativité est criticable du fait d'un exécutif qui fait la part belle aux seules très grosses entreprises multinationales de France.

En fait, le MEDEF, c'est la voix des entreprises du CAC 40. Normal que ce syndicat défende les intérêts des entreprises qui, aujourd'hui, licencient le plus, délocalisent et et font échapper à l'imposition leurs bénéfices !

Comme en politique, certains petits patrons croient bêtement qu'ils seront défendus par un syndicat de classe qui représente des intérêts qui nesont pas les leurs.

En attendant, commerçants, artisans, sous-traitants des grosses entreprises, fournisseurs de services : ce n'est pas de plus d'austérité que viendra la relance économique et de meilleures affaires pour vos entreprises !

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 09:19

Les sympathisants et militants UMP ont la mémoire courte ou bien le pardon sélectif.

Un sondage BVA pour i-télé et Le Parisien révèle que pour 54 % des sympathisants UMP sondés, Alain Juppé "ferait un très bon président". Il est loin devant François Fillon, avec 31 %, et Jean-François Copé, 8 %. 7 % ne se prononcent pas.

Juppé, un très bon Président de la République ? Et pourquoi pas Tibéri ou Tapie, quitte à prendre des personnages douteux ?

C'est que Alain Juppé traine derrière lui un passé judiciaire chargé, avec des affaires qui ont quand même marqué leur époque, pas si lointaine !

Pour rappel, en 1999, Alain Juppé est mis en examen pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt » pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il est considéré comme un élément clé d’un système de financement occulte d’emplois au sein du RPR financés par la mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats publics (sa secrétaire personnelle au RPR fut elle-même rémunérée par une entreprise, le groupe immobilier Ségur, puis par la ville de Paris).

Le 30 janvier 2004, il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d’inéligibilité. Il fera appel ce qui lui permettra de réduire sa peine à mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité !

Peine réduite mais pas innoncenté !

D'ailleurs, après avoir démissionné de ses nombreux mandats (Député, maire de Bordeaux, président de l'UMP depuis 2002), il quitte la France en 2005 et part enseigner au Québec, aux futurs hauts fonctionnaires locaux, ce qui suscite, à juste de titre, de fortes critiques là-bas de la part d'enseignants surpris qu'on permette d'enseigner aux futurs hauts fonctionnaires une personne déchue de ses mandats et condamnées pour ses actes vis-à-vis de la République !

Un an après, le voilà de retour en France ! Et le 8 octobre 2006, il se fait élire maire de Bordeaux !

Trois petits tours et puis s'en va... la vilaine condamnation !

Avec ce sondage, on apprend qu'il est considéré comme "sympathique" (?), "proche des gens" (Lesquels ? Ceux des beaux quartiers ?...) et, plus drôle, "rassurant" ! C'est sûr que face à l'agressif et sournois Copé et au triste Fillon, il pourrait passer pour le meilleur pote de soirée !

A l'UMP, le recyclage des élus condamnés est une spécialité ceci-dit !

Faut-il rappeler les aventures judiciaires des Balkany, toujours en poste dans le Sarkozyland que sont devenus les Hauts-de-Seine ? Les "soucis" d'un Eric Woerth, que l'on revoit dans les médias, dans l'affaire Bettencourt et l'affaire de l'hippodrome de Compiègne ? Les condamnations de Gaston Flosse ? De Brice Hortefeux ?...

Sans compter les nombreuses affaires qui cernent doucement les proches de Nicolas Sarkozy, dans l'affaire Bettencourt, dans le financement de la campagne de Balladur en 1995 ou dans les soupçons de financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007 ?...

Une année de droit, le reste de travers

Décidément, la droite et ses militants ont une vision à géométrie variable de la justice et des délinquants !

Les grands patrons et banquiers qui ruinent notre économie peuvent circuler librement, comme les fraudeurs fiscaux. Par contre, le petit voleur de scooter ou le militant syndical qui défend son outil de travail et les emplois de sa boîte risquent gros !

La situation devient d'ailleurs schizophrène avec des responsables de droite, Christine Boutin en tête, défendant un jeune militant anti-mariage pour tous, Arnaud, condamné récemment grâce à une loi décidée et votée sous... Sarkozy ! L'arroseur arrosé !

L'actualité de l'UMP, c'est aussi le nouvel épisode de la désignation du grand chef du parti de droite avec un vote de trois jours pour savoir si les militants veulent un éventuel nouveau vote pour la présidence de l'UMP en septembre !

Ce qui serait drôle, ce serait que les militants disent que oui, ils veulent un nouveau vote ! Une réponse qui n'arrivera pas tellement on est habitué à droite à suivre les consignes des chefs, même s'il s'agit d'un arrangement douteux après un premier vote largement dénoncé par le camp Fillon... à l'époque.

En fait, que les sympathisants UMP voient en Alain Juppé leur futur sauveur, cela doit venir effectivement de cette culture de soumission, une culture d'entreprise où les ordres viennent d'en haut et où les militants ne sont que de simples exécutants.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 09:20

L'embellie sur le marché de l'emploi serait-elle enfin arrivée, comme le beau temps ? Attention à la lecture des chiffres !

Tous les médias en parlent ! Le chômage se serait stabilisé en mai, pour la première fois depuis bien longtemps !

Il suffit d'une stabilisation pour que les journalistes présentent l'info comme une grande et bonne nouvelle !

Pourtant, le fait est que le chômage ne baisse pas ni en catégorie A, ceux qui n'ont pas travaillé du tout, ni en catégories B et C, ceux qui cherchent un emploi mais ont effectué quelques heures de travail dans le mois ! Ou alors marginalement.

Ainsi, ce sont 100 travailleurs de plus qui se retrouvent sans emploi du tout en mai en métropole et 1 500 en incluant les travailleurs d'outremer. Pas de quoi pavoiser !

Pour les catégories B et C, la baisse est de 3 600 inscrits. Tant mieux mais sur plusieurs millions de chômeurs dans ces catégories, la baisse est de 0,1 % seulement.

D'ailleurs, l'INSEE annonce une hausse du taux de chômage en France à 10,7 % pour le dernier trimestre. Presqu'un record !...

Cette présentation très positive des chiffres du chômage cache une autre réalité, celle des chômeurs qui arrêtent de s'inscrire à Pôle Emploi et, surtout, ceux qui sont radiés pour des raisons souvent administratives. Ce sont 41 000 radiations administratives qui ont lieu chaque mois selon les chiffres de Pôle Emploi ! De quoi dégonfler les statistiques !

Parmi ces radiations, beaucoup sont abusives. Pour qui connait le système, notamment les assistantes sociales, on ne compte plus les chômeurs radiés par téléphone !

Vous n'êtes pas chez vous au moment où le conseiller Pôle Emploi vous appelle ? Radiation ! Cela, même si vous êtes excusable ! C'est un cas concret relaté par une assistante sociale chez qui le chômeur était justement en rendez-vous au moment de l'appel de Pôle Emploi...

Bref ! Ces chiffres du cômage cachent mal que ce sont près de 5 millions de français qui souffrent du chômage ! Sans compter les travailleurs précaires !

Et que l'on n'aille pas dire qu'il s'agit de 5 millions de fainéants, ou qu'il suffirait qu'ils postulent aux emplois vacants, pour résoudre le chômage ! Ne parlons pas non plus des Emplois d'avenir, emplois précaires qui ressemblent à la foultitude de cache-misère mis en place par les gouvernements successifs !...

Pendant ce temps là, l'Europe sauve les banquiers

En tout cas, rassurez-vous ! L'Europe et la France travaillent à la relance de l'économie !

Un accord vient d'être trouvé au niveau européen pour sauver les banques en faillite ! Pour les entreprises, on attendra.

Cet accord permet d'établir des règles communes sur leur renflouement.... Mais des souplesses existent pour chaque pays à la demande de la France, notamment.

Officiellement, ces négociations visaient à éviter de faire payer les contribuables quand une banque doit être restructurée ou liquidée. Les gouvernements européens s'étaient déjà mis d'accord pour faire payer, dans l'ordre, les actionnaires, puis les créanciers les moins bien assurés, puis, le cas échéant, les détenteurs d'obligations dits "seniors" et en dernier recours les déposants, au-delà de la somme de 100.000 euros.

Sauf que, pour les Etats qui souhaiteront de la flexibilité, le compromis prévoit d'imposer des pertes d'abord aux créanciers et actionnaires à hauteur de 8 % minimum du passif des banques.

8 % ! C'est certes un minimum mais c'est vraiment un plancher extrêmement bas ! On est loin d'une punition financière contre ceux qui profitent de la spéculation pour s'enrichir et qui provoquent la crise !

Fier de cet accord, Pierre Moscovici, l'élève de DSK et actuel ministre de l'économie, annonce que  pourront être sollicités des fonds nationaux dits "de résolution", alimentés par le secteur bancaire lui-même, et si nécessaire, "des ressources, soit nationales, soit européennes", avec la possibilité de "recapitalisation directe par le MES", le fonds de secours de la zone euro.

Encore une fois, ce renflouement de banques en faillite passera par de l'argent public en grande majorité.

Et dire que le Parti socialiste et son candidat, François Hollande, dénonçaient l'an dernier le scandale des 600 milliards d'euros publics que Sarkozy avait déboursés pour sauver ses amis banquiers, creusant d'autant la dette de la France !

Si c'est pour faire la même chose, à quoi bon ?

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 09:45

Tandis que la récession économique frappe la France, le gouvernement poursuit une politique d'austérité dont on sait déjà qu'elle va aggraver la situation !

Le Premier Ministre vient de signer les « lettres de plafond de dépense », autrement dit le budget des ministères, qui prévoit une baisse de 1,5 milliard d’euros de dépenses de l’Etat, dont la moitié au détriment des collectivités territoriales.
Selon le Premier Ministre : « Chaque année depuis 1958, depuis le début de la Vème République les dépenses de l’Etat augmentent. Cette année pour la première fois elles vont diminuer, les dépenses de l’Etat seront en diminution de 1,5 milliard d’euros. Mais gouverner c’est choisir. Et le gouvernement, après un travail minutieux avec chacun des ministres, a pu financer dans ses dépenses de l’Etat les priorités. »
Choisir certes mais au profit de qui ? La baisse des dépenses cible les citoyens et épargne les financiers qui continuent d’être rémunérés sur la dette publique. 
Car, c'est désormais officiel, l’économie est en récession selon l'INSEE. En conséquence, les recettes de l’Etat diminuent par rapport aux prévisions à cause de la faiblesse de l’activité économique.
Dans ce cadre, l’annonce de la baisse des dépenses de l’Etat est pour le moins problématique. Comme l’atteste l’exemple grec, l’austérité budgétaire ne fait qu’aggraver la crise économique, le déficit budgétaire et la dette publique.
Loin d'un "cercle vertueux" annoncé par certains, c'est au contraire de nouvelles contractions des recettes de l'état, donc de ses investissements, et des dépenses des ménages, donc de la consommation, qui vont aggraver la crise.
Le choix de porter les économies sur les collectivités locales est d’autant plus critiquable que celles-ci souffrent déjà de l’insuffisance de leurs moyens, alors qu’elles réalisent deux-tiers des investissements publics !
La gravité de la situation implique une gestion la plus rigoureuse du budget de l’Etat. Cela nécessite avant tout d’en finir avec les gâchis de fonds publics pour accroître les dépenses socialement et économiquement utiles.
Ainsi, par exemple, avec un coût budgétaire de 20 milliards d’euros, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), instauré en septembre dernier, est déjà critiqué pour sa faible efficacité en termes de ses impacts sur l’emploi et l’activité surtout dans l’industrie.
De la même façon, ce sont entre 50 et 80 milliards d'euros par an que perd l'Etat à cause de la fraude fiscale, pratique largement pratiquée chez les plus riches français. Sans parler des niches fiscales et du coût social des délocalisations et de la précarisation de l'emploi !
Plutôt que de retirer encore plus de carburant dans le moteur de la France, ce gouvernement devrait s'attaquer frontalement au système économique en crise, le capitalisme, et au modèle ultra-libéral qui prévaut depuis les années 80.
Au lieu de ça, en affaiblissant le budget de l'Etat, c'est la présence publique et l'intérêt général de la Nation qui est sacrifié pendant que se négocie, dans le dos des français, un accord transatlantique Europe - Etats-Unis qui ne bénéficiera qu'aux multinationales.
En se glissant dans les pas de Sarkozy et de l'UMP, François Hollande, avec son gouvernement et sa majorité, réitère les erreurs commises par les socialistes espagnols et grecs, qui ont mené leurs pays à la faillite et au chômage de masse, et qui ont entraîné l'effondrement électoral de leurs propres partis.
Face à un système capitaliste en crise et à des marchés financiers qui cherchent à capter un maximum de capitaux pour maintenir sa rentabilité, seule la voie de la résistance et de l'affrontement direct peut permettre de sortir de la spirale infernale austérité-récession pour relancer notre économie et renouer avec la création d'emplois et le progrès social.
D'évidence, les socialistes et leurs alliés n'ont pas le courage de rompre avec leur soumission aux marchés financiers.
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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 10:01

Comment prendre la querelle médiatique entre Arnaud Montebourg et Jose Manuel Barroso ?

La polémique fait la Une de nombreux médias : Jose Manuel Barroso traitant la France de "réactionnaire" parce que son gouvernement défend (pour une fois !) l'exception culturelle dans des négociations Europe -Etats-Unis ; Arnaud Montebourg traitant en réponse Barroso de "carburant du FN" ; Barroso qualifiant à son tour Montebourg de "souverainiste de gauche"...

On connait Montebourg pour ses sorties virulentes. On l'a vu sur Mittal. Enfin, on l'a surtout entendu.

Côté résultats, Montebourg fait beaucoup de bruit mais peu de résultats ! Le dossier Pétroplus, dans la Région, devrait déjà être résolu si le ministre et son gouvernement traduisaient en actes leurs propos !

Avec le recul de l'expérience, cet échange d'amabilité laisse perplexe.

D'une part, les insultes entre les commissaires politiques de l'Europe et le gouvernement français sont plutôt rares.

D'autre part, puisque Arnaud Montebourg en est en parti responsable, on peut penser qu'il ne s'agit que d'effets de manche, sans conséquences.

C'est que, sur le fonds, cette montée en épingle d'une querelle de bas étage laisse de côté deux questions :

- la question de "l'exception culturelle" entre dans le cadre plus large d'un accord de libre-échange transatlantique d'une importance beaucoup plus large et... dont personne ne parle !

- l'intervention de Barroso, au nom de la Commission de Bruxelles, a beau choquer, elle ne peut étonner ceux qui, comme Arnaud Montebourg, ont laissé Hollande ratifier un traité européen qui donne à Bruxelles les clefs du coffre-fort de la France !

Marché transatlantique : négociation en cours et en silence

En effet, qui, dans les grands médias, vous parle des négociations en cours entre Washington et Bruxelles pour la création d'une vaste zone de libre-échange entre Europe et Etats-Unis ? Il faut, comme d'habitude, lire "L'Humanité" pour trouver le contenu de ces négociations.

Et il y a de quoi être effrayés et effarés ! Effrayés par le contenu, effarés par ce que c'est un gouvernement socialiste qui le défend.

Cette zone de libre échange offrirait un vaste terrain de jeu au bénéfice exclusif des multinationales. Plus de barrières douanières, plus de protection des entreprises nationales, fin des derniers "monopoles d'état" (entendez par là : les services publics), perte du droit d'un Etat à protéger ses intérêts économiques par expropriation (ou nationalisation),... La liste est longue !

Et tout ça pour gagner 0,5 % de croissance d'ici... 2027 ! Youpi !...

Ils n'ont même plus besoin de sortir de grandes phrases sur la "croissance" et la "sécurité" ou la "paix dans le Monde" comme ils le font d'habitude ! Négocier et signer un accord d'une telle importance dans le dos des peuples, cela peut éviter les désagréments des référendums, n'est-ce pas ?

Après Maastricht, le TCE et Lisbonne, la "Règle d'or"

Eviter que le peuple français, comme les autres peuples européens, se mêle de ces négociations, c'est éviter de devoir justifier un nouvel accord libéral qui va accentuer un peu plus la perte de souveraineté de la Nation sur son économie au profit des multinationales.

De traités en accords, on connait le bilan de trente années de libéralisme !

Montebourg a beau s'offusquer de l'insulte de Barroso à l'égard de la France, force est de reconnaître que notre pays s'est volontairement soumis aux volontés de l'Union européenne en cédant un nombre croissant de prérogatives à une Commission européenne constituée, rappelons-le une nouvelle fois, de technocrates non élus !

Et le Parti socialiste, tout comme la droite, le centre et les écologistes, est responsable de cette situation, lui qui a toujours ratifié ces traités et accord et soutenu le OUI à leur ratification lors des référendums : Maastricht en 1992, le Traité Constitutionnel Européen en 2005, Lisbonne en 2007, la Règle d'or en 2012... et cet accord transatlantique cette année ?

Finalement, cette querelle entre un ministre de Hollande et le premier responsable de la Commission européenne ressemble à un cirque médiatique pour donner l'illusion que notre gouvernement défend avec acharnement les intérêts de la France. L'exception culturel devient un sujet emblématique qu'on agite pour attirer l'attention des français.

Le bruit fait autour de la querelle Barroso-Montebourg cache la réalité du débat : une négociation entre Etats-Unis et Europe qui, dans le prolongement des politiques ultra-libérales des trente dernières années, va ouvrir un peu plus notre économie aux pilleurs financiers et aux multinationales. Les travailleurs seront encore les victimes de ces politiques.

Une querelle de théâtre pour amuser la galerie ? C'est à cela que l'on pense finalement en regardant un commissaire politique européen et un ministre de la République s'envoyer des anathèmes par médias interposés.

Il faudra garder en tête cet accord Europe-Etats-Unis au moment de renouveler nos parlementaires européens et choisir ceux qui défendent réellement les intérêts de la France et de ses travailleurs.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 09:46

La victoire de l'abstention et une forte poussée des bulletins blancs et nuls caractérisent le scrutin législatif de dimanche.

UMP et FN clame sur tous les toits qu'ils sont vainqueurs de la Législative partielle organisée pour remplacer l'ancien député, ministre et fraudeur fiscal socialiste, Jérôme Cahuzac.

Vainqueurs l'UMP et le FN ? Avec 54,12 % d'abstention au premier tour, c'est d'abord une sélection par le désintérêt et le rejet des forces polititques, FN compris, que ces deux là ont pu arriver au second tour !

Quant au second tour, si la participation a augmenté, avec une abstention de près d'un électeur sur deux tout de même (47,53 %), il faut aussi noter les 14,25 % de bulletins blancs ou nuls !

Au final, le député élu, l'UMP Jean-Louis Costes ne totalise que 18 193 voix sur 75 207 inscrits (24 %), moins d'un électeur sur quatre ! On est loin du raz-de-marée !

Le ponpon vient du FN, convaincu d'obtenir 40 députés en cas de Législatives. Même avec 50 % de participation, ils n'y arrivent pas !... Une phrase pour tenter de valoriser un résultat qui sonne quand même comme un nouvel échec pour la vitrine légale de l'extrême-droite française. Le FN criait sur tout les toits qu'il allait avoir un nouveau député !...

Faut-il rappeler, autant aux socialistes qu'à la droite et à l'extrême-droite, que Jérôme Cahuzac avait totalisé 28 309 votes au second tour, 61,45 % des votants et 37,07 % des inscrits dans une élection qui avait mobilisé près d'un électeur sur 3 ?

Le perdant de droite de l'époque est le vainqueur d'hier. A lépoque, il y a un an de cela, il totalisait 17 734 voix au second tour, presqu'autant que cette fois-ci où il a dû récupérer une partie des voix des électeurs de gauche qui ont voulu barrer la route au FN ! pas de quoi pavoiser !

La Législative partielle de Villeneuve-sur-Lot est plus clairement un échec pour le Parti socialiste.

Le candidat PS a perdu près de 15 000 voix sur le vote de juin 2012 ! Un chiffre qui résume bien la situation.

Les excuses de cour d'école de la direction nationale du Parti socialiste sur la responsabilité de candidats "concurrents" à gauche (1 écologiste et 1 Front de Gauche) cachent difficilement les véritables causes de cette déroute : la politique gouvernementale qui dégoûte nombre d'électeurs à gauche.

D'ailleurs, un nouveau sondage de popularité (d'impopularité, faudrait-il dire !) indique une nouvelle dégradation de l'opinion des français vis-à-vis de François Hollande !

Le nouveau Baromètre Ifop-JDD enregistre sa retombée (-3 points de satisfaits) presque au niveau record d'avril. Le Premier ministre recule lui aussi (-2 points). Le plus inquiétant peut-être pour l'exécutif, c'est que l'inquiétude sociale qui provoque cette rechute vient avant même les mesures d'austérité qui suivront. Avant surtout l'explosive réforme des retraites que les socialistes inscrivent dans la logique de la réforme Sarkozy.
Avec 26 % seulement de satisfaits et 73 % de mécontents (+2), François Hollande perd surtout ches les sympathisants de gauche avec - 21 points chez les sympathisants d'Europe-Écologie-Les Verts, -10 chez ceux du Front de gauche et - 8 au PS. Il est trop bas à droite pour pouvoir encore baisser !

Il perd aussi essentiellement chez les jeunes (- 14 points chez les 18-24 ans) et chez les ouvriers (- 8 points).

Villeneuve-sur-Lot, huitième défaite électorale du PS sur huit élections Législatives partielles depuis l'an dernier, est bien l'expression d'un rejet massif à gauche de ce gouvernement et de sa majorité.

Bien que la personnalité des candidats joue beaucoup, le surplace de la candidate du Front de Gauche (+ 0,58 % mais - 500 voix), isue de la Gauche Unitaire, doit aussi interpelé les communistes et les partisans du Front de Gauche sur nos faiblesses.

Au delà de l'élection d'un nouveau député UMP (il faut bien un vainqueur), l'élection Législative partielle de Villeneuve-sur-Lot traduit d'abord un énorme désarroi d'un électorat de gauche qui a déserté les urnes ces deux derniers dimanche, rejoignant la longue cohorte des abstentionnistes réguliers.

Obtenir un engagement citoyen de la part des français, c'est en premier lieu écouter leurs doléances et servir les intérêts du peuple avant ceux de sa caste et des milieux spéculatifs !

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 09:05

Si l'assassinat de Clément Méric a attiré l'attention médiatique sur les violences de l'extrême-droite, certains, depuis le FN jusque dans les rangs des journalistes de droite, ont tenté de faire un amalgame honteux entre militants néo-nazis et militants anti-nazis.

Ceux qui ont déjà croisé les meutes d'extrême-droite savent bien que ces groupes appliquent de manière active, physique, les idées que l'extrême-droite porte en général : haine de l'étranger, des autres religions, rejet du syndicalisme, anticommunisme.

Avec Paris, Lyon est devenue malheureusement un terrain de guerre pour ces groupes d'extrême-droite "actifs".

Parti communiste et Parti socialiste ont eu maille à partir avec ces militants, comme du temps de la montée du nazisme en Allemagne dans les années 20-30. Ainsi, le local de la Fédération du PCF du Rhône a subi deux agressions (vitres cassées, tags racistes et anticommunistes) ces deux dernières années.

L'article ci-dessous, paru sur le site Rue89, relate une agression typique de ces organisations : un groupe de néo-nazis qui tourne dans un quartier et qui prend pour cible des passants selon des critères ethniques ou vestimentaires.

La défense de l'avocate est elle aussi habituelle avec la tentative de dédouaner l'organisation en mettant en cause des individus qualifiés de "paumés".

Pour une fois, la justice s'est clairement rangée du côté des victimes et de la démocratie en condamnant sévèrement ces militants d'extrême-droite et en reconnaissant que c'est bien l'idéologie raciste et haineuse de l'extrême-droite qui a entrainé un passage à l'acte "naturel" chez ces militants.

Solidaire


Ce jeudi, deux membres du GUD ont été condamnés pour des violences en réunion à caractère raciste. Le 17 juin, ils avaient agressé deux couples qui rentraient chez eux tranquillement à vélo. L’un a pris un an et l’autre six mois de prison ferme.

Ratonnade à Lyon : deux membres du GUD condamnés à un an et six mois de prison ferme
C’est une première, à deux égards. Depuis la refondation de ce groupuscule d’extrême droite, à Lyon, en septembre 2011, il n’y avait pas eu de procès de membres revendiqués du GUD (Groupe Union Défense), connus pour leurs actions violentes. C’est également une première au regard des peines qui ont été prononcées. Depuis que se multiplient les violences des groupuscules d’extrême droite, on n’en avait jamais connues de si sévères.

Violences de rue

Ce jeudi, se tenait devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Lyon le procès d’une des ratonnades qu’affectionne le GUD. L’une des agressions de groupuscules les plus violentes parmi celles que connaît Lyon depuis ces derniers mois.
Nous sommes vers 3 heures du matin, dans la nuit du 17 au 18 juin, dans le 3e arrondissement de Lyon. Une dizaine d’individus réalisent un « espèce de contrôle au faciès », selon les termes de la présidente lors d’une première audience qui avait abouti au renvoi du procès.
Leurs victimes ? Deux jeunes couples qui rentrent chez eux en Velo’v.
En pointe sur cette action, Christophe, un jeune homme de 24 ans, sans profession. Il bloque le Velo’v d’un des hommes portant les cheveux longs en lui demandant « t’es blanc ? t’es français ». Il lui reproche d’être ami avec une « asiatique ». « En quoi ça te regarde ? », a-t-il eu pour réponse. Le militant du GUD insiste :

« Tu fréquentes une asiatique. Tu déshonores la France ».

S’en suit une série de coups portés contre lui et contre l’autre homme du groupe. Les coups sont principalement portés aux visages. Les coups de pied continuent même quand les deux amis tombent au sol et perdent connaissance. La personne considérée par le GUD comme « asiatique » a également été frappée mais moins lourdement :  « Ils m’ont menacée de me faire la même chose si je bougeais », a-t-elle témoigné, encore choquée.
Lors de la première audience, les deux hommes victimes portaient une minerve. L’un a perdu deux dents et l’autre a eu notamment une partie du visage fracturée.
A l’audience, le procureur a souligné que les quatre victimes doivent leur salut à des voisins, témoins de la scène, qui ont appelé la police.

« Nous ne sommes pas violents »

A l’audience de ce jeudi, trois personnes comparaissaient. Deux membres du GUD et une troisième personne arrêtée peu après l’agression. Cette dernière, fichée comme militant d’extrême gauche par la police (selon les termes de la présidente) rentrait chez elle. Rapidement, elle a été mise hors de cause par les quatre victimes.
« Je ne suis pas d’extrême gauche. J’étais militant antifasciste. Mais j’ai tout arrêté », a tenu à préciser ce jeune cuisinier.
Des deux membres du GUD, c’est sur celui qui était en détention provisoire que les débats ont majoritairement porté.
A 24 ans, Christophe est hébergé par son cousin dans le 9e arrondissement. Sans diplôme et sans profession actuellement, il s’est installé il y a un an à Lyon après une séparation. Il a une fille de quatre ans. Il a reconnu avoir mis des coups et avoir tenu des propos racistes à propos de l’ "asiatique". Il met ça sur le compte de l’alcool. Rien à voir, dit-il, avec le le groupuscule d’extrême droite :  « Ce qui s’est passé est en dehors de mon appartenance au GUD. J’assume personnellement ».
Lors de la première audience, l’avocat des quatre victimes et de SOS Racisme (constituée partie civile, avec la Licra), Bertrand Sayn, l’avait questionné sur son militantisme :
Sur la violence : « Ce n’est pas parce qu’on est membre du GUD, qu’on est violent ».
Sur les valeurs du GUD : « être nationaliste, cela veut dire aimer notre pays ».
Sur le nationalisme : « être français, avoir des valeurs françaises ».
A la seconde audience, la présidente, Isabelle Roch, l’a également interrogé sur le GUD et sa conception de la « préférence nationale ». De questions en questions, il s’est embourbé : « Je ne suis pas un politicien. Je ne sais pas », avant d’ajouter en guise de définition de son nationalisme : « j’aime mon pays, ses traditions et ses valeurs chrétiennes comme base de notre pays ».

Slogans racistes dans les rues de la Guillotière

Que faisait ce groupe d’une dizaine de « Gudards » à la Guillotière, le quartier cosmopolite de Lyon ?
Les deux accusés ont expliqué qu’ils rentraient chez eux (Caluire pour l’un, le 9e arrondissement pour l’autre). C’est difficilement crédible : ils marchaient exactement dans la direction opposée.
Ils ont donc déambulé dans les rues de ce quartier, après avoir participé en début de soirée à un rassemblement contre la venue de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, dans le 9e arrondissement de Lyon.
Ensuite, ils se sont « alcoolisés », comme ils le disent eux-mêmes. Une des victimes témoigne : « On les a vus de loin sur le cours Gambetta. Ils gueulaient des slogans et des insultes racistes ».
Que cherchaient-ils ? Le deuxième prévenu, David, qui comparaissait libre mais sous contrôle judiciaire, s’est qualifié de « sympathisant du GUD ». A 20 ans, il est étudiant en BTS dans un lycée de la Loire. Il a également reconnu avoir porté des coups.
C’est lui qui a brièvement décrit cette façon qu’a le GUD de déambuler dans la rue : « On interpelle des gens, on crie. Concernant les deux couples, c’est pas moi qui ai pris la décision de les embêter pour déclencher une bagarre. C’est Christophe. »
Il a essayé de se présenter comme une personne non-violente, attiré par le côté « social » du GUD, comme les maraudes pour SDF "français de souche" : « Mais aujourd’hui, je me rends compte que ça draine des personnes violentes ».
Désormais, Il a promis de s’éloigner du GUD et de se « concentrer sur (son) travail ».

« Peur de sortir de chez moi »
Les deux « gudards » ont exprimé leur « regret ». Mais ces paroles ont semblé glisser sur les victimes. Visiblement très choquée à l’audience, la personne que le GUD avait considérée comme « Asiatique » n’ose plus sortir de chez elle. Elle se dit « crispée, courbaturée ». Elle a du mal à s’endormir : « Si personne n’avait appelé la police, mon compagnon et mon ami seraient morts ».
Depuis plusieurs mois, le GUD fait parler de lui, particulièrement à Lyon, lors des manifestations contre le mariage gay. Une passante avait notamment été frappée au moment de la dispersion d’une de ces manifs.
Frigide Barjot avait également subi leurs insultes lors de sa venue à Lyon.
Les prévenus, Christophe et David, s’étaient également illustrés lors d’une tentative d’accrochage d’une banderole sur la préfecture du Rhône, le 7 mai dernier. Christophe doit comparaître prochainement pour des violences sur agent de police.
L’avocat des victimes, Bertrand Sayn, a rappelé que depuis le début de l’année, 13 agressions de l’extrême droite radicale ont été recensées. « Ces violences sont la conséquence d’une idéologie raciste », a-t-il tranché.
L’avocate des deux « gudards », Marie-France Vuillermet, a tenté de s’opposer à ce qu’elle nomme « une récupération politique » et de faire passer les deux membres du GUD comme des « pauvres gosses, à qui ont fait endosser un costume indécent ».
Un argument qui n’a pas convaincu la présidente Isabelle Roch : elle a ainsi évoqué Clément Méric, mort sous les coups d’un militant d’un autre groupuscule d’extrême droite.

«Violences aggravées en réunion en raison de la race ou de l’ethnie de l’une des victimes»
La présidente est allée au-delà des réquisitions du procureur en condamnant Christophe, le meneur, à 18 mois de prison dont six mois avec sursis. Une peine assortie d’un mandat de dépôt. David a écopé de 12 mois de prison dont six mois avec sursis mais sans mandat de dépôt. Le caractère raciste de l’agression a été retenu. Quant au troisième prévenu, il a été relaxé.
Le verdict a été rendu vers 21 heures alors qu’une quinzaine de militants du GUD venaient de s’asseoir dans la salle pour soutenir leurs camarades. « Force et honneur » a lancé l’un deux. Des amabilités ont été échangées avec la dizaine d’antifascistes présents depuis le début de l’audience. La police a fait tampon pour éviter un affrontement.
Les quatre victimes ont dû être évacuées par l’arrière du tribunal.
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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 08:50

L'appel de Charles Tillon, du moulin du Moulineau, et celui du général de Gaulle, de Londres le 18 juin 1940, sont toujours actuels dès lors qu'ils avaient pour but de lutter et de rassembler contre l'inacceptable.

Le 17 juin 1940, L'appel de Charles Tillon pour l'unité contre le fascisme
L'un comme l'autre, isolés au départ, rebelles même par rapport à leur milieu, mirent sur pied les forces pour libérer le pays. Charles Tillon, dans le droit fil de son appel du 17 juin 1940, contribua dès mai 1941 à la création de l'Organisation Spéciale (OS), précédant celle des Francs-Tireurs Partisans dont il devint le chef d'état-major jusqu'à la Libération. Sous son impulsion, les FTP rassemblèrent des milliers de patriotes de toutes origines pour former l'un des plus importants mouvements de la Résistance intérieure, qui se plaça en avril 1943 sous les ordres du représentant militaire en France du général de Gaulle.
L'Appel de Charles Tillon
"Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et à Mussolini : L'Espagne, l'Autriche, l'Albanie et la Tchécoslovaquie.....et maintenant, ils livrent la France.
Ils ont tous trahi.
Après avoir livré les armées du Nord et de l'Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler, livrer le pays entier au fascisme.
Mais le peuple français ne veut pas de la misère de l'esclavage du fascisme.
Pas plus qu'il n'a voulu de la guerre des capitalistes.
Il est le nombre : uni, il sera la force.
Pour l'arrestation immédiate des traîtres. Pour un gouvernement populaire s'appuyant sur les masses, libérant les travailleurs, établissant la légalité du parti communistes, luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s'entendant avec l'URSS pour une paix équitable, luttant pour l'indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisation fascistes.
Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes, UNISSEZ VOUS DANS l'ACTION ! "

Charles Tillon, Gradignan (33), 17 juin 1940
Charles Tillon, numéro deux du Parti communiste français, parlait au nom du PCF tout entier, parti plongé dans la clandestinité très rapidement avec l'occupation ce qui entrainera une désorganisation politique des communistes durant plusieurs mois, le temps de reprendre discrètement les contacts entre cadres locaux et nationaux du PCF, sous le nez de l'occupant allemand et des policiers français.
Ce texte est également bon à rappeler parce qu'il est passé sous silence par des médias qui voudraient faire croire que les communistes ne sont entrés en résistance qu'en juin1941, avec l'attaque de l'Allemagne contre l'Union Soviétique.
Ce texte est enfin d'actualité au moement où certains médias et politiciens, notamment le Front National, tentent de mettre sur le même plan la violence fasciste et nazi et la résistance à cette violence de la part de citoyens, de patriotes, notamment dans la gauche communiste.
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