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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 10:47

Taxations des cessions d'actifs et des ventes d'oeuvres d'art abandonnées : un mauvais signe envoyé aux travailleurs.

Le propre d'un gouvernement qui se dit de gauche, c'est au minimum de se battre pour rétablir une certaine justice sociale et fiscale. Quand la pression monte de la part des plus riches et du patronat pour empêcher que des mesures d'équité fiscale ne se mettent en place, un gouvernement de gauche ne devrait-il pas être ferme et s'appuyer sur ses électeurs, les travailleurs ?

Malheureusement, le maigre élan de la vaguelette rose de mai-juin s'est depuis longtemps brisé sur l'écueil patronal !

Ces derniers jours, deux nouvelles mesures fiscales sont parties à la poubelle après des rodomontades des milieux d'affaire.

Le premier recul gouvernemental, c'est celui sur la taxation des revenus de cessions d'actifs, en clair les bénéfices faits par un patron à la revente de son entreprise.

Il s'agissait de l'une des seules mesures du projet de loi de finance pour 2013 qui s'attaque aux revenus du capital !

Il aura suffi d'une campagne médiatique bien orchestrée par le patronat et la droite autour des "pigeons" que seraient les créateurs d'entreprise pour que le gouvernement rentre au nid.

Il y a effectivement des gens qui innovent, qui se battent et qui doivent être récompensés. Oui !

Mais, derrière ces quelques créateurs, se cachent aussi de nombreux entrepreneurs qui profitent de la revente de leur entreprise pour faire des bénéfices énormes, entreprises qui bien souvent ont bénéficié de soutiens publics à leur création, et de marchés publics pour leur fonctionnement !

Est-ce que les patrons seraient les seuls français dispensés d'efforts en ces temps de crise ? S'agit-il d'une nouvelle caste, comme les aristocrates sous l'Ancien Régime, qui ne paierait ni taxes ni impôts ? On s'y dirige directement !

De la même façon, l'annonce de la taxation des transactions sur la vente des œuvres d'art de plus de 50 000 € a fait l'objet d'une mobilisation surprenante, notamment de certains directeurs de musées.

50 000 €, c'est tout de même une somme que le commun des mortels, hauts cadres y compris, n'est pas en capacité de débourser si facilement !

Là aussi, la reculade du gouvernement sur cette taxation du marché de l'art a plus à voir avec le marché qu'avec l'art !

L'art comme marchandise, l'art comme placement, l'art pour défiscaliser ses revenus,... Et certains en vivent plutôt bien, dans les beaux quartiers et les belles galeries !

Retraité, ouvrier : cause toujours !

La semaine dernière, jeudi, pour être précis, des dizaines de milliers de retraités ont manifesté dans les rues pour refuser l'image de privilégiés que certains veulent leur coller. Ils refusaient notamment cette taxation des retraites imposables à 0,15 % l'an prochain et à 0,30 % l'année suivante.

Mais là, pas de recul gouvernemental ! Silence.

Deux jours avant, ce sont des dizaines de milliers de salariés de l'industrie essentiellement qui ont répondu à l'appel de la CGT pour refuser l'austérité et exiger une véritable politique de défense de l'emploi industriel, en cette période où se multiplient les plans sociaux.

Et, là encore, fin de non recevoir du gouvernement. L'austérité sera appliquée.

La morale de ces derniers jours, c'est qu'une fois encore, notre gouvernement, comme le précédent, cède aux exigences des milieux les plus favorisés, du patronat notamment, mais continue de faire reposer tous les efforts de la nation sur l'immense majorité de ceux qui n'ont que leur travail, leurs pensions et leurs minimas sociaux pour survivre.

Oui, un gouvernement de gauche aurait dû refuser de céder à la pression des marchés et des riches !

Un gouvernement de gauche aurait dû défendre ses mesures d'égalité fiscale.

En tout cas, un gouvernement de gauche qui n'aurait pas peur de prendre ses responsabilités. Le risque, c'est de semer un peu plus le trouble dans l'esprit des français entre gauche et droite.

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 09:31

En 2009, Barack OBAMA obtenait le prix Nobel de la Paix. Cette année, c'est l'Union européenne. Humour noir ?

On a crû rêver en entendant que l'Union européenne venait de se voir attribuée le prix Nobel de la paix 2012 pour "l'ensemble de son œuvre" serait-on tenté de dire.

Mais quelle œuvre ?

L'argument principal qui a prévalu à la création de l'Europe, c'était d'en finir avec les guerres successives qui avaient divisé l'Europe. Sauf que, empêcher qu'une nouvelle guerre n'éclate, ce n'était que pour permettre aux affaires de se développer "en paix".

Les prémices de cette Europe, c'était la constitution de la CECA, la Communauté Economique du Charbon et de l'Acier, en 1955. En 20 ans, cette CECA liquida le charbonnage et la sidérurgie française et en fit de même au Bénélux.

Car, pour ce qui est des peuples, l'Europe a plutôt signifié le chant du cygne des acquis sociaux et du progrès social.

Guerre de classes

Avant que la CECA ne saigne nos mines et nos aciéries, le peuple français avait accumulé des acquis sociaux et un niveau de vie grâce à des générations de travailleurs engagés dans les luttes sociales.

C'est par le combat des mineurs et ouvriers à la fin du XIXème siècle que furent créés et reconnus Mutuelles et Syndicats. C'est aussi par le combat que fût interdit le travail des enfants (dès 8 ans !) par la suite.

Le Front Populaire de 1936 mobilisa des millions de grévistes et de manifestants et arracha des augmentations de salaire, la semaine de 40 h et les Congés payés notamment.

En 1945, au sortir d'une guerre où le patronat français avait trempé dans la collaboration (Louis Renault, le patronat des Forges,...), la puissance du Parti communiste dans l'électorat et au Conseil National de la Résistance permît d'arracher de nombreuses conquêtes sociales encore actuelles : la Sécu, la Retraite par répartition, la Fonction publique et son statut,...

Avec la Communauté Economique du Charbon et de l'Acier s'ouvrait une contre-offensive des milieux économiques et du patronat pour reprendre ces acquis sociaux.

Depuis, la libéralisation des marchés financiers et du marché de l'emploi, la création de l'euro et de la banque Centrale Européenne ont mis les peuples d'Europe en concurrence puis en concurrence avec les peuples du monde. C'est depuis une guerre économique qui s'est déclenchée !

Les conséquences, ce sont des pertes d'emplois en Europe par millions, notamment dans l'industrie, des régions ravagées par la désindustrialisation chez nous et des ressources pillées dans le Tiers-Monde, là où l'on délocalise nos entreprises et nos services, pour produire moins cher, en exploitant les travailleurs locaux et en polluant sans contraintes.

Mais, même sur un plan militaire, cette Europe n'a pas empêché les guerres !

L'Europe et l'OTAN à l'assaut du monde

Bien au contraire !

Déjà, il y a vingt ans, l'Europe n'a pas empêché en 1991 la guerre en Yougoslavie. Elle y a même pris part, au travers de l'OTAN, couvrant les atrocités croates et bosniaques pour dénoncer les atrocités serbes.

De guerres entre pays européens, ces guerres sont devenues des guerres pour le contrôle des richesses étrangères et des marchés au profit des multinationales européennes, des guerres politiques pour éliminer des dirigeants ou des régimes un peu trop indépendants. Des guerres que l'on peut qualifier d'impérialistes.

C'est le cas des guerres menées Iraq et en Libye, auxquelles les pays européens et l'Otan ont fourni argent, logistique, armes et soldats. Que dire de l'Afghanistan ?...

A chaque fois, ces actions militaires, qualifiées d'interventions humanitaires, se sont transformées en occupation, en pillage des ressources minières et pétrolières locales. Elles ont ruiné ces pays, renvoyant leurs peuples au Moyen-Âge.

Les destabilisations régionales de ces conflits sont la source de la montée des tensions religieuses qui mènent aux intégrismes.

Sur le plan de l'action international, le bilan de cette Europe de la paix est désastreux et ne contribue qu'à faire monter les tensions et les menaces terroristes en Europe.

Qu'importe du moment que les multinationales font des bénéfices sur le dos de ces pays !

Obama : de Guantanamo à Tripoli

Celui qui devait changer l'Amérique lors de son élection, en 2008, s'est mis dans les pas de son prédecesseur George W. Bush.

Le prix Nobel de la paix 2009 poursuit l'utilisation de Guantanamo, prison sans droit et sans justice où sont retenus des présumés terroristes depuis parfois dix ans !

Obama,c 'est toujours l'armée nord-américaine en Iraq et en Afghanistan.

Obama, c'est la guerre en Libye et ce sont des menaces d'intervention en Syrie et en Iran.

Obama, c'est toujours le soutien inconditionnel à l'état d'Israël, occupant de plus en plus pressant de la terre palestinienne et du Golan syrien.

Qu'il s'agisse de l'Union européenne ou de Barack Obama, le comité Nobel commet des erreurs fabuleuses en mettant à l'honneur de la paix une structure bureaucratique et un chef d'état en guerre économique contre leurs populations et en guerre armée contre plusieurs pays en développement.

On se demande d'ailleurs s'il s'agit vraiment d'erreurs, de cécité ou d'Alzheimer ?

En attribuant le prix Nobel de la paix 2012 à l'Union européenne, après Obama en 2009, le comité Nobel trahit l'esprit qui a prévalu lors de sa création et cautionne désormais ceux qui destabilise profondément la stabilité sociale et économique du monde au profit des intérêts mesquins des marchés financiers.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 08:59

Présentés pendant des années comme de vertueux élèves de l'Europe libérale, les états baltes ont subi de plein fouet la crise capitaliste. En cause : une désindustrialisation extrême depuis la sortie de ces pays de l'Union soviétique et leur entrée dans l'Europe capitaliste, avec une économie centrée sur la finance depuis.

Si les chiffres économiques montrent une légère amélioration dans ces pays, c'est, comme pour l'Irlande, par le simple fait du départ massif à l'étranger de personnes qualifiées, souvent jeunes. Moins d'habitants, c'est moins de chômeurs potentiels. Moins de jeunes, c'est moins de naissances. Dans les deux cas, c'est pour les gouvernements libéraux, moins d'aides sociales à distribuer.

Cet article rédigé pour le PC irlandais rejoind les analyses faites d'autres pays de l'ex-Union soviétique, en premier lieu la Russie, où les premières victimes de la chute du socialisme ont été les habitants eux-mêmes, au profit d'une oligarchie politique reconvertie en bourgeoisie d'affaire.

Les tigres baltes ne sont finalement que des chats gâleux.

Solidaire


 

 

 

Alors que notre attention se focalise essentiellement sur les problèmes économiques et sociaux de l'Irlande, de la Grèce, de l'Espagne et de l'Italie, les États baltes de Lettonie et de Lituanie connaissent également des problèmes dramatiques.

Avec une émigration s'élevant dans ces pays à près de 87 000 départs par an, l'élite politique des deux États baltes a découvert une méthode efficace pour lutter contre le chômage et pour réduire les budgets consacrés aux services publics : l'émigration.

Si un certain nombre de personnes en âge de travailler sont contraints de partir trouver du travail à l'étranger, le taux de chômage et les budgets sociaux vont tous deux diminuer. Cette simple équation mathématique explique ce que les partisans des plans d'austérité saluent aujourd'hui comme le « Nouveau miracle balte ».

Cette réalité, cependant, est un modèle reposant sur une contraction économique résultant des baisses de salaire. Dans le cas de la Lettonie, une baisse de salaire de l'ordre de 30% pour les employés du secteur public. Une série de « flat taxes » sur le travail s'élèvent à 59% en Lettonie, tandis que la taxe foncière n'est que de 1%.

Les politiques néo-libérales ont désindustrialisé et démantelé les économies de la Lituanie et de la Lettonie, les criblant de dettes sans les rendre compétitives.

Pourtant, les idéologues néo-libéraux ont claironné sur la bulle immobilière, en plein effondrement, qui a laissé leurs infrastructures de base entre les mains de cleptocrates, la présentant comme un exemple de réussite du système capitaliste.

Vingt années de politiques néo-libérales, après la désintégration de l'Union soviétique, ont laissé les pays Baltes dans un piteux état. Les Baltes sont entrés dans un monde où les politiques néo-libérales étaient la norme dans le monde entier, et mises en place par les institutions financières mondiales – et par la suite intériorisées sous une forme encore plus dure par les décideurs baltes eux-mêmes.

Juste avant la crise économique mondiale de 2008 et l'effondrement économique mondial, la presse financière louait les « tigres Baltes » pour avoir respecté scrupuleusement les règles imposées par les banquiers.

Désormais, tout comme les jeunes Irlandais, les Lettons votent avec leurs pieds, avec des chiffres inédits : près d'1% de la population du pays quitte la Lettonie chaque année, dans un exode aux proportions bibliques.

En réalité, les recenseurs Lettons ont été stupéfaits lorsqu'ils ont découvert que la population du pays avait diminué de 2,3 millions d'habitants à 1,9 millions entre 2001 et 2011. (C'est l'équivalent pour la France d'une chute de 63 millions d'habitants à 60 millions ! NDR)

Déroute économique et démographique en Lituanie

La situation était similaire ou même pire dans la Lituanie voisine, où l'émigration de masse, déclenchée par le début de la récession économique mondiale et l'effondrement de la bulle immobilière en 2008, menace désormais la viabilité future de cet État.

Alors que la crise économique s'intensifiait, le taux de chômage est passé d'un niveau relativement bas de 4,1% à 18,3% au deuxième quart de 2010, avec une croissance concomitante de l'émigration de 26 600 en 2007 à 83 200 en 2010. Il s'agit des chiffres d'émigration les plus élevés depuis 1945, comparables uniquement à la dépopulation du pays pendant la seconde guerre mondiale.

Depuis 1990, sur une population de près de 3,7 millions de personnes, 615 000 personnes ont quitté le pays. Les trois-quart d'entre eux étaient des jeunes (de moins de 35 ans), la plupart éduqués et ayant un emploi en Lituanie.

En 2008, le taux d'émigration en Lituanie est devenu le plus élevé parmi les pays de l'UE, avec 2,3 pour mille, le double du deuxième pays, la Lettonie (avec 1,1 pour mille). Les estimations pour la période 2008-2035 suggèrent un recul de 11% de la population, un des taux les plus hauts de l'UE (avec la Bulgarie et la Lettonie).

Le recensement de 2011 ne semble désormais que confirmer ces sombres prévisions. Les démographes se sont révélés trop optimistes dans leurs prévisions précédentes (la dernière datant de 2010), sur-estimant le niveau de la population lituanienne de près de 200 000 personnes. Au lieu des 3,24 millions d'habitants estimés, le recensement a révélé qu'en 2011 il n'y avait que 3,05 millions de résidents.

Rarement mentionné le fait qu'au moment de l'effondrement de l'Union soviétique, les Lettons et les Lituaniens connaissaient naturellement un renouvellement des générations. Aujourd'hui, en revanche, les frères jumeaux de l'émigration et de la faible natalité ont contribué à constituer une catastrophe démographique.

Et alors, qu'en est-il de la reprise économique « impressionnante » de la Lituanie et le classement élevé accordé par l'indice de la Banque mondiale sur la « facilité à faire des affaires » ?

L'argument opposé est que c'est par des remèdes difficiles et par des politiques libérales que le « Tigre Balte » a pu faire son retour.

L'économie lituanienne s'est effondré de 14,7% en 2009, et l'économie s'est également contractée en 2008 et 2010. Et bien qu'il y ait eu quelques améliorations, le FMI estime que les taux de croissance resteront au mieux atones, laissant supposer qu'il faudra plus d'une décennie ou plus pour revenir aux niveaux d'activité économique de la période précédent la récession.

Selon les projections du FMI, d'ici 2015, le PIB de la Lituanie (mesuré en dollars américains) restera 12% plus faibles (mesuré en prix courants) qu'en 2008, avec un taux de chômage de 8,5%.

Et il faut toujours avoir en tête que les prévisions du FMI de croissance économique sous-estiment fortement les conséquences sociales désastreuses des politiques de dévaluation interne.

La Lituanie a presque triplé son taux de chômage, passant de 5,8% en 2008 à 17,8% en 2010. La baisse du taux de chômage en 2011, à 15,6%, ne s'explique pas tant par la création de nouveaux emplois que par l'émigration de masse.

Les salaires du secteur public ont été diminués de 20 à 30% et les retraites de 11%, ce qui, en lien avec la hausse du taux de chômage, a conduit à une progression spectaculaire de la pauvreté.

Plusieurs indices mesurant la qualité de vie et le bien-être ont montré une dégradation importante, révélant un climat de pessimisme profond, de perte de solidarité sociale et de confiance et une atomisation de la société.

Les coûts démographiques et sociaux extrêmement élevés de ces politiques remettent en cause l'avenir même d'une croissance économique durable dans la région.

Source : COM pour le Parti communiste d'Irlande

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 09:22

En décembre 1991, se signait le traité de Belovezh qui mettait fin à l'existence de l'URSS.

Il ne manquait que la ratification du parlement russe comme l'exigeaient les lois soviétiques.

Pour arriver à ses fins et instaurer le capitalisme en Russie, Boris Eltsine décréte alors la dissolution du Parlement, dans un acte illégal à tout point de vue, comme le déclare d'ailleurs le Tribunal Constitutionnel.

En réaction, le Parlement réagit et décide de destituer Eltsine, une décision parfaitement légale par contre puisque c'est le législatif qui élit l'exécutif.

De là, commence un affrontement entre hautes institutions russes, un double pouvoir.

D'un côté, un président qui s'affranchit des lois pour se débarasser d'un Parlement ; de l'autre, un Parlement qui tente de défendre la légalité et d'empêcher l'établissement d'une dictature néolibérale. Face à ce dilemme, le peuple fait le choix de descendre dans la rue pour défendre son Parlement. Certains parlent d'un million de manifestants.

C'est que le peuple commençait à voir baisser son niveau de vie, suite aux premières réformes menées par Eltsine.

Le PIB chutait fortement, les propriétés publiques tombaient dans les mains d'une poignée de notables et les services publics disparaissaient les uns après les autres. Le chômage, inconnu jusque là, la faim et la misère commençaient à se généraliser.

A cette mobilisation populaire, la réponse de Eltsine fut la répression.

En réaction, les députés se replient au Parlement en session parlementaire. La population, loin de céder à la répression de Eltsine, descend dans la rue.

L'équilibre est brutalement inversé par l'implication de l'armée, lorsque les hauts gradés se rangent majoritairement derrière Eltsine.

Certains parlent de corruption des gradés et des militaires (100 dollars par soldat, une somme à l'époque soviétique !).

Les défenseurs du Parlement construisent alors des barricades pour le protéger.

Les 2, 3 et 4 octobre 1993, de violents affrontements opposent manifestants et militaires.

Le 4 octobre, l'artillerie lourde ouvre le feu contre le Parlement et les députés.

Le Parlement est bombardé et la grande majorité des députés y perd la vie en défendant la souveraineté nationale de la Russie. Des centaines de manifestants sont assassinés par l'armée. Certains parlent de 2 000 morts.

Cela fait 19 ans que cette sanglante attaque a eu lieu et les russes restent majoritairement critiques sur ces événements. D'une part, un sondage récent place l'attaque du Parlement comme l'événement le plus tragique de l'Histoire récente de la Russie dans l'esprit des russes. D'autre part, le Parti Communiste de la Fédération de Russie (réautorisé seulement deux mois après les événements d'octobre 1993) progresse constamment lors des élections, avec 20 % des voix pour les candidats communistes en début d'année, malgré les manipulations et trucages des résultats par le parti au pouvoir en faveur de l'héritier d'Eltsine, Vladimir Poutine. A l'inverse, l'initiateur de la Péréstroïka, Gorbatchev, n'obtient en 2006 que 10 % de bonnes opinions ("respect") de la part des russes dans un sondage sur les anciens leaders russes, avec un écart de - 24 % entre bonnes et mauvaises opinions, un peu mieux que Eltsine (- 34 %), mais beaucoup moins bien que Staline (- 2 %) ! Et oui !

Loin de l'image renvoyée par les médias occidentaux, la chute de l'Union soviétique et du socialisme ne s'est pas passée avec l'accord du peuple, loin de là ! C'est bien au contraire l'élite du régime, malheuresement pervertie, qui a opté pour basculer dans le camp capitaliste, récupérant au passage le pouvoir et les richesses nationales (médias, pétrole, gaz, industries, mines,...). C'est le cas bien sûr de Boris Eltsine, de Poutine, de Chevarnadzé (ministre des affaires étrangères puis président de la Géorgie), de Nazarbaïev (secrétaire de la république soviétique et du PC du Kazakhstan puis président du Kazakhstan capitaliste) mais aussi de tant d'autres.

Cette chute de la Russie socialiste et d'une Union soviétique déjà minée par des dirigeants déjà convertis au capitalisme, fait penser à la chute du Chili de Salvador Allende, en 1973, sous les coups de l'armée et du patronat chilien, de l'Espagne républicaine en 1936, sous les coups de l'armée de Franco et de l'église catholique, ou, pour la France, de la Commune de Paris, en 1871, sous les coups des "versaillais" de Thiers, avec le soutien tacite des occupants prussiens.

En ce dix-neuvième anniversaire de la fin de l'Union soviétique, notre pensée va auprès des militants communistes, en Russie notamment, qui continuent de se battre pour l'idéal socialiste, celui d'une société égalitaire et fraternelle, dans des pays où les ravages du capitalisme mènent à la misère, à l'alcoolisme et poussent de nombreuses jeunes femmes à vendre leurs corps dans des endroits sordides de l'Europe de l'ouest.

Le miracle capitaliste promis par ces anciens dirigeants soviétiques s'est transformé en mirage. Plus on s'en approche, plus il s'éloigne.

La nostalgie de la gloire soviétique, d'une relative abondance, perdurera aussi longtemps que l'humain ne sera pas la priorité de ces régimes. Autant dire qu'il faudra attendre le retournement de l'Histoire et le retour du socialisme !

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:39

Le groupe PS va sanctionner les 20 députés socialistes qui ont refusé de ratifier le traité d'austérité de Nicolas Sarkozy.

Peut-on vraiment parler de liberté de conscience au groupe socialiste à l'Assemblée nationale ?

On apprenait hier que le groupe socialiste s'apprête à sanctionner les 20 députés qui ont eu le courage de refuser la ratification d'un traité européen qui enferme le peuple français dans l'austérité et confisque une part importante de notre souveraineté nationale au profit de Bruxelles.

Ces députés seront privés de parole à l'Assemblée nationale : on leur interdira de prendre la parole dans l'hémicycle pour la durée du mandat.

Plus fort : l'enveloppe parlementaire du groupe socialiste sera réservée aux seuls partisans du OUI. En clair, l'argent que se partagent les députés et qu'ils utilisent en faveur de projets sur leur circonscription ne pourra pas servir pour le bien des habitants de ces 20 circonscriptions ! En sanctionnant ces députés récalcitrants, le PS sanctionne toute une population ! Bien vu !

Se faisant, le Parti socialiste sait qu'il coupe un moyen bien connu des députés pour se faire bien voir sur leur territoire... et favoriser leur réélection par le jeu de la "prime au sortant". Encore un effort et le PS leur retirera leur investiture aux prochaines Législatives ou des candidats PS "dissidents" fleuriront face à eux avec le soutien discret d'élus locaux dans la ligne du Parti !...

Sanctions en 2007 ? Non !

Cette décision contre des députés qui ont eu le courage de refuser le diktat du patronat et de son Europe, on l'attend encore pour les 17 députés et les 15 sénateurs socialistes qui ont voté POUR le traité de Lisbonne en 2007 alors que la consigne du groupe était de voter NON.

Il est vrai que ce vote avait permis la ratification d'un traité de Lisbonne qui n'était que la pâle copie du Traité Constitutionnel Européen rejeté massivement par le peuple français et que soutenait... le Parti socialiste ! Ceci explique peut-être la mansuétude du PS à l'égard de ses députés et sénateurs désobéissants de l'époque !?

Parmi ces 32 parlementaires qui se sont rangés publiquement derrière l'UMP, on trouve l'inénarrable Jack Lang, bombardé candidat PS en Lorraine aux dernières Législatives et, encore mieux, Manuel Valls, aujourd'hui ministre de l'intérieur et repreneur de l'activité de chasse aux Rroms lancée par son prédecessuer Brice Hortefeux.

A ce niveau, il ne s'agit plus de sanctions mais de promotions !

L'alignement du PS sur l'Europe libérale et sa soumission aux règles du jeu capitalistes font peine à voir !

Vote au PS en demie-teinte pour les éléphants

Le souci actuel du PS, c'est que l'état de grâce dans l'opinion publique n'a pas duré longtemps. Les souvenirs des échecs de 1983 (tournant de l'austérité) et de 1997 sont encore dans toutes les mémoires. Les sondages sont déjà profondément négatifs autant pour le Président Hollande que pour le chef de son gouvernement, Ayrault.

Même au sein du Parti socialiste, le vote pour les motions au congrès, qui doit permettre de désigner le futur chef du parti, n'a pas été un triomphe pour la motion défendue par l'ensemble des kadors du PS, Marrtine Aubry, François Hollande ou Laurent Fabius en tête. Loin de là !

Avec 85 000 votants estimés sur 173 000 adhérents, la participation ne frôle déjà que les 50 %, ce qui n'est pas forcément beaucoup.

Mais, au delà de la participation, c'est le score de 68 % de la motion majoritaire qui laisse perplexe. Certes, elle est majoritaire ! Cependant, vu que l'ensemble des éléphants du PS et une très large majorité de ses cadres départementaux et de ses élus soutenaient cette motion, la déperdition de 32 % des votants n'est-elle pas un signe de désappointement d'une partie des militants, voire un signe de rejet de la part de certains ?

Le score modeste de l'aile gauche, 13,4 %, est tout de même un signe de résistance à la social-libéralisation de ce parti, même si la popularité assez faible de son leader, Emmanuel Maurel, a pu pénaliser cette motion. D'autre part, le passage des anciens leaders de la gauche du PS, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, dans le camp centriste a dû contribuer à perturber une partie des partisans d'un PS "socialiste".

Enfin, la surprise vient du score de la motion défendue par Stéphane Hessel, troisième avec 11,9 %. Le rédacteur du célèbre "indignez-vous !" a probablement bénéficié de sa notoriété de trublion de gauche.

Un congrès du PCF se prépare

Du côté communiste, c'est aussi un congrès qui se prépare.

Le XXXVIème Congrès du PCF aura lieu à Aubervilliers début février 2013 et il n'y aura ni courants, ni motions de présentées !

Le document soumis aux adhérents est en cours de rédaction collective au sein du Conseil national du PCF, son instance dirigeante, et doit représenter l'opinion majoritaire des communistes.

Cependant, d'autres textes seront certainement présentés, notamment des secteurs critiques du PCF, notamment ceux qui veulent muscler le PCF dans sa dénonciation du capitalisme et de son outil, l'Union européenne.

Les adhérents trancheront sur ces textes (le texte national ou les textes alternatifs) puis ce sera un travail d'amendement du texte retenu qui se fera localement, départementalement puis nationalement.

En clair, pas de texte bloqué rédigé par quelques uns, mais un choix de textes qui évolueront ensuite au gré des choix des adhérents.

Entre socialistes et communistes, il y avraiment encore un monde de différence !

D'un côté, un Parti communiste qui reste constant dans son refus d'une intégration (désintégration ?) libérale de la France dans le monstre capitaliste européen et qui laisse ses adhérents faire évoluer le texte majoritaire du Congrès.

De l'autre côté, un Parti socialiste qui s'est définitivement aligné sur l'Europe libérale, au point de sanctionner en interne les secteurs critiques, et qui propose des textes bloqués à ses adhérents.

En juin, nous avons fait le choix de ne pas participer à ce gouvernement socialiste-écologiste. Les faits nous donnent raison si l'on regarde les décisions prises depuis, qui vont dans une perpétuation de la politique de rigueur de la droite et dans un refus de s'engager contre la casse industrielle.

Comme nous avons voulu le démontrer lors des campagnes électorales de cette année, c'est du côté du Front de gauche, et notamment du Parti communiste, que se situe la réelle politique alternative au libéralisme.

Les derniers événements au sein du Parti socialiste montrent que les dirigeants et penseurs de ce parti n'ont toujours pas compris que l'époque d'un capitalisme social est révolu et qu'il ne peut y avoir de politique populaire qu'avec des décisions politiques fortes et radicales qui s'opposent frontalement au pouvoir des financiers et des grandes multinationales.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 09:46

A l'initiative d'une campagne contre la vie chère, les communistes ont des propositions pour améliorer le pouvoir d'achat des français.

Les députés ont adopté dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de loi "contre la vie chère" en outre-mer, qui faisait consensus, loi présentée par le gouvernement comme "une régulation intelligente" de l'économie afin de faire baisser des prix entre 30 et 50% plus chers que dans l'hexagone.

Une des mesures phares de ce projet est la mise en place d'un bouclier qualité/prix.

Le "chariot-type", comprenant de 100 à 200 prix de grande consommation, fera l'objet "d'une sorte de négociation annuelle obligatoire" et si les négociations n'aboutissent pas, "le préfet prendra un arrêté fixant le prix de ce chariot", a expliqué le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel . In fine, il escompte une baisse des prix sur "plus d'une centaine de produits".

On ne peut qu'applaudir à cette décision dont bénéficieront nos compatriotes d'outremer. On se souvient encore des grandes manifestations contre la "pwofitation" en Guadeloupe en 2009.

Mais, désormais, la question se pose de combattre aussi la vie chère en métropole !

Car, les travailleurs de métropole souffre également d'un double étranglement : des salaires et pensions qui évoluent peu alors que les prix continuent de grimper !

Faut-il rappeler les fortes hausses des prix de l'énergie, électricité, gaz et carburants ? Celles des loyers ? Ou encore, des prix de l'alimentaire qui montent régulièrement ?...

Sans parler d'impôts et taxes en hausse régulière (l'UMP a augmenté la TVA de base en janvier ! Le PS veut taxer les pensions à 0,15 %,...) alors que baissent les remboursements sociaux, notamment dans le domaine de la santé !

Il est temps d'agir pour l'ensemble des travailleurs de France sur cette question du pouvoir d'achat.

Sans parler de hausses des salaires, puisque le nouveau gouvernement a honteusement botté en touche en juillet avec une misérable augmentation du SMIC, il est tout a fait possible d'agir sur les prix :

  • sur l'alimentation, les communistes ont des propositions faciles à mettre en oeuvre, notamment sur le contrôle des prix des produits agricoles de base, par des négociations annuelles et un coefficient multiplicateur encadrant prix d'achat et de revente de produits alimentaires ;
  • sur les carburants et l'énergie, l'état doit jouer son rôle de régulateur, quitte à reprendre en main les anciens monopoles publics (devenus monopoles privés) que sont Total, EDF et GDF-Suez ; idem avec la TIPP ;
  • sur les loyers, de nouvelles règles doivent être appliquées pour éviter les hausses abusives de loyers, notamment à la relocation, éviter la construction de HLM aux loyers hors de prix et forcer les communes bourgeoises à accueillir des logements sociaux.

Il est parfaitement anormal qu'en période de crise, alors que le chômage monte et que le pouvoir d'achat des français baisse, des entreprises privées continuent d'engranger des dividendes toujours plus importants en profitant de leurs positions dominantes ! A elle seule, l'entreprise Total a distribué 10 milliards d'euros à ses actionnaires sur les bénéfices 2011, des bénéfices qui ont augmenté de 32 % en une année !

Ce qui a été fait pour l'outremer, en faveur du pouvoir d'achat des populations locales, doit être fait pour toute la France.

Les députés communistes, par le biais d'André Chassaigne, ont déposé des projets de loi sur l'encadrement des prix agricoles. Ils ont des propositions sur l'énergie, les loyers, la téléphonie, la santé,...

Une majorité de gauche existe au Parlement pour voter des lois en faveur des travailleurs. On attend plus que la volonté du gouvernement.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 09:41

Par 477 voix contre 70, l'Assemblée nationale a ratifié hier le Traité européen Sarkozy -Merkel grâce au vote de la droite, UMP et centristes, et des sociaux-démocrates du PS.

On s'y attendait mais c'est quand même une mauvaise nouvelle pour la démocratie française : un gouvernement officiellement socialiste a fait validé un traité européen clairement marqué à droite.

Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) a été négocié en début d'année par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, tout deux leaders d'une droite décomplexée.

Pendant la campagne présidentielle, François Hollande n'a pas cessé de dénoncer ce traité, d'annoncer sa renégociation en cas de victoire. A peine élu, en quelques jours, un petit accord avec de petits montants pour la relance économique a suffit pour que François Hollande (et son parti) abandonne le combat.

Pour ceux qui combattent en faveur des travailleurs contre le monde de la finance et de la spéculation, c'est la colère.

Le député PCF - Front de gauche André Chassaigne, a lancé à l’adresse du gouvernement et du premier ministre Jean-Marc Ayrault, présent dans l’hémicycle : "Vous ne nous avez pas convaincus, au contraire, ce traité exacerbera la crise au prix de la remise en cause de notre souveraineté". Et de conclure que "l’austérité, c’est la récession aux dépens de notre peuple".

Comme en Grèce, Socialistes et droite au côté de Bruxelles

Les 10 députés communistes et Front de gauche ont logiquement voté contre ce Traité ainsi que 3 des 5 députés d'outremer membres du groupe GDR.

Avec 167 des 195 députés UMP et 28 des 30 députés centristes de Borloo, ce sont 264 des 297 députés socialistes qui ont donc choisi l'Europe de Sarkozy plutôt que le peuple français.
Pour sauver l'honneur des socialistes, 20 députés PS ont voté contre, tous issus de l'aile gauche de ce parti, notamment Henri Emmanuelli, et les députés Jérôme Guedj et Razzy Hammadi, très offensifs ces derniers jours. 9 autres députés PS se sont abstenus.

A droite, en revanche, c’est le sourire. A l’UMP, le député Pierre Lequiller avait annoncé que son groupe "votera bien sûr ce traité et la règle d’or", comme chez les centristes de l’UDI, où Henri Plagnol soupire à l’adresse du PS : "Il en a fallu du temps, des contorsions, pour qu’enfin vous arriviez à soumettre ce traité, dont pas une ligne n’a été changée à l’original, à notre vote".

Après les déclarations de l'UMP qui confirmait que ce Traité présenté par le PS était "à la virgule près" celui présenté par Sarkozy au printemps, on voit bien que le gouvernement socialiste et sa majorité ont cédé aux pressions des marchés financiers et du patronat.

Ce n'est pas pour rien que le Medef a salué ce vote "indispensable" de l'Assemblée nationale "pour l'avenir de l'euro et la stabilité de l'Europe". Le Medef en profite aussi pour juger que "la seule voie possible (contre les déficits) est celle des réformes et de la réduction des dépenses publiques".
Le Parti socialiste et son gouvernement ont fait leur choix : celui de se ranger dans le camp de l'Europe libérale, de la technocratie bruxelloise, en faveur d'une intégration européenne encore plus poussée et d'une austérité qui ne pénalisera que ceux qui vivent de leur travail.

L'Histoire tranchera

Comme en 1992 avec Maastricht et en 2005 avec le Traité Constitutionnel Européen, la Parti communiste français a fait le choix de la défense de la souveraineté nationale et de la lutte contre une Europe des marchands.

L'Histoire récente, de la crise capitaliste de 2008 à la crise de l'euro aujourd'hui, a prouvé combien nous avions raison.

Il y a fort à craindre que les mois à venir confirment à nouveau que nous étions dans le vrai en nous opposant à ce Traité.

Ceux qui ont fait le choix de brader l'indépendance budgétaire de la Nation et d'imposer une austérité de fer au peuple de France auront à faire face à leurs électeurs tôt ou tard.

Pour le PS, à trop s'aligner sur l'Europe du capital et les positions de la droite et du patronat, le risque c'est de prendre une raclée historique, comme celles des socialistes espagnols et grecs.

Les cinq députés eurois, tous favorables au Traité, auront aussi à s'expliquer devant leurs électeurs. Franck Gilard et Bruno Le Maire, UMP, Hervé Morin, centriste, Jean-Louis Destans et François Loncle, PS, ont fait bloc en faveur de ce Traité.

Pour notre part, nous ne considérons pas la bataille comme perdue et nous appelons les eurois et les travailleurs français à rester mobilisés contre ce Traité de super austérité et de confiscation de la souveraineté nationale sur le budget de la Nation.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 08:51
Le Fond Monétaire International annonce un nouveau ralentissement économique au niveau européen et français. Qu'à cela ne tienne ! Droite et PS vont voter un traité qui va pérenniser les politiques en échec jusqu'à aujourd'hui !
Le résultat du scrutin de ce mardi ne fait aucun doute : le traité Sarkozy- Merkel (TSCG), soutenu à la fois par le PS, l'UMP et les centristes, sera ratifié à une large majorité, malgré l'opposition des communistes et du Front de gauche, de la plupart des écologistes, de députés de l'aile gauche du PS, de quelques députés de droite.
La question est de savoir comment cette majorité sera atteinte. Le gouvernement sait qu'au Sénat, où le PS n'a pas la majorité à lui seul, l'apport des voix de l'opposition sera indispensable. Mais il veut éviter qu'à l'Assemblée, la ratification dépende de «ceux qui s'apprêtent à voter pour le texte mais conspuent le gouvernement», selon le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
L'UMP et les centristes répètent en effet sur tous les tons que le traité est le même «à une virgule près» que celui signé en mars par Nicolas Sarkozy, tandis que le gouvernement et le PS insistent sur le «pacte de croissance» obtenu par François Hollande lors d'un sommet européen fin juin pour le compléter.
Malheureusement pour les socialistes, c'est la droite qui a raison : François Hollande n'a en rien fait évoluer ce traité d'austérité permanente !
«La bataille n'est pas finie» pour le Front de gauche
Au delà des 15 députés communistes, Front de Gauche et apparentés, ce serait entre 17 et 20 opposants et une petite dizaine d'abstentions qui feraient défaut au OUI sur la totalité des 297 membres du groupe PS, selon une source parlementaire. En théorie, ces défections feraient tomber le nombre des voix de gauche favorables en dessous de la barre des 50% de députés (289 sur 577). En fait, elles devraient être compensées par l'apport d'une douzaine de radicaux de gauche et de quelques écologistes. En outre, les abstentions abaisseront d'autant la barre de la majorité des suffrages exprimés.
Pour leur part, la soixantaine d'organisations, dont le PCF et le Front de gauche, qui avaient réuni des dizaines de milliers de manifestants le 30 septembre à Paris pour dire non à l'Europe de «l'austérité», ont estimé lundi que «la bataille n'est pas finie» contre la ratification du traité budgétaire.
Parallèlement, l'Assemblée s'est penchée lundi, avec un vote prévu mercredi, sur le projet de loi organique mettant en oeuvre la règle d'or budgétaire, dont le Sénat se saisira à la fin du mois. Le projet de loi organique instaure un gendarme des finances publiques, sous la forme d'un Haut Conseil des finances publiques chargé de vérifier la fiabilité des prévisions macro-économiques et de se prononcer sur le respect de la trajectoire des finances publiques à moyen terme. Une instance qui est elle-même soumise aux technocrates libéraux de Bruxelles.
C'est par cette Règle d'or que les Etats et collectivités locales ne pourront plus faire d'emprunt pour investir dans l'avenir de la Nation et de nos territoires.
Le PCF et le Front de gauche sont, pour cette raison, tout autant opposés à ce deuxième texte qu'au traité.
Les chiffres noirs de l'économie
C'est que réduire sempiternellement les dépenses d'un Etat et des collectivités locales n'a pour l'instant jamais montré une quelconque efficacité sur le plan économique et social, en France comme ailleurs !
Dans les années 70, le FMI et la Banque Mondiale ont forcé les pays du Tiers-Monde à appliquer des "Plans d'Ajustement Structurels" qui ont entrainé la liquidation des services publics dans ces pays. Les seuls bénéficiaires de ces politiques ont été les élites politiques et bourgeoises de ces pays ! Les peuples de ces pays, quant à eux, continuent de connaître pauvreté et insécurité, poussant chaque année des dizaines de milliers d'entre eux à un exode vers les pays occidentaux (la misère est le moteur de l'immigration !).
De nos jours, après des décennies de cures de rigueur, de distribution des entreprises publiques à quelques intérêts privés par le biais des privatisations, la situation de l'emploi et des comptes publics en France comme en Europe ne s'est jamais si mal portée ! C'est pourtant dans ces conditions que l'Europe et le FMI, avec la complicité des gouvernements européens, socialistes ou de droite, ont décidé d'appliquer sur le continent de véritables Plans d'Ajustements Structurels.
Le FMI annonce une nouvelle année creuse pour l'économie française en 2013 avec seulement 0,1 % de croissance. on est loin des 0,3 % (pourtant pas très glorieux !) annoncés par le gouvernement socialiste et qur lequel il a prévu son budget 2013 ! Faut-il vraiment accentuer l'austérité ?
Le FMI prévoit d'ailleurs un taux de chômage de 10,1% en 2012 en France et 10,5% en 2013 après 9,6% en 2011.
Dans ses "Perspectives", le Fonds prévient que "la possibilité que la crise de la zone euro s'aggrave reste un risque majeur pour la croissance et la stabilité du secteur financier tant que les questions de fond ne sont pas résolues".
Et que préconise t-il ? De continuer les mêmes recettes qui ont mené l'Europe au désastre actuel en axant tout sur la "compétitivité" : baisse des charges sociales (donc déficit de la Sécu et de l'Etat) et baisse des coûts salariaux (donc des revenus des travailleurs). Et le FMI préconise la même chose pour l'Espagne, l'Italie, la Grèce,... Sauf que si tout le monde fait la même chose, la France aura toujours un train de retard !

Comme le disait un dictateur africain : "le pays est au bord du gouffre ; nous devons aller de l'avant !".

Alors que chaque mois qui passe montre l'échec des politiques libérales sur la santé financière des états et sur le niveau social des travailleurs, FMI, Europe et gouvernement français poursuivent des stratégies qui ne font qu'accentuer ces choix politiques.

Il n'y a rien à attendre de ce Traité européen en cours de validation.

Signer ce Traité, c'est continuer de creuser la tombe de nos finances publiques et de nos emplois, pour le seul bénéfice des vautours de la finance.

On saura dès ce soir qui sont les députés qui auront validé cette nouvelle capitulation de la France devant  l'Europe des marchands.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 14:03

Alors que le gouvernement et la majorité parlementaire socialiste se soumet aux politiques libérales décidées par les marchés financiers, le mécontentement monte dans l'électorat salarié, de gauche notamment.

CGT et retraités sont dans la rue cette semaine, à peine dix jours après la puissante mobilisation des opposants à l'austérité européenne du traité européen que veulent imposer François Hollande et sa majorité.

C'est d'abord la CGT qui organise une journée nationale de mobilisation ce mardi 9 octobre à Bordeaux, Clermont-Ferrand, Epinal, Lyon, Marseille, Paris, Rennes, Toulouse pour l’industrie, pour l’emploi, avec une sécurité sociale professionnelle. Les salariés eurois sont aussi appelés à se mobiliser et la CGT organise des cars pour Paris.

Et la défense de l'emploi est une véritable nécessité, notamment dans l'Eure et en Haute-Normandie : M-real, Merck-Organon, Cinram, Sanofi, Pétroplus, Renault Sandouville, Legrand,... !

Malheureusement, depuis des mois, le Parti socialiste est quasiment absent des luttes au côté des salariés. Maintenant au pouvoir, le gouvernement se montre inefficace à combattre les plans sociaux des grandes multinationales. Les sondages en berne pour François Hollande (42 % d'opinion favorable) et Jean-Marc Ayrault (40 % !)  traduisent ce mécontentement des travailleurs.

De la même façon, jeudi 11 octobre, ce sont les retraités qui manifesteront pour défendre leur pouvoir d'achat, leur accès aux soins et l'autonomie des personnes retraitées. On ne peut pas dire que les dernières annonces gouvernementales, sur la santé comme avec une taxe de 0,15 % sur les pensions, donne une orientation politique différente aux dix dernières années, sous la houlette de la droite.

Coincé dans le cul-de-sac du libéralisme, le Parti socialiste ne voit pas d'autres perspectives politiques que de s'enferrer toujours plus dans une Europe au service de la finance et des grands actionnaires. Comment s'étonner alors de cet immobilisme du gouvernement sur l'emploi comme sur le pouvoir d'achat alors qu'il recule à chaque froncement de sourcil du patronat ?

Le dimanche 30 septembre, les communistes ont largement contribué avec le Front de gauche au succès de la journée de moblisation pour un référendum sur le traité européen de Sarkozy et Merkel. 80 000 manifestants de toute la France avaient fait le déplacement ce dimanche là.

Comme le montrent les salariés de la papeterie M-real à Alizay, en passe de réussir à relever leur entreprise, seule la mobilisation massive des salariés concernés et des populations permettra d'imposer une réorientation de la politique gouvernementale, un réinvestissement dans la création d'emplois et dans le pouvoir d'achat des travailleurs.

Jamais dans l'Histoire de France, comme ailleurs, les décisions favorables au peuple, aux travailleurs, n'ont été données gratuitement. Elles ont toujours été arrachées grâce à un rapport de force qui lui a été favorable.

Pour que le gouvernement nous écoute, faisons nous entendre !

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 09:07

Quand l'explosion des maladies neurologiques crée de nouveaux marchés.

C'est une entrevue sur le site Article11 qui nous a donné envie de vous parler de ces graves maladies que sont Alzheimer, Parkinson, la sclérose en plaque ou l'autisme, maladies neurologiques qui prennent une ampleur inquiétante en Europe, en France en particulier.

Les auteurs du livre Menaces sur nos neurones (Actes Sud, 2011), Marie Grosman et Roger Lenglet, sont interrogés sur ce site. Marie Grosman, agrégée en Sciences de la vie et de la terre, est spécialiste en santé publique et en santé environnementale. Roger Lenglet est philosophe et journaliste d’investigation en santé publique.

Ils dissèquent dans ce livre l’affolant développement des maladies neurologiques en France. Rien que pour la maladie d’Alzheimer, 800 000 à 1 million de Français en souffrent déjà et 225 000 nouveaux cas sont recensés chaque année ! Une hécatombe qui n'inquiète pas les pouvoirs publics ?

C'est justement ce que dénoncent ces auteurs : pendant que les pouvoirs publics et instances médicales officielles s’entendent pour ne parler que de traitements, les auteurs de "Menaces sur nos neurones" mettent à jour les causes de cette explosion et les raisons de la paralysie de la prévention.

S’appuyant sur de multiples études scientifiques publiées dans des revues internationales de référence, l’ouvrage trace un tableau effrayant des agressions contemporaines subies par nos cerveaux : mercure, pesticides, aluminium, plomb, PCB, PBDE, particules ultrafines, ondes électromagnétiques... Une « folle bacchanale » d’éléments neurotoxiques conséquence d’« un demi-siècle de prolifération de substances chimiques, de lobbying industriel, d’indulgences calculatrices et de refoulement des questions de santé embarrassantes  ».

Ils tordent notamment le cou à l'argument qui veut que ce soit le vieillissement de la population qui amène à avoir de plus en plus de personnes affectées par ces maladies.

Ainsi, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, considérée comme une maladie du grand âge, de plus en plus de « jeunes » sont touchés : la France compte aujourd’hui de 30 à 50 000 malades de moins de 60 ans. Même les adolescents commencent à être concernés : le plus jeune cas a été décelé à 13 ans. Une réalité qui a de quoi faire peur.

Dans le cas de l'autisme, on dénombre 600 000 personnes autistes en France, et le nombre d’enfants concernés a été multiplié par 50 en 17 ans. Par définition, le vieillissement de la population n’est évidemment pas en cause pour l’autisme. CQFD !

Actions des molécules isolées et action combinée des toxiques (effet cocktail) expliquent une croissance phénoménale du nombre de malades. Une étude du Collège européen de neuropsychopharmacologie, publiée en septembre 2011, a montré que plus de 38 % des habitants de l’Union européenne souffrent de maladies ou troubles neurologiques. Ces affections sont responsables de plus de la moitié des Années vécues avec une incapacité (AVI : en clairs les années où l'on vit en "mauvaise santé"), bien davantage que le cancer ou le diabète. Et les projections s’avèrent effrayantes : elles prévoient de 115 à 130 millions de malades d’Alzheimer dans le monde à l’horizon 2050.

En face, on ne nous parle que de diagnostic, d'accueil et de soins. Il s'agit là de solutions palliatives qui ne freinent en rien ces épidémies mais qui, par contre, rapportent beaucoup d'argent aux firmes qui produisent les diagnostics et les médicaments sensés soigner le maladies concernées.

Ce ne serait pas le cas d'une politique de prévention, bien évidemment, puisqu'elle amènerait probablement à revoir les autorisations de certains produits chimiques, pas seulement les pesticides, et à revoir les modes de production pour diminuer ou supprimer les risques du consommateur.

La connivence entre autorités, firmes industrielles, firmes pharmaceutiques et l'inertie de la société font que rien ne bouge vraiment.

Il faut de véritables scandales sanitaires pour que notre société se décide à réagir et que les personnes dont le rôle est de protéger le citoyen prennent enfin leurs responsabilités : autorités sanitaires, organismes de contrôle, décideurs politiques. C'était le cas dans les dossiers du sang contaminé, de l'amiante, des éthers de glycol ou du Médiator. Et on voit combien cela traine encore !

Je vous invite à lire cette entrevue complète (lien en bas de l'article) en rapprochant ce scandale d'une réflexion globale sur notre modèle de société, une société de consommation dans un cadre capitaliste où il faut produire toujours plus, toujours moins cher et créer des besoins chez le consommateur, sans souci pour l'environnement lors de la production et au moment de l'élimination du produit.

Le capitalisme sent quand même le vent tourné et a développé, pour ceux qui en ont les moyens et qui s'en préoccupent, des filières officiellement plus saines. Une niche économique où investir pour de nouveaux bénéfices. Pensons à tous ces produits présentés comme "sains", "verts" sans parabènes ou sans autre chose et qui contiennent encore d'autres composés toxiques dans de superbes emballages plastiques non biodégradables.

Il est grand temps de passer à un autre modèle économique où les critères sociaux, sanitaires et environnementaux seront enfin pris en compte !

Solidaire

Cliquer ici : http://www.article11.info/?Maladies-neurodegeneratives-Rien-n

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