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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 10:44

Ce communiqué de l'AFP, paru le 5 décembre dernier, démontre le poids de l'ingérence étrangère en Syrie sans le vouloir.

Cet article met en évidence la présence de contingents islamistes très bien armés et venus de l'étranger : djihadistes de Al Nosra parlant "avec un accent", autres groupes composés de libanais, de turcs, de combattants d'Asie centrale,...

L'image d'une rébellion populaire s'efface pour laisser entrevoir la triste vérité : la colère populaire syrienne du printemps 2011 a laissé la place à une intervention militaire étrangère dans la quelle les milices islamistes, armées officiellement par le Qatar et l'Arabie Saoudite, font office de troupes de choc.

Qu'adviendra t-il de la moderne et laïque Syrie si cette rébellion tombe ? Les djihadistes, puissants, organisés et unis laisseront-ils les vrais rebelles syriens, moins bien armés et divisés, reprendre le contrôle du pays ?...

L'exemple iraquien et l'exemple libyen démontrent que les interventions étrangères, par rébellion interposées ou non, contre des pays arabes laïcs et économiquement puissants entrainent ces peuples dans un Moyen-Âge douloureux, où gangs et milices fanatiques se livrent la guerre. Et tout ça avec une destabilisation régionale toujours plus grande !

Honte au gouvernement français qui continue de prôner une aide aux rebelles syriens !

Dans la veine de la droite sarkozyenne, tant sur le plan international qu'économique, la sociale-démocratie française a perdu son âme en s'alignant sur des intérêts politico-économiques qui ne bénéficient qu'à quelques multinationales.

Solidaire


Syrie: à Alep, les jihadistes montent en puissance face à des rebelles décriés

De récentes manifestations à Alep s'en prenant clairement à l'Armée syrienne libre (ASL), qui avait pourtant conquis en juillet la moitié de la ville, ont montré sa perte d'influence, au profit des islamistes radicaux mieux armés et plus disciplinés, selon les habitants.

Les islamistes, notamment ceux du Front jihadiste Al-Nosra, doivent paradoxalement leur notoriété d'abord à leur discrétion mais aussi à leur abnégation au combat.

Vendredi, lors des défilés hebdomadaires à Alep, des manifestants excédés ont appelé l'ASL à aller au front plutôt que de rester tapie dans leurs quartiers.

Pour Moustafa, 37 ans, "la férocité des combattants du Front Al-Nosra et leur expertise au combat en ont fait la force la plus connue d'Alep", éclipsant Liwa al-Tawhid, une brigade rebelle proche des Frères musulmans, qui fut au début la première force de l'opposition armée dans la métropole du Nord.

"Ils disparaissent après les combats"

Mais c'est surtout leur profil bas que retiennent les habitants.

"Les combattant d'Al-Nosra et de Ghouraba al-Cham affluent chez nous dès que l'armée attaque mais ils disparaissent à la fin des combats", se félicite ce professeur d'arabe qui habite avec sa femme et ses cinq enfants à Boustane al-Bacha, fief des combattants islamistes.

Mamoun qui vit dans le sud d'Alep, renchérit: "ils ne s'approchent pas des habitants". D'autant qu'il leur est difficile de communiquer car "certains ont un accent différent et il y en a même qu'on ne comprend absolument pas".

Al-Nosra est une organisation jihadiste dont on connaît peu de choses car ses hommes refusent de parler, tant aux journalistes qu'aux habitants.

Inconnu avant le début de la révolte en Syrie en mars 2011, et accusé un temps d'être une émanation des renseignements syriens, ce Front a revendiqué la plupart des attentats suicide qui ont ensanglanté le pays, notamment à Alep, Damas et Deir Ezzor (est).

Deux autres grands groupes jihadistes sont implantés en Syrie, Ghouraba al-Cham (les Etrangers de Damas), qui regroupe essentiellement des jihadistes turcs et venus des pays de l'ex-Union soviétique, et Ahrar al-Cham (Les hommes libres de Damas), composé en grande partie de combattants venus du Liban et d'Irak.

Riches et bien armés

Mais l'armement et l'argent font aussi la différence. "La plupart des combattants de l'ASL sont jeunes, certains sont même adolescents, ils portent des armes peu sophistiquées et sont chargés de tenir les points de contrôle", raconte Abdallah, qui habite la vieille ville.

"En revanche, les combattants d'Al-Nosra sont plus vieux, ont des armes modernes et des gilets pare-balles et il est rare de les voir en faction", ajoute ce fonctionnaire de 32 ans.

Les islamistes bénéficient de fonds bien plus importants que leurs alliés et rivaux, sans qu'on puisse en déterminer l'origine. "Les combattants d'Al-Nosra préparaient des festins avec de la viande grillée pour la rupture du jeûne du ramadan, alors que ceux de l'Armée libre devaient se contenter d'un sandwich", note-t-il encore.

Selon Houssam, un journaliste de 35 ans habitant dans une partie de la vieille ville contrôlée par l'armée, "les deux pratiquent le kidnapping, mais si les rebelles réclament des rançons pour payer leurs combattants et acheter des armes, Al-Nosra ne négocie jamais, il tue ses otages. C'est la preuve que les fonds qu'il reçoit de l'étranger lui suffisent".

Mais le succès des islamistes s'explique aussi par les inconséquences des rebelles de l'ASL.

Vendredi, Maher a participé aux manifestations qui ont conspué l'ASL. Cet habitant de Boustane al-Qasr, quartier du sud d'Alep tenu par l'ASL, dénonce avec véhémence les rapines des rebelles et leur installation dans des appartements de familles ayant fui les violences, et qui ne peuvent plus revenir dans leur logement occupé.

A en croire les habitants, comble du paradoxe, c'est le Front al-Nosra qui se retrouve aujourd'hui à régler les différends entre groupes rebelles. Moujahed, un fonctionnaire de 30 ans, évoque "des affrontements entre rebelles qui ont duré un mois à Ferdaous (sud)".

Ils ont pris fin "quand Al-Nosra a imposé son contrôle et partagé le butin, notamment les munitions et les armes".

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 10:40

14 et 15 décembre 2012 : les communistes de France sont appelés à voter pour choisir leur texte de Congrès.

C'est une tradition démocratique bien ancrée au Parti communiste : celle du choix donné aux adhérents du texte qui servira de base de travail pour le Congrès.

Si la direction nationale propose une "base commune", trois autres textes ("textes alternatifs") sont soumis au vote des adhérents. C'est le texte majoritaire qui sera ensuite amendé par les adhérents lors des congrès de cellules, de sections ou les congrès fédéraux.

Le texte de la direction nationale "Il est grand temps de rallumer les étoiles" est assez enflammé et poétique, proposant de poursuivre notre stratégie politique actuelle, autour du Front de gauche et du Parti de la Gauche Européenne, pour dépasser un capitalisme en crise. Il propose de fonder un nouveau projet de société basé sur l'Humain, axé sur la démocratie, et offrant une vision alternative de la production, de la consommation et du partage des richesses.

Le texte alternatif 1 "Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur" se veut en rupture avec les stratégies d'effacement du PCF depuis le congrès de Martigues (2000, Robert Hue, secrétaire national). Il analyse la crise capitaliste, l'offensive antisociale menée par les forces capitalistes et les gouvernements successifs, remet en cause l'Europe et l'euro et prône des efforts idéologiques et d'organisation plus importants du PCF, un retour du marxisme et de l'idéal socialiste. Il souhaite une stratégie élargie de rassemblement vers un Front populaire plus large que l'actuel Front de Gauche.

Le texte alternatif 2 "Combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme" revient également sur la crise capitaliste et note l'impossibilité de sortir de la crise sans sortir du capitalisme, rejette l'idée réductrice et nationaliste de sortie de l'Europe et de l'Euro mais défend l'internationalisme des communistes. Ce texte défend l'idée d'un PCF à l'identité communiste renforcée au sein du Front de Gauche.

Le texte alternatif 3 "Un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe, sans abandon, ni effacement !" s'appuie sur la crise capitaliste actuelle et le rôle moteur de l'Europe dans la mise en place des politiques antisociales actuelles pour défendre l'idée de la nécessité de sortir de l'Europe et de l'Euro. Il souhaite renforcer la référence au marxisme-léninisme d'un PCF qui doit sortir d'un Front de Gauche ostensiblement électoraliste, qui prive le PCF du rôle moteur dans les luttes sociales. Il prône également la sortie du Parti de la Gauche Européenne, trop europhile.

En clair, ces quatre textes se caractérisent par :

Texte national : pro PGE car pro Europe sociale et pro Front de Gauche ;

Texte alternatif 1 : anti PGE car considérant l'Europe irréformable et pour un Front de Gauche de lutte et plus populaire ;

Texte alternatifi 2 : neutre sur l'Europe car c'est le capitalisme qu'il faut abattre et pro Front de Gauche ;

Texte alternatif 3 : anti PGE car considérant l'Europe irréformable et anti Front de Gauche.

On saura ce dimanche quels sont les résultats des différents textes.

Malgré le peu de temps pour discuter de ces questions et la période de l'année, sujets de critiques de la direction, les communistes auront à faire le choix entre des textes qui proposent des solutions originales face à la crise du capitalisme et à la nécessité de changer la société.

Quel que soit le texte retenu, il y aura à nouveau débat sur celui qui sera retenu et possibilité de modifier, plus ou moins en profondeur, ce texte de discussion.

On est là bien loin des querelles de chefs à droite, sans différences idéologiques, sans remises en cause des choix faits ces trente dernières années par la droite en France et en Europe et sans autocritique après les échecs politiques de ces cinq dernières années.

Le PCF propose également une vision démocratique un peu différente du Parti socialiste où les textes de motions ne peuvent pas être modifiés par les militants une fois votés.

Alors que la victoire des papetiers d'Alizay, les "M-real", apportent de l'eau au moulin des communistes et de ceux qui considèrent que lutter c'est vivre, le PCF réfléchit à son avenir et au meilleur moyen d'être aujourd'hui celui qui porte l'espoir d'un avenir meilleur pour le peuple, pour les travailleurs.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 10:29

Héritière de la droite conservatrice du siècle dernier, l'UMP nous refait la guerre de 14/18.

La guerre des chefs à l'UMP n'en finit pas de finir.

Après une campagne électorale interne tendue et populiste, la guerre a été déclarée entre Fillonistes et Copéistes pour une querelle de voix, un dépouillement qui a fini en pouillement (du verbe pouiller !).

On aurait pu croire que la ridicule guerre de mouvements des deux armées allait rapidement s'arrêter, que la raison (politique) allait l'emporter sur les égos surdimensionnés des deux coqs qui dirigent les troupes, que les seconds couteaux allaient finir par raisonner leurs mentors. Mias non !

Depuis la contestation des résultats, accusations d'urnes bourrées par les uns, de fédérations oubliées pour les autres, c'est désormais "A l'ouest, rien de nouveau".

Les deux camps ont creusé leurs tranchées, se sont terrrés dans leurs groupes parlementaires, et s'observent, se tansent, se lancent quelques piques puis reviennent sur leurs positions.

La seule attaque actuelle, c'est celle du général Hiver !

Régulièrement, on entend parler d'une rencontre entre les deux généraux mais on est encore loin de la clairière de Rethondes et de son célèbre wagon. Personne ne veut plier devant la raison.

Et le ridicule de la situation finit par lasser. Les militants UMP d'abord, mais même les plus moqueurs des militants de gauche.

C'est que pendant que la droite se chamaille, la France souffre chaque mois un peu plus d'un chômage de masse, d'une saignée industrielle et d'un engagement douteux dans les dossiers syriens ou maliens.

La droite se fout réellement des soucis des français ! C'est vrai que la gauche actuellement ne se démarque pas vraiment des politiques du gouvernement précédent, mais tout de même !... Il serait temps d'arrêter le spectacle !

Un qui ne manque pas de cynisme dans l'affaire, c'est Bernard Accoyer, responsable du groupe UMP "pro-Copé". Le voilà qui propose de faire voter les députés UMP d'organiser mardi midi une consultation à bulletins secrets des députés et sénateurs élus sous l'étiquette UMP, afin qu'ils disent s'ils veulent un nouveau vote "avant l'été 2013".

Sachant que les pro-Copé sont majoritaires chez les parlementaires, autant dire que le résultat du vote est déjà plié.

Pour le coup, le trait d'humour de la semaine est venu d'un député socialiste de la Gironde, Philippe Plisson, qui, dans une lettre à Bernard Accoyer "déplore que vous confiniez la participation au référendum aux seuls députés de l'UMP et du R-UMP", estimant que "l'affaire a pris une dimension nationale".

J'imagine en tout cas qu'il s'agit de second degré car, faire voter les députés de gauche sur l'avenir de l'UMP, voilà une proposition particulièrement drôle ! Elle souligne avec humour le ridicule de la crise d'adolescence que traverse la droite française.

Si Bernard Accoyer refuse et si la guéguerre entre Fillonistes et Copéistes continue, il sera toujours temps de demander une intervention de l'ONU !

Il serait assez amusant de voir des casques bleus roms ou maliens occuper le siège national de l'UMP.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 11:14

M-real sauvée par une "nationalisation" temporaire : l'exemple réussi qui doit servir à d'autres entreprises.

Alors que la lutte des salariés de M-real prouve qu'il est possible de sauver une entreprise grâce à l'intervention publique, d'autres entreprises françaises menacées de fermetures pourraient également bénéficier d'une nationalisation, temporaire au minimum.

Pétroplus, à Grand-Couronne, a déposé son bilan le 24 janvier dernier mais a continué de tourner sous la seule direction de ses salariés jusqu'à aujourd'hui grâce à un contrat avec son ancien propriétaire, Shell ; 490 emplois sont menacés alors qu'au moins un repreneur (NetOil) est identifié et que le site paie ses fournisseurs et ses salariés : la nationalisation exigée par les communistes et certains élus socialistes permettrait d'assurer le maintien du site au moins jusqu'à sa reprise.

SANOFI, le géant pharmaceutique français, annonce 914 suppressions de postes d'ici 2015 malgré 8,8 milliards de profits en 2011 et 4,5 milliards de dividendes versés ! Il s'agit clairement de licenciements boursiers ! La CGT parle même de 1 767 suppressions de postes et de 700 transferts pour seulement 300 créations de postes. Le PCF et le Front de gauche défendent une proposition de loi contre les licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices. Et pourquoi pas une re-nationalisation de ce secteur vital et stratégique qu'est le médicament ?

Merck-Organon, à Eragny-sur-Epte, est un site en passe d'être fermé alors qu'il produit des médicaments à haute valeur ajoutée. Le groupe Merck (MSD : Merck-Schering-Plough) est un pilier de l'industrie pharmaceutique mondiale et distribue lui aussi des milliards d'euros de dividendes grâce à ses 12,9 milliards de dollars de bénéfices en 2011 ! 350 emplois sont menacés sur ce site.

PSA : 8 000 suppressions de postes annoncées et la fermeture du site d'Aulnay, qui fabrique la Citroën C3, meilleure vente de voiture du groupe PSA et troisième voiture la plus vendue en France ! PSA a distribué 6 milliards d'euros à ses actionnaires sous forme de dividendes et de rachat d'action.

L'exemple doit venir des trois ans de lutte des salariés de M-real, avec l'aide de la municipalité communiste et de son maire Gaëtan Levitre, fer de lance du soutien aux papetiers au sein du Conseil général.

Leur mobilisation et les nombreux projets industriels crédibles et viables qu'ils ont avancé ont réussi à percer le mur du silence gouvernemental, avec l'appui des communistes hauts-normands, de leurs élus et de leurs responsables nationaux.

Trois ans de lutte et la victoire au bout !

Une victoire qui passe par la reprise du site par un Etablissement Foncier Public, sous la houlette du Conseil général.

Oui ! La puissance publique peut intervenir positivement pour sauver nos industries et nos emplois ! Le sauvetage de la papeterie d'Alizay le prouve.

Avec le vote de la loi M-real, les députés de gauche à l'Assemblée et au Sénat ouvriraient la porte à d'autres initiatives du même genre et pourraient être à l'origine du sauvetage de milliers d'emplois en France. Cette loi permettrait le l'expropriation par la collectivité d'une entreprise menacée de fermeture dès lors qu'un repreneur viable a été identifié.

Encore faut-il en avoir le courage ! Les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche l'ont.

Aux salariés menacés de hausser le niveau de leurs luttes pour que leurs élus locaux et nationaux ainsi que le gouvernement écoutent cette exigence. Qu'ils osent enfin prendre leurs responsabilités et affronter les spéculateurs financiers !

La lutte paie.

La papeterie M-real d'Alizay a été sauvée grâce à ses salariés.

Sanofi, Merck-Organon, Pétroplus ou PSA Aulnay peuvent l'être de la même façon.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 10:37

Encore un lâche départ à l'étranger d'un riche français !

Comment faut-il prendre la nouvelle du départ de Gérard Depardieu en Belgique ?

Très officiellement de sa part, il s'agit d'un moyen d'échapper au fisc français, c'est-à-dire d'éviter de payer des impôts dans son propre pays. Il s'agit, pour nous, d'une forme d'évasion fiscale.

On apprend d'ailleurs que la commune frontalière de Néchin abrite déjà 25 % de riches français.

Pour le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, "en refusant de payer ses impôts, de participer à la solidarité nationale, le très oubliable soutien de Nicolas Sarkozy durant la dernière campagne électorale entache durablement son image auprès des Français". "Gérard Depardieu nous joue l'avare, mais ce n'est pas un rôle de composition", a-t-il ajouté.

"Après Bernard Arnault, la plus grande fortune de France, voici au tour de Gérard Depardieu, l'acteur français le mieux payé, de succomber aux charmes fiscaux de la Belgique", a-t-il regretté. "Inquiétante épidémie qui commence sérieusement à gréver les recettes budgétaires de l'Etat".

Au moment où tous les pays européens, France en tête, font la chasse aux réfugiés économiques qui fuient la misère dans leurs pays, peut-on tolérer que des citoyens européens fassent de même, avec leurs richesses, pour aller au moins-disant fiscal ?

Ce qui est sûr, c'est que pendant que notre pays se débat dans des querelles sur la dette et les déficits publics, le départ d'un Gérard Depardieu est symbolique d'une classe bourgeoise qui ne voit notre pays que comme un tiroir-caisse dans lequel on peut puiser mais sans jamais rendre ne serait-ce qu'une partie de ce que notre pays leur donne.

La droite française tente de justifier cette trahison fiscale en osant parler des riches comme de victimes des impôts !

Mais,si ces riches ne veulent pas payer d'impôts, qu'ils donnent leurs biens et n'acceptent qu'un RMI pour vivre chaque mois ! Ils auront droit en bonus à des APL et peut-être même à des bons alimentaires, les bienheureux !

Par solidarité de classe, la droite française se fout de la gueule du peuple en voulant faire pleurer les RMIstes et les SMICards sur le malheur des riches français.

Ne soyons pas dupe ! Pendant que le gouvernement grec annonçait en novembre un énième plan d'austérité qui enfoncera encore plus le pays dans l'austérité et le peuple dans la misère, un journaliste était poursuivi pour avoir publié la liste de 3 000 très riches grecs qui possèdent des comptes en Suisse et échappent ainsi à l'impôt en Grèce.

Partout dans le monde, des dizaines de milliers de grandes fortunes cherchent toutes les astuces pour ne pas participer à l'effort de financement des biens communs et des services publics que représentent l'impôt. On parle d'optimisation fiscale, de paradis fiscaux, de comptes offshore,...

Comme beaucoup de très riches français, Gérard Depardieu a très largement les moyens de contribuer à la hauteur de ses revenus au financement collectif des services de l'Etat et de la Sécurité sociale.

Il préfère encaisser largement l'argent des spectateurs français qui voient ses films subventionnés par l'Etat et diffusés sur des chaînes publiques payées par la redevance publique, des spectateurs français qui, eux, paient leurs impôts, la TVA et la CSG sans possibilité de fuir. Et on peut parier sans risque sur l'idée qu'il ne verrait aucun problème à être rapidement hospitalisé dans un très bon hôpital public français le jour où il en aura besoin !

La lâcheté et l'égoïsme sont des caractéristiques de nantis pour qui la misère des autres et la solidarité sont des termes étrangers.

Soutien de Sarkozy en 2007 et 2012, Gérard Depardieu montre de la constance et un esprit de classe bien loin des personnages populaires qu'il incarne au cinéma.

S'il veut rester en Belgique, tant pis ! Mais qu'il renonce à la nationalité française et aux dividendes qu'il tire des films subventionnés par la France et de leur diffusion sur les chaînes publiques.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 11:16

C’est officiel depuis ce matin !

La papeterie d’Alizay va voir son activité industrielle repartir !

L’annonce en a été faite ce matin par le président du Conseil général car c’est le département qui a joué le rôle de facilitateur dans ce dossier, entre le vendeur et les deux repreneurs, les salariés, le comité de défense, la Préfecture et l'état.

C’est la victoire de trois ans de luttes des salariés et de leur syndicats avec l’aide du Comité de défense et de développement animé par Gaëtan Levitre, maire et conseiller général communiste d’Alizay.

Il aura fallu batailler ferme pour vaincre les réticences et le fatalisme des élus et institutions sur ce dossier.

Là dessus, comme l'a rappelé Gaëtan Levitre, les communistes et les salariés ont été bien seuls à y croire au début de la lutte il y a trois ans.

Aujourd’hui, le dossier de la papeterie d’Alizay trouve une issue positive avec la reprise de la papeterie par le groupe thaïlandais AA et l’ouverture d’une chaudière biomasse par le groupe français Néoen (ex-Powéo).

250 emplois seront recréés sur ce site à court terme !

La particularité de ce dossier, c’est que la transaction entre le vendeur et les repreneurs passe par un rachat temporaire par un établissement public, l’Etablissement Public Foncier de Normandie : une "nationalisation" en quelque sorte.

Gaëtan Levitre, conseiller général du canton et principal animateur politique du comité de défense, s’est "félicité de cette victoire" lors de la session du Conseil général de ce matin, lundi 10 décembre, et a relevé que "l’exemple de M-real pouvait servir pour d’autres luttes où le terme de nationalisation a été avancé", par le ministre Arnaud Montebourg comme par des élus de droite comme de gauche. Nous voulons parler d’Arcellor-Mittal à Florange, bien évidemment.

L’idée de nationalisation temporaire avance !

François Hollande, durant la campagne présidentielle, s’était engagé à faire voter la "Loi M-real" qui permettrait une expropriation temporaire d’un site industriel qui a un repreneur viable si le propriétaire du site refuse de vendre.

Avec justesse, Gaëtan Levitre a redemandé ce matin, publiquement, que François Hollande tienne ses engagements et fasse rapidement voter cette loi.

Rendez-vous est donné par Gaëtan Levitre :

Jeudi 20 décembre

18 h

Salle des Fêtes d’Alizay

pour fêter cette victoire et accompagner les salariés sur leurs postes de travail.


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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 09:30

Au Bangladesh, comme en Indonésie ou la Malaisie, la sur-exploitation de la classe ouvrière par les multi-nationales occidentales, dans le cadre de la division internationale du travail, conduit à des révoltes de plus en plus fréquentes

A l'origine de cette vague de protestations, un incendie ce 24 novembre dans l'usine Tazreen Fashion, dans la banlieue de Dacca. Un bilan meurtrier, près de 120 morts dont une majorité de femmes, aggravé par l'attitude de la direction de l'usine qui a minimisé l'incident pour maintenir les ouvriers dans l'usine.

L'indignation initiale des ouvriers de l'usine s'est transformée en action, et en convergence des luttes avec les ouvriers de tout le bassin industriel.

Les ouvriers de près de 500 usines de confection du complexe industriel d'Ashulia se sont joints à la colère et ont réclamé justice pour les victimes et amélioration de leurs conditions de travail pour tous.

Pas un jour depuis deux semaines sans manifestation dans les cités ouvrières de la banlieue de Dacca. Ce lundi 3 décembre, ce sont 10 000 manifestants qui ont occupé le complexe d'Ashulia.

Le Bangladesh, nouvel el-dorado des multi-nationales avec un salaire minimum d'1 euro par jour

Le Bangladesh est devenu le nouvel el-dorado des multi-nationales du textile.

Avec un salaire minimum de 28 € (soit moins d'un euro par jour), et un salaire moyen compris entre 40 et 80 €, le « coût du travail » défie toute concurrence au Bangladesh. Une concurrence dont ne pâtit pas seulement les pays développés mais aussi l'Inde et même la Chine, où le salaire moyen dans le secteur tourne entre 150 et 250 €.  

bangladesh-factory-fire-7-390x285.jpgLe Bangladesh est devenu en 2011 le deuxième exportateur mondial de textile (80% de ses exportations), avec 4 000 usines de prêt-à-porter. 4 millions d'ouvriers, dont 90% de femmes, travaillent dans le secteur textile, soit 40% de sa main d’œuvre industrielle.

A l'origine de l'attraction des capitaux internationaux, la politique d'exploitation maximale en cause dans l'incendie du 24 novembre : absence de règle de sécurité, installations vétustes, cadences infernales, travail jour et nuit, femmes et enfants compris.

C'est cette politique qui a conduit au Bangladesh les clients de l'usine « Tazreen Fashion », les multi-nationales C & A, IKEA, Carrefour ou encore Wal-Mart. Et, ici, ces grands groupes parlent de commerce équitable, d'environnement !... 

Depuis les grandes grèves de 2010, qui avaient permis une augmentation de 80% du salaire minimum, les manifestations et conflits du travail se multiplient dans le secteur, notamment à la suite d'accidents de travail révélant au grand jour les pratiques inhumaines des sous-traitants des multi-nationales.

Selon les ONG, 500 ouvriers sont morts dans le secteur depuis 2006, victimes d'incendies sur leur lieu de travail.

Surexploitation capitaliste = décroissance économique

Quand vous irez faire vos emplettes de vêtements , pas seulement dans les enseignes citées, regardez bien les étiquettes et ayez une pensée pour les travailleurs qui ont produit ces vêtements !

Des conditions de production dignes de Zola et du début de la Révolution industrielle en Europe expliquent les délocalisations : les marges des revendeurs sont considérablement augmentées !

Vous comprendrez aussi ce qu'il y a derrière le discours sur la compétitivité des travailleurs français : une gigantesque escroquerie intélectuelle pour amener les travailleurs français et européens à accepter de génération en génération des conditions de salaire et de travail de plus en plus mauvaise pour un alignement final sur les pays où le niveau de vie est déjà tellement bas qu'on ne peut le diminuer encore plus.

L'incohérence du capitalisme, la preuve ultime que le marché ne peut gérer seul l'économie, comme veulent nous le faire croire les libéraux, du FN au PS, c'est que l'économie moderne, depuis les années cinquante, marche sur la consommation de masse. Or, l'appauvrissement de masse qu'entraine la mondialisation depuis les théories ultralibérales de la fin des années 70, est incompatible avec ce schéma de société.

La course au profit et à la rentabilité entraine une surexploitation des travailleurs, particulièrement dans les pays pauvres, mais aussi un chômage de masse et un appauvrissement de la clientèle de ces entreprises. Le ralentissement de la consommation entraine un ralentissement économique qui pousse les entreprises à pressurer encore plus les coûts de production pour maintenir leur taux de profit. Pour cela, salaires et conditions de travail sont mis sous pression, entrainant une moindre consommation des salariés d'où un nouveau ralentissement économique. Etc.

La conséquence aujourd'hui, c'est une économie européenne qui ne connait que de faibles croissances depuis les années 90. Même l'Allemagne faiblit d'années en années car elle dépend de ses exportations : si les pays où elle exporte sont en crise, les achats diminuent. Logique.

Rajoutez à cela, la crise spéculative qui a explosé en 2008, et vous aurez deux facteurs qui expliquent la situation actuelle.

Des usines textiles du Bangladesh aux rayons des grands magasins français, les seuls gagnants de la mondialisation sont les grands groupes capitalistes occidentaux qui dégagent des marges énormes entre les deux.

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 09:53

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les chefs d’État et représentants de pays latino-américains présents au XXIIème sommet ibéro-américain, qui se tenait à Cadix, ont vivement critiqué la politique dite d' « austérité » mise en place en Europe sous prétexte des dettes souveraines.

Pour le président équatorien, ces politiques « approfondissent et étendent la crise, elles ne la résolvent pas. Au contraire, elles l'intensifient ». Tout à l'inverse, « l'Amérique latine est en train de dépasser la longue et triste nuit néo-libérale du consensus de Washington », a-t-il souligné.

Faisant le parallèle avec la situation qu'il a trouvé en Equateur lorsqu'il a pris la présidence – ce qu'il a qualifié de « la plus grande confiscation de richesse de l'histoire du pays » dû à cette « dette fictive » - Rafael Correa a rappelé que des milliards de dollars ont été également consacrés à sauver les banques, plongeant le peuple dans la pauvreté, l'exclusion et l'émigration.

« Il faut savoir qui commande : les êtres humains ou le capital » a dit Correa, qui a illustré son raisonnement par les expulsions dramatiques d'espagnols incapables de payer leurs hypothèques, amplifiant la contradiction de plus en plus patente entre « les gens sans-abris et les maisons (possédées par les banques) non-occupées ».

Partageant le même point de vue quant aux recettes défendues par la BCE, le FMI et la Banque mondiale, la présidente du Brésil, Dilma Rousseff a insisté, de son côté, sur le fait que c'est une erreur « de penser que la consolidation budgétaire commune, simultanée et à marche forcée, soit bénéfique et puisse être une solution efficace ».

Dilma Rousseff a également souligné que les mesures adoptées au Portugal, en Espagne, en Grèce ou en Italie ne « montrent aucun résultat positif pour les gens, aucun horizon d'espoir et pas la moindre perspective si ce n'est celle d'années de souffrances », ce à quoi s'ajoute qu' « avec une croissance faible et les coupes dans les dépenses publiques, nous assistons à la croissance des déficits budgétaires et non à leur réduction, ce qui, à son tour conduit à une contraction du PIB ».

Le président de la Bolivie, Evo Morales, dans un même état d'esprit, a défendu le principe de nationalisation des entreprises des grands secteurs stratégiques, notant que cela nous a permis de « prendre en main notre développement et notre avenir », tandis que le ministre des Affaires étrangères de Cuba, Bruno Parrilla, a constaté que les « politiques mises en œuvre en Europe ne s'attaquent pas aux causes de la crise mondiale » et, au contraire, elles menacent ce qu'on appelle l' « État social européen » tout en mettant en péril la « survie de l'euro », révélant les « dilemmes profonds de l'intégration européenne ».

Percutant, le représentant de Cuba a ajouté que les « systèmes politiques qui furent imposés comme des modèles perdent de leur légitimité » et a critiqué le fait que « les citoyens européens n'aient même pas été consultés ni même participé aux décisions prises par les gouvernements ».

Au contraire, dans certains pays d'Amérique latine, les « gouvernements ont adopté un parti-pris clair en faveur de la justice sociale, de l'équité et de la défense des intérêts souverains des peuples », a garanti le diplomate qui s'est également félicité des processus et des espaces d'intégration et de coopération formés sur le sous-continent, « notre œuvre la plus précieuse, portée par plus de deux siècles de luttes et d'espoirs ».

 Surdité sélective et intéressée

Si en une autre occasion, les anciens colonisés avaient haussé le ton pour critiquer les vieilles puissances colonisatrices, la réponse avait été un insultant « pourquoi tu ne te tais pas » lancé à Hugo Chavez, cette fois Juan Carlos de Borbon a intégré les tics de la monarchie du vieux continent réunie avec les « indigènes » et s'est félicité du fait que les pays latino-américains« aient parlé d'une seule voix », cela pour, dans la foulée tendre la main, mendier avec un révélateur « désormais c'est l'Europe qui a le plus besoin de l'Amérique latine ».

Au-delà de ses paroles aussi séduisantes que trompeuses, les hôtes ont été atteints d'une surdité sélective bien confortable. Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a dit aux journalistes ne pas avoir entendu les critiques contre l' « austérité » de la part de la présidente du Brésil. « Je n'ai rien entendu. Je ne sais pas où vous êtes allé chercher cela » (!), a-t-il déclaré.

Au sommet, Rajoy a insisté sur le fait que son gouvernement poursuivrait son action et a demandé à l'Amérique latine qu'elle voie « l'Europe comme une opportunité », concluant par un déconcertant « pour l'Espagne, l'Amérique latine n'a jamais été périphérique, mais centrale ».

Même son de cloche du côté du premier ministre portugais Passos Coelho, pour qui les nations ibéro-américaines n'ont pas exprimé lors de ce sommet « une divergence quant à la nécessité de réduire la dette et le déficit ». Ce qu'elles ont souligné, c'est leur « incompréhension de la réponse européenne » à la crise en l'absence d'une politique monétaire souveraine, a-t-il lancé, pour ensuite adresser un message aux possédants de l'autre rive de l'Atlantique, entre mise en garde et invitation.

« Dans la mesure où l'espace européen est, en termes commerciaux, le plus important du monde, et tant que l'Europe ne retrouve pas une dynamique de croissance, cela représente un coût également pour les autres économies », voilà pourquoi est il favorable à un « échange commercial plus ouvert », à une« communauté ibéro-américaine de plus en plus économique », sans « barrières », où tous « auraient à y gagner », a-t-il estimé.

Source : Avante, organe du Parti communiste portugais (PCP)

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 10:32

Les menaces américaines contre le gouvernement syrien en cas d'utilisation de gaz de combat tiennent-elles la route ?

Le conflit syrien continue.

Loin de gagner du terrain, la rébellion semble au contraire subir d'importantes pertes, tant sur la banlieue est de Damas qu'à Alep.

Une rébellion en difficulté ?

Grâce aux renforts venus d'Asie centrale (tatars de Crimée, notamment), de Libye, du Liban ou d'Iraq, les islamistes radicaux, financés et armés notamment par les émirats islamistes du Golfe, gagnent en puissance sur une rébellion syrienne qui peine à gagner en appuis populaires : la lassitude de la guerre, les vols et exactions contre les alaouites, chrétiens, druzes ou kurdes, et la montée des islamistes radicaux, ont de quoi inquiéter des syriens habitués à un pays multiculturel et laïc. Même l'OSDH, ONG syrienne basée à Londres et liée aux Frères musulmans, reconnait désormais des dissensions entre factions rebelles !

Il semble bien possible désormais que le gouvernement officiel syrien (qu'on l'apprécie ou non) et l'armée nationale syrienne soient en capacité à moyen terme de retourner la situation en leur faveur. Ce serait un désastre pour la stratégie régionale des Etats-Unis, entièrement concentrés sur le renversement du régime syrien actuel.

Après le déploiement de missiles Stinger en Turquie, à la frontière syrienne, par le bras armé des Etats-Unis, l'OTAN, ce sont désormais des accusations concernant l'utilisation possible d'armes chimiques par l'armée syrienne qui sont lancées par l'armée américaine pour faire monter la tension.

C'est ainsi que, lundi soir à Washington, un "responsable américain" (anonymement, donc invérifiable) indique à la presse que "plusieurs indices nous laissent penser qu’ils (le régime syrien de Bachar al-Assad, ndlr) sont en train de mélanger des précurseurs chimiques". Lesquels ?

Le gouvernement syrien a beau démentir ces accusations, rien n'y fait !

Cette accusation a donné l'occasion au président Obama de menacer clairement les Syriens : "Le recours à des armes chimiques est et serait totalement inacceptable. Si vous commettez l’erreur tragique d’utiliser ces armes, il y aura des conséquences et vous en répondrez ".

Nous y voilà ! Vraie ou fausse, cette accusation de préparatif (et non pas d'utilisation !) tombe quelque part à pic dans une situation qui devient difficile pour les alliés rebelles et islamistes des Etats-Unis sur le terrain.

On se demande d'ailleurs quel serait l'intérêt du gouvernement syrien d'utiliser de telles armes sachant que le moindre faux pas de son armée, dans un conflit qui se passe au coeur de ses villes et villages, est dénoncé par tous les régimes occidentaux et leurs médias ?

Le souci des Etats-Unis dans ce dossier, c'est que l'Histoire nous a montré à quel point ils pouvaient porter de terribles accusations contre un gouvernement pour justifier une intervention militaire et à quel point les Etats-Unis et leurs alliés s'octroient le droit, eux, d'utiliser des armes de destruction massive, le bombardement de civils innocents et la torture sans que personne ne trouve à redire !

Iraq, Libye : que sont devenues les accusations nord-américaines ?

On se souvient ainsi des accusations portées devant l'ONU par les Etats-Unis contre l'Iraq comme cette scène théâtrale de la fiole sensée contenir une arme biologique iraquienne agitée devant l'Assemblée de l'ONU par Colin Powelle le 5 février 2003 !

L'immense quantité d'agents chimiques et biologiques, y compris de gaz neurotoxique, de bacille du charbon et de la toxine botulinique, détenue par l'Iraq n'a jamais été trouvée, tout comme les SCUD longue portée ou les stocks d'uranium enrichi qu'accumulait Saddam Hussein pour fabriquer une bombe atomique. Les couveuses koweitiennes débranchées par les irakiens lors de la première guerre du Golfe (2001) n'étaient que de la propagande. Ainsi de suite.

Mieux ! Les Etats-Unis accusaient Saddam Hussein le laïc d'accueillir Al Qaïda et Oussama Ben Laden, quelques mois après l'invasion occidentale de l'Afghanistan. La réalité est désormais connue : non seulement Al Qaïda n'était pas en Iraq mais c'est la destruction de l'état iraquien qui a permis à Al Qaïda de s'installer dans ce pays !...

En mars 2011, l'OTAN attaquait la Libye pour mettre fin aux crimes de Mouammar Kadhafi contre son propre peuple en révolte. Des dizaines de milliers de civils étaient menacés, notamment à Benghazi, des viols de masse étaient organisés et lui aussi était accusé de soutenir le terrorisme islamiste.

Un an et demi plus tard, la Libye est en ruine mais aucune preuve n'est venue étayée l'accusation américaine contre un Kadhafi curieusement assassiné avant qu'il puisse dire quoi que ce soit. Y compris sur des accusations envers notre ancien chef de l'Etat.

Par contre, que des centaines de milliers de partisans de l'ancien régime soient toujours réfugiés en Tunisie ne choque personne ? Que les populations noires soient désormais opprimées, victimes de pogroms et d'emprisonnements extra-légaux ne gêne pas nos médias ? Que des groupes islamistes radicaux fortement armés tiennent désormais des régions entières de Libye et partent au Mali ou en Syrie pour exporter leur "guerre sainte" ne pose pas de question à nos démocrates autoproclamés ?

Guantanamo, drones, tortures

Et pendant que nos gentils médias et notre président normal s'offusquent des accusations portées par les officiels de Washington, les Etats-Unis et leurs alliés continuent allègrement de violer les Droits de l'Homme et les législations internationales.

C'est ainsi que continue d'exister la prison de Guantanamo dans l'enclave militaire américaine à Cuba. Cette prison où sont incarcérés, parfois depuis plusieurs années (2001 : date d'ouverture), des personnes enlevés en toute illégalité par les troupes américaines à l'étranger et qui n'ont jamais bénéficiée ni d'un procès ni d'un avocat, isolés complètement du monde extérieur et victimes de tortures psychologiques et physiques. Et on ne parle de pas des prisons irakiennes type Abou Ghraïb !

C'est ainsi que les Etats-Unis continuent de bombarder, par drônes interposés, des cibles afghanes ou pakistanaises, souvent avec des "dégâts collatéraux" qui s'appellent ailleurs "enfants", "femmes", "vieillards" ou "innocents". Oups ! Désolé !... C'est une erreur mais c'est pour la bonne cause !...

Comment être étonné de ces actes de la part du seul pays au monde qui a utilisé une arme de destruction massive, l'arme atomique, à Hiroshima et Nagasaki, d'un pays qui a massivement utilisé l'arme chimique, l'agent Orange au Viet-Nam, qui a fomenté tant de coups d'état (Chili, Grenade, Honduras,...) mais qui ne s'est depuis jamais excusé et qui passe toujours pour le défenseur de la démocratie dans le monde ?

Et que dire des alliés des américains ? On pourrait reparler d'Israël, de sa politique d'Apartheid, de colonisation, d'assassinats ciblés aux missilles (avec "victimes collatérales" ici aussi) et de bombardements de villes et villages palestiniens.

On pourrait parler des grandes démocraties arabes soutenues par Washington et l'Europe : l'Arabie Saoudite, le Qatar ou Bahreïn : émirats islamistes où il ne fait pas bon être une femme ou un opposant politique.

Et enfin, pourquoi nos médias ne parlent-ils pas de cette vidéo postée par des rebelles islamistes syriens où on les voit gazer des lapins en menaçant les "infidèles" alaouites ? Ah oui ! Eux, ce sont les gentils !

Les produits chimiques qui apparaissent dans la vidéo portent des inscriptions turques ce qui laisse penser que ce laboratoire pourrait se trouver en territoire turc comme la plupart des camps djihadistes anti-syriens.

 

Qui nous dit que des rebelles syriens ne pourraient pas préparer une opération sous faux pavillon (false flag operation), c’est-à-dire commettre un massacre à grande échelle et accuser l’armée syrienne d’en être responsable ?

Il y a deux jours, la télévision syrienne évoquait l’arrivée à la frontière syro-jordanienne de 1400 ambulances équipées de systèmes de protection contre toute intoxication au gaz chimique pour protéger l’Armée syrienne libre de sa propre attaque contre les forces militaires et la population loyaliste.

Décidément, le peuple syrien est pris entre deux feux : celui d'un pouvoir syrien qui n'hésite pas à frapper et celui d'une rébellion armée et financée de l'étranger.

 Le gouvernement français aurait mieux fait de se concentrer sur les difficultés économiques de notre pays, de s'opposer plus fortement aux marchés financiers et aux menaces de groupes industriels comme Mittal plutôt que de se laisser entrainer dans un conflit où les intérêts américains priment sur les intérêts des peuples du Moyen-orient comme d'Europe.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 11:13

Après 2,6 % de hausse en 2012, les sociétés privées d'autoroute annoncent des hausses de 1,18 à 2,24 % au 1er février 2013.

La palme revient tout de même à la partie normande de la concession accordée à la SAPN (groupe espagnol Albertis) avec 2,29 % de hausse !

Résumons concrètement le dossier :

Les 9 000 km d'autoroutes françaises ont été privatisés en 2005, par Dominique de Villepin (premier ministre de jacques Chirac) après une première ouverture par le "socialiste" Lionel Jospin en 2002.

La vente a rapporté 14,9 milliards d'euros à l'Etat, un prix très largement bradé aux yeux de nombreux spécialistes de l'époque, relayés par l'association de consommateur CLCV, L'Humanité ou Marianne ;

De 2005 (dernière année avant la privatisation) à 2010, le prix moyen du kilomètre s’est envolé de 16,4 %, soit deux fois plus vite que l’inflation ! Au kilomètre, les prix sont passés de 8,28 centimes par kilomètre parcouru en 2005 à 9,64 centimes du kilomètre hors taxe cinq ans plus tard.

Les effectifs salariés des sociétés d'autoroute ont chuté de 14 % depuis la privatisation, se situant désormais sous les 15 000 ; adieu les caissiers d'autoroute !

Les investissements, notamment d'entretien, stagnent à 2 milliards d'euros par an ; pas d'inflation dans ce domaine !

Des tarifs en hausse, des salariés moins nombreux à payer et des investissements stables : les bénéfices explosent !

Entre 2005 et 2010, le bénéfice réalisé sur chaque kilomètre facturé à un automobiliste s’est amélioré de 30 %, pour atteindre 1,8 centime, ainsi qu'a pu le calculer Marianne. Et, comme le trafic a continué d’augmenter durant cette période, le bénéfice total des sociétés d’autoroutes a fait un bond de… 65 % !

Sur 100 € de tickets d'autoroute, 12 € net allaient dans les poches des actionnaires en 2005. Cinq ans plus tard, ce sont 16,30 € qui filent directement dans leur escarcelle.

Au final, entre 2005 et 2010, ce sont 5 milliards d'euros de dividende qui ont été versés aux actionnaires de ces différentes sociétés d'autoroute, notamment les géants des travaux publics que sont Vinci (ASF, Cofiroute, Escota, Vinci), Eiffage (APRR) et l’espagnol Albertis (Sanef) !

Sans parler de l’intégration fiscale qui permet à l’entreprise mère de diminuer son résultat fiscal du coût de l’endettement de sa filiale. En mettant comme dette le coût de rachat de ces sociétés d'autoroute et les frais de construction des nouvelles infrastructures, ces sociétés ont économisé 1,5 milliards d'euros en cinq ans sur les impôts qu'ils auraient dû payer à l'Etat... donc au contribuable !

A 15 milliards d'euros comme prix de vente pour nos autoroutes, on comprend bien, avec ces chiffres de dividendes et d'économies d'impôts, que la droite avait réellement bradé nos autoroutes à ses petits copains en 2005 !

Pour l'usager, c'est par contre la douche froide à chaque augmentation du prix des péages !

Alors, au moment où l'Etat pleure sur ses caisses vides, il serait peut-être temps de regarder à nouveau sur ces autoroutes construites au frais des contribuables et qui servent aujourd'hui de planche à billets pour quelques grosses boîtes privées !

Même sans augmenter les tarifs autoroutiers, l'Etat réalisera quand même une marge colossale et pourra réhumaniser nos autoroutes, pour le plus grand bien des usagers, de l'emploi et des comptes publics.

Il sera peut-être temps de regarder également la question des travaux d'aménagement au niveau de Criquebeuf sur Seine que réclament à corps et à cris depuis des années les usagers, riverains et élus (notamment communistes).

Comme l'eau, l'électricité, le gaz ou le logement, le secteur du transport est vital pour les travailleurs et pour l'économie, c'est donc collectivement que doit être pensée et assurée sa gestion, dans l'intérêt public et non dans l'intérêt égoïste de quelques actionnaires.

Les actionnaires des géants du BTP ont fait assez d'argent avec nos autoroutes.

Il est temps de renationaliser ces sociétés d'autoroutes.

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