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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 10:40

Le journal "L'Humanité" publie aujourd'hui un sondage sur la notion de "classes sociales" et de "lutte des classes".

C'est l'IFOP qui s'est chargée de poser toute une série de questions autour de la lutte des classes auprès d'un échantillon de 2 001 personnes. Et les résultats, particulièrement édifiants, sont mis en comparaison avec des sondages comparables de 1987 et même de 1967 !

La lutte des classes progresse... dans les esprits

C'est ainsi que 64 % des personnes interrogées affirment que la lutte des classes est une réalité aujourd'hui.

Cette affirmation est particulièrement acceptée par les employés et "professions intermédiaires" (techniciens,...) avec 68 % d'accord, par les ouvriers (63 %) et par les inactifs (62 %).

Mais, ce sont particulièrement les jeunes qui perçoivent cette réalité avec 70 % de réponses positives sur cette question.

Sans surprise, c'est l'électorat de gauche qui note le plus l'importance de la lutte des classes : 80 % des proches du PCF et du Front de Gauche et 71 % des électeurs socialistes partagent cet avis.

Si les électeurs de droite sont moins enclins à reconnaître la réalité de la lutte des classes, ce sont tout de même 72 % des électeurs FN qui partagent cet avis. Une réalité politique qui rejoint la sociologie populaire de l'électorat frontiste et qui doit rappeler aux progressistes qu'une partie de l'électorat populaire s'est fourvoyée à l'extrême-droite, comme cela est le cas en période de crise majeure du système, à l'image des années trente.

On a donc l'image aujourd'hui d'une France qui, très majoritairement, estime que la lutte des classes est une réalité, notamment au sein des classes populaires et de la jeunesse.

Le plus incroyable, c'est que seuls 44 % des français croyaient en la lutte des classes en 1967... à la veille de mai 68 !

Lutte des classes mais... pas pour moi !

Alors, comment comprendre la faiblesse des mouvements sociaux ces dernières années ou bien les votes encore très favorables aux partis politiques, à droite notamment, qui mènent la lutte des classes contre les travailleurs ?

Deux raisons pèsent lourdement dans les esprits : le fatalisme qui s'est insinué dans les esprits (via les médias et l'échec d'une certaine gauche au pouvoir) et, certainement, un manque de crédibilité ou de présence des partis défendant les valeurs populaires et portant cette lutte des classes en faveur des travailleurs.

L'explosion du taux d'abstention ces vingt dernières années, surtout dans les quartiers populaires, est un signe du décalage entre les attentes des français et les réponses de la classe politique.

Ce sondage fait apparaître une autre raison de l'écart entre la perception de la réalité de la lutte des classes et les actes politiques et sociaux des travailleurs : les sondés voient la lutte des classes à 64 % mais ne se sentent membres d'une classe sociale qu'à 56 % !...

Le sondage IFOP - "L'Humanité" nous apprend d'ailleurs que ce sont surtout les classes sociales favorisées qui perçoivent le mieux leur appartenance à une classe sociale : 56 % des artisans et commerçants et 59 % des professions libérales et des cadres supérieurs se sentent appartenir à une classe sociale.

A l'inverse, seuls 53 % des ouvriers se sentent appartenir à la classe ouvrière !

L'idée même d'être catalogué ouvrier serait-elle devenue une insulte pour certains ?

Il est évident que l'atomisation des travailleurs et que la diversification des métiers chez les ouvriers et employés ne facilite pas l'identification à une catégorie sociale commune.

Encore une fois, ce sont les jeunes en âge d'être sur le marché de l'emploi qui perçoivent le mieux leur appartenance à une classe sociale. C'est le cas de 60 % des 25-34 ans d'aujourd'hui (6 % de plus que ceux de 1967 !). Il faut ensuite aller chez les plus de 65 ans pour trouver le meilleur résultat (59 %), c'est-à-dire chez ceux qui ont connu (ou même pratiqué !) les luttes sociales des années 60 et 70.

De la lutte des classes au Parti communiste : y-a qu'un pas !

Sur l'échiquier politique, une seule force a de tout temps représenté les intérêts de la classe ouvrière et des autres classes populaires : le Parti communiste.

C'est ainsi que durant des décennies, le vote ouvrier et celui des classes "laborieuses" (les travailleurs) lui était acquis.

Même si cela n'est plus si évident que cela (sinon le PCF et ses alliés feraient 30 % des voix au bas mot !), il n'en reste pas moins que le Parti communiste continue bien évidemment de se revendiquer de son héritage révolutionnaire, de reconnaître la lutte des classes comme l'un des moteurs de l'évolution de nos sociétés (négativement ces dernières décennies) et d'être le défenseur des classes populaires face aux intérêts des classes capitalistes.

Nous ne discuterons pas ici des raisons du déclin communiste entre 1978 et 2008 mais ce sondage démontre que les valeurs que défend le Parti communiste sont encore d'actualité en France.

Alors, puisque 64 % des français considèrent que la lutte des classes est une réalité aujourd'hui et que 70 % des jeunes partagent aussi cet avis, c'est un encouragement qui est donné aux communistes pour relever fièrement le drapeau qui est le leur, le drapeau rouge frappé du marteau de la classe ouvrière et de la faucille de la classe paysanne, pour faire entrer ces milliers de partisans potentiels dans la lutte politique pour que vainquent les intérêts de la majorité, du peuple, face à ceux de l'oligarchie capitaliste, cette minorité de speculateurs et de rentiers qui pompent l'essentiel des richesses produites et épuisent nos sociétés et nos ressources naturelles.

Plutôt que la division entre travailleurs, ces 64 % de convaincus de l'existence de la lutte des classes doivent nous inciter à relancer la solidarité et l'unité entre travailleurs, ce que résumait si bien dans les années 20 le célèbre slogan communiste : "Prolétaires de tous pays : unissez-vous !".

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 11:25

Pendant que le PS et l'UMPFN s'écharpent sur le mariage et l'adoption des homosexuels ou que François Hollande visite un musée à la mémoire de Mendès-France (qui ça ?), la situation économique en France et en Europe continue d'être morose. C'est l'emploi et le quotidien des français qui restent nos priorités 2012.

Faut-il autoriser le mariage homosexuel et autoriser l'adoption aux couples homosexuels ?

Notre réponse : pour le mariage, qu'ils se marient s'ils le veulent ! Qu'est-ce que ça change à notre quotidien, franchement ? Si des amoureux, de même sexe ou de sexes opposés, veulent se marier, c'est leur problème !...

Pour l'adoption, sachant qu'il existe des dizaines de milliers de couples homosexuels avec enfants et que cela ne pose pas de soucis comme pour l'immense majorité des couples hétéros, pourquoi faire des différences au niveau de l'adoption ? Que l'on regarde un peu plus la situation des enfants dans les familles où de la maltraitance est signalée !...

On a comme l'impression que tout le barouf autour du mariage homosexuel est avant tout politicien.

D'un côté, un parti socialiste en perte de vitesse dans les sondages, face au bilan de ses premiers mois de pouvoir, qui tente de se montrer sous un aspect positif par une opinion publique plutôt d'accord avec le mariage homosexuel ; de l'autre côté, une droite et son extrême qui tente de se ragaillardir et de cliver la société française en rameutant tous les fonds de poubelles de la bienpensance : cathos intégristes et traditionnalistes, conservateurs moraux, extrême-droite anti-homos,...

De la même façon, la visite très médiatisée de François Hollande à Gaillon et Louviers, sur les traces de Pierre Mendès-France aura été particulièrement médiatisée. Comme si l'histoire, assez criticable de notre point de vue, d'un responsable politique des années 50-60, aujourd'hui oublié de 80 % des français, pouvait avoir un intérêt quelconque face à un capitalisme débridé et en crise ?

C'est que, pendant ce temps là, on détourne l'attention des français de sujets bien plus préoccupants car mettant en péril l'avenir de tous, homosexuels comme hétérosexuels. Qui plus est, des sujets sur lesquels la "gauche" socialiste n'a pas encore démontré qu'elle agissait bien différement de la droite. Je parle évidemment économie.

En ce domaine, entre un chômage dont le gouvernement n'annonce pas une baisse avant 2014 (c'est toujours pour demain !) et des pauvres toujours plus nombreux, il n'y a pas de quoi pavoiser en ce début d'année !

Un économiste, l'autre jour sur France 2, annonçait même une année noire pour la zone euro et pour la croissance française !

Pendant ce temps, des études officielles montrent que les entreprises ont bénéficié de 7,5 milliards d'euros grâce à la suppression par la droite de Sarkozy-Fillon-Copé de la Taxe Professionnelle : où est le bénéfice sur l'emploi ?

On pourrait multiplier les exemples. On pourrait parler des Pétroplus ou des Arcellor-Mittal ! Ces derniers auraient-ils disparu au milieu du foie gras de Nöel ? Plus de nouvelles dans les médias !...

La priorité des français, c'est bien l'avenir, le leur comme celui de leurs proches et de leurs enfants. Un avenir bouché sur le plan économique et social, menacé par un patronat qui veut remettre en cause de nouveaux droits des travailleurs, et par un gouvernement incapable de résister aux diktats des marchés financiers sur leurs joujoux que sont la dette et la "compétitivité".

Comme ces dernières années, les communiste joueront encore la mouche du coche en 2013.

Nous serons là pour rappeler au gouvernement les priorités des travailleurs, sur l'emploi, les salaires et pensions ou les services publics.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 10:06

Voici in-extenso le discours d'Andrée OGER prononcé aux habitants d'Ivry-la-Bataille ce vendredi !

Mes amis, 

Je voudrais vous dire tout simplement mon plaisir d’être ici, ce soir, parmi vous.

 Et puis, en ce début 2013, fidèle à la tradition, je veux très sincèrement vous souhaiter à tous une bonne et heureuse année dans votre vie privée comme dans votre vie professionnelle.

Que vous souhaitez ?

Que du bon, bien sûr, même si nous avons des raisons de nous inquiéter et d’être plutôt déçus par la politique menée. Où est le changement promis ?

Mais je ne vous infligerai pas un discours par trop morose.

Il y a quelques petites choses qui peuvent permettre d’espérer. Je pense à cette commande d’un énorme paquebot pour les chantiers navals nantais, une entreprise nationalisée à 30%. Cela va redonner du travail à des milliers d’ouvriers et de sous traitants pour plusieurs années. Cela illustre que notre pays peut être un grand pays industriel, maîtrisant des techniques de pointe  et qu’il y a place dans le monde actuel pour des entreprises nationalisées.

Et puis, dans la période de crise que nous traversons, le travail des collectivités locales est éminemment utile. Outre les équipements publics qu’elles construisent, entretiennent et font vivre, elles ont un rôle très important sur le plan humain et plus elles sont proches des citoyens et plus elles sont efficaces. La solidarité nationale se joue à ce niveau.

En effet, personne mieux que les membres de votre CCAS ne sait que telle personne est isolée, qu’elle a besoin d’un coup de main pour ses courses, de vêtements chauds,  ou d’un peu d’argent pour compléter le financement de son chauffage.

Ces aides se font rapidement et discrètement et c’est bien ainsi. Nous faisons  de même sur le plan départemental.

Mais nous traversons une crise majeure et les discours rassurants ne peuvent en masquer la dure réalité : le nombre des personnes au RSA a triplé en quelques années. L’Eure paye un lourd tribu à la folie d’une économie mondiale, plus axée sur la spéculation et le profit immédiat que sur la construction d’une société harmonieuse où les besoins des hommes seraient pris en compte et respectés. L’humain d’abord disait quelqu’un !

Le Conseil Général  essaie, dans ce monde de compétition, d’être innovant, réactif et moderne. Je ne ferai pas la liste des réalisations du Conseil Général de l’Eure mais vous savez par exemple, on en a parlé dans tout le pays que nous avons réussi la reprise de l’entreprise M’REAL d’Alizay.

Cette usine de 300 personnes transformait la pâte à papier. Fermée depuis plusieurs mois, les propriétaires finlandais refusaient de revendre le site pour ne pas favoriser l'arrivée d'un concurrent.

Les ouvriers ont lutté, monté tout un projet prouvant que l’usine était rentable, mieux qu’elle pouvait utiliser du bois produit en France, amené sur place par bateau, donc on pouvait économiser de l’énergie et même en produire.

Avec le Maire d’Alizay, Conseiller Général, mon camarade Gaëtan Levitre, ils ont convaincu, mobilisé, entraîné le Préfet, le Président du Conseil Général. La négociation a commencé en partie en France, en partie  en Finlande.

Et nous avons gagné : c’est le CG de l’Eure qui rachètera l’usine pour 22 millions d’euros puis  va la revendre immédiatement pour 18 millions à 2 repreneurs, Double A, un groupe thaïlandais leader mondial en industrie papetière et à Néoen, filiale de Direct Energie, groupe français, qui va installer une chaudière biomasse pour fournir de l’énergie. Nous conservons des terrains pour la valeur de
4 millions  pour créer un port fluvial sur la Seine, projet générateur de création d’autres entreprises donc d’emplois.

Cette solution, assez formidable, a été adoptée à notre réunion plénière de décembre à l’unanimité, les signatures vont se faire d’ici à quelques jours et dès le printemps l’usine va rouvrir avec 160 emplois pour commencer en attendant une soixantaine supplémentaire pour la production d’énergie et enfin  la reprise intégrale du personnel quand tout marchera.

Cette réussite exceptionnelle, à contre courant de tout ce qu’on nous raconte,  montre qu’on peut agir si on en a la volonté et si tout le monde se mobilise dans la bonne direction. C’est à rapprocher de l’expérience de SEAFRANCE à Calais, entreprise de ferries qui a été reprise sous forme de coopérative ouvrière voici un an grâce à la lutte tenace du personnel conseillée et suivie par mon camarade, député européen, Jacky Henin, ancien maire de Calais. 395 emplois sauvés.

Je salue les ouvriers, les syndicats et les élus qui se sont intelligemment mobilisés et qui ont gagné.

C’est un exemple de ce qui pourrait être fait ailleurs. Et je pense aux travailleurs de Pétroplus, dans notre région qui sont dans la lutte et dans l’incertitude comme à ceux d’Arcelor Mittal en Lorraine.

Le Conseil Général de l’Eure a pu réussir l’opération M’Real car ses finances sont particulièrement saines et nous pouvons continuer d’aider les familles et les communes dans leurs réalisations.

J’ai en tête les équipements concernant Ivry qui n’auraient sans doute pas  pu se faire sans ces aides, je pense par exemple au très bel aménagement autour de l’église et à la place de la Bataille d’Ivry. Ces travaux ont fourni du travail à des entreprises locales et c’est intéressant.

Vous avez encore des projets dans vos cartons, notamment le réaménagement de cette salle. Soyez assurés que je ferai tout pour qu’il aboutisse dans les meilleures conditions possibles car c’est un beau projet architecturalement parlant et qui répond aux besoins de vos associations qui sont très actives. Mais quelquefois le choix entre beaucoup de demandes à satisfaire est difficile.

Je suis quand même un peu inquiète pour l’avenir des départements : on supprime nos ressources et on nous demande de prendre en charge l’aide sociale dans notre pays, aide sociale  qui ne fait qu’augmenter :

  •  L’hébergement des personnes âgées en maison de retraite, c’est le CG qui s’en occupe et qui finance ;
  • L’hébergement des adultes présentant un handicap en établissement, c’est le CG qui s’en occupe et qui finance ;
  • Les 1 500 enfants de l’Eure retirés de leurs familles et placés, c’est le CG qui s’en occupe et qui finance ;
  • L’APA pour les personnes âgées c’est le CG qui s’en occupe et qui finance ;
  • Le RSA et l’insertion, c’est le CG qui s’en occupe et qui finance ;

Tout cela représente 250 millions d’euros pour l’Eure. Nous pensons profondément que les Départements sont  bien placés pour s’occuper de ces questions car ils sont proches des gens, des mairies, des associations et des établissements. Mais il faudrait que l’état participe financièrement.

En effet tous les Français doivent être traités avec égalité. Il n’est pas juste, il n’est pas républicain que certains soient plus mal traités que d’autres parce que leur département a moins de ressources ou parce que le nombre des personnes âgées ou handicapées y est plus important que dans d’autres.

Que sera dans ces conditions notre avenir ? Je n’en sais pas plus que vous mais je sais que nous sommes un pays capable, un pays qui peut se montrer solidaire et que si nous  nous mobilisons nous devons pouvoir réussir. Alizay l’a bien prouvé.

Quelqu’un a dit celui qui ne lutte pas est déjà mort alors luttons ensemble pour maintenir nos acquis et pour donner à nos jeunes l’espoir d’un monde meilleur.

Bonne année à tous !"

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 10:32

Une majorité de russes regrettent encore la dissolution de l'Union soviétique

Après vingt ans de restauration capitaliste désastreuse pour les populations, les sentiments positifs envers le « socialisme réel » continuent d'être prégnants dans toute l'Europe de l'Est. Les résultats des Partis communistes comme ceux des sondages sont là pour en témoigner.

Selon un dernier sondage commandité par le Centre d'étude de l'opinion publique russe, 56% de la population russe exprime une nostalgie pour la période soviétique et regrette la chute de l'URSS, à la veille du 90 ème anniversaire de la fondation du premier État socialiste.

Parmi les nostalgiques, ceux qui ont connu l'ex-Union soviétique et les couches populaires, ayant le plus pâti de la transition capitaliste, sont naturellement sur-représentés.

On compte parmi les personnes âgées de plus de 45 ans (donc ayant connu concrètement l'URSS) 70 à 85% d'individus regrettant l'Union soviétique. Trois personnes sur quatre de milieu modeste, n'ayant pas réalisé de longues études, gardent une image positive de l'ex-URSS.

Enfin, ces sentiments positifs envers l’État socialiste se trouvent également largement majoritaires dans les deux plus grandes villes du pays, Moscou et St-Petersbourg, où deux personnes sur trois partagent ce constat.

Seulement un tiers des russes ne regrettent pas la dissolution de l'URSS, avec un profil dominant de jeune diplômé.

Il faut rappeler que la transition capitaliste, loin des promesses initiales, fut un désastre pour la population russe.

Surtout dans la phase de « capitalisme sauvage » des années 1990 où deux millions de russes seraient décédés en conséquence de la privatisation du système de santé soviétique.

La production a chuté de moitié et n'a pas encore atteint son niveau de 1991. Le salarié actuel est plus pauvre, en moyenne, que le salarié soviétique. En 2011, le salaire réel moyen est encore de 5% inférieur à celui de 1991.

Des chiffres qui masquent l'ampleur des inégalités dans un pays qui compte 25 millions de pauvres (20% de la population), où l'écart entre les 10% les plus riches et les plus pauvres est de 1 à 60.

Une seule fraction de la population ne connaît pas la crise, les fameux « oligarques ». 101 milliardaires en 2011, deux fois plus qu'en 2008.

Voilà le tableau de la Russie actuelle, un tableau qui explique la persistance de ce sentiment de nostalgie envers l'époque soviétique. Un sentiment qui n'est pas uniquement tourné vers le passé mais, comme le prouvent la progression constante du PC russe, orienté vers la perspective de la re-construction du socialisme en Russie !


Commentaire :

et on rajoutera la chute de l'espérance de vie des russes depuis 1991 ainsi que la chute du taux de natalité qui font que la Russie est désormais un pays vieillissant et qui se dépeuple.

Solidaire

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 12:15

Une Amérique du sud qui améliore le sort de ses concitoyens en nationalisant, des entreprises françaises sauvées par l'intervention de leurs travailleurs et l'argent public : la sortie de la crise capitaliste passe bien par des outils de socialisation de l'économie !

Chaque jour, des informations économiques inquiétantes plombent l'espoir des français, notamment des jeunes travailleurs tandis que la Bourse monte et que croissent les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises.

Parfois, dans ce marasme économique percent quelques bonnes nouvelles.

Nous avons abondamment parlé, en décembre dernier, de la papeterie euroise d'Alizay, que son propriétaire finlandais M-real refusait de vendre. Trois ans de lutte des salariés autour de leurs syndicats et l'appui de l'armada communiste, autour de Gaëtan Levitre (maire et conseiller général) ont eu finalement le dernier mot. L'entreprise est sauvée et retrouvera son activité en début d'année, recréant 160 emplois et permettant la création de 60 emplois supplémentaires dans la future chaudière biomasse du groupe français Néoen (Groupe Direct Energie) sur le site d'Alizay.

Il y a eu aussi, début 2012, l'importante victoire des salariés calaisiens de SeaFrance. Malgré une campagne médiatique antisyndicale, les salariés ont repris leur entreprise sous forme coopérative sous le nom de My Ferry Link, sauvant 395 emplois directs et comptant sur 520 emplois en 2013 ! Là aussi, c'est la solidarité qui a compté et le député européen communiste Jacky Hénin, ancien maire de la ville, y est également pour quelque chose !

Ces derniers jours, ce sont les chantiers navals STX de St Nazaire qui ont annoncé la signature d'un contrat énorme pour la construction d'un paquebot de luxe pour les américains de Royal Caribéan. Un contrat qui va fournir du travail aux salariés jusqu'en 2018.

Quel point commun entre ces trois exemples ?

Ce qui rassemble les sauvetages de M-real, de SeaFrance et des chantiers navals, c'est la lutte ouvrière pour sauver ces entreprises et leurs emplois et l'implication de la puissance publique et de capitaux publics : le sauvetage de M-real, c'e sont trois ans de luttes et le rachat par le Département de l'Eure ; SeaFrance, ce sont des années de lutte, des capitaux publics et salariés ; STX St Nazaire, ce sont des années de luttes et le rachat de 30 % du capital par l'état !

Quand la puissance publique en a la volonté, elle peut bloquer les patrons et les actionnaires dans leurs projets de fermetures d'entreprises, de délocalisations, et accompagner des projets qui permettent le développement de l'emploi.

C'est ce que prouvent ces différents exemples !

C'est aussi ce que démontrent des pays sud-américains, à l'instar de la Bolivie ou du Vénézuéla en nationalisant les ressources essentielles de leurs pays : mines, pétrole, raffineries, cimenteries, banques, compagnies électriques,...

Mieux ! Un état qui en a la volonté peut agir sur les choix de développement économique et la redistribution des bénéfices des grandes entreprises s'il en prend le contrôle.

La Bolivie vient ainsi de nationaliser deux compagnies électriques : Electropaz (Basée à La Paz, 900 000 habitants) et Elfeo (Oruro, 215 000 habitants) jusque là détenues par l'espagnol Iberdrola.

Ces nationalisations font suite à celles d'un gisement d'argent et d'indium en août 2012 (contrôlé jusque là par la compagnie canadienne South American Silvera) et de la filiale bolivienne de la compagnie électrique espagnol Red Electrica de España en mai 2012.

"Nous avons considéré que cette mesure était nécessaire pour assurer des tarifs d'énergie équitables dans les départements de La Paz et d'Oruro et pour veiller à ce que la qualité de service soit uniforme aussi bien dans les zones rurales qu'urbaines" justifie le président bolivien Evo Morales.

La Bolivie et le Vénézuéla, se sont respectivement 5,2 % et 4,2 % de croissance en 2011,  (1,7 % en France !) et moins de 8 % de chômeurs (9 % en France !) !

Alors que flambent les tarifs du gaz et de l'électricité en France et que la qualité des services se dégrade parallèlement, ne faudrait-il pas revenir à un contrôle public, comme c'était le cas du temps de EDF-GDF ?

Le service public avait montré sa capacité à développer et entretenir notre réseau électrique en fournissant une électricité peu chère aux citoyens. Ce que montrent les boliviens et les vénézuéliens en nationalisant et ce que prouvent en France les exemples de M-real, de SeaFrance ou des chantiers navals, c'est que le rôle de l'état et des collectivités publiques peut ancore aujourd'hui jouer un rôle moteur pour la défense de l'emploi et le développement de services publics de qualité pour tous.

Qu'en aurait-il été de la crise bancaire en France si Crédit Agricole, BNP-Paribas ou Crédit Lyonnais-LCL étaient toujours des entreprises publiques ? Y-aurait-il autant de spéculation douteuse ? Y-aurait-il aujourd'hui autant de blocage au financement des PME et PMI ?...

A l'inverse de la propagande libérale que l'on nous sert depuis trente ans sur les bienfaits du libéralisme et des privatisations, tout prouve aujourd'hui que services publics et entreprises nationalisées peuvent être des appuis majeurs pour l'indépendance économique de nos pays et pour leur développement économique.

Comme le montre la crise capitaliste actuelle, le discours dominant actuel, bâti sur le dogmatisme libéral, a perdu toute crédibilité. Le roi est nu.

Maintenant, c'est aux victimes de cette escroquerie qu'est le capitalisme de se rassembler et de rebâtir le mouvement émancipateur qui avait sorti la France et l'Europe de la misère des débuts du capitalisme, au XIXème siècle, pour amener nos sociétés à un niveau de développement et de confort social qui régresse depuis trente ans désormais.

Plus que jamais, les travailleurs, ceux qui vivent uniquement de leur travail, doivent se rassembler et construire une société alternative qui brise le monopole de l'argent, du capital.

C'est le sens du combat communiste depuis les années 1920 et des mouvements ouvriers qui l'ont précédé.

C'est encore le sens du combat communiste d'aujourd'hui, notamment du Parti communiste français à quelques semaines de son XXXVIème congrès.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 12:17

Soutien de Sarkozy aux Présidentielles, Depardieu va trouver un asile fiscale auprès de Vladimir Poutine, autocrate d'un régime russe mafieux et truquant les élections. Un choix de valeurs... financières !

Le président Vladimir Poutine a accordé jeudi la citoyenneté russe à l'acteur français Gérard Depardieu, qui a menacé récemment de renoncer à son passeport français pour protester contre les augmentations d'impôts visant les plus riches.

"Vladimir Poutine a signé un décret accordant la citoyenneté russe au Français Gérard Depardieu", a précisé le Kremlin dans un communiqué.

Gérard Depardieu avait annoncé dimanche que la décision du Conseil constitutionnel français de censurer la taxation à 75% des contribuables les plus aisés "ne changeait rien" à son installation en Belgique.

Malgré cela, le gouvernement français a annoncé son intention d'aller de l'avant pour augmenter la pression fiscale sur les personnes gagnant plus d'un million d'euros par an, en adoptant de nouvelles mesures pour que ce projet soit conforme à la Constitution. Une promesse qui se réalisera ?

Le président Poutine avait déjà annoncé lors d'une conférence de presse en décembre : "Si Gérard veut vraiment avoir un permis de séjour ou un passeport russe, c'est une affaire réglée, et de manière positive".

Peu après les déclarations du président russe, le Premier ministre, Dimitri Medvedev, avait réitéré l'invitation faite à l'acteur français de s'installer en Russie, en l'assurant qu'il ne risquait pas d'augmentation d'impôts dans ce pays.

En Russie, l'impôt sur le revenu est de 13% pour tous. En clair, pas de proportionnalité de l'impôt là-bas ! Les milliardaires sont autant taxés que les petits retraités ou les chômeurs !

Avec la polémique en France sur l'exil fiscal de Depardieu, celui-ci avait annoncé vouloir "rendre" son passeport français et envisager de prendre la nationalité belge pour s'installer à Néchin, un village proche de la frontière française connu pour abriter de riches expatriés français, .

Célèbre en Russie, Depardieu apparaît régulièrement dans diverses publicités. En novembre dernier, il en a tourné plusieurs pour la banque Sovietski, pour une marque de ketchup et pour un magasin d'alimentation. L'appât du gain l'a fait descendre bien bas !

Il assiste également souvent à des festivals de cinéma en Russie. Il a notamment déjà été membre du jury du festival du film de Moscou.

En octobre dernier, il a participé à des célébrations officielles à Grozny, capitale de la Tchétchénie, au cours desquelles il avait lancé: "Gloire à la Tchétchénie, gloire à Kadyrov", en s'affichant aux côtés de Ramzan Kadyrov, numéro un de cette république, accusé de multiples exactions par les ONG de défense des droits de l'homme.

Ce dernier s'est d'ailleurs dit prêt à accueillir l'acteur dans cette république instable du Caucase.

Un porte-parole de M. Kadyrov a indiqué jeudi que cette invitation tenait toujours. "Nous confirmons que si Depardieu veut s'installer en Tchétchénie, cela sera très apprécié", a déclaré ce porte-parole Alvi Karimov à la radio Echo de Moscou. "Les conditions nécessaires pour une vie agréable et un travail créatif seront mises en place", a-t-il ajouté.

On a les amis que l'on mérite et nos actes témoignent clairement du fonds de notre âme.

Entre Sarkozy, de plus en plus impliqué dans le scandale de Karachi et accusé d'avoir été financé par Kadhafi, et les dirigeants russes et tchétchènes, Gérard Depardieu montre son vrai visage, celui d'un homme cupide, qui tourne des publicités et des films par amour de l'argent (public, souvent), et soutenant ceux qui défendent les intérêts de sa caste.

En cela, Depardieu est le reflet de cette caste qui se prétend l'élite sociale de nos sociétés capitalistes et qu'incarne politiquement l'UMP. Finalement, gérard Depardieu tient là un rôle digne d'un comédien de film social.

Sauf que ce n'est pas un rôle de composition.

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 16:33
On aimerait les voir plus agressifs face au patronat et au capitalisme nos amis socialistes !...
C'est vrai, le ton est plutôt sarcastique, moqueur.
La dernière vidéo du PCF, pour la nouvelle année, a choisi le ton de l'humour incisif, remettant le Président Hollande face aux engagements de campagne du candidat Hollande. Forcément, y-a comme un décalage !
Et c'est ce qui fait hurler Harlem Désir, désormais secrétaire national du Parti socialiste.

« Ce clip (…) de mauvaise foi, mensonger et caricatural: il est une faute contre la gauche (…) il est une honte pour ses auteurs » .

Comme le rappelle le Parti communiste dans un contre-communiqué, "notre clip, incitant à « rallumer les étoiles », ne mérite en rien l'usage d'une artillerie aussi lourde.

Nous convenons que cette vidéo peut susciter des réactions. Mais la première d'entre elle, la plus partagée, avec près de 200 000 visites dés les 2 premiers jours est tout simplement d'en sourire.

Mieux vaut user aujourd'hui d'un droit de critique, qu'être contraint à un devoir d'inventaire dans 5 ans.

Sur le fond, nous n'avons fait que reprendre les promesses publiques du candidat Hollande, sans rien bidouiller : ses promesses sur des marqueurs de gauche pour un changement « Maintenant » après 10 ans de droite.

Huit mois après, Harlem Désir devrait plutôt se demander pourquoi cette vidéo rencontre un tel succès. D'une certaine manière, ce clip est une invitation de fin d'année, certes légèrement impertinente, à rappeler à l'ensemble de la gauche que l'année 2013 doit être une année de conquêtes, de luttes face aux puissances de l'argent qui gouvernent, décrites par François Hollande lui même lors de son meeting de début de campagne au Bourget : « Mon véritable adversaire, scandait alors François Hollande, il n’a pas de nom, il n’a pas de visage, pas de parti, il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne, cet adversaire, c’est le monde de la finance ».

Décidément, le Parti socialiste n'aime pas la critique et préfère s'attaquer à ceux qui défendent le peuple de gauche qui l'a envoyé aux affaires plutôt que de se remettre en cause. Le souci, c'est que tôt ou tard, ce seront les électeurs qui feront connaître au PS leur point de vue sur tous ces engagements non tenus ! Et il sera trop tard pour le PS, mais surtout pour les travailleurs !

Bonne année 2013 !

 
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 09:52

La rémunération des grands patrons du CAC 40 continue de s'envoler jusqu'à des cimes indécentes.

Selon une étude publiée mardi 11 décembre, ils sont même 14 PDG de grands groupes français (3 de plus qu'en 2010) à avoir touché au moins 4, 6 millions d'euros en 2011.

Le classement de ces grands fortunés, selon l'étude du cabinet Proxinvest
1- Maurice Lévy de Publicis, qui "est exceptionnellement en tête avec le versement anticipé de ses bonus différés qui portent à 19,6 M€ sa rémunération totale après 6,2M€ en 2010"
2- Carlos Ghosn (Renault – 13,3 M€ après 9,7M€, +38%), celui-là même qui tente d'arracher des accords de compétitivité dans ses usines pour baisser le coût des salaires, "dont la rémunération chez Nissan demeure mal définie"
3- Bernard Charlès (Dassault Systèmes – avec 10,9 M€ après 9,5M€, +15%)
4- Bernard Arnault (LVMH –10,8 M€ après 9,7M€, +11%), candidat à l'exil fiscal en Belgique
5- Jean-Paul Agon (L’Oréal) – 7,7 M€ après 10,7M€, -28%)
6- Christopher Viehbacher (Sanofi-Aventis – 7,1M€ après 6,1M€, +17%), dont l'entreprise dégraisse allégrement en France pour améliorer ses dividendes
7- Frank Riboud (Danone – 6,1 M€ après 5.9 M€, +3%)
8- Daniel Julien (Teleperformance - 5,6 M€ après 3,2 M€, +76%)
9- Denis Kessler ( SCOR 5,5 M€ après 4,2 M€, +20% ), le chantre des valeurs du patronat au MEDEF
10- Olivier Piou (Gemalto – 5,5 M€, +103%)
11- Gerard Mestrallet (GDF-Suez 4,8 M€, +44%) dont le groupe n'en finit pas de demander des augmnetations du tarif du gaz
12- Jean-Pascal Tricoire (Schneider Electric- 4,7M€, +12% )
13- Thierry Pilenko (Technip – 4,6 M€, +7%)
14- Henri de Castries (AXA – 4,6 M€, -7%).
Dans certains cas, ces chiffres sont bien plus élevés. L'étude de Proxinvest n’inclut en effet pas toutes le sources de revenus, comme le "complément de retraite sur-complémentaire dont bénéficient certains dirigeants". Elle porte sur le salaire fixe, les bonus, les actions gratuites, les options et les indemnités de départ versés au dirigeant.
C'est sûr qu'avec de tels revenus, il faut faire un effort pour que les petits chéris du capitalisme français ne paient pas trop d'impôts, les pauvres !
-17% pour le CAC 40
Loïc Dessaint, directeur associé du cabinet spécialisée dans la gouvernance des entreprises, se demande bien pourquoi ces patrons touchent de tels revenus : "L'indice CAC 40 a pourtant sur la même période perdu 17% de sa valeur", relève-t-il à l'AFP. "La politique de rémunération des grandes sociétés françaises manque de transparence et est beaucoup trop court-termiste. Il faut absolument étudier la performance d'un dirigeant sur au moins trois années pleines", note Proxinvest.
Dans le détail, pour la première fois en 2011 le salaire fixe moyen des dirigeants du CAC 40 a franchi le million d'euros. Les bonus annuels ont pour leur part baissé de 8,6%, mais ils se maintiennent à un niveau élevé (124% du salaire fixe en moyenne).  Une paille.

Pensez à demander un petit chèque de fin d'année à ces patrons, en échange des aides publiques et des allègements fiscaux consentis par les gouvernements successifs à ces entreprises et que vos impôts financent !

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 09:58

Karl Marx et le budget Ayrault

Le 4 avril 1865, Karl Marx fulmine : « On ne peut compresser un cours d’économie politique en une heure. Mais nous allons faire de notre mieux. » Le journal "Solidaire" du Parti du travail de Belgique a comprimé encore un peu plus le regard de Marx sur le combat salarial. Nous reprenons leur article en l'adaptant à la France.

Solidaire 

 

 

Voici plus d’un siècle, à la demande de la Première Internationale, Karl Marx évoquait déjà tout l’enjeu des mesures du gouvernement Ayrault : une réduction des charges patronales, un indice des prix manipulé et le gel de salaires.

Il répond à deux questions. :

  • Si on augmente les salaires, le pouvoir d’achat des travailleurs n’est-il pas réduit à néant par les hausses de prix ?
  • Les augmentations salariales arrachées par les syndicats nuisent-elles à la position concurrentielle ?

Marx a montré que la valeur d’échange des marchandises produites est déterminée par la « quantité de travail » nécessaire à leur production et que la valeur ajoutée produite par le travail est toujours supérieure au salaire versé. « Les salaires des ouvriers ne peuvent jamais être plus élevés que la valeur d’échange des marchandises produites. » La différence entre la valeur ajoutée totale et le salaire versé apparaît dans le capitalisme en tant que profit. En clair, les profits viennent de la différence entre le prix de vente d'un produit (ou d'un service) et son prix de revient (salaires et coûts de fabrication).

Cela nous donne une contradiction de classe entre les salariés et les employeurs. « D’une hausse générale du niveau salarial résulte une baisse de la marge bénéficiaire générale, sans pour autant, en général, faire monter le prix des marchandises. »

Ensuite, Marx affirme que les travailleurs ne cueillent pas automatiquement les fruits d’un accroissement de la productivité. Dans ce cas, le salaire reste en retrait de la productivité accrue et les profits augmentent. L’exploitation (relative) s’accroît donc, même sans baisse de salaire. C'est ce que nous constatons en France depuis vingt ans où 10 % des richesses produites en France (PIB) sont passées de la rémunération des travailleurs (Salaires et cotisations sociales) à la rémunération du Capital (Actionnaires, primes patronales). Même les 35 heures ont entrainé une hausse de la productivité (même travail assuré avec moins d'heures) sans hausse des revenus, parfois même avec une baisse (blocage des salaires de 3 ans dans de nombreuses entreprises malgré l'inflation).

Une situation similaire se produit quand le patron augmente les prix : « Prétendre en pareil cas que l’ouvrier ne doit pas réclamer avec insistance une augmentation proportionnelle des salaires (via une indexation des salaires sur les prix, par exemple, NdlR) revient à lui dire qu’il lui faut se contenter de mots en guise de choses (pouvoir d’achat). »  

La nécessité du combat

Plus généralement, Marx montre que les travailleurs ne reçoivent qu’une infirme partie de la richesse qu’ils créent et que cette dernière est surtout utilisée en vue de l’accumulation du capital et de la liquidation des emplois. « Dans tout le développement de l’industrie moderne, la balance penche toujours plus en faveur du capitaliste et au désavantage des travailleurs. Dans la production capitaliste, le niveau salarial moyen a tendance à ne pas monter, mais à baisser. » C’est ainsi que nous avons vu systématiquement décroître la part des salaires dans le revenu national et croître celle du profit.

« Si la tendance adopte effectivement ce caractère, la classe ouvrière ne doit-elle pas alors renoncer à résister aux patrons et ne ferait-elle pas mieux de renoncer à la lutte pour améliorer temporairement sa situation ? se demande Marx. Si elle le faisait, elle se dégraderait en une masse égale de pauvres hères ruinés ». C’est ainsi que Marx souligne l’importance du combat salarial.

Toutefois, le combat du syndicat ne doit pas se limiter à « une guérilla contre les retombées du système en place », mais il doit « essayer en même temps de changer ce système » en utilisant sa « force organisée » comme « levier pour la libération définitive de la classe ouvrière, c’est-à-dire pour la suppression définitive du système salarial ».

C'est la différence entre un syndicalisme réformiste qui ne fait que négocier avec le patronat des aménagements au système (la "moins pire des solutions" en cas de crise capitaliste comme actuellement) et un syndicalisme de classe, révolutionnaire, qui organise les travailleurs pour contrer le patronat et les actionnaires et proposer des solutions pour dépasser ce capitalisme, le renverser.
Sources : Karl Marx, Salaire, prix et profit, téléchargeable sur www.communisme-bolchevisme.net • Lettre de  K. Marx à F. Engels, 20 mai 1865 • Certaines citations ont été vulgarisées.

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 10:14

Joyeux Noël les patrons !

Un message des Jeunes communistes 

Le Noël des patrons se chiffre à 20 000 000 000 €…
Vingt milliards d’euros d’exonérations offertes au titre de la « compétitivité »… Le Medef et Laurence Parisot croulent sous les cadeaux du gouvernement : un traité européen ultralibéral, des jeunes que l’on peut embaucher sans rien avoir à payer, des apprentis et des stagiaires qui travaillent gratuit, des précaires condamnés aux bas salaires… Alors que les salaires et les profits versés aux patrons et aux actionnaires de Peugeot, de Sanofi, de Veolia, de Bouygues, de Renault, ne cessent d’augmenter…
Ce n’est pas la crise pour tout le monde et quelques-uns se goinfrent quand c’est « pigeons farci » au menu pour tous les autres ! Nous savons que 30 ans de politiques d’emplois précaires, d’exonérations d’impôts et de cotisations n’ont qu’une seule utilité, augmenter les profits, mais les patrons-vautours eux continuent leur croisade contre nos droits, nos revenus et notre dignité.
C’est le grand Noel des patrons !
Plus de lycées et d’universités sous contrôle pour fournir de la main d’œuvre. Plus de bas salaires. Plus de temps partiels. Moins d’impôts. Moins de solidarités. Plus de dérèglementations européennes… Les Jeunes Communistes invitent partout en France à célébrer ce Noel extraordinaire de Laurence Parisot et ses amis, dans la féérie des mesures du gouvernement, des plans sociaux et des fermetures d’usines qui marquent à nouveau cette période de noël.
Tout au long du mois de décembre devant les sièges du Medef, de nos amis les banques, et de ces grands groupes qui exploitent sans merci souhaitons un joyeux Noel à tous les patrons et faisons-leur une promesse : en 2013, plus de cadeaux pour les patrons !
Ils ont des milliards, mais nous sommes des millions ! Cet argent doit servir à investir pour développer la production et les emplois en France, pour nos formations, pour augmenter les salaires, l’accès au logement et à la santé !
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