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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 11:08

La réforme du NHS (National Health Service), sous la poigne de fer de l'ultralibérale Margareth Thatcher, a entrainé une réduction drastique des moyens des hôpitaux, moyens financiers et moyens humains.

Ces politiques qui regardent la santé comme un poste de dépense inutile, qu'il faut privatiser, entrainent des conséquences humaines catastrophiques, notamment pour les plus fragiles, les plus démunis des citoyens.

Rien que dans un seul hôpital, celui de Stafford, ce sont 1 200 patients qui sont morts par manque de soin, abandon et hygiène déplorable entre 2005 et 2008 ! C'est ce que prouve le rapport d'une commission d'enquête publique après un travail entamé en 2010.

Entre temps, l'absence de changements au sein de l'hôpital n'a pas dû freiner la courbe morbide de l'hôpital.

Ce rapport public reproche une vision comptable de l'hôpital, avec des dirigeants uniquement concentrés sur le budget et la réduction des dépenses.

Mais qu'est-ce qui différencie cette réforme anglaise de la réforme Hôpital-Patient-Santé-Territoire mise en place par la majorité de droite sous Sarkozy ? La tarification à l'acte, les regroupements d'hôpitaux, les fermetures de service, les fermetures de maternité, le manque récurrent de personnel, les trop nombreuses heures supplémentaires,... tout cela a entrainé une formidable dégradation de notre système de santé hospitalier.

Déjà aujourd'hui en France, le temps d'attente aux urgences devient intenable pour les patients comme le personnel. Pour les femmes enceintes, les cas d'accouchement sur la route, par les pompiers, sont les conséquences des fermetures de maternités de proximité. Jusqu'au drame parisien qui a entrainé la mort d'un nourrisson il y a quelques jours.

Va t-on attendre que notre système de santé rejoigne par le fond le système de santé britannique ?

Le rapport britannique sur l'hôpital de Stafford pointe d'horribles maltraitances vis-à-vis de patients souvent âgés, comme des malades qui demmeuraient pendant des jours dans des draps souillés par leurs excréments, des malades qualifiés "d'abandonnés", affamés et assoiffés, au point de devoir se résoudre à boire l'eau des vases,... La liste est longue, malheureusement.

Ces 1 200 morts en quatre ans dans un seul hôpital du centre de l'Angleterre a provoqué une vague d'indignation dans le pays et, déjà, cinq autres hôpitaux britanniques vont faire l'objet de commissions d'enquête au regard de la mortalité anormalement forte qu'on y constate.

Le Royaume-Uni, première victime européenne du libéralisme de choc, avec Thatcher en 1984, rouvre ses charniers et commence à compter les morts des politiques de casse des services publics menées ces trente dernières années.

La France a mieux résisté au rouleau compresseur libéral, grâce à la résistance du mouvement social et, reconnaissons-le, à la présence d'une culture politique anticapitaliste puissante, représentée par le Parti communiste.

Notre situation sanitaire n'atteind pas heureusement l'horreur du système de santé britannique. Malheureusement, d'années en années, les réductions budgétaires, les suppressions de postes, de services ou d'hôpitaux, nous entrainent dans une spirale où les bons soins seront réservés à ceux qui ont les moyens de se les payer et, pour l'immense majorité des français, restera un système public qui ne sera que le fantôme de ce qu'il était récemment.

Comme dans l'éducation, les transports ou l'énergie, la France a besoin de services publics de santé renforcés, puissants, pour offrir à chaque français, quel que soit son âge, son lieu de résidence et ses revenus, une prise en charge efficace, rapide et sûre.

Encore une fois, sauver le système de santé français passe par une redistribution des richesses et une réorientation des dépenses qui rompe avec le schéma libéral actuel et passé, qui en finisse avec l'austérité.

Pour un système de santé qui place le patient au centre du système, il faut rompre avec le schéma de la réforme Hôpital-Patient-Santé-Territoire. On ne s'étonnera pas, sinon, de voir un jour un Stafford français faire la Une des médias.

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Published by Solidaire - dans En France
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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 11:21

Les syndicats sont-ils responsables de la crise, des délocalisations et des licenciements ?

Si la droite et l'extrême-droite répondent oui, naturellement, à cette question de classe, il est malheureux que le Parti socialiste prête désormais le flan à ce type de honteuses affirmations.

Aujourd'hui, des centaines de salariés venus de toute la France sont appelés à converger au siège de Goodyear, en Île de France, pour soutenir les 1 173 salariés de l'usine d'Amiens-Nord qui risquent de perdre leur emploi rapidement. Devraient être présents, des salariés de PSA Aulnay, de Sanofi, de Pilpa, d'Arcelor, de FRALIB, 3 Suisses, Ford et d'autres entreprises menacées de fermeture.

Le même jour, c'est le monde de l'éducation qui se mobilise contre une réforme des rythmes scolaires mal préparée, mal financée et qui risque d'accentuer l'écart entre villes riches, proposant un large panel d'activités aux gamins, et villes pauvres ou rurales, qui ne feront que de la garderie.

Face à cette convergence des luttes pour l'emploi, le patronat et les spéculateurs boursiers commencent à s'inquiéter.

Et si un grand mouvement social démarrait en France et mettait fin à l'impunité économique dont bénéficient les actionnaires et à la gigantesque régression sociale qu'ils déroulent depuis des années ?

Pas étonnant de voir depuis toujours les forces politiques qui représentent les puissances d'argent, les partis de droite, dénoncer les syndicats, mettre sur leur dos des décisions économiques dont ils ne sont pas responsables et les accuser de saboter des emplois... qui sont les leurs, en les accusant d'archaïsme ! Pendant des décennies, au début de la Révolution industrielle, ces mêmes forces de droite se sont acharnées à réprimer tout les mouvements sociaux, à emprisonner ceux qui tentaient de créer des syndicats. Il aura fallu des grèves et des morts pour que les forces représentant la bourgeoisie cèdent sur cette question des sydicats. Relisez "Germinal" de Zola, et vous comprendrez !

Aujourd'hui, dans une société capitaliste en crise économique et écologique, la colère gronde.

Beaucoup d'entre nous sont en difficultés sur le plan financier. Beaucoup craignent pour leur avenir professionnelle, leurs retraites, l'avenir de leurs enfants.

La crise que nous traversons, on s'en souvient, s'est accélérée avec l'effondrement de la bulle spéculative immobilière en 2008. Cette crise a entrainé tout le système financier autour de banques qui ne pensaient plus qu'à spéculer avec des systèmes opaques et artificiels qui se sont révélés toxiques pour l'économie.

Tout se système s'est effondré en quelques mois et se sont les états, donc les contribuables, qui ont épongé la dette des banques. La France a connu une explosion de sa dette à ce moment là. Merci Sarkozy !

Depuis, la crise continue mais les profiteurs du système, qui ne vivent pas du RSA mais des dividendes que leur rapportent leurs actions en Bourse, ces profiteurs veulent continuer de profiter du système. La seule façon : accentuer la pression sur le reste de la population, notamment sur ceux qui produisent les richesses en diminuant toujours plus le "coût du travail".

Tout cela s'exprime par des licenciements, des baisses de primes et de salaires, des délocalisations !

Ceux qui profitent de la hausse du chômage et de la pauvreté en France, ce ne sont pas les travailleurs et leurs syndicats ! Ceux qui en sont la cause ne sont pas non plus les travailleurs et leurs syndicats !

Mais, pour éviter que tout ceux qui se retrouvent au chômage soient rejoint dans la protestation par ceux qui risquent un jour de s'y retrouver, il faut diviser, accuser dans les rangs mêmes des victimes.

C'est le rôle naturel de la droite : accuser les syndicats, les fonctionnaires, les assistés, les jeunes. Tout dépend du contexte.

C'est aussi le rôle naturel de l'extrême-droite, la droite avec le racisme en plus. A la liste précédente, l'extrême-droite rajoute les immigrés. Pour certains, à l'extrême-droite, il y a aussi les juifs, les communistes ou les francs-maçons.

Mais que viennent faire des ministres d'un gouvernement de gauche dans cette cabale contre les travailleurs ? Que vient faire le nouveau dirigeant de la CFDT dans le camp de ceux qui poussent à l'abandon de la lutte ?

Manuel Valls, l'homme qui expulse plus de Rroms que Hortefeuer, assimile les salariés à de potentiels casseurs de l'outil de travail et Berger, de la CFDT, accuse la CGT d'être responsable de la fermeture de Goodyear.

Peut-être que la capitulation en rase campagne du gouvernement et de la CFDT face au patronat sur l'accord de flexibilisation de l'emploi, qui doit être voté courant mars à l'Assemblée, contribue à éclairer les événements ?

Il semble bien que le gouvernement et le syndicat réformiste CFDT aient décidé d'abandonner tout résistance face aux marchés et aux exigences des actionnaires et des banques (voir la dette).

L'Histoire nous enseigne que les grandes victoires ouvrières se gagnent sur le terrain de la lutte et dans l'isoloir. L'un ne va pas sans l'autre !

A chacun de réfléchir à son engagement dans la lutte, engagement social et syndical, comme engagement politique.

Les communistes ont choisi leur camp, leur "côté de barricade", celui de la lutte et de la volonté de bousculer les choses, l'ordre établi. A nous de réveiller les consciences et de faire reculer le renoncement qui paralyse beaucoup de travailleurs !

 

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Published by Solidaire - dans En France
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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:30

Le 36ème Congrès du Parti communiste s'est clos à Aubervilliers dimanche soir avec une volonté de rassembler largement ceux qui refusent de capituler devant la politique d'austérité.

Par où commencer ce compte-rendu de congrès ? J'ai hésité entre : "Ce parti communiste considéré comme mort en 1990 a finalement une sacrée patate !" et "Le parti communiste sort fin prêt à combattre dans la rue et au Parlement les politiques d'austérité et de renoncement".

Force de changement

Peut-être faut-il tout bonnement rappelé ce chiffre : 7 000.

7 000 personnes ont fait le choix de rejoindre le Parti communiste français en 2012, le double des années précédentes.

7 000 nouveaux adhérents, beaucoup de jeunes, beaucoup d'actifs.

7 000 nouveaux communistes, certains venus par le Front de gauche, d'autres pour en finir avec le capitalisme.

Malgré une forte présence journalistique, les rédactions nationales ont souhaité taire les travaux du troisième parti français en termes d'adhérents et d'élus locaux et nationaux. Du silence médiatique, n'est ressorti qu'une information, celle de l'abandon du marteau et de la faucille sur les nouvelles cartes d'adhérents. On ne sait pas si c'était pour s'en réjouire ou pour railler ceux qui continuent de revendiquer l'actualité de ces symboles ?

Pour beaucoup de congressistes, moi en premier, ce n'était pas là le sujet essentiel.

L'actualité du Parti communiste et des communistes, c'est de savoir comment être utiles au peuple de France, comment contrer ces politiques suicidaires d'austérité que nous imposent tous les gouvernements successifs, sous pression de l'Europe, des marchés financiers et du lobby patronal ?

Désolé, messieurs les médias, mais les communistes ne sont pas dans le symbolique, mais parmi le peuple, les pieds dans la merde et la colère au poing !

Les communistes, force motrice du Front de gauche, revendiquent leur place dans la victoire de François Hollande en mai 2012. Les 4 millions de voix qui se sont portées sur Jean-Luc Mélenchon ont fortement contribué à la défaite de Sarkozy.

Aujourd'hui, c'est sans regrets que les communistes assument cette victoire contre le président le plus réactionnaire que la France ait connu depuis la fin de l'Occupation allemande.

Sans regrets mais avec colère, donc, contre une majorité se revendiquant de gauche et incapable de regarder au delà de l'horizon bouché de la crise, de donner des perspectives positives aux travailleurs français en tenant tête aux forces qui ont provoqué la crise économique et financière et qui en profitent aujourd'hui pour se gaver encore plus et recomposer la société française dans ses intérêts exclusifs.

Le Parti communiste aujourd'hui, ses 130 000 adhérents, ses 26 parlementaires, son président de Conseil régional (Corse), ses deux présidents de conseils généraux (Allier, Val-de-Marne), ses 94 conseillers régionaux, ses 78 maires de communes de plus de 10 000 habitants, ses 235 conseillers généraux, ses 8 007 conseillers municipaux, ses milliers de militants syndicaux, associatifs, tous ensembles, nous avons fait le choix de refuser de cautionner la politique libérale actuelle et de nous battre pour changer l'orientation des choses, la destruction de l'emploi industriel et des services publics en France.

Contre l'austérité, pour le droit de vote des étrangers, pour l'amnistie syndicale : des campagnes à venir

Lors de ce congrès, les quelques 700 congressistes présents ont pu échanger dans des ateliers, à la tribune ou lors d'échanges informels.

La disparition de la faucille et du marteau ont fait débat au congrès, oui, mais ce qui n'a pas fait débat, c'est le choix de se lancer dans d'importantes campagnes pour changer la politique, dès la fin de ce congrès !

Au delà des divergences plus ou moins importantes entre les uns et les autres, saines et normales dans une organisation démocratique (c'est pas le FN !), l'unité des communistes s'est faite pour proposer une autre répartition des richesses, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, exiger des nationalisations, combattre le fatalisme de la crise et les exclusions, sexistes, raciales ou sociales.

Refuser le budget d'austérité, né du traité Sarko-Merkel que nous avons rejeté, et proposer des alternatives crédibles, immédiates pour relancer le pouvoir d'achat et l'emploi, c'est ce qu'ont décidé les communistes !

C'est ainsi qu'ont été proposées plusieurs initiatives, comme le dépôt ce mois-ci d'une proposition de loi interdisant les licenciements boursiers, d'une autre permettant l'expropriation par une collectivité d'une entreprise viable et condamnée à la fermeture (la Loi M-real !) ou d'une loi amnistiant les militants pourchassés pour leurs activités syndicales ou associatives sous l'ère Sarkozy.

C'est aussi le droit de vote aux élections locales des immigrés résidant en France qui sera défendu. Cette vieille revendication communiste ne serait que justice pour ces centaines de milliers d'immigrés vivant en France, qui font tourner l'économie et le commerce, qui paie des impôts et que l'on exclut de la vie sociale française.

Dans un monde qui s'enfonce dans la crise économique et écologique sous le poids des intérêts égoïstes de quelques grands groupes privés, le communisme redevient une alternative crédible aux yeux de milliers de travailleurs.

Ce congrès du PCF aura d'ailleurs attiré l'attention de centaines d'invités associatifs et syndicaux, des autres forces de gauche (PS, Verts, NPA, LO,...) et de plus de cents délégations étrangères des cinq continents !

Offensif comme jamais, rajeuni, le Parti communiste entend bien porter l'exigence d'une autre politique, progressiste et anticapitaliste. Avec ou sans le marteau et la faucille, mais avec le drapeau bien rouge et bien visible !

Congrès PCF 2013 (4)

  La délégation euroise au congrès

Congrès PCF 2013 (1)

Fralib, PSA, Eléphant, Pilpa, Sanofi...
les communistes ont accueilli chaleureusement les délégations de salariés en lutte

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Published by Eric RUIZ - dans En France
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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 09:45

Certains au parti socialiste ont complètement perdu contact avec la réalité !

Quand une haute personnalité comme le maire de Lyon considère qu'avec moins de 3 000 euros son adjoint ne pourrait pas s'en sortir, on peut difficilement y voir autre chose qu'un mépris pour ceux qui travaillent pour moins que le SMIC, pour parfois 800 € comme dans la grande distribution ou ceux qui ne touchent que les 568 € maximum du RSA.

C'est vrai qu'il ne doit plus y avoir beaucoup d'ouvriers dans les hautes sphères socialistes !

PS : Gérard Collomb insulte 90% des français qui ne gagnent pas 3000€ par mois
La grille de lecture des salaires selon Gérard Collomb peut surprendre. Pour le maire de Lyon, si son adjoint devait se retrouver à percevoir 3 000 euros, il "serait dans une situation extrêmement difficile".
C'est l'observation faite par le "socialiste" sur Public Sénat, dans l'émission Preuve par Trois :
Moi par exemple, mon adjoint à l'urbanisme, adjoint à l'urbanisme à Lyon c'est quand même une fonction à plein temps, il doit je crois être à 3.000 euros d'indemnités. S'il n'a pas un cumul des mandats, il se trouve dans une situation extrêmement difficile.
Une manière pour lui d'évoquer le non-cumul des mandats. Le maire de Lyon l'a dit et répété à plusieurs reprises, il n'est pas fan de cette mesure. Sur Public Sénat, il a de nouveau tenu cette ligne, en ajoutant l'argument économique.
Non, il ne cumule pas trois indemnités, a martelé le maire socialiste :
Beaucoup de gens croient qu'on cumule les indemnités. Non ! Elles sont plafonnées.
Il détaille ce qu'il perçoit mensuellement :
"Cela fait 98 00 euros. Au total, ça ferait à peu près 19 000 euros. Mais je ne touche que 9 000. Je travaille gratuitement pour la ville de Lyon, pour le grand Lyon. C'est parce que c'est ma passion, ma vie est à Lyon."
Et bien moi, je milite gratuitement au PCF. Pire même ! Je paye une cotisation pour ça !
A droite : pas mieux !
Une autre personnalité politique aurait utilisé un argument semblable contre le cumul des mandats : Jean-François Copé.
Dans un livre de Sophie Coignard et Romain Gubert, L'Oligarchie des incapables, l'actuel président de l'UMP aurait déclaré à ce sujet : "Tu comprends, si on a ici (à l'UMP) que des gens qui se contentent de 5 000 euros par mois, on n'aura que des minables." Mais le député-maire de Meaux a démenti l'existence de cette petite phrase.
C'est en tout cas très sympa pour les "minables" qui vivent avec moins de 5 000 € par mois !
Arrêtons de nous faire mépriser par une classe politique qui vit avec les salaires et les avantages de certains grands patrons ! Il est temps que le petit peuple, celui qui bosse pour quelques milliers d'euros maxi par mois réinvestisse la politique, histoire de remettre un peu de réalité dans les hautes sphères de l'Etat !
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Published by Solidaire - dans En France
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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 10:29

La droite la plus bête du monde ? Chacun la revendique.

En tout cas, en France, nous avons la droite la plus archaïque d'Europe !

Mariage pour tous : une idée qui avance en Europe, même à droite !

Avec cette qualification, je ne me réfère pas au seul débat sur le mariage pour tous. Quoique...

Depuis quelques semaines, nous assistons à une véritable guerre de tranchée menée par la droite française dans son ensemble, des centristes au Front Nationale en passant, évidemment, par l'UMP. Pour eux : des droits identiques pour les couples homosexuels et hétérosexuels sur le mariage, c'est NON !

S'agit-il vraiment d'un sujet majeur en ces temps de crise ? Pas vraiment.

A moins que la droite française s'archeboute sur des considérations religieuses dont la République laïque n'a que faire. D'autant que ce sont les mêmes qui défilent aujourd'hui avec les intégristes catholiques qui dénoncent régulièrement les intégristes musulmans. Comme quoi, chacun défend ses intégristes !

Ce barrage de la droite en France contre le mariage peut réellement être qualifié de combat d'arrière-garde.

Non seulement, ce sont désormais près des deux-tiers des français qui sont pour, mais, en plus, ce sont parfois des partis de droite qui portent ce projet ailleurs en Europe !

C'est le cas au Royaume-Uni où, hasard du calendrier, le parlement britannique examine actuellement un projet identique présenté par... les Conservateurs ! Si ! Si !

A Londre, le débat ne dervait pas durer longtemps. Au delà des conservateurs, les travaillistes et les libéraux-démocrates sont également favorables au mariage pour tous.

Et, dans une Espagne toujours considérée comme un pilier de l'église catholique et où la droite est l'héritière d'un franquisme qui alliait l'intégrisme religieux et la dictature policière fasciste, le mariage homo est légal. Même la droite au pouvoir actuellement à Madrid n'envisage pas de revenir dessus.

De même au Portugal, autre pays à longue (lourde ?) tradition catholique.

C'est dire à quel point l'opposition farouche de notre droite passe pour conservatrice en Europe !

Une droite française de tous les combats... d'arrière-garde

On aurait pu espérer du moins une ouverture d'esprit de la droite française avec le temps, depuis les années coincées de l'après-guerre. La libération des mœurs de mai 68 n'a pas touché les enfants des beaux quartiers semble t-il !

Rappelons-nous du difficile accès des femmes françaises au droit de vote !

Il aura fallu attendre le 21 mars1944 pour que le Comité national de la libération, où siègent les résistants (communistes notamment) acorde enfin le droit de vote aux femmes de France. un droit qu'elles n'exerceront qu'en 1945 lors des municipales.

Pourtant, beaucoup de femmes d'Europe, pour ne parler que d'elles,  avaient déjà obtenu ce droit bien avant : 1913 pour les norvégiennes, 1915 pour les danoises et islandaises, 1918 pour les britanniques, irlandaises, azrbaïdjanaises, tchèques, polonaises et les femmes soviétiques (dès la victoire de la Révolution bolchévique !). La liste est longue !

C'est surtout le Sénat français (déjà lui !) qui sera le fief du conservatisme sur ce dossier.

Sur ce sujet, les communistes ont été de toutes les batailles. Dès 1925, dans de nombreuses communes, le Parti communiste avait placé des femmes en position éligible sur ses listes lors des élections municipales. Ce fut le cas par exemple d’Augustine Variot à Malakoff, qui a siégé pendant un an avant d’être délogée sans ménagement par la police en pleine séance du conseil municipal. C’est encore sur proposition du Parti communiste, par la voix du député Fernand Grenier, que l’Assemblée consultative provisoire instaurait le vote des femmes, le 21 mars 1944.

Il faut dire que 4 ans parès avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain, la droite française d'avant guerre avait quand même mis un peu d'eau dans son vin blanc.

Ne parlons pas de la douloureuse et morbide bataille pour le droit à l'avortement !

Pour le coup, remercions une femme de droite, Simone Veil, d'avoir eu le courage de porter ce combat essentiel pour la reconnaissance du droit des femmes à disposer de leur corps. Combien de mortes lors d'accouchements clandestins ?

Il faudra attendre 1982 pour que le gouvernement d'Union de la gauche autorise le remboursement de l'IVG.

Aujourd'hui, à droite comme à l'extrême-droite, de nombreuses voix s'expriment pour revenir en arrière, à l'instar des exigences de l'église catholique.

De la même façon, l'abolition de la peine de mort est un acquis de la gauche, lors d'épiques débats parlementaires menés par le minsitre de la jusitice de François Mittérand, Robert Badinter.

Où était la droite de l'époque ? Dans le camp des partisans de la peine de mort.

On voit l'efficacité de cette peine aux Etats-Unis, pays bien connu pour sa tranquillité et le faible taux de criminalité.

Dans la foulée, et avant d'arriver au mariage homosexuel, n'oublions pas les combats préalables pour reconnaître le Droit des homosexuels à vivre librement leur sexualité.

Sans aller jusqu'aux extrêmes de l'extrême-droite européenne qui déportait et gazait les homosexuels entre 1933 et 1945, il aura encore fallu attendre 1982 pour que soient levées les dernières discrimations pénales à l'encontre des homosexuels de notre pays.

Et souvenons-nous des délirant débats sur le PACS en 1999 !

Souvenons-nous d'une Christine Boutin brandissant la Bible au sein de  l'hémicycle, temple de la République laïque. Que n'aurait-on entendu s'il s'était agi d'un Coran !

Avec elle, des députés de droite tels Philippe Villiers ou Claude Coasguen mèneront une lutte incessante contre cette loi. La droite au quasi complet (hormi Roselyne Bachelot !) s'opposera au texte. Il faudra à la gauche une année pour obtenir son adoption !

Aujourd'hui, ce sont 200 000 PACS qui sont conclus annuellement, une bonne part, d'ailleurs, pour des couples hétéros. La droite va t-elle voir une corrélation entre la montée en puissance du PACS et la hausse du chômage ?

Où en est-on de "la destruction de la société si la loi était passée" annoncée par le droite ? A la poubelle de l'histoire, avec la fin du monde maya ?

Il n'y a pas à dire. Avons-nous la droite la plus bête au monde ? Ce n'est pas sûr.

En tout cas, nous n'avons pas la plus moderne !

Et, avec l'influence croissante des idées brunes du Front national dans les rangs de la droite parlementaire, pas sûr non plus que cela change dans le bon sens à l'avenir.

Le progrès sociétal allant de pair avec le progrès social, il n'y a rien de surprenant finalement à voir que c'est toujours de la droite que viennent les oppositions aux progrès en faveurs des travailleurs, des plus exclus et des composantes de la société qui n'entrent pas dans le moule idéologique catholico-capitaliste.

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Published by Solidaire - dans En France
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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 10:33

Un sondage TNS-Sofres sur le Front National suscite des cris de plaisirs dans les rangs de l'extrême droite. A nuancer.

On voudrait faire parler du Front National que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

A l'heure où les difficultés s'accumulent sur le plan économique, que la France intervient militairement au Mali et soutien la rébellion islamiste en Syrie et que des débats politiciens animent l'Assemblée sur le mariage homosexuel, TNS-Sofres ne trouve rien de mieux que de produire un sondage sur le Front National et Marine Le Pen, à la demande du Monde, de France Info et de Canal +.

Et pourquoi un sondage sur le FN et pas sur l'UDI, le PCF ou le NPA ?

Il y a une différence entre la lecture des résultats de ce sondage et l'interprétation médiatique qui en est faite. Le résultat, c'est bien que ce sondage sert à faire la promotion de ce parti fasciste en voulant montrer une banalisation de ces idées.

Questions biaisées et interprétation à l'emporte-pièce des résultats

Que nous indique ce sondage ?

Ce sondage étudie en premier la perception des questions qui servent de chevaux de bataille au FN depuis des années puis la perception de Marine Le Pen et de la stratégie à tenir face au FN... à droite.

Ce qui est intéressant, c'est qu'aucune des grandes idées du FN ne progresse depuis 2000-2002 ! Il y a effectivement une remontée des opinions positives sur certaines de ces questions (le nombre d'immigrés, la justice trop molle,...) ces dernières années mais, sur le long terme (dix ans), c'est plutôt un recul.

Ainsi, 75 % des français considèrent aujourd'hui qu'il ne aut pas faire de différence entre un travailleur "français" et un travailleur immigré en situation régulière. Ils n'étaient que 51 % à penser la même chose en 1991 ! on ne peut pas honnêtement parler de progrès des idées FN sur ce point tout de même !...

62 % des français continuent de se positionner plutôt en désaccord avec les idées du FN et 53 % considèrent toujours le FN comme un danger pour la démocratie. En baisse tous les deux mais pas à des niveaux historiquement bas.

D'ailleurs, seuls 11 % des français interrogés affirment partagés à la fois le constat et les solutions proposées par le FN. On est loin d'un ras de marée ! 47 % refusent les deux, 33 % partagent le constat et pas les solutions et 9 % sont sans avis sur ce sujet.

C'est d'ailleurs là que le sondage est biaisé !

TNS-Sofres titre "le niveau d'adhésion aux idées du FN" mais la question posée est "en ce qui concerne Marine Le Pen, laquelle des propositions suivantes se rapproche le plus de ce que vous pensez ?". En clair, cette année, la question à changer et c'est bien la perception des positions prises par Marine Le Pen qui est sondée et non plus les positions du FN ! On sait bien le décalage, le biais, que cela induit !

On a d'ailleurs vu à quel point le discours (pas forcément les idées...) pouvait être différent entre la leader du parti et celui-ci sur la question du mariage homo.

D'ailleurs, à aucun moment, le sondage ne pose clairement la question du soutien direct au FN.

Les interprétations du sondage font ainsi la part belle à l'idée que les idées FN progressent, sans remettre les questions dans leur durée, ni préciser que le sondage axe énormément sur la personnalité charismatique de Marine Le Pen plus que sur le FN.

Il est d'ailleurs curieux que personne, à commencer par TNS-SOFRES, ne remarque la contradiction entre ces conclusions positives sur le FN et un sondage publié par... le même institut de sondage pour le Figaro ce mois-ci sur la côte de popularité des personnalités politiques françaises et donnant Marine Le Pen en baisse de 4 points (27 % de oui) à la question de savoir si les sondés souhaitent lui voir jouer un rôle important dans les mois et années à venir !

Un soutien au FN... à droite

Au passage, ceux qui croient, comme l'affirme la dynastie Le Pen, qu'il faut arrêter de classer ce mouvement à l'extrême-droite devraient se poser la question de savoir pourquoi les idées frontistes sont toujours nettement mieux perçues dans l'électorat de droite que dans l'électorat de gauche : c'est peut-être parce que ce sont des idées de droite, non ?

Car, ce que révèle ce sondage, c'est bien que les idées et la banalisation du Front National gagnent par la droite.

D'ailleurs, 50 % des sympathisants de droite (FN, UMP, centristes) admettent l'idée d'alliances droite - FN tandis que 66 % des électeurs de gauche voient toujours d'un mauavais œil un rapprochement droite - FN.

De même, 61 % des électeurs de gauche voient Marine Le Pen comme une représentante d'une extrême-droite nationaliste et xénophone alors que les électeurs de l'UMP ne sont que 45 % à l'affirmer et 46 % la qualifie même de représentante d'une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles.

C'est dingue !

"Patriote" l'extrême-droite française ? Ils étaient plutôt côté des allemands les prédecesseurs d'extrême-droite de Marine Le Pen entre 1939 et 1945 ! Les patriotes, c'étaient plutôt les communistes avec le Colonel Fabien, Rol-Tanguy, le "Front national" (de la résistance : le FN a piqué le nom !) !

"Attachée aux valeurs traditionelles" l'extrême-droite ? Pas celles de la France en tout cas, celle de la Révolution, de Liberté-Egalité-Fraternité, des Droits de l'Homme et du siècle des Lumières. Encore moins des valeurs traditionnelles de laïcité !

Crise politique et dérive UMP

Même si les choses ne sont pas aussi simples que le répêtent les médias, une chose est quand même sûre : il y a effectivement une meilleure perception du FN aujourd'hui qu'il y a quelques années.

Mais qu'est-ce qui participe de cette banalisation grandissante d'un parti qui prône pourtant la division et la haine ?

D'une part, la nouvelle égérie du parti a donné un ton toujours offensif mais volontairement plus social. En période de crise sociale et sociétale (comme maintenant), ce discours faussement social accolé à une dénonciation du milieu politique fait mouche.

auf que, jamais le FN ne dénonce le monde économique, le modèle de développement capitaliste, pourtant à la base de la crise ! L'extrême-droite détourne la cause de la crise, la mondialisation capitaliste, pour n'aborder qu'une conséquence de cette mondialisation (la concurrence entre travailleurs du monde entier) et montrer du doigt une partie des victimes de ce système (les travailleurs étrangers, surtout les "migrants" poussés à quitter leur pays pour aller vers le faux Eldorado occidental).

C'est aussi avec un discours faussement ouvriériste que le Parti nazi a conquis ses entrées dans le monde ouvrier allemand dans les années 30, après avoir conquis les milieux d'affaires (Nazi = National-SOCIALISTE !).

Bien que jouant la carte de la "nouveauté", le FN est un parti qui est présent depuis longtemps dans le paysage politique français (depuis 1983 pour ses premiers "bons" résultats). Sa présence est à la fois habituelle (ce qui rassure) et faussement embarrassante pour la classe politique française (ce qui plait à des électeurs désabusés).

A cela s'ajoute la dérive de la droite traditionnelle française, sous les assauts répêtés d'une frange dure de l'UMP et de la course aux thèses du FN menées par Sarkozy, Copé et consorts ces cinq dernières années. Pas étonnant que l'on voit désormais une partie de l'électorat UMP soutenir l'idée d'accords électoraux locaux (38 %) ou nationaux (7 %) avec le FN pour les municipales !

Le communisme : remède contre la peste brune

Alors, au final, comment considérer ce sondage, et, plus généralement, que faire face au FN ?

S'il est sûr que l'extrême-droite a vu ses idées réapparaître en France comme ailleurs en Europe quarante ans parès la Seconde guerre mondiale avec l'approfondissement de la crise capitaliste, ses idées conquièrent des esprits au sein d'un électorat populaire ou de droite alors que les partis traditionnels, tellement engagés dans la cogestion du système capitaliste, sont devenus incapables de proposer des sorties à une crise qui est celle du système lui-même.

La solution pour combattre le péril brun, c'est un retour des valeurs solidaires et anticapitalistes portées par un mouvement communiste qui s'est affaibli dans les années 80 et 90 sous le double coup d'une politique d'alliance électorale par en haut (l'Union de la gauche, la gauche plurielle) et des campagnes anti-communistes menées lors de la chute des pays socialistes.

Renouer avec le terrain, réaffirmer nos valeurs et notre espoir d'une société nouvelle, socialiste, porter haut et fort la nécessité d'un Front populaire moderne avec des solutions concrètes et immédiates, voilà ce qui permettrait de rompre avec la dynamique pessimiste et autodestructrice qui traverse actuellement le peuple français et de renouer, à l'inverse, avec une dynamique positive, populaire, rassembleuse, pour de nouvelels conquêtes sociales.

C'est d'autant plus possible aujourd'hui que 32 % des français affirmaient avoir une bonne image du PCF le 29 août dernier, dans un sondage IFOP pour le Figaro magazine (!). Un résultat en net progrès depuis deux ans !

C'est aux communistes et à leur parti d'impulser cette dynamique. La balle est dans notre camp.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 10:21

C'est aujourd'hui que se joue l'avenir de la raffinerie Pétroplus de Petit-Couronne, avec ou sans participation de l'Etat.

Le dépôt des offres de reprise auprès de l'administrateur judiciaire expire ce soir à 17 h pour la raffinerie seino-marine.

Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a assuré sur la radio RTL que le gouvernement attendait "plusieurs offres" de candidats à la reprise du site de Seine-Maritime, qui emploie 470 salariés.

Selon lui, l'Etat est disposé à participer "de façon minoritaire" dans la reprise, "parce qu'il faut des capitaux très importants pour réinvestir et rendre cette raffinerie performante".

C'est une bonne chose sur la forme ! Enfin !  L'idée de nationalisation, même partielle, fait son chemin dans l'esprit des cadres socialistes !

C'est pourtant une idée basique pour un responsable de gauche. Nationaliser, c'est donner à l'état la capacité de décider de l'avenir d'une filière, dans l'intérêt de la collectivité et non pour des intérêts privés, comme c'est le cas quand une entreprise est privée.

Donc, entrer au capital de Pétroplus, pourquoi pas ? Si cela permet de relancer l'entreprise, la production et de sauver les 470 emplois directs liés au site, ce serait déjà ça !

La question qui découle de cette participation, c'est de savoir si l'entrée de l'état au capital de la raffinerie ne constitue qu'un apport financier de l'état pour soutenir un repreneur privé ou si l'Etat jouera pleinement son rôle d'actionnaire publique au sein de Pétroplus ?

C'est une question d'importance pour un secteur stratégique comme celui de l'énergie et des carburants alors que la France perd des capacités de raffinage et toute la recherche qui tourne autour. A la veille d'une nécessaire révolution technologique dans le domaine des carburants, perdre nos capacités de recherche et de production serait dangereux.

Le souci repose non pas sur la capacité d'agir de l'Etat au sein de l'entreprise mais plutôt sur sa volonté.

L'exemple flagrant et actuel, c'est Renault ! L'Etat est actionnaire à 15 % du groupe automobile et possède une minorité de blocage qui lui permet d'intervenir sur la stratégie industrielle du constructeur automobile. Mais que fait-il de cette capacité d'agir ?

Renault a annoncé 8 000 suppressions d'emploi. La direction du groupe menace deux sites de fermeture si les syndicats ne capitulent pas sur la flexibilité du temps de travail. Le site de Flins, dans les Yvelines, a d'ailleurs débrayé ce matin contre les propositions de la direction.

Par ailleurs, depuis des années, la CGT du groupe propose des solutions industrielles alternatives pour sortir Renault de la crise. A l'image des syndicats CGT et CGC de la papeterie d'Alizay, la CGT de Renault a voulu montrer que les salariés étaient capables de réflexion et d'innovation. Nous ne citerons ici que le projet de recyclage des automobiles sur le site normand de Sandouville, un projet économiquement viable et écologiquement responsable.

Et que fait l'Etat, actionnaire minoritaire, face aux licenciements annoncés et en faveur de projets industriels viables et écologiques ? Rien.

Autant les communistes partagent avec le gouvernement socialiste-écologiste l'idée que l'Etat doit renouer avec une politique active dans la relance de l'industrie, y compris par des nationalisations, autant nous ne concevons l'entrée de l'Etat dans le capital d'une entreprise que dans le cadre d'une véritable stratégie gouvernementale dans cette entreprise.

Une participation de l'Etat au capital d'une entreprise sans que le gouvernement ne donne un sens clair à cette participation revient tout simplement à transformer l'Etat en fournisseurs de capitaux pour le bénéfice des groupes industriels, en lieu et place des banques privées. Ce serait inacceptable !

Alors, oui ! Oui à l'entrée de l'Etat dans le capital de Pétroplus !

Mais pour une véritable politique industrielle autour du raffinage et des coproduits du raffinage !

Et, de la même façon, l'Etat et les collectivités locales doivent être en mesure, par la loi, d'exproprier une entreprise menacée de fermeture si celle-ci est viable ou si elle occupe une place stratégique pour notre économie.

Des lois et des actes en faveur d'une politique active de maintien et de développement du tissu industriel français, voilà qui constituerait une politique véritablement innovante en France, une politique pour l'emploi, pour l'avenir de nos jeunes ! Ce serait une politique qui rapprocherait les citoyens de la gauche au gouvernement.

Un bénéfice autant pour notre économie et les travailleurs que pour le gouvernement et le Parti socialiste. Qu'attendent-ils pour agir ?

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 11:08

60 à 65 % des français voteraient non au Traité Constitutionnel Européen contre 55 % en 2005. Il n'y a plus que la classe politique libérale pour faire semblant de croire en l'Europe !

Décidément, cette Union européenne dont on nous vantait les qualités a vraiment perdue de sa superbe !

Selon un récent sondage OpinionWay pour le Cevipof, seuls 44 % des français interrogés considèrent l'appartenance à l'Union européenne comme une bonne chose contre 47 % fin 2011. Et à peine 33 % d'entre eux (contre 42 % en 2009) font dorénavant confiance aux institutions communautaires.

Déjà en septembre dernier, dans une enquête Ifop pour « Le Figaro », les Français estiment que l'euro a eu des conséquences plutôt négatives sur le niveau des prix à 89 %, sur le chômage à 63 % et sur la compétitivité de l'économie à 61 %.

Pour ceux qui ont connu les années 80, l'Europe faisait encore rêver les jeunes. Entre esprit pacifiste, goût pour les voyages et opportunités professionnelles, les jeunes des années 80 croyaient encore au message commercial que vendaient Bruxelles, ses filiales françaises  (UMP, PS, Verts, Centristes,...) et nos médias d'une Europe source de paix et de développement économique.

L'anniversaire souhaité en grande pompe par Angela Merkel et François Hollande sur le rapprochement de la France et de l'Allemagne n'a pas soulevé les foules il y a quinze jours.

C'est que, de traités en traités, d'accords commerciaux libéraux en circulaires européennes, l'Europe est apparue pour ce qu'elle est : un grand supermarché où les grandes entreprises et les gros actionnaires font leurs courses, sur le dos des centaines de millions de travailleurs européens du continent.

Cette Europe se résume à quelques grandes idées libérales économiquement : "concurrence libre et non faussée" ou "libre circulation des capitaux".

Fausse liberté qui a mis les peuples en concurrence, qui a fait disparaître des services publics entiers et ouverts nos frontières et nos entreprises aux capitaux étrangers et aux vents mauvais de la concurrence mondiale, du moins chers et du moins disant social.

On a vu ce que cela a donné en France ! Entre Renault, la Sidérurgie (Arcellor !), EDF, GDF, France Télécom, BNP, AGF, Alcatel, Airbus et tant d'autres, la privatisation n'a entrainé qu'une saignée de l'emploi, une baisse de production en France et une baisse de la qualité des services rendus au public. Sans parler des tarifs en hausse.

En clair, les contribuables ont permi la constitution d'outils industriels et financiers puissants, par leurs impôts, et ce sont aujourd'hui des personnes privées qui en touchent les bénéfices, en oubliant évidemment d'investir dans l'outil que nos gouvernements leur ont cédé et en oubliant de répondre aux besoins des usagers devenus des clients.

Depuis sa création, dans les années 50, l'Europe (la CEE auparavant) n'a été conçue que comme un moyen pour les capitalistes, groupes industriels ou financiers, de se constituer un gigantesque marché où ils pourraient contourner les législations nationales, les protections salariales et les salaires minimum pour accroître leurs revenus.

Avec la crise, la réalité est devenue encore plus évidente.

Qui aujourd'hui peut dire que l'Europe fait quelque chose pour l'emploi et pour empêcher l'appauvrissement des peuples d'Europe ?

L'exemple de la Grèce est édifiant. En trois ans, la misère a gagné 2,3 millions de Grecs, vivant désormais sous le seuil de pauvreté, 2 millions de grecs sont sans-emploi et deux tiers de la population qui ne parvient plus à payer ses factures. Le peuple grec est littéralement amené au bord du gouffre. Et c'est l'Union européenne, avec la Banque Centrale Européenne et le FMI qui donne les directives par le biais d'un gouvernement réduit au rôle d'exécutant.

En Espagne, la hausse du chômage ne connait pas d'arrêt. En janvier, 132 055 chômeurs supplémentaires sont venus rejoindre la cohorte des sans emplois espagnols. + 2,72 % en un mois !

Sur un an, il y a eu 380 949 nouveaux demandeurs d'emploi (+8,28%) pour arriver au total de 4 980 778 millions de chômeurs en Espagne ! Plus de 27 % des travailleurs espagnols ! Plus de 50 % des jeunes !

Et que préconise l'Europe ? D'appliquer en France les mêmes politiques en échec en Grèce et en Espagne !

Et certains s'étonnent que l'Europe ne fasse plus rêver ?

Il est clair qu'aujourd'hui l'Europe n'est pas au service des travailleurs d'Europe, ni en France, ni en Grèce, ni ailleurs.

Pour les communistes, comme pour toutes les forces politiques progressistes d'Europe, il est temps de tourner la page de l'Europe libérale et de construire une autre Europe, basée sur la coopération entre les peuples et non pas sur la concurrence entre les peuples. La question est de savoir si cette nouvelle Europe peut se construire dans le cadre de l'Europe actuelle ou en passant d'abord par sa désagrégation ?

France ou Europe, c'est bien les choix politiques qui sont faits qui doivent changer.

Nos gouvernements peuvent décider, au sein ou en dehors de l'Europe, de refuser de céder au chantage des marchés et prendre des décisions pour reprendre le contrôle de l'économie au bénéfice du peuple.

Crise, misère et libéralisme ne sont pas des fatalités à condition que les peuples se manifestent suffisament.

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 10:04
Nous reprenons ici une excellent décryptage des "analyses" des médias dominants sur la trahison de la CFDT, de la CFTC et de la CGC devant le MEDEF avec l'accord de janvier qui fait sauter le CDI et la réglementation sur les licenciements qui protège actuellement les travailleurs.
Cet article de Frédéric Lemaire, sur Acrimed (http://www.acrimed.org/article3984.html), démontre bien que les grands médias ne font que véhiculer qu'un seul discours, qu'une seule analyse, celle des marchés financiers et des grands entreprises qui contrôlent ces médias (Bouyghes, Lagardère, Dassault,...).
Des dizaines de journaux et de chaînes télé pour diffuser le même charabia, les mêmes séries mercantiles et les mêmes publicités : une diversité de façade qui soumet nos cerveaux à une propagande concertée en faveur d'une société de consommation et de divertissement qui va de pair avec une soumission aux dogmes économiques libéraux.
Consommez ! Consommez ! Les financiers dirigent vos vies et les médias vous lavent le cerveau !
Solidaire

Le 11 janvier, les organisations patronales et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC) ont conclu un accord sur la prochaine réforme du marché du travail, au terme d’une négociation commencée en octobre dernier. L’enjeu était important, puisque le gouvernement avait annoncé qu’un éventuel accord entre « partenaires sociaux » serait transcrit dans la loi.

Dans la presse, la signature de l’accord a été quasi-unanimement acclamée. Pour les habituels prescripteurs d’opinion l’accord serait « gagnant-gagnant », « audacieux », ou encore « une bouffée d’air au dialogue social »… Pourtant le texte est loin de faire l’unanimité, notamment parmi les syndicats [1].
Compte tenu de l’importance et de la technicité du texte, un véritable travail d’information aurait été bienvenu, explicitant les subtilités de l’accord et les positions en présence. Mais, c’est hélas coutumier, l’information a cédé le pas au copié-collé des « éléments de langage » du gouvernement ; et aux commentaires, opinions, parti pris des éditocrates, qui, en toute suffisance, s’autoproclament juges de la « démocratie sociale »…

« Plus de souplesse aux entreprises » et « plus de protection aux salariés », c’étaient les termes du gouvernement pour qualifier la réforme du marché du travail censée résulter des négociations entre organisations patronales et syndicales, lancées le 4 octobre 2012. Cette présentation de la réforme suggère qu’elle opèrerait un équilibre délicat, « gagnant-gagnant », entre les intérêts des entreprises et ceux des salariés – selon des termes (« souplesse », « protection ») qui fleurent bon l’agence de com’.

Que le gouvernement communique autour d’une de ses initiatives est une chose. Que les médias en reprennent unanimement les « éléments de langage » en est une autre… Car depuis l’AFP jusqu’à Reuters, Libération ou le Figaro, en passant par France Inter, RTL, France Télévisions, c’est la même rengaine : la réforme qui devrait résulter des négociations promet « plus de souplesse aux entreprises, et plus de protection aux salariés » (voir en annexe cette étonnante uniformité lexicale qui est aussi une spectaculaire démonstration d’unanimisme médiatique).

Un accord « donnant-donnant, équilibré et subtil » (Les Échos)

Les éditorialistes, quant à eux, sont unanimes. « Un accord (presque) historique  » titre Le Monde, pour qui « l’accord […] a l’imperfection de tous les compromis, mais il est équilibré, gagnant-gagnant » (12 janvier). Même sentence pour Libération, « les Cassandre ne manqueront pas de trouver bien des défauts à ce projet d’accord. Mais elles auront tort. Cette négociation […] apporte une bouffée d’air au dialogue social dans un pays au bord de l’asphyxie » (11 janvier).

Pour Franz-Olivier Giesbert, du Point, « l’accord […] n’est certes pas parfait, mais il a au moins le mérite de sortir la France du formol social dans lequel elle trempe depuis Mathusalem, avec les résultats que l’on sait en matière de chômage  » (10 janvier). Christophe Barbier, directeur de L’Express, étale quant à lui son art de la pédagogie : « la flexibilité, c’est la sécurité ! Il ne faut pas opposer la flexibilité et la sécurité. » (éditorial du 11 janvier sur iTélé).

Les Échos, moins pédagogues sans doute, exultent : « la clef de ce compromis se trouve du côté de la flexibilité. À tel point qu’au lieu de parler de flexisécurité, il convient d’évoquer la sécuflexibilité. » Se payant, au passage, le gouvernement : « L’ironie est qu’il appartient à la gauche d’avaliser le mot même de flexibilité qu’elle rangeait dans la case de l’ultralibéralisme il y a un an. Mais, après tout, elle récusait également tout problème du coût du travail et toute idée de hausse de la TVA.  »

Haro sur les « archaïques »

Mais Le Monde s’inquiète déjà de la fragilité des acquis de l’accord : « le plus dur est à venir : obtenir des élus socialistes le même respect de la démocratie sociale » (12 janvier). Une démocratie sociale qui a cela de sympathique qu’elle permet à trois syndicats minoritaires en termes de représentativité (au total, 38,7% aux dernières élections prudhommales) d’endosser un accord refusé par deux syndicats majoritaires (au total 49,7% aux dernières élections prudhommales, voir seconde annexe).

Libération annonce « que les partenaires sociaux, ou au moins une majorité d’entre eux, s’accordent sur une première négociation sociale, attendue depuis des années  » (11 janvier). Une majorité dont le quotidien oublie de préciser qu’elle est, en termes de représentativité, minoritaire.

Même oubli dans le Nouvel Observateur, qui annonce qu’« une majorité de partenaires sociaux a donné un avis positif, vendredi 11 janvier en fin de soirée, sur la signature de l’accord tant attendu sur la sécurisation de l’emploi, actant plus de droits pour les salariés et plus de flexibilité pour les entreprises. »

Aux syndicats signataires, qui ont permis cet accord si précieux, la presse dresse unanimement des éloges : « les signataires ont courageusement pris le risque de la réforme au lieu de s’accrocher à un statu quo mortifère » explique Le Monde (12 janvier). « MEDEF et CFDT, fins stratèges d’un accord audacieux » titre l’article du Figaro du 13 janvier. Franz-Olivier Giesbert est à deux doigts d’adhérer à la CFDT : « Grâces soient rendues à la CFDT d’avoir fait la preuve, une fois de plus, de son patriotisme et de sa maturité en signant le projet  » (Le Point, 10 janvier).

Ces éloges n’ont d’égal que l’opprobre jeté sur les syndicats qui ont refusé de signer l’accord. Si la CGT s’y oppose, c’est par pur calcul interne croit savoir Le Nouvel Observateur « Le secrétaire général de la CGT, dont la succession a affaibli l’organisation, est soucieux de montrer les muscles. » (11 janvier).

Pour Giesbert, la CGT et FO « décidemment hors d’âge » refusent l’accord par « logique boutiquière » (11 janvier) ; « C’est encore cet autisme français qui, cadenassant le pays dans l’archaïsme, l’a jusqu’à présent empêché d’accepter les solutions qui s’imposent en matière de compétitivité ou d’emploi. » (10 janvier)

Pour Le Monde, c’est bien évidemment un mauvais pari : « ce compromis va légitimer le syndicalisme réformiste et le dialogue social, si bien que la stratégie de la CGT et de FO pourrait s’avérer perdante. »

Dire « non » au projet du patronat n’est semble-t-il pas une option dans le « dialogue social » tel qu’il est conçu par les éditorialistes. « Il faut donc une nouvelle fois constater que la principale organisation syndicale française s’est mise hors du jeu de la négociation quasiment à l’instant où elle a démarré. C’est étrange, et pour tout dire condamnable » (Les Échos, 14 janvier).

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Chroniqueurs, experts et éditorialistes « pédagogues » patentés s’accordent donc unanimement pour donner leur bénédiction à l’« accord sur l’emploi ». Juges autoproclamés de la « démocratie sociale », ils distribuent bons et mauvais points, acclamant les signataires et condamnant les syndicats « archaïques », défenseurs d’un « statu quo mortifère ». Oubliant, au passage, de préciser que ces syndicats représentent une majorité de salariés…

Dans le traitement médiatique de cet accord sur la réforme du marché, le commentaire a « écrasé » l’information. Comme si expliquer le contenu de l’accord revenait à s’en féliciter. Comme si présenter les positions des différentes organisations syndicales exigeait d’adouber les unes et de vilipender les autres, ou comme si rendre compte des grands dossiers économiques et sociaux commandait de se lamenter systématiquement sur l’obsolescence du « modèle français »…

Ce journalisme d’opinion recouvre et étouffe le reste de l’information. Il trouve appui dans les automatismes d’une langue journalistique, censément « neutre », qui reproduit pourtant servilement les éléments de langage gouvernementaux : « flexibilité » et « souplesse » pour évoquer les licenciements ; « dialogue social » comme ratification par les syndicats des exigences patronales ; et aux accents parfois orwelliens (« La flexibilité, c’est la sécurité ! » annonce Christophe Barbier).

Ses victimes collatérales sont doubles : ceux qui au sein de la profession journalistique cherchent à informer plutôt qu’à influencer l’opinion ou à intervenir dans le débat politique ; et le public, pris en otage par une clique bavarde et partisane, qui impose une version subjective de l’actualité.


- Annexe 1 : une étonnante uniformité lexicale

« Le chef de l’Etat […] croit aux vertus du dialogue social […] pour donner plus de souplesse aux entreprises, plus de protection aux salariés.  » (L’Express, 29 décembre) ;

« Cette négociation, voulue par le gouvernement et entamée le 4 octobre, vise à concilier plus de souplesse pour les entreprises et plus de protection pour les salariés . » (Libération, 1er janvier) ;

« Il s’agit de trouver un équilibre entre plus de flexibilité pour les entreprises et plus de protection pour les salariés . » (La Croix, 7 janvier) ;

« A la recherche d’un compromis historique sur une réforme du marché du travail, syndicats et patronat peinent à s’entendre pour le rendre à la fois plus souple et plus protecteur.  » (Direct Matin, 8 janvier) ;

« Les négociations reprennent […] Il s’agit d’offrir à la fois plus de protection aux salariés, mais aussi plus de souplesse aux entreprises  » (Leparisien.fr, 9 janvier). L’article est assorti d’un sondage : selon vous, faut-il assouplir le code du travail ? » ;

« Depuis le coup d’envoi, le 4 octobre 2012, de cette négociation cruciale, syndicats et patronat peinent à trouver un compromis pour fluidifier le marché du travail en donnant plus de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés.  » (AFP, 10 janvier) ;

« Une majorité de partenaires sociaux a donné un avis positif, vendredi 11 janvier en fin de soirée, sur la signature de l’accord tant attendu sur la sécurisation de l’emploi, actant plus de droits pour les salariés et plus de flexibilité pour les entreprises . » (Nouvel Obs, 11 janvier)

« La négociation sur la sécurisation de l’emploi, destinée à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , a abouti vendredi à un projet d’accord. » (Le Parisien, 11 janvier 2013)

«  Les négociations sur une réforme du marché du travail alliant plus de sécurité pour les salariés et flexibilité accrue pour les entreprises ont débouché sur un accord vendredi  » (Reuters, 12 janvier)

« Au terme d’une journée marathon et de trois mois de négociations, syndicats et patronats ont arraché hier soir l’accord tant attendu par l’exécutif sur la sécurisation de l’emploi, destiné à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés.  » (La Dépêche, 12 janvier)

« Au terme de trois mois de négociations, syndicats et patronats sont parvenus à un accord vendredi 11 janvier sur la sécurisation de l’emploi, destiné à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés . » (L’Expansion, 14 janvier)

« Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés cet accord "marque l’avènement d’une culture du compromis après des décennies d’une philosophie de l’antagonisme social", s’est félicitée Laurence Parisot, présidente du Medef. » (BFMTV.com, 12 janvier 2013)

«  Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , que prévoit exactement cet accord ? » (RTL.fr, présentation de l’émission d’Eric Vagnier, 12 janvier)

« Trois syndicats sur cinq, à l’exception de la CGT et de FO, et les organisations d’employeurs, sont convenus d’un dispositif qui offre plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés.  » (RFI)

«  Plus de souplesse pour les entreprises et davantage de protection pour les salariés. Tels sont les grands axes de l’accord trouvé vendredi après trois mois de négociations entre syndicats et patronats. » (francetvinfo.fr, 14 janvier)

«  Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , ce projet de loi sera présenté en Conseil des ministres en mars, puis examiné en urgence par le Parlement en vue d’une promulgation fin mai » (france24.com, présentation de l’émission « duel de l’économie », 17 janvier)

« La semaine dernière, la CGT et Force ouvrière ont refusé de signer l’accord sur une réforme du marché du travail […] Cet accord est censé offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés  » (présentation de l’émission du 21 janvier 2013, France Inter)

- Annexe 2 : une majorité de partenaires sociaux... non majoritaire.

Trois syndicats sur cinq ont voté l’accord. Une majorité de partenaires sociaux, certes, mais non représentative : en termes de représentation syndicale, les signataires représentent 38,7% des votants aux élections prudhommales de 2008 [2] :
- La CFDT : 21,8%
- La CFTC : 8,7%
- La CFE-CGC : 8,2%

Les non-signataires représentent 49,7% des votants aux élections prudhommales de 2008 :
- La CGT : 33,9%
- FO : 15,8 %

Des informations trop rarement rappelées dans les articles consacrés à l’accord...

Notes

[1] La CGT et FO, qui ont refusé de signer le texte, sont majoritaires en termes de représentativité. Au-delà du milieu syndical, de nombreuses voix se sont par ailleurs élevées pour critiquer cet accord...

[2] http://travail-emploi.gouv.fr/espac...

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:56

N'oublions pas que c'est un président du Conseil socialiste (Guy Mollet) qui enverra le contingent (les appelés) en Algérie, allongera la durée du service militaire et ouvrira la porte à la guerre d'Algérie.

Harlem Désir insulte la mémoire des républicains espagnols
L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) s’indigne des propos tenus par le secrétaire national du Parti Socialiste, monsieur Harlem Désir, lundi 21 janvier 2013 lors de l’émission « Mots Croisés » sur France 2. Le sujet de l’émission était l’intervention française au Mali. Le Secrétaire du Parti Socialiste, député européen, a tenu les propos suivants :
« Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames, ou des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants ».
Monsieur Harlem Désir n'ignore pas l'Histoire. Ces propos ne relèvent pas d’une méconnaissance de ce qui s’est passé en 1939 lors de l’exil des républicains espagnols, ces propos confirment la volonté au plus haut niveau de l’Etat de nier certaines pages honteuses pour la France. S’il y a eu en France solidarité à l’égard des réfugiés espagnols, elle venait du peuple français et non pas des autorités gouvernementales de la troisième République.
C’est bien le gouvernement du Président du Conseil Radical-socialiste Edouard Daladier qui enferma des dizaines et des dizaines de milliers de républicains espagnols dans des camps de concentration, plusieurs milliers y sont morts.
C’est bien le gouvernement de la troisième République qui en 1939 a signé des décrets de surveillance des espagnols, qui les a fiché camp par camp. Des fiches récupérées ensuite par Vichy pour faire déporter les espagnols vers l’Allemagne nazie ou les renvoyer chez Franco.
C’est bien la France de la troisième République qui a utilisé les espagnols dans l’économie nationale pour remplacer la main d’œuvre française mobilisée par la mise en place de compagnie de travailleurs étrangers étroitement surveillées.
N’est-ce pas le ministre de l’intérieur du cinquième gouvernement radical-socialiste de monsieur Daladier qui signe cette circulaire aux Préfets le 30 octobre 1939 ?
Extraits :
« Il m’est apparu qu’il était nécessaire de préciser à nouveau les conditions dans lesquelles doivent être utilisés les miliciens espagnols internés dans les camps du Sud-Ouest (…) ne seront désormais employés à titre individuel, soit dans l’industrie, soit dans l’agriculture, que les miliciens sur lesquels des renseignements favorables auront été recueillis (…) en conséquence les services de police devront effectuer une enquête minutieuse concernant la conduite de ces étrangers depuis qu’ils sont en France et, si cela est possible, leur activité avant leur arrivée dans notre pays (…) Placement dans l’industrie et l’agriculture : les miliciens pourront être mis à disposition , ils seront nourris par leurs employeurs et hébergés par la commune (…) je vous rappelle qu’il convient de soumettre les intéressés à la surveillance des services de police et de faire vérifier notamment s’ils rejoignent, chaque soir, le local où ils sont logés… » signé : Le secrétaire général du Ministre de l’Intérieur J. Berthoin. ».
Ainsi Monsieur Désir la France de la Troisième République montrait sa « solidarité » à l’égard des espagnols par une surveillance de chaque instant par les services de police, par leur exploitation éhontée dans l’industrie et l’agriculture.
« Ces espagnols étaient reconnaissants …» dites-vous. C’est la France qui devrait être reconnaissante à l’égard des républicains espagnols qui ont dans la résistance et dans l’armée contribué à libérer la plupart des villes de France dont Paris.
Comme nous l’avons déjà écrit au Président de la République, François Hollande, nous demandons vérité, justice et reconnaissance officielle pour les républicains espagnols. Nous demandons que ces pages de l’histoire que vous voulez occulter puissent intégrer les manuels scolaires.
Vos propos à la télévision relèvent d’une volonté de travestir l’Histoire et de l’enjoliver, ils sont choquants. Je tenais au nom familles et descendants des républicains espagnols et de tous leurs amis vous faire part de notre indignation et de notre volonté de mettre au grand jour une réalité historique que vous essayez de nier.
Eloi Martinez Monégal
Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF)
Fils d’un républicain espagnol interné au camp de concentration d’Argelès sur Mer en février 1939
Résistant en Normandie et en Ariège et intégré en 1944 dans les FFI
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