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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 10:33

Au delà des suppressions de postes, la réforme de la formation des enseignants est un autre aspect d'une politique de destruction de l'éducation publique qu'avait entamée la droite.

Chaque année depuis 2007, ce sont près de 70 000 postes qui ont disparu à l'Education nationale, une hémorragie qui s'est traduite par des centaines de fermetures de classes pour le primaire, et par des disparitions de postes d'enseignants dans les collèges et lycées par milliers également.

Parallèlement, ce sont aussi les effectifs d'enseignants remplaçants qui ont disparu, ce qui provoque des semaines voir des mois sans enseignants pour certaines classes de collège ou de lycée quand l'un des enseignants est absent. un véritable problème pour mener à bien les programmes.

Et que dire des RASED, ces enseignants qui soutiennent les enfants en difficulté et dont les effectifs ont fondu ces dernières années !

C'est avec raison que les syndicats enseignants et les parents d'élèves se sont battus pied à pied contre ces suppressions de postes ! Les abrutis qui y voyaient une défense corporatiste oublient complètement l'intérêt des enfants et la nécessité absolue de former les futures générations dans un monde moderne centré autour des technologies et des connaissances.

Les communistes ont régulièrement participé à ces initiatives en faveur de l'Education nationale.

Moins de postes et... moins de candidats

Mais, à côté des suppressions de postes, il y a eu une réforme du recrutement et de la formation des maîtres d'école et enseignants de collège et lycée qui a provoqué des dégâts considérables.

On se souvient des fortes critiques contre la suppression du stage de dernière année pour les futurs enseignants. Avec la droite, les nouveaux maîtres des écoles sont envoyés sans aucune expérience face à des enfants. Si, pour l'Education nationale, envoyer ces néophytes directement en classe permettait de boucher des trous en économisant une année de formation, cela revenait à envoyer des troupes impréparées au front. Tant pis pour les enfants ! Et tant pis pour ces jeunes enseignants dont le taux d'abandon a été très élevé !

L'autre aspect de cette réforme du recrutement des enseignants, c'est la hausse du diplôme exigé pour devenir enseignant, en primaire comme dans le secondaire. C'est notamment la masterisation qui a élevé le niveau de recrutement dans le secondaire de Bac + 3 à Bac + 5 (niveau "master" en franglais).

Cette hausse du niveau d'étude exigé a entrainé aussi des difficultés pour les étudiants, obligés de mener de front leur master, avec stages et rapport, et la préparation du CAPES ou de l'Agrégation, avec stages et concours ! Un enfer qui a découragé bon nombre d'étudiants !

Le résultat c'est que d'années en annés, le nombre de postulants au concours du CAPES  chute fortement et que nombre de postes d'enseignants ne sont même pas pourvus, notamment en filière scientifique !

Aux concours du Capes, 706 postes au total sont restés vacants cette année, selon un document révélé par l'AFP. C'est moins que l'année dernière (978 postes), mais ce chiffre confirme le peu d'attirance des étudiants pour le métier d'enseignant, notamment dans certaines matières. En mathématiques, il y a eu cette année 652 admis pour 950 postes offerts. Il manque donc 298 lauréats, soit un tiers des postes non pourvus. Même phénomène pour les lettres classiques : 75 admis seulement pour 170 postes offerts. L'anglais, les lettres modernes et l'allemand sont aussi concernés, mais dans une moindre mesure.

Entre une éducation malmenée chaque année sur le plan des effectifs et un recrutement qui freine les ardeurs, il y a de quoi refroidir les ardeurs de ceux qui ont la vocation !

Mais, en plus, les gourvernements successifs, notamment à droite, ont tout fait pour salir l'image de ce noble métier qu'est enseignant !

Qu'y a t-il de malhonnête à former des enfants et des jeunes, à les amener à découvrir le langage, l'écriture, à se sociabiliser, à leur faire découvrir les langues, la littérature, l'histoire, les arts ou les sciences, les former à un métier ?

C'est pourtant ce tour de force qu'a réussi la droite avec la complicité de médias toujours prêts à cracher sur les fonctionnaires... y compris les journalistes des chaînes publiques !

Déconsidérer un métier, c'est aussi un facteur de perte d'attractivité ! Un élément supplémentaire qui explique la chute du nombre de candidats aux concours enseignants.

Désormais, c'est le Parti socialiste qui est aux manettes : nationalement, comme aux Régions et dans une majeure partie de Département.

Autant dire que l'attente est forte, notamment en réhabilitant l'Education et ceux qui la transmettent.

Avec 10 000 postes supplémentaires à la rentrée 2012, le gouvernement Ayrault fait un premier pas.

On est encore bien loin des 70 000 postes supprimés ces cinq dernières années !

Tout gouvernement qui aurait réellement la volonté de reconstruire un enseignement public digne de ce nom devra passer par une politique de recrutement important mais aussi par le retour à une véritable formation au métier d'enseignants. Sans compter les aspects qui concernent la médecine scolaire et la recherche universitaire publique, pour l'enseignement supérieur.

Gageons que les enseignants et leurs syndicats, avec l'aide de la population et des parents d'élèves, sauront faire passer cette priorité nationale avant le cauchemar austéritaire dans lequel François Hollande nous a engagé au dernier sommet européen !

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 09:32

L'Organisation Internationale du Travail tire le signal d'alarme : si l'Europe continue ses politiques actuelles, ce sont 4 500 000 chômeurs de plus assurés dans les 4 ans à venir !

Pour les âmes pures qui croient encore que les mesures de rigueur et d'austérité visent à améliorer la situation économique de nos pays, les dernières mises en garde de la très officielle Organisation Internationale du Travail ont de quoi faire réfléchir.

Austérité = chômage + dégradation des comptes publics

L'OIT estime en effet qu'il pourrait y avoir 4,5 millions de chômeurs de plus en 4 ans dans la zone euro si des politiques économiques favorisant la croissance et l'emploi ne sont pas engagées.

Le constat de départ est il est vrai particulièrement sombre : Il y a actuellement 17,4 millions demandeurs d'emplois en Europe, soit un taux de chômage de 11%. Et, toujours selon l'OIT  « tout indique qu'une récession prolongée du marché du travail se prépare » !

« On prend de plus en plus conscience qu'une approche fondée uniquement sur l'austérité budgétaire aura une incidence sur l'emploi sans pour autant réduire de manière significative les déficits budgétaires » souligne l'étude.

Sur cette question, l'OIT rejoint les analyses des communistes sur l'inefficacité des politiques budgétaires actuelles. Question : pourquoi mener des politiques d'austérité si celles si sont inefficaces pour les objectifs qu'elles sont sensées servir ?

La réponse est certainement que les objectifs annondés publiquement ne sont pas les objectifs réels visés !

Il n'est pas difficile de voir que les richesses produites en Europe continuent de progresser : c'est ce que nous indiquent des chiffres comme le PIB, le Produit Intérieur Brut. Même une croissance économique de 0,5 ou 1 %, comme actuellement, signifie qu'un pays comme le nôtre, accumule 0,5 à 1 % de richesses de plus que l'année précédente.

Chaque année, la France s'enrichit, comme la plupart des autres pays européens !

Chaque année, les français les plus riches accroissent leur richesse.

Ils ne le font pas en travaillant mais bien grâce à leurs placements financiers, à leurs spéculations ! C'est visible au travers des dividendes qui sont versés aux actionnaires chaque année, comme pour Total (10 milliards d'euros pour l'exercice 2011 !) ou même GDF-Suez, vous savez, cette compagnie anciennement publique qui veut vendre son gaz toujours plus cher chaque année, pour le seul bénéfice de ses hauts cadres et, surtout, de ses actionnaires !

La France qui travaille s'appauvrit quand la France qui spécule, elle, s'enrichit.

C'est bien le résultat des politiques menées ces trente dernières années. La crise provoquée en 2008 par l'explosion de la bulle spéculative immobilière puis par l'effondrement des marchés spéculatifs bancaires, cette crise entraine une forte réorganisation du capitalisme.

Plutôt que piocher dans les richesses redistribuées aux plus riches, aux capitalistes, le système (Economie + Etat) va chercher dans la part de richesses redistribuées aux travailleurs l'argent nécessaire à cette réorganisation du capitalisme. C'est le sens à la fois des blocages salariaux (du SMIC notamment), dans le privé comme dans le public, des blocages des investissements de l'Etat, de la réduction des services publics, qui servent normalement à fournir des services essentiels au plus grand nombre au moindre coût. C'est aussi le sens des grandes réformes "sociales", comme celle sur les retraites, pour éviter d'aller taper là où il y a de l'argent : dans la spéculation.

Est-il besoin de le répéter ? Quelle justification autre y aurait-il à réduire les dépenses de l'Etat, à réduire les emplois publics et à bloquer les hausses de salaires alors que les richesses existent et que l'on sait que ces mesures d'austérité vont être inefficaces sur l'emploi comme sur la dette publique ?

C'est bien ce que dit l'OIT. C'est également l'avis de l'OCDE ou bien de l'OFCE en France (relire : Dette : combat entre partisans de l'austérité et partisans de la relance )

Face à l'austérité : s'attaquer aux intérêts des spéculateurs et des grandes groupes capitalistes

La solution, telle qu'elle est envisagée par l'OIT reposerait donc plutôt sur des politiques d'investissement, une remise sur pied du système financier, ce qui veut dire que l'on « règle rapidement la question de la solvabilité de nombreuses banques », un maintient de la protection sociale et un accent mis pour favoriser le dialogue social. « Avec une stratégie de croissance centrée sur l'emploi pour la zone euro la reprise est encore envisageable à l'intérieur du cadre de la monnaie unique », affirme l'étude de l'OIT.

C'est bien là où le bât blesse ! Il faudrait effectivement une stratégie centrée sur l'emploi donc sur l'investissement productif ! Or, on ne cesse de nous le répêter : les banques refusent de prêter aux PME et aux entreprises qui investissent !

C'est aussi ce que l'on constate en France, chez Fralib par exemple, ou dans l'Eure avec les M-real : les entreprises préfèrent saborder des sites rentables plutôt que de les laisser partir à la concurrence. Et la force publique, l'Etat, n'a pas la volonté de s'opposer à ses entreprises.

Les communistes proposent : création d'un pôle publique financier, pour assurer à moindre coût, les investissements productifs ; loi d'expropriation des entreprises rentables avec repreneur identifié pour éviter de voir disparaître nos sites industriels et nos emplois, hausse forte du SMIC et des minimas sociaux, pour redonner de l'air aux travailleurs et relancer la consommation, etc.

Des solutions existent à condition de s'attaquer aux intérêts égoïstes de ceux qui profitent actuellement de la situation : les grands actionnaires des groupes industriels multinationaux et des banques.

Alors que Hollande et son gouvernement montrent déjà des signes de soumission aux marchés, comme avec la honteuse aumône du SMIC ou le scandaleux traité européen, c'est au peuple, au mouvement social d'imposer une autre voie, d'autres choix politiques.

L'Histoire nous l'a montré à maintes reprises en France, que ce soit en 1936, en 1947 ou en 1968, c'est la pression populaire qui fait bouger les lignes entre les forces du travail et les forces du capital et de la finance. C'est une lutte des classes constante que les travailleurs ont abandonné mais que mènent contre eux les forces du capital.

L'Histoire actuelle nous prouve qu'il est possible de faire bouger les lignes malgré la "crise mondiale" dont on nous bassine à longueur d'antenne : c'est ce que font les vénézuéliens, les péruviens ou les boliviens.

Si les peuples laissent faire les gouvernements et une Europe au service du Capital, les années qui viennent seront porteuses d'encore plus de chômage, de misère et d'austérité que paieront collectivement les travailleurs.

C'est bien d'une rupture franche avec ces politiques néolibérales dont nous avons besoin.

Alors, ne baissons pas les bras sous prétexte que ce serait la "gauche" qui serait aux manettes !

Comme en Grèce ou en Espagne, la social-démocratie a besoin d'être poussée par la base pour mener une politique au service du plus grand nombre.

Mobilisons-nous, dans nos entreprises, dans nos villes et villages, pour faire grandir une opposition populaire à l'austérité ! C'est à cette mobilisation et à cette prise de conscience que travaille le Parti communiste français.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 09:06

Régions et départements vont connaître un blocage de leurs dotations budgétaires par l'Etat : le PS applique aux collectivités la même politique que l'UMP. Quel changement !

La nouvelle est tombée au lendemain de la déclaration de politique générale de Jean-marc Ayrault à l'Assemblée nationale. C'est donc mercredi de la semaine dernière en Conseil des ministres que le gouvernement à décider un gel des dotations d’Etat en direction des collectivités locales jusqu’en 2017. "Un très mauvais signe pour les territoires et les populations", comme l'affirme Christian Favier, Sénateur communiste et Président du Conseil général du Val-de-Marne.

Comme le rappelle Christian Favier, "Ces dotations, (...), ne sont pas un quelconque cadeau, mais la compensation, souvent très insuffisante d’ailleurs, par l’Etat des charges qu’il a transférées aux collectivités locales. Geler les dotations, c’est de fait les diminuer chaque année du montant de l’inflation. Or les dépenses des collectivités elles, ne diminuent pas. C’est donc bien la qualité du service public de proximité et les actions menées par les collectivités locales qui sont en jeu. C’est également l’investissement des collectivités locales (soit les trois-quarts de l’investissement public civil) qui est remis en cause avec des conséquences négatives sur l’emploi et la croissance."

Il s'agit en effet d'une très mauvaisie nouvelle pour tous les citoyens. 75 % des investissements publics en France sont effectués par les collectivités territoriales, comme les constructions ou aménagements de mairies, salles communales, crèches, écoles, collèges lycées, routes. Les Départements et les Régions, ce sont aussi des soutiens aux associations, aux clubs sportifs, des financements pour l'environnement, la culture.

Mais, les Départements, ce sont aussi le RSA (personnes en esclusion), l'APA (personnes âgées) et la PCH (handicap) !

En bloquant les dotations de l'Etat, le gouvernement socialiste entraine dans les faits une baisse des revenus des collectivités car l'inflation fait son œuvre aussi sur ces collectivités ! Et cela alors que la droite à supprimer l'une des rares ressource autonome des communes et départements, la taxe professionnelle,

"Ce que nous n’avons pas accepté hier, nous ne pouvons l’admettre aujourd’hui d’un gouvernement élu par nos concitoyens pour mettre en œuvre le changement." continue le président communiste du Val-de-Marne.

Concrètement, va t-on accepter une rigueur qui va pénaliser nos concitoyens parce qu'elle est décidée par un gouvernement qui se dit de gauche ? Non !

Les élus communistes ne resteront pas l'arme au pied.

Comme pendant toute la durée de la campagne électorale de la Présidentielle, puis de celle des Législatives, nous n'avons eu de cesse d'affirmer notre opposition à une politique qui ferait payer aux citoyens, aux travailleurs, une crise due aux spéculateurs et aux banquiers, qui aujourd'hui continuent de s'engraisser !
C'est d'ailleurs la conclusion de Christain Favier : "Dans la période difficile que nous rencontrons, cela suppose en priorité de s’attaquer à l’intégration forcenée dans l’Europe du libre-échange et dans la mondialisation libérale."

Comme nous l'avions annoncé dès le second tour des Législatives, les communistes et leurs élus appuieront toute mesure prise par ce gouvernement qui ira dans le bon sens, celui d'une redistribution des richesses vers le peuple, vers l'emploi industriel et vers des services publics de qualité accessibles à tous. Mais nous refuserons toute mesure qui accentuera l'exploitation de la nation, des travailleurs comme de l'état, par une minorité de très riches capitalistes.

Fidèles à nos analyses et à nos engagements, nous refuseront cette austérité imposée aux collectivités locales, austérité qui fatalement aura des conséquences sur les administrés de ces collectivités, c'est-à-dire l'ensemble des français. L'automne verra les communistes et leurs élus réagir publiquement et fortement à cette annonce.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 09:24

Le président de la République François Hollande s'apprête à faire ratifier dans l'urgence le pacte budgétaire européen au parlement dans les prochaines semaines.

Le Pacte Budgétaire Européen doit passer par un référendum!
Le site du journal Le Monde a révélé ce jeudi matin que « Les spécialistes de l'Élysée et de Matignon planchent sur la “formule juridique pertinente” pour affronter rapidement le débat parlementaire sur le pacte budgétaire européen, après les négociations du 29 juin à Bruxelles. »
Ce pacte budgétaire impose une seule voie : celle de l'austérité généralisée en Europe, par la réduction des dépenses publiques et le contrôle des budgets des nationaux par la commission européenne assorti de sanctions pour les gouvernements qui ne respecteraient pas l'impératif de réduction des dépenses publiques.
Aujourd'hui des voix s'élèvent au sein même des socialistes pour dénoncer les orientations politiques contenues dans ce pacte budgétaire.
Il y a 10 jours, Thierry Marchal-Beck, président des jeunes socialistes français signait une tribune avec ses homologues autrichiens, espagnols et allemands dans laquelle ils disent : « Le Pacte budgétaire ne pourra être modifié et prive ainsi les générations futures de toute marge de manœuvre. C’est ainsi que l’austérité se traduit pour de nombreux pays par les mots de récession, de chômage de masse et d’érosion de la démocratie. C’est pourquoi nous exhortons nos partis-mères à ne pas ratifier le traité dans sa forme actuelle. Une coordination effective des politiques fiscales signifie plus que l’application de règles d’endettement rigides. »
Cette semaine 23 députés socialistes allemands ont aussi refusé de ratifier le pacte budgétaire au Bundestag. Dans le communiqué qui explique leur position, ils disent ceci :  « Lorsque l’économie se rétracte et lorsque l’État renforce encore ses coupes budgétaires, c’est l’accélération de la chute libre de l’économie qui en résulte. C’est notre conviction profonde : une politique budgétaire procyclique et la réduction permanente des dépenses conduisent l’Europe dans une longue période de stagnation et de récession. Le Pacte budgétaire est un “Frein à la Croissance” !
Alors même que M. Hollande s'était engagé durant la campagne à renégocier le pacte budgétaire, aujourd'hui il n'en est rien.
Si des spécialistes de l'Élysée et de Matignon se penchent sur la formule juridique pertinente pour faire ratifier ce pacte, c'est pour éviter une modification de la Constitution que peut imposer la fameuse règle d'or. Si cette modification était nécessaire, alors le Président de la République serait contraint de réunir le Congrès ou d'organiser un référendum.
Pour Pierric Annoot, Secrétaire Général du Mouvement Jeunes Communistes : “Voilà donc le véritable enjeu pour le gouvernement : éviter à tout prix un débat public sur la pacte budgétaire !"
M. Hollande candidat, lors de son face à face avec Mr Sarkozy et sa fameuse séquence "moi président de la République", avait dit "j'engagerai de grands débats citoyens, par exemple sur l'énergie, car cela est légitime".
Comment alors François Hollande, maintenant Président, pourrait refuser d'engager un grand débat citoyen sanctionné par un référendum sur une question aussi importante qu'est celle de la souveraineté du Parlement et donc du peuple sur la maitrise de son budget national ? Celui-ci serait-il illégitime ?
Le mandat de Sarkozy était caractérisé par le passage en force permanent. Un Président qui se veut être celui du changement ne peut pas sur un sujet aussi important reproduire aujourd'hui les pratiques qu'il dénonçait hier.”
Les citoyens doivent pouvoir débattre et trancher eux-mêmes. Les jeunes communistes, comme l'exige le Front de Gauche, appellent à la tenue d'un référendum.
Il est évident que les communistes eurois, notamment ceux de la section Eure Sud, exigent également ce référendum !
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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 09:26
Un article d'origine nord-américaine qui fait référence à l'ancien président étatsunien Jimmy Carter.
L'ancien président y décrit le vrai visage des Etats-Unis, utilisant l'argument des droits de l'Homme et de la démocratie pour envahir, détruire et occuper des pays, ou pour couvrir des atrocités indignes d'une démocratie, des crimes de guerre contre des civils et de prisonniers.
On pourrait rajouter à cette liste, les soutiens à des dictatures comme Bahreïn ou l'Arabie Saoudite et les coups d'état organisés et financés par les Etats-Unis réussis (Honduras 2009, Paraguay 2012) ou ratés (Vénézuela 3 fois !).
A quand un ancien président français capable de démonter les crimes commis par notre pays (Algérie ou Ouvéa autrefois, Afghanistan et Libye récemment) ?
Solidaire
Bill VAN AUKEN
La rubrique écrite par Jimmy Carter, le 39ème président des Etats-Unis, et publiée lundi dans le New York Times, constitue une condamnation exceptionnelle du gouvernement Obama, de sa pratique de l’assassinat, de ses violations criminelles du droit international et de la constitution américaine.

Dans sa rubrique intitulée « Un bilan cruel et inhabituel » Carter écrit : « Les révélations selon lesquelles des responsables de haut niveau ciblent des gens pour être assassinés à l’étranger, dont des citoyens américains, ne sont que la plus récente et inquiétante preuve de l’ampleur donnée à la violation des droits de l’Homme par notre pays. »

Faisant allusion aux dispositions tristement fameuses de la Loi d’autorisation de la Défense nationale (National Defense Authorization Act, NDAA), promulguée le 31 décembre de l’année dernière par Obama, Carter écrit : « Une récente loi a rendu légal le droit du président de détenir indéfiniment une personne parce qu’elle est soupçonnée d’affiliation à des organisations terroristes ou à ‘des forces associées’, un vaste et vague pouvoir qui peut donner lieu à des abus sans contrôle significatif des tribunaux ou du Congrès. » Il poursuit faisant référence à « des violations sans précédent de nos droits » au moyen d’écoutes téléphoniques et d’exploitation de données électroniques sans mandat.

Elaborant sur les frappes de drones américains, l’ancien président ajoute, « En dépit d’une règle arbitraire que tout homme tué par des drones est déclaré être un ennemi terroriste, la mort de femmes et d’enfants innocents se trouvant à proximité est considérée comme inévitable… Nous ne savons pas combien de centaines de civils innocents ont été tués dans ces attaques, chacune d’entre elles approuvées par les plus hautes autorités à Washington. Ceci aurait été impensable dans le passé. »

La rubrique de Carter est apparue le jour même où l’ambassadeur du Pakistan auprès des Nations unies témoignait devant la Commission des Droits de l’homme de l’ONU, pour dénoncer les attaques de drones américains sur son pays et lors desquelles « des centaines d’innocentes personnes, dont des femmes et des enfants ont été assassinées. » Il a dit que rien qu’en 2010, 957 Pakistanais avaient été tués.

Carter continue en dénonçant le gouvernement pour la poursuite des activités du camp de détention de la Baie de Guantánamo à Cuba où, souligne-t-il, sur 169 prisonniers « la moitié ont été déclarés libérables, et pourtant ils ont peu de chance de jamais obtenir leur liberté, » et d’autres « n’ont aucune perspective d’être jamais ni inculpés ou jugés. »

Dans les rares cas où des prisonniers ont comparu devant des cours martiales, remarque-t-il, les prévenus « ont été torturés plus de 100 fois par le « waterboarding » (simulation de noyade, n.d.t) ou ont été intimidés à l’aide d’armes semi-automatiques, de perceuses électriques ou on les a menacés d’abus sexuels à l’encontre de leurs mères. » Il poursuit : « Chose étonnante, ces faits ne peuvent pas servir pour la défense de l’accusé parce que le gouvernement prétend qu’ils se sont produits sous le couvert de la ‘sécurité nationale’. »

Mises à part les objections morales, et il n’y a aucune raison de douter qu’elles jouent un rôle important dans le cas de Carter, l’ancien président exprime de profondes inquiétudes comme quoi la criminalité flagrante des actions menées par le gouvernement américain mine la politique étrangère américaine. Non seulement ses méthodes attisent l’hostilité populaire dans le monde entier, elles privent encore Washington de la capacité de draper sa politique du prétexte des droits de l’Homme et de la défense de la démocratie, une méthode employée de manière significative par l’impérialisme américain depuis son avènement à la fin du 19ème siècle.

Carter, lui-même, avait joué de manière évidente la carte des « droits humains » durant son mandat présidentiel, alors même que son gouvernement tentait de soutenir le régime de torture du Shah en Iran, avait initié l’insurrection islamiste en Afghanistan appuyée par la CIA et affirmé le droit – dans la doctrine Carter – de l’Amérique d’utiliser la force militaire pour asseoir sa domination sur les réserves pétrolières dans le Golfe Persique.

On avait fait entrer Carter, ancien officier supérieur de la marine et spécialiste des sous-marins, à la Maison Blanche en 1977 pour restaurer la crédibilité et la renommée de la présidence américaine suite à la débâcle subie par l’impérialisme américain au Vietnam et à la criminalité révélée par le scandale du Watergate.

Et pourtant, près de quatre décennies plus tard, les méthodes extraconstitutionnelles et la criminalité à la Maison Blanche dépassent de loin tout ce qui avait été fait sous Richard Nixon.

Il n’y a aucun doute que Carter a soigneusement pesé chaque mot de sa rubrique en évitant toute exagération. En effet, le nom d’Obama n’apparaît pas. Avec les premiers mots de l’article, il a toutefois inséré un lien vers un article assez long paru le 1er juin dans le New York Times et qui documente comment Obama a personnellement dirigé la préparation de la « liste des personnes à tuer, » choisissant des victimes et apposant sa signature sur les frappes des drones alors qu’il est sûr que d’innocents civils seront tués.

Dans ce contexte, le recours de Carter au mot « assassinat » pour décrire les attaques de drones a une signification évidente. Le président des Etats-Unis, dit cet ancien président, est coupable de crimes de guerre et de meurtres.

A l’âge de 88 ans, Carter est un observateur impartial, plus préoccupé par son héritage que par un quelconque gain politique. Son témoignage est d’autant plus exceptionnel qu’il a occupé la même fonction qu’Obama, qu’il est du même parti et qu’il avait soutenu l’élection d’Obama.

Qu’est-ce qui l’a poussé à un peu plus de quatre mois des élections présidentielles, de lancer de telles accusations contre le candidat de son parti et le président en exercice ? Il doit croire que le système politique en Amérique est tombé tellement bas dans la criminalité et que la menace d’un Etat policier est tellement grande qu’il est essentiel pour lui de faire entendre sa voix.

Carter déclare que ces activités criminelles ont été commises avec le soutien « bipartite du pouvoir exécutif et législatif » et pratiquement « de façon unanime ». En effet, comme pour faire valoir son argument, ses propres commentaires dans la rubrique – qui ont une signification politique explosive – ont largement été ignorés par les médias de masse.

Douze ans après le vol des élections présidentielles en 2000 (élections de Georges W Bush avec fraude et moins de voix que son concurrent démocrate, NDR), la principale leçon de cet épisode crucial de la vie politique américaine est démontrée de plus en plus fortement : il n’existe au sein de l’establishment patronal et politique américain aucune base pour la défense des droits démocratiques et des méthodes constitutionnelles.

Le gouffre sans précédent entre l’oligarchie financière dirigeante et les masses de travailleurs – qui s’est accru de manière continue durant cette période – est totalement incompatible avec de tels droits et de telles méthodes.

Les mots de Carter sont un avertissement. La menace d’un Etat policier américain et le recours aux méthodes meurtrières utilisées à l’étranger par l’impérialisme américain contre la classe ouvrière aux Etats-Unis mêmes, est réelle et grandissante. La classe ouvrière doit se préparer en conséquence en mobilisant son pouvoir politique indépendant contre le système de profit capitaliste duquel ces menaces découlent.

Bill Van Auken

http://www.wsws.org/fr/articles/2012/jui2012/cart-j28.shtml

(Article original paru le 27 juin 2012)

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 09:11

Le Parti communiste reprend le canton de Brignoles, dans le Var, emporté de 5 voix par le Front National en mars 2011.

En mars 2011, le Front National emportait deux cantons aux élections législatives, celui de Carpentras-nord et celui de Brignoles. Dans un département du Var largement à droite, le canton de Brignoles faisait figure d'exception puisqu'il s'agissait d'un des rares cantons de gauche de ce département, qui plus est détenu par le Parti communiste.

La victoire du Front National avait cependant été entachée d'irrégularités. Avec seulement 5 voix d'écart et de nombreuses signatures douteuses sur les listes d'émargement, le vote a été annulé.

Un nouveau scrutin était organisé dimanche 24 juin et dimanche 1er juillet.

Au premier tour, le candidat communiste et maire de Brignoles, Claude Gilardo, rassemblait toute la gauche et obtenait 39,6 % devant le FN invalidé Jean-Paul Dispard (34,9 %) et la candidate UMP Annie Giusti (25,4 %).

Avec près de 62 % d'abstention au premier tour (!), les deux premiers candidats ont pu se maintenir, la candidate UMP refusant d'appeler au vote républicain. L'UMP, dans le sud-est notamment, a largement passé le cap de la collusion électorale avec l'extrême-droite, malheureusement !

Claude Gilardo dénonçait à ce sujet, dans L'Humanité du 3 juillet, 'l'irresponsabilité des cadres locaux et nationaux de l'UMP qui n'ont pas appelé au vote républicain' comme il avait pourtant lui appelé à le faire au second tour des législatives, en soutenant la députée UMP sortante Josette Pons pour 'faire barrage au FN'.

Au second tour, la mobilisation a été beaucoup plus forte avec 58,12 % de votants soit 18 points de plus de participation. C'est cette mobilisation qui a permis d'inverser un total droite extrême - extrême-droite du premier tour défavorable au candidat communiste.

Au final, le maire de Brignoles l'emporte avec 50,1 % des voix et... 13 voix d'avance !

Le FN a du mal à digérer l'échec et dénonce à son tour des irrégularités dans des bureaux de vote où siégeaient des assesseurs... FN. Et si ces irrégularités avaient encore favorisé le candidat d'extrême-droite ?...

En tout cas, c'est une défaite pour le parti d'extrême-droite et une éclaircie rouge dans un ciel varois plombé par une droite dure omniprésente.

Avec Claude Gilardo et sa suppléante Djamila Méhidi, les ouvriers et les travailleurs varois retrouvent une voix au Conseil général du Var. Avec Andrée Oger, nous saluons cette brillante victoire de la démocratie sur l'obscurantisme !

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Prise du Reichstag à Berlin par l'Armée rouge en avril1945

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 09:36

Après plusieurs articles consacrés à la rigueur rose du gouvernement AYRAULT, retour sur l'héritière LE PEN et son poste oublié de député européen.

Marine LE PEN veut incarner une politique différente, proche des préoccupations populaires et ennemi des élites, comme le dit le Front National de papa.

Au final, elle vit elle-même de ce système politique qu'elle dénonce et combat mollement cette Europe qui fait tant de mal à notre peuple.

FN : une entreprise familiale qui soutient le capitalisme

De fait, le FN est effectivement un parti "différent" : antirépublicain, anitparlementaire et anti-étrangers. très loin de l'héritage de la Libération et des forces politiques qui occupent le devant de la scène depuis. On est plutôt dans la nostalgie d'une France des années 40, d'un pouvoir fort, d'une France de petis artisans et de petits paysans qui n'existera plus, d'une France repliée sur elle, cultivant une hypothétique identité raciale indéfinissable, compte-tenu de l'Histoire riche et chaotique de notre nation et des nombreux brassages de populations qu'elle a connu depuis l'Antiquité jusqu'à aujourd'hui.

Bref ! Marine LE PEN est l'héritière d'un parti politique fondé par son père, une formation qui entretient le culte du chef comme il sied traditionnellement aux forces d'extrême-droite. Ordre et hiérarchie. Obéissance aveugle.

Derrière le discours ouvriériste, par contre, se cache un programme politique anti-ouvrier. De grandes formules contre l'Europe et la mondialisation cache une haine de l'étranger, certes, mais surtout pas de dénonciation du système économique qui en est responsable : le capitalisme ! Le FN, comme tout parti d'extrême-droite, allie libéralisme économique au conservatisme social et moral. La société est au regard de la nature, hiérarchisée, et les forts écrasent les faibles. Le monde est une jungle, les peuples et les cultures sont en concurrence et ne peuvent que se combattre : c'est le choc des civilisations des conservateurs américains.

Adieu les protections des travailleurs : salaire minimum (SMIC), syndicats, code du travail, CDI,... !

Pas de place pour la fraternité et la solidarité entre peuples ! Cette vision ethnique du monde explique le repli nationaliste et la collaboration de classe : un ouvrier français est plus près de son patron qui l'exploite que de l'ouvrier malien ou algérien qui partage son quotidien. D'où l'idée appliquée par Pétain en 1940 de corporations professionnelles, regroupant patrons et salariés d'une même branche en remplacement des syndicats.

Marine LE PEN oublie de siéger mais pas de toucher ses indemnités

On oublie souvent que malgré le discours anti-fonctionnaire et anti-européen du Front National, se cache des fonctionnaires et des professionnels de la politique, payés par l'Europe, notamment !

C'est ainsi qu'un Bruno MEGRET, longtemps bras droit du leader frontiste et fondateur de la maison LE PEN, est haut fonctionnaire et est retourné dans la Fonction Publique une fois sa carrière politique brisée après des années à... dénoncer les fonctionnaires et l'Etat ! Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais !...

Quant à Marine LE PEN, avocate de formation, elle est permanente de son parti depuis 1998. On ne peut pas dire que le monde du travail soit un sujet qu'elle maîtrise, bien cocoonée qu'elle est dans le parti de papa depuis si longtemps !

Et, on l'oublie souvent, le FN a envoyé nombre de ses cadres au Parlement européen.

C'est le cas de la famille LE PEN, père et fille, ou de Bruno GOLLNISCH, numéro 2, députés européens tous les trois.

Sauf que, côté assiduité, c'est pas vraiment ça !

Marine LE PEN n'a siégé qu'à un peu plus de la moitié des sessions du Parlement européen depuis 2009, chiffres officiels à l'appui (58 %). Elle est 71ème sur 74 eurodéputés français en termes d'assiduité ! Devant Philippe De VILLIERS, retraité de la vie politique française qui bénéficie du confort d'une Europe qu'il a lui aussi officiellement combattue.

Pour quelqu'un qui en veut à l'Europe, on ne peut pas dire qu'elle lui montre les dents souvent !

Par comparaison, notre eurodéputé communiste, Jacky HENIN, est présent 9 fois sur 10 (88,82 % de présence) !

Cet absentéisme régulier explique pourquoi on ne l'entend pas non plus dans ce Parlement. Depuis 2009, Marine LE PEN a posé seulement deux questions parlementaires, la dernière le 21 février 2011 (!) sur les sanctions contre la Côte-d'Ivoire (!!), et est intervenue seulement 25 fois en séance. C'est toujours mieux que son papa qui na parlé que 12 fois.

A titre de comparaison, Jacky HENIN, lui, a posé 7 questions parlementaires, a proposé 46 projets de résolution (le dernier, le 27 juin 2012, sur la Cisjordanie et Jérusalemen-est), est intervenu 52 fois et a donné 1 avis officiel. Jean-Luc MELENCHON, de son côté, a posé 18 questions parlementaires, déposé 25 projets de résolution et s'est exprimé 366 fois en séance !

Relativement absente et quasi muette, la députée européenne d'extrême-droite en oublie même le montant de ses indemnités ! Le 5 février dernier, dans l'émission "Capital" sur M6, elle affirmait toucher 5 200 € d'indemnités de l'Europe. Sauf que c'est 6 200 € net !

1 000 € d'écart : une paille pour les LE PEN ! Quand on est milliardaire, 1 000 €, c'est rien !

Permanente de son parti, héritière de la fortune et du trône de son père, absente ou muette au Parlement européen, la matrone de l'extrême-droite développe un discours ouvriériste qui cache en fait un rejet du débat et le combat pour un retour de la société française aux années 40, archaïque et conservatrice, préservant les intérêts des classes dominantes et réprimant les organisations de la classe ouvrière.

Sur l'Europe comme sur la France, l'extrême-droite et son leader actuel, Marine LE PEN, sont de braves toutous pour le capitalisme et l'Europe, et leurs aboiements sont en fait destinés aux travailleurs, surtout s'ils sont syndicalistes, communistes ou étrangers.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:05

Le nouveau gouvernement socialiste annonce déjà qu'il va devoir faire des économies.

Ce n'est pas faute d'avoir prévenu ! Durant toute cette campagne, les militants communistes ont cherché à démontrer qu'une majorité absolue socialiste finirait infailliblement par mener une politique austéritaire, incapable qu'est le parti socialiste a affronté le capitalisme, notamment les puissances financières qui le contrôlent.

Qui dit "économies", dit "austérité"

Malgré quelques charmantes mesurettes qui passent pour des aumônes, comme l'augmentation minimale du SMIC, ce sont bien des mesures de rigueur qui sont annoncées par le PS.

Pour expliquer ces mesures, le gouvernement s'appuie sur un taux de croissance revu à la baisse par rapport aux "estimations" volontairement gonflées de la droite avant les élections. Le gouvernement ne table plus que sur 0,3% cette année, contre 0,7% escomptés par l'équipe de François Fillon, et 1,2% l'an prochain, contre 1,7% attendus jusque-là.

Ces taux de croissance revus à la baisse entrainent un troisième plan anti-déficits, après ceux d'août et de novembre derniers (établis par la droite), pour réaliser sept à dix milliards d'efforts supplémentaires. Objectif annoncé : ramener comme promis (par Sarkozy) le déficit public de 5,2% du PIB en 2011 à 4,5% fin 2012.

Il y aura donc bien une rigueur de gauche !

Jean-Marc Ayrault avait déjà annoncé que seuls 10 000 postes d'enseignants allaient être recréés à la rentrée prochaine quand la droite en supprimait 30 000. Ces postes se feront au détriment d'autres administrations publiques. Ce n'est plus le non remplacement du départ en retraite d'un fonctionnaire sur deux mais c'est déshabiller Pierre pour habiller Paul. On progresse ? Pas sûr !

De la même façon, le gouvernement socialiste annonce de nouvelles rentrées fiscales par des hausses d'impôts qui viseront, en priorité, les contribuables les plus aisés et les grosses entreprises (pétroliers et banques). L'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et la fiscalité des successions et donations, abaissés au cours du dernier quinquennat, seront ainsi relevés. Relevés mais pas rétablis à leurs taux antérieurs ! plusieurs dizaines de milliers de contribuables au patrimoine allant jusqu'à 1,2 million d'euros seront encore exonérés alors qu'ils payaient l'ISF avant Sarkozy ! Une bonne affaire pour eux mais pas pour l'Etat !

Défiscalisation, piège à cons

La droite et le patronat tentent de mettre sous pression un gouvernement déjà modérément réformateur, notamment sur le dossier de la défiscalisation des heures supplémentaires. Avec la complicité de quelques médias et des reportages dans des petites entreprises sous pression de leurs commanditaires (les plus grosses entreprises, cqfd !), la droite tente de nous faire croire que l'annulation de cette défiscalasation menacerait les entreprises et ferait perdre des revenus aux salariés qui en bénéficient.

Comment faisaient ces entreprises il y a quatre ans, quand n'existait pas cette défiscalisation ? Et comment vivaient ces salariés avant ?

N'oublions pas que "défiscalisation" veut dire prise en charge des cotisations sociales par l'Etat donc par le contribuable donc par l'impôt donc... par l'ensemble des salariés ! Ce que gagne d'un côté un salarié "éxonéré" (un pourcentage sur des heures supplémentaires qui, de toute façon, devraient être payées !), il le perd avec l'affaiblissement des services publics et le renchérissement de ces services (frais de santé laissés à la charge du malade, coûts des études pour ses enfants,...). Et d'autres paient ces exonérations (par l'impôt) sans en avoir de bénéfices !

Ce qu'il faut, ce ne sont pas des exonérations de charges sur les heures supplémentaires mais de réelles augmentation de salaires comme l'exige le Parti communiste avec le Front de Gauche, notamment en amenant le SMIC à 1 700 € ! Par ailleurs, exonérées de charges sociales, ces heures sup' ne contribuent pas au calcul de la retraite future de ces salariés qui sont grugés aussi par ce biais là !

Europe : la pilule amère de l'austérité enrobée d'une fine couche de croissance

Malgré les appels répétés d'économistes et des communistes, François Hollande a cédé devant Bruxelles et le gouvernement Merkel sur le dossier européen.

Les médias ont beau tenté d'expliquer qu'un "Pacte de croissance" a été adopté grâce au président français, il n'en reste pas moins que ce pacte est une goutte d'eau dans l'océan !

Avec 120 milliards d’euros à dépenser sur 3 ans, qui peut penser que cela pèsera sur l’économie de la zone euro, dont la richesse totale (le PIB) est d’environ 12 000 milliards ? De plus, sur ces 120 milliards, 55 étaient prévus de longue date en tant que fonds structurels et 35 milliards avaient été prévus en décembre dernier quand on avait annoncé l’accroissement des moyens de la Banque européenne d’investissements. Les fameux "projects bonds" ne porteront que sur… 4,5 milliards.

En fait, il n’y a guère que 30 milliards d’argent frais sur ces 120 milliards, qui seront de toute manière bien insuffisants face à la situation économique de la zone euro. La pacte de croissance apparaît ainsi dans sa réalité : un prétexte pour faire voter le pacte de stabilité exigé par l’Allemagne ! François Hollande ne se contente pas de se parjurer, il se ridiculise.

Refus des communistes de s'associer au gouvernement socialiste

Déjà au lendemain des Législatives, les militants communistes avaient rejeté l'idée de participer au gouvernement socialiste, le PS refusant de modifier son programme politique et économique.

Avec les premières mesures d'austérité annoncées et la capitulation européenne de François Hollande, ce sont les députés communistes, et avec eux, ceux du groupe de la gauche Démocrate et Républicaine de l'Assemblée (15 députés) qui ont décidé de s'abstenir sur le vote de confiance du gouvernement, mardi dernier.

C'est le président du groupe, André Chassaigne, bien connu des eurois pour son soutien aux salariés de M-real, qui s'est exprimé à la tribune de l'Assemblée mardi en mettant en avant que  "après l'annonce d'une hausse minimaliste du Smic", l'annonce la semaine dernière par l'hôtel Matignon d'une stabilisation des dépenses de personnel de l'Etat est "une seconde très mauvaise nouvelle". "Comment en effet prétendre relancer la croissance en éteignant tous les moteurs possibles de cette relance ? Où sont les perspectives sans hausse des salaires, sans investissements publics, sans mobilisation du crédit bancaire, sans relance de l'emploi industriel ?. Autant de questions sur lesquelles les communistes ont avancé des propositions pendant la campagne électorale.
Le député communiste auvergnat a aussi critiqué la décision du président François Hollande de faire ratifier par le parlement le traité sur la stabilité financière dans l'Union européenne. "Destiné avant tout à rassurer les marchés financiers, ce traité ne s'attaque à aucune des causes de la crise actuelle. Il en aggrave au contraire les conséquences en durcissant les politiques d'austérité et en consacrant la mise sous tutelle européenne des politiques économiques et budgétaires nationales".
Il dénonce aussi le pacte de croissance assortissant ce traité jugé "trop modeste".

Comme nous n'avons eu de cesse de l'exiger depuis la campagne présidentielle, André Chassaigne a demandé que "les Français soient consultés par référendum" sur le traité européen.

Décidément, les inquiétudes portées par les communistes et le Front de gauche pendant la campagne législative se réalisent : une majorité absolue socialiste à l'Assemblée est incapable de mener une politique offensive face au capitalisme.

Cohérents avec eux-mêmes et leur parole, les communistes et leurs élus refusent de s'associer à une majorité et à un gouvernement qui perpétuent une politique d'austérité, même "améliorée", qui enfoncent les peuples dans la misère, comme on le voit en Grèce ou en Espagne, par manque de courage face aux actionnaires.

Cohérents avec leur stratégie, les communistes et leurs élus continueront de rassembler le peuple pour contrebalancer la puissance des classes possédantes et à appuyer toute mesure qui ira dans le sens du rééquilibrage des forces en faveur des travailleurs.

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 09:48

Deux visions politiques s'affrontent face à la crise et à la dette publique : ceux qui ne jurent que par l'austérité et ceux, moins connus et moins médiatisés, qui préconisent la relance économique.

Du PS à l'UMP, et même au FN, tout le monde politique relaie les messages alarmistes de certains courants économiques sur la catastrophe que représenterait la dette publique. Une seule solution est envisagée : la rigueur.

Ce message, on nous le rabat depuis des années via les partis "de gouvernement", ceux qui sont "responsables" (les autres étant logiquement "irresponsables"), les grands médias, les économistes de la télévision (triés sur le volet) ou, encore moins neutres, les organismes internationaux qui travaillent à la libéralisation de l'économie, tels l'OMC, le FMi ou l'Union européenne.

Face à la crise, une seule stratégie : la rigueur !

Difficile aujourd'hui d'échapper à ce raccourci intellectuel qui veut que, face à la crise, il faut que les états et les travailleurs se serrent la ceinture ! Beaucoup d'entre nous acceptent cette idée avec fatalisme et les médias dominants n'ont même plus besoin d'argumenter pour nous asséner le message.

C'est le cas du "Monde", ancien journal de référence, à gauche notamment, qui a basculé lui aussi dans une vision sociale libérale du monde. S'appuyant sur un article de l'agence Reuters (agence de presse mais pas agence économique), "Le Monde" a publié récemment un article consacré à la crise dont les derniers paragraphes reprennent l'essentiel de la vision des convertis au libéralisme sur la dette :

"Si la croissance pourrait cette année être proche de la prévision gouvernementale – selon le journal du Dimanche, le gouvernement a calé sa prévision de croissance 2012 sur celle de l’Insee, soit +0,4 % - l’abaissement de la prévision gouvernementale pour 2013, actuellement de 1,7 %, est attendue dans les prochaines semaines.

L’Etat, qui dépense environ 350 milliards d’euros par an, sur une dépense publique totale d’un millier de milliards, est responsable de la quasi-totalité du déficit public, avec un besoin de financement de 90 milliards d’euros l’an dernier. Il est endetté de presque 1 400 milliards d’euros, sur une dette publique totale de près de 1 800 milliards fin mars, le reste de la dette étant contracté par la Sécurité sociale et les collectivités locales. Avec un endettement public supérieur à 89 % du PIB, la France a atteint le niveau à partir duquel des études statistiques montrent que l’activité économique d’un pays est freinée. "

C’est beau, ça. C’est de l’article de fond, qui vous donne toutes les clés pour comprendre comment fonctionne l’endettement des Etats dans le contexte actuel. Non, sans blagues ? Si, si, Le Monde selon Reuters est très clair, et les internautes émerveillés peuvent donc aller se coucher tranquilles : tout est expliqué en un seul paragraphe qui ne dit en réalité qu’une seule chose : l’Etat français s’endette trop, et son endettement public a atteint le niveau à partir duquel des études statistiques montrent que l’activité économique d’un pays est freinée. Ah bon ? Quelles études statistiques ? Comment cette dette s’accélère ? Comment la dette freine-elle l’activité économique ? La rigueur budgétaire serait donc la solution à la baisse de la dette ?...

Si on suit le Monde et ses études statistiques (qui ne viennent de nulle part puisqu’ils ne les donnent pas), la réponse est donc…qu’il faut de la rigueur pour ne pas s’endetter. Et que s’endetter freine l’économie quand elle atteint plus que 89%. Mais des études existent, comme celles effectuées par l’OFCE qui disent…exactement l’inverse. Mince alors… Le Monde-Reuters nous prendrait-il pour des tartes ?

Des économistes de renom contre la rigueur

Effectivement, des économistes de qualité, ceux de l'OFCE en l'occurence, tiennent un tout autre discours sur la rigueur. Ils rejoignent en cela les "Economistes attérés". Des économistes de profession et, surtout, indépendants des groupes financiers qui se nourrissent de la crise !

Dans la conclusion de son étude sur les perspectives 2012-2013, l'Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) écrit à propos de la rigueur, en période de crise du cycle économique :

"La réponse de l’économie à une politique de rigueur budgétaire dépend de sa position dans le cycle et de l’efficacité de la politique monétaire. En mettant en œuvre des politiques d’assainissement budgétaire en période de creux conjoncturel alors que le chômage reste élevé et que la politique monétaire est défaillante, les gouvernements européens ont interrompu le processus de reprise lente de l’économie, et ils ont pris le risque de faire replonger l’économie de la zone euro dans la récession et de favoriser une nouvelle montée du chômage."

En clair : rigueur en période de creux économique signifie récession et chômage. Ce que vivent les grecs actuellement.

"Ces politiques budgétaires restrictives auront des effets négatifs sur l’activité d’autant plus forts qu’elles sont menées dans une situation conjoncturelle où les écarts de production négatifs restent importants. En déprimant l’activité, ces politiques ne produiront pas une amélioration des finances publiques à la hauteur de l’effort consenti ex ante (au préalable, NDR). Leur conséquence sera de réactiver le jeu des stabilisateurs automatiques en générant des pertes de recettes fiscales et en occasionnant une nouvelle vague de dépenses sociales à destination des ménages fragilisés par le freinage de l’activité. S’y ajoutera la résistance à la baisse des ratios de dette publique et de déficit liée à une progression du PIB inférieure aux attentes."

Difficile d’être plus clair ! Avec le ralentissement économique lié à la rigueur, l'Etat aura moins de rentrées fiscales donc plus de difficultés à rembourser la dette que cette rigueur était sensée juguler. Et, en plus, l'Etat devra dépenser plus pour aider ses citoyens mis sur le carreau par la montée du chômage et de la misère !

Mais l’OFCE a une vertu pédagogique dans son document, c’est qu’elle amène aussi une réflexion sur l’intrication des économies, les effets de « retour de manivelle » générés par les politiques économiques. Parce que l’économie d’un pays, c’est une somme complexe d’intéractions à l’échelle d’une planète ! N’en déplaise au Monde avec Reuters et à ceux qui croient qu’un problème de dette, de crise économique à l’échelle d’une nation et d’une grande partie du monde se résout simplement en baissant les dépenses de l’Etat !

C'est ce que précise cette citation de l’OFCE, que nous dédions à ces petits joueurs qui ne pensent pas à l’avenir de nos enfants et se fichent de leur laisser de la dette. Remarquez la terminologie en économie ouverte qui souligne bien que la France, son déficit, sa dette, ne sont pas seuls dans le jeu économique :

"En économie ouverte, les chocs négatifs générés par les politiques budgétaires restrictives ne restent pas cantonnés aux seules économies nationales mais se répercutent sur l’activité des partenaires commerciaux. La restriction budgétaire d’un pays se transmet aux autres par le canal du commerce international : le freinage des importations, lié au ralentissement de l’activité dû au resserrement budgétaire, induit aussi un freinage des exportations chez ses fournisseurs. Si dans le même temps les fournisseurs eux mêmes mènent des politiques restrictives, ils subissent, en plus du choc extérieur, leur propre choc négatif et le transmettent en retour à leurs partenaires, de telle sorte que des politiques d’assainissement budgétaire non coordonnées entre en résonance et démultiplient leurs effets."

Et oui ! Si la France consomme moins, elle importe moins et freine les économies des pays qui exportent vers elle !

C'est en cela que ce qui arrive à nos voisins grecs et espagnols concerne aussi la France et que la stratégie allemande va finir par leur pêter à la figure ! L'Allemagne qui se targue de ses exportations va finir par ressentir les conséquences du ralentissement économique chez ses "clients".

Mais pourquoi appliquer cette stratégie si elle ne fonctionne pas ?

Triomphe du libéralisme économique

Depuis les années 80, le capitalisme s'est largement mondialisé et ses élites se sont rangées derrière les théories les plus libérales économiquement et les plus contraignantes socialement. Avec la fin du bloc socialiste et l'affaiblissement des partis communistes, le rapport de force entre classes capitalistes et classes laborieuses s'est inversé : les patrons, banquiers, spéculateurs sont à l'offensive contre nos conquêtes sociales.

Par ailleurs, chaque état entend défendre le pré carré de ses propres capitalistes : notez comme nos médias se félicitent du rachat par une grand goupe français d'une boîte étrangère ! Comme si le rachat de Dacia par Renault avait amélioré le quotidien des salariés du groupe ou celui de notre pays ?...

Dans le fonds, depuis 1973 et le transfert de la création monétaire des banques centrales vers les banques privées (Merci Giscard !), les états ont remis les clés de la monnaie, de la dette et de la finance aux marchés privés. Phénomène accentué avec les traités européens de Maastricht et de Lisbonne.

Aujourd'hui, la Banque Centrale Européenne prête à 1 % (environ) aux banques privées qui prêtent ensuite à 5 % (environ) aux états. Avec une telle rente de situation (4 % l'an sans efforts !), pourquoi voulez-vous que les banques et le système financier souhaitent changer quoi que ce soit ?

Comme l'explique clairement le marxisme, l'état est au service de la classe sociale dominante. Dans notre cas comme pour la majorité des pays du monde, au service de la bourgeoisie dont l'élite s'est tournée vers la finance.

Même si l'OFCE et les "Economistes Attérés" ne sont pas des marxistes, ils appuient là où ça fait mal (sur l'austérité) et démontrent que les discours et politiques sur l'austérité ne mèneront à rien de bon pour nos économies et pour les peuples qui subissent cette austérité.

Rigueur et austérité ne sont que des moyens de pressurer un peu plus les peuples via les états pour enrichir les banques, donc leurs actionnaires, et pour baisser les salaires et les charges sociales au bénéfice des multinationales, donc de leurs actionnaires.

Il ne sert donc à rien de poursuivre des politiques d'austérité budgétaires et de réduction de la dette. Ce qu'il faut, c'est tout bonnement arrêter cette extorsion de fonds que représente la dette et son remboursement et lutter pour que les intérêts de la population gouvernent l'économie et non que les intérêts de quelques uns écrasent le reste de l'Humanité.

Reprenons le contrôle de nos destins !

L'austérité n'est pas une fatalité ! Et s'ils ont l'argent et le pouvoir, nous avons avec nous notre nombre et notre rôle irremplaçable dans la création des richesses que les capitalistes s'approprient.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 10:40

L'Europe comme elle va : un vaste marché géré pour le compte des spéculateurs par des commissaires européens.

La démocratie en Europe est un slogan plus qu'une réalité. Les différents traités imposés aux peuples d'Europe sans leur consentement ou contre leur vote (Traité de Lisbonne rejeté par français, hollandais et irlandais) sont un exemple de la manière dont cette Europe des marchands considère la voix du peuple : une caution quand elle va dans le sens de leurs intérêts.

A la tête de cette Europe, il y a des Commissaires européens, des commissaires politiques, comme du temps de l'Union soviétique, chargés de veiller à ce que la ligne idéologique de l'Europe soit respectée. Il ne s'agit pas de socialisme en Europe, pas du tout ! Ces commissaires européens sont là pour défendre le capitalisme dans sa version la plus radicalement libérale, celle qui ouvre en grand les portes des marchés et soumet les travailleurs à une concurrence acharnée entre eux.

Ces commissaires européens sont nommés par les états mais n'ont de compte à rendre à personne. Ils ne sont pas désignés par les peuples, ils ne sont pas élus et ne peuvent donc pas être renvoyés par les électeurs dans le cadre d'une élection. Ils sont au dessus du peuple, au dessus des parlements, au dessus de la démocratie.

L'exemple des négociations européennes autour de l'ACTA en sont la parfaite illustration avec un commissaire européen qui annonce que, malgré l'opposition des députés européens (élus, eux !), la Commission de Bruxelles signera le traité.

"Cause toujours !" comme le rappelle le site "L'Informaticien" :

Le commissaire européen Karel de Gucht, fervent défenseur du traité ACTA, indique qu’il ignorera purement et simplement le rejet du texte par le Parlement qui devrait avoir lieu la semaine prochaine. L'ACTA est un Accord anticontrefaçon très critiqué et poussé par les majors américains.

On connaît l’adage qui dit que la dictature c’est «ferme ta g…l»  alors que la démocratie «c’est cause toujours». Le commissaire belge (chargé du commerce) Karel de Gucht vient d’en fournir une brillante illustration.

Selon notre confrère Glyn Moody, M. de Gucht s’exprimait voici quelques jours suite au rejet (le 5ème) du traité par la commission ad-hoc. Ses propos, brefs, sont pourtant sans ambigüité.. « Si vous décidez d’un vote négatif avant que La Cour européenne ne statue, laissez-moi vous dire que la Commission continuera cependant à poursuivre la procédure actuelle devant la Cour de Justice, comme nous y sommes engagés. Un vote négatif ne stoppera pas la procédure devant la Cour de Justice. ». Vous l’aurez compris : l’avis du Parlement Européen – les représentants du peuple européen – compte pour du beurre.

Rappelons d’ailleurs que le contenu du projet a mis très longtemps à être connu des représentants élus, la commission gardant le secret le plus longtemps possible. Un avis négatif de la Cour de Justice européenne quant à la conformité du traité par rapport aux lois européennes ne fait pas plus peur que cela au Commissaire. « Si la Cour pose des questions sur la conformité de l’accord avec les Traités, nous évaluerons à ce stade comment cela peut être pris en compte ». Autrement dit : même pas peur !

Françoise Castex, députée socialiste européenne en pointe dans le combat contre ACTA, condamne fermement cette attitude. « Non seulement, c’est une méconnaissance des traités européens mais cela témoigne en plus d’un mépris du Parlement européen. De manière générale, la volonté de la commission de ne pas associer le Parlement aboutit à ce résultat. Depuis le début, nous avons demandé plus de transparence. Si certaines de nos objections avaient été entendues, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Cette logique d’associer systématiquement la contrefaçon au téléchargement illégal est complètement stupide. Faire croire que la répression et le filtrage allaient mettre fin au téléchargement illégal est ridicule ».

A l’heure où les citoyens européens dans leur ensemble manifestent de plus en plus leur défiance contre l’Europe et tout particulièrement la Commission, la posture du commissaire de Gucht ne peut que contribuer à renforcer cette défiance. Signalons par ailleurs que M. de Gucht se retrouve actuellement au cœur d’une affaire fiscale qui ne devrait pas contribuer à renforcer son crédit. L’inspection spéciale des impôts de Belgique vient de conclure voici quelques jours que Karel de Gucht avait omis de déclarer voici quelques années une plus-value d’environ 1,2 million d’euros ce que ses avocats contestent.

Ce n'est pas la première fois que les liens entre firmes privées et commissaires européens viennent perturber la "lecture" des choix de ces commissaires, comme le fait que des commissaires qui quittent leur fonction se retrouvent par la suite dans des multinationales (privées) des secteurs qu'ils géraient. Ambigü.

L'Europe ne fait plus rêver.

L'Europe ne protège pas ses citoyens, elle ne crée pas de prospérité, elle sert uniquement à contourner les souverainetés nationales au profit des tenants de la mondialisation capitaliste.

La démocratie et la nation sont des cadres dangereux pour les capitalistes car ce sont dans ces cadres que s'organisent les peuples et les classes populaires. C'est dans le cadre des états-nations qu'ont été acquis les droits sociaux, les services publics et les législations du travail.

Détruire les cadres nationaux et imposer un capitalisme dur par en haut, ce sont les fonctions de l'Europe depuis les années cinquante et la création de la Communauté Economique du Charbon et de l'Acier puis de la Communauté Economique Européenne.

Le repli nationaliste n'est pas non plus une solution aux problèmes des peuples d'Europe.

Face à une Europe technocratique au service du capitalisme, les peuples d'Europe ont besoin de reprendre leurs destins en main, certes, mais dans un esprit de collaboration et de solidarité entre eux, pour construire un autre modèle économique, quir especte les souverainetés et les intérêts de chaque peuple.

D'une Europe technocratique et libérale, passons à une Europe démocratique et solidaire !

C'est le projet des communistes et de leurs partenaires européens, communistes ou non.

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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