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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 11:44

Celui qui fut aux Affaires européennes puis ministre de l'agriculture de Nicolas Sarkozy vient de se rendre compte de "l'exaspération" des français. Mais de l'exaspération sur quoi ? Il ne le dit pas.

Dans une entrevue accordée hier à "Paris-Normandie", celui qui s'est autodésigné leader de la droite normande, Bruno Le Maire, déclare qu'il "comprend l'exaspération voire l'inquiétude profonde d'un nombre croissant de français". Grand bien lui fasse ! Celui qui fut ministre du sérail sarkozyen à une époque où trois millions de français manifestaient contre la réforme des retraites et où 74 % des sondés se déclaraient hostiles à cette réforme, c'était en 2010, doit avoir un peu plus de temps pour enfin regarder ce qu'il se passe en bas de son appartement cossu à Paris.

Mieux, il enchaîne avec une belle vérité : "la vie est de plus en plus compliquée pour des milliers d'entre eux (de français)". C'est bien de s'en rendre compte pour quelqu'un qui est co-responsable d'un bilan politique et économique calamiteux qui a valu à son président chéri, Nicolas "Talonnette" Sarkozy et à sa majorité parlementaire d'être renvoyés dans l'opposition par le peuple souverain en mai et juin dernier !

Ce qui est plus triste, mais pas surprenant, c'est qu'à aucun moment ces cadres nationaux de la droite ne remette en cause leurs choix et leurs actes passés. Mieux ! Le fait de passer dans l'opposition efface d'office tout ce bilan négatif et c'est la nouvelle majorité, socialiste, qui se retrouve responsable du désastre social et économique de cinq années de sarkozysme et de dix années successives de droite au pouvoir.

Et bien non ! Nous n'oublions pas que vous êtes, monsieur Le Maire, responsable avec votre parti et ses alliés, de la situation dramatique dans laquelle se trouvent la France et l'Europe en appuyant un libéralisme débridé, tourné vers la finance et la rentabilité pour les actionnaires.

Vous avez dans votre bilan personnel les centaines de licenciements de Glaxo à Evreux en 2009, comme la difficile situation des papetiers de M-real à Alizay.

Vous avez œuvré également au dépeçage de notre agriculture en laissant Bruxelles imposer à la France des réglementations qui ouvrent nos frontières à des produits peut-être moins chers mais peu soucieux de l'environnement et du respect de la dignité paysanne et des droits des salariés. Vous avez soutenu les lois sarkozystes, LME et LRE, qui ont accru le pouvoir de la grande distribution sur les petits producteurs !...

Les français sont exaspérés ? Oui ! En effet !

Ils ne sont pas exaspérés par la nouvelle politique de François Hollande et de sa majorité ! Non !

Ils sont exaspérés par la continuité de cette politique avec celle du gouvernement précédent !

Les français ont voté en mai et juin dernier pour un changement. Ils vous ont rejeté, vous et votre libéralisme.

Mais les français constatent que le changement n'arrive pas, que ce gouvernement ne se démarque pas du gouvernement précédent ni sur l'Europe, avec le vote commun PS-UMP du TSCG, ni sur les salaires, avec la misérable augmentation du SMIC de juillet dernier, et encore moins sur la fiscalité avec le plan Ayrault et les 20 milliards d'euros de cadeaux supplémentaires pour le patronat.

Bruno Le Maire fait mine de découvrir l'exaspération des français mais ce n'est pas par compassion, ni par envie de changer en bien le quotidien des français. Pour cela, il faudrait qu'il fasse une grande autocritique de ses choix politiques de ces dernières décennies. Peut-être même qu'il rejoigne le camp anticapitaliste ? Mais, ça, c'est trop lui demander !

Si Bruno Le Maire s'inquiète de l'exaspération des français, c'est par pure stratégie politicienne, on l'aura compris.

Celui qui fut ministre, celui qui voulut être calife à la place du calife à la tête de l'UMP, celui qui rêve d'être un jour président de la République, Bruno Le Maire, est avant tout un carriériste politique qui défend un système économique qui enfonce le peuple dans la misère et la précarité, quitte à jouer sur le populisme et la démagogie de droite pour gagner des voix.

Exaspérant !

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 10:10

Contrairement au communiqué de l'AFP repris en boucle par les médias, les députés communistes et du Front de Gauche n'ont pas voté le budget 2013 de la défense.

De la même façon, qu'il s'agisse de la programmation budgétaire 2013-2017 ou du Plan Ayrault, les parlementaires communistes ont décidé de faire entendre leurs refus.

Mais qu'est-ce qui justifie cette opposition ? La nécessité d'exister, comme caricaturent certains médias, ou un désaccord de fonds sur l'orientation politique et économique du pays ?

Si l'on remonte quelques semaines en arrière, le lecteur attentif se souviendra de l'opposition des communistes et du Front de gauche à la ratification du traité européen (le TSCG) qui instaure la "Règle d'or" et la rigueur permanente. Malgré une courte campagne de mobilisation et de pétitions et malgré 80 000 manifestants à Paris le 30 septembre, les socialistes et la droite (Centre et UMP) se sont alliés pour faire passer ce traité. Première grosse anicroche entre la social-démocratie française et la gauche anticapitaliste.

Depuis, on ne peut pas dire que les décisions prises ou annoncées par le gouvernement Ayrault soient particulièrement favorables aux travailleurs et, plus généralement, au peuple de France !

C'est donc logiquement que les élus communistes se font les porte-parole des classes populaires à l'Assemblée comme au Sénat.

Le refus, il y a dix jours, de voter la proposition socialiste de nouvelle tarification de l'électricité repose sur cette règle. Défendre la péréquation tarifaire, comme l'ont fait les communistes, c'est défendre la notion de tarif unique de l'électricité partout en France et pour tous, base du service public ! On aurait aimé, par contre, que le gouvernement s'attaque aux prix du gaz et même de l'électricité, qui ont connu une flambée scandaleuse ces dernières années.

Budget de la défense... nucléaire et intégrée à l'OTAN : non !

Hier, c'est le budget de la défense pour 2013 qui était soumis au vote des députés. Les députés communistes ont voté contre.

C'est Jean-Jacques Candelier, député du Nord, qui défendait la position communiste.

Pour simplifier, les communistes dénoncent un budget d'austérité qui réduit encore l'emploi dans ce secteur mais qui renforce l'arme nucléaire. Le député communiste dénonce ainsi les "7 234 suppressions nettes de postes en 2013" et "la poursuite de la modernisation de nos armes nucléaires, qui engloutiront 3,4 milliards, soit 21 % des crédits d’équipement". Les communistes ont toujours été contre le nucléaire militaire et cette dangereuse escalade qui coûte des sommes astronomiques (en pleine crise !) et menace d'envoyer l'Humanité dans un enfer nucléaire mortel.

Par ailleurs, les communistes s'opposent au "projet de défense antimissile balistique. Ce projet de l’OTAN conduirait à l’accélération de la course à l’armement ainsi qu’à la prolifération d’armes de destruction massive et de missiles balistiques dans le monde".

Il rappelle au sujet de l'OTAN que "le groupe socialiste avait déposé une motion de censure à l’occasion du retour dans le commandement intégré en 2008". C'est désormais le silence côté gouvernement socialiste et Vert ! Jean-Jacques Candelier rappelle que "nous prônons pour notre part la sortie de la France de l’OTAN, organisation qui ne connaît que la logique de la force, qui n’est pas réformable, qui s’oppose à toute défense européenne et se croit investie de la sécurité du monde contre la responsabilité et les compétences mêmes de l’ONU."

Les députés communistes et leurs collègues du groupe GDR ont logiquement voté contre, ce qu'oublient de dire les médias. Seuls les députés socialistes, Verts et radicaux de gauche ont voté pour, les centristes s'abstenant.

Plan Ayrault : 20 milliards pour les entreprises. Non !

De la même façon, au regard des intérêts de la nation et du peuple français, les communistes sont particulièrement opposés au Plan Ayrault qui fait la part belle aux propositions très libérales du rapport Gallois.

Qu'il s'agisse des augmentations du taux normal de TVA de 19,6 % à 20 % en 2014 ou du taux de la TVA sur la restauration et les travaux de rénovation de logement, de 7 % à 10 %, ce sont dix milliards d'euros qui seront prélevés sur les consommateurs, donc très largement dans la poche des salariés, pour financer de nouvelles exonérations patronales.

10 milliards supplémentaires seront à trouver dans les dépenses publiques, augurant un nouvel affaiblissement des services publics et une nouvelle diminution de l'emploi.

Alors que ces mesures n'engagent en rien les entreprises, ces transferts financiers des poches des travailleurs vers les comptes des entreprises entraineront logiquement une baisse de la consommation intérieure donc un ralentissement de la croissance. Ces transferts financiers finiront en grande majorité sur les comptes des actionnaires.

Durant toute la campagne électorale de l'élection présidentielle, puis durant celle des Législatives, le Parti communiste et le Front de gauche ont défendu un programme bien différent de celui proposé par les socialistes.

Notre analyse d'alors expliquait qu'il ne pouvait pas y avoir de rupture avec trente ans de libéralisme et avec la spirale du chômage sans mesures chocs contre les milieux financiers et spéculatifs.

La mollesse du gouvernement actuel l'amène à céder aux revendications patronales et à se tourner vers les travailleurs pour payer l'addition de cette crise capitaliste et des nouveaux cadeaux accordés au patronat.

C'est contre cette politique de reculs constants que nous avons lutté durant la campagne présidentielle ! C'est donc logiquement qu'aujourd'hui les communistes refusent des mesures qui continuent dans la voie erronée du libéralisme économique.

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 10:19

C'est fait ! Le président démocrate des Etats-Unis a été réélu avec une avance de plus d'un million de voix sur son principal adversaire, le républicain Mitt Romney.

On l'oublie souvent, notamment dans nos médias, mais l'élection américaine ce n'est pas un duel entre deux forces politiques.D'autres candidats sont présents allant de l'extrême-droite chrétienne aux Verts (Jill Stein), des Libertariens (Gary Earl Johnson) aux socialistes (Stewart Alexander).

Le système électoral américain favorise largement le vote utile avec son système de "grands électeurs". Il suffit d'être en tête dans un état de la Fédération pour en arracher l'intégralité des sièges de grands électeurs de l'état.

De ce fait, seuls les deux grands partis, républicain et démocrate, captent les voix de l'immense majorité des électeurs. En tout cas, de ceux qui votent, soit moins d'un électeur inscrit sur deux ! L'abstention est aussi un mal américain.

Un système qui fait rêver les tenants du bipartisme en Europe comme en France ! Idéal pour verrouiller le système politique d'un pays et se partager pour l'éternité le pouvoir !

Le système américain est d'autant plus vérrouillé que les lobbies financent sans limite les campagnes de ces deux partis et accentuent ainsi la puissance médiatique de ces deux forces. Ces lobbies sont souvent des groupes financiers ou industriels. Certains financent les deux camps (on ne sait jamais !).

Au final, les campagnes de Barack Obama et de Mitt Romney auront coûté la bagatelle d'un milliard de dollars chacune ! Deux fois le budget du Conseil général de l'Eure !

Autant dire que l'un comme l'autre sont dépendants des financements privés donc, forcément, influencés par ces lobbies.

Même si Barack Obama bénéficie du soutien de la principale centrale syndicale étatsunienne, l'AFL-CIO, son bilan politique reste jusqu'à présent plutôt centriste pour ce qui concerne les affaires intérieures et clairement militariste à l'étranger.

OTAN et présence militaire de l'Empire

A l'international, Barack Obama et son équipe ont mené une politique finalement assez classique de soutien aux multinationales américaines, notamment en maintenant la présence militaire US à travers le monde.

Le budget de la défense américain est le plus élevé au monde. Il fait vivre un gros lobbie militaro-industriel et permet de maintenir la pression américaine sur des états qui refusent l'autorité américaine et, éventuellement, sur ceux qui voudraient prendre un peu d'indépendance.

Avec Barack Obama, non seulement la prison de Guantanamo n'a pas fermé, bien qu'illégale aux yeux de la loi américaine même ! mais les cas de tortures par des soldats américains sur des prisonniers se sont multipliés en Iraq comme en Afghanistan ! D'ailleurs, les troupes étatsuniennes sont toujours présentes dans ces pays, malgré les engagements du candidat Obama en 2008.

Ces dernières années, les Etats-Unis sont intervenus indirectement dans les conflits libyens, soudanais et syriens. Ils maintiennent un blocus de Cuba vieux de 50 ans (et illégal pour l'ONU). Ils continuent de soutenir Israël et sa politique de colonisation raciale de la Palestine ou les monarchies islamo-conservatrices du Golfe mais menacent l'Iran. Droits de l'Homme et démocraties ne sont que des cache-sexes pour couvrir ces actions.

Bref ! A l'étranger, Barack Obama mène une politique impérialiste, c'est-à-dire une politique agressive au service de la défense des intérêts économiques de sa bourgeoisie.

Politique sociale modérée

En politique intérieure, Barack Obama s'est vu attirer les foudres des puissants milieux réactionnaires et anti-fédéralistes, notamment du tea-party, en instaurant un embryon de protection sociale généralisée. Le nouveau système permet de garantir une couverture santé à 32 millions d'Américains qui en sont dépourvus. Il reste néanmoins bien en deçà des promesses électorales de Barack Obama car elle n'inclut pas, notamment, de régime public universel ni même d'assurance publique, et laissera 5 % des résidents américains (23 millions de personnes) sans aucune couverture maladie (contre 15 % avant la réforme).

Sorti de ce projet social, le bilan intérieur de Barack Obama ne diffère pas de son prédécesseur !

Depuis 2008 et l'effondrement boursier, la pauvreté progresse, les expulsions de familles qui ne peuvent plus payer leurs crédits se multiplient, encore aujourd'hui. La moralisation du capitalisme qu'il défendait en 2008 avec Nicolas Sarkozy est restée lettre morte.

Sur un plan environnemental, les Etats-Unis autorisent les forages par fracturation pour le gaz de schiste, technique dont on connait l'extrême nocivité écologique. On sait ce qu'il est advenu des sanctions demandées contre les compagnies pétrolières après la pollution des côtes de Louisiane en avril 2010 : rien !

Globalement, en politique intérieure, hormi son programme de protection sociale, Barack Obama se présente comme un président qui continue de mener une politique libérale, au service de ses financeurs électoraux, les grands groupes économiques et financiers.

Alors ? Doit-on se féliciter de l'élection de Barack Obama ?

Jean-Luc Mélenchon qualifiait hier le président démocrate de "moins pire" des candidats.

Choisir entre Romney et Obama, c'est choisir entre Le Pen et Chirac en 2002.

Je reprendrai donc cette formule de Mélenchon ainsi que le proverbe qui dit "de deux maux, il faut choisir le moindre".

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Published by Socialiste - dans Dans le Monde
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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 10:49

Le choix des mots dans la guerre idéologique ou comment on fait croire aux salariés qu'ils coûtent de l'argent à leurs entreprises.

Le Produit Intérieur Brut de la France augmente doucement chaque année, signe que notre pays produit toujours autant de richesses. Pourtant, pouvoir d'achat des travailleurs et caisses de l'Etat sont en difficultés !

Doit-on parler de crise économique ou alors de problème de répartition des richesses ? Qu'en est-il du coût du travail si finalement, il s'agit plutôt d'une question de redistribution ?

Dans la foulée d'un rapport Gallois acquis aux thèses libérales et patronales, le gouvernement annonce déjà qu'il tiendra compte de certaines préconisations de l'ancien grand patron d'EADS et de la SNCF. 20 milliards d'euros vont être à nouveau donnés aux entreprises, soit disant pour améliorer la "compétitivité" des entreprises. Un discours usé jusqu'à la corde mais qui marche encore, grâce au battage médiatique, véritable guerre de propagande pour faire croire aux français que le problème, ce n'est pas le capitalisme, mais eux !

Ainsi, selon tous les poncifs libéraux, le travail serait un coût ?

Il faudrait donc réduire le coût du travail ? En clair, soit diminuer le nombre de salariés, soit baisser les salaires ou les dépenses sociales ?

Ce discours validé autant par les patrons que par les médias et la classe politique dominante cache en fait une manipulation idéologique qui s'appuie sur le choix d'un vocabulaire précis : "coût du travail", "charges sociales" ou encore "compétitivité" sont des expressions politiquement orientées !

Qu'en est-il du "coût du travail" ?

Jusqu'à preuve du contraire, pour qu'une entreprise produise, que ce soit dans l'industrie, les services ou l'agriculture, il faut des travailleurs, salariés ou non. Ce sont les travailleurs qui produisent les produits que vend à ses clients l'entreprise.

Les travailleurs produisent donc les richesses que vend l'entreprise. Pas de travailleurs, pas de richesses !

Ensuite, vient la marge de l'entreprise qui est la différence en gros entre les bénéfices issus de la vente des productions de l'entreprise et les coûts de production (salaires et cotisations sociales, coût des matières premières, frais de transformation et de fonctionnement).

De cette marge, l'entreprise peut décider de la réinvestir dans l'outil de production (nouveau matériel), dans la recherche ou dans les salaires.

Elle peut aussi décider de distribuer sous forme de dividendes une partie de ses bénéfices aux détenteurs du capital de l'entreprise.

C'est bien là que se perd de l'argent "utile" ! Sans bosser le moins du monde, simplement parce que l'on a de l'argent à placer dans le capital d'une société (en actions notamment), on peut tirer des revenus sur le dos de cette entreprise, donc de ses salariés.

C'est le principe du capitalisme : celui qui détient le capital, détient le pouvoir économique et retire de l'économie une part importante des richesses produites.

A l'inverse, celui qui n'a que sa "force de travail" (agriculteur, salarié, artisan ou petit commerçant) ne bénéficie aucunement des revenus du capital.

Pire ! Plus la part des revenus du capital dans les richesses produites globalement est forte, moins il en reste pour rémunérer le travail ! C'est l'opposition capital - Travail mise en avant par Karl Marx et moteur de la lutte des classes.

Combien coûte un actionnaire ou un grand patron ?

C'est pourquoi le terme de "coût du travail" est loin d'être neutre politiquement puisqu'il insinue que les travailleurs coûtent de l'argent aux entreprises alors que ce sont eux qui produisent les richesses, notamment cette partie des richesses produites qui est redistribuée aux actionnaires, aux détenteurs du capital, sous forme de dividendes.

On ne devrait pas parler de "coût du Travail" mais bien de "cout du Capital" !

Avec la financiarisation de l'économie, c'est désormais la course à la rentabilité ! On délocalise les productions , on réduit la "masse salariale" (en clair, on licencie), on fait pression sur les salaires, on réduit le montant des cotisations sociales payées par les entreprises, tout ça pour augmenter la rentabilité des entreprises donc la rémunération des actionnaires ! Sans parler de ceux qui font le boulot pour le compte des actionnaires, cette petite élite salariée de très hauts cadres, de "grands patrons" qui bénéficent de salaires parfois exorbitants (comme ceux du CAC 40) et d'avantages exagérés (stocks options, parachutes dorés, retraites chapeaux) !

Et cela est valable aussi pour les petites et moyennes entreprises car elles ne sont finalement pas maîtresses de leurs prix de vente, ni des taux élevés des crédits bancaires, et entrent à leur tour dans une politique de réduction des coûts de production qui finit, tôt ou tard, sur le dos des salariés de l'entreprise.

Une charge contre les cotisations sociales !

De la même façon, l'utilisation de l'expression "charges sociales" est un moyen de faire passer l'idée d'un fardeau, de quelque chose qui pèse, qui ralentit, qui coûte. Qui ne voudrait pas se débarasser d'une charge qui lui pèse ?

Sauf que là aussi, l'expression fait passer comme négative une partie de la rémunération des travailleurs.

Comme le disait la CGT autrefois, les cotisations sociales, qu'elles soient salariées ou patronales, sont du "salaire différé"

Une part du salaire de chacun est prélevé pour alimenter des caisses de solidarité, qu'il s'agisse de la Sécu, de l'assurance chômage ou des caisses de retraite. Chaque entreprise est amenée également à cotiser pour ses salariés à ces caisses de solidarité.

Ensuite, quand un salarié se retrouve en difficulté (problème de santé, de perte d'emploi) ou qu'il arrive à la retraite, c'est cet argent mis de côté par chacun qui sert à le soutenir financièrement ou à payer ses soins.

Il n'y a donc pas de charges sociales mais des cotisations sociales qui bénéficeront à chacun de nous et à nos proches à un moment ou un autre notre vie. D'où l'idée d'un "salaire différé" dans le temps !

Avec le rapport Gallois, c'est donc une nouvelle charge contre les salaires et les cotisations sociales qui est lancée. C'est donc à nouveau aux seuls salariés que souhaite s'en prendre celui qui est justement issu du sérail capitaliste en voulant basculer 20 milliards d'euros supplémentaires du capital vers le travail, directement (CSG, TVA) ou par le biais d'une prise en charge des cotisations sociales patronales par l'Etat, donc par nos impôts.

Gageons que les socialistes au pouvoir refuseront d'eux-mêmes ce nouveau transfert de richesses vers ceux qui en ont déjà beaucoup et qu'ils exigeront, à l'inverse, des efforts financiers au grand capital, aux banques et aux spéculateurs, qui profitent de la crise pour reprendre aux travailleurs deux cents ans d'acquis sociaux !

En cas de besoin, nous saurons rappeler quelques notions de base d'économie capitaliste aux députés, sénateurs et ministres socialistes de François Hollande.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 15:19

Le peuple grec continue de se mobiliser contre le pillage des revenus et acquis sociaux des travaiilleurs avant une journée européenne de mobilisation le 14 novembre.

En Grèce, le gros de la contestation est prévue pour mardi et mercredi, avec notamment des manifestations monstres attendues dans le centre d'Athènes, à l’appel de la gauche et des syndicats. Mais, dès ce lundi, d’importants mouvements de grève ont commencé.

Les transports en commun sont les plus touchés, les employés du métro et du tramway à Athènes ainsi que les taxis, ont ouvert la vague des grèves ce matin. Aucun bulletin d'information n'est transmis non plus suite à une grève de 24 heures des journalistes de tous les médias, écrit, radiotélévisé ou en ligne.
La mobilisation prendra de l'ampleur mardi et mercredi suite à l’appel à une grève générale de 48 heures par les deux gros syndicats du privé et du public, respectivement GSEE et Adedy. Le syndicat communiste PAME sera évidemment de la partie.

Des coupes de 32 milliards d’euros en 3 jours

Deux lourds trains de mesures seront votés cette semaine au Parlement et sont la cause de ce nouvel élan de mobilisation. Le premier ce lundi prévoit 13,5 milliards d'euros à trouver avec une nouvelle baisse des dépenses publiques, accompagnée de hausse des impôts. Un deuxième plan de 18,5 milliards d'euros à trouver d'ici 2016 doit être déposé mercredi après-midi au Parlement par le ministère des Finances. Ce deuxième tour de vis prévoit des coupes supplémentaires dans les salaires et les retraites, une nouvelle réduction du nombre des fonctionnaires et plus de mesures sur la dérégulation du marché du travail.

32 milliards d’économie imposés par l’UE et le FMI en échange d’un  prêt de 31,5 milliards… Les Grecs ont bien des raisons de se sentir trahis.

Selon le premier ministre Antonis Samaras, dimanche, "Il s'agit des dernières baisses des salaires et des retraites". Promis, juré, craché !

Toujours est-il que ces mesures  ne feront qu'aggraver une récession qui a amputé de 20% le produit intérieur brut (PIB) du pays depuis le début de la crise et porté le taux de chômage à 25%. Et à plus de 50 % chez les jeunes...

Mobilisation européenne le 14 novembre contre les politiques antisociales

Même si les grecs sont durement touchés, ce sont tous les travailleurs européens qui souffrent de l'écrasement des salaires, des reculs sociaux et de la réduction des services publiques gratuits.

Pas étonnant donc de voir d'autres organisations sociales de travailleurs, de nombreux syndicats notamment, s'associer à cette journée de mobilisation à travers l'Europe. En Espagne, au Portugal, en Belgique ou en Italie.

Dans le même temps, la Confédération européenne des syndicats a lancé un appel à une journée  d’action et solidarité dans toute l’Europe. Cette journée prendra diverses formes : grèves, manifestations, rassemblements et autres actions.

Les syndicats français, CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA et Solidaires, appellent à participer au mouvement et s'organisent pour faire de cette journée un succès.

Le Front de Gauche a publié un communiqué pour annoncer son soutien aux initiatives des syndicats pour l’emploi et contre l’austérité. Il appelle à participer aux actions qu’ils décident et soutient la journée de mobilisation contre l’austérité du 14 novembre dans toute l’Europe à l’appel de la Confédération européenne des syndicats. Il exige l’amnistie des syndicalistes criminalisés sous la présidence Sarkozy.

A Paris, rendez-vous est donné ce 14 novembre à 14 heures au pied de la Tour Montparnasse.

Les communistes soutiennent évidemment cette mobilisation et contribueront à son succès, au sein de leurs syndicats ou au travers de leur organisation politique.

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 09:59

Une étude récente du Ministère du Travail allemand reconnaît officiellement l'aggravation drastique des inégalités dans le pays au cours des 30 dernières années, en particulier dans les deux dernières décennies.

L'étude, de 500 pages, intitulée « Richesse et pauvreté », montre que l'Allemagne est l'un des pays où le transfert de richesses du travail vers le capital a été le plus prononcé, générant des inégalités sociales atteignant un niveau inédit jusqu'alors

Ainsi, en seulement 20 ans, les actifs privés (le patrimoine privé) ont plus que doublé, passant de 4 600 milliards d'euros à 10 000 milliards.

Or, comme l'observe le correspondant du journal espagnol la Vanguardia, Rafael Poch, si l'on divise ce montant colossal par les 40 millions de ménages allemands, chacun recevrait une petite fortune de 250 000 euros.

Cependant, on ne parle pas de redistribution mais bien au contraire une concentration croissante. Dans le détail, les statistiques fédérales, pour 2008, montrent que 53% des actifs privés étaient entre les mains de 10% des allemands les plus fortunés. Les 46 autres % du patrimoine privé sont détenus par 40% de la population, tandis qu'il ne reste qu'1% des actifs pour la moitié des allemands.

Dix ans auparavant, en 1998, la moitié la plus pauvre de la population possédait encore 4% des actifs privés et les 40% de la population juste au-dessus,, 52% des richesses. Dans la période suivante, seuls les 10% les plus riches sont parvenus à accroître leur richesse, au prix de la paupérisation de l'immense majorité de la population.

Cette évolution s'est poursuivie, selon ce que révèlent les chiffres de 2011, on constate que les 10% les plus riches détiennent déjà 66% du capital.

Mais même parmi cette minorité, les différences sont abyssales. Ainsi, seulement 0,1% de la population de plus de 17 ans contrôle 22,5% des actifs, 0,9% détient 11,3% de la richesse et les 9% les plus riches restants se répartissent 30% du capital.

La partie intermédiaire (40% de la population) a vu sa part se réduire à 32% de la richesse tandis qu'il ne reste plus que 1,2% pour l'autre moitié de la population.

 Gel des salaires, explosion des profits

Pour certains hommes politiques et observateurs, cités dans ce même journal, l'aggravation des inégalités ces dix dernières années est la conséquence d'une politique de gel des salaires, au même moment où les profits des grandes entreprises ont plus que doublé.

L'intensification de l'exploitation fut, en grande partie, actée par l'ensemble de lois connues sous le nom de Hartz IV, qui défendaient une politique de bas salaires et la généralisation de la précarité du travail. Dans le même temps, les revenus les plus élevés bénéficiaient d'exonérations fiscales depuis le début du siècle.

Les entreprises, par exemple, ont vu leur taux d'imposition baisser de 51%, à l'époque du conservateur Helmut Kohl, à 29,6%(dans les faits 22%), au moment des coalitions social-démocrates/verts (1998-2005).

Le résultat est visible : si dans les années 1980 l'Allemagne était un des pays avec le pourcentage le plus faible de bas salaires (14%), aujourd'hui, le taux d'emplois précaires, toujours mal payés, s'élève à 25%, comparable aux chiffres relevés aux États-Unis.

Avec ces politiques favorables au capital, les femmes sont les premières à souffrir. Des chiffres récents issus des statistiques fédérales indiquent que, en Allemagne, les femmes gagnent en moyenne 22% de moins que les hommes, la différence étant plus forte encore dans les postes de direction, où elles gagnent un tiers moins que ce que gagnent les hommes, et moins perceptible dans les emplois administratifs non-qualifiés, où la différence est de 4%.

Les soupes populaires ne connaissent pas la crise

Les chiffres officielles indiquent l'existence en Allemagne de 13 millions de pauvres, mais cette couche de la population augmente de jour en jour, comprenant chômeurs, personnes âgées, mais aussi travailleurs précaires, dont les salaires ne leur permettent pas de vivre et les contraignent à avoir recours à des organisations de bienfaisance.

Une de ces organisations, Deutsche Tafel, a révélé que ses centres ont déjà aidés 200 000 personnes dans le besoin en plus cette année, par rapport à 2011.

La même organisation affirme qu'au moins 1,5 million de personnes qui fréquentent les cantines sociales en territoire allemand.

La Deutsche Tafel a plus de 20 années d'activité, offrant gratuitement des produits alimentaires récupérés de restes de super-marchés et de boulangeries.

Selon son président, Gerd Häuser, « la politique de lutte contre la pauvreté a été un échec en Allemagne ». Aujourd'hui, « avoir un travail ne signifie plus être protégé contre la pauvreté ».

Source: Avante, organe du PC Portugais

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:06

Selon des résultats partiels de la Commission électorale centrale (CEC) le Parti des Régions (PoR) de l'actuel Président Viktor Ianoukovitch remporterait ces élections, loin devant les oranges de Ioulia Timochenko. La grande surprise vient du Parti Communiste d'Ukraine qui obtiendrait plus de 15,04% des voix - traduction Nico Maury 

Les Ukrainiens étaient appelés à élire 450 députés à la Verkhovna Rada Oukraïny ou Rada . Le taux de participation s'est élevé à près de 58%.
Il seront 5 partis ou coalition a se qualifier à l'issue de ces élections. Le Parti des Régions (PoR) du Président Viktor Ianoukovitch obtient 35,44% des voix, il remporte de loin cette élection face à son rival, L'alliance Batkivchtchina de l'ex-première ministre Ioulia Timochenko (opposition) , qui ne rassemble que 21,65% des voix.
Le grand gagnant de ces élections est le Parti Communiste d'Ukraine qui réalise là une performance électoral majeur. En 2007, lors des dernières législatives, le KPU obtenait 5,39% des voix. Les communistes ukrainiens réalisent une poussée de plus de 9,6 points et se qualifient à la 3ème place en obtenant près de 15,04% des voix (bien au delà des prévisions des sondages qui lui donnaient entre 10 et 12%).
Cette performance, bien qu'elle ne se concrétise pas sur les circonscriptions uninominales gagnées par le Parti des Régions ou les oranges, montre un renouveau du KPU et de son programme électoral. Dans les régions il faut saluer les belles performances du KPU.

Une performance dans les oblasts russophones et industriels de l'est et du sud
En République Autonome de Crimée, le KPU obtient la seconde place avec 19,83% des voix (7.6% en 2007), le Parti des Régions obtient lui 52,12% des voix.
Il se qualifie aussi en seconde place dans l'Oblast industriel de Dnipropetrovsk ou le KPU obtient 19,08% (7,6% en 2007).
Dans l'Oblast de Donetsk le KPU obtient la seconde place avec 18,33% (contre 6,8% en 2007).
Dans l'Oblast de Zaporijia , le KPU est aussi arrivé en seconde place avec 20,46% des voix contre 8,3% en 2007.
Dans l'Oblast de Louhansk, le KPU est encore en seconde position avec 24,14% des voix (8,5% en 2007).
Dans l'Oblast de Mykolaïv , le KPU obtient 18,43% (2nde place) contre 7,2% en 2007.
17,31% dans l'Oblast d'Odessa (6,2 en 2007).
Dans l'Oblast de Kharkov, le KPU obtient 20,55% des voix contre 8,3% en 2007.
Dans l'Oblast de Kherson, le KPU obtient 22,23% des voix contre 9,1% en 2007.
Piotr Simonenko, premier secrétaire du KPU
Piotr Simonenko, premier secrétaire du KPU
Un retard toujours marqué dans les régions ukrainophones de l'ouest et du nord, malgré des progressions importantes.
Il est éliminé dans certains oblast comme dans l'Oblast d'Ivano-Frankivsk , dans l'Oblast de Lviv, dans l'Oblast de Ternopil. Pourtant là ou il était éliminé, le KPU parvient a s'imposer au dessus de la barre des 5%, barre nécessaire pour obtenir une représentation à la RADA. Ainsi le KPU obtient :
La 4ème place dans l'oblast de Vinnytsia avec 9,66% (5% en 2007).
La 5ème place dans l'oblast de Volhynie avec 5,64% (2,7 en 2007).
La 5ème place dans l'oblast de Transcarpathie avec 5,51% (1,8% en 2007).
La 5ème place dans l'Oblast de Rivne avec 6,76% contre 2,4% en 2007.
La 5ème position dans l'Oblast de Khmelnitski avec 8,71% contre 4% en 2007.
La 4ème position dans l'Oblast de Tchernivtsi avec 6,8% (2,3% en 2007).
La 5ème position dans l'Oblast de Tchernihiv avec 9,83% (contre 6,7% en 2007).
Résultats dans les régions du centre
Dans l'Oblast de Kiev, le KPU obtient la 5ème place avec 6,36% (contre 3% en 2007)
Dans l'Oblast de Jytomyr le KPU obtient la 3ème place avec 13,90% (contre 5,8% en 2007)
Dans l'Oblast de Kirovohrad le KPU arrive en 4ème position avec 13,83% des voix (6,4% en 2007)
La 4ème place dans l'Oblast de Poltava avec 13,80% (6,5% en 2007)
Dans l'Oblast de Soumy , les communistes obtiennent 11,85% contre 5,8% en 2007, ils se qualifient pour la 4ème place
Dans les deux villes autonomes du pays, le KPU obtient un très faible résultat à Kiev ou il recueille 1,7%, il perd même des voix car en 2007 il recueillait 4,6%. Par contre dans la ville de Sébastopol il recueille son meilleurs score des élections, il se qualifie en seconde position avec 29,57%, en 2007, il recueillait 10,3% dans la ville ou stationne la flotte russe de la mer noire.
Le parti UDAR ("coup" en ukrainien) dirigé par le boxeur Vitali Klitschko obtient quant à lui 12,87% des voix, tandis que les nationalistes de la formation Svoboda se trouvent en 5ème place avec 8,14% des votes.
Les autres partis ayant pris part aux élections n'ont pas réussi à franchir la barre des 5% des suffrages nécessaires pour être représenté au parlement ukrainien.
Même si les résultats ne sont pas définitifs, ils traduisent une véritable poussée des communistes de près de dix points.
Ce score des communistes en Ukraine sont le pendant des excellents résultats des communistes dans la Russie voisine (20-22 % des voix), en République tchèque il y a 15 jours (20,5 % des voix) ou en Lettonie, en septembre 2011 (coalition Harmonie avec les "socialistes" lettons à près de 30 % des voix).
Plus à l'ouest, les mobilisations populaires contre les remises en cause sociales des gouvernements libéraux donnent des poussées de popularité énormes aux forces communistes et de la gauche radicale.
Au Portugal, les sondages situent les communistes du Parti communiste à 13 % et le Bloc de Gauche (Gauche radicale) à 11 %.
En Grèce, les sondages placent Syriza (gauche radicale) en tête avec 29 % des voix (17 % en juin) et le PC grec (KKE) à 6 % (5 % en juin).
En Espagne, la coalition autour du PC espagnol, Izquierda Unida, obtiendrait désormais 12,4 % des voix contre 6,9 % en novembre 2011 soit 5,5 % de plus !
Face à un système capitaliste en crise, incapable de sortir l'économie de l'ornière car incapable de s'attaquer aux causes de la crise elle-même, de plus en plus d'européens se rendent compte que sortir de la crise, c'est s'attaquer au capitalisme lui-même. C'est notamment le cas dans les ex-pays socialistes, où les travailleurs et les retraités ont bien vu la chute sociale et économique de leurs pays en vingt ans de capitalisme.
Le communisme a vraiment de l'avenir !
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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 10:47

Face à une loi qui brisait l'équité tarifaire de l'électricité (le même tarif pour tous), ce sont les sénateurs communistes qui ont réussi à obtenir son invalidation.

La commission des Affaires économiques du Sénat avait fait adopter jeudi dernier une motion d’exception d’irrecevabilité présentée par le groupe communiste, républicain et citoyen (CRC). Hier, en session, ce sont les sénateurs qui ont voté cette motion d'irrecevabilité.

Certains se gaussent d'un vote qui arassemblé sur cette proposition communiste des élus centristes et de droite. L'important, c'est que socialistes et écologistes ont refusé d'écouter les remarques et propositions communistes et ont été battus. C'est leur choix !

La proposition de loi du député François Brottes (PS) visant à «préparer la transition vers un système énergétique sobre» avait été examinée jeudi par la commission des Affaires économiques du Sénat, qui avait adopté la motion d’exception d’irrecevabilité présentée par le groupe communiste, républicain et citoyen (CRC), à 20 voix contre 19.

Déjà rejeté par les députés PCF et Front de gauche à l'Assemblée nationale, le système de «bonus-malus» sur les factures d’énergie était au cœur de la discorde.

Hier, ce sont donc une majorité de sénateurs qui a renvoyé à ses études le gouvernement sur ce projet de loi par 187 voix contre 156 (PS, Verts, Radicaux de gauche).

«Plus vous consommez au-delà d’une certaine limite plus vous risquez de payer un malus», simplifiait, la semaine dernière, Roland Courteau (PS), rapporteur du texte auprès de la commission sénatoriale, qui, depuis, a proposé une réécriture du texte rejetée par le gouvernement. L'idée pouvait paraître alléchante ainsi présentée.

Sauf que, en l’état, le texte prévoit d’établir les prix de l’énergie en fonction du respect ou non d’un «volume de base» de consommation «modulé» selon certains critères comme «la localisation géographique». Pour la sénatrice communiste Mireille Schurch (groupe CRC), c'est «une rupture d’égalité devant l’accès à l’énergie», voire «une double peine pour les familles qui ne peuvent faire face financièrement à la rénovation (énergétique– NDLR) de leurs logements». En effet, on sait bien que les familles modestes occupent souvent des logements anciens ou insalubres, dont ils ne sont souvent que locataires, et ne peuvent assumer les travaux de modernisation, notamment sur le chauffage et l'isolation (fenêtres, chauffages économiques, isolants...). Les aides publiques étant souvent des crédits d'impôts, elles ne bénéficient qu'à ceux qui paient déjà des impôts (cqfd !) et à ceux qui peuvent payer la différence entre les coûts des travaux et les crédits d'impôts !

Autres arguments avancés par les sénateurs communistes du groupe CRC : cette proposition «rompt avec le principe de péréquation tarifaire» et «contribue à poursuivre la logique de dérégulation et de libéralisation».  Là aussi, il s'agit d'un dangereux préalables qui ouvre la voie à des tarifs différenciés selon les départements et les familles : le rêve en cas de vente au privé par "tronçons" d'EDF ! On voit ce que cela donne sur les tarifs de l'eau.

En revanche, Mireille Schurch insiste sur le fait que les communistes ont néanmoins souhaité protéger rapidement les familles modestes au travers de l’extension de la trêve hivernale et des tarifs sociaux : «nous avons déposé une proposition de loi pour montrer notre accord sur (la) partie urgente».

Après plusieurs mois de tatonnements, le gouvernement socialiste et écologiste prend de plus en plus de mesures qui ne vont pas améliorer la situation de l'emploi et du pouvoir d'achat des français.

Comme ils l'ont annoncé depuis le début, les communistes et leurs élus soutiennent les actions du gouvernement qui vont dans le bon sens et s'opposent à celles qui vont dans le sens des intérêts financiers et capitalistes.

Il était donc logique que les députés et sénateurs communistes s'opposent au TSCG, le traité d'austérité européen, comme ils se sont opposés aux recettes du budget 2013 et à cette loi sur l'énergie.

Fidèles à leurs engagements, les communistes ne font qu'appliquer leurs engagements de défendre les intérêts populaires et ceux de la Nation.

Si le gouvernement, le PS et les écologistes prennent des décisions qui ne vont pas dans le sens du progrès social et de la justice fiscale, ils trouveront une farouche opposition dans les rangs communistes .

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 10:11

Un quart des travailleurs sont au chômage en Grèce et en Espagne : une situation qui empire sous les coups répêtés des réformes antisociales exigées par Bruxelles, le FMI et la Banque Centrale Européenne.

Les chiffres sont froids mais ils expriment le désastre économique de deux pays que pourrait rejoindre la France.

Chômage de masse et récession économique : le bilan des politiques d'austérité

En Espagne, 5 778 100 travailleurs sont aujourd'hui au chômage soit 25,02 % des travailleurs du pays : 1 travailleur sur 4. En trois mois, 85 000 espagnols ont perdu leur emploi ! Dix fois PSA Aulnay !

Chez les jeunes, le taux de chômage dépasse les 50 % (52,34 % !) ce qui veut dire qu'un jeune espagnol de 16 - 24 ans sur deux n'a actuellement pas de travail.

Le cauchemar social que traverse le peuple espagnol se traduit donc par des familles qui ont toutes un de leur membre au chômage ou quelqu'un de la proche famille.

Il y a même aujourd'hui 1 737 900 foyers où les deux adultes sont sans emplois ! Plus d'une famille espagnole sur dix !

En Grèce, ce sont 1 216 400 travailleurs qui se trouvaient sans emploi en juin dernier, 24,4 % des travailleurs ! On est là aussi avec près d'un travailleur sur quatre qui se retrouve sans emploi.

Entre juin 2011 et juin 2012, ce sont près de 42 % de chômeurs supplémentaires qu'a connu le pays !

Plus de la moitié (55 %) des jeunes non scolarisés de 15 à 24 ans, et près du tiers (32,1 %) des 25-34 ans sont à la recherche d'un emploi. En Grèce aussi, l'avenir de la jeunesse est sombre, très sombre.

Ce que les médias français ne nous disent pas, c'est que depuis plus d'un an, les mesures exigées par "la Troïka", l'Union européenne, le FMI et la Banque Centrale Européenne, pour verser des aides au pays se traduisent par des dizaines de milliers de licenciements dans la fonction publique, par des réductions terribles des salaires et pensions de retraite, par des privatisations massives et par des reculs des droits sociaux, notamment en cas de licenciement ou de maladie. Les nouvelles aides que doit versée l'Europe font l'objet d'un nouveau chantage de la Troïka qui demande encore plus de licenciements, encore plus de baisse des salaires et encore plus de dérégulation sociale.

En Grèce comme en Espagne, toutes ces mesures, on le voit, ne font qu'approfondir la crise économique et sociale que connaissent ces pays : le chômage monte et les économies de ces pays sont en régression.

Pourquoi continuer ces politiques en échec ?

Ceux qui prônent ces politiques, l'Union européenne, le FMI et la Banque Centrale Européenne savent bien qu'elles ne bénéficient pas aux travailleurs de ces pays. Là n'est pas le but de l'opération !

On imagine bien que le fait de faciliter les licenciements de travailleurs ne va pas avoir d'influence sur la dette publique de ces pays !

Toutes les mesures prises, en Grèce comme en Espagne, mais aussi en Italie ou au Portugal, visent avant tout à assurer aux banques privées le remboursement des crédits qu'elles ont accordés à ces états.

Or, ce sont bien les banques privées qui sont à l'origine de la crise économique actuelle, crise de l'immobilier et de la spéculation qui a éclaté en 2008 !

En essayant de nous faire croire que les peuples espagnols et grecs seraient responsables de leur sort, les médias, qui appartiennent tous à des grands groupes privés, industriels et financiers, veulent protéger les vrais responsables de la crise : le système financier capitaliste et l'Union européenne qui a permis le développement du modèle libéral.

Par là même, on tente aussi d'habituer les travailleurs français, vous comme nous, à l'idée que ce serait aux peuples de rembourser des dettes publiques contractées, en France notamment, pour sauver le système financier en 2008. N'oublions pas que Nicolas Sarkozy et la droite française ont fait exploser la dette publique de l'Etat en injectant 260 milliards d'euros d'argent public pour sauver nos grandes banques, 260 milliards d'euros empruntés... à ces mêmes grandes banques !

Les banques y gagnent deux fois : la première fois grâce à l'argent versé par les Etats pour les sauver de l'effondrement ; la deuxième fois, en touchant le capital et les intérêts sur cet argent que les Etats leur ont emprunté !

Les seuls perdants dans cette histoire, ce sont les peuples !

En pleine crise, le pouvoir grec protège 2 000 riches grecs qui échappent au fisc local

La preuve que ces politiques ne visent qu'à favoriser les banques et les riches citoyens de ces pays ?

Actuellement en Grèce, le gouvernement pourchasse les journalistes qui ont publié une liste confidentielle venue du FMI.

Cette liste comprend environ 2 000 noms de riches grecs qui ont des comptes en Suisse, dans la banque HSBC, et qui échappent ainsi au fisc de leur pays.

Cette liste avait été fournie aux anciens ministres (socialistes) du Pasok (celui de la Défense, Evangelos Venizelos et celui des Finances, Giorgos Papaconstantinou) par Christine Lagarde lorsqu’elle était ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie en France. Mais cette liste était visiblement vouée à disparaître. L’un des ministres, G. Papanconstantinou, déclarant qu’il ne savait plus à quel fonctionnaire il avait donné le CD contenant les noms, l’autre déclarant avoir perdu la clé USB avec les précieuses informations.

Depuis, la France se tenait prête à la communiquer si le gouvernement grec la lui demandait. Il n’en fut rien.
Alors que la Grèce multiplie taxes, privatisations et baisses des salaires et pensions pour renflouer les caisses de l'Etat, la recherche des évadés fiscaux en Suisse ne semble pas être à l'ordre du jour !

Récemment, le magazine d’investigation Hot Doc a publié les noms, sans indiquer les comptes ni les sommes. Dans cette liste se trouvent des entrepreneurs ayant obtenu des subventions de l’Etat grec, avant la crise, pour ne pas fermer leurs usines (comme la famille Lamaras, magna du textile), des armateurs, des journalistes et trois personnalités politiques. Aussitôt, la police s’est mise à la recherche… de l’éditeur de la liste.

"La police le recherche. Elle l’accuse de divulguer des informations personnelles", explique Miguel Samotrakis, un des journalistes du magazine Hot Doc joint par téléphone par L'Humanité. "La police est même venue dans les bureaux" insiste le journaliste.

Poursuivre des journalistes qui mettent en lumière le silence complice des autorités publiques en faveur des très riches citoyens grecs qui fraudent le fisc, en pleine période d'austérité pour le peuple ? La rigueur, ce n'est qu'un argument pour s'attaquer aux ressources des travailleurs !

Bientôt le tour de la France ?

Qu'on ne s'y trompe pas ! Ce que connaissent aujourd'hui les peuples espagnols et grecs va finir par nous arriver !

D'une part, parce que tôt ou tard les baisses de salaires et de protection sociales imposées dans ces pays permettront à nos industriels de délocaliser des productions dans ces pays pour des raisons de "compétitivité".

D'autre part, parce que c'est déjà ce qui se met en place en France, avec les taxes sur les pensions, le non relèvement des plafonds de l'impôt sur le revenu (qui "délimitent" deux tranches d'imposition), les déremboursements médicaux, l'éventuelle remise en cause des 35 heures et... le vote par la droite et les socialistes d'un traité européen, le TSCG, qui va imposer par la constitution donc par la loi la règle d'or et l'austérité.

Les fermetures nombreuses d'usines en France actuellement et ces premières mesures ne sont qu'un petit aperçu de ce qui nous attend si nous restons passifs.

Les combats sociaux et politiques que mènent chez eux les travailleurs grecs, espagnols, portugais, brittaniques ou italiens contre les plans d'austérité que leurs gouvernements tentent de leur imposer, nous concernent directement.

Mettre en échec, dans un pays, l'austérité et la remise en cause des droits sociaux et des niveaux de rémunération du travail, c'est mettre en échec la stratégie globale de nivellement par le bas des conditions de vie et de travail des salariés en Europe, que mènent conjointement l'Union européenne, la BCE et le FMI pour le compte des grands groupes capitalistes, industriels comme financiers, à la recherche de nouveaux capitaux, durs à trouver en période de croissance faible.

Aujourd'hui comme hier, nous devons être solidaires des combats que mènent partout en Europe les travailleurs contre les politiques d'austérité imposées par leurs gouvernements.

Nous devons, en France également, nous mobiliser pour défendre nos emplois, notre pouvoir d'achat, nos services publics et nos droits sociaux. Les combats que nous menons ici sont importants pour les travailleurs du monde entier, en Espagne et en Grèce notamment.

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 11:16

Certains s'étonnent ou s'offusquent des interventions et menaces des patrons vis-à-vis du gouvernement ! Pas nous.

Quoi de plus naturel, en système capitaliste, que de voir ceux qui détiennent le pouvoir économique et social exiger du pouvoir politique une soumission complète à ses exigences ?

Que le patronat fasse pression sur le gouvernement pour qu'il valide ses revendications, c'est simplement un aspect des luttes des classes, du même niveau que lorsque des syndicats de salariés défendent des positions en faveur des travailleurs.

Ce qui serait anormal, ce serait que le gouvernement suive sagement les ordres des patrons !

Le gouvernement précédent, celui de la droite sarkozyste, anticipait ces exigences patronales. Il n'y avait pas besoin d'être aussi violent, aussi menaçant de la part du syndicat patronal, le MEDEF, ou des grands patrons.

Revendications patronales

Aujourd'hui, peut-être dans une vision passée et caricaturale de ce qu'est le Parti socialiste aujourd'hui, les grands patrons doivent s'imaginer que François Hollande pourrait à l'avenir devenir un dangereux bolchévik, expropriant et nationalisant à tous bras ? Rien d'étonnant donc que les couteaux soient sortis, préventivement, par le patronat pour défendre ses exigences de classe !

Alors ? Qu'exigent aujourd'hui ces grands patrons ?

Les patrons de l'Association française des entreprises privées (Afep), qui regroupe la quasi totalité du CAC 40 et des grandes entreprises françaises, ont donc lancé dans les colonnes du "Journal du Dimanche" un appel solennel, présenté par cet hebdomadaire comme un "ultimatum".

Ils réclament notamment que l'Etat s'engage à réaliser "60 milliards d'euros d'économies au cours des cinq prochaines années", soit 3 points de produit intérieur brut.

Ils exigent ainsi que une baisse des cotisations sociales de 30 milliards d'euros sur deux ans, qui viserait "les salaires moyens (2 Smic et plus)" et serait financée pour moitié par un relèvement de la TVA à 21% (contre 19,6% actuellement) et par la baisse des dépenses publiques.

Ainsi, les grands patrons français veulent payer moins de cotisations sociales et que ce soient les citoyens, c'est-à-dire essentiellement les travailleurs, qui paient la différence deux fois : par le biais de la TVA et par le biais d'une diminution de l'investissement et la présence des services publics ! Evidemment, ces diminutions de charges sociales ne serviront pas à investir mais bien à rendre ces grosses entreprises plus "compétitives" au bénéfice de leurs actionnaires !

Dans la même veine, ils réclament aussi une baisse de l'impôt des sociétés "au niveau de nos voisins européens". Evidemment, ce sont encore les contribuables français qui compenseront ces nouveaux cadeaux demandées par le patronat ! Noël approche !...

Dans le même texte, les voilà qui défendent les revendications des géants boursiers du secteur pétrolier,  en exigeant "d'explorer et d'exploiter nos ressources nationales comme les gaz de schiste", et en appelant au "pragmatisme" dans la mise en oeuvre de la transition énergétique. Touche pas à mes sources de profit !

Il y a quelques semaines, ce sont plusieurs patrons qui s'étaient élevés contre la taxation des plus-values de cessions mobilières. Un "mouvement" qui s'était autoqualifié de "pigeons".

Que dire des contribuables, donc essentiellement des salariés, si une nouvelle fois on demandait aux consommateurs de payer plus chers leurs courses, de payer plus d'impôts locaux, de CSG et de CRDS pour compenser les nouveaux cadeaux fiscaux exigés pour leur compte par les grands patrons ?

Les pigeons, ce sont les travailleurs depuis trente ans ! Pas les patrons !

Dommage que le gouvernement ait cédé aux exigences de ces faux pigeons mais vrais rapaces !

Revendications populaires

D'ailleurs, côté travailleurs, il est temps de hausser le ton au niveau de nos exigences !

Entre un SMIC qui a été très modestement augmenté en juillet et des taxes nouvelles, sur les salariés et sur les retraités, où en est le pouvoir d'achat des travailleurs ?

Entre des créations d'emplois publics qui ne compensent pas complètement les départs en retraite et des plans de lienciements qui se multiplient dans le privé, où en est le marché de l'emploi pour les travailleurs ?

Et on pourrait parler santé, éducation ou de beaucoup d'autres sujets problématiques pour les travailleurs, actifs ou retraités.

Des luttes se multiplient partout en France pour défendre l'emploi industriel. La CGT, avec d'autres, se bat pour la revalorisation des salaires et des pensions. Parents d'élèves et syndicats d'enseignants défendent le service public d'Education nationale. Les cheminots viennent d'organiser une journée de grève pour défendre l'emploi à la SNCF et l'amélioration des réseaux ferroviaires... On pourrait continuer longtemps la liste des combats sociaux et syndicaux.

Ce qui est clair, c'est que face au combat de classe mené par le patronat et par les riches, la riposte populaire est insuffisante depuis bien longtemps : reculs sociaux et augmentation de la part des revenus du capital (notamment les dividendes aux actionnaires) dans le PIB sont les conséquences de cette guerre pour l'instant victorieuse de la part des classes dominantes.

Porter les exigences des travailleurs

Il est temps, effectivement, de mieux coordonner toutes ces luttes, de les faire converger et de porter ce combat à un niveau politique supérieur.

C'est la stratégie du Parti communiste, sa volonté au lancement du Front de Gauche fin 2008 et nous en avons déjà parlé ici.

Alors, face à de nouvelles exigences patronales qui feraient peser encore plus le financement de la solidarité nationale sur les seules épaules des travailleurs, il nous faut hausser notre niveau de riposte politique.

Notre force, c'est notre nombre, celui de l'immense majorité de la population ! Mais cette force n'est rien si elle est divisée, morcelée.

Impliquez-vous ! Mobilisez-vous !

Pendant que la droite et le patronat font pression sur le pouvoir socialiste, le peuple, les travailleurs doivent aussi montrer les dents, défendre leurs droits et leurs revendications.

Défendre et porter les exigences populaires, construire un nouveau modèle social et politique, alternatif au capitalisme pourrissant, c'est le rôle historique du Parti communiste !

A l'heure où renaît en France comme partout dans le Monde l'espoir d'un avenir alternatif au capitalisme, le Parti communiste poursuit son travail de rassemblement populaire pour renouer avec le progrès social.

Tel s'annonce le prochain congrès du Parti communiste en février.  L'occasion pour chacun de se poser la question de son engagement poplitique, pour soi comme pour ses enfants, ses proches.

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