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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 09:46

A l'initiative d'une campagne contre la vie chère, les communistes ont des propositions pour améliorer le pouvoir d'achat des français.

Les députés ont adopté dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de loi "contre la vie chère" en outre-mer, qui faisait consensus, loi présentée par le gouvernement comme "une régulation intelligente" de l'économie afin de faire baisser des prix entre 30 et 50% plus chers que dans l'hexagone.

Une des mesures phares de ce projet est la mise en place d'un bouclier qualité/prix.

Le "chariot-type", comprenant de 100 à 200 prix de grande consommation, fera l'objet "d'une sorte de négociation annuelle obligatoire" et si les négociations n'aboutissent pas, "le préfet prendra un arrêté fixant le prix de ce chariot", a expliqué le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel . In fine, il escompte une baisse des prix sur "plus d'une centaine de produits".

On ne peut qu'applaudir à cette décision dont bénéficieront nos compatriotes d'outremer. On se souvient encore des grandes manifestations contre la "pwofitation" en Guadeloupe en 2009.

Mais, désormais, la question se pose de combattre aussi la vie chère en métropole !

Car, les travailleurs de métropole souffre également d'un double étranglement : des salaires et pensions qui évoluent peu alors que les prix continuent de grimper !

Faut-il rappeler les fortes hausses des prix de l'énergie, électricité, gaz et carburants ? Celles des loyers ? Ou encore, des prix de l'alimentaire qui montent régulièrement ?...

Sans parler d'impôts et taxes en hausse régulière (l'UMP a augmenté la TVA de base en janvier ! Le PS veut taxer les pensions à 0,15 %,...) alors que baissent les remboursements sociaux, notamment dans le domaine de la santé !

Il est temps d'agir pour l'ensemble des travailleurs de France sur cette question du pouvoir d'achat.

Sans parler de hausses des salaires, puisque le nouveau gouvernement a honteusement botté en touche en juillet avec une misérable augmentation du SMIC, il est tout a fait possible d'agir sur les prix :

  • sur l'alimentation, les communistes ont des propositions faciles à mettre en oeuvre, notamment sur le contrôle des prix des produits agricoles de base, par des négociations annuelles et un coefficient multiplicateur encadrant prix d'achat et de revente de produits alimentaires ;
  • sur les carburants et l'énergie, l'état doit jouer son rôle de régulateur, quitte à reprendre en main les anciens monopoles publics (devenus monopoles privés) que sont Total, EDF et GDF-Suez ; idem avec la TIPP ;
  • sur les loyers, de nouvelles règles doivent être appliquées pour éviter les hausses abusives de loyers, notamment à la relocation, éviter la construction de HLM aux loyers hors de prix et forcer les communes bourgeoises à accueillir des logements sociaux.

Il est parfaitement anormal qu'en période de crise, alors que le chômage monte et que le pouvoir d'achat des français baisse, des entreprises privées continuent d'engranger des dividendes toujours plus importants en profitant de leurs positions dominantes ! A elle seule, l'entreprise Total a distribué 10 milliards d'euros à ses actionnaires sur les bénéfices 2011, des bénéfices qui ont augmenté de 32 % en une année !

Ce qui a été fait pour l'outremer, en faveur du pouvoir d'achat des populations locales, doit être fait pour toute la France.

Les députés communistes, par le biais d'André Chassaigne, ont déposé des projets de loi sur l'encadrement des prix agricoles. Ils ont des propositions sur l'énergie, les loyers, la téléphonie, la santé,...

Une majorité de gauche existe au Parlement pour voter des lois en faveur des travailleurs. On attend plus que la volonté du gouvernement.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 09:41

Par 477 voix contre 70, l'Assemblée nationale a ratifié hier le Traité européen Sarkozy -Merkel grâce au vote de la droite, UMP et centristes, et des sociaux-démocrates du PS.

On s'y attendait mais c'est quand même une mauvaise nouvelle pour la démocratie française : un gouvernement officiellement socialiste a fait validé un traité européen clairement marqué à droite.

Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) a été négocié en début d'année par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, tout deux leaders d'une droite décomplexée.

Pendant la campagne présidentielle, François Hollande n'a pas cessé de dénoncer ce traité, d'annoncer sa renégociation en cas de victoire. A peine élu, en quelques jours, un petit accord avec de petits montants pour la relance économique a suffit pour que François Hollande (et son parti) abandonne le combat.

Pour ceux qui combattent en faveur des travailleurs contre le monde de la finance et de la spéculation, c'est la colère.

Le député PCF - Front de gauche André Chassaigne, a lancé à l’adresse du gouvernement et du premier ministre Jean-Marc Ayrault, présent dans l’hémicycle : "Vous ne nous avez pas convaincus, au contraire, ce traité exacerbera la crise au prix de la remise en cause de notre souveraineté". Et de conclure que "l’austérité, c’est la récession aux dépens de notre peuple".

Comme en Grèce, Socialistes et droite au côté de Bruxelles

Les 10 députés communistes et Front de gauche ont logiquement voté contre ce Traité ainsi que 3 des 5 députés d'outremer membres du groupe GDR.

Avec 167 des 195 députés UMP et 28 des 30 députés centristes de Borloo, ce sont 264 des 297 députés socialistes qui ont donc choisi l'Europe de Sarkozy plutôt que le peuple français.
Pour sauver l'honneur des socialistes, 20 députés PS ont voté contre, tous issus de l'aile gauche de ce parti, notamment Henri Emmanuelli, et les députés Jérôme Guedj et Razzy Hammadi, très offensifs ces derniers jours. 9 autres députés PS se sont abstenus.

A droite, en revanche, c’est le sourire. A l’UMP, le député Pierre Lequiller avait annoncé que son groupe "votera bien sûr ce traité et la règle d’or", comme chez les centristes de l’UDI, où Henri Plagnol soupire à l’adresse du PS : "Il en a fallu du temps, des contorsions, pour qu’enfin vous arriviez à soumettre ce traité, dont pas une ligne n’a été changée à l’original, à notre vote".

Après les déclarations de l'UMP qui confirmait que ce Traité présenté par le PS était "à la virgule près" celui présenté par Sarkozy au printemps, on voit bien que le gouvernement socialiste et sa majorité ont cédé aux pressions des marchés financiers et du patronat.

Ce n'est pas pour rien que le Medef a salué ce vote "indispensable" de l'Assemblée nationale "pour l'avenir de l'euro et la stabilité de l'Europe". Le Medef en profite aussi pour juger que "la seule voie possible (contre les déficits) est celle des réformes et de la réduction des dépenses publiques".
Le Parti socialiste et son gouvernement ont fait leur choix : celui de se ranger dans le camp de l'Europe libérale, de la technocratie bruxelloise, en faveur d'une intégration européenne encore plus poussée et d'une austérité qui ne pénalisera que ceux qui vivent de leur travail.

L'Histoire tranchera

Comme en 1992 avec Maastricht et en 2005 avec le Traité Constitutionnel Européen, la Parti communiste français a fait le choix de la défense de la souveraineté nationale et de la lutte contre une Europe des marchands.

L'Histoire récente, de la crise capitaliste de 2008 à la crise de l'euro aujourd'hui, a prouvé combien nous avions raison.

Il y a fort à craindre que les mois à venir confirment à nouveau que nous étions dans le vrai en nous opposant à ce Traité.

Ceux qui ont fait le choix de brader l'indépendance budgétaire de la Nation et d'imposer une austérité de fer au peuple de France auront à faire face à leurs électeurs tôt ou tard.

Pour le PS, à trop s'aligner sur l'Europe du capital et les positions de la droite et du patronat, le risque c'est de prendre une raclée historique, comme celles des socialistes espagnols et grecs.

Les cinq députés eurois, tous favorables au Traité, auront aussi à s'expliquer devant leurs électeurs. Franck Gilard et Bruno Le Maire, UMP, Hervé Morin, centriste, Jean-Louis Destans et François Loncle, PS, ont fait bloc en faveur de ce Traité.

Pour notre part, nous ne considérons pas la bataille comme perdue et nous appelons les eurois et les travailleurs français à rester mobilisés contre ce Traité de super austérité et de confiscation de la souveraineté nationale sur le budget de la Nation.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 08:51
Le Fond Monétaire International annonce un nouveau ralentissement économique au niveau européen et français. Qu'à cela ne tienne ! Droite et PS vont voter un traité qui va pérenniser les politiques en échec jusqu'à aujourd'hui !
Le résultat du scrutin de ce mardi ne fait aucun doute : le traité Sarkozy- Merkel (TSCG), soutenu à la fois par le PS, l'UMP et les centristes, sera ratifié à une large majorité, malgré l'opposition des communistes et du Front de gauche, de la plupart des écologistes, de députés de l'aile gauche du PS, de quelques députés de droite.
La question est de savoir comment cette majorité sera atteinte. Le gouvernement sait qu'au Sénat, où le PS n'a pas la majorité à lui seul, l'apport des voix de l'opposition sera indispensable. Mais il veut éviter qu'à l'Assemblée, la ratification dépende de «ceux qui s'apprêtent à voter pour le texte mais conspuent le gouvernement», selon le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
L'UMP et les centristes répètent en effet sur tous les tons que le traité est le même «à une virgule près» que celui signé en mars par Nicolas Sarkozy, tandis que le gouvernement et le PS insistent sur le «pacte de croissance» obtenu par François Hollande lors d'un sommet européen fin juin pour le compléter.
Malheureusement pour les socialistes, c'est la droite qui a raison : François Hollande n'a en rien fait évoluer ce traité d'austérité permanente !
«La bataille n'est pas finie» pour le Front de gauche
Au delà des 15 députés communistes, Front de Gauche et apparentés, ce serait entre 17 et 20 opposants et une petite dizaine d'abstentions qui feraient défaut au OUI sur la totalité des 297 membres du groupe PS, selon une source parlementaire. En théorie, ces défections feraient tomber le nombre des voix de gauche favorables en dessous de la barre des 50% de députés (289 sur 577). En fait, elles devraient être compensées par l'apport d'une douzaine de radicaux de gauche et de quelques écologistes. En outre, les abstentions abaisseront d'autant la barre de la majorité des suffrages exprimés.
Pour leur part, la soixantaine d'organisations, dont le PCF et le Front de gauche, qui avaient réuni des dizaines de milliers de manifestants le 30 septembre à Paris pour dire non à l'Europe de «l'austérité», ont estimé lundi que «la bataille n'est pas finie» contre la ratification du traité budgétaire.
Parallèlement, l'Assemblée s'est penchée lundi, avec un vote prévu mercredi, sur le projet de loi organique mettant en oeuvre la règle d'or budgétaire, dont le Sénat se saisira à la fin du mois. Le projet de loi organique instaure un gendarme des finances publiques, sous la forme d'un Haut Conseil des finances publiques chargé de vérifier la fiabilité des prévisions macro-économiques et de se prononcer sur le respect de la trajectoire des finances publiques à moyen terme. Une instance qui est elle-même soumise aux technocrates libéraux de Bruxelles.
C'est par cette Règle d'or que les Etats et collectivités locales ne pourront plus faire d'emprunt pour investir dans l'avenir de la Nation et de nos territoires.
Le PCF et le Front de gauche sont, pour cette raison, tout autant opposés à ce deuxième texte qu'au traité.
Les chiffres noirs de l'économie
C'est que réduire sempiternellement les dépenses d'un Etat et des collectivités locales n'a pour l'instant jamais montré une quelconque efficacité sur le plan économique et social, en France comme ailleurs !
Dans les années 70, le FMI et la Banque Mondiale ont forcé les pays du Tiers-Monde à appliquer des "Plans d'Ajustement Structurels" qui ont entrainé la liquidation des services publics dans ces pays. Les seuls bénéficiaires de ces politiques ont été les élites politiques et bourgeoises de ces pays ! Les peuples de ces pays, quant à eux, continuent de connaître pauvreté et insécurité, poussant chaque année des dizaines de milliers d'entre eux à un exode vers les pays occidentaux (la misère est le moteur de l'immigration !).
De nos jours, après des décennies de cures de rigueur, de distribution des entreprises publiques à quelques intérêts privés par le biais des privatisations, la situation de l'emploi et des comptes publics en France comme en Europe ne s'est jamais si mal portée ! C'est pourtant dans ces conditions que l'Europe et le FMI, avec la complicité des gouvernements européens, socialistes ou de droite, ont décidé d'appliquer sur le continent de véritables Plans d'Ajustements Structurels.
Le FMI annonce une nouvelle année creuse pour l'économie française en 2013 avec seulement 0,1 % de croissance. on est loin des 0,3 % (pourtant pas très glorieux !) annoncés par le gouvernement socialiste et qur lequel il a prévu son budget 2013 ! Faut-il vraiment accentuer l'austérité ?
Le FMI prévoit d'ailleurs un taux de chômage de 10,1% en 2012 en France et 10,5% en 2013 après 9,6% en 2011.
Dans ses "Perspectives", le Fonds prévient que "la possibilité que la crise de la zone euro s'aggrave reste un risque majeur pour la croissance et la stabilité du secteur financier tant que les questions de fond ne sont pas résolues".
Et que préconise t-il ? De continuer les mêmes recettes qui ont mené l'Europe au désastre actuel en axant tout sur la "compétitivité" : baisse des charges sociales (donc déficit de la Sécu et de l'Etat) et baisse des coûts salariaux (donc des revenus des travailleurs). Et le FMI préconise la même chose pour l'Espagne, l'Italie, la Grèce,... Sauf que si tout le monde fait la même chose, la France aura toujours un train de retard !

Comme le disait un dictateur africain : "le pays est au bord du gouffre ; nous devons aller de l'avant !".

Alors que chaque mois qui passe montre l'échec des politiques libérales sur la santé financière des états et sur le niveau social des travailleurs, FMI, Europe et gouvernement français poursuivent des stratégies qui ne font qu'accentuer ces choix politiques.

Il n'y a rien à attendre de ce Traité européen en cours de validation.

Signer ce Traité, c'est continuer de creuser la tombe de nos finances publiques et de nos emplois, pour le seul bénéfice des vautours de la finance.

On saura dès ce soir qui sont les députés qui auront validé cette nouvelle capitulation de la France devant  l'Europe des marchands.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 14:03

Alors que le gouvernement et la majorité parlementaire socialiste se soumet aux politiques libérales décidées par les marchés financiers, le mécontentement monte dans l'électorat salarié, de gauche notamment.

CGT et retraités sont dans la rue cette semaine, à peine dix jours après la puissante mobilisation des opposants à l'austérité européenne du traité européen que veulent imposer François Hollande et sa majorité.

C'est d'abord la CGT qui organise une journée nationale de mobilisation ce mardi 9 octobre à Bordeaux, Clermont-Ferrand, Epinal, Lyon, Marseille, Paris, Rennes, Toulouse pour l’industrie, pour l’emploi, avec une sécurité sociale professionnelle. Les salariés eurois sont aussi appelés à se mobiliser et la CGT organise des cars pour Paris.

Et la défense de l'emploi est une véritable nécessité, notamment dans l'Eure et en Haute-Normandie : M-real, Merck-Organon, Cinram, Sanofi, Pétroplus, Renault Sandouville, Legrand,... !

Malheureusement, depuis des mois, le Parti socialiste est quasiment absent des luttes au côté des salariés. Maintenant au pouvoir, le gouvernement se montre inefficace à combattre les plans sociaux des grandes multinationales. Les sondages en berne pour François Hollande (42 % d'opinion favorable) et Jean-Marc Ayrault (40 % !)  traduisent ce mécontentement des travailleurs.

De la même façon, jeudi 11 octobre, ce sont les retraités qui manifesteront pour défendre leur pouvoir d'achat, leur accès aux soins et l'autonomie des personnes retraitées. On ne peut pas dire que les dernières annonces gouvernementales, sur la santé comme avec une taxe de 0,15 % sur les pensions, donne une orientation politique différente aux dix dernières années, sous la houlette de la droite.

Coincé dans le cul-de-sac du libéralisme, le Parti socialiste ne voit pas d'autres perspectives politiques que de s'enferrer toujours plus dans une Europe au service de la finance et des grands actionnaires. Comment s'étonner alors de cet immobilisme du gouvernement sur l'emploi comme sur le pouvoir d'achat alors qu'il recule à chaque froncement de sourcil du patronat ?

Le dimanche 30 septembre, les communistes ont largement contribué avec le Front de gauche au succès de la journée de moblisation pour un référendum sur le traité européen de Sarkozy et Merkel. 80 000 manifestants de toute la France avaient fait le déplacement ce dimanche là.

Comme le montrent les salariés de la papeterie M-real à Alizay, en passe de réussir à relever leur entreprise, seule la mobilisation massive des salariés concernés et des populations permettra d'imposer une réorientation de la politique gouvernementale, un réinvestissement dans la création d'emplois et dans le pouvoir d'achat des travailleurs.

Jamais dans l'Histoire de France, comme ailleurs, les décisions favorables au peuple, aux travailleurs, n'ont été données gratuitement. Elles ont toujours été arrachées grâce à un rapport de force qui lui a été favorable.

Pour que le gouvernement nous écoute, faisons nous entendre !

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 09:07

Quand l'explosion des maladies neurologiques crée de nouveaux marchés.

C'est une entrevue sur le site Article11 qui nous a donné envie de vous parler de ces graves maladies que sont Alzheimer, Parkinson, la sclérose en plaque ou l'autisme, maladies neurologiques qui prennent une ampleur inquiétante en Europe, en France en particulier.

Les auteurs du livre Menaces sur nos neurones (Actes Sud, 2011), Marie Grosman et Roger Lenglet, sont interrogés sur ce site. Marie Grosman, agrégée en Sciences de la vie et de la terre, est spécialiste en santé publique et en santé environnementale. Roger Lenglet est philosophe et journaliste d’investigation en santé publique.

Ils dissèquent dans ce livre l’affolant développement des maladies neurologiques en France. Rien que pour la maladie d’Alzheimer, 800 000 à 1 million de Français en souffrent déjà et 225 000 nouveaux cas sont recensés chaque année ! Une hécatombe qui n'inquiète pas les pouvoirs publics ?

C'est justement ce que dénoncent ces auteurs : pendant que les pouvoirs publics et instances médicales officielles s’entendent pour ne parler que de traitements, les auteurs de "Menaces sur nos neurones" mettent à jour les causes de cette explosion et les raisons de la paralysie de la prévention.

S’appuyant sur de multiples études scientifiques publiées dans des revues internationales de référence, l’ouvrage trace un tableau effrayant des agressions contemporaines subies par nos cerveaux : mercure, pesticides, aluminium, plomb, PCB, PBDE, particules ultrafines, ondes électromagnétiques... Une « folle bacchanale » d’éléments neurotoxiques conséquence d’« un demi-siècle de prolifération de substances chimiques, de lobbying industriel, d’indulgences calculatrices et de refoulement des questions de santé embarrassantes  ».

Ils tordent notamment le cou à l'argument qui veut que ce soit le vieillissement de la population qui amène à avoir de plus en plus de personnes affectées par ces maladies.

Ainsi, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, considérée comme une maladie du grand âge, de plus en plus de « jeunes » sont touchés : la France compte aujourd’hui de 30 à 50 000 malades de moins de 60 ans. Même les adolescents commencent à être concernés : le plus jeune cas a été décelé à 13 ans. Une réalité qui a de quoi faire peur.

Dans le cas de l'autisme, on dénombre 600 000 personnes autistes en France, et le nombre d’enfants concernés a été multiplié par 50 en 17 ans. Par définition, le vieillissement de la population n’est évidemment pas en cause pour l’autisme. CQFD !

Actions des molécules isolées et action combinée des toxiques (effet cocktail) expliquent une croissance phénoménale du nombre de malades. Une étude du Collège européen de neuropsychopharmacologie, publiée en septembre 2011, a montré que plus de 38 % des habitants de l’Union européenne souffrent de maladies ou troubles neurologiques. Ces affections sont responsables de plus de la moitié des Années vécues avec une incapacité (AVI : en clairs les années où l'on vit en "mauvaise santé"), bien davantage que le cancer ou le diabète. Et les projections s’avèrent effrayantes : elles prévoient de 115 à 130 millions de malades d’Alzheimer dans le monde à l’horizon 2050.

En face, on ne nous parle que de diagnostic, d'accueil et de soins. Il s'agit là de solutions palliatives qui ne freinent en rien ces épidémies mais qui, par contre, rapportent beaucoup d'argent aux firmes qui produisent les diagnostics et les médicaments sensés soigner le maladies concernées.

Ce ne serait pas le cas d'une politique de prévention, bien évidemment, puisqu'elle amènerait probablement à revoir les autorisations de certains produits chimiques, pas seulement les pesticides, et à revoir les modes de production pour diminuer ou supprimer les risques du consommateur.

La connivence entre autorités, firmes industrielles, firmes pharmaceutiques et l'inertie de la société font que rien ne bouge vraiment.

Il faut de véritables scandales sanitaires pour que notre société se décide à réagir et que les personnes dont le rôle est de protéger le citoyen prennent enfin leurs responsabilités : autorités sanitaires, organismes de contrôle, décideurs politiques. C'était le cas dans les dossiers du sang contaminé, de l'amiante, des éthers de glycol ou du Médiator. Et on voit combien cela traine encore !

Je vous invite à lire cette entrevue complète (lien en bas de l'article) en rapprochant ce scandale d'une réflexion globale sur notre modèle de société, une société de consommation dans un cadre capitaliste où il faut produire toujours plus, toujours moins cher et créer des besoins chez le consommateur, sans souci pour l'environnement lors de la production et au moment de l'élimination du produit.

Le capitalisme sent quand même le vent tourné et a développé, pour ceux qui en ont les moyens et qui s'en préoccupent, des filières officiellement plus saines. Une niche économique où investir pour de nouveaux bénéfices. Pensons à tous ces produits présentés comme "sains", "verts" sans parabènes ou sans autre chose et qui contiennent encore d'autres composés toxiques dans de superbes emballages plastiques non biodégradables.

Il est grand temps de passer à un autre modèle économique où les critères sociaux, sanitaires et environnementaux seront enfin pris en compte !

Solidaire

Cliquer ici : http://www.article11.info/?Maladies-neurodegeneratives-Rien-n

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 10:49

Quinze jours après le succès phénoménal de la Fête de l'Humanité, les militants communistes et du Front de Gauche ont largement contribué à la réussite de la mobilisation en faveur d'un référendum sur le Traité d'hyper austérité que Hollande et le gouvernement veulent imposer au peuple français avec la complicité de la droite.

80 000 manifestants fin septembre à Paris ! Tous les médias reconnaissent le succès de l'opération.

Avec près de 100 000 signataires à la pétition du journal L'Humanité et des sondages successifs qui montrent la volonté des français d'être informés et consultés sur le Traité concocté par les technocrates libéraux de Bruxelles pour accroître leur contrôle des nations par la mainmise sur les budgets publics.

Elu sur un programme se réclamant de la gauche, même s'il ne cassait pas trois pattes à un canard, François Hollande doit rendre des comptes au peuple français, notamment aux millions de travailleurs qui ont apportés leurs voix à sa candidature et à aux députés socialistes et radicaux de gauche.

La question est désormais simple : François Hollande et sa majorité vont-ils enfin écouter le peuple et leur électorat de gauche ou continuer à répondre aux exigences des marchés financiers et aux pressions de la droite ?

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 08:26

3 français sur 4 se foutent de savoir qui va mener l'UMP à l'avenir !

Un sondage Harris Interactive pour "20 minutes" paru la semaine dernière indique que 73 % de la population n'est pas intéressée par la désignation du futur leader de l'UMP.

Seuls 26 % des français se disent intéressés. Sans surprise, ce taux monte à 66 % chez les sympathisants de l'UMP ce qui n'est pourtant pas énorme et prédit un flop de cette "consultation".

Il est vrai que les méthodes peu démocratiques employées par Jean-François COPE, l'actuel patron du parti des patrons, ont amené à l'éradication de plusieurs candidatures concurrentes, dont celle du parisien Bruno LE MAIRE.

Ne reste plus aux yeux des médias qu'un duel COPE - FILLON, et tant pis pour l'égalité des chances entre concurrents ! Les autres sont ramenés au rang de faire-valoir, de "cautions démocratiques", en étant d'office écartés des débats médiatiques.

La même chose est arrivée l'an passé avec les primaires socialistes. Ce sont désormais les médias, donc leurs commanditaires privés, qui désignent les leaders des partis au pouvoir en favorisant certains candidats.

Pour ce qui est de ce duel qui nous est présenté comme le seul envisageable à droite, c'est FILLON qui l'emporte largement avec 71 % de soutien de la part des sympathisants de l'UMP.

Comme quoi, la droitisation et l'agressivité de l'UMP ne plaisent pas à tous, même si FILLON ou COPE, ce sera de toute façon une politique identique au service des multinationales et des spéculateurs boursiers.

Si l'élection à la présidence de l'UMP n'est pas encore passée, on sait déjà que l'UMP votera en bloc pour le Traité européen imposant la rigueur et la soumission à Bruxelles, que ce parti et ses responsables ont entrainé la France sur la voie du surendettement et qu'ils mèneraient aujourd'hui en France la même politique antisociale que celle qu'ils ont mené ces dix dernières années s'ils avaient remportés les élections.

Et, pour cela, pas besoin de voter pour COPE ou FILLON : l'UMP se sera toujours plus d'efforts demandé au peuple et plus d'avantages sociaux et fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises.

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 09:27

Un pays qui perd sa jeunesse est un pays qui va mal.

Terre d'émigration au sortir de la guerre civile (1936-1939), l'Espagne avait fini par connaître un développement économique suffisant pour conserver sa jeunesse au sortir du fascisme, à la fin des années 70.

L'Espagne était même devenue, à son tour, une terre d'immigration. Beaucoup de marocains (en voisins), de péruviens (en hispanophones), d'indiens et de chinois sont venus s'installer dans les grandes villes espagnoles, essentiellement dans les banlieues populaires (Voire le barrio del Reloj à Badalona, ville de l'agglomération de Barcelone).

L'embellie n'aura pas été longue : une trentaine d'année.

Avec l'effondrement de l'immobilier puis des bourses au niveau mondial en 2008, l'économie espagnole a connu un trou d'air vertigineux qui a entrainé une première récession d'importance dès 2009. Depuis, rien ne s'arrange car, pour sauver le secteur financier et maintenir l'attrait des capitalistes pour l'Espagne, les gouvernements successifs (Socialistes et droite dure) ont accepté de soumettre leur peuple à une purge radicale qui aggrave le chômage, augmente impôts et taxes et réduit les salaires et pensions de retraite. Tout cela sous la houlette de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de la Banque Mondiale ("la Troïka" qui sévit aussi en Grèce).

Dès 2009, les premiers départs de jeunes espagnols se sont fait sentir. Et la situation se poursuit depuis.

Ainsi, selon le Recensement des Espagnols Résidents à l'Etranger, ce sont près de 350 000 espagnols qui ont quitté le pays pour s'installer à l'étranger. Et, en 6 mois en 2012, ce sont déjà 114.057 espagnols qui ont quitté le pays !

Ce qui est dramatique quoique sans surprise, c'est que ceux qui partent, ce sont essentiellement des jeunes de 25 à 35 ans, diplômés et de bon niveau professionnel et sans charges familiales. En clair, l'avenir du pays, ses "forces vives" comme on disait autrefois.

Ce que ne précise pas cette enquête, ce sont tous les espagnols qui quittent leur pays "seulement" quelques mois, en tant que saisonniers agricoles notamment. En France, on a vu cette année revenir des cars entiers de vendangeurs venus d'Andalousie, chose que l'on ne voyait plus depuis des décennies.

La misère qui s'abat sur l'Espagne pousse les plus dynamiques, les plus jeunes, à fuir le pays. C'est là le moteur essentiel de toute immigration !

En 2012, Argentine et Cuba en tête, la France bien placée

Au niveau des destinations, les chiffres de ce début d'année 2012 indiquent que c'est le continent américain qui attire le plus avec 83 763 émigrants contre 26 222 pour les pays européens.

En Europe, la France est la première destination (8 273 installations), devant le Royaume-Uni (4 780), l'Allemagne (3 262) et la Suisse  (3 141).

Mais, loin devant, les premières destinations sont, espagnol oblige, l'Argentine avec 22 073 émigrants et Cuba avec 13 890 émigrants  ! Au passage, on peut noter l'attrait de Cuba. Comme quoi, les mauvaises langues qui laissent à penser que la misère règne à Cuba devraient regarder la ruine qu'ils laissent sur le Vieux Continent.

Derrière, viennent le Brésil (8 362), le Mexique (7 959) et les Etats-Unis (7 134). Le rêve américain se trouve désormais en Agrentine et à Cuba ?...

Ce qui vit l'Espagne, cette crise qui s'aggrave et qui entraine un chômage dramatique et un exode des jeunes diplomés, c'est ce que connaissent des pays comme l'Irlande, le Portugal ou la Grèce.

C'est peut-être aussi ce que connaîtront d'autres pays européens, notamment la France, si les travailleurs laissent les rènes des décisions à des forces politiques soumises aux volontés des seuls marchés financiers

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 08:58

Jean-Jacques Ayrault, premier ministre de François Hollande, a voulu se montrer déterminé hier sur France 2. Mais déterminé à quoi ?

Les semaines se suivent et, malheureusement, se ressemblent sur le plan économique et social.

Cette semaine, les chiffres du chômage sont tombés, brutaux. 3 millions de travailleurs sont au chômage rien qu'en Métropole !

En clair, en quatre mois de présence aux affaires, rien n'a pour l'instant changé avec un Président socialiste qui avait fait du changement son slogan.

"Quatre mois, c'est peu !". L'argument gouvernemental, malheureusement, montre l'incapacité de la majorité socialiste à taper du poing sur la table face au patronat et au monde financier. Les plans sociaux se multiplient (PSA, Sanofi, Arcellor,...) et le gouvernement se désole. Arnaud Montebourg a beau s'énerver, les actes concrets ne suivent pas.

Quatre mois au pouvoir ont, par contre, sérieusement érodés la popularité du nouveau pouvoir. Ce n'est pas tout de faire des promesses : il faut passer aux actes !

Et l'intervention du premier ministre, hier soir sur France 2, n'est pas là pour montrer une inflexion politique de ce gouvernement. En clair, on poursuit une politique de petits bras qui ne montre aucun effet et on poursuit sur la voie de l'austérité et de la soumission à l'Europe libérale.

Un changement de gouvernement pour ça ?

Emploi : la passivité

Hier soir, le premier ministre socialiste a émis des réserves sur l'objectif présidentiel d'inverser la courbe du chômage d'ici à un an. L'ambition n'était pas bien grande. Là voilà balayée par le chef du gouvernement !

Et, pourtant, Jean-Jacques Ayrault continue d'afficher son volontarisme dans ce domaine : "On fera tout pour réussir (...) Il est important de se fixer des objectifs ambitieux". Ambitieux de ne pas espérer inverser la courbe du chômage ?

Ce qui est plus inquiétant, ce sont ses déclarations sur une réforme début 2013 pour dynamiser la compétitivité française. Ayrault s'est dit prêt à explorer toutes les pistes, y compris celle du coût du travail, qui "n'est pas un sujet tabou". 

Revoilà la ritournelle de la compétitivité des travailleurs ! Un bon vieux discours patronal largement appliqué par la droite !

Cela fait trente ans que l'on parle de cette "compétitivité", que l'on baisse les cotisations sociales des patrons, que l'on baisse les impôts sur les sociétés, que l'on rogne sur les augmentations salariales. Le chômage a t-il baissé ? Les entreprises ont-elles arrêter de délocaliser ? Non aux deux questions !

Peut-être envisage t-il, pour relancer l'activité économique, de s'appuyer sur l'Etat et les collectivités locales ? Même pas !

Budget de l'Etat : dans les pas de Sarkozy

Jean-Jacques Ayrault a réaffirmé l'objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 et défendu les choix fiscaux de son gouvernement. En clair, on continue de bloquer les investissements de l'Etat pour rentrer dans les clous absurdes du traité de Maastricht.

Et son engagement auprès des travailleurs, en affirmant que "neuf Français sur dix" ne seront pas touchés par les hausses d'impôts, est un mensonge : certaines mesures directes touchent déjà de nombreux français (hausse ridicule du SMIC, mesures sur les retraites anticipées,...), d'autres toucheront les travailleurs indirectement (sous-investissement de l'Etat sur les territoires et dans les services publics).

S'engager sur une réduction du "déficit public", c'est continuer à réduire les dépenses utiles de l'Etat pour pouvoir rembourser des banques privées qui se sont largement remboursées et pour qui ce déficit est une véritable rente.

En clair, Sur le budget de l'Etat, le nouveau gouvernement se comporte lui aussi en comptable, comme le précédent, et coupe ainsi l'essentiel de ses moyens d'intervenir dans l'économie réelle du pays.

Traité européen : mauvais avant - mauvais après

Et ce n'est pas avec le nouveau traité européen que les choses changeront !

Même Ayrault le reconnait. Il a beau affirmé que "les lignes ont bougé en Europe" depuis l'élection de François Hollande, il reconnait ensuite que "d'un point de vue juridique", le traité européen "n'a pas été renégocié", comme s'y était engagé le candidat PS durant la campagne. Terrible aveu !

Comment les militants socialistes et les électeurs qui ont voté Hollande en avril et mai dernier doivent-ils prendre ces reculades, sur l'Europe, sur l'emploi et sur le budget de l'Etat ?

S'attaquer à la finance et au libéralisme !

Depuis 2008 et le début de cette grave crise du capitalisme, les communistes ont cherché à convaincre un maximum de citoyens de la possibilité de sortir du chômage, de la récession et de la précarisation sociale.

Pour cela, il faut s'attaquer aux racines du mal : le capitalisme lui-même !

C'est en effet une ligne politique décidée par le monde de la finance et de l'industrie et appliquée par les dirigeants occidentaux successifs qui a amené cette détérioration continue du marché de l'emploi, de notre tissu industriel, du revenu des travailleurs, salariés comme indépendants.

Cette ligne politique, c'est la ligne du libéralisme lancée dans les années 80 d'abord par Reagan aux Etats-Unis puis par Thatcher en Grande Bretagne. La mise au pas du Tiers-Monde, par les plans d'ajustement structurels, décidés par le FMI et la Banque Mondiale, et la mondialisation financière, qui a conduit au krach de 2008, sont des conséquences des politiques libérales.

Comme en Amérique du Sud, les peuples peuvent se rebeller contre les marchés et le capitalisme, et reprendre le contrôle de leurs richesses et de leurs économies.

Refuser de rembourser les dettes injustifiées (comme l'a fait l'Islande), défendre l'emploi industriel en refusant les licenciements boursiers et en favorisant les reprises en coopératives des entreprises, favoriser l'investissement public par le développement d'un Pôle financier public, reprendre la main sur les secteurs clefs de notre économie (énergie, transport, banque) : voilà quelques solutions que nous avançons avec les forces politiques, les associations et syndicalistes qui nous ont rejoint au Front de Gauche.

Loin de nous rassurer, l'intervention de Jean-Jacques Ayrault hier soir, après celle de François Hollande, montre que le gouvernement socialiste est tétanisé par les pressions des marchés et de Bruxxelles, qu'il est incapable de sortir des dogmes libéraux.

C'est donc aux travailleurs, socialistes ou non, de faire pression sur le gouvernement pour lui montrer qu'il existe une autre voie que celle qui nous a conduit à l'échec ces dernières années.

En luttant contre le traité européen et en défendant l'emploi industriel, au côté de la CGT le 9 octobre et des salariés en lutte, partout en France, chacun peut reprendre la main sur son avenir et contribuer à imposer une véritable politique antilibérale au service des peuples et des travailleurs.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 09:21

Dimanche 30 septembre, une trentaine d'organisations, syndicats et partis politiques, appellent à manifester à Paris, Place de la Nation à 13 h 30, pour exiger un référendum sur le Traité budgétaire européen.

Dans un récent sondage du CSA pour le journal "L'Humanité", 49 % des français interrogés désapprouvent la ratification par le Parlement du Traité pour la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), autrement dit le Traité budgétaire Sarkozy-Merkel. 39 % sont pour.

Les électeurs ont en mémoire le référendum trahi de 2005, celui qui avait vu le peuple refuser massivement (54 %) le Traité Constitutionnel Européen avant que la droite et Sarkozy ne l'imposent justement par le biais d'un vote au Parlement.

Ce sont d'ailleurs les électeurs du NON de 2005 qui sont massivement opposés à une ratification parlementaire de ce Traité : 62 % sont contre et seulement 27 % pour.

Dès sa signature en février par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, les communistes ont dénoncé ce traité dans son contenu et dans sa forme de validation, en catimini.

Avec les différentes composantes du Front de Gauche et plusieurs partenaires syndicaux et associatifs, le PCF appelle à une manifestation pour exiger que le peuple soit consulté sur un texte qui va imposer à tous les peuples d'Europe des budgets nationaux définitivement marqués du sceau de l'austérité.

Pour un pays qui se dit démocratique, est-il normal que le peuple (souverain, selon la Constitution) ne puisse pas s'exprimer sur une modification fondamentale du mode de gestion du budget national ?

Avec la plupart des partisans du NON de 2005, hormi les socialistes devenus ministres, nous défendons l'idée qu'un débat national doit être organisé et que le peuple doit trancher.

D'autre ont rejoint récemment cette position, ce sont les écologistes de Europe Ecologie, notamment leurs députés et sénateurs.

Même chez les partisans du OUI en 2005, il y a désormais des voix qui s'opposent à ce nouveau traité. Il doit bien y avoir de bonnes raisons à cela ?

Alors que l'Europe est en train de devenir un tombeau pour les acquis sociaux et le laboratoire d'un nouvel ordre social encore plus inégalitaire, des peuples tentent de se battre contre leurs dirigeants, contre l'Europe et la finance. Ces ont les peuples grecs, espagnols et portugais.

Au peuple de France désormais de montrer son refus de céder aux sirènes de la finance et des banquiers !

Avec la pétition de l'Humanité et la manifestation de dimanche, vous avez deux moyens pour montrer que vous êtes debout, que vous défendrez votre droit démocratique à vous exprimer sur des questions essentielles pour votre avenir et celui de votre famille.

Comme en 2005, faisons basculer l'Europe !

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