Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 10:45

L'INSEE vient de publier une étude qui démontre que le patrimoine total des ménages français progresse... mais pas pour tous !

Les résultatsdes travaux de l'INSEE sur l'évolution du patrimoine détenu par les "ménages français" confirme ce que les communistes affirment depuis tpujours : en France, certains continuent d'accumuler des richesses insolentes alors que nos gouvernants imposent à la majorité des travailleurs des mesures d'austérité qui les appauvrissent.

Pour l'INSEE : le patrimoine des ménages français a augmenté de 5 % entre 2010 et 2011

Le patrimoine des ménages français a continué d'augmenter en 2011 après un fort rebond en 2010, dépassant son niveau d'avant la crise malgré une flambée immobilière qui retombe et un endettement croissant, selon une étude publiée mardi par l'Insee.

Le patrimoine économique national s'est établi à 13 260 milliards d'euros en 2011, soit près de huit fois le produit intérieur net de la France (1.717 milliards d'euros).

L'Institut national de la statistiques et des études économiques précise dans un communiqué que le patrimoine économique national a connu une augmentation de 5 % par rapport à 2010.

Et nous qui pensions, à écouter nos médias et nos gouvernements, que la France était en ruine économique ?

Le patrimoine des ménages français s'est élevé en 2011 à 10 411 milliards d'euros, soit 7,9 fois leur revenu disponible net, détaille l'Insee. Ce patrimoine progresse de 4,1 % par rapport à 2010, année au cours de laquelle il avait déjà rebondi de 8,1 %, retrouvant son niveau d'avant la crise.

Une hausse spectaculaire des richesses détenues par les particuliers, aussi spectaculaire que la hausse des familles qui fréquentent les organismes caritatifs pour pouvoir manger ou que les salariés victimes de plans sociaux pour cause de... crise. On est bien au delà des chiffres de l'inflation (1,2 %) !

On apprend que ce patrimoine des "français" est composé aux trois quarts "d'actifs non-financiers", des biens immobiliers essentiellement : maisons, appartements, terrains.

Le patrimoine financier net des ménages, dernier quart de "notre" patrimoine total (environ 2 600 milliards d'euros), baisse légèrement entre 2010 et 2011 : -0,8 % après +5,9 % en 2010.

Comment expliquer cette baisse ?

L'INSEE nous apprend que l'assurance-vie demeure le premier placement pour ceux qui ont un peu d'économies avec un encours évalué à 1 430 milliards d'euros en 2011, une somme qui progresse néanmoins moins vite qu'en 2010 (+1,5 % après +7,6 %).

Si l'épargne-vie augmente, comment expliquer la baisse du patrimoine financier des "ménages français" ?

En fait, ce sont les avoirs des ménages en actions et titres d'Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) qui diminuent de 7,6% en raison essentiellement de l'évolution défavorable des marchés boursiers : l'indice CAC 40 a baissé en 20,8% en 2011.

Et oui ! Une partie des français possède des actions qui ont, globalement, beaucoup perdu de valeurs entre 2010 et 2011. Attention ! Il ne s'agit pas de revenus en baisse (les dividendes sont troujours versés) mais bien de placements : tant que vous ne vendez pas, cette "perte" reste théorique. Si les actions remontent, votre capital remonte.

Au final, vous serez donc heureux d'apprendre qu'une partie des ménages français a placé plusieurs centaines de milliards d'euros dans des actions et obligations boursières !

Vous n'en faites pas partie ? C'est peut-être que vous ne faites pas partie de ceux qui ont suffisament de revenus qu'ils peuvent se permettre de jouer en Bourse ?

Pendant ce temps là, on apprend que le patrimoine des administrations publiques se réduit (-13,2%) après une quasi stagnation en 2010 (-0,8%), à 507 milliards d'euros, soit un tiers du produit intérieur net. Leur passif financier net atteint -1.256 milliards d'euros, une dégradation de 13,2% comparé à 2010.

En clair, le patrimoine publique, propriété collective des français dans l'intérêt des français, se réduit alors que les richesses détenues par les ménages les plus aisés augmentent bien plus que l'inflation.

Avec un patrimoine global des familles en augmentation forte, la France est bien un pays où les richesses sont en croissance. On est loin de la crise qui sert à justifier les blocages de salaires, la précarité des emplois et le manque d'investissement dans les services publics.

Cette hausse du patrimoine des ménages profite en réalité à une minorité de familles placées dans les couches les plus aisées tandis que les classes moyennes et les classes populaires voient s'accumuler les difficultés.

Ceux qui, à droite et à l'extrême-droite, pointent du doigt les plus pauvres d'entre nous, vivant du RSA (568 € par mois maxi !) ou des immigrés qui partagent nos difficultés quotidiennes, ceux-là détournent notre attention des vrais profiteurs du système, en haut de l'échelle sociale, grands patrons et gros actionnaires (Liliane Bettencourt !), politiciens cumulards, artistes ou sportifs grassement payés (n'est-ce pas Gérard Depardieu ?). Quelques milliers de familles face aux millions de travailleurs qui peinent à payer leurs factures ou qui rognent sur leurs dépenses.

Crise et austérité sont finalement des instruments économiques et psychologiques de la lutte des classes permettant de démotiver les travailleurs, d'éviter qu'ils remettent en cause l'inégalité de redistribution des richesses qui caractérise le capitalisme.

Lorsque les communistes viendront vous rencontrer pour démonter la propagande médiatique et politique autour de l'austérité, ayez bien en tête ces chiffres du patrimoine des ménages !

Vous comprendrez alors pourquoi les communistes avec le Front de Gauche affirme qu'il existe une alternative à l'austérité.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 10:22

Plus de quatre français sur dix considèrent l'Allemagne comme un modèle. Et pourtant ! Même les allemands n'en sont pas très fiers.

A force de marteler dans les médias que l'Allemagne est un modèle de vertu économique vers lequel il faudrait tendre, de nombreux français sont aujourd'hui convaincus que c'est vrai !

L'Allemagne a remplacé dans les médias les Etats-Unis, modèle libéral des années 80, puis le "tigre irlandais", modèle des années 90. Il faut dire que la réalité puis la crise ont démoli l'image de ces modèles.

A la différence des communistes qui, eux, en ont fini de l'idée de modèle avec la fin des "pays socialistes", les partisans du capitalisme doivent continuellement chercher un nouveau modèle pour faire croire au petit peuple qu'un capitalisme vertueux est possible, qu'il suffirait d'accepter de "petits sacrifices" pour bénéficier d'une économie dynamique qui vous rendrait le tout au centuple. L'équivalent économique du slogan religieux sur le Paradis : "les derniers seront les premiers". Ou de celui qui disait : "Heureux les pauvres d'esprits car le royaume des cieux est à eux !"...

Bref ! Après les Etats-Unis et l'Irlande, le modèle, c'est l'Allemagne !

Et de nous sortir régulièrement des fausses vérités sur l'industrie allemande, sur le dynamisme des exportations, sur le coût du travail forcément moins cher que chez nous et des salaires élevés qui attirent les frontaliers, info (contradictoire avec l'affirmation précédente mais bon !...

Pour conserver pur le modèle, il ne faut surtout pas trop fouillé, ne jamais remettre en question la réalité allemande ce qui amène parfois à oublier la vérité, voire à la pervertir.

C'est ainsi que personne ne nous parle des conséquences des réformes menées par Schröeder, le chancelier "social-démocrate" des années 90 sur la prise en charge des chômeurs. Sont oubliées les conséquences désastreuses de la réforme Hartz 4, combattue en son temps par les syndicats allemands, comme l'obligation pour les chômeurs d'accepter des boulots à 1 euro de l'heure ! (relire : Le modèle allemand : un pays riche peuplé de pauvres de plus en plus pauvres ).

Michaël Sommer, président d'IG Mettal, la puissante centrale syndicale allemande, s'indignait il y a peu du fait  que "l'Allemagne a le plus gros secteur d'emplois à bas salaire de toute l'Europe !". Un modèle pour les salariés ou pour les patrons ?

Et, évidemment, une réalité basique du capitalisme est elle aussi oubliée : pour qu'une économie exporte, il faut que d'autres économies importent ! Or, si des pays entrent en récession, ils importent moins et le pays qui exporte, lui aussi, finit par entrer en récession.

C'est ce que vit aujourd'hui la vertueuse et dynamique Allemagne de l'efficace Angela Merkel ! Avec 4,3 % de croissances en 2010, 3 % en 2011 et seulement 0,7 % en 2012, l'économie allemande connait un coup de frein énorme.

Même côté chômage, entre les chiffres officiels et les chiffres réels, les allemands ne font pas mieux que les français. Fin 2011, les 2,78 millions de chômeurs officiels englobent les 830 000 bénéficiaires de l'AG I, registre des chômeurs ayant cotisé un an et avec des droits complets, mais seulement 1,9 des 4,6 millions de bénéficiaires de l'AG II, qui regroupe les chômeurs en fin de droits et ceux qui ont bossé ne serait-ce que quelques heures dans le mois.

Le taux réel du chômage en Allemagne serait plus proche des 12 % avec plus de 5,62 millions de chômeurs fin 2011.

On serait tenter de dire : heureusement que les jeunes se font rare en Allemagne ! Cela fait moins de jeunes qui sortent des études et à qui il faut fournir un travail !...

D'ailleurs : pourquoi les allemands ont-ils le taux de natalité le plus bas d'Europe depuis trente ans ? Avec 1,41 enfants par femme (en âge d'avoir un enfant) en Allemagne, on est loin des 2,01 enfants par femme en France.

Ne serait-ce pas à cause d'un système social très conservateur qui n'offre pas la possibilité aux femmes d'être à la fois indépendantes ET mères ? En Allemagne, fautes de structures, les mères sont souvent obligées d'arrêter de travailler.

Cette réalité est d'autant plus vraie que les lander de l'est ont vu leur natalité s'effondrer avec la désintégration de la RDA et la disparition des avantages sociaux socialistes, notamment ceux consentis aux femmes.

Quand on connait finalement la réalité allemande, on comprend pourquoi nos médias se limitent à quelques phrases assennées comme des vérités pour décrire l'Allemagne. Entrer dans les détails amènerait forcément à montrer les zones d'ombres qui font que ce pays est aussi dur pour les travailleurs que n'importe quel autre pays capitaliste d'Europe.

Le modèle capitaliste est en réalité un mirage aux alouettes que l'on nous montre pour nous faire accepter des efforts successifs qui devraient nous permettre d'arriver, un jour, c'est promis, au bonheur suprême.

S'il faut regarder ce que font les autres, c'est toujours d'un oeil critique. Il faut savoir retenir les bonnes pratiques et éviter les défauts. Mais surtout, il ne faut jamais oublier que chaque pays est différent et que l'on ne peut pas toujours transposer les expériences.

Et si au lieu de regarder vers des pays capitalistes en crise, on regardait vers des pays progressistes en pleine croissance ?

D'un oeil critique, pourquoi ne pas chercher à tirer profit des expériences en cours en Amérique du sud, au Vénézuéla, en Argentine ou en Bolivie ? Des pays qui sortent de la crise, de la misère ou de l'analphabétisme et qui connaissent des taux de croissance à 5, 6 ou 7 % ?

Choisir ces pays plutôt que les Etats-Unis, l'Allemagne ou la Roumanie, c'est regarder des pays où ce sont les peuples qui comptent et non les bénéfices des entreprises. C'est ce qui gêne nos médias et les "experts" en libéralisme qui monopolisent les antennes et les écrans.

Rompons avec des modèles qui servent des intérêts égoïstes et regardons plutôt vers ceux qui construisent leur économie dans l'intérête de leurs peuples !

Sans a priori et avec l'esprit critique. Non pas pour copier mais pour s'inspirer.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 09:51

Modibo Keïta est le premier président malien. Il défend tout au long de sa vie sa position anticoloniale. Il soutient matériellement l’Algérie et son Front de Libération Nationale, refuse le maintien des bases militaires françaises au Mali et critique les essais nucléaires menés par la France dans le Sahara. Outre son engagement panafricain, il mène de nombreuses actions sociales sur le plan interne. Son orientation progressiste n’était pas au goût de la France, qui organise un coup d’Etat contre lui et met Moussa Traoré à la tête du pays. Celui-ci fait vivre à la population malienne 23 ans de dictature sanglante. Modibo Keïta, quant à lui est incarcéré dans des conditions épouvantables qui seront lacause de son décès le 16 mai 1977.

Quelques discours reflétant sa personnalité 

Déclaration aux chefs des missions diplomatiques au sujet de l’évacuation des troupes françaises du territoire du Mali (20/01/1961)
Excellences,
"Je vous remercie de vous être distraites de vos augustes occupations et de vos nombreuses préoccupations pour répondre à mon invitation. L'importance de la communication exige que je vous la fasse moi-même. A l'heure qu'il est, l'ambassade de France en République du Mali est informée par mes soins de la décision de mon parti et de mon gouvernement de voir la France évacuer les bases militaires de Bamako, de Kati, de Gao et de Tessalit, qu'elle occupait du fait des accords franco-maliens signés à Paris le 22 juin 1960, entre elle et la Fédération du Mali et qui deviennent caducs après les événements du 19 au 20 août 1960 et l'acte de reconnaissance par la France du gouvernement du Sénégal, acte qui consacre la dislocation de la Fédération du Mali.
La République du Mali a affirmé sa volonté de coopérer avec la France sur la base de la non-ingérence dans nos affaires intérieures et du respect de notre souveraineté. La décision de mon parti et de mon gouvernement ne met nullement en cause cette volonté. Elle est l'expression de notre conviction qu'à moins d'abandon volontaire de souveraineté de la part d'un État jeune ou d'accords particuliers dans le domaine de la défense, les troupes de l'ex-puissance coloniale ne peuvent stationner sur le territoire de l'ex-colonie aux côtés des troupes du jeune État.
D'autre part, le peuple du Mali, l'Union Soudanaise-R.D.A., et le gouvernement de mon pays ont toujours affirmé leur option en faveur de la politique de non-alignement sur l'un ou l'autre des deux blocs. Cette attitude est en contradiction avec la présence, sur son territoire, des troupes d'une puissance étrangère et à laquelle ne le lie aucun accord et qui d'autre part est engagée dans le pacte militaire d'un bloc.
Je prie vos Excellences d'informer vos gouvernements respectifs et d'attirer leur attention sur notre ferme décision de l'évacuation rapide des troupes stationnées en République du Mali.
Je vous remercie. "
Déclaration relative à la cessation des hostilités en Algérie (19/03/1962)
"II nous est particulièrement agréable de saluer l'heureux événement qui aujourd'hui remplit de joie le cœur de tous les Africains, engagés depuis longtemps dans la lutte contre le colonialisme : la victoire du peuple algérien.
Voici venue la moisson de huit années de courage indomptable, de sacrifices sans murmures, de persévérance sans fanfaronnades ; voici venu le moment tant attendu de la victoire des Algériens eux-mêmes, au terme d'une lutte ouverte, avec l'arme de la foi en l'avenir, de l'amour ardent pour la liberté de la patrie opprimée, la volonté du peuple algérien de redonner à l'homme africain sa dignité.
Frères d'Algérie, les milliers d'Algériens tombés dans les champs de batailles ne sont pas morts en vain. N'est-il pas vrai qu'ils viennent de rendre à notre beau pays, l'Afrique, une partie de sa terre depuis cinquante ans spoliée ?Qui peut encore l'ignorer ? C'est grâce à vous, frères d'Algérie, par l'exemple de dignes pionniers que vous êtes, que les mouvements populaires africains se sont engagés dans la lutte pour la libération du sol national. Il fallait ici que justice vous fût rendue.
Aussi, notre reconnaissance est grande, qui s'est exprimée par la solidarité inconditionnelle de la République du Mali avec les frères de l'Algérie Combattante.
C'est dire combien notre joie est immense, devant la victoire de ceux auprès desquels dès 1960, le peuple du Mali s'est considéré mobilisé.
La victoire du Front de Libération qui a su imposer le respect de la souveraineté et de l'intégrité de l'Algérie Africaine est aussi celle de tous ceux qui, comme les Maliens, n'ont rien ménagé pour en assurer le succès. Victoire du Front de Libération Algérienne, victoire de l'Afrique Combattante, mais aussi victoire des peuples épris de paix au premier rang desquels le peuple de France qui voit mettre un terme aux sacrifices inutiles de ses cadres et de sa jeunesse et à l'hémorragie financière. "
Allocution diffusée à l'occasion de la revalorisation de la fonction enseignante au Mali (19/07/1962)
"Maliennes et Maliens,
Chers Camarades,
Mon propos ce jeudi, s'adresse à vous tous certes, mais plus particulièrement à ceux d'entre vous, dispensateurs de la culture et du progrès, ceux sans qui il n'y a pas de connaissance, et qui ont la charge de guider les pas du jeune Malien héritier de notre glorieux passé sur la voie de l'honneur et de la culture. C'est à vous, Camarades enseignants, qui remplissez une mission noble, exaltante, mais difficile et ingrate, avec bien souvent la seule satisfaction d'avoir accompli votre devoir, que le Parti, en accord avec tous les travailleurs, a décidé de réserver sa première attention en procédant à la revalorisation de votre fonction.
Il y a trois ans, le Parti avait décidé la valorisation du travail de la terre, qui demeure plus que jamais un impératif du développement économique de notre pays. La revalorisation de la fonction d'enseignant est devenue aujourd'hui elle aussi, un impératif du développement national dans tous les secteurs. C'est pourquoi, sans minimiser la valeur des autres professions, le Parti a décidé d'accorder des avantages particuliers aux enseignants de tous grades.
A cet effet, trois zones ont été créées telles que les définit le décret dont je donne lecture :
— Article 1er. - Une prime spéciale dite prime d'enseignant est allouée aux personnels de l'enseignement ressortissants de la Fonction Publique malienne.
— Art. 2. - La prime d'enseignant est servie au personnel exerçant effectivement des fonctions enseignantes. Celles-ci sont concrétisées par des décisions chargeant le personnel de cours, de conférences, de classes où ils dispensent un enseignement conformément aux programmes scolaires officiels.
— Art. 3. - Le taux mensuel de la prime d'enseignant est ainsi fixé : 10 000 francs en première zone de service ; 6 000 francs en deuxième zone de service ; 4 000 francs en troisième zone de service.
Les zones de service sont les suivantes
PREMIERE ZONE
Région de Gao. - Toute la région de Gao, excepté les villes de Gao, Tombouctou, Bourem, Ansongo, Goundam, Dire, les centres de Kabara et Tonka ; Région de Mopti. - Tout le cercle de Niafunké, excepté la ville de Niafunké et les centres de Youvarou, Saraféré et Sa ; Région de Bamako. - Tout le cercle de Nara, excepté la ville de Nara ; Région de Sikasso. - Le centre de Fourou ; Région de Kayes. - Tout le cercle de Nioro, excepté la ville de Nioro ; Tout le cercle de Yélimané excepté la ville de Yélimané ; Tout le cercle de Bafoulabé excepté les villes de Bafoulabé, Mahina et toute école située sur la voie ferrée ; Tout le cercle de Kéniéba excepté la ville de Kéniéba ; Tout le cercle de Kita excepté les villes de Kita et Toukoto, le centre de Sirakoro et toute école située sur la voie ferrée.
DEUXIEME ZONE
Toutes les écoles situées dans les régions, villes et centres non prévus dans la première et troisième zones.
TROISIEME ZONE
Villes de Mopti, Sévaré, Bandiagara, Bamako, Kati, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Koutiala, San, Kayes, Kita, Baguineda, Markala, Ségou, Macina, Niono.
— Art. 4. — La prime d'enseignant est exonérée de la taxe civique. Elle n'est pas soumise à retenue pour pension. Elle est mandatée avec la solde mensuelle.
— Art. 5. — Le présent décret qui prendra effet à compter du 1er octobre 1962 sera enregistré, publié et communiqué partout où besoin sera.
Ainsi, à partir de la rentrée prochaine, tout enseignant en République du Mali est assuré d'une indemnité supplémentaire minimum de 4 000 francs.
Camarades Enseignants, vous avez compris que cette prime est deux fois et demie plus élevée dans les villages de brousse qu'à Bamako et dans les grandes villes. Le Parti a voulu marquer, dans cette répartition, son souci permanent d'encourager les efforts déployés vers l'amélioration de la situation du paysannat, qui demeure au centre de nos préoccupations. Désormais, le village ne sera plus un lieu de réclusion. Il sera pour l'instituteur la zone de salaire la plus élevée de l'ensemble de la République du Mali. L'instituteur qui conçoit son métier comme un sacerdoce, trouvera, dans sa présence effective, auprès de nos paysans, la satisfaction matérielle de se voir élevé, sur le plan de la solde, au-dessus de son homologue de la ville.
L'Union Soudanaise-R.D.A. comme dans toutes ses autres décisions, est demeurée attachée à l'application de nos principes. D'autre part, pour que toutes les classes soient dotées, il sera procédé au recrutement d'instituteurs adjoints ; un concours sera ouvert à cet effet et auquel les moniteurs, les auxiliaires et décisionnaires de l'Administration, les jeunes gens pourvus ou non du brevet élémentaire ou B.E.P.C. seront admis à participer. Les lauréats du concours seront immédiatement engagés comme instituteurs adjoints dans la limite des besoins du Ministère de l'Education Nationale.
Je me dois de saluer ici le grand esprit de compréhension et d'abnégation des travailleurs des autres secteurs qui, après s'être imposés volontairement pendant un an la taxe de solidarité en faveur de nos frères refoulés du Sénégal depuis 1960 et la taxe civique pour l'essor du pays, viennent de s'engager à ne jamais se référer à cette nouvelle mesure pour en revendiquer l'application à leur profit. Au nom du Parti je leur rends un vibrant hommage. Maliennes et Maliens, qu'elle est belle la leçon à tirer de cet événement. La preuve est administrée une fois de plus, qu'il ne peut y avoir opposition d'intérêts là où toutes les couches sociales se trouvent solidement unies et mobilisées dans un même parti national. Les moments que nous vivons apportent le gage du succès de la Révolution du Mali, et constituent des jalons précieux dans la voie de la construction socialiste du pays. Ce n'est pas un hasard si l'action syndicale au Mali se révèle non plus comme une arme contre le régime, mais comme un moyen de mobilisation des travailleurs pour plus d'exactitude et d'assiduité, pour plus de rendement dans le travail. L'action syndicale devient le support du régime, parce que le travailleur détient le pouvoir et l'oriente dans l'intérêt exclusif du peuple. Camarades de l'Union Soudanaise-R.D.A., seul un régime engagé dans la voie du socialisme peut escompter sur les résultats que nous avons obtenus.
Camarades, nous avions eu raison, le 22 septembre 1960, d'opter pour la voie socialiste.
C'est pourquoi nous poursuivrons inexorablement notre chemin. Avec un peuple comme le nôtre, nous remporterons chaque jour de nouvelles et éclatantes victoires « inch Allah ».
Quant à vous, éducateurs du Mali, si la sollicitude du peuple malien tout entier vient justement soutenir les efforts que vous n'avez jamais cessé de déployer, vous ne pouvez pas ne pas comprendre que le sacrifice que les Maliens consentent unanimement en votre faveur vous engage.
La revalorisation ainsi décidée correspond, rien que pour le premier trimestre, à 30 millions de francs maliens. L'effort est considérable et il vous engage, Camarades Enseignants à vous montrer dignes de cette confiance de votre Parti, l'Union Soudanaise-R.D.A., en vous attachant davantage à votre noble métier, à vous considérer partout, dans les classes, les villes et les villages comme des apôtres et non comme des salariés afin d'accélérer la liquidation de l'analphabétisme.
L'Union Soudanaise-R.D.A. a fait son devoir vis-à-vis de vous. A vous de prendre vos responsabilités vis-à-vis du peuple et du Parti. Vive le Corps Enseignant ! Vive la solidarité fraternelle et active de tous les travailleurs du Mali, pour que vive la République du Mali résolument engagée dans la voie du socialisme. "
Source : modibokeita
Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 09:46

Première force d'opposition à l'oligarchie mafieuse en Russie, le Parti communiste a obtenu 20 % des voix aux dernières élections (2012) malgré une fraude massive constatée par les observateurs internationaux (des taux de participation à 130 % : faut le faire !).


Lettre de Valery Rashkin, membre du Présidium du KPRF, secrétaire du Comité central du Parti communiste, premier secrétaire du comité du Parti communiste de la ville de Moscou, député de la Douma à Gérard Depardieu, qui a pris la nationalité russe - traduction Nico Maury

"Gérard Depardieu, je vous suggère de faire comme votre père communiste et de rejoindre le Parti Communiste"

Cher Monsieur Depardieu,
Dans votre discours aux journalistes russes vous avez appelé la Russie "un pays avec une grande démocratie". Ce que vous ne savez pas, c'est que des centaines de milliers de personnes ont protesté et continuent à protester contre la fraude lors des élections parlementaires et présidentielles. Les autorités ont réagi par des poursuites pénales contre les dissidents et par un resserrement brutal de la loi sur les rassemblements.
Dans cette "terre de grande démocratie", la police pendant les vacances de noël dispersés des centaines d'enfants jouant dans la neige.
Dans cette "terre de grande démocratie", un ancien ministre de la défense, qui par des stratagèmes frauduleux a été volé plus de 4 milliards de roubles, est toujours en cavale.
Enfin, dans ce "pays de grande démocratie", les médecins et les enseignants on un niveau de vie identique à celui des travailleurs non qualifiés, les personnes âgées ne peuvent pas survivre avec une maigre pension et mendient ou font les poubelles.
Si vous aimez et appréciez la Russie, vous devez savoir qu'elle est en danger. Je vous suggère de faire comme votre père communiste et de rejoindre le Parti Communiste de la Fédération de Russie pour défendre ses idéaux.
Selon tous les sondages indépendants les idées socialistes en Russie ont de plus en plus de soutien populaire. Le pays peut rapidement basculer à gauche. Les membres de notre parti sont prêts à vous rencontrer et de discuter du programme de notre parti - un excellent programme pour reconstruire le pays. Nous aimons tous la nature de notre pays, notre histoire, notre culture. L'amour pour le pays doit être actif, sinon nous allons bientôt le perdre.
Cordialement,
Valery Rashkin.
Premier secrétaire du Comité municipal de Moscou du Parti communiste
Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 11:42

Ce matin, les sénateurs ont majoritairement rejeté l'instauration du scrutin binômal pour les prochaines élections départementales.

On n'arrête pas le délire ! L'argument de la parité est de nouveau de sortie pour justifier la nouvelle usine à gaz pondue par un gouvernement pour réformer l'élection des élus départementaux.

Avec Nicolas Sarkozy, nous avions eu droit au "Conseiller territorial", un élu de synthèse à la fois conseiller régional et conseiller général, animal politique hybride que le conseil constitutionnel a fini par invalider.

Avec François Hollande, c'est l'invention du canton à deux têtes !

Partant du constat que les femmes sont sous-représentées en politique, le Parti socialiste et son gouvernement ont eu l'étrange idée de proposer un redécoupage des cantons qui s'accompagnerait d'un nouveau mode de scrutin : le scrutin binôminal.

De quoi s'agit-il ? De faire élire dans chaque canton un duo homme-femme.

Dans l'Eure, au lieu de 43 conseillers généraux élus dans 43 cantons différents, il y aurait 22 "couples" d'élus (couples hétéros ! Lol) soit 44 conseillers "départementaux" élus dans 22 circonscriptions cantonales.

Ce système électoral à deux têtes particulièrement tordu ne répond pas à la question du pourquoi de la sous-représentation des femmes en politique ? Deux principales raisons sont en cause : l'absence de volonté des partis politiques, d'une part, et les difficultés pour les femmes à s'impliquer en politique dans une société où la gestion de la maison et l'éducation des enfants sont encore trop souvent laissés à la charge des femmes (la "double journée" !).

Pour ce qui est de la parité, ceci étant, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne : la droite paye chaque année une amende pour non respect de la parité aux élections législatives ; à l'inverse, le Parti communiste a plus de sénatrices que de sénateurs !

Mais, au delà de la parité invoquée par les socialistes, se cache un gros souci : ce nouveau système va immanquablement entrainé un effritement du pluralisme électoral, en clair, une bipolarisation accrue de la politique française en faveur des grosses écuries, le PS d'un côté et l'UMP de l'autre.

Par exemple, dans l'Eure, en passant de 43 cantons à 22 circonscriptions cantonales, ce sont forcément les forces politiques puissantes sur tout le territoire qui sont favorisées. Les candidats "indépendants" et les forces politiques bien implantées localement sont forcément défavorisées.

C'est le cas du centre comme des conseillers généraux actuellement élus sous l'étiquette "divers" (sans affiliation à un parti).

C'est aussi le cas du Parti communiste qui a quatre conseillers généraux élus sur quatre cantons qui ne se touchent pas : Brionne, Gisors, Pont-de-l'Arche et Saint-André-de-l'Eure. Le redécoupage et regroupement de cantons va forcément "diluer" l'électorat de ces conseillers généraux sur des territoires plus vastes où leurs camarades ne réalisent pas de bons scores.

A termes, dans l'Eure, ne subsisteront que deux groupes : PS et UMP.

C'est le cas dans la plupart des départements, ce qui signifie un appauvrissement de lar eprésentation politique française puisque une part encore plus grande des électeurs ne sera pas représentée au niveau départemental !

Dans ce contexte, le vote négatif des sénateurs sonne comme un coup de semonce pour le gouvernement et sa majorité.

Ce sont les sénateurs de droite (UMP et centristes) qui ont voté non (164 voix) et les socialistes et radicaux de gauche qui ont voté pour (144 voix), les communistes et quelques centristes s'abstenant.

Pour la droite, évidemment, il ne s'agit pas de gueuler contre la bipolarisation politique (qui lui bénéficie) mais de protester contre le redécoupage des cantons qui va rééquilibrer le poids démocraphique des cantons, donc diminuer le nombre de conseillers départementaux issus des territoires ruraux. Un choix qui se discute.

Pour les communistes, quoi qu'on en dise, le meilleur système électoral est le scrutin de liste à la proportionnelle, seul mode électoral qui permet de confronter les programmes et les bilans des forces politiques en présence et qui permet une représentation équilibrée des forces politiques en fonction de leur poids électoral.

A un an d'élections municipales et sénatoriales, le Parti socialiste et ses alliés devraient réfléchir aux conséquences politiques de leurs décisions et de leurs propos. L'affaiblissement annoncé des territoires ruraux et de forces politiques de gauche pourrait bien sonner le glas d'un Sénat de gauche.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Autour du canton
commenter cet article
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 11:34

Le changement, c'est pour quand ? Pour les communistes et le Front de Gauche, il est temps que le gouvernement socialiste prenne les mesures qui s'imposent pour soutenir l'emploi et les salaires face aux appétits des marchés.

Certes, il y a le mariage pour tous et l'éventuelle possibilité de débattre du droit de vote des étrangers aux élections locales. C'est progressiste, en effet.

Mais qu'est-ce que cela pèse face aux multiples décisions déjà prises qui vont appauvrir les travailleurs, les soumettre un peu plus à la précarité et qui ouvrent de nouvelles défiscalisations pour les grandes entreprises ?

Pluie de mesures néfastes aux travailleurs

En fin d'année, il y a avait déjà dans la musette gouvernementale la ridicule augmentation du SMIC décidée pendant l'été et des mesures offrant 20 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux entreprises.

Depuis les fêtes, après des hausses de début d'année supérieures à l'inflation pour l'électricité et les autoroutes, voilà que le gouvernement valide un accord sur la flexibilité du temps de travail qui va faire voler en éclat le code du travail avec le seul soutien de syndicats minoritaires qui de négociations en accords ne font que céder aux exigences patronales.

Hier, on apprend que la revalorisation des pensions de retraite ne sera plus indexée sur l'inflation, une mesure qui annonce un décrochage des pensions par rapport aux prix comme cela a été le cas avec les salaires.

Et ne parlons pas du marché de l'emploi ! Le gouvernement reste dangereusement passif face à une accélération des plans sociaux même dans le cas de Renault où, pourtant, l'Etat est un gros actionnaire.

Alors que les peuples grecs, espagnols ou portugais font l'expérience de l'échec total des politiques d'austérité pour régler les crises économiques que connaissent ces pays, le gouvernement français refuse de s'opposer aux exigences des milieux financiers et boursiers qui ont plongé la France et l'Europe dans la crise.

A l'inverse, on apprend que la banque Goldman-Sachs, coupable d'avoir favorisé la crise financière en 2008, a multiplié par trois ces bénéfices en 2012 !

A qui profite l'austérité ? Aux banques et aux spéculateurs boursiers !

Pourtant, une majorité de français a voté en mai et juin pour un changement de politique et nombre de militants et d'élus nationaux socialistes continuent de défendre l'idée d'une rupture politique avec trente ans de dérégulation libérale.

L'alternative à l'austérité, c'est possible !

C'est à destination de ces millions de français, de travailleurs et de militants de gauche que le Parti communiste d'apprête à lancer, avec le Front de Gauche, une campagne contre l'austérité qui s'ajoutera à la bataille parlementaire contre l'accord MEDEF-CFDT sur la flexibilité.

Car, pour le PCF, "l'alternative à l'austérité, c'est possible !"

Refusant de miser sur l'echec du gouvernement, ce qui serait une aberration tactique et une faute vis-à-vis des travailleurs, le PCF entend porter des propositions alternatives à l'austérité et obtenir un changement de politique de la part du gouvernement.

Une série de "25 premières mesures pour changer d'orientation" servira de base de travail pour démontrer qu'une autre politique est possible.

Ces mesures s'articulent autour de quatre pôles :

- Une réforme fiscale et bancaire pour dégager les moyens financiers pour l'emploi et investir ;

- Le relèvement des salaires et de nouveaux droits pour protéger les salariés des licenciements ;

- La transition écologique par un développement économique et social créateur d'emplois

- Un desserement immédiat des "contraintes" des traités d'austérité pour changer d'Europe.

Les mesures envisagées seront l'objet de débats et de présentations aux travailleurs dans les semaines à venir.

Un premier rendez-vous de dimension nationale est pris pour le 23 janvier à Metz, au coeur de la Lorraine et à deux pas de Florange.

Quant au texte sur la flexibilité du travail, les députés et sénateurs communistes et du Front de Gauche seront les porteurs des exigences des salariés pour empêcher ce texte de passer.

Le changement ne viendra pas d'en haut apparemment.

Aux travailleurs de se faire entendre. Encore faut-il qu'ils s'expriment !

Les communistes et le Front de Gauche ont la volonté de briser le consensus politico-médiatique autour de la crise et d'initier une prise de conscience populaire de la possibilité d'un changement et de la force qu'aurait un mouvement social majoritaire.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 10:03

Après les 11 000 suppressions de postes de Peugeot/PSA, c'est au tour de Renault d'envisager de liquider 7 500 emplois pour accroître ses bénéfices.

On a beau nous parler d'un marché automobile en chute libre en France, les arrières-pensées des dirigeants de Renault avec leur plan de suppressions de postes sont certainement à chercher dans les pressions qu'elle exerce sur les syndicats pour soumettre les travailleurs à plus de flexibilité.

Quand on met bout à bout les informations, on apprend que le marché automobile est morose au plan européen, seul le Royaume-Uni ayant connu une croissance de ses ventes en 2012. Même l'Allemagne est touchée ! C'est pour dire !

Par contre, les marques françaises souffrent énormément, notamment sur le marché français. Il faudrait peut-être se demander pourquoi ?

On sait aussi que Renault ne fabrique plus que 20 % de ses véhicules en France : la recherche d'économies sur le poste production n'est certainement à faire seulement en France. Ou bien, c'est que l'argument est faux.

En résumé, le marché automobile européen est morose et Renault ne fabrique plus qu'une voiture sur cinq en France.

Pourquoi réduire encore les effectifs du groupe ?

Selon les syndicats, sur les 7.500 postes supprimés, 2 000 le seront dans l'ingénierie, 1 300 dans le tertiaire, 4 200 dans les usines. 15 % des effectifs en moins au niveau français ! La direction affirme pouvoir ainsi économiser (sur le dos des travailleurs évidemment !) pour "retrouver des marges de manoeuvre pour investir et développer ses activités", et réaliser des "recrutements dont elle a besoin pour l'avenir".

Investir et développer des activités ? En supprimant des postes ? C'est de l'humour noir ?...

Une argumentation incompréhensible au regard des suppressions de postes dans l'ingénierie, donc dans la recherche et le développement !

Les baisses de ventes particulièrement fortes de la marque au losange sont peut-être également à rechercher du côté d'un certain manque d'innovation. Renault comme PSA étaient autrefois en pointe de l'innovation. Ce n'est plus le cas : le retard pris par les marques françaises sur les voitures électriques (ou sur des secteurs plus innovants) est un malheureux exemple, alors que la France avait pris un temps de l'avance sur les batteries électriques.

La réalité, c'est que ces suppressions de postes annoncées par Renault vont non seulement réduire les capacités de production du groupe automobile mais aussi ses capacités d'innovation donc son avenir !

Et, pendant ce temps, le groupe Renault a ouvert en septembre dernier un site de production (de Dacia, pour l'instant !) à Melloussa, près de Tanger au Maroc. En clair, un site officiellement pour le marché marocain mais situé près du port de Tanger qui est la porte de l'exportation de ce pays vers l'Europe.

Pour les syndicats ouvriers, c'est bien ailleurs qu'il faut chercher les raisons de ces annonces.

Dès le début des négociations en cours avec la direction, en novembre alors qu'un accord sur la compétitivité était signé en Espagne (où sévit un chômage massif !), la direction avait mis la pression sur les syndicats : pas de fermeture de site si un accord était trouvé avec eux.

Depuis, la direction déroule ses propositions (alignement du temps de travail pour tous les sites, mobilité obligatoire, "mutualisation" d'activités), tout en évoquant la possible venue de partenaires, comme Nissan et Daimler, sur des sites français.

Un chantage à la fermeture pour faire passer des mesures de flexibilité du travail qui pénaliseront les salariés dans leurs conditions de travail comme dans leur vie familiale.

Encore une fois, la crise sert d'excuses à de grandes entreprises pour justifier des plans sociaux dont les finalités ne sont pas à rechercher dans une volonté de sauvegarder l'entreprise mais dans l'idée que c'est encore une fois les travailleurs qui servent de variable d'ajustement pour des entreprises dont les dirigeants n'ont plus que les profits et les dividendes aux actionnaires comme but.

L'Etat, actionnaire de Renault, aura t-il cette fois le courage et la volonté pour défendre les intérêts des salariés de Renault et ceux de l'industrie française contre les intérêts des seuls actionnaires du groupe Renault ?

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 10:32

L'intervention militaire française au Mali est justifiée par la pression de djihadistes armés et renforcés grâce à l'intervention militaire française en Libye.

C'est donc dans un nouveau conflit que se lance la France. Après la Côte-d'Ivoire et la Libye, voilà nos troupes envoyées sur le terrain malien.

Intervention de l'ancien pays colonisateur dans mandat de l'ONU ni du Parlement

Pauvre peuple malien ! Face à un état fantoche incapable de défendre son propre territoire, le voilà contraint de faire appel à son ex-colonisateur et aux armées africaines voisines pour faire face à différentes armées islamistes.

Cela pose d'abord la question de l'état malien lui-même et de sa capacité à tenir son territoire. Le Mali, pays pauvre du Sahel, est surtout un coffre ouvert pour les grandes entreprises françaises qui exploitent ses richesses minières.

Comme dans beaucoup de pays d'Afrique, la fin du colonialisme n'a pas mis fin à l'exploitation occidentale des richesses de ces pays et les pouvoirs locaux ne sont souvent que des marionettes aux mains des occidentaux, marionettes parfois sanguinaires (Bokassa,...), qui ne font que donner l'image de régimes indépendants à des pays sous tutelle. Le Malie n fait partie.

Le PCF, quelques jours avant l'intervention militaire française publiait un communiqué rappelant d'ailleurs que "C'est le Mali qu'il faut reconstruire : son armée, ses institutions, sa souveraineté, et les conditions politiques, économiques et sociales de son développement. C'est en agissant dans cette voie que ce pays ami pourra surmonter la crise extrêmement grave qu'il traverse, reconquérir les territoires du Nord aujourd'hui aux mains de groupes armés rebelles aux pratiques inhumaines -et souvent liés aux réseaux du crime organisé- que le PCF condamne.

Une des conditions d'une telle reconstruction est la recherche déterminée d'un consensus politique national sur une solution nationale véritable, seul moyen d'asseoir une légitimité gouvernementale et une capacité d'action dans la durée."

Le PCF affirmait par ailleurs que "si l'urgence devait commander la mise en place d'un dispositif capable d'arrêter l'offensive armée des groupes djihadistes, c'est sous le drapeau de l'ONU, dans le cadre d'une mission clairement définie, dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies, que des forces africaines et notamment maliennes, devraient être engagées."

L'ONU et des troupes africaines ! Pas l'armée française !...

Dans un nouveau communiqué, le PCF s'alarme du cadre de cette intervention et de l'image qu'elle renvoie : "La France, ancienne puissance coloniale, peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU."

Certains font d'ailleurs remarquer que l'offensive islamiste durait depuis des mois sans que personne ne réagisse en France. La concommitance de cette intervention avec des manifestations populaires maliennes, les 14 et 15 janvier, pour exiger des élections démocratiques interroge les démocrates.

Le djihad au Mali : merci la France, le Royaume-Uni et le Qatar !

Ce qu'oublient de rappeler les médias français, et même la gauche au pouvoir, c'est que ces djihadistes au Mali sont issus des rangs des djihadistes qui ont renversé le régime libyen de Kadhafi il y a un an et demi.

Financés par le Qatar et armés par l'Occident, ces fanatiques ont été utiles à la coalition occidentale et aux pétromonarchies du Golfe pour renverser l'état libyen en 2011.

La conséquence de l'intervention contre la Libye de Kadhafi, c'est une Libye revenue à l'âge de pierre, divisée en petits fiefs contrôlés par différentes bandes armées souvent islamistes.

Au niveau régional, la guerre en Libye a surtout permis aux groupes islamistes de se renforcer et de s'équiper gratuitement dans les stocks de l'armée libyenne et avec les équipements donnés par les occidentaux. Si l'Algérie a su faire face aux menaces islamistes dans le sud saharien, le Mali n'en a pas été capable.

Ce que vivent aujourd'hui les maliens est la conséquence directe de l'intervention militaire occidentale contre la Libye laïque de Kadhafi.

Quelle conséquence d'une chute éventuelle de la Syrie laïque et multiconfessionnelle ?

L'exemple libyen est à rapprocher du dossier irakien. La chute de Muammar Kadhafi en Libye a entrainé les mêmes conséquences pour le peuple libyen que la chute de Saddam Hussein en Iraq : la ruine de deux pays développés et laïcs, l'explosion de ces états en plusieurs entités antagonistes et le développement d'une insécurité régionale avec le renforcement du terrorisme, essentiellement islamiste.

Malgré ces terribles précédents pourtant récents, il semble clair que nos gouvernements cherchent à reproduire en Syrie le scénario libyen.

Si le pouvoir en place à Damas peut être effectivement qualifié d'autoritaire, plonger ce pays dans la guerre civile et y favoriser l'entrée de djihadistes étrangers sont-elles les meilleurs des solutions pour les syriens, pour la sécurité régionale et pour freiner la montée des islamistes armés ? Tout aujourd'hui montre qu'il n'en est rien !

Si aujourd'hui la Turquie, la France ou les Etats-Unis ne sont pas officiellement présents sur le terrain des interventions en Syrie, c'est uniquement grâce au blocage d'autres puissances internationales, la Russie et lran, certes, mais aussi la Chine, le Brésil, le Vénézuéla, l'Inde ou l'Afrique du sud.

Les expériences irakiennes et libyennes prouvent qu'une destabilisation de régimes laïcs par des puissances étrangères, directement ou via des milices, n'entraîne que la ruine de ces pays et de leurs peuples et le renforcement des forces obscurantistes qui utilisent la religion comme instrument d'oppression et de haine.

La France doit laisser l'ONU et les peuples africains prendre le relai au Mali.

La France doit par ailleurs réviser sa position en Syrie en arrêtant de soutenir les troupes rebelles et en appelant à un dialogue national en Syrie, associant le pouvoir en place aux différentes composantes de l'opposition syrienne.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 10:30

Ce qui était à craindre s'est déroulé : les syndicats minoritaires CFDT, CFTC et  ont validé un accord avec le patronat qui ouvre la porte des enfers aux salariés français.

Malheureusement, une fois de plus, le syndicalisme de collaboration de classe entraine tous les travailleurs vers le fonds. On se rappelle des accords de la CFDT avec le gouvernement Juppé en 1995 (première réforme des retraites) et d'une réforme de la législation voulue par la droite qui permet désormais à des accords de passer même si les syndicats majoritaires sont contre.

Imaginons en politique des partis politiques totalisant 39 % des voix imposer des lois au Parlement face à des forces politiques qui regrouperaient la majorité des suffrages : pourrait-on parler de démocratie ?

Remarquez ! On a vu ça avec le Traité Constitutionnel Européen en 2005 et le NON des français : centre et UMP, avec quelques socialistes, ont passé outre en 2007 en ratifiant le Traité de Lisbonne...

En tout cas, CGT et FO ont refusé cette capitulation. Avec plus de 50 % des voix des salariés à eux deux, il ne devrait légitimement pas être possible de valider cet accord si nous étions vraiment dans un système démocratique.

Nous voilà donc en position de faiblesse face au patronat et aux volontés de destruction du code du travail par l'Union européenne et le FMI.

Merci au gouvernement socialiste et aux syndicats minoritaires CFDT, CFTC et CGC !


Résumé de l’ "accord" (par le Front Syndical de Classe)

Côté des salariés et chômeurs : l’appât pour ferrer la prise !

-Hausse des cotisations chômage employeurs sur les CDD courts de « surcroît d'activité » (3% pour un CDD de moins d'un moins, 1,5% pour un CDD entre un et trois mois et 0,5% pour les CDD dits d'usage utilisés dans des secteurs comme l'hôtellerie et les instituts de sondage). En échange, exonération de ces mêmes charges pendant trois à quatre mois (selon la taille de l'entreprise) pour l'embauche d'une personne de moins de 26 ans en CDI, et CDI pour les intérimaires à définir par la branche. Date de mise en place prévue : Juillet 2013.

- Accès généralisé à une complémentaire santé collective, financée pour moitié par l'employeur, avec un panier "minimum": 100% de la base Sécu pour une  consultation, 125% pour les prothèses dentaires et forfait optique de 100 euros  par an. Date de mise en place prévue : avant le 1er janvier 2016.

- "Droits rechargeables à l'assurance-chômage" pour que les chômeurs  conservent une partie de leurs reliquats. Horizon: renégociation en 2013 de la  convention Unédic. Maintien des droits santé et prévoyance pendant 12 mois pour  les chômeurs (d'ici 1 à 2 ans).

- "Mobilité volontaire sécurisée" : avec accord de l'employeur, les salariés  (des entreprises de plus de 300 personnes, avec 2 ans d'ancienneté) peuvent "découvrir un emploi dans une autre entreprise", avec l'assurance du retour.

côté entreprise : voie libre aux licenciements, aux délocalisations et restructurations 

- Accords "de maintien dans l'emploi" : en contrepartie de l'engagement de  ne pas licencier, une entreprise en difficulté peut conclure un accord  majoritaire pour "ajuster" temps de travail et rémunérations, sans passer par  un plan social si elle licencie au moins 10 salariés refusant ces changements.  Quand l'entreprise va mieux, elle doit "partager le  bénéfice économique" de l'accord avec les salariés.

- Des plans sociaux facilités, "fixés" (procédure et contenu) soit par un accord majoritaire avec les syndicats, soit par une homologation administrative dans les 21 jours, avec des délais de contestation maximum préétablis.

- Restructurations facilitées : mobilité interne obligée (à salaire ou  classification maintenus) si un accord d'entreprise l'organise (conditions  d'éloignement, etc.). Licenciement pour "motif personnel" en cas de refus.

- Pour les licenciements individuels : en cas d'accord en conciliation aux  Prud'hommes, "indemnité forfaitaire à l'ancienneté (plafonnée à 14 mois de  salaire pour 25 ans). Si pas de conciliation, le juge reste souverain.

- Pour les entreprises de moins de 50 salariés : expérimentation du recours  direct au CDI intermittent, alternant périodes travaillées ou non, dans trois  secteurs.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 09:47

Après deux ans de guerre, la réalité du terrain est de plus en plus favorable au gouvernement syrien en dépit des efforts des occidentaux et de leurs alliés arabes pour le renverser.

On a fait grand cas de la conférence de presse de Bachar El Assad il y a quelques jours, la première depuis sept mois.

Il est vrai que l'événement est rare.

La plupart des journalistes occidentaux sont aujourd'hui très ennuyé par le conflit syrien. Si les régimes occidentaux et les dictatures pétrolières arabes soutiennent à fond les rebelles armés, les événements sur le terrain ne permettent plus aux médias de relayer aussi ostensiblement le message gouvernemental d'une révolte populaire victorieuse contre une dictature sanguinaire.

D'une part, la situation militaire sur le terrain évolue en faveur de l'armée régulière syrienne, à l'inverse du schéma souhaité par l'OTAN et de ce qui s'est déroulé en Libye.

C'est le cas de la "bataille de Damas", telle que l'appelaient les "insurgés" qui a tourné au fiasco courant décembre : l'armée syrienne a repris le contrôle de nombreux quartiers stratégiques de la banlieue de Damas et tué des centaines de rebelles dans les vergers d'où ils opéraient. Ce samedi matin, l’AFP titrait ainsi son compte-rendu de la situation militaire : "L’armée progresse autour de Damas". C'est le cas aussi de la "bataille d'Alep" où, de l'avis même des rebelles, la situation se dégrade pour eux, l'armée syrienne reprenant rue par rue les positions rebelles et affirmant son contrôle sur les alentours, notamment l'axe Alep-Frontière turque par où pouvaient arriver des renforts militaires et des équipements qataris ou turcs. C'est le cas également de la symbolique bataille autour de l'aéroport militaire de Taftanaaz, près d'Idleb (Nord) dont le siège par les rebelles a été levé après des mois de combats.

D'autre part, sur ce qui est de la Révolution elle-même, il apparait de plus en plus clairement que les effectifs rebelles sont désormais essentiellement sous la coupe islamiste (Front Al Nosra, par exemple) et composés d'éléments étrangers, libyens, afghans, turcs, tatars,...

Cette réalité djihadiste en Syrie explique en partie un soutien réel de la population syrienne au régime : alaouites, chiites, chrétiens et sunnites modérés, tout comme les kurdes, sont les cibles répêtées des radicaux islamistes. Car, parmi les 60 000 victimes avancées par l'OSDH (ONG islamiste basée à Londres, rappelons-le !), il y a de nombreux militaires syriens et, malheureusement, des milliers de civils syriens victimes d'exactions de la part des rebelles : des centaines de civils alaouites (femmes et enfants compris) ont d'ors et déjà été massacrés par des brigades rebelles pour leur simple appartenance à cette communauté religieuse ! Plusieurs religieux modérés ont également été assassinés. Et on ne parle pas des attentats à la voiture piégée qu'a connu Damas et sa banlieue !

L'un des responsables de l'ASL, Abu Ahmed, qui se bat depuis le début de la « bataille d’Alep » en juillet dernier, et qui est originaire d’un petit village proche de la frontière turque, admet dans un entretien publié cette semaine par l'agence Reuters que ce peuple alépin « n’a pas l’esprit révolutionnaire » ; il estime même à « 70% » la proportion des habitants qui soutiennent Bachar al-Assad. Une proportion qui s’explique selon lui par l’existence de fortes communautés « minoritaires », mais aussi par le comportement des insurgés depuis des mois : "l'ASL a perdu son soutien populaire". C'est sûr que le pillage des stocks de farine et de blé (revendus en Turquie), le sabotage des stations électriques, le pillage et l'assassinat de civils mécontents, cela ne favorise pas la sympathie !...

On est donc loin de l'idée de "territoires libérés" comme le présentent nos gouvernements ni d'un soutien populaire à cette rébellion.

De fait, la colère populaire contre le gouvernement syrien et Bachar El Assad du printemps 2011 s'est transformée en une crainte d'une division ethnique et religieuse du pays et d'un passage sous la coupe islamiste, comme en Libye.

Les véritables opposants au régime syrien se retrouve dans une situation paradoxale, exigeant des réformes politiques et économiques en Syrie mais contraints de faire front avec l'armée syrienne et, donc, le pouvoir en place, pour défendre l'intégrité territoriale du pays, son indépendance vis-à-vis de l'Occident, et rejeter les brigades djihadistes qui menacent les civils et la démocratie.

C'est ainsi que le Parti communiste syrien, début décembre, affirmait que "la première tâche des communistes, comme de tous les patriotes, est de défendre l'indépendance nationale de la Syrie et de défendre l'intégrité du territoire national, face à la conspiration impérialiste, sioniste, des régimes arabes réactionnaires et de s'opposer aux agissements criminels des ennemis de la patrie, des exécutants des volontés du colonisateur" tout en critiquant parallèlement le gouvernement de Bachar El Assad et en mettant en avant l'importance d'un "Front social et économique" et  "l'importance de suivre une autre politique économique qui protège et renforce la production nationale, réponde aux intérêts des masses qui sont le pilier de la résistance nationale syrienne, et cela ne passe que par un changement de cap radical dans les orientations sociales et économiques du gouvernement, et une rupture avec le libéralisme économique sous toutes ses formes."

Comme les communistes le répêtent depuis le début, le soutien de l'Occident et des dictatures pétrolières du Golfe à cette rébellion ne peut pas aboutir au développement d'une démocratie en Syrie. Les faits prouvent que ce sont effectivement le gouvernement et les djihadistes qui profitent de cette violence tandis que la population civile souffre et que le pays voit ses infrastructures se dégrader.

Comme pour l'iraq ou la Libye, il ne sortira rien de bon d'un soutien ou d'une intervention étrangère en Syrie.

La France doit cesser son soutien à la rébellion étrangère en Syrie et intervenir pour qu'un réelle processus politique s'ouvre en Syrie pour que, premièrement, cessent les violences, et que, deuxièmement, une ouverture politique permette la prise en compte des attentes populaires par le pouvoir en Syrie.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article