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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 10:05

La Turquie se récolte depuis trois semaines contre son gouvernement. Le Brésil se réveille aussi. A quand la France ?

Celui qui aurait annoncé un embrasement populaire en Turquie il y a un mois n'aurait certainement reçu qu'une écoute polie, au mieux. S'in avait annoncé également un embrasement populaire au Brésil, il serait passé pour un illuminé !

Et pourtant ! Ces deux pays connaissent des révoltes populaires qui, au premier regard peuvent passer pour différentes, mais qui se rejoignent beaucoup sur le fonds.

Bien plus qu'un parc à sauver !

Depuis près d'un mois désormais, ce sont les turcs qui se rebellent contre un gouvernement islamiste conservateur (synonymes) qui veut bétonner la dernière zone verte d'Istanbul.

Malgré 4 morts, 1 600 blessés et plusieurs centaines d'arrestations, dont certaines "préventives", les turcs ne semblent pas vouloir baisser les bras et réclament toujours la démission du gouvernement de l'AKP et de son chef, Reçep Erdogan.

Le refus de citoyens et d'écologistes stanbouliotes (d'Istanbul...) de voir bâtir une caserne militaire et un nouveau centre commercial à la place du parc Gezi, a entrainé une explosion généralisée de colère qui dépasse très largement le seul dossier Gezi. Celui-ci a fait office de détonateur et les propos rassurant du gouvernement sur ce dossier n'a de ce fait pas réussi à calmer l'opposition populaire.

Au parc Gezi, sont venus s'ajouter des questions fondamentales qui couvaient en Turquie : l'islamisation rampante d'un pays sous l'action de l'AKP face à la tradition laïque des turcs, l'implication militaire de la Turquie dans le conflit syrien, au côté des intérêts des Etats-Unis et d'Israël, et les problèmes des bandes armées islamiques qui font régner leur "justice" dans le sud de la Turquie, et, enfin, les revendicatons nationales kurdes toujours réprimées.

Le cocktail s'est révélé explosif, entrainant nombre de jeunes, de militants républicains ou de gauche, de femmes et de militants kurdes dans l'action.

Autant il était difficile d'annoncer cette explosion populaire, autant il est difficile de savoir comment elle évoluera, même si l'utilisation de la force, de la répression tout azimut ont pour l'instant réussi à contrôler le processus. Les conséquences électorales, si 'lon en croit les sondages, sont déjà là, défavorables à un AKP qui y perdrait beaucoup de plumes.

Bien plus que l'augmentation des titres de transport !

Le Brésil s'est à son tour embrasé depuis dix jours.

A l'origine, des manifestations se sont organisées contre la hausse annoncée des titres de transport dans les grandes villes du Brésil. Là aussi, ce sujet a été le révélateur d'autres problèmes, et a provoqué une révolte populaire qui échappe pour l'instant au gouvernement.

Très vite, le prix du billet de transport, qui peut représenter une part importante des dépenses des brésiliens, a ouvert une critique forte de la part des classes populaires et des classes moyennes brésiliennes sur l'état général assez dégradé des transports publics, puis des services de santé publics, puis des services publics en général.

Cette dégradation des services publics nécessaires au peuple s'est retrouvée opposée aux 14 milliards d'euros de dépenses inutiles pour la préparation de la Coupe du Monde de Football l'an prochain. Critiquer la Coupe du Monde de football dans un pays comme le Brésil en dit long sur la colère sous-jacente !

Sous la pression, la plupart des communes ont annoncé une baisse des prix des transports.

Rien n'y fait ! Ce jeudi, ce sont 1 million de brésiliens qui sont descendus dans la rue. Ils étaient notamment 300 000 à Rio de Janeiro, 110 000 à San Paulo, 100 000 à Vitoria, 52 000 à Recife, 30 000 à Brasilia, 30 000 à Manaus, 30 000 à Curitiba, 20 000 à Salvador de Bahia et 20 000 à Aracée.

Libéralisme et corruption

Ce qui relie Brésil et Turquie, c'est une sensation populaire de ne pas bénéficier des fruits d'un capitalisme qui s'enrichit énormément, creusant les inégalités sociales, et de systèmes politiques faussement démocratiques.

A cela s'ajoute, dans ces deux pays, des accusations de corruption : en Turquie, Erdogan est accusé de bétonner le pays pour le compte de ses anciens collègues et toujours amis du secteur de la construction, tandis que le Brésil connait une multiplication de scandales autour du Parti des Travailleurs de la présidente Dilma Roussef.

Dans ce dernier cas, le PT au pouvoir joue une partition ambigü, théoriquement très à gauche, mais finalement très favorable au développement du capitalisme brésilien, notamment de ses multinationales de l'agroalimentaire.

A quand un printemps français progressiste ?

Curieusement, alors que s'effondre l'Europe autour de nous, notamment au sein de nos voisins du sud, le peuple français semble atone, sans réaction. Les mobilisations populaires contre l'Accord national Interprofessionnel et la Loi de Sécurisation de l'emploi ont attiré peu de travailleurs.

Ce ne sont pourtant pas les sujets de colère qui manquent : réforme des retraites à nouveau défavorable aux travailleurs, blocage du salaire des fonctionnaires, privatisations annoncées de biens publics, cadeaux aux entreprises, réforme des collectivités territoriales défavorable à la démocratie locale,...

Cette colère se traduit aussi par les scores pitoyables du parti au pouvoir et de ses alliés écologistes dans les sondages et lors des élections partielles.

Elle se traduit aussi par les mobilisations réussies des communistes et du Front de Gauche ces derniers temps, qu'il s'agisse de réunions, de meetings ou de marches, comme celle du 5 mai dernier à la bastille, avec 180 000 participants.

Oui, le peuple français semble atone. Mais les éléments prouvent que le feu couve.

Il faudra attendre notre Parc Gezi, notre hausse des tickets de transports, qui déclenchera la colère populaire.

Informer, dénoncer et proposer des alternatives progressistes, voilà le travail politique que mènent les communistes pour que l'inévitable fronde populaire en France trouve des perspectives positives et progressistes, au risque sinon, de sombrer dans l'autodestruction et la folie négative du fascisme à la sauce Le Pen.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 10:12

Populaire, festive et rebelle, la Fête de l'Humanité se renouvelle encore une fois cette année !

La date était connue depuis longtemps. Manquaient les têtes d'affiche artistiques et la nouvelle répartition géographique des stands.

Où et quand ?

La Fête de l'Humanité 2013, ce sera donc le vendredi 13, le samedi 14 et le dimanche 15 septembre, toujours au Parc départemental du Bourget, en Seine-Saint-Denis.

Depuis des années, des anges (rouges, évidemment) protègent la Fête des caprices de la météo. Malgré une année 2013 particulièrement mal partie sur ce point, ces anges ne devraient pas nous faire défaut ! En tout cas, on l'espère !...

Qui à voir et écouter ?

Pour ce qui est des têtes d'affiche, la Fête de l'Humanité accueillera encore cette année une grande variété d'artistes, français et étrangers.

Vous pourrez voir et entendre durant ces trois jours :

M---Matthieu-chedid.jpg

- M (Mathieu Chédid), un artiste désormais confirmé de la scène rock hexagonale : ça va décoiffer ! 
Archive, le groupe de trip-hop (électro-rock) britannique passe à Evreux, au Rock dans tous ses états (52 € !) en juin ; 
Zebda, avec un spécial hommage au président chilien, Salvador Allende, assasiné lors du coup d’État de Pinochet au Chili et le 11 septembre 1973, il y a quarante ans ; festif et intelligent ;
Tryo, l’incontournable bande reggae de la scène française ; 
Sanseverino, superbe ambassadeur du jazz manouche ; 
Asaf Avidan, chanteur folk rock israélien qui connait de beaux succès en France ; 
Féfé , l'ex membre du groupe rap Saïan Supa Crew, poursuit une belle carrière solo depuis 2009 ; 
HK et les Saltimbanks, entre reggae, blues et chaâbi, ils auront lancé cet hymne à la mobilisation : "on lâche rien !" 
Staff Benda Bilili, orchestre world music originaire de Kinshasa, nous transportera bien loin de nos frontières musicales ; 
l’Orchestre national de France, pour le toujours très attendu concert classique du dimanche après-midi ; 
Empire Dust , groupe londonien aux textes scandés, avec phrasé Hip Hop tranchant, guitares sales et claviers saturés au service de titres qui sont tous potentiellement de véritables petites bombes ; à découvrir ! 
Yvan Le Bolloc’h, de la comédie à la scène jazz manouche, toujours avec le même talent et la même envie de vivre ; 
Demi-Mondaine ; "Demi Mondaine est à la femme du monde ce que le punk est à la rue" : c'est elle qui le dit !

Et, côté humour, la venue exceptionnelle de Jamel Debbouze, sur la Grande Scène le dimanche après-midi, avec le Jamel Comédy Club.

Des stands et des débats !

La Fête de l'Humanité, c'est avant tout un carrefour de rencontres humaines, d'échange d'idées pour l'égalité, la fraternité et la solidarité.

Des centaines de stands, français et étrangers, des associations, des syndicats, vous accueillent pour débattre, bore un verre, faire la fête ou manger un morceau, depuis la crêperie jusqu'au restaurant gastronomique.

Des expos, des actions de solidarité (Palestine, travailleurs en lutte,...), une gigantesque librairie, un espace théâtre, des attractions,... C'est aussi ça la fête de l'Huma !

Où nous trouver ?

Cette année, les stands se déplacent ! Huma-2012---140912--4-.JPG

Un espace Haute Normandie est créé. Il regroupera sur une même espace, les 5 stands eurois et la dizaine de stands seino-marins. Plus simple et plus fraternel !

Rendez-vous Avenue Jean Ferrat en septembre !

Ah oui !

Dernier détail, essentiel : la vignette pour entrer sur la Fête est disponible dès maintenant auprès des militants communistes au prix de 21 € les 3 jours !

Commandez-les via pcf-eure-sud@orange.fr ou eurepcf@orange.fr ou au 02.32.39.46.82 !

r-Huma-2012---150912.JPG

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 09:51

Comment creuser les déficits sociaux et freiner la croissance ? Hollande utilise les mêmes solutions que Sarkozy !

On va encore dire que les communistes font le "jeu de la droite" en critiquant le gouvernement socialiste-écologiste de Hollande et Ayrault ! Mais pouvons-nous faire sembalnt que tout va bien quand cette majorité s'enfonce dans une stratégie catastrophique pour le peuple de France ?

Les communistes n'ont pas vocation à être l'orchestre du Titanic pendant que coule le navire !

Après le vote de la loi sur la "sécurisation du travail" qui brise des protections essentielles du Code du Travail au détriment des travailleurs et l'annonce d'une énième réforme des retraites qui va encore reculer l'âge de départ des salariés, voilà que le gouvernement Ayrault s'attaque désormais au salaire des 5,2 millions de fonctionnaires, comme le faisait Sarkozy !

Est-il possible de trouver un jour une mesure prise par ce gouvernement qui soit juste économiquement ? La réponse est malheureusement non et, pour cette raison, nous ne pouvons que combattre une telle politique !

Encore une fois, certains politiciens vont tenter de dénigrer les fonctionnaires pour justifier une mesure, le gel de leurs salaires en 2014, qui va pénaliser toute l'économie française, donc également le secteur privé et ses salariés.

Car, quand on bloque les revenus d'un quart des travailleurs français, on diminue forcément le pouvoir d'achat des familles concernées : un salaire bloqué quand les prix montent et que de nouvelles taxes apparaissent, ce sont des familles qui diminuent leurs dépenses et une consommation qui ralentit. Toute l'économie en pâtit, depuis le commerce jusqu'aux entreprises industrielles qui n'écoulent pas leur production.

Faut-il aussi rappeler que l'indice des fonctionnaires, qui permet le calcul de la solde de chaque fonctionnaire, est bloqué déjà depuis 2010, sous Sarkozy ? Quatre années sans revalorisation salariale !

Au delà du seul aspect consommation, ce blocage des salaires des fonctionnaires entraient aussi un manque à gagner évident pour la Sécu et les Caisses de retraites. On nous parlera de déficits par la suite !...

Allègements fiscaux pour les entreprises, dérégulation du marché du travail, privatisations annoncées pour le bénéfice des spéculateurs contre blocage des salaires des fonctionnaires, dérégulation du marché du travail (bis !), refus d'une amnistie sociale et allongement de la durée de cotisation pour la retraite, ce gouvernement a fait un choix politique : celui de se ranger dans le camp du patronat et de la finance contre le camp des travailleurs.

Les communistes interpellent régulièrement le gouvernement et le Parti socialiste sur ce positionnement, appelant les militants et adhérents socialistes sincères à agir avec le PCF et le Front de Gauche pour gagner le "changement", la rupture annoncée par Hollande.

L'échec du candidat socialiste à Villeneuve-sur-Lot, comme les 7 échecs électoraux précédents et les mauvais sondages du Parti socialiste ne sont pas à rechercher dans des excuses bidons mais bien dans un désaveu grandissant d'une politique digne de Sarkozy que les électeurs ont rejeté massivement en mai et juin 2012.

Comme en Grèce ou en Espagne, comme au Portugal, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, le capitalisme a provoqué une crise et profite de l'explosion du chômage pour remodeler une société à son avantage, en pressurant financièrement les travailleurs, en les précarisant toujours plus.

Il est dommage que des partis qui se disent de gauche se prêtent volontairement à ce jeu contre les peuples d'Europe. Le Parti socialiste prend le risque de rejoindre ses camarades socilaistes espagnols et grecs dans les tréfonds des scores électoraux en poursuivant des politiques de droite.

Pour leur part, les communistes restent persuadés qu'il existe d'autres pistes pour financer nos services publics et notre protection sociale. Pour cela, il est nécessaire de s'attaquer aux puissances financières qui dictent leurs lois actuellement et de réorienter les masses gigantesques d'argent qui partent en Bourse ou dans des paradis fiscaux vers l'emploi productif et les services à la population.

Bloquer le salaire des fonctionnaires, tout comme promouvoir des contrats précaires et bloquer le SMIC, c'est finalement jouer contre la croissance et les déficits publics.

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 09:44

L'écran noir qui se lève sur les chaînes nationales grecques amène la question suivante : va t-elle redevenir une télévision d'Etat ou devenir une télévision publique ?

La fermeture policière de la radiotélévision publique grecque sur décret gouvernemental a provoqué une onde de choc bien au delà de la Grèce sur la question des médias et de la démocratie. La question se pose tout autant en France.

Ce matin, on apprend que le Conseil d'Etat grec suspendait la décision autoritaire du gouvernement de droite (allié aux socialistes) d'Antoni Samaras de fermer les 3 chaînes nationales et les radios du groupe public ERT.

Il s'agit bien d'une suspension qui va néanmoins permettre à ces chaînes et ces radios de reprendre leur activité jusqu'en septembre.

Bien que cette décision ne règle pas le sort des 2 800 fonctionnaires d'Etat qui font vivre les médias publics, les employés d'ERT, comme les opposants au régime de la Troïka, ont pris la nouvelle comme un camouflet contre le gouvernement Samaras. Une petite victoire, en quelque sorte.

Se pose désormais, à ceux qui refusent l'austérité gouvernementale et la guerre sociale menée contre le peuple grec, la question de savoir si la télévision et la radio publique grecques vont reprendre sur le même ton qu'avant la crise, passif, ou si, au contraire, ces médias vont conserver le ton d'ouverture et de débat politique acquis lors du mouvement de défense en leur faveur ?

En France : beaucoup de médias aux mains de quelques actionnaires

En clair, les médias publics grecs sont-ils au service de l'Etat, évitant soigneusement de trop s'exposer politiquement, ou doivent-ils être des instruments d'éducation populaire à la citoyenneté, donnant les éléments de reflexion qui permettent à chaque citoyen de bien appréhender la réalité politique, sociale et économique du monde et de la Grèce pour que ce citoyen puisse, en son âme et conscience, faire les choix qui lui semblent les meilleurs pour lui, ses proches et son pays ?

La question se pose aussi en France où, pourtant, pulullent les médias publics comme privés : chaînes de télévision, radios, journaux, internet.

Quand on se penche sur le sujet, on se rend rapidement compte que cette pluralité n'est qu'apparente. En effet, quelques grands groupes possèdent l'essentiel des grands médias !

Par exemple, l'Etat, c'est France 2, France 3, France 5, France Ô et Arte (avec la télé publique allemande), mais aussi le groupe Radio France (France Bleue, France Info, France Inter, France Culture)..

Et, à côté, le secteur privé est aux mains de quelques grands groupes capitalistes :

- le groupe Lagardère (Presse et armement) contrôle Gulli, Europe 1, Virgin Radio, RFM, Elle, Paris Match, Télé 7 jours, Le Journal du dimanche ;

- le groupe Bouyghes (Construction, téléphonie, médias), c'est le groupe TF1 avec TF1, Eurosport, LCI, NT1, TV Breizh, Stylia, Histoire, 80 % de TMC, 50 % de TF6 et de Série Club, et 100 % de l'édition française de presse gratuite, Métronews ;

- le groupe M6 (Télévision, téléphonie), ce sont, outre la chaîne M6, les chaînes  W9, 6ter, Paris Première, Téva, M6 Music, M6 Music Black, M6 Music Club, Girondins TV, M6 Boutique & Co ; Le Groupe est détenu à plus de 48 % par RTL ;

- Et les groupes Canal + (actionnaires : Vivendi, Lagardère, actionnaires divers), NRJ (radios avec NRJ, Nostalgie, Chérie FM,... télés avec NRJ12 et Chérie25 et téléphonie), etc.

Au final, cette fameuse pluralité qui est censée faire la fierté de notre pays se résume à deux grands pôles : un pôle public où l'Etat (donc le gouvernement) intervient indirectement (par les directions) et un pôle privé, contrôlé par des actionnaires et des grandes entreprises privées.

Consommez ! Consommez !

Comme en Grèce ou dans n'importe quel pays capitaliste, ces médias diffusent fortement des messages qui influent les choix des citoyens vers un conformisme social et politique : société de consommation, individualisme, rejet de la chose publique et de vie politique, fatalisme face à une société capitaliste considérée comme "acquise" et une austérité "nécessaire",...

Le citoyen devient un client consommateur qui ne doit pas réfléchir au monde dans lequel il vit et remettre en cause ce système qui le vide de son humanité et exploite son travail pour une caste dirigeante ultra-minoritaire. C'est un peu "Matrix" sans les machines !

On comprend mieux alors pourquoi ceux qui prônent un autre modèle social, un autre mode de développement, et exigent l'intervention citoyenne, sont aussi souvent écartés des médias ou, au mieux, montrés comme des bêtes rares, irrationnelles, irréalistes, passéistes ou utopistes, selon le moment. Il faut décrédibiliser leurs propos, les isoler.

C'est ainsi que vous verrez peu souvent annoncées nos initiatives dans les médias régionaux ou départementaux. Nos communiqués et nos relances ne sont jamais pris en compte par certains, notamment Paris-Normandie. Lorsque des journalistes viennent et réalisent des articles et des photos, rien ne garantit que ceux-ci passent le barrage des comités de rédaction...

Ainsi, récemment; notre meeting d'Alizay (7 juin), n'a été annoncé que dans l'édition de Louviers de La Dépêche, malgré le thème et les invités de premier ordre, et aucun compte-rendu n'a été fait dans la presse régionale et départementale !

Mieux, les assises du changement organisées à Montreuil par le PCF dimanche 16 juin, n'ont eu aucun écho dans les médias nationaux ! Pourtant, ce sont 2 500 militants politiques et syndicaux qui ont participés à 7 ateliers et deux tables-rondes avec des intervenants de qualité et des leaders nationaux, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon ou Maire-Noëlle Lienemann en tête !

Le PCF, qui possède sénateurs et députés, conseillers régionaux et généraux, qui dirige des centaines de communes en France, est systématiquement réduit à de la figuration dans les grands médias français, publics et privés ! C'est loin d'être le cas d'autres courants, comme l'extrême-droite, à qui on déroule les tapis rouges médiatiques.

On pourrait élargir cette absence de diversité politique à l'absence de diversité culturelle dans les médias, hormi les nobles efforts de France 5 ou Arte : pauvreté des émissions musicales, séries américaines en quantité, émissions de divertissement axées sur les jeux pour gagner rapidement de l'argent, dessins animés formatés et violents, ... tel est notre lot quotidien.

En Grèce comme en France, la multiplicité des médias n'implique pas une diversité intellectuelle, culturelle et politique. C'est au contraire, le règne du politiquement correct et de l'abêtissement général.

Avec le coup de tonnerre de la fermeture de la télévision publique ERT, les grecs remettent en question la pluralité des médias. Il faudrait que les français en fassent de même.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 08:44

Nouvelle défaite électorale pour le Parti socialiste ce week-end, dans la symbolique circonscription de Jérôme Cahuzac.

C'était la huitième élection législative partelle depuis l'élection de François Hollande et c'est la huitième défaite pour le Parti socialiste. De quoi se poser des questions, camarades socialistes, non ?

Cette fois-ci, le Parti socialiste est sûr de perdre le siège que détenait le fraudeur ministre Cahuzac, à Villeneuve-sur-Lot. Eliminé dès le premier tour, le candidat socialiste laisse la place à un duel mortifère entre l'UMP et le FN. De quoi inquiéter toute la gauche car cette situation confirme le sondage YouGov de la semaine dernière ! (relire : Le Parti socialiste s'effondre dans les sondages tandis que le Front de Gauche atteind des sommets  ).

A une nuance près, la candidate du Front de Gauche fait du surplace dans la circonscription avec un score en léger progrès sur 2012 (5,08 %). Une grande partie des électeurs socialistes sont restés chez eux ce dimanche, avec une abstention qui est passée de 37 % à 54 %.

Cette huitième défaite et les sondages qui se succèdent sont des indicateurs clairs de la déception des français vis-à-vis d'un gouvernement et d'une majorité élus sur des engagements de rupture politique à gauche mais qui mènent une politique dans la continuité des politiques du gouvernement Fillon et de sa majorité de droite.

Les sondages des Présidentielles 2012 le montraient : les français souhaitaient un changement, un arrêt des politiques de casse sociale et d'austérité menées par Sarkozy et sa majorité. Le Parti socialiste a d'ailleurs joué sur cette attente en appelant au vote utile en faveur de François Hollande et des candidats socialistes et radicaux aux Législatives.

Et, depuis l'arrivée de François Hollande et du gouvernement Ayrault, ce ne sont que des mesures en faveur du Capital qui se succèdent ! Salaires, emplois, protection sociale, fiscalité : où est le changement attendu ?

Dernière annonce en date : la Réforme des Retraites version Ayrault - Hollande suit les mêmes sillon que la réforme Fillon - Sarkozy combattue en 2010 par des millions de salariés et l'opposition de gauche, Parti socialiste compris !

Hier soir, dans l'émission Capital, sur M6, François Hollande avait beau s'engager à ne pas revenir sur l'âge légal de départ en retraite, 60 ans, chacun sait bien qu'un allongement de durée de cotisation correspond dans la réalité à des départs en retraite repoussés à 65 ans ou plus pour les salariés !

En 2012, les communistes français ont mené campagne pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l'élection Présidentielle, puis pour les candidats communistes et du Front de Gauche aux élections Législatives.

Déjà à l'époque, nous alertions les électeurs sur des engagements flous du candidat Hollande et des candidats socialistes, notamment contre la financiarisation de l'économie. Les faits nous donnent malheureusement raison.

Face à la déroute électorale qui menace aujourd'hui le Parti socialiste et ses alliés radicaux et écologistes, François Hollande et son gouvernement doivent écouter les critiques populaires et changer de politique.

Répondre aux attentes populaires de défense de l'emploi, notamment industriel, et de mise en cause des niches fiscales et de la fraude généralisée des géants de l'économie et des plus riches français, voilà qui permettrait aux socialistes de se repositionner en rupture avec les politiques précédentes.

Depuis un an, les socialistes accusent le PCF et le Front de Gauche de ne pas voter les lois et mesures gouvernementales. Tant qu'elles seront dans la continuité des mesures prises sous Sarkozy, les communistes ne changeront pas leur positionnement.

Par contre, si le Parti socialiste, ses élus et son gouvernement, décident de s'attaquer réellement aux forces du capital, à la finance et aux privilèges de quelques milliers de riches nantis, pour assurer une redistribution de ces richesses en faveur de l'emploi, des salaires et des classes populaires, les communistes appuieront alors les mesures gouvernementales.

Que nos camarades socialistes en soient conscients, ce sont bien les mesures et lois antisociales prises par le gouvernement Ayrault qui amènent le Parti socialiste au bord du gouffre et mettent notre pays au péril de renouer avec une majorité de droite, renforcée de l'extrême-droite. Ils sont seuls responsables de leur situation électorale et du désaveu populaire !

"Le changement maintenant" passe par une rupture politique à gauche, un programme en faveur des classes populaires. Le PS renouerait ainsi enfin avec une base populaire déçue par un an de présidence Hollande et avec une gauche communiste qui refusera toujours de cautionner toute politique libérale, même menée par un parti qui s'affirme de gauche.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 09:09

Vote bloqué et manipulation des résultats au PS pour faire valider l'orientation européenne libérale de la direction socialiste.

En empêchant l'aile gauche du PS de présenter un texte sur l'Europe, la direction socialiste pensait avoir fait le plus gros pour faire valider son texte d'orientation sur l'Europe, texte d'inspiration libéral évidemment.

En effet, un texte unique était présenté aux adhérents du PS la semaine dernière. Pour être sûr qu'il soit voté, la direction avait imposé qu'il fallait voter POUR ce texte pour ensuite pouvoir voter les amendements proposés. Une manière d'obliger les militants de l'aile gauche du Parti socialiste a avalé un texte qu'ils dénonçaient et pour lequel ils avaient présenté quatre importants amendements.

Sans surprise avec une telle méthode, ce sont 90 % des adhérents votants qui ont accepté ce texte. 90 % de OUI au texte global mais seulement 35,5 % de participation ! Autant dire que cela fait peu de OUI finalement...

Mais, même comme cela, les amendements déposés par l'aile gauche du PS étaient majoritaires ! Alors, la direction du PS a inventé un système de calcul qui a permis de les rendre minoritaires !

Dans un scrutin "normal", on regarde le nombre de voix en faveur d'un amendement et on le rapporte au nombre de suffrages exprimés pour savoir s'il est validé ou non (plus de 50 % ou non) : en clair, on compare le nombre de OUI et de NON.

Dans la version Solférino du vote démocratique, les votes en faveur des amendements critiques ont été opposés non seulement aux votes contre mais aussi aux blancs et nuls et même aux abstentions !... A quand le vote des morts ?

Evidemment, cette méthode de calcul a inversé le résultat final et ces 4 amendements de gauche ont été déclarés rejetés.

A ce petit jeu là, François Hollande devrait être considéré comme battu !  Il a en effet été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle de 2012 avec 18 000 000 de voix et 51,64 % des suffrages exprimés mais il n'a recueilli que 39,07 % des voix des électeurs inscrits !

Et oui ! Avec les votes pour Sarkozy (16 861 000 voix), les abstentionnistes (9 050 000 voix) et les bulletins blancs ou nuls (2 155 000 voix), François Hollande ne passe pas la barre des 50 % ! Et de beaucoup !...

Décidemment, après la campagne pour le traité de Maastricht (1992) et le traité constitutionnel européen (2005), où le PS a utilisé la manipulation et l'insulte pour défendre le OUI, après l'attitude passive pour ne pas empêcher la ratification du traité de Lisbonne par Sarkozy en 2007, le Parti socialiste montre a quel point il est un agent zélé d'une Europe libérale que rejettent les électeurs français comme, désormais les adhérents du PS !

A un an des élections européennes, les électeurs de gauche et les militants socialistes peuvent légitimement se poser la question du choix de la liste pour laquelle ils voteront ?

Le camp du NON au TCE et au traité de Lisbonne, le camp du NON à la règle d'or validé par François Hollande et sa majorité, se retrouveront sur les candidatures du Front de Gauche, communistes du PCF, ex-socialistes du Parti de Gauche ou ex-NPA de la Gauche Unitaire.

En 2014, aux Européennes, le vote utile à gauche, ce sera le vote Front de Gauche, pour une autre Europe, qui rompe avec le capitalisme libéral et qui se mette au service des peuples.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 09:38

Latvian Socialist Party logoLes élections locales du 2 juin avaient valeur de test pour la coalition des partis lettons libéraux et nationalistes au pouvoir et qui appliquent depuis 2008 un plan d'austérité drastique tout en préparant à marche forcée l'entrée de la Lettonie dans la zone euro.

Dans les deux principales villes du pays, le triomphe est sans partage pour la coalition du « Centre de l'harmonie », une alliance progressiste ancrée dans la population russophone, et menée entre autres par les communistes du Parti socialiste de Lettonie (PSL). (relire : La coalition de gauche du Centre de l'Harmonie, menée par les communistes remporte avec 28,3% des voix les législatives en Lettonie  )

Les communistes remportent la première place dans la deuxième ville du pays, Daugavpils (23,02%) et réalisent des scores honorables, en progression dans la troisième et quatrième villes du pays, respectivement à Liepaja (16,7%) et Jelgava (20,6%).

Le coup de tonnerre, c'est la victoire écrasante du « Centre de l'Harmonie » à Riga. La capitale du pays concentre un letton sur deux et l'essentiel des richesses dans l'ancienne « perle de l'URSS ».

Le candidat présenté par la coalition progressiste, Nils Ušakovs, jeune économiste de 33 ans, a remporté 58,5% des voix, et 39 sièges sur 60. Le « Centre de l'Harmonie » avait remporté la mairie en 2009, mais avec alors seulement 34,6% et 29 sièges au Conseil municipal.

Un parti opposé à l'intégration de la Lettonie dans l'Euro et son irrésistible ascension

Cette victoire s'inscrit dans un contexte national de délégitimation du gouvernement d' « unité nationale », autour des partis nationalistes et libéraux, dans la poursuite des plans d'austérité adoptées depuis 2008.

Les partis du consensus national-européen ont fait adopter la baisse des salaires de 20 à 50 % dans le public, la baisse du salaire minimum de 15%, des retraites de 10 à 70%, l'augmentation de la TVA de 19 à 21% tandis que l'Impôt sur les sociétés restait au taux minimum (flat tax) de 10%.

En face, seul le « Centre de l'Harmonie » portait une ligne conséquence d'opposition aux politiques libérales mais aussi à l'intégration européenne, lui permettant d'élargir sa base électorale, celle de la communauté russophone victime, depuis 1991, d'une politique d'exclusion.

En 2011, le « Centre de l'Harmonie » remportait pour la première fois les élections législatives avec 28,4% des voix, bien que la Sainte-alliance des partis anti-communistes, national-libéraux et européistes les aient alors empêché de prendre le pouvoir.

Or, depuis 2011, la coalition progressiste ne cesse de progresser, notamment sur ses positions d'opposition à l'Union européenne du capital mais aussi à l'intégration de la Lettonie à la monnaie unique, prévue désormais pour janvier 2014.

Le « Centre de l'Harmonie » est le seul parti à critiquer la monnaie unique, proposant même l'organisation d'un référendum sur la question. 65% des Lettons sont à l'heure actuelle opposés à l'intégration de la Lettonie dans la zone euro, en phase avec la position de la coalition progressiste.

Une revanche pour Alfred Rubiks, le « dernier maire communiste » de Riga

La victoire de Nils Ušakovs en 2009, aujourd'hui son triomphe éclatant avec près de 60% des voix est aussi une revanche pour le dirigeant du Parti socialiste de Lettonie (PSL), partie intégrante de la coalition progressiste dans les années 1990 : Alfred Rubiks.

Rubiks a été le « dernier maire communiste de Riga », maire de Riga de 1984 à 1990 en ex-URSS, secrétaire du Parti communiste de Lettonie et membre du Politburo du PCUS en 1990-1991.

Contrairement à nombre de ses camarades de l'époque, lui a refusé de renier ses convictions communistes, il s'est opposé farouchement à la restauration capitaliste en URSS ainsi qu'à la dissolution même de l'Etat socialiste.

Sa décision courageuse lui a valu la haine des nationalistes revanchards lettons. En 1995, il est condamné à huit ans de prison. A sa libération, il devient président du Parti socialiste de Lettonie, héritier du Parti communiste de Lettonie, dont le nom et les symboles sont désormais interdits (comme en Hongrie !).

Interdit de tout mandat électif en Lettonie, Rubiks a été triomphalement élu au Parlement européen lors des élections de 2009. Son aura à Riga n'est pas sans avoir contribué à l'élection de M. Ušakovs en 2009, et sa réélection la semaine dernière.

Comme dans le reste de l'Europe de l'Est -en République tchèque, en Ukraine, en Russie – le vent tourne et les communistes l'ont désormais dans le dos.

Comme nous le montrent nos camarades lettons, seule une ligne de rassemblement mais autour d'objectifs clairs, en opposition non seulement aux politiques capitalistes libérales mais aussi avec l'Union européenne et la monnaie unique, paye.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 10:45

Un sondage YouGov pour le Huffington Post et I-Télé donne Parti Socialiste et Front de Gauche à égalité à 15 % en cas d'élection européenne.

De sondages en sondages, le bateau PS prend l'eau. Les socialistes français vont-ils rejoindre leurs camarades grecs et espagnols dans les profondeurs des scores électoraux ?

Vainqueur sans panache des élections présidentielles et législatives 2012, le Parti socialiste et ses alliés radicaux et écologistes connaissent depuis un an des déboires électoraux successifs, d'élections législatives partielles en élections législatives partielles.

Chacune de ces élections entraine la perte d'un siège de député pour la coalition de centre-gauche à l'Assemblée nationale. La perte de deux sièges de français de l'étranger, et le retour de l'insupportable Frédéric Lefêvre, en sont les derniers exemples.

Ce sera bientôt au tour de la circonscription du fraudeur Cahuzac d'être remise en jeu avec, là aussi, un danger de nouvelle perte pour le PS.

Ces déboires aux élections partielles se voient également dans les sondages !

Depuis quelques mois, différents instituts de sondage se sont intéressés aux élections européennes qui vont avoir lieu en même temps que les municipales au printemps 2014.

Ces sondages montrent tous une chute continue du Parti socialiste.

Alors que, en avril 2012, François Hollande réunissait 28,63 % au premier tour de l'élection présidentielle et que les candidats socialistes obtenaient, en juin, 29,35 % des voix, les premiers sondages pour les Européennes prévoyaient 23 % puis 21 % au Parti socialiste.

Hier, un sondage de l'institut britannique YouGov pour le journal en ligne HuffingtonPost et I-Télé a dû faire trembler la rue de Solférino !

Ce sondage ne place plus le Parti socialiste qu'en troisième position en cas d'élection, derrière l'UMP et le Front National (!) et ex-aequo avec le Front de Gauche !

PS et Front de Gauche seraient ainsi à 15 % chacun !

Si ce sondage est un désaveu pour le PS, c'est l'inverse pour le Front de Gauche, car ce serait un résultat historique, l'alliance autour du PCF se situerait bien au delà du déjà très bon résultat de Jean-Luc Mélenchon aux Présidentielles (11,10 % des voix), et en net progrès sur les Européennes de 2009 (6,05 %) ou même les Législatives de 2012 (6,91 %) !

Tous ces sondages donnent des résultats honorables pour l'UMP (19 à 23 % des voix) mais indiquent une nouvelle et inquiétante poussée du Front National avec 18 à 21 % des voix.

Ce qu'indiquent aussi ces sondages, c'est que les écologistes d'Europe Ecologie - Les Verts (EELV) connaîtraient une chute brutale lors de ces élections, passant de 16,28 % en 2009 à 7 % environ en 2014. De quoi remettre aussi en cause une ligne politique socialement proche de celle du PS.

Les raisons d'une chute

Cet effondrement annoncé du Parti socialiste, d'autres l'ont déjà vécu en Europe, comme dans le cas du PASOK grec et du PSOE espagnol, nous en parlions en début d'article.

A chaque fois, c'est l'alignement des socialistes sur les politiques libérales dictées par les marchés et l'Union européenne qui a entrainé l'effondrement électoral de ces partis ! Au pouvoir, ces partis se sont en effet révélés être de parfaits gestionnaires au service des spéculateurs, appliquant de terribles plans d'austérité pour sauver les banques et les profits des spéculateurs.

La conversion des partis socialistes européens au social-libéralisme anglo-saxon, comme les Travaillistes britanniques ou le SPD allemand, a montré toute sa nocivité contre les travailleurs à l'occasion de la crise capitaliste de 2008. Une grande partie de l'électorat de gauche s'est alors détourné de ces partis.

C'est aujourd'hui ce que vit le Parti socialiste français ! Le sondage YouGov montre que seuls 52 % des électeurs socialistes envisagent de voter PS l'an prochain !

Inversement, le Parti communiste et le Front de Gauche gagnent en crédibilité grâce à leurs propositions courageuses, en rupture avec la finance et la spéculation. Depuis des mois, ici comme nationalement, nous n'avons pas cessé d'interpeler le PS et ses responsables pour qu'il réagisse et change sa politique !

A l'heure où s'annonce une réforme gouvernementale des retraites dans l'esprit de la réforme Sarkozy, la majorité socialiste-écologiste autour de François Hollande semble sourde aux signes de tempête qui s'annoncent pour elle.

Aux militants socialistes et aux électeurs de gauche, et plus généralement, aux travailleurs de faire comprendre au gouvernement socialiste et à ses élus qu'ils font fausse route et qu'une véritable rupture, un "vrai changement" est possible pour redonner la parole et le pouvoir au peuple !

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 10:15

Dans les pas de Sarkozy et de l'UMP en 2010, François Hollande et son gouvernement préparent les esprits à un nouveau recul de civilisation au travers d'une réforme des retraites qui pénalisera les travailleurs et seulement eux.

Navrant. En 2010 les socialistes manifestaient contre la réforme des retraites de Sarkozy - Fillon. Voilà qu'ils reprennent les mêmes arguments et les mêmes solutions que la droite pour mener à bien une nouvelle dégradation du droit à la retraite. S'agissait-il de démagogie politicienne pour "récupérer" de la popularité ou d'une capitulation face aux exigences du patronat et des marchés ?...

Cette nouvelle nouvelle « réforme des retraites » est en vue fait suite au énième rapport sur le sujet. Les arguments sont connus, éculés : « on vit plus longtemps, donc il faut cotiser plus longtemps ».

François Hollande fait sienne cette vielle rengaine que la droite nous a servi à chaque « réforme », et notamment en 2010.

Avec l'aide d'interviews choisies, de reportages partisans et de silence sur les solutions alternatives, les médias préparent les esprits à l'acceptation d'une réforme présentée comme une "fatalité" : il faut bien faire quelque chose pour boucher le trou des caisses de retraite !...

Sauf que ces arguments sont bidons ! Ils l'étaient sous Sarkozy, ils le sont encore sous Hollande !

Y-a t-il fatalité à reculer l'âge de départ en retraite parce que nous vivons plus longtemps ? Non !

En 1981, avec l'arrivée de la gauche au pouvoir pour la première fois en France (et des ministres communistes !), l'âge de la retraite a été abaissée à 60 ans alors que l'espérance de vie connaissait déjà une hausse régulière. C'est un choix de civilisation !

Par ailleurs, entre hommes et femmes, d'une part, mais aussi entre métiers physiques difficiles (ouvriers notamment) et métiers "intellectuels" (encadrement surtout), l'espérance de vie est inégale ! Il vaut mieux être un haut cadre qu'un ouvrier du bâtiment si l'on veut vivre plus longtemps !

Et, l'espérance de vie en bonne santé (sans gros handicaps) est-elle aussi inégale ! A 65 ans, combien d'ouvriers seront encore en bonne santé pour profiter au moins un peu de leur retraite ?

Mourir au travail, est-cela le nouveau projet d'avenir des socialistes et du patronat pour les salariés français ?

Les réformes précédentes ont-elles améliorer la situation des caisses de retraite et des retraités ? Non !Les réformes précédentes ont réduit l'accès à une retraite digne. Elles ont reculé l'âge de départ à la retraite, allongé la durée de cotisation pour bénéficier d'une pension à taux plein et entrainé la baisse des pensions distribuées.

Ces réformes ont été imposées au nom du « sauvetage de notre système de retraite solidaire ».

Le constat est là : elles ont échoué Et cela doublement.

D'une part, elles n'ont pas permis de résorber le déficit des régimes de sécurité sociale. Le régime général était excédentaire en 2000 (+0,5 milliards d'euros), il est désormais déficitaire (-3,5 milliards d'euros attendu fin 2013). D'autre part, elles ont pesé sur le pouvoir d'achat des retraités et donc dégradé la croissance de l'économie. En 20 ans (1992-2012), le pouvoir d'achat des pensions de base a perdu 7,22 % et celui des complémentaires 13,19% (ARRCO : -10,95 % et AGIRC : -15,43%).

Existe-t-il des propositions alternatives de réforme des retraites ? Oui !

 

Les communistes proposent le retour de la retraite à 60 ans à taux plein avec 37,5 annuités de cotisation et la prise en compte les 10 meilleures années dans le privé et aucune retraite sous le SMIC.

 

Et c'est possible si on résorbe le déficit des retraites qui est clairement un problème de recettes.

Celui-ci s'enracine dans les logiques de financiarisation de l'économie.

Le PCF propose de :

1. Garantir le financement pérenne de la branche vieillesse de la sécurité sociale par la cotisation sociale.

Ce qui plombe les entreprises, ce n'est pas le coût du travail, c'est le coût du capital.

Les entreprises françaises paient par an deux fois plus de charges d’intérêt et de dividendes que de cotisations sociales patronales. C'est ce cancer financier qu'il faut combattre !

2. Moduler les taux de cotisation sociale patronale en fonction de la politique d'emploi et de salaire de l'entreprise pour dégager de nouveaux financements.

Il faut augmenter le taux de cotisation sociale des entreprises qui licencient ou baissent les salaires pour augmenter leur rentabilité.

A l'inverse, lorsqu'elle augmente sa masse salariale par rapport à sa valeur ajoutée, ses cotisations sociales patronales seraient relativement abaissée.

3. Supprimer les exonérations de cotisations sociales patronales.

Inventées pour créer des emplois, elles n'ont pas fait la preuve de leur efficacité. Compensées à 95 % par le budget de

l’État, elles ont coûté en 20 ans près de 290 milliards d'euros aux contribuables. Pire, concernant les bas salaires jusqu'à 1,6 SMIC, elles ont contribué à tirer vers le bas l'échelle des salaires. Ce qui pèse d'autant sur le niveau des cotisations sociales versées à la sécurité sociale !

4. Créer une cotisation sociale additionnelle sur les revenus financiers des entreprises.

Les revenus financiers des entreprises échappent aujourd'hui aux prélèvement sociaux, alors qu'ils se développent contre l'emploi. En leur appliquant les taux actuels de cotisations patronales de chaque branche, on pourrait prélever plus de 80 Mds d'euros de recettes nouvelles pour la sécurité sociale, dont 30 Mds pour notre système de retraite solidaire.

5. Réduire progressivement le poids de la fiscalité dans le financement de la sécurité sociale.

 La part de la fiscalité dans le financement de la sécurité sociale représentait 2 % en 1990. Elle en représente désormais 37 %, dont la moitié est imputable à la CSG. Cette croissance de la fiscalité contribue à transférer le financement de la sécurité sociale sur les ménages pour l'essentiel et à réduire proportionnellement la contribution des entreprises.

Elle encourage ainsi les entreprises à s'exonérer de leur responsabilité sociale et permet à l’État de renforcer son contrôle sur notre système de sécurité sociale, en remplaçant progressivement le principe de solidarité des travailleurs entre eux .

Sur cette question des retraites, le recul de l'âge de départ en retraite et le nivellement par le bas des acquis sociaux ne sont pas une fatalité, c'est un choix politique !

Les communistes et leurs partenaires du Front de gauche proposent de s'attaquer à la logique financière qui a entrainé la crise actuelle et qui détourne chaque année des centaines de milliards d'euros du travail vers le capital, capitalisations boursières, dividendes ou évasion fiscale.

Une autre réforme des retraites est possible qui permettrait d'assainir le déficit des caisses de retraite et de revenir à la retraite à 60 ans, à taux plein et avec 37,5 années de cotisation.

Voilà qui serait enfin une avancée de civilisation, une mesure de gauche !



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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 09:37

La fermeture des 3 chaînes de la télévision publique grecque constitue une première historique.

Même au temps de la dictature militaire, dans les années 70, les chaînes de télévision publique grecques n'avaient pas subi un tel sort !

Hier soir, un décret gouvernemental signifait la fermeture immédiate de ERT, radio et télévision publique grecque, ce qui entraine, dans la foulée, le licenciement des 2 800 fonctionnaires d'Etat qui la font tourner. Pour cela, le gouvernement grec se base sur des ordres la Troïka étrangère (Union européenne, Banque Centrale Européenne, FMI) qui dirige de fait le pays. L'Europe avait en effet donner ordre de licencier rapidement 2 000 fonctionnaires grecs. C'est chose faite !

Cette décision s'est faite malgré l'opposition des ministres de centre-gauche du gouvernement. les 2 ministres "socialistes" du PASOK et les deux de la Gauche démocratique (Dimar) ont refusé de signer ce décret tellement même eux le considéraient antidémocratique ! Seuls les ministres de droite ont signé ce décret.

Malgré la résistance des journalistes et techniciens au siège, qui ont continué d'émettre quelques heures, c'est par la force que la télévision a été éteinte. Des forces de police (CRS locaux) ont envahi les locaux athéniens de la chaîne publique après que plusieurs émetteurs régionaux aient été coupés par la police.

Depuis 23 heures hier soir, c'est écran noir sur les 3 canaux télévisés publics. Techniciens et journalistes tentent d'émettre via internet et le gouvernement cherche à contrer chaque initiative des personnels d'ERT.

Le gouvernement à même fait fermer le "canal 902", chaîne de télévision du parti communiste grec qui relayait les émissions des personnels résistants d'ERT.

Cette mesure exceptionnelle a fait l'effet d'un électrochoc terrible en Grèce où elle a été perçue comme un signe avant-coureur d'un coup d'état.

Dès hier soir, les syndicats des médias privés se sont mis en grève et des milliers d'athéniens ont convergé vers les locaux de la télévision publique. Syndicats et partis politiques (comme le KKE, PC de Grèce, ou Syriza) ont exprimé leur colère. Des artistes et célébrités se sont joints aux manifestants.

Cette réaction de citoyens grecs face à ce qui ressemble à un véritable coup de force du gouvernement contre la liberté des médias et le droit à l'information va t-elle entrainer un mouvement similaire à celui que traversent leurs voisins turcs ?

Dans les deux cas, la légitimité d'un gouvernement est remise en cause et c'est un événement qui cristallise la colère populaire.

En Turquie, d'ailleurs, face à une mobilisation qui ne faiblit pas, le gouvernement de la droite islamiste s'en prend aussi à la liberté d'information, notamment en réduisant la bande passante internet (donc la possibilité d'envoyer des messages et tweet).

Alors que le peuple grec est saigné à blanc par une Troïka au service des banques et de la finance internationale, son gouvernement se retrouve à n'être que le simple exécutant d'ordres venant de l'étranger. Sa perte de légitimité l'entraine sur des voies dangereuses, laissant les néo-nazis d'Aube Dorée s'emparer de la rue et mettant l'éteignoir sur les médias.

Comme nous l'avons si souvent rappelé, la lutte des peuples contre les violences des régimes capitalistes, économiques, policières ou militaires, concerne également le peuple français, confronté lui aussi à une offensive sans précédent du système contre des siècles de progrès sociaux.

Il est navarant de voir la passivité de nos médias français sur ce sujet. Eux qui déplorent à longueur d'antenne (télé ou radio) les "atteintes à la liberté de la presse" dans certains pays choisis, ne protestent aucunement contre coup de force historique ! Que n'a t-on entendu dénoncer le gouvernement vénézuélien quand il a refusé de renouveler une autorisatiion d'émettre à une chaîne privée qui avait soutenu un coup d'état militaire contre le gouvernement légal !...

Même nos médias publics, Radio France en tête, se moquaient du sujet ce matin ! Sombres idiots utilses du régime !

Les communistes français, comme ceux du sud de l'Eure, apportent leur soutien complet aux peuples grecs et turcs qui se battent aujourd'hui pour la démocratie et le droit de vivre décemment.

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