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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 09:09

Toujours plus bas. Le Président "normal" bat des records de vitesse dans les sondages.

"Demain : on rase gratis !". Cette phrase qui sert à dénoncer la démagogie et les promesses gratuites des hommes politiques (démagogie réelle ou supposée) va facilement pouvoir être reprise pour démolir François Hollande.

La droite et l'extrême-droite ont d'ailleurs bien compris le principe et appliquent sans vergogne cette règle.

C'est d'autant plus honteux de la part d'une droite qui est restée dix ans aux manettes du pays et qui nous a conduit dans l'impasse où nous sommes.

Et c'est d'autant plus dangereux de la part d'une extrême-droite qui a beau jeu de jouer la vierge blanche qui défendrait le peuple contre des élites vendues à l'étranger. Cette stratégie marche plutôt bien en Grèce et en Hongrie, avec les néo-nazis d'Aube dorée et du Jobbik.

Dans les faits, de sondage en sondage, la cote de popularité de François Hollande n'en finit pas de baisser. A chaque fois fortement.

Le dernier sondage en date place désormais les "insatisfaits" à 56 %, 11 points de plus qu'en août ! Une chute incroyable en un mois qui place le "nouveau" Président en négatif pour la première fois, à peine quatre mois après son élection.

Il faut dire que nombre d'électeurs ont bien du mal à reconnaître dans les actions du Président Hollande le programme du candidat Hollande pour qui ils ont voté : il en est ainsi de l'inertie du gouvernement face aux nombreux plans de licenciements, des diverses mesures fiscales qui touchent les travailleurs (et pas les riches !), du prix des carburants et de la mesurette gouvernementale pour freiner leur hausse ou des grands écarts dogmatiques sur les immigrés, entre un Manuel Valls qui les chasse et certains députés qui veulent les voir voter ! Et on ne vous parle pas de la reculade complète des socialistes sur le Traité Sarkozy-Merkel que Hollande n'a fait bouger que de quelques millimètres !...

Nous ne sommes pour notre part pas surpris par cet écart entre la campagne électorale et la politique menée par la majorité socialiste !

Durant toute la campagne présidentielle, puis pendant celle des Législatives, nous n'avons eu de cesse de répéter qu'il ne pouvait y avoir de politique en rupture avec le capitalisme et la crise qu'il a provoqué, sans au moins rupture avec les dogmes libéraux !

A aucun moment, le Parti socialiste et ses alliés n'ont pris de recul sur leurs erreurs passées, leurs conversions à la rigueur en 1983, à l'europhilie béate avec Maastricht ou le Traité Constitutionnel Européen, aux privatisations,... Pire ! Alors qu'ils s'étaient abstenus sur le petit frère du TCE, le traité de Lisbonne, en 2007, ils valident désormais un traité qui enfoncent un peu plus la France dans l'étau des marchés financiers. Même si leur posture de 2007 était surtout stratégique et politicienne (ils ne voulaient pas bloquer l'adoption du traité de Lisbonne en votant contre), ils auraient pu au moins donner le change sur le traité actuel en simulant une véritable fronde face à Angela Merkel et à Bruxelles !

Mais non. Celui qui affirmait en février dernier à la City de Londres (la Bourse britannique) qu'il n'était pas "dangereux" ("I'm not dangerous") s'est définitivement plié aux exigences des marchés financiers.

Et, dans le camp socialiste, nombre de ceux qui menaient campagne pour le NON au traité de 2005, le TCE, se sont mués désormais en fervents défenseurs de l'intégration européenne et de la Règle d'or, Fabius, Montebourg, Cazeneuve, etc...

Chômage, pouvoir d'achat, Europe, international,... Il est particulièrement difficile pour l'instant de voir une réelle inflexion à gauche de la politique française ! Notamment sur les deux grandes inquiétudes pour les français que représente l'emploi et le pouvoir d'achat.

Une partie de l'électorat de François Hollande des Présidentielles a désormais l'impression qu'il n'y a pas de différence entre ce gouvernement et le précédent, personnalité du Président mise à part. Celle qui tente d'en tirer profit, c'est Marine Le Pen, avec la démagogie subtile de l'extrême-droite en période de crise.

Dommage que dans l'Eure, les seuls oppositions sur le choix du premier secrétaire du PS reposent pour l'instant sur des conflits de personnalités, d'égos, entre le maire de Val-de-Reuil, le responsable du luxe Marc-Antoine Jamet, et le maire de Vernon, soutien d'une dissidente socialiste aux Législatives, Philippe N'Guyen ! De vrais débats politiques sur les valeurs "socialistes", de vrais désaccords, auraient évité cette impression de carriérisme.

Alignés comme ceux de leurs partis-frères européens sur une doctrine d'intégration à l'Europe libérale, les socialistes français s'entêtent à vouloir faire passer leur austérité et leur gestion de crise pour des politiques de gauche.

Les sondages montrent d'évidence que les français sont dans la désillusion.

Il serait temps que les responsables socialistes prennent conscience de leurs erreurs et du décrochage entre eux et l'électorat populaire avant que celui-ci ne file, au mieux dans l'abstention, au pire dans le vote néo-fasciste.

Refuser de signer le traité européen instaurant la Règle d'or et le contrôle de Bruxelles sur le budget de la Nation serait le premier acte fort d'un gouvernement de gauche digne de ce nom.

Dans un second temps, voter des lois contre les licenciements boursiers et permettant aux salariés de reprendre leurs entreprises viables, comme l'ont proposé les élus communistes, et revenir sur les cadeaux fiscaux accordés par la droite aux plus riches et aux spéculateurs, cela ouvrirait la voie à une lutte plus efficace contre le chômage et contre les déficits publics.

Peut-être verrait-on alors la cote de François Hollande remonter dans les sondages !

Peut-être nos responsables socialistes ont-ils besoin d'entendre les français plus clairement ?

Ils en auront l'occasion samedi 30 septembre avec la mobilisation à Paris, place de la Nation à 13 h 30 de plus de 25 organisations, dont le PCF et ses partenaires du Front de Gauche, en faveur d'un référendum contre le traité européen Sarkozy-Merkel ?

Alors, pour faire remonter Hollande dans les sondages, réussissons la mobilisation du 30 !

Amenons notre nouveau Président et son gouvernement à entendre la voie du peuple de France. Pour son bien.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 08:54

Evidemment, on n'en entend pas parler mais les travailleurs des pays où nos capitalistes délocalisent nos emplois et leurs profits se rebiffent également contre le libéralisme. C'est le cas de l'Inde.

Ce sont plus de 50 millions de travailleurs qui ont répondu ce jeudi 20 septembre à l'appel à la grève générale (hartal) lancé par les syndicats indiens. Plusieurs millions d'entre eux sont descendus dans la rue.

Les commerces, les administrations mais aussi les écoles et les transports ont été paralysés par ce mouvement de protestation contre les dernières mesures de libéralisation annoncées par le gouvernement de centre-gauche, conduit par le Parti du Congrès.

Des mesures de libéralisation qui vont frapper les plus pauvres et ouvrir encore plus l'économie indienne au capital étranger :

  • Une augmentation de 14% des prix de l'essence subventionnée ;
  •  Un plafonnement des volumes de gaz subventionnés au strict minimum, le reste devant être acheté au prix du marché ;
  • Une cession massive au capital privé de parts dans des entreprises publiques très rentables comme NALCO (aluminium) et Oil India (pétrole) ;
  • enfin surtout l'ouverture de l'immense marché du commerce de détail au grand capital étranger ;

Le mouvement est parti de la colère des 25 millions de petits commerçants indiens – à la tête d'un réseau dense de 12 millions de petites boutiques (les kiranas) – opposés à l'ouverture du marché indien aux géants mondiaux de la distribution, tels l'américain Wal-Mart, mais aussi les français Auchan et Carrefour.

La grève lancée d'abord par la Confédération syndicale des commerçants indiens (CAIT) a été relayée par les principales centrales syndicales, notamment le Congrès syndical indien (AITUC) et la Centrale des syndicats indiens (CITU), les deux principaux syndicats liés historiquement aux deux partis communistes indiens.

Ce sont donc logiquement dans les régions où les communistes ont historiquement une influence de masse que la grève a été le plus massivement suivi : notamment au Tripura et surtout au Bengale-Occidental – avec sa capitale Calcutta – où magasins, bureaux et transports ont été totalement paralysés ce jeudi.

Dans les grandes villes du pays, la grève a été suivie de manière inégale. Si la capitale économique Mumbai et la capitale politique Delhi ont été relativement épargnées, les autres pôles économiques, Calcutta et Bangalore, ont été fortement perturbés par la grève.

cpim--delhi.jpgNew Delhi a été le lieu du rassemblement central de la journée de protestation, avec une manifestation devant le Parlement indien menée par les dirigeants de plusieurs partis de gauche, dont ceux des deux Partis communistes.

Pour le dirigeant du PC d'Inde (Marxiste), Prakash Karat, c'est clair : « Nous ne voulons pas de Wal-Mart en Inde. Nous ne soutiendrons pas l'ouverture de la moindre enseigne Wal-Mart en Inde ».

Selon les syndicats, la grève a été également suivie massivement dans une dizaine d'autres Etats parmi lesquels l'Uttar Pradesh, le Bihar, le Madhya Pradesh, l'Orissa, l'Andhra Pradesh, le Karnataka, le Tamilnadu, le Punjab ou encore le Jharkhand, des États qui concentrent pas moins de 700 millions d'habitants, soit la moitié de la population indienne.

communist indiaLa grève a été saluée par le Parti communiste d'Inde (Marxiste) qui a souligné la nécessité de poursuivre la lutte :

« le soutien massif à la grève générale a été une expression d'une colère du peuple dirigée contre les mesures anti-populaires prises par le gouvernement de coalition du Parti du Congrès. Le bureau politique du Parti communiste exige du gouvernement de Manmohan Singh qu'il retire son projet de loin sur les IDE dans le commerce de détail, de vente des parts publics dans les entreprises publiques, qu'il revienne sur la hausse des prix de l'essence et les restriction sur les bonbonnes de gaz subventionnées. La lutte contre ces mesures anti-populaires doit s'intensifier dans les jours à venir ».

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 09:20

Une étude française menée deux ans sur des rats démontrerait la nocivité des OGM et pesticides.

L'information a fait grand bruit, notamment par le biais de clichés inquiétants montrant des rats atteints de tumeurs importantes.

Les scientifiques de Caen qui ont étudié la nocivité à moyen terme du maïs OGM Monsanto résistant au Roundup (Maïs Roundup ready) et du Roundup lui-même ont certainement soulevé un lièvre.

Que l'on fasse néanmoins attention aux conclusions de cette étude : les scientifiques n'ont pas seulement étudié le maïs OGM ! Leur protocole d'étude permet de comparer des souris nourries avec du maïs traditionnel à des souris nourries avec du maïs OGM Monsanto, à des souris soumises au Roundup et à des souris soumises à du maïs OGM Monsanto traité au Roundup. Ce qui est plus complet... et complexe.

Le résultat de ces études montre clairement une mortalité plus forte des souris soumises à l'OGM et aux effets du Roundup ainsi qu'un nombre nettement plus important de cancers chez ces souris.

D'un point de vue scientifique, cette expérience doit être renouvelée ailleurs pour confirmer ces premiers résultats.

Néanmoins, par précaution, la suspension de la commercialisation de ces OGM Roundup Ready serait logique. Tout comme devrait être demandée la suspension des maïs OGM BT, qui produisent une toxine contre les insectes parasites.

Plus largement, la question des produits phytosanitaires, dont le Roundup, est à nouveau posée alors que depuis déjà de très longues années ont été mis en évidence le impacts négatifs de ces produits sur les paysans qui les utilisent et sur leurs enfants (malformations, cancers).

Il n'est évidemment pas question de suspendre brutalement tous les pesticides, au risque de voir s'effondrer l'agriculture et la filière agroalimentaire et de devoir brutalement se retrouver en état d'importer massivement des denrées alimentaires.

La question du modèle agricole est posé, en France pour le moins, en Europe nécessairement avec l'intégration de notre agriculture dans un système de compensations financières en cours de révision avec le changement de Politique Agricole Commune en 2013 au niveau européen. Des modèles alternatifs existent à ce que d'aucuns appellent "l'agriculture traditionnelle", le bio mais pas seulement.

Mais se pose également la question de nos politiques d'importation, très permissives à l'égard de produits sud américains ou nord américains dont la traçabilité est plus que faible, notamment sur les OGM. De nombreux aliments pour animaux d'élevage proviennent en effet d'Amérique (Tourteaux de soja, par exemple) quand il ne s'agit pas directement de viande (viande bovine, volailles, porcs) !

Agroindustrie - écolos : tous coupables ?

Cette situation pose aussi la question des responsabilités.

Une nouvelle fois, la modification génétique des organismes vivants (qui donne les OGM) est une technique nouvelle, moderne et rapide pour faire "évoluer" un organisme vivant dans un sens désiré. Doit-on la rejeter en bloc ?

La question philosophique ou religieuse du droit à le faire est pour moi secondaire si l'intérêt de l'Humanité est en jeu.

C'est là que se situe le problème. L'Humanité a t-elle intérêt à utiliser cette technique de modification génétique ? Autrement dit : les OGM sont-ils dangereux pour l'Humanité (directement ou en menaçant son environnement) ? Y-a t-il des OGM intéressants pour l'Humanité ?

Jusqu'à présent, les seuls OGM mis en circulation sont des OGM qui visent en premier à satisfaire aux actionnaires des industries privées. C'est le cas de Monsanto qui vend par exemple des maïs résistants à son désherbant (le Roundup) ;  double affaire : Monsanto vend la semence ET le désherbant !

Par contre, d'autres OGM pourraient servir l'Humanité. C'est le cas de céréales résistantes à la sécheresse, ce qui permettrait de faire progresser les rendements sous climat sec, semi-désertique, comme au Sahel.

Maintenant, il faudrait connaître leur impact sur l'environnement : diffusion de gênes incontrôlées, effets indésirables sur les cultures, action sur les consommateurs (animaux ou humains). Pour cela, encore faudrait-il qu'il y ait des études rigoureuses en ce domaine !

C'est là qu'interviennent certains écologistes. Ces dix dernières années, des groupes de faucheurs se sont évertués à détruire de manière indifférenciée tout ce qui portait le nom d'OGM en France, y compris des études publiques sur des céréales résistantes à la sécheresse. De ce fait, toute recherche publique d'importance est désormais rendue impossible.

De ce fait, nos écologistes anti-OGM ont laissé toute la place aux multinationales (involontairement, je l'espère) pour mener de telles recherches... pour le seul intérêt de leurs actionnaires !

Le sujet des OGM ne soit pas être pris avec passion mais étudié de manière raisonnée, scientifique. Cette technologie, potentiellement dangereuse, on le voit, doit également être retirée des mains des marchands privés, seulement captivés par les bénéfices immédiats qu'ils peuvent dégager.

La première des précautions serait donc de retirer immédiatement toutes les autorisations pour des cultures commerciales d'OGM en France et interdire leur importation, directe ou indirecte (produits transformés, animaux nourris aux OGM).

Dans le même temps, il faudrait s'appuyer sur la recherche public, comme dans le cas de cette étude, pour voir si c'est la technique qui est en jeu, et dans ce cas l'interdire complètement, ou si c'est l'utilisation qu'en font certains qui la rend dangereuse.

Avec l'électricité, on peut s'électrocuter. Certains en ont fait des outils de torture ou de mise à mort. Qui songerait pourtant à interdire l'électricité ?

Soyons donc intelligent : retirons les OGM des mains des privés pour les confier aux scientifiques et définitivement connaître les risques liés à cette technologie !

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 09:34

Vincent PEILLON annonçait hier la création de 40 000 postes dans l'Education nationale dès la rentrée 2013.

Pendant que certains socialistes considèrent le vote des étrangers aux élections locales comme la priorité des priorités et que Manuel VALLS, dans le sillage de Brice HORTEFEUER, chasse le Rrom, le ministre de l'Education nationale semble en passe d'inverser les efforts permanents de destruction de l'école publique menés depuis dix ans par la droite.

Il s'agit là enfin d'une orientation sociale dans un gouvernement qui a bien du mal à sortir de l'ornière de l'austérité et de la pensée unique libérale.

Sur les 40 000 postes annoncés par Vincent PEILLON, en fait, seuls 18 000 sont de véritables créations. 22 000 correspondent à des remplacements de départs en retraite.

On voit déjà l'aspect démagogique de COPE et de l'UMP sur la question, hurlant aux dépenses qu'engendreraient 40 000 créations de postes alors qu'il n'y en a, de fait, que 18 000 !

Pour rester sur l'UMP, il est d'ailleurs amusant de voir Jean-François COPE tendre le bâton pour se faire battre en parlant de caisses de l'état qui sont vides. Rappelons-nous que c'était lui et son camp qui étaient aux affaires il y a à peine plus de trois mois !

Si les caisses sont vides, c'est bien parce que l'UMP les a vidé ! Un aveu bien involontaire.

Et, dans la même veine, quand COPE affirme que ces recrutements, "en année pleine, à la fin du quinquennat, ça veut dire 7 milliards (d'euros) de plus par an, sans compter que la carrière d'un professeur, c'est 40 ans plus la retraite", l'ancien ministre sarkozyste soutient l'idée que l'austérité et l'absence d'argent et d'investissements de l'Etat, c'est pour au moins 40 ans !

Et oui ! Si dans 40 ans on ne peut pas payer les retraites de ces enseignants, c'est que la situation de notre économie et des comptes de l'Etat ne se sera pas améliorée ! Bel avenir pour les générations futures que nous promet la droite ! Avec ça, ils vont nous faire rêver !...

C'est vrai que l'UMP va voter en bloc pour le Traité européen signé par Sarkozy et Merkel et qui prévoit une austérité d'acier pour les siècles à venir ! Cet avenir de restrictions est en cohérence avec leur vision de l'Europe.

Pour en revenir à nos moutons, ou plus exactement, à nos créations de postes, la question est de savoir si elles sont nécessaires ?

En cinq ans de sarkozysme, ce pilier de la République et de la citoyenneté que constitue l'Education nationale a perdu plus de 60 000 membres, enseignants pour la plupart. Cette rentrée s'est encore traduite par 13 000 suppressions de postes supplémentaires, la gouvernement AYRAULT ayant juste recréé 1 000 postes pour cette rentrée sur les 14 000 qui devaient disparaître.

Ce sont donc, en fait, 22 000 postes qui seraient créés dans une Education nationale qui a perdu 73 000 postes en cinq ans. Autant dire qu'on est loin d'un retour aux effectifs d'encadrement des années 2 000.

Entre temps, les effectifs scolaires continuent de croître globalement, un coup en primaire, un coup en secondaire. Et quand un collège de 500 élèves "perd" 10 élèves à la rentrée suivante, doit-on, peut-on supprimer d'office un enseignant ? Et lequel ? Un prof de math ? Un prof de français ? Un prof d'anglais ?...

Le discours simpliste qui consiste à affirmer que les effectifs enseignants doivent suivre les effectifs d'élèves ne tient pas dans la réalité.

Le résultat du massacre des effectifs de l'Education nationale, c'est le nombre incroyable de fermetures de classes en primaire enregistrées ces cinq dernières années. On les compte par dizaines dans l'Eure.

Autres conséquences, le manque d'encadrants pour les enfants en difficultés, plus de 5 000 enfants handicapés qui n'ont pas effectué leur rentrée en septembre faute d'encadrement, des classes sans enseignants (285 rien qu'en primaire en Seine-Saint-Denis !) et des professeurs non remplacés en cas de maladie par manque d'effectifs de remplaçants.

Qui trinque ? Les enfants à coup sûr !

Les enfants des milieux populaires essentiellement. Les autres ont des parents suffisamment fortunés pour les placer dans des institutions privées pour qu'ils finissent à HEC, Polytech' ou Sciences Po.

Plus généralement, puisque notre monde navigue désormais dans un monde de technologies en constante évolutions, notre pays doit absolument assurer une bonne formation à sa jeunesse pour continuer d'être au niveau des autres puissances économiques.

Après cinq ans de sape de l'Education nationale, le recrutement de milliers d'enseignants dans l'Education nationale n'est pas seulement nécessaire, il est surtout vital pour l'avenir de nos jeunes et l'avenir de notre pays.

Au delà de la création de postes, c'est toute une réflexion sur notre éducation qui est à mener, notamment un effort collectif en faveur d'une recherche publique renforcée et d'une gratuité des études pour permettre aux enfants de toutes les catégories sociales de pouvoir développer leur potentiel.

Bien loin du modèle anglo-saxon prôné par la droite, avec quelques filières d'élite réservées aux enfants des classes bourgeoises et une éducation de masse dégradée, notre pays doit proposer une éducation de qualité pour tous, permettant à nos jeunes de développer leurs compétences au bénéfice de notre pays, de sa recherche et de l'excellence de son économie.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 09:20

Les huit parlementaires de l'Eure seront amenés à s'exprimer sur le Traité européen imposant l'austérité (TSCG) début octobre. Que comptent-ils faire ?

Notre Département compte cinq députés, trois de droite et deux socialistes, et trois sénateurs, tous de droite.

Les députés sont l'émanation des électeurs de leur circonscription tandis que les sénateurs représentent les collectivités locales de leur territoire. Ces élus sont sensés défendre l'intérêt à la fois de la nation et celui de leurs électeurs et devraient, sur des questions aussi importantes qu'un traité international, porter l'opinion majoritaire de ceux qui les ont mandé dans leur assemblée respective pour les représenter.

Or, jusqu'à présent, c'est un silence total de la part de nos parlementaires ! A droite, comme à gauche.

Nos camarades de la section Eure-Seine (Pont-de l'Arche, Louviers, Val-de-Reuil) ont interpelé en juin "leur" député, le socialiste François LONCLE, pour connaître sa position sur ce traité. Jusqu'à présent, c'est le silence total.

Pour notre part, sur notre circonscription, nous n'avons pas non plus entendu s'exprimer "notre" député, le sarkozyste Bruno LE MAIRE.

Comme excuse à son silence, il y a certainement pour une part sa bataille interne au sein de l'appareil UMP pour faire progresser sa carrière. Celui qui rêvait de remplacer COPE à la tête de l'UMP vient d'essuyer une défaite cinglante. Après l'échec des Présidentielles, le voilà avec une deuxième veste ! L'automne approche, les températures baissent : il pourra au moins s'en servir.

Maintenant, Bruno LE MAIRE est officiellement disponible pour ses administrés. Peut-être va t-il enfin nous dire ce qu'il compte faire sur cette question importante du traité Merkozy et sur la "Règle d'or" ?

A vrai dire, nous savons déjà ce qu'il en est.

Le silence de nos 5 députés et 3 sénateurs est plutôt un signe de gêne qu'autre chose : comme l'exigent leurs partis politiques, ils voteront tous en faveur du traité ! En bons petits soldats.

D'ailleurs, au PS, ces derniers jours ont été l'occasion de mises au point fermes de la direction du parti à l'égard de ceux qui auraient des doutes ou des vélléités d'indépendance. Ainsi, hier matin à l'occasion des journées parlementaires du PS, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé à un "vote massif" en faveur du traité, demandant aux élus de sa majorité qui refusent de le voter à être "solidaires" avec l'action du président François Hollande. En clair, voter NON, c'est ne plus être solidaire du gouvernement ? Un aveu sur l'enjeu que représente ce traité et une menace contre les récalcitrants.

Plus tard, c'est François Rebsamen, le patron des sénateurs PS, qui lance un tout aussi clair "je souhaite que dans la conjoncture actuelle, aucune voix socialiste ne fasse défaut au vote de ce traité" ! Sinon quoi ?...

Au PS, une vingtaine de parlementaires seulement semblent tenir bon et refuser de signer un traité que nous dénonçons depuis le début.

C'est le cas de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann (aile gauche du PS), qui considère ce texte comme "un obstacle majeur vers le retour de la croissance" et refuse de le voter. "C'est un vote de conscience", a souligné Mme Lienemann. "Ayons en mémoire nos engagements: compléter et renégocier le traité. Nous l'avons un peu complété, mais pas renégocié", a-t-elle lancé.

Ce qui est valable pour une certains députés et sénateurs socialistes doit l'être aussi pour tous les parlementaires de gauche comme de droite, notamment nos élus eurois.

Qu'ils soient POUR ou CONTRE ce traité, nous demandons aux parlementaires eurois, en conscience, de refuser de signer un traité dont l'importance nécessiterait un débat long et serein de la Nation entière et une consultation directe du peuple, par voie de référendum.

De leur côté, les parlementaires communistes et du Front de Gauche ont clairement dit qu'ils voteraient CONTRE ce traité. En cela ils tiennent leurs promesses de campagne, eux, et montrent leur respect de la souveraineté populaire.

Certains vont regretter d'avoir fait le choix de candidats socialistes en juin dernier plutôt que de renforcer le groupe Front de Gauche.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 09:49

Vox Populi - Vox Dei ? La voix du peuple - la voix de dieu ? Les dirigeants de ce pays feignent de l'oublier.

Le principe de la démocratie, c'est de donner au peuple les informations et la formation nécessaires pour comprendre les questions politiques, économiques et sociales qu'ils ont à trancher, et, ensuite, respecter leur choix.

De Maastricht à Lisbonne : une Europe à la dérive... libérale

En 1992, la "grande union" des europhiles allant du PS à l'UMP en passant par l'UDF soumettait à référendum un Traité de Maastricht qui allait amener la monnaie unique (l'euro) et la Banque Centrale Européenne, c'est-à-dire une intégration financière dont on mesure aujourd'hui les dégâts.

Que n'a t-on pas entendu dire des bienfaits qu'allait nous amener cette nouvelle étape de la construction européenne ! Emploi, croissance, amitié entre les peuples,... les promesses étaient nombreuses et ceux qui dénonçaient ce traité étaient forcément de vilains archaïques, d'horribles nationalistes, des conservateurs racistes.

Le 20 septembre 1992, pourtant, seuls 51 % des votants s'exprimaient en faveur du traité. Un camouflet infligé à des partis politiques trustant, déjà à l'époque, 90 % des mandats électoraux, et à des médias ayant mené ouvertement campagne en faveur de ce traité. Malgré tout, les partisans du NON, notamment les communistes, avaient perdu la partie.

En 2005, c'est le Traité Constitutionnel Européen qui était soumis à référendum.

Encore une fois, les communistes se sont retrouvés dans le camp du NON, alertant le peuple sur le piège mortel qu'ouvrait ce traité, sur le plan économique et sur le plan de l'indépendance nationale. D'autres nous rejoignirent dans ce combat, à commencer par une partie du PS menée par Jean-Luc Mélenchon.

Et, comme en 1992, la classe politique europhile, du PS à l'UMP, en passant encore par le Centre et les Verts, se ligua avec les médias pour insulter les partisans du NON et laisser croire qu'une victoire du NON mènerait au chaos.

A l'inverse de Maastricht, c'est le camp du système qui connût une lourde défaite avec un large NON du peuple français (54,67 %), un message bien plus clair que le OUI de 1992 !

N'oublions pas que les hollandais comme les irlandais votèrent également NON lors de leurs référendums.

De nombreux pays n'en organisèrent même pas : les partis sociaux-démocrates et de droite s'entendant pour éviter un désaveu populaire.

Qu'à cela ne tienne ! Les irlandais revotèrent sous la menace. On oublia le NON des Pays-Bas et Sarkozy fit voter dès son élection en 2007 un Traité de Lisbonne copie-conforme du TCE, avec la complicité de députés et sénateurs écolos et socialistes (dont Jack Lang).

La parole du peuple français était violée, une trahison des principes fondamentaux de la démocratie que beaucoup oublient, capables encore de voter pour ceux qui les ont cocufiés.

Avec l'expérience et le recul, notamment depuis l'effondrement du modèle capitaliste libéral en 2008 avec les krachs financiers et immobiliers, le peuple français, comme d'autres, a ouvert les yeux sur les mensonges qu'ont leur avait servi pour les amener à adopter des traités qui n'ont servi que les intérêts d'une minorité de spéculateurs.

La confiance en l'Europe s'est évanouie. Cette Europe qui faisait rêver les lycéens dans les années 80 fait aujourd'hui peur, quand elle ne révolte pas les travailleurs.

Avec le recul, beaucoup regrettent leurs choix passés pour ces différents référendums.

C'est ainsi que selon un sondage Ifop paru lundi 17 septembre 2012 dans Le Figaro, 64 % des Français voteraient contre le traité de Maastricht !

Pour rappel, le OUI l'avait emporté avec tout juste 51% le 20 septembre 1992 !  dans des conditions expresses afin de réduire la réflexion des français : quinze jours de débats supplémentaires et il était retoqué.

Le même sondage nous apprend que, depuis ce fameux traité de Maastricht, l’Union européenne va plutôt « dans la mauvaise direction » pour 67% des sondés. L'euroscepticisme l'emporte haut la main.

Egalement, six Français sur dix rejettent une intégration européenne renforcée, c’est-à-dire avec une politique économique et budgétaire unique. Dix ans après le passage à l’euro, les français jugent que les conséquences de la monnaie unique sont nettement négatives sur la compétitivité de l’économie française (pour 61% contre 24%), sur l’emploi (63% contre 6%) et surtout sur le niveau des prix (89% contre 5%).

Dans le même ton, l’euro serait un handicap dans la crise actuelle pour 45% des sondés, 23% y voyant un atout et 32% ni l’un ni l’autre.

L’Union européenne n’agit pas de façon efficace pour limiter les effets de la crise pour plus des trois quarts (76%) des personnes interrogées (contre 24%).

L’instauration d’un État unique européen n’est jugée probable que par 44% (contre 56%). "Probable" ne voulant pas dire "espéré" !

Ce qui peut paraître a priori paradoxal, c'est que seulement 35% sont favorables à l’abandon de l’euro malgré les critiques faites non seulement au bilan de la monnaie unique mais aussi à l'Europe dont elle est la monnaie. Dans la même veine, à la question de l’intérêt d’appartenir à l’U.E. : 49% pense qu’il est « dans l’intérêt » de la France d’appartenir à l’UE, 27% estime que ce n’est pas dans son intérêt et 24% que ce n’est ni l’un ni l’autre.

Encore une fois, malgré l'expérience des français, le matraquage idéologique des médias et de tous les partis politiques (y compris dans les rangs du PCF, concédons-le !) nous explique qu'il est impossible désormais de quitter l'euro. Créer sa propre monnaie, c'est pourtant ce qu'ont fait tous les anciens pays de l'Union Soviétique dans les années 90, dans des conditions difficiles (avec des économies intégrées), ou ceux de l'ex-Yougoslavie, et, plus récemment, le Timor-Oriental et le sud-Soudan. Pour ne citer qu'eux.

En tout cas, de référendums en sondages, le soutien du peuple français à l'intégration européenne devient faible. C'est même désormais une opposition nette qui l'emporte.

Est-ce la probabilité d'un refus net du peuple français à la ratification du nouveau traité européen, celui de Sarkozy et Merkel, qui amène François Hollande a refusé de soumettre la question par référendum au peuple français ?

Peut-on encore parler de système démocratique quand les deux principales forces politiques, PS et UMP, se mettent d'accord sur cette question pour contourner la souveraineté populaire ?

Après la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne en 2007, la violation de la souveraineté populaire risque de devenir habituelle si nous n'y prenons garde !

Certes, nous savons tous que cette Europe n'est pas au service des peuples d'Europe mais du capitalisme. Ce n'est pas une raison pour laisser faire ! Bien au contraire.

Le PCF, avec le Front de Gauche et une vingtaine d'autres organisations appellent à manifester :

le samedi 30 septembre

départ à 13 h 30

Place de la Nation à Paris

Comme souvent dans l'Histoire de France, c'est au peuple de changer le cours des événements, contre sa classe politique si nécessaire !

Face à une Europe qui plonge les économies des nations européennes dans la crise et les peuples dans la misère, le Parti communiste et le Front de gauche seront aux premiers rangs de ceux qui veulent redresser la France et changer d'Europe.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 09:06

Depuis lundi, s'est entamé un échange acerbe avec un lecteur (belge, semble-t-il) sur "l'hypocrisie" de nos positions par le biais des "commentaires" de l'article sur la blague belge de Bernard Arnault. Ce lecteur nous reprochant une certaine censure de ses propos, nous avons décidé de publier intégralement sa seule longue réponse (à notre connaissance) envoyée par le mail de contact à l'administrateur du blog (et non pas par la rubrique "commentaires" qui permet d'être publié !).

Notre réponse suit son courrier.

Solidaire


Ne faites pas rêver, le réveil sera mortel...
de Arthurbg
" Campagne de pétition lancée par le PCF
- pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,
- pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers
- pour taxer les profits et le grandes fortunes"
Un discours bien hypocrite quand on sait que pas de pétrole, pas de matières premières une zone Euro sous perfusion, La Chine qui est en première loge pour les soldes : le port du Pirée...
Commencez par tenter une union à  l'échelle mondiale et ce n'est pas pour demain que les "gouvernants" au niveau mondial s'unissent pour contrer les Lobbies et ensuite ...on pourra parler
Je suis belge et la France nous a bien manipulé avec DEXIA , a remis le couvert avec BNP Paribas , est en train de le remettre avec Suez Et EDF pour l'électricité en Belgique
On se souvent de l'Europe ...parfois...
Le demain, on rase gratis: Y en a Marre!
L'Europe est en pleine décadence, States pas mieux
La Chine est maitre du jeu dont nous avons initié le processus et que actuellement nous subissons
Ne parlons même pas de Goldman Sachs !
Aujourd'hui, c'est chacun pour soi et le voisin on le piétine s'il le faut !
Regardez l'Afrique et dites-vous que nous risquons de les rejoindre, pas à  court terme, mais ....
La Turquie pourrait evenir le pays le plus riche de l'Europe.....Euuuh !
Langue de bois: assez !


Notre réponse :

Il ne faut pas tomber dans le piège que nous tendent les grands bénéficiaires de trente ans de libéralisme et de dérégulation économique et sociale : des richesses, nos pays en produisent toujours, et de plus en plus ! L'indice nommé PIB (Produit Intérieur Brut) est justement l'indicateur de la richesse d'un pays. Et le PIB est en hausse constante ces vingt dernières années, même faiblement et même cette année !

S'il y a chômage et appauvrissement, c'est qu'il s'agit donc bien d'un problème de répartition des richesses !

Là aussi, les études de l'INSEE montrent également que le 1 % de très riches en France (et cela vaut en Belgique) gagne chaque année en richesses tandis que les 10 % des plus pauvres s'enfoncent dans la misère.

La Chine n'y est pour rien ! Ce sont des choix stratégiques des grands patrons et des actionnaires qui guident la construction d'une Europe basée sur le libéralisme afin de permettre une concurrence qui se fait sur le dos des travailleurs (qui ne peuvent pas délocaliser leurs patrons, eux !). Ce sont les directoires des grands groupes qui décident de délocaliser, en Chine ou ailleurs. Là aussi, les chinois ne font que "récupérer" ces délocalisations.

DEXIA n'est pas la France ! Encore mois le peuple français !

Par ailleurs, il ne faut pas confondre les choix des groupes capitalistes français et le choix du peuple français ! Ce que décident DEXIA ou BNP-Paribas pour la Belgique, ce n'est pas au bénéfice du peuple français ou des salariés de ces entreprises, mais bien pour leurs actionnaires ! D'ailleurs, DEXIA il y a peu et BNP-Paribas aujourd'hui, ont supprimé des emplois en France. Et les communes et collectivités françaises ont beaucoup de mal à obtenir des crédits de DEXIA, pourtant créée pour cela.

J'imagine qu'en Belgique également les grands groupes capitalistes font des choix au bénéfice de leurs actionnaires et au détriment des travailleurs belges et du pays tout entier ?

C'est pour cela que, de tout temps, les communistes affirment que le capitalisme n'a pas de patrie mais que les travailleurs, si ! Un travailleur français ou belge est bien moins "mobile" que le capitalisme, de part ses attaches familiales, culturelles et sociales dans son pays, et de part ses qualifications qui ne sont pas forcément reconnues à l'étranger.

Capitalistes unis - Peuples divisés

Face à cette opposition entre un capitalisme qui investit là où cela lui rapporte, quitte à saborder une économie locale ou nationale entière, et des travailleurs qui sont pieds et poings liés à leur outil de travail "local", la seule défense des peuples, c'est de s'unir, dans le cadre national et au niveau international. Ce que résume le vieux slogan communiste "prolétaires de tous pays : unissez-vous !".

Et l'Histoire nous a montré que les progrès sociaux ont toujours lieu lorsque les peuples sont unis, dans une dynamique "offensive" : grands mouvements ouvriers du XIXème siècle (droits de se syndiquer, création des mutuelles, interdiction du travail des enfants, durée journalière de travail,...), en 1936 avec le Front Populaire (Congés payés, comités d'entreprise, semaine de 40 h,...), en 1947 avec le Conseil National de la Résistance (Sécu, caisses de retraite, statut de la Fonction Publique, grandes nationalisations), en 1968 (hausses salariales fortes, droits syndicaux,...) et même en 1981 (Semaine de 39 h, 5ème semaine de congés payés, nationalisations, ...).

Les propositions que nous faisons ne rentrent pas dans la catégorie du "demain, on rase gratis" mais bien dans cet esprit de démontrer que des alternatives sont possibles à cette crise qui ne touche que les peuples et que l'on nous vend comme une fatalité. Des alternatives crédibles à condition d'abandonner cet esprit de défaitisme que les médias nous inculquent, de s'unir et de se battre !

Et, pour finir, si la Chine est une puissance économique en pleine croissance, c'est peut-être parce qu'elle s'appuie sur un modèle socialiste (très discutable, mais c'est un autre sujet) qui l'a fait sortir du Moyen-Âge pour entrer dans le 21ème siècle en seulement 60 ans ! Idem pour la reconstruction de la France sur les ruines de la seconde guerre mondiale en 1945. Ce qui était possible alors, ne le serait pas avec les richesses d'aujourd'hui ? A d'autres !

Eveiller et rassembler les travailleurs

Non ! Le PCF ne fait pas dans la démagogie !

Les communistes, avec leurs partenaires du Front de gauche, tentent d'éveiller les consciences d'une torpeur, d'un abattement savamment orchestré par le système capitaliste, avec l'aide de ses médias, pour rendre inefficace toute réaction du mouvement social, des travailleurs, face au hold-up en cours sur les richesses produites par les travailleurs.

La langue de bois, ce sont les défenseurs du système qui la manipulent, politiciens, économistes, médias, quand ils nous disent que plus d'austérité et plus d'efforts de la part des travailleurs nous aideront à sortir d'une crise que le système, ses banques, ses actionnaires, ont provoqué.

Vous considérez, cher Arthur, que le PCF est d'extrême-gauche à cause de propositions que vous trouvez irréalistes. Elles le sont pour vous car vous avez accepté la défaite de votre camp, celui du peuple, contre ce système.

En 100 ans d'existence, les politologues ont toujours classés le PCF à gauche. Bien malin qui se targue de chambouler 100 ans de sciences politiques !

En lançant le Front de Gauche, en 2008, le PCF a souhaité justement ouvrir une démarche nouvelle de rassemblement de tous ceux, à gauche mais pas seulement, qui refusent la crise du capitalisme et veulent construire une alternative qui mette en avant l'Humain d'abord !

En s'appuyant sur le mouvement social, syndicaliste ou associatif, et un travail politique de rassemblement, le PCF espère bien que ses propositions acquièrent suffisament de crédibilité pour passer à une phase d'application.

On se rendra alors compte du temps perdu et de la propagande active des médias et des partis libéraux pour convaincre des dizaines de millions de travailleurs de la fatalité de la misère.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 10:38

Ce sont environ 50 000 visiteurs de plus qu'en 2011 qui ont arpenté les allées de la Fête de l'Huma ce week-end.

S'agit-il d'un record ? Pour ces dix dernières années, c'est probable !

En tout cas, avec 650 000 visiteurs, la Fête de l'Huma confirme sa place de première fête populaire en France. De quoi décourager nos médias qui ont obstinément oublié l'événement.

Certes, beaucoup de visiteurs ne sont pas là pour la politique. Les concerts, les animations et la restauration y sont pour beaucoup. Surtout à 20 euros les trois jours.

Mais, l'affluence aux centaines de débats organisés ici et là démontre la recherche de réponses, le besoin d'échange de nombreux visiteurs.

C'était le cas des trois débats organisés sur les stands eurois, l'un sur la culture à Evreux (et le dossier brûlant de son théâtre), le deuxième sur la réindustrialisation sur le stand Vernon/Gisors, et le troisième sur la coopration décentralisée et la réforme agraire à Cuba sur le stand Eure-Seine. Avec une quarantaine de participants à chaque fois, la Fédération de l'Eure a su intéresser.

Nous n'avons pas encore les retours sur les adhésions enregistrées sur la fête. A suivre.

Par contre, l'affluence record enregistrée cette année s'est sentie aux nombreuses ruptures de stocks du samedi soir ou au temps d'attente pour manger sur le stand d'Evreux ce soir là également. Le dimanche a confirmé le ressenti de la veille.

Autant dire que les militants qui se sont dévoués et démenés tout le week-end sur ces stands ont vraiment bien travaillés ! Bravo à tous !

Hors des stands eurois, c'était aussi de la folie ! En termes d'ambiance et d'affluence.

Côté musical, l'affiche a su attirer des publics différents pour satisfaire tous les mélomanes.

Dès vendredi avec le rock agressif de Future of the Left, la jeunesse rock des BB Brunes, l'énergie des Shaka Ponk et le rock new wave des New Order, l'ambiance était posée. Le samedi, entre Bénabar, Peter Doherty, Parov Stellar et Patty Smith, pas le temps de souffler. Pour finir, le dimanche a laissé place au moment classique de la Fête, avec l'Orchestre National de Radio France, puis au swing du duo Lubat - Bohringer avant de finir sur un Hubert-Felix Thiéfaine en très grande forme.

Impossible de résumer tout ce que la Fête de l'Huma a vécu en trois jours. Le mieux, pour la comprendre, c'est d'y venir l'an prochain !

IMGP5700  Bonne ambiance sur le stand Eure-Seine
(Pont-de-l'Arche, Louviers, Val-de-Reuil)IMGP5715

Equipe de choc sur le stand Vernon-Gisors-Etrépagny

IMGP5785

Du monde dans les allées du samedi 

IMGP5733

Les extraordinaires Shaka Ponk seront présents à Rouen,
pour la Fête de l'Huma normande, les 23-24 novembre 

IMGP5797

 Bénabar cloturait sa tournée 2012 à la Fête de l'Huma... en grande forme !IMGP5792Meeting de soutien aux salariés en lutte pour leurs emplois
Fralib, Sanofi, Rotos93, 3 Suisses, glaces Pilpa,...

IMGP5820

Débat sur la coopération avec Cuba
animé par Eric RUIZ et avec Gaëtan LEVITRE

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 08:52

Pour ses partisans, le néolibéralisme n’est pas une idéologie. C’est un projet naturel et évident d’épanouissement des libertés. Il existe toutefois une hiérarchie de ces libertés. Certaines - celles qui concernent l’économie et la finance - sont en effet beaucoup plus importantes que d’autres, et c’est pourquoi, dans ses traités, l’Union européenne (UE) les qualifie significativement de « fondamentales ». Il s’agit des libertés de circulation des capitaux, des biens, des services et des personnes (il faudrait plutôt dire de la main d’œuvre… ). Le tout avec comme principe directeur la « concurrence libre et non faussée ».

L’UE est ainsi devenue la première entité inter-étatique organisée en vue d’inscrire dans son ordre juridique les fondements de l’utopie néolibérale, à savoir l’hégémonie des marchés – en premier lieu des marchés financiers - et le désarmement de l’Etat.

La création de l’euro, par le traité de Maastricht de 1992, a constitué un pas supplémentaire dans cette direction : elle a installé au cœur de l’UE une forteresse de la finance, la Banque centrale européenne (BCE), dotée de considérables pouvoirs et mise à l’abri de tout contrôle démocratique. La BCE réalise ainsi le fantasme de tout banquier central : être totalement indépendant du pouvoir politique, voire lui dicter sa politique. Il faut rappeler que la Bundesbank d’avant l’euro n’était pas complètement autonome par rapport au gouvernement allemand, pas plus que la Réserve fédérale ne l’est aujourd’hui par rapport à la Maison Blanche.

Ce dispositif a été complété par la création de la « troïka » qui, outre la BCE, comprend deux structures tout aussi « indépendantes » : la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Ce sont eux les vrais maîtres de l’Europe, et ils le font sentir sans ménagement aux Etats qui, l’un après l’autre, passent sous leur tutelle et sont rabaissés au statut de protectorats.

C’est déjà le cas de l’Irlande, de la Grèce et du Portugal.

Cela le sera sans doute bientôt de l’Italie, de Chypre, de la Slovénie et de l’Espagne. En attendant d’autres…

Chose impensable il y a encore quelques années, le président de la BCE, Mario Draghi se permet, sans que cela provoque l’indignation générale, de dicter dans le détail aux gouvernements les mesures qu’ils doivent prendre pour « bénéficier » d’un plan de « sauvetage ». Une version européenne des plans d’ajustement structurel longtemps imposés aux pays du Sud par le FMI et la Banque mondiale…

Dans son rapport mensuel publié le 9 août, la BCE exige la baisse des salaires (en particulier celle du salaire minimum) ; l’assouplissement, sinon le démantèlement, des lois de protection des travailleurs ; la fin de l’indexation des salaires sur l’inflation dans les pays où elle existe ; une législation favorable aux entreprises ; la suppression des entraves à la concurrence internationale, etc. Peu lui importe que ces recettes, déjà appliquées, pour tout ou partie, dans la plupart des pays, n’aient fait que provoquer la hausse du chômage et de l’endettement public, ainsi qu’une récession en voie de généralisation. Dissimulé derrière le prétexte de la crise, le véritable objectif est autre : il s’agit de détruire l’Etat social mis en place en Europe après le seconde guerre mondiale et d’y restaurer la toute-puissance du capital.

Il est naïf de se contenter de déplorer l’échec de ces politiques, même si cet échec est total au regard de leurs objectifs officiellement affichés. Grâce à l’UE et à l’euro, on peut au contraire parler d’une grande réussite dans la mise en œuvre du projet néolibéral. Pour l’instant…

Professeur à Paris VIII et journaliste au Monde Diplomatique, BErnard Cassen est une figure du mouvement altermondialiste et ancien président d'ATTAC

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 09:23

L'Humanité de lundi contenait une édifiante interview du prix Nobel d'économie 2001, Joseph Stiglitz.

En quelques questions, ce citoyen des Etats-Unis, reconnu pour ses théories qualifiées de néo-keynésianistes, a été économiste en chef à la Banque Mondiale jusqu'en 2000, avant d'en claquer la porte.

C'est donc une personnalité compétente et reconnue qui démolit trente ans de libéralisme et hurle après les politiques d'austérité qui, de tout temps, ont entrainé des catastrophes économiques et sociales.

Il est heureux de voir cet économiste confirmer ce que les chiffres disent (et pas nos médias), c'est à dire que "ces deux dernières décennies, toutes les augmentations de richesse sont allées tout en haut de l'échelle sociale".

Où l'on retrouve l'esprit de Warren Buffet, l'un des hommes les plus riches du Monde, qui exigeait de pouvoir payer au moins "autant d'impôts que sa secrétaire" ! Pendant ce temps, le candidat républicain aux Présidentielles des Etats-Unis, lui, veut encore baisser les impôts et taxes sur les plus riches. Aveuglement idéologique !

Solidaire


Extraits de l'article paru dans l'Humanité du lundi 10 septembre.

« L'Humanité » : comment expliquer l'acharnement à imposer des politiques d'austérité un peu partout alors qu'ils sont injustifiables économiquement ».
Joseph Stiglitz : « c'est pour moi un véritable mystère. Nous avons expérimenté de telles politiques d'austérité des dizaines de fois et, à chaque fois, cela a été un échec. En 1929 cela a été le cas avec le président des États-Unis Herbert Hoover qui a transformé l'effondrement de la bourse en une grande dépression. Plus récemment, le FMI a fait pareil dans le Sud-Est asiatique et en Argentine et cela a été un désastre. La plupart des pays européens qui ont engagé politique d'austérité sont maintenant en récession ; l’Espagne, la Grèce sont en dépression. Compte tenu toutes ces expériences, la possibilité pour les politiques d'austérité de réussir parait minime. La plus forte probabilité est que l'économie cesse de croitre, les recettes fiscales cessent d'augmenter, les dépenses sociales et le chômage continuent d’augmenter et que au final, les améliorations budgétaires espérées ne soient pas au rendez-vous ».

« L’Humanité »: suffit-t-il qu'il y ait un bon état pour sortir de la crise ? »
Joseph Stiglitz: « c'est complexe, car, qu'entendez-vous par un « bon état » ? On peut avoir un État bien intentionné qui ne comprend rien à l'économie ou qui croit que l'austérité ça fonctionne. Mais s'il met en œuvre une politique d'austérité, aussi bien intentionnée soit-il, il est probable que le résultat ne sera pas bon. D'un autre côté, si vous avez un État qui reflète l'intérêt des banquiers, on peut être certain qu'il sera incapable de sortir de la crise d'une manière qui serait profitable à la plupart des citoyens. »

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