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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 09:49

Vox Populi - Vox Dei ? La voix du peuple - la voix de dieu ? Les dirigeants de ce pays feignent de l'oublier.

Le principe de la démocratie, c'est de donner au peuple les informations et la formation nécessaires pour comprendre les questions politiques, économiques et sociales qu'ils ont à trancher, et, ensuite, respecter leur choix.

De Maastricht à Lisbonne : une Europe à la dérive... libérale

En 1992, la "grande union" des europhiles allant du PS à l'UMP en passant par l'UDF soumettait à référendum un Traité de Maastricht qui allait amener la monnaie unique (l'euro) et la Banque Centrale Européenne, c'est-à-dire une intégration financière dont on mesure aujourd'hui les dégâts.

Que n'a t-on pas entendu dire des bienfaits qu'allait nous amener cette nouvelle étape de la construction européenne ! Emploi, croissance, amitié entre les peuples,... les promesses étaient nombreuses et ceux qui dénonçaient ce traité étaient forcément de vilains archaïques, d'horribles nationalistes, des conservateurs racistes.

Le 20 septembre 1992, pourtant, seuls 51 % des votants s'exprimaient en faveur du traité. Un camouflet infligé à des partis politiques trustant, déjà à l'époque, 90 % des mandats électoraux, et à des médias ayant mené ouvertement campagne en faveur de ce traité. Malgré tout, les partisans du NON, notamment les communistes, avaient perdu la partie.

En 2005, c'est le Traité Constitutionnel Européen qui était soumis à référendum.

Encore une fois, les communistes se sont retrouvés dans le camp du NON, alertant le peuple sur le piège mortel qu'ouvrait ce traité, sur le plan économique et sur le plan de l'indépendance nationale. D'autres nous rejoignirent dans ce combat, à commencer par une partie du PS menée par Jean-Luc Mélenchon.

Et, comme en 1992, la classe politique europhile, du PS à l'UMP, en passant encore par le Centre et les Verts, se ligua avec les médias pour insulter les partisans du NON et laisser croire qu'une victoire du NON mènerait au chaos.

A l'inverse de Maastricht, c'est le camp du système qui connût une lourde défaite avec un large NON du peuple français (54,67 %), un message bien plus clair que le OUI de 1992 !

N'oublions pas que les hollandais comme les irlandais votèrent également NON lors de leurs référendums.

De nombreux pays n'en organisèrent même pas : les partis sociaux-démocrates et de droite s'entendant pour éviter un désaveu populaire.

Qu'à cela ne tienne ! Les irlandais revotèrent sous la menace. On oublia le NON des Pays-Bas et Sarkozy fit voter dès son élection en 2007 un Traité de Lisbonne copie-conforme du TCE, avec la complicité de députés et sénateurs écolos et socialistes (dont Jack Lang).

La parole du peuple français était violée, une trahison des principes fondamentaux de la démocratie que beaucoup oublient, capables encore de voter pour ceux qui les ont cocufiés.

Avec l'expérience et le recul, notamment depuis l'effondrement du modèle capitaliste libéral en 2008 avec les krachs financiers et immobiliers, le peuple français, comme d'autres, a ouvert les yeux sur les mensonges qu'ont leur avait servi pour les amener à adopter des traités qui n'ont servi que les intérêts d'une minorité de spéculateurs.

La confiance en l'Europe s'est évanouie. Cette Europe qui faisait rêver les lycéens dans les années 80 fait aujourd'hui peur, quand elle ne révolte pas les travailleurs.

Avec le recul, beaucoup regrettent leurs choix passés pour ces différents référendums.

C'est ainsi que selon un sondage Ifop paru lundi 17 septembre 2012 dans Le Figaro, 64 % des Français voteraient contre le traité de Maastricht !

Pour rappel, le OUI l'avait emporté avec tout juste 51% le 20 septembre 1992 !  dans des conditions expresses afin de réduire la réflexion des français : quinze jours de débats supplémentaires et il était retoqué.

Le même sondage nous apprend que, depuis ce fameux traité de Maastricht, l’Union européenne va plutôt « dans la mauvaise direction » pour 67% des sondés. L'euroscepticisme l'emporte haut la main.

Egalement, six Français sur dix rejettent une intégration européenne renforcée, c’est-à-dire avec une politique économique et budgétaire unique. Dix ans après le passage à l’euro, les français jugent que les conséquences de la monnaie unique sont nettement négatives sur la compétitivité de l’économie française (pour 61% contre 24%), sur l’emploi (63% contre 6%) et surtout sur le niveau des prix (89% contre 5%).

Dans le même ton, l’euro serait un handicap dans la crise actuelle pour 45% des sondés, 23% y voyant un atout et 32% ni l’un ni l’autre.

L’Union européenne n’agit pas de façon efficace pour limiter les effets de la crise pour plus des trois quarts (76%) des personnes interrogées (contre 24%).

L’instauration d’un État unique européen n’est jugée probable que par 44% (contre 56%). "Probable" ne voulant pas dire "espéré" !

Ce qui peut paraître a priori paradoxal, c'est que seulement 35% sont favorables à l’abandon de l’euro malgré les critiques faites non seulement au bilan de la monnaie unique mais aussi à l'Europe dont elle est la monnaie. Dans la même veine, à la question de l’intérêt d’appartenir à l’U.E. : 49% pense qu’il est « dans l’intérêt » de la France d’appartenir à l’UE, 27% estime que ce n’est pas dans son intérêt et 24% que ce n’est ni l’un ni l’autre.

Encore une fois, malgré l'expérience des français, le matraquage idéologique des médias et de tous les partis politiques (y compris dans les rangs du PCF, concédons-le !) nous explique qu'il est impossible désormais de quitter l'euro. Créer sa propre monnaie, c'est pourtant ce qu'ont fait tous les anciens pays de l'Union Soviétique dans les années 90, dans des conditions difficiles (avec des économies intégrées), ou ceux de l'ex-Yougoslavie, et, plus récemment, le Timor-Oriental et le sud-Soudan. Pour ne citer qu'eux.

En tout cas, de référendums en sondages, le soutien du peuple français à l'intégration européenne devient faible. C'est même désormais une opposition nette qui l'emporte.

Est-ce la probabilité d'un refus net du peuple français à la ratification du nouveau traité européen, celui de Sarkozy et Merkel, qui amène François Hollande a refusé de soumettre la question par référendum au peuple français ?

Peut-on encore parler de système démocratique quand les deux principales forces politiques, PS et UMP, se mettent d'accord sur cette question pour contourner la souveraineté populaire ?

Après la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne en 2007, la violation de la souveraineté populaire risque de devenir habituelle si nous n'y prenons garde !

Certes, nous savons tous que cette Europe n'est pas au service des peuples d'Europe mais du capitalisme. Ce n'est pas une raison pour laisser faire ! Bien au contraire.

Le PCF, avec le Front de Gauche et une vingtaine d'autres organisations appellent à manifester :

le samedi 30 septembre

départ à 13 h 30

Place de la Nation à Paris

Comme souvent dans l'Histoire de France, c'est au peuple de changer le cours des événements, contre sa classe politique si nécessaire !

Face à une Europe qui plonge les économies des nations européennes dans la crise et les peuples dans la misère, le Parti communiste et le Front de gauche seront aux premiers rangs de ceux qui veulent redresser la France et changer d'Europe.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 09:06

Depuis lundi, s'est entamé un échange acerbe avec un lecteur (belge, semble-t-il) sur "l'hypocrisie" de nos positions par le biais des "commentaires" de l'article sur la blague belge de Bernard Arnault. Ce lecteur nous reprochant une certaine censure de ses propos, nous avons décidé de publier intégralement sa seule longue réponse (à notre connaissance) envoyée par le mail de contact à l'administrateur du blog (et non pas par la rubrique "commentaires" qui permet d'être publié !).

Notre réponse suit son courrier.

Solidaire


Ne faites pas rêver, le réveil sera mortel...
de Arthurbg
" Campagne de pétition lancée par le PCF
- pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,
- pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers
- pour taxer les profits et le grandes fortunes"
Un discours bien hypocrite quand on sait que pas de pétrole, pas de matières premières une zone Euro sous perfusion, La Chine qui est en première loge pour les soldes : le port du Pirée...
Commencez par tenter une union à  l'échelle mondiale et ce n'est pas pour demain que les "gouvernants" au niveau mondial s'unissent pour contrer les Lobbies et ensuite ...on pourra parler
Je suis belge et la France nous a bien manipulé avec DEXIA , a remis le couvert avec BNP Paribas , est en train de le remettre avec Suez Et EDF pour l'électricité en Belgique
On se souvent de l'Europe ...parfois...
Le demain, on rase gratis: Y en a Marre!
L'Europe est en pleine décadence, States pas mieux
La Chine est maitre du jeu dont nous avons initié le processus et que actuellement nous subissons
Ne parlons même pas de Goldman Sachs !
Aujourd'hui, c'est chacun pour soi et le voisin on le piétine s'il le faut !
Regardez l'Afrique et dites-vous que nous risquons de les rejoindre, pas à  court terme, mais ....
La Turquie pourrait evenir le pays le plus riche de l'Europe.....Euuuh !
Langue de bois: assez !


Notre réponse :

Il ne faut pas tomber dans le piège que nous tendent les grands bénéficiaires de trente ans de libéralisme et de dérégulation économique et sociale : des richesses, nos pays en produisent toujours, et de plus en plus ! L'indice nommé PIB (Produit Intérieur Brut) est justement l'indicateur de la richesse d'un pays. Et le PIB est en hausse constante ces vingt dernières années, même faiblement et même cette année !

S'il y a chômage et appauvrissement, c'est qu'il s'agit donc bien d'un problème de répartition des richesses !

Là aussi, les études de l'INSEE montrent également que le 1 % de très riches en France (et cela vaut en Belgique) gagne chaque année en richesses tandis que les 10 % des plus pauvres s'enfoncent dans la misère.

La Chine n'y est pour rien ! Ce sont des choix stratégiques des grands patrons et des actionnaires qui guident la construction d'une Europe basée sur le libéralisme afin de permettre une concurrence qui se fait sur le dos des travailleurs (qui ne peuvent pas délocaliser leurs patrons, eux !). Ce sont les directoires des grands groupes qui décident de délocaliser, en Chine ou ailleurs. Là aussi, les chinois ne font que "récupérer" ces délocalisations.

DEXIA n'est pas la France ! Encore mois le peuple français !

Par ailleurs, il ne faut pas confondre les choix des groupes capitalistes français et le choix du peuple français ! Ce que décident DEXIA ou BNP-Paribas pour la Belgique, ce n'est pas au bénéfice du peuple français ou des salariés de ces entreprises, mais bien pour leurs actionnaires ! D'ailleurs, DEXIA il y a peu et BNP-Paribas aujourd'hui, ont supprimé des emplois en France. Et les communes et collectivités françaises ont beaucoup de mal à obtenir des crédits de DEXIA, pourtant créée pour cela.

J'imagine qu'en Belgique également les grands groupes capitalistes font des choix au bénéfice de leurs actionnaires et au détriment des travailleurs belges et du pays tout entier ?

C'est pour cela que, de tout temps, les communistes affirment que le capitalisme n'a pas de patrie mais que les travailleurs, si ! Un travailleur français ou belge est bien moins "mobile" que le capitalisme, de part ses attaches familiales, culturelles et sociales dans son pays, et de part ses qualifications qui ne sont pas forcément reconnues à l'étranger.

Capitalistes unis - Peuples divisés

Face à cette opposition entre un capitalisme qui investit là où cela lui rapporte, quitte à saborder une économie locale ou nationale entière, et des travailleurs qui sont pieds et poings liés à leur outil de travail "local", la seule défense des peuples, c'est de s'unir, dans le cadre national et au niveau international. Ce que résume le vieux slogan communiste "prolétaires de tous pays : unissez-vous !".

Et l'Histoire nous a montré que les progrès sociaux ont toujours lieu lorsque les peuples sont unis, dans une dynamique "offensive" : grands mouvements ouvriers du XIXème siècle (droits de se syndiquer, création des mutuelles, interdiction du travail des enfants, durée journalière de travail,...), en 1936 avec le Front Populaire (Congés payés, comités d'entreprise, semaine de 40 h,...), en 1947 avec le Conseil National de la Résistance (Sécu, caisses de retraite, statut de la Fonction Publique, grandes nationalisations), en 1968 (hausses salariales fortes, droits syndicaux,...) et même en 1981 (Semaine de 39 h, 5ème semaine de congés payés, nationalisations, ...).

Les propositions que nous faisons ne rentrent pas dans la catégorie du "demain, on rase gratis" mais bien dans cet esprit de démontrer que des alternatives sont possibles à cette crise qui ne touche que les peuples et que l'on nous vend comme une fatalité. Des alternatives crédibles à condition d'abandonner cet esprit de défaitisme que les médias nous inculquent, de s'unir et de se battre !

Et, pour finir, si la Chine est une puissance économique en pleine croissance, c'est peut-être parce qu'elle s'appuie sur un modèle socialiste (très discutable, mais c'est un autre sujet) qui l'a fait sortir du Moyen-Âge pour entrer dans le 21ème siècle en seulement 60 ans ! Idem pour la reconstruction de la France sur les ruines de la seconde guerre mondiale en 1945. Ce qui était possible alors, ne le serait pas avec les richesses d'aujourd'hui ? A d'autres !

Eveiller et rassembler les travailleurs

Non ! Le PCF ne fait pas dans la démagogie !

Les communistes, avec leurs partenaires du Front de gauche, tentent d'éveiller les consciences d'une torpeur, d'un abattement savamment orchestré par le système capitaliste, avec l'aide de ses médias, pour rendre inefficace toute réaction du mouvement social, des travailleurs, face au hold-up en cours sur les richesses produites par les travailleurs.

La langue de bois, ce sont les défenseurs du système qui la manipulent, politiciens, économistes, médias, quand ils nous disent que plus d'austérité et plus d'efforts de la part des travailleurs nous aideront à sortir d'une crise que le système, ses banques, ses actionnaires, ont provoqué.

Vous considérez, cher Arthur, que le PCF est d'extrême-gauche à cause de propositions que vous trouvez irréalistes. Elles le sont pour vous car vous avez accepté la défaite de votre camp, celui du peuple, contre ce système.

En 100 ans d'existence, les politologues ont toujours classés le PCF à gauche. Bien malin qui se targue de chambouler 100 ans de sciences politiques !

En lançant le Front de Gauche, en 2008, le PCF a souhaité justement ouvrir une démarche nouvelle de rassemblement de tous ceux, à gauche mais pas seulement, qui refusent la crise du capitalisme et veulent construire une alternative qui mette en avant l'Humain d'abord !

En s'appuyant sur le mouvement social, syndicaliste ou associatif, et un travail politique de rassemblement, le PCF espère bien que ses propositions acquièrent suffisament de crédibilité pour passer à une phase d'application.

On se rendra alors compte du temps perdu et de la propagande active des médias et des partis libéraux pour convaincre des dizaines de millions de travailleurs de la fatalité de la misère.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 10:38

Ce sont environ 50 000 visiteurs de plus qu'en 2011 qui ont arpenté les allées de la Fête de l'Huma ce week-end.

S'agit-il d'un record ? Pour ces dix dernières années, c'est probable !

En tout cas, avec 650 000 visiteurs, la Fête de l'Huma confirme sa place de première fête populaire en France. De quoi décourager nos médias qui ont obstinément oublié l'événement.

Certes, beaucoup de visiteurs ne sont pas là pour la politique. Les concerts, les animations et la restauration y sont pour beaucoup. Surtout à 20 euros les trois jours.

Mais, l'affluence aux centaines de débats organisés ici et là démontre la recherche de réponses, le besoin d'échange de nombreux visiteurs.

C'était le cas des trois débats organisés sur les stands eurois, l'un sur la culture à Evreux (et le dossier brûlant de son théâtre), le deuxième sur la réindustrialisation sur le stand Vernon/Gisors, et le troisième sur la coopration décentralisée et la réforme agraire à Cuba sur le stand Eure-Seine. Avec une quarantaine de participants à chaque fois, la Fédération de l'Eure a su intéresser.

Nous n'avons pas encore les retours sur les adhésions enregistrées sur la fête. A suivre.

Par contre, l'affluence record enregistrée cette année s'est sentie aux nombreuses ruptures de stocks du samedi soir ou au temps d'attente pour manger sur le stand d'Evreux ce soir là également. Le dimanche a confirmé le ressenti de la veille.

Autant dire que les militants qui se sont dévoués et démenés tout le week-end sur ces stands ont vraiment bien travaillés ! Bravo à tous !

Hors des stands eurois, c'était aussi de la folie ! En termes d'ambiance et d'affluence.

Côté musical, l'affiche a su attirer des publics différents pour satisfaire tous les mélomanes.

Dès vendredi avec le rock agressif de Future of the Left, la jeunesse rock des BB Brunes, l'énergie des Shaka Ponk et le rock new wave des New Order, l'ambiance était posée. Le samedi, entre Bénabar, Peter Doherty, Parov Stellar et Patty Smith, pas le temps de souffler. Pour finir, le dimanche a laissé place au moment classique de la Fête, avec l'Orchestre National de Radio France, puis au swing du duo Lubat - Bohringer avant de finir sur un Hubert-Felix Thiéfaine en très grande forme.

Impossible de résumer tout ce que la Fête de l'Huma a vécu en trois jours. Le mieux, pour la comprendre, c'est d'y venir l'an prochain !

IMGP5700  Bonne ambiance sur le stand Eure-Seine
(Pont-de-l'Arche, Louviers, Val-de-Reuil)IMGP5715

Equipe de choc sur le stand Vernon-Gisors-Etrépagny

IMGP5785

Du monde dans les allées du samedi 

IMGP5733

Les extraordinaires Shaka Ponk seront présents à Rouen,
pour la Fête de l'Huma normande, les 23-24 novembre 

IMGP5797

 Bénabar cloturait sa tournée 2012 à la Fête de l'Huma... en grande forme !IMGP5792Meeting de soutien aux salariés en lutte pour leurs emplois
Fralib, Sanofi, Rotos93, 3 Suisses, glaces Pilpa,...

IMGP5820

Débat sur la coopération avec Cuba
animé par Eric RUIZ et avec Gaëtan LEVITRE

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 08:52

Pour ses partisans, le néolibéralisme n’est pas une idéologie. C’est un projet naturel et évident d’épanouissement des libertés. Il existe toutefois une hiérarchie de ces libertés. Certaines - celles qui concernent l’économie et la finance - sont en effet beaucoup plus importantes que d’autres, et c’est pourquoi, dans ses traités, l’Union européenne (UE) les qualifie significativement de « fondamentales ». Il s’agit des libertés de circulation des capitaux, des biens, des services et des personnes (il faudrait plutôt dire de la main d’œuvre… ). Le tout avec comme principe directeur la « concurrence libre et non faussée ».

L’UE est ainsi devenue la première entité inter-étatique organisée en vue d’inscrire dans son ordre juridique les fondements de l’utopie néolibérale, à savoir l’hégémonie des marchés – en premier lieu des marchés financiers - et le désarmement de l’Etat.

La création de l’euro, par le traité de Maastricht de 1992, a constitué un pas supplémentaire dans cette direction : elle a installé au cœur de l’UE une forteresse de la finance, la Banque centrale européenne (BCE), dotée de considérables pouvoirs et mise à l’abri de tout contrôle démocratique. La BCE réalise ainsi le fantasme de tout banquier central : être totalement indépendant du pouvoir politique, voire lui dicter sa politique. Il faut rappeler que la Bundesbank d’avant l’euro n’était pas complètement autonome par rapport au gouvernement allemand, pas plus que la Réserve fédérale ne l’est aujourd’hui par rapport à la Maison Blanche.

Ce dispositif a été complété par la création de la « troïka » qui, outre la BCE, comprend deux structures tout aussi « indépendantes » : la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Ce sont eux les vrais maîtres de l’Europe, et ils le font sentir sans ménagement aux Etats qui, l’un après l’autre, passent sous leur tutelle et sont rabaissés au statut de protectorats.

C’est déjà le cas de l’Irlande, de la Grèce et du Portugal.

Cela le sera sans doute bientôt de l’Italie, de Chypre, de la Slovénie et de l’Espagne. En attendant d’autres…

Chose impensable il y a encore quelques années, le président de la BCE, Mario Draghi se permet, sans que cela provoque l’indignation générale, de dicter dans le détail aux gouvernements les mesures qu’ils doivent prendre pour « bénéficier » d’un plan de « sauvetage ». Une version européenne des plans d’ajustement structurel longtemps imposés aux pays du Sud par le FMI et la Banque mondiale…

Dans son rapport mensuel publié le 9 août, la BCE exige la baisse des salaires (en particulier celle du salaire minimum) ; l’assouplissement, sinon le démantèlement, des lois de protection des travailleurs ; la fin de l’indexation des salaires sur l’inflation dans les pays où elle existe ; une législation favorable aux entreprises ; la suppression des entraves à la concurrence internationale, etc. Peu lui importe que ces recettes, déjà appliquées, pour tout ou partie, dans la plupart des pays, n’aient fait que provoquer la hausse du chômage et de l’endettement public, ainsi qu’une récession en voie de généralisation. Dissimulé derrière le prétexte de la crise, le véritable objectif est autre : il s’agit de détruire l’Etat social mis en place en Europe après le seconde guerre mondiale et d’y restaurer la toute-puissance du capital.

Il est naïf de se contenter de déplorer l’échec de ces politiques, même si cet échec est total au regard de leurs objectifs officiellement affichés. Grâce à l’UE et à l’euro, on peut au contraire parler d’une grande réussite dans la mise en œuvre du projet néolibéral. Pour l’instant…

Professeur à Paris VIII et journaliste au Monde Diplomatique, BErnard Cassen est une figure du mouvement altermondialiste et ancien président d'ATTAC

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 09:23

L'Humanité de lundi contenait une édifiante interview du prix Nobel d'économie 2001, Joseph Stiglitz.

En quelques questions, ce citoyen des Etats-Unis, reconnu pour ses théories qualifiées de néo-keynésianistes, a été économiste en chef à la Banque Mondiale jusqu'en 2000, avant d'en claquer la porte.

C'est donc une personnalité compétente et reconnue qui démolit trente ans de libéralisme et hurle après les politiques d'austérité qui, de tout temps, ont entrainé des catastrophes économiques et sociales.

Il est heureux de voir cet économiste confirmer ce que les chiffres disent (et pas nos médias), c'est à dire que "ces deux dernières décennies, toutes les augmentations de richesse sont allées tout en haut de l'échelle sociale".

Où l'on retrouve l'esprit de Warren Buffet, l'un des hommes les plus riches du Monde, qui exigeait de pouvoir payer au moins "autant d'impôts que sa secrétaire" ! Pendant ce temps, le candidat républicain aux Présidentielles des Etats-Unis, lui, veut encore baisser les impôts et taxes sur les plus riches. Aveuglement idéologique !

Solidaire


Extraits de l'article paru dans l'Humanité du lundi 10 septembre.

« L'Humanité » : comment expliquer l'acharnement à imposer des politiques d'austérité un peu partout alors qu'ils sont injustifiables économiquement ».
Joseph Stiglitz : « c'est pour moi un véritable mystère. Nous avons expérimenté de telles politiques d'austérité des dizaines de fois et, à chaque fois, cela a été un échec. En 1929 cela a été le cas avec le président des États-Unis Herbert Hoover qui a transformé l'effondrement de la bourse en une grande dépression. Plus récemment, le FMI a fait pareil dans le Sud-Est asiatique et en Argentine et cela a été un désastre. La plupart des pays européens qui ont engagé politique d'austérité sont maintenant en récession ; l’Espagne, la Grèce sont en dépression. Compte tenu toutes ces expériences, la possibilité pour les politiques d'austérité de réussir parait minime. La plus forte probabilité est que l'économie cesse de croitre, les recettes fiscales cessent d'augmenter, les dépenses sociales et le chômage continuent d’augmenter et que au final, les améliorations budgétaires espérées ne soient pas au rendez-vous ».

« L’Humanité »: suffit-t-il qu'il y ait un bon état pour sortir de la crise ? »
Joseph Stiglitz: « c'est complexe, car, qu'entendez-vous par un « bon état » ? On peut avoir un État bien intentionné qui ne comprend rien à l'économie ou qui croit que l'austérité ça fonctionne. Mais s'il met en œuvre une politique d'austérité, aussi bien intentionnée soit-il, il est probable que le résultat ne sera pas bon. D'un autre côté, si vous avez un État qui reflète l'intérêt des banquiers, on peut être certain qu'il sera incapable de sortir de la crise d'une manière qui serait profitable à la plupart des citoyens. »

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 08:03

C'est le début de l'événement populaire de la rentrée, le rendez-vous des 11 % d'électeurs qui ont choisi le candidat Front de gauche en avril dernier, la Fête de l'Humanité !

Entre musique et gastronomie, expositions et livres, débats sérieux et franche rigolade, la Fête de l'Huma brasse 600 000 participants dans une marmite de fraternité, une ambiance incomparable où flotte l'esprit communiste, celui de l'échange, de la tolérance et de l'espoir en un avenir meilleur.

Inutile de nous chercher sur les marchés ces trois jours ! Nous serons nombreux du sud de l'Eure à virevolter dans la foule dense des allées du parc du Bourget, à recharger nos batteries sous les arbres de Seine-Saint-Denis.

Les stands eurois afficheront sans doute complet, comme chaque année. En tout cas, si vous passez par là, n'hésitez pas à nous faire un coucou en passant !

Je vous laisse. L'appel de la Fête est le plus fort.

Huma 2011 - 16 septembre (2)

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Huma 2010 - 06

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 09:00

Peut-être pas spontanée, l'attaque du consulat américain de Benghazi a entrainé la mort de l'ambassadeur des Etats-Unis et de plusieurs autres personnes. Le piège libyen se referme sur les occidentaux, comme l'Afghanistan ou l'iraq.

D'un côté, il y a l'analyse et la réflexion, l'étude des leçons de l'Histoire. De l'autre, il y a l'appât du gain des entreprises privées et l'empressement des états à répondre à leurs exigences.

Côté leçons de l'Histoire, les expériences afghanes et iraquiennes ont clairement montré que les aventures militaires de l'Occident contre des gouvernements étrangers finissaient par se retourner contre les Occidentaux eux-mêmes. Et encore plus loin, l'exemple somalien, et l'intervention américaine dans ce pays avant l'Iraq, a également tourné au fiasco.

Un minimum de réflexion aurait dû amener nos gouvernements à ne pas se lancer dans des programmes de destabilisation militaire de la Libye, surtout en s'appuyant sur les courants islamistes les plus radicaux, ceux qui sont en plus connus pour être des ennemis irréductibles de l'Occident !

Mais voilà ! Derrière la chute du gouvernement libyen, il y a des intérêts financiers et économiques pour des groupes étatsuniens ou européens, comme les compagnies pétrolières. Le scénario iraquien reproduit en Libye.

La production pétrolière libyenne a repris, ce coup-ci non pas par le biais de l'état libyen, qui s'en servait pour financer gratuitement écoles et logements pour les libyens, mais pour le compte de compagnies pétrolières dont le groupe Total.

Pays en ruine dont la principale source de revenu finance désormais des actionnaires étrangers, pays divisé par une guerre entre des milices diverses armées par les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne ou le Qatar, la Libye subit désormais le joug de groupes mafieux ou islamistes, au choix.

A s'appuyer sur de tels "alliés", pas étonnant que la situation finisse par tourner au vinaigre une fois le seul objectif commun atteint, en l'occurence, la chute de Kadhafi et de l'état laïc !

Et, comme en Afghanistan ou en Iraq, une fois les structures politiques et civiles de l'état laïc détruites, ce sont des groupes islamistes radicaux, grassement financés par nos grands "alliés" arabes, le Qatar et l'Arabie Saoudite, qui prennent le dessus, entrainant quelques pauvres bougres perdus dans leur pays ruiné.

Et l'Occident finit par en payer le prix.

C'est ce qui est arrivé mardi soir en Libye.

Des hommes armés ont attaqué notamment avec des roquettes le consulat des Etats-Unis à Benghazi (est libyen), considéré désormais comme un fief des islamistes radicaux.  Avant la chute de Kadahafi, que n'a t-on pas encensés les rebelles de Benghazi ! Doit-on en rire ou en pleurer ?

Des bombes artisanales ont été lancées et des affrontements ont opposé les forces de sécurité aux hommes armés parmi lesquels des salafistes, selon les témoins. Le consulat a été incendié après avoir été pillé et vandalisé.

L'ambassadeur Chris Stevens, ardent soutien de la révolte contre le régime Kadhafi, et trois fonctionnaires du consulat ont péri. Trois à six civils américains auraient été blessés, selon des responsables américains.

Des agents de sécurité libyens ont également été tués (mais là, pas de chiffres : on s'en fout ! ce sont pas des américains !).

A l'origine officielle de l'attaque, la diffusion sur internet d'un film provocateur et salissant l'islam, tourné par un réalisateur israélo-américain. Un véritable pamphlet anti-musulman, volontairement lancé sur le web alors que la situation est tendue entre Etats-Unis et islamistes du monde entier ! Une tactique bien connue du pouvoir israélien, qui menace actuellement  de guerre l'iran.

Dans ce cas, il s'agirait plutôt d'une excuse dont se seraient saisis les islamistes pour passer à l'offensive vue la préparation quasi militaire de l'assaut.

Encore une fois, l'Histoire nous a montré que provoquer une guerre d'agression (Iraq ou Afghanistan) ou une guerre civile (Libye) n'entraine que des catastrophes pour les peuples de ces pays, par les destructions directes et les nombreuses victimes, et par les conséquences économiques et sanitaires à long terme. Mais, pour les occidentaux, les conséquences sont également dévastatrices : l'intervention contre un peuple entraine automatiquement la radicalisation d'une partie de la population et destabilise tous les pays voisins. On le voit avec le Mali, dans le cas libyen.

L'aveuglement occidental après l'Afghanistan et l'Iraq, puis la Libye, nous amène aujourd'hui à reproduire les mêmes erreurs dans le dossier syrien. Là aussi, soutenir et armer une guérilla en partie islamiste n'entraine qu'une guerre civile dévastatrice pour les civils syriens et destabilisatrice pour toute la région, Liban et Turquie en tête.

Mais, comme en Libye ou en Iraq, les objectifs des régimes occidentaux en Syrie n'ont rien à voir avec la démocratie et avec le bonheur des syriens. Rien à voir non plus avec les intérêts des simples citoyens français.

Géopolitique et stratégie de guerre économique sont les motivations de nos gouvernements dans ces conflits. Les médias servant de relai à la propagande officielle, comme pendant toute période de guerre.

Mais, pour les forces politiques qui ne sont pas aux ordres des puissances financières et industrielles, comme le Parti communiste, il ne peut pas y avoir de soutien à ces stratégies suicidaires de guerres directes ou indirectes avec d'autres pays.

Bien au contraire, par internationalisme, nous soutenons les luttes autonomes de ces peuples pour la démocratie et nous dénonçons les collusions de nos gouvernements avec les régimes qui oppressent leur peuple, comme ceux de la Françafrique, comme Bahreïn, l'Arabie Saoudite, le Qatar ou encore l'oppression du peuple palestinien par l'Etat d'Israël.

Dans le cas syrien, par exemple, nous sommes au côté des démocrates syriens à l'origine des mouvements sociaux du printemps 2011, notamment les syndicalistes et communistes syriens, opposants qui aujourd'hui ne peuvent plus s'exprimer contre le pouvoir syrien mais qui nous appellent à faire pression sur nos gouvernements pour qu'ils arrêtent de soutenir la rébellion armée en Syrie.

Malgré les exemples afghans et iraquiens, la France a suivi les Etats-Unis dans l'aventure libyenne. Les conséquences se font tout juste sentir.

Malheureusement, nous n'avons pas le sentiment que le nouveau gouvernement français soit en capacité de résister aux vélléités guerrières des Etats-Unis et des grands groupes industriels dans le dossier syrien.

Comme à l'époque de l'Indochine ou de l'Algérie, et à l'inverse du dossier lybien, ce sera au peuple français d'indiquer clairement à son gouvernement son refus d'une implication militaire de notre pays au côté des rebelles syriens.

Le rôle de la France doit être de calmer le jeu et de pacifier la région afin de permettre une résolution pacifique et politique de la crise syrienne.

Pour le bien des syriens, comme pour le bien des français.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 09:53

Refus d'un référendum européen par Bruxelles et refus d'un référendum français par l'Elysée : battons-nous pour la démocratie !

L'espace démocratique européen est des plus réduit. Les commissaires européens peuvent refuser toute initiative populaire pourtant inscrite dans le traité de Lisbonne tandis que le gouvernement français s'obstine à refuser au peuple le droit de s'exprimer sur le nouveau tour de vis économique et démocratique que constitue le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), autrement appelé traité Sakozy-Merkel.

Une initiative européenne bloquée par Bruxelles

L’initiative citoyenne européenne (ICE) est une disposition du traité de Lisbonne qui permet à un comité de sept citoyens de faire une proposition d’acte juridique. Ils doivent pour cela recueillir, en un an, au moins un million de signatures dans sept pays par voie de formulaires ou d’Internet. Si l’objectif est atteint, la Commission est contrainte de le traduire en acte juridique ou d’expliquer pourquoi elle le refuse. Il faut un nombre minimal de signatures dans ces sept pays. Le plancher français est de 55 500 noms.

La commission européenne vient pourtant de refuser la proposition d'initiative citoyenne européenne visant la création d'une banque publique européenne portée par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du Parti de la Gauche Européenne et six autres personnalités européennes, Alexis Tsipras, Président de la coalition Syriza de Grèce, Marta Sanz, écrivaine espagnole, Heinz Bierbaum, syndicaliste et député allemand, Judit Morva, intellectuelle hongroise, Lidia Menapace, de l'association des partisans italiens et Nico Cue, syndicaliste de la FGTB Belge.

Face aux politiques d'austérité et de toutes les mesures « de gestion de la crise », les partisans de cette initiative voulaient porter l'idée d'une banque qui, contrairement aux banques privées qui spéculent au lieu d'investir dans l'économie réelle, ait pour mission de financer les services publics et des innovations industrielles écologiques et respectueuses des droits des salariés. Au moyen d'une grande campagne pour récolter 1 million de signatures de citoyens européens, cela aurait pu favoriser l'intervention citoyenne dans le chemin vers une sortie de crise.

Le motif de ce refus est consternant : « la commission considère qu'il n'y a pas de base juridique dans les traités qui permettrait de présenter une proposition d'un acte juridique établissant un tel organisme ».

Il y a au moins deux leçons à tirer de ce blocage de la commission. La première est que les dogmes sacrés qui guident les choix de l'UE et qui conduisent chaque jour un peu plus tous les peuples européens vers l'abîme, empêchent toute proposition innovante au service des peuples. La refondation des objectifs de l'UE est plus que jamais nécessaire pour trouver des issues à la crise. La seconde est que le pouvoir des citoyens sur les décisions européennes reste à conquérir. C'est évident au regard du pouvoir exorbitant que s'octroient les commissaires politiques européens !

Il est inadmissible que le jour où la banque centrale européenne en décidant le rachat direct de titre de dette des Etats membres de la zone euro, reconnaît l'échec de ses choix antérieurs, la commission européenne décide de refuser la possibilité même d'une telle campagne.

Dimanche 30 septembre : 25 organisations contre le Traité européen

25 organisations appellent les français à la mobilisation contre le traité de fer signé Sarkozy et Merkel et que les socialistes français, avec la complicité de l'UMP et du Modem, tentent de nous imposer en catimini.

La pétition de l'Humanité et les tracts que nous diffusons sur les marchés, dans les quartiers ou aux portes des entreprises, sont les seules informations que possèdent les français sur le débat autour du traité européen qui imposera l'austérité permanente et le contrôle de Bruxelles sur les budgets nationaux. Le silence des médias est tel que Claire Chazal a "oublié" d'en parler l'autre soir sur TF1 lors de l'interview de François Hollande ! !... Trop fort !

Encore une fois, comme en 2005 avec le Traité Constitutionnel Européen, les soi-disantes valeurs démocratiques défendues par l'Europe et par nos grands partis "démocrates" , sont bafouées, foulées au sol.

Comme en 2005, c'est de la gauche radicale et du mouvement social et syndical que part la mobilisation pour sauver la démocratie, le droit du peuple à décider de son sort.

Le dimanche 30 septembre, donc, sera organisée à Paris (heure et lieu à confirmer) une grande manifestation nationale pour exiger un débat public et démocratique sur un traité qui est loin d'être minime, débat débouchant sur un référendum. Parmi les premiers signataires, on retrouve le PCF et le Front de Gauche bien sûr, mais aussi d'autres forces politiques du Front de Gauche (Fase, C&A, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, PCOF, Parti de Gauche, République & Socialisme) ou non (NPA), des syndicats (Solidaires, Sud BPCE), des associations d'économistes et altermondialistes (Attac, CADTM, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic) et d'autres structures (Aitec-IPAM, AC !, ANECR, , Cedetim-IPAM, CDDSP, CNDF, Marches Européennes, , Résistance Sociale).

La réussite de cette première initiative publique, quinze jours après le grand rendez-vous populaire de la Fête de l'Humanité, sera un appui pour la lutte contre l'austérité, contre le verrouillage démocratique et contre l'Europe du Capital.

Alors que le système capitaliste est en crise, les institutions européennes et nationales tentent de verrouiller l'économie et les libertés pour empêcher l'émergence de toute politique alternative au libéralisme actuel.

Il est dommage qu'un gouvernement français se réclamant de la gauche se plie à ces pratiques peu démocratiques.

Face à une Europe qui se referme autour de ses dogmes libéraux et refuse toute remise en cause, c'est au peuple de prendre la parole, d'effectuer sa révolution citoyenne, pour reprendre le pouvoie et exiger une société plus démocratique, plus solidaire. C'est le sens profond du combat pour un référendum sur le traité européen.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 10:02

Supprimer les frontières, les règlementations sociales et les impôts sur les riches, base de toute politique libérale, ne fait pas baisser le chômage. Loin de là !

Un taux de chômage européen à 8 % en novembre 2008.

Un taux de chômage européen à 10,1  % en juillet 2011.

Un taux de chômage européen à 11,3 % en juillet 2012.

Voici le résultat dramatique des politiques de nos gouvernements en Europe !

Il ne s'agit pas de fatalité due à une quelconque concurrence mondiale ni d'incompétence de la part de nos dirigeants. Ce chômage qui explose est le fruit de politiques mûrement réfléchies lancées dans les années 80 par Ronald Reagan aux Etats-Unis et par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne sous le label de libéralisme économique.

En trente ans, ces politiques n'ont jamais amélioré le marché de l'emploi dans les pays où elles ont été appliquées. Elles n'ont jamais empêché la désindustrialisation et la précarisation des conditions de vie des travailleurs, bien au contraire.

Le coeur du libéralisme, c'est bien l'ouverture des frontières et la mise en concurrence des biens... et des personnes.

Mais qui peut profiter des "bienfaits" de cette concurrence si ce n'est ceux qui détiennent suffisament d'argent, de "capital", pour déplacer ses sommes de pays en pays selon les profits qu'ils peuvent en tirer ?

Que peut un salarié, ouvrier, technicien, fonctionnaire ou cadre, contre une délocalisation, un refus d'investir dans la recherche ou la modernisation d'une entreprise, une baisse des salaires ou des protections sociales dans un pays voisin... ou lointain ?

Le message positif sur les "bienfaits" de l'Europe et de la mondialisation se sont évanouis depuis belle lurette. Ceux qui voyaient l'Europe comme une chance de voyager, de connaître d'autres cultures, il y a encore vingt ans, ceux-là sont peu nombreux, notamment chez les jeunes.

L'Europe ne fait plus rêver. Elle fait même peur.

C'est en fait ce système économique qui fait peur.

Quel est ce monde, ce système politique et économique où 85 % des personnes interrogées estiment que leurs enfants sont plus exposés qu'eux au risque de pauvreté ? Quel est ce régime qui fait que 58 % des enfants de 8 à 14 ans ont "peur" de devenir pauvres ? C'est pourtant le résultat d'une enquête effectuée pour le Secours populaire par l'institut Ipsos.

8,2 millions de français sont considérés comme pauvres par l'INSEE. 13,5 % d'entre nous !

C'est la réalité de la France de 2012, bien loin de l'époque bénie des années 70 et du début des années 80, avant la mondialisation capitaliste, avant l'intégration européenne et avant l'arrivée du libéralisme économique.

Aujourd'hui, même une parti de la gauche s'est convertie aux lois du marché et au libéralisme ! C'est le cas d'une grande partie de l'appareil socialiste.

Comment comprendre autrement cette passivité du gouvernement Hollande-Ayrault face aux dizaines de plans de licenciements partout en France ?

Partout des batailles autour de l'emploi sont menées : PSA à Aulnaye, Fralib à Marseille, IPSEN ou Sanofi pour la pharmacie, Pétroplus en Seine-Maritime, M-real dans l'Eure,... La liste est bien plus longue !

Toutes ces batailles tiennent parce que les salariés s'accrochent à leur entreprise, à leur emploi, parce que des syndicats puissants et organisés, CGT en tête, les assistent, parce qu'ils trouvent localement des appuis politiques, auprès des militants et élus communistes principalement.

C'est toujours la mobilisation des salariés, de leurs familles et de leurs élus qui impose au gouvernement des actes en faveur de ces emplois. Le cas Sealink est exemplaire avec la reprise en SCOP (coopérative ouvrière) de la navigation etre Calais et Douvres. Le député communiste européen, Jacky Hénin, calaisien lui-même, était au côté des salariés de Sealink tout au long de la lutte, comme l'est Gaëtan Levitre, maire et conseiller général d'Alizay, dans le cas des M-real. Pour  eux, comme pour les Sealink, la victoire est au bout !

Avec un taux de chômage qui va atteindre 10 % de la population active d'ici la fin de l'année, la France a besoin d'un sursaut populaire, d'une mobilisation pour bouger les lignes politiques et pousser ce gouvernement à rompre avec les dogmes libéraux qui l'enchainent.

Dossier de l'emploi et dossier européen sont intimement liés. Les communistes seront en action aux premières loges, comme lis le sont depuis toujours, pour informer et éveiller chacun à cette nécessaire mobilisation pour défendre nos intérêts de travailleurs, c'est-à-dire nos emplois, nos salaires et nos acquis sociaux.

Premier gros rendez-vous de rentrée : la Fête de l'Humanité, le week-end prochain au Bourget (93) avant la journée de mobilisation sur l'emploi à l'appel de la CGT, le 9 octobre prochain.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 09:08

Guerre de communiqués ce week-end sur la demande de naturalisation de Bernard Arnault à la Belgique.

Il demande la nationalité belge mais c'est pour faire "fructifier ses affaires en Belgique". Décidément, les riches patrons prennent les français pour des abrutis !

Qui peut croire à cette incroyable justification ? Bernard Arnault, grand patron du groupe de luxe LVMH et première fortune de France, demande la nationalité belge uniquement pour faire fructifier ses affaires en Belgique ? C'est sûr ! Le marché belge est gigantesque et le luxe n'y est pas encore implanté ! Une histoire belge ?

Le communiqué du groupe LVMH qui lance cette information cherchait à jouer au pompier face à une polémique qui a rang de scandale économico-social en cette période où tout les grands patrons et spéculateurs réunis demandent aux français et à leur état de faire des "efforts" et des économies.

Quand on sait que seigneur Arnault a annoncé qu'il irait de toute façon à Monaco, paradis fiscal bien connu, si sa demande de naturalisation belge ne donnait rien. On comprend mieux l'attachement de ce monsieur au pays de Tintin ! Nul.

Ce qui est certain, c'est que la démarche de Bernard Arnault tombe au moment où le gouvernement Ayrault se souvient subitement qu'il est de gauche et annonce une imposition des revenus de plus d'un million d'euros (par personne, pas par foyer !) à hauteur de 75 %.

Bon, l'idée est peut-être bonne mais ni les sportifs, ni les artistes ne sont concernés. On se demande pourquoi ? Déjà une grande majorité de nos footballeurs et joueurs de tennis sont domicilés à l'étranger. Qu'est-ce que ça change ?

Ne parlons pas de nos "artistes" ! On parle de Jeannot les Vacances (Johnny Hallyday pour les anglophones) mais sont aussi concernés des personnages plus charismatiques comme Yannick Noah.

Sur le fonds, la question est de savoir de quel droit des gens qui accumulent des richesses pharaoniques en France, par la spéculation, par des salaires immérités au regard des résultats économiques qu'ils produisent, ou par des activités artistiques ou sportives que financent les français, peuvent-ils bénéficier d'une fiscalité qui leur permet d'échapper à l'effort commun de financement de la collectivité ?

Y-a t-il une morale dans tout ça ?

On nous rabat les oreilles depuis des années sur une crise qui exigerait de chacun des efforts importants, par la modération salariale, par des déremboursements médicaux, par des hausses de TVA, bientôt de la CSG. Les citoyens sont appelés à réduire leurs dépenses, leurs loisirs, leurs soins médicaux, à travailler plus longtemps pour espérer, peut-être, une retraite... un jour.

Par contre, ces efforts ne concerneraient pas ceux qui ont hérité d'une grande richesse de leur famille, comme les Bettencourt, ceux qui se retrouvent à la tête de groupes industriels, commerciaux ou financiers et qui multiplient les bénéfices en fermant des usines en France (Carrefour, PSA, Alcatel,...) ou ceux qui ont échappé à l'usine ou au bureau en poussant la chansonnette ou en tapant dans un ballon ?...

Encore une fois, on nous explique que c'est aux victimes de payer cette crise économique, provoquée par un système capitaliste qui joue à la roulette russe avec l'argent issu des richesses produites par les travailleurs ! Les responsables, à la tête des grandes entreprises, à la tête des fortunes qui croissent en Bourse, et ceux qui détiennent le plus de richesses en France, ceux-là seraient dispensés de tout effort ?

Non ! Il n'ya pas de morale car le capitalisme n'est pas une philosophie morale, c'est un système économique qui a pour objectif de faire croître le capital, quel qu'en soit le prix !

Pendant la campagne des Présidentielles, avec le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, nous avons défendu l'idée que tout chef d'entreprise exerçant son métier en France devait payer des impôts en France.

De la même façon, nous avons proposé que tout sportif qui souhaite porter le maillot de l'équipe de France, en foot, en tennis ou en un autre sport, doit lui aussi payer des impôts en France.

Le cas Arnault, à la suite d'autres grands patrons, sportifs ou chanteurs, montre la validité de cette proposition.

Bernard Arnault veut partir en Belgique ? Soit ! Mais qu'il laisse son salaire et ses avantages à un nouveau dirigeant imposable en France !

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