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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 11:13

Après 2,6 % de hausse en 2012, les sociétés privées d'autoroute annoncent des hausses de 1,18 à 2,24 % au 1er février 2013.

La palme revient tout de même à la partie normande de la concession accordée à la SAPN (groupe espagnol Albertis) avec 2,29 % de hausse !

Résumons concrètement le dossier :

Les 9 000 km d'autoroutes françaises ont été privatisés en 2005, par Dominique de Villepin (premier ministre de jacques Chirac) après une première ouverture par le "socialiste" Lionel Jospin en 2002.

La vente a rapporté 14,9 milliards d'euros à l'Etat, un prix très largement bradé aux yeux de nombreux spécialistes de l'époque, relayés par l'association de consommateur CLCV, L'Humanité ou Marianne ;

De 2005 (dernière année avant la privatisation) à 2010, le prix moyen du kilomètre s’est envolé de 16,4 %, soit deux fois plus vite que l’inflation ! Au kilomètre, les prix sont passés de 8,28 centimes par kilomètre parcouru en 2005 à 9,64 centimes du kilomètre hors taxe cinq ans plus tard.

Les effectifs salariés des sociétés d'autoroute ont chuté de 14 % depuis la privatisation, se situant désormais sous les 15 000 ; adieu les caissiers d'autoroute !

Les investissements, notamment d'entretien, stagnent à 2 milliards d'euros par an ; pas d'inflation dans ce domaine !

Des tarifs en hausse, des salariés moins nombreux à payer et des investissements stables : les bénéfices explosent !

Entre 2005 et 2010, le bénéfice réalisé sur chaque kilomètre facturé à un automobiliste s’est amélioré de 30 %, pour atteindre 1,8 centime, ainsi qu'a pu le calculer Marianne. Et, comme le trafic a continué d’augmenter durant cette période, le bénéfice total des sociétés d’autoroutes a fait un bond de… 65 % !

Sur 100 € de tickets d'autoroute, 12 € net allaient dans les poches des actionnaires en 2005. Cinq ans plus tard, ce sont 16,30 € qui filent directement dans leur escarcelle.

Au final, entre 2005 et 2010, ce sont 5 milliards d'euros de dividende qui ont été versés aux actionnaires de ces différentes sociétés d'autoroute, notamment les géants des travaux publics que sont Vinci (ASF, Cofiroute, Escota, Vinci), Eiffage (APRR) et l’espagnol Albertis (Sanef) !

Sans parler de l’intégration fiscale qui permet à l’entreprise mère de diminuer son résultat fiscal du coût de l’endettement de sa filiale. En mettant comme dette le coût de rachat de ces sociétés d'autoroute et les frais de construction des nouvelles infrastructures, ces sociétés ont économisé 1,5 milliards d'euros en cinq ans sur les impôts qu'ils auraient dû payer à l'Etat... donc au contribuable !

A 15 milliards d'euros comme prix de vente pour nos autoroutes, on comprend bien, avec ces chiffres de dividendes et d'économies d'impôts, que la droite avait réellement bradé nos autoroutes à ses petits copains en 2005 !

Pour l'usager, c'est par contre la douche froide à chaque augmentation du prix des péages !

Alors, au moment où l'Etat pleure sur ses caisses vides, il serait peut-être temps de regarder à nouveau sur ces autoroutes construites au frais des contribuables et qui servent aujourd'hui de planche à billets pour quelques grosses boîtes privées !

Même sans augmenter les tarifs autoroutiers, l'Etat réalisera quand même une marge colossale et pourra réhumaniser nos autoroutes, pour le plus grand bien des usagers, de l'emploi et des comptes publics.

Il sera peut-être temps de regarder également la question des travaux d'aménagement au niveau de Criquebeuf sur Seine que réclament à corps et à cris depuis des années les usagers, riverains et élus (notamment communistes).

Comme l'eau, l'électricité, le gaz ou le logement, le secteur du transport est vital pour les travailleurs et pour l'économie, c'est donc collectivement que doit être pensée et assurée sa gestion, dans l'intérêt public et non dans l'intérêt égoïste de quelques actionnaires.

Les actionnaires des géants du BTP ont fait assez d'argent avec nos autoroutes.

Il est temps de renationaliser ces sociétés d'autoroutes.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 10:53

11,7 % de chômeurs dans la zone euros en octobre et 10,7 % dans l'Europe des 27 : les politiques de rigueur montrent leurs résultats !

Selon les chiffres d'Eurostat, l'institut européen des statistiques, le taux de chômage de la zone euro s'est établi à 11,7% de la population active en octobre, contre 11,6% le mois précédent. Dans l'Union européenne à 27 la situation s'est également dégradée puisque le taux de chômage atteint désormais 10,7 % contre 10,6 % un mois plus tôt.

Il s'agit de niveaux records.

Selon les estimations d'Eurostat, 25,913 millions d'hommes et de femmes étaient ainsi sans emploi au chômage en octobre 2012 dans l'Union européenne à 27. Et sur ce total, 18,703 millions l'étaient dans la seule zone euros. En un mois se sont donc 204.000 européens (dont 173.000 dans la seule zone euros) qui ont perdu leur emploi.

Sur un an, la dégradation de la situation est encore plus impressionnante puisque l'Union européenne à 27 compte 2,16 millions de chômeurs de plus et la zone euro 2,174 millions de sans emplois supplémentaires !

Sur un an, le taux de chômage a augmenté dans seize Etats membres, dont la France, a baissé dans neuf et est resté stable en seulement en Autriche et en Slovénie.

Les plus fortes hausses ont été enregistrées en Grèce (de 18,4% à 25,4% entre août 2011 et août 2012), à Chypre (de 9,2% à 12,9%),en Espagne (de 22,7% à 26,2%) et au Portugal (de 13,7% à 16,3%).

Du côté des baisses, celles qui ont été les plus marquantes l'on été en Estonie (de 11,5% à 9,6% entre septembre 2011 et septembre 2012), en Lituanie (de 14,2% à 12,4%), et en Lettonie (de 15,7% à 14,2% entre les troisièmes trimestres 2011 et 2012). Dans ces trois pays baltes, on peut néanmoins se poser des questions compte-tenu du nombre de jeunes qui quittent le pays à la recherche d'un avenir meilleur (relire : Emigration et chute de la natalité : des tigres baltes en coma démographique  ).

La réalité sociale de notre belle Europe, c'est que le chômage et la misère progressent partout. Même la vertueuse Allemagne est concernée avec un appauvrissement des travailleurs pauvres et des chômeurs (relire : Le modèle allemand : un pays riche peuplé de pauvres de plus en plus pauvres  ).

Faut-il repousser sur d'autres, Chine en tête, la responsabilité de cette situation ?

La situation de l'emploi en Europe et les difficultés grandissantes de nombreuses familles pour se loger et se nourrir (voir ce qu'en disent les associations caritatives) ne sont pas à chercher à l'étranger. Les chiffres de la croissance faible traduisent une réalité : nos économies produisent toujours d'importantes richesses, un peu plus chaque année (entre 0 et 2 % de croissance du PIB).

Mais alors ? Si nos pays continuent d'être riches, pourquoi chômage et misère augmentent-ils ?

Depuis désormais une trentaine d'années, la pensée ultralibérale s'est imposée dans les schémas de fonctionnement à la Bourse comme à la tête des multinationales, diffusant son venin auprès d'une classe politique majoritairement soumise aux intérêts des classes possédantes (droite, extrême-droite) ou ayant abandonné depuis longtemps la volonté de changer le monde (sociaux-démocrates).

Depuis des années, la crise puis la dette publique sont devenues les meilleurs arguments pour mettre en place des politiques d'austérité sensées régler ces questions qui, si on n'y fait rien (c'est ce qu'on essaie de nous faire croire), finiront par tuer notre 'économie.

Privatisations, réductions des services publics, blocages ou baisses des salaires et des pensions, allègements fiscaux pour les entreprises et les plus riches, hausses de taxes,... Partout en Europe les gouvernements appliquent les mêmes recettes pour un même résultat : l'échec.

Enfin... pas vraiment un échec puisque des chiffres tout aussi officiels (INSEE, banques suisses) montrent que les très très riches continuent d'accumuler toujours plus de richesses ce qui est finalement le but ultime du système capitaliste : l'accumulation de capital.

C'est qu'il y a une différence entre le but déclaré de l'austérité (réduire la dette publique et rendre compétitive notre économie) et le but réel (réduire la part de l'état dans l'économie au profit du privé, réduire le coût du travail et accroître la rétribution du capital).

il ne s'agit pas de vue de l'esprit ! Certains l'assument pleinement !

Nicolas Beytout donne des leçons de libéralisme tous les matins sur France Inter. L'ancien du Figaro et des Echos nous fait également la morale, à nous, pauvres prolétaires inquiets de notre petit avenir ! Il y a un peu plus d'une semaine, il s'appuyait sur la perte du triple A de la France pour expliquer que c'était désormais aux marchés de décider des choix économiques et non plus aux politiques. Des intérêts privés décidant du destin de l'ensemble de l'humanité au lieu des représentants élus du peuple, voilà une définition d'un régime oligarchique remplaçant la démocratie !

Sur le dossier Arcelor-Mittal, il dénonçait les velléités de nationalisation, expliquant que si les Etats-Unis avaient nationalisé un temps leur secteur automobile, eux, "c'était pour protéger les actionnaires" !

Et oui ! Pour ce partisan du libéralisme extrême, l'état ne doit plus intervenir dans l'économie que si les intérêts des actionnaires sont en jeu ! Un peu comme avec la refinanciarisation des banques privées, lors du krach financier de 2008 !

Ce que dit tout haut Nicolas Beytout bêtement, c'est ce que reconnait à demi-mot le ministre britannique des finances, le chancelier de l'échiquier George Osborne : les politiques actuelles d'austérité n'ont pas d'efficacité sur la crise et le chômage. Pour sûr, puisque ce n'est pas leur rôle !

Chantre de la rigueur, George Osborne a mis en oeuvre une cure drastique depuis l'arrivée au pouvoir de la coalition conservateurs-libéraux démocrates en 2010.

Prise en tenaille entre l'austérité et la crise de la zone euro, l'économie britannique, qui a connu un léger rebond au troisième trimestre, pourrait de nouveau se contracter au quatrième trimestre, selon la Banque d'Angleterre.

Dimanche, afin de préparer le terrain à une révision à la baisse de ses objectifs, le ministre a admis sur la chaîne BBC1 que "réduire la dette britannique et nous remettre de la crise financière va prendre manifestement plus de temps que ce que nous avions espéré". C'est clair ! Le gouvernement britannique faisait miroiter une croissance de 2 % en 2013 alors que les prévisions sont au mieux de 0,9 % !

Les britanniques sont loin de voir le "bout du tunnel" comme le promettait en 1974 un autre chantre du libéralisme, notre Valéry Giscard d'Estaing national !

Trente ans de libéralisme et quatre ans d'austérité renforcée n'ont à aucun moment et dans aucun pays démontrés une quelconque efficacité sur le chômage et la dette publique, bien au contraire ! C'est bien durant cette période que le chômage de masse et l'endettement des états ont connu leur véritable explosion !

Le but réel du libéralisme et de l'austérité est à voir dans les chiffres faramineux des richesses détenues par quelques uns et dans les résultats financiers des grandes multinationales, en énorme croissance d'années en années.

A l'inverse du discours ambiant sur la nécessité de continuer la purge dans les services publics et dans la rémunération du travail, maquillé en "coût", être moderne et innovant, c'est tourner le dos à ces politiques de régression social et s'attaquer aux oligarchies financières qui contrôlent aujourd'hui nos économies, à l'image des chefs d'état d'Amérique du sud.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 10:29

4,91 millions de chômeurs : record battu ! 21 % du PIB espagnol en soutien aux banques : autre record battu !

Il est de bon ton dans les médias dominants de ne présenter la situation des pays européens les plus en crise que comme des cas particuliers, des exemples de mauvaise gestion et de corruption, où la responsabilité de politiciens incompétents s'ajouterait à celle d'une population qui aurait bénéficié (par quel mystère ?) d'une rente européenne miraculeuse sans aucun effort.

Le mythe de la cigale et la fourmi appliqué à l'Europe, avec, comme dans le texte de La Fontaine, une morale où certains imaginent que la cigale peut bien crever.

En Grèce, au Portugal ou en Espagne, on oublie trop facilement que ceux qui ont largement bénéficié des années de croissance, ce sont les plus riches bourgeois de ces pays, certains dans l'économie réelle (industrie, services), d'autres dans la spéculation bancaire et boursière. Et on oublie de dire que, comme en France, les responsables de la grave crise du système capitaliste que nous vivons, ce sont ces spéculateurs qui en sont la cause, mais que c'est vers les acteurs de l'économie réelle, les travailleurs et leurs familles, que se tournent aujourd'hui les états pour récupérer tout l'argent perdu par la spéculation immobilière et boursière.

216 milliards d'euros en faveur des banques espagnoles

L'exemple espagnol est à ce point édifiant.

Quatrième économie de la zone euro, l'Espagne n'est pas un "petit pays" dont on pourrait imaginer que la ruine serait sans conséquence au niveau européen. Ce que semblent penser certains français qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, collé au JT de TF1.

En Espagne, donc, le chômage n'a de cesse de monter, au rythme des licenciements dans les secteurs de l'immobilier et du tourisme, locomotives de l'économie espagnole depuis les années 80, mais aussi dans des secteurs industriels et dans le secteur bancaire.

Ce sont au mois d'octobre, 4,91 millions de travailleurs espagnols qui sont désormais privés d'emplois. Un triste record qui amène le taux de chômage au dessus des 25 % ! Sans parler des millions de travailleurs en contrats précaires et à temps partiel !...

L'une des conséquences dramatique de cette situation, c'est la multiplication des expulsions de familles de logements dont elles ne peuvent plus assurer le remboursement des crédits. Plus de 200 personnes victimes d'expulsions se sont suicidées depuis janvier, des jeunes comme des vieux, des hommes et des femmes qui perdent ainsi leurs maigres possessions, leurs rêves et leur avenir, pour rembourser des banques qui ont créé la crise.

En Espagne, depuis toujours, on vous incite à être propriétaire de votre logement, quitte à prendre des crédits sur 40 ou 50 ans ! C'est cette culture de la propriété que Sarkozy voulait imposer en France avant que la crise de 2008 n'éclate : ouf !

L'Espagne, c'est aussi un déficit public de 8,9 % cette année et l'objectif de descendre à 6,3 % l'an prochain.

L'effort (2,6 points) représente 150 milliards d'euros d'économies en trois ans.

Bien évidemment, pour cet effort, ce n'est pas vers les banques ou vers les milieux spéculatifs que se tourne l'état espagnol et son gouvernement de droite mais vers le peuple ! Hausses de taxes, baisse des pensions, blocage de salaires, diminution du nombre de fonctionnaires, baisse des aides sociales,... les recettes sont pratiquées partout en Europe pour un même résultat : chômage, précarité et misère explosent.

A l'inverse, les banques continuent de bénéficier d'argent public par dizaines de milliards d'euros !

Ce sont ainsi 216 milliards d'euros d'argent public, donc d'argent du contribuable espagnol, qui sont actuellement mobilisés par les banques espagnoles pour combler les pertes engendrées par leurs activités spéculatives. Cela représente 21 % du PIB espagnol, le cinquième de toutes les richesses créées annuellement  par le peuple espagnol. Et encore ! Cela ne tient pas compte de l'argent versé auparavant par le gouvernement et déjà remboursé par celui-ci à ses créanciers (d'autres banques) !

Le gouvernement espagnol vient d'obtenir de l'Europe un feu vert pour reverser de nouveaux crédits, par milliards d'euros, dans quatre de ses banques particulièrement malades (Bankia notamment) et nationalisées depuis quelques temps déjà : lorsque le contribuable aura épongé les dettes des spéculateurs, elles seront à nouveau privatisées pour le plus grand bonheur des capitalistes ! Une véritable machine à laver les dettes privées !...

450 millions d'euros de bouclier fiscal en 2012

En France, la situation a été assez voisine, avec des centaines de milliards d'euros d'argent public généreusement versés sur les comptes des grandes banques françaises par Nicolas Sarkozy et sa majorité de droite en 2008-2009. Des banques qui sont aujourd'hui frileuses à l'idée d'aider l'économie française à repartir et qui freinent tout crédit d'investissement dans les entreprises, PME et PMI notamment, comme dans les collectivités locales. Pour l'instant, seule la banque franco-belge Dexia a été démantelée suite à ses activités spéculatrices douteuses.

Le déficit de l'Etat s'est donc considérablement aggravé avec cette dette nouvelle consentie pour éponger les placements douteux de nos banques. A cela s'ajoute le ralentissement économique qu'a entrainé la crise spéculative avec une explosion des dépenses de l'Etat (dans le social notamment) et une baisse de ses recettes (revenus des français en baisse, moindre consommation donc moins de TVA,...).

Et vers qui s'est-on tourné pour payer l'addition ? Vers les travailleurs évidemment !

Le tragique de la situation, c'est que le changement de majorité du printemps dernier n'a pas modifié les choix économiques du nouveau gouvernement !

La dernière nouvelle, c'est que des députés viennent de se rendre compte que le bouclier fiscal offert aux riches français va coûter au budget de l'état bien plus que prévu ! Trois fois plus, pour être précis.

En 2012, l'Etat devra payer aux plus riches français 450 millions d'euros au titre du bouclier fiscal ! Une paille !

Et il se trouve encore des imbéciles heureux pour justifier ce scandale en pleurant sur ces pauvres riches obligés de fuir (en Suisse ou aux Îles Caïmans) une fiscalité française trop violente pour leurs maigres milliards.

En Espagne comme en France, les responsables de la crise actuelle ont bénéficié durant des décennies de libertés qui leur ont permis d'accroître de manière insolente leurs richesses et, aujourd'hui, ils continuent d'être protégé par un système qui éponge leurs dettes et protège leur patrimoine de l'effort collectif pour rembourser des déficits qu'ils ont provoqués.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 14:42

Alors qu'Arnaud Montebourg parlait la semaine dernière d'une nationalisation temporaire de Arcellor-Mittal Florange, le gouvernement a finalement signé avec le groupe indien un accord en net recul, laissant un doute sur l'avenir du site sidérurgique lorrain.

C'est le sentiment partagé autant par les salariés d'Arcellor que par leurs syndicats, nationalement et localement : l'accord avec Mittal laisse encore au groupe indien la maîtrise de la situation et la possibilité de mener en bateau l'état et les salariés. C'est que l'expérience de Gandrange ou des salariés liégeois de Mittal ne plaide pas en faveur de ce plan ! Dans ces deux cas, Mittal s'était engagé à investir en faveur de ces sites avant, finalement, de ne rien verser et de fermer ces sites !

Bernard Thibault, pour la CGT, a fait un parallèle entre le refus du gouvernement de nationaliser temporairement Florange et le crédit d'impôt pour les entreprises en relevant que "Cela ne semble choquer personne qu'en période de pénurie de finances publiques, on consacre 20 milliards d'argent public supplémentaires aux entreprises privées sans contrôle, sans objectif de création d'emplois. Par contre, dès lors que Mme Parisot fait la grosse voix pour s'opposer au principe même d'une hypothétique nationalisation, cela semble poser problème".

Il y a effectivement dans l'attitude du gouvernement au mieux une certaine fatalité à laisser les patrons dicter leur loi, au pire une certaine complaisance.

Cette proposition de nationaliser "temporairement" Florange, c'est l'Eure qui en a eut la primauté au travers du dossier M-real.

C'est Jacky Hénin, député européen communiste, qui a en premier suggérer de nationaliser le site le temps de trouver un repreneur lors de sa visite aux salariés de la papeterie en lutte pour sauver leur entreprise et leurs emplois. C'était en novembre 2011 !

Les salariés et les membres du comité de défense mené par Gaëtan Levitre, maire et conseiller général communiste, ont été raillés pour cette idée avant qu'elle ne s'impose et que le projet ne soit mené à bien. Aujourd'hui, la reprise de la papeterie euroise par l'Etablissement Public Foncier de Normandie est en bonne voie et deux repreneurs permettront de sauver 260 emplois à la papeterie et une quarantaine pour la création d'une chaudière biomasse sur le site !

Ce qui est possible à Alizay est possible pour Pétroplus comme pour Arcellor-Florange !

La déballonade gouvernementale est signe d'un manque de courage à défendre l'emploi industriel.

L'action d'Arnaud Montebourg s'est engluée dans le marais idéologique social-libéral dans lequel est englué le parti socialiste aujourd'hui, entre fatalité et soumission aux marchés financiers.

Les salariés d'Arcellor à Florange ne doivent pas baisser les bras ! Leur combat a pris du retard mais il peut être encore victorieux à condition de rester mobilisés et de s'appuyer sur la seule force politique qui défende avec conviction l'emploi industrielle, parce qu'elle défend la classe ouvrière et les travailleurs en général : le Parti communiste.

Nos camarades et élus lorrains, comme le PCF nationalement, sont au côté des sidérurgistes, comme les militants et élus communistes hauts-normands ont été et sont encore au côté des M-real et des Pétroplus !

L'exemple d'Alizay et de sa papeterie montre que la lutte paie.

Alors, camarades de Florange : ne baissez pas les bras ! La lutte continue !

Les communiste de Saint André et ceux de l'Eure sont avec vous !

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 10:36

La plupart des journaux mettent en avant la baisse du nombre de chômeurs aux USA. Cependant, ils n’analysent pas ces chiffres qui révèlent une autre réalité.
En effet, le chômage baisse car des millions d’américains ont dépassé la durée maximale de perception des allocations chômage. Ils ne perçoivent donc plus ces allocations et disparaissent des statistiques.

La plupart des Etats américains versent une allocation chômage (State Unemployment Insurance Benefits) pour une durée maximale de 26 semaines alors que la durée moyenne de chômage est de 40,2 semaines !

"Benefits can be paid for a maximum of 26 weeks in most States" dans le document ci-dessous à la section benefits.. Source : United States Department of Labor

Pour bien percevoir l’ampleur du désastre social américain, le graphique de la durée moyenne du chômage est éloquent, une belle exponentielle (en rouge) !

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Source : FED of St Louis research

Depuis le mois de juillet, ce chiffre est en constante augmentation (+ 1 semaine en deux mois).

Tout va donc mieux et je remercie mes confrères journalistes de la presse écrite pour leur remarquable travail. Encore un petit effort et il ne se vendra plus de journaux bientôt.

D’ailleurs, selon l’USDA, le département de l’Agriculture des États-Unis chargé de l’alimentation et de l’agriculture, 15% des ménages américains étaient en insécurité alimentaire en 2011.

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Source graphique page 12/37 : USDA

47 millions de personnes bénéficiaient de coupons alimentaires (Food Stamps) au mois d’août 2012, avec, là aussi, une belle exponentielle :

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Gilles BONAFI

http://gillesbonafi.blogspot.fr/2012/11/la-descente-aux-enfe...

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 10:06

Cela faisait longtemps que nous n'avions pas repris d'article de l'excellent site "les mots ont un sens". C'est fai!

Une nouvelle fois, voici un article qui démontre, chiffres à l'appui, que nos "pauvres riches" ne fuient pas notre pays pour échapper au harcèlement fiscal et se réfugier à l'étranger, tels de pauvres civils fuyant la guerre et l'oppression !

Il est temps d'arrêter de retourner la réalité : ceux qui bénéficient le plus des richesses du pays, par héritage familial, placements et spéculations, essentiellement, ceux-là doivent contribuer à hauteur de leurs revenus au financement de la collectivité, de ses services publics de santé, d'éducation, de recherche, de police et de justice, au même titre que tous les autres citoyens !

Quelle est donc cette société où les riches seraient préservés de l'impôt sous prétexte qu'ils en paient plus que les pauvres ?

Coullions de contribuables que nous sommes, rebellons-nous !

Exigeons des plus riches français qu'ils paient leur juste part de l'impôt et des taxes ! Assez de passe-droit, de niches et de fraudes tolérées pour ces quelques milliers de français !

Solidaire


Malgré moult allégements fiscaux, le taux de départ des ménages les plus riches est resté stable depuis 10 ans.

Expatriation ISF

Depuis 2002, les (imposantes) ristournes fiscales à destination des ménages les plus aisés se succèdent les unes aux autres. Et à chaque fois, c'est la même rengaine : "il faut faire revenir nos malheureux expatriés au bercail pour qu'ils recommencent à investir, et patati"... et patatras ! Selon une étude du syndicat Solidaires-finances publiques (ex-SNUI), le taux de départs est absolument stable depuis 10 ans. On aura juste oublié un détail : s'il y a effectivement deux fois plus d'expatriés fiscaux, c'est aussi qu'il y a deux fois plus de redevables à l'ISF (dû notamment à la hausse de l'immobilier). Et encore...

ISF expatriation
ISF expatriation

Plusieurs choses à retenir de cette étude :

  • Le bouclier fiscal n'a eu aucun impact sur le solde migratoire de nos pauvres riches
  • Une partie des départs est liée à d'autres raisons (personnelles, professionnelles...) que la fiscalité. Et il est actuellement impossible de savoir exactement ce qui a poussé ces 821 citoyens à quitter l'hexagone en 2008.
  • Les effets quantitatifs de ces départs sont tout relatifs : les expatriés continuant à posséder des richesses en France, environ 8000 de ces infortunés restent imposables à l'ISF en France.
  • Les chiffres concernant les départs sont faussés par le phénomène des "fausses expatriations". Certains redevables de l'ISF déclarent en effet s'expatrier... tout en continuant à vivre en France, frauduleusement. Un phénomène qui se solde par 150 à 200 redressements par an, pour un montant moyen qui atteignait 450.000 euros en 2011. Si peu...
  • Enfin, les retours ne sont quasiment jamais pris en compte. Or, en 2008 par exemple, 327 frenchies expatriés sont revenus en France. Un chiffre qui ne semble pas plus lié à la pression fiscale.

Donc, selon les données du principal syndicat de Bercy, en 2008, il y a eu : 821 expatriations, 327 retours, et au moins une centaine de fausses expatriations. Ce qui nous amène à un chiffre d'environ 400 départs réels (quelle qu'en soit la raison). Remarque : la France est le 3e pays au monde par le nombre de ses millionnaires en dollars, derrière les Etats-Unis et le Japon...
 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 10:30

Encore une fois, un vote budgétaire capote au Sénat faute du soutien des élus communistes.

Une fois encore, la majorité de gauche, qui n'a que six voix d'avance, n'a pas fait bloc face à la droite UMP et UDI-UC centriste. Les sénateurs communistes ont fait bande à part en s'abstenant alors que les trois autres groupes de gauche PS, Ecologistes et RDSE (à majorité PRG) ont voté pour.

Le ministre de l'intérieur Manuel Valls (celui qui expulse autant que Hortefeux !) a regretté, sur BFMTV, que le Parti communiste "joigne ses voix à celles de la droite", rappelant que "l'Assemblée nationale aura le dernier mot". Une manière démagogique pour les socialistes d'exquiver les questions soulevées par ce vote !
C'est le quatrième texte repoussé au Sénat, après ceux sur l'énergie, la programmation budgétaire 2012-2017 et le projet de budget de la Sécurité sociale, toujours à l'initiative des communistes. "Nous ne votons pas pour ce qui nous paraît contraire à nos engagements et aux chances de réussite de la gauche", se justifient-ils dans une lettre ouverte reprochant au gouvernement de "n'avoir pas vu ou plutôt, pas voulu voir le rôle charnière de notre groupe".
"En décembre, si rien ne bouge, nous nous opposerons au projet de loi de finances rectificative", écrivent les 20 sénateurs CRC dans une lettre ouverte intitulée "débat au Sénat: pourquoi nous refusons l'austérité !". Le PLFR doit en effet, "pour l'essentiel, intégrer les dispositions du pacte de compétitivité, qui prennent à contre-pied la gauche, en allant à l'encontre des intérêts populaires", poursuivent-ils.
"Alors que le peuple a voté pour "un changement maintenant", ce sont les dogmes libéraux qui, au-delà de quelques mesures positives, perdurent. Ils ont pour nom: compétitivité, réduction des dépenses publiques et coût du travail", soulignent-ils.

C'est bien là le nœud du problème : pourquoi les communistes appuieraient-ils une politique qu'ils ont combattu sous Sarkozy ? Parce que ce sont des socialistes qui la mènent ? Absurde !
Les sénateurs CRC "ne sont pas figés dans une attitude de refus systématique et stérile. Nous avons des propositions, en particulier pour la justice sociale, pour une lutte déterminée contre le chômage avec la mesure emblématique d'interdiction des licenciements boursiers (..). Nous agissons avec détermination pour que ces propositions soient prises en compte", ajoutent-ils.
Les sénateurs CRC n'ont pas voté la ratification du traité budgétaire européen, l'instauration de la règle d'or, la loi de finances et celle de financement de la sécurité sociale, le texte sur le statut des étrangers. Ils continueront de voter en leur âme et conscience pour ou contre les propositions gouvernementales, favorablement si elles permettent de favoriser l'emploi et la redistribution des richesses à destination du peuple, défavorablement si elles continuent de faciliter l'enrichissement des classes aisées et la destruction des acquis sociaux.

Lors de la Fête de l'Humanité en Normandie, le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, lançait dans son discours du dimanche après-midi que "Oui ! Les communistes sont dans la majorité ! Ils sont dans la majorité populaire, celle qui a voté en mai et juin dernier pour un vrai changement de politique ! Si le gouvernement est revenu sur ses engagements électoraux, les communistes et le Front de gauche continueront de porter cette volonté majoritaire de changement exprimée au printemps dernier".

Quand on parle cohérence et continuité entre les promesses et les actes, c'est bien du côté communiste qu'il faut regarder !

Le gouvernement et les socialistes devraient réfléchir un peu plus profondément à ces votes communistes à l'Assemblée comme au Sénat et se poser la question de leur plongée dans les sondages : la faute n'est pas toujours due aux autres !

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:21

20 % pour les communistes dans la deuxième ville autrichienne, 10 % pour la branche catalane de Gauche Unie et 14 % pour les républicains de gauche catalans.

D'élections en élections, les communistes et les forces de la gauche radicale marquent des points un peu partout en Europe. C'est le signe d'un nombre croissant de travailleurs qui prend conscience de la nécessité de changer les règles du jeu économique et social !

Ces dernières semaines ont été marquées par d'importantes élections en Europe de l'est, élections mettant en évidence une poussée communiste importante comme en Ukraine, avec un parti communiste (KPU) qui tutoie les 15 % aux Législatives, ou en République tchèque, où le parti communiste (KSCM) dépasse les 20 % aux régionales et prend le contrôle d'une région industrielle, frontalière de l'Allemagne.

Gauches républicaines en forte hausse en Espagne

En Espagne, en un seul mois, trois grandes régions autonomes ont connu des élections : la Galice (Nord ouest), le Pays-Basque (côte nord) et, ce week-end, la puissante Catalogne (nord-est).

Chacune de ces élections a vu se confirmer l'effondrement d'un parti socialiste (PSOE) associé à l'austérité et à la crise économique, et une baisse sensible des forces de droite, droites régionalistes (PNV au Pays basque, CiU en Catalogne), ou droite nationale (Parti Populaire au pouvoir à Madrid).

Dans chacune de ces régions, la gauche radicale a connu une spectaculaire poussée.

C'était le cas le 21 octobre en Galice, terre de droite, où l'alliance AGE autour de la coalition Gauche Unie (où se situe le PC espagnol) a atteint 13,99 %, dépassant la gauche régionaliste (BNG : 10,2 %).

C'était le cas aussi au Pays-Basque, le même jour, où la gauche radicale nationaliste (Bildu) a atteint les 25 % de voix et devenant la deuxième force politique, dépassant les socialistes et la droite nationale (PP).

Ce 25 novembre, c'est la "riche" et industrielle Catalogne qui était appelée aux urnes, sur anticipation du parti régionaliste de droite au pouvoir (CiU), parti qui joue depuis quelques temps sur la fibre nationaliste catalane histoire de cacher ses nombreuses coupes dans les programmes sociaux (Santé et éducation). Mal lui en a pris ! Elle perd 9 % et passe de 62 à 50 députés.

Dimanche dernier, ce sont les forces de gauche qui ont connu les plus fortes poussées.

Les républicains de gauche (ERC), farouchement indépendantistes, deviennent ainsi la deuxième force politique de la région autonome avec 13,7 % des voix (7 % en 2010 !) et 21 députés contre 20 aux socialistes.

La Gauche Unie catalane (ICV-EUiA), où militent les communistes, progresse nettement avec près de 10 % des voix (7,4 % en 2010).

Dans un pays confronté à une offensive majeure des capitalistes pour détruire les acquis sociaux des travailleurs et capter un maximum de richesses, les contradictions régionalistes sont exacerbées par certains partis mais, néanmoins, ce sont les forces de gauche, républicaines et sociales, qui mobilisent autour d'elles, dans des élections où la participation monte fortement.

Poussée historique des communistes autrichiens

L'Autriche véhicule l'image d'un pays gangréné par l'extrême-droite, avec des partis comme le FPÖ ou le BZÖ, longtemps mis en avant dans les médias.

Mais l'Autriche, c'est aussi désormais le retour du parti communiste, le KPÖ !

Ce week-end, les communistes autrichiens ont décroché la deuxième place aux élections municipales dans la deuxième ville du pays, Graz..

Avec 19,86% des voix, le Parti Communiste d'Autriche (KPO) réussi là un score historique. La progression est importante avec plus de 9 200 voix nouvelles gagnées en comparaison à 2008 (+8,68%) quand le KPO obtenait 11,18 % des suffrages.

La campagne des communistes c'est faite sous le slogan "Nous sommes Graz", le thème principal de la campagne a tourné autour du logement, contre la privatisation des HLM de Graz et pour la construction massive de logements sociaux. Un problème que nous connaissons bien en France et dans l'Eure !

Même si la droite ('ÖVP) a réussi a gagner ces élections, avec 33,74% des voix, elle est en net recul par rapport à 2008 (38,37 %, -4,63%). Le SPÖ (social démocrate) se retrouve relégué à la troisième place avec 15,31% des voix, et une perte de 5000 voix  sur 2008 quand ils obtenaient 19,74% (-4,43%). Les GRÜNE (Verts), alliés du SPÖ subissent aussi un recul électoral, il rassemblent 12,14 % des voix contre 14,56 % en 2008 (-2,42%). Le FPÖ (extrême droite), obtient la quatrième place, il progresse à 13,75 % et bénéficie des voix du BZÖ qui lui est éliminé du paysage politique de Graz..
L'année 2012 aura vu un peu partout en Europe les forces de la gauche radicale connaître d'excellents résultats électoraux. N'oublions pas les 11,11 % de Jean-Luc Mélenchon en avril dernier où les 26 % de Syriza et les 6 % des communistes en Grèce en juin dernier !

Il semble bien qu'une partie des travailleurs prend conscience de l'incapacité du système capitaliste a réglé une crise dont il est lui-même la cause.

Se pose la question du remplacement de ce système, de son renversement.

Même si toutes les forces politiques de gauche qui connaissent actuellement de si fortes poussées électorales ne le formulent pas ainsi, c'est bien cette question de l'alternative au capitalisme qui chemine chez de nombreux travailleurs.

Près de 25 ans après l'effondrement du bloc soviétique, l'idéal communiste reste la seule alternative à un capitalisme moribond. A nous de dessiner les contours d'un monde plus humain, plus écologique, plus démocratique, en clair, d'un monde plus socialiste !

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:19

Hier soir, c'est le concert de Idir qui a clos l'édition 2012 de la Fête de l'Humanité en Normandie.

Les chiffres ne sont encore connus mais le sentiment est là : la Fête de l'Humanité en Normandie a attiré un public encore plus important cette année que l'an passé. En 2011, 6 000 entrées payantes ont été comptabilisées.

Pour preuve, ces nombreux stands à cours de victuailles dès le samedi soir alors que les stocks devaient permettre d'assurer aussi les repas du dimanche !

Durant deux jours, le Parc  Expos de Rouen a été une nouvelle fois le lieu où se sont retrouvés, autour du journal "L'Humanité", les communistes normands, leurs partenaires du Front de gauche et tous les acteurs du mouvement social, syndicats et associations, qui refusent de se plier au dogme de la crise, nouveau paravent du libéralisme.

A l'image de cette combativité, les débats organisés ces deux jours ont voulu montrer qu'il existe des réponses à la crise en Europe, que la gauche au pouvoir pourrait, si elle le souhaitait, changer réellement la politique et l'économie, que l'école peut et doit redevenir ce creuset républicain où les jeunes assurent leur avenir, que l'agriculture de demain, à quelques mois d'une nouvelle PAC, peut s'orienter vers un mode de développement durable et rémunérateur pour les paysans.

L'emploi industriel n'a pas été oublié, avec Thierry Le Paon et les salariés de Renault Sandouville et ceux de Pétroplus ou M-real.

C'est d'ailleurs l'un des points sur lequel s'est attardé Pierre Laurent, dans son discours, dimanche à 16 h. Sans production industrielle, pas de développement économique ! Depuis les exemples régionaux, M-real ou Pétroplus, à celui d'Arcellor-Mittal, le secrétaire national du Parti communiste n'a pas eu de mots assez forts pour exiger du gouvernement des mesures plus fortes, plus radicales, pour sauver ces filières industrielles essentielles. Il a d'ailleurs exiger la nationalisation des aciéries, rappelant au ministre de l'économie, Michel Sapin, que l'archaïsme, aujourd'hui, c'était de continuer de croire que les marchés et le libéralisme peuvent sauver nos entreprises et nos emplois, alors que ces trente dernières années ont démontré le contraire.

Après une forte année militante pour les communistes et le Front de gauche, la volonté est toujours là de porter nos propositions et notre programme, au moment où le nouveau pouvoir socialiste baisse les bras face au capitalisme.

Dans la majorité les communistes ? Pierre Laurent répondra "OUI... Oui, nous sommes dans la majorité ! Mais dans la majorité populaire, celle qui exige des changements et qui a voté dans ce sens en mai et juin dernier ! Nous continuerons d'être porteurs de ces exigences populaires."

Des campagnes arrivent dans lesquels les communistes vont s'investir pour faire avancer le changement en faveur des travailleurs contre la finance et les spcéulateurs.

Avec plus de 12 % dans la Région Haute-Normandie aux Présidentielles, le candidat du Front de gauche aux Présidentielles, Jean-Luc Mélenchon a redonné de l'énergie dans les rangs communistes et de l'esprit offensif dans les rangs de la gauche de transformation sociale.

Cet esprit s'est ressenti durant cette Fête. Sur les stands, autour d'un verre, d'une crêpe, d'un repas, les débats ont été riches et nombreux.

Les concerts ont aussi attiré leur lot de spectateurs, depuis le rock festif de Marcel et son Orchestre, au rock poétique de Peter Doherty, le samedi, puis avec le rap engagé de ZEP le dimanche pour finir avec le poétique chanteur kabyle Idir.

L'Huma Rouen n'a pas dix ans mais elle est devenue en Haute-Normandie un lieu unique de rencontre et d'échange pour les militants d'un monde meilleur où l'on place l'Humain d'abord.

Rendez-vous est déjà pris pour 2013. Gageons que cette fête sera encore plus belle, encore plus populaire !

  Huma Rouen 2012 - 251112 (33)

 Du monde au meeting du dimanche à 16 h

Huma Rouen 2012 - 251112 (24)

 Pierre Laurent , secrétaire national du PCF Huma Rouen 2012 - 241112 (41)

 Débat sur l'alimentation à lespace Hume'ma'Nature

Huma Rouen 2012 - 241112 (52)

 Marcel et son Orchestre

Huma Rouen 2012 - 251112 (62)

Idir

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 10:45

A  paraître dans le prochain numéro d'Initiative Communiste, mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France : 

Dans un entretien avec le journaliste cubain Ernesto Gómez Abascal, Ammar Bagdache, secrétaire général du Parti communiste Syrien, explique quelle est sa position par rapport au régime syrien :

C’est un gouvernement patriotique, anti-impérialiste et antisioniste, bien qu’il applique un modèle économique clairement capitaliste. Même si le Parti Baas, qui était et est toujours la force dirigeante du gouvernement, a proclamé le socialisme arabe en Syrie, il n’est pas socialiste au sens marxiste du terme. Cependant, le PCS fait partie du Front Progressiste composé aujourd’hui de dix partis. (…)Nous avons un ministre dans le gouvernement et nous considérons, qu’à ce niveau du parcours, c’est la meilleure option. Nous sommes et nous avons toujours été disposés à améliorer le système. En 2005 nous nous sommes opposés à des changements calqués sur le modèle néolibéral, nous avons la preuve aujourd’hui qu’ils ont été le terreau d’une catégorie marginale que l’opposition armée a su s’attirer. Des erreurs ont été commises, maintenant il faut les corriger. "

Le gouvernement que nous avons en Syrie a une position constructive pour réaliser des changements importants, rappelle Bagdage - ils commençaient à être adoptés mais l’intervention armée étrangère empêche, pour le moment, leur mise en application normale. "

Les raisons d’être optimiste

Si le gouvernement actuel venait à être renversé, la seule éventualité serait la prise du pouvoir par les Frères Musulmans, rappelle Bagdache, ce qui constituerait un grand bond en arrière pour un peuple qui, depuis pas mal d’années, bénéficie d’un système laïque moderne, ne connait pas le sectarisme et n’a jamais vécu avec de telles tensions. Mais nous sommes optimistes, même si la lutte dure encore un certain temps, nous sommes certains qu’ils ne pourront pas nous vaincre. "

Interrogé sur les chances de victoire des rebelles, le secrétaire général du PCS est catégorique :

Plus le temps passe, plus il est clair qu’ils ne pourront pas nous vaincre. Ils n’ont pu prendre le contrôle d’aucune ville importante, malgré leur plan initial et l’arrivée de milliers de mercenaires extrémistes et salafistes, assistés des services spéciaux US et leurs alliés de l’OTAN qui travaillent depuis la Turquie, pays avec qui nous partageons une longue frontière. Le Qatar et l’Arabie saoudite leur apportent également le soutien économique et militaire. Bien sûr, notre gouvernement est soutenu par la majorité de la population. Les forces armées de la nation et les milices populaires restent unies et en ordre combatif. Malgré la situation compliquée dans laquelle se trouve le pays, les institutions fonctionnent. "

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