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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 09:10

MInce ! L'espoir né de l'élection de François Hollande serait-il retombé ?

L'INSEE publie chaque mois un indicateur de confiance des ménages, qui, au delà du "moral" des français, permet d'anticiper aussi l'évolution de la consommation. Et on sait que la consommation des ménages est le principal moteur de la croissance économique française, loin devant les exportations !

Et bien, cet indicateur de confiance des ménages perd un point par rapport à septembre et s'établit à 84 points. Plus gênant, c'est que depuis mai, il a perdu 7 points !

Mai, c'était l'élection de François Hollande, suivie en juin de l'élection d'une majorité socialiste - écologiste à l'Assemblée nationale. Une perte de 7 points de confiance des ménages indique clairement que le moral des français est à la baisse. 

L'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle future recule de 4 points même si leur avis sur l'opportunité de faire des achats importants est stable, indique l'Insee. Ces deux soldes d'opinion restent inférieurs à leur moyenne de longue période. En clair, les français ne voient pas leurs revenus s'améliorer à la longue : ils les voient plutôt baisser ! Rien de surprenant quand le gouvernement parle d'austérité, de hausse des prix du tabac, de taxes sur les retraites, etc. ! Pour les dépenses, si les français enquêtés ne les voient pas descendre, c'est peut-être parce que beaucoup d'entre eux dépensent déjà au minimum ?

Quant au niveau de vie futur en France en général, les ménages sont plus pessimistes qu'en septembre et le solde correspondant perd encore 3 points, soit au total une baisse de 28 points depuis juin ! "Il rejoint ainsi son minimum historique de novembre 2011", constate l'INSEE.

28 points de chute du niveau de confiance des français sur leur niveau de vie futur depuis juin ? Ce n'est plus une chute mais un effondrement !

Et pourtant ! La majorité parlementaire et le Président ont changé !

Le moral des français baisse mais la popularité de François Hollande et de son premier ministre aussi !

Rien de surprenant puisque depuis juin, la nouvelle majorité écolo-socialiste se refuse à affronter les diktats des marchés, portés par l'Europe, le Médef ou la droite ! Malgré les annonces et peut-être de la bonne volonté, ce gouvernement n'arrivera à rien s'il ne tape pas du poing sur la table et s'il continue d'accepter les règles du jeu libérales, comme il vient de le faire en ratifiant le traité européen de super austérité !

C'est bien pour cela que les communistes n'ont pas appuyé la candidature de François Hollande aux Présidentielles et qu'ils ont mené une campagne de rassemblement autour du Front de Gauche !

Durant des mois, nous avons mené campagne pour une rupture politique en France, pour un programme qui affronte les responsables de la crise économique, les banques et la spéculation, une politique économique qui s'appuie sur la recherche, les industries et les services publiques pour relancer l'emploi et le pouvoir d'achat en réorientant les richesses produites en France vers ces secteurs, ce que nous appelions "rendre l'argent utile" !

Cette rupture, nous la portions au sein du Front de Gauche, avec notre candidat aux Présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, et avec nos candidats aux Législatives, Sandrine Cocagne et Thierry Desfresnes pour notre circonscription.

Notre programme était en effet en rupture avec trente ans de politiques libérales qui ont ouvert notre économie à la spéculation et mis en concurrence les travailleurs du monde entier, ruinant les industries européennes pour le grand bénéfice des actionnaires des groupes industriels qui se sont délocalisés dans des pays émergents.

Aujourd'hui, l'hémorragie industrielle se poursuit : Electrolux dans les Ardennes, Sanofi, Alcatel Lucent, PSA,... ! En Belgique, c'est Ford qui veut fermer un de ses gros sites de production. Le chômage en Espagne continue de grimper (25,02 % en septembre !) malgré des cures d'austérité qui devaient tout résoudre mais qui ne conduisent qu'à détruire les droits sociaux et les services publics !

Les discours sur la réduction de la dette, sur l'austérité, sur la compétitivité ne conduisent qu'à enrichir les plus riches et à enfoncer les peuples dans le chômage et la précarité sociale et financière.

Englués qu'ils sont dans ces dogmes libéraux, tout aujourd'hui prouve que les engagements de François Hollande et des socialistes sur le "changement" ne pourront pas se réaliser car ce gouvernement continue d'épargner la finance et la Bourse, comme le précédent.

La baisse continue du moral des français et de la côte de popularité de la nouvelle majorité traduisent la déception des travailleurs et leur constat de l'impuissance des socialistes à changer leur réalité économique, à créer un espoir en un avenir meilleur.

Camarades socialistes ! Nous avons appelé à voter Hollande au second tour pour faire tomber Sarkozy et sa majorité au service des grands patrons et de l'élite financière. Nous avons voulu créer les conditions d'un changement d'air, d'une nouvelle politique.

Maintenant, réagissez ! Il ne peut y avoir aujourd'hui de politique d'accommodement du capitalisme comme dans les années 50 ou 60 s'il n'y a pas affrontement politique avec ces élites qui profitent à fonds de la crise !

Les spéculateurs et les banques ont peut-être l'argent mais c'est celui des richesses produites par le peuple, par les travailleurs ! Ils ont l'argent, des autres, mais nous, nous avons le nombre.

30 % des militants socialistes ont voulu un changement d'orientation dans leur parti.

Retrouvons nous sur le terrain social et politique, avec les syndicats, les associations et le Front de Gauche pour montrer que le peuple peut se mobiliser pour contrebalancer le poids des quelques milliers de riches profiteurs du système capitaliste !

Ouvrons un espoir à gauche ! Montrons qu'une autre politique est possible, qu'elle peut devenir majoritaire !

Une politique de rupture avec le libéralisme portée par une gauche combative, voilà qui redonnerait de l'espoir aux travailleurs, aux classes populaires, et créérait les conditions d'une véritable mobilisation sociale qui porterait ce changement.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 09:48

Le rapport Gallois a beau ne pas être sorti : il fait déjà beaucoup parler de lui !

Lous Gallois, rappelez-vous ! C'est l'ancien grand patron de la SNCF et de EADS, un serviteur zélé des politiques de réduction des effectifs, de pression sur les salaires et de satisfaction de ses commanditaires, privés ou gouvernementaux.

Quelle mouche a donc piqué le gouvernement pour demander à ce grand patron un rapport sur les 35 heures ?

Rien d'étonnant à ce que ce rapport descende en flèche les 35 heures et avancent des propositions pour démolir la législation sur le temps de travail !

"Le Parisien", qui lève le lièvre, précise que "selon plusieurs sources, Louis Gallois prônerait concrètement de supprimer toute référence à une durée légale du travail imposé à tous", et que "l'idée serait d'autoriser un système à la carte. Comme en Allemagne". "Le temps de travail serait négocié, entreprise par entreprise, par les syndicats et le patronat", poursuit le quotidien.

Voilà donc un rapport qui va bien au delà du simple bilan des 35 heures et va remplir d'aise le patronat de madame Parisot !

Supprimons toute référence à une durée légale du temps de travail et laissons les patrons négocier ça par entreprise avec leur syndicat local ! Ben oui !

C'est bien connu, chaque entreprise a un syndicat, notamment les petites et moyennes entreprises !

Et, en ces temps de délocalisations et de concurrence internationale, que pourra dire un salarié si son grand patron annonce que c'est désormais 48 heures hebdos pour le même salaire ou bien il ferme la boîte ?

L'existence d'une durée légale du temps de travail, c'est justement un acquis politique obtenu par les travailleurs pour imposer au patronat des règles communes qui protègent les salariés isolés et ceux des entreprises en concurrence. Cette législation sur la durée du temps de travail est indissociable des législations sur les congés payés, sur l'obligation de repos dominical ou sur l'âge légal pour travailler.

Faire sauter le verrou du temps de travail, ce serait menacer toute la législation sociale française !

N'entend-ton pas régulièrement des patrons entrainés certains de leurs salariés pour exiger l'ouverture des magasins le dimanche ? N'a t-on pas vu plusieurs fois la droite batailler pour abaisser l'âge de l'apprentissage à 14 ans ?...

Supprimer toute référence à la durée légale du temps de travail, c'est, à coup sûr, mettre des salariés en position de faiblesse face à des patrons qui exigeront des horaires de travail plus importants, une plus grande flexibilité de leur temps de travail, et le tout pour le même salaire. Et ce sera encore la compétitivité et la concurrence qui serviront d'excuses ! Si les salariés cèdent dans une entreprise, ce seront tous ceux de la même branche qui seront mis sous pression, pour "rétablir la compétitivité", pardi !

Ceux qui croient que permettre un accord d'entreprise sur une durée de travail supérieure aux 35 h légales leur permettrait de gagner plus en travaillant plus devraient se souvenir de la période sarkozyste qu'ils viennent de traverser et de la réalité de ce discours !

Patron au service de ceux de sa classe sociale, Louis Gallois mène une analyse de classe, dans le cadre du capitalisme libéral et mondialisé. Les propositions qu'il défend ne visent pas à améliorer les revenus des travailleurs mais à rendre plus rentables, plus "compétitives", les entreprises, notamment les grandes multinationales.

Les premières déclarations gouvernementales se montrent plutôt rassurantes. On souhaite évidemment que cela se confirme.

C'est que depuis l'arrivée au pouvoir de la majorité socialiste et écologiste, les mesures prises évitent soigneusement de s'attaquer au monde de la finance et aux plus riches.

C'est encore le cas aujourd'hui avec l'annonce de la suppression de l'article 7 de la loi de finance de la Sécurité Sociale qui prévoyait de s'attaquer à certains revenus des spéculateurs jusque là exonérés de taxes sociales. Les « carried interests », intéressement aux plus-values perçu par les gestionnaires de fonds de capital-investissement, devaient être traités comme des rémunérations d'activité, et être soumises à la CSG et à la CRDS sur les revenus d'activité, ainsi qu'au forfait social.

Cette disposition devait générer 112 millions d'euros par an au bénéfice de la Sécu. A croire que seules les cotisations des salariés et les restrictions de remboursement sont envisageables désormais pour réduire le trou de la Sécu ?

Décidément, quel que soit le gouvernement, les pressions exercées par les forces de l'argent, banques, spéculateurs, riches ou grands patrons, sont tellement fortes que les politiques menées épargnent ceux qui ont les meilleurs revenus et qui profitent de la crise.

Au côté des syndicats, les communistes seront offensifs sur le dossier de la durée légale du temps de travail.

Après le recul de l'âge de la retraite, les travailleurs ne peuvent pas se permettre un nouveau recul de civilisation de cette importance !

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 10:16

Lundi, un remaniement de la Commission permanente de la Région a coûté sa vice-présidence au maire communiste de Tourville-la-Rivière.

La politique comme tout le monde la déteste : politicienne.

Ce lundi, à la demande d'Alain Le Vern, président du Conseil régional de Haute-Normandie, devait avoir lieu un simple remaniement de la Commission Permanente de la Région avec une redistribution d'un poste de vice-président. Cette Commission gère la Région entre deux sessions. Elle a donc un rôle important.

Les querelles entre clans socialistes ont permis à la droite de gagner un siège au Bureau et aux communistes de perdre leur vice-présidence !

A la base, l'ordre du jour prévoyait deux choses : le remplacement de Guillaume Bachelay, dont les destinées nationales ne lui permettaient plus d'exercer une vice-présidence dans notre Région, et la rétrogradation d'Hélène Ségura de 1ère à 3ème vice-présidente.

Durant les jours qui ont précédé cette session régionale, Alain Le Vern s'est voulu systématiquement rassurant ; il ne s'agissait que de remplacer un vice-président (socialiste) partant par un nouveau vice-président (forcément socialiste).

Sauf que les querelles de personnes inhérentes au PS ont entrainé la candidature de deux socialistes sur ce poste !

A jouer avec le feu et pour des soucis de carrière, ce petit jeu a coûté un siège à la gauche à la Commission permanente et son siège de vice-président aux transports à Noël Levillain, conseiller régional communiste et maire de Tourville-la-Rivière.

Or, lorsqu'en 2010 les socialistes ont dû faire appel aux communistes et au Front de Gauche pour conserver la Région, un accord électoral prévoyait explicitement une vice-présidence aux élus du Front de Gauche. La volonté des communistes et de leurs partenaires était de pouvoir peser sur les décisions prises régionalement afin de représenter les intérêts de l'électorat populaire au niveau régional.

Favoriser la droite et rompre un accord électoral qui a permis aux socialistes de conserver la Région, tel est le bilan peu glorieux de cette journée !

On notera par ailleurs à quel point la politique politicienne obscurcit la justesse des décisions de certains avec le cas Hélène Ségura. La première vice-présidente de la Région, s'est présentée face au candidat commun PS - Ecologistes dans la cinquième circonscription de l'Eure aux Législatives de juin dernier. Elle a ainsi contribué à l'élimination de la gauche au second tour de cette élection dans une circonscription qui pouvait basculer à gauche. De ce fait, cette circonscription a été la seule circonscription du nord de la France à voir un duel UMP/FN au second tour !

La punition pour Hélène Ségura ? Rétrogradée de la 1ère à la 3ème vice-présidence ! La belle affaire !...

Au niveau départemental, notons que Anne Mansouret, deuxième "dissidente" socialiste sur la circonscription a, quant à elle, été écartée du bureau du Conseil général ! Une sanction autrement plus forte et symbolique !

Décidément, à l'heure où les français s'inquiètent d'une crise qui est loin de s'arranger et voit l'avenir de leurs enfants s'assombrir, les élus régionaux socialistes, leur président en tête, ne trouvent rien de mieux que de se battre pour un poste de vice-président et d'écarter le représentant de 10 % des électeurs haut-normands, le vice-président communiste !

D'autres vont pouvoir à nouveau faire leurs choux gras de ces manœuvres politiciennes, on pense à l'UMP et au FN.

Avec l'arrivée de François Hollande, était annoncée une manière de gouverner différente de la droite.

On oublie que la politique n'est faite que par des hommes et des femmes imparfaits.

Un peu de responsabilités et d'attention aux problèmes des haut normands éviteraient à certains d'avoir la tête qui gonfle. Ils feraient mieux de s'intéresser aux réalités de la vie quotidienne des travailleurs, à appliquer leur programme, plutôt qu'à se regarder le nombril et à chercher, coûte que coûte à obtenir les titres les plus ronflants possibles.

Pour ce qui est des communistes, cette éviction n'en restera pas là !

Rompre un accord électoral n'est jamais neutre. Aux responsables socialistes de gérer leurs propres erreurs.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 10:28

Une étude montre que près de 10 % des français sont à plus de 30 minutes d'un service d'urgence, mobile ou non.

Le décès d'un bébé sur une aire d'autoroute près de Figeac a relancé le débat sur la fermeture des maternités de proximité que le pouvoir précédent, de droite, avait violemment accéléré.

Les travaux d'un professeur français viennent compléter ce tableau bien sombre d'une France qui régresse sanitairement avec la réalisation d'une carte du temps d'accès aux services d'urgence.

C'est que François Hollande avait fait un point fort de son programme sur la santé, en promettant de fixer " un délai maximum d'une demi-heure pour accéder aux soins d'urgence". Le candidat socialiste devait revenir sur cet engagement, le mardi 13 mars à Romans, dans la Drôme, lors d'une table ronde organisée avec des professionnels de santé.

A l'époque, la droite lui rétorquait que 95 % des français avaient accès à des services d'urgence en moins de 15 minutes.

Pour y voir plus clair, Emmanuel Vigneron, professeur d'aménagement sanitaire à l'université de Montpellier et auteur du livre Les Inégalités de santé dans les territoires de français (Elsevier Masson, 2011), vient de réaliser la carte du temps d'accès aux structures d'urgences, soit dans les services dans les hôpitaux, soit à d'arrivée du service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR).

Il en ressort que 90,4 % de la population y a accès en moins de 30 minutes."Cela fait plus de 6 millions de Français de métropole qui n'ont pas un accès rapide aux urgences, auquel il faut ajouter des habitants des DOM-TOM ", commente-t-il.

On peut déjà ergoter sur 30 minutes : est-ce assez ou trop long ? En tout cas, on est déjà bien loin des affirmations de l'UMP et de son quart d'heure !

Mais, que peut-on dire d'un système de santé qui place plus de 10 % de sa population dans des temps d'arrivée des secours spécialisés (SAMU-SMUR) de 30 à 45 minutes, voire plus d'une heure dans certains secteurs ?...

On pourra toujours dire que certains secteurs isolés ne peuvent pas être aussi bien desservis que d'autres. D'accord !

Mais, si l'on regarde la carte d'Emmanuel Vigneron, certains secteurs éloignés des secours se situent en plaine, essentiellement en zones rurales et semi-rurales ! Ces citoyens auraient-ils le devoir de payer des impôts mais n'auraient-ils pas le droit d'être secourus et sauvés dans des conditions et des délais décents ?

Ce sont d'ailleurs les territoires en bordures de limites départementales qui sont affectés, là où la population se trouve éloignée de la préfecture où l'Etat a concentré ce qu'il reste de secteur médical public.

Cette disparition des services publics de santé dans les zones les moins peuplées des territoires se constate plus généralement sur tous les services publics : fermetures d'écoles, fermetures de bureaux de poste, fermetures de gendarmeries, de trésoreries publiques, concentration des services d'intervention des télécoms ou d'EDF,... la "rationalisation" des dépenses entraine un abandon du territoire par l'Etat lui-même.

Au niveau des secours sanitaires, si l'on regarde la Haute-Normandie, l'Eure est concernée, notamment sur le sud-est du département et, surtout, en bordure nord, près de la Seine-Maritime. Ce département est d'ailleurs particulièrement désavantagé puisqu'une grande partie de son territoire est à 30 - 45 minutes d'un secours sanitaire et qu'une partie, aux confins de la Somme et de l'Oise, est même à plus d'une heure !

Les combats que mènent un peu partout les comités de défense de l'hôpital public visent notamment à éviter cette effondrement du maillage sanitaire français. Ne voir la santé que comme un coût qu'il faut réduire (les technocrates parlent de "rationaliser"), c'est forcément créer des zones noires, des trous, et exposer une partie de nos concitoyens à des risques sanitaires accrus.

Cette question concerne tout le monde et pas seulement ces 10 % de français. Cela concerne tout le monde car nous pouvons a tout moment être victimes d'un problème de santé en traversant une de ces zones : accident, malaise, accouchement,...

D'autre part, les reculs constatés en France sur des questions essentielles de vaccination font courir des risques à toute la population. Les suivis chancelants et les prises en charge de moins en moins importantes par la Sécu de certains soins et vaccins y sont pour beaucoup.

On peut facilement imaginer que lors d'un hiver particulièrement rigoureux (neige ou verglas) ou avec des intempéries fortes (grands vents, inondations,...), ces zones éloignées des secours se trouvent soudainement très agrandies !

Dans l'Eure, que ce soit pour la qualité des services offerts par les gros hôpitaux existants (Evreux-Vernon) ou pour le maintien des hôpitaux de proximité ou des maternités (Bernay, Gisors,...), il s'agit de question de santé publique qui concerne tous les eurois et, au delà, tous les français.

Parce que la santé n'est pas une marchandise, c'est au service public d'assurer un égal accès de tous aux services de secours d'urgence, aux hôpiatux, aux maternités comme à la médecine générale et spécialisée. C'est le rôle fondamental de l'Etat, celui qui lui est assigné par la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Avec ses militants et ses élus, le Parti communiste s'investit activement pour défendre hôpitaux et maternités, pour exiger un meilleur remboursement des actes médicaux et des médicaments.

Sur ce dossier, comme sur les autres, la gauche au pouvoir ne doit pas décevoir. Elle ne doit pas flancher face aux règles à calcul ni face aux appétits du secteur privé, toujours prêt à investir là où cela peut lui rapporter de l'argent.

Contrôler le prix des médicaments, contrôler les tarifs médicaux, supprimer les abattements de charges sociales accordés aux entreprises, c'est assainir les comptes de la Sécu.

Maintenir des hôpitaux et des maternités publics pour mailler le territoire, former plus de médecins, embaucher des infirmiers et des aides-soignants, c'est assurer l'avenir sanitaire de notre pays.

Ce serait éviter à l'avenir que d'autres bébés ne meurent avant d'arriver à la maternité. Ce serait éviter que n'apparaisse une nouvelle catégorie de victimes de la route : les patients éloignés des services sanitaires de secours.

2012---Temps-d-acces-au-soin---Etude-Emmanuel-Vigneron.jpg2012---Temps-d-acces-au-soin---Eure.jpg

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 10:16

L'UDI de Borloo, c'est le rateau centriste d'une droite française qui dérive vers le gouffre brun de l'extrême-droite.

L'Union des Démocrates et Indépendants fleure bon la naphtaline des années Giscard et de la défunte Union pour la Démocratie Française. Rien que les noms (UDI et UDF) et les sigles se ressemblent !udiLogo UDF -1998 

La raison principale qui est à l'origine de la création de cette UDI, ce serait le regroupement des sensibilités libérales (!) et sociales (On ne rit pas !) de la droite émiettées actuellement en une pléïade d'organisations : Nouveau Centre d'Hervé Morin, Parti Radical de Jean-Louis Borloo, Alliance centriste de Jean Arthuis, Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel, Centre National des Indépendants et Paysans,...

De fait, il s'agit d'un regroupement de petites organisations créées autour de personnalités et regroupant des élus de droite autour de petites écuries présidentielles : Borloo et Morin ont été virtuellement candidats à la Présidentielle 2012 !

Ce qu'assument ses fondateurs, c'est que cette UDI sera un parti partenaire de la droite "républicaine", en clair de l'UMP. Partant de ce principe, l'UDI n'est donc pas un parti du centre, mais bien un parti de droite !

Notons au passage la contradiction sémantique de l'ex-socialiste Bockel avec son micro-mouvement de la Gauche Moderne ! La "Gauche Moderne" membre d'un parti de droite ? La "Gauche de Droite" devrait être son nouveau nom ?...

Je referme la parenthèse pour en revenir à l'UDI.

Hier, sur une chaîne d'info, le député Yves Jégo, ci-devant bombardé à l'UDI "Rapporteur général en charge du gouvernement de l'alternance" (??), comparait la droite française à un peigne qui n'aurait qu'une dent (l'UMP). Avec l'UDI, elle aurait désormais plus de dents pour ratisser les électeurs !

Si ! Si ! C'est bien ce qu'il disait !

Ce sympathique Jégo, élu dans une mairie populaire où il manque une opposition (Montereau-Fault-Yonne, 77), a laché une vérité essentielle sur l'UDI de Borloo : le nouveau parti "centriste" a pour rôle d'attirer à lui un électorat modéré qui s'éloigne actuellement d'une UMP beaucoup trop alignée sur des positions extrémistes afin, ensuite, de rabattre cet électorat vers la droite, en clair, vers l'UMP, dont les cadres de l'UDI sont issus.

Cette stratégie n'a rien de nouveau. On a vécu la même chose du temps de Giscard, à l'époque où les partis de droite étaient déjà des écuries présidentielles, l'UDF pour Valéry Giscard d'Estaing et le tout jeune RPR pour l'impétueux Jacques Chirac. A l'époque, UDF et RPR faisaient jeu égal électoralement avant que le RPR ne finisse par devancer puis avaler l'UDF.

Certains tentent aujourd'hui de réveiller le mort centriste.

Bayrou s'y est essayé. Sans succès. Morin et Borloo ont tenté une démarche plus sournoise, sous l'aile UMP. Sans succès également.

Au fond, au delà des personnalités, la grande question est de savoir ce qui différencie UMP et UDI ?

Là dessus, l'UDI de Borloo et Morin s'annonce pro-européenne (comme l'UMP), libérale (comme l'UMP) et de droite (comme l'UMP) mais du centre (OVNI politique), sociale (ça mange pas de pain !) et écologiste (ça fait bien !).

Ce qui semble différencier UMP et UDI, ce n'est finalement que le discours plus réactionnaire de l'UMP, pour ne pas dire pire, sur les étrangers et les musulmans. Pour le reste, la présence des dirigeants de l'UDI aux différents gouvernements de droite qui se sont succédés ces dix dernières années en France, notamment sous Sarkozy, suffit à montrer que économiquement et socialement, UMP et UDI, c'est bonnet blanc et blanc bonnet !

Borloo, Morin et consorts ont simplement sorti de la naphtaline le cadavre de la défunte UDF à un moment où l'alignement idéologique de l'UMP sur l'extrême-droite leur offrait une fenêtre politique pour créer un espace à la dimension de leurs égos.

L'UDI a choisi le réveil comme totem. Elle aurait aussi bien pu choisir l'accordéon, histoire de renouer avec les symboles et les valeurs de la France giscardienne qu'elle ressuscite !

  Logo-UDI-accordeon.JPG

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 09:04

Les élections communales de dimanche dernier, en Belgique, restent mystérieuses pour nombre de français tant les alliances entre forces politiques sont sinueuses chez nos voisins.

Cependant, les journallistes se sont rués sur les scores élevés du N-VA, parti flamand aux relents fascistes. Une percée de ce parti partiellement compensée par l'effondrement du Vlams Belang, autre force nationaliste flamande qui faisait les unes aux élections précédentes.

Côté francophone, d'ailleurs, les cousins belges du Front National sont en pleine déconfiture. Si seulement les français pouvaient aussi tourner le dos au mirage brun !...

PTB--.JPGCe qui à noter, à notre avis, c'est la poussée de nos camarades du Parti du Travail de Belgique (PTB) et de leurs listes ouvertes PTB+.

Dans un pays où la tradition communiste s'était émoussée, le PTB mène une bataille de longue haleine pour reconstituer un front politique radical au coeur même de la bête européenne. D'années en années, de scrutins en scrutins, ce travail paye malgré la difficulté à constituer des listes dans les communes.

Bravo à nos camarades belges ! Prolétaires de tous les pays : unissons-nous !

Solidaire


Percée du PTB+ dans le pays (article La Libre Belgique)

Le PTB+ s'est enorgueilli dimanche dans un communiqué d'avoir réalisé une "percée" telle que le propulse aujourd'hui comme "force émergente à gauche dans toute la Belgique". Le parti du travail de Belgique (PTB+) obtient pas moins de 12 conseillers communaux dans l'agglomération liégeoise tandis qu'avec 4 conseillers communaux et 8 %, il fait une "entrée remarquée" au conseil communal à Anvers.

Le PTB+ obtient ses premiers élus en région bruxelloise à Molenbeek et à Schaerbeek, et dans le Hainaut, à Mons et à Charleroi (sous réserve des derniers résultats). Il confirme son élu à La Louvière.

À Genk, le parti de gauche passe de 1 à 3 sièges avec 8,8 %. Le PTB+ confirme à Zelzate (Gand) avec 22 % et six sièges. Le parti avance aussi à Gand, Malines, Louvain et Namur avec ses scores approchant les 3 %.

Avec 12 sièges communaux en région liégeoise, le PTB+ perce à Liège (6,5 %, 2 sièges), à Seraing (14 %, 5 sièges), Herstal (14 %, 4 sièges) et à Flémalle (6,3 %, 1 siège).

"La Cité ardente est plus rouge ce soir", a indiqué Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB+ qui rentre au conseil communal de Liège. "Nous devenons le deuxième parti à Seraing et Herstal et nous faisons notre entrée au conseil communal dans une grande ville wallonne. Nous avons pu imposer à l'agenda politique nos thèmes de campagne. Et nous avons ressenti, parmi la population, le besoin d'un véritable parti de gauche, en paroles et en actes", a-t-il ajouté.

Le président du parti, Peter Mertens, a pour sa part été élu à Anvers. Se présentant comme "l'opposition sociale", il promet la vie dure au futur bourgmestre Bart De Wever.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 09:06

L'annonce de 5 490 emplois par Alcatel hier, dont 1 430 en France, s'est accompagnée d'une hausse de 7,88 % de l'action en Bourse. Emploi contre finance.

Alcatel-Lucent, c'est 76 000 salariés dans le monde dont 9 000 en France. C'était ?...

Hier, la direction du groupe a annoncé la suppression de 5 490 emplois dont 3 000 en France. Le centre historique du groupe sera démantelé. Cela représente la suppression de 12 % des effectifs français du groupe, 27 % des licenciements mondiaux alors que la France ne représente plus que 12 % des effectifs mondiaux du groupe !

Cette véritable saignée se fait officiellement pour stabiliser les comptes de l'entreprise. Or, comme l'avance les syndicats, le groupe supprime des emplois chaque année et de manière importante.

En effet, depuis la difficile fusion en 2006 entre la société française Alcatel et l'américaine Lucent Technologies, le nouveau groupe a lancé plusieurs plans de restructuration occasionnant des milliers de pertes d'emplois en Europe. En 2006, 20 000 postes ont été supprimés dans le monde, ont rappelé les syndicats, 12 500 en 2007, 4 000 en 2008, 1 000 en 2009, avant de nouvelles suppressions en 2009-2010.

Pour les syndicats, "les dirigeants du groupe, avec ce énième plan de suppression d'emplois, se servent des effectifs comme variable d'ajustement, sans avoir abouti à ce jour au redressement financier du groupe".

Que dire de plus ?

Avant hier, la valeur de l'action Alcatel-Lucent gagnait 6,95 %. Elle en a gagné 7,88 % de plus hier, après l'annonce officielle du plan de licenciements !

L'action Alcatel était pourtant en pleine dégringolade depuis le début de l'année : c'est donc bien cette annonce de suppressions massives de postes qui a fait remonter l'action !

Encore une fois, la Bourse joue contre l'emploi.

Ce sont donc les salariés qui paient les erreurs de stratégies et les politiques industrielles désastreuses de dirigeants qui ne connaissent que la finance et qui ne réfléchissent que pour la valeur immédiate de l'action et les dividendes reversés annuellement aux actionnaires.

L'entreprise n'est plus qu'une pompe à fric pour les gros actionnaires et la direction.

D'évidence, des hauts dirigeants comme le célèbre Tchuruk sont passés à côté des particularités du secteur des hautes technologies, optant pour des acquisitions markéting et foutant en l'air la recherche et Développement du groupe : une logique petit-bras qui colle bien avec la rentabilité à court-terme que visent ces dirigeants et les spéculateurs.

Dans un communiqué, le Parti communiste français a estimé hier que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, devait "prendre une initiative nationale à la mesure de ce Trafalgar social et industriel, avant qu'il ne soit trop tard !".

Dans ce secteur stratégique et vital, comme dans celui du raffinage avec Pétroplus, ce n'est pas aux marchés et à quelques spéculateurs fortunés de faire des choix qui condamnent notre économie nationale, mais au peuple français par le biais de son Etat !

Puisque le privé a montré qu'il était incapable de gérer le groupe Alcatel, il est nécessaire que la Nation, par le biais de la puissance publique, reprenne la main sur ce fleuron industriel français avant que tout ce qu'il en reste ne disparaisse dans la spéculation et la ruine industrielle.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 09:35

A une semaine du vote du budget de l'Etat, les députés communistes du Front de Gauche menacent de voter contre.

Des niches fiscales qui coûtent toujours aussi cher à l'Etat, des cotisations patronales qui basculeraient sur la CSG, des reculs sur la justice fiscale et un barême de l'impôt qui épargne encore et toujours les plus riches.

Des efforts poussifs demandés aux plus riches

C'est ainsi que pour les niches fiscales, François Hollande s'était engagé à s'attaquer à 29 milliards d'euros de niches fiscales durant la campagne électorale. Or, dans les annexes du projet de budget 2013, ces niches fiscales sont officiellement comptabilisées comme représentant un "effort" de l'Etat à hauteur de 70,8 milliards d'euros en 2013 contre... 70,9 milliards d'euros en 2012 ! 100 millions d'euros d'économies ! On progresse au rythme de l'escargot.

Ce n'est pas avec les reculs du gouvernement sur la taxation des plus-values de cession d'entreprise ou de vente des œuvres d'art qu'il montre l'exemple (relire : Sous la pression des patrons et de la droite, le gouvernement recule sur tous les fronts... fiscaux ).

Même chose sur le barême de l'Impôt sur le revenu ou, en dehors du fameux 75 % pour les revenus de plus de 1 million d'euros, c'est le calme plat en dessous. Comme si beaucoup de riches français ne trouveront pas de parades pour glisser à 990 000 euros de revenus et redescendre à 40 % d'imposition.

Sécu-retraites : encore des cadeaux aux entreprises ?

Et ce n'est pas le journal "Le Monde" qui va nous rassurer ! Ce journal annonce que le gouvernement réfléchit à basculer pour 40 à 50 milliards de cotisations patronales vers la CSG  sur les 5 ans à venir.

En clair, le financement de la Sécu et des retraites reposera de plus en plus sur les seuls salariés et retraités ! Tout cela encore une fois à la demande d'un patronat qui sort son seul argument : la compétitivité !

Cette blague ! Depuis trente ans que les patrons nous sortent l'argument de la compétitivité, les gouvernements successifs se sont empressés de réduire d'années en années les cotisations patronales. Résultat : la Sécu et les caisses de retraite sont dans le rouge et l'emploi... est dans le rouge aussi !

Et pour sortir les retraites du rouge, la seule solution préconisée est d'augmenter les cotisations sociales... des salariés et de reculer l'âge de la retraite !

Et pour sortir la Sécu du rouge, on dérembourse de plus en plus de médicaments, on augmente les parts laissées à la charge des patients, on ferme des lits d'hôpitaux, quand on ne ferme pas tout bonnement l'hôpital entier.

Là aussi, le résultat est catastrophique puisque une étude du CSA publiée cette semaine montre que un français sur cinq renonce désormais à des soins médicaux, essentiellement par manque d'argent, souvent par manque de spécialiste à proximité ou à cause des délais pour un rendez-vous. Parfois pour les deux raisons.

Budget 2013 : c'est plutôt non pour les communistes

Dans ce contexte budgétaire, pour les députés du Front de gauche, c'est non.

"En l'état actuel, nous ne voterons pas la partie recettes de ce projet de loi de finances, nous prendrons notre décision à l'issue des débats, ce sera un vote contre ou une abstention", a expliqué leur chef de file André Chassaigne ce mardi.

Le député PCF du Puy-de-Dôme et président du groupe Gauche démocrate et républicaine a expliqué lors de sa conférence de presse hebdomadaire que le texte ne taxe pas suffisamment le capital.

Les onze députés Front de gauche se sont prononcés contre le nouveau traité budgétaire européen et la loi organique qui le met en oeuvre. Ce budget en est malheureusement une conséquence logique.

"Le chemin est pris pour trouver des recettes nouvelles mais on estime qu'il ne va pas suffisamment loin. D'autant que les recettes supplémentaires seront mobilisées pour réduire le déficit: elles ne serviront pas le peuple de France mais préserveront les intérêts financiers européens", précise André Chassaigne. Dans l'état actuel du projet de budget, "nous ne voterons pas la partie recettes" et nous déciderons au vu des débats, "si nous nous abstiendrons ou si nous voterons contre" mardi prochain, a précisé M. Chassaigne.

Propositions alternatives

Dans l'Humanité du mardi 16 octobre, Nicolas Sansu, député communiste du Cher, explique que le Front de gauche porte d'autres solutions budgétaires et annonce que ses députés proposeront des amendements en ce sens. "La poursuite des politiques d’austérité nous emmène dans le mur", affirme ainsi le maire de Vierzon. "Nous portons des propositions budgétaires alternatives pour récupérer les milliards qui s’enfuient dans les paradis fiscaux, qui échappent à l’impôt, afin de relancer la dépense publique et sociale sans toucher aux couches populaires et aux classes moyennes. Nous ferons des amendements car, si on continue comme aujourd’hui, 
la gauche et le pays iront encore plus mal demain."

André Chassaigne a dévoilé le contenu des amendements Front de gauche

  • renforcer la progressivité de l'impôt sur le revenu
  • durcir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en rétablissant rétablir l'assiette et le taux antérieurs à 2007
  • taxer plus le capital, notamment via une imposition additionnelle des indemnités de départ des dirigeants d'entreprises
  • obtenir "le dégel et la refonte totale du barème avec des tranches supplémentaires allant jusqu'à 70%" concernant l'impôt sur le revenu
  • maintenir, contrairement aux socialistes, un amendement pour intégrer les oeuvres d'art dans le calcul de l'ISF, en étant "ouverts à une forme de modulation en fonction de l'usage des oeuvres d'art"

Le  chemin est long avant de voir appliquée en France une véritable politique de gauche, sociale et juste.

Avec le traité européen consacrant la rigueur et l'austérité comme les seules normes en Europe, le Parti socialiste s'est aligné sur la droite pour ce qui est de la gestion publique.

L'aveuglement libéral du Parti socialiste va coûter cher aux travailleurs français.

Les communistes et le Front de Gauche continueront de travailler à créer un rapport de force qui permette de mobiliser la population, dans les entreprises comme au Parlement, pour une alternative à l'ornière libérale.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 09:00

L'influence communiste reste importante dans plusieurs pays de l'ex-bloc socialiste.

C'est le cas dans les pays où les leaders communistes n'ont pas trahi leur "cause" en se convertissant au capitalisme et en devenant, au mieux, sociaux-démocrates, au pire, les leaders de la droite locale.

Parmi ces pays, la République tchèque est exemplaire avec un parti communiste très présent depuis le passage au capitalisme en 1989. Ce parti, le KSCM (Parti communiste de Bohême-Moravie) assume entièrement l'héritage de la Tchécoslovaquie socialiste et de l'ancien PCT (avant la séparation entre Tchéquie et Slovaquie).

Fervent défenseur des travailleurs et des services publics hérités du socialisme, le KSCM est évidemment le parti à abattre dans un pays où l'époque socialiste est diabolisée (voir le "musée du communisme" à Prague, véritable plaidoyer anticommuniste). L'organisation qui regroupe les jeunes du KSCM a d'ailleurs plusieurs fois été dissoutes par le pouvoir en place, social démocrate (CSSD) ou de droite (ODS, Top9, KDU-CSL).

Les importantes élections sénatoriales et régionales du week-end dernier ont été marquées par une spectaculaire percée communiste, avec un KSCM passant les 20 % nationalement (11,20 % aux Législatives de 2010).

Avec des pays divers comme la Russie, la Lettonie, la Moldavie, l'Ukraine ou la Lituanie, la République tchèque fait partie des anciennes démocraties populaires où le parti communiste garde un soutien populaire manifeste, notamment en ces temps de régressions sociales sur l'autel du libéralisme et de la crise du capitalisme.

Solidaire


sur le blog de Nicolas Maury :

Les élections régionales et sénatoriales de ce week-end ont été marquées par une spectaculaire avancée des communistes (KSČM) qui ont obtenu 20% des suffrages au niveau national, leur score le plus élevé depuis la chute du communisme, en 1989.

Percée des communistes tchèques (KSČM) aux élections sénatoriales et régionales !
La coalition de centre-droit du Premier ministre Petr Necas, partisan de la rigueur budgétaire, a subi une déroute aux élections régionales et au premier tour des sénatoriales tchèques, marquées par une large victoire de l'opposition sociale-démocrate CSSD et communiste KSČM.
Le CSSD, qui considère le scrutin régional comme une sorte de référendum sur les réformes d'austérité du gouvernement, s'est imposé dans 9 des 13 régions et le KSČM a gagné dans deux régions (au nord-ouest de la République, le long de la frontière allemande), selon les résultats communiqués par l'office national des statistiques (CSU), après le décompte de 99,9% des voix. Le parti ODS de Petr Necas a remporté une seule victoire, dans la région de Pilsen (ouest).
KSCM : 538.953 voix, 20,43% et 182 élus
Les grands vainqueurs des élections sont les communistes, même si la sociale démocratie arrive en tête, elle perd plus de 75 mandats régionaux (- 400 000 voix) là ou les communistes en gagnent 68 (+ 100 000 voix).
Le Président du comité central du Parti Communiste de Bohème-Moravie (KSČM), Vojtech Filip, se dit satisfait de ces résultats "C'est une large réussite, nous démontrons que le Parti communiste est perçu comme un parti moderne de gauche qui possède une vrai ligne, il est en mesure de faire face à la corruption en République tchèque et à résoudre les problèmes qui accompagnent la République tchèque".
Percée des communistes tchèques (KSČM) aux élections sénatoriales et régionales !

Au Sénat aussi, poussée communiste

Les tchèques votaient aussi pour renouveler partiellement le sénat, 27 mandats étaient en jeu. A l'issue du premier tour, alors que les communistes avaient qu'un mandat en jeu, plus de 12 d'entre eux sont qualifiés pour le second tour qui se déroulera le weekend prochain.
Quatre d'entre eux sont à la première place - Vaclav Homolka (Chomutov), ​​Sonia Markova (Nachod), Jitka Sachetová (Litomerice) et George Dolejš . (Prague 8) dans dix districts ils vont affronter les sociaux-démocrates, dans les autres circonscription les Démocrates civiques (ODS).

Partout les communistes ont été surpris de cette percée aux sénatoriales et notamment à Prague.
(sources Halo Noviny)

RÉSULTATS DÉTAILLÉS DES ÉLECTIONS RÉGIONALES TCHÈQUES

Bohême centrale
20 CSSD (-6), 19 KSCM (+9), 16 ODS (-9), 10 TOP09 et maires de Bohême centrale (+6).
Ce qui donne pour le KSCM : 71 975 voix 20,57% 19 élus
Bohême-du-Sud
18 CSSD (-4), 13 KSCM (+3), 9 Bohême-du-Sud 2012 (+9), 8 ODS (-11), 4 KDU-CSL (-), 3 Top9 et maires de Bohême-du-Sud (+3).
Ce qui donne pour le KSCM : 37 187 voix 19,37% et 13 élus
Hradec Králové
12 CSSD (-6), 11 KSCM (+4), 7 Coalition KDU-CSL, HDK (social-libéral) et VPM (libéral) (+3), 6 ODS (-7), 5 TOP 09 et maires de Hradec Králové (+5), 4 divers (+4), 0 SNK-ED (-3).
Karlovy Vary
14 KSCM (+6), 13 CSSD (-3), 5 ODS (-4), 5 Mouvement indépendant pour un développement harmonieux des villes et des communes (HNHRM, conservateur) (+2), 4 TOP09 et maires de Karlovy Vary (+4), 4 Alternative (-1), 0 divers (-4).
Ce qui donne pour le KSCM : 16 580 voix, 22,98% et 14 élus
Liberec
13 Maires pour Liberec (+6), 10 KSCM (+2), 10 Changement pour la région de Liberec (coalition du parti Changement et des Verts) (+10), 7 CSSD (-8), 5 ODS (-7), 0 SOS (social-libéral) (-3).
Ce qui donne pour le KSCM : 23 167 voix 17,89% 10 élus
Moravie du Sud
23 CSSD (-3), 16 KSCM (+6), 14 KDU-CSL (-4), 7 ODS (-4), 5 TOP09 et maires de Moravie du Sud (+5).
Ce qui donne pour le KSCM : 64 805 voix, 18,65% et 16 élus
Moravie-Silésie
24 CSSD (-7), 20 KSCM (+9), 9 ODS (-9), 7 KDU-CSL (+2), 5 Indépendants (+5).
Olomouc
19 CSSD (-8), 16 KSCM (+6), 8 Coalition de la KDU-CSL et des Verts (+3), 8 ODS (-5), 4 TOP09 et maires d’Olomouc (+4).
Pardubice
12 CSSM (-7), 11 KSCM (+5), 10 coalition KDU-CSL, SNK-ED et indépendants (+1), 6 ODS (-5), 3 Top09 et maires de Pardubice (+3), 3 SPOZ (social-démocrate) (+3).
Ce qui donne pour le KSCM : 29 332 voix ,18,86% et 11élus
Pilsen
15 ODS (+1), 15 CSSD (-4), 12 KSCM (+3), 3 TOP09 et maires de Pilsen (+3), 0 KDU-CSL & SNK ED (-3).
Ce qui donne pour le KSCM : 34 919 voix, 20,93% et 12 élus
Ústí nad Labem
20 KSCM (+8), 13 CSSD (-9), 9 Bohêmes du nord (régionalistes) (+1), 7 ODS (-6), 6 PRO! (coalition réunissant la KDU-CSL, les Verts et le HNHRM) (+6).
Ce qui donne pour le KSCM : 53 819 voix, 25,26% et 20 élus
Vysočina
17 CSSD (-1), 11 KSCM (+6), 7 KDU-CSL (+2), 5 ODS (-6), 3 divers (+3), 2 TOP09 et maires de Vysočina (-3).
Ce qui donne pour le KSCM : 32 119 voix ,19,57% et 11élus
Zlín

12 CSSD (-6), 10 KDU-CSL (+4), 9 KSCM (+4), 5 TOP09 et maires de Zlín (-), 5 ODS (-6), 4 SPOZ (social-démocrate) (+4).

Percée des communistes tchèques (KSČM) aux élections sénatoriales et régionales !

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 10:47

Taxations des cessions d'actifs et des ventes d'oeuvres d'art abandonnées : un mauvais signe envoyé aux travailleurs.

Le propre d'un gouvernement qui se dit de gauche, c'est au minimum de se battre pour rétablir une certaine justice sociale et fiscale. Quand la pression monte de la part des plus riches et du patronat pour empêcher que des mesures d'équité fiscale ne se mettent en place, un gouvernement de gauche ne devrait-il pas être ferme et s'appuyer sur ses électeurs, les travailleurs ?

Malheureusement, le maigre élan de la vaguelette rose de mai-juin s'est depuis longtemps brisé sur l'écueil patronal !

Ces derniers jours, deux nouvelles mesures fiscales sont parties à la poubelle après des rodomontades des milieux d'affaire.

Le premier recul gouvernemental, c'est celui sur la taxation des revenus de cessions d'actifs, en clair les bénéfices faits par un patron à la revente de son entreprise.

Il s'agissait de l'une des seules mesures du projet de loi de finance pour 2013 qui s'attaque aux revenus du capital !

Il aura suffi d'une campagne médiatique bien orchestrée par le patronat et la droite autour des "pigeons" que seraient les créateurs d'entreprise pour que le gouvernement rentre au nid.

Il y a effectivement des gens qui innovent, qui se battent et qui doivent être récompensés. Oui !

Mais, derrière ces quelques créateurs, se cachent aussi de nombreux entrepreneurs qui profitent de la revente de leur entreprise pour faire des bénéfices énormes, entreprises qui bien souvent ont bénéficié de soutiens publics à leur création, et de marchés publics pour leur fonctionnement !

Est-ce que les patrons seraient les seuls français dispensés d'efforts en ces temps de crise ? S'agit-il d'une nouvelle caste, comme les aristocrates sous l'Ancien Régime, qui ne paierait ni taxes ni impôts ? On s'y dirige directement !

De la même façon, l'annonce de la taxation des transactions sur la vente des œuvres d'art de plus de 50 000 € a fait l'objet d'une mobilisation surprenante, notamment de certains directeurs de musées.

50 000 €, c'est tout de même une somme que le commun des mortels, hauts cadres y compris, n'est pas en capacité de débourser si facilement !

Là aussi, la reculade du gouvernement sur cette taxation du marché de l'art a plus à voir avec le marché qu'avec l'art !

L'art comme marchandise, l'art comme placement, l'art pour défiscaliser ses revenus,... Et certains en vivent plutôt bien, dans les beaux quartiers et les belles galeries !

Retraité, ouvrier : cause toujours !

La semaine dernière, jeudi, pour être précis, des dizaines de milliers de retraités ont manifesté dans les rues pour refuser l'image de privilégiés que certains veulent leur coller. Ils refusaient notamment cette taxation des retraites imposables à 0,15 % l'an prochain et à 0,30 % l'année suivante.

Mais là, pas de recul gouvernemental ! Silence.

Deux jours avant, ce sont des dizaines de milliers de salariés de l'industrie essentiellement qui ont répondu à l'appel de la CGT pour refuser l'austérité et exiger une véritable politique de défense de l'emploi industriel, en cette période où se multiplient les plans sociaux.

Et, là encore, fin de non recevoir du gouvernement. L'austérité sera appliquée.

La morale de ces derniers jours, c'est qu'une fois encore, notre gouvernement, comme le précédent, cède aux exigences des milieux les plus favorisés, du patronat notamment, mais continue de faire reposer tous les efforts de la nation sur l'immense majorité de ceux qui n'ont que leur travail, leurs pensions et leurs minimas sociaux pour survivre.

Oui, un gouvernement de gauche aurait dû refuser de céder à la pression des marchés et des riches !

Un gouvernement de gauche aurait dû défendre ses mesures d'égalité fiscale.

En tout cas, un gouvernement de gauche qui n'aurait pas peur de prendre ses responsabilités. Le risque, c'est de semer un peu plus le trouble dans l'esprit des français entre gauche et droite.

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