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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 10:30

Ce qui était à craindre s'est déroulé : les syndicats minoritaires CFDT, CFTC et  ont validé un accord avec le patronat qui ouvre la porte des enfers aux salariés français.

Malheureusement, une fois de plus, le syndicalisme de collaboration de classe entraine tous les travailleurs vers le fonds. On se rappelle des accords de la CFDT avec le gouvernement Juppé en 1995 (première réforme des retraites) et d'une réforme de la législation voulue par la droite qui permet désormais à des accords de passer même si les syndicats majoritaires sont contre.

Imaginons en politique des partis politiques totalisant 39 % des voix imposer des lois au Parlement face à des forces politiques qui regrouperaient la majorité des suffrages : pourrait-on parler de démocratie ?

Remarquez ! On a vu ça avec le Traité Constitutionnel Européen en 2005 et le NON des français : centre et UMP, avec quelques socialistes, ont passé outre en 2007 en ratifiant le Traité de Lisbonne...

En tout cas, CGT et FO ont refusé cette capitulation. Avec plus de 50 % des voix des salariés à eux deux, il ne devrait légitimement pas être possible de valider cet accord si nous étions vraiment dans un système démocratique.

Nous voilà donc en position de faiblesse face au patronat et aux volontés de destruction du code du travail par l'Union européenne et le FMI.

Merci au gouvernement socialiste et aux syndicats minoritaires CFDT, CFTC et CGC !


Résumé de l’ "accord" (par le Front Syndical de Classe)

Côté des salariés et chômeurs : l’appât pour ferrer la prise !

-Hausse des cotisations chômage employeurs sur les CDD courts de « surcroît d'activité » (3% pour un CDD de moins d'un moins, 1,5% pour un CDD entre un et trois mois et 0,5% pour les CDD dits d'usage utilisés dans des secteurs comme l'hôtellerie et les instituts de sondage). En échange, exonération de ces mêmes charges pendant trois à quatre mois (selon la taille de l'entreprise) pour l'embauche d'une personne de moins de 26 ans en CDI, et CDI pour les intérimaires à définir par la branche. Date de mise en place prévue : Juillet 2013.

- Accès généralisé à une complémentaire santé collective, financée pour moitié par l'employeur, avec un panier "minimum": 100% de la base Sécu pour une  consultation, 125% pour les prothèses dentaires et forfait optique de 100 euros  par an. Date de mise en place prévue : avant le 1er janvier 2016.

- "Droits rechargeables à l'assurance-chômage" pour que les chômeurs  conservent une partie de leurs reliquats. Horizon: renégociation en 2013 de la  convention Unédic. Maintien des droits santé et prévoyance pendant 12 mois pour  les chômeurs (d'ici 1 à 2 ans).

- "Mobilité volontaire sécurisée" : avec accord de l'employeur, les salariés  (des entreprises de plus de 300 personnes, avec 2 ans d'ancienneté) peuvent "découvrir un emploi dans une autre entreprise", avec l'assurance du retour.

côté entreprise : voie libre aux licenciements, aux délocalisations et restructurations 

- Accords "de maintien dans l'emploi" : en contrepartie de l'engagement de  ne pas licencier, une entreprise en difficulté peut conclure un accord  majoritaire pour "ajuster" temps de travail et rémunérations, sans passer par  un plan social si elle licencie au moins 10 salariés refusant ces changements.  Quand l'entreprise va mieux, elle doit "partager le  bénéfice économique" de l'accord avec les salariés.

- Des plans sociaux facilités, "fixés" (procédure et contenu) soit par un accord majoritaire avec les syndicats, soit par une homologation administrative dans les 21 jours, avec des délais de contestation maximum préétablis.

- Restructurations facilitées : mobilité interne obligée (à salaire ou  classification maintenus) si un accord d'entreprise l'organise (conditions  d'éloignement, etc.). Licenciement pour "motif personnel" en cas de refus.

- Pour les licenciements individuels : en cas d'accord en conciliation aux  Prud'hommes, "indemnité forfaitaire à l'ancienneté (plafonnée à 14 mois de  salaire pour 25 ans). Si pas de conciliation, le juge reste souverain.

- Pour les entreprises de moins de 50 salariés : expérimentation du recours  direct au CDI intermittent, alternant périodes travaillées ou non, dans trois  secteurs.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 09:47

Après deux ans de guerre, la réalité du terrain est de plus en plus favorable au gouvernement syrien en dépit des efforts des occidentaux et de leurs alliés arabes pour le renverser.

On a fait grand cas de la conférence de presse de Bachar El Assad il y a quelques jours, la première depuis sept mois.

Il est vrai que l'événement est rare.

La plupart des journalistes occidentaux sont aujourd'hui très ennuyé par le conflit syrien. Si les régimes occidentaux et les dictatures pétrolières arabes soutiennent à fond les rebelles armés, les événements sur le terrain ne permettent plus aux médias de relayer aussi ostensiblement le message gouvernemental d'une révolte populaire victorieuse contre une dictature sanguinaire.

D'une part, la situation militaire sur le terrain évolue en faveur de l'armée régulière syrienne, à l'inverse du schéma souhaité par l'OTAN et de ce qui s'est déroulé en Libye.

C'est le cas de la "bataille de Damas", telle que l'appelaient les "insurgés" qui a tourné au fiasco courant décembre : l'armée syrienne a repris le contrôle de nombreux quartiers stratégiques de la banlieue de Damas et tué des centaines de rebelles dans les vergers d'où ils opéraient. Ce samedi matin, l’AFP titrait ainsi son compte-rendu de la situation militaire : "L’armée progresse autour de Damas". C'est le cas aussi de la "bataille d'Alep" où, de l'avis même des rebelles, la situation se dégrade pour eux, l'armée syrienne reprenant rue par rue les positions rebelles et affirmant son contrôle sur les alentours, notamment l'axe Alep-Frontière turque par où pouvaient arriver des renforts militaires et des équipements qataris ou turcs. C'est le cas également de la symbolique bataille autour de l'aéroport militaire de Taftanaaz, près d'Idleb (Nord) dont le siège par les rebelles a été levé après des mois de combats.

D'autre part, sur ce qui est de la Révolution elle-même, il apparait de plus en plus clairement que les effectifs rebelles sont désormais essentiellement sous la coupe islamiste (Front Al Nosra, par exemple) et composés d'éléments étrangers, libyens, afghans, turcs, tatars,...

Cette réalité djihadiste en Syrie explique en partie un soutien réel de la population syrienne au régime : alaouites, chiites, chrétiens et sunnites modérés, tout comme les kurdes, sont les cibles répêtées des radicaux islamistes. Car, parmi les 60 000 victimes avancées par l'OSDH (ONG islamiste basée à Londres, rappelons-le !), il y a de nombreux militaires syriens et, malheureusement, des milliers de civils syriens victimes d'exactions de la part des rebelles : des centaines de civils alaouites (femmes et enfants compris) ont d'ors et déjà été massacrés par des brigades rebelles pour leur simple appartenance à cette communauté religieuse ! Plusieurs religieux modérés ont également été assassinés. Et on ne parle pas des attentats à la voiture piégée qu'a connu Damas et sa banlieue !

L'un des responsables de l'ASL, Abu Ahmed, qui se bat depuis le début de la « bataille d’Alep » en juillet dernier, et qui est originaire d’un petit village proche de la frontière turque, admet dans un entretien publié cette semaine par l'agence Reuters que ce peuple alépin « n’a pas l’esprit révolutionnaire » ; il estime même à « 70% » la proportion des habitants qui soutiennent Bachar al-Assad. Une proportion qui s’explique selon lui par l’existence de fortes communautés « minoritaires », mais aussi par le comportement des insurgés depuis des mois : "l'ASL a perdu son soutien populaire". C'est sûr que le pillage des stocks de farine et de blé (revendus en Turquie), le sabotage des stations électriques, le pillage et l'assassinat de civils mécontents, cela ne favorise pas la sympathie !...

On est donc loin de l'idée de "territoires libérés" comme le présentent nos gouvernements ni d'un soutien populaire à cette rébellion.

De fait, la colère populaire contre le gouvernement syrien et Bachar El Assad du printemps 2011 s'est transformée en une crainte d'une division ethnique et religieuse du pays et d'un passage sous la coupe islamiste, comme en Libye.

Les véritables opposants au régime syrien se retrouve dans une situation paradoxale, exigeant des réformes politiques et économiques en Syrie mais contraints de faire front avec l'armée syrienne et, donc, le pouvoir en place, pour défendre l'intégrité territoriale du pays, son indépendance vis-à-vis de l'Occident, et rejeter les brigades djihadistes qui menacent les civils et la démocratie.

C'est ainsi que le Parti communiste syrien, début décembre, affirmait que "la première tâche des communistes, comme de tous les patriotes, est de défendre l'indépendance nationale de la Syrie et de défendre l'intégrité du territoire national, face à la conspiration impérialiste, sioniste, des régimes arabes réactionnaires et de s'opposer aux agissements criminels des ennemis de la patrie, des exécutants des volontés du colonisateur" tout en critiquant parallèlement le gouvernement de Bachar El Assad et en mettant en avant l'importance d'un "Front social et économique" et  "l'importance de suivre une autre politique économique qui protège et renforce la production nationale, réponde aux intérêts des masses qui sont le pilier de la résistance nationale syrienne, et cela ne passe que par un changement de cap radical dans les orientations sociales et économiques du gouvernement, et une rupture avec le libéralisme économique sous toutes ses formes."

Comme les communistes le répêtent depuis le début, le soutien de l'Occident et des dictatures pétrolières du Golfe à cette rébellion ne peut pas aboutir au développement d'une démocratie en Syrie. Les faits prouvent que ce sont effectivement le gouvernement et les djihadistes qui profitent de cette violence tandis que la population civile souffre et que le pays voit ses infrastructures se dégrader.

Comme pour l'iraq ou la Libye, il ne sortira rien de bon d'un soutien ou d'une intervention étrangère en Syrie.

La France doit cesser son soutien à la rébellion étrangère en Syrie et intervenir pour qu'un réelle processus politique s'ouvre en Syrie pour que, premièrement, cessent les violences, et que, deuxièmement, une ouverture politique permette la prise en compte des attentes populaires par le pouvoir en Syrie.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 09:43

Un coup de gueule qui s'inspire du coup de gueule de Théophraste R. (du site "Le Grand Soir" ).

La droite et l'église catholique se font fort de dénoncer régulièrement l'Education nationale quand celle-ci évoque des sujets de société qu'elles ne veulent pas voir aborder.

Par contre, sur la question de "l'homoparentalité", sujet majeur s'il en est en cette période de chômage de masse et de paupérisation généralisée des travailleurs, voilà qu'une sainte alliance des conservateurs, de l'extrême-droite à l'UMP en passant par les catholiques intégristes et les conservateurs religieux s'est montée pour organiser manifestations sur manifestations pour sauver le peuple de France du péril qui la menacerait !

Mieux, l'église a décidé d'organiser des débats sur l'homosexualité dans les écoles privées catholiques ! On imagine le bourrage de crâne qui va s'organiser à destination d'enfants de 6 à 18 ans !...

1 à 4 % de la population (selon les sources) est homosexuelle et on évalue à 200 à 300 000 les enfants vivant avec des parents de même sexe (150 000 couples). Ces chiffres peuvent être discutés, mais sans rien changer sur le fond.

Dans un courrier à 8 300 chefs d’écoles catholiques (financées à 80% par nos impôts) leur patron, Eric de Labarre (1), opposé au mariage des homosexuels, demande aux enseignants (payés par l’Etat) d’endoctriner les mômes en leur apprenant « la reconnaissance de la différence des sexes… » afin que chacun puisse « construire son identité et sa personnalité ».

On imagine le calvaire, pendant ces cours sur les bancs de ces écoles, de milliers d’enfants secrètement homos...  Le nombre de suicides de jeunes est déjà 5 fois plus élevé chez les homosexuels !

Faut-il rajouter du malaise au mal-vivre de ces jeunes ?

Si l'eglise est choquée par la possibilité offerte aux homosexuels de se marier et d'avoir des enfants, pourquoi organiser des débats qui vont mettre au pilori l'homosexualité elle-même ?

Et puisqu'il s'agit d'écoles catholiques gérées par l'église elle-même, pourquoi n'a t-on pas assisté des dernières années à des débats sur la sexualité des prêtres ? Après tout l'église n'a t-elle pas connue ces dernières années des scandales de pédophilie et de viols sur mineurs qui ont choqué le monde entier et tant de catholiques ?

Pourquoi parler plutôt du mariage homosexuel (pour dénoncer l'homosexualité) et taire le débat sur la sexualité au sein de l'église ? Le débat aurait-été salutaire mais il aurait peut-être mis en avant une réalité que la haute hiérarchie catholique préfère oublier. Comme si taire une réalité pouvait la faire disparaître ?

Théophraste, éditorialiste au "Grand Soir", provoquait récemment en imaginant dans les écoles de la République  une réplique fulgurante à cette  initiative catholique avec un cours  « Scoutisme, cours de catéchisme et pédophilie ».

L'initiative de l'église catholique, au côté de l'extrême-droite et de l'UMP, dans la rue et dans ses écoles privées, va non seulement à l'encontre d'une évolution de la société qui l'a déjà dépassé mais classe désormais l'église catholique à la droite de l'échiquier politique français.

Nous revoilà revenus au tant de Don Camillo et de Peppone, avec un Don Camillo qui serait aujourd'hui à la droite de la droite, Depardieu remplaçant Fernandel.

Est-ce un bien pour les catholiques ? Est-ce même un bien pour le débat démocratique ? Va t-on pouvoir refuser aux islamistes radicaux d'avancer publiquement leurs propositions sur leur vision de la société française ?... Après tout, si l'église catholique se permet d'aller contre le suffrage universel ?...

Et comme le dit si bien mon amie, assistante sociale, ces esprits réactionnaires sont choqués par l'idée d'enfants éduqués et choyés par des couples homosexuels mais ne sont nullement choqués par ces centaines d'enfants qui souffrent au sein de familles hétéroparentales qui se déchirent, dont les parents boivent ou qui les battent !

Décidément, l'époque n'est pas à l'ouverture des religions à la modernité. Vatican II est bien mort.

Pour la société comme pour les croyants : vive la laïcité !


(1) Qui salit le nom du chevalier de La Barre, torturé et exécuté en 1766 pour avoir gardé son chapeau au passage d’une procession.

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Published by Solidaire - dans En France
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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 10:56

Hier jeudi, Xavier Compain, responsable national du PCF aux questions agricoles et forestières, était dans l'Eure, à la rencontre des salariés de la papeterie d'Alizay et de l'industrie des produits phytosanitaires.

Notre camarade Eric RUIZ, membre de la Commission nationale Pêche-Agriculture-Forêt, accompagnait Xavier Compain. Voici l'article qu'il nous a fait parvenir :

"L'année 2013 sera marquante à plus d'un titre pour tous ceux qui se préoccupe de l'avenir industriel, agricole et alimentaire de notre pays et de notre région. Entre la réouverture de la papeterie d'Alizay (ex M-real), les élections aux Chambres d'agriculture (31 janvier) et la réforme de la Politique Agricole Commune au niveau européen (juin), le calendrier 2013 est chargé.

On ne peut séparer ces questions de choix du modèle agricole ou de relance d'une filière papetière des questions d'environnement, de souveraineté alimentaire pour l'Europe, et des questions d'emplois industriels.

Au sein du Parti communiste, comme chez beaucoup de français, les questions agricoles semblent éloignées et n'intéressent pas beaucoup. C'est une erreur que la Commission nationale à laquelle j'appartiens essaie de dissiper depuis trois ans avec un certain succès au sein du PCF.

Si certains ne voient dans la forêt ou l'agriculture que des espaces naturels d'où toute activité humaine doit être proscrite, les communistes voient eux des secteurs vitaux pour chaque être humain, pour l'alimentation, le chauffage et la santé, des secteurs qui doivent concilier l'emploi et l'environnement.

On oublie souvent que l'agriculture est un secteur économique dont dépendent des centaines de milliers d'emplois en France ! Je ne veux pas parler seulement des paysans et des ouvriers agricoles, ni même des salariés des coopératives et des négoces, des sucreries euroises ou des linières. Je veux parler plus largement des emplois industriels, dans les entreprises de l'amont comme de l'aval.

Dans l'Eure, ces entreprises s'appellent Socopa (Le Neubourg), Brossard-Saveurs de France (Le Neubourg), Cluizel (Damville), Grand Marnier (Aubevoye), Syngenta (St Pierre la Garenne), Nufarm (Gaillon), Scotts France (Bourth), Yabon (Verneuil) ou Boursin (Pacy). Et, dans la filière bois, il y a bien évidemment la papeterie d'Alizay !

Ce sont plusieurs milliers d'emplois qui sont liés à l'industrie agricole et agroalimentaire dans l'Eure.

La visite dans l'Eure de Xavier Compain, ce jeudi 10 janvier, s'inscrit dans le cadre de la réflexion du Parti communiste français autour de ses propositions pour soutenir des filières bois et agricoles qui conjuguent emploi, environnement et revenu pour tous leurs acteurs. 100113---X-Compain---papeterie-Alizay-Eure--1-.JPG

Xavier Compain, au centre,
entouré des responsables syndicaux de la papeterie M-real et d'Arnaud Levitre

La première visite s'est déroulée à la papeterie d'Alizay, papeterie qui reprendra son activité d'ici quelques semaines après trois ans de lutte des salariés, soutenus fortement par les communistes du canton, notamment le maire d'Alizay et conseiller général, Gaëtan Levitre.

Pour que vive cette papeterie, il va lui falloir du bois. Du temps de la fabrication de pâte à papier, c'était 1 million de tonnes de bois que consommait annuellement la papeterie ! 30 % de la production normande sans compter le bois extérieur à la région, de Bourgogne notamment.

Avec la chaudière biomasse, il va falloir garantir les approvisionnements en bois à un moment où les industriels s'inquiètent à l'échelon national d'une pénurie de bois d'ici 15 ou 20 ans. Or, produire du bois, c'est réfléchir à 30 ans !

On voit la difficulté et le Parti communiste souhaite être dans le concret et dans l'utile en agissant en amont en faveur de cette filière ! Il serait nécessaire de renforcer la place de l'Office National des Forêts, qui a beaucoup souffert sous Sarkozy. De même, le démantèlement du frêt SNCF (en Bourgogne comme à St Etienne du Rouvray) est un souci pour l'acheminement du bois.

La deuxième rencontre s'est déroulée sur Gaillon, aves des salariés de la filière de production phytopharmaceutique. Le secteur de Gaillon possède deux usines de production appartenant aux groupes Syngenta et Nufarm et employant 250 salariés directs (hors sous traitants).

Les communistes, au sein du Front de Gauche, préparent un atelier législatif qui se tiendra au Sénat au printemps sur la question des produits phytosanitaires (les "pesticides").

Comment assurer une transition écologique en agriculture sans sacrifier l'emploi et le revenu des paysans ? Comment faire évoluer les pratiques paysannes et contrôler les modes de production et l'utilisation des pesticides sans que les firmes multinationales qui les produisent ne choisissent d'accentuer leurs délocalisations pour aller produire dans des conditions écologiques et sociales désastreuses leurs molécules dans des pays moins réglementés ?

Cette rencontre aura permis d'échanger les points de vue, de comprendre les attentes et les difficultés des salariés de la filière, de prendre date pour cet atelier législatif du printemps.

Pour le PCF, la transition écologique ne signifie pas fermer les usines et interdire du jour au lendemain l'utilisation de molécules chimiques, mais bien créer les conditions législatives et économiques, le cadre réglementaire, qui permette à l'agriculture et à l'industrie de s'adapter dans des délais brefs mais tenables aux nouvelles exigences environnementales et sanitaires exigées par les consommateurs et par les connaissances actuelles de la toxicité de ces produits.

Forêt et agriculture sont à la croisée de nombreuses questions majeures pour nos sociétés :

  • des questions environnementales, concernant la biodiversité et les pratiques culturales ou la transition énergétique vers des énergies renouvelables,
  • des questions sanitaires, concernant la qualité des produits et leur impact sur la santé,
  • des questions économiques, concernant la survie des filières, les coûts de production et les prix d'achat par les consommateurs, le revenu des acteurs de la filière,
  • des questions d'emplois, au sein des filières (production, conseil, contrôle, transformation,...) et des sous-traitant,
  • des questions d'aménagement du territoire, forêt et agriculture étant les seuls domaines économiques permettant de structurer les territoires ruraux et semi-ruraux, en dehors des services publics .

Cette journée de rencontres sur le terrain eurois est loin d'être isolée, le PCF rencontrant depuis des années les paysans, les forestiers, les syndicats de salariés de l'agriculture comme de la forêt, les chercheurs de l'INRA ou du CNRS, les associations spécialisées, etc.

Rencontrer, faire se rencontrer, échanger et produire des réflexions cohérentes et réalistes, c'est pour nous la meilleur démarche pour être utiles et efficaces, au bénéfice des filières, de ceux qui y travaillent, mais aussi du bénéfice du développement durable.

Ce qui sortira de ces réflexions et de ces rencontres, comme par exemple l'atelier législatif du printemps, servira de plan d'action national pour le parti communiste et ses élus, localement, nationalement ou au niveau européen.

Anticiper et réfléchir à l'avenir, c'est le rôle d'un parti politique conséquent !

Allier développement économique et préservation de l'environnement et de la santé, c'est une particularité du parti communiste !"

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Published by Solidaire - dans Dans le département
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:39

Comme nous le faisions remarquer ces derniers jours, l'agitation de la droite et du gouvernement autour du mariage gay occupe le devant de la scène médiaitique pendant que de sombres manoeuvres patronales se déroulent en arrière plan.

De courts articles ont mis en avant le refus de la CGT d'entrer dans les négociations actuelles sur la "sécurisation de l'emploi" sur les bases avancées par le MEDEF. Peu de journalistes (Hormi "l'Humanité" évidemment !) ont daigné expliquer pourquoi.

Le communiqué du Syndicat des Avocats de France, repris ici , explique clairement les dangers qui pésent sur les salariés : la "sécurisation" annoncée se transforme de fait en une "flexibilisation historique du marché de l'emploi !

Sécurité de l'emploi par le CDI, droit de regard des salariés, plans sociaux,... tout cela disparait pour le seul bénéfice des patrons !

Hier, nous vous parlions de lutte des classes. En voilà un exemple frappant !

Quand les travailleurs se réveilleront-ils pour, non seulement défendre leurs droits, mais reprendre l'offensive ?

Les communistes que nous sommes prendront notre part dans ce combat de classe pour la défense des droits des travailleurs.

Solidaire


Communiqué  du Syndicat des Avocats de France 

"Le MEDEF revendique l’immunité judiciaire pour les entreprises !" :

"Ce n’est pas de sécurisation de l’emploi dont il est question à chaque ligne du projet d’accord national interprofessionnel élaboré par le MEDEF.

La sécurisation n’y est conçue qu’au profit des entreprises, pour se prémunir de toute obligation de transparence et de justification, et se constituer une véritable immunité judiciaire.

La revendication n’est pas neuve ; elle a déjà servi de fil rouge à l’ensemble des positions patronales des 15 dernières années et a connu déjà plusieurs succès, avec le mécanisme de la rupture conventionnelle obtenue des partenaires sociaux puis du législateur en 2008, ou la pratique des plans de départs volontaires qui se répand elle aussi sans aucun contrôle judiciaire possible.

Mais le MEDEF n’entend pas s’en contenter, il réclame désormais le droit :

  • de museler les représentants du personnel en leur imposant la confidentialité sur les informations qu’ils reçoivent, et des délais préfix pour entendre leur expert et rendre leur avis ;
  • de subordonner le maintien du CDI à la réalisation d’un projet, transformant ainsi le CDI en CDD ;
  • de licencier sans avoir à justifier d’un motif économique le salarié qui aura refusé une modification de son poste ou de son lieu de travail dans le cadre d’une réorganisation, et de s’exonérer par là même de toute mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi et des règles encadrant le licenciement économique ;
  • de licencier sans contrôle les salariés refusant les modifications de leur rémunération ou de leur temps de travail issues des accords dits « de maintien dans l’emploi », en se libérant là aussi de toutes les règles propres au licenciement pour motif économique ;
  • lorsque l’obligation de mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l’emploi n’aura pu être contournée, de s’affranchir par accord collectif de toutes les règles encadrant sa présentation, ou de se prémunir de tout contrôle judiciaire sur ce plan par le jeu d’une homologation de l’administration du travail pouvant être simplement implicite ;
  • de se prémunir de toute contestation quant à la validité ou la justification de leurs décisions, en tous domaines, en cas de violation des règles de procédure et de formalisme édictées par le code du travail pour encadrer le pouvoir de décision des employeurs (Exit la requalification de nombre de CDD pour absence de motif, exit la requalification des temps partiels pour absence de fixation de l’horaire, exit la nullité des licenciements économiques pour défaut de plan social, exit les garanties procédurales conventionnelles spécifiques, etc…) ;
  • de compenser a posteriori l’indigence de la motivation des lettres de licenciement ;
  • de plafonner le risque financier des litiges par une barémisation des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse ;
  • d’échapper encore et enfin à tout contrôle judiciaire et risque de sanction par des délais de prescription exceptionnellement brefs.

Il ne s’agit là que d’une brève synthèse des réformes réclamées par le MEDEF pour aboutir à une destruction majeure du droit des salariés au respect de leur contrat de travail et de leur droit à l’emploi, quitte à bafouer ouvertement les principes fondamentaux de la réparation intégrale des préjudices et de l’obligation de motivation des licenciements… Rien n’arrête le MEDEF dans ses prétentions à remettre en cause 40 ans d’évolutions législatives et surtout jurisprudentielles, résultat de combats judiciaires auxquels les avocats du SAF ont largement contribué, en s’assurant qu’à l’avenir les Juges seront bien empêchés de venir rétablir les droits des salariés.

En guise de contreparties, le MEDEF ne propose aux syndicats que des mesures qui ont en réalité l’objectif de créer un véritable statut de la précarité, pour mieux développer ce marché du travail précaire qui désespère tant les salariés.

La véritable sécurité pour le salarié, c’est celle de conserver son emploi, ou d’en retrouver un, pérenne et digne, dans des délais très brefs, et non celle consistant à obtenir des droits sociaux maintenus en cas de perte d’emploi en contrepartie de la possibilité de perdre plus facilement celui-ci. Il paraît illusoire d’obtenir des droits nouveaux potentiels pour les salariés les plus précaires si cela se fait en contrepartie d’une précarisation générale de l’ensemble des salariés.

Quant au prétendu contrôle par la négociation collective dans les entreprises, il se limite, en l’état actuel de la représentation des salariés et du rapport de force dans la majorité des entreprises, à un vœu que l’on peut partager mais qui ne sera d’aucune efficacité immédiate et ne bénéficiera pas d’une contribution loyale des entreprises au dialogue social dès lors que les employeurs se sauront à l’abri de tout contrôle effectif de leurs agissements.Le MEDEF qui pourfendait l’autorisation administrative de licenciement, dont il a obtenu la suppression en 1986, préconise désormais l’homologation des PSE par l’administration du travail, pour mieux mépriser les intérêts des salariés et le rôle des représentants du personnel, ce qui ne peut qu’alarmer lorsque l’on sait le peu de moyens dont dispose l’administration du travail, et les statistiques relatives à l’homologation des ruptures conventionnelles. C’est dire s’il est temps de s’indigner et de résister. Les avocats du SAF ne peuvent que dénoncer avec force les desseins d’un patronat qui se revendique tout-puissant et seul Juge dans son Etat.

De telles perspectives de réforme doivent être très fermement bannies. Les entreprises sont des sujets de droit qui ne peuvent prétendre échapper à la démocratie du contrôle judiciaire et à l’exigence de la transparence."

Paris, le 9 janvier 2013"

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 10:40

Le journal "L'Humanité" publie aujourd'hui un sondage sur la notion de "classes sociales" et de "lutte des classes".

C'est l'IFOP qui s'est chargée de poser toute une série de questions autour de la lutte des classes auprès d'un échantillon de 2 001 personnes. Et les résultats, particulièrement édifiants, sont mis en comparaison avec des sondages comparables de 1987 et même de 1967 !

La lutte des classes progresse... dans les esprits

C'est ainsi que 64 % des personnes interrogées affirment que la lutte des classes est une réalité aujourd'hui.

Cette affirmation est particulièrement acceptée par les employés et "professions intermédiaires" (techniciens,...) avec 68 % d'accord, par les ouvriers (63 %) et par les inactifs (62 %).

Mais, ce sont particulièrement les jeunes qui perçoivent cette réalité avec 70 % de réponses positives sur cette question.

Sans surprise, c'est l'électorat de gauche qui note le plus l'importance de la lutte des classes : 80 % des proches du PCF et du Front de Gauche et 71 % des électeurs socialistes partagent cet avis.

Si les électeurs de droite sont moins enclins à reconnaître la réalité de la lutte des classes, ce sont tout de même 72 % des électeurs FN qui partagent cet avis. Une réalité politique qui rejoint la sociologie populaire de l'électorat frontiste et qui doit rappeler aux progressistes qu'une partie de l'électorat populaire s'est fourvoyée à l'extrême-droite, comme cela est le cas en période de crise majeure du système, à l'image des années trente.

On a donc l'image aujourd'hui d'une France qui, très majoritairement, estime que la lutte des classes est une réalité, notamment au sein des classes populaires et de la jeunesse.

Le plus incroyable, c'est que seuls 44 % des français croyaient en la lutte des classes en 1967... à la veille de mai 68 !

Lutte des classes mais... pas pour moi !

Alors, comment comprendre la faiblesse des mouvements sociaux ces dernières années ou bien les votes encore très favorables aux partis politiques, à droite notamment, qui mènent la lutte des classes contre les travailleurs ?

Deux raisons pèsent lourdement dans les esprits : le fatalisme qui s'est insinué dans les esprits (via les médias et l'échec d'une certaine gauche au pouvoir) et, certainement, un manque de crédibilité ou de présence des partis défendant les valeurs populaires et portant cette lutte des classes en faveur des travailleurs.

L'explosion du taux d'abstention ces vingt dernières années, surtout dans les quartiers populaires, est un signe du décalage entre les attentes des français et les réponses de la classe politique.

Ce sondage fait apparaître une autre raison de l'écart entre la perception de la réalité de la lutte des classes et les actes politiques et sociaux des travailleurs : les sondés voient la lutte des classes à 64 % mais ne se sentent membres d'une classe sociale qu'à 56 % !...

Le sondage IFOP - "L'Humanité" nous apprend d'ailleurs que ce sont surtout les classes sociales favorisées qui perçoivent le mieux leur appartenance à une classe sociale : 56 % des artisans et commerçants et 59 % des professions libérales et des cadres supérieurs se sentent appartenir à une classe sociale.

A l'inverse, seuls 53 % des ouvriers se sentent appartenir à la classe ouvrière !

L'idée même d'être catalogué ouvrier serait-elle devenue une insulte pour certains ?

Il est évident que l'atomisation des travailleurs et que la diversification des métiers chez les ouvriers et employés ne facilite pas l'identification à une catégorie sociale commune.

Encore une fois, ce sont les jeunes en âge d'être sur le marché de l'emploi qui perçoivent le mieux leur appartenance à une classe sociale. C'est le cas de 60 % des 25-34 ans d'aujourd'hui (6 % de plus que ceux de 1967 !). Il faut ensuite aller chez les plus de 65 ans pour trouver le meilleur résultat (59 %), c'est-à-dire chez ceux qui ont connu (ou même pratiqué !) les luttes sociales des années 60 et 70.

De la lutte des classes au Parti communiste : y-a qu'un pas !

Sur l'échiquier politique, une seule force a de tout temps représenté les intérêts de la classe ouvrière et des autres classes populaires : le Parti communiste.

C'est ainsi que durant des décennies, le vote ouvrier et celui des classes "laborieuses" (les travailleurs) lui était acquis.

Même si cela n'est plus si évident que cela (sinon le PCF et ses alliés feraient 30 % des voix au bas mot !), il n'en reste pas moins que le Parti communiste continue bien évidemment de se revendiquer de son héritage révolutionnaire, de reconnaître la lutte des classes comme l'un des moteurs de l'évolution de nos sociétés (négativement ces dernières décennies) et d'être le défenseur des classes populaires face aux intérêts des classes capitalistes.

Nous ne discuterons pas ici des raisons du déclin communiste entre 1978 et 2008 mais ce sondage démontre que les valeurs que défend le Parti communiste sont encore d'actualité en France.

Alors, puisque 64 % des français considèrent que la lutte des classes est une réalité aujourd'hui et que 70 % des jeunes partagent aussi cet avis, c'est un encouragement qui est donné aux communistes pour relever fièrement le drapeau qui est le leur, le drapeau rouge frappé du marteau de la classe ouvrière et de la faucille de la classe paysanne, pour faire entrer ces milliers de partisans potentiels dans la lutte politique pour que vainquent les intérêts de la majorité, du peuple, face à ceux de l'oligarchie capitaliste, cette minorité de speculateurs et de rentiers qui pompent l'essentiel des richesses produites et épuisent nos sociétés et nos ressources naturelles.

Plutôt que la division entre travailleurs, ces 64 % de convaincus de l'existence de la lutte des classes doivent nous inciter à relancer la solidarité et l'unité entre travailleurs, ce que résumait si bien dans les années 20 le célèbre slogan communiste : "Prolétaires de tous pays : unissez-vous !".

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 11:25

Pendant que le PS et l'UMPFN s'écharpent sur le mariage et l'adoption des homosexuels ou que François Hollande visite un musée à la mémoire de Mendès-France (qui ça ?), la situation économique en France et en Europe continue d'être morose. C'est l'emploi et le quotidien des français qui restent nos priorités 2012.

Faut-il autoriser le mariage homosexuel et autoriser l'adoption aux couples homosexuels ?

Notre réponse : pour le mariage, qu'ils se marient s'ils le veulent ! Qu'est-ce que ça change à notre quotidien, franchement ? Si des amoureux, de même sexe ou de sexes opposés, veulent se marier, c'est leur problème !...

Pour l'adoption, sachant qu'il existe des dizaines de milliers de couples homosexuels avec enfants et que cela ne pose pas de soucis comme pour l'immense majorité des couples hétéros, pourquoi faire des différences au niveau de l'adoption ? Que l'on regarde un peu plus la situation des enfants dans les familles où de la maltraitance est signalée !...

On a comme l'impression que tout le barouf autour du mariage homosexuel est avant tout politicien.

D'un côté, un parti socialiste en perte de vitesse dans les sondages, face au bilan de ses premiers mois de pouvoir, qui tente de se montrer sous un aspect positif par une opinion publique plutôt d'accord avec le mariage homosexuel ; de l'autre côté, une droite et son extrême qui tente de se ragaillardir et de cliver la société française en rameutant tous les fonds de poubelles de la bienpensance : cathos intégristes et traditionnalistes, conservateurs moraux, extrême-droite anti-homos,...

De la même façon, la visite très médiatisée de François Hollande à Gaillon et Louviers, sur les traces de Pierre Mendès-France aura été particulièrement médiatisée. Comme si l'histoire, assez criticable de notre point de vue, d'un responsable politique des années 50-60, aujourd'hui oublié de 80 % des français, pouvait avoir un intérêt quelconque face à un capitalisme débridé et en crise ?

C'est que, pendant ce temps là, on détourne l'attention des français de sujets bien plus préoccupants car mettant en péril l'avenir de tous, homosexuels comme hétérosexuels. Qui plus est, des sujets sur lesquels la "gauche" socialiste n'a pas encore démontré qu'elle agissait bien différement de la droite. Je parle évidemment économie.

En ce domaine, entre un chômage dont le gouvernement n'annonce pas une baisse avant 2014 (c'est toujours pour demain !) et des pauvres toujours plus nombreux, il n'y a pas de quoi pavoiser en ce début d'année !

Un économiste, l'autre jour sur France 2, annonçait même une année noire pour la zone euro et pour la croissance française !

Pendant ce temps, des études officielles montrent que les entreprises ont bénéficié de 7,5 milliards d'euros grâce à la suppression par la droite de Sarkozy-Fillon-Copé de la Taxe Professionnelle : où est le bénéfice sur l'emploi ?

On pourrait multiplier les exemples. On pourrait parler des Pétroplus ou des Arcellor-Mittal ! Ces derniers auraient-ils disparu au milieu du foie gras de Nöel ? Plus de nouvelles dans les médias !...

La priorité des français, c'est bien l'avenir, le leur comme celui de leurs proches et de leurs enfants. Un avenir bouché sur le plan économique et social, menacé par un patronat qui veut remettre en cause de nouveaux droits des travailleurs, et par un gouvernement incapable de résister aux diktats des marchés financiers sur leurs joujoux que sont la dette et la "compétitivité".

Comme ces dernières années, les communiste joueront encore la mouche du coche en 2013.

Nous serons là pour rappeler au gouvernement les priorités des travailleurs, sur l'emploi, les salaires et pensions ou les services publics.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 10:06

Voici in-extenso le discours d'Andrée OGER prononcé aux habitants d'Ivry-la-Bataille ce vendredi !

Mes amis, 

Je voudrais vous dire tout simplement mon plaisir d’être ici, ce soir, parmi vous.

 Et puis, en ce début 2013, fidèle à la tradition, je veux très sincèrement vous souhaiter à tous une bonne et heureuse année dans votre vie privée comme dans votre vie professionnelle.

Que vous souhaitez ?

Que du bon, bien sûr, même si nous avons des raisons de nous inquiéter et d’être plutôt déçus par la politique menée. Où est le changement promis ?

Mais je ne vous infligerai pas un discours par trop morose.

Il y a quelques petites choses qui peuvent permettre d’espérer. Je pense à cette commande d’un énorme paquebot pour les chantiers navals nantais, une entreprise nationalisée à 30%. Cela va redonner du travail à des milliers d’ouvriers et de sous traitants pour plusieurs années. Cela illustre que notre pays peut être un grand pays industriel, maîtrisant des techniques de pointe  et qu’il y a place dans le monde actuel pour des entreprises nationalisées.

Et puis, dans la période de crise que nous traversons, le travail des collectivités locales est éminemment utile. Outre les équipements publics qu’elles construisent, entretiennent et font vivre, elles ont un rôle très important sur le plan humain et plus elles sont proches des citoyens et plus elles sont efficaces. La solidarité nationale se joue à ce niveau.

En effet, personne mieux que les membres de votre CCAS ne sait que telle personne est isolée, qu’elle a besoin d’un coup de main pour ses courses, de vêtements chauds,  ou d’un peu d’argent pour compléter le financement de son chauffage.

Ces aides se font rapidement et discrètement et c’est bien ainsi. Nous faisons  de même sur le plan départemental.

Mais nous traversons une crise majeure et les discours rassurants ne peuvent en masquer la dure réalité : le nombre des personnes au RSA a triplé en quelques années. L’Eure paye un lourd tribu à la folie d’une économie mondiale, plus axée sur la spéculation et le profit immédiat que sur la construction d’une société harmonieuse où les besoins des hommes seraient pris en compte et respectés. L’humain d’abord disait quelqu’un !

Le Conseil Général  essaie, dans ce monde de compétition, d’être innovant, réactif et moderne. Je ne ferai pas la liste des réalisations du Conseil Général de l’Eure mais vous savez par exemple, on en a parlé dans tout le pays que nous avons réussi la reprise de l’entreprise M’REAL d’Alizay.

Cette usine de 300 personnes transformait la pâte à papier. Fermée depuis plusieurs mois, les propriétaires finlandais refusaient de revendre le site pour ne pas favoriser l'arrivée d'un concurrent.

Les ouvriers ont lutté, monté tout un projet prouvant que l’usine était rentable, mieux qu’elle pouvait utiliser du bois produit en France, amené sur place par bateau, donc on pouvait économiser de l’énergie et même en produire.

Avec le Maire d’Alizay, Conseiller Général, mon camarade Gaëtan Levitre, ils ont convaincu, mobilisé, entraîné le Préfet, le Président du Conseil Général. La négociation a commencé en partie en France, en partie  en Finlande.

Et nous avons gagné : c’est le CG de l’Eure qui rachètera l’usine pour 22 millions d’euros puis  va la revendre immédiatement pour 18 millions à 2 repreneurs, Double A, un groupe thaïlandais leader mondial en industrie papetière et à Néoen, filiale de Direct Energie, groupe français, qui va installer une chaudière biomasse pour fournir de l’énergie. Nous conservons des terrains pour la valeur de
4 millions  pour créer un port fluvial sur la Seine, projet générateur de création d’autres entreprises donc d’emplois.

Cette solution, assez formidable, a été adoptée à notre réunion plénière de décembre à l’unanimité, les signatures vont se faire d’ici à quelques jours et dès le printemps l’usine va rouvrir avec 160 emplois pour commencer en attendant une soixantaine supplémentaire pour la production d’énergie et enfin  la reprise intégrale du personnel quand tout marchera.

Cette réussite exceptionnelle, à contre courant de tout ce qu’on nous raconte,  montre qu’on peut agir si on en a la volonté et si tout le monde se mobilise dans la bonne direction. C’est à rapprocher de l’expérience de SEAFRANCE à Calais, entreprise de ferries qui a été reprise sous forme de coopérative ouvrière voici un an grâce à la lutte tenace du personnel conseillée et suivie par mon camarade, député européen, Jacky Henin, ancien maire de Calais. 395 emplois sauvés.

Je salue les ouvriers, les syndicats et les élus qui se sont intelligemment mobilisés et qui ont gagné.

C’est un exemple de ce qui pourrait être fait ailleurs. Et je pense aux travailleurs de Pétroplus, dans notre région qui sont dans la lutte et dans l’incertitude comme à ceux d’Arcelor Mittal en Lorraine.

Le Conseil Général de l’Eure a pu réussir l’opération M’Real car ses finances sont particulièrement saines et nous pouvons continuer d’aider les familles et les communes dans leurs réalisations.

J’ai en tête les équipements concernant Ivry qui n’auraient sans doute pas  pu se faire sans ces aides, je pense par exemple au très bel aménagement autour de l’église et à la place de la Bataille d’Ivry. Ces travaux ont fourni du travail à des entreprises locales et c’est intéressant.

Vous avez encore des projets dans vos cartons, notamment le réaménagement de cette salle. Soyez assurés que je ferai tout pour qu’il aboutisse dans les meilleures conditions possibles car c’est un beau projet architecturalement parlant et qui répond aux besoins de vos associations qui sont très actives. Mais quelquefois le choix entre beaucoup de demandes à satisfaire est difficile.

Je suis quand même un peu inquiète pour l’avenir des départements : on supprime nos ressources et on nous demande de prendre en charge l’aide sociale dans notre pays, aide sociale  qui ne fait qu’augmenter :

  •  L’hébergement des personnes âgées en maison de retraite, c’est le CG qui s’en occupe et qui finance ;
  • L’hébergement des adultes présentant un handicap en établissement, c’est le CG qui s’en occupe et qui finance ;
  • Les 1 500 enfants de l’Eure retirés de leurs familles et placés, c’est le CG qui s’en occupe et qui finance ;
  • L’APA pour les personnes âgées c’est le CG qui s’en occupe et qui finance ;
  • Le RSA et l’insertion, c’est le CG qui s’en occupe et qui finance ;

Tout cela représente 250 millions d’euros pour l’Eure. Nous pensons profondément que les Départements sont  bien placés pour s’occuper de ces questions car ils sont proches des gens, des mairies, des associations et des établissements. Mais il faudrait que l’état participe financièrement.

En effet tous les Français doivent être traités avec égalité. Il n’est pas juste, il n’est pas républicain que certains soient plus mal traités que d’autres parce que leur département a moins de ressources ou parce que le nombre des personnes âgées ou handicapées y est plus important que dans d’autres.

Que sera dans ces conditions notre avenir ? Je n’en sais pas plus que vous mais je sais que nous sommes un pays capable, un pays qui peut se montrer solidaire et que si nous  nous mobilisons nous devons pouvoir réussir. Alizay l’a bien prouvé.

Quelqu’un a dit celui qui ne lutte pas est déjà mort alors luttons ensemble pour maintenir nos acquis et pour donner à nos jeunes l’espoir d’un monde meilleur.

Bonne année à tous !"

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 10:32

Une majorité de russes regrettent encore la dissolution de l'Union soviétique

Après vingt ans de restauration capitaliste désastreuse pour les populations, les sentiments positifs envers le « socialisme réel » continuent d'être prégnants dans toute l'Europe de l'Est. Les résultats des Partis communistes comme ceux des sondages sont là pour en témoigner.

Selon un dernier sondage commandité par le Centre d'étude de l'opinion publique russe, 56% de la population russe exprime une nostalgie pour la période soviétique et regrette la chute de l'URSS, à la veille du 90 ème anniversaire de la fondation du premier État socialiste.

Parmi les nostalgiques, ceux qui ont connu l'ex-Union soviétique et les couches populaires, ayant le plus pâti de la transition capitaliste, sont naturellement sur-représentés.

On compte parmi les personnes âgées de plus de 45 ans (donc ayant connu concrètement l'URSS) 70 à 85% d'individus regrettant l'Union soviétique. Trois personnes sur quatre de milieu modeste, n'ayant pas réalisé de longues études, gardent une image positive de l'ex-URSS.

Enfin, ces sentiments positifs envers l’État socialiste se trouvent également largement majoritaires dans les deux plus grandes villes du pays, Moscou et St-Petersbourg, où deux personnes sur trois partagent ce constat.

Seulement un tiers des russes ne regrettent pas la dissolution de l'URSS, avec un profil dominant de jeune diplômé.

Il faut rappeler que la transition capitaliste, loin des promesses initiales, fut un désastre pour la population russe.

Surtout dans la phase de « capitalisme sauvage » des années 1990 où deux millions de russes seraient décédés en conséquence de la privatisation du système de santé soviétique.

La production a chuté de moitié et n'a pas encore atteint son niveau de 1991. Le salarié actuel est plus pauvre, en moyenne, que le salarié soviétique. En 2011, le salaire réel moyen est encore de 5% inférieur à celui de 1991.

Des chiffres qui masquent l'ampleur des inégalités dans un pays qui compte 25 millions de pauvres (20% de la population), où l'écart entre les 10% les plus riches et les plus pauvres est de 1 à 60.

Une seule fraction de la population ne connaît pas la crise, les fameux « oligarques ». 101 milliardaires en 2011, deux fois plus qu'en 2008.

Voilà le tableau de la Russie actuelle, un tableau qui explique la persistance de ce sentiment de nostalgie envers l'époque soviétique. Un sentiment qui n'est pas uniquement tourné vers le passé mais, comme le prouvent la progression constante du PC russe, orienté vers la perspective de la re-construction du socialisme en Russie !


Commentaire :

et on rajoutera la chute de l'espérance de vie des russes depuis 1991 ainsi que la chute du taux de natalité qui font que la Russie est désormais un pays vieillissant et qui se dépeuple.

Solidaire

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 12:15

Une Amérique du sud qui améliore le sort de ses concitoyens en nationalisant, des entreprises françaises sauvées par l'intervention de leurs travailleurs et l'argent public : la sortie de la crise capitaliste passe bien par des outils de socialisation de l'économie !

Chaque jour, des informations économiques inquiétantes plombent l'espoir des français, notamment des jeunes travailleurs tandis que la Bourse monte et que croissent les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises.

Parfois, dans ce marasme économique percent quelques bonnes nouvelles.

Nous avons abondamment parlé, en décembre dernier, de la papeterie euroise d'Alizay, que son propriétaire finlandais M-real refusait de vendre. Trois ans de lutte des salariés autour de leurs syndicats et l'appui de l'armada communiste, autour de Gaëtan Levitre (maire et conseiller général) ont eu finalement le dernier mot. L'entreprise est sauvée et retrouvera son activité en début d'année, recréant 160 emplois et permettant la création de 60 emplois supplémentaires dans la future chaudière biomasse du groupe français Néoen (Groupe Direct Energie) sur le site d'Alizay.

Il y a eu aussi, début 2012, l'importante victoire des salariés calaisiens de SeaFrance. Malgré une campagne médiatique antisyndicale, les salariés ont repris leur entreprise sous forme coopérative sous le nom de My Ferry Link, sauvant 395 emplois directs et comptant sur 520 emplois en 2013 ! Là aussi, c'est la solidarité qui a compté et le député européen communiste Jacky Hénin, ancien maire de la ville, y est également pour quelque chose !

Ces derniers jours, ce sont les chantiers navals STX de St Nazaire qui ont annoncé la signature d'un contrat énorme pour la construction d'un paquebot de luxe pour les américains de Royal Caribéan. Un contrat qui va fournir du travail aux salariés jusqu'en 2018.

Quel point commun entre ces trois exemples ?

Ce qui rassemble les sauvetages de M-real, de SeaFrance et des chantiers navals, c'est la lutte ouvrière pour sauver ces entreprises et leurs emplois et l'implication de la puissance publique et de capitaux publics : le sauvetage de M-real, c'e sont trois ans de luttes et le rachat par le Département de l'Eure ; SeaFrance, ce sont des années de lutte, des capitaux publics et salariés ; STX St Nazaire, ce sont des années de luttes et le rachat de 30 % du capital par l'état !

Quand la puissance publique en a la volonté, elle peut bloquer les patrons et les actionnaires dans leurs projets de fermetures d'entreprises, de délocalisations, et accompagner des projets qui permettent le développement de l'emploi.

C'est ce que prouvent ces différents exemples !

C'est aussi ce que démontrent des pays sud-américains, à l'instar de la Bolivie ou du Vénézuéla en nationalisant les ressources essentielles de leurs pays : mines, pétrole, raffineries, cimenteries, banques, compagnies électriques,...

Mieux ! Un état qui en a la volonté peut agir sur les choix de développement économique et la redistribution des bénéfices des grandes entreprises s'il en prend le contrôle.

La Bolivie vient ainsi de nationaliser deux compagnies électriques : Electropaz (Basée à La Paz, 900 000 habitants) et Elfeo (Oruro, 215 000 habitants) jusque là détenues par l'espagnol Iberdrola.

Ces nationalisations font suite à celles d'un gisement d'argent et d'indium en août 2012 (contrôlé jusque là par la compagnie canadienne South American Silvera) et de la filiale bolivienne de la compagnie électrique espagnol Red Electrica de España en mai 2012.

"Nous avons considéré que cette mesure était nécessaire pour assurer des tarifs d'énergie équitables dans les départements de La Paz et d'Oruro et pour veiller à ce que la qualité de service soit uniforme aussi bien dans les zones rurales qu'urbaines" justifie le président bolivien Evo Morales.

La Bolivie et le Vénézuéla, se sont respectivement 5,2 % et 4,2 % de croissance en 2011,  (1,7 % en France !) et moins de 8 % de chômeurs (9 % en France !) !

Alors que flambent les tarifs du gaz et de l'électricité en France et que la qualité des services se dégrade parallèlement, ne faudrait-il pas revenir à un contrôle public, comme c'était le cas du temps de EDF-GDF ?

Le service public avait montré sa capacité à développer et entretenir notre réseau électrique en fournissant une électricité peu chère aux citoyens. Ce que montrent les boliviens et les vénézuéliens en nationalisant et ce que prouvent en France les exemples de M-real, de SeaFrance ou des chantiers navals, c'est que le rôle de l'état et des collectivités publiques peut ancore aujourd'hui jouer un rôle moteur pour la défense de l'emploi et le développement de services publics de qualité pour tous.

Qu'en aurait-il été de la crise bancaire en France si Crédit Agricole, BNP-Paribas ou Crédit Lyonnais-LCL étaient toujours des entreprises publiques ? Y-aurait-il autant de spéculation douteuse ? Y-aurait-il aujourd'hui autant de blocage au financement des PME et PMI ?...

A l'inverse de la propagande libérale que l'on nous sert depuis trente ans sur les bienfaits du libéralisme et des privatisations, tout prouve aujourd'hui que services publics et entreprises nationalisées peuvent être des appuis majeurs pour l'indépendance économique de nos pays et pour leur développement économique.

Comme le montre la crise capitaliste actuelle, le discours dominant actuel, bâti sur le dogmatisme libéral, a perdu toute crédibilité. Le roi est nu.

Maintenant, c'est aux victimes de cette escroquerie qu'est le capitalisme de se rassembler et de rebâtir le mouvement émancipateur qui avait sorti la France et l'Europe de la misère des débuts du capitalisme, au XIXème siècle, pour amener nos sociétés à un niveau de développement et de confort social qui régresse depuis trente ans désormais.

Plus que jamais, les travailleurs, ceux qui vivent uniquement de leur travail, doivent se rassembler et construire une société alternative qui brise le monopole de l'argent, du capital.

C'est le sens du combat communiste depuis les années 1920 et des mouvements ouvriers qui l'ont précédé.

C'est encore le sens du combat communiste d'aujourd'hui, notamment du Parti communiste français à quelques semaines de son XXXVIème congrès.

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