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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 09:27

Un pays qui perd sa jeunesse est un pays qui va mal.

Terre d'émigration au sortir de la guerre civile (1936-1939), l'Espagne avait fini par connaître un développement économique suffisant pour conserver sa jeunesse au sortir du fascisme, à la fin des années 70.

L'Espagne était même devenue, à son tour, une terre d'immigration. Beaucoup de marocains (en voisins), de péruviens (en hispanophones), d'indiens et de chinois sont venus s'installer dans les grandes villes espagnoles, essentiellement dans les banlieues populaires (Voire le barrio del Reloj à Badalona, ville de l'agglomération de Barcelone).

L'embellie n'aura pas été longue : une trentaine d'année.

Avec l'effondrement de l'immobilier puis des bourses au niveau mondial en 2008, l'économie espagnole a connu un trou d'air vertigineux qui a entrainé une première récession d'importance dès 2009. Depuis, rien ne s'arrange car, pour sauver le secteur financier et maintenir l'attrait des capitalistes pour l'Espagne, les gouvernements successifs (Socialistes et droite dure) ont accepté de soumettre leur peuple à une purge radicale qui aggrave le chômage, augmente impôts et taxes et réduit les salaires et pensions de retraite. Tout cela sous la houlette de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de la Banque Mondiale ("la Troïka" qui sévit aussi en Grèce).

Dès 2009, les premiers départs de jeunes espagnols se sont fait sentir. Et la situation se poursuit depuis.

Ainsi, selon le Recensement des Espagnols Résidents à l'Etranger, ce sont près de 350 000 espagnols qui ont quitté le pays pour s'installer à l'étranger. Et, en 6 mois en 2012, ce sont déjà 114.057 espagnols qui ont quitté le pays !

Ce qui est dramatique quoique sans surprise, c'est que ceux qui partent, ce sont essentiellement des jeunes de 25 à 35 ans, diplômés et de bon niveau professionnel et sans charges familiales. En clair, l'avenir du pays, ses "forces vives" comme on disait autrefois.

Ce que ne précise pas cette enquête, ce sont tous les espagnols qui quittent leur pays "seulement" quelques mois, en tant que saisonniers agricoles notamment. En France, on a vu cette année revenir des cars entiers de vendangeurs venus d'Andalousie, chose que l'on ne voyait plus depuis des décennies.

La misère qui s'abat sur l'Espagne pousse les plus dynamiques, les plus jeunes, à fuir le pays. C'est là le moteur essentiel de toute immigration !

En 2012, Argentine et Cuba en tête, la France bien placée

Au niveau des destinations, les chiffres de ce début d'année 2012 indiquent que c'est le continent américain qui attire le plus avec 83 763 émigrants contre 26 222 pour les pays européens.

En Europe, la France est la première destination (8 273 installations), devant le Royaume-Uni (4 780), l'Allemagne (3 262) et la Suisse  (3 141).

Mais, loin devant, les premières destinations sont, espagnol oblige, l'Argentine avec 22 073 émigrants et Cuba avec 13 890 émigrants  ! Au passage, on peut noter l'attrait de Cuba. Comme quoi, les mauvaises langues qui laissent à penser que la misère règne à Cuba devraient regarder la ruine qu'ils laissent sur le Vieux Continent.

Derrière, viennent le Brésil (8 362), le Mexique (7 959) et les Etats-Unis (7 134). Le rêve américain se trouve désormais en Agrentine et à Cuba ?...

Ce qui vit l'Espagne, cette crise qui s'aggrave et qui entraine un chômage dramatique et un exode des jeunes diplomés, c'est ce que connaissent des pays comme l'Irlande, le Portugal ou la Grèce.

C'est peut-être aussi ce que connaîtront d'autres pays européens, notamment la France, si les travailleurs laissent les rènes des décisions à des forces politiques soumises aux volontés des seuls marchés financiers

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 08:58

Jean-Jacques Ayrault, premier ministre de François Hollande, a voulu se montrer déterminé hier sur France 2. Mais déterminé à quoi ?

Les semaines se suivent et, malheureusement, se ressemblent sur le plan économique et social.

Cette semaine, les chiffres du chômage sont tombés, brutaux. 3 millions de travailleurs sont au chômage rien qu'en Métropole !

En clair, en quatre mois de présence aux affaires, rien n'a pour l'instant changé avec un Président socialiste qui avait fait du changement son slogan.

"Quatre mois, c'est peu !". L'argument gouvernemental, malheureusement, montre l'incapacité de la majorité socialiste à taper du poing sur la table face au patronat et au monde financier. Les plans sociaux se multiplient (PSA, Sanofi, Arcellor,...) et le gouvernement se désole. Arnaud Montebourg a beau s'énerver, les actes concrets ne suivent pas.

Quatre mois au pouvoir ont, par contre, sérieusement érodés la popularité du nouveau pouvoir. Ce n'est pas tout de faire des promesses : il faut passer aux actes !

Et l'intervention du premier ministre, hier soir sur France 2, n'est pas là pour montrer une inflexion politique de ce gouvernement. En clair, on poursuit une politique de petits bras qui ne montre aucun effet et on poursuit sur la voie de l'austérité et de la soumission à l'Europe libérale.

Un changement de gouvernement pour ça ?

Emploi : la passivité

Hier soir, le premier ministre socialiste a émis des réserves sur l'objectif présidentiel d'inverser la courbe du chômage d'ici à un an. L'ambition n'était pas bien grande. Là voilà balayée par le chef du gouvernement !

Et, pourtant, Jean-Jacques Ayrault continue d'afficher son volontarisme dans ce domaine : "On fera tout pour réussir (...) Il est important de se fixer des objectifs ambitieux". Ambitieux de ne pas espérer inverser la courbe du chômage ?

Ce qui est plus inquiétant, ce sont ses déclarations sur une réforme début 2013 pour dynamiser la compétitivité française. Ayrault s'est dit prêt à explorer toutes les pistes, y compris celle du coût du travail, qui "n'est pas un sujet tabou". 

Revoilà la ritournelle de la compétitivité des travailleurs ! Un bon vieux discours patronal largement appliqué par la droite !

Cela fait trente ans que l'on parle de cette "compétitivité", que l'on baisse les cotisations sociales des patrons, que l'on baisse les impôts sur les sociétés, que l'on rogne sur les augmentations salariales. Le chômage a t-il baissé ? Les entreprises ont-elles arrêter de délocaliser ? Non aux deux questions !

Peut-être envisage t-il, pour relancer l'activité économique, de s'appuyer sur l'Etat et les collectivités locales ? Même pas !

Budget de l'Etat : dans les pas de Sarkozy

Jean-Jacques Ayrault a réaffirmé l'objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 et défendu les choix fiscaux de son gouvernement. En clair, on continue de bloquer les investissements de l'Etat pour rentrer dans les clous absurdes du traité de Maastricht.

Et son engagement auprès des travailleurs, en affirmant que "neuf Français sur dix" ne seront pas touchés par les hausses d'impôts, est un mensonge : certaines mesures directes touchent déjà de nombreux français (hausse ridicule du SMIC, mesures sur les retraites anticipées,...), d'autres toucheront les travailleurs indirectement (sous-investissement de l'Etat sur les territoires et dans les services publics).

S'engager sur une réduction du "déficit public", c'est continuer à réduire les dépenses utiles de l'Etat pour pouvoir rembourser des banques privées qui se sont largement remboursées et pour qui ce déficit est une véritable rente.

En clair, Sur le budget de l'Etat, le nouveau gouvernement se comporte lui aussi en comptable, comme le précédent, et coupe ainsi l'essentiel de ses moyens d'intervenir dans l'économie réelle du pays.

Traité européen : mauvais avant - mauvais après

Et ce n'est pas avec le nouveau traité européen que les choses changeront !

Même Ayrault le reconnait. Il a beau affirmé que "les lignes ont bougé en Europe" depuis l'élection de François Hollande, il reconnait ensuite que "d'un point de vue juridique", le traité européen "n'a pas été renégocié", comme s'y était engagé le candidat PS durant la campagne. Terrible aveu !

Comment les militants socialistes et les électeurs qui ont voté Hollande en avril et mai dernier doivent-ils prendre ces reculades, sur l'Europe, sur l'emploi et sur le budget de l'Etat ?

S'attaquer à la finance et au libéralisme !

Depuis 2008 et le début de cette grave crise du capitalisme, les communistes ont cherché à convaincre un maximum de citoyens de la possibilité de sortir du chômage, de la récession et de la précarisation sociale.

Pour cela, il faut s'attaquer aux racines du mal : le capitalisme lui-même !

C'est en effet une ligne politique décidée par le monde de la finance et de l'industrie et appliquée par les dirigeants occidentaux successifs qui a amené cette détérioration continue du marché de l'emploi, de notre tissu industriel, du revenu des travailleurs, salariés comme indépendants.

Cette ligne politique, c'est la ligne du libéralisme lancée dans les années 80 d'abord par Reagan aux Etats-Unis puis par Thatcher en Grande Bretagne. La mise au pas du Tiers-Monde, par les plans d'ajustement structurels, décidés par le FMI et la Banque Mondiale, et la mondialisation financière, qui a conduit au krach de 2008, sont des conséquences des politiques libérales.

Comme en Amérique du Sud, les peuples peuvent se rebeller contre les marchés et le capitalisme, et reprendre le contrôle de leurs richesses et de leurs économies.

Refuser de rembourser les dettes injustifiées (comme l'a fait l'Islande), défendre l'emploi industriel en refusant les licenciements boursiers et en favorisant les reprises en coopératives des entreprises, favoriser l'investissement public par le développement d'un Pôle financier public, reprendre la main sur les secteurs clefs de notre économie (énergie, transport, banque) : voilà quelques solutions que nous avançons avec les forces politiques, les associations et syndicalistes qui nous ont rejoint au Front de Gauche.

Loin de nous rassurer, l'intervention de Jean-Jacques Ayrault hier soir, après celle de François Hollande, montre que le gouvernement socialiste est tétanisé par les pressions des marchés et de Bruxxelles, qu'il est incapable de sortir des dogmes libéraux.

C'est donc aux travailleurs, socialistes ou non, de faire pression sur le gouvernement pour lui montrer qu'il existe une autre voie que celle qui nous a conduit à l'échec ces dernières années.

En luttant contre le traité européen et en défendant l'emploi industriel, au côté de la CGT le 9 octobre et des salariés en lutte, partout en France, chacun peut reprendre la main sur son avenir et contribuer à imposer une véritable politique antilibérale au service des peuples et des travailleurs.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 09:21

Dimanche 30 septembre, une trentaine d'organisations, syndicats et partis politiques, appellent à manifester à Paris, Place de la Nation à 13 h 30, pour exiger un référendum sur le Traité budgétaire européen.

Dans un récent sondage du CSA pour le journal "L'Humanité", 49 % des français interrogés désapprouvent la ratification par le Parlement du Traité pour la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), autrement dit le Traité budgétaire Sarkozy-Merkel. 39 % sont pour.

Les électeurs ont en mémoire le référendum trahi de 2005, celui qui avait vu le peuple refuser massivement (54 %) le Traité Constitutionnel Européen avant que la droite et Sarkozy ne l'imposent justement par le biais d'un vote au Parlement.

Ce sont d'ailleurs les électeurs du NON de 2005 qui sont massivement opposés à une ratification parlementaire de ce Traité : 62 % sont contre et seulement 27 % pour.

Dès sa signature en février par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, les communistes ont dénoncé ce traité dans son contenu et dans sa forme de validation, en catimini.

Avec les différentes composantes du Front de Gauche et plusieurs partenaires syndicaux et associatifs, le PCF appelle à une manifestation pour exiger que le peuple soit consulté sur un texte qui va imposer à tous les peuples d'Europe des budgets nationaux définitivement marqués du sceau de l'austérité.

Pour un pays qui se dit démocratique, est-il normal que le peuple (souverain, selon la Constitution) ne puisse pas s'exprimer sur une modification fondamentale du mode de gestion du budget national ?

Avec la plupart des partisans du NON de 2005, hormi les socialistes devenus ministres, nous défendons l'idée qu'un débat national doit être organisé et que le peuple doit trancher.

D'autre ont rejoint récemment cette position, ce sont les écologistes de Europe Ecologie, notamment leurs députés et sénateurs.

Même chez les partisans du OUI en 2005, il y a désormais des voix qui s'opposent à ce nouveau traité. Il doit bien y avoir de bonnes raisons à cela ?

Alors que l'Europe est en train de devenir un tombeau pour les acquis sociaux et le laboratoire d'un nouvel ordre social encore plus inégalitaire, des peuples tentent de se battre contre leurs dirigeants, contre l'Europe et la finance. Ces ont les peuples grecs, espagnols et portugais.

Au peuple de France désormais de montrer son refus de céder aux sirènes de la finance et des banquiers !

Avec la pétition de l'Humanité et la manifestation de dimanche, vous avez deux moyens pour montrer que vous êtes debout, que vous défendrez votre droit démocratique à vous exprimer sur des questions essentielles pour votre avenir et celui de votre famille.

Comme en 2005, faisons basculer l'Europe !

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 09:17

La droite au pouvoir en Espagne l'avait annoncé : elle ne tolérerait pas les manifestations populaires organisées hier, mardi 25 septembre.

A l'initiative des indignés espagnols et de dizaines d'organisations citoyennes, syndicats et partis politiques, une grande mobilisation populaire était organisée hier autour du Parlement espagnol, pour protester contre un nouveau plan de mesures d'austérité. Les protestataires voulaient ainsi relayer l'opinion très majoritaire des espagnols auprès de parlementaires sensés le peuple.

La droite espagnole (Parti Populaire issu du franquisme et allié de l'UMP) avait clairement annoncé ses intentions de criminaliser la manifestation. Non seulement elle parlait de poursuivre pénalement les organisateurs, mais elle comparait cette mobilisation à la tentative de coup d'état de militaires franquistes le 23 février 1982 ! Très fort quand on connait les origines du Parti Populaire et son refus de criminaliser le régime de Franco !

Espagne-2012--Place-Neptune---Madrid---250912.jpgHier, ce sont des dizaines de milliers d'espagnols qui se sont rejoints aux abords du Parlement espagnol (Les Cortes) en provenance de plusieurs points de départ différents. Jeunes, étudiants ou chômeurs, salariés, retraités,...

Il y avait là toute la société espagnole, une société touchée par un chômage désormais à 25 %, sans perspectives, et qui voit fondre ses revenus et ses acquis sociaux pour permettre aux banques espagnoles et étrangères de gonfler leurs bénéfices.

Vers la fin du rassemblement, des dizaines de personnes encapuchonnées ont commencé ici et là à créer des incidents, balançant des projectiles sur la police et poussant les manifestants à en faire de même. Ce qu'ils n'ont pas fait.

Ces provocations ont servi de justification à la police espagnole pour réprimer violemment les manifestants et arrêter des dizaines d'entre eux.

Curieusement, certains de ces provocateurs ont contribué à l'arrestation de manifestants selon des images diffusées par la télévision espagnole ! Cette technique d'infiltration d'une manifestation pacifique pour créer des incidents et justifier des charges policières et des arrestations est largement connue et pratiquer dans nos soit-disantes démocraties.

Rappelez-vous des images de ce provocateur en cirée jaune lors des manifestations contre le projet Devaquet en 1986 ! Les années suivantes, des individus identiques ont sévi dans tous les mouvements lycéens et étudiants : je me souviens personnellement d'un groupe de quadragénaires en civil au beau milieu de la place de la Nation, à Paris, au moment de la dispersion d'une manifestation contre la réforme Bayrou, en 1992.

En Espagne, hier, cette technique pour décrédibiliser le mouvement anti-austérité et justifier les violences policières aura causé des dizaines de blessés côté manifestants et... 2 du côté des policiers. Un manifestant a subi de telles violences que sa moëlle épinière est atteinte et qu'il risque la paralysie !

Les images de la télévision publique espagnole en bas de cet article illustrent mes propos.

Dès ce matin, à la tribune de l'ONU, la présidente argentine a dénoncé publiquement ces violences policières. C'est vrai qu'elle fait partie d'un gouvernement progressiste, elle, dans un pays qui a su dire NON au diktat des banques et des multinationales dans les années 90, sauvant son économie et son peuple d'une crise dramatique.

Comme en Grèce, les régimes pro-européens sont prêts à toutes les violences physiques pour soumettre leurs peuples aux mesures monstrueuses et inhumaines qu'exigent l'Europe, la Banque Centrale Européenne et le FMI pour le compte de la finance et des multinationales.

Cette répression d'une manifestation populaire en Espagne, après celles contre le mouvement des mineurs avant l'été, montre le vrai visage de nos démocraties occidentales.

Comme le disait Coluche, "La dictature c'est ferme ta gueule ! La démocratie, c'est cause toujours !". On serait tenté de dire que la démocratie occidentale, c'est cause toujours... tant que cela n'a aucun effet ! Le jour où le peuple se mobilise suffisamment pour mettre en danger les choix politiques de nos "élites" économiques et politiques, le masque tombe, et, avec, les coups de matraque.

Alors que nos médias et nos grands défenseurs des Droits de l'Homme pleurent des larmes de crocodile quand ses répressions touchent les peuples libyens ou syriens, les voilà bien silencieux quand ces violences concernent des peuples dont les régimes sont nos alliés, à Bahreïn ou en Espagne, par exemple.

Comme on l'a vu en 1986, avec la mort de Malik Oussekine, et comme on le voit à chaque occupation d'entreprise, les forces de l'ordre sont utilisées par l'Etat français uniquement pour défendre la propriété privée et l'ordre établi, jamais pour défendre les intérêts de la Nation, en termes d'emplois notamment.

Il est clair que si le peuple français haussait la voix suffisament fort pour refuser l'austérité et la soumission au monde de la finance, nos forces de l'ordre seraient là pour briser le mouvement populaire.

C'est pour cela que les travailleurs français doivent regarder ce qu'il se passe de l'autre côté des Pyrénées et être solidaires des luttes espagnoles contre une dictature de la finance qui tôt ou tard nous submergera.

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 10:15

Interdire les licenciements boursiers ? Une proposition simple déjà votée par les socialistes... avant leur victoire aux Législatives.

Le 16 février dernier, les sénateurs de gauche votaient la proposition de loi communiste contre les licenciements boursiers. Dans la foulée, ils s'engageaient à revoter cette loi si la majorité basculait à l'Assemblée nationale en juin.

Chose faite : les socialistes sont désormais majoritaire à eux seuls à l'Assemblée nationale.

Qu'attendent-ils pour voter cette loi ?

Les députés communistes et partenaires ont déposé cette proposition de loi à l'Assemblée nationale le 24 juillet dernier. Cela fait déjà deux mois !

Il ne s'agit pourtant pas d'une loi "révolutionnaire". Avec leurs propositions, les députés communistes et apparentés ont voulu être efficaces et concrets, en visant exclusivement les entreprises qui réalisent des bénéfices et qui établissent dans la foulée des plans de licenciements.

Pour les communistes, être efficace immédiatement pour les travailleurs, c'est obtenir au minimum qu'il soit impossible de licencier quand la situation de l'entreprise est florissante. Et que ces licenciements ne visent qu'à accroître les dividendes à verser aux actionnaires !

Qu'on en juge ! La proposition de loi contre les licenciements boursiers prévoit :

  • d'exclure du champ légal des licenciements économiques ceux effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre du dernier exercice comptable (article 1) ;
  • que les entreprises qui bénéficient d'aides publiques, sous quelque forme que ce soit, s'engagent en contrepartie à ne pas réaliser de licenciements interdits au sens de l'article n°1 (article 2).

Une telle loi, votée dès juillet, aurait permis d'éviter la publication de nombreux plans sociaux depuis !

C'est le cas des 8 000 licenciements chez PSA et la fermeture de l'usine Citroën d'Aulnay, car la famille Peugeot accumule des dividendes sur ses comptes (en Suisse) pendant qu'elle pousse la direction du groupe à licencier.

C'est le cas aussi chez SANOFI, qui vient d'annoncer ce matin 900 suppressions d'emplois d'ici 2015 tandis que les syndicats estiment à 2 500 les emplois qui disparaitront dans le groupe français sur les 48 000 existants (- 10 % !). On est loin de l'époque où le groupe était public (via sa maison mère, Elf Aquitaine) et visait prioritairement à satisfaire la santé publique en France !

Cette loi contre les licenciements boursiers, simple dans sa rédaction et simple à faire appliquer, vient en complément d'une autre proposition de loi des députés communistes qui permettrait aux salariés de reprendre sous forme coopérative leur entreprise viable. Ce qu'ont fait avec peine les anciens Sealink et ce qu'auraient pu faire les eurois de la papeterie M-real d'Alizay.

En deux lois, la gauche au pouvoir pourrait marquer fortement son engagement pour la défense de nos emplois industriels au côté des salariés en lutte.

Nous réitérons notre appel aux socialistes, notamment aux députés et sénateurs, pour qu'ils appuient la proposition de loi des députés et sénateurs communistes et apparentés en faveur de l'interidction des licenciements boursiers.

La situation de l'emploi en France nécessite des mesures fortes d'un gouvernement de gauche. Le gouvernement socialiste et sa majorité parlementaire doit s'appuyer sur les propositions claires et concrètes des élus communistes pour défendre les entreprises et les emplois menacés par l'appât du gain de quelques actionnaires.

Affiche-Interdiction-des-licenciements-boursiers-2012.jpg

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 09:09

Toujours plus bas. Le Président "normal" bat des records de vitesse dans les sondages.

"Demain : on rase gratis !". Cette phrase qui sert à dénoncer la démagogie et les promesses gratuites des hommes politiques (démagogie réelle ou supposée) va facilement pouvoir être reprise pour démolir François Hollande.

La droite et l'extrême-droite ont d'ailleurs bien compris le principe et appliquent sans vergogne cette règle.

C'est d'autant plus honteux de la part d'une droite qui est restée dix ans aux manettes du pays et qui nous a conduit dans l'impasse où nous sommes.

Et c'est d'autant plus dangereux de la part d'une extrême-droite qui a beau jeu de jouer la vierge blanche qui défendrait le peuple contre des élites vendues à l'étranger. Cette stratégie marche plutôt bien en Grèce et en Hongrie, avec les néo-nazis d'Aube dorée et du Jobbik.

Dans les faits, de sondage en sondage, la cote de popularité de François Hollande n'en finit pas de baisser. A chaque fois fortement.

Le dernier sondage en date place désormais les "insatisfaits" à 56 %, 11 points de plus qu'en août ! Une chute incroyable en un mois qui place le "nouveau" Président en négatif pour la première fois, à peine quatre mois après son élection.

Il faut dire que nombre d'électeurs ont bien du mal à reconnaître dans les actions du Président Hollande le programme du candidat Hollande pour qui ils ont voté : il en est ainsi de l'inertie du gouvernement face aux nombreux plans de licenciements, des diverses mesures fiscales qui touchent les travailleurs (et pas les riches !), du prix des carburants et de la mesurette gouvernementale pour freiner leur hausse ou des grands écarts dogmatiques sur les immigrés, entre un Manuel Valls qui les chasse et certains députés qui veulent les voir voter ! Et on ne vous parle pas de la reculade complète des socialistes sur le Traité Sarkozy-Merkel que Hollande n'a fait bouger que de quelques millimètres !...

Nous ne sommes pour notre part pas surpris par cet écart entre la campagne électorale et la politique menée par la majorité socialiste !

Durant toute la campagne présidentielle, puis pendant celle des Législatives, nous n'avons eu de cesse de répéter qu'il ne pouvait y avoir de politique en rupture avec le capitalisme et la crise qu'il a provoqué, sans au moins rupture avec les dogmes libéraux !

A aucun moment, le Parti socialiste et ses alliés n'ont pris de recul sur leurs erreurs passées, leurs conversions à la rigueur en 1983, à l'europhilie béate avec Maastricht ou le Traité Constitutionnel Européen, aux privatisations,... Pire ! Alors qu'ils s'étaient abstenus sur le petit frère du TCE, le traité de Lisbonne, en 2007, ils valident désormais un traité qui enfoncent un peu plus la France dans l'étau des marchés financiers. Même si leur posture de 2007 était surtout stratégique et politicienne (ils ne voulaient pas bloquer l'adoption du traité de Lisbonne en votant contre), ils auraient pu au moins donner le change sur le traité actuel en simulant une véritable fronde face à Angela Merkel et à Bruxelles !

Mais non. Celui qui affirmait en février dernier à la City de Londres (la Bourse britannique) qu'il n'était pas "dangereux" ("I'm not dangerous") s'est définitivement plié aux exigences des marchés financiers.

Et, dans le camp socialiste, nombre de ceux qui menaient campagne pour le NON au traité de 2005, le TCE, se sont mués désormais en fervents défenseurs de l'intégration européenne et de la Règle d'or, Fabius, Montebourg, Cazeneuve, etc...

Chômage, pouvoir d'achat, Europe, international,... Il est particulièrement difficile pour l'instant de voir une réelle inflexion à gauche de la politique française ! Notamment sur les deux grandes inquiétudes pour les français que représente l'emploi et le pouvoir d'achat.

Une partie de l'électorat de François Hollande des Présidentielles a désormais l'impression qu'il n'y a pas de différence entre ce gouvernement et le précédent, personnalité du Président mise à part. Celle qui tente d'en tirer profit, c'est Marine Le Pen, avec la démagogie subtile de l'extrême-droite en période de crise.

Dommage que dans l'Eure, les seuls oppositions sur le choix du premier secrétaire du PS reposent pour l'instant sur des conflits de personnalités, d'égos, entre le maire de Val-de-Reuil, le responsable du luxe Marc-Antoine Jamet, et le maire de Vernon, soutien d'une dissidente socialiste aux Législatives, Philippe N'Guyen ! De vrais débats politiques sur les valeurs "socialistes", de vrais désaccords, auraient évité cette impression de carriérisme.

Alignés comme ceux de leurs partis-frères européens sur une doctrine d'intégration à l'Europe libérale, les socialistes français s'entêtent à vouloir faire passer leur austérité et leur gestion de crise pour des politiques de gauche.

Les sondages montrent d'évidence que les français sont dans la désillusion.

Il serait temps que les responsables socialistes prennent conscience de leurs erreurs et du décrochage entre eux et l'électorat populaire avant que celui-ci ne file, au mieux dans l'abstention, au pire dans le vote néo-fasciste.

Refuser de signer le traité européen instaurant la Règle d'or et le contrôle de Bruxelles sur le budget de la Nation serait le premier acte fort d'un gouvernement de gauche digne de ce nom.

Dans un second temps, voter des lois contre les licenciements boursiers et permettant aux salariés de reprendre leurs entreprises viables, comme l'ont proposé les élus communistes, et revenir sur les cadeaux fiscaux accordés par la droite aux plus riches et aux spéculateurs, cela ouvrirait la voie à une lutte plus efficace contre le chômage et contre les déficits publics.

Peut-être verrait-on alors la cote de François Hollande remonter dans les sondages !

Peut-être nos responsables socialistes ont-ils besoin d'entendre les français plus clairement ?

Ils en auront l'occasion samedi 30 septembre avec la mobilisation à Paris, place de la Nation à 13 h 30 de plus de 25 organisations, dont le PCF et ses partenaires du Front de Gauche, en faveur d'un référendum contre le traité européen Sarkozy-Merkel ?

Alors, pour faire remonter Hollande dans les sondages, réussissons la mobilisation du 30 !

Amenons notre nouveau Président et son gouvernement à entendre la voie du peuple de France. Pour son bien.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 08:54

Evidemment, on n'en entend pas parler mais les travailleurs des pays où nos capitalistes délocalisent nos emplois et leurs profits se rebiffent également contre le libéralisme. C'est le cas de l'Inde.

Ce sont plus de 50 millions de travailleurs qui ont répondu ce jeudi 20 septembre à l'appel à la grève générale (hartal) lancé par les syndicats indiens. Plusieurs millions d'entre eux sont descendus dans la rue.

Les commerces, les administrations mais aussi les écoles et les transports ont été paralysés par ce mouvement de protestation contre les dernières mesures de libéralisation annoncées par le gouvernement de centre-gauche, conduit par le Parti du Congrès.

Des mesures de libéralisation qui vont frapper les plus pauvres et ouvrir encore plus l'économie indienne au capital étranger :

  • Une augmentation de 14% des prix de l'essence subventionnée ;
  •  Un plafonnement des volumes de gaz subventionnés au strict minimum, le reste devant être acheté au prix du marché ;
  • Une cession massive au capital privé de parts dans des entreprises publiques très rentables comme NALCO (aluminium) et Oil India (pétrole) ;
  • enfin surtout l'ouverture de l'immense marché du commerce de détail au grand capital étranger ;

Le mouvement est parti de la colère des 25 millions de petits commerçants indiens – à la tête d'un réseau dense de 12 millions de petites boutiques (les kiranas) – opposés à l'ouverture du marché indien aux géants mondiaux de la distribution, tels l'américain Wal-Mart, mais aussi les français Auchan et Carrefour.

La grève lancée d'abord par la Confédération syndicale des commerçants indiens (CAIT) a été relayée par les principales centrales syndicales, notamment le Congrès syndical indien (AITUC) et la Centrale des syndicats indiens (CITU), les deux principaux syndicats liés historiquement aux deux partis communistes indiens.

Ce sont donc logiquement dans les régions où les communistes ont historiquement une influence de masse que la grève a été le plus massivement suivi : notamment au Tripura et surtout au Bengale-Occidental – avec sa capitale Calcutta – où magasins, bureaux et transports ont été totalement paralysés ce jeudi.

Dans les grandes villes du pays, la grève a été suivie de manière inégale. Si la capitale économique Mumbai et la capitale politique Delhi ont été relativement épargnées, les autres pôles économiques, Calcutta et Bangalore, ont été fortement perturbés par la grève.

cpim--delhi.jpgNew Delhi a été le lieu du rassemblement central de la journée de protestation, avec une manifestation devant le Parlement indien menée par les dirigeants de plusieurs partis de gauche, dont ceux des deux Partis communistes.

Pour le dirigeant du PC d'Inde (Marxiste), Prakash Karat, c'est clair : « Nous ne voulons pas de Wal-Mart en Inde. Nous ne soutiendrons pas l'ouverture de la moindre enseigne Wal-Mart en Inde ».

Selon les syndicats, la grève a été également suivie massivement dans une dizaine d'autres Etats parmi lesquels l'Uttar Pradesh, le Bihar, le Madhya Pradesh, l'Orissa, l'Andhra Pradesh, le Karnataka, le Tamilnadu, le Punjab ou encore le Jharkhand, des États qui concentrent pas moins de 700 millions d'habitants, soit la moitié de la population indienne.

communist indiaLa grève a été saluée par le Parti communiste d'Inde (Marxiste) qui a souligné la nécessité de poursuivre la lutte :

« le soutien massif à la grève générale a été une expression d'une colère du peuple dirigée contre les mesures anti-populaires prises par le gouvernement de coalition du Parti du Congrès. Le bureau politique du Parti communiste exige du gouvernement de Manmohan Singh qu'il retire son projet de loin sur les IDE dans le commerce de détail, de vente des parts publics dans les entreprises publiques, qu'il revienne sur la hausse des prix de l'essence et les restriction sur les bonbonnes de gaz subventionnées. La lutte contre ces mesures anti-populaires doit s'intensifier dans les jours à venir ».

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 09:20

Une étude française menée deux ans sur des rats démontrerait la nocivité des OGM et pesticides.

L'information a fait grand bruit, notamment par le biais de clichés inquiétants montrant des rats atteints de tumeurs importantes.

Les scientifiques de Caen qui ont étudié la nocivité à moyen terme du maïs OGM Monsanto résistant au Roundup (Maïs Roundup ready) et du Roundup lui-même ont certainement soulevé un lièvre.

Que l'on fasse néanmoins attention aux conclusions de cette étude : les scientifiques n'ont pas seulement étudié le maïs OGM ! Leur protocole d'étude permet de comparer des souris nourries avec du maïs traditionnel à des souris nourries avec du maïs OGM Monsanto, à des souris soumises au Roundup et à des souris soumises à du maïs OGM Monsanto traité au Roundup. Ce qui est plus complet... et complexe.

Le résultat de ces études montre clairement une mortalité plus forte des souris soumises à l'OGM et aux effets du Roundup ainsi qu'un nombre nettement plus important de cancers chez ces souris.

D'un point de vue scientifique, cette expérience doit être renouvelée ailleurs pour confirmer ces premiers résultats.

Néanmoins, par précaution, la suspension de la commercialisation de ces OGM Roundup Ready serait logique. Tout comme devrait être demandée la suspension des maïs OGM BT, qui produisent une toxine contre les insectes parasites.

Plus largement, la question des produits phytosanitaires, dont le Roundup, est à nouveau posée alors que depuis déjà de très longues années ont été mis en évidence le impacts négatifs de ces produits sur les paysans qui les utilisent et sur leurs enfants (malformations, cancers).

Il n'est évidemment pas question de suspendre brutalement tous les pesticides, au risque de voir s'effondrer l'agriculture et la filière agroalimentaire et de devoir brutalement se retrouver en état d'importer massivement des denrées alimentaires.

La question du modèle agricole est posé, en France pour le moins, en Europe nécessairement avec l'intégration de notre agriculture dans un système de compensations financières en cours de révision avec le changement de Politique Agricole Commune en 2013 au niveau européen. Des modèles alternatifs existent à ce que d'aucuns appellent "l'agriculture traditionnelle", le bio mais pas seulement.

Mais se pose également la question de nos politiques d'importation, très permissives à l'égard de produits sud américains ou nord américains dont la traçabilité est plus que faible, notamment sur les OGM. De nombreux aliments pour animaux d'élevage proviennent en effet d'Amérique (Tourteaux de soja, par exemple) quand il ne s'agit pas directement de viande (viande bovine, volailles, porcs) !

Agroindustrie - écolos : tous coupables ?

Cette situation pose aussi la question des responsabilités.

Une nouvelle fois, la modification génétique des organismes vivants (qui donne les OGM) est une technique nouvelle, moderne et rapide pour faire "évoluer" un organisme vivant dans un sens désiré. Doit-on la rejeter en bloc ?

La question philosophique ou religieuse du droit à le faire est pour moi secondaire si l'intérêt de l'Humanité est en jeu.

C'est là que se situe le problème. L'Humanité a t-elle intérêt à utiliser cette technique de modification génétique ? Autrement dit : les OGM sont-ils dangereux pour l'Humanité (directement ou en menaçant son environnement) ? Y-a t-il des OGM intéressants pour l'Humanité ?

Jusqu'à présent, les seuls OGM mis en circulation sont des OGM qui visent en premier à satisfaire aux actionnaires des industries privées. C'est le cas de Monsanto qui vend par exemple des maïs résistants à son désherbant (le Roundup) ;  double affaire : Monsanto vend la semence ET le désherbant !

Par contre, d'autres OGM pourraient servir l'Humanité. C'est le cas de céréales résistantes à la sécheresse, ce qui permettrait de faire progresser les rendements sous climat sec, semi-désertique, comme au Sahel.

Maintenant, il faudrait connaître leur impact sur l'environnement : diffusion de gênes incontrôlées, effets indésirables sur les cultures, action sur les consommateurs (animaux ou humains). Pour cela, encore faudrait-il qu'il y ait des études rigoureuses en ce domaine !

C'est là qu'interviennent certains écologistes. Ces dix dernières années, des groupes de faucheurs se sont évertués à détruire de manière indifférenciée tout ce qui portait le nom d'OGM en France, y compris des études publiques sur des céréales résistantes à la sécheresse. De ce fait, toute recherche publique d'importance est désormais rendue impossible.

De ce fait, nos écologistes anti-OGM ont laissé toute la place aux multinationales (involontairement, je l'espère) pour mener de telles recherches... pour le seul intérêt de leurs actionnaires !

Le sujet des OGM ne soit pas être pris avec passion mais étudié de manière raisonnée, scientifique. Cette technologie, potentiellement dangereuse, on le voit, doit également être retirée des mains des marchands privés, seulement captivés par les bénéfices immédiats qu'ils peuvent dégager.

La première des précautions serait donc de retirer immédiatement toutes les autorisations pour des cultures commerciales d'OGM en France et interdire leur importation, directe ou indirecte (produits transformés, animaux nourris aux OGM).

Dans le même temps, il faudrait s'appuyer sur la recherche public, comme dans le cas de cette étude, pour voir si c'est la technique qui est en jeu, et dans ce cas l'interdire complètement, ou si c'est l'utilisation qu'en font certains qui la rend dangereuse.

Avec l'électricité, on peut s'électrocuter. Certains en ont fait des outils de torture ou de mise à mort. Qui songerait pourtant à interdire l'électricité ?

Soyons donc intelligent : retirons les OGM des mains des privés pour les confier aux scientifiques et définitivement connaître les risques liés à cette technologie !

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 09:34

Vincent PEILLON annonçait hier la création de 40 000 postes dans l'Education nationale dès la rentrée 2013.

Pendant que certains socialistes considèrent le vote des étrangers aux élections locales comme la priorité des priorités et que Manuel VALLS, dans le sillage de Brice HORTEFEUER, chasse le Rrom, le ministre de l'Education nationale semble en passe d'inverser les efforts permanents de destruction de l'école publique menés depuis dix ans par la droite.

Il s'agit là enfin d'une orientation sociale dans un gouvernement qui a bien du mal à sortir de l'ornière de l'austérité et de la pensée unique libérale.

Sur les 40 000 postes annoncés par Vincent PEILLON, en fait, seuls 18 000 sont de véritables créations. 22 000 correspondent à des remplacements de départs en retraite.

On voit déjà l'aspect démagogique de COPE et de l'UMP sur la question, hurlant aux dépenses qu'engendreraient 40 000 créations de postes alors qu'il n'y en a, de fait, que 18 000 !

Pour rester sur l'UMP, il est d'ailleurs amusant de voir Jean-François COPE tendre le bâton pour se faire battre en parlant de caisses de l'état qui sont vides. Rappelons-nous que c'était lui et son camp qui étaient aux affaires il y a à peine plus de trois mois !

Si les caisses sont vides, c'est bien parce que l'UMP les a vidé ! Un aveu bien involontaire.

Et, dans la même veine, quand COPE affirme que ces recrutements, "en année pleine, à la fin du quinquennat, ça veut dire 7 milliards (d'euros) de plus par an, sans compter que la carrière d'un professeur, c'est 40 ans plus la retraite", l'ancien ministre sarkozyste soutient l'idée que l'austérité et l'absence d'argent et d'investissements de l'Etat, c'est pour au moins 40 ans !

Et oui ! Si dans 40 ans on ne peut pas payer les retraites de ces enseignants, c'est que la situation de notre économie et des comptes de l'Etat ne se sera pas améliorée ! Bel avenir pour les générations futures que nous promet la droite ! Avec ça, ils vont nous faire rêver !...

C'est vrai que l'UMP va voter en bloc pour le Traité européen signé par Sarkozy et Merkel et qui prévoit une austérité d'acier pour les siècles à venir ! Cet avenir de restrictions est en cohérence avec leur vision de l'Europe.

Pour en revenir à nos moutons, ou plus exactement, à nos créations de postes, la question est de savoir si elles sont nécessaires ?

En cinq ans de sarkozysme, ce pilier de la République et de la citoyenneté que constitue l'Education nationale a perdu plus de 60 000 membres, enseignants pour la plupart. Cette rentrée s'est encore traduite par 13 000 suppressions de postes supplémentaires, la gouvernement AYRAULT ayant juste recréé 1 000 postes pour cette rentrée sur les 14 000 qui devaient disparaître.

Ce sont donc, en fait, 22 000 postes qui seraient créés dans une Education nationale qui a perdu 73 000 postes en cinq ans. Autant dire qu'on est loin d'un retour aux effectifs d'encadrement des années 2 000.

Entre temps, les effectifs scolaires continuent de croître globalement, un coup en primaire, un coup en secondaire. Et quand un collège de 500 élèves "perd" 10 élèves à la rentrée suivante, doit-on, peut-on supprimer d'office un enseignant ? Et lequel ? Un prof de math ? Un prof de français ? Un prof d'anglais ?...

Le discours simpliste qui consiste à affirmer que les effectifs enseignants doivent suivre les effectifs d'élèves ne tient pas dans la réalité.

Le résultat du massacre des effectifs de l'Education nationale, c'est le nombre incroyable de fermetures de classes en primaire enregistrées ces cinq dernières années. On les compte par dizaines dans l'Eure.

Autres conséquences, le manque d'encadrants pour les enfants en difficultés, plus de 5 000 enfants handicapés qui n'ont pas effectué leur rentrée en septembre faute d'encadrement, des classes sans enseignants (285 rien qu'en primaire en Seine-Saint-Denis !) et des professeurs non remplacés en cas de maladie par manque d'effectifs de remplaçants.

Qui trinque ? Les enfants à coup sûr !

Les enfants des milieux populaires essentiellement. Les autres ont des parents suffisamment fortunés pour les placer dans des institutions privées pour qu'ils finissent à HEC, Polytech' ou Sciences Po.

Plus généralement, puisque notre monde navigue désormais dans un monde de technologies en constante évolutions, notre pays doit absolument assurer une bonne formation à sa jeunesse pour continuer d'être au niveau des autres puissances économiques.

Après cinq ans de sape de l'Education nationale, le recrutement de milliers d'enseignants dans l'Education nationale n'est pas seulement nécessaire, il est surtout vital pour l'avenir de nos jeunes et l'avenir de notre pays.

Au delà de la création de postes, c'est toute une réflexion sur notre éducation qui est à mener, notamment un effort collectif en faveur d'une recherche publique renforcée et d'une gratuité des études pour permettre aux enfants de toutes les catégories sociales de pouvoir développer leur potentiel.

Bien loin du modèle anglo-saxon prôné par la droite, avec quelques filières d'élite réservées aux enfants des classes bourgeoises et une éducation de masse dégradée, notre pays doit proposer une éducation de qualité pour tous, permettant à nos jeunes de développer leurs compétences au bénéfice de notre pays, de sa recherche et de l'excellence de son économie.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 09:20

Les huit parlementaires de l'Eure seront amenés à s'exprimer sur le Traité européen imposant l'austérité (TSCG) début octobre. Que comptent-ils faire ?

Notre Département compte cinq députés, trois de droite et deux socialistes, et trois sénateurs, tous de droite.

Les députés sont l'émanation des électeurs de leur circonscription tandis que les sénateurs représentent les collectivités locales de leur territoire. Ces élus sont sensés défendre l'intérêt à la fois de la nation et celui de leurs électeurs et devraient, sur des questions aussi importantes qu'un traité international, porter l'opinion majoritaire de ceux qui les ont mandé dans leur assemblée respective pour les représenter.

Or, jusqu'à présent, c'est un silence total de la part de nos parlementaires ! A droite, comme à gauche.

Nos camarades de la section Eure-Seine (Pont-de l'Arche, Louviers, Val-de-Reuil) ont interpelé en juin "leur" député, le socialiste François LONCLE, pour connaître sa position sur ce traité. Jusqu'à présent, c'est le silence total.

Pour notre part, sur notre circonscription, nous n'avons pas non plus entendu s'exprimer "notre" député, le sarkozyste Bruno LE MAIRE.

Comme excuse à son silence, il y a certainement pour une part sa bataille interne au sein de l'appareil UMP pour faire progresser sa carrière. Celui qui rêvait de remplacer COPE à la tête de l'UMP vient d'essuyer une défaite cinglante. Après l'échec des Présidentielles, le voilà avec une deuxième veste ! L'automne approche, les températures baissent : il pourra au moins s'en servir.

Maintenant, Bruno LE MAIRE est officiellement disponible pour ses administrés. Peut-être va t-il enfin nous dire ce qu'il compte faire sur cette question importante du traité Merkozy et sur la "Règle d'or" ?

A vrai dire, nous savons déjà ce qu'il en est.

Le silence de nos 5 députés et 3 sénateurs est plutôt un signe de gêne qu'autre chose : comme l'exigent leurs partis politiques, ils voteront tous en faveur du traité ! En bons petits soldats.

D'ailleurs, au PS, ces derniers jours ont été l'occasion de mises au point fermes de la direction du parti à l'égard de ceux qui auraient des doutes ou des vélléités d'indépendance. Ainsi, hier matin à l'occasion des journées parlementaires du PS, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé à un "vote massif" en faveur du traité, demandant aux élus de sa majorité qui refusent de le voter à être "solidaires" avec l'action du président François Hollande. En clair, voter NON, c'est ne plus être solidaire du gouvernement ? Un aveu sur l'enjeu que représente ce traité et une menace contre les récalcitrants.

Plus tard, c'est François Rebsamen, le patron des sénateurs PS, qui lance un tout aussi clair "je souhaite que dans la conjoncture actuelle, aucune voix socialiste ne fasse défaut au vote de ce traité" ! Sinon quoi ?...

Au PS, une vingtaine de parlementaires seulement semblent tenir bon et refuser de signer un traité que nous dénonçons depuis le début.

C'est le cas de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann (aile gauche du PS), qui considère ce texte comme "un obstacle majeur vers le retour de la croissance" et refuse de le voter. "C'est un vote de conscience", a souligné Mme Lienemann. "Ayons en mémoire nos engagements: compléter et renégocier le traité. Nous l'avons un peu complété, mais pas renégocié", a-t-elle lancé.

Ce qui est valable pour une certains députés et sénateurs socialistes doit l'être aussi pour tous les parlementaires de gauche comme de droite, notamment nos élus eurois.

Qu'ils soient POUR ou CONTRE ce traité, nous demandons aux parlementaires eurois, en conscience, de refuser de signer un traité dont l'importance nécessiterait un débat long et serein de la Nation entière et une consultation directe du peuple, par voie de référendum.

De leur côté, les parlementaires communistes et du Front de Gauche ont clairement dit qu'ils voteraient CONTRE ce traité. En cela ils tiennent leurs promesses de campagne, eux, et montrent leur respect de la souveraineté populaire.

Certains vont regretter d'avoir fait le choix de candidats socialistes en juin dernier plutôt que de renforcer le groupe Front de Gauche.

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