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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 10:28

Une étude montre que près de 10 % des français sont à plus de 30 minutes d'un service d'urgence, mobile ou non.

Le décès d'un bébé sur une aire d'autoroute près de Figeac a relancé le débat sur la fermeture des maternités de proximité que le pouvoir précédent, de droite, avait violemment accéléré.

Les travaux d'un professeur français viennent compléter ce tableau bien sombre d'une France qui régresse sanitairement avec la réalisation d'une carte du temps d'accès aux services d'urgence.

C'est que François Hollande avait fait un point fort de son programme sur la santé, en promettant de fixer " un délai maximum d'une demi-heure pour accéder aux soins d'urgence". Le candidat socialiste devait revenir sur cet engagement, le mardi 13 mars à Romans, dans la Drôme, lors d'une table ronde organisée avec des professionnels de santé.

A l'époque, la droite lui rétorquait que 95 % des français avaient accès à des services d'urgence en moins de 15 minutes.

Pour y voir plus clair, Emmanuel Vigneron, professeur d'aménagement sanitaire à l'université de Montpellier et auteur du livre Les Inégalités de santé dans les territoires de français (Elsevier Masson, 2011), vient de réaliser la carte du temps d'accès aux structures d'urgences, soit dans les services dans les hôpitaux, soit à d'arrivée du service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR).

Il en ressort que 90,4 % de la population y a accès en moins de 30 minutes."Cela fait plus de 6 millions de Français de métropole qui n'ont pas un accès rapide aux urgences, auquel il faut ajouter des habitants des DOM-TOM ", commente-t-il.

On peut déjà ergoter sur 30 minutes : est-ce assez ou trop long ? En tout cas, on est déjà bien loin des affirmations de l'UMP et de son quart d'heure !

Mais, que peut-on dire d'un système de santé qui place plus de 10 % de sa population dans des temps d'arrivée des secours spécialisés (SAMU-SMUR) de 30 à 45 minutes, voire plus d'une heure dans certains secteurs ?...

On pourra toujours dire que certains secteurs isolés ne peuvent pas être aussi bien desservis que d'autres. D'accord !

Mais, si l'on regarde la carte d'Emmanuel Vigneron, certains secteurs éloignés des secours se situent en plaine, essentiellement en zones rurales et semi-rurales ! Ces citoyens auraient-ils le devoir de payer des impôts mais n'auraient-ils pas le droit d'être secourus et sauvés dans des conditions et des délais décents ?

Ce sont d'ailleurs les territoires en bordures de limites départementales qui sont affectés, là où la population se trouve éloignée de la préfecture où l'Etat a concentré ce qu'il reste de secteur médical public.

Cette disparition des services publics de santé dans les zones les moins peuplées des territoires se constate plus généralement sur tous les services publics : fermetures d'écoles, fermetures de bureaux de poste, fermetures de gendarmeries, de trésoreries publiques, concentration des services d'intervention des télécoms ou d'EDF,... la "rationalisation" des dépenses entraine un abandon du territoire par l'Etat lui-même.

Au niveau des secours sanitaires, si l'on regarde la Haute-Normandie, l'Eure est concernée, notamment sur le sud-est du département et, surtout, en bordure nord, près de la Seine-Maritime. Ce département est d'ailleurs particulièrement désavantagé puisqu'une grande partie de son territoire est à 30 - 45 minutes d'un secours sanitaire et qu'une partie, aux confins de la Somme et de l'Oise, est même à plus d'une heure !

Les combats que mènent un peu partout les comités de défense de l'hôpital public visent notamment à éviter cette effondrement du maillage sanitaire français. Ne voir la santé que comme un coût qu'il faut réduire (les technocrates parlent de "rationaliser"), c'est forcément créer des zones noires, des trous, et exposer une partie de nos concitoyens à des risques sanitaires accrus.

Cette question concerne tout le monde et pas seulement ces 10 % de français. Cela concerne tout le monde car nous pouvons a tout moment être victimes d'un problème de santé en traversant une de ces zones : accident, malaise, accouchement,...

D'autre part, les reculs constatés en France sur des questions essentielles de vaccination font courir des risques à toute la population. Les suivis chancelants et les prises en charge de moins en moins importantes par la Sécu de certains soins et vaccins y sont pour beaucoup.

On peut facilement imaginer que lors d'un hiver particulièrement rigoureux (neige ou verglas) ou avec des intempéries fortes (grands vents, inondations,...), ces zones éloignées des secours se trouvent soudainement très agrandies !

Dans l'Eure, que ce soit pour la qualité des services offerts par les gros hôpitaux existants (Evreux-Vernon) ou pour le maintien des hôpitaux de proximité ou des maternités (Bernay, Gisors,...), il s'agit de question de santé publique qui concerne tous les eurois et, au delà, tous les français.

Parce que la santé n'est pas une marchandise, c'est au service public d'assurer un égal accès de tous aux services de secours d'urgence, aux hôpiatux, aux maternités comme à la médecine générale et spécialisée. C'est le rôle fondamental de l'Etat, celui qui lui est assigné par la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Avec ses militants et ses élus, le Parti communiste s'investit activement pour défendre hôpitaux et maternités, pour exiger un meilleur remboursement des actes médicaux et des médicaments.

Sur ce dossier, comme sur les autres, la gauche au pouvoir ne doit pas décevoir. Elle ne doit pas flancher face aux règles à calcul ni face aux appétits du secteur privé, toujours prêt à investir là où cela peut lui rapporter de l'argent.

Contrôler le prix des médicaments, contrôler les tarifs médicaux, supprimer les abattements de charges sociales accordés aux entreprises, c'est assainir les comptes de la Sécu.

Maintenir des hôpitaux et des maternités publics pour mailler le territoire, former plus de médecins, embaucher des infirmiers et des aides-soignants, c'est assurer l'avenir sanitaire de notre pays.

Ce serait éviter à l'avenir que d'autres bébés ne meurent avant d'arriver à la maternité. Ce serait éviter que n'apparaisse une nouvelle catégorie de victimes de la route : les patients éloignés des services sanitaires de secours.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 10:16

L'UDI de Borloo, c'est le rateau centriste d'une droite française qui dérive vers le gouffre brun de l'extrême-droite.

L'Union des Démocrates et Indépendants fleure bon la naphtaline des années Giscard et de la défunte Union pour la Démocratie Française. Rien que les noms (UDI et UDF) et les sigles se ressemblent !udiLogo UDF -1998 

La raison principale qui est à l'origine de la création de cette UDI, ce serait le regroupement des sensibilités libérales (!) et sociales (On ne rit pas !) de la droite émiettées actuellement en une pléïade d'organisations : Nouveau Centre d'Hervé Morin, Parti Radical de Jean-Louis Borloo, Alliance centriste de Jean Arthuis, Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel, Centre National des Indépendants et Paysans,...

De fait, il s'agit d'un regroupement de petites organisations créées autour de personnalités et regroupant des élus de droite autour de petites écuries présidentielles : Borloo et Morin ont été virtuellement candidats à la Présidentielle 2012 !

Ce qu'assument ses fondateurs, c'est que cette UDI sera un parti partenaire de la droite "républicaine", en clair de l'UMP. Partant de ce principe, l'UDI n'est donc pas un parti du centre, mais bien un parti de droite !

Notons au passage la contradiction sémantique de l'ex-socialiste Bockel avec son micro-mouvement de la Gauche Moderne ! La "Gauche Moderne" membre d'un parti de droite ? La "Gauche de Droite" devrait être son nouveau nom ?...

Je referme la parenthèse pour en revenir à l'UDI.

Hier, sur une chaîne d'info, le député Yves Jégo, ci-devant bombardé à l'UDI "Rapporteur général en charge du gouvernement de l'alternance" (??), comparait la droite française à un peigne qui n'aurait qu'une dent (l'UMP). Avec l'UDI, elle aurait désormais plus de dents pour ratisser les électeurs !

Si ! Si ! C'est bien ce qu'il disait !

Ce sympathique Jégo, élu dans une mairie populaire où il manque une opposition (Montereau-Fault-Yonne, 77), a laché une vérité essentielle sur l'UDI de Borloo : le nouveau parti "centriste" a pour rôle d'attirer à lui un électorat modéré qui s'éloigne actuellement d'une UMP beaucoup trop alignée sur des positions extrémistes afin, ensuite, de rabattre cet électorat vers la droite, en clair, vers l'UMP, dont les cadres de l'UDI sont issus.

Cette stratégie n'a rien de nouveau. On a vécu la même chose du temps de Giscard, à l'époque où les partis de droite étaient déjà des écuries présidentielles, l'UDF pour Valéry Giscard d'Estaing et le tout jeune RPR pour l'impétueux Jacques Chirac. A l'époque, UDF et RPR faisaient jeu égal électoralement avant que le RPR ne finisse par devancer puis avaler l'UDF.

Certains tentent aujourd'hui de réveiller le mort centriste.

Bayrou s'y est essayé. Sans succès. Morin et Borloo ont tenté une démarche plus sournoise, sous l'aile UMP. Sans succès également.

Au fond, au delà des personnalités, la grande question est de savoir ce qui différencie UMP et UDI ?

Là dessus, l'UDI de Borloo et Morin s'annonce pro-européenne (comme l'UMP), libérale (comme l'UMP) et de droite (comme l'UMP) mais du centre (OVNI politique), sociale (ça mange pas de pain !) et écologiste (ça fait bien !).

Ce qui semble différencier UMP et UDI, ce n'est finalement que le discours plus réactionnaire de l'UMP, pour ne pas dire pire, sur les étrangers et les musulmans. Pour le reste, la présence des dirigeants de l'UDI aux différents gouvernements de droite qui se sont succédés ces dix dernières années en France, notamment sous Sarkozy, suffit à montrer que économiquement et socialement, UMP et UDI, c'est bonnet blanc et blanc bonnet !

Borloo, Morin et consorts ont simplement sorti de la naphtaline le cadavre de la défunte UDF à un moment où l'alignement idéologique de l'UMP sur l'extrême-droite leur offrait une fenêtre politique pour créer un espace à la dimension de leurs égos.

L'UDI a choisi le réveil comme totem. Elle aurait aussi bien pu choisir l'accordéon, histoire de renouer avec les symboles et les valeurs de la France giscardienne qu'elle ressuscite !

  Logo-UDI-accordeon.JPG

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 09:04

Les élections communales de dimanche dernier, en Belgique, restent mystérieuses pour nombre de français tant les alliances entre forces politiques sont sinueuses chez nos voisins.

Cependant, les journallistes se sont rués sur les scores élevés du N-VA, parti flamand aux relents fascistes. Une percée de ce parti partiellement compensée par l'effondrement du Vlams Belang, autre force nationaliste flamande qui faisait les unes aux élections précédentes.

Côté francophone, d'ailleurs, les cousins belges du Front National sont en pleine déconfiture. Si seulement les français pouvaient aussi tourner le dos au mirage brun !...

PTB--.JPGCe qui à noter, à notre avis, c'est la poussée de nos camarades du Parti du Travail de Belgique (PTB) et de leurs listes ouvertes PTB+.

Dans un pays où la tradition communiste s'était émoussée, le PTB mène une bataille de longue haleine pour reconstituer un front politique radical au coeur même de la bête européenne. D'années en années, de scrutins en scrutins, ce travail paye malgré la difficulté à constituer des listes dans les communes.

Bravo à nos camarades belges ! Prolétaires de tous les pays : unissons-nous !

Solidaire


Percée du PTB+ dans le pays (article La Libre Belgique)

Le PTB+ s'est enorgueilli dimanche dans un communiqué d'avoir réalisé une "percée" telle que le propulse aujourd'hui comme "force émergente à gauche dans toute la Belgique". Le parti du travail de Belgique (PTB+) obtient pas moins de 12 conseillers communaux dans l'agglomération liégeoise tandis qu'avec 4 conseillers communaux et 8 %, il fait une "entrée remarquée" au conseil communal à Anvers.

Le PTB+ obtient ses premiers élus en région bruxelloise à Molenbeek et à Schaerbeek, et dans le Hainaut, à Mons et à Charleroi (sous réserve des derniers résultats). Il confirme son élu à La Louvière.

À Genk, le parti de gauche passe de 1 à 3 sièges avec 8,8 %. Le PTB+ confirme à Zelzate (Gand) avec 22 % et six sièges. Le parti avance aussi à Gand, Malines, Louvain et Namur avec ses scores approchant les 3 %.

Avec 12 sièges communaux en région liégeoise, le PTB+ perce à Liège (6,5 %, 2 sièges), à Seraing (14 %, 5 sièges), Herstal (14 %, 4 sièges) et à Flémalle (6,3 %, 1 siège).

"La Cité ardente est plus rouge ce soir", a indiqué Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB+ qui rentre au conseil communal de Liège. "Nous devenons le deuxième parti à Seraing et Herstal et nous faisons notre entrée au conseil communal dans une grande ville wallonne. Nous avons pu imposer à l'agenda politique nos thèmes de campagne. Et nous avons ressenti, parmi la population, le besoin d'un véritable parti de gauche, en paroles et en actes", a-t-il ajouté.

Le président du parti, Peter Mertens, a pour sa part été élu à Anvers. Se présentant comme "l'opposition sociale", il promet la vie dure au futur bourgmestre Bart De Wever.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 09:06

L'annonce de 5 490 emplois par Alcatel hier, dont 1 430 en France, s'est accompagnée d'une hausse de 7,88 % de l'action en Bourse. Emploi contre finance.

Alcatel-Lucent, c'est 76 000 salariés dans le monde dont 9 000 en France. C'était ?...

Hier, la direction du groupe a annoncé la suppression de 5 490 emplois dont 3 000 en France. Le centre historique du groupe sera démantelé. Cela représente la suppression de 12 % des effectifs français du groupe, 27 % des licenciements mondiaux alors que la France ne représente plus que 12 % des effectifs mondiaux du groupe !

Cette véritable saignée se fait officiellement pour stabiliser les comptes de l'entreprise. Or, comme l'avance les syndicats, le groupe supprime des emplois chaque année et de manière importante.

En effet, depuis la difficile fusion en 2006 entre la société française Alcatel et l'américaine Lucent Technologies, le nouveau groupe a lancé plusieurs plans de restructuration occasionnant des milliers de pertes d'emplois en Europe. En 2006, 20 000 postes ont été supprimés dans le monde, ont rappelé les syndicats, 12 500 en 2007, 4 000 en 2008, 1 000 en 2009, avant de nouvelles suppressions en 2009-2010.

Pour les syndicats, "les dirigeants du groupe, avec ce énième plan de suppression d'emplois, se servent des effectifs comme variable d'ajustement, sans avoir abouti à ce jour au redressement financier du groupe".

Que dire de plus ?

Avant hier, la valeur de l'action Alcatel-Lucent gagnait 6,95 %. Elle en a gagné 7,88 % de plus hier, après l'annonce officielle du plan de licenciements !

L'action Alcatel était pourtant en pleine dégringolade depuis le début de l'année : c'est donc bien cette annonce de suppressions massives de postes qui a fait remonter l'action !

Encore une fois, la Bourse joue contre l'emploi.

Ce sont donc les salariés qui paient les erreurs de stratégies et les politiques industrielles désastreuses de dirigeants qui ne connaissent que la finance et qui ne réfléchissent que pour la valeur immédiate de l'action et les dividendes reversés annuellement aux actionnaires.

L'entreprise n'est plus qu'une pompe à fric pour les gros actionnaires et la direction.

D'évidence, des hauts dirigeants comme le célèbre Tchuruk sont passés à côté des particularités du secteur des hautes technologies, optant pour des acquisitions markéting et foutant en l'air la recherche et Développement du groupe : une logique petit-bras qui colle bien avec la rentabilité à court-terme que visent ces dirigeants et les spéculateurs.

Dans un communiqué, le Parti communiste français a estimé hier que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, devait "prendre une initiative nationale à la mesure de ce Trafalgar social et industriel, avant qu'il ne soit trop tard !".

Dans ce secteur stratégique et vital, comme dans celui du raffinage avec Pétroplus, ce n'est pas aux marchés et à quelques spéculateurs fortunés de faire des choix qui condamnent notre économie nationale, mais au peuple français par le biais de son Etat !

Puisque le privé a montré qu'il était incapable de gérer le groupe Alcatel, il est nécessaire que la Nation, par le biais de la puissance publique, reprenne la main sur ce fleuron industriel français avant que tout ce qu'il en reste ne disparaisse dans la spéculation et la ruine industrielle.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 09:35

A une semaine du vote du budget de l'Etat, les députés communistes du Front de Gauche menacent de voter contre.

Des niches fiscales qui coûtent toujours aussi cher à l'Etat, des cotisations patronales qui basculeraient sur la CSG, des reculs sur la justice fiscale et un barême de l'impôt qui épargne encore et toujours les plus riches.

Des efforts poussifs demandés aux plus riches

C'est ainsi que pour les niches fiscales, François Hollande s'était engagé à s'attaquer à 29 milliards d'euros de niches fiscales durant la campagne électorale. Or, dans les annexes du projet de budget 2013, ces niches fiscales sont officiellement comptabilisées comme représentant un "effort" de l'Etat à hauteur de 70,8 milliards d'euros en 2013 contre... 70,9 milliards d'euros en 2012 ! 100 millions d'euros d'économies ! On progresse au rythme de l'escargot.

Ce n'est pas avec les reculs du gouvernement sur la taxation des plus-values de cession d'entreprise ou de vente des œuvres d'art qu'il montre l'exemple (relire : Sous la pression des patrons et de la droite, le gouvernement recule sur tous les fronts... fiscaux ).

Même chose sur le barême de l'Impôt sur le revenu ou, en dehors du fameux 75 % pour les revenus de plus de 1 million d'euros, c'est le calme plat en dessous. Comme si beaucoup de riches français ne trouveront pas de parades pour glisser à 990 000 euros de revenus et redescendre à 40 % d'imposition.

Sécu-retraites : encore des cadeaux aux entreprises ?

Et ce n'est pas le journal "Le Monde" qui va nous rassurer ! Ce journal annonce que le gouvernement réfléchit à basculer pour 40 à 50 milliards de cotisations patronales vers la CSG  sur les 5 ans à venir.

En clair, le financement de la Sécu et des retraites reposera de plus en plus sur les seuls salariés et retraités ! Tout cela encore une fois à la demande d'un patronat qui sort son seul argument : la compétitivité !

Cette blague ! Depuis trente ans que les patrons nous sortent l'argument de la compétitivité, les gouvernements successifs se sont empressés de réduire d'années en années les cotisations patronales. Résultat : la Sécu et les caisses de retraite sont dans le rouge et l'emploi... est dans le rouge aussi !

Et pour sortir les retraites du rouge, la seule solution préconisée est d'augmenter les cotisations sociales... des salariés et de reculer l'âge de la retraite !

Et pour sortir la Sécu du rouge, on dérembourse de plus en plus de médicaments, on augmente les parts laissées à la charge des patients, on ferme des lits d'hôpitaux, quand on ne ferme pas tout bonnement l'hôpital entier.

Là aussi, le résultat est catastrophique puisque une étude du CSA publiée cette semaine montre que un français sur cinq renonce désormais à des soins médicaux, essentiellement par manque d'argent, souvent par manque de spécialiste à proximité ou à cause des délais pour un rendez-vous. Parfois pour les deux raisons.

Budget 2013 : c'est plutôt non pour les communistes

Dans ce contexte budgétaire, pour les députés du Front de gauche, c'est non.

"En l'état actuel, nous ne voterons pas la partie recettes de ce projet de loi de finances, nous prendrons notre décision à l'issue des débats, ce sera un vote contre ou une abstention", a expliqué leur chef de file André Chassaigne ce mardi.

Le député PCF du Puy-de-Dôme et président du groupe Gauche démocrate et républicaine a expliqué lors de sa conférence de presse hebdomadaire que le texte ne taxe pas suffisamment le capital.

Les onze députés Front de gauche se sont prononcés contre le nouveau traité budgétaire européen et la loi organique qui le met en oeuvre. Ce budget en est malheureusement une conséquence logique.

"Le chemin est pris pour trouver des recettes nouvelles mais on estime qu'il ne va pas suffisamment loin. D'autant que les recettes supplémentaires seront mobilisées pour réduire le déficit: elles ne serviront pas le peuple de France mais préserveront les intérêts financiers européens", précise André Chassaigne. Dans l'état actuel du projet de budget, "nous ne voterons pas la partie recettes" et nous déciderons au vu des débats, "si nous nous abstiendrons ou si nous voterons contre" mardi prochain, a précisé M. Chassaigne.

Propositions alternatives

Dans l'Humanité du mardi 16 octobre, Nicolas Sansu, député communiste du Cher, explique que le Front de gauche porte d'autres solutions budgétaires et annonce que ses députés proposeront des amendements en ce sens. "La poursuite des politiques d’austérité nous emmène dans le mur", affirme ainsi le maire de Vierzon. "Nous portons des propositions budgétaires alternatives pour récupérer les milliards qui s’enfuient dans les paradis fiscaux, qui échappent à l’impôt, afin de relancer la dépense publique et sociale sans toucher aux couches populaires et aux classes moyennes. Nous ferons des amendements car, si on continue comme aujourd’hui, 
la gauche et le pays iront encore plus mal demain."

André Chassaigne a dévoilé le contenu des amendements Front de gauche

  • renforcer la progressivité de l'impôt sur le revenu
  • durcir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en rétablissant rétablir l'assiette et le taux antérieurs à 2007
  • taxer plus le capital, notamment via une imposition additionnelle des indemnités de départ des dirigeants d'entreprises
  • obtenir "le dégel et la refonte totale du barème avec des tranches supplémentaires allant jusqu'à 70%" concernant l'impôt sur le revenu
  • maintenir, contrairement aux socialistes, un amendement pour intégrer les oeuvres d'art dans le calcul de l'ISF, en étant "ouverts à une forme de modulation en fonction de l'usage des oeuvres d'art"

Le  chemin est long avant de voir appliquée en France une véritable politique de gauche, sociale et juste.

Avec le traité européen consacrant la rigueur et l'austérité comme les seules normes en Europe, le Parti socialiste s'est aligné sur la droite pour ce qui est de la gestion publique.

L'aveuglement libéral du Parti socialiste va coûter cher aux travailleurs français.

Les communistes et le Front de Gauche continueront de travailler à créer un rapport de force qui permette de mobiliser la population, dans les entreprises comme au Parlement, pour une alternative à l'ornière libérale.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 09:00

L'influence communiste reste importante dans plusieurs pays de l'ex-bloc socialiste.

C'est le cas dans les pays où les leaders communistes n'ont pas trahi leur "cause" en se convertissant au capitalisme et en devenant, au mieux, sociaux-démocrates, au pire, les leaders de la droite locale.

Parmi ces pays, la République tchèque est exemplaire avec un parti communiste très présent depuis le passage au capitalisme en 1989. Ce parti, le KSCM (Parti communiste de Bohême-Moravie) assume entièrement l'héritage de la Tchécoslovaquie socialiste et de l'ancien PCT (avant la séparation entre Tchéquie et Slovaquie).

Fervent défenseur des travailleurs et des services publics hérités du socialisme, le KSCM est évidemment le parti à abattre dans un pays où l'époque socialiste est diabolisée (voir le "musée du communisme" à Prague, véritable plaidoyer anticommuniste). L'organisation qui regroupe les jeunes du KSCM a d'ailleurs plusieurs fois été dissoutes par le pouvoir en place, social démocrate (CSSD) ou de droite (ODS, Top9, KDU-CSL).

Les importantes élections sénatoriales et régionales du week-end dernier ont été marquées par une spectaculaire percée communiste, avec un KSCM passant les 20 % nationalement (11,20 % aux Législatives de 2010).

Avec des pays divers comme la Russie, la Lettonie, la Moldavie, l'Ukraine ou la Lituanie, la République tchèque fait partie des anciennes démocraties populaires où le parti communiste garde un soutien populaire manifeste, notamment en ces temps de régressions sociales sur l'autel du libéralisme et de la crise du capitalisme.

Solidaire


sur le blog de Nicolas Maury :

Les élections régionales et sénatoriales de ce week-end ont été marquées par une spectaculaire avancée des communistes (KSČM) qui ont obtenu 20% des suffrages au niveau national, leur score le plus élevé depuis la chute du communisme, en 1989.

Percée des communistes tchèques (KSČM) aux élections sénatoriales et régionales !
La coalition de centre-droit du Premier ministre Petr Necas, partisan de la rigueur budgétaire, a subi une déroute aux élections régionales et au premier tour des sénatoriales tchèques, marquées par une large victoire de l'opposition sociale-démocrate CSSD et communiste KSČM.
Le CSSD, qui considère le scrutin régional comme une sorte de référendum sur les réformes d'austérité du gouvernement, s'est imposé dans 9 des 13 régions et le KSČM a gagné dans deux régions (au nord-ouest de la République, le long de la frontière allemande), selon les résultats communiqués par l'office national des statistiques (CSU), après le décompte de 99,9% des voix. Le parti ODS de Petr Necas a remporté une seule victoire, dans la région de Pilsen (ouest).
KSCM : 538.953 voix, 20,43% et 182 élus
Les grands vainqueurs des élections sont les communistes, même si la sociale démocratie arrive en tête, elle perd plus de 75 mandats régionaux (- 400 000 voix) là ou les communistes en gagnent 68 (+ 100 000 voix).
Le Président du comité central du Parti Communiste de Bohème-Moravie (KSČM), Vojtech Filip, se dit satisfait de ces résultats "C'est une large réussite, nous démontrons que le Parti communiste est perçu comme un parti moderne de gauche qui possède une vrai ligne, il est en mesure de faire face à la corruption en République tchèque et à résoudre les problèmes qui accompagnent la République tchèque".
Percée des communistes tchèques (KSČM) aux élections sénatoriales et régionales !

Au Sénat aussi, poussée communiste

Les tchèques votaient aussi pour renouveler partiellement le sénat, 27 mandats étaient en jeu. A l'issue du premier tour, alors que les communistes avaient qu'un mandat en jeu, plus de 12 d'entre eux sont qualifiés pour le second tour qui se déroulera le weekend prochain.
Quatre d'entre eux sont à la première place - Vaclav Homolka (Chomutov), ​​Sonia Markova (Nachod), Jitka Sachetová (Litomerice) et George Dolejš . (Prague 8) dans dix districts ils vont affronter les sociaux-démocrates, dans les autres circonscription les Démocrates civiques (ODS).

Partout les communistes ont été surpris de cette percée aux sénatoriales et notamment à Prague.
(sources Halo Noviny)

RÉSULTATS DÉTAILLÉS DES ÉLECTIONS RÉGIONALES TCHÈQUES

Bohême centrale
20 CSSD (-6), 19 KSCM (+9), 16 ODS (-9), 10 TOP09 et maires de Bohême centrale (+6).
Ce qui donne pour le KSCM : 71 975 voix 20,57% 19 élus
Bohême-du-Sud
18 CSSD (-4), 13 KSCM (+3), 9 Bohême-du-Sud 2012 (+9), 8 ODS (-11), 4 KDU-CSL (-), 3 Top9 et maires de Bohême-du-Sud (+3).
Ce qui donne pour le KSCM : 37 187 voix 19,37% et 13 élus
Hradec Králové
12 CSSD (-6), 11 KSCM (+4), 7 Coalition KDU-CSL, HDK (social-libéral) et VPM (libéral) (+3), 6 ODS (-7), 5 TOP 09 et maires de Hradec Králové (+5), 4 divers (+4), 0 SNK-ED (-3).
Karlovy Vary
14 KSCM (+6), 13 CSSD (-3), 5 ODS (-4), 5 Mouvement indépendant pour un développement harmonieux des villes et des communes (HNHRM, conservateur) (+2), 4 TOP09 et maires de Karlovy Vary (+4), 4 Alternative (-1), 0 divers (-4).
Ce qui donne pour le KSCM : 16 580 voix, 22,98% et 14 élus
Liberec
13 Maires pour Liberec (+6), 10 KSCM (+2), 10 Changement pour la région de Liberec (coalition du parti Changement et des Verts) (+10), 7 CSSD (-8), 5 ODS (-7), 0 SOS (social-libéral) (-3).
Ce qui donne pour le KSCM : 23 167 voix 17,89% 10 élus
Moravie du Sud
23 CSSD (-3), 16 KSCM (+6), 14 KDU-CSL (-4), 7 ODS (-4), 5 TOP09 et maires de Moravie du Sud (+5).
Ce qui donne pour le KSCM : 64 805 voix, 18,65% et 16 élus
Moravie-Silésie
24 CSSD (-7), 20 KSCM (+9), 9 ODS (-9), 7 KDU-CSL (+2), 5 Indépendants (+5).
Olomouc
19 CSSD (-8), 16 KSCM (+6), 8 Coalition de la KDU-CSL et des Verts (+3), 8 ODS (-5), 4 TOP09 et maires d’Olomouc (+4).
Pardubice
12 CSSM (-7), 11 KSCM (+5), 10 coalition KDU-CSL, SNK-ED et indépendants (+1), 6 ODS (-5), 3 Top09 et maires de Pardubice (+3), 3 SPOZ (social-démocrate) (+3).
Ce qui donne pour le KSCM : 29 332 voix ,18,86% et 11élus
Pilsen
15 ODS (+1), 15 CSSD (-4), 12 KSCM (+3), 3 TOP09 et maires de Pilsen (+3), 0 KDU-CSL & SNK ED (-3).
Ce qui donne pour le KSCM : 34 919 voix, 20,93% et 12 élus
Ústí nad Labem
20 KSCM (+8), 13 CSSD (-9), 9 Bohêmes du nord (régionalistes) (+1), 7 ODS (-6), 6 PRO! (coalition réunissant la KDU-CSL, les Verts et le HNHRM) (+6).
Ce qui donne pour le KSCM : 53 819 voix, 25,26% et 20 élus
Vysočina
17 CSSD (-1), 11 KSCM (+6), 7 KDU-CSL (+2), 5 ODS (-6), 3 divers (+3), 2 TOP09 et maires de Vysočina (-3).
Ce qui donne pour le KSCM : 32 119 voix ,19,57% et 11élus
Zlín

12 CSSD (-6), 10 KDU-CSL (+4), 9 KSCM (+4), 5 TOP09 et maires de Zlín (-), 5 ODS (-6), 4 SPOZ (social-démocrate) (+4).

Percée des communistes tchèques (KSČM) aux élections sénatoriales et régionales !

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 10:47

Taxations des cessions d'actifs et des ventes d'oeuvres d'art abandonnées : un mauvais signe envoyé aux travailleurs.

Le propre d'un gouvernement qui se dit de gauche, c'est au minimum de se battre pour rétablir une certaine justice sociale et fiscale. Quand la pression monte de la part des plus riches et du patronat pour empêcher que des mesures d'équité fiscale ne se mettent en place, un gouvernement de gauche ne devrait-il pas être ferme et s'appuyer sur ses électeurs, les travailleurs ?

Malheureusement, le maigre élan de la vaguelette rose de mai-juin s'est depuis longtemps brisé sur l'écueil patronal !

Ces derniers jours, deux nouvelles mesures fiscales sont parties à la poubelle après des rodomontades des milieux d'affaire.

Le premier recul gouvernemental, c'est celui sur la taxation des revenus de cessions d'actifs, en clair les bénéfices faits par un patron à la revente de son entreprise.

Il s'agissait de l'une des seules mesures du projet de loi de finance pour 2013 qui s'attaque aux revenus du capital !

Il aura suffi d'une campagne médiatique bien orchestrée par le patronat et la droite autour des "pigeons" que seraient les créateurs d'entreprise pour que le gouvernement rentre au nid.

Il y a effectivement des gens qui innovent, qui se battent et qui doivent être récompensés. Oui !

Mais, derrière ces quelques créateurs, se cachent aussi de nombreux entrepreneurs qui profitent de la revente de leur entreprise pour faire des bénéfices énormes, entreprises qui bien souvent ont bénéficié de soutiens publics à leur création, et de marchés publics pour leur fonctionnement !

Est-ce que les patrons seraient les seuls français dispensés d'efforts en ces temps de crise ? S'agit-il d'une nouvelle caste, comme les aristocrates sous l'Ancien Régime, qui ne paierait ni taxes ni impôts ? On s'y dirige directement !

De la même façon, l'annonce de la taxation des transactions sur la vente des œuvres d'art de plus de 50 000 € a fait l'objet d'une mobilisation surprenante, notamment de certains directeurs de musées.

50 000 €, c'est tout de même une somme que le commun des mortels, hauts cadres y compris, n'est pas en capacité de débourser si facilement !

Là aussi, la reculade du gouvernement sur cette taxation du marché de l'art a plus à voir avec le marché qu'avec l'art !

L'art comme marchandise, l'art comme placement, l'art pour défiscaliser ses revenus,... Et certains en vivent plutôt bien, dans les beaux quartiers et les belles galeries !

Retraité, ouvrier : cause toujours !

La semaine dernière, jeudi, pour être précis, des dizaines de milliers de retraités ont manifesté dans les rues pour refuser l'image de privilégiés que certains veulent leur coller. Ils refusaient notamment cette taxation des retraites imposables à 0,15 % l'an prochain et à 0,30 % l'année suivante.

Mais là, pas de recul gouvernemental ! Silence.

Deux jours avant, ce sont des dizaines de milliers de salariés de l'industrie essentiellement qui ont répondu à l'appel de la CGT pour refuser l'austérité et exiger une véritable politique de défense de l'emploi industriel, en cette période où se multiplient les plans sociaux.

Et, là encore, fin de non recevoir du gouvernement. L'austérité sera appliquée.

La morale de ces derniers jours, c'est qu'une fois encore, notre gouvernement, comme le précédent, cède aux exigences des milieux les plus favorisés, du patronat notamment, mais continue de faire reposer tous les efforts de la nation sur l'immense majorité de ceux qui n'ont que leur travail, leurs pensions et leurs minimas sociaux pour survivre.

Oui, un gouvernement de gauche aurait dû refuser de céder à la pression des marchés et des riches !

Un gouvernement de gauche aurait dû défendre ses mesures d'égalité fiscale.

En tout cas, un gouvernement de gauche qui n'aurait pas peur de prendre ses responsabilités. Le risque, c'est de semer un peu plus le trouble dans l'esprit des français entre gauche et droite.

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 09:31

En 2009, Barack OBAMA obtenait le prix Nobel de la Paix. Cette année, c'est l'Union européenne. Humour noir ?

On a crû rêver en entendant que l'Union européenne venait de se voir attribuée le prix Nobel de la paix 2012 pour "l'ensemble de son œuvre" serait-on tenté de dire.

Mais quelle œuvre ?

L'argument principal qui a prévalu à la création de l'Europe, c'était d'en finir avec les guerres successives qui avaient divisé l'Europe. Sauf que, empêcher qu'une nouvelle guerre n'éclate, ce n'était que pour permettre aux affaires de se développer "en paix".

Les prémices de cette Europe, c'était la constitution de la CECA, la Communauté Economique du Charbon et de l'Acier, en 1955. En 20 ans, cette CECA liquida le charbonnage et la sidérurgie française et en fit de même au Bénélux.

Car, pour ce qui est des peuples, l'Europe a plutôt signifié le chant du cygne des acquis sociaux et du progrès social.

Guerre de classes

Avant que la CECA ne saigne nos mines et nos aciéries, le peuple français avait accumulé des acquis sociaux et un niveau de vie grâce à des générations de travailleurs engagés dans les luttes sociales.

C'est par le combat des mineurs et ouvriers à la fin du XIXème siècle que furent créés et reconnus Mutuelles et Syndicats. C'est aussi par le combat que fût interdit le travail des enfants (dès 8 ans !) par la suite.

Le Front Populaire de 1936 mobilisa des millions de grévistes et de manifestants et arracha des augmentations de salaire, la semaine de 40 h et les Congés payés notamment.

En 1945, au sortir d'une guerre où le patronat français avait trempé dans la collaboration (Louis Renault, le patronat des Forges,...), la puissance du Parti communiste dans l'électorat et au Conseil National de la Résistance permît d'arracher de nombreuses conquêtes sociales encore actuelles : la Sécu, la Retraite par répartition, la Fonction publique et son statut,...

Avec la Communauté Economique du Charbon et de l'Acier s'ouvrait une contre-offensive des milieux économiques et du patronat pour reprendre ces acquis sociaux.

Depuis, la libéralisation des marchés financiers et du marché de l'emploi, la création de l'euro et de la banque Centrale Européenne ont mis les peuples d'Europe en concurrence puis en concurrence avec les peuples du monde. C'est depuis une guerre économique qui s'est déclenchée !

Les conséquences, ce sont des pertes d'emplois en Europe par millions, notamment dans l'industrie, des régions ravagées par la désindustrialisation chez nous et des ressources pillées dans le Tiers-Monde, là où l'on délocalise nos entreprises et nos services, pour produire moins cher, en exploitant les travailleurs locaux et en polluant sans contraintes.

Mais, même sur un plan militaire, cette Europe n'a pas empêché les guerres !

L'Europe et l'OTAN à l'assaut du monde

Bien au contraire !

Déjà, il y a vingt ans, l'Europe n'a pas empêché en 1991 la guerre en Yougoslavie. Elle y a même pris part, au travers de l'OTAN, couvrant les atrocités croates et bosniaques pour dénoncer les atrocités serbes.

De guerres entre pays européens, ces guerres sont devenues des guerres pour le contrôle des richesses étrangères et des marchés au profit des multinationales européennes, des guerres politiques pour éliminer des dirigeants ou des régimes un peu trop indépendants. Des guerres que l'on peut qualifier d'impérialistes.

C'est le cas des guerres menées Iraq et en Libye, auxquelles les pays européens et l'Otan ont fourni argent, logistique, armes et soldats. Que dire de l'Afghanistan ?...

A chaque fois, ces actions militaires, qualifiées d'interventions humanitaires, se sont transformées en occupation, en pillage des ressources minières et pétrolières locales. Elles ont ruiné ces pays, renvoyant leurs peuples au Moyen-Âge.

Les destabilisations régionales de ces conflits sont la source de la montée des tensions religieuses qui mènent aux intégrismes.

Sur le plan de l'action international, le bilan de cette Europe de la paix est désastreux et ne contribue qu'à faire monter les tensions et les menaces terroristes en Europe.

Qu'importe du moment que les multinationales font des bénéfices sur le dos de ces pays !

Obama : de Guantanamo à Tripoli

Celui qui devait changer l'Amérique lors de son élection, en 2008, s'est mis dans les pas de son prédecesseur George W. Bush.

Le prix Nobel de la paix 2009 poursuit l'utilisation de Guantanamo, prison sans droit et sans justice où sont retenus des présumés terroristes depuis parfois dix ans !

Obama,c 'est toujours l'armée nord-américaine en Iraq et en Afghanistan.

Obama, c'est la guerre en Libye et ce sont des menaces d'intervention en Syrie et en Iran.

Obama, c'est toujours le soutien inconditionnel à l'état d'Israël, occupant de plus en plus pressant de la terre palestinienne et du Golan syrien.

Qu'il s'agisse de l'Union européenne ou de Barack Obama, le comité Nobel commet des erreurs fabuleuses en mettant à l'honneur de la paix une structure bureaucratique et un chef d'état en guerre économique contre leurs populations et en guerre armée contre plusieurs pays en développement.

On se demande d'ailleurs s'il s'agit vraiment d'erreurs, de cécité ou d'Alzheimer ?

En attribuant le prix Nobel de la paix 2012 à l'Union européenne, après Obama en 2009, le comité Nobel trahit l'esprit qui a prévalu lors de sa création et cautionne désormais ceux qui destabilise profondément la stabilité sociale et économique du monde au profit des intérêts mesquins des marchés financiers.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 08:59

Présentés pendant des années comme de vertueux élèves de l'Europe libérale, les états baltes ont subi de plein fouet la crise capitaliste. En cause : une désindustrialisation extrême depuis la sortie de ces pays de l'Union soviétique et leur entrée dans l'Europe capitaliste, avec une économie centrée sur la finance depuis.

Si les chiffres économiques montrent une légère amélioration dans ces pays, c'est, comme pour l'Irlande, par le simple fait du départ massif à l'étranger de personnes qualifiées, souvent jeunes. Moins d'habitants, c'est moins de chômeurs potentiels. Moins de jeunes, c'est moins de naissances. Dans les deux cas, c'est pour les gouvernements libéraux, moins d'aides sociales à distribuer.

Cet article rédigé pour le PC irlandais rejoind les analyses faites d'autres pays de l'ex-Union soviétique, en premier lieu la Russie, où les premières victimes de la chute du socialisme ont été les habitants eux-mêmes, au profit d'une oligarchie politique reconvertie en bourgeoisie d'affaire.

Les tigres baltes ne sont finalement que des chats gâleux.

Solidaire


 

 

 

Alors que notre attention se focalise essentiellement sur les problèmes économiques et sociaux de l'Irlande, de la Grèce, de l'Espagne et de l'Italie, les États baltes de Lettonie et de Lituanie connaissent également des problèmes dramatiques.

Avec une émigration s'élevant dans ces pays à près de 87 000 départs par an, l'élite politique des deux États baltes a découvert une méthode efficace pour lutter contre le chômage et pour réduire les budgets consacrés aux services publics : l'émigration.

Si un certain nombre de personnes en âge de travailler sont contraints de partir trouver du travail à l'étranger, le taux de chômage et les budgets sociaux vont tous deux diminuer. Cette simple équation mathématique explique ce que les partisans des plans d'austérité saluent aujourd'hui comme le « Nouveau miracle balte ».

Cette réalité, cependant, est un modèle reposant sur une contraction économique résultant des baisses de salaire. Dans le cas de la Lettonie, une baisse de salaire de l'ordre de 30% pour les employés du secteur public. Une série de « flat taxes » sur le travail s'élèvent à 59% en Lettonie, tandis que la taxe foncière n'est que de 1%.

Les politiques néo-libérales ont désindustrialisé et démantelé les économies de la Lituanie et de la Lettonie, les criblant de dettes sans les rendre compétitives.

Pourtant, les idéologues néo-libéraux ont claironné sur la bulle immobilière, en plein effondrement, qui a laissé leurs infrastructures de base entre les mains de cleptocrates, la présentant comme un exemple de réussite du système capitaliste.

Vingt années de politiques néo-libérales, après la désintégration de l'Union soviétique, ont laissé les pays Baltes dans un piteux état. Les Baltes sont entrés dans un monde où les politiques néo-libérales étaient la norme dans le monde entier, et mises en place par les institutions financières mondiales – et par la suite intériorisées sous une forme encore plus dure par les décideurs baltes eux-mêmes.

Juste avant la crise économique mondiale de 2008 et l'effondrement économique mondial, la presse financière louait les « tigres Baltes » pour avoir respecté scrupuleusement les règles imposées par les banquiers.

Désormais, tout comme les jeunes Irlandais, les Lettons votent avec leurs pieds, avec des chiffres inédits : près d'1% de la population du pays quitte la Lettonie chaque année, dans un exode aux proportions bibliques.

En réalité, les recenseurs Lettons ont été stupéfaits lorsqu'ils ont découvert que la population du pays avait diminué de 2,3 millions d'habitants à 1,9 millions entre 2001 et 2011. (C'est l'équivalent pour la France d'une chute de 63 millions d'habitants à 60 millions ! NDR)

Déroute économique et démographique en Lituanie

La situation était similaire ou même pire dans la Lituanie voisine, où l'émigration de masse, déclenchée par le début de la récession économique mondiale et l'effondrement de la bulle immobilière en 2008, menace désormais la viabilité future de cet État.

Alors que la crise économique s'intensifiait, le taux de chômage est passé d'un niveau relativement bas de 4,1% à 18,3% au deuxième quart de 2010, avec une croissance concomitante de l'émigration de 26 600 en 2007 à 83 200 en 2010. Il s'agit des chiffres d'émigration les plus élevés depuis 1945, comparables uniquement à la dépopulation du pays pendant la seconde guerre mondiale.

Depuis 1990, sur une population de près de 3,7 millions de personnes, 615 000 personnes ont quitté le pays. Les trois-quart d'entre eux étaient des jeunes (de moins de 35 ans), la plupart éduqués et ayant un emploi en Lituanie.

En 2008, le taux d'émigration en Lituanie est devenu le plus élevé parmi les pays de l'UE, avec 2,3 pour mille, le double du deuxième pays, la Lettonie (avec 1,1 pour mille). Les estimations pour la période 2008-2035 suggèrent un recul de 11% de la population, un des taux les plus hauts de l'UE (avec la Bulgarie et la Lettonie).

Le recensement de 2011 ne semble désormais que confirmer ces sombres prévisions. Les démographes se sont révélés trop optimistes dans leurs prévisions précédentes (la dernière datant de 2010), sur-estimant le niveau de la population lituanienne de près de 200 000 personnes. Au lieu des 3,24 millions d'habitants estimés, le recensement a révélé qu'en 2011 il n'y avait que 3,05 millions de résidents.

Rarement mentionné le fait qu'au moment de l'effondrement de l'Union soviétique, les Lettons et les Lituaniens connaissaient naturellement un renouvellement des générations. Aujourd'hui, en revanche, les frères jumeaux de l'émigration et de la faible natalité ont contribué à constituer une catastrophe démographique.

Et alors, qu'en est-il de la reprise économique « impressionnante » de la Lituanie et le classement élevé accordé par l'indice de la Banque mondiale sur la « facilité à faire des affaires » ?

L'argument opposé est que c'est par des remèdes difficiles et par des politiques libérales que le « Tigre Balte » a pu faire son retour.

L'économie lituanienne s'est effondré de 14,7% en 2009, et l'économie s'est également contractée en 2008 et 2010. Et bien qu'il y ait eu quelques améliorations, le FMI estime que les taux de croissance resteront au mieux atones, laissant supposer qu'il faudra plus d'une décennie ou plus pour revenir aux niveaux d'activité économique de la période précédent la récession.

Selon les projections du FMI, d'ici 2015, le PIB de la Lituanie (mesuré en dollars américains) restera 12% plus faibles (mesuré en prix courants) qu'en 2008, avec un taux de chômage de 8,5%.

Et il faut toujours avoir en tête que les prévisions du FMI de croissance économique sous-estiment fortement les conséquences sociales désastreuses des politiques de dévaluation interne.

La Lituanie a presque triplé son taux de chômage, passant de 5,8% en 2008 à 17,8% en 2010. La baisse du taux de chômage en 2011, à 15,6%, ne s'explique pas tant par la création de nouveaux emplois que par l'émigration de masse.

Les salaires du secteur public ont été diminués de 20 à 30% et les retraites de 11%, ce qui, en lien avec la hausse du taux de chômage, a conduit à une progression spectaculaire de la pauvreté.

Plusieurs indices mesurant la qualité de vie et le bien-être ont montré une dégradation importante, révélant un climat de pessimisme profond, de perte de solidarité sociale et de confiance et une atomisation de la société.

Les coûts démographiques et sociaux extrêmement élevés de ces politiques remettent en cause l'avenir même d'une croissance économique durable dans la région.

Source : COM pour le Parti communiste d'Irlande

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 09:22

En décembre 1991, se signait le traité de Belovezh qui mettait fin à l'existence de l'URSS.

Il ne manquait que la ratification du parlement russe comme l'exigeaient les lois soviétiques.

Pour arriver à ses fins et instaurer le capitalisme en Russie, Boris Eltsine décréte alors la dissolution du Parlement, dans un acte illégal à tout point de vue, comme le déclare d'ailleurs le Tribunal Constitutionnel.

En réaction, le Parlement réagit et décide de destituer Eltsine, une décision parfaitement légale par contre puisque c'est le législatif qui élit l'exécutif.

De là, commence un affrontement entre hautes institutions russes, un double pouvoir.

D'un côté, un président qui s'affranchit des lois pour se débarasser d'un Parlement ; de l'autre, un Parlement qui tente de défendre la légalité et d'empêcher l'établissement d'une dictature néolibérale. Face à ce dilemme, le peuple fait le choix de descendre dans la rue pour défendre son Parlement. Certains parlent d'un million de manifestants.

C'est que le peuple commençait à voir baisser son niveau de vie, suite aux premières réformes menées par Eltsine.

Le PIB chutait fortement, les propriétés publiques tombaient dans les mains d'une poignée de notables et les services publics disparaissaient les uns après les autres. Le chômage, inconnu jusque là, la faim et la misère commençaient à se généraliser.

A cette mobilisation populaire, la réponse de Eltsine fut la répression.

En réaction, les députés se replient au Parlement en session parlementaire. La population, loin de céder à la répression de Eltsine, descend dans la rue.

L'équilibre est brutalement inversé par l'implication de l'armée, lorsque les hauts gradés se rangent majoritairement derrière Eltsine.

Certains parlent de corruption des gradés et des militaires (100 dollars par soldat, une somme à l'époque soviétique !).

Les défenseurs du Parlement construisent alors des barricades pour le protéger.

Les 2, 3 et 4 octobre 1993, de violents affrontements opposent manifestants et militaires.

Le 4 octobre, l'artillerie lourde ouvre le feu contre le Parlement et les députés.

Le Parlement est bombardé et la grande majorité des députés y perd la vie en défendant la souveraineté nationale de la Russie. Des centaines de manifestants sont assassinés par l'armée. Certains parlent de 2 000 morts.

Cela fait 19 ans que cette sanglante attaque a eu lieu et les russes restent majoritairement critiques sur ces événements. D'une part, un sondage récent place l'attaque du Parlement comme l'événement le plus tragique de l'Histoire récente de la Russie dans l'esprit des russes. D'autre part, le Parti Communiste de la Fédération de Russie (réautorisé seulement deux mois après les événements d'octobre 1993) progresse constamment lors des élections, avec 20 % des voix pour les candidats communistes en début d'année, malgré les manipulations et trucages des résultats par le parti au pouvoir en faveur de l'héritier d'Eltsine, Vladimir Poutine. A l'inverse, l'initiateur de la Péréstroïka, Gorbatchev, n'obtient en 2006 que 10 % de bonnes opinions ("respect") de la part des russes dans un sondage sur les anciens leaders russes, avec un écart de - 24 % entre bonnes et mauvaises opinions, un peu mieux que Eltsine (- 34 %), mais beaucoup moins bien que Staline (- 2 %) ! Et oui !

Loin de l'image renvoyée par les médias occidentaux, la chute de l'Union soviétique et du socialisme ne s'est pas passée avec l'accord du peuple, loin de là ! C'est bien au contraire l'élite du régime, malheuresement pervertie, qui a opté pour basculer dans le camp capitaliste, récupérant au passage le pouvoir et les richesses nationales (médias, pétrole, gaz, industries, mines,...). C'est le cas bien sûr de Boris Eltsine, de Poutine, de Chevarnadzé (ministre des affaires étrangères puis président de la Géorgie), de Nazarbaïev (secrétaire de la république soviétique et du PC du Kazakhstan puis président du Kazakhstan capitaliste) mais aussi de tant d'autres.

Cette chute de la Russie socialiste et d'une Union soviétique déjà minée par des dirigeants déjà convertis au capitalisme, fait penser à la chute du Chili de Salvador Allende, en 1973, sous les coups de l'armée et du patronat chilien, de l'Espagne républicaine en 1936, sous les coups de l'armée de Franco et de l'église catholique, ou, pour la France, de la Commune de Paris, en 1871, sous les coups des "versaillais" de Thiers, avec le soutien tacite des occupants prussiens.

En ce dix-neuvième anniversaire de la fin de l'Union soviétique, notre pensée va auprès des militants communistes, en Russie notamment, qui continuent de se battre pour l'idéal socialiste, celui d'une société égalitaire et fraternelle, dans des pays où les ravages du capitalisme mènent à la misère, à l'alcoolisme et poussent de nombreuses jeunes femmes à vendre leurs corps dans des endroits sordides de l'Europe de l'ouest.

Le miracle capitaliste promis par ces anciens dirigeants soviétiques s'est transformé en mirage. Plus on s'en approche, plus il s'éloigne.

La nostalgie de la gloire soviétique, d'une relative abondance, perdurera aussi longtemps que l'humain ne sera pas la priorité de ces régimes. Autant dire qu'il faudra attendre le retournement de l'Histoire et le retour du socialisme !

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