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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 10:29

La droite la plus bête du monde ? Chacun la revendique.

En tout cas, en France, nous avons la droite la plus archaïque d'Europe !

Mariage pour tous : une idée qui avance en Europe, même à droite !

Avec cette qualification, je ne me réfère pas au seul débat sur le mariage pour tous. Quoique...

Depuis quelques semaines, nous assistons à une véritable guerre de tranchée menée par la droite française dans son ensemble, des centristes au Front Nationale en passant, évidemment, par l'UMP. Pour eux : des droits identiques pour les couples homosexuels et hétérosexuels sur le mariage, c'est NON !

S'agit-il vraiment d'un sujet majeur en ces temps de crise ? Pas vraiment.

A moins que la droite française s'archeboute sur des considérations religieuses dont la République laïque n'a que faire. D'autant que ce sont les mêmes qui défilent aujourd'hui avec les intégristes catholiques qui dénoncent régulièrement les intégristes musulmans. Comme quoi, chacun défend ses intégristes !

Ce barrage de la droite en France contre le mariage peut réellement être qualifié de combat d'arrière-garde.

Non seulement, ce sont désormais près des deux-tiers des français qui sont pour, mais, en plus, ce sont parfois des partis de droite qui portent ce projet ailleurs en Europe !

C'est le cas au Royaume-Uni où, hasard du calendrier, le parlement britannique examine actuellement un projet identique présenté par... les Conservateurs ! Si ! Si !

A Londre, le débat ne dervait pas durer longtemps. Au delà des conservateurs, les travaillistes et les libéraux-démocrates sont également favorables au mariage pour tous.

Et, dans une Espagne toujours considérée comme un pilier de l'église catholique et où la droite est l'héritière d'un franquisme qui alliait l'intégrisme religieux et la dictature policière fasciste, le mariage homo est légal. Même la droite au pouvoir actuellement à Madrid n'envisage pas de revenir dessus.

De même au Portugal, autre pays à longue (lourde ?) tradition catholique.

C'est dire à quel point l'opposition farouche de notre droite passe pour conservatrice en Europe !

Une droite française de tous les combats... d'arrière-garde

On aurait pu espérer du moins une ouverture d'esprit de la droite française avec le temps, depuis les années coincées de l'après-guerre. La libération des mœurs de mai 68 n'a pas touché les enfants des beaux quartiers semble t-il !

Rappelons-nous du difficile accès des femmes françaises au droit de vote !

Il aura fallu attendre le 21 mars1944 pour que le Comité national de la libération, où siègent les résistants (communistes notamment) acorde enfin le droit de vote aux femmes de France. un droit qu'elles n'exerceront qu'en 1945 lors des municipales.

Pourtant, beaucoup de femmes d'Europe, pour ne parler que d'elles,  avaient déjà obtenu ce droit bien avant : 1913 pour les norvégiennes, 1915 pour les danoises et islandaises, 1918 pour les britanniques, irlandaises, azrbaïdjanaises, tchèques, polonaises et les femmes soviétiques (dès la victoire de la Révolution bolchévique !). La liste est longue !

C'est surtout le Sénat français (déjà lui !) qui sera le fief du conservatisme sur ce dossier.

Sur ce sujet, les communistes ont été de toutes les batailles. Dès 1925, dans de nombreuses communes, le Parti communiste avait placé des femmes en position éligible sur ses listes lors des élections municipales. Ce fut le cas par exemple d’Augustine Variot à Malakoff, qui a siégé pendant un an avant d’être délogée sans ménagement par la police en pleine séance du conseil municipal. C’est encore sur proposition du Parti communiste, par la voix du député Fernand Grenier, que l’Assemblée consultative provisoire instaurait le vote des femmes, le 21 mars 1944.

Il faut dire que 4 ans parès avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain, la droite française d'avant guerre avait quand même mis un peu d'eau dans son vin blanc.

Ne parlons pas de la douloureuse et morbide bataille pour le droit à l'avortement !

Pour le coup, remercions une femme de droite, Simone Veil, d'avoir eu le courage de porter ce combat essentiel pour la reconnaissance du droit des femmes à disposer de leur corps. Combien de mortes lors d'accouchements clandestins ?

Il faudra attendre 1982 pour que le gouvernement d'Union de la gauche autorise le remboursement de l'IVG.

Aujourd'hui, à droite comme à l'extrême-droite, de nombreuses voix s'expriment pour revenir en arrière, à l'instar des exigences de l'église catholique.

De la même façon, l'abolition de la peine de mort est un acquis de la gauche, lors d'épiques débats parlementaires menés par le minsitre de la jusitice de François Mittérand, Robert Badinter.

Où était la droite de l'époque ? Dans le camp des partisans de la peine de mort.

On voit l'efficacité de cette peine aux Etats-Unis, pays bien connu pour sa tranquillité et le faible taux de criminalité.

Dans la foulée, et avant d'arriver au mariage homosexuel, n'oublions pas les combats préalables pour reconnaître le Droit des homosexuels à vivre librement leur sexualité.

Sans aller jusqu'aux extrêmes de l'extrême-droite européenne qui déportait et gazait les homosexuels entre 1933 et 1945, il aura encore fallu attendre 1982 pour que soient levées les dernières discrimations pénales à l'encontre des homosexuels de notre pays.

Et souvenons-nous des délirant débats sur le PACS en 1999 !

Souvenons-nous d'une Christine Boutin brandissant la Bible au sein de  l'hémicycle, temple de la République laïque. Que n'aurait-on entendu s'il s'était agi d'un Coran !

Avec elle, des députés de droite tels Philippe Villiers ou Claude Coasguen mèneront une lutte incessante contre cette loi. La droite au quasi complet (hormi Roselyne Bachelot !) s'opposera au texte. Il faudra à la gauche une année pour obtenir son adoption !

Aujourd'hui, ce sont 200 000 PACS qui sont conclus annuellement, une bonne part, d'ailleurs, pour des couples hétéros. La droite va t-elle voir une corrélation entre la montée en puissance du PACS et la hausse du chômage ?

Où en est-on de "la destruction de la société si la loi était passée" annoncée par le droite ? A la poubelle de l'histoire, avec la fin du monde maya ?

Il n'y a pas à dire. Avons-nous la droite la plus bête au monde ? Ce n'est pas sûr.

En tout cas, nous n'avons pas la plus moderne !

Et, avec l'influence croissante des idées brunes du Front national dans les rangs de la droite parlementaire, pas sûr non plus que cela change dans le bon sens à l'avenir.

Le progrès sociétal allant de pair avec le progrès social, il n'y a rien de surprenant finalement à voir que c'est toujours de la droite que viennent les oppositions aux progrès en faveurs des travailleurs, des plus exclus et des composantes de la société qui n'entrent pas dans le moule idéologique catholico-capitaliste.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 10:33

Un sondage TNS-Sofres sur le Front National suscite des cris de plaisirs dans les rangs de l'extrême droite. A nuancer.

On voudrait faire parler du Front National que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

A l'heure où les difficultés s'accumulent sur le plan économique, que la France intervient militairement au Mali et soutien la rébellion islamiste en Syrie et que des débats politiciens animent l'Assemblée sur le mariage homosexuel, TNS-Sofres ne trouve rien de mieux que de produire un sondage sur le Front National et Marine Le Pen, à la demande du Monde, de France Info et de Canal +.

Et pourquoi un sondage sur le FN et pas sur l'UDI, le PCF ou le NPA ?

Il y a une différence entre la lecture des résultats de ce sondage et l'interprétation médiatique qui en est faite. Le résultat, c'est bien que ce sondage sert à faire la promotion de ce parti fasciste en voulant montrer une banalisation de ces idées.

Questions biaisées et interprétation à l'emporte-pièce des résultats

Que nous indique ce sondage ?

Ce sondage étudie en premier la perception des questions qui servent de chevaux de bataille au FN depuis des années puis la perception de Marine Le Pen et de la stratégie à tenir face au FN... à droite.

Ce qui est intéressant, c'est qu'aucune des grandes idées du FN ne progresse depuis 2000-2002 ! Il y a effectivement une remontée des opinions positives sur certaines de ces questions (le nombre d'immigrés, la justice trop molle,...) ces dernières années mais, sur le long terme (dix ans), c'est plutôt un recul.

Ainsi, 75 % des français considèrent aujourd'hui qu'il ne aut pas faire de différence entre un travailleur "français" et un travailleur immigré en situation régulière. Ils n'étaient que 51 % à penser la même chose en 1991 ! on ne peut pas honnêtement parler de progrès des idées FN sur ce point tout de même !...

62 % des français continuent de se positionner plutôt en désaccord avec les idées du FN et 53 % considèrent toujours le FN comme un danger pour la démocratie. En baisse tous les deux mais pas à des niveaux historiquement bas.

D'ailleurs, seuls 11 % des français interrogés affirment partagés à la fois le constat et les solutions proposées par le FN. On est loin d'un ras de marée ! 47 % refusent les deux, 33 % partagent le constat et pas les solutions et 9 % sont sans avis sur ce sujet.

C'est d'ailleurs là que le sondage est biaisé !

TNS-Sofres titre "le niveau d'adhésion aux idées du FN" mais la question posée est "en ce qui concerne Marine Le Pen, laquelle des propositions suivantes se rapproche le plus de ce que vous pensez ?". En clair, cette année, la question à changer et c'est bien la perception des positions prises par Marine Le Pen qui est sondée et non plus les positions du FN ! On sait bien le décalage, le biais, que cela induit !

On a d'ailleurs vu à quel point le discours (pas forcément les idées...) pouvait être différent entre la leader du parti et celui-ci sur la question du mariage homo.

D'ailleurs, à aucun moment, le sondage ne pose clairement la question du soutien direct au FN.

Les interprétations du sondage font ainsi la part belle à l'idée que les idées FN progressent, sans remettre les questions dans leur durée, ni préciser que le sondage axe énormément sur la personnalité charismatique de Marine Le Pen plus que sur le FN.

Il est d'ailleurs curieux que personne, à commencer par TNS-SOFRES, ne remarque la contradiction entre ces conclusions positives sur le FN et un sondage publié par... le même institut de sondage pour le Figaro ce mois-ci sur la côte de popularité des personnalités politiques françaises et donnant Marine Le Pen en baisse de 4 points (27 % de oui) à la question de savoir si les sondés souhaitent lui voir jouer un rôle important dans les mois et années à venir !

Un soutien au FN... à droite

Au passage, ceux qui croient, comme l'affirme la dynastie Le Pen, qu'il faut arrêter de classer ce mouvement à l'extrême-droite devraient se poser la question de savoir pourquoi les idées frontistes sont toujours nettement mieux perçues dans l'électorat de droite que dans l'électorat de gauche : c'est peut-être parce que ce sont des idées de droite, non ?

Car, ce que révèle ce sondage, c'est bien que les idées et la banalisation du Front National gagnent par la droite.

D'ailleurs, 50 % des sympathisants de droite (FN, UMP, centristes) admettent l'idée d'alliances droite - FN tandis que 66 % des électeurs de gauche voient toujours d'un mauavais œil un rapprochement droite - FN.

De même, 61 % des électeurs de gauche voient Marine Le Pen comme une représentante d'une extrême-droite nationaliste et xénophone alors que les électeurs de l'UMP ne sont que 45 % à l'affirmer et 46 % la qualifie même de représentante d'une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles.

C'est dingue !

"Patriote" l'extrême-droite française ? Ils étaient plutôt côté des allemands les prédecesseurs d'extrême-droite de Marine Le Pen entre 1939 et 1945 ! Les patriotes, c'étaient plutôt les communistes avec le Colonel Fabien, Rol-Tanguy, le "Front national" (de la résistance : le FN a piqué le nom !) !

"Attachée aux valeurs traditionelles" l'extrême-droite ? Pas celles de la France en tout cas, celle de la Révolution, de Liberté-Egalité-Fraternité, des Droits de l'Homme et du siècle des Lumières. Encore moins des valeurs traditionnelles de laïcité !

Crise politique et dérive UMP

Même si les choses ne sont pas aussi simples que le répêtent les médias, une chose est quand même sûre : il y a effectivement une meilleure perception du FN aujourd'hui qu'il y a quelques années.

Mais qu'est-ce qui participe de cette banalisation grandissante d'un parti qui prône pourtant la division et la haine ?

D'une part, la nouvelle égérie du parti a donné un ton toujours offensif mais volontairement plus social. En période de crise sociale et sociétale (comme maintenant), ce discours faussement social accolé à une dénonciation du milieu politique fait mouche.

auf que, jamais le FN ne dénonce le monde économique, le modèle de développement capitaliste, pourtant à la base de la crise ! L'extrême-droite détourne la cause de la crise, la mondialisation capitaliste, pour n'aborder qu'une conséquence de cette mondialisation (la concurrence entre travailleurs du monde entier) et montrer du doigt une partie des victimes de ce système (les travailleurs étrangers, surtout les "migrants" poussés à quitter leur pays pour aller vers le faux Eldorado occidental).

C'est aussi avec un discours faussement ouvriériste que le Parti nazi a conquis ses entrées dans le monde ouvrier allemand dans les années 30, après avoir conquis les milieux d'affaires (Nazi = National-SOCIALISTE !).

Bien que jouant la carte de la "nouveauté", le FN est un parti qui est présent depuis longtemps dans le paysage politique français (depuis 1983 pour ses premiers "bons" résultats). Sa présence est à la fois habituelle (ce qui rassure) et faussement embarrassante pour la classe politique française (ce qui plait à des électeurs désabusés).

A cela s'ajoute la dérive de la droite traditionnelle française, sous les assauts répêtés d'une frange dure de l'UMP et de la course aux thèses du FN menées par Sarkozy, Copé et consorts ces cinq dernières années. Pas étonnant que l'on voit désormais une partie de l'électorat UMP soutenir l'idée d'accords électoraux locaux (38 %) ou nationaux (7 %) avec le FN pour les municipales !

Le communisme : remède contre la peste brune

Alors, au final, comment considérer ce sondage, et, plus généralement, que faire face au FN ?

S'il est sûr que l'extrême-droite a vu ses idées réapparaître en France comme ailleurs en Europe quarante ans parès la Seconde guerre mondiale avec l'approfondissement de la crise capitaliste, ses idées conquièrent des esprits au sein d'un électorat populaire ou de droite alors que les partis traditionnels, tellement engagés dans la cogestion du système capitaliste, sont devenus incapables de proposer des sorties à une crise qui est celle du système lui-même.

La solution pour combattre le péril brun, c'est un retour des valeurs solidaires et anticapitalistes portées par un mouvement communiste qui s'est affaibli dans les années 80 et 90 sous le double coup d'une politique d'alliance électorale par en haut (l'Union de la gauche, la gauche plurielle) et des campagnes anti-communistes menées lors de la chute des pays socialistes.

Renouer avec le terrain, réaffirmer nos valeurs et notre espoir d'une société nouvelle, socialiste, porter haut et fort la nécessité d'un Front populaire moderne avec des solutions concrètes et immédiates, voilà ce qui permettrait de rompre avec la dynamique pessimiste et autodestructrice qui traverse actuellement le peuple français et de renouer, à l'inverse, avec une dynamique positive, populaire, rassembleuse, pour de nouvelels conquêtes sociales.

C'est d'autant plus possible aujourd'hui que 32 % des français affirmaient avoir une bonne image du PCF le 29 août dernier, dans un sondage IFOP pour le Figaro magazine (!). Un résultat en net progrès depuis deux ans !

C'est aux communistes et à leur parti d'impulser cette dynamique. La balle est dans notre camp.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 10:21

C'est aujourd'hui que se joue l'avenir de la raffinerie Pétroplus de Petit-Couronne, avec ou sans participation de l'Etat.

Le dépôt des offres de reprise auprès de l'administrateur judiciaire expire ce soir à 17 h pour la raffinerie seino-marine.

Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a assuré sur la radio RTL que le gouvernement attendait "plusieurs offres" de candidats à la reprise du site de Seine-Maritime, qui emploie 470 salariés.

Selon lui, l'Etat est disposé à participer "de façon minoritaire" dans la reprise, "parce qu'il faut des capitaux très importants pour réinvestir et rendre cette raffinerie performante".

C'est une bonne chose sur la forme ! Enfin !  L'idée de nationalisation, même partielle, fait son chemin dans l'esprit des cadres socialistes !

C'est pourtant une idée basique pour un responsable de gauche. Nationaliser, c'est donner à l'état la capacité de décider de l'avenir d'une filière, dans l'intérêt de la collectivité et non pour des intérêts privés, comme c'est le cas quand une entreprise est privée.

Donc, entrer au capital de Pétroplus, pourquoi pas ? Si cela permet de relancer l'entreprise, la production et de sauver les 470 emplois directs liés au site, ce serait déjà ça !

La question qui découle de cette participation, c'est de savoir si l'entrée de l'état au capital de la raffinerie ne constitue qu'un apport financier de l'état pour soutenir un repreneur privé ou si l'Etat jouera pleinement son rôle d'actionnaire publique au sein de Pétroplus ?

C'est une question d'importance pour un secteur stratégique comme celui de l'énergie et des carburants alors que la France perd des capacités de raffinage et toute la recherche qui tourne autour. A la veille d'une nécessaire révolution technologique dans le domaine des carburants, perdre nos capacités de recherche et de production serait dangereux.

Le souci repose non pas sur la capacité d'agir de l'Etat au sein de l'entreprise mais plutôt sur sa volonté.

L'exemple flagrant et actuel, c'est Renault ! L'Etat est actionnaire à 15 % du groupe automobile et possède une minorité de blocage qui lui permet d'intervenir sur la stratégie industrielle du constructeur automobile. Mais que fait-il de cette capacité d'agir ?

Renault a annoncé 8 000 suppressions d'emploi. La direction du groupe menace deux sites de fermeture si les syndicats ne capitulent pas sur la flexibilité du temps de travail. Le site de Flins, dans les Yvelines, a d'ailleurs débrayé ce matin contre les propositions de la direction.

Par ailleurs, depuis des années, la CGT du groupe propose des solutions industrielles alternatives pour sortir Renault de la crise. A l'image des syndicats CGT et CGC de la papeterie d'Alizay, la CGT de Renault a voulu montrer que les salariés étaient capables de réflexion et d'innovation. Nous ne citerons ici que le projet de recyclage des automobiles sur le site normand de Sandouville, un projet économiquement viable et écologiquement responsable.

Et que fait l'Etat, actionnaire minoritaire, face aux licenciements annoncés et en faveur de projets industriels viables et écologiques ? Rien.

Autant les communistes partagent avec le gouvernement socialiste-écologiste l'idée que l'Etat doit renouer avec une politique active dans la relance de l'industrie, y compris par des nationalisations, autant nous ne concevons l'entrée de l'Etat dans le capital d'une entreprise que dans le cadre d'une véritable stratégie gouvernementale dans cette entreprise.

Une participation de l'Etat au capital d'une entreprise sans que le gouvernement ne donne un sens clair à cette participation revient tout simplement à transformer l'Etat en fournisseurs de capitaux pour le bénéfice des groupes industriels, en lieu et place des banques privées. Ce serait inacceptable !

Alors, oui ! Oui à l'entrée de l'Etat dans le capital de Pétroplus !

Mais pour une véritable politique industrielle autour du raffinage et des coproduits du raffinage !

Et, de la même façon, l'Etat et les collectivités locales doivent être en mesure, par la loi, d'exproprier une entreprise menacée de fermeture si celle-ci est viable ou si elle occupe une place stratégique pour notre économie.

Des lois et des actes en faveur d'une politique active de maintien et de développement du tissu industriel français, voilà qui constituerait une politique véritablement innovante en France, une politique pour l'emploi, pour l'avenir de nos jeunes ! Ce serait une politique qui rapprocherait les citoyens de la gauche au gouvernement.

Un bénéfice autant pour notre économie et les travailleurs que pour le gouvernement et le Parti socialiste. Qu'attendent-ils pour agir ?

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 11:08

60 à 65 % des français voteraient non au Traité Constitutionnel Européen contre 55 % en 2005. Il n'y a plus que la classe politique libérale pour faire semblant de croire en l'Europe !

Décidément, cette Union européenne dont on nous vantait les qualités a vraiment perdue de sa superbe !

Selon un récent sondage OpinionWay pour le Cevipof, seuls 44 % des français interrogés considèrent l'appartenance à l'Union européenne comme une bonne chose contre 47 % fin 2011. Et à peine 33 % d'entre eux (contre 42 % en 2009) font dorénavant confiance aux institutions communautaires.

Déjà en septembre dernier, dans une enquête Ifop pour « Le Figaro », les Français estiment que l'euro a eu des conséquences plutôt négatives sur le niveau des prix à 89 %, sur le chômage à 63 % et sur la compétitivité de l'économie à 61 %.

Pour ceux qui ont connu les années 80, l'Europe faisait encore rêver les jeunes. Entre esprit pacifiste, goût pour les voyages et opportunités professionnelles, les jeunes des années 80 croyaient encore au message commercial que vendaient Bruxelles, ses filiales françaises  (UMP, PS, Verts, Centristes,...) et nos médias d'une Europe source de paix et de développement économique.

L'anniversaire souhaité en grande pompe par Angela Merkel et François Hollande sur le rapprochement de la France et de l'Allemagne n'a pas soulevé les foules il y a quinze jours.

C'est que, de traités en traités, d'accords commerciaux libéraux en circulaires européennes, l'Europe est apparue pour ce qu'elle est : un grand supermarché où les grandes entreprises et les gros actionnaires font leurs courses, sur le dos des centaines de millions de travailleurs européens du continent.

Cette Europe se résume à quelques grandes idées libérales économiquement : "concurrence libre et non faussée" ou "libre circulation des capitaux".

Fausse liberté qui a mis les peuples en concurrence, qui a fait disparaître des services publics entiers et ouverts nos frontières et nos entreprises aux capitaux étrangers et aux vents mauvais de la concurrence mondiale, du moins chers et du moins disant social.

On a vu ce que cela a donné en France ! Entre Renault, la Sidérurgie (Arcellor !), EDF, GDF, France Télécom, BNP, AGF, Alcatel, Airbus et tant d'autres, la privatisation n'a entrainé qu'une saignée de l'emploi, une baisse de production en France et une baisse de la qualité des services rendus au public. Sans parler des tarifs en hausse.

En clair, les contribuables ont permi la constitution d'outils industriels et financiers puissants, par leurs impôts, et ce sont aujourd'hui des personnes privées qui en touchent les bénéfices, en oubliant évidemment d'investir dans l'outil que nos gouvernements leur ont cédé et en oubliant de répondre aux besoins des usagers devenus des clients.

Depuis sa création, dans les années 50, l'Europe (la CEE auparavant) n'a été conçue que comme un moyen pour les capitalistes, groupes industriels ou financiers, de se constituer un gigantesque marché où ils pourraient contourner les législations nationales, les protections salariales et les salaires minimum pour accroître leurs revenus.

Avec la crise, la réalité est devenue encore plus évidente.

Qui aujourd'hui peut dire que l'Europe fait quelque chose pour l'emploi et pour empêcher l'appauvrissement des peuples d'Europe ?

L'exemple de la Grèce est édifiant. En trois ans, la misère a gagné 2,3 millions de Grecs, vivant désormais sous le seuil de pauvreté, 2 millions de grecs sont sans-emploi et deux tiers de la population qui ne parvient plus à payer ses factures. Le peuple grec est littéralement amené au bord du gouffre. Et c'est l'Union européenne, avec la Banque Centrale Européenne et le FMI qui donne les directives par le biais d'un gouvernement réduit au rôle d'exécutant.

En Espagne, la hausse du chômage ne connait pas d'arrêt. En janvier, 132 055 chômeurs supplémentaires sont venus rejoindre la cohorte des sans emplois espagnols. + 2,72 % en un mois !

Sur un an, il y a eu 380 949 nouveaux demandeurs d'emploi (+8,28%) pour arriver au total de 4 980 778 millions de chômeurs en Espagne ! Plus de 27 % des travailleurs espagnols ! Plus de 50 % des jeunes !

Et que préconise l'Europe ? D'appliquer en France les mêmes politiques en échec en Grèce et en Espagne !

Et certains s'étonnent que l'Europe ne fasse plus rêver ?

Il est clair qu'aujourd'hui l'Europe n'est pas au service des travailleurs d'Europe, ni en France, ni en Grèce, ni ailleurs.

Pour les communistes, comme pour toutes les forces politiques progressistes d'Europe, il est temps de tourner la page de l'Europe libérale et de construire une autre Europe, basée sur la coopération entre les peuples et non pas sur la concurrence entre les peuples. La question est de savoir si cette nouvelle Europe peut se construire dans le cadre de l'Europe actuelle ou en passant d'abord par sa désagrégation ?

France ou Europe, c'est bien les choix politiques qui sont faits qui doivent changer.

Nos gouvernements peuvent décider, au sein ou en dehors de l'Europe, de refuser de céder au chantage des marchés et prendre des décisions pour reprendre le contrôle de l'économie au bénéfice du peuple.

Crise, misère et libéralisme ne sont pas des fatalités à condition que les peuples se manifestent suffisament.

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Published by Solidaire - dans En France
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 10:04
Nous reprenons ici une excellent décryptage des "analyses" des médias dominants sur la trahison de la CFDT, de la CFTC et de la CGC devant le MEDEF avec l'accord de janvier qui fait sauter le CDI et la réglementation sur les licenciements qui protège actuellement les travailleurs.
Cet article de Frédéric Lemaire, sur Acrimed (http://www.acrimed.org/article3984.html), démontre bien que les grands médias ne font que véhiculer qu'un seul discours, qu'une seule analyse, celle des marchés financiers et des grands entreprises qui contrôlent ces médias (Bouyghes, Lagardère, Dassault,...).
Des dizaines de journaux et de chaînes télé pour diffuser le même charabia, les mêmes séries mercantiles et les mêmes publicités : une diversité de façade qui soumet nos cerveaux à une propagande concertée en faveur d'une société de consommation et de divertissement qui va de pair avec une soumission aux dogmes économiques libéraux.
Consommez ! Consommez ! Les financiers dirigent vos vies et les médias vous lavent le cerveau !
Solidaire

Le 11 janvier, les organisations patronales et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC) ont conclu un accord sur la prochaine réforme du marché du travail, au terme d’une négociation commencée en octobre dernier. L’enjeu était important, puisque le gouvernement avait annoncé qu’un éventuel accord entre « partenaires sociaux » serait transcrit dans la loi.

Dans la presse, la signature de l’accord a été quasi-unanimement acclamée. Pour les habituels prescripteurs d’opinion l’accord serait « gagnant-gagnant », « audacieux », ou encore « une bouffée d’air au dialogue social »… Pourtant le texte est loin de faire l’unanimité, notamment parmi les syndicats [1].
Compte tenu de l’importance et de la technicité du texte, un véritable travail d’information aurait été bienvenu, explicitant les subtilités de l’accord et les positions en présence. Mais, c’est hélas coutumier, l’information a cédé le pas au copié-collé des « éléments de langage » du gouvernement ; et aux commentaires, opinions, parti pris des éditocrates, qui, en toute suffisance, s’autoproclament juges de la « démocratie sociale »…

« Plus de souplesse aux entreprises » et « plus de protection aux salariés », c’étaient les termes du gouvernement pour qualifier la réforme du marché du travail censée résulter des négociations entre organisations patronales et syndicales, lancées le 4 octobre 2012. Cette présentation de la réforme suggère qu’elle opèrerait un équilibre délicat, « gagnant-gagnant », entre les intérêts des entreprises et ceux des salariés – selon des termes (« souplesse », « protection ») qui fleurent bon l’agence de com’.

Que le gouvernement communique autour d’une de ses initiatives est une chose. Que les médias en reprennent unanimement les « éléments de langage » en est une autre… Car depuis l’AFP jusqu’à Reuters, Libération ou le Figaro, en passant par France Inter, RTL, France Télévisions, c’est la même rengaine : la réforme qui devrait résulter des négociations promet « plus de souplesse aux entreprises, et plus de protection aux salariés » (voir en annexe cette étonnante uniformité lexicale qui est aussi une spectaculaire démonstration d’unanimisme médiatique).

Un accord « donnant-donnant, équilibré et subtil » (Les Échos)

Les éditorialistes, quant à eux, sont unanimes. « Un accord (presque) historique  » titre Le Monde, pour qui « l’accord […] a l’imperfection de tous les compromis, mais il est équilibré, gagnant-gagnant » (12 janvier). Même sentence pour Libération, « les Cassandre ne manqueront pas de trouver bien des défauts à ce projet d’accord. Mais elles auront tort. Cette négociation […] apporte une bouffée d’air au dialogue social dans un pays au bord de l’asphyxie » (11 janvier).

Pour Franz-Olivier Giesbert, du Point, « l’accord […] n’est certes pas parfait, mais il a au moins le mérite de sortir la France du formol social dans lequel elle trempe depuis Mathusalem, avec les résultats que l’on sait en matière de chômage  » (10 janvier). Christophe Barbier, directeur de L’Express, étale quant à lui son art de la pédagogie : « la flexibilité, c’est la sécurité ! Il ne faut pas opposer la flexibilité et la sécurité. » (éditorial du 11 janvier sur iTélé).

Les Échos, moins pédagogues sans doute, exultent : « la clef de ce compromis se trouve du côté de la flexibilité. À tel point qu’au lieu de parler de flexisécurité, il convient d’évoquer la sécuflexibilité. » Se payant, au passage, le gouvernement : « L’ironie est qu’il appartient à la gauche d’avaliser le mot même de flexibilité qu’elle rangeait dans la case de l’ultralibéralisme il y a un an. Mais, après tout, elle récusait également tout problème du coût du travail et toute idée de hausse de la TVA.  »

Haro sur les « archaïques »

Mais Le Monde s’inquiète déjà de la fragilité des acquis de l’accord : « le plus dur est à venir : obtenir des élus socialistes le même respect de la démocratie sociale » (12 janvier). Une démocratie sociale qui a cela de sympathique qu’elle permet à trois syndicats minoritaires en termes de représentativité (au total, 38,7% aux dernières élections prudhommales) d’endosser un accord refusé par deux syndicats majoritaires (au total 49,7% aux dernières élections prudhommales, voir seconde annexe).

Libération annonce « que les partenaires sociaux, ou au moins une majorité d’entre eux, s’accordent sur une première négociation sociale, attendue depuis des années  » (11 janvier). Une majorité dont le quotidien oublie de préciser qu’elle est, en termes de représentativité, minoritaire.

Même oubli dans le Nouvel Observateur, qui annonce qu’« une majorité de partenaires sociaux a donné un avis positif, vendredi 11 janvier en fin de soirée, sur la signature de l’accord tant attendu sur la sécurisation de l’emploi, actant plus de droits pour les salariés et plus de flexibilité pour les entreprises. »

Aux syndicats signataires, qui ont permis cet accord si précieux, la presse dresse unanimement des éloges : « les signataires ont courageusement pris le risque de la réforme au lieu de s’accrocher à un statu quo mortifère » explique Le Monde (12 janvier). « MEDEF et CFDT, fins stratèges d’un accord audacieux » titre l’article du Figaro du 13 janvier. Franz-Olivier Giesbert est à deux doigts d’adhérer à la CFDT : « Grâces soient rendues à la CFDT d’avoir fait la preuve, une fois de plus, de son patriotisme et de sa maturité en signant le projet  » (Le Point, 10 janvier).

Ces éloges n’ont d’égal que l’opprobre jeté sur les syndicats qui ont refusé de signer l’accord. Si la CGT s’y oppose, c’est par pur calcul interne croit savoir Le Nouvel Observateur « Le secrétaire général de la CGT, dont la succession a affaibli l’organisation, est soucieux de montrer les muscles. » (11 janvier).

Pour Giesbert, la CGT et FO « décidemment hors d’âge » refusent l’accord par « logique boutiquière » (11 janvier) ; « C’est encore cet autisme français qui, cadenassant le pays dans l’archaïsme, l’a jusqu’à présent empêché d’accepter les solutions qui s’imposent en matière de compétitivité ou d’emploi. » (10 janvier)

Pour Le Monde, c’est bien évidemment un mauvais pari : « ce compromis va légitimer le syndicalisme réformiste et le dialogue social, si bien que la stratégie de la CGT et de FO pourrait s’avérer perdante. »

Dire « non » au projet du patronat n’est semble-t-il pas une option dans le « dialogue social » tel qu’il est conçu par les éditorialistes. « Il faut donc une nouvelle fois constater que la principale organisation syndicale française s’est mise hors du jeu de la négociation quasiment à l’instant où elle a démarré. C’est étrange, et pour tout dire condamnable » (Les Échos, 14 janvier).

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Chroniqueurs, experts et éditorialistes « pédagogues » patentés s’accordent donc unanimement pour donner leur bénédiction à l’« accord sur l’emploi ». Juges autoproclamés de la « démocratie sociale », ils distribuent bons et mauvais points, acclamant les signataires et condamnant les syndicats « archaïques », défenseurs d’un « statu quo mortifère ». Oubliant, au passage, de préciser que ces syndicats représentent une majorité de salariés…

Dans le traitement médiatique de cet accord sur la réforme du marché, le commentaire a « écrasé » l’information. Comme si expliquer le contenu de l’accord revenait à s’en féliciter. Comme si présenter les positions des différentes organisations syndicales exigeait d’adouber les unes et de vilipender les autres, ou comme si rendre compte des grands dossiers économiques et sociaux commandait de se lamenter systématiquement sur l’obsolescence du « modèle français »…

Ce journalisme d’opinion recouvre et étouffe le reste de l’information. Il trouve appui dans les automatismes d’une langue journalistique, censément « neutre », qui reproduit pourtant servilement les éléments de langage gouvernementaux : « flexibilité » et « souplesse » pour évoquer les licenciements ; « dialogue social » comme ratification par les syndicats des exigences patronales ; et aux accents parfois orwelliens (« La flexibilité, c’est la sécurité ! » annonce Christophe Barbier).

Ses victimes collatérales sont doubles : ceux qui au sein de la profession journalistique cherchent à informer plutôt qu’à influencer l’opinion ou à intervenir dans le débat politique ; et le public, pris en otage par une clique bavarde et partisane, qui impose une version subjective de l’actualité.


- Annexe 1 : une étonnante uniformité lexicale

« Le chef de l’Etat […] croit aux vertus du dialogue social […] pour donner plus de souplesse aux entreprises, plus de protection aux salariés.  » (L’Express, 29 décembre) ;

« Cette négociation, voulue par le gouvernement et entamée le 4 octobre, vise à concilier plus de souplesse pour les entreprises et plus de protection pour les salariés . » (Libération, 1er janvier) ;

« Il s’agit de trouver un équilibre entre plus de flexibilité pour les entreprises et plus de protection pour les salariés . » (La Croix, 7 janvier) ;

« A la recherche d’un compromis historique sur une réforme du marché du travail, syndicats et patronat peinent à s’entendre pour le rendre à la fois plus souple et plus protecteur.  » (Direct Matin, 8 janvier) ;

« Les négociations reprennent […] Il s’agit d’offrir à la fois plus de protection aux salariés, mais aussi plus de souplesse aux entreprises  » (Leparisien.fr, 9 janvier). L’article est assorti d’un sondage : selon vous, faut-il assouplir le code du travail ? » ;

« Depuis le coup d’envoi, le 4 octobre 2012, de cette négociation cruciale, syndicats et patronat peinent à trouver un compromis pour fluidifier le marché du travail en donnant plus de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés.  » (AFP, 10 janvier) ;

« Une majorité de partenaires sociaux a donné un avis positif, vendredi 11 janvier en fin de soirée, sur la signature de l’accord tant attendu sur la sécurisation de l’emploi, actant plus de droits pour les salariés et plus de flexibilité pour les entreprises . » (Nouvel Obs, 11 janvier)

« La négociation sur la sécurisation de l’emploi, destinée à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , a abouti vendredi à un projet d’accord. » (Le Parisien, 11 janvier 2013)

«  Les négociations sur une réforme du marché du travail alliant plus de sécurité pour les salariés et flexibilité accrue pour les entreprises ont débouché sur un accord vendredi  » (Reuters, 12 janvier)

« Au terme d’une journée marathon et de trois mois de négociations, syndicats et patronats ont arraché hier soir l’accord tant attendu par l’exécutif sur la sécurisation de l’emploi, destiné à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés.  » (La Dépêche, 12 janvier)

« Au terme de trois mois de négociations, syndicats et patronats sont parvenus à un accord vendredi 11 janvier sur la sécurisation de l’emploi, destiné à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés . » (L’Expansion, 14 janvier)

« Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés cet accord "marque l’avènement d’une culture du compromis après des décennies d’une philosophie de l’antagonisme social", s’est félicitée Laurence Parisot, présidente du Medef. » (BFMTV.com, 12 janvier 2013)

«  Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , que prévoit exactement cet accord ? » (RTL.fr, présentation de l’émission d’Eric Vagnier, 12 janvier)

« Trois syndicats sur cinq, à l’exception de la CGT et de FO, et les organisations d’employeurs, sont convenus d’un dispositif qui offre plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés.  » (RFI)

«  Plus de souplesse pour les entreprises et davantage de protection pour les salariés. Tels sont les grands axes de l’accord trouvé vendredi après trois mois de négociations entre syndicats et patronats. » (francetvinfo.fr, 14 janvier)

«  Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , ce projet de loi sera présenté en Conseil des ministres en mars, puis examiné en urgence par le Parlement en vue d’une promulgation fin mai » (france24.com, présentation de l’émission « duel de l’économie », 17 janvier)

« La semaine dernière, la CGT et Force ouvrière ont refusé de signer l’accord sur une réforme du marché du travail […] Cet accord est censé offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés  » (présentation de l’émission du 21 janvier 2013, France Inter)

- Annexe 2 : une majorité de partenaires sociaux... non majoritaire.

Trois syndicats sur cinq ont voté l’accord. Une majorité de partenaires sociaux, certes, mais non représentative : en termes de représentation syndicale, les signataires représentent 38,7% des votants aux élections prudhommales de 2008 [2] :
- La CFDT : 21,8%
- La CFTC : 8,7%
- La CFE-CGC : 8,2%

Les non-signataires représentent 49,7% des votants aux élections prudhommales de 2008 :
- La CGT : 33,9%
- FO : 15,8 %

Des informations trop rarement rappelées dans les articles consacrés à l’accord...

Notes

[1] La CGT et FO, qui ont refusé de signer le texte, sont majoritaires en termes de représentativité. Au-delà du milieu syndical, de nombreuses voix se sont par ailleurs élevées pour critiquer cet accord...

[2] http://travail-emploi.gouv.fr/espac...

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:56

N'oublions pas que c'est un président du Conseil socialiste (Guy Mollet) qui enverra le contingent (les appelés) en Algérie, allongera la durée du service militaire et ouvrira la porte à la guerre d'Algérie.

Harlem Désir insulte la mémoire des républicains espagnols
L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) s’indigne des propos tenus par le secrétaire national du Parti Socialiste, monsieur Harlem Désir, lundi 21 janvier 2013 lors de l’émission « Mots Croisés » sur France 2. Le sujet de l’émission était l’intervention française au Mali. Le Secrétaire du Parti Socialiste, député européen, a tenu les propos suivants :
« Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames, ou des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants ».
Monsieur Harlem Désir n'ignore pas l'Histoire. Ces propos ne relèvent pas d’une méconnaissance de ce qui s’est passé en 1939 lors de l’exil des républicains espagnols, ces propos confirment la volonté au plus haut niveau de l’Etat de nier certaines pages honteuses pour la France. S’il y a eu en France solidarité à l’égard des réfugiés espagnols, elle venait du peuple français et non pas des autorités gouvernementales de la troisième République.
C’est bien le gouvernement du Président du Conseil Radical-socialiste Edouard Daladier qui enferma des dizaines et des dizaines de milliers de républicains espagnols dans des camps de concentration, plusieurs milliers y sont morts.
C’est bien le gouvernement de la troisième République qui en 1939 a signé des décrets de surveillance des espagnols, qui les a fiché camp par camp. Des fiches récupérées ensuite par Vichy pour faire déporter les espagnols vers l’Allemagne nazie ou les renvoyer chez Franco.
C’est bien la France de la troisième République qui a utilisé les espagnols dans l’économie nationale pour remplacer la main d’œuvre française mobilisée par la mise en place de compagnie de travailleurs étrangers étroitement surveillées.
N’est-ce pas le ministre de l’intérieur du cinquième gouvernement radical-socialiste de monsieur Daladier qui signe cette circulaire aux Préfets le 30 octobre 1939 ?
Extraits :
« Il m’est apparu qu’il était nécessaire de préciser à nouveau les conditions dans lesquelles doivent être utilisés les miliciens espagnols internés dans les camps du Sud-Ouest (…) ne seront désormais employés à titre individuel, soit dans l’industrie, soit dans l’agriculture, que les miliciens sur lesquels des renseignements favorables auront été recueillis (…) en conséquence les services de police devront effectuer une enquête minutieuse concernant la conduite de ces étrangers depuis qu’ils sont en France et, si cela est possible, leur activité avant leur arrivée dans notre pays (…) Placement dans l’industrie et l’agriculture : les miliciens pourront être mis à disposition , ils seront nourris par leurs employeurs et hébergés par la commune (…) je vous rappelle qu’il convient de soumettre les intéressés à la surveillance des services de police et de faire vérifier notamment s’ils rejoignent, chaque soir, le local où ils sont logés… » signé : Le secrétaire général du Ministre de l’Intérieur J. Berthoin. ».
Ainsi Monsieur Désir la France de la Troisième République montrait sa « solidarité » à l’égard des espagnols par une surveillance de chaque instant par les services de police, par leur exploitation éhontée dans l’industrie et l’agriculture.
« Ces espagnols étaient reconnaissants …» dites-vous. C’est la France qui devrait être reconnaissante à l’égard des républicains espagnols qui ont dans la résistance et dans l’armée contribué à libérer la plupart des villes de France dont Paris.
Comme nous l’avons déjà écrit au Président de la République, François Hollande, nous demandons vérité, justice et reconnaissance officielle pour les républicains espagnols. Nous demandons que ces pages de l’histoire que vous voulez occulter puissent intégrer les manuels scolaires.
Vos propos à la télévision relèvent d’une volonté de travestir l’Histoire et de l’enjoliver, ils sont choquants. Je tenais au nom familles et descendants des républicains espagnols et de tous leurs amis vous faire part de notre indignation et de notre volonté de mettre au grand jour une réalité historique que vous essayez de nier.
Eloi Martinez Monégal
Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF)
Fils d’un républicain espagnol interné au camp de concentration d’Argelès sur Mer en février 1939
Résistant en Normandie et en Ariège et intégré en 1944 dans les FFI
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 10:10

Les fonctionnaires étaient appelés hier à se mobiliser par leurs syndicats CGT, FSU et Solidaires pour l'emploi et les salaires.

Même si les taux de grévistes ne sont pas encore clairement connus (20 % dans le Primaire ?), la mobilisation unitaire de la CGT, de la FSU et de Solidaires dans la Fonction publique ce 31 janvier fera date. C'est en effet la première grande mobilisation sociale nationale depuis l'élection de François Hollande et de sa majorité socialiste, radicale et écologiste.

C'est d'autant plus important à retenir que les fonctionnaires, notamment ceux proches des syndicats qui convoquaient cette journée, ont constitué une partie importante de l'électorat qui a permis la victoire de Hollande en mai dernier. Le gouvernement serait bien avisé de s'en souvenir.

Encore une fois, l'emploi et les salaires étaient au menu des revendications syndicales.

A Evreux, comme dans 120 villes de France, un rassemblement a eu lieu devant la Préfecture à 14h. Un rassemblement qui s'est transformé en manifestation d'environ 200 à 300 salariés du secteur public. Les communistes y étaient nombreux.

Depuis le changement d'équipe au sommet de l'Etat, on ne peut malheureusement pas dire que la situation ait véritablement bougé pour les travailleurs, notamment ceux qui dépendent directement de l'Etat et des collectivités territoriales.

Fonction Publique : des salaires hors primes sous le SMIC !

Certains répêtent bêtement ce que les médias leurs répêtent depuis des années : les fonctionnaires sont bien payés (trop bien payés, sous-entendu).

Ce que personne ne nous dit, c'est que, en vérité, le niveau de salaire des fonctionnaires est une honte pour notre pays !

Un million de fonctionnaires sont payés au SMIC, et, pour une bonne part, uniquement grâce aux primes !

Depuis plus de trois ans la valeur de l’indice des fonctionnaires est gelée ce qui entraine un décrochage complet des salaires vis à vis de l’inflation.

A ces mauvais points vient s'ajouter désormais la hausse des cotisations retraite. Pire, le gouvernement met en œuvre la journée de carence décidée par Sarkozy, sans système de compensation, alors que pour une majorité de salariés du privé les journées de carence sont prises en charge par l’employeur.
Thierry Le Paon, pour la CGT, avance une perte moyenne de salaire de 13 % en dix ans pour les fonctionnaires. Qui pourrait l'accepter ?
Voilà pour la partie salariale !

Précarisation de l'emploi et dégradation des services rendus au public

Côté emploi, la politique de non remplacement des départs en retraite se poursuit dans de nombreux secteurs de la Fonction Publique, comme le gel du montant de la dotation publique de l’État aux collectivités alors qu’elles ont déjà été victimes d’un transfert de compétence sans compensation intégrale sous le précédent gouvernement.

La réduction du nombre de postes, outre qu'elle prive de nombreux jeunes d'un possible emploi, contribue à diminuer la qualité du service public.

Moins de personnel et un service qui se détériore, cela entraine une dégradation des conditions de travail des agents restants.

Il est plus que temps d'en finir avec cette politique d’austérité qui se traduit par le développement de la précarité par le recours à l’externalisation, à l’intérim, aux contrats précaires ou par délégations de service public à des entreprises privées.
La préparation de l’acte III de la décentralisation affaiblit l’égalité républicaine que permettent nos services publics.
Cette politique dégrade l’accès aux services publics de tous nos concitoyens ! En s’attaquant à la Fonction Publique c’est la vie quotidienne de tous qui est touchée, notamment celle des couches les plus fragiles de la société.
Par exemple, l’hôpital public est en péril, par étranglement financier et à cause des suppressions d’emplois. Regroupements-fermetures de services et d’établissements, dégradation des conditions de travail, précarisation, manque de personnels sont le lot quotidien pour les hospitaliers. La situation de crise financière de très nombreux établissements publics, étranglés par la tarification à l’activité (T2A), l’explosion de la dette imposée depuis le plan hôpital 2007 et des emprunts devenus toxiques, sert de prétexte à de nombreux plans de « retour à l’équilibre ».
Exemple encore, la «refondation de l’école» n’en est pas une, comme le montre la pseudo-réforme des rythmes scolaires. Les créations de postes sur 5 ans, outre qu’elles seront financées en amputant d’autres secteurs, ne suffiront pas à rétablir la situation très dégradée de l’Education nationale, et le projet de loi ne rompt en rien avec la logique libérale qui guidait le précédent gouvernement.
Alors que le 1er poste de l’État sert à payer des intérêts de la dette somptueux (50 milliards) aux banques privées, François Hollande et le gouvernement ont fait le choix de l’austérité. Ils ont accordé un cadeau de 20 milliards aux grands patrons et annoncé la réduction des dépenses publiques (60 milliards sur cinq ans).
L’argent existe donc ! Il doit servir à satisfaire les besoins sociaux et écologiques pas à se soumettre aux marchés financiers et au hold up des banques sur l’argent public.

C'est une question de rapport de force entre le monde du travail, public et privé confondus, et le monde du capital, de la finance.

Offensif, le monde patronal et financier a arraché il y a quelques semaines un accord sur la "sécurisation de l'emploi" qui fait voler en éclat les protections des salariés contenues dans le Code du travail grâce à la complaisance du gouvernement et de syndicats minoritaires (CFDT, CFTC, CGC).

Le monde de la finance exige maintenant une baisse globale des salaires français de 30 %, toujours pour "améliorer la compétitivité" de "nos" (leurs) entreprises !

Face à ces attaques sans précédents sur les salaires et le niveau de vie des travailleurs français, nous devons rester unis et soutenir les luttes qui vont dans le sens d'une amélioration des salaires, de l'emploi et des services publics, que ces luttes se déroulent dans le privé (M-real, Petroplus, PSA, Renault, Florange,..) ou dans le public.
Le gouvernement, pour sa part, doit entendre les revendications des fonctionnaires qui sont porteuses d’intérêt général :

  • Le relèvement du minimum de rémunération, l'augmentation du point d'indice et l'amélioration des carrières ;
  • La création massive de postes de fonctionnaires dans les services publics de la santé, de l’emploi, de l’Éducation nationale, de l’écologie, du logement social ou par exemple de la petite enfance et la titularisation des 800 000 précaires ;
  • Le statut unique de la Fonction Publique pour que règne l’égalité de traitement ;
  • Démultiplier les services publics dans une logique totalement inverse que celle de la concurrence entre territoires prônée dans l'acte III de la décentralisation.

Le gouvernement et sa majorité sont aujourd'hui dans une position simple : ou bien ils continuent une politique libérale basée sur l'austérité pour la population pour favoriser les dividendes des actionnaires (la "compétitivité"), ou bien ils optent pour une politique progressiste avec des mesures de redistribution des richesses, de relance de l'emploi industriel et de renforcement des services publics.

Dans un cas, ils servent une minorité de français des classes possédantes. Dans l'autre, ce sont l'immense majorité des travailleurs qui bénéficient des décisions politiques du gouvernement.

D'un point de vue électoral, il serait temps que ce gouvernement qui se revendique de gauche satisfasse sa base électorale, les salariés, sous peine de voir les prochaines élections se transformer en véritable fiasco pour lui et sa majorité.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 10:58

"En 2012 les Français ont été plus fourmis que cigales" selon Les Echos.

Selon les chiffres publiés ce jeudi par l'Insee, la consommation des ménages à baissé de 0,2 % en moyenne par rapport à 2011. Année qui avait été marquée par une stabilité des dépenses des Français.

Calculée en glissement annuel, c'est à dire en comparant le niveau atteint fin décembre 2012 à celui enregistré fin décembre 2011, la consommation des ménages s'affiche également en rouge : elle se replie de 0,1 %

 
 

Mais si l'ampleur de ces baisses n'apparaît pas si dramatique, le détail des chiffres publiés ce jeudi révèle la réalité de la crise qui touche l'Hexagone. « Pour les seuls produits manufacturés, les dépenses diminuent de 0,8 % en 2012 soit la plus forte baisse annuelle depuis 1993 » soulignent les experts de l'Insee.

En effet, dans un pays qui connait une croissance (modérée) de sa population et où l'inflation est toujours présente (même faible), une consommation en baisse indique que la population a moins acheté, notamment des produits "manufacturés", en clairs des produits transformés (meuble, équipement domestique, automobile,...).

Un signe qui ne trompe pas, c'est la consommation de biens alimentaires.

On peut très bien voir une baisse des achats de voitures, de téléviseurs ou de friteuses par saturation du marché ou concevoir ces achats comme "superflus" (d'un point de vue bobo parisien pour ce qui est de la voiture !) mais il est très difficile d'imaginer que les familles dépensent moins en nourriture autrement que par la recherche d'économies sur un poste de dépense pourtant essentiel, basique.

C'est pourtant le cas ! Entre décembre 2011 et décembre 2012, les familles françaises ont dépensé 0,5 % de moins pour leurs achats alimentaires alors que les prix de l'alimentation ont progressé de 1,2 % en une année selon l'INSEE !

Sur ces chiffres de baisse de la consommation des ménages en France, quand Les Echos, journal des milieux économiques, écrit que "en 2012, les Français ont été plus fourmis que cigales", on se demande s'il s'agit de cynisme ou bien de bêtise ?

Ne pas acheter sa dixième Rolex ou garder un an de plus sa BMW modèle 2010, c'est certainement un signe de prudence de la part de certains, mais quand des millions de familles préfèrent garder leur vieille voiture, ne peuvent changer leur chaudière ou doivent faire des économies sur la nourriture en achetant moins de légumes frais, moins de viande et des produits premiers prix, c'est autre chose !

Comme le disent avec inquiétude les associations caritatives qui servent des repas aux plus démunis et comme le traduisent les chiffres du chômage et le nombre de bénéficiaires du RSA, la cause principale au recul de la consommation en France est bien à chercher dans les difficultés croissantes des français à boucler leurs fins de mois.

La cigale est partie en Suisse, en Belgique ou à Monaco. Les plus grasses sont en Russie.

Ne reste en France qu'une fourmi de plus en plus éflanquée.

En tuant la consommation, le capitalisme tue la demande et accélère la crise du système économique.

Ceux qui croient que l'austérité, la modération salariale et la réduction des aides sociales aideront à relancer la consommation donc l'économie devraient rapidement retourner au lycée pour des cours d'initiation à l'économie.

Crise-1929.jpg

Soit nous restons passifs
Plus d'austérité = plus de misère ! Comme en 1929.
Front-populaire.jpg

Soit nous nous mobilisons

Front Populaire = conquêtes sociales ! Comme en 1936

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 11:17

Les milliers d'amendements de la droite sur le "mariage pour tous" et l'annonce d'un débat sur le droit de vote des étrangers ne seraient-ils finalement que des moyens de détourner l'attention des français des vraies questions qui comptent ?

C'est une nouvelle de France Info qui m'a mis la puce à l'oreille. Ce matin, le journaliste de la radio d'information parlait du premier ministre qui reçoit les responsables politiques des forces qui soutiennent son gouvernement, socialistes, radicaux et écologistes, pour s'assurer de leurs soutiens sans faille sur les sujets importants qui vont bientôt être étudiés par l'Assemblée : mariage pour tous, droit de vote des immigrés aux élections locales, accord sur la "sécurisation de l'emploi"...

De tous ces sujets, un seul thème occupe actuellement l'intégralité des rubriques politiques de nos médias : le débat sur "le mariage pour tous". Et, alors que ce premier sujet monopolise la droite et les médias, voilà que Manuel Valls lance un deuxième sujet polémique, une annonce d'un prochain texte en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales.

Un timing curieux qui va permettre de concentrer les médias sur ces sujets et de faire oublier le troisième : le vote à l'Assemblée en mars de l'accord signé par le MEDEF et trois syndicats minoritaires sur "la sécurisation de l'emploi", accord dénoncé par les syndicats majoritaires (CGT, FO, FSU, UNSA, Sud) et par la gauche (PCF, Front de Gauche, gauche du PS,....) !

Toute cette agitation autour du mariage pour tous et du droit de vote des immigrés fait malheureusement penser à des manœuvres de diversion !

C'est d'autant plus regrettable de le dire que les communistes sont partisans d'une ouverture du droit au mariage aux couples homosexuels et qu'ils défendent depuis des décennies la proposition de droit de vote des étrangers aux élections locales.

Quant à la stratégie de la droite, elle ressemble de plus en plus à une bataille d'arrière-garde d'une France ultra-conservatrice dans un pays où l'homosexualité est globalement acceptée et où près de deux français sur trois se disent d'accord avec l'idée d'un mariage homosexuel. La bataille d'amendements que mènent les parlementaires UMP avec leurs alliés centristes et Front National est, on l'imagine, une bataille de conviction (homophobe pour beaucoup), mais elle correspond avant tout à une stratégie d'opposition face à un gouvernement socialiste qu'elle n'arrive pas à critiquer sur le plan de sa politique économique.

Et pour causes ! Depuis l'arrivée de l'alliance PS-EELV-PRG au pouvoir, il y a peu de décisions politiques et économiques que la droite n'aurait pu prendre !

C'est d'abord le cas de la ratification du traité européen Sarkozy-Merkel (le TSCG) à l'automne, accord qui implique la "Règle d'or" et condamne le peuple français à l'austérité perpétuelle. C'est aussi le cas des 20 milliards d'allègements fiscaux pour les grandes entreprises. C'est toujours le cas avec le décrochage des pensions par rapport à l'inflation, décidé en début d'année 2013 !...

Et on ne parle pas de la passivité gouvernementale sur le dossier de l'emploi industriel ! Où sont les discours virils du François Hollande candidat à la Présidentielle contre les marchés et les patrons-voyous ? Qu'est devenue la volonté d'un Arnaud Montebourg face à la famille Mittal ou face au plan social de PSA ?...

Envolés les engagements de la majorité socialiste, écologiste et radicale en faveur des salariés et de l'emploi !

Pas étonnant, donc, que le gouvernement tente de faire passer discrètement toutes ces mesures en occupant les médias avec d'autres sujets, moins sujets à affrontement avec le capital, les marchés financiers, les banques ou Bruxelles !

Pas étonnant non plus que la droite se concentre sur un sujet sociétal et n'attaque que mollement la politique économique et sociale du gouvernement !

Cette majorité socialiste, qui contrôle l'Elysée, Matignon, l'Assemblée nationale, le Sénat et une grande majorité de Régions, de Départements et de grandes villes, pourrait enclencher une politique radicalement différente, une politique de réformes sociales, sur l'impôt, l'industrie, l'agriculture durable, la justice sociale. Sauf que, convertie entièrement aux thèses néo-libérales, il ne lui reste que quelques questions sociétales pour montrer des divergences avec la droite.

Et c'est aussi pour cela que l'on voit ses responsables aussi agressifs face au Parti communiste et au Front de Gauche lorsque ceux-ci refusent de voter des mesures qui vont contre l'intérêt de la Nation et de son peuple !

Le traité européen (TSCG) était mauvais avec Sarkozy. Il l'était tout autant avec Hollande.

Les cadeaux fiscaux aux entreprises : nous étions contre sous Sarkozy. Nous sommes contre sous Hollande.

La casse des droits sociaux : nous nous y sommes opposés sous Sarkozy. Nous nous y opposons sous Hollande.

PCF et Front de Gauche gênent par ce qu'ils remettent sur le devant de l'actualité les VRAIES questions qui comptent pour nos concitoyens : l'emploi, le pouvoir d'achat, la santé et l'éducation. Et c'est ce qui énerve des Désir, des Cambadélis et des tas de responsables socialistes locaux.

Les communistes sont favorables au mariage pour tous et au droit de vote des immigrés aux élections locales, certes.

Mais les communistes souhaitent avant tout changer le monde, donc changer le système économique actuel.

Médias et gouvernement peuvent bien s'agiter sur des sujets de société, nous nous agitons sur des sujets politiques, avec des propositions qui brisent le consensus fataliste de la crise. Tant mieux si ça dérange !

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 11:15

Le Congrès départemental du Parti communiste français a décidé de lancer une grande campagne sur l'éducation avec l'exigence de l'ouverture d'un lycée en Vallée d'Eure comme première revendication.

Les communistes du sud du département ont largement porté, avec Andrée OGER, le projet de construction d'un lycée en Vallée d'Eure ces vingt dernières années. Cette nécessité, pour nos jeunes, a été reprise maintes fois ces dernières années, aux Régionales de 2010 comme aux Législatives de 2012, pour ne citer que ces deux dernières campagnes.

A l'occasion de leur Congrès départemental, samedi 26 janvier à Vernon, la cinquantaine de délégués venus de tous le département a souhaité lancer une grande campagne en faveur de l'éducation au niveau départemental et régional.

C'est que le situation devient urgente !

Base de la République et clé pour l'avenir de nos enfants, l'école a énormément souffert ces dernières années, particulièrement sous l'ère Sarkozy-Le Maire avec la destruction de dizaines de milliers d'emplois au Ministère de l'Education Nationale et la fermeture de milliers de classes d'écoles, dans le primaire, ainsi que la dégradation des conditions d'accueil dans nos collèges et lycées. Nos cantons du sud de l'Eure ont beaucoup souffert de cette saignée !

Mais, après le collège, c'est pire encore pour nos jeunes !

Condamnés à aller sur Evreux, ce sont entre une heure et demi et deux heures de bus qui attendent ceux qui habitent en Vallée d'Eure à l'aller et autant au retour ! Entre 3 heures et 4 heures de bus qui viennent se rajouter aux heures de classes ! Et qui viennent en moins des heures de devoirs, de loisir et de vie de famille ! !...

On comprend mieux le taux d'échec énorme de nos collégiens quand ils arrivent en Lycée ! On le comprend mais on ne peut l'accepter !

Il reste la solution Dreux pour certains. Solution qui n'en est pas une car Dreux n'est pas non plus à côté et les lycéens du Drouaisis suffisent à remplir les lycées de la ville.

Pour l'avenir de nos jeunes, il est donc de plus en plus incontournable d'obtenir de la Région la construction d'un lycée en vallée d'Eure, pour accueillir tous les lycéens de la vallée, Eure-et-Loir compris, ainsi que ceux des communes du plateau qui sont proches.

Cette exigence sera portée haut et fort par les communistes eurois, notamment ceux du sud de l'Eure, soyez-en sûrs !

Le Lycée en Vallée d'Eure va servir de fer de lance d'une campagne plus large pour la défense et la promotion de l'éducation nationale et de l'école publique au niveau départemental.

Les communistes vont ainsi porter les revendications des enseignants, des parents d'élèves et des élèves eux-mêmes sur la question de l'enseignement technique et de la formation professionnelle. On assiste depuis quelques temps à de véritables sabrages dans les formations professionnelles : Vernon, Dieppe, l'AFPA,... les conflits sont nombreux dans notre région.

Pour les communistes, il est inconcevable et contradictoire de mettre en péril des formations professionnalisantes et de qualité au moment où le gouvernement fait de l'emploi des jeunes sa priorité. Ou il y a double discours ?

La formation professionnelle et continue est du ressort de la Région, comme la construction du Lycée en Vallée d'Eure. La campagne pour l'éducation des communistes aura un interlocuteur identifié !

Avec nos camarades du PCF 76, des initiatives sont déjà planifiées sur l'enseignement professionnel. A suivre.

Mais, au delà, les communistes entendent bien être les relais des enseignants et des enfants dans les débats en cours sur les rythmes scolaires.

Une précipitation qui oublierait la réalité de l'accueil et de l'encadrement des enfants serait catastrophique et contre-productive. Ecouter ceux qui connaissent les enfants au quotidien et réfléchir à un aménagement du temps d'école qui n'entraine pas un appauvrissement des enseignements, voilà qui est essentiel pour nous.

Pierre angulaire de la République, l'Education est une priorité pour les communistes.

2013 sera l'année d'une grande campagne en faveur d'une Education publique, de qualité, laïque et gratuite de la part des communistes eurois et normands. Contactez-nous ! Aidez-nous !

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