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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 11:08

Trump aux Etats-Unis, Orban en Hongrie ou Erdogan en Turquie,... la violence des discours et la haine s'emparent des pouvoirs.

Une rhétorique du «nous contre eux» dans un monde «de plus en plus divisé et dangereux». C'est, selon Amnesty International, l'une des principales menaces auxquelles a dû faire face le monde en 2016.

Et le résultat, c'est une montée des tensions sociales et raciales, un recul des libertés individuelles.

Même la France est montrée du doigt avec la prolongation continue d'un état d'urgence qui permet aux autorités policières de violer les libertés individuelles. Seuls 0,3 % des décisions prises dans le cadre de l'état d'urgence ont débouché sur une enquête judiciaire pour terrorisme, révèle Amnesty International. Et nombre des assignés à résidence ont perdu leur emploi, ce qui ne fait qu'accroître leur isolement social !

Et que dire de la montée des idées nauséabondes d'une Marine Le Pen ?

Face à une classe politique en pleine déliquescence (Fillon, Macron, PS) et à une Europe devenue une machine folle au service de la finance, seul le discours néo-fasciste de l'héritière de la maison Le Pen trouve grâce aux oreilles de près d'un quart des électeurs !

Pourtant, l'Histoire a connu d'identique soubresauts, dans des périodes de crise économique et politique profonde, en Italie dans les années 20, en France et en Allemagne dans les années 30, en Espagne ensuite. On connait le bilan des régimes d'extrême-droite : Mussolini, Hitler, Pétain ou Franco, ne restent pas, dans l'Histoire, comme des vecteurs de démocratie et de progrès social !

Dans tous ces pays, l'extrême-droite a d'abord chercher à éliminer ses plus durs adversaires, les communistes, avant de détruire le système démocratique et les libertés.

Espérons que les travailleurs, en France comme ailleurs, comprendront vite qu'ils n'ont rien à gagner que la guerre et l'emprisonnement intellectuel en soutenant des démagogues d'extrême-droite.

L'Histoire et l'économie le prouvent, la seule alternative au libéralisme, nouveau nom du capitalisme, c'est l'économie socialiste, qui met l'intérêt commun de la société avant l'intérêt particulier d'une poignée de super-riches.

Aujourd'hui plus que jamais, le peuple de France aurait besoin d'un Parti communiste puissant, fier de son héritage et de ses valeurs.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 09:54

Après Fillon, une autre candidate de la droite, celle de la droite extrême, connait aussi ses scandales de faux assistants parlementaires (lire l'article du Figaro ci-dessous).

Espérons que les électeurs qui sont prêts à voter FN comprennent qu'ils n'ont rien à tirer d'un parti qui, hormis ses propositions racistes et nationalistes, se complaît dans des pratiques identiques à celles de la droite classique ! Outre ce scandale, il y aussi la condamnation du FN pour d'autres emplois fictifs d'attachés parlementaires à Bruxelles (pour grassement payer des cadres du FN !) et la collusion entre le FN et des banques russes proche de Poutine.

Solidaire

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La candidate FN à la présidentielle a employé fictivement son garde du corps, Thierry Légier, comme assistant parlementaire. Elle aurait également produit un faux contrat de travail au nom de Catherine Griset, amie et collaboratrice de longue date.

 
Poussée par la publication d'un rapport confidentiel de l'Office européen de lutte contre la fraude (Olaf) dévoilé ce jeudi par Mediapart et Marianne, Marine Le Pen a fini par avouer. La présidente du Front national a en effet reconnu devant les enquêteurs de l'Organisme anti-fraude de l'Union européenne avoir salarié fictivement son garde du corps Thierry Légier comme assistant parlementaire. L'objectif: «régulariser des salaires et charges» non réglés. 

La candidate FN à la présidentielle et eurodéputée «a reconnu d'une part que les bulletins de salaire établis sur la période d'octobre à décembre 2011 pour un montant de 41.554 euros n'ont jamais été payés au bénéficiaire indiqué, Thierry Légier, et que d'autre part elle ne l'avait pas employé pendant ces trois mois», indique ce rapport transmis en juillet au président du Parlement européen, qui évalue le préjudice financier de l'UE à 340.000 euros. L'eurodéputée aurait ainsi voulu «obtenir du Parlement la régularisation de dépenses de salaires et charges antérieures qui n'avaient pas été payées par ce dernier», indiquent ces extraits.
Marine Le Pen reconnaît avoir salarié fictivement un assistant parlementaire
 
 
Pourtant, la candidate FN niait depuis plusieurs semaines ces accusations. Thierry Légier «a travaillé quelques heures pendant quelques mois (...) dans le cadre de mes activités parlementaires», avait affirmé Marine Le Pen le 9 février sur France 2. Interrogée sur ces trois mois de contrat, elle a confirmé cette «régularisation». 

Un faux contrat de travail pour une assistante parlementaire 

Au-delà de Thierry Légier, l'Olaf s'est également intéressée au cas de Catherine Griset, amie et collaboratrice de longue date de la présidente du FN. Toujours selon ces extraits, «Mme Le Pen a fait employer par le Parlement européen Mme Catherine Griset sur un poste d'assistante parlementaire accréditée à Bruxelles alors qu'elle était son assistante personnelle au siège de son parti en France depuis décembre 2010». Un assistant parlementaire accrédité doit être employé «sur l'un des trois lieux de travail» (Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg) du Parlement européen, et est «tenu de résider» à proximité. 

De son côté, le bureau de presse de l'Olaf a indiqué, concernant Thierry Légier, que «l'enquête a révélé que la députée a produit un contrat de travail purement fictif concernant l'un de ses assistants». Concernant Catherine Griset, elle ne fournissait «en réalité pas d'assistance directe dans les locaux du Parlement européen à sa députée comme requis par les règles en vigueur, mais vivait dans les environs de Paris et exerçait une activité auprès du parti», a-t-on indiqué de même source. 

Le Parlement européen devait commencer mi-février à recouvrer effectivement les sommes versées pour Thierry Légier et Catherine Griset, en amputant de moitié la paye de Marine Le Pen. Le parquet de Paris a ouvert mi-décembre une information judiciaire pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé.  

Le Figaro
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 14:21

Les événements d'Aix, après d'autres, nous rappellent à tous que la tentative de banalisation du Front National amène avec elle une banalisation des idées d'extrême-droite et des valeurs de haine, de racisme et de violence que porte ce courant idéologique.

Si le discours "mesuré" de Marine Le Pen peut attirer vers le FN des électeurs déboussolés par l'alignement idéologique des partis "traditionnels" (européanisme béât, libéralisme comme seule perspective économique, abandon des classes populaires et des banlieues,...), le Front National abrite dans ses rangs des courants qui ne renient aucunement leur filiation avec l'OAS, les intégristes catholiques ou les nostalgiques de Pétain ou d'Hitler. Des courants qui se renforcent au fur et à mesure qu'augmente l'audience politique et médiatique du Front National.

Le Front National ne sera jamais un parti comme les autres.

Le Front National ne sera jamais un parti démocratique, ni républicain. Ses valeurs, son rôle historique, sont ceux des forces d'extrême-droite : détourner la colère des classes populaires victimes de la crise capitaliste et de la crise politique qui en découle, vers une opposition entre composantes du peuple de France et l'accès au pouvoir d'un régime fort et nationaliste qui remette en cause massivement les droits sociaux des travailleurs (syndicalisme, droit des femmes, pluralité,...).

Solidaire

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Communiqué de la section du PCF Pays d'Aix

 
 
Nouvelle attaque de l'extrême-droite contre le local du PCF d'Aix-en-Provence
 
A nouveau, le siège du PCF d’Aix à été la cible de groupuscules d’extrême droite. 

Dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 février, sa porte a été obstruée par un amoncellement de cartons et de matériels de chantier, rappelant la tentative d’incendie qui avait déjà motivé le dépôt d’une plainte. 

Des autocollants racistes signés de l’Action française sur la porte à côté de la boite aux lettres cassée et de la sonnette arrachée complètent le tableau. 
Ces nouvelles dégradations interviennent quinze jours après la marche d’extrême droite aux flambeaux organisée dans les rues d’Aix à l’occasion de l’accession d’Hitler à la chancellerie d’Allemagne et en l’honneur de Guillaume de Provence célébré pour avoir « chassé les Maures de la Provence ». Le PCF avait demandé aux autorités préfectorales son interdiction au regard des idées de haine portées par les organisateurs et les antécédents de violences (pour mémoire : une tentative d'incendie de local du PCF en pays d'Aix, une agression de militants jeunes communistes, la perturbation de rassemblement de militants des droits de l'homme, l’irruption dans une conférence à l'IEP puis des menaces de mort sur un parlementaire socialiste et des coups portés à son collaborateur, des menaces à l’égard des jeunes communistes…). 

Il regrette vivement l’autorisation de cette marche qui a créé un climat d’impunité pour les groupuscules d’extrême droite débouchant aussitôt sur de nouvelles violences. 

C’est pourquoi le PCF appelle l’ensemble des organisations progressistes, partis, syndicats, associations, qui s’étaient rassemblés le 19 mars 2016 contre les violences d’extrême droite à demander ensemble la dissolution des groupes violents.

Le PCF déposera plainte et demande aux autorités -qui disposent de suffisamment d’éléments pour identifier et poursuivre les auteurs- que cesse l’impunité à Aix-en-Provence.
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 11:14

Un article de "L'Humanité" qui casse l'idée largement véhiculée par les médias dominants sur une classe ouvrière acquise au FN ou le discours du FN qui se revendique "premier parti ouvrier".

Derrière, il y a aussi l'idée que l'électorat communiste vote aujourd'hui Front National, comme si les ouvriers des années 50 et 60 étaient les mêmes que ceux d'aujourd'hui : les premiers ont "juste" 50 à 60 ans de plus qu'à l'époque et sont largement en retraite !

Même si l'article s'avère un peu compliqué à lire, il démontre surtout la réalité du mécanisme qui veut que l'isolement et la peur du déclassement social poussent à rejeter "ceux qu'on ne veut pas devenir", les plus mal classés, les immigrés et les migrants en particulier.

Mais, cette étude pose aussi une question : pourquoi la gauche, et particulièrement le Parti communiste, n'est-elle plus à même de représenter la classe ouvrière et les classes populaires ?

Les années de forte influence des rénovateurs/reconstructeurs et autres adeptes de l'abandon des valeurs communistes par le PCF, comme Robert Hue, ont sapé l'organisation du PCF dans les usines et les quartiers. Ces années ont, comme dans d'autres partis, amené à la tête du PCF et aux postes électifs, des nouveaux cadres issus de formations supérieures ou de parents cadres eux-mêmes. Le PCF est devenu une machine électoral, au service de ses élus, avant d'être une machine révolutionnaire, au service d'un programme politique. Une boboïsation de l'appareil, en quelque sorte.

Au PCF, comme ailleurs, l'ascenseur social est en panne !

La classe ouvrière ne renouera avec le PCF que si celui-ci est capable de retourner sur ses bases, celles de la lutte des classes, et d'offrir aux classes populaires, des perspectives politiques claires et un cadre de formation politique solide.

Solidaire

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Les enquêtes disponibles remettent en cause le stéréotype de l’électeur FN en « beauf machiste et homophobe, raciste et xénophobe »

 
 
Gérard Mauger Directeur de recherche émérite, CNRS
Gérard Mauger Directeur de recherche émérite, CNRS
 
Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle de 1995, Libération publiait un scoop au vu d’un sondage postélectoral : le FN serait devenu le « nouveau parti de la classe ouvrière »… Qu’en est-il aujourd’hui ? Lors des élections régionales de 2015, si plus de la moitié de l’électorat FN se recrute dans les classes populaires (ouvriers, employés et retraités ex-ouvriers ou employés), c’est en fait moins d’un ouvrier sur sept qui a voté pour le FN dès lors que l’on tient compte des abstentionnistes et des non-inscrits. C’est dire que, s’il y a aujourd’hui un « nouveau parti des classes populaires », c’est – et de très loin – celui de l’abstention. 

Le constat ne dispense pas pour autant de s’interroger sur cette fraction des classes populaires qui vote FN. La question est au fond celle que pose Thomas Frank à propos des classes populaires nord-américaines : pourquoi les pauvres votent-ils à droite (1) ? Seules des enquêtes de terrain peuvent permettre d’y répondre. Contre l’idée reçue qui voudrait que le vote exprime le choix d’un programme, il faut rappeler, en effet, la très inégale distribution sociale des compétences politiques et, au-delà, de l’intérêt pour la politique. Désintérêt qu’accentue la professionnalisation croissante de la vie politique et qui permet de comprendre, au moins pour partie, la très inégale participation électorale. De ce fait, on ne saurait déduire, par exemple, du vote FN d’un ouvrier ou d’une employée son adhésion au programme du FN (dont, le plus souvent, ils ignorent tout ou ne savent pas grand-chose). Si ces votes FN n’ont, bien sûr, pas rien à voir avec le FN, il faut néanmoins s’interroger sur la signification qui leur est attribuée. Que veut dire l’ouvrier ou l’employée qui vote FN ? Un ouvrier qui vote FN est-il un « ouvrier raciste » et que signifie « raciste » dans son cas ? L’est-il au même sens qu’un bourgeois traditionaliste, qui vote lui aussi FN ? 

L’influence délétère de la crise des sociabilités populaires 

Les enquêtes disponibles remettent en cause le stéréotype de l’électeur FN en « beauf machiste et homophobe, raciste et xénophobe » qui doit sans doute plus à un « racisme de classe » qui s’ignore qu’à l’enquête de terrain. Mettant en évidence l’influence délétère de la crise des sociabilités populaires, elles interpellent également des interprétations banalisées comme celle du vote FN généralisé de « la France périphérique », ou celle du vote FN comme expression du ressentiment dû au déclassement. Elles montrent les effets de l’exacerbation des luttes de concurrence entre « Français » et « immigrés », du « procès » dont « la respectabilité » est l’enjeu, entre classes populaires « établies » et classes populaires « marginalisées », à propos de la délinquance, des incivilités de l’assistanat (« les cas soces »). Pour la fraction « établie », le vote FN permet de se démarquer – moralement – des fractions précarisées, paupérisées et souvent immigrées, et, pour la fraction « marginalisée », de se distinguer de « plus bas qu’elle ». Les enquêtes soulignent également les effets de la perte d’influence des « idées de gauche » et ceux de l’inculcation politico-médiatique des visions racistes ou encore ceux de l’héritage politique familial. 

On peut tirer au moins deux conclusions « politiques » de ces enquêtes. L’analyse des données statistiques disponibles met en évidence la très grande dispersion sociale et la volatilité de l’électorat FN. Tout oppose, en fait, sa composante populaire à celle issue des beaux quartiers, qui se retrouve dans la Manif pour tous, tout comme s’opposent, au sommet de l’appareil FN, Florian Philippot et Marion Maréchal-Le Pen. C’est dire, comme y insistent Daniel Gaxie et Patrick Lehingue (2), que « l’électorat FN n’existe pas » : il s’agit en fait d’un « conglomérat » miné par ses contradictions internes. Il faut donc prendre appui sur ces contradictions et travailler à hâter son implosion. Par ailleurs, les enquêtes sur le vote FN dans les classes populaires mettent en évidence les impasses du militantisme anti-FN, à commencer par sa vindicte contre « les prolos bornés et racistes » qui votent FN. La reconquête des classes populaires – qu’elles s’abstiennent ou votent FN – passe par la réhabilitation de leur ethos traditionnel, de leur « souci de respectabilité » (la « common decency », si l’on veut, fondée sur l’ardeur au travail, l’honnêteté, le respect de soi-même et des autres) des classes populaires – Français et immigrés confondus. 

(1) Pourquoi les pauvres votent à droite, Thomas Frank, Éditions Agone. 
(2) Les Classes populaires et le FN, livre coordonné par Gérard Mauger et Willy Pelletier, Éditions du Croquant, collection « Savoir/Agir », 18 euros pour le livre, 14 euros pour l’e-book.
 

L'Humanité
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 11:33

Quel scénariste déjanté aurait pu dessiner le scénario tragique de cette campagne présidentielle ?

Il y a quelques mois encore, journalistes, sondages ou simples citoyens, tout le monde voyait arriver un premier tour avec Marine Le Pen en tête, suivie du candidat de la droite. Ce dernier, probablement Alain Juppé, l'aurait largement emporté au second tour.

Le courant "socialiste" devait être laminé au premier tour. Jean-Luc Mélenchon s'annonçait avec brio comme le porteur des valeurs de la gauche de transformation sociale.

En quelques mois, depuis Noël environ, le scénario annoncé a connu de violents revirements et le résultat de la Présidentielle s'annonce comme incertain.

Il y a eut, d'abord, le départ d'Emmanuel Macron du gouvernement, un départ qui annonçait une candidature en solo. L'homme des milieux d'affaire, porté par les médias privés, a depuis connu une ascension fulgurante dans les sondages, devenant rapidement le troisième homme de la campagne avant de détrôner depuis peu le candidat de droite et de talonner la candidate d'extrême-droite.

Car, à droite, les choses n'ont pas évolué comme prévu !

Alain Juppé battu aux Primaires de la droite, c'est le très conservateur François Fillon qui est intronisé champion de la droite parlementaire en décembre.

Porté par cette victoire, on le voyait caracoler dans les sondages, en s'appuyant plus sur son image de père catholique rigoureux que sur un programme économique et social dévastateur.

Mais, les révélations sur les avantages financiers dont ont bénéficié sa femme et ses enfants, ont détruit cette image et le voilà désormais en chute libre dans les sondages.

Côté Parti socialiste, celui qui avait réussi à imposer une ligne économique libérale au gouvernement, Manuel Valls, a fini par payer son impopularité lors des Primaires du PS et de ses alliés. Et, alors qu'Arnaud Montebourg était mis en avant comme l'incarnation de l'alternative à Manuel Valls, c'est finalement Benoît Hamon qui a créé la surprise en janvier !

Et voilà le Parti socialiste ressortir des catacombes pour renouer avec un score à deux chiffres dans les sondages, reléguant Jean-Luc Mélenchon loin derrière le candidat socialiste !

Dans ce scénario rocambolesque, même la candidate frontiste dévisse ! De sondages en sondages, elle semble perdre du terrain : 3 points de moins en 1 mois de temps !

Il ne doit en rester qu'un ! Oui ! Mais qui ?

Bien fou aujourd'hui celui qui pourra dire comment vont évoluer les choses !

Le candidat écologiste, loin dans les sondages, semble accueillir avec plaisir les appels du pied de Benoît Hamon.

La droite hésite : s'enferrer dans une candidature Fillon mal engagée ou trouver, en catastrophe, un candidat fédérateur et à l'image de probité inattaquable ? Deux stratégies impossibles à mener !

Ainsi va un modèle politique qui fait peser l'image du pouvoir sur une seule personne !

Qu'en est-il des débats politiques ? Des programmes ? Des bilans de 35 ans de libéralisme ? Des conséquences d'un repli raciste sur la France ou, au contraire, d'une ouverture aux autres peuples sur des échanges gagnant-gagnant ? On n'en saura rien.

Cette rocambolesque campagne présidentielle montre l'état de délabrement du modèle politique français et la nécessité, pour le peuple, de rejeter cette 5ème République pour reprendre le pouvoir et, enfin, imposer aux financiers et aux actionnaires, une politique qui réponde aux besoins sociaux, économiques et environnementaux du peuple français.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 12:12

Pendant que François Fillon galère à justifier le salaire de madame, Marine Le Pen doit payer 400 000 € à l'Union européenne pour des emplois fictifs de cadres de son parti.

Les donneurs de leçons, ceux aux mains propres, ont l'air malin actuellement !

La patronne d'extrême-droite, toujours prompte à dénoncer les "magouilles" chez les autres, hurle encore une fois au "complot". Son parti vient de se faire prendre la main dans le sac : plusieurs de ses cadres bénéficiaient d'un emploi d'attaché parlementaire à Bruxelles mais n'y exerçaient aucune réelle activité.

C'est exactement ce qui est reproché à Pénélope Fillon !

Bénéficier d'un emploi payé par le contribuable, celui d'attaché parlementaire, sans exercer la fonction, c'est plus ou moins un emploi fictif, le détournement de fonds publics !

Marine Le Pen et le FN sont déjà condamnés. Les faits sont avérés. Son parti doit verser 400 000 € à l'Union européenne pour rembourser les salaires versés à ces cadres.

Pour François et Pénélope Fillon, les délais judiciaires risquent de sauver la tête du candidat Fillon.

Dans les deux cas, la droite montre qu'elle tient un discours de pureté et de respect de la morale publique mais que ses actes trahissent ses fausses valeurs.

Pendant que FN et droite fustigent les victimes de la crise capitaliste, ces "fainéants de bénéficiaires des minimas sociaux", pour la droite, ou "ses envahisseurs-migrants-réfugiés potentiellement terroristes" pour l'extrême-droite, ces forces politiques cachent aux Français les richesses fabuleuses que produisent les travailleurs chaque année et qui partent dans les marchés financiers, pour remplir les poches de quelques milliers de spéculateurs dans le monde.

La technique du bouc-émissaire, ou du chiffon rouge, pour détourner l'attention des citoyens, semble fonctionner à plein, au regard de ce que nous prédisent les sondages.

Espérons que ces quelques mois de campagne nous permettront d'ouvrir les yeux à un nombre importants de nos concitoyens, sur le vrai visage de ces droites qui défendent un système économique, le capitalisme, qui nous a amené à la crise sociale et écologique actuelle.

Fillon / Le Pen : les droites en difficulté avec leurs attachés parlementaires
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:15

Un article trouvé sur le site "Initiative communiste".

Où l'on voit qu'il n'y aucune fatalité à la disparition des abeilles et que les produits phytosanitaires ont leur responsabilité dans ce drame écologique.

Solidaire

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Pour cause d’embargo, les agriculteurs cubains n’ont pas eu accès aux produits phytosanitaires pour protéger leurs cultures. Un article publié dans « the guardian » en février 2016, montre que ce fut un mal pour un bien. Bio malgré elle, l’île est aujourd’hui le seul endroit au monde où les abeilles sont en bonne santé. Le miel bio cubain s’exporte très bien, et l’apiculture s’y développe.

Depuis bientôt 25 ans, Cuba n’avait plus accès aux pesticides pour la protection de ses productions agricoles

Après l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, qui était le principal partenaire commercial de Cuba, l’île a été dans l’incapacité de se fournir en pesticides, par manque de devises étrangères et à cause de l’embargo des États-Unis. Par nécessité, le gouvernement a alors adopté une politique d’agriculture biologique, qui perdure aujourd’hui. Avec l’assouplissement de l’embargo suite à la restauration des liens diplomatiques entre les deux pays, les exportateurs de miel bio cubain constatent une forte croissance commerciale.

la production de miel bio prend une place de plus en plus importante dans les exportations cubaines de denrées agricoles

Longtemps connu pour ses cigares et son rhum, Cuba a désormais ajouté le miel bio à ses principales exportations agricoles. La vitalité de l’apiculture cubaine détonne au regard du reste du monde où l’usage massif des pesticides provoque le déclin des populations d’abeilles.
Selon Théodor Friedrich, représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (ou ONUAA) à Cuba, le miel bio est ainsi devenu la quatrième exportation agricole du pays, derrière le poisson, le tabac et l’alcool, mais devant le sucre et le café, qui sont pourtant des produits réputés.
« Tout le miel cubain est certifié bio. Il a un goût spécifique, très typique, qui en fait un produit très recherché. »

Cuba a produit plus de 7 200 tonnes de miel bio en 2014 pour une valeur d’environ 23,3 millions de dollars, selon les statistiques gouvernementales cités par l’ONUAA. La production du pays est encore minuscule comparée aux poids lourds mondiaux, comme la Chine, la Turquie, et l’Argentine. Mais avec une valeur bien supérieure au kilo, les voyants sont au vert pour les apiculteurs cubains.

Grâce a un environnement protégé, sans pesticides, l’apiculture cubaine est en plein essor

Avec 80 ruches bondées d’abeilles, chacune produisant 45 kg de miel par an, Javier Alfonso pense que les exportations cubaines pourraient connaître une augmentation notable dans les années à venir. Il est pourtant partit de rien. Sa miellerie au bout d’un chemin de terre à San Antonio de los Banos – ville agricole à une heure de route de la Havane -, a été construite avec ses employés.
« Nous ne sommes encore qu’une petite unité de production, mais nous pouvons nous agrandir, dit-il en regardant les rangées de ruches neuves, encore vides. »
Comme les autres apiculteurs cubains, il vend son miel exclusivement au gouvernement, qui le paie selon le prix du marché mondial et prend alors la responsabilité de l’écoulement à l’étranger.
La majorité de l’exportation de miel se fait vers Europe, précise-t-il. Il aimerait pouvoir emprunter de l’argent pour augmenter sa capacité de production, mais c’est difficile d’obtenir un crédit. Par nécessité, lui et son équipe doivent construire eux-même les infrastructures nécessaires au développement de l’exploitation.
« C’est un environnement très naturel pour les abeilles, raconte Raul Vasquez, employé à la ferme. Le gouvernement n’est pas autorisé à nous vendre des produits chimiques. C’est peut-être pour ça que les abeilles ne meurent pas ici ».
Bien qu’encore modeste, la production cubaine de miel bio cherche aujourd’hui à valoriser ses atouts sur le marché américain, alors que les autres pays producteurs sont en situation difficile.

Le contraste est saisissant entre la santé des abeilles de Cuba et celles d’Europe ou d’Amérique

Les apiculteurs, notamment américains et canadiens, se plaignent depuis longtemps de la menace que représente les pesticides pour les abeilles et pour l’ensemble de la filière apicole.
L’ US Environmental Protection Agency a rendu public une étude indiquant que l’usage d’insecticides sur les plants de coton et les arbres fruitiers avait un impact néfaste sur les populations d’abeilles.
« Je ne pense pas qu’il y ait le moindre doute sur le fait que les populations d’abeilles aient baissé, aux États-Unis et en Europe, depuis la 2ème Guerre Mondiale » lance Norman Carreck, directeur scientifique de l’International Bee Research Association, à la Fondation Thomson Reuters. Selon lui, les changements climatiques, la diminution de l’espace disponible pour l’habitat des abeilles sauvages, les maladies et les pesticides sont responsables de ce déclin.
Pour Théodor Friedrich, la faible utilisation des pesticides sur l’île préserve l’apiculture cubaine des problèmes touchant les autres pays exportateurs de miel. Et la production de miel bio à Cuba pourrait devenir une source croissante de revenu pour les fermiers de l’île.
« L’usage de pesticides en général est très limité, explique-t-il. Et c’est pour cela que Cuba n’a pas été victime des pertes qui ont affecté les populations d’abeilles dans les autres régions du monde. »

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 11:35

Malgré le caractère rural de notre territoire, nous n'échappons pas au pic de pollution aux particules fines qui empoisonne le nord de la France depuis plus d'une semaine.

En 1986, le nuage de Tchernobyl avait eu l'obligeance de s'arrêter pile-poil à la frontière allemande, ce qui a permis au gouvernement de l'époque d'éviter un débat sur le nucléaire et, surtout, cela lui a permis de ne pas avoir à prendre (trouver ?) des mesures pour protéger les populations.

Quoiqu'en disent Trump et quelques gros lobbies industriels, surtout dans le pétrole et le charbon, notre planète court à la catastrophe et nous avec si rien n'est fait pour enrayer la machine infernale du réchauffement climatique et des émissions de polluants, dans les airs et dans les eaux.

Comme d'habitude, les intérêts financiers de quelques uns, l'égoïsme des riches et la lâcheté des politiques se retrouvent.

Même si le réchauffement climatique ou la pollution des airs et des aliments sont désormais des faits avérés et des préoccupations majeures des citoyens et des consommateurs, nos "décideurs" tardent à attaquer le coeur du problème, celui du modèle de développement économique de nos sociétés.

Alors, on s'attaque aux automobilistes, aux familles qui possèdent des cheminées, aux agriculteurs. On les accuse. On met en place des mesures d'affichage et on fait payer les têtes qui dépassent.

S'attaquer aux automobilistes plutôt qu'aux questions de l'emploi et des transports

Ainsi, la vignette Crit'air ou la circulation alternée sont une aubaine financière pour les collectivités plus qu'une véritable solution au problème de la pollution automobile et à celui des bouchons récurrents dans les grandes agglomérations.

Les plus riches prendront des voitures mieux classées. Certains en auront deux, une avec plaque paire, une avec plaque impaire, histoire d'éviter les inconvénients de la législation.

Les classes moyennes et les plus modestes supporteront la gêne ou devront se saigner pour acheter une nouvelle voiture.

Comme si se déplacer en automobile était un choix volontaire plutôt qu'une obligation pour des millions de Français ! ? Qui peut croire que certains aiment se lever aux aurores, ne pas voir leur famille, pour perdre des heures en voiture, dans des bouchons quotidiens ?...

Rien n'est fait, finalement, pour renforcer le réseau de transport en commun (maillage et fréquence !), en réduire le coût ! Combien d'entre nous ont vécu la galère d'un déplacement en transport en commun, pour aller travailler, voir des amis, prendre un avion, rejoindre une grande gare parisienne, passer un examen ?...

Rien n'est fait non plus pour trouver une solution à l'éloignement toujours plus important des salariés par rapport à leur lieu de travail ! L'embourgeoisement de Paris et de sa petite couronne a repoussé en moyenne et grande banlieue des dizaines de milliers de salariés qui font la navette, quotidiennement, pour rejoindre leurs lieux de travail, bureaux ou magasins.

Et c'est valable dans toutes les agglomérations françaises et européennes ! Rouen compris !

Tenter de diminuer la circulation automobile par la répression et l'impôt, c'est regarder le problème par le petit bout de la lorgnette ! C'est s'attaquer aux victimes plutôt qu'aux causes ! 

S'attaquer aux agriculteurs plutôt qu'au modèle de développement agricole

Le monde agricole vit la même chose depuis des années.

La pollution des eaux et des airs par les épandages d'engrais et de produits de traitement, la stérilisation des sols et la perte de biodiversité de nos campagnes, sont mis sur le dos d'agriculteurs, désormais considérés comme des pollueurs, suspectés d'empoisonner la population en toute connaissance de cause.

C'est mépriser l'un des plus beaux métiers du monde, celui qui consiste à nourrir les autres !

C'est surtout, encore une fois, accuser le dernier maillon d'une chaîne, celui qui hérite d'une situation et d'un contexte qui l'ont entraîné dans un mode de production où on lui fait croire qu'il est maître chez lui, un "entrepreneur" ! Mais beaucoup, avec les crises successives que connait le monde agricole, se rendent compte qu'ils sont prisonniers d'un modèle économique et technique hérité des années 50 qui bénéficie seulement aux gros maillons que sont l'industrie et la distribution.

Formés à la spécialisation intensive avec l'aide d'engrais chimiques et de pesticides, poussés à rentabiliser au maximum leurs exploitations par leurs fournisseurs, leurs acheteurs, leur syndicalisme majoritaire, entraînés dans une course à l'agrandissement sans fin, des générations d'agriculteurs ont fini par devenir des producteurs de "matières premières" et ont oublié le sens même de leur métier : celui de produire de la nourriture de qualité, saine, en préservant la nature pour les générations futures.

A eux aussi, il faut fournir une alternative crédible qui leur permette de retrouver la fierté de leur métier et un revenu décent. Cela passera par une remise en cause de l'organisation de la production et des circuits de distribution, surtout de la main mise des industriels et des grandes surfaces sur les prix et les conditions de production !

Réfléchir le monde de demain, remettre en cause un modèle économique qui pousse à l'intensification, à la spéculation et à mépriser l'être humain et son environnement, c'est ce qui caractérise la société financiarisée actuelle, appelons-le par son nom, le capitalisme.

On peut souhaiter remplacer ce modèle économique par un autre, comme le veulent les communistes.

On peut aussi commencer par remettre en cause les dogmes libéraux et économiques qui mènent aux catastrophes environnementales et économiques actuelles, en prônant une transition énergétique, agricole et économique où les facteurs sociaux et environnementaux pèseraient au moins aussi lourds que le sacro-saint bénéfice.

Cette transition écologique est un moyen de répondre aux difficultés que traverse notre société. C'est un point du programme du Front de gauche et du candidat que nous soutenons aux Présidentielles, Jean-Luc Mélenchon

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 10:24

Si vous êtes convaincus par les affirmations suivantes (des mantras répétés inlassablement par les médias, le patronat et les partis de droite), ne lisez pas l'article suivant !
Liste des affirmations à gober d'urgence pour accepter de devenir rapidement un esclave : "C'est la crise !" ; "L'Etat n'a plus d'argent !" ; "L'Etat ne peut tout faire !" ; "Il y a trop de fonctionnaires !" ; "Il va falloir accepter de travailler plus longtemps pour payer sa retraite !" ; "Il faut accepter le déremboursement des médicaments pour équilibrer les comptes de la Sécu" ; "Les riches fuient la France car ils payent trop d'impôts" ; ...

Solidaire

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Jamais ce décalage entre les plus riches et les plus pauvres n'a été aussi important, dénonce l’ONG britannique Oxfam. Pour la France, les 1 % les plus riches détiennent 25 % des richesses nationales... Tout va bien, on continue

Bill Gates, Amancio Ortega, Warren Buffett, Carlos Slim, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg, Larry Ellison et Michael Bloomberg. A eux huit, ces hommes les plus fortunés de la planète détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, ce qui représente 3,6 milliards de personnes, selon l'ONG britannique Oxfam. 
Dans un rapport publié en amont du Forum économique mondial qui s'ouvre mardi à Davos, elle dénonce une situation "indécente" qui "exacerbe les inégalités". "Il est indécent que tant de richesses soit concentrée dans les mains d'une si infime minorité, quand on sait qu'une personne sur dix dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour", déclare la porte-parole d'Oxfam France Manon Aubry. 
Jamais ce décalage entre les plus riches et les plus pauvres n'a été aussi important. L'an dernier , 62 personnes possédaient autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. En 2015 , elles étaient 80 et l'année précédente 85. 
"Une économie centrée sur l'humain" 
"Les plus fortunés accumulent ces richesses à un tel rythme que le premier 'super-milliardaire' du monde pourrait voir son patrimoine dépasser le millier de milliards de dollars dans 25 ans à peine", écrit l'ONG. "Pour mettre ce chiffre en perspective, Oxfam a calculé qu'il faudrait débourser un million de dollars par jour pendant 2.738 ans pour pouvoir dépenser 1.000 milliards de dollars." 
Son rapport, intitulé "Une économie au service des 99%", dévoile "comment les grandes entreprises et les individus les plus riches exacerbent les inégalités, en exploitant un système économique défaillant, en éludant l'impôt, en réduisant les salaires et en maximisant les revenus des actionnaires". Oxfam, qui a pris l'habitue d'attirer l'attention sur les inégalités croissantes à l'occasion du Forum économique mondial, dénonce "la pression qui s'exerce sur les salaires partout dans le monde", ainsi que les allègements fiscaux dont bénéficient les entreprises ou encore le recours au paradis fiscaux. 
L'ONG, qui s'appuie sur de "nouvelles données plus précises sur la répartition de la richesse dans le monde", appelle les gouvernements à réagir et à se tourner vers une 'économie plus centrée sur l'humain'. 
Quid de la France ? 
La France n'échappe pas aux critiques d'Oxfam. Selon l'étude, 21 milliardaires possédaient autant que les 40% les plus pauvres de la population française en 2016. Dans l'Hexagone, les 1 % les plus riches détiennent 25 % des richesses nationales.Et alors que le niveau de vie mensuel moyen des plus riches est resté stable (+ 272 euros), de 2003 à 2014, celui des plus pauvres a diminué de 31 euros. 
Les Echos

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 14:48

Bref et passionnant ! Le Parti du Travail de Belgique gagne du terrain politique chaque année chez nos voisins. De groupusculaire, le PTB a passé les 10 000 adhérents et a des élus dans de nombreuses communes et conseils territoriaux de Belgique, parfois en lien avec le Parti communiste belge.

Allez le PTB !

Solidaire

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Peter Mertens : « Je pense que chacun doit tirer le bilan du capitalisme et voir où celui-ci nous a menés. Surtout cette dernière phase néolibérale agressive du capitalisme de l’École de Chicago (ce courant économique néolibéral qui domine la politique traditionnelle depuis plus de trente ans, NdlR). La surcapacité qui s’est révélée durant la crise pétrolière de 1973 a été absorbée par un pouvoir d’achat artificiel. On a poussé les gens à acheter à crédit. On a alors créé des bulles financières pour maintenir de manière artificielle le niveau du pouvoir d’achat, et tout s’est effondré avec la crise bancaire en 2008. Ce système mondial et cette vision du monde basée sur l’octroi de tout le pouvoir au marché a volé en éclats. 

Les défis les plus importants pour cette planète ont régressé sous le libéralisme. 

Mais, au lieu de mener un débat de société, on est simplement passés à la vitesse supérieure. On a eu encore plus de néolibéralisme agressif, mais alors sur un mode très autoritaire. Aujourd’hui, huit ans plus tard, la seule chose qui a changé, c’est le fait que les riches sont devenus encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres. Tel est le bilan du néolibéralisme. L’économie est toujours dans l’impasse. Nous injectons 80 milliards d’euros par mois dans l’économie européenne, mais cela va à de nouvelles bulles. Le pouvoir d’achat stagne, les allocations baissent, le marché du travail est chamboulé et le résultat, c’est que les riches sont plus riches et les pauvres plus pauvres. Cela ne marche tout simplement pas. Partout en Europe, tous les libéraux et néolibéraux, du vert au bleu, qui ont œuvré à la privatisation et à la pensée de marché dans laquelle nous sommes aujourd’hui englués devraient être rouges de honte. Les trois défis les plus importants pour cette planète – l’économie, la démocratie et l’environnement – ont régressé sous le libéralisme. 

Le capitalisme a une relation problématique avec les deux sources de la richesse : le travail et la nature. 

Nous devons reposer certaines questions de base. D’où vient la richesse ? Qui produit la richesse ? Et comment allons-nous protéger les sources et les créateurs de richesse ? Les plus importantes sources de richesse sont, d’une part, le travail et, de l’autre, la nature. Le capitalisme a une relation problématique avec les deux, c’est-à-dire une relation d’épuisement avec la nature et une relation d’exploitation avec le travail. Pensez au dumping social, au travail intérimaire, au travail sous-payé, au démantèlement des statuts protégés, etc. Au lieu de poursuivre cet épuisement et cette exploitation des sources de richesse, nous devons peut-être essayer de mettre un autre système sur pied. Un système qui protège les sources de la richesse. Et, pour cela, nous nous basons sur le marxisme. Cela demande bien sûr que l’on sorte des sentiers battus. 


Nous disons que l’Europe a besoin d’investissements massifs. Pas des investissements dans la marge, mais de véritables investissements pour un avenir durable, social et démocratique. Nous avons besoin de milliards pour opérer la transition entre l’énergie fossile et l’énergie durable. » 

Cette réponse est un extrait d'une longue interview de Peter Mertens au magazine Solidaire. Découvrez l'interview intégrale ici. 

PTB

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