Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 09:17

Une hausse pour entretenir le parc nucléaire ou engraisser les actionnaires ?

A peine nommé ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Philippe Martin décide d'une hausse de 5 % des tarifs de l'électricité en août 2013 et d'une hausse équivalente en août 2014. La hausse sera donc de 10 % en un 12 mois !

Pour un gouvernement qui se revendique de "gauche", cette hausse passe mal !

Elle va en effet durement toucher des français déjà fortement pénalisés par un ralentissement économique qui entraine chômage, précarité et blocages salariaux et par des hausses tarifaires qui se multiplient par ailleurs.

Ce sont 35 € de plus que paiera chaque année un foyer moyen, 50 € pour un foyer qui se chauffe à l'électricité.

Pour beaucoup de familles modestes, dans les quartiers populaires, les zones rurales, ou pour beaucoup de retraités aux revenus faibles, 35 ou 50 €, c'est énorme !

Comment se justifie cette hausse ?

La Commission de régulation de l'énergie demandait depuis plusieurs années une augmentation des tarifs de l’énergie pour donner à EDF les moyens d’investir dans son outil industriel et productif.

En fait, avec la dérégulation du marché de l'énergie, sous l'impulsion de l'Union européenne (encore une fois !) a entrainé une course à l'investissement commercial d'EDF... vers l'étranger et une quasi vente à perte de l'électricité public aux groupes privés. Au final, les tarifs n'ont pas baissé malgré l'arrivée de la concurrence privée, bien au contraire !

Comme dans tant d'autres domaines, la privatisation d'un marché se fait au détriment des usagers, devenus consommateurs captifs, et au détriment de la qualité du service !

Le Parti communiste français dénonce dans un communiqué daté d'hier cette ouverture à la concurrence qui a poussé EDF à des choix économiques absurdes : "affectation des ressources de l’entreprise au développement international plutôt qu’interne, revente d’une partie de l’électricité nucléaire contrainte à ses concurrents privés (loi Nome), passation de contrats de gré à gré avec les grandes entreprises accentuant la mise en concurrence."

Par ailleurs, l'Etat est actionnaire à 84,48 % d'EDF et a empoché 2,3 milliards d'euros de dividendes cette année. Il y a donc largement de l'argent dans les caisses d'EDF pour des investissements industriels !

Le PCF propose "donc que l'État, fasse l’impasse sur cette recette pour son budget général et permette à EDF de consacrer cette part de son chiffre d’affaire à ses activités."

La hausse des tarifs d'EDF va bien évidemment aussi permettre une hausse des dividendes que verse EDF à ses actionnaires. La Bourse de Paris et son petit monde de spéculateur ne s'y est pas trompée !

Vers 10 h 50 hier, l'action EDF s'envolait de 8,98% à 19,35 euros tandis que le CAC 40 progresse de 0,67%. Cette hausse porte maintenant à plus de 38% les gains accumulés par le titre depuis le début de l'année, après une perte de près de 26% en 2012. Les quelques milliers d'actionnaires privés d'EDF sont aux anges !

On voit bien là toute la perversité d'un système qui, sous de faux prétexte de concurrence, vend des biens financés par la Nation à des actionnaires privés dont le seul objectif est de se faire de l'argent.

Les services publics couvrent des domaines incontournables pour les citoyens, qu'il s'agisse de l'énergie, de l'eau, des transports routiers et ferroviaires ou, encore, des télécommunications. Leur privatisation rend captifs de boîtes privées des millions de citoyens français qui sont OBLIGES d'acheter leurs services !

On peut se priver de nouilles ou d'acheter une voiture neuve, mais on ne peut se priver d'eau ou d'électricité !

Dans son communiqué, le PCF défend "la création d’un pôle 100 % public de l’énergie et ... la création d’une commission pluraliste (élus, salariés, particuliers, entreprises, associations et partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs de l’énergie. "

De quoi voir revenir dans le giron de l'intérêt public des centrales nucléaires qu'on ne peut laisser au privé (voir Fukushima !), ni même des centrales "classiques" quant on voit le groupe E.On fermer 5 de ses 7 sites de production électrique en France !

Vive les lois de dérégulation de l'énergie venues de l'Europe et voteés par la droite et les socialistes ! Usagers et salariés d'EDF vous remercient !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 09:52

La compétitivité : voilà la clé dans le discours libéral !

Il faut être compétitifs, diminuer "le coût du travail", adapter nos vies à l'évolution du monde, satisfaire les marchés financiers sinon condamner notre pays à voir partir ses entreprises et ses emplois... tel est le discours fataliste et soumis que l'on nous transmet depuis des années.

Déjà, depuis les années 80, le fatalisme général a permis aux entreprises d'augmenter les salaires beaucoup moins vite que l'inflation et que la hausse du PIB. Résultats : d'un côté le pouvoir d'achat décroche, de l'autre les dividendes versés aux actionnaires augmentent. Entre rémunération du travail et rémunération du capital, l'équilibre s'est rapidement inversé et ce sont aujourd'hui 10 points de PIB (10 %, en clair) qui sont partis des poches des producteurs (salariés ou indépendants) vers la finance et la spéculation.

Entre blocage des salaires et du SMIC et flexibilisation du travail (avec la multiplication des CDD, intérims, temps partiels), un travailleur aujourd'hui produit autant de richesses que cinq travailleurs des années 60. La productivité a été multipliée par 5 en quelques décennies mais ce ne sont pas les salariés qui en profitent !

Car, en dehors du salaire, les travailleurs ont beaucoup perdu d'avantages sociaux ces dernières décennies : déremboursements médicaux et recul de l'âge de départ en retraite sont également des pertes financières indirectes pour les salariés !

Ces reculs ont été fait pour, soi-disant, "rééquilibrer les comptes sociaux", Sécu, Caisses de retraite,...

Il faut cotiser plus et bénéficier de moins de remboursements pour boucher un "trou de la Sécu" qui, d'années en années, ne fait que s'agrandir. Rien que ce constat devrait mettre la puce à l'oreille de chacun : si cette technique n'a pas produit d'effets positifs en trente ans, c'est qu'elle n'est pas bonne ! Non ?

Les partisans des "économies" sur le dos des salariés oublient de parler de deux facteurs qui pèsent très lourdements sur les comptes de la Sécu et de l'Etat : d'une part, les allègements de cotisations sociales des entreprises, et, d'autre part, le poids du chômage.

Les deux sont d'ailleurs liés puisque "l'allègement des charges sociales" vise (c'est ce qu'on nous explique !) a diminué le chômage ! Et pourtant, la courbe du chômage est orientée dans le mauvais sens depuis 1974 !

En ajoutant régulièrement de nouvelles exonérations de "charges sociales" pour les entreprises, les gouvernements successifs ont volontairement creusé le déficit de la Sécu et des caisses de retraite ! Et comme l'Etat est sensé compenser ces allègements de charges, c'est le déficit de l'Etat qui s'agrandit !

Si on s'arrête quelques instants sur ce sujet, on comprend que, finalement, une belle partie du financement de la part patronale de la Sécu est désormais pris sur les comptes de l'Etat donc dans les poches des contribuables, c'est-à-dire : des salariés !

Le deuxième facteur qui pèse lourdement sur les comptes de la Sécu et de l'Etat, c'est le chômage.

Evidemment, plus de chômeurs, c'est moins de cotisations sociales, moins d'impôts et de TVA dans les caisses de l'Etat. C'est aussi moins de consommation donc... moins de ventes de la part des entreprises, et moins de clients potentiels pour les commerçants et artisans.

La conséquence logique d'une politique qui consiste à laisser filer de la richesse vers le capital au détriment du travail, donc de la grande majorité de la population, c'est cette détérioration des comptes publics.

Les caisses de retraite ne sont pas épargnées par ces politiques. Elles aussi n'arrivent plus à équilibrer leurs comptes entre les cotisations sociales entrantes et les pensions versées.

Là aussi, depuis vingt ans, ce sont les salariés qui sont mis à contribution. Ceux en activité comme ceux qui sont en retraite.

L'indexation des pensions de retraite sur l'inflation (qui augmente moins vite que les loyers, le gaz ou l'électricité) et non plus sur les salaires (indice tiré vers le haut par les hauts salaires !) a entrainé une érosion du pouvoir d'achat des retraités, d'années en années.

Ensuite, les multiples réformes des retraites qui se sont succédées ont toutes entrainé un recul de l'âge réel de départ en retraite pour beaucoup, et une baisse des pensions versées aux nouveaux retraités, puisque le calcul des pensions se fait sur les 25 meilleures années désormais (avant : 10) sans oublier que de plus en plus de travailleurs partent en retraite avec des carrières "incomplètes" selon les nouveaux critères de calcul !

Sur les retraites également, les multiples réformes qui se succèdent n'ont pas résolu le problème de déficit qu'elles étaient sensées résoudre !

Chômage qui grimpe depuis trente ans, déficits sociaux qui s'accroissent, déficit public qui grandit et avantages sociaux qui disparaissent,... les politiques menées ces trente dernières années sont un échec pour le pays et pour le peuple français.

Mais elles ne sont pas un échec pour les milieux financiers, les grands patrons et les quelques milliers de gros actionnaires de ce pays, en clair pour le capital !

Pour revenir au début de cet article, la répartition des richesses produites (par les travailleurs) en France, et caractérisées par le PIB, a évolué au détriment des travailleurs. Alors que l'ensemble des richesses produites en France continue d'augmenter chaque année, même mollement (c'est le taux de "croissance" !), ces richesses vont de plus en plus enrichir le capital (capital fixe des entreprises, dividendes versés aux actionnaires) au détriment du travail, c'est-à-dire des salaires et pensions mais aussi des avantages sociaux (aides sociales, gratuité des services publics,...) !

Boucher le trou de la Sécu et résorber le chômage passent d'abord par une autre distribution des richesses, qui fasse la part belle aux investissements productifs et durables, seuls capables de créer de l'emploi et de générer des impôts pour l'Etat et des cotisations pour les organismes sociaux.

C'est loin d'être acquis !

La réforme des retraites envisagées par le gouvernement socialiste s'inscrit dans le cadre libéral des reculs sociaux précédents !

Certains médias, comme Christophe Barbier, directeur de "L'Express", parlent maintenant de revenir sur la cinquième semaine de congés payées !

Travailler une semaine de plus pour votre employeur pour le même salaire ! Moderne, non ?

La fatalité n'existe pas en politique ! Trente ans de chômage organisé et de reculs sociaux planifiés sous l'égide d'une Europe au service des multinationales et de gouvernements acquis au libéralisme, ont finit par convaincre bon nombre de travailleurs de l'absence d'issue politique à la crise capitaliste.

Ils nous parlent de "coût du travail" ? Exigeons que l'on nous parle du "coût du Capital" !

Il nous parlent de "compétitivité" et de "concurrence" ? Parlons d' "efficacité sociale et environnementale" et de "coopération" !

C'est en luttant ensemble contre ce fatalisme organisé, en exigeant une autre répartition des richesses produites en France, en rééquilibrant les rapports économiques mondiaux, que l'on sortira de l'ornière libérale et de la voie vers la misère que nous promet le capitalisme.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 09:05

Le rejet des comptes de campagne : la faute à l'UMP pas au Conseil constitutionnel !

Le Conseil constitutionnel a rejeté les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Dans leur décision, jeudi 4 juillet, les Sages estiment que certaines des dépenses prises en charge par son parti, l'UMP, ou par l'Etat, auraient dû figurer dans ses comptes de campagne. Sont en cause des déplacements, des enquêtes d'opinion, une partie des dépenses engagées pour le meeting de Villepinte, etc.

Les comptes de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy excèdent en effet de 2,1% (un peu plus de 466.000 euros) le plafond autorisé.

Cela prive l'ancien candidat du remboursement forfaitaire par l'Etat de plus de dix millions d'euros de frais de campagne 

"Le Conseil constitutionnel a jugé (...) que c'est à bon droit que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté le compte de campagne de M. Sarkozy. En application des dispositions précitées de la loi du 6 novembre 1962, dès lors que le compte de M. Sarkozy est rejeté, celui-ci n'a pas droit au remboursement forfaitaire", est-il écrit dans la décision.
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) avait jugé fin décembre que le candidat Sarkozy avait dépassé le plafond de dépenses autorisées, fixé à 22 509 000 euros pour un candidat parvenant au second tour. Pour la CNCCFP, l'ancien président avait utilisé les moyens liés à sa fonction pour faire campagne. La Commission avait considéré qu'il n'avait pas intégré dans ses comptes des déplacements présidentiels, à caractère électoral, réalisés avant sa déclaration de candidature, le 15 janvier 2012. C'est ce qu'a confirmé le Conseil constitutionnel jeudi 4 juillet.

Furieux de s'être fait attrapé, Nicolas Sarkozy tente de passer pour une victime et démissionne du Conseil constitutionnel.

Faut-il rappeler que la CNCCFP est indépendante et n'hésite pas à renvoyer des factures aux candidats aux élections quelles que soient leurs couleurs politiques ! Nous même avons vu la Commission refuser le remboursement d'un tract pour les Législatives. On n'en a pas fait tout un plat !

Faut-il rappeler aussi à Nicolas Sarkozy que la composition du Conseil constitutionnel est une hérésie démocratique très favorable à la droite, avec 3 membres nommés par le Président, 3 membres nommés par l'Assemblée et trois membres nommés par le Sénat. Les anciens présidents sont mebres de droit. En clair, actuellement, ce sont des personnalités de droite qui sont majoritaires au Conseil constitutionnel. C'est d'ailleurs l'ancien député-maire UMP Jean-Louis Debré qui préside cette instance. On ne peut pas accuser ce Conseil de magouille anti-droite !

En fait, Nicolas Sarkozy se la joue à la Berlusconi, tentant de faire passer pour des complots toutes les casseroles judiciaires qu'il accumule derrière lui : financement de la campagne Balladur de 1995, financement de sa précédente campagne présidentielle de 2002 (financement libyen), affaire Bettencourt,...

Il devrait pourtant savoir, à son âge et avec son expérience politique, que les comptes de campagne sont scrutés de près par les commissions, même pour l'UMP.

Ou bien, Sarkozy confond les comptes de campagnes et les comptes de l'Etat : avec 2,1 % de déficit, ses comptes répondent aux critères de Maastricht mais CE N'EST VALABLE QUE POUR LES COMPTES DE L'ETAT ! !...

Va falloir penser à changer de trésoriers à l'UMP ! Cela ne sont pas très bon, visiblement !

Au final, cette décision plonge l'UMP dans une crise financière aiguë. Avec 10 000 000 d'euros en moins dans le budget prévisionnel et une amende de 500 000 euros à Nicolas Sarkozy lui-même, pour remboursement de l'avance des frais de campagne, il  va y avoir besoin de taper aux portes des grands patrons et des riches demeures bourgeoises du 92 ! L'UMP aura du mal à aller démarcher un président étranger vu que le dernier à l'avoir fait, Kadhafi, s'est pris une guerre et s'est fait assassiné quelques temps après !

Si l'UMP souhaite organiser un UMPthon, nous ne participerons pas à l'exercice : les dégâts laissés par l'UMP en France ont déjà coûté assez chers aux travailleurs !

 

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 08:59

Les règles de diplomatie internationales garantissent le passage des avions des chefs d'état étranger en toute sécurité. En théorie.

L'info est restée discrète. Pourtant, mardi, la France a empêché un chef d'état étranger de survoler le territoire national pour une simple rumeur. Une véritable violation des règles diplomatiques internationales, une insulte au pays concerné et la mise en danger d'un chef de l'état étranger : bravo la France !

Ce chef de l'état, c'est Evo Morales, président bolivien, qui était de retour de Moscou où se tenait une réunion des pays producteurs de gaz.

La rumeur, c'est celle de la présence à bord de Edward Snowden, le courageux citoyen étatsunien qui multiplie les révélations sur les écoutes illégales et à grande échelle menées par les services secrets des Etats-Unis.

Il n'en a pas fallu plus pour que la France, l'Italie et le Portugal décident d'interdire à l'avion présidentiel bolivien le survol de leurs territoires nationaux. Notons que cette écision a été prise à la demande des Etats-Unis, ceux-là même qui sont mis en cause pour espionnage des pays européens, dont la France, grâce aux révélations de Snowden !

En conséquence, l'avion présidentiel d'Evo Morales a dû atterrir en catastrophe à Vienne, pour une escale inattendue donc non organisée. Outre l'insulte contre un président étranger en exercice, c'est carrément sa sécurité qui a été mise en danger, d'une part en obligeant l'avion à se dérouter subitement, d'autre part avec une escale de 13 heures sans protocole de sécurité.

L'événement, on le voit, n'est pas neutre d'un point de vue diplomatique.

D'ailleurs, la colère du gouvernement bolivien et les nombreuses manifestations populaires montrent à quel point ce détournement irrespectueux d'un chef d'état à choquer la Bolivie. C'est aussi le cas d'autres pays sud-américains qui ont protesté auprès des gouvernements en cause, la France en premier.

C'est que, sur le fonds, cette mesure historique au niveau international à de quoi inquiéter les citoyens français sur l'inquiétante soumission de notre pays aux exigences américaines ! Après tout, l'affaire Snowden concerner d'abord les Etats-Unis, non ? Et puis, avec les scandales des écoutes de pays étrangers par les services secrets des Etats-Unis qui se multiplient, il y aurait de quoi être plus frileux à réagir aux "bruits" venus de Washington ?...

Notre diplomatie a peut-être considéré que la Bolivie était un pays sans intérêt et qu'on pouvait manquer de respect à son chef d'état ? Si un de ces jours François Hollande est traité comme un quelconque larbin en Amérique du Sud, il saura d'où cela vient !

La France aurait-elle été aussi "réactive" s'il 'était agi du président chinois ou russe ? Ou bien s'il s'était agi de l'avion d'Obama transportant un prisonnier illégalement détenu à Guantanamo ?... Pas sûr !

Après la Libye et la Syrie, la France a encore perdu l'occasion de se faire oublier sur la scène internationale. A défaut de briller.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 08:48

 

Voici un an, le président de la République organisait une première conférence sociale, rassemblant les organisations patronales et les confédérations syndicales des salariés. Redynamiser l’industrie, s’attaquer aux inégalités et à la grande misère, faire de l’emploi un objectif essentiel, en particulier pour les jeunes, réduire la précarité, et même partager les richesses : telles étaient les priorités annoncées par l’Elysée et Matignon.

A l’issue de la deuxième conférence sociale qui s’est tenue les 20 et 21 juin derniers, toujours pas le changement de cap espéré par des milliers de nos concitoyens, mais une nouvelle réforme des retraites ! Chacune et chacun peut mesurer l’écart entre ces engagements et les actes d’aujourd’hui.

Nous ne sommes pas d’accord avec le gouvernement social-libéral de Jean-Marc Ayrault, allonger la durée de cotisations n’est pas la mesure la plus « juste ». Il n'y a aucune justice, aucune égalité, dans la poursuite du démantèlement du droit à la retraite à 60 ans, conquête historique de la gauche.

Grands absents de cette conférence sociale : les salaires et la création d’emplois, pourtant indispensables pour assurer l'avenir de la retraite par répartition. C'est là que le bât blesse, dans la faiblesse des propositions d’Hollande en matière d'emplois privés et publics, dans ce défaitisme face au chômage, et dans le refus idéologique d'augmenter les salaires et de mettre à contribution les revenus financiers.

Le Président fait le choix d'une réforme à la hussarde, en plein trêve estivale. Nous ne laisserons pas faire. Car pour nous, la question des retraites est bel et bien une question de société ! L'avis des principaux intéressés que sont les salariés et les retraités doit être pris en compte. D'ores et déjà, informons les, et tenons-nous prêts pour une mobilisation d’ampleur dés la rentrée.

Autre mauvais coup porté au monde du travail en ce début juillet : aucune augmentation pour le SMIC et quelques centimes pour les minimas sociaux ! Par contre, nouvelles augmentations pour le gaz et le tabac, entre autres.

On le voit bien, plus que jamais un changement de politique est urgent !

Alors travaillons tous ensemble, dés maintenant, à un rassemblement à gauche à tous les niveaux pour imposer une politique alternative à l’austérité.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Laurence Chapelle - dans En France
commenter cet article
4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 09:23

Le "printemps arabe" est loin d'être terminé malgré l'arrivée au pouvoir de régimes islamistes capitalo-compatibles.

La mobilisation des égyptiens a eu raison du régime islamiste des Frères musulmans du président Morsi.

Plusieurs mois de luttes, de grèves (des milliers chaque mois !) et une situation explosive depuis le 30 juin ont poussé l'armée à intervenir en faveur de la grande majorité des égyptiens en renversant le pouvoir islamiste.

Jamais la pression populaire sur le gouvernement n'aura été aussi forte même au moment des mobilisations contre Hosni Moubarak ! L'armée parle de 20 millions d'Egyptiens mobilisés à travers le pays le dimanche 30 juin !

Cette journée du 30 juin est qualifiée de "plus grande manifestation de l'histoire de l'Egypte" selon une source militaire anonyme. Difficile de se fier à ces chiffres mais on sait, par contre, que 22 millions d'égyptiens avaient signé une pétition pour exiger la démission de Mohamed Morsi et de nouvelles élections. Impressionnant !

On est loin des 25 000 partisans du président islamistes Morsi qui contre-manifestaient le jour même !

La tension était tellement grande que 16 personnes ont trouvé la mort ce dimanche 30 juin, signe de la violence et des enjeux de cette révolution populaire. Hier, ce sont une vingtaine d'autres, dans les deux camps, qui y ont laissé la vie.

Cette imposante mobilisation réunit les tenants d'une Egypte laïque, les chrétiens coptes ou, encore, les organisations de gauche, syndicats et partis politiques, notamment le très actif PC d'Egypte.

Au centre de cette mobilisation, Tamarrod ("Rébellion", en arabe). Le groupe fédère les opposants laïcs.

Dimanche, il lançait cet appel : "nous donnons à Mohamed Morsi jusqu'à mardi 2 juillet à 17H00 (15H00 GMT) pour quitter le pouvoir et permettre aux institutions étatiques de préparer une élection présidentielle anticipée". En cas de refus, "mardi 17H00 sera le début d'une campagne de désobéissance civile totale".

Beaucoup en appellaient à l'armée pour chasser les islamistes.

L'armée aura répondu à l'appel. Il est clair que devant la mobilisation populaire et les risques d'explosion, elle n'avait pas trop le choix.

Pas sûr qu'il s'agisse d'une bonne idée puisque c'est justement l'armée qui tenait à bout de bras le pouvoir d'Hosni Moubarak et qui a dû le lacher sous la pression populaire !

Les Frères musulmans et Mohamed Morsi ont beau en appeler à la légalité de l'élection présidentielle qui ont amené les islamistes au pouvoir, ils oublient que beaucoup d'électeurs ont voté Morsi au second tour pour faire barrage à l'ancien cadre du régime Moubarak, le général Ahmed Chafik (comme Chirac en 2002 face à Le Pen).

D'ailleurs, au premier tour, ce sont finalement les "laïcs" qui étaient en tête, avec Chafik (23,7 %) et le candidat nassérien (gauche républicaine) Hamdine Sabahi (20,7 %). Morsi a recueilli 24,8 % des voix au premier tour et 51,7 % au second tour : on est loin du plébiscite !

En Tunisie, même si les mobilisations sont moins médiatisées, la lutte à mort continue entre, d'un côté, un gouvernement islamiste qui favorise les groupes djihadistes et, de l'autre côté, une population qui s'est battue pour chasser Ben Ali afin d'avoir une Tunisie libre et... laïque.

Au delà des clichés et des reportages bancals des médias, les populations égyptiennes et tunisiennes cherchent une porte de sortie démocratique, laïque et socialement progressiste aux régimes dictatoriaux qu'ils ont renversés ces dernières années.

L'arrivée au pouvoir de mouvements islamistes, tous deux issus des Frères Musulmans, constitue une porte de sortie tolérable pour les bourgeoisies de ces pays comme pour les puissances occidentales qui chapeautent ces pays. Ces régimes sont islamo-conservateurs socialement, donc aptes à éliminer toute contestation sociale, et libéraux économiquement, permettant la continuité des politiques économiques qui ont permis aux entreprises occientales de s'enrichir à peu de frais sur le dos de ces pays.

Le problème, c'est que ce sont des facteurs sociaux qui ont déclenché les mobilisations populaires du Printemps arabe !

Rien d'étonnant donc à ce que se poursuivent les mobilisations populaires malgré la chute des Ben Ali et Moubarak !

Egypte et Tunisie sont à des tournants de leur Histoire.

Si les mouvements populaires sont capables de s'organiser dans la durée et d'établir des plans d'action sociaux et politiques leur permettant de changer durablement les rapports de force sociaux dans leurs pays, alors ces pays pourraient bien devenir pour le monde musulman ce que le Vénézuéla ou la Bolivie sont pour le monde latin.

Dans le cas contraire, ces pays connaîtront de nouveau des régimes politiques, républicains, islamistes ou militaires, économiquement compatibles avec une mondialisation capitaliste qui appauvrit les peuples pour le bénéfice d'une oligarchie locale au service des multinationales. Un peu comme les pétromonarchies du Golfe aujourd'hui.

Le renversement du régime islamiste en Egypte ouvre une nouvelle étape dans ce pays.

Aux progressistes égyptiens de saisir cette occasion historique. Aux progressistes tunisiens de s'en inspirer.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 09:14

L'austérité version socialiste aura fait sa première victime au sein du gouvernement : la ministre de l'écologie.

"Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté !..." comme chantait Guy Béart. Le gouvernement Ayrault applique à la lettre ces paroles en virant Delphine Batho, discrète ministre jusque là, mais choquée de la baisse de 7 % en 2014 du budget du ministère de l'environnement dont elle a la charge.

La situation du gouvernement actuel devient de plus en plus instable, l'incapacité des socialistes à dépasser les dogmes libéraux qu'ils ont adoptés dans les années 80 les empêche de sortir du cycle austérité / récession qui ne fait qu'enfoncer notre pays dans un recul de civilisation sans précédent.

D'élections partielles en sondages, l'électorat socialiste se détourne en masse d'un Parti socialiste en qui il avait mis tant d'espoirs il y a à peine plus d'un an. Peu importe ! Le gouvernement s'enfonce dans une politique d'austérité et de réformes antisociales dignes du gouvernement Fillon.

Dans cette stratégie suicidaire, pour le peuple français comme pour le PS, la critique est mal venue. Elle est pourtant d'autant plus virulente que la politique menée est criticable. Et les réactions du gouvernement comme du PS prennent des tournures violentes.

Déjà, que n'entendent pas les élus communistes et Front de Gauche depuis un an !

C'est le cas nationalement avec les désaccords répêtés entre PS et PCF sur les lois et mesures gouvernementales. A chaque refus des parlementaires PCF de voter une loi de régression sociale (comme les allègements de charge pour les entreprises ou la loi de "sécurisation de l'emploi"), c'est une pluie d'invectives contre les communistes accusés de "vouloir faire perdre la gauche" ou de "s'allier avec la droite" ! Comme si continuer la même politique que sous Sarkozy pouvait être qualifié de gauche rien que parce que c'est le PS qui est aux affaires ?...

C'est le cas localement, avec le retrait des délégations aux élus communistes de l'Agglo d'Evreux, il y a un an, après leur refus de voter une nouvelle taxe qui pénalise les foyers des communes de l'agglomération ébroïcienne. C'est aussi le cas à la Région, la semaine dernière, avec le retrait des délégations des deux vice-présidents communistes régionaux en représaille au vote négatif des conseillers régionaux communistes et Front de Gauche face à un nouveau mode de rémunération des agents, dénoncé par les syndicats du personnel.

Cette fois, c'est carrément la critique au sein du gouvernement qui devient impossible. Effarant.

Il est vrai que la politique d'austérité mise en place par Hollande et son gouvernement est particulièrement violente et que la moindre critique peut faire éclater au grand jour sa réalité. C'est l'erreur commise par Delphine Batho !

7 % de baisse de crédits pour le ministère de l'environnement et pour les agences qui ont mission de service public en ce domaine, c'est le torpillage d'une politique écologique qui devait être une priorité du quinquennat Hollande ! Les écologistes crient d'ailleurs à la trahison !

Ce sont 1 000 postes qui sont menacés, notamment pour ce qui concerne les fonctions de contrôle de la qualité de l'eau et de surveillance de l'environnement. On comprend la réaction de Delphine Batho à qui on demande de courir un marathon avec une jambe en moins !

Pourtant, il devient urgent de se lancer dans des politiques de transition énergétique, de réfléchir à une réindustrialisation durable qui permettrait de relocaliser des milliers d'emplois en réduisant la pression environnementale dans des pays où les normes écologiques ne sont pas respectées.

Produire en France les carburants consommés en France plutôt que de les transporter par bateau depuis l'Asie en relançant Pétroplus à Grand-Couronne (25 % des carburants français, 40 % de notre bitume !), diversifier nos ressources énergétiques, recycler les biens de consommation comme les voitures (projet de la CGT Renault Sandouville), travailler la biomasse comme à la papeterie d'Alizay : des solutions existent !

L'éviction de Delphine Batho du gouvernement est un mauvais signe. Signe d'un gouvernement qui s'entête dans une politique d'austérité mortelle pour notre peuple et pour la gauche et qui refuse tout débat. Signe d'un gouvernement qui renonce à la fois à la transition énergétique et à une réindustrialisation durable de notre pays.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 10:34

Angela Merkel et François Hollande ont annoncé un plan pour l'emploi des jeunes. Du vent !

En avril 2008, 15,3 % des jeunes européens de 18 à 25 ans étaient au chômage.

En 2013, ce sont désormais 23,5 % des 18-25 ans qui sont sans emploi en Europe ! Cela représente 5,6 millions de jeunes européens, 2 millions de plus qu'en 2008.

La Grèce, comme l'Espagne, sont souvent cités comme "mauvais élèves" en termes de chômage des jeunes. Avec respectivement 62,5 % et 56,4 % de chômeurs chez les 18-24 ans, c'est désormais d'une véritable génération sacrifiée dont on peut parler en Espagne et en Grèce !

Cependant, ces deux pays ne sont pas seuls en ce domaine. D'autres pays du sud de l'Europe les suivent malheureusement de près : le Portugal (42,5 % des 18-24 ans sans emplois), l'Italie (40,5 %) ou Chypre (32,7 %) sont en grande difficulté.

Et l'Europe du nord ? Elle fait mieux ? Si on veut !

Les médias n'en parlent pas mais le chômage des jeunes touche un jeune britannique sur cinq (20,5 %), pareil en Finlande (19,9 %) et au Luxembourg (18,2 %) mais plus d'un sur quatre en Irlande (26,6 %), l'ex-tigre celtique, en Pologne (27,6 %) et même en Suède (24,7 %) !

C'est dire que les jeunes européens sont globalement les premières victimes d'une Europe du chômage qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

Régulièrement, on entend parler d'un vaste programme pour réduire le chômage des jeunes. En France, après les TUC, le CPE, les Emplois-Jeunes, c'est au tour des Contrats d'Avenir.

A chaque fois, on fait miroiter des formations à des jeunes qualifiés ou non qui ouvriraient potentiellement vers des embauches fermes. Le résultat n'a jamais été à la hauteur.

Encore une fois, on nous annonce en haut lieu un programme destiné aux jeunes. Cette fois, c'est au niveau européen et ce sont Angela Merkel et François Hollande qui lancent le projet.

De quoi s'agit-il ? De mobiliser 6 milliards d'euros sur la période 2014-2020 autour de trois axes : l'accès au crédit des PME, la formation en alternance et, enfin, la mobilité et la solidarité envers les jeunes et les séniors (?).

Première chose, 6 milliards d'euros, c'est à peine 0,05 % du PIB européen et c'est une infime partie des 960 milliards d'euros du budget européen. Autant dire que le grand projet veut attaquer la montagne du chômage des jeunes avec une petite cuillère !

Deuxièmement, le projet lui-même tourne autour d'un axe de financement des PME qui est censé être le rôle des banques, non ? Des milliers de milliards d'euros d'argent public injectés par les états européens (600 milliards en France sous Sarkozy !) pour sauver ces banques en semi-faillite n'auraient-ils pas mieux servis en étant investis directement dans l'économie finalement ? Car, si les banques aujourd'hui ne tiennent pas leur rôle de financement des entreprises, des collectivités et des particuliers, cela ne devrait-il pas poser question aux gouvernements européens ?

Troisièmement, ce projet veut favoriser la formation en alternance.

Certes, il y a des filières en manque de main d'oeuvre mais, à qui va t-on faire croire que l'on va résoudre le problème du chômage des jeunes (5,6 millions en Europe, je le rappelle) et celui du chômage en général (26,5 millions de chômeurs en Europe) par de simples formations en alternance, formations bien entendu qui seront exonérées de charges sociales (bonjour le déficit de la Sécu et des retraites !) et payées une misère aux jeunes en question ?

Ce qu'oublie entièrement ce vaste projet franco-allemand, ce sont les causes mêmes du chômage : la destruction d'emplois industriels et de service en Europe !

La crise de 2008 a entrainé une explosion du chômage des jeunes partout en Europe et une précarisation accrue de leur situation sociale.

C'est donc aux causes de la crise qu'il faut s'attaquer !

Résoudre le chômage des jeunes sans s'attaquer à la spéculation financière qui détourne des sommes faramineuses de l'économie réelle et sans s'attaquer aux délocalisations spéculatives des groupes industriels, c'est du blabla !

De la même façon, on peut toujours lancer un projet qui vise à résoudre le chômage des jeunes au niveau européen alors que le gouvernement mène une politique qui aura l'effet inverse, notamment via une réforme des retraites qui va pousser des dizaines de milliers de salariés âgés à rester au travail pour espérer bénéficier un jour d'une retraite décente ! Et que dire des 28 000 emplois de fonctionnaires disparus en 1 an de mandat Hollande ! Autant de postes fermés pour les jeunes !...

Cette Europe, les forces européistes de droite comme de gauche nous l'ont vantée comme étant la garantie d'un avenir économique et social radieux. C'est tout l'inverse.

La crise du système capitaliste, provoquée en 2008 par les banques et les milieux spéculatifs, a mis en évidence le rôle néfaste d'une construction européenne conçue comme un moyen pour les puissances financières de maximaliser leurs profits et de contourner les réglementations sociales et les impôts nationaux.

Résoudre le chômage des jeunes au niveau européen, c'est d'abord changer le modèle européen !

En finir avec les dogmes libéraux, redonner leur souveraineté économique aux peuples européens, renforcer les réglementations sociales et environnementales y compris en termes d'importation, investir dans l'industrie durable et chasser l'évasion fiscale, voilà qui remettrait l'économie européenne dans le sens de la croissance donc de la création d'emplois !

Tout autre discours n'est qu'agitation médiatique.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 08:46

Autoritarisme et soumission aux dogmes de l'austérité à la Région.

Une fois de plus le torchon brule entre, d'un côté, le Président de la Région Haute-Normandie et les élus socialistes, et, de l'autre, les élus communistes et Front de Gauche.

A la base de cette opposition, le vote d'un nouveau système de rémunération des agents du Conseil régional qui a provoqué la colère des personnels et un appel historique à la grève générale la semaine dernière par des syndicats pour une fois tous rassemblés.

Les élus communistes ont de multiples fois expliqués qu'ils refuseraient de voter ce texte. Non seulement, les communistes considèrent que l'on ne peut pas établir un nouveau système de rémunération sans l'accord des personnels concernés, mais ils refusent la philosophie du nouveau système, qualifié par eux de "totalement déconnecté de la réalité sociale, économique et politique". Ils rappellent d'ailleurs que c'est Sarkozy et sa majorité de droite qui ont instauré un système de prime tellement criticable que la ministre actuelle de la Fonction publique, socialiste, parle de le "revoir en profondeur" !

Par ailleurs, Alain Le Vern, Président de la Région, se lance dans une mise en place d'une nouvelle étape de la décentralisation (l'Acte 3) qui n'est même pas encore adoptée nationalement et que beaucoup remettent en cause, y compris dans les rangs socialistes !

Entre le fonds et la forme, les élus communistes ne pouvaient honnêtement et moralement votés ce texte.

Le souci, à la Région, c'est le pouvoir très personnel du Président, Alain Le Vern.

Connu pour son autoritarisme, Alain Le Vern ne considère une idée comme bonne que si elle vient de lui. L'écoute n'est pas son fort.

Après avoir suspendu Noël Lévillain, vice-président communiste aux Transports, il y a quelques années, pour une précédente opposition des élus communistes, voilà une nouvelle suspension de délégation des élus communistes !

Ce sont les deux vice-présidents communistes, Noël Levillain (encore lui !) et Céline Brûlin perdent leurs délégations respectives aux Transports et à la Santé.

Plus fort, Alain Le Vern souhaite interdire la présence des vice-présidents communistes aux réunions hebdomadaires du bureau de l'exécutif régional. C'est pourtant une obligation légale et non le "fait du prince" comme le pense Alain Le Vern !

Cette situation n'est pas sans rappeler l'éviction des délégations de plusieurs vice-présidents de l'Agglomération d'Evreux, dont les communistes Thierry Desfresnes et Laurence Chapelle, par le président de l'Agglo et maire d'Evreux, le radical Michel Champredon. C'était il y a un an et c'était contre la mise en place d'une nouvelle taxe qui pénalise les foyers de l'Agglo.

Comme à l'Agglo d'Evreux, les élus communistes et Front de Gauche n'entendent pas se laisser faire et ne cèderont pas pour un plat de lentilles. Si le président de la Région souhaite gérer l'austérité avec la droite et contre les salariés de la Région, ce sera sans les élus communistes !

Une nouvelle fois, un responsable socialiste gère une collectivité en petit chef, refusant d'écouter les avis discordant et, surtout, imposant au personnel et à ses administrés une rigueur budgétaire qui les appauvrit plutôt que de défendre la démocratie locale et les intérêts des populations. Un peu comme au gouvernement, quoi ?

A méditer pour les prochaines élections !

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans notre Région
commenter cet article
29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 09:12

Des syndicats patronaux qui contestent les politiques d'austérité ? Au Portugal ! Pas en France !

Les principales confédérations patronales portugaises ont affirmé lundi que le programme de rigueur budgétaire négocié en échange d'une aide financière internationale avait échoué, et appelé le gouvernement à changer de cap afin de "sauver le pays de la récession".

"Le plan d'austérité pour le Portugal a été une réponse de court terme, appliquée comme si c'était la seule possible, mais aujourd'hui, face à ses résultats, personne ne peut commettre l'irresponsabilité de la défendre ou, pire encore, de la poursuivre", ont-elles déclaré dans un communiqué conjoint.

"Il est urgent de changer de cap" et "il faut de toute urgence prendre des mesures pour sauver le pays de la récession", ont souligné les quatre confédérations représentatives des secteurs de l'industrie (CIP), du commerce et des services (CCP), du tourisme (CTP) et de l'agriculture (CAP).

Le Portugal s'est engagé à mettre en oeuvre un exigeant programme de rigueur et de réformes en échange d'un prêt de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Mais la recette prescrite par ses bailleurs de fonds a provoqué une récession économique et un taux de chômage plus importants (18,2 %) que n'avaient annoncé le gouvernement et la "troïka" (UE-FMI-BCE). 

"La politique de redressement budgétaire reste centrée sur la réduction de la demande intérieure, une hausse de la fiscalité insensée et l'absence de financement pour les petites et moyennes entreprises", ont ajouté lundi les confédérations patronales, appelant notamment à une révision de la fiscalité des bénéfices réalisés par les entreprises.

"Le premier pas pour corriger une erreur est de la reconnaître, mais le gouvernement tarde à donner des signes en ce sens", ont-elles regretté.

Cette prise de position du patronat intervient alors que la gouvernement de centre-droit, de plus en plus contesté, a affronté ce jeudi une nouvelle grève générale convoquée par les deux principales confédérations syndicales portugaises pour protester contre sa politique d'austérité.

Par ailleurs, les représentants de la "troïka" entamaient lundi à Lisbonne une "mission intercalaire à caractère technique" afin de préparer le prochain examen trimestriel au plan de rigueur et de réformes, qui s'ouvrira officiellement le 15 juillet.

Question : pourquoi les syndicats patronaux contestent-ils l'austérité au Portugal mais pas les syndicats patronaux en France ?

Bien au contraire, le MEDEF est le premier a incité le gouvernement à prendre des mesures de plus en plus dures contre les travailleurs ! Pourtant, les conséquences de ces politiques, au Portugal, mais aussi en Grande-Bretagne, en Italie, en Grèce, sont catastrophiques pour l'économie réelle et pour l'emploi !

La réponse a cet engagement appuyé du syndicat patronal français aux politiques d'austérité repose essentiellement sur sa représentativité et sur sa gouvernance.

Côté représentativité, le MEDEF a beau affirmé regrouper 750 000 entreprises, sa représentativité est critiquée et criticable. Critiquée par d'autres syndicats patronaux (industries alimentaires, artisans, PME-PMI) ainsi que par des études, comme celle de la fondation Concorde (Think Tank classé très à droite) qui affirme que seuls 8 % des entrepreneurs sont syndiqués en France (MEDEF + CGPME + UPA), soit pas mieux que les salariés !

Et sa représentativité est criticable du fait d'un exécutif qui fait la part belle aux seules très grosses entreprises multinationales de France.

En fait, le MEDEF, c'est la voix des entreprises du CAC 40. Normal que ce syndicat défende les intérêts des entreprises qui, aujourd'hui, licencient le plus, délocalisent et et font échapper à l'imposition leurs bénéfices !

Comme en politique, certains petits patrons croient bêtement qu'ils seront défendus par un syndicat de classe qui représente des intérêts qui nesont pas les leurs.

En attendant, commerçants, artisans, sous-traitants des grosses entreprises, fournisseurs de services : ce n'est pas de plus d'austérité que viendra la relance économique et de meilleures affaires pour vos entreprises !

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article