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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 10:02

Supprimer les frontières, les règlementations sociales et les impôts sur les riches, base de toute politique libérale, ne fait pas baisser le chômage. Loin de là !

Un taux de chômage européen à 8 % en novembre 2008.

Un taux de chômage européen à 10,1  % en juillet 2011.

Un taux de chômage européen à 11,3 % en juillet 2012.

Voici le résultat dramatique des politiques de nos gouvernements en Europe !

Il ne s'agit pas de fatalité due à une quelconque concurrence mondiale ni d'incompétence de la part de nos dirigeants. Ce chômage qui explose est le fruit de politiques mûrement réfléchies lancées dans les années 80 par Ronald Reagan aux Etats-Unis et par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne sous le label de libéralisme économique.

En trente ans, ces politiques n'ont jamais amélioré le marché de l'emploi dans les pays où elles ont été appliquées. Elles n'ont jamais empêché la désindustrialisation et la précarisation des conditions de vie des travailleurs, bien au contraire.

Le coeur du libéralisme, c'est bien l'ouverture des frontières et la mise en concurrence des biens... et des personnes.

Mais qui peut profiter des "bienfaits" de cette concurrence si ce n'est ceux qui détiennent suffisament d'argent, de "capital", pour déplacer ses sommes de pays en pays selon les profits qu'ils peuvent en tirer ?

Que peut un salarié, ouvrier, technicien, fonctionnaire ou cadre, contre une délocalisation, un refus d'investir dans la recherche ou la modernisation d'une entreprise, une baisse des salaires ou des protections sociales dans un pays voisin... ou lointain ?

Le message positif sur les "bienfaits" de l'Europe et de la mondialisation se sont évanouis depuis belle lurette. Ceux qui voyaient l'Europe comme une chance de voyager, de connaître d'autres cultures, il y a encore vingt ans, ceux-là sont peu nombreux, notamment chez les jeunes.

L'Europe ne fait plus rêver. Elle fait même peur.

C'est en fait ce système économique qui fait peur.

Quel est ce monde, ce système politique et économique où 85 % des personnes interrogées estiment que leurs enfants sont plus exposés qu'eux au risque de pauvreté ? Quel est ce régime qui fait que 58 % des enfants de 8 à 14 ans ont "peur" de devenir pauvres ? C'est pourtant le résultat d'une enquête effectuée pour le Secours populaire par l'institut Ipsos.

8,2 millions de français sont considérés comme pauvres par l'INSEE. 13,5 % d'entre nous !

C'est la réalité de la France de 2012, bien loin de l'époque bénie des années 70 et du début des années 80, avant la mondialisation capitaliste, avant l'intégration européenne et avant l'arrivée du libéralisme économique.

Aujourd'hui, même une parti de la gauche s'est convertie aux lois du marché et au libéralisme ! C'est le cas d'une grande partie de l'appareil socialiste.

Comment comprendre autrement cette passivité du gouvernement Hollande-Ayrault face aux dizaines de plans de licenciements partout en France ?

Partout des batailles autour de l'emploi sont menées : PSA à Aulnaye, Fralib à Marseille, IPSEN ou Sanofi pour la pharmacie, Pétroplus en Seine-Maritime, M-real dans l'Eure,... La liste est bien plus longue !

Toutes ces batailles tiennent parce que les salariés s'accrochent à leur entreprise, à leur emploi, parce que des syndicats puissants et organisés, CGT en tête, les assistent, parce qu'ils trouvent localement des appuis politiques, auprès des militants et élus communistes principalement.

C'est toujours la mobilisation des salariés, de leurs familles et de leurs élus qui impose au gouvernement des actes en faveur de ces emplois. Le cas Sealink est exemplaire avec la reprise en SCOP (coopérative ouvrière) de la navigation etre Calais et Douvres. Le député communiste européen, Jacky Hénin, calaisien lui-même, était au côté des salariés de Sealink tout au long de la lutte, comme l'est Gaëtan Levitre, maire et conseiller général d'Alizay, dans le cas des M-real. Pour  eux, comme pour les Sealink, la victoire est au bout !

Avec un taux de chômage qui va atteindre 10 % de la population active d'ici la fin de l'année, la France a besoin d'un sursaut populaire, d'une mobilisation pour bouger les lignes politiques et pousser ce gouvernement à rompre avec les dogmes libéraux qui l'enchainent.

Dossier de l'emploi et dossier européen sont intimement liés. Les communistes seront en action aux premières loges, comme lis le sont depuis toujours, pour informer et éveiller chacun à cette nécessaire mobilisation pour défendre nos intérêts de travailleurs, c'est-à-dire nos emplois, nos salaires et nos acquis sociaux.

Premier gros rendez-vous de rentrée : la Fête de l'Humanité, le week-end prochain au Bourget (93) avant la journée de mobilisation sur l'emploi à l'appel de la CGT, le 9 octobre prochain.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 09:08

Guerre de communiqués ce week-end sur la demande de naturalisation de Bernard Arnault à la Belgique.

Il demande la nationalité belge mais c'est pour faire "fructifier ses affaires en Belgique". Décidément, les riches patrons prennent les français pour des abrutis !

Qui peut croire à cette incroyable justification ? Bernard Arnault, grand patron du groupe de luxe LVMH et première fortune de France, demande la nationalité belge uniquement pour faire fructifier ses affaires en Belgique ? C'est sûr ! Le marché belge est gigantesque et le luxe n'y est pas encore implanté ! Une histoire belge ?

Le communiqué du groupe LVMH qui lance cette information cherchait à jouer au pompier face à une polémique qui a rang de scandale économico-social en cette période où tout les grands patrons et spéculateurs réunis demandent aux français et à leur état de faire des "efforts" et des économies.

Quand on sait que seigneur Arnault a annoncé qu'il irait de toute façon à Monaco, paradis fiscal bien connu, si sa demande de naturalisation belge ne donnait rien. On comprend mieux l'attachement de ce monsieur au pays de Tintin ! Nul.

Ce qui est certain, c'est que la démarche de Bernard Arnault tombe au moment où le gouvernement Ayrault se souvient subitement qu'il est de gauche et annonce une imposition des revenus de plus d'un million d'euros (par personne, pas par foyer !) à hauteur de 75 %.

Bon, l'idée est peut-être bonne mais ni les sportifs, ni les artistes ne sont concernés. On se demande pourquoi ? Déjà une grande majorité de nos footballeurs et joueurs de tennis sont domicilés à l'étranger. Qu'est-ce que ça change ?

Ne parlons pas de nos "artistes" ! On parle de Jeannot les Vacances (Johnny Hallyday pour les anglophones) mais sont aussi concernés des personnages plus charismatiques comme Yannick Noah.

Sur le fonds, la question est de savoir de quel droit des gens qui accumulent des richesses pharaoniques en France, par la spéculation, par des salaires immérités au regard des résultats économiques qu'ils produisent, ou par des activités artistiques ou sportives que financent les français, peuvent-ils bénéficier d'une fiscalité qui leur permet d'échapper à l'effort commun de financement de la collectivité ?

Y-a t-il une morale dans tout ça ?

On nous rabat les oreilles depuis des années sur une crise qui exigerait de chacun des efforts importants, par la modération salariale, par des déremboursements médicaux, par des hausses de TVA, bientôt de la CSG. Les citoyens sont appelés à réduire leurs dépenses, leurs loisirs, leurs soins médicaux, à travailler plus longtemps pour espérer, peut-être, une retraite... un jour.

Par contre, ces efforts ne concerneraient pas ceux qui ont hérité d'une grande richesse de leur famille, comme les Bettencourt, ceux qui se retrouvent à la tête de groupes industriels, commerciaux ou financiers et qui multiplient les bénéfices en fermant des usines en France (Carrefour, PSA, Alcatel,...) ou ceux qui ont échappé à l'usine ou au bureau en poussant la chansonnette ou en tapant dans un ballon ?...

Encore une fois, on nous explique que c'est aux victimes de payer cette crise économique, provoquée par un système capitaliste qui joue à la roulette russe avec l'argent issu des richesses produites par les travailleurs ! Les responsables, à la tête des grandes entreprises, à la tête des fortunes qui croissent en Bourse, et ceux qui détiennent le plus de richesses en France, ceux-là seraient dispensés de tout effort ?

Non ! Il n'ya pas de morale car le capitalisme n'est pas une philosophie morale, c'est un système économique qui a pour objectif de faire croître le capital, quel qu'en soit le prix !

Pendant la campagne des Présidentielles, avec le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, nous avons défendu l'idée que tout chef d'entreprise exerçant son métier en France devait payer des impôts en France.

De la même façon, nous avons proposé que tout sportif qui souhaite porter le maillot de l'équipe de France, en foot, en tennis ou en un autre sport, doit lui aussi payer des impôts en France.

Le cas Arnault, à la suite d'autres grands patrons, sportifs ou chanteurs, montre la validité de cette proposition.

Bernard Arnault veut partir en Belgique ? Soit ! Mais qu'il laisse son salaire et ses avantages à un nouveau dirigeant imposable en France !

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 09:14

Avec la rentrée, les communistes reprennent leur travail militant auprès des travailleurs et habitants des cantons du sud de l'Eure.

Vous trouverez ici le dernier tract produit par les communistes de la section Eure Sud et dont la distribution commence sur les cantons de Saint André, Nonancourt et Damville.

Si votre commune n'est pas couverte et que vous souhaitez en recevoir un exemplaire, contactez-nous à pcf-eure-sud@orange.fr !

Bonne lecture !

Proposition Tract Eure Sud PCF - sept 2012 -Recto  Tract Eure Sud PCF - sept 2012 -Recto

Proposition Tract Eure Sud PCF - sept 2012 - Verso  Tract Eure Sud PCF - sept 2012 - Verso

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 08:26

L’Union européenne et les classes dirigeantes des États-membres sont décidées à faire payer le prix fort au peuple pour la crise de plus en plus profonde que rencontre le système.

Nous, partis communistes et ouvriers des États-membres de l’Union européenne, appelons les travailleurs de toute l’Europe à résister et à s’opposer à l’adoption du Traité sur la stabilité, de la coordination et de gouvernance dans l’Union économique et du traité révisé sur le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Les deux traités instaureraient dans les États-membres de la « zone euro », et en réalité dans tous les autres pays signant ces accords, l’austérité économique à perpétuité, avec des coupes de plus en plus importantes dans les dépenses publiques, des augmentations des impôts indirects, des baisses de salaire, la poursuite de la libération des marchés et de la privatisation des entreprises et des services publics, des ressources nationales fondamentales.

Il s’agit d’une stratégie visant à créer une Europe des bas salaires, avec des dépenses publiques réduites au minimum, une pauvreté massive et des travailleurs privés de l’essentiel de leurs droits. Ces traités visent à faire de ces mesures un horizon indépassable de l’UE, sur lequel il serait impossible de revenir en arrière.

L’impact de ces traités ne se réduira pas aux États-membres de la zone Euro. Il offrira un point d’appui pour de nouvelles attaques contre les droits des travailleurs et leurs conditions de travail dans l’ensemble de l’UE. Les classes dirigeantes ont déclaré une guerre ouverte contre les travailleurs dans le cadre d’une offensive généralisée.

Ces traités sont pensés comme étant un moyen de neutraliser la capacité des formations ouvrières à l’échelle nationale à influer ou à changer les politiques sociales et économiques nationales. Dans la lignée des traités précédents, ils bloquent pour la classe ouvrière toute perspective de se défendre par ses propres moyens ou d’avancer une alternative de progrès social, une alternative socialiste.

Ils instaureront l’austérité perpétuelle par une ingérence extérieure permanente des institutions de l’UE dans les affaires des États-membres, pour ce qui est de leur politique économique et sociale, dans les intérêts du capitalisme monopoliste.

Dans cette perspective, ils peuvent compter sur la collaboration active de la classe dirigeante et de leurs représentants politiques, dans chaque pays. Ces traités iront plus loin dans la négation et la remise en cause des droits nationaux et souverains.

Toute politique menée par les classes dirigeantes, à travers l’Europe, ne visera inévitablement qu’à faire payer au peuple la crise du capitalisme. Défendre les intérêts de la classe ouvrière ne pourra passer que par l’affrontement et la rupture avec ce système destructeur.

Nous, partis communistes et ouvriers, apprécions à sa juste valeur et saluons la réponse de masse apportée par les travailleurs et les autres couches sociales touchés par ces mesures et par les politiques du grand capital, en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne et en Italie et appelons les travailleurs et leurs syndicats, les organisations populaires de masse, à résister à ces attaques réitérées, à se mobiliser et à affirmer une réponse de classe à la crise du capitalisme monopoliste d’État.

Dans les batailles immédiates que nous menons actuellement, nos partis porteront la vision du Socialisme comme réponse à la crise du système capitaliste.

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net

Partis signataires :

Nouveau Parti communiste des Pays-Bas

Parti du travail de Belgique

Parti communiste de Grande-Bretagne

Parti communiste portugais

Parti communiste de Finlande

Parti communiste au Danemark

Parti communiste du Luxembourg

Parti communiste d’Irlande

Parti communiste ouvrier hongrois

Parti communiste de Grèce

Parti des communistes Italiens

Parti communiste de Malte

Parti communiste de Pologne

Parti communiste d’Espagne

Parti communiste de Suède


On attend la signature du Parti Communiste Français...

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 08:42

Hier, nous publiions un article sur la hausse spectaculaire des salaires des dirigeants des entreprises du CAC 40 ces dix dernières années. Aujourd'hui, l'INSEE nous apprend que les revenus des français ont baissé en 2010 et que le nombre de français sous le seuil de pauvreté a encore augmenté.

Il ne s'agit nullement d'un paradoxe mais d'une réorganisation en profondeur du capitalisme.

Après des décennies de conquêtes sociales, le mouvement ouvrier (au sens large : ouvrier = travailleurs) cède du terrain face à une stratégie du capitalisme lancée dans les années 80 avec l'arrivée des doctrines ultralibérales testées par Thatcher en Grande Bretagne et Reagan aux Etats-Unis.

En s'appuyant sur la mondialisation du capitalisme et la construction d'une Europe du capital qui prive les peuples de leur souveraineté nationale, les puissances au service du capital ont su reprendre en quelques décennies une grande part de ce qu'ils avaient cédé aux travailleurs : 10 % de PNB sont ainsi passés en France des poches des salariés vers la rétribution du capital, les acquis sociaux ont été rognés (Retraite, indemnisations chômage, remboursements sociaux) et les revenus des travailleurs deviennent aléatoires, les grilles salariales laissant place à des revenus à la carte, à la précarité et au temps partiel imposé.

Le revenu moyen des français en baisse en 2010 !

L'une de ces conséquences, c'est la baisse du pouvoir d'achat des français. Avec des salaires qui stagnent (merci les 35 h !) et un SMIC qui n'est plus suffisament revalorisé, les salaires ont fini par évoluer moins vite que l'inflation, quoi qu'en disent les gouvernements successifs. Chacun se rend compte des difficultés qu'il rencontre à mettre trois sous de côté... quand il en a encore la possibilité !

Pour la première fois depuis 2004, l'INSEE constate que le revenu moyen des français a baissé en 2010. La faute à la crise selon l'institut. Trop facile !

Le niveau de vie médian (la moitié de la population est au-dessus, l'autre moitié en dessous) des personnes d'un ménage de France métropolitaine atteint 19.270 euros, ce qui représente 1.610 euros par mois.

Ce montant est en baisse de 0,5% par rapport à 2009 si l'on tient compte de l'inflation.

Comme pour confirmer ce que nous disions sur les revenus des grands dirigeants du CAC 40 hier, on apprend que seul le niveau de vie des 5% de personnes les plus aisées repart à la hausse (+1,3%) après avoir seulement "légèrement augmenté" en 2009.

Les 10% des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.430 euros quand celui des 10% les plus aisées est d'au moins 36.270 euros, soit 3,5 fois plus. Et si on compare au 1 % les plus riches, l'écart devient abyssal !

Pauvreté en hausse

Le taux de pauvreté atteint 14,1%, en hausse de 0,6 point, selon l'étude de l'Insee, qui précise que ce taux de pauvreté  "poursuit la hausse de 2009 (+0,5 point) et atteint son plus haut niveau depuis 1997".

En 2010, 8,6 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire (964 euros par mois), la moitié d'entre elles vivant avec moins de 781 euros par mois. A comparer avec les 51 millions d'euros annuels des 15 membres de la direction du groupe de luxe LVMH.

Mais contrairement à 2009, le chômage "contribue peu à l'évolution globale de la pauvreté" (à peine 4% de l'accroissement du nombre de pauvres), le nombre de chômeurs s'étant légèrement replié courant 2010.

En fait, cette hausse de la pauvreté touche plus particulièrement les jeunes de moins de 18 ans: après +0,4 point en 2009, leur taux de pauvreté progresse de 1,9 point atteignant 19,6% !

"Les enfants contribuent ainsi pour près des deux tiers (63%) à l'augmentation du nombre de personnes pauvres", explique l'Insee. Reverrons-nous bientôt des enfants des rues, comme au XIXème siècle ?

Revenus en baisse et pauvreté en hausse, la France capitaliste n'offre plus de perspectives positives pour une part majoritaire de sa population, pour ses jeunes notamment.

Les coûts élevés des études désormais, depuis la loi d'autonomie des universités de Sarkozy, interdit l'accès à ces études à beaucoup de jeunes issus des milieux populaires et des classes moyennes. L'ascenseur social a été saboté.

Encore une fois, il nous faut mettre en avant ce qui nous semble une évidence : trente ans de politiques libérales, à l'initiative des anglosaxons puis des socialistes français en 1983 (tournant de l'austérité) n'ont mené qu'à une confiscation d'une partie toujours plus forte des richesses produites nationalement (par les travailleurs) par une classe aisée, minoritaire et vivant de ses placements (pas de son travail, comme Liliane Bettencourt).

Il n'y a pas de compromis à faire avec les marchés comme tente de le faire François Hollande ! L'acceptation du traité européen Sarkozy-Merkel ne fera qu'enfoncer un peu plus notre peuple dans la misère en obligeant notre pays à réduire ses dépenses sociales et les investissements publiques, en retirant à notre Nation le contrôle de son propre budget !

Encore une fois, l'Histoire montre qu'il y a bien affrontement entre deux grandes classes sociales, celle des travailleurs qui vivent de leur travail et subissent la crise, et une classe de super-riches, qui voit progresser sa richesse et bénéficie des allègements fiscaux et de l'ouverture des frontières pour améliorer la rentabilité de ses placements.

La Lutte des classes est plus forte que jamais mais les salariés sont aujourd'hui sur le reculoir.

Une politique réformiste, comme celle du Parti socialiste, ne peut mener à rien de bon quand le peuple est sur la défensive, seulement sur des compromis perdants pour les travailleurs.

Comme la CGT le propose le 9 octobre, avec une journée d'action pour l'emploi industriel, c'est d'une riposte coordonnée et puissante dont nous avons besoin pour imposer un changement réel de direction des politiques économiques, un changement maintenant.

C'est ce que proposent les communistes avec le Front de gauche autour de la pétition contre le traité européen. La Fête de l'Humanité, les 14, 15 et 16 septembre, sera un temps fort de cette mobilisation populaire.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 09:49

La revue "Commentaire" nous apprend que les salaires des dirigeants du CAC 40 a augmenté de 120 % en moyenne entre 1998 et 2008. Elle est pas belle la vie ?

Plutôt à droite, la revue "Commentaire" publie une étude sur l'évolution des salaires des dirigeants du CAC 40. Dirigeants, cela veut dire "membre du comité de direction", pas seulement le PDG !

Figurez-vous que ces braves dirigeants ont vu leurs salaires progresser de 120 % en dix anx !

Pour rappel, 100 % correspond à un doublement de salaire.

Et, pour rappel également, sur la même période, le salaire moyen français a progressé de 25 % et l'inflation de 18 %. On peut chipoter sur ces deux derniers chiffres, sachant d'une part que les "petits" salaires ont moins évolué que les "hauts" (il n' y a qu'à voir les très modestes revalorisations du SMIC ces dernières années), et que, d'autre part, les chiffres de l'inflation modèrent une inflation vécue souvent de manière plus violente par les français (loyers, carburants,....).

Malgré tout, le salaire des cadres dirigeants des entreprises du CAC 40 a tout de même évolué 4 à 5 fois plus vite que le salaire des cadres, employés et ouvriers qui les nourrissent !

Si au moins leur travail avait contribué à améliorer l'emploi en France et les revenus des travailleurs de leurs entreprises !... On sait que c'est loin d'être le cas.

Ajoutés à cela les nombreux cadeaux fiscaux accordés aux riches français par les gouvernements successifs, notamment sous l'ère Sarkozy, et vous appréhenderez ainsi tout le bonheur qu'il y a aujourd'hui à être riche et bien portant en France.

Amis salariés, réjouissez-vous ! Vos sacrifices, ces dernières années, n'auront peut-être pas amélioré l'emploi et le pouvoir d'achat des autres salariés. Ils n'auront pas non plus permis d'expurger les comptes publics ou d'améliorer les servies publics.

Amis salariés, grâce à vos sacrifices, des centaines de cadres dirigeants de grandes entreprises auront pu s'enrichir largement ces dix dernières années et, avec eux, des milliers de gros actionnaires !

Et dire que certains disent que la redistribution des richesses n'existe pas en France ! !... Salaires CAC 40 1998-2008

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 09:44

Avec une courte majorité, ce sont les souverainistes du parti Québécois qui emportent les élections législatives de la "Belle Province".

32 % des voix pour le Parti Québécois contre 31 % pour le Parti Libéral Québécois, il s'en est fallu d'un cheveu que les électeurs fassent mentir les sondages et reconduisent les libéraux à la tête du Québec.

Derrière les souverainistes de centre-gauche du PQ et les unionistes libéraux, viennent ensuite la Coalition Avenir Québec, classée au centre-droit, avec 27 % des voix, et nos camarades de Québec Solidaire, souverainistes eux aussi, avec 6 %.

Cela donne un parlement du Québec étriqué, avec 54 députés "péquistes" (du PQ) contre 50 députés libéraux, 19 du CAQ et 2 députés solidaires, les leaders du mouvement, Françoise David et Amir Khadir.

Quebec-solidaire.jpgPourquoi parler de ces élections ?

Le Québec fait partie du Canada mais possède des spécificités fortes, la francophonie, certes, mais aussi l'importance de la puissance publique dans l'économie et sur le territoire.

Après dix ans d'un gouvernement  libéral mené par Jean Charest, le Québec a connu un mouvement social sans précédent autour de la lutte des étudiants contre une explosion des droits d'inscription à l'université. Comme en France, l'enseignement devient une marchandise que seuls pourront se payer les enfants issus des classes aisées, favorisant ainsi la reconduction sociale qui plait tant à la bourgeoisie. Ces droits devaient ainsi passé de 2 168 $ canadiens en 2012 à 3 793 $ canadiens en 2017 soit une augmentation de près de 75 % en cinq ans.

Quebec---manif-etudiante-2012.jpgDes mois de lutte étudiantes ont monopolisé l'actualité québécoise au printemps, avec blocage des universités et manifestations monstres, souvent inventives (des marches nocturnes ou nues contre un gouvernement qui met la jeunesse "à poil" !...).

Ces manifestations répétées et massives de dizaines de milliers de jeunes ont fini par décrocher la sympathie d'une majorité de la population. Ce que ne pouvait supporter un gouvernement de droite.

Pour briser le mouvement, après des vagues d'arrestation, les libéraux ont fait passer une loi liberticide pour restreindre le droit de manifestation, (Loi 78). Sans grand succès.

Ce mouvement a fortement marqué la campagne électorale de cet automne.

Le Parti Québécois avait pris fait et cause pour les étudiants, comme Québec Solidaire.

Le rejet d'un libéralisme échevelé, sur des sujets sensibles comme l'éducation et les choix économiques (Projet grand Nord) a été le moteur de la déroute libérale de ce mardi 4 septembre. La défaite du leader libéral, le premier ministre sortant Jean Charest, dans un fief électoral libéral, en est le symbole. Les 73,4 % de participation montrent aussi la mobilisation d'électeurs qui n'avaient été que 57,4 % à se déplacer en 2008, un record !

Cette déroute aurait pu être plus forte encore si les anglophones du Québec n'avaient pas été poussés à voter Libéraux par peur du souverainisme québécois.

D'ailleurs, la soirée électorale a été marquée par un drame : l'attentat mené par un anglophone isolé (?) contre la nouvelle premier ministre québécoise, Pauline Marois (PQ), et qui a causé le décès d'un homme et la blessure grave d'un deuxième.

Le Québec, isolé au sein d'un monde libéral anglosaxon, deviendra t-il un point de résistance populaire au capitalisme prédateur ?

En tout cas, le mouvement étudiant qui a mené ce changement de gouvernement a annoncé qu'il restera vigilant sur les mesures que prendra le gouvernement péquiste dans les semaines à venir.

Un parallèle est à faire avec la France où la défaite de Nicolas Sarkozy vient de la fatigue du peuple français, éreinté par une course au libéralisme qui le prive d'emploi et de revenus, le plonge dans l'incertitude pour lui et pour ses enfants.

Comme au Québec, le gouvernement de centre-gauche doit se souvenir des raisons qui ont mené le peuple à le choisir. Et le peuple doit être prêt à le lui rappeler si nécessaire, en s'appuyant sur les forces politiques radicales qui sont à ses côtés.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 09:21

11 000 signataires "en ligne" et 70 000 signataires "papier", la pétition de "L'Humanité" pour un référendum sur le traité européen Sarkozy-Merkel prend de l'ampleur. Et vous ? Où en est votre engagement citoyen ?

Question posée par un de nos députés communistes du Nord au premier ministre :

"M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Premier ministre sur le respect des engagements électoraux contractés avec les Français.

L'exécutif s'était engagé à renégocier le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), signé par les dirigeants Sarkozy et Merkel. Or, étrangement, le Gouvernement demande au Parlement la ratification de ce texte sans aucune modification.

Ce texte durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne et prône à la fois l'austérité à perpétuité et le contrôle des budgets nationaux par la Commission technocratique de Bruxelles. Il ne propose strictement rien pour libérer le financement des États de la pression des marchés financiers.

Alors que la confiance des Français a été accordée sur la base d'une promesse de renégociation dudit Traité, il lui demande s'il compte proposer l'organisation d'un référendum pour redonner la parole au peuple sur ce texte européen fondamental pour notre démocratie."


 

Après le Parti communiste, le Front de Gauche a déclaré dimanche dernier que lutter pour un référendum était l’objectif central de la rentrée. ATTAC a décidé de faire de même.

Avec ce traité c’est le traité de Lisbonne puissance 10 car il y aura avec ce traité un cadenaçage complet de la souveraineté populaire. Aucun déficit ne sera permis (maximum 0,5 %). Cela empêchera tout investissement de long terme visant au développement économique social et écologique. Or seuls ces investissements de long terme peuvent nous éviter le chaos et l’austérité et préparer le changement nécessaire de modèle de société.

Le TSCG ne permet donc aucun autre modèle économique et supprime encore un peu plus la souveraineté populaire déjà écornée depuis que l’UMP et les socialistes ont décidé en 2008 d’aller contre la volonté du peuple rassemblé le 29 mai 2005 dans un Non au Traite constitutionnel européen.

Seules les banques privées à but lucratif (pour les actionnaires) ont le droit de se faire prêter de l’argent par la Banque centrale européenne (BCE) à un taux inférieur à 1 %. Elles pourront ensuite faire des profits en prêtant aux États, collectivités territoriales y compris à des taux usuriers (des crédits "revolving" à 15 ou 16 % pourquoi pas ?) et avec des prêts toxiques (genre DEXIA). La BCE ne sera toujours pas prêteur en dernier ressort vers les institutions publiques.

Pendant ce temps-là, trois intellectuels allemands utilisent leur renom pour fixer l’objectif néolibéral. Peter Bofinger, Jürgen Habermas et Julian Nida-Rümelin ont publié dans Le Monde du 27 août 2012 un texte intitulé « Plus que jamais, l’Europe ». Il faut installer une discipline de fer fiscal dans toute l’Europe et de ce fait, supprimer la souveraineté populaire des États pour les sujets importants en terminant le travail engagé des transferts de souveraineté vers une entité européenne sans démocratie.

Pourtant le fait que la crise continue de plus belle montre bien que l’analyse des élites libérales de la zone euro de droite et de gauche est erronée. Il ne s’agit pas d’une crise de la dette en provenance de dépenses trop fortes ni d’une simple crise financière due à des spéculateurs peu scrupuleux qu’il faudrait réguler. Il s’agit d’une triple crise économique, financière et de la dette publique qui prend sa source dans la crise de profitabilité du capitalisme lui-même avec l’inconvénient supplémentaire que la zone euro s’est construite avec des économies divergentes et trop inégalitaires.

D’abord, nous sommes dans une crise de surproduction du capitalisme qui après avoir fait baisser la part des salaires dans la valeur ajoutée a tenté par l’endettement de remplacer le manque de salaires. Deux écueils attendaient les élites néolibérales mondiales et ordo-libérales européennes, la résistance des couches populaires et moyennes intermédiaires d’une part, et la crise de l’accumulation du capital lui-même. Ils n’ont donc de cesse de tenter de regagner de nouvelles marges en baissant encore la part des salaires dans la valeur ajoutée et en continuant de supprimer les droits démocratiques et sociaux.

La fuite en avant dans l’économie financière de la dette publique est en fait le seul moyen des néolibéraux mondiaux et ordo-libéraux européens de tenter de se maintenir au pouvoir. Il n’y a que les peuples et donc les couches populaires et moyennes intermédiaires qui peuvent y mettre fin.

Même les économistes « nouveaux chiens de garde » de l’ordo-libéralisme européen comme Élie Cohen mettent le doigt sur la faillite du système.

Lisons Élie Cohen : « La France a connu de loin depuis vingt ans la pire désindustrialisation de tous les pays d’Europe occidentale. Tout le monde aurait applaudi si nous avions remplacé les emplois industriels par des emplois high-tech, mais nous les avons remplacés par des femmes de ménage ».

On voit là que la solution résiderait dans un changement de modèle culturel, économique et politique et dans un processus conjoint de réindustrialisation et de transition écologique. Voilà ce que nous devons imposer  !

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 08:56

Nouvelle recapitalisation pour Dexia et faillitte possible pour le Crédit Immobilier de France : la banque des collectivités locales et la banque du crédit logement seraient-elles en passe de disparaître ?

L'info ne fait pas la une des médias mais la faillite du Crédit Immobilier de France (CIF) et les nouveaux déboires de Dexia sont les preuves que les mesures pour sauver le secteur bancaire n'ont pas assaini la situation et que le feu couve sous la braise. Ces derniers événements montrent également à quel point les spéculateurs et leurs agences de notation sont encore en capacité de nuire à nos économies.

François Hollande, qui voulait rassurer les milieux financiers, devrait sortir la machette et tailler les branches pourries de cette économie capitaliste qui gangrène la planète !

La banque franco-belge DEXIA estimait lundi 27 août qu'elle aura besoin de recapitaliser sa branche luxembourgeoise avant la vente imminente de celle-ci, ce qui pourrait l'inciter à réclamer des fonds supplémentaires aux Etats belge et français. La Belgique, la France et le Luxembourg ont actuellement accepté de garantir jusqu'à 55 milliards d'euros des emprunts de Dexia : 60,5 % pour la Belgique, 36,5 % pour la France et 3 % pour le Luxembourg. Ces garanties pourraient augmenter jusqu'à 90 milliards d'euros. Une rallonge de 35 milliards d'euros !...

Pour le CIF, l'Etat a été contraint d'intervenir pour éviter la faillite au Crédit Immobilier de France en annonçant samedi soir qu'il accordait sa garantie financière à cet établissement spécialisé dans les prêts immobiliers aux particuliers et lié au mouvement HLM.  Cette garantie s'élèverait à hauteur de 4,7 milliards d'euros, officieusement, mais le journal "Les Echos " de ce  lundi la chiffre à plus de 20 milliards d'euros ! Le CIF n'est pas une banque de dépôt. il dispose de 2,4 milliards de fonds propres seulement et gère un encours de 33 milliards d'euros (crédits en cours de remboursement).

C'est encore une fois une agence de notation qui provoque la catastrophe ! En effet, Moody's a baissé de trois crans la notation de cette banque de crédit, ce qui coupe automatiquement les sources de financements sur les marchés privés, plus personne ne voulant prêté à des taux normaux à une banque "douteuse". Or, l'établissement doit notamment faire face à des échéances de 1,75 milliard d'euros en octobre.

Avec Dexia, déjà recapitalisé par les états en 2008, c'est la première banque de financement des collectivités territoriales qui était touché. Communes, départements et régions ont déjà du mal à trouver des banques leur accordant des crédits pour investir sur nos territoires.

Avec le Crédit Immobilier de France, ce sont les particuliers et le mouvement HLM qui sont concernés.

Pendant ce temps là, les banques spéculatrices à qui l'Etat a distribué des centaines de milliards d'euros d'argent public sous Sarkozy en 2008, celles-là vont bien. Merci pour elles !

Quant aux agences de notaton, dont on voit toute la nocivité depuis des mois, avec les menaces qu'elles font porter sur les crédits accordés aux Etats, personne ne les remet en cause non plus.

Encore une fois, c'est bien la spéculation et les outils mis en place par le secteur financier qui sont la source des difficultés financières de structures d'utilités publiques.

Tant que nos gouvernements seront au service du capitalisme et de ceux qui s'enrichissent à travers lui, les structures responsables de la crise et des difficultés financières des collectivités et des états seront tranquilles.

Il est grand temps de remettre l'économie et l'argent au service de l'Homme et de son environnement !

Rendons l'argent utile ! Sauvons les banques utiles et mettons la main sur l'argent de la spéculation !

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 08:44

Un témoignage qui nous avait échappé et, bien que datant de 2010, confirme différentes analyses d'instituts pro-européens (donc pro-capitalistes) sur la nostalgie des systèmes socialistes dans les anciens payx "communistes".

Vous pouvez relire à ce sujet : Berlin, Moscou : en pleine crise du capitalisme, le spectre communiste hante toujours l'Europe

Solidaire

 


Un certain nombre d’entre nous ont reçu cette invitation à participer à une réflexion sur un bilan réel des expériences socialistes:  La municipalité de Calonne-Ricouart et les Amis d’Edward Gierek organisent, ce vendredi 14 mai à partir de 18h 30 en l’hôtel de ville de Calonne-Ricouart (Pas-de-Calais), un débat sur le thème du bilan de l’expérience socialiste à l’Est… afin, à notre niveau, de faire face au rouleau compresseur  de la désinformation.  Nous sommes preneurs de toutes réflexions sur le sujet afin de le préparer  au mieux…Voici la réponse de Bruno Drewski qui collabore à notre blog.(note de DB)

 En ce qui me concerne, j’ai eu une expérience régulière des pays de l’ancien bloc socialiste, en particulier de la Pologne et depuis, je suis l’évolution de ces pays à travers mes activités de chercheur, en contact avec ces sociétés.

Militant dans le département international de l’association étudiante en Pologne dans les années 1970, j’étais chargé des relations avec les étudiants étrangers, pour beaucoup originaires des autres pays socialistes ou du tiers monde, ce qui m’a donné une bonne idée de la situation dans chacun d’entre eux. Mon souvenir est que deux pays faisaient nettement la différence : Cuba et le Viet-Nam. Là on avait à faire à des gens réellement politisés. Les étudiants de RDA aussi étaient très politisés mais avec une discipline un peu “prussienne” qui heurtait les “Slaves”. Pour les autres pays, la dépolitisation et le conformisme faisaient déjà des ravages dans les années 1970. Mais je tiens à dire que l’ambiance générale à cette époque était “bon enfant”, pas du tout la “dictature sinistre” dépeinte par les médias occidentaux dans les années 1980.
C’était plutôt le contraire, on ne pouvait être mis à la porte de son boulot, même si on n’y faisait preuve d’une paresse incurable, on pouvait critiquer autant qu’on voulait ses chefs. La différence entre l’Est et l’Ouest, c’était qu’à l’Ouest on pouvait dénoncer le président de la République, mais qu’il était impossible de s’attaquer publiquement à son patron, à son entreprise et à ses chefs. Exactement le contraire à l’Est. Le chef de l’Etat était inattaquable publiquement, en réunion, mais tous ses chefs au boulot pouvaient être publiquement dénoncés en réunion et personne ne s’en privait. Résultat, le directeur hésitait à exiger des salariés trop d’efforts pour qu’on n’intervienne pas en haut lieu afin de lui faire perdre son poste.
On n’avait alors peur de rien, on savait (ou pensait savoir) que la vie serait paisible, on savait qu’on la vivrait en sécurité et, à cette époque, on pouvait dire tout ce qu’on voulait. Et même la police politique était rarement présente. En fait, elle ne s’attaquait à l’époque qu’aux adversaires actifs du système et souvent d’une façon somme toute assez bon enfant, même s’il pouvait y avoir des “bavures” …comme il y en a partout. J’ai à cet égard beaucoup de témoignages de la part de dissidents qui, en privé, reconnaissent que ce n’était pas la terreur. Je connais même un ancien dissident, militant actuel de la gauche socialiste, qui a connu les geôles espagnoles sous Franco, les geôles “socialistes” de Jaruzelski et qui a même connu récemment les geôles “libérales” pour s’être opposé physiquement aux huissiers qui voulaient expulser de son logement une vieille dame avec son fils handicapé. Il m’a dit que la seule fois où il a eu peur dans sa vie, c’est quand il a vu le regard des policiers de Franco. Et qu’une fois avoir vécu cela, il n’a jamais eu peur des miliciens “communistes” en Pologne par comparaison. …Et pourtant dès 1989, dans tous les ex pays de l’Est on a tenu un discours “épurateur” contre les anciens flics alors qu’en Espagne “démocratique mais royale” encore aujourd’hui, la lutte est dure pour essayer de connaître la vérité sur la terreur franquiste, sans parler d’engager des poursuites contre les tueurs officiels de ce régime. Deux poids deux mesures.
Le grand problème du socialisme réel à cette époque était donc qu’on pouvait dire dans la rue tout ce qu’on voulait, mais qu’on ne pouvait pas l’écrire. On pouvait le dire avant et après les réunions, avec les mêmes personnes, mais pas pendant les réunions. On pouvait accéder à des informations “non orthodoxes” (on pouvait lire la presse occidentale dans des clubs de la presse et du livre, accéder à des traductions de beaucoup de livres occidentaux, aller voir des films occidentaux (choisis sur des critères de qualité, discuter avec des Occidentaux) mais on ne pouvait pas à partir de cela écrire des articles polémiques sur la réalité environnante. Ce qui à la longue a créé une situation “schyzophrène”. D’autant plus que dans certains pays de l’Est (Pologne, Hongrie, Yougoslavie) on pouvait assez librement voyager à l’ouest et, en jouant sur le cours des devises au marché noir toléré par les autorités, gagner à l’Ouest en un mois l’équivalent d’un salaire annuel.

Il est clair que si le régime du socialisme réel s’est désagrégé sans rencontrer de résistance de la part des couches populaires de ces pays, c’est parce qu’il avait contribué à dépolitiser ces populations et à les isoler d’un flux d’informations concernant l’évolution du monde, en particulier du monde capitaliste d’où ne parvenaient en fait que des informations positives car les médias ne parvenaient pas à faire croire que les aspects négatifs du capitalisme menaçaient réellement la réalité dans laquelle on vivait. Personne n’a vu venir la crise de l’endettement et quand elle est arrivée, on n’a pas dénoncé le FMI et les banquiers occidentaux usuriers, mais les dirigeants locaux qui avaient emprunté, sans saisir la logique du capitalisme en voie de mondialisation.
Il est clair aussi que, à l’abri des partis “communistes” au pouvoir, s’étaient constitués des cercles d’intérêts qui étaient montés dans la hiérarchie sociale grâce à ces partis et à leur formation politique, mais qui s’étaient éloignés puis séparés du peuple au point de rêver en finale de la privatisation à leur profit des biens publics. Il y avait donc bien à l’Est une lutte des classes, mais elle se déroulait sans guidance au niveau populaire (on se contentait de râler ou de manifester des coups de colère contre ce que le langage populaire avait appelé “la bourgeoisie rouge”), et cette lutte se déroulait de façon peu perceptible au sein des partis au pouvoir peu à peu grignotés par des idées de plus en plus proches du libéralisme.

Cela étant, presque jusqu’à la fin, le système a conservé ce qu’on appelait avec fierté les “conquêtes du socialisme”, un certain nombre d’acquis sociaux. Même en quittant officiellement la scène politique, les partis au pouvoir en 1989 mais aussi l’opposition montante, n’ont pas annoncé à leur peuple l’impensable alors : la privatisation généralisée, la légalisation du chômage, le démontage des acquis sociaux, le capitalisme …car cela ne serait pas passé. Il a donc fallu mettre ces peuples devant le fait accompli, et ensuite l’entériner en ayant déjà enterré ou “réformé” les partis en principe populaires et de gauche. Ce n’est pas un hasard si les oppositions avant 1989 tenaient toutes un langage de surenchère de gauche …pour changer radicalement de langage en 1989 …comme l’ont fait également de leur côté la plupart des dirigeants “communistes”. Comment dès lors une poule aurait pu y retrouver ses petits ?
Il faut rappeler que le premier gouvernement polonais non communiste, celui du Premier ministre Mazowiecki, a annoncé dans son discours d’intronisation, qu’on allait introduire les “règles du marché” (terme flou pour désigner le capitalisme), que cela allait exiger des sacrifices provisoires, mais qu’il s’engageait solonellement devant le peuple que le chômage allait être introduit comme phénomène provisoire, le temps de réorienter l’économie, et que ce sacrifice n’allait pas DEPASSER UNE DUREE DE SIX MOIS pendant lesquels les chômeurs seraient indemnisés.

Aujourd’hui, dans les anciens pays socialistes, les taux de chômages officiels varient entre 10% et 20%, et environ 80% des chômeurs ne reçoivent aucune indemnité, …ce qui en général entraîne leur expulsion rapide des logements, puisqu’ils ne peuvent plus dès lors payer leur loyer et que le phénomène inconnu avant 1989 des huissiers est depuis devenu omniprésent dans les quartiers populaires, surtout dans les quartiers des centre ville ouverts à la spéculation immobilière. A côté de Katowice, un maire local vient de créer un campement de conteneurs où l’on “loge” les personnes expulsées de leurs logements : un camp métallique, sans fenêtres, sans électricité dans “l’Europe du XXIe siècle” avec un nouveau commissariat qui vient d’être bâti juste à l’entrée …on y prévoit déjà la délinquance, avant même l’ouverture du campement.

Toutes les enquêtes sérieuses menées par des sociologues dans pratiquement tous les pays ex-socialistes de l’Est montrent qu’une proportion majoritaire des populations considère que l’on vivait mieux avant 1989 sur le plan de la sécurité (sécurité sociale, sécurité d’emploi et sécurité publique), que les relations humaines étaient beaucoup plus satisfaisantes, que le temps consacré aux loisirs, à la culture et aux voyages était nettement plus élevé. On trouve aussi beaucoup de gens qui soutiennent que la qualité des produits à l’époque (nourriture ou outils) était somme toute meilleure, même si mal présentée et avec un approvisionnement irrégulier, mal organisé.
D’où la nostalgie qu’on retrouve certes dans les générations qui ont connu ce système. Mais, plus surprenant encore, on trouve “cette nostalgie” au sein de la jeunesse qui n’a pas connu ce système, preuve que par le biais de la tradition familiale des informations sont passées qui nuancent les jugements sur cette époque par rapport aux discours unilatéraux des médias. Si l’on en veut au système d’avant 1989, c’est en partie pour les défauts qu’on lui connaissait certes (bureaucratisation, contrôles tatillons, bêtise, propagande anonée, etc.), mais c’est aussi parce qu’on en veut à ses dirigeants de s’être laissés “achetés” par les sirènes du système consumériste, gaspilleur et inégalitaire actuel.

Et, une chose qu’il faut souligner, plus un pays est “occidentalisé” aujourd’hui, plus la nostalgie y est forte. L’ex-RDA est à cet égard sans doute l’ex-pays de l’Est où ce phénomène “d’Ostalgie” est le plus développé, mais on le retrouve partout en fait.

Je donnerais maintenant deux exemples concret du sentiment actuel de ce que fut cette époque :

Lors des élections polonaises parlementaires de 2004, j’ai accompagné un journaliste français en Pologne, et nous avons décidé d’interroger les passants de la rue centrale de Katowice, en Haute Silésie, à propos de ces élections. Les réponses étaient diversifiées quant à leurs votes actuels, allant de la droite catholique au centre-gauche. Paradoxalement, les entrepreneurs interrogés qui avaient réussi leur “mue” capitaliste avaient tendance à voter centre-gauche (“ex-communiste”), ce qui en dit long sur leur …social-libéralisme, tandis que les couches les plus défavorisées annonçaient plus facilement leur intention de vote soit en faveur des partis de la droite catholique soit du petit parti “populiste de gauche”, Autodéfense. Dans les deux cas, il s’agissait de voter pour des partis qui, au moins verbalement, parlaient des pauvres, alors que les partis libéraux et de la gauche “ex-communiste” bien pensante, donc social-libérale, ne parlaient que des questions de moeurs, de “réformes économiques”, “d’Europe” et de droits individuels, jamais de droits sociaux.

En revanche, lorsqu’on déplaçait la question sur leur opinion envers la Pologne d’avant 1989, les critiques étaient limitées à quelques points concrets mais “le bilan global” était jugé “positif” en fait par tous les interlocuteurs quelque soient leur division sur les choix présents.

Le souvenir le plus fort que j’ai de ces interviews est celui de deux jeunes filles de 18-19 ans qui allaient voter pour la première fois et qui ne savaient pas trop pour qui elles allaient voter, hésitant entre Autodéfense et la droite catholique. A notre question sur la Pologne populaire, elles ont répondu que c’était bien mieux à cette époque. Comme elles n’avaient pas connu cette époque, je leur ai demandé comment pouvaient elles dire cela, et elles ont répondu que c’est en écoutant leurs parents et leurs voisins. Alors nous leur avons demandé pourquoi elles n’allaient pas voter pour le parti “de gauche” : la réponse fut : “Parce que ce sont des vendus et des riches, si le Parti ouvrier unifié polonais (communiste) existait encore, nous voterions pour lui.” Voilà un des fondements …des partis de la droite anticommuniste actuelle à l’Est. Dans le contexte de vide généralisé à gauche, ce sont finalement les partis traditionalistes qui parlent des pauvres en d’autre termes que de “râtés”, même si c’est pour prôner une charité condescendante, et dès lors on comprend les choix qui peuvent être faits. C’est un vote nostalgique aussi, mais dévoyé.

Quatre ans plus tard, j’ai donné des cours de relations internationales à des étudiants de science politique dans une région orientale de la Pologne connue pour son traditionalisme. Au bout de quelques mois, à la fin d’un cours dans un amphi, un étudiant, qui avait manifestement l’appui de ses collègues pour engager cette discussion informelle, m’a interpellé en me disant : “Monsieur le professeur ! Vous avez connu la Pologne populaire, pouvez vous nous dire comment on vivait à cette époque ?” Je leur ai alors demandé pourquoi ils me demandaient cela à moi qui arrivait de Paris et pas à leurs professeurs qui leur donnaient des cours sur ce sujet et qui non seulement avaient connu plus longtemps que moi la Pologne populaire mais aussi son évolution depuis. La discussion s’est alors engagée et la réponse générale était :”nos profs nous disent des choses différentes de ce que nous entendons de nos parents, et nous ne savons pas trop qui croire, comme vous venez de l’Ouest, vous avez un recul nécessaire qui vous permet de parler plus librement, alors nous vous faisons confiance pour que vous nous disiez comment on vivait réellement à cette époque”. !!!

Que dire de plus ? Vingt ans d’expérience capitaliste ont laissé plus de doutes que de certitudes. Un doute qui témoigne que la prise en main des médias et de l’enseignement par la nouvelle ligne dominante ne correspond pas à ce que la population vit et sent au quotidien aujourd’hui, et à ce qu’elle a retenu du socialisme réel. Un brouillard total qui ne se lève pas.

Finalement, la pire chose que ce socialisme réel a fait est sans doute que ses dirigeants l’ont laissé tomber du jour au lendemain sans explication et sans possibilité de débat et de choix (sans pour autant laisser tomber les bonnes affaires dans lesquelles ils ont souvent su se recycler), après s’être accroché au pouvoir au delà de toute raison et avec une arrogance sans limite. Bref le peuple pense que si ce système a produit une si mauvaise couche dirigeante, c’est qu’il ne pouvait pas être vraiment bon. Et donc qu’on ne peut pas imaginer le rebâtir.

Restera donc à mieux savoir comment a fonctionné le mécanisme de sélection et de rotation des cadres dans ce système et au profit de qui. Le reste aurait été sans doute récupérable. Et l’avenir dira peut-être comment éviter les ornières de l’histoire.

Bruno Drweski

sur le blog de Danielle Bleitrach en mai 2010

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