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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 09:58

Trente ans de libéralisme et plus de vingt de mesures d'austérité mènent l'Europe vers la faillite publique et la récession économique. Et pourtant, c'est encore plus d'austérité pour les peuples et de cadeaux aux entreprises qui sont prônés !

Jusqu'à présent, les vilains petits canards de l'Europe s'appelaient Grèce, Espagne, Portugal, Irlande ou Italie. Des vilains canards ou plutôt des porcs, comme les ont méprisablement appelés certains "experts" anglo-saxons. PIIGS (Pigs = porcs en anglais) si l'on reprend la première lettre de chacun de ces pays en anglais.

Sauf que l'économie anglaise n'est pas non plus au mieux, tout comme de nombreux pays qui jusque là faisaient mine de s'en sortir, comme la Slovénie ou la république tchèque. Là bas aussi, chômage et austérité sont appliqués.

Ce que ne nous disent pas les médias, c'est que certains pays jusque là épargnés rejoignent aussi la liste des économies qui se fragilisent. C'est ainsi que la Finlande et l'Allemagne sont en train de voir leur taux croissance virer au rouge.

Et oui ! L'Allemagne aussi !

La mesure de la croissance se fait sur l'évolution du Produit Intérieur Brut, en fait l'ensemble des richesses créées par un pays sur une période donnée. Ainsi, des économies sont officiellement en récession car elles produisent moins de richesses sur deux trimestres consécutifs comparés aux trimestres équivalents l'année précédente. La Grèce s'attend à une baisse effrayante de 7 % de son PIB sur 2012 ! A la baisse, il y a aussi l'Espagne, l'Italie ou le Portugal, et même le Royaume-Uni et la Belgique !

Depuis des lustres, on nous vante le modèle allemand, sans bien nous préciser ce qu'il y a de fort dans ce modèle en dehors d'une affirmation sournoise sur le nombre de jours de congés inférieur en Allemagne par rapport à la France. Comme si l'économie se limitait à ce facteur ?

Recession-Europe-estimee-sur-2012.jpgSauf que l'Allemagne commence aussi à décrocher, la faute aux exportations. Son taux de croissance du deuxième trimestre 2012 n'est que de 0,3 %, bien mieux que le 0 % français, certes, mais loin d'une économie dynamique comme celle de la Chine qui tourne autour des 7 à 10 % de croissance annuelle.

C'est que nos experts en mondialisation oublient que l'Allemagne exporte beaucoup, en Europe notamment, et que, si ses partenaires européens vont mal, ils importent moins. Cqfd !

Cette situation est le constat d'un échec, celui de la politique économique et financière menée ces dernières années.

L'idée que le capitalisme se régule lui-même et qu'il faut réduire le "coût" du travail et les dépenses de l'Etat pour que tout aille mieux, cette idée montre à quel point elle est néfaste pour nos sociétés et nos économies.

Trente ans de libéralisme, d'ouverture de nos frontières aux importations et de mise en concurrence des travailleurs du monde entier n'ont abouti qu'à faire fondre les effectifs industriels partout en Europe, nous rendant dépendant des importations, à faire baisser le pouvoir d'achat des salariés et à précariser nos vies, en faisant flamber le chômage et la précarité de l'emploi.

Pire ! Ces trente ans de libéralisme ont ouvert la voix à la financiarisation de l'économie et au krach financier de 2008 qui a aggravé la crise du capitalisme.

Depuis 2008, pour soi-disant sortir de la crise, ce sont les mêmes politiques de rigueur qui sont appliquées mais à la puissance dix !

Pourquoi continuer à appliquer des politiques qui nous ont mené à la crise et qui conduisent nos économies vers la récession ?

Non ! Nos gouvernants ne sont pas idiots ! Ils savent au contraire très bien ce qu'ils font.

Pour nos gouvernants, il ne s'agit pas de résoudre la crise et de combattre le chômage et la pauvreté mais de permettre la pérénnisation du système capitaliste qui permet à une minorité de familles de profiter d'une majorité des richesses produites.

Sauver le système financier est donc une priorité. Maintenir ou augmenter les taux de profits sont des priorités. Maintenir une pression sur les travailleurs par la peur du chômage et un discours catastrophiste sur les finances publiques, c'est un moyen de sauver ce système.

La contrepartie de ces choix, c'est que les difficultés s'aggravent pour de très nombreux citoyens, au point que certains logent au camping, que certains se privent de repas pour leurs enfants, que certains ne se soignent plus, etc.

Cette misère qui grandit n'est pas un problème pour nos dirigeants et les quelques milliers de riches familles qui profitent du système ! C'est ce qu'a connu l'Europe aux débuts du capitalisme quand le mouvement ouvrier ne s'était pas encore organisé, qu'il n'avait pas encore lutté pour exiger des droits et des conditions de vie décentes !

L'Europe perd des capacités de production et perd des emplois. C'est vrai ! L'Europe voit le chômage et la misère augmenter. C'est vrai aussi. C'est également vrai que la croissance n'est plus au rendez-vous et que l'avenir parait sombre.

Mais cela n'a pas d'importance tant que les riches continuent de s'enrichir, tant que les profits augmentent et que les spéculateurs font de gros bénéfices sur les emplois, les matières premières, le pétrole et les denrées alimentaires.

Ce système n'est pas moral. Il est cynique.

C'est en connaissance de cause qu'il faut s'attaquer à ce système.

Compter sur les grandes entreprises pour assurer la croissance, c'est compter sur le virus du SIDA pour défendre le corps humain des infections.

Continuer à faire des cadeaux aux entreprises et augmenter des taxes payées par les salariés, TVA ou CSG, c'est poursuivre les mêmes politiques que celles qui sont menées depuis trente ans. Des recettes qui ne font qu'empoisonner nos vies.

L'austérité de la Règle d'or que veulent nous imposer les gouvernements européens et Bruxelles au travers du nouveau traité Merkozy, ce sont des politiques qui ne feront que garantir aux spéculateurs et aux riches bourgeois la pérennité de leurs avantages sur le dos de la population.

Combattre l'austérité et combattre le nouveau traité européen, c'est combattre pour le retour de la croissance et pour une nouvelle redistribution des richesses.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 09:05

Près des trois quarts des Français (72%) déclarent souhaiter l'organisation d'un référendum sur le traité européen instituant la "règle d'or" d'équilibre budgétaire, selon un sondage CSA pour "l'Humanité" ce lundi.

A la question de connaître leur souhait de voir organiser un référendum sur le traité européen instituant la "règle d'or" d'équilibre budgétaire, assortie d'une explication sur la règle d'or qui "prévoirait un retour à l'équilibre budgétaire d'ici 2016 et s'imposerait donc au budget de l'Etat voté chaque année au Parlement, ce sont 72 % des sondés qui répondent OUI.

80 % des électeurs Front de Gauche et 75 % des électeurs de droite y sont favorables mais également une très grande majorité d'électeurs socialistes. Ils sont en effet 66 % à se dire favorables au référendum !

Ecoutez vos électeurs messieurs les socialistes !

Et puisque notre gouvernement souhaite instaurer par les armes la démocratie en Syrie, peut-être peut-il l'appliquer pacifiquement en France ?

Il semble malheureusement que ce gouvernement n'en prenne pour l'instant pas le chemin.

Il y a même une volonté de museler les contestations au sein même du Parti socialiste.

Claude Bartolone, président socialiste de l'Assemblée nationale affirmait ce matin sur RTL que cela le "dérangerait" si des députés socialistes votaient contre le Traité Sarkozy-Merkel. Peut-être que ceux-ci trouvent dérangeant que leur parti vote aujourd'hui ce qu'il dénonçait hier, lorsqu'il était dans l'opposition ?

Pour faire avaler la couleuvre, les responsables socialistes n'ont qu'un argument : faire croire qu'ils ont obtenu de grandes avancées sur ce texte depuis l'élection de François Hollande.

Claude Bartolone vantait ce matin les grandes conquêtes de son leader : "Il a obtenu une mobilisation des fonds structurels européens, le fait que soient taxés les transactions financières". 230 milliards sur 5 ans, dont la moitié de fonds qui étaient déjà engagés sous d'autres noms ? Tout ça à répartir sur 27 états ! ! Waouh ! Quand on sait que Sarkozy à lâcher 250 milliards d'euros fin 2008 (en une seule fois !) pour secourir ses amis banquiers français, on voit bien que la somme annoncée est finalement faible par rapport aux enjeux. Sans parler des conditions d'attribution !...

Mais, au delà de cette maigre enveloppe, le traité reste foncièrement mauvais sur le fonds : il s'agit toujours d'imposer la Règle d'or aux peuple d'Europe et de transférer le contrôle du buget national dans les mains de Bruxelles !

Le fonds du traité reste fixé sur l'austérité et la perte de souveraineté de la Nation sur son propre budget ! Mais, là, silence !

Claude Bartolone, numéro 4 de la République, continue ainsi d'affirmer à destination des cadres du PS, notamment des députés et sénateurs récalcitrants : "Quand je vois que nous allons examiner un texte qui correspond totalement aux engagements pris par François Hollande pendant la campagne, il faut que les députés qui ont fait campagne sur le programme de Hollande et qui ont été élus grâce à son élection à la présidentielle puissent quand même le reconnaître". En clair : il y a la ligne officielle du Parti et tout le monde doit s'y tenir.

Au journaliste qui lui demande dans la foulée, en parlant des élus, "Donc tous devront voter oui ?", Claude bartolone répond : "L'objectif, c'est celui-là". "Il va falloir discuter".

Face à ce refus de toute discussion démocratique, le Parti communiste, avec le Front de gauche, cherchent à élargir la mobilisation démocratique en faveur d'un référendum, vers toutes les forces, politiques, syndicales, associatives, qui souhaitent s'unir dans cette bataille.

Lors des universités d'été du Front de Gauche, à Saint Martin d'Hères (Isère) ce week-end, Jean-Luc Mélenchon a ainsi déclaré : "Nous, Front de gauche nous adressons, non pas à ceux qui sont d'accord avec nous (...) mais à tous ceux qui veulent, personnes, organisations, associations, syndicats", un appel "à une manifestation nationale à Paris venant de tout le pays", en notant la nécessité d'"une sorte de comité national pour le référendum".

La bataille est ouverte pour empêcher ce que Pierre Laurent, secrétaire national du PCF décrit comme "une camisole de force qui sera assignée à la France si nous signons ce pacte".

Le peuple est souverain en démocratie. Ceux qui commence déjà à affirmer que la question est trop compliquée et que certains électeurs ne comprendaient pas, ceux-là devraient avoir honte ! De tels propos sont dignes des régimes autoritaires qu'ils sont les premiers à dénoncer !

On comprend que de tels propos soient tenus par des partisans de l'intégration européenne. C'est d'ailleurs le sens que nos "élites" lui ont donné et c'est le sens de ce traité : retirer au peuple, crétin par essence, le droit de décider de son destin pour le confier à une minorité de technocrates qualifiés (autodésignés comme tel !).

Pour notre part, nous croyons en la capacité du peuple de décider de son propre destin.

Les communistes, avec le Front de gauche, se battront pour que le peuple français puisse discuter en connaissance de cause du contenu de ce traité et que ce soit lui, et non une minorité qui n'en n'a pas le mandat, qui choisisse désormais ce que peut ou non dépenser notre nation.

Dès cette semaine, nous serons présents sur le terrain pour faire signer cette pétition. En attendant le grand rendez-vous de mobilisation que constituera la Fête de l'Humanité, au Bourget, les 14, 15 et 16 septembre prochain.

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 08:34

La Révolution de Jasmin des tunisiens est confisquée actuellement par une clique islamiste au service des intérêts de la bourgeoisie tunisienne et des multinationales implantées dans ce pays. C'est le même processus qu'en Egypte ou, un peu différemment, en Libye.

L'islam politique occupe le champ politique que l'extrême-droite occupe en Occident : conservatisme social, propos violents et pseudo-révolutionnaires pour couvrir une répression des mouvements progressistes, partis laïcs nationalistes et communistes, syndicats,...

Ce n'est pas pour rien que la France a accueilli l'Ayatollah Khoméini durant des années avant de le laisser partir au moment de la Révolution iranienne (1979) : la féroce répression contre la gauche iranienne, notamment communiste, devait permettre aux puissances occidentales de protéger les intérêts de leurs multinationales, pétrolières notamment.

C'est également ce qui s'est passé en Afghanistan avec le soutien et l'armement des islamistes contre le gouvernement communiste et pro-soviétique de Najibullah. Les combattants de la liberté de l'époque, les moudjahiddins, ont donné naissance aux talibans et à Al Qaïda.

Avec l'Egypte et la Tunisie, l'occident pense avoir mis une chape de plomb sur les printemps arabes. N'oublions pas que la révolution russe ne s'est pas faite en une seule fois et s'est étalée sur toute l'année 1917 avant que la guerre civile, armée et soutenue par l'Angleterre et la France n'embrase le pays pour plusieurs années.

Les tunisiens progressistes, en tout cas, croient encore à une victoire possible du peuple sur l'oligarchie. C'est ce que montre cet article algérien.


Ce jeudi 9 août 2012, les habitants de Sidi Bouzid, la ville où la révolution avait démarré il y a un an et demi, ont manifesté pour réclamer un véritable changement. En effet, comme partout dans le pays, les motifs de grogne se sont accumulés : retards de paiement pour les ouvriers des « chantiers » — des vrais-faux emplois créés l’an dernier pour calmer l’impatience —, coupures répétées d’eau et d’électricité, pauvreté et chômage élevés…
Comme réponse à la manifestation, la police a réagi de la même façon qu’au temps du dictateur Ben Ali : avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Huit personnes ont été appréhendées, dont cinq membres du Parti tunisien des travailleurs (Ptt, anciennement PCOT). Indigné, Hamma Hammami, le président du Ptt, a déclaré à la presse que « la Garde nationale avait une liste de noms et faisait la chasse aux militants même chez eux, alors qu’ils n’étaient pas impliqués dans la manifestation ».
Ennahda, au service de qui ?
En réalité, Ennahda n’est pas un produit de la révolution, et il ne répond donc pas aux revendications portées par celle-ci. Le parti est surtout fort de l’appui des médias et de l’Occident, qui favorise cet islamisme modéré et ouvert aux exigences du « marché libre », face aux forces populaires qui réclament un changement radical de la société. Or, si le pays ne s’extrait pas de la logique de soumission aux intérêts des grands monopoles, aucune solution favorable à la population n’est possible.
Aussi, le processus de changement amorcé il y a un an et demi se poursuit. C’est ainsi que l’analysaient des dirigeants du mouvement, l’année passée : « La révolution n’en est encore qu’à ses débuts, elle exigera plusieurs grandes vagues de révoltes avant d’aboutir. Le peuple ne se laissera plus berner. Il n’a pas encore gagné une nouvelle société, loin de là. Mais il a gagné une conscience et une confiance dans ses propres forces qui sont garantes pour l’avenir de notre combat. »
C’est dans cette dynamique que le principal syndicat tunisien, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), le Front du 17 décembre et de nombreuses associations ont mené à Sidi Bouzid une grève générale le 14 août. Selon le porte-parole du Front du 17 décembre, Ali Kahouli, « la grève générale a été suivie à plus de 90 % ». Les manifestants réclamaient, entre autres, la libération d’une quarantaine de personnes arrêtées dans la région depuis les protestations de fin juillet. Les prisonniers ont finalement été libérés le soir du 14 août, sauf Kaïs Bouazizi. Ce jeune homme de 30 ans était l’un des organisateurs de la marche de Sidi Bouzid à Tunis et des occupations du siège du gouvernement début 2011. Bouazizi aurait été kidnappé par des agents cagoulés, alors qu’il était dans un café avec ses camarades.
Création d’un « Front populaire »
Le 12 août, un « Front populaire » a été créé. Il rassemble une douzaine de partis de l’opposition démocratique tunisienne, dont le Ptt, ainsi que des personnalités indépendantes actives dans la lutte pour la révolution.
« Cette coalition est un front politique et non essentiellement électoral. Elle œuvrera à réaliser les objectifs de la révolution et constitue un troisième pôle de concurrent à la troïka au pouvoir et à l’Appel de la Tunisie », a indiqué Hamma Hammami, président du Parti tunisien des travailleurs (Ptt) à l’agence Tap. Cette « troïka » est composée du parti Ennahdha et de deux partis du «centre gauche » : le Congrès pour la République (CpR), du président provisoire Moncef Marzouki, et Ettakatol, du président de l’Assemblée nationale constituante. L’Appel de la Tunisie, lui, réunit des forces qui était alliées ou tolérés par le régime de Ben Ali.
Sources : www.elwatan.com ; www.kapitalis.com ; Le Temps, 14/08/2012.

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:29

Harlem Désir accuse Mélenchon et le Front de gauche de reprendre des critiques de droite contre le gouvernement. De droite, les critiques ?

Honnêtement, cet article est une réaction d'exaspération face à des dirigeants socialistes qui font front de manière coordonnée et identique contre les critiques des communistes et du Front de Gauche. Des critiques pourtant fondées et qui reposent sur un début d'exaspération de la population. On le voit dans la baisse de popularité de François Hollande dans les sondages !

Pour le PS, c'est un peu la politique de l'autruche ! Et brisons le thermomètre pour ne pas voir la fièvre monter !

Il en est ainsi de Harlem Désir, pour ne prendre que lui.

Celui qui brigue la succession de Martine Aubry à la tête du Parti socialiste, eurodéputé actuellement, répond aux critiques par une mise en cause de l'honnêteté du Front de Gauche et de ses composantes. Il dit ainsi que "nous (les socialistes ?) souhaiterions que Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche soient partie prenante d'un débat à gauche constructif". En clair, le débat n'est pas constructif actuellement ? Les critiques et propositions que nous faisons ne sont pas constructives ? Seraient-elles démagogiques ou destructives ?...

En fait, Harlem Désir ne cherche pas à écouter ou à échanger. Ce qu'il veut, c'est que les communistes et le Front de gauche se taisent ! Toute critique est forcément de droite ? C'est ce qu'il sous entend quand il dit qu'il " regrette parfois quand un homme de gauche comme Jean-Luc Mélenchon reprend des invectives ou des formules qui sont plutôt celles de M. Copé".

Front de gauche - UMP : même combat ? Après le Front de Gauche = FN de l'UMP pendant les élections, voilà qui va ravir les électeurs de gauche, venant du parti majoritaire qui s'en revendique !

N'en déplaise à Harlem Désir, le Front de Gauche et le Parti communiste ont fait le choix de l'indépendance vis-à-vis du gouvernement. Nous ne sommes ni des soldats, ni des moines. Nous ne sommes pas tenus au droit de réserve ni au silence !

Si des décisions gouvernementales nous déplaisent : nous le disons ! Surtout si celles-ci vont à l'opposé des promesses du candidat Hollande et encore plus si elles vont dans le sens des intérêts de la finance et du grand patronat plutôt que dans le sens des ouvriers et des travailleurs.

Est-ce la faute du PCF, du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon si le gouvernement actuel prend des mesures digne du gouvernement Fillon et de Nicolas Sarkozy ?

La ratification programmée du traité Sarkozy-Merkel par le parlement, décidée par François Hollande : est-ce une mesure de gauche ?

La politique de chasse aux Rroms et les propos de Manuel Valls sur la "délinquance roumaine", dignes de Hortefeux : est-ce une politique de gauche ?

La position de la France sur la Syrie, copie conforme de celle de Sarkozy sur la Libye : est-ce une posture de gauche ?

L'absence de mesure contre les marchés financiers, le soutien ridicule au SMIC en juillet et la mollesse du gouvernement face aux plans de sabordage de l'emploi de certaines grosses entreprises : est-ce une attitude de gauche ?

N'en déplaise à Monsieur Désir, comme à ses compagnons du Parti socialiste, les communistes et le Front de gauche ont défendu un programme radicalement plus à gauche et continueront de le défendre.

La politique du gouvernement socialiste ne tranche pas franchement avec celle du précédent. Beaucoup de travailleurs s'en rendent compte. La déception commence à monter.

Monsieur Désir : le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon ne choisissent pas des "invectives" ou des "formules" de droite contre le gouvernement, c'est le gouvernement qui prend des décisions de droite !

Changez de politique ! Affrontez clairement le capital financier et la mondialisation libérale ! Refusez l'austérité prônée par Bruxelles et la finance ! Menez une politique en faveur de l'emploi industriel, des salaires et des services publics ! Là, oui, nous arrêterons de vous critiquer et nous vous soutiendrons !

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 09:17

Comme un écho de la guerre en Libye, les socialistes préparent l'opinion publique française à une intervention militaire en Syrie.

Encore une fois, nous voilà amenés à parler de la Syrie !

En cette période de crise économique et d'inertie gouvernementale face aux plans de licenciements massifs dans l'industrie, les questions de politique internationale pourraient sembler secondaires. Il n'en est rien.

Car, le cynisme de nos gouvernements sur ces questions est le miroir du cynisme de leurs politiques dans nos pays et la violence et le chaos provoqué par leurs interventions destabilise profondément des régions entières, faisant monter les tensions internationales et les groupes terroristes.

Gouvernements et médias ont beau nous présenter le monde de manière simpliste, avec un méchant régime d'un cruel dictateur face au gentil peuple défendu par une opposition sincère, plus personne ne croit aux raisons officielles de nos interventions étrangères !

Les expériences irakiennes et afghanes d'intervention militaire directe de l'Occident ayant tourné au fiasco pour nos armées, et au désastre pour les peuples concernés, nos régimes occidentaux ont conçu ces dernières années une nouvelle stratégie pour faire tomber les gouvernements qu'ils détestent : c'est la stratégie de la "rébellion populaire".

Mais, là aussi, le discours ne passe plus ! Le désastre libyen, après la chute de Mouamar Kadhafi, est dans toutes les mémoires : effondrement économique et social, montée des réseaux islamistes, dispersion des armes dans toute la Région, renforcement des réseaux terroristes régionaux avec destabilisation de pays voisins (Algérie, Mali),... Le silence des médias sur la Libye "un an après" n'empêche pas l'information de circuler.

Du coup, la situation en Syrie ne convainc pas les français.

Il n'y a pas un méchant régime Syrien mené par une clique Alaouite au service d'un dictateur, Bachar El Assad, face à une rébellion civile incarnant la volonté populaire. Par contre, il y a bien un pouvoir syrien contesté par son peuple, pour sa politique sociale essentiellement (le virage libéral ne passe pas, là-bas aussi !) et son refus de s'ouvrir à l'opposition démocratique face à une rébellion armée venue en partie de l'étranger, armée par l'étranger et contaminée par les islamistes.

Continuer d'attiser le feu en Syrie, en équipant le camp des rebelles, les français ont bien compris que cela ne pourra pas entrainer de solution politique acceptable. La violence monte et le peuple se retrouve coincé entre un gouvernement qui se braque et riposte violemment à une multitude de milices armées qui investissent les villes et villages, exposant les civils à la riposte militaire.

Comme on a pu le voir en Afghanistan, en Irak ou en Libye, l'intervention occidentale dans les affaires d'une puissance étrangère, la Syrie, ne provoque que mort et désolation et entraînera à terme un profond retour en arrière sur le plan social, sanitaire et économique du pays une fois "libéré".

Alors pourquoi un tel engagement de la France au côté des Etats-Unis, du Royaume-Uni et des pétrodictatures islamistes ? Pourquoi un gouvernement qui se dit de "gauche" poursuit-il la même stratégie que le gouvernement précédent classé bien à droite ?

C'est bien de cynisme dont il s'agit !

La France ne défend pas le peuple syrien contre son gouvernement. Ce ne sont même pas les intérêts de la France qui sont défendus.

Notre gouvernement, comme le précédent, s'aligne sur une stratégie américaine de renversement des gouvernements qui ne soumettent pas aux intérêts de ses multinationales, pétrolières notamment. Il ne s'agit pas de démocratie ou de Droits de l'Homme mais d'impérialisme.

On voit au travers de ces politiques militaristes tout le cynisme d'un capitalisme dont les gouvernements ne sont que les exécutants, un capitalisme où les multinationales se servent des états pour défendre leurs intérêts.

C'est ce qu'ils font au travers de ces interventions militaires pour la "paix" et la "démocratie" à travers le monde.

C'est ce qu'ils font au travers de l'Euro, de l'Union européenne, de l'OMC et des politiques d'austérité dans nos pays occidentaux, en France notamment.

Le peuple syrien est victime d'une lutte d'intérêts économiques pour le compte des multinationales comme le peuple français, à l'instar de ses voisins européens, est victime de la violence de la crise économique et des politiques d'austérité pour les mêmes multinationales, industrielles et financières.

En cela, la crise syrienne concerne aussi les travailleurs français.

L'argent dépensé par la France en faveur de la rébellion ne servira pas les intérêts du peuple syrien. Encore moins ceux du peuple français.

Le ton de plus en plus violent de nos ministres Fabius et Le Drian, contre la Syrie ne sont pas là pour nous rassurer. Entre un Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, qui veut éliminer Bachar El Assad, et un Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, qui souhaite une zone d'exclusion aérienne (comme en Libye), on sent une volonté de durcir les actions de l'Occident en Syrie, peut-être même de justifier rapidement une intervention militaire occidentale dans ce pays. L'incapacité de la rébellion armée à faire tomber le gouvernement syrien y serait-elle pour quelque chose ?

Comme en Iraq ou en Libye, l'intervention occidentale en Syrie est criminelle. Elle nuit au peuple syrien et aux peuples des pays voisins sans contribuer à une quelconque démocratisation de la Syrie.

Le président et le gouvernement français, s'ils sont socialistes, ne doivent pas s'aligner sur la politique impérialiste américaine au Moyen-Orient. Il en va de l'intérêt du peuple français comme de l'intérêt du peuple syrien.

  Rebelles-Syrie-2012.jpg

Rebelles-Syrie-2012---2.jpgDes rebelles syriens en civil au milieu des civils dans des quartiers peuplés :
bain de sang assuré face à une armée sous pression

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 09:59

Un Arnaud Montebourg qui s'agite mais qui ne contre pas les plans sociaux, un Michel Sapin qui lance de nouveaux contrats précarisants la jeunesse. Décidément, ce gouvernement socialiste a bien du mal à se démarquer de son prédécesseur !

On attendait les socialistes au tournant dans la grande bataille pour l'emploi. On ne peut pas dire que ce soit glorieux actuellement !

Les plans de licenciements des grandes entreprises ont été repoussés après les Législatives par le patronat pour ne pas gêner l'éventuelle réélection de Nicolas Sarkozy et de sa majorité.

Malheureusement, la nomination d'Arnaud Montebourg au ministère du "redressement productif" n'a pour l'instant produit aucun effet. C'est le cas pour l'automobile avec la fermeture de PSA à Aulnay et les 8 000 licenciements prévus. C'est aussi le cas des Fralib à Marseille, qui tentent de sauver leurs emplois et les tisanes "Eléphant". C'est enfin le cas des papetiers de M-real à Alizay, surpris du silence du ministère avant l'été et inquiets à juste titre pour les mois à venir...

L'incapacité du nouveau pouvoir, autour de François Hollande, à s'opposer aux décisions du patronat et à prendre des mesures fortes de réquisition, comme le souhaite le Parti communiste, met le nouveau gouvernement en position de faiblesse.

Et on voit la droite, sans aucune honte, attaquer les socialistes sur leur bilan économique après seulement trois mois quand Sarkozy et sa clique ont été au pouvoir sans interruption depuis plus de 10 ans ! Qu'ils la mettent en veilleuse !

Quant aux socialistes, s'ils arrêtaient de tergiverser pour s'attaquer réellement au pouvoir de la finance, ils ne prêteraient pas le flanc aux attaques comme ils le font actuellement !

Le peuple n'a pas renvoyé Sarkozy et l'UMP dans l'opposition pour que vous fassiez la même politique, camarades !

Resaisissez-vous ! Appuyez-vous sur les députés communistes du Front de gauche et votez des lois contre les licenciements boursiers, pour revenir sur les avantages fiscaux offerts aux plus riches par la droite et pour reprendre le contrôle du secteur bancaire, avec la constitution d'un Pôle public financier !

Et, refusez de vous aligner sur Sarkozy au niveau européen ! Refusez ce traité européen de capitulation devant la finance que l'on veut vous faire signer !

Solidaire


Michel Sapin invente le CDI à durée déterminée ! communiqué des Jeunes Communistes (MJCF).

Ce matin sur Europe 1, le ministre du Travail Michel Sapin, est revenu la situation catastrophique de l'emploi des jeunes en évoquant les "contrats d'avenir ".
Depuis la campagne présidentielle, cette mesure phare de François Hollande censée résorber le chômage des jeunes est toujours restée floue et en dessous du niveau d'exigence nécessaire pour sortir les jeunes du chômage et de la précarité.
Mais ce matin Michel Sapin a apporté des explications confuses, qui si elles étaient confirmées, traduiraient un véritable mépris envers notre génération. En effet, le ministre, a expliqué qu'il souhaitait avec ce contrat "offrir à une partie de ces 400 000 jeunes un avenir, une possibilité, une marche vers l'emploi avec un vrai boulot en contrat à durée indéterminée pendant une durée suffisante entre un an et trois ans."
Autrement dit, Mr Sapin vient d'inventer une nouvelle forme d'emploi jetable!
Nous espérons qu'il s'agit la d'une erreur et qu'elle sera rectifiée dans les plus bref délais. Cela traduit en tout cas le manque de sérieux et de considérations faites aux problèmes que rencontrent les jeunes.
Pour Pierric Annoot, Secrétaire Général des Jeunes Communistes: « Le candidat Hollande qui avait fait des jeunes une priorité de campagne, semble en avoir fait un oubli de début de mandat. Hier l'Unef, a appelé le gouvernement à mettre en place un plan d'action social étudiant comprenant notamment la mise en place de l'allocation d'autonomie.
Plus largement, les jeunes communistes avec les députés du Front de Gauche, déposerons dans les prochaines semaines à l'Assemblée Nationale une proposition de loi cadre pour sortir les jeunes de la précarité. La CGT a elle aussi fait parvenir aux députés une proposition de loi cadre pour l'emploi des jeunes... face à l'urgence sociale dans laquelle se trouve notre génération, toutes ces propositions répondent aux mêmes ambitions.
Alors si Mr Sapin n'a que la précarité à nous offrir, nous pensons que le devoir d'un gouvernement de gauche est au contraire de l'abolir.
Il ne s'agit pas de slogans ni d'incantations, mais de propositions concrètes.
Elles existent, nous les connaissons, il faut donc maintenant passer aux actes. »
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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 09:01

Les communistes et le Front de Gauche ne sont plus seuls à exiger un débat public sur l'intégration financière de la France dans cette Europe de l'austérité.

Est-il normal en démocratie qu'un gouvernement puisse changer le mode de gouvernance du pays sans que le peuple ne soit consulté ? C'est pourtant ce qui arrive actuellement avec la ratification du traité européen de Sarkozy et Merkel, ratification que le gouvernement socialiste et son Président veulent passer en catimini au Parlement.

Faut-il avoir des doutes sur le contenu de ce traité pour refuser que le peuple en discute ?

Le bien nommé Traité de stabilité financière et de CONTROLE budgétaire (TSCG)

C'est que ce nouveau traité impose une austérité renforcée à l'Etat français, pour rassurer les marchés, et étend cette austérité à tous les échelons des collectivités territoriales, régions, départements, etc. Il serait impossible de dépasser un déficit public de 0,5 % alors que le traité de Maastricht imposait la barre de 3 %, déjà inatteignable pour beaucoup de pays ! Or, quand on investit, on emprunte. Pure logique.

Par ailleurs, la France perdrait sa souveraineté sur son budget puisque ce sont les technocrates bruxellois, ces commissaires politiques du libéralisme, qui aurait le droit de décider seuls de la validation ou non des budgets nationaux. On comprend l'idée : imaginez qu'un gouvernement progressiste arrive au pouvoir ! Même s'il voulait faire une politique d'investissement, dans la recherche, l'éducation et l'industrie, ce traité l'en empêcherait !

La validation de ce traité par le Conseil constitutionnel pose également la question de la composition et de l'indépendance idéologique de Conseil constitutionnel. Composé d'anciens responsables politiques de droite ou socialistes et dirigé par l'UMP Jean-Louis Debré, il est le miroir du consensus politique en faveur de la disparition de l'état français au sein d'une Europe fédérale aux mains des financiers.

Vers un nouveau front anti-traité comme en 2005 ?

Pour les communistes, cette intégration européenne a montré jusqu'à présent toute sa nocivité. Basée uniquement sur une lecture économique libérale, l'Europe est la mère de toutes les contre-réformes sociales qui ont détruit nos industries, nos acquis sociaux et nos services publics depuis les années 50 et la création de la Communauté Economique du Charbon et de l'Acier (CECA), ancêtre de la Communauté Economique Européenne (CEE) et de l'actuelle Union Européenne.

L'histoire a montré toute la justesse de nos positions sur les traités de Maastricht en 1992, le Traité Constitutionnel Européen (TCE) en 2005 et le traité de Lisbonne en 2007. Beaucoup de français, et d'européens, ont enfin compris le rôle qu'occupe l'Europe contre les droits des travailleurs au profit de l'oligarchie capitaliste, industrielle et financière.

C'est parce que les peuples ont perdu confiance dans le mirage européen et ses promesses de prospérité que les partis politiques favorables à cette intégration libérale refusent d'organiser une consultation populaire.

A gauche, comme en 2005, l'opposition à ce traité regroupe les socialistes conséquents, les communistes et une parti de l'extrême-gauche. En clair, les composantes du Front de Gauche élargies au NPA essentiellement.

C'est parce que seul le peuple peut trancher et que du débat jaillira la vérité que tous défendent l'idée d'un référendum.

Au delà de ces forces, mobilisées depuis déjà quelques mois, de premières fissures apparaissent au sein des mouvements politiques dont les dirigeants se sont déjà soumis au diktat européen.

Au Parti socialiste, c'est une des tenante de la gauche du parti, Marie-Noëlle Lienemann, qui sonne la charge à la veille de cette ratification. D'autres cadres du PS suivront, ainsi que de nombreux élus.

La responsable socialiste pose la vraie question, celle du sens de cette Europe. Sur son blog elle demande "A quand une réorientation réelle de l’Europe? A quand une Europe sociale avec un SMIC partout et une convergence progressive des standards sociaux vers le haut? A quand l’arrêt du dumping social et fiscal au sein de l’UE où s’opèrent 70% de nos échanges? A quand une Europe qui s’engage pour le juste échange avec ses partenaires et cesse d’être une passoire pour des produits et services réalisés sans respect des normes sociales et environnementales ? Rien de tout cela n’est dans l’agenda européen."

Chez Europe-Ecologie-Les Verts, c'est aussi l'heure de la prise de conscience !

Après les présidents des groupes écologistes à l'Assemblée et au Sénat, François de Rugy et Jean-Vincent Placé, c'est au tour de la candidate à la Présidentielle 2012, Eva Joly, de s'exprimer pour un référendum.

Dans le Libération à paraître vendredi, elle affirme que "on ne peut pas escamoter le débat public sur un tel enjeu". Pour elle, "le traité qu'on nous propose de voter est le traité Merkozy. Le petit ajout sur la croissance que François Hollande prétend avoir obtenu n'est pas à la mesure des enjeux. Je suis fédéraliste, mais en limitant le déficit structurel à 0.5% du PIB, on crée les conditions de notre propre récession" !

Tout est dit ! Et même si nous ne sommes pas fédéralistes, l'analyse du contenu de ce traité est le même que le notre !

Au delà des partisans du NON au Traité Constitutionnel Européen de 2005, des voix se font entendre pour dénoncer ce Traité et exiger un référendum.

Dès ce mois d'août, les communistes sont à l'initiative pour mobiliser le peuple contre ce traité foncièrement anti-démocratique et anti-économique.

Mobilisez-vous avec nous ! Aidez-nous à diffuser l'information, à mobiliser vos voisins, amis et collègues !

Signez et faites signer la pétition du journal L'Humanité ! Déjà près de 8 000 signataires !


Signer en ligne : ici

Télécharger la pétition et nous la renvoyer à PCF 27 - BP 855 - 27008 EVREUX cedex

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 10:22

Nouvelle flambée des prix du carburant ces dernières semaines et toujours pas de mouvement côté gouvernemental.

Il fallait bien s'y attendre : avec une offre qui stagne et une demande mondiale en hausse, tôt ou tard, les prix du pétrole allaient être à nouveau le jeu des spéculateurs.

C'est qu'après la flambée des prix du gaz en juillet, celle des carburants commence à peser lourdement sur les comptes des familles et sur la comptabilité des entreprises de transport. Et ce ne sont pas les 2 % de hausse du SMIC qui changeront la donne !

Avec un gazole qui atteint 1,42 € le litre au minimum, et plus souvent 1,45 €, et un super 95 largement au delà des 11 francs le litre, à 1,60 € minimum, il y a de quoi s'inquiéter. Et de quoi réagir pour un gouvernement qui avançait des préoccupations sociales avant les Présidentielles !

A son arrivée au pouvoir, le gouvernement Ayrault avait reporté à plus tard la promesse d'un blocage temporaire des prix des carburants (qui devait précéder une remise à plat de leur taxation) faite par François Hollande durant la campagne présidentielle. L'argument était une baisse sensible du prix des carburants entre avril-mai et le mois de juin.

Maintenant, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, se retrouve au pied du mur à devoir prendre des décisions dans l'urgence. Il a annoncé que le gouvernement agirait avant la fin du mois pour enrayer la remontée des prix à la pompe et explorait "toutes les options à sa disposition", dont un blocage temporaire. On y croit.

Depuis des années , les communistes s'inquiètent de la montée régulière des prix des carburants et du fioul domestique, hausse que la demande mondiale grandissante ne fera qu'accélérer.

Taxes et profits en hausse !

Les pics de prix deviennent de plus en plus fréquents. Est-ce seulement dû à la raréfaction du pétrole ? Ce n'est pas si simple !

N'oublions pas que Total, leader français du pétrole et poids lourd mondial, réalise des bénéfices colossaux. Ce sont 10 milliards d'euros de dividendes qui ont été reversés en début d'année aux actionnaires du groupe. La filière pétrolière est donc loin d'être en difficultés ! Elle profite grassement des tensions sur les marchés mondiaux.

N'oublions pas non plus que l'Etat touche 60 % de taxes sur le litre de carburant par le biais de la TVA et de la TIPP !

Il y a donc plusieurs solutions envisageables pour baisser momentanément ou durablement les prix des carburants.

Le gouvernement hésiterait entre bloquer les prix durant quelques temps et bloquer les marges des ventes de carburants. La première solution pénaliserait les revendeurs (notamment les grandes surfaces) et la seconde les pétroliers.

Il y en a d'autres, et des plus fortes !

Pourquoi ne pas baisser la TIPP ? Le retour à une TIPP flottante diminuerait les rentrées fiscales de l'Etat, importante en cette période de flambée des carburants, mais permettrait de ne pas froisser la filière pétrolière et de baisser fortement les prix à la pompe.

Un pôle énergétique public comme solution

Autre solution, beaucoup plus radicale, renationaliser Total.

Après tout, Total (qui a racheté Elf) a été entreprise publique durant des décennies avant la grande vague de privatisations des années 80 et 90 !

Actuellement, ce sont des actionnaires privés, banques, fonds de pension et gros actionnaires, qui font leur beurre sur le dos de notre économie et des revenus des français. Renationaliser Total permettrait de puiser dans les énormes bénéfices de l'entreprise pour réduire les prix de revente du pétrole et pour dégager des revenus supplémentaires pour l'Etat, revenus qui pourraient être investis en recherche, notamment pour des carburants de remplacement du pétrole, plus écologiques et plus durables.

Car, là aussi, il faudrait peut-être anticiper plutôt que laisser faire les marchés !

Si la France investissait fortement et durablement dans la recherche sur les carburants du futur, non seulement elle aurait une recherche de pointe dans ce domaine, mais elle pourrait aussi développer, on l'espère, une filière industrielle d'avenir et d'excellence ! Quand on parle réindustrialisation...

Renationaliser la filière pétrolière et réduire les taxes de l'Etat permettraient de baisser durablement les prix des carburants à la pompe. Cela permettrait également d'investir massivement dans des carburants de substitution.

Un gouvernement qui ne se soumettrait pas aux lobbies industriels, pétroliers dans ce cas, aurait de quoi agir fortement, pour le bien du pays, de ses travailleurs et de l'environnement. On verra jusqu'où va le courage du gouvernement socialiste.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 09:57

C'est par une interview dans le journal officiel de la droite, Le Figaro, que Bruno LE MAIRE a fait part de ses ambitions personnelles à la tête de l'UMP... pour viser la présidentielle de 2017 ?

Pour ceux qui lisent régulièrement ce blog, il n'y a pas vraiment de surprise à l'annonce de Bruno LE MAIRE. C'était évident de la part de celui qui a trahi Dominique VILLEPIN en se rangeant derrière SARKOZY en 2007, afin de monter dans la hiérarchie de la droite. SARKOZY battu, la guerre des chefs ne mettant pas en évidence un leader naturel au sein de l'UMP, Bruno LE MAIRE croit son heure venue.

Voilà ce qu'il donne comme raison : "La droite est dans une situation sans précédent depuis 1958. Elle a perdu quasiment tous les pouvoirs locaux et nationaux. Si nous voulons que l'UMP retrouve le chemin de la victoire, il faut un renouveau profond de nos idées, de nos pratiques politiques et des personnes. Je veux être le candidat qui porte ce renouveau".

Ce qui est vrai dans sa présentation, c'est la situation de la droite. De débâcles en déroutes, les COPE et FILLON peuvent jouer les donneurs de leçons, ce sont eux qui ont coulé le parti qui défend les couleurs du patronat en France.

Pour le reste, le renouveau des idées, des pratiques et des personnes, Bruno LE MAIRE est tout de même culotté ! LE MAIRE n'est pas un perdreau de l'année tout de même ! Lui qui fut directeur de cabinet sous CHIRAC, en 2002, a été ensuite ministre du gouvernement FILLON sous SARKOZY, avec toute la responsabilité que cela entend sur le bilan politique et social qu'il assume collectivement avec ses anciens collègues du gouvernement !

D'ailleurs, il affirme vouloir axer sa campagne autour de quatre volets qui n'ont rien de nouveau à droite : "Union politique européenne, liberté d'entreprendre, restauration de l'autorité, renouvellement de notre famille politique".

Au niveau européen, Bruno LE MAIRE est donc lui aussi sur le crédo fédéraliste de la droite sarkozyste. Il a d'ailleurs approuvé le traité Sarkozy-Merkel qui soumet la France à Bruxelles au niveau de ses finances publiques.

Avec la "liberté d'entreprendre", on retrouve le fonds libéral classique de la droite : toujours moins de règles et de protections des salariés dans une course à la mondialisation dont ne bénéficient que les actionnaires et les grands patrons.

La "restauration de l'autorité", au sens large ici, c'est un renforcement de l'arsenal sécuritaire qu'il annonce, comme si les dizaines de lois publiées sous Sarkozy ne suffisaient pas.

Enfin, le "renouvellement" de la droite qu'il prône sonne comme une menace pour toute la hiérarchie umpiste, la volonté d'éliminer des cadres "historiques" (des FILLON, COPE et autres) en cas de refus d'allégeance au nouveau leader du parti unique de la droite si jamais il gagnait. C'est cette politique qu'il a mené au niveau régional, notamment dans l'Eure, avec l'éviction de la direction de la Fédération UMP de personnalités locales comme Jean-Pierre NICOLAS.

C'est que classiquement à droite, celui qui emporte la tête du parti avant les Présidentielles devient automatiquement le candidat de la droite aux Présidentielles. Ce fut le cas de Giscard avec l'UDF, de Chirac avec le RPR et de Sarkozy avec l'UMP.

Pour COPE, FILLON ou LE MAIRE, prendre la tête de l'UMP, c'est se positionner pour être le candidat de la droite aux Présidentielles de 2017.

Le jeu de Bruno LE MAIRE est limpide. Il a suivi ceux qui pouvaient le faire monter avant de les lacher : VILLEPIN un temps, SARKOZY jusqu'en juin. Il se sert de son mandat local de député pour donner l'image de quelqu'un de terrain, mais il continue de résider à Paris, ville de ses ambitions.

Enfin, espérons que ses déclarations sur la nécessité pour la droite de gagner les élections municipales de 2014 n'annoncent pas sa candidature à Évreux face à Michel CHAMPREDON ? Ce serait fort vu que le leader de la droite euroise à abandonner son mandat de conseiller municipal après les Législatives pour garder les plus rémunérateurs et valorisants mandats, ceux de député et de conseiller régional !

Que fera Bruno LE MAIRE de ses mandats électoraux à la Région et à l'Assemblée nationale s'il est élu président de l'UMP ? En 2007, à peine élu député, il abandonnait son mandat pour ses ambitions ministérielles. Nous refera t-il le coup cette fois-ci ?

L'ambition de Bruno LE MAIRE n'est pas de changer la France mais de devenir Président de la République.

Son bilan politique, avec CHIRAC, VILLEPIN, SARKOZY et FILLON, comme les axes politiques avancés pour l'UMP confirme bien que Bruno LE MAIRE s'inscrit dans la droite ligne de ses prédecesseurs du RPR et de l'UMP, au côté de la mondialisation capitaliste, du monde de la finance, des grands patrons et de la déréglementation sociale.

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 09:15

Un maire communiste, député au parlement andalou, mène des actions contre l'austérité et pour défendre les millions d'espagnols plongés dans la détresse par la crise du système capitaliste.

Espagne-Sanchez-Gordillo-PCA-IU-2012.jpgJosé Manuel Sanchez Gordillo, maire communiste de la petite ville de Marinaleda, en Andalousie, est une figure contestataire connue en Espagne, où il participe depuis une trentaine d'années à des actions coup de poing pour dénoncer les inégalités sociales et l'action des partis politiques nationaux. Il participe notamment aux occupations de terres agricoles au profit de petits paysans.

Robin des Bois contre les supermarchés

Mardi 7 août, il a fait parler de lui au-delà des frontières espagnoles en dirigeant des razzias dans les rayons de deux supermarchés d'Andalousie pour redistribuer des chariots remplis de produits alimentaires à des ONG locales.

A une heure de grande affluence, des dizaines de personnes se sont ainsi introduites dans deux supermarchés andalous.

Dans le premier, un Mercadona à Ecija (entre Séville et Cordoue), les intrus sont entrés dans la grande surface sous l'oeil bienveillant du député régional de Izquierda Unida, Sanchez Gordillo. Fonçant à travers les rayons, ils ont rempli leurs chariots de produits de première nécessité. "Ni chocolats, ni yaourts, ni desserts, mais du sucre, de l'huile, des légumes, du lait", explique Diego Cañamero, secrétaire général du Syndicat andalou des travailleurs. N'ayant aucune intention de passer en caisse, les individus, qui clamaient leur intention de tout redistribuer à des cantines populaires, ont été pris à partie par des employés de la grande surface, provoquant une belle bagarre générale. Quand la peur de perdre son emploi vous conduit à être les exécutants des basses oeuvres de votre patron !...

Le même jour, dans un Carrefour situé à Arcos de la Frontera (près de Cadix), une opération à peu près identique a été menée, avec une issue toutefois plus pacifique, le centre commercial ayant décidé d'offrir aux militants une dizaine de chariots d'une valeur de 1 000 euros. "Le moment est arrivé de mener des actions qui frisent l'illégalité, parce qu'il y a des gens pour qui tout va mal, et nous ne pouvons pas rester les bras croisés", a déclaré un syndicaliste impliqué dans l'opération à un journaliste de El Pais.

Mercadona a porté plainte. Le ministère de l'Intérieur (de droite) a jugé cette action "intolérable", et a envoyé dès le lendemain un mandat d'arrêt contre les protagonistes.

À l'indignation de la droite, qui impose l'austérité et défend les banques espagnoles, s'est ajoutée celle d'une partie de la gauche qui a dénoncé l'irresponsabilité de l'élu. C'est le cas du président socialiste d'Andalousie, José Antonio Grinan qui a déclaré : "C'est de la barbarie d'attaquer un supermarché quand on est député". Il est vrai que, côté barbarie, les socialistes espagnols ont été sévèrement châtiés par les électeurs aux dernières élections, eux qui s'évertuent à renvoyer en masse dans la misère les populations espagnoles !

La nourriture subtilisée lors de ces raids a été refusée par la Banque alimentaire, étant donné "l'irrégularité" de leur obtention. Banque alimentaire qui ne se pose pas la question de la légitimité de cette crise qu'elle compense !

Les provisions ont finalement été distribuées gracieusement dans les rues de Séville.

Une marche contre l'austérité

Ce Jeudi 16 août, cet élu du parti de gauche Izquierda Unida, âgé de 59 ans et que certains ont déjà baptisé "le maire Robin des bois", a entamé une marche de trois semaines. Il va sillonner l'Andalousie pour dénoncer les mesures d'austérité adoptées par le gouvernement espagnol et convaincre les maires de petites ville comme la sienne de ne pas coopérer.

L'Andalousie est une des régions d'Espagne les plus touchées par la crise, avec 33,92 % de sa population au chômage. Symboliquement, Sanchez Gordillo partira de la ville de Jódar, qui détient le triste record de chômage de la région. "Il y a des personnes qui n'ont pas les moyens de manger. Au XXIe siècle, c'est une honte absolue", a dit le maire. Avec cette marche de trois semaines il veut mettre en lumière les conséquences humaines de la situation économique en Espagne.

Le gouvernement du premier ministre Mariano Rajoy prévoit d'économiser 102 milliards d'euros d'ici à la fin de 2014, avec comme première partie le plan de rigueur de 65 milliards annoncé en juillet. Ces économies prévoient notamment des rentrées évaluées à 35 milliards d'euros avec des hausses d'impôt, dont la TVA à partir du 1er septembre, des coupes dans la fonction publique ainsi que dans les budgets régionaux de la santé et de l'éducation.

Parmi les mesures que José Manuel Sanchez Gordillo conseillera aux maires de suivre : mettre un terme aux licenciements et aux expulsions de locataires et ignorer les demandes du gouvernement central quand celles-ci concernent des coupes dans les budgets.

Ses actions et sa popularité grandissante dans un contexte de crise énervent passablement les responsables espagnols, Mariano Rajoy en tête. "Vous ne pouvez pas jouer à Robin des bois et au shérif de Nottingham. Cet homme ne cherche qu'à se faire de la publicité sur le dos de tout le monde", a dit Alfonso Alonso, porte-parole du Parti populaire (PP), la droite post-franquiste au pouvoir.

"Ils disent que je suis dangereux, répond Sanchez Gordillo. Et les banquiers qui sont disculpés après avoir fraudé ? Ils ne sont pas dangereux ? Et les banques qui empruntent à la BCE à 1 % et revendent cette dette aux Espagnols à 6 %, ce n'est pas dangereux ?"

En tant qu'élu du Parlement d'Andalousie, José Manuel Sanchez Gordillo bénéficie de l'immunité parlementaire. Mais il assure être prêt à y renoncer. "Si je finis en prison parce que j'ai pointé du doigt les effets de la crise, ce sera un honneur pour moi", avait-il dit après l'opération contre les supermarchés, qu'il avait conduite, mégaphone à la main, avec le Syndicat andalou des travailleurs (SAT).

Depuis, sept personnes ont été interpellées et le maire de Marinaleda, conforté par le soutien populaire et la médiatisation, a décidé de franchir un palier. "Juan Manuel Sánchez Gordillo n'a sans doute jamais été aussi populaire pendant sa longue carrière de gauchiste utopique", note, ironique, le journal socialisant El Pais. Ce n'est pas le cas des leaders socialistes, jaloux va !

L'intéressé préfère parler des réalisations de sa municipalité de Marinaleda. Son village de 2 645 habitants connaît le plein emploi grâce aux fermes coopératives qu'il a instaurées pour les chômeurs, parfois en confisquant la terre.

En Espagne, comme partout, des Indignados aux mineurs de charbon, les mouvements sociaux doivent imposer le tempo et les décisions aux politiciens et à leurs donneurs d'ordre de la finance.

Les communistes sont au premier rang pour effectuer ce travail d'information et de convition et contribuer au succès des actions de résistance populaire.

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