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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 10:32

Une majorité de russes regrettent encore la dissolution de l'Union soviétique

Après vingt ans de restauration capitaliste désastreuse pour les populations, les sentiments positifs envers le « socialisme réel » continuent d'être prégnants dans toute l'Europe de l'Est. Les résultats des Partis communistes comme ceux des sondages sont là pour en témoigner.

Selon un dernier sondage commandité par le Centre d'étude de l'opinion publique russe, 56% de la population russe exprime une nostalgie pour la période soviétique et regrette la chute de l'URSS, à la veille du 90 ème anniversaire de la fondation du premier État socialiste.

Parmi les nostalgiques, ceux qui ont connu l'ex-Union soviétique et les couches populaires, ayant le plus pâti de la transition capitaliste, sont naturellement sur-représentés.

On compte parmi les personnes âgées de plus de 45 ans (donc ayant connu concrètement l'URSS) 70 à 85% d'individus regrettant l'Union soviétique. Trois personnes sur quatre de milieu modeste, n'ayant pas réalisé de longues études, gardent une image positive de l'ex-URSS.

Enfin, ces sentiments positifs envers l’État socialiste se trouvent également largement majoritaires dans les deux plus grandes villes du pays, Moscou et St-Petersbourg, où deux personnes sur trois partagent ce constat.

Seulement un tiers des russes ne regrettent pas la dissolution de l'URSS, avec un profil dominant de jeune diplômé.

Il faut rappeler que la transition capitaliste, loin des promesses initiales, fut un désastre pour la population russe.

Surtout dans la phase de « capitalisme sauvage » des années 1990 où deux millions de russes seraient décédés en conséquence de la privatisation du système de santé soviétique.

La production a chuté de moitié et n'a pas encore atteint son niveau de 1991. Le salarié actuel est plus pauvre, en moyenne, que le salarié soviétique. En 2011, le salaire réel moyen est encore de 5% inférieur à celui de 1991.

Des chiffres qui masquent l'ampleur des inégalités dans un pays qui compte 25 millions de pauvres (20% de la population), où l'écart entre les 10% les plus riches et les plus pauvres est de 1 à 60.

Une seule fraction de la population ne connaît pas la crise, les fameux « oligarques ». 101 milliardaires en 2011, deux fois plus qu'en 2008.

Voilà le tableau de la Russie actuelle, un tableau qui explique la persistance de ce sentiment de nostalgie envers l'époque soviétique. Un sentiment qui n'est pas uniquement tourné vers le passé mais, comme le prouvent la progression constante du PC russe, orienté vers la perspective de la re-construction du socialisme en Russie !


Commentaire :

et on rajoutera la chute de l'espérance de vie des russes depuis 1991 ainsi que la chute du taux de natalité qui font que la Russie est désormais un pays vieillissant et qui se dépeuple.

Solidaire

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 12:15

Une Amérique du sud qui améliore le sort de ses concitoyens en nationalisant, des entreprises françaises sauvées par l'intervention de leurs travailleurs et l'argent public : la sortie de la crise capitaliste passe bien par des outils de socialisation de l'économie !

Chaque jour, des informations économiques inquiétantes plombent l'espoir des français, notamment des jeunes travailleurs tandis que la Bourse monte et que croissent les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises.

Parfois, dans ce marasme économique percent quelques bonnes nouvelles.

Nous avons abondamment parlé, en décembre dernier, de la papeterie euroise d'Alizay, que son propriétaire finlandais M-real refusait de vendre. Trois ans de lutte des salariés autour de leurs syndicats et l'appui de l'armada communiste, autour de Gaëtan Levitre (maire et conseiller général) ont eu finalement le dernier mot. L'entreprise est sauvée et retrouvera son activité en début d'année, recréant 160 emplois et permettant la création de 60 emplois supplémentaires dans la future chaudière biomasse du groupe français Néoen (Groupe Direct Energie) sur le site d'Alizay.

Il y a eu aussi, début 2012, l'importante victoire des salariés calaisiens de SeaFrance. Malgré une campagne médiatique antisyndicale, les salariés ont repris leur entreprise sous forme coopérative sous le nom de My Ferry Link, sauvant 395 emplois directs et comptant sur 520 emplois en 2013 ! Là aussi, c'est la solidarité qui a compté et le député européen communiste Jacky Hénin, ancien maire de la ville, y est également pour quelque chose !

Ces derniers jours, ce sont les chantiers navals STX de St Nazaire qui ont annoncé la signature d'un contrat énorme pour la construction d'un paquebot de luxe pour les américains de Royal Caribéan. Un contrat qui va fournir du travail aux salariés jusqu'en 2018.

Quel point commun entre ces trois exemples ?

Ce qui rassemble les sauvetages de M-real, de SeaFrance et des chantiers navals, c'est la lutte ouvrière pour sauver ces entreprises et leurs emplois et l'implication de la puissance publique et de capitaux publics : le sauvetage de M-real, c'e sont trois ans de luttes et le rachat par le Département de l'Eure ; SeaFrance, ce sont des années de lutte, des capitaux publics et salariés ; STX St Nazaire, ce sont des années de luttes et le rachat de 30 % du capital par l'état !

Quand la puissance publique en a la volonté, elle peut bloquer les patrons et les actionnaires dans leurs projets de fermetures d'entreprises, de délocalisations, et accompagner des projets qui permettent le développement de l'emploi.

C'est ce que prouvent ces différents exemples !

C'est aussi ce que démontrent des pays sud-américains, à l'instar de la Bolivie ou du Vénézuéla en nationalisant les ressources essentielles de leurs pays : mines, pétrole, raffineries, cimenteries, banques, compagnies électriques,...

Mieux ! Un état qui en a la volonté peut agir sur les choix de développement économique et la redistribution des bénéfices des grandes entreprises s'il en prend le contrôle.

La Bolivie vient ainsi de nationaliser deux compagnies électriques : Electropaz (Basée à La Paz, 900 000 habitants) et Elfeo (Oruro, 215 000 habitants) jusque là détenues par l'espagnol Iberdrola.

Ces nationalisations font suite à celles d'un gisement d'argent et d'indium en août 2012 (contrôlé jusque là par la compagnie canadienne South American Silvera) et de la filiale bolivienne de la compagnie électrique espagnol Red Electrica de España en mai 2012.

"Nous avons considéré que cette mesure était nécessaire pour assurer des tarifs d'énergie équitables dans les départements de La Paz et d'Oruro et pour veiller à ce que la qualité de service soit uniforme aussi bien dans les zones rurales qu'urbaines" justifie le président bolivien Evo Morales.

La Bolivie et le Vénézuéla, se sont respectivement 5,2 % et 4,2 % de croissance en 2011,  (1,7 % en France !) et moins de 8 % de chômeurs (9 % en France !) !

Alors que flambent les tarifs du gaz et de l'électricité en France et que la qualité des services se dégrade parallèlement, ne faudrait-il pas revenir à un contrôle public, comme c'était le cas du temps de EDF-GDF ?

Le service public avait montré sa capacité à développer et entretenir notre réseau électrique en fournissant une électricité peu chère aux citoyens. Ce que montrent les boliviens et les vénézuéliens en nationalisant et ce que prouvent en France les exemples de M-real, de SeaFrance ou des chantiers navals, c'est que le rôle de l'état et des collectivités publiques peut ancore aujourd'hui jouer un rôle moteur pour la défense de l'emploi et le développement de services publics de qualité pour tous.

Qu'en aurait-il été de la crise bancaire en France si Crédit Agricole, BNP-Paribas ou Crédit Lyonnais-LCL étaient toujours des entreprises publiques ? Y-aurait-il autant de spéculation douteuse ? Y-aurait-il aujourd'hui autant de blocage au financement des PME et PMI ?...

A l'inverse de la propagande libérale que l'on nous sert depuis trente ans sur les bienfaits du libéralisme et des privatisations, tout prouve aujourd'hui que services publics et entreprises nationalisées peuvent être des appuis majeurs pour l'indépendance économique de nos pays et pour leur développement économique.

Comme le montre la crise capitaliste actuelle, le discours dominant actuel, bâti sur le dogmatisme libéral, a perdu toute crédibilité. Le roi est nu.

Maintenant, c'est aux victimes de cette escroquerie qu'est le capitalisme de se rassembler et de rebâtir le mouvement émancipateur qui avait sorti la France et l'Europe de la misère des débuts du capitalisme, au XIXème siècle, pour amener nos sociétés à un niveau de développement et de confort social qui régresse depuis trente ans désormais.

Plus que jamais, les travailleurs, ceux qui vivent uniquement de leur travail, doivent se rassembler et construire une société alternative qui brise le monopole de l'argent, du capital.

C'est le sens du combat communiste depuis les années 1920 et des mouvements ouvriers qui l'ont précédé.

C'est encore le sens du combat communiste d'aujourd'hui, notamment du Parti communiste français à quelques semaines de son XXXVIème congrès.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 12:17

Soutien de Sarkozy aux Présidentielles, Depardieu va trouver un asile fiscale auprès de Vladimir Poutine, autocrate d'un régime russe mafieux et truquant les élections. Un choix de valeurs... financières !

Le président Vladimir Poutine a accordé jeudi la citoyenneté russe à l'acteur français Gérard Depardieu, qui a menacé récemment de renoncer à son passeport français pour protester contre les augmentations d'impôts visant les plus riches.

"Vladimir Poutine a signé un décret accordant la citoyenneté russe au Français Gérard Depardieu", a précisé le Kremlin dans un communiqué.

Gérard Depardieu avait annoncé dimanche que la décision du Conseil constitutionnel français de censurer la taxation à 75% des contribuables les plus aisés "ne changeait rien" à son installation en Belgique.

Malgré cela, le gouvernement français a annoncé son intention d'aller de l'avant pour augmenter la pression fiscale sur les personnes gagnant plus d'un million d'euros par an, en adoptant de nouvelles mesures pour que ce projet soit conforme à la Constitution. Une promesse qui se réalisera ?

Le président Poutine avait déjà annoncé lors d'une conférence de presse en décembre : "Si Gérard veut vraiment avoir un permis de séjour ou un passeport russe, c'est une affaire réglée, et de manière positive".

Peu après les déclarations du président russe, le Premier ministre, Dimitri Medvedev, avait réitéré l'invitation faite à l'acteur français de s'installer en Russie, en l'assurant qu'il ne risquait pas d'augmentation d'impôts dans ce pays.

En Russie, l'impôt sur le revenu est de 13% pour tous. En clair, pas de proportionnalité de l'impôt là-bas ! Les milliardaires sont autant taxés que les petits retraités ou les chômeurs !

Avec la polémique en France sur l'exil fiscal de Depardieu, celui-ci avait annoncé vouloir "rendre" son passeport français et envisager de prendre la nationalité belge pour s'installer à Néchin, un village proche de la frontière française connu pour abriter de riches expatriés français, .

Célèbre en Russie, Depardieu apparaît régulièrement dans diverses publicités. En novembre dernier, il en a tourné plusieurs pour la banque Sovietski, pour une marque de ketchup et pour un magasin d'alimentation. L'appât du gain l'a fait descendre bien bas !

Il assiste également souvent à des festivals de cinéma en Russie. Il a notamment déjà été membre du jury du festival du film de Moscou.

En octobre dernier, il a participé à des célébrations officielles à Grozny, capitale de la Tchétchénie, au cours desquelles il avait lancé: "Gloire à la Tchétchénie, gloire à Kadyrov", en s'affichant aux côtés de Ramzan Kadyrov, numéro un de cette république, accusé de multiples exactions par les ONG de défense des droits de l'homme.

Ce dernier s'est d'ailleurs dit prêt à accueillir l'acteur dans cette république instable du Caucase.

Un porte-parole de M. Kadyrov a indiqué jeudi que cette invitation tenait toujours. "Nous confirmons que si Depardieu veut s'installer en Tchétchénie, cela sera très apprécié", a déclaré ce porte-parole Alvi Karimov à la radio Echo de Moscou. "Les conditions nécessaires pour une vie agréable et un travail créatif seront mises en place", a-t-il ajouté.

On a les amis que l'on mérite et nos actes témoignent clairement du fonds de notre âme.

Entre Sarkozy, de plus en plus impliqué dans le scandale de Karachi et accusé d'avoir été financé par Kadhafi, et les dirigeants russes et tchétchènes, Gérard Depardieu montre son vrai visage, celui d'un homme cupide, qui tourne des publicités et des films par amour de l'argent (public, souvent), et soutenant ceux qui défendent les intérêts de sa caste.

En cela, Depardieu est le reflet de cette caste qui se prétend l'élite sociale de nos sociétés capitalistes et qu'incarne politiquement l'UMP. Finalement, gérard Depardieu tient là un rôle digne d'un comédien de film social.

Sauf que ce n'est pas un rôle de composition.

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 16:33
On aimerait les voir plus agressifs face au patronat et au capitalisme nos amis socialistes !...
C'est vrai, le ton est plutôt sarcastique, moqueur.
La dernière vidéo du PCF, pour la nouvelle année, a choisi le ton de l'humour incisif, remettant le Président Hollande face aux engagements de campagne du candidat Hollande. Forcément, y-a comme un décalage !
Et c'est ce qui fait hurler Harlem Désir, désormais secrétaire national du Parti socialiste.

« Ce clip (…) de mauvaise foi, mensonger et caricatural: il est une faute contre la gauche (…) il est une honte pour ses auteurs » .

Comme le rappelle le Parti communiste dans un contre-communiqué, "notre clip, incitant à « rallumer les étoiles », ne mérite en rien l'usage d'une artillerie aussi lourde.

Nous convenons que cette vidéo peut susciter des réactions. Mais la première d'entre elle, la plus partagée, avec près de 200 000 visites dés les 2 premiers jours est tout simplement d'en sourire.

Mieux vaut user aujourd'hui d'un droit de critique, qu'être contraint à un devoir d'inventaire dans 5 ans.

Sur le fond, nous n'avons fait que reprendre les promesses publiques du candidat Hollande, sans rien bidouiller : ses promesses sur des marqueurs de gauche pour un changement « Maintenant » après 10 ans de droite.

Huit mois après, Harlem Désir devrait plutôt se demander pourquoi cette vidéo rencontre un tel succès. D'une certaine manière, ce clip est une invitation de fin d'année, certes légèrement impertinente, à rappeler à l'ensemble de la gauche que l'année 2013 doit être une année de conquêtes, de luttes face aux puissances de l'argent qui gouvernent, décrites par François Hollande lui même lors de son meeting de début de campagne au Bourget : « Mon véritable adversaire, scandait alors François Hollande, il n’a pas de nom, il n’a pas de visage, pas de parti, il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne, cet adversaire, c’est le monde de la finance ».

Décidément, le Parti socialiste n'aime pas la critique et préfère s'attaquer à ceux qui défendent le peuple de gauche qui l'a envoyé aux affaires plutôt que de se remettre en cause. Le souci, c'est que tôt ou tard, ce seront les électeurs qui feront connaître au PS leur point de vue sur tous ces engagements non tenus ! Et il sera trop tard pour le PS, mais surtout pour les travailleurs !

Bonne année 2013 !

 
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 09:52

La rémunération des grands patrons du CAC 40 continue de s'envoler jusqu'à des cimes indécentes.

Selon une étude publiée mardi 11 décembre, ils sont même 14 PDG de grands groupes français (3 de plus qu'en 2010) à avoir touché au moins 4, 6 millions d'euros en 2011.

Le classement de ces grands fortunés, selon l'étude du cabinet Proxinvest
1- Maurice Lévy de Publicis, qui "est exceptionnellement en tête avec le versement anticipé de ses bonus différés qui portent à 19,6 M€ sa rémunération totale après 6,2M€ en 2010"
2- Carlos Ghosn (Renault – 13,3 M€ après 9,7M€, +38%), celui-là même qui tente d'arracher des accords de compétitivité dans ses usines pour baisser le coût des salaires, "dont la rémunération chez Nissan demeure mal définie"
3- Bernard Charlès (Dassault Systèmes – avec 10,9 M€ après 9,5M€, +15%)
4- Bernard Arnault (LVMH –10,8 M€ après 9,7M€, +11%), candidat à l'exil fiscal en Belgique
5- Jean-Paul Agon (L’Oréal) – 7,7 M€ après 10,7M€, -28%)
6- Christopher Viehbacher (Sanofi-Aventis – 7,1M€ après 6,1M€, +17%), dont l'entreprise dégraisse allégrement en France pour améliorer ses dividendes
7- Frank Riboud (Danone – 6,1 M€ après 5.9 M€, +3%)
8- Daniel Julien (Teleperformance - 5,6 M€ après 3,2 M€, +76%)
9- Denis Kessler ( SCOR 5,5 M€ après 4,2 M€, +20% ), le chantre des valeurs du patronat au MEDEF
10- Olivier Piou (Gemalto – 5,5 M€, +103%)
11- Gerard Mestrallet (GDF-Suez 4,8 M€, +44%) dont le groupe n'en finit pas de demander des augmnetations du tarif du gaz
12- Jean-Pascal Tricoire (Schneider Electric- 4,7M€, +12% )
13- Thierry Pilenko (Technip – 4,6 M€, +7%)
14- Henri de Castries (AXA – 4,6 M€, -7%).
Dans certains cas, ces chiffres sont bien plus élevés. L'étude de Proxinvest n’inclut en effet pas toutes le sources de revenus, comme le "complément de retraite sur-complémentaire dont bénéficient certains dirigeants". Elle porte sur le salaire fixe, les bonus, les actions gratuites, les options et les indemnités de départ versés au dirigeant.
C'est sûr qu'avec de tels revenus, il faut faire un effort pour que les petits chéris du capitalisme français ne paient pas trop d'impôts, les pauvres !
-17% pour le CAC 40
Loïc Dessaint, directeur associé du cabinet spécialisée dans la gouvernance des entreprises, se demande bien pourquoi ces patrons touchent de tels revenus : "L'indice CAC 40 a pourtant sur la même période perdu 17% de sa valeur", relève-t-il à l'AFP. "La politique de rémunération des grandes sociétés françaises manque de transparence et est beaucoup trop court-termiste. Il faut absolument étudier la performance d'un dirigeant sur au moins trois années pleines", note Proxinvest.
Dans le détail, pour la première fois en 2011 le salaire fixe moyen des dirigeants du CAC 40 a franchi le million d'euros. Les bonus annuels ont pour leur part baissé de 8,6%, mais ils se maintiennent à un niveau élevé (124% du salaire fixe en moyenne).  Une paille.

Pensez à demander un petit chèque de fin d'année à ces patrons, en échange des aides publiques et des allègements fiscaux consentis par les gouvernements successifs à ces entreprises et que vos impôts financent !

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 09:58

Karl Marx et le budget Ayrault

Le 4 avril 1865, Karl Marx fulmine : « On ne peut compresser un cours d’économie politique en une heure. Mais nous allons faire de notre mieux. » Le journal "Solidaire" du Parti du travail de Belgique a comprimé encore un peu plus le regard de Marx sur le combat salarial. Nous reprenons leur article en l'adaptant à la France.

Solidaire 

 

 

Voici plus d’un siècle, à la demande de la Première Internationale, Karl Marx évoquait déjà tout l’enjeu des mesures du gouvernement Ayrault : une réduction des charges patronales, un indice des prix manipulé et le gel de salaires.

Il répond à deux questions. :

  • Si on augmente les salaires, le pouvoir d’achat des travailleurs n’est-il pas réduit à néant par les hausses de prix ?
  • Les augmentations salariales arrachées par les syndicats nuisent-elles à la position concurrentielle ?

Marx a montré que la valeur d’échange des marchandises produites est déterminée par la « quantité de travail » nécessaire à leur production et que la valeur ajoutée produite par le travail est toujours supérieure au salaire versé. « Les salaires des ouvriers ne peuvent jamais être plus élevés que la valeur d’échange des marchandises produites. » La différence entre la valeur ajoutée totale et le salaire versé apparaît dans le capitalisme en tant que profit. En clair, les profits viennent de la différence entre le prix de vente d'un produit (ou d'un service) et son prix de revient (salaires et coûts de fabrication).

Cela nous donne une contradiction de classe entre les salariés et les employeurs. « D’une hausse générale du niveau salarial résulte une baisse de la marge bénéficiaire générale, sans pour autant, en général, faire monter le prix des marchandises. »

Ensuite, Marx affirme que les travailleurs ne cueillent pas automatiquement les fruits d’un accroissement de la productivité. Dans ce cas, le salaire reste en retrait de la productivité accrue et les profits augmentent. L’exploitation (relative) s’accroît donc, même sans baisse de salaire. C'est ce que nous constatons en France depuis vingt ans où 10 % des richesses produites en France (PIB) sont passées de la rémunération des travailleurs (Salaires et cotisations sociales) à la rémunération du Capital (Actionnaires, primes patronales). Même les 35 heures ont entrainé une hausse de la productivité (même travail assuré avec moins d'heures) sans hausse des revenus, parfois même avec une baisse (blocage des salaires de 3 ans dans de nombreuses entreprises malgré l'inflation).

Une situation similaire se produit quand le patron augmente les prix : « Prétendre en pareil cas que l’ouvrier ne doit pas réclamer avec insistance une augmentation proportionnelle des salaires (via une indexation des salaires sur les prix, par exemple, NdlR) revient à lui dire qu’il lui faut se contenter de mots en guise de choses (pouvoir d’achat). »  

La nécessité du combat

Plus généralement, Marx montre que les travailleurs ne reçoivent qu’une infirme partie de la richesse qu’ils créent et que cette dernière est surtout utilisée en vue de l’accumulation du capital et de la liquidation des emplois. « Dans tout le développement de l’industrie moderne, la balance penche toujours plus en faveur du capitaliste et au désavantage des travailleurs. Dans la production capitaliste, le niveau salarial moyen a tendance à ne pas monter, mais à baisser. » C’est ainsi que nous avons vu systématiquement décroître la part des salaires dans le revenu national et croître celle du profit.

« Si la tendance adopte effectivement ce caractère, la classe ouvrière ne doit-elle pas alors renoncer à résister aux patrons et ne ferait-elle pas mieux de renoncer à la lutte pour améliorer temporairement sa situation ? se demande Marx. Si elle le faisait, elle se dégraderait en une masse égale de pauvres hères ruinés ». C’est ainsi que Marx souligne l’importance du combat salarial.

Toutefois, le combat du syndicat ne doit pas se limiter à « une guérilla contre les retombées du système en place », mais il doit « essayer en même temps de changer ce système » en utilisant sa « force organisée » comme « levier pour la libération définitive de la classe ouvrière, c’est-à-dire pour la suppression définitive du système salarial ».

C'est la différence entre un syndicalisme réformiste qui ne fait que négocier avec le patronat des aménagements au système (la "moins pire des solutions" en cas de crise capitaliste comme actuellement) et un syndicalisme de classe, révolutionnaire, qui organise les travailleurs pour contrer le patronat et les actionnaires et proposer des solutions pour dépasser ce capitalisme, le renverser.
Sources : Karl Marx, Salaire, prix et profit, téléchargeable sur www.communisme-bolchevisme.net • Lettre de  K. Marx à F. Engels, 20 mai 1865 • Certaines citations ont été vulgarisées.

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 10:14

Joyeux Noël les patrons !

Un message des Jeunes communistes 

Le Noël des patrons se chiffre à 20 000 000 000 €…
Vingt milliards d’euros d’exonérations offertes au titre de la « compétitivité »… Le Medef et Laurence Parisot croulent sous les cadeaux du gouvernement : un traité européen ultralibéral, des jeunes que l’on peut embaucher sans rien avoir à payer, des apprentis et des stagiaires qui travaillent gratuit, des précaires condamnés aux bas salaires… Alors que les salaires et les profits versés aux patrons et aux actionnaires de Peugeot, de Sanofi, de Veolia, de Bouygues, de Renault, ne cessent d’augmenter…
Ce n’est pas la crise pour tout le monde et quelques-uns se goinfrent quand c’est « pigeons farci » au menu pour tous les autres ! Nous savons que 30 ans de politiques d’emplois précaires, d’exonérations d’impôts et de cotisations n’ont qu’une seule utilité, augmenter les profits, mais les patrons-vautours eux continuent leur croisade contre nos droits, nos revenus et notre dignité.
C’est le grand Noel des patrons !
Plus de lycées et d’universités sous contrôle pour fournir de la main d’œuvre. Plus de bas salaires. Plus de temps partiels. Moins d’impôts. Moins de solidarités. Plus de dérèglementations européennes… Les Jeunes Communistes invitent partout en France à célébrer ce Noel extraordinaire de Laurence Parisot et ses amis, dans la féérie des mesures du gouvernement, des plans sociaux et des fermetures d’usines qui marquent à nouveau cette période de noël.
Tout au long du mois de décembre devant les sièges du Medef, de nos amis les banques, et de ces grands groupes qui exploitent sans merci souhaitons un joyeux Noel à tous les patrons et faisons-leur une promesse : en 2013, plus de cadeaux pour les patrons !
Ils ont des milliards, mais nous sommes des millions ! Cet argent doit servir à investir pour développer la production et les emplois en France, pour nos formations, pour augmenter les salaires, l’accès au logement et à la santé !
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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 10:14

Voilà une information qui devrait déplaire aux tenants de la « compétitivité » : entre 1999 et 2011, la productivité des salariés dans le monde a progressé trois fois plus vite que les salaires moyens.

« Pour le dire simplement, davantage du gâteau national est allé aux profits, et moins aux salariés », résume l’Organisation internationale du travail (OIT), suite à la publication de son rapport mondial sur les salaires, ce 7 décembre.

« La part des salariés dans le revenu national s’est rétrécie dans la plupart des pays, provoquant un mécontentement populaire et augmentant le risque de troubles sociaux », souligne l’OIT.

Dans les économies développées, la part de la rétribution du travail est passée de 75% du revenu national, à 65%.

A l’échelle de la France, cela signifie qu’aujourd’hui environ 200 milliards d’euros [1] ont été transférés de la rémunération du travail vers la rémunération du capital et les marchés financiers.

En trente ans, la part des dividendes dans les revenus distribués a été multipliée par trois , passant de 4% à 13%.

Vous avez dit compétitivité ?

Pire : désormais, au prétexte de l’austérité, les salaires au sein des économies développées commencent à baisser.

En Grèce, le revenu minimum a ainsi été amputé de 22%. Résultat : « Les travailleurs pauvres représentent plus de 7% de l’ensemble des travailleurs aux États-Unis et 8% en Europe », ajoute l’OIT.

Au sein des pays émergents, si les salaires continuent de croître, ils subissent la même pression de la part de la finance. « Même en Chine, où les salaires ont triplé au cours de la décennie écoulée, la part du revenu national qui revient aux salariés a baissé », pointe l’organisation.

Les disparités entre salariés restent très fortes : un ouvrier grec du secteur manufacturier (13 dollars de l’heure) gagne dix fois plus que son homologue philippin (1,40 dollar), mais presque trois fois moins que son camarade danois (35 dollars).

Notes : [1] 10% du revenu national brut de 2011.

Article de Ivan Du ROY sur Bastamag.net


Commentaire :

une note de l'Organisation Internationale du Travail (organisme de l'ONU) qui confirme ce que nous disons régulièrement sur ce blog sur la "crise" ; il y a en premier lieu un problème de répartition des richesses puisque le Produit Intérieur Brut français (comme dans les autre pays) continue de progresser d'années en années !

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 10:44

Ce communiqué de l'AFP, paru le 5 décembre dernier, démontre le poids de l'ingérence étrangère en Syrie sans le vouloir.

Cet article met en évidence la présence de contingents islamistes très bien armés et venus de l'étranger : djihadistes de Al Nosra parlant "avec un accent", autres groupes composés de libanais, de turcs, de combattants d'Asie centrale,...

L'image d'une rébellion populaire s'efface pour laisser entrevoir la triste vérité : la colère populaire syrienne du printemps 2011 a laissé la place à une intervention militaire étrangère dans la quelle les milices islamistes, armées officiellement par le Qatar et l'Arabie Saoudite, font office de troupes de choc.

Qu'adviendra t-il de la moderne et laïque Syrie si cette rébellion tombe ? Les djihadistes, puissants, organisés et unis laisseront-ils les vrais rebelles syriens, moins bien armés et divisés, reprendre le contrôle du pays ?...

L'exemple iraquien et l'exemple libyen démontrent que les interventions étrangères, par rébellion interposées ou non, contre des pays arabes laïcs et économiquement puissants entrainent ces peuples dans un Moyen-Âge douloureux, où gangs et milices fanatiques se livrent la guerre. Et tout ça avec une destabilisation régionale toujours plus grande !

Honte au gouvernement français qui continue de prôner une aide aux rebelles syriens !

Dans la veine de la droite sarkozyenne, tant sur le plan international qu'économique, la sociale-démocratie française a perdu son âme en s'alignant sur des intérêts politico-économiques qui ne bénéficient qu'à quelques multinationales.

Solidaire


Syrie: à Alep, les jihadistes montent en puissance face à des rebelles décriés

De récentes manifestations à Alep s'en prenant clairement à l'Armée syrienne libre (ASL), qui avait pourtant conquis en juillet la moitié de la ville, ont montré sa perte d'influence, au profit des islamistes radicaux mieux armés et plus disciplinés, selon les habitants.

Les islamistes, notamment ceux du Front jihadiste Al-Nosra, doivent paradoxalement leur notoriété d'abord à leur discrétion mais aussi à leur abnégation au combat.

Vendredi, lors des défilés hebdomadaires à Alep, des manifestants excédés ont appelé l'ASL à aller au front plutôt que de rester tapie dans leurs quartiers.

Pour Moustafa, 37 ans, "la férocité des combattants du Front Al-Nosra et leur expertise au combat en ont fait la force la plus connue d'Alep", éclipsant Liwa al-Tawhid, une brigade rebelle proche des Frères musulmans, qui fut au début la première force de l'opposition armée dans la métropole du Nord.

"Ils disparaissent après les combats"

Mais c'est surtout leur profil bas que retiennent les habitants.

"Les combattant d'Al-Nosra et de Ghouraba al-Cham affluent chez nous dès que l'armée attaque mais ils disparaissent à la fin des combats", se félicite ce professeur d'arabe qui habite avec sa femme et ses cinq enfants à Boustane al-Bacha, fief des combattants islamistes.

Mamoun qui vit dans le sud d'Alep, renchérit: "ils ne s'approchent pas des habitants". D'autant qu'il leur est difficile de communiquer car "certains ont un accent différent et il y en a même qu'on ne comprend absolument pas".

Al-Nosra est une organisation jihadiste dont on connaît peu de choses car ses hommes refusent de parler, tant aux journalistes qu'aux habitants.

Inconnu avant le début de la révolte en Syrie en mars 2011, et accusé un temps d'être une émanation des renseignements syriens, ce Front a revendiqué la plupart des attentats suicide qui ont ensanglanté le pays, notamment à Alep, Damas et Deir Ezzor (est).

Deux autres grands groupes jihadistes sont implantés en Syrie, Ghouraba al-Cham (les Etrangers de Damas), qui regroupe essentiellement des jihadistes turcs et venus des pays de l'ex-Union soviétique, et Ahrar al-Cham (Les hommes libres de Damas), composé en grande partie de combattants venus du Liban et d'Irak.

Riches et bien armés

Mais l'armement et l'argent font aussi la différence. "La plupart des combattants de l'ASL sont jeunes, certains sont même adolescents, ils portent des armes peu sophistiquées et sont chargés de tenir les points de contrôle", raconte Abdallah, qui habite la vieille ville.

"En revanche, les combattants d'Al-Nosra sont plus vieux, ont des armes modernes et des gilets pare-balles et il est rare de les voir en faction", ajoute ce fonctionnaire de 32 ans.

Les islamistes bénéficient de fonds bien plus importants que leurs alliés et rivaux, sans qu'on puisse en déterminer l'origine. "Les combattants d'Al-Nosra préparaient des festins avec de la viande grillée pour la rupture du jeûne du ramadan, alors que ceux de l'Armée libre devaient se contenter d'un sandwich", note-t-il encore.

Selon Houssam, un journaliste de 35 ans habitant dans une partie de la vieille ville contrôlée par l'armée, "les deux pratiquent le kidnapping, mais si les rebelles réclament des rançons pour payer leurs combattants et acheter des armes, Al-Nosra ne négocie jamais, il tue ses otages. C'est la preuve que les fonds qu'il reçoit de l'étranger lui suffisent".

Mais le succès des islamistes s'explique aussi par les inconséquences des rebelles de l'ASL.

Vendredi, Maher a participé aux manifestations qui ont conspué l'ASL. Cet habitant de Boustane al-Qasr, quartier du sud d'Alep tenu par l'ASL, dénonce avec véhémence les rapines des rebelles et leur installation dans des appartements de familles ayant fui les violences, et qui ne peuvent plus revenir dans leur logement occupé.

A en croire les habitants, comble du paradoxe, c'est le Front al-Nosra qui se retrouve aujourd'hui à régler les différends entre groupes rebelles. Moujahed, un fonctionnaire de 30 ans, évoque "des affrontements entre rebelles qui ont duré un mois à Ferdaous (sud)".

Ils ont pris fin "quand Al-Nosra a imposé son contrôle et partagé le butin, notamment les munitions et les armes".

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 10:40

14 et 15 décembre 2012 : les communistes de France sont appelés à voter pour choisir leur texte de Congrès.

C'est une tradition démocratique bien ancrée au Parti communiste : celle du choix donné aux adhérents du texte qui servira de base de travail pour le Congrès.

Si la direction nationale propose une "base commune", trois autres textes ("textes alternatifs") sont soumis au vote des adhérents. C'est le texte majoritaire qui sera ensuite amendé par les adhérents lors des congrès de cellules, de sections ou les congrès fédéraux.

Le texte de la direction nationale "Il est grand temps de rallumer les étoiles" est assez enflammé et poétique, proposant de poursuivre notre stratégie politique actuelle, autour du Front de gauche et du Parti de la Gauche Européenne, pour dépasser un capitalisme en crise. Il propose de fonder un nouveau projet de société basé sur l'Humain, axé sur la démocratie, et offrant une vision alternative de la production, de la consommation et du partage des richesses.

Le texte alternatif 1 "Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur" se veut en rupture avec les stratégies d'effacement du PCF depuis le congrès de Martigues (2000, Robert Hue, secrétaire national). Il analyse la crise capitaliste, l'offensive antisociale menée par les forces capitalistes et les gouvernements successifs, remet en cause l'Europe et l'euro et prône des efforts idéologiques et d'organisation plus importants du PCF, un retour du marxisme et de l'idéal socialiste. Il souhaite une stratégie élargie de rassemblement vers un Front populaire plus large que l'actuel Front de Gauche.

Le texte alternatif 2 "Combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme" revient également sur la crise capitaliste et note l'impossibilité de sortir de la crise sans sortir du capitalisme, rejette l'idée réductrice et nationaliste de sortie de l'Europe et de l'Euro mais défend l'internationalisme des communistes. Ce texte défend l'idée d'un PCF à l'identité communiste renforcée au sein du Front de Gauche.

Le texte alternatif 3 "Un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe, sans abandon, ni effacement !" s'appuie sur la crise capitaliste actuelle et le rôle moteur de l'Europe dans la mise en place des politiques antisociales actuelles pour défendre l'idée de la nécessité de sortir de l'Europe et de l'Euro. Il souhaite renforcer la référence au marxisme-léninisme d'un PCF qui doit sortir d'un Front de Gauche ostensiblement électoraliste, qui prive le PCF du rôle moteur dans les luttes sociales. Il prône également la sortie du Parti de la Gauche Européenne, trop europhile.

En clair, ces quatre textes se caractérisent par :

Texte national : pro PGE car pro Europe sociale et pro Front de Gauche ;

Texte alternatif 1 : anti PGE car considérant l'Europe irréformable et pour un Front de Gauche de lutte et plus populaire ;

Texte alternatifi 2 : neutre sur l'Europe car c'est le capitalisme qu'il faut abattre et pro Front de Gauche ;

Texte alternatif 3 : anti PGE car considérant l'Europe irréformable et anti Front de Gauche.

On saura ce dimanche quels sont les résultats des différents textes.

Malgré le peu de temps pour discuter de ces questions et la période de l'année, sujets de critiques de la direction, les communistes auront à faire le choix entre des textes qui proposent des solutions originales face à la crise du capitalisme et à la nécessité de changer la société.

Quel que soit le texte retenu, il y aura à nouveau débat sur celui qui sera retenu et possibilité de modifier, plus ou moins en profondeur, ce texte de discussion.

On est là bien loin des querelles de chefs à droite, sans différences idéologiques, sans remises en cause des choix faits ces trente dernières années par la droite en France et en Europe et sans autocritique après les échecs politiques de ces cinq dernières années.

Le PCF propose également une vision démocratique un peu différente du Parti socialiste où les textes de motions ne peuvent pas être modifiés par les militants une fois votés.

Alors que la victoire des papetiers d'Alizay, les "M-real", apportent de l'eau au moulin des communistes et de ceux qui considèrent que lutter c'est vivre, le PCF réfléchit à son avenir et au meilleur moyen d'être aujourd'hui celui qui porte l'espoir d'un avenir meilleur pour le peuple, pour les travailleurs.

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