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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 09:29

François Hollande s'est livré à un surprenant éloge des réformes du marché du travail allemand, lors des célébrations jeudi 23 mai à Leipzig des 150 ans du parti social-démocrate (SPD), en présence de la chancelière (de droite) Angela Merkel.

François Hollande, qui se présentait encore comme "socialiste" plutôt que comme "social-démocrate" lors de sa grande conférence de presse à l'Elysée le 16 mai, a notamment vanté les réformes lancées en 2003 par l'ancien chancelier SPD Gerhard Schröder pour flexibiliser le marché du travail allemand.

Ces réformes, sensées doper la compétitivité allemande, ont  en réalité aggraver la pauvreté. Elles ont notamment créer une obligation faite aux chômeurs d'accepter des jobs précaires payés 2 € de l'heure (16 € la journée !) : que du bonheur pour les patrons !

Ces réformes restent controversées dix ans plus tard, y compris au sein du SPD. C'est dire !

Les sociaux-démocrates allemands ont voté avec le parti de la chancelière tous les plans de sauvetage de la zone euro, depuis le début de la crise, même s'ils n'ont eu de cesse de critiquer la politique d'austérité imposée, selon eux, par Angela Merkel. Double langage.

Voir françois Hollande tenir un discours de gauche le 16 mai et vanter la soumission libérale exemplaire du SPD une semaine après, nous rappelle son discours anti-libéral du Bourget ("Mon ennemi, c'est la finance !") qui a précédé de peu une visite courtoise à la City londonienne, antre du capitalisme anglo-saxon, durant la campagne présidentielle 2012.

Double langage là aussi !

Solidaire


 

A lire : le  grain de sel de Norbert Arndt, dirigeant du syndicat allemand VerDi de Hernen, dans "L'Humanité".

Le modèle allemand, c’est une entreprise de redistribution de la richesse du bas vers le haut à laquelle nous assistons depuis maintenant vingt ans. C’est cela en fait que l’on recommande si fortement à toute l’Europe. L’Allemagne est au centre de cette politique

Travailleurs pauvres, misère sociale, voilà le modèle allemand et le bilan des réformes de Gerhard Schröder
Et le sort réservé aux salariés allemands n’a rien d’un exemple à suivre.
Sur le papier, le niveau du chômage est certes moins élevé ici que dans d’autres pays européens. Mais c’est un formidable trompe-l’œil car, ici, on vit sous le règne de la précarité et de la misère au travail.
Après la mise en place de "l’agenda 2010" (réformes antisociales de l’ex-chancelier Schröder), les emplois hors convention collective sont devenus légion.
Nous sommes à l’âge d’or de ces sociétés d’intérim, de ces marchands d’hommes qui jouent sur les statuts des jobs sous-payés et à couverture sociale allégée. La situation ne cesse de se dégrader pour la population de ma ville, 
Herne (170 000 habitants près de Bochum – NDLR). On y recense pas moins de 3 500 travailleurs pauvres inscrits au bureau d’aide sociale. On les appelle des cumulards (Aufstocker). En effet, comme leurs revenus salariaux se situent en dessous des minima sociaux, ils sont autorisés à les cumuler avec une somme complémentaire fournie par l’organisme public. Pour s’en sortir, certains vont jusqu’à exercer trois ou quatre emplois de ce type en même temps.
La prospérité est réservée au centre des grandes métropoles comme Munich ou Stuttgart.
Dès que l’on passe à la périphérie, c’est la chute des niveaux de vie qui est à l’ordre du jour.
Ici, dans ma ville, un enfant sur quatre est tributaire de l’aide sociale.
Sur 170 000 habitants, 21 300 ont 
réclamé un soutien pour faire face à leurs dépenses de chauffage cet hiver.
Et pour les plus anciens, le choc est encore plus terrible. Le revenu moyen des retraités à Herne se situe à 705 euros par mois. C’est la conséquence des réformes de l’assurance vieillesse, avec la mise à mal croissante du système de base par répartition qui se traduit aussi, depuis le début de cette année, par un report à soixante-sept ans de l’âge de départ légal.
Et les populations de Herne et de toute la région commencent à subir de surcroît, maintenant, le retour du bâton du modèle de l’austérité imposée à toute
l’Europe. Les commandes à l’industrie se réduisent. L’usine Opel de Bochum va fermer dès l’an prochain. Cela signifie la suppression de 3 000 emplois. Sans compter les postes induits chez les sous-traitants et autres fournisseurs du site. Ce pays est rattrapé par la crise que ses autorités successives ont semée."
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 09:23

Fraude fiscale organisée, paradis fiscaux protégés, multinationales qui échappent aux impôts,... Et si notre gouvernement cherchait des ressources du côté des profiteurs du système ?

Jean-Marc Ayrault, premier ministre de François Hollande, est de passage cet après-midi à Evreux, au commissariat puis au Conseil général sur le thème de la lutte contre les violences faites aux femmes. Ce ne sera pas le lieu et l'occasion pour nous de lui dire de vive voix notre mécontentement sur cette première année de gouvernement. Et pourtant !

Hier, les médias relataient des propos du premier ministre affirmant qu'aucun nouvel impôt, aucun nouveau prélèvement, ne serait mis en place (cette année a priori). C'est une bonne chose !

Cependant, le premier ministre souhaite faire des économies dans le fonctionnement de l'Etat.

Là, on repart sur le crédo libéral du "moins d'Etat" ! Moins de dépenses, c'est forcément moins de fonctionnaires ou des missions de l'Etat qui se réduisent. L'argument sur une "meilleure utilisation des fonds publics" a tellement été utilisé par les gouvernements successifs qu'on se demande ce qu'on pourrait encore optimiser, rationaliser, économiser (cocher la case utile) ?

50 milliards d'euros perdus pour les comptes de la République

Par contre, il y a de l'argent, beaucoup d'argent, a récupéré du côté de la fraude fiscale !

Le Parlement européen parle de 1 000 milliards d'euros par an pour les 27 pays de l'Union européenne !

Cela représente 2 000 € par européen !

Cette fraude représente aussi le montant que dépensent chaque année les pays européens dans le domaine de la santé et quatre fois ce qu'ils investissent dans l'éducation.

Cette somme permettrait de réduire les dettes des États, soulager l'austérité et stimuler la croissance en investissant dans des domaines comme la recherche et les infrastructures.

Autant dire que cet argent manque ! Et il s'agit d'argent volé au fisc, donc à la collectivité. Ceux qui le font sont des délinquants. Récupérer cet argent ne serait pas créer un nouvel impôt mais rétablir la justice et l'égalité de tous devant l'impôt !

Rien qu'au niveau français, la fraude fiscale représente une perte de 50 milliards d'euros pour le budget de l'Etat !

Cette somme, c'est à peu près le déficit de l'Etat d'avant la crise de 2008, déficit alourdit aujourd'hui des remboursements aux banques des emprunts faits pour renflouer... les banques !

En clair, en récupérant l'argent de la fraude fiscale, le déficit public de l'Etat serait un vague souvenir !

Lutte contre les paradis fiscaux : l'arlésienne

Et les paradis fiscaux ?

Rappelez-vous 2008, l'effondrement du marché immobilier puis bancaire qui amène Obama, Sarkozy et d'autres à parler de lutte contre les paradis fiscaux. Cinq ans après, rien n'a été fait ! Des sommets, des listes noires, grises,... mais aucune action !

L'eurodéputée slovène à l'origine de ce rapport, Mojca Kleva Kekuš, prône davantage d'actions contre ces paradis fiscaux.

Selon les experts, 32 000 milliards d'euros y seraient dissimulés. Des sommes fabuleuses qui boucheraient pas de trous dans les budgets des Etats et permettraient de substantielles avancées aux niveaux des équipements sanitaires et éducatifs à travers le monde !

Mais là, chut ! Il s'agit des trésors de guerre des grandes entreprises capitalistes et des grosses fortunes de l'oligarchie qui gouverne ce monde ! On ne touche pas aux maîtres !

D'autant plus que l'Europe abrite un nombre important de paradis fiscaux : Luxembourg, Lichtenchtein, Chypre, Jersey... D'ici à ce que cela bouge au niveau européen, les poules auront des dents et les ouvriers des Rolex !

Quand les grandes sociétés échappent à l'impôt

Comme pour les grosses fortunes, les grandes entreprises ont de nombreuses possibilités d'échapper partiellement ou complètement à l'impôt : créer des déficits dans certaines filiales et rapatrier ces dettes à la maison mère, déplacer le siège social,...

En 2011, c'est même un député UMP, Gilles Carrez, qui en parlait dans un rapport. Il affirmait alors que les grandes sociétés "auraient un taux moyen d'imposition de l'ordre de presque 20 points inférieurs à la moyenne des PME".

Le député PS Pierre-Alain Muet, orateur de son groupe sur les questions budgétaires de l'époque, faisait le même constat : "Les PME ne sont pas très loin du taux de 33 % d'IS [impôt sur les sociétés]. Les grandes entreprises, au-delà de 2 000 salariés, c'est 13 %. Les sociétés du CAC 40, c'est seulement 8 %. La plus grande entreprise de France, Total, c'est 0 %".

Total : 10,7 milliards de bénéfices en 2012 et 0 euros d'impôts en France ? Incroyable, non !

C'est comme Thomas Fabius, le fils de Laurent Fabius, non imposable mais qui achète un appartement de 7 millions d'euros sur Paris.

Quelle PME, quel ouvrier, peut avoir des revenus ou des biens d'une telle valeur sans payer d'impôts ?

Les Etats-Unis cherchent actuellement à récupérer de l'argent auprès du géant informatique Apple qui aurait réussi à dissimuler 10 milliards de dollars au fisc américain via des comptes... en Irlande, pays membre de l'Europe !

Que des grandes entreprises, pour certaines privatisées depuis seulement quelques années, fassent de juteux bénéfices sur le dos de leurs salariés et de leurs clients/consommateurs et, en plus, trompent le fisc, cela devrait provoquer de vives réactions des gouvernements français ! Et bien, non !

Alors, effectivement, le gouvernement Ayrault fait bien de ne pas vouloir alourdir les impôts et les taxes des français !

Mais, au lieu de réduire encore et encore l'efficacité de l'Etat ou ses missions, il devrait regarder du côté de la fraude fiscale des grandes fortunes, de l'évasion fiscale des multinationales et de la lutte contre les paradis fiscaux !

Des sommes fabuleuses, en centaines de milliards d'euros, échappent volontairement aux comptes de l'Etat.

Non, encore une fois, ce n'est pas à nous de payer la crise du capitalisme, mais à ceux qui l'ont provoquée et qui continuent de se gaver !

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 09:41

La crise, ce n'est pas que des économies budgétaires, c'est d'abord des dizaines de milliers de familles qui basculent dans une pauvreté extrême pendant qu'une poignée de familles, en haut de l'échelle, continue d'accumuler d'insolentes fortunes.

Ainsi, plus de 28 % des habitants de Miami vivent dans la pauvreté. On est loin du cliché sur la Floride et Miami, son soleil, ses plages, ses palmiers, ses jolies filles en bikini, que nous véhiculent les séries US ! 28 %, c'est plus d'un habitant de Miami sur quatre !

A Cincinnati, autre grande ville étatsunienne, la pauvreté a augmenté de 83 % entre 2000 et 2011. Presqu'un doublement !

Plus généralement, l'étude réalisée par l'institution Brookings (organisme de réflexion lié au Parti démocrate d'Obama) révèle que le nombre de pauvre aux Etats-Unis s'est accrû de 64 % en 10 ans. Un chiffre dramatique.

L'étude révèle également que la situation entre quartiers s'est fortement polarisée et que la grande pauvreté atteind des niveaux critiques.

Pour cet organisme, les causes de cette augmentation du nombre de pauvres sont multiples, liées essentiellement à la précarité professionnelle qui s'aggrave, à la croissance démographique, à l'effondrement du marché immobilier et à la crise des hypothèques (qui a particulièrement frappé les Etats-Unis depuis 2008 et jeté des milliers de familles à la rue).

En 2011, le Bureau du recensement, organisme fédéral, estimait à 46,6 millions le nombre de pauvres aux Etats-Unis, soit 15 % de la population (1 habitant sur 6 à 7). Ce chiffre est minoré pour beaucoup de spécialistes.

La France suit le même mouvement

Ces chiffres de la pauvreté aux Etats-Unis rejoignent ceux publiés an avril par l'INSEE en France même si cette dernière étude se base sur des chiffres de 2010, donc avant l'approfondissement de la crise en Europe. C'est pour dire !

On apprend par l'INSEE que 440 000 français supplémentaires ont glissé dans la pauvreté rien qu'en 2010 et que ce sont désormais 2,5 millions d'enfants qui vivent dans notre pays en situation de pauvreté. Noirs ou blancs, de toutes obédiences religieuses ou athées, ces français vivent la même misère, loin des discours qui veulent mettre sur le dos des uns ou des autres les causes de la misère en France.

Car, l'INSEE met en avant un phénomène que nous autres communistes dénonçons avec force : pendant que la majorité de la population française voit se détériorer son pouvoir d'achat, les français situés dans le haut de l'échelle connaissent, à l'inverse, une hausse de leurs revenus.

Ainsi, quand on nous dit que les revenus des français progressent, les études de l'INSEE montrent que c'est uniquement grâce aux bons résultats des revenus des 5 % de français situés en haut de l'échelle sociale, avec 38 200 € annuels par Unité de Consommation comme dit l'INSEE. En gros, c'est 1,5 fois ce revenu pour un couple sans enfant soit 55 000 € annuels pour ce couple. Ils ont connu en 2010 une hausse de leurs revenus de 1,3 %.

Pour être parmi les 1 % de français les plus riches, comptez 135 000 € annuels pour un couple sans enfants.

Pour être parmi les 0,1 % de français les plus riches (1 français sur 1 000, soit 63 000 personnes), il faut gagner plus de 360 000 € annuels pour un couple sans enfant soit près de 30 000 € mensuels.

Enfin, les 0,01 % de français les plus riches (1 français sur 10 000, soit 6 300 personnes) gagnent 1 100 000 € annuels, pas loin de 100 000 € par mois. Il faut 11,3 % de revenus supplémentaires en 2010 pour apparaître dans cette catégorie ! On est loin des 1,3 % de hausse de niveau de vie des 10 % les plus aisés !...

Pour info, le revenu médian des français (la moitié gagne plus, l'autre moitié gagne moins) est de 1 610 € par mois !

Bref ! Pendant que les 50 % de français les moins aisés voient baisser leurs revenus, les 10 % les plus aisés voient progresser modérément leur niveau de vie de 1,3 % en moyenne et les 0,01 % les plus riches voient leurs revenus progresser de 11,3 % en moyenne !

On comprend mieux la hausse du nombre de pauvres en France et les bons résultats des ventes de voitures de luxe !

La crise, c'est donc bien un choc pour les plus pauvres et pour les classes moyennes mais une aubaine pour les plus riches.

En France comme aux Etats-Unis, la pauvreté touche des dizaines de milliers de nouvelles familles chaque année avec des difficultés de logement, de chauffage et d'alimentation que connaissent tous ceux qui sont au contact des familles populaires, associations d'entraide, assistantes sociales, mairies,...

Une crise et une pauvreté qui épargne très largement le revenu d'une poignée de très riches familles.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 10:27

Ne pas appliquer une loi de la République ? Et pourquoi une seule ?

C'est nouveau : des élus affirment publiquement qu'ils n'appliqueront pas une loi de la République. Et ça ne pose de problèmes à personne ?

Revoilà le mariage pour tous et la Loi Taubira ! Un sujet qu'on croyait clos et qui a malheureusement permis à la France réactionnaire, des ultra-catholiques à l'extrême-droite, de faire front commun contre une loi qui, somme toute, n'intéresse qu'une minorité de français.

Comme nous le disions dans d'autres articles (lire : Face à des français fatigués de leurs manifs, les anti-mariage pour tous jouent la provocation  ), cette loi a été annoncée pendant la campagne électorale par le candidat Hollande et fait partie des rares engagements qu'il réalise. Les français qui l'ont majoritairement choisi en 2012, avec sa majorité parlementaire, le savaient. Elle a donc été annoncée, votée démocratiquement et le Conseil constitutionnel (majoritairement de droite) vient de valider cette loi.

Malgré tout, du côté de l'UMP se multiplient les annonces de maires qui refuseront de célébrer des mariages entre personnes du même sexe en invoquant une "clause de conscience".

Jusqu'à présent, lorsqu'un élu de la République se retrouvait en situation de devoir appliquer une loi qui choquait sa conscience, il démissionnait. C'est arriver pendant l'Occupation.

Mais où a t'on vu en démocratie des élus annoncer publiquement qu'ils refuseront d'appliquer une loi de la République ?

Oui, d'accord, certains élus violent déjà les lois. Il n'est qu'à voir les Cahuzac, Balkany, Tibéri et consorts. Ceux-là violent les lois mais pas publiquement !...

Si certains élus de droite se permettent de ne pas respecter les lois et s'en vantent, peut-être que d'autres élus pourraient en faire de même mais sur d'autres sujets ?

Moi, je demande que des maires, présidents de conseil généraux ou de régions, s'engagent à ne pas respecter la loi sur les retraites ! Avec un peu de chance, nous pourrons ainsi partir à la retraite à 60 ans à taux plein avec 37,5 annuités ?

Le propre d'une démocratie, c'est que la loi doit être la même pour tous.

Si ceux qui sont sensés voter les lois et ceux qui représentent l'Etat au niveau local, les maires, ne respectent plus publiquement la loi, pourra t-on encore parler de démocratie d'ici quelques mois ?

Si les élus de la République annonce qu'ils violeront officiellement la loi, qu'est-ce qui empêchera un policier de décider qu'il n'appliquera pas la loi de son choix ? Celle sur la légitime défense, le droit des victimes ou sur le respect  des communications personnelles ? Que sais-je encore ?...

Et puis, finalement, que dire à un automobliste qui décidera que le respect des feux rouges ne s'applique pas à sa personne ? Il y en a déjà tant qui considèrent le clignotant comme optionnel !...

Plus sérieusement, et pour en revenir au débat, il est intolérable que le viol de la loi républicaine soit ainsi officiellement défendu par des élus de la République, issus d'une force politique qui a récemment mener les affaires de l'Etat et qui souhaite renouer avec la gestion de la Nation !

Cela va de pair avec un Henri Guaino, proche parmi les proches de l'ex-chef du régime, Nicolas Sarkozy, dénonçant les juges dans les médias.

La droite glisse dangereusement vers un populisme d'extrême-droite qui rappelle en tout point l'époque Berlusconi en Italie : bling-bling, affaires, politique ultra-libérale, collusion avec l'extrême-droite, attaques contre les juges,...

La République n'est pas un supermarché où l'on choisit ce qui nous intéresse et où l'on rejète ce qui ne nous plait pas !

Vivre ensemble, c'est respecter les autres et respecter le code qui encadre ce vivre ensemble, la Loi ! Ceux qui ont  des prétentions aux affaires devraient montrer l'exemple. On en est loin.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 08:52

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« Renvoyez-moi à Cuba ! » : le cri d’un « dissident » cubain mis à la rue par la police de son pays d’accueil, l’Espagne

Gilberto Martinez, sa femme et ses trois enfants de 8, 15 et 22 ans font partie de ces « dissidents » cubains qui ont migré en Espagne en 2011 à la suite d’un accord négocié entre l’église catholique et le gouvernement de La Havane.

Aujourd’hui, Gilberto Martinez crie à la face du monde : « Remmenez-nous à Cuba ! ».

Ses illusions sur le monde capitaliste « libre » sont retombées en 26 mois. Le 7 mai 2013, la police espagnole a procédé sans ménagement à l’expulsion de sa famille du logement qu’elle occupait à Alicante. La mobilisation en aide de militants anti-expulsion a été durement réprimée.

Comme des dizaines de milliers de personnes, ils ont été jetés à la rue par un Etat espagnol, plus soucieux des intérêts des banques et des spéculateurs, que de ceux des habitants, même de ses « réfugiés politiques ».

Au bout d’un an, alors qu’on lui avait promis 5 ans de soutien, le gouvernement espagnol (pourtant passé à droite !) a coupé les vivres à la malheureuse famille exilée. Plus d’électricité, plus d’eau, puis plus de toit : le sort de millions de personnes dans les pays capitalistes n’est même pas imaginable pour la plupart des Cubains.

Gilberto Martinez comprend mieux comment il a été manipulé, là-bas à Cuba comme en Espagne. Saluons son courage de le reconnaître!

Le règne de la propriété privée et de la loi du marché fait expulser des centaines de familles alors que 20.000 logements restent vides à Alicante.

Des camarades cubains rappellent que la toute première mesure du gouvernement révolutionnaire, le 26 janvier 1959, a été l’annulation de toutes les expulsions, suivie par la diminution de 30 à 50% des loyers, puis par l’attribution du titre de propriété de leur logement aux locataires.

Deux conceptions du monde, du droit du logement. L’une à combattre, l’autre à préserver et à consolider.

Gilberto Martinez et sa famille seront sans doute maintenant de ce combat !

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 09:03

Alors que les rebelles perdent du terrain face aux troupes régulières de l'armée syrienne, les publications de documents prouvant l'utilisation de gaz sarin par les rebelles (Carla Del Ponte, TPI), des images de décapitation de prisonniers et de civils et, enfin, des images de cannibalisme (foie et cœur) s'accumulent et démontrent toute la noirceur des rebelles islamistes qui font la guerre en Syrie.

L'attentat de Reynhali tombe à pic pour accuser Damas.

Comme le démontre le texte ci-dessous, le groupuscule accusé de l'attentat, inactif depuis 30 ans (!), n'a pas les moyens d'organiser un tel attentat, très élaboré, qui frappe au demeurant une population bine loin de soutenir le gouvernement turc et les rebelles en Syrie.

Bref ! Le gouvernement syrien n'avait aucun intérêt à frapper un voisin belliqueux, alors qu'il gagne du terrain, surtout s'il s'agit de frapper des civils turcs considérés comme favorables à sa cause !

Chercher qui a intérêt à faire monter la tension dans la région et qui a les moyens d'organiser de tels attentats et vous aurez une liste réduite des coupables potentiels. La Syrie, comme l'extrême-gauche turcs, en sont exclus.

Solidaire


Envoyé par Gilbert Rémond

Bahar Kimyongür, 13 mai 2013
Samedi 11 mai, la ville turque de Reyhanli (Rihaniye en arabe) située dans la province frontalière turco-syrienne du Hatay a été secouée par un double attentat à la voiture piégée. On dénombre pour l'heure 50 morts et des dizaines de blessés graves.
Les autorités turques ont immédiatement pointé la responsabilité des services secrets syriens puis annoncé l’arrestation de neuf citoyens turcs affiliés à un « groupe marxiste » pro-syrien en lien avec le massacre. Dans la foulée, la justice turque a décrété la censure sur « toutes les informations relatives à l’enquête sur l’attentat ». Comment expliquer la panique et la précipitation qui se sont emparés du gouvernement néo-conservateur turc ? A qui profite le crime ? Que dit le principal accusé ? Nous avons tenté d’apporter quelques éclairages.
Le système judiciaire d’Erdogan, un instrument de propagande et de guerre psychologique
Dès le début de l’enquête sur les attentats de Reyhanli, les autorités turques ont accusé les « moukhabarats », les services secrets syriens d’en être les auteurs. La police turque a ensuite procédé à des perquisitions et des arrestations dans les milieux de la gauche radicale. Quelques formules lapidaires, deux ou trois slogans, un décret de censure et le tour était joué. Enfin, c'est ce que croyait l'administration AKP...
Le système judiciaire turc n’a jamais été un modèle en matière d’impartialité et la politisation de la magistrature turque n’est un secret pour personne. Le gouvernement turc se sert régulièrement de ses tribunaux pour faire taire ses adversaires. C’est ainsi que la Turquie est devenue la plus grande prison pour journalistes du monde
Dans les affaires Ergenekon et Balyoz, les enquêteurs se sont évertués à démontrer sans succès qu’il existerait un grand complot contre le gouvernement AKP mêlant politiciens, journalistes et militaires kémalistes, groupes mafieux liés à la contre-guérilla, militants marxistes et groupuscules d’extrême droite. 
L’accusation selon laquelle des réseaux d’extrême gauche en lien avec les services secrets syriens seraient les responsables de l’attentat de Reyhanli fait partie des classiques de l’AKP et n'a pas vraiment convaincu la population.
La majorité des habitants de Reyhanli pense d’ailleurs que l’attaque est l’œuvre de l’Armée syrienne libre (ASL)
De nombreuses personnes interrogées sur place disent même que les rebelles syriens ont été avertis et ont quitté la ville peu avant les explosions. 
C’est en tout cas ce que relève le député turc du Congrès démocratique du peuple Ertugrul Kükçü en visite aujourd'hui sur les lieux de l'attentat. (Radikal, 12 mai 2013).
Le modus operandi est étranger à la gauche turque
Avec un bilan de 50 morts, 155 blessés et des dégâts ayant touché 735 commerces, 62 véhicules, 8 bâtiments publics et 120 appartements, le double attentat de Reyhanli est l'attaque à l'explosif la plus sanglante de l'histoire de la République de Turquie. Les deux autres attentats les plus meurtriers qui suivent dans cette liste macabre ont été perpétrés par Al Qaïda, les 15 et 23 novembre 2003 à Istanbul et ont respectivement coûté la vie à 27 et à 30 personnes.
Ce détail a son importance. La Turquie est coutumière de la violence politique et la lutte armée y existe depuis le début des années 70. Des dizaines de mouvements marxistes et nationalistes ont pris le maquis contre le régime d'Ankara. Pourtant, aucun d’entre eux, pas même les indépendantistes du PKK aux moyens militaires conséquents n'ont commis d'attentat aussi meurtrier que celui de Reyhanli. Seule Al Qaïda rivalise avec ce record macabre.
Il est par ailleurs peu probable sinon impossible qu'un « groupe marxiste » ait délibérément visé la population civile à Reyhanli comme le prétendent les autorités turques. Ce type d'attentat ne correspond pas du tout au mode opératoire de la gauche radicale. Il est même en totale opposition avec les principes moraux et l'éthique militaire qui animent les marxistes anatoliens.
Le chef du groupe visé dément la version officielle et accuse les mercenaires d’Al Nosra
Les autorités turques désignent explicitement Mihrac Ural, un militant turco-syrien originaire d’Antioche comme étant le planificateur des attentats de Reyhanli.
Mihrac Ural est le chef de la milice syrienne pro-gouvernementale « Mouqawama Souriy » (Résistance syrienne) qui ratisse les régions forestières de Lattaquié à la frontière turco-syrienne pour empêcher l’infiltration des djihadistes venant de Turquie.
Il est aussi le secrétaire-général d’un groupuscule marxiste turc pro-syrien appelé « Urgentistes » (Acilciler) qui s’est dissous en 1988 et qui n’a plus mené d’action armée depuis plus de 30 ans.
Dissidente du Parti-Front populaire pour libération de la Turquie (THKP-C), l’organisation Acilciler tire son nom de son texte fondateur intitulé : « Les questions urgentes de la Révolution en Turquie ».
Son leader Mihrac Ural n’a plus remis les pieds en Turquie depuis 33 ans.
En Turquie même, seule une poignée de jeunes et de nostalgiques, la plupart originaires d’Antioche, la ville natale de Mihrac Ural, se revendiquent de l’héritage de ce groupe.
Ni la « Moqawama Souriy », une unité mobile de garde-frontières forte d’à peine quelques combattants armés de kalachnikovs, ni sa version turque « Acilciler » inactive depuis des décennies n’ont les capacités matérielles ni humaines d’organiser un attentat aussi sophistiqué au nez et à la barbe des services secrets turcs et occidentaux.
D’après la police turque, le double attentat à la voiture piégée de Reyhanli est une opération complexe nécessitant une bonne coordination, une grande quantité d’explosifs, des véhicules spécialement aménagés, des commandes à distance etc.
Ni Mihrac Ural, ni l’Etat syrien n’ont de raison ni d’intérêt à commettre un pareil crime sur le sol turc et à défier ainsi les armées de l’OTAN.
L’un et l’autre ont démenti avec véhémence toute implication dans ce crime terroriste.
Malgré son innocence revendiquée, les rebelles syriens et le gouvernement AKP ont fait de Mihrac Ural leur tête de turc.
Sa tête a été mise à prix la semaine dernière par l'Armée syrienne libre (ASL) pour sa prétendue responsabilité dans les massacres visant les quartiers sunnites de Banias.
Comme Reyhanli est majoritairement sunnite et que Mihrac Ural est alaouite, les médias rebelles ont saisi l'occasion pour répandre leur haine de l'alaouite.
Hier, l’organe de presse en langue turque de l’Armée syrienne libre (ASL) « Özgür Suriye Haber Ajansi » a qualifié les alaouites « d’ennemis de l’Islam » et de « génocidaires » qui « aiment verser le sang ».
A-t-on seulement demandé au principal accusé ce qu’il pense de toutes ces accusations ?
Voici ce qu’il répond :
« La main qui a assassiné à Reyhanli est la même que celle qui assassine à Damas et à Alep. Cette main est celle des forces salafistes, de ces esprits obscurs inspirés par la vengeance et la haine. Le Front Al Nusra assassine l’humanité un jour sur deux en poussant des esprits captifs et soumis à commettre des attentats suicide. Ces assassins qui tuent des êtres innocents n’ont rien d’humain. »
Mihrac Ural pointe ensuite une probable mésentente entre le commanditaire et l’exécutant : « Il semblerait que les réseaux sanguinaires se soient retournés contre leurs soutiens militaires et financiers. Cet attentat ressemble à un avertissement. Nous en ignorons les motivations. Peut-être s’agit-il d’une geste de mécontentement concernant un retard de paiement de la part de leurs parrains. Peut-être s’agit-il d’un message relatif à certains manquements dans le transport d’armes. Peut-être s’agit-il d’une vengeance contre la population de Reyhanli (qui a manifesté contre les rebelles syriens, Ndt)… La seule chose que nous savons est que cet attentat oppose le Front Al Nosra à son patron.
Tel est le sort de celui qui se jette dans le marécage. Erdogan se noie dans la fange et veut emporter le pays avec lui. Le peuple de Turquie doit mettre un terme à ce processus d’enlisement. C’est la seule voie qui empêchera de nouveaux massacres. »
M. Ural nous a confiés il y a quelques minutes qu'il n'exclut pas l'implication du Mossad dans cet attentat qu'il compare à l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafiq Hariri.
Selon lui, le mode opératoire des attentats de Reyhanli et de Beyrouth sont analogues et visent le même objectif: affaiblir la Syrie.
Nous ne sommes pas obligés de croire M. Ural sur parole ni de suivre ses analyses (qui ne sont pas infondées) mais l’honnêteté intellectuelle exige que l’on demande au moins l’avis du principal accusé dans cette affaire.
Les victimes de l'attentat sont plus pro-Bachar que pro-rebelles
La ville de Reyhanli et ses alentours abritent plusieurs dizaines de milliers de réfugiés syriens sympathisant avec la rébellion anti-baassiste.
Or, sur les 50 victimes du double attentat, seules trois d'entre elles sont syriennes.
Les statistiques les plus fiables indiquent que la population turque, y compris l'électorat de l'AKP, est globalement opposée à la guerre entre la Turquie et la Syrie.
Les habitants de Reyhanli ne sont pas en reste. Ces derniers jours, ils ont organisé plusieurs manifestations contre les réfugiés et les rebelles syriens.
La raison en est que l’arrivée des réfugiés syriens a coïncidé avec une crise économique sans précédent qui frappe les populations vivant du commerce transfrontalier.
De plus, le soutien du gouvernement Erdogan aux rebelles syriens a fait du Hatay une véritable poudrière : des hommes armés circulent dans toute la province.
Plusieurs caches et des ateliers de fabrication d’armes appartenant aux rebelles syriens ont explosé « accidentellement ».
Des centaines de voitures ont été volées et emmenées en Syrie pour servir dans des attaques terroristes.
Des Syriens refusent parfois de payer leur addition dans les restaurants en arguant qu’ils sont les invités et les protégés d’Erdogan.
Des alaouites d’Antioche ont été menacés de mort et d’extermination. Le 29 avril dernier, le domicile du cheikh alaouite Ali Yeral très critique envers les rebelles syriens a été attaqué par des inconnus.
Dans la région d’Adana, des alaouites ont reçu un tract bilingue (arabe et turc) au contenu suivant : « Nous, soldats du bataillon du cheikh Moaz Al Khatib qui menons le djihad sur la voie d’Allah, mettons Assad et ses collaborateurs en garde : Ne soutenez pas le mécréant. Pour éviter que votre tête ne soit détachée de votre corps, empruntez la voie d’Allah. Toi le mécréant qui fait tes ablutions dans la bave du chien Assad, nous déverserons ton sang pour laver la terre sacrée de l’Etat sunnite syrien. Grâce à la puissance qu’Allah donnera à notre bras, votre fin est proche » (Cumhuriyet, 12 avril 2013).
Transgressant son sens de l’hospitalité légendaire, la population de Reyhanli qui, à l’instar des réfugiés et des rebelles syriens, est majoritairement sunnite, en a elle aussi ras-le-bol du laxisme des autorités turques à l’égard des réfugiés syriens qui sèment l’insécurité et la discorde.
Quatre jours avant les attentats, Reyhanli a été le théâtre de violents affrontements entre habitants locaux et réfugiés syriens.
On ne comprend donc pas pourquoi des « agents du régime syrien » auraient attaqué des habitants locaux au lieu de prendre des rebelles pour cible d’autant que le gouvernement syrien n'a aucun intérêt à cibler une population turque qui lui est favorable.
La thèse officielle turque selon laquelle le but des terroristes serait de semer la discorde entre les habitants de Reyhanli et les réfugiés syriens ne tient pas la route puisque cette discorde est déjà une réalité. Rebelles syriens et habitants de Reyhanli sont à couteaux tirés.
L'attentat visait certes à semer la discorde mais une discorde d'une toute autre nature, une discorde que les autorités n'ont visiblement pas réussi à camoufler puisqu'elle n'a pas échappé aux victimes. Les personnes interrogées sur les lieux du massacre ont interprété le double attentat comme une tentative de monter les sunnites du Hatay que d'aucuns veulent voir dans le camp des rebelles contre les alaouites "naturellement" pro-Bachar.
Mais la population du Hatay n’est pas dupe. Ce dimanche, alaouites, sunnites et chrétiens ont manifesté main dans la main à Antioche en solidarité avec les victimes de Reyhanli et ont appelé le gouvernement turc à la démission (voir: http://www.youtube.com/watch?v=BlxBDXOD3EM ).
Un massacre qui arrange l'Etat turc et ses mercenaires syriens
L'administration Erdogan a fait du renversement du gouvernement de Bachar el Assad une priorité absolue. Toute initiative servant cette cause est parrainée par Ankara.
Ces derniers jours, Erdogan a multiplié les provocations guerrières, incitant les puissances occidentales à attaquer la Syrie. Jeudi dernier, il a déclaré à la chaîne étasunienne NBC News que son pays était prêt à appuyer Washington en cas de conflit avec Damas.
Erdogan a raison de s’affoler. Ses affaires en Syrie ne vont pas bien.
Face aux groupes armés qui accusent le coup, l'armée arabe syrienne progresse sur quasi tous les fronts. Elle a reconquis tous les quartiers sud de la ville d'Alep ainsi que des zones stratégiques de la banlieue de Homs et Hama. 
L'armée est surtout parvenue à sécuriser Damas en remportant la bataille de la Ghouta et a neutralisé l'avancée des rebelles depuis la ville méridionale de Deraa. Elle vient même de pénétrer dans les banlieues de Qousseir où elle n'avait plus mis les pieds depuis plus de huit mois, ce qui va lui permettre de relier Homs au littoral. Les principaux axes routiers du pays sont sur le point de passer intégralement sous contrôle gouvernemental.
Certains experts militaires affirment que la victoire finale de l'armée gouvernementale n'est plus qu'une question de mois.
Mais la victoire de Damas n'est pas exclusivement militaire. Grâce à sa résistance et aux efforts de son allié russe, l'Etat syrien est aussi sur le point de remporter la bataille diplomatique. Les puissances occidentales semblent avoir compris que la Syrie n'est pas une bouchée facile et qu'il faudra trouver un compromis à défaut de pouvoir mettre ce pays à genoux.
On se demande dès lors pourquoi l'Etat syrien sacrifierait son précieux avantage et mettrait son existence en péril?
Il paraît en effet insensé que le régime syrien qui a fait preuve de retenue tactique face aux provocations militaires israéliennes de la semaine dernière se mette subitement à narguer son puissant voisin du Nord lié à l’OTAN par un traité dont le 5e article stipule que « si un pays de l’Alliance est victime d’une attaque armée, chaque membre considérera cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble de membres ».
Last but note least : des rebelles syriens ont filmé les explosions survenues à Reyhanli et les ont immédiatement attribués à l'armée syrienne laissant penser qu'ils pourraient avoir été  au courant de l'attaque, peut-être les auteurs ou les complices:
Plus surprenant encore: sur les lieux du massacre, un corps non identifié portant un casque de l’armée syrienne a été retrouvé attaché avec un câble à ce qui semble être un container situé à proximité l'une des voitures piégées qui a explosé (voir photo).
Cet élément fait penser à un false flag, une opération sous faux drapeau visant à incriminer l’Etat syrien.
Il rappelle également une autre pratique des rebelles syriens relevée par C.J. Chivers, journaliste du New York Times : l’utilisation de prisonniers comme kamikazes.
Pour finir, notons que les mercenaires d'Erdogan basés dans le Hatay attendent une implication plus grande des puissances occidentales dans le conflit syrien.
Ils sont les seuls à profiter du crime.
Armés jusqu'aux dents, disposant d'ateliers de fabrication d'explosifs ( http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-21256905 ) et bénéficiant d'une liberté absolue de mouvement et d'action en territoire turc, ils devraient être considérés comme les principaux suspects de l'attentat de Reyhanli.
C'est l'avis des victimes, pas celui d'Erdogan
Décidément, peu de choses semblent unir Erdogan à son peuple: au lieu de se rendre auprès des victimes du plus sanglant attentat terroriste de l'histoire de la Turquie, le premier ministre turc préparait sa valise pour son voyage aux Etats-Unis. 
Au menu de la rencontre entre Obama et Erdogan : la guerre contre la Syrie. 
On connaît déjà le hors d’œuvre: les 50 martyrs de Reyhanli.
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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 09:32

Une fois n'est pas coutume, place est faite à une député écologiste, Eva SAS.

Dans le texte ci-dessous, paru sur son blog le 3 mai dernier, elle démontre ce que nous ne cessons de dénoncer : la protection dont bénéficient les foyers français extrêmement riches.

Comment comprendre, alors que des "efforts" sont demandés à tous les français pour résorber une "dette publique" dont on ne nous donne jamais les causes, que ceux qui sont les plus riches de ce pays continuent de voir augmenter fortement leurs revenus d'années et années tout en payant moins d'impôts qu'un technicien ou qu'un enseignant ?

Les 352 foyers français les plus riches, avec en moyenne 8,4 millions d'euros de revenus annuels, ne paient en effet que 15 % d'impôts sur le revenu quand un français appartenant aux classes moyennes paie 18 à 20 % !

La crise sert au capital, donc aux plus riches, à reprendre au plus grand nombre (les travailleurs), plus de cent ans d'acquis sociaux. Tout ça pour permettre un plus grand enrichissement des grosses fortunes !

Solidaire


Un texte du blog d'Eva SAS, députée écologiste de l'Essonne

Le Ministère de l’Economie et des Finances a publié récemment les chiffres relatifs à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP)[1]. Il nous livre ainsi, par tranche de revenus, le niveau du revenu fiscal de référence, le nombre de foyers fiscaux concernés, leur revenu moyen, le montant de leur imposition.

Le ministère de l’économie ne communique pas là aux citoyens une information très détaillée, et on peut notamment regretter que les revenus au-delà de 100 000 euros annuels soient regroupés en une seule tranche, mêlant ainsi habilement les classes moyennes supérieures et les très riches, et masquant ainsi, volontairement ou non…, la non progressivité de l’impôt pour les plus hauts revenus.

Mais, même si on aurait pu attendre une transparence plus grande dans l’information fiscale, ces premiers chiffres sont déjà riches d’enseignements.

Tout d’abord, le paradis fiscal existe en France ! Bravo aux 11 300 foyers gagnants plus de 100 000 euros annuellement et ne payant aucun impôt !

Nul n’est besoin de s’exiler dans un paradis fiscal pour éviter de payer l’impôt, il suffit d’avoir un bon conseiller fiscal. En effet, il existe en France 11 300 foyers gagnant plus de 100 000 euros par an, qui ne paient aucun impôt sur le revenu ! Qui plus est, le nombre de foyers non-imposables parmi les plus hauts revenus n’a cessé d’augmenter, passant de 3 000 à 11 300 entre 2004 et 2011.

Ensuite, ce n’est pas la crise pour tout le monde. Les plus riches remercient Nicolas Sarkozy pour la baisse de leur taux d’imposition depuis 2004, mais aussi depuis le début de la crise !

Il y a, en France de plus en plus de riches, et ceux-ci sont de plus en plus riches. Malgré l’augmentation du seuil d’entrée[2], le nombre de foyers de la tranche des plus hauts revenus est passé de 423 000 à 572 000 entre 2004 et 2011, et leur revenu moyen a augmenté d’un tiers, passant de 138 000 euros à 182 000 euros ! Et non seulement ils sont de plus en plus riches, mais ils sont surtout de moins en moins imposés. Sur la même période, leur taux d’imposition sur le revenu est passé de 22,7% à 17,5% ! Soit une baisse de près d’un quart !

Cette diminution du taux d’imposition pour les plus riches a été constante pendant la période et a continué pendant la crise. Alors que la situation de nos finances publiques, aurait nécessité la mobilisation de tous, on constate que leur taux d’imposition a diminué de 18,9 % à 17,5 %, entre 2008 et 2011, en plein cœur de la crise. Les plus hauts revenus peuvent remercier Nicolas Sarkozy !

Enfin, cerise sur le gâteau, le Conseil des Prélèvements Obligatoires nous précise qu’au-delà d’un certain revenu (4,2 millions d’euros par an), c’est-à-dire pour le 1/100 000e des français les plus riches, le taux d’imposition baisse ! Les 352 foyers les plus riches de France, dont le revenu moyen est de 8,4 millions d’euros, ne paient que 15% d’impôt sur le revenu. Quand l’ensemble des foyers fiscaux gagnants plus de 100 000 euros par an paient 17,5 % d’IRPP.

Les hausses d’impôts mises en œuvre fin 2012 par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault ne relevaient donc en rien du « matraquage fiscal », comme certains veulent le faire croire, mais du simple rattrapage.

Il ne s’agissait là que de revenir au moins partiellement, à la situation antérieure, de rétablir la progressivité de l’impôt et la justice fiscale nécessaire au consentement à l’impôt, de permettre aux plus riches de contribuer à l’effort collectif.

L’Assemblée poursuit cet engagement, puisqu’elle a mis en place deux missions d’information, l’une sur l’évasion et l’optimisation fiscale des ménages, et l’autre sur celles des entreprises. Espérons que le gouvernement suivra le Parlement dans sa volonté de supprimer l’effet d’aubaine de certaines niches fiscales, et de rétablir l’égalité devant l’impôt, plutôt que de privilégier, comme il semble désormais vouloir le faire, les coupes dans les dépenses publiques. Le programme de stabilité 2013-2017 voté le 23 avril prévoit en effet 14 milliards d’économies en 2014 et 60 milliards sur la mandature, sans que nous puissions aujourd’hui savoir quels services publics, quelles prestations sociales, seront affectés. La réforme fiscale que d’aucun attendait n’a pourtant pas encore été mise en place.


[1] http://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/public/statistiques.impot?espId=-4&pageId=stat_donnees_detaillees&sfid=4503

 

[2] de 78 000 euros en 2004 à 100 000 en 2011

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 09:42

Hier, 16 mai, le gouvernement a obtenu le renvoi de la proposition de loi d’amnistie sociale en commission. Lors de son passage devant celle-ci, le 24 avril, députés PS, UDI, UMP, FN et extrême droite, s’étaient entendus pour la rejeter. Avec les mêmes arguments. Résumé en vidéo.

Amnistie sociale : union sacrée PS-UDI-UMP-FN contre les syndicalistes
L’Assemblée nationale examinait hier la proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives (texte ici). Le débat a tourné court.
Les députés socialistes, divisés sur la question depuis que le gouvernement a fait part de son opposition, ont décidé, mardi matin, en réunion de groupe de demander un renvoi en commission de ce texte pourtant adopté par le Sénat.
Afin de tenter de justifier ce renvoi, Thierry Mandon, l’un des porte-parole du groupe PS, a expliqué sur LCP que le texte sur l’amnistie sociale n’était « ni fait, ni à faire ».
Outre que l’appréciation a dû aller droit au cœur des sénateurs socialistes qui ont beaucoup amendé le texte initial pour accepter de le voter, le 27 février, cette appréciation n’est guère plus flatteuse pour la Commission des lois de l’Assemblée qui a examiné le texte le 24 avril, quelques minutes après qu’Alain Vidalies, ministre des Relations avec le parlement , ait rendu public le veto du gouvernement.
Ce jour-là, ladite commission a expédié la proposition de loi du Front de gauche en 1h20 chrono.
Seuls le socialiste Patrick Menucci, le député EELV Sergio Coronado et le rapporteur, le député du Nord (FdG) Marc Dolez y étaient favorable. Leurs collègues PS, UMP, UDI, FN et Extrême droite ont fait front commun contre cette amnistie. Avec des arguments assez similaires (voir la vidéo).

A la vu des arguments échangés, le 24 avril, dans cette commission, comment imaginer qu’un renvoi en commission soit autre chose qu’un enterrement de première classe ?
Surtout quand le président de ladite commission, Jean-Jacques Urvoas, ne cache pas son "hostilité au principe de l’amnistie" .
Reste une question : combien de députés socialistes s’affranchiront ce matin de la position de leur groupe et refuseront de capituler devant le Medef ?
"Un peu de courage, mesdames et messieurs les députés socialistes, leurs ont lancé Sandrine Bélier, Sergio Coronado, Elen Debost, Eva Joly, Noël Mamère, Jean-Vincent Placé et Lucile Schmid, tous élus EELV, dans une ultime tribune, réagissez et choisissez l’amnistie, votez pour une société de solidarité et de générosité, osez !".
Côté communiste, c'est le député du Cher, Nicolas Sansu, qui a le mieux exprimé notre position.
Il rappelle les engagements et les propos de l'actuelle majorité socialiste alors qu'elle était dans l'opposition en rappelant que "la question principale est de mettre un terme à la criminalisation de l’action syndicale et revendicative, une criminalisation que toute la gauche avait condamnée durant le dernier quinquennat."
Le député communiste met en avant une question de valeurs en avançant que "dans un moment de grande violence économique, avec des milliers de salariés licenciés, victimes d’une guerre économique sans merci, avec des inégalités qui explosent, la gauche n’a ni moralement ni politiquement le droit de refuser cette proposition de loi."
Enfin, avec une certaine ironie, il insiste sur le double langage du gouvernement, prêt à amnistier les fraudeurs fiscaux en lançant :  "Quant à la remise en cause du principe même de l’amnistie, elle ne tient pas : le Gouvernement lui-même, si j’en crois Les Échos de ce jour, monsieur le ministre, réfléchit à une amnistie fiscale."
Décidémment, ce gouvernement fait encore le choix de protéger les casseurs de l'économie française et les délinquants financiers qui fraude massivement le fisc, tel Cahuzac, plutôt que de soutenir ceux qui défendent leurs emplois et l'économie française !
Les socialistes ont beau joué les vierges effarouchées et accusés les uns ou les autres de démagogie ou de populisme, les sondages de popularité montrent combien leur politique a déçu les français.
Le réveil va être douloureux pour le PS dès 2014 si aucun changement majeur de politique ne s'impose.
Municipales et Européennes risquent de montrer le rejet par les travailleurs des choix libéraux des socialistes.
Et ceux qui considèrent qu'une réforme du scrutin des élections départementales et qu'une bonne gestion comptable du Département suffiront à assurer leur réélection en 2015 suffira à freiner l'érosion électorale de la gauche sociale-démocrate se trompent lourdement !
Va t-on aller vers des situations comme en Grèce ou en Espagne, avec des partis socialistes en déroute et une gauche radicale qui connait enfin un retour au premier plan ?
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 09:32

Travailler au delà de 65 ans ? Le patronat en rêve. Le gouvernement socialiste se dit prêt à y réfléchir !

Le 13 mai 2013 dernier, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a reçu successivement les organisations syndicales et patronales pour préparer la conférence sociale des 20 et 21 juin. Il a été question essentiellement de la « réforme » des retraites.

Une nouvelle fois, sous couvert de conférence et de soi-disant négociations, un gouvernement s'apprête à remettre en cause un acquis social obtenu de longue date. Le gouvernement ne cache pas en effet que toutes les propositions seront étudiées, sous entendu que les menaces du patronat contre l'âge de départ en retraite seront prises en compte.

Laurence Parisot, pour le MEDEF (Patronat), a déjà déclaré que sa « préconisation est d’allonger la durée de cotisation à 43 ans d’ici 2020 et de repousser l’âge légal de la retraite à au moins 65 ans à l’horizon 2040 ».

Pour la CFDT, Laurent Berger, tout en affirmant que la conférence sociale devrait être centrée prioritairement sur l’emploi, a précisé « qu’entre âge de départ et durée de cotisation, le paramètre le plus juste était la durée de cotisation ». Il demande une « réforme de fond qui réduise les inégalités ». Déjà se profile une reculade de ce syndicat proche du PS, comme en 1995 avec la réforme Juppé et comme cette année sur la capitulation sociale qu'est l'Accord National Interprofessionnel.

Jean-Claude Mailly a déclaré que FO n’accepterait pas « une réforme globale dite systémique qui consisterait à tout chambouler pour faire un régime par points », ni de « bouger l’âge [légal de départ] ou rallonger la durée de cotisation ». Il est opposé à toute désindexation des pensions sur l’inflation. Pour lui, c’est un problème de recettes et est prêt « à regarder, y compris à accepter des augmentations de cotisations à discuter ». Hausses de cotisations ? Y compris patronales, on l'espère !

Thierry Lepaon, pour la CGT, a repoussé tout « nouveau recul de l’âge de la retraite ou une baisse du montant des pensions ». Il juge qu’il faut « élargir l’assiette du financement ».Il en appelle à la mobilisation, en juin, dans le cadre d’une action de la confédération européenne des syndicats, pour une réforme structurelle du financement des retraites qui passe par l’augmentation des salaires et l’emploi.

On ne peut qu'être d'accord avec cette dernière analyse ! Encore une fois, on ne prend un dossier qu'isolément, sans le remettre dans son contexte général !

Il y a d'une part une crise systémique du capitalisme qui entraine chômage, blocage des salaires et précarisation de l'emploi. Autant de facteurs qui entrainent un énorme manque à gagner en cotisations (parts salariales et parts patronales).

D'autre part, nous en parlons régulièrement ici, nombre de grosses fortunes françaises échappent à l'impôt et aux taxes grâce à une "optimisation fiscale" et à une fraude massive tandis que l'Etat rajoute chaque année, gouvernements de droite et de gôche confondus, des tas de déductions et d'allègements de cotisations sociales en faveur des entreprises. Là aussi, ce sont des énormes recettes que perd volontairement l'Etat !

En clair, relancer l'économie et l'emploi, augmenter les salaires et revenir sur les dizaines de milliards de cadeaux fiscaux et d'allègements de charges aux entreprises et aux riches français permettrait de dégager des milliards d'euros de recettes nouvelles, autant pour l'Etat (Impôts des salariés, TVA à la consommation) que pour la Sécu et les caisses de retraites (hausse des salaires et suppression des allègements de cotisation).

Mais, pour cela, encore faut-il vouloir s'attaquer au mur de l'argent, croire encore qu'il existe une alternative au capitalisme, du moins, une autre politique que le libéralisme ! La soumission de françois Hollande aux désirs des marchés financiers, du MEDEF et de Bruxelles hier, démontre que ce n'est pas le cas du gouvernement actuel.

Imposer d'autres solutions, cela viendra à nouveau de la base, des travailleurs, des militants syndicaux, associatifs et politiques, y compris ceux qui sont proches du PS et sincèrement progressistes !

Déjà à la fin du XIXème siècle, le philosophe Friedrich Engels, compagnon de Karl Marx, affirmait que : "un socialiste est plus que jamais un charlatan social qui veut, à l’aide d’un tas de panacées et avec toutes sortes de rapiéçages, supprimer les misères sociales, sans faire le moindre tort au capital et au profit."  

L'Histoire depuis confirme cette affirmation et il faut bien reconnaître que seule une pression sociale forte et un Parti communiste offensif ont permis de faire pencher la balance sociale du côté des travailleurs (1936, 1945, 1968).

En tout cas, comme sur l'ANI, qu'on ne compte pas sur le PCF et le Front de Gauche pour une capitulation en rase campagne face aux exigences des marchés financiers !

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 09:25

Trois reculs majeurs de la majorité socialiste en quelques jours : c'est trop !

Tout va bien ? La France entre officiellement en récession et le pouvoir d'achat des français plonge (pas celui des plus riches, en tout cas !).

Et que fait notre gouvernement de "gôche" ? Il recule face à toutes les exigences patronales !

Première étape : le Sénat vient de voter l'adoption de la loi de "Sécurisation de l'emploi", volet législatif de l'Accord National Interprofessionnel signé par le MEDEF et par des syndicats "réformistes" minoritaires.

169 sénateurs ont voté ce texte et 33 seulement ont voté contre. Les sénateurs socialistes et radicaux, mais aussi la grande majorité des centristes ont voté pour le projet de loi. L'UMP s'est abstenue ainsi que les écologistes. Le CRC (communiste) a été le seul groupe à voter contre.

Ce texte est un véritable coup de couteau dans le Code du travail et va fragiliser la situation des salariés très rapidement : mobilité forcée, plans sociaux difficilement contestables par les syndicats,... ce texte est à sens unique en faveur des entreprises.

Deuxième étape : les parlementaires socialistes ont annoncé par avance qu'ils voteraient contre le projet de loi communiste interdisant les licenciements boursiers. L'argument repose sur un projet de loi de leur sauce, bien moins virulent et efficace. "C'est un enterrement de première classe, un manque de courage alors que ce texte est attendu par les travailleurs", a réagi André Chassaigne, chef de file des députés du PCF et du Front de Gauche, devant la presse.

Troisème étape : la volonté des députés de socialistes de renvoyer en commission parlementaire le projet de loi d'amnistie sociale proposé, là encore, par les élus communistes. C'est un moyen de répondre aux attentes du gouvernement qui, après avoir laissé voter cette loi au Sénat, à changer son fusil d'épaule (après un appel de Laurence Parisot ?) et refuse maintenant cette loi.

Avec un recul historique du pouvoir d'achat des français (- 0,9 % l'an dernier !) et une économie officiellement entrée en récession, ces différentes reculades du pouvoir socialiste sont de mauvaise augure pour les travailleurs.

Bien loin d'une rupture avec le gouvernement précédent, d'un "changement" pourtant annoncé, l'arrivée au pouvoir de François Hollande et de la majorité socialiste-écologiste à l'Assemblée nationale n'a amené que des mesures qui s'inscrivent dans la logique libérale du capitalisme, au service des intérêts des grandes entreprises et des spéculateurs. Toujours plus de dérégulation sociale, de cadeaux fiscaux aux entreprises et, à l'inverse, de rigueur pour les salariés et les retraités.

Le 16 mai, la CGT organise une journée de mobilisation en faveur de la loi contre les licenciements boursiers.

Si nous soutenons cette initiative, c'est toute la population française, notamment les 52 % d'électeurs de François Hollande en mai 2012, qui devraient se mobiliser pour exiger le "changement" qu'on nous vendait l'an dernier !

Les communistes eurois, comme les communistes partout en France, continueront de batailler en faveur des intérêts des travailleurs, quelle que soit la couleur politique du gouvernement.

La mobilisation du 5 mai dernier à la Bastille, contre l'austérité et pour la VIème République, se poursuivra sous d'autres formes dans les mois à venir.

Nous avons besoin de chacun d'entre vous. La mobilisation, le travail politique, c'est ensemble que nous devons l'organiser.

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Published by Solidaire - dans En France
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