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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 09:07

Quand l'explosion des maladies neurologiques crée de nouveaux marchés.

C'est une entrevue sur le site Article11 qui nous a donné envie de vous parler de ces graves maladies que sont Alzheimer, Parkinson, la sclérose en plaque ou l'autisme, maladies neurologiques qui prennent une ampleur inquiétante en Europe, en France en particulier.

Les auteurs du livre Menaces sur nos neurones (Actes Sud, 2011), Marie Grosman et Roger Lenglet, sont interrogés sur ce site. Marie Grosman, agrégée en Sciences de la vie et de la terre, est spécialiste en santé publique et en santé environnementale. Roger Lenglet est philosophe et journaliste d’investigation en santé publique.

Ils dissèquent dans ce livre l’affolant développement des maladies neurologiques en France. Rien que pour la maladie d’Alzheimer, 800 000 à 1 million de Français en souffrent déjà et 225 000 nouveaux cas sont recensés chaque année ! Une hécatombe qui n'inquiète pas les pouvoirs publics ?

C'est justement ce que dénoncent ces auteurs : pendant que les pouvoirs publics et instances médicales officielles s’entendent pour ne parler que de traitements, les auteurs de "Menaces sur nos neurones" mettent à jour les causes de cette explosion et les raisons de la paralysie de la prévention.

S’appuyant sur de multiples études scientifiques publiées dans des revues internationales de référence, l’ouvrage trace un tableau effrayant des agressions contemporaines subies par nos cerveaux : mercure, pesticides, aluminium, plomb, PCB, PBDE, particules ultrafines, ondes électromagnétiques... Une « folle bacchanale » d’éléments neurotoxiques conséquence d’« un demi-siècle de prolifération de substances chimiques, de lobbying industriel, d’indulgences calculatrices et de refoulement des questions de santé embarrassantes  ».

Ils tordent notamment le cou à l'argument qui veut que ce soit le vieillissement de la population qui amène à avoir de plus en plus de personnes affectées par ces maladies.

Ainsi, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, considérée comme une maladie du grand âge, de plus en plus de « jeunes » sont touchés : la France compte aujourd’hui de 30 à 50 000 malades de moins de 60 ans. Même les adolescents commencent à être concernés : le plus jeune cas a été décelé à 13 ans. Une réalité qui a de quoi faire peur.

Dans le cas de l'autisme, on dénombre 600 000 personnes autistes en France, et le nombre d’enfants concernés a été multiplié par 50 en 17 ans. Par définition, le vieillissement de la population n’est évidemment pas en cause pour l’autisme. CQFD !

Actions des molécules isolées et action combinée des toxiques (effet cocktail) expliquent une croissance phénoménale du nombre de malades. Une étude du Collège européen de neuropsychopharmacologie, publiée en septembre 2011, a montré que plus de 38 % des habitants de l’Union européenne souffrent de maladies ou troubles neurologiques. Ces affections sont responsables de plus de la moitié des Années vécues avec une incapacité (AVI : en clairs les années où l'on vit en "mauvaise santé"), bien davantage que le cancer ou le diabète. Et les projections s’avèrent effrayantes : elles prévoient de 115 à 130 millions de malades d’Alzheimer dans le monde à l’horizon 2050.

En face, on ne nous parle que de diagnostic, d'accueil et de soins. Il s'agit là de solutions palliatives qui ne freinent en rien ces épidémies mais qui, par contre, rapportent beaucoup d'argent aux firmes qui produisent les diagnostics et les médicaments sensés soigner le maladies concernées.

Ce ne serait pas le cas d'une politique de prévention, bien évidemment, puisqu'elle amènerait probablement à revoir les autorisations de certains produits chimiques, pas seulement les pesticides, et à revoir les modes de production pour diminuer ou supprimer les risques du consommateur.

La connivence entre autorités, firmes industrielles, firmes pharmaceutiques et l'inertie de la société font que rien ne bouge vraiment.

Il faut de véritables scandales sanitaires pour que notre société se décide à réagir et que les personnes dont le rôle est de protéger le citoyen prennent enfin leurs responsabilités : autorités sanitaires, organismes de contrôle, décideurs politiques. C'était le cas dans les dossiers du sang contaminé, de l'amiante, des éthers de glycol ou du Médiator. Et on voit combien cela traine encore !

Je vous invite à lire cette entrevue complète (lien en bas de l'article) en rapprochant ce scandale d'une réflexion globale sur notre modèle de société, une société de consommation dans un cadre capitaliste où il faut produire toujours plus, toujours moins cher et créer des besoins chez le consommateur, sans souci pour l'environnement lors de la production et au moment de l'élimination du produit.

Le capitalisme sent quand même le vent tourné et a développé, pour ceux qui en ont les moyens et qui s'en préoccupent, des filières officiellement plus saines. Une niche économique où investir pour de nouveaux bénéfices. Pensons à tous ces produits présentés comme "sains", "verts" sans parabènes ou sans autre chose et qui contiennent encore d'autres composés toxiques dans de superbes emballages plastiques non biodégradables.

Il est grand temps de passer à un autre modèle économique où les critères sociaux, sanitaires et environnementaux seront enfin pris en compte !

Solidaire

Cliquer ici : http://www.article11.info/?Maladies-neurodegeneratives-Rien-n

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 10:49

Quinze jours après le succès phénoménal de la Fête de l'Humanité, les militants communistes et du Front de Gauche ont largement contribué à la réussite de la mobilisation en faveur d'un référendum sur le Traité d'hyper austérité que Hollande et le gouvernement veulent imposer au peuple français avec la complicité de la droite.

80 000 manifestants fin septembre à Paris ! Tous les médias reconnaissent le succès de l'opération.

Avec près de 100 000 signataires à la pétition du journal L'Humanité et des sondages successifs qui montrent la volonté des français d'être informés et consultés sur le Traité concocté par les technocrates libéraux de Bruxelles pour accroître leur contrôle des nations par la mainmise sur les budgets publics.

Elu sur un programme se réclamant de la gauche, même s'il ne cassait pas trois pattes à un canard, François Hollande doit rendre des comptes au peuple français, notamment aux millions de travailleurs qui ont apportés leurs voix à sa candidature et à aux députés socialistes et radicaux de gauche.

La question est désormais simple : François Hollande et sa majorité vont-ils enfin écouter le peuple et leur électorat de gauche ou continuer à répondre aux exigences des marchés financiers et aux pressions de la droite ?

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 08:26

3 français sur 4 se foutent de savoir qui va mener l'UMP à l'avenir !

Un sondage Harris Interactive pour "20 minutes" paru la semaine dernière indique que 73 % de la population n'est pas intéressée par la désignation du futur leader de l'UMP.

Seuls 26 % des français se disent intéressés. Sans surprise, ce taux monte à 66 % chez les sympathisants de l'UMP ce qui n'est pourtant pas énorme et prédit un flop de cette "consultation".

Il est vrai que les méthodes peu démocratiques employées par Jean-François COPE, l'actuel patron du parti des patrons, ont amené à l'éradication de plusieurs candidatures concurrentes, dont celle du parisien Bruno LE MAIRE.

Ne reste plus aux yeux des médias qu'un duel COPE - FILLON, et tant pis pour l'égalité des chances entre concurrents ! Les autres sont ramenés au rang de faire-valoir, de "cautions démocratiques", en étant d'office écartés des débats médiatiques.

La même chose est arrivée l'an passé avec les primaires socialistes. Ce sont désormais les médias, donc leurs commanditaires privés, qui désignent les leaders des partis au pouvoir en favorisant certains candidats.

Pour ce qui est de ce duel qui nous est présenté comme le seul envisageable à droite, c'est FILLON qui l'emporte largement avec 71 % de soutien de la part des sympathisants de l'UMP.

Comme quoi, la droitisation et l'agressivité de l'UMP ne plaisent pas à tous, même si FILLON ou COPE, ce sera de toute façon une politique identique au service des multinationales et des spéculateurs boursiers.

Si l'élection à la présidence de l'UMP n'est pas encore passée, on sait déjà que l'UMP votera en bloc pour le Traité européen imposant la rigueur et la soumission à Bruxelles, que ce parti et ses responsables ont entrainé la France sur la voie du surendettement et qu'ils mèneraient aujourd'hui en France la même politique antisociale que celle qu'ils ont mené ces dix dernières années s'ils avaient remportés les élections.

Et, pour cela, pas besoin de voter pour COPE ou FILLON : l'UMP se sera toujours plus d'efforts demandé au peuple et plus d'avantages sociaux et fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises.

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 09:27

Un pays qui perd sa jeunesse est un pays qui va mal.

Terre d'émigration au sortir de la guerre civile (1936-1939), l'Espagne avait fini par connaître un développement économique suffisant pour conserver sa jeunesse au sortir du fascisme, à la fin des années 70.

L'Espagne était même devenue, à son tour, une terre d'immigration. Beaucoup de marocains (en voisins), de péruviens (en hispanophones), d'indiens et de chinois sont venus s'installer dans les grandes villes espagnoles, essentiellement dans les banlieues populaires (Voire le barrio del Reloj à Badalona, ville de l'agglomération de Barcelone).

L'embellie n'aura pas été longue : une trentaine d'année.

Avec l'effondrement de l'immobilier puis des bourses au niveau mondial en 2008, l'économie espagnole a connu un trou d'air vertigineux qui a entrainé une première récession d'importance dès 2009. Depuis, rien ne s'arrange car, pour sauver le secteur financier et maintenir l'attrait des capitalistes pour l'Espagne, les gouvernements successifs (Socialistes et droite dure) ont accepté de soumettre leur peuple à une purge radicale qui aggrave le chômage, augmente impôts et taxes et réduit les salaires et pensions de retraite. Tout cela sous la houlette de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de la Banque Mondiale ("la Troïka" qui sévit aussi en Grèce).

Dès 2009, les premiers départs de jeunes espagnols se sont fait sentir. Et la situation se poursuit depuis.

Ainsi, selon le Recensement des Espagnols Résidents à l'Etranger, ce sont près de 350 000 espagnols qui ont quitté le pays pour s'installer à l'étranger. Et, en 6 mois en 2012, ce sont déjà 114.057 espagnols qui ont quitté le pays !

Ce qui est dramatique quoique sans surprise, c'est que ceux qui partent, ce sont essentiellement des jeunes de 25 à 35 ans, diplômés et de bon niveau professionnel et sans charges familiales. En clair, l'avenir du pays, ses "forces vives" comme on disait autrefois.

Ce que ne précise pas cette enquête, ce sont tous les espagnols qui quittent leur pays "seulement" quelques mois, en tant que saisonniers agricoles notamment. En France, on a vu cette année revenir des cars entiers de vendangeurs venus d'Andalousie, chose que l'on ne voyait plus depuis des décennies.

La misère qui s'abat sur l'Espagne pousse les plus dynamiques, les plus jeunes, à fuir le pays. C'est là le moteur essentiel de toute immigration !

En 2012, Argentine et Cuba en tête, la France bien placée

Au niveau des destinations, les chiffres de ce début d'année 2012 indiquent que c'est le continent américain qui attire le plus avec 83 763 émigrants contre 26 222 pour les pays européens.

En Europe, la France est la première destination (8 273 installations), devant le Royaume-Uni (4 780), l'Allemagne (3 262) et la Suisse  (3 141).

Mais, loin devant, les premières destinations sont, espagnol oblige, l'Argentine avec 22 073 émigrants et Cuba avec 13 890 émigrants  ! Au passage, on peut noter l'attrait de Cuba. Comme quoi, les mauvaises langues qui laissent à penser que la misère règne à Cuba devraient regarder la ruine qu'ils laissent sur le Vieux Continent.

Derrière, viennent le Brésil (8 362), le Mexique (7 959) et les Etats-Unis (7 134). Le rêve américain se trouve désormais en Agrentine et à Cuba ?...

Ce qui vit l'Espagne, cette crise qui s'aggrave et qui entraine un chômage dramatique et un exode des jeunes diplomés, c'est ce que connaissent des pays comme l'Irlande, le Portugal ou la Grèce.

C'est peut-être aussi ce que connaîtront d'autres pays européens, notamment la France, si les travailleurs laissent les rènes des décisions à des forces politiques soumises aux volontés des seuls marchés financiers

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 08:58

Jean-Jacques Ayrault, premier ministre de François Hollande, a voulu se montrer déterminé hier sur France 2. Mais déterminé à quoi ?

Les semaines se suivent et, malheureusement, se ressemblent sur le plan économique et social.

Cette semaine, les chiffres du chômage sont tombés, brutaux. 3 millions de travailleurs sont au chômage rien qu'en Métropole !

En clair, en quatre mois de présence aux affaires, rien n'a pour l'instant changé avec un Président socialiste qui avait fait du changement son slogan.

"Quatre mois, c'est peu !". L'argument gouvernemental, malheureusement, montre l'incapacité de la majorité socialiste à taper du poing sur la table face au patronat et au monde financier. Les plans sociaux se multiplient (PSA, Sanofi, Arcellor,...) et le gouvernement se désole. Arnaud Montebourg a beau s'énerver, les actes concrets ne suivent pas.

Quatre mois au pouvoir ont, par contre, sérieusement érodés la popularité du nouveau pouvoir. Ce n'est pas tout de faire des promesses : il faut passer aux actes !

Et l'intervention du premier ministre, hier soir sur France 2, n'est pas là pour montrer une inflexion politique de ce gouvernement. En clair, on poursuit une politique de petits bras qui ne montre aucun effet et on poursuit sur la voie de l'austérité et de la soumission à l'Europe libérale.

Un changement de gouvernement pour ça ?

Emploi : la passivité

Hier soir, le premier ministre socialiste a émis des réserves sur l'objectif présidentiel d'inverser la courbe du chômage d'ici à un an. L'ambition n'était pas bien grande. Là voilà balayée par le chef du gouvernement !

Et, pourtant, Jean-Jacques Ayrault continue d'afficher son volontarisme dans ce domaine : "On fera tout pour réussir (...) Il est important de se fixer des objectifs ambitieux". Ambitieux de ne pas espérer inverser la courbe du chômage ?

Ce qui est plus inquiétant, ce sont ses déclarations sur une réforme début 2013 pour dynamiser la compétitivité française. Ayrault s'est dit prêt à explorer toutes les pistes, y compris celle du coût du travail, qui "n'est pas un sujet tabou". 

Revoilà la ritournelle de la compétitivité des travailleurs ! Un bon vieux discours patronal largement appliqué par la droite !

Cela fait trente ans que l'on parle de cette "compétitivité", que l'on baisse les cotisations sociales des patrons, que l'on baisse les impôts sur les sociétés, que l'on rogne sur les augmentations salariales. Le chômage a t-il baissé ? Les entreprises ont-elles arrêter de délocaliser ? Non aux deux questions !

Peut-être envisage t-il, pour relancer l'activité économique, de s'appuyer sur l'Etat et les collectivités locales ? Même pas !

Budget de l'Etat : dans les pas de Sarkozy

Jean-Jacques Ayrault a réaffirmé l'objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 et défendu les choix fiscaux de son gouvernement. En clair, on continue de bloquer les investissements de l'Etat pour rentrer dans les clous absurdes du traité de Maastricht.

Et son engagement auprès des travailleurs, en affirmant que "neuf Français sur dix" ne seront pas touchés par les hausses d'impôts, est un mensonge : certaines mesures directes touchent déjà de nombreux français (hausse ridicule du SMIC, mesures sur les retraites anticipées,...), d'autres toucheront les travailleurs indirectement (sous-investissement de l'Etat sur les territoires et dans les services publics).

S'engager sur une réduction du "déficit public", c'est continuer à réduire les dépenses utiles de l'Etat pour pouvoir rembourser des banques privées qui se sont largement remboursées et pour qui ce déficit est une véritable rente.

En clair, Sur le budget de l'Etat, le nouveau gouvernement se comporte lui aussi en comptable, comme le précédent, et coupe ainsi l'essentiel de ses moyens d'intervenir dans l'économie réelle du pays.

Traité européen : mauvais avant - mauvais après

Et ce n'est pas avec le nouveau traité européen que les choses changeront !

Même Ayrault le reconnait. Il a beau affirmé que "les lignes ont bougé en Europe" depuis l'élection de François Hollande, il reconnait ensuite que "d'un point de vue juridique", le traité européen "n'a pas été renégocié", comme s'y était engagé le candidat PS durant la campagne. Terrible aveu !

Comment les militants socialistes et les électeurs qui ont voté Hollande en avril et mai dernier doivent-ils prendre ces reculades, sur l'Europe, sur l'emploi et sur le budget de l'Etat ?

S'attaquer à la finance et au libéralisme !

Depuis 2008 et le début de cette grave crise du capitalisme, les communistes ont cherché à convaincre un maximum de citoyens de la possibilité de sortir du chômage, de la récession et de la précarisation sociale.

Pour cela, il faut s'attaquer aux racines du mal : le capitalisme lui-même !

C'est en effet une ligne politique décidée par le monde de la finance et de l'industrie et appliquée par les dirigeants occidentaux successifs qui a amené cette détérioration continue du marché de l'emploi, de notre tissu industriel, du revenu des travailleurs, salariés comme indépendants.

Cette ligne politique, c'est la ligne du libéralisme lancée dans les années 80 d'abord par Reagan aux Etats-Unis puis par Thatcher en Grande Bretagne. La mise au pas du Tiers-Monde, par les plans d'ajustement structurels, décidés par le FMI et la Banque Mondiale, et la mondialisation financière, qui a conduit au krach de 2008, sont des conséquences des politiques libérales.

Comme en Amérique du Sud, les peuples peuvent se rebeller contre les marchés et le capitalisme, et reprendre le contrôle de leurs richesses et de leurs économies.

Refuser de rembourser les dettes injustifiées (comme l'a fait l'Islande), défendre l'emploi industriel en refusant les licenciements boursiers et en favorisant les reprises en coopératives des entreprises, favoriser l'investissement public par le développement d'un Pôle financier public, reprendre la main sur les secteurs clefs de notre économie (énergie, transport, banque) : voilà quelques solutions que nous avançons avec les forces politiques, les associations et syndicalistes qui nous ont rejoint au Front de Gauche.

Loin de nous rassurer, l'intervention de Jean-Jacques Ayrault hier soir, après celle de François Hollande, montre que le gouvernement socialiste est tétanisé par les pressions des marchés et de Bruxxelles, qu'il est incapable de sortir des dogmes libéraux.

C'est donc aux travailleurs, socialistes ou non, de faire pression sur le gouvernement pour lui montrer qu'il existe une autre voie que celle qui nous a conduit à l'échec ces dernières années.

En luttant contre le traité européen et en défendant l'emploi industriel, au côté de la CGT le 9 octobre et des salariés en lutte, partout en France, chacun peut reprendre la main sur son avenir et contribuer à imposer une véritable politique antilibérale au service des peuples et des travailleurs.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 09:21

Dimanche 30 septembre, une trentaine d'organisations, syndicats et partis politiques, appellent à manifester à Paris, Place de la Nation à 13 h 30, pour exiger un référendum sur le Traité budgétaire européen.

Dans un récent sondage du CSA pour le journal "L'Humanité", 49 % des français interrogés désapprouvent la ratification par le Parlement du Traité pour la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), autrement dit le Traité budgétaire Sarkozy-Merkel. 39 % sont pour.

Les électeurs ont en mémoire le référendum trahi de 2005, celui qui avait vu le peuple refuser massivement (54 %) le Traité Constitutionnel Européen avant que la droite et Sarkozy ne l'imposent justement par le biais d'un vote au Parlement.

Ce sont d'ailleurs les électeurs du NON de 2005 qui sont massivement opposés à une ratification parlementaire de ce Traité : 62 % sont contre et seulement 27 % pour.

Dès sa signature en février par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, les communistes ont dénoncé ce traité dans son contenu et dans sa forme de validation, en catimini.

Avec les différentes composantes du Front de Gauche et plusieurs partenaires syndicaux et associatifs, le PCF appelle à une manifestation pour exiger que le peuple soit consulté sur un texte qui va imposer à tous les peuples d'Europe des budgets nationaux définitivement marqués du sceau de l'austérité.

Pour un pays qui se dit démocratique, est-il normal que le peuple (souverain, selon la Constitution) ne puisse pas s'exprimer sur une modification fondamentale du mode de gestion du budget national ?

Avec la plupart des partisans du NON de 2005, hormi les socialistes devenus ministres, nous défendons l'idée qu'un débat national doit être organisé et que le peuple doit trancher.

D'autre ont rejoint récemment cette position, ce sont les écologistes de Europe Ecologie, notamment leurs députés et sénateurs.

Même chez les partisans du OUI en 2005, il y a désormais des voix qui s'opposent à ce nouveau traité. Il doit bien y avoir de bonnes raisons à cela ?

Alors que l'Europe est en train de devenir un tombeau pour les acquis sociaux et le laboratoire d'un nouvel ordre social encore plus inégalitaire, des peuples tentent de se battre contre leurs dirigeants, contre l'Europe et la finance. Ces ont les peuples grecs, espagnols et portugais.

Au peuple de France désormais de montrer son refus de céder aux sirènes de la finance et des banquiers !

Avec la pétition de l'Humanité et la manifestation de dimanche, vous avez deux moyens pour montrer que vous êtes debout, que vous défendrez votre droit démocratique à vous exprimer sur des questions essentielles pour votre avenir et celui de votre famille.

Comme en 2005, faisons basculer l'Europe !

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 09:17

La droite au pouvoir en Espagne l'avait annoncé : elle ne tolérerait pas les manifestations populaires organisées hier, mardi 25 septembre.

A l'initiative des indignés espagnols et de dizaines d'organisations citoyennes, syndicats et partis politiques, une grande mobilisation populaire était organisée hier autour du Parlement espagnol, pour protester contre un nouveau plan de mesures d'austérité. Les protestataires voulaient ainsi relayer l'opinion très majoritaire des espagnols auprès de parlementaires sensés le peuple.

La droite espagnole (Parti Populaire issu du franquisme et allié de l'UMP) avait clairement annoncé ses intentions de criminaliser la manifestation. Non seulement elle parlait de poursuivre pénalement les organisateurs, mais elle comparait cette mobilisation à la tentative de coup d'état de militaires franquistes le 23 février 1982 ! Très fort quand on connait les origines du Parti Populaire et son refus de criminaliser le régime de Franco !

Espagne-2012--Place-Neptune---Madrid---250912.jpgHier, ce sont des dizaines de milliers d'espagnols qui se sont rejoints aux abords du Parlement espagnol (Les Cortes) en provenance de plusieurs points de départ différents. Jeunes, étudiants ou chômeurs, salariés, retraités,...

Il y avait là toute la société espagnole, une société touchée par un chômage désormais à 25 %, sans perspectives, et qui voit fondre ses revenus et ses acquis sociaux pour permettre aux banques espagnoles et étrangères de gonfler leurs bénéfices.

Vers la fin du rassemblement, des dizaines de personnes encapuchonnées ont commencé ici et là à créer des incidents, balançant des projectiles sur la police et poussant les manifestants à en faire de même. Ce qu'ils n'ont pas fait.

Ces provocations ont servi de justification à la police espagnole pour réprimer violemment les manifestants et arrêter des dizaines d'entre eux.

Curieusement, certains de ces provocateurs ont contribué à l'arrestation de manifestants selon des images diffusées par la télévision espagnole ! Cette technique d'infiltration d'une manifestation pacifique pour créer des incidents et justifier des charges policières et des arrestations est largement connue et pratiquer dans nos soit-disantes démocraties.

Rappelez-vous des images de ce provocateur en cirée jaune lors des manifestations contre le projet Devaquet en 1986 ! Les années suivantes, des individus identiques ont sévi dans tous les mouvements lycéens et étudiants : je me souviens personnellement d'un groupe de quadragénaires en civil au beau milieu de la place de la Nation, à Paris, au moment de la dispersion d'une manifestation contre la réforme Bayrou, en 1992.

En Espagne, hier, cette technique pour décrédibiliser le mouvement anti-austérité et justifier les violences policières aura causé des dizaines de blessés côté manifestants et... 2 du côté des policiers. Un manifestant a subi de telles violences que sa moëlle épinière est atteinte et qu'il risque la paralysie !

Les images de la télévision publique espagnole en bas de cet article illustrent mes propos.

Dès ce matin, à la tribune de l'ONU, la présidente argentine a dénoncé publiquement ces violences policières. C'est vrai qu'elle fait partie d'un gouvernement progressiste, elle, dans un pays qui a su dire NON au diktat des banques et des multinationales dans les années 90, sauvant son économie et son peuple d'une crise dramatique.

Comme en Grèce, les régimes pro-européens sont prêts à toutes les violences physiques pour soumettre leurs peuples aux mesures monstrueuses et inhumaines qu'exigent l'Europe, la Banque Centrale Européenne et le FMI pour le compte de la finance et des multinationales.

Cette répression d'une manifestation populaire en Espagne, après celles contre le mouvement des mineurs avant l'été, montre le vrai visage de nos démocraties occidentales.

Comme le disait Coluche, "La dictature c'est ferme ta gueule ! La démocratie, c'est cause toujours !". On serait tenté de dire que la démocratie occidentale, c'est cause toujours... tant que cela n'a aucun effet ! Le jour où le peuple se mobilise suffisamment pour mettre en danger les choix politiques de nos "élites" économiques et politiques, le masque tombe, et, avec, les coups de matraque.

Alors que nos médias et nos grands défenseurs des Droits de l'Homme pleurent des larmes de crocodile quand ses répressions touchent les peuples libyens ou syriens, les voilà bien silencieux quand ces violences concernent des peuples dont les régimes sont nos alliés, à Bahreïn ou en Espagne, par exemple.

Comme on l'a vu en 1986, avec la mort de Malik Oussekine, et comme on le voit à chaque occupation d'entreprise, les forces de l'ordre sont utilisées par l'Etat français uniquement pour défendre la propriété privée et l'ordre établi, jamais pour défendre les intérêts de la Nation, en termes d'emplois notamment.

Il est clair que si le peuple français haussait la voix suffisament fort pour refuser l'austérité et la soumission au monde de la finance, nos forces de l'ordre seraient là pour briser le mouvement populaire.

C'est pour cela que les travailleurs français doivent regarder ce qu'il se passe de l'autre côté des Pyrénées et être solidaires des luttes espagnoles contre une dictature de la finance qui tôt ou tard nous submergera.

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 10:15

Interdire les licenciements boursiers ? Une proposition simple déjà votée par les socialistes... avant leur victoire aux Législatives.

Le 16 février dernier, les sénateurs de gauche votaient la proposition de loi communiste contre les licenciements boursiers. Dans la foulée, ils s'engageaient à revoter cette loi si la majorité basculait à l'Assemblée nationale en juin.

Chose faite : les socialistes sont désormais majoritaire à eux seuls à l'Assemblée nationale.

Qu'attendent-ils pour voter cette loi ?

Les députés communistes et partenaires ont déposé cette proposition de loi à l'Assemblée nationale le 24 juillet dernier. Cela fait déjà deux mois !

Il ne s'agit pourtant pas d'une loi "révolutionnaire". Avec leurs propositions, les députés communistes et apparentés ont voulu être efficaces et concrets, en visant exclusivement les entreprises qui réalisent des bénéfices et qui établissent dans la foulée des plans de licenciements.

Pour les communistes, être efficace immédiatement pour les travailleurs, c'est obtenir au minimum qu'il soit impossible de licencier quand la situation de l'entreprise est florissante. Et que ces licenciements ne visent qu'à accroître les dividendes à verser aux actionnaires !

Qu'on en juge ! La proposition de loi contre les licenciements boursiers prévoit :

  • d'exclure du champ légal des licenciements économiques ceux effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre du dernier exercice comptable (article 1) ;
  • que les entreprises qui bénéficient d'aides publiques, sous quelque forme que ce soit, s'engagent en contrepartie à ne pas réaliser de licenciements interdits au sens de l'article n°1 (article 2).

Une telle loi, votée dès juillet, aurait permis d'éviter la publication de nombreux plans sociaux depuis !

C'est le cas des 8 000 licenciements chez PSA et la fermeture de l'usine Citroën d'Aulnay, car la famille Peugeot accumule des dividendes sur ses comptes (en Suisse) pendant qu'elle pousse la direction du groupe à licencier.

C'est le cas aussi chez SANOFI, qui vient d'annoncer ce matin 900 suppressions d'emplois d'ici 2015 tandis que les syndicats estiment à 2 500 les emplois qui disparaitront dans le groupe français sur les 48 000 existants (- 10 % !). On est loin de l'époque où le groupe était public (via sa maison mère, Elf Aquitaine) et visait prioritairement à satisfaire la santé publique en France !

Cette loi contre les licenciements boursiers, simple dans sa rédaction et simple à faire appliquer, vient en complément d'une autre proposition de loi des députés communistes qui permettrait aux salariés de reprendre sous forme coopérative leur entreprise viable. Ce qu'ont fait avec peine les anciens Sealink et ce qu'auraient pu faire les eurois de la papeterie M-real d'Alizay.

En deux lois, la gauche au pouvoir pourrait marquer fortement son engagement pour la défense de nos emplois industriels au côté des salariés en lutte.

Nous réitérons notre appel aux socialistes, notamment aux députés et sénateurs, pour qu'ils appuient la proposition de loi des députés et sénateurs communistes et apparentés en faveur de l'interidction des licenciements boursiers.

La situation de l'emploi en France nécessite des mesures fortes d'un gouvernement de gauche. Le gouvernement socialiste et sa majorité parlementaire doit s'appuyer sur les propositions claires et concrètes des élus communistes pour défendre les entreprises et les emplois menacés par l'appât du gain de quelques actionnaires.

Affiche-Interdiction-des-licenciements-boursiers-2012.jpg

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 09:09

Toujours plus bas. Le Président "normal" bat des records de vitesse dans les sondages.

"Demain : on rase gratis !". Cette phrase qui sert à dénoncer la démagogie et les promesses gratuites des hommes politiques (démagogie réelle ou supposée) va facilement pouvoir être reprise pour démolir François Hollande.

La droite et l'extrême-droite ont d'ailleurs bien compris le principe et appliquent sans vergogne cette règle.

C'est d'autant plus honteux de la part d'une droite qui est restée dix ans aux manettes du pays et qui nous a conduit dans l'impasse où nous sommes.

Et c'est d'autant plus dangereux de la part d'une extrême-droite qui a beau jeu de jouer la vierge blanche qui défendrait le peuple contre des élites vendues à l'étranger. Cette stratégie marche plutôt bien en Grèce et en Hongrie, avec les néo-nazis d'Aube dorée et du Jobbik.

Dans les faits, de sondage en sondage, la cote de popularité de François Hollande n'en finit pas de baisser. A chaque fois fortement.

Le dernier sondage en date place désormais les "insatisfaits" à 56 %, 11 points de plus qu'en août ! Une chute incroyable en un mois qui place le "nouveau" Président en négatif pour la première fois, à peine quatre mois après son élection.

Il faut dire que nombre d'électeurs ont bien du mal à reconnaître dans les actions du Président Hollande le programme du candidat Hollande pour qui ils ont voté : il en est ainsi de l'inertie du gouvernement face aux nombreux plans de licenciements, des diverses mesures fiscales qui touchent les travailleurs (et pas les riches !), du prix des carburants et de la mesurette gouvernementale pour freiner leur hausse ou des grands écarts dogmatiques sur les immigrés, entre un Manuel Valls qui les chasse et certains députés qui veulent les voir voter ! Et on ne vous parle pas de la reculade complète des socialistes sur le Traité Sarkozy-Merkel que Hollande n'a fait bouger que de quelques millimètres !...

Nous ne sommes pour notre part pas surpris par cet écart entre la campagne électorale et la politique menée par la majorité socialiste !

Durant toute la campagne présidentielle, puis pendant celle des Législatives, nous n'avons eu de cesse de répéter qu'il ne pouvait y avoir de politique en rupture avec le capitalisme et la crise qu'il a provoqué, sans au moins rupture avec les dogmes libéraux !

A aucun moment, le Parti socialiste et ses alliés n'ont pris de recul sur leurs erreurs passées, leurs conversions à la rigueur en 1983, à l'europhilie béate avec Maastricht ou le Traité Constitutionnel Européen, aux privatisations,... Pire ! Alors qu'ils s'étaient abstenus sur le petit frère du TCE, le traité de Lisbonne, en 2007, ils valident désormais un traité qui enfoncent un peu plus la France dans l'étau des marchés financiers. Même si leur posture de 2007 était surtout stratégique et politicienne (ils ne voulaient pas bloquer l'adoption du traité de Lisbonne en votant contre), ils auraient pu au moins donner le change sur le traité actuel en simulant une véritable fronde face à Angela Merkel et à Bruxelles !

Mais non. Celui qui affirmait en février dernier à la City de Londres (la Bourse britannique) qu'il n'était pas "dangereux" ("I'm not dangerous") s'est définitivement plié aux exigences des marchés financiers.

Et, dans le camp socialiste, nombre de ceux qui menaient campagne pour le NON au traité de 2005, le TCE, se sont mués désormais en fervents défenseurs de l'intégration européenne et de la Règle d'or, Fabius, Montebourg, Cazeneuve, etc...

Chômage, pouvoir d'achat, Europe, international,... Il est particulièrement difficile pour l'instant de voir une réelle inflexion à gauche de la politique française ! Notamment sur les deux grandes inquiétudes pour les français que représente l'emploi et le pouvoir d'achat.

Une partie de l'électorat de François Hollande des Présidentielles a désormais l'impression qu'il n'y a pas de différence entre ce gouvernement et le précédent, personnalité du Président mise à part. Celle qui tente d'en tirer profit, c'est Marine Le Pen, avec la démagogie subtile de l'extrême-droite en période de crise.

Dommage que dans l'Eure, les seuls oppositions sur le choix du premier secrétaire du PS reposent pour l'instant sur des conflits de personnalités, d'égos, entre le maire de Val-de-Reuil, le responsable du luxe Marc-Antoine Jamet, et le maire de Vernon, soutien d'une dissidente socialiste aux Législatives, Philippe N'Guyen ! De vrais débats politiques sur les valeurs "socialistes", de vrais désaccords, auraient évité cette impression de carriérisme.

Alignés comme ceux de leurs partis-frères européens sur une doctrine d'intégration à l'Europe libérale, les socialistes français s'entêtent à vouloir faire passer leur austérité et leur gestion de crise pour des politiques de gauche.

Les sondages montrent d'évidence que les français sont dans la désillusion.

Il serait temps que les responsables socialistes prennent conscience de leurs erreurs et du décrochage entre eux et l'électorat populaire avant que celui-ci ne file, au mieux dans l'abstention, au pire dans le vote néo-fasciste.

Refuser de signer le traité européen instaurant la Règle d'or et le contrôle de Bruxelles sur le budget de la Nation serait le premier acte fort d'un gouvernement de gauche digne de ce nom.

Dans un second temps, voter des lois contre les licenciements boursiers et permettant aux salariés de reprendre leurs entreprises viables, comme l'ont proposé les élus communistes, et revenir sur les cadeaux fiscaux accordés par la droite aux plus riches et aux spéculateurs, cela ouvrirait la voie à une lutte plus efficace contre le chômage et contre les déficits publics.

Peut-être verrait-on alors la cote de François Hollande remonter dans les sondages !

Peut-être nos responsables socialistes ont-ils besoin d'entendre les français plus clairement ?

Ils en auront l'occasion samedi 30 septembre avec la mobilisation à Paris, place de la Nation à 13 h 30 de plus de 25 organisations, dont le PCF et ses partenaires du Front de Gauche, en faveur d'un référendum contre le traité européen Sarkozy-Merkel ?

Alors, pour faire remonter Hollande dans les sondages, réussissons la mobilisation du 30 !

Amenons notre nouveau Président et son gouvernement à entendre la voie du peuple de France. Pour son bien.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 08:54

Evidemment, on n'en entend pas parler mais les travailleurs des pays où nos capitalistes délocalisent nos emplois et leurs profits se rebiffent également contre le libéralisme. C'est le cas de l'Inde.

Ce sont plus de 50 millions de travailleurs qui ont répondu ce jeudi 20 septembre à l'appel à la grève générale (hartal) lancé par les syndicats indiens. Plusieurs millions d'entre eux sont descendus dans la rue.

Les commerces, les administrations mais aussi les écoles et les transports ont été paralysés par ce mouvement de protestation contre les dernières mesures de libéralisation annoncées par le gouvernement de centre-gauche, conduit par le Parti du Congrès.

Des mesures de libéralisation qui vont frapper les plus pauvres et ouvrir encore plus l'économie indienne au capital étranger :

  • Une augmentation de 14% des prix de l'essence subventionnée ;
  •  Un plafonnement des volumes de gaz subventionnés au strict minimum, le reste devant être acheté au prix du marché ;
  • Une cession massive au capital privé de parts dans des entreprises publiques très rentables comme NALCO (aluminium) et Oil India (pétrole) ;
  • enfin surtout l'ouverture de l'immense marché du commerce de détail au grand capital étranger ;

Le mouvement est parti de la colère des 25 millions de petits commerçants indiens – à la tête d'un réseau dense de 12 millions de petites boutiques (les kiranas) – opposés à l'ouverture du marché indien aux géants mondiaux de la distribution, tels l'américain Wal-Mart, mais aussi les français Auchan et Carrefour.

La grève lancée d'abord par la Confédération syndicale des commerçants indiens (CAIT) a été relayée par les principales centrales syndicales, notamment le Congrès syndical indien (AITUC) et la Centrale des syndicats indiens (CITU), les deux principaux syndicats liés historiquement aux deux partis communistes indiens.

Ce sont donc logiquement dans les régions où les communistes ont historiquement une influence de masse que la grève a été le plus massivement suivi : notamment au Tripura et surtout au Bengale-Occidental – avec sa capitale Calcutta – où magasins, bureaux et transports ont été totalement paralysés ce jeudi.

Dans les grandes villes du pays, la grève a été suivie de manière inégale. Si la capitale économique Mumbai et la capitale politique Delhi ont été relativement épargnées, les autres pôles économiques, Calcutta et Bangalore, ont été fortement perturbés par la grève.

cpim--delhi.jpgNew Delhi a été le lieu du rassemblement central de la journée de protestation, avec une manifestation devant le Parlement indien menée par les dirigeants de plusieurs partis de gauche, dont ceux des deux Partis communistes.

Pour le dirigeant du PC d'Inde (Marxiste), Prakash Karat, c'est clair : « Nous ne voulons pas de Wal-Mart en Inde. Nous ne soutiendrons pas l'ouverture de la moindre enseigne Wal-Mart en Inde ».

Selon les syndicats, la grève a été également suivie massivement dans une dizaine d'autres Etats parmi lesquels l'Uttar Pradesh, le Bihar, le Madhya Pradesh, l'Orissa, l'Andhra Pradesh, le Karnataka, le Tamilnadu, le Punjab ou encore le Jharkhand, des États qui concentrent pas moins de 700 millions d'habitants, soit la moitié de la population indienne.

communist indiaLa grève a été saluée par le Parti communiste d'Inde (Marxiste) qui a souligné la nécessité de poursuivre la lutte :

« le soutien massif à la grève générale a été une expression d'une colère du peuple dirigée contre les mesures anti-populaires prises par le gouvernement de coalition du Parti du Congrès. Le bureau politique du Parti communiste exige du gouvernement de Manmohan Singh qu'il retire son projet de loin sur les IDE dans le commerce de détail, de vente des parts publics dans les entreprises publiques, qu'il revienne sur la hausse des prix de l'essence et les restriction sur les bonbonnes de gaz subventionnées. La lutte contre ces mesures anti-populaires doit s'intensifier dans les jours à venir ».

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