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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 10:26

L'été n'a pas arrêté la pluie de mauvaises nouvelles économiques, depuis un chômage en hausse et des listes d'entreprises qui licencient qui s'allongent, jusqu'à la hausse annoncée des prix du gaz en passant par une crise de l'euro qui continue d'enfoncer de nombreus états européens dans une récession sans fin pour les travailleurs.

La question se pose : y-a t-il une issue à cette crise ?

Pour nombre de communistes, au sein et en dehors du PCF, mener des politiques dans le cadre du capitalisme, c'est gérer les intérêts des capitalistes qui se cachent derrière les institutions financières, les banques et les grands groupes industriels et commerciaux. C'est cette voie qu'a choisi le Parti Socialiste, en refusant de s'attaquer au dogme de la dette et aux marchés financiers !

La capitulation de François Hollande sur le dossier du traité européen Sarkozy- Merkel montre également l'alignement des sociaux-démocrates sur les recettes prônées par les marchés financiers, ceux-là mêmes qui sont à l'origine de nos difficultés économiques.

Sortir de la crise du capitalisme ne peut passer qu'en affrontant frontalement, courageusement, ce capitalisme et ses marchés financiers. Pour cela, il faut refuser de payer une dette qui aujourd'hui sert de rente aux actionnaires des institutions financières privées, et rejeter une Union européenne et un euro qui sont des outils de soumission de nos économies et de nos nations aux choix des financiers et des actionnaires.

Réunis pour la troisième fois en "Rencontres nationales" à Marseille en juillet, des communistes de différents horizons, militants PCF ou non, ont décidé de publier un appel aux communistes et aux sympathisants pour s'attaquer au discours dominant en faveur de l'austérité et rompre réellement avec une crise entretenue pour le bénéfice des seuls actionnaires.

Nous publions ici cet appel que nous partageons.

A la suite, vous trouverez une pétition lancée fin juillet par le journal "L'Humanité" en faveur d'un référendum sur le traité européen Sarkozy - Merkel actuellement refusé par Hollande et le PS.

Malgré les insuffisances de ce texte, il s'agit d'un premier pas pour que le peuple de France reprenne le pouvoir sur son avenir et pour ouvrir une brèche dans le discours dominant en faveur d'une austérité dont on commence à mesurer les dégâts en Grèce ou en Espagne.

La bataille autour du Traité Constitutionnel Européen, en 2005, a montré que le peuple pouvait imposer ses choix aux dirigeants économiques et politiques du capitalisme français.

Renouvelons cette victoire en exigeant massivement un référendum sur le traité Sarkozy-Merkel !

  Rencontres-communistes---Appel-de-Marseille-2012.jpgPetition-Referendum-Europe-2012.JPG

Cliquez sur la pétition pour la signer en ligne !

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 09:04
L'arroseur arrosé.
Ce journaliste cubain réfugié en Floride ironise sur la "démocratie" aux Etats-Unis à partir du vote pour le nouveau maire de l'agglo de Miami.
On constatera probablement pour les Présidentielles en 2014 que seuls 40 % des électeurs inscrits sur les listes électorales participent au vote. Mais comme moins d'un étatsunien sur deux est inscrit sur les listes électorales, cela fait que moins de 20 % des électeurs potentiels désignent leur président. Avec un peu plus de 50 % des voix, le Président élu ne représente que 10 % des adultes en âge de voter ! Démocratique ?
Et encore ! Aux Etats-Unis on peut être élu avec moins de voix que son soncurrent. C'est ce qui a permis l'élection de George Bush junior en 2000 qui emporta le scrutin au nombre de Grands électeurs alors que le candidat démocrate Al Gore avait une avance de 550 000 voix ! Aux Etats-Unis, chaque Etat désigne un nombre déterminé de grands électeurs. C'est le candidat arrivé en tête (même de 1 voix !) qui emporte l'ensemble des grands électeurs de l'Etat !
Démocratique ?
Avec cet article, ce sont les cubains qui retournent les critiques qu'on leur fait sur la démocratie.
Le cas de Miami-Dade est d'autant plus important qu'il abrite la majorité des cubains anticastristes réfugiés ici depuis les années 50.
Solidaire

"Je n’étais pas très fixé sur ma décision d’écrire ou pas à propos des élections dans le Comté de Miami-Dade (Floride) parce que j’ai déjà écrit maintes fois à ce sujet et on devient vite répétitif. Le problème c’est qu’il y a toujours quelque chose de nouveau à dire sur ces élections tenues à intervalles réguliers dans ce Grand Miami, nom sous lequel on désigne ce comté.

Miami-Dade s’étend sur une superficie d’environ 1 900 miles carrés ; l’État de Floride a une superficie totale de 53 624 miles carrés ; la population du comté de Miami-Dade, selon le dernier recensement, est de 2 500 766 habitants et celle de l’État de Floride de 19 000 000 habitants. Ce Comté est le plus peuplé de La Floride et le 8ème plus peuplé des États-Unis.

Des 2,5 millions d’habitants du comté, 1 243 000 sont inscrits sur les listes électorales, c’est-à-dire un peu moins de 50 % de la population. Parmi ces personnes qui ont le droit de vote, seulement 248 605 ont exercé ce droit lors des élections qui se sont tenues il y a une quinzaine de jours, c.-à-d. environ 20 % des électeurs.

Comme on l’entend dire ironiquement dans la rue, ce n’est pas un record, mais c’est un « good average », une bonne moyenne… Bon, c’est une moyenne qui fait mourir de rire, certes, mais ce n’est pas ça qui est important.

Ce qui importe c’est que ces élections, entre autres finalités, avaient pour but d’élire le Maire du Comté, car Miami-Dade comprend 35 municipalités et chacune de ces municipalités élit son maire. Par exemple, Miami Beach, Hialeah, Miami, etc. sont des villes du comté, mais elles ne jouissent que d’une autonomie limitée pour leur administration.

Le Maire du Comté, un Américain-Cubain du nom de Carlos Giménez, un ancien pompier de la ville, a remporté les élections avec 126 525 voix, soit 54,23 % des voix exprimées, soit, aussi, 10 % des électeurs inscrits, ce qui représente, au final, plus ou moins 5 % de la population du comté.

Qu’en dites-vous ? La plus haute autorité du comté de Miami-Dade représente 5 % de la population de ce comté.

N’a-t-on pas simplement défini la démocratie comme le gouvernement de la majorité qui respecte le droit des minorités ? Eh bien, à ce qu’il semble, dans le Comté de Miami-Dade, la définition est tout autre ; on peut dire qu’ici la démocratie c’est le gouvernement de la minorité qui est méprisé par l’immense majorité.

Il faut dire, en outre, que lors de ces élections du 14 août, sur les 248 605 voix exprimées, 92 000 furent des votes par procuration, c.-à-d. que 37 % des électeurs, pour voter, ne se sont présentés dans aucun bureau de vote.

Cette façon d’exprimer son vote a déclenché un formidable scandale politique qui a conduit à l’arrestation de certains individus qui ont eu recours à cette procédure de vote pour le manipuler à leur guise et avantage. Les « boleteros » (« détenteurs de bulletins de vote »), comme on appelle ces individus, manipulent des centaines de votes à leur gré et en faveur des politiciens qui les payent. Comme presque toutes les restrictions qui existaient auparavant pour voter par procuration ont été abolies, il est extrêmement facile pour n’importe lequel de ces « boleteros » de solliciter et d’obtenir un bulletin de vote rédigé au nom de n’importe quel électeur inscrit et peu importe si cet électeur est un handicapé mental ou s’il est dans l’incapacité physique de faire un choix conscient parmi les candidats. Les « boleteros », simplement, remplissent le bulletin de vote et l’envoient par la Poste au Centre Electoral où il est comptabilisé comme vote.

Les hommes politiques, évidemment, nient tout lien avec ces gens et nient même les avoir jamais rencontrés, même lorsque, comme cela est arrivé, on a pu voir des photos où ces individus apparaissaient dans les mêmes lieux que les candidats.

Le cas de Carlos Giménez est incroyable. Sur la totalité des votes par procuration enregistrés à l’occasion de ces élections municipales, il a bénéficié de 62 % de ces votes par procuration alors qu’il n’a remporté cette élection qu’avec 54 % des voix exprimées. Par conséquent, 43 % de voix obtenues par Carlos Giménez ont été des votes par procuration. Qu’en dites-vous ? L’homme qui nous gouverne actuellement dans ce comté, non seulement n’a obtenu que 10 % des voix des électeurs inscrits, mais presque la moitié de ces voix ont été émises par un système de vote empreint de corruption, malhonnêteté, manipulation et fraude.

Et c’est ça qu’on appelle « démocratie » ? Si les choses se passent ainsi il serait presque préférable que les maires soient désignés par les gouverneurs et que ces derniers, à leur tour, soient nommés par le Président lequel, à son tour, serait désigné par un groupe de vieux sages. À l’arrivée, ce serait du pareil au même.

Comme disent les paysans cubains, pour le lait que donne la vache, autant vaut que ce soit le veau qui en profite."

Lázaro Fariñas

Rebelión
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=154879

Traduit de l’espagnol par Manuel Colinas Balbona pour Le Grand Soir

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 08:56

 A la demande du gouvernement belge, la Banque nationale a réalisé une étude sur les résultats de la réforme du chemin de fer en Belgique et dans les pays voisins. Le résultat est tout sauf positif.

De Tony Pirard et Michaël Dupuis, pour le Parti du Travail de Belgique (PTB) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Baisse du transport de marchandises

L’étude de la Banque nationale montre que la part du chemin de fer dans le transport de marchandises en Europe a fortement baissé depuis la montée de l’idéologie libérale (le secteur ayant été le premier visé). En 1970, la part du rail dans le transport de marchandises était de 20 %. En 2000, elle n’était plus que de 8,2 %. Soit une baisse d’au moins 60 %. Cette tendance à la baisse semble en outre empirer à mesure qu’augmente le nombre de directives européennes. En France, le transport ferroviaire de marchandises a baissé de 44 % entre 2000 et 2009. En Allemagne, entre 1990 et 2009, de 22 %. En Belgique également, le transport ferroviaire de marchandises a fortement diminué (on envisage même la faillite de SNCB-Logistics, anciennement B-Cargo, le département transport de marchandises récemment privatisé, ce qui entraînerait une augmentation de 30 000 camions par semaine sur les autoroutes belges). Premier résultat figurant au bulletin de la gestion libérale du rail : le remplacement en masse des trains par les camions, avec toutes les conséquences sur la pollution, la sécurité et le trafic sur nos routes.

Baisse du nombre de voyageurs

L’étude de la Banque nationale démontre aussi que la part du rail dans le transport de voyageurs a également fortement baissé depuis les années 1970. En 1970, celle-ci était de 10,4 %; en 2000, elle n’est plus que de 6,3 % – soit une baisse de 40 %. Lors de la dernière décennie, on observe une augmentation du transport intérieur de passagers en France, en Belgique et aux Pays-Bas. Il est frappant de constater que, en France et en Belgique – pays où le transport intérieur de voyageurs n’est pas (encore) privatisé –, celui-ci est deux à trois fois plus important qu’aux Pays-Bas, où sa libéralisation a été complète. Pour l’Allemagne, pays où la libéralisation et la privatisation du transport intérieur des voyageurs ont atteint le stade le plus poussé, la Banque nationale constate également une baisse sur la même période.

Baisse de la ponctualité

Depuis la scission du groupe SNCB, la ponctualité des trains en Belgique s’est fortement détériorée. En 2005, 92 % des trains étaient à l’heure; aujourd’hui, c’est 85 %. Des dizaines de trains sont en outre chaque jour supprimés pour cause de pannes dues au manque d’entretien (notons que ces trains supprimés ne sont pas repris dans les statistiques de ponctualité). Par ailleurs, conséquence de la scission entre Infrabel et la SNCB, le personnel des deux entreprises ne peuvent plus communiquer de manière directe, ce qui entraîne le chaos sur le terrain, tant avant que pendant des événements imprévus (dérangement sur la voie, pannes, problèmes dans l’infrastructure…). Alex Migom, directeur général Stratégie & Coordination du Holding SNCB, impute la première cause de la baisse de ponctualité à la scission entre la SNCB et Infrabel.

Problèmes de sécurité

Les chemins de fer britanniques ont été privatisés dans les années 1990. La propriété des rails et de l’infrastructure est allée à Railtrack, une entreprise privée cotée en Bourse. Le transport des voyageurs et celui des marchandises sont alors tombés dans les mains de quelque 20 opérateurs différents. Mais, tout comme le gestionnaire privé de l’infrastructure Railtrack, ces opérateurs privés n’ont pas investi dans l’entretien du matériel roulant, ni dans les installations de sécurité, ni dans la formation du personnel. Le chaos de 25 opérateurs sur un seul réseau ferroviaire, le vieillissement du matériel et la détérioration des conditions de travail ont mené à une série d’accidents mortels (Southhall en 1997, Ladbroke Grove en 1999, Hartfield en 2000, Potters Bar en 2002, Londres-Glasgow en 2007…). La situation étant devenue intenable, l’État a dû reprendre l’infrastructure.

En Belgique, il ressort de l’enquête sur la catastrophe de Buizingen que la sécurité du chemin de fer dépend de trois facteurs : une organisation efficace, des investissements dans des installations de sécurité, des conditions de travail adéquates pour le personnel. Trois facteurs plus que vacillants dans des chemins de fer libéralisés, cette libéralisation entraînant, selon la commission d’enquête Buizingen, une moindre efficacité dans la gestion de la sécurité. Sous la pression de l’opinion publique, la direction de la SNCB a décidé d’introduire plus rapidement le système de freinage automatique TBL1+. Vu son prix, les opérateurs privés refusent, comme SNCB-Logistics, récemment privatisé. Ce qui n’empêche pas ces opérateurs privés d’augmenter simultanément le nombre d’heures de travail des conducteurs de train (de 11 heures à 13 heures par jour dans certains cas), d’exiger davantage de flexibilité et de raccourcir leur formation. Voilà qui met également une très forte pression sur les conditions de travail. Ces dix dernières années, le groupe SNCB a perdu 12,5 % de son personnel. Un chiffre qui augmente tous les mois.

Augmentation des dépenses

L’étude de la Banque nationale épingle également le soi-disant avantage de la libéralisation pour le portefeuille du consommateur. Le rapport constate l’augmentation générale du prix des billets, « malgré l’instauration du jeu de la concurrence ». La libéralisation entraîne donc également des prix plus élevés, ce que le consommateur a déjà largement découvert dans d’autres secteurs (énergie, télécoms, poste...) Au Royaume-Uni, paradis de la privatisation, le billet de train est un des plus chers d’Europe : 0,32 euro/km contre 0,10 euro/km en France.

Si l’impact touche les prix pour le voyageur, il n’épargne pas non plus le contribuable. Au Royaume-Uni, depuis la privatisation, l’État doit payer un maximum pour le chemin de fer, les partenaires privés s’étant octroyé les activités les plus rentables, laissant aux pouvoirs publics les investissements structurels et les lignes rapportant le moins. La Belgique est sur une voie similaire : les lignes les plus rentables, comme Bruxelles-Aéroport, ont déjà été partiellement privatisées (voir encadré). Ces dernières années, 400 millions d’euros ont disparu dans les poches de consultants externes, le savoir-faire interne de milliers de membres du personnel étant ignoré. Selon Jannie Haek (PDG du Holding SNCB), la scission de la SNCB en différentes entités coûte environ 100 millions d’euros par an. D’après les syndicats, des millions affluent chaque année vers de filiales privées comme SNCB-Logistics, IFB et TRW. Des informations récentes ont révélé que la SNCB paie des factures d’électricité trop élevées à Electrabel… Tout ceci constitue des postes où il est parfaitement possible de réaliser des économies sans devoir toucher au service au public.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 08:53

Reprise d'un article du très bon site "les mots ont un sens".

Pour cet été, voici un article qui remet les pendules à l'heure au niveau des clichés sur l'hygiène que veulent nous "vendre" (dans le sens commercial du terme) les grandes firmes industrielles.

Les microbes sont naturellement présents dans notre environnement, depuis toujours et pour notre plus grand bien. Certains deviennent pathogènes (source de maladies) lorsque notre corps décline (plaie, maladie,...). Il s'agit là d'un phénomène normal, naturel.

Il est impossible de se débarrasser de "nos" microbes : ce serait même dangereux ! Non seulement, certaines fonctions de notre corps (digestion notamment) ont un besoin vital de certains microbes, mais, la nature ayant horreur du vide, de nouveaux microorganismes occuperaient aussi rapidement la place et pas forcément ceux qui sont les plus neutres pour notre corps.

C'est le cas de cette grande marque de dentifrice qui nous vante l'efficacité de l'un de ses produits contre les bactéries de la bouche. Comme dans d'autres parties du corps, la flore bactérienne de la bouche est variée, riche et surtout, elle est nécessaire ! Supprimer les bactéries "naturelles" de la bouche, c'est permettre notamment l'installation de mycoses autrement plus dommageables et difficiles à combattre ! Comme pour d'autres parties du corps (les femmes comprendront)...

"L'hygiène tue l'hygiène" et les industriels, avec les publicitaires, sont prêts à jouer sur tous les ressorts, quitte à créer des peurs irrationnelles, pour vendre plus de leurs camelotes et faire plus de profits !

Comme en écologie, ne nous laissons pas embobiner avec des discours commerciaux sur l'hygiène !

Solidaire


Plus de 10 000 espèces de microbes ont été détectées lors du dernier recensement... humain (dont certaines souches hautement pathogènes). Notre corps est composé de dix fois plus de microbes... que de cellules humaines !

 

Bactéries corps humain

Une grande étude publiée aujourd'hui dans Nature nous réconciliera-t-elle (enfin) avec nos bactéries, champignons et autres petites bestioles microscopiques peu ragouteuses, mais ô combien utiles... ? Dix fois plus nombreux que nos propres cellules, nos microbes représentent de 2 à 3 kilos de notre masse corporelle. Et plus du tiers des gènes présents dans notre corps (8 millions sur 22 millions).

Bric-à-bractéries

Un consortium international de 200 chercheurs (doté de 173 millions de dollars de budget) a taquiné le microbiome de 242 volontaires sains, âgés de 18 à 40. Ils ont prélevé des échantillons dans une quinzaine de parties du corps, de la narine au pli de l'oreille, en passant par les parties les plus intimes. "Avec la plus grande profondeur de séquençage" jamais réalisée, dixit Curtis Huttenhower de la Harvard School of Public Health, qui est l'un des auteurs principaux.

Elevage de bactéries en batteries

Première découverte : tous les participants, pourtant en parfaite santé, recelaient des microbes pathogènes, comme des staphylocoques dorés, qui peuvent déclencher des maladies fulgurantes à tout moment.

Seconde découverte : contrairement à leurs attentes (c'était l'objectif principal du projet), les chercheurs ne sont pas parvenus à caractériser des populations microbiennes types. Chaque être humain est différent, et les espèces de microbes qu'il héberge sont différentes. Et lorsque plusieurs espèces ont été communément détectées chez plusieurs personnes, dans les mêmes proportions, les caractéristiques génétiques des cellules se sont avérées différentes.

bactéries corps humain

Le microbe, meilleur ami de l'homme

Cependant, il semble que l'organisation fonctionnelle de notre microbiome soit quasiment uniforme, quelle que soit sa composition microbienne. Car les microbes effectuent des tâches importantes, coordonnées, et spécifiques, dont certaines jouent un rôle crucial pour la santé et le développement de leurs hôtes humains, a déclaré le Dr Bruce Birren du Broad Institute du MIT et de Harvard, un autre chercheur impliqué dans le projet. Les bactéries de l'intestin, par exemple, prédigèrent certaines protéines et graisses difficilement dégradables en l'état par notre système digestif. Elles produisent également certaines molécules bénéfiques, qui aident notamment à lutter contre les inflammations.

"Cette incroyable diversité des espèces n'empêche pas une incroyable uniformité au niveau de la fonction moléculaire", a déclaré Rob Knight, de l'Université du Colorado à Boulder. Les microbes s'organisent de façon naturelle pour effectuer toute une série de tâches physiologiquement nécessaires.

Prochaine étape : approfondir l'étude actuelle et étudier plus précisément les diverses fonctions remplies par nos microbes. Pourquoi, comment, et aussi... de quelle façon un microbe utile peut-il devenir pathogène.

Conclusion : nous sommes un incroyable amas de microbes, dont nous ne savons rien, strictement rien. Enfin... presque...

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 09:50

La justice américaine et le FBI ont ouvert une enquête début juillet pour examiner la fiabilité des preuves scientifiques après que des innocents ont été condamnés.

Voilà une information qui va faire perdre beaucoup de crédits à ces dizaines de séries américaines sur des scientifiques qui résolvent des crimes.

Bon ! Quand on connait un peu les sciences, on sait qu'il s'agit de gros bobards : des techniques hors de prix utilisées à tout bout de champs, des délais "magiques" pour avoir des résultats (analyse et comparaison ADN en quelques heures par exemple) et des scientifiques qui maîtrisent tout, depuis l'historique des textiles de sièges automobiles depuis cinquante ans (cf un épisode des Experts) jusqu'au nom des espèces de coquillages marins (reconnus dans "Bones" avec juste un morceau de coquille cassée ! Balaise !) en passant par l'utilisation de toutes les technologies de laboratoire !...Trop forts ces ricains !

Sauf que... on se pose la question : aux États-Unis, des innocents sont-ils en prison en raison d'expertises médico-légales erronées ?

Le ministère de la justice et le FBI examineraient en effet des milliers de condamnations.

Les responsables du ministère américain de la Justice et les agents du FBI, principal service fédéral de police judiciare, ont lancé début juillet une grande enquête sur la fiabilité des preuves scientifiques des laboratoires du FBI utilisés lors de procès.  

En avril dernier, le Washington Post révelait que deux innocents avaient été condamnés à tort sur la base d'analyses scientifiques fausses : une analyse de cheveux menée par les laboratoires du FBI les avait placés par erreur sur le lieu du crime. Après plus de vingt ans passés derrière les barreaux, ils ont finalement été libérés. Or, des affaires similaires existeraient par milliers dans tout le pays. 

" Des erreurs ont été commises, mais l'important maintenant est de travailler ensemble pour corriger ces erreurs ", estime Steven D. Benjamin, le président de la National association of criminal defense lawyers (Association nationale des avocats pénalistes), qui participera à l'enquête en cours. Ben voyons ! Merci pour les condamnés par "erreur" et nos excuses aux condamnés à mort exécutés !

L'Académie nationale des Sciences fait pression sur la Maison Blanche pour que les normes qui régissent l'utilisation des preuves médico-légales dans la justice soient renforcées. Un moindre mal.

L'exemple type est celui de Antae A. Tribble, aujourd'hui âgé de 51 ans, qui fut jugé responsable du meurtre d'un chauffeur de taxi en 1978 à cause... d'un seul cheveu ! " Les policiers sont arrivés dans la maison de ma mère, près de Washington, ... Ils ont commencé à me parler de crime, mais je ne comprenais pas à quoi ils faisaient allusion. Je n'aurais jamais cru que je serai condamné pour un meurtre que je n'avais jamais commis ".

Et pourtant ! Il a passé 28 ans derrière les barreaux avant qu'un nouveau test ADN ne vienne l'innocenter. 

Comme lui, combien d'autres innocents croupissent en taule ?

Et, question parallèle : combien de criminels sont en liberté ?

Les résultats de l'enquête commencée par le FBI resteront sans doute secrets, comme il est de coutume dans ce pays de la liberté. Mais le ministère de la Justice et le FBI assurent que d'importants moyens y seraient consacrés. 

Au pays de la démocratie et de la liberté, on n'aime pas parler des erreurs des autorités et on ne défend bien que ceux qui ont de l'argent et, donc, de bons avocats.

Par contre, aux Etats-Unis, on est passé maître dans l'art de produire du rêve américain en série, série télévisée surtout ! Ces séries qui aujourd'hui inondent nos écrans et nous renvoient une image faussée des Etats-Unis où, comme dans les westerns, les bons triomphent toujours des méchants.

Les Experts s'avèrent surtout de pantouflards laborantins dont l'esprit de justice et l'implication se limite au strict mimimum, semble t-il !

Les-Experts.jpg

 Qui suis-je ?
Je mène des enquêtes et des interrogatoires.
Je pratique la médecine légale (Bac + 12).
Je maîtrise les principales techniques d'analyse scientifique et les technologies de cryptage et de hackage informatique.
Je connais les plantes et animaux comme tout bon botaniste confirmé et je sais fabriquer des maquettes super-réalistes des scènes de crime en quelques minutes....
Je suis, je suis,...
vraiment trop fort !

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 09:40

L'édition 2012 de la Fête de l'Humanité se tiendra le vendredi 14, le samedi 15 et le dimanche 16 septembre 2012, toujours au parc départemental du Bourget, au nord de Paris.

L'an dernier, ce sont près de 600 000 participants qui ont placé à nouveau la Fête de l'Huma comme premier rassemblement populaire de France.

Autour de 450 stands environs, de France et de l'étranger, vous pourrez participer à d'innombrables concerts, expositions, débats, aller au théâtre (François Morel,...) ... le tout dans une ambiance festive et fraternelle !

Cette année, la programmation musicale, toujours aussi variée, nous réserve encore quelques belles têtes d'affiche à écouter et à voir sur la Grande Scène.
- Bénabar

- Shaka Ponk

- BB Brunes

- New Order
- Patti Smith
- Peter Doherty
- Hubert-Felix Thiéfaine
- Dub Incorporation
- L'orchestre national de Radio France
- Mustang
- Parov Stellar
- Zoufris Maracas
et beaucoup d'autres à venir !... 

Comme chaque année, des cars seront organisés depuis les grandes villes de l'Eure et la prévente des billets vous permettra un accès à tarif réduit de 20 € pour trois jours !

Les 5 stands eurois vous accueilleront volontier pour un verre, un café ou tout un repas.

Seront représentés les communistes d'Evreux et de son agglomération, sur un stand commun avec la Fédération de l'Eure, les communistes de Bernay, Brionne et Beaumont (Stand Risle-Charentonne), les communistes de Gisors, les communistes de Pont-de-l'Arche et Louviers (Stand Eure Seine) ainsi que les communistes de Vernon.

Les communistes de Saint André et du sud de l'Eure vous accueilleront sur le stand fédéral de l'Eure.

Réservez votre week-end !

 

Bénabar "politiquement correct"

BB Brunes  "Dis-moi"

 

 

Parov Stelar "Jimmy's gang"

 

Zoufris Maracas "Le Gamin"

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 17:08

La direction de PSA a officialisé, ce matin, son projet de suppression de 8000 emplois en France et de fermeture du site d'Aulnay en 2014. Cette annonce est catastrophique puisqu'elle signifierait, en réalité, la suppression de dizaines de milliers d'emplois dans le pays. Elle ne constitue pas, néanmoins, une surprise. Ces intentions avaient été révélées, voici un an, par la CGT. Depuis des mois, j'ai interpellé les pouvoirs publics sur cette question. L'ancien gouvernement a, bien évidemment, fait la sourde oreille.
L'arrivée de la gauche doit, de ce point de vue, marquer un changement radical.
Hier encore, j'ai interrogé Arnaud Montebourg, le Ministre du redressement productif, lors de la séance des questions au gouvernement.
Le chef de l'Etat, le premier Ministre, ne peuvent rester l'arme au pied.
Oui ou non va-t-on laisser la direction du groupe automobile qui a versé 200 millions de dividendes en 2011, décider la mise a mort d'usines modernes au seul profit des actionnaires? Oui ou non, va-t-on prendre les mesures qui s'imposent pour redresser l'industrie automobile dans notre pays? Oui ou non va-t-on inscrire à l'ordre du jour du Parlement, un texte visant à interdire les licenciements boursiers? Les Député-e-s du Front de gauche sont déterminés à agir pour qu'il en soit ainsi, au plus vite.

Marie-George Buffet, députée,

Le Blanc-Mesnil, 12 juillet 2012

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 09:32

L'article qui suit est une traduction d'un article du journal internet espagnol "larepublica.es" par notre camarade Eric RUIZ.

Depuis plus d'un mois maintenant, les mineurs espagnols luttent contre la suppression des subventions au charbon, pourtant votées dans un récent plan quinquennal.

Concentrés dans le nord de l'Espagne (Asturies, Aragon, Leon), les mineurs de charbon ont déclenché une vague de soutien populaire bien au delà de leurs régions, dans un pays où plus de 40 % des jeunes sont au chômage et où les mouvements sociaux spontanés, comme les Indignados, toujours actifs, butent sur une solution nationale, le parti socialiste espagnol étant coupable d'avoir lancé cette austérité et les syndicats étant incapables d'organiser une véritable riposte populaire.

Après plusieurs semaines de marche, des colonnes de mineurs se sont rejointes à Madrid et ont défile avec un immense soutien populaire dans les rues de la capitale espagnole ce mercredi 11 juillet.

Comme en 1936 au début de la république où en 1962 sous la dictature franquiste, les mineurs espagnols vont-ils être le fer de lance du peuple espagnol ?

El pueblo unido jamas sera vencido !

Solidaire


Le gouvernement espagnol a déclaré la guerre à la classe ouvrière.

Ce mercredi 11 juillet, l'exécutif du Parti Populaire (droite au pouvoir, héritière du franquisme, Note Du Traducteur) a décidé d'entreprendre une offensive sans précédent contre les travailleurs sur tous les fronts.

D'un côté, par le Congrès (le parlement espagnol, NDT) où Mariano Rajoy (premier ministre PP) a annoncé des mesures brutales avant de fuir par une porte dérobée. Des mesures qualifiées par Cayo Lara (responsable de Izquierda Unida, le Front de gauche espagnol, NDT) de "huile sur le feu pour la rue".

D'un autre côté, en ordonnant de réprimer avec la plus grande brutalité policière possible la manifestation des mineurs sur le boulevard de la Castellana.

Des dizaines de blessés, y compris des enfants attaqués avec des balles en caoutchouc, et plusieurs arrestations, c'est le résultat de l'action des troupes anti-émeutes qui ont semé le chaos autour du ministère de l'Industrie.

Des personnes âgées au sol, des jeunes et des adultes avec des blessures plus ou moins graves, une jeune fille avec les oreiles en sang et une fillette de 11 ans vicitme d'un tir de balle en caoutchouc à courte distance.

La manifestation de ce mercredi a réuni des centaines de millers de personnes qui ont parcouru plusieurs kilomètres entre la Place Colon (Colomb) et le ministère de l'industrie en appui aux mineurs, qui achevaient une marche de centaines de kilomètres depuis leurs bassins et ont été rejoint par une multitudes de madrilènes, débordant toutes les prévisions.

Le gouvernement a déclaré la guerre.

C'est maintenant à la classe ouvrière de répondre !

 

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2012---Manif-mineurs-Madrid-110712.jpg Mardi soir à Madrid :
une entrée des mineurs... accompagnés du peuple madrilène

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 10:33

Au delà des suppressions de postes, la réforme de la formation des enseignants est un autre aspect d'une politique de destruction de l'éducation publique qu'avait entamée la droite.

Chaque année depuis 2007, ce sont près de 70 000 postes qui ont disparu à l'Education nationale, une hémorragie qui s'est traduite par des centaines de fermetures de classes pour le primaire, et par des disparitions de postes d'enseignants dans les collèges et lycées par milliers également.

Parallèlement, ce sont aussi les effectifs d'enseignants remplaçants qui ont disparu, ce qui provoque des semaines voir des mois sans enseignants pour certaines classes de collège ou de lycée quand l'un des enseignants est absent. un véritable problème pour mener à bien les programmes.

Et que dire des RASED, ces enseignants qui soutiennent les enfants en difficulté et dont les effectifs ont fondu ces dernières années !

C'est avec raison que les syndicats enseignants et les parents d'élèves se sont battus pied à pied contre ces suppressions de postes ! Les abrutis qui y voyaient une défense corporatiste oublient complètement l'intérêt des enfants et la nécessité absolue de former les futures générations dans un monde moderne centré autour des technologies et des connaissances.

Les communistes ont régulièrement participé à ces initiatives en faveur de l'Education nationale.

Moins de postes et... moins de candidats

Mais, à côté des suppressions de postes, il y a eu une réforme du recrutement et de la formation des maîtres d'école et enseignants de collège et lycée qui a provoqué des dégâts considérables.

On se souvient des fortes critiques contre la suppression du stage de dernière année pour les futurs enseignants. Avec la droite, les nouveaux maîtres des écoles sont envoyés sans aucune expérience face à des enfants. Si, pour l'Education nationale, envoyer ces néophytes directement en classe permettait de boucher des trous en économisant une année de formation, cela revenait à envoyer des troupes impréparées au front. Tant pis pour les enfants ! Et tant pis pour ces jeunes enseignants dont le taux d'abandon a été très élevé !

L'autre aspect de cette réforme du recrutement des enseignants, c'est la hausse du diplôme exigé pour devenir enseignant, en primaire comme dans le secondaire. C'est notamment la masterisation qui a élevé le niveau de recrutement dans le secondaire de Bac + 3 à Bac + 5 (niveau "master" en franglais).

Cette hausse du niveau d'étude exigé a entrainé aussi des difficultés pour les étudiants, obligés de mener de front leur master, avec stages et rapport, et la préparation du CAPES ou de l'Agrégation, avec stages et concours ! Un enfer qui a découragé bon nombre d'étudiants !

Le résultat c'est que d'années en annés, le nombre de postulants au concours du CAPES  chute fortement et que nombre de postes d'enseignants ne sont même pas pourvus, notamment en filière scientifique !

Aux concours du Capes, 706 postes au total sont restés vacants cette année, selon un document révélé par l'AFP. C'est moins que l'année dernière (978 postes), mais ce chiffre confirme le peu d'attirance des étudiants pour le métier d'enseignant, notamment dans certaines matières. En mathématiques, il y a eu cette année 652 admis pour 950 postes offerts. Il manque donc 298 lauréats, soit un tiers des postes non pourvus. Même phénomène pour les lettres classiques : 75 admis seulement pour 170 postes offerts. L'anglais, les lettres modernes et l'allemand sont aussi concernés, mais dans une moindre mesure.

Entre une éducation malmenée chaque année sur le plan des effectifs et un recrutement qui freine les ardeurs, il y a de quoi refroidir les ardeurs de ceux qui ont la vocation !

Mais, en plus, les gourvernements successifs, notamment à droite, ont tout fait pour salir l'image de ce noble métier qu'est enseignant !

Qu'y a t-il de malhonnête à former des enfants et des jeunes, à les amener à découvrir le langage, l'écriture, à se sociabiliser, à leur faire découvrir les langues, la littérature, l'histoire, les arts ou les sciences, les former à un métier ?

C'est pourtant ce tour de force qu'a réussi la droite avec la complicité de médias toujours prêts à cracher sur les fonctionnaires... y compris les journalistes des chaînes publiques !

Déconsidérer un métier, c'est aussi un facteur de perte d'attractivité ! Un élément supplémentaire qui explique la chute du nombre de candidats aux concours enseignants.

Désormais, c'est le Parti socialiste qui est aux manettes : nationalement, comme aux Régions et dans une majeure partie de Département.

Autant dire que l'attente est forte, notamment en réhabilitant l'Education et ceux qui la transmettent.

Avec 10 000 postes supplémentaires à la rentrée 2012, le gouvernement Ayrault fait un premier pas.

On est encore bien loin des 70 000 postes supprimés ces cinq dernières années !

Tout gouvernement qui aurait réellement la volonté de reconstruire un enseignement public digne de ce nom devra passer par une politique de recrutement important mais aussi par le retour à une véritable formation au métier d'enseignants. Sans compter les aspects qui concernent la médecine scolaire et la recherche universitaire publique, pour l'enseignement supérieur.

Gageons que les enseignants et leurs syndicats, avec l'aide de la population et des parents d'élèves, sauront faire passer cette priorité nationale avant le cauchemar austéritaire dans lequel François Hollande nous a engagé au dernier sommet européen !

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 09:32

L'Organisation Internationale du Travail tire le signal d'alarme : si l'Europe continue ses politiques actuelles, ce sont 4 500 000 chômeurs de plus assurés dans les 4 ans à venir !

Pour les âmes pures qui croient encore que les mesures de rigueur et d'austérité visent à améliorer la situation économique de nos pays, les dernières mises en garde de la très officielle Organisation Internationale du Travail ont de quoi faire réfléchir.

Austérité = chômage + dégradation des comptes publics

L'OIT estime en effet qu'il pourrait y avoir 4,5 millions de chômeurs de plus en 4 ans dans la zone euro si des politiques économiques favorisant la croissance et l'emploi ne sont pas engagées.

Le constat de départ est il est vrai particulièrement sombre : Il y a actuellement 17,4 millions demandeurs d'emplois en Europe, soit un taux de chômage de 11%. Et, toujours selon l'OIT  « tout indique qu'une récession prolongée du marché du travail se prépare » !

« On prend de plus en plus conscience qu'une approche fondée uniquement sur l'austérité budgétaire aura une incidence sur l'emploi sans pour autant réduire de manière significative les déficits budgétaires » souligne l'étude.

Sur cette question, l'OIT rejoint les analyses des communistes sur l'inefficacité des politiques budgétaires actuelles. Question : pourquoi mener des politiques d'austérité si celles si sont inefficaces pour les objectifs qu'elles sont sensées servir ?

La réponse est certainement que les objectifs annondés publiquement ne sont pas les objectifs réels visés !

Il n'est pas difficile de voir que les richesses produites en Europe continuent de progresser : c'est ce que nous indiquent des chiffres comme le PIB, le Produit Intérieur Brut. Même une croissance économique de 0,5 ou 1 %, comme actuellement, signifie qu'un pays comme le nôtre, accumule 0,5 à 1 % de richesses de plus que l'année précédente.

Chaque année, la France s'enrichit, comme la plupart des autres pays européens !

Chaque année, les français les plus riches accroissent leur richesse.

Ils ne le font pas en travaillant mais bien grâce à leurs placements financiers, à leurs spéculations ! C'est visible au travers des dividendes qui sont versés aux actionnaires chaque année, comme pour Total (10 milliards d'euros pour l'exercice 2011 !) ou même GDF-Suez, vous savez, cette compagnie anciennement publique qui veut vendre son gaz toujours plus cher chaque année, pour le seul bénéfice de ses hauts cadres et, surtout, de ses actionnaires !

La France qui travaille s'appauvrit quand la France qui spécule, elle, s'enrichit.

C'est bien le résultat des politiques menées ces trente dernières années. La crise provoquée en 2008 par l'explosion de la bulle spéculative immobilière puis par l'effondrement des marchés spéculatifs bancaires, cette crise entraine une forte réorganisation du capitalisme.

Plutôt que piocher dans les richesses redistribuées aux plus riches, aux capitalistes, le système (Economie + Etat) va chercher dans la part de richesses redistribuées aux travailleurs l'argent nécessaire à cette réorganisation du capitalisme. C'est le sens à la fois des blocages salariaux (du SMIC notamment), dans le privé comme dans le public, des blocages des investissements de l'Etat, de la réduction des services publics, qui servent normalement à fournir des services essentiels au plus grand nombre au moindre coût. C'est aussi le sens des grandes réformes "sociales", comme celle sur les retraites, pour éviter d'aller taper là où il y a de l'argent : dans la spéculation.

Est-il besoin de le répéter ? Quelle justification autre y aurait-il à réduire les dépenses de l'Etat, à réduire les emplois publics et à bloquer les hausses de salaires alors que les richesses existent et que l'on sait que ces mesures d'austérité vont être inefficaces sur l'emploi comme sur la dette publique ?

C'est bien ce que dit l'OIT. C'est également l'avis de l'OCDE ou bien de l'OFCE en France (relire : Dette : combat entre partisans de l'austérité et partisans de la relance )

Face à l'austérité : s'attaquer aux intérêts des spéculateurs et des grandes groupes capitalistes

La solution, telle qu'elle est envisagée par l'OIT reposerait donc plutôt sur des politiques d'investissement, une remise sur pied du système financier, ce qui veut dire que l'on « règle rapidement la question de la solvabilité de nombreuses banques », un maintient de la protection sociale et un accent mis pour favoriser le dialogue social. « Avec une stratégie de croissance centrée sur l'emploi pour la zone euro la reprise est encore envisageable à l'intérieur du cadre de la monnaie unique », affirme l'étude de l'OIT.

C'est bien là où le bât blesse ! Il faudrait effectivement une stratégie centrée sur l'emploi donc sur l'investissement productif ! Or, on ne cesse de nous le répêter : les banques refusent de prêter aux PME et aux entreprises qui investissent !

C'est aussi ce que l'on constate en France, chez Fralib par exemple, ou dans l'Eure avec les M-real : les entreprises préfèrent saborder des sites rentables plutôt que de les laisser partir à la concurrence. Et la force publique, l'Etat, n'a pas la volonté de s'opposer à ses entreprises.

Les communistes proposent : création d'un pôle publique financier, pour assurer à moindre coût, les investissements productifs ; loi d'expropriation des entreprises rentables avec repreneur identifié pour éviter de voir disparaître nos sites industriels et nos emplois, hausse forte du SMIC et des minimas sociaux, pour redonner de l'air aux travailleurs et relancer la consommation, etc.

Des solutions existent à condition de s'attaquer aux intérêts égoïstes de ceux qui profitent actuellement de la situation : les grands actionnaires des groupes industriels multinationaux et des banques.

Alors que Hollande et son gouvernement montrent déjà des signes de soumission aux marchés, comme avec la honteuse aumône du SMIC ou le scandaleux traité européen, c'est au peuple, au mouvement social d'imposer une autre voie, d'autres choix politiques.

L'Histoire nous l'a montré à maintes reprises en France, que ce soit en 1936, en 1947 ou en 1968, c'est la pression populaire qui fait bouger les lignes entre les forces du travail et les forces du capital et de la finance. C'est une lutte des classes constante que les travailleurs ont abandonné mais que mènent contre eux les forces du capital.

L'Histoire actuelle nous prouve qu'il est possible de faire bouger les lignes malgré la "crise mondiale" dont on nous bassine à longueur d'antenne : c'est ce que font les vénézuéliens, les péruviens ou les boliviens.

Si les peuples laissent faire les gouvernements et une Europe au service du Capital, les années qui viennent seront porteuses d'encore plus de chômage, de misère et d'austérité que paieront collectivement les travailleurs.

C'est bien d'une rupture franche avec ces politiques néolibérales dont nous avons besoin.

Alors, ne baissons pas les bras sous prétexte que ce serait la "gauche" qui serait aux manettes !

Comme en Grèce ou en Espagne, la social-démocratie a besoin d'être poussée par la base pour mener une politique au service du plus grand nombre.

Mobilisons-nous, dans nos entreprises, dans nos villes et villages, pour faire grandir une opposition populaire à l'austérité ! C'est à cette mobilisation et à cette prise de conscience que travaille le Parti communiste français.

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