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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 09:45

Brian Denny, syndicaliste cheminot britannique (RMT) et militant de la campagne « No2EU/Non à l'union européenne » - Site solidarité-internationale-pcf.over-blog.fr 


 

Août devrait être un mois chaud pour la zone euro, indépendamment des surprises que nous réserve la météo. Le fait que l'Espagne ait nié avoir besoin d'un plan de sauvetage d'ampleur confirme que Madrid, à un certain moment, va en appeler aux sado-monétaristes de Bruxelles. Tout comme les ministres Grecs, Irlandais et Portugais l'ont fait après ces mêmes dénégations comiques.

La situation est loin d'être comique, puisque les conséquences de l'effondrement d'un système aussi insensé que celui de la monnaie unique touchera tout le monde, en particulier la classe ouvrière qui n'a aucune responsabilité dans la construction de ce château de cartes.

Un panel de 17 économistes éminents de l'Institut new-yorkais New Economic Thinking a rendu un rapport mettant en garde: « l'Europe avance, tel un somnambule, vers une catastrophe aux proportions incommensurables.

Le dernier domino, l'Espagne, est à quelques jours d'une crise de liquidité, selon son propre ministre des Finances. Cette situation dramatique est la conséquence d'un système de la zone euro qui, tel qu'il est construit actuellement, est totalement bancal », selon le rapport.

Cependant, la raison fondamentale derrière cette crise qui n'en finit pas, un domino tombant après l'autre, ce n'est pas un problème de liquidité – c'est juste un symptôme d'un problème bien plus important.

Enfermés dans la chambre des tortures néo-libérale qu'est cette zone Euro, les pays les plus faibles ne peuvent tout simplement pas rentrer en concurrence avec les pays les gros, au cœur de l'Empire, précisément la France et l'Allemagne.

Des pays dans le dur comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie, que l'on connaît tous sous le nom de PIIGS, ont des déficits de la balance des paiements colossaux qui ébranlent leurs économies, tout en accroissant leurs besoins en liquidités. (PIIGS : Portugal-Italy-Irland-Greece-Spain mais aussi "cochons" en anglais ! On voit le niveau)

La vraie réponse est la dévaluation qui est impossible dans le cadre de la monnaie unique. La seule option disponible afin de rester dans l'euro est de se retourner contre sa propre population, en détruisant l’État social et en s'attaquant à des millions de travailleurs, ce que l'on connaît comme une dévaluation interne.

Les attaques contre les mineurs Espagnols et les métallurgistes Grecs ne sont qu'une partie infime de la guerre économique qui a été déclenchée sur demande d'institutions européennes non-élues et très largement méconnues.

Partisans de l'UE, les Conservateurs et les Démocrates (les Libéraux-Démocrates anglais de centre droit)soutiennent l'austérité à perpétuité de l'UE à la fois ici et dans toute la zone euro. Tout en étant en dehors de la zone euro, la classe dirigeante Britannique soutient tous les efforts pour maintenir l'euro en vie.

Le gouvernement offre même de nouveaux prêts et de nouvelles garanties de plusieurs milliards de livres tout en prétendant que sa priorité est de réduire la dette.

Cameron n'a pas – comme il l'a affirmé – mis son « veto » au pacte fiscal, connu comme le traité d'austérité à perpétuité, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2013. La Grande-Bretagne ne l'a tout simplement pas signé – ce n'est pas un « veto ».

Au plus fort de la crise de la dette dans la zone euro, le pacte exige que les budgets soient équilibrés ou à l'équilibre et que la Cour européenne de justice (CEJ) puisse imposer des amendes allant jusqu'à 0,1% du PIB, si cela n'est pas effectif un an après la ratification.

Désormais, la commission tente de passer en force avec un traité sur le Mécanisme européen de stabilité (MES), avec le moins de débat possible, et presse les gouvernements nationaux à le ratifier aussi vite que possible, sans passer par des référendums.

Le MES est nécessaire car les mécanismes de sauvetage précédents, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF), n'avaient aucun fondement juridique dans les traités européens ratifiés jusqu'alors.

Le Traité de Lisbonne affirme même clairement qu'il ne peut y avoir de plan de sauvetage de quelque État que ce soit parmi les 17 que compte la zone euro.

Le MES proposé est une solution fondamentalement non-démocratique au dilemme légal actuel, et destiné à financer ce qui est en réalité une caisse noire.

Il serait basé à Luxembourg, avec un conseil d'administration nommé par les 17 Etats-membres de l'euro et opérerait en marge de l'UE.

Cette approche de plus en plus anarchique, et même hystérique, révèle à quel point le projet de la zone euro est bancal. C'est parce que la monnaie unique est un projet fondamentalement politique, non économique. C'est un moyen en vue d'une fin. La fin étant un contrôle total des mécanismes d'ajustement structurel à l'échelle européenne, où toute activité humaine serait transférée du domaine public au secteur privé, au capitalisme monopoliste.

Avec ce projet, si une crise se produit sur le parcours, on peut la retourner à son avantage – avec plus de centralisation européenne et la remise en cause des pouvoirs démocratiques des Etats-membres.

Il est clair que nous traversons la pire crise capitaliste depuis une génération, donc les enjeux ne peuvent qu'être très élevés.

La direction actuelle du Parti travailliste pourrait affirmer que le soutien du gouvernement au projet de la zone euro est une erreur et que l'euro est mort.

Hélas, elle ne fera pas car le Parti travailliste est pieds et poings liés avec le projet de l'Euro même s'ils adopteront sans doute une ligne plus critique envers l'UE lors de la prochaine élection.

Ce qui est triste, c'est qu'une bonne partie de la gauche a soutenu la monnaie unique ou est restée muette à cause des promesses foireuses de « modèle social européen » dues au président de la Commission européenne Jacques Delors en 1988, qui nous mènerait au socialisme par la bande.

Des partisans grassement payés de la monnaie unique, comme Lord Monks, continuent même à lancer des appels pour l'entrée de la Grande-Bretagne dans l'euro moribond – même si comme il l'admet ses avis « peuvent sembler très excentriques ».

L'extrême-gauche a aussi soutenu dans une large mesure l'UE, essentiellement par une incompréhension totale de l'internationalisme comme de conceptions économiques de base.

Aujourd'hui, il est évident que la disparition de la monnaie unique serait dans les intérêts de tout le monde.

Injecter toujours plus d'argent dans une monnaie moribonde, mal-aimée ne serait que prolonger l'agonie pour tout le monde.

Mais nous ne devons pas oublier comment les dirigeants syndicaux et les leaders travaillistes ont vendu le projet européen à la classe ouvrière, sur la base des promesses malhonnêtes du type de celle de Delors. (C'est aussi le cas de la "gauche" libérale française, PS, VErts et Radicaux ainsi que de syndicats comme la CFDT)

Qu'ils aient été naïfs ou cyniques, ils nous l'ont vendu en en appelant à la foi de la population plutôt qu'aux faits – c'est impardonnable.

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 10:33

Rions un peu ! Rions jaune mais rions !

Un leader charismatique de l'extrême-droite hongroise, au pouvoir actuellement, s'avère avoir des racines juives qu'il connaissait parfaitement. Et pourtant, il n'y avait pas plus antisémite que lui !...

On a depuis longtemps des doutes sur les origines aryennes du petit brun allemand Adolf Hitler !...

Et, que feront les militants FN s'ils découvraient, ô catastrophe, que Jean-Marie, et donc Marine, ont du sang arabe ou juif ?...

L'extrême-droite reste l'extrême-droite, avec ses fantasmes et avec ses haines.

Solidaire


Comme une étoile montante dans le parti d’extrême droite JOBBIK en Hongrie, Csanád Szegedi avait été remarqué pour ses commentaires incendiaires concernant les Juifs. Il les accusait « d’acheter » le pays, critiquait la « judéité » de l’élite politique et affirmait que les Juifs étaient en train de profaner les symboles nationaux.

Puis arriva une révélation qui fit tomber de son piédestal le porte-étendard de la droite ultra-nationaliste : Szegedi est Juif.

Après des semaines de rumeurs sur Internet, Szegedi a reconnu en juin que ses grands parents maternels étaient Juifs, ce qui fait qu’il est Juif aussi selon la loi juive, même s’il ne pratique pas. Sa grand-mère était une survivante d’Auschwitz et son grand-père un ancien des Camps de Travail Forcé.

Depuis lors, l’homme politique de 30 ans est devenu un paria pour le parti Jobbik et sa carrière politique est compromise. Szegedi refuse toute entrevue sur cette histoire.

L’origine du drame est la cassette audio d’une rencontre qui a eu lieu en 2010 entre Szegedi et un criminel convaincu. Szegedi reconnaît que la rencontre a eu lieu, mais soutient que la cassette a été altérée d’une façon non spécifiée. Le parti Jobbik la considère comme authentique.

Dans la cassette on entend le délinquant affronter Szegedi en mettant en évidence ses racines juives. Szegedi clame qu’il est surpris et, peu après, lui propose de l’argent et des faveurs en échange de son silence.

Sous pression, Szegedi a renoncé le mois dernier à tous ses postes dans le parti Jobbik et il a renoncé à en être membre. Ceci n’était pas encore suffisant : la semaine dernière, il lui a été demandé de renoncer aussi à son siège au Parlement Européen. Le parti Jobbik dit que le problème est la suspicion de corruption, et pas les racines juives.

Szegedi a acquis sa réputation en 2007 en tant que membre fondateur de la Garde Hongroise, groupe dont les uniformes noirs et les drapeaux rayés rappelaient l’Arrow Cross, parti pro-nazi qui a gouverné brièvement la Hongrie à la fin de la deuxième guerre mondiale et a tué des milliers de Juifs. Au total, 550 000 Juifs Hongrois ont été assassinés durant ce qu’on appelle « l’holocauste », la majeure partie d’entre eux après avoir été envoyé en train dans des camps d’extermination comme Auschwitz. La garde hongroise a été interdite par les tribunaux en 2009.

Et voilà qu’alors Szegedi a rejoint le parti Jobbik, créé en 2003, pour devenir la plus grande force politique d’extrême droite du pays. Rapidement, il est devenu l’un de ses membres les plus éloquents et les plus en vue, ainsi qu’un pilier de la direction du parti. Depuis 2009, il se consacre au Parlement Européen à Bruxelles, étant l’un des trois parlementaires du parti de L’Union Européenne, poste qu’il dit vouloir maintenir.

Les séquelles de la saga de l’ascendance juive de Szegedi se sont étendues à ses intérêts commerciaux. Le directeur exécutif du parti Jobbik, Gabor Szabo, a quitté un site Internet qu’il possédait avec Szegedi, où l’on vendait des articles nationalistes hongrois. Szabo a dit que sa sœur avait renoncé à son poste d’assistante personnelle de Szegedi.

Rédigé à partir de l'article : http://www.aporrea.org/internacionales/n212054.html

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 09:41

Entre une croissance cliniquement morte et un chômage bien vigoureux, les choix économiques alliant libéralisme et rigueur ne serve qu'à protéger les intérêts des actionnaires.

La Grèce s'attend à une baisse de son Produit National Brut de 7 % cette année, une récession économique importante pour la septième année consécutive.

Pareil au Portugal avec une croissance négative attendue à 3 % et en Espagne avec une récession à 1,5 %.

On pourrait citer d'autres pays où la situation n'est pas brillante, à commencer par la France et sa croissance quasiment nulle. Même l'Allemagne, modèle des modèles pour nos petits esprits économiques, connait un ralentissement économique ! Comment pouvait-il en être autrement quand la majorité de ses fameuses exportations se font vers ses "partenaires" européens qui plongent, les uns après les autres, dans la récession ?

Le résultat de ces chiffres économiques calamiteux, c'est l'explosion du chômage, à 23 % en Grèce, 15 % au Portugal et même 24,6 % en Espagne ! !...

Avec un chômage qui devrait atteindre les 10 % en fin d'année, la situation française n'est pas non plus glorieuse ! Les annonces de plans sociaux dans de grandes entreprises cachent les plans sociaux qui concernent les sous-traitants et les PME.

Faut-il s'abandonner à la fatalité ? Non

Les discours sur la compétitivité ou sur la nécessité de réduire les dépenses de l'Etat, donc ses investissements et ses effectifs ne tiennent pas à l'analyse des faits.

Depuis trente ans s'appliquent des plans sensés augmenter la compétitivité de la France et réduire le déficit public.

Depuis trente ans, c'est le résultat inverse : des emplois industriels qui disparaissent, de la précarité en hausse pour les salariés et des comptes publics qui se dégradent.

Les discours et remèdes de nos politiciens sont les remèdes des médecins de Molière : le malade s'affaiblit ? On applique une purge ! Le malade sera encore plus affaiblit mais, c'est pour son bien !...

La course continuelle à la baisse des "coûts du travail" à amener à une perte de pouvoir d'achat des travailleurs et à une flambée de l'emploi précaire sans freiner la fuite des emplois : la mondialisation capitaliste a surtout permis aux entreprises une possibilité de mettre en concurrence les travailleurs, entrainant une course vers les pays les moins chers, les moins protecteurs !

Les privatisations et les baisses d'effectifs dans la fonction publique ont surtout permis au secteur privé de mettre main basse sur des filières rentables de notre économie (Energie, Télécoms, nucléaire,...) tout en affaiblissant la qualité des services publics proposés aux français.

Depuis 2008 et la "crise", l'austérité servirait désormais à résorber une dette publique dont il est nécessaire de répéter qu'elle provient pour l'essentiel des centaines de milliards d'euros de fonds publics qui ont servi à renflouer les banques privées qui ont spéculé durant des années pour le compte de leurs actionnaires.

Même sur cet aspect, ces politiques de rigueur sont inefficaces !

En Espagne, par exemple, pays où l'austérité est appliquée avec rigueur, la dette des banques espagnoles auprès de la BCE continue de croître et atteind désormais la somme fabuleuse de 375,5 milliards d'euros !

En Grèce, l'austérité a été mise en place pour "réduire le déficit public". Les dizaines de milliers de postes de fonctionnaires supprimés, les salaires bloqués, les pensions de retraite réduites et les taxes en forte hausse n'ont rien réglé de ce problème : le déficit public grec atteindra 7 % du PNB cette année, au delà des 5,4 % prévu en janvier, bien au delà des 3 % exigé par le traité de Maastricht et largement au delà des exigences du traité Sarkozy-Merkel de janvier dernier : 0,5 % !

Face à l'échec des politiques menées depuis trente ans pour réduire le chômage, les déficits publics et les déficits sociaux, ce n'est pas que la classe politique qu'il faut changer mais bien les choix politiques qui sont effectués !

Rompre avec la spirale du chômage et des déficits, c'est aller chercher l'argent là où il est, dans la poche des actionnaires et des grands groupes financiers et industriels pour le remettre au service commun, par les salaires et pensions, et par les investissements publics. C'est la politique progressiste que proposent le Parti communiste et le Front de gauche.

On est loin de cette réorientation avec le traité Sarkozy-Merkel que s'apprêtent à ratifier droite et socialistes ! Au contraire, le renforcement de l'austérité que prévoie ce traité ne fera qu'aggraver la situation des services publics et que diminuer les investissements publics sur les territoires, aggravant encore un peu les symptômes de la crise.

Exiger un référendum sur la ratification du traité Sarkozy-Merkel, c'est exiger du même coup un débat public sur les choix économiques et politiques de ces trente dernières années, soit toujours plus de libéralisme et de difficultés pour la grande majorité des français, soit une autre construction européenne, avec comme priorité l'humain d'abord et la liberté des peuples à décider de leur destin.

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 08:51

Les chiffres tout juste annoncés par le ministre de l’Économie bolivien, Luis Arce, reflètent l'ampleur des transformations accomplies, six ans après l'arrivée au pouvoir d'Evo Morales.

En six ans, un million de boliviens sont sortis de la pauvreté, 600 000 ruraux vivant dans une « pauvreté extrême » (1,25 dollars par jour), 400 000 citadins subissant une « pauvreté modérée ».

La pauvreté a reculé de 19% entre 2006 et 2011, passant de 62 à 43%. En 2006, la Bolivie était le deuxième pays comptant la plus forte proportion de pauvres, derrière Haïti. Par sa politique volontariste, la Bolivie a depuis laissé derrière elle le Paraguay, le Honduras, le Salvador ou encore la Colombie.

Parmi les pays ayant connu une réduction aussi spectaculaire de la pauvreté, deux autres pays progressistes, suivant une politique de transition vers le socialisme : l'Equateur qui a vu son taux de pauvreté passer de 37,6 à 28,6% depuis l'arrivée du président Correa en 2006 et le Venezuela qui a vu la pauvreté chuter, de 49,4 à 27,6% de la population du pays en treize ans, sous la direction d'Hugo Chavez.

Les politiques sociales du gouvernement d'Evo Morales ont joué un rôle crucial dans cette réussite.

  • le Bono Juana Azurdui, offrant une assistance médicale gratuite à 200 000 femmes enceintes ou nouvelles mères ;

  • la Renta dignidad, qui garantit une allocation vieillesse de 20€/mois (un quart du salaire moyen) à 700 000 personnes âgées n'ayant pas droit à la retraite ;

  • le Bono Juancito Pino, qui assure aux parents de 2 millions d'enfants une allocation de rentrée scolaire de 20€ pour couvrir les dépenses les plus urgentes.

Cette politique d'aide sociale s'inscrit dans une politique d'investissement public volontariste. Entre 2005 et 2011, les investissements publics dans les infrastructures ont augmenté de 600 millions à 3,5 milliards de $.

Des politiques sociales et des investissements publics financés par la réappropriation publique des richesses du sous-sol bolivien.

Depuis 2006, le gouvernement Morales a re-négocié avec les multi-nationales, en des termes avantageux, des contrats d'exploitation des richesses minières. Il a surtout nationalisé le gaz, et dernièrement le réseau d'électricité ainsi que d'une mine d'argent et d'indium concédée dans un premier temps à une entreprise canadienne.

L'exemple de la Bolivie d'Evo Morales, avec toutes ses contradictions et ses limites, montre qu'il est possible de mener une autre politique que celle des coupes sociales et des privatisations, dictée par le FMI mais aussi par l'UE sur notre continent

Une politique de progrès social passant par la réappropriation sociale des richesses, une politique de nationalisations qui remet le socialisme à l'ordre du jour.

Extrait du site : http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 09:47

Comme en 1992 avec le traité de Maastricht ou en 2004 avec le Traité Constitutionnel Européen, les communistes feront de la Fête de l'Humanité, en septembre, le point fort de la mobilisation contre l'Europe marchande et austéritaire.

Bien avant la signature du traité Sarkozy-Merkel par l'ancien président de droite, fin 2011, les communistes et le Front de Gauche ont attiré l'attention du peuple français sur ce Traité qui retire aux élus du peuple français le contrôle du budget national pour le confier aux bureaucrates bruxellois, un traité qui instaure une rigueur radicale aux peuples européens.

L'Histoire a montré que nous ne nous étions pas trompés lorsque nous dénoncions les dangers du traité de Maastricht, du TCE ou du traité de Lisbonne : la crise actuelle est due pour l'essentiel à une libéralisation complète de nos économies accentuée par une intégration européenne et une monnaie unique qui nous rendent prisonniers des stratégies décidées par les marchés financiers et une Banque Centrale Européenne qui leur sert de béquille.

Nous avons mené la résistance populaire à gauche contre Maastricht et contre le TCE, avec des succès évidents. Il en sera de même avec ce Traité Sarkozy-Merkel, traité d'intégration européenne une nouvelle fois avalisé par le Parti socialiste.

La Fête de l'Humanité, les 14, 15 et 16 septembre prochains, sera un nouveau rendez-vous de résistance populaire contre une dictature des marchés financiers que souhaite nous imposer l'Europe avec l'aval de notre gouvernement.

Au delà des nombreux concerts, des expositions, des stands et de la fraternité, la Fête de l'Humanité demeure le grand rendez-vous annuel de la gauche radicale et communiste. Un rendez-vous politique qui peut à nouveau changer la donne sur ce dossier européen !

Dans une interview au Journal du Dimanche parue le 12 août, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, critique à nouveau ce texte, auquel le Conseil constitutionnel a donné son feu vert jeudi: "C'est un corset de fer que la France enfilerait en ratifiant ce traité".

Il rappelle les promesses du candidat socialiste durant la campagne électorale : "François Hollande s'était engagé à renégocier ce traité et il n'a pas obtenu de renégociation" ;  "C'est donc aux Français de trancher car la nature du pacte lui-même touche à la souveraineté nationale sur les choix budgétaires. Je continue donc à demander solennellement au chef de l'Etat de les consulter par référendum".

Contre ce texte, "le Front de gauche est mobilisé et d'autres peuvent l'être. J'en entends notamment au PS et chez les écologistes", relève-t-il. "Des associations comme Attac sont décidées à agir, des forces syndicales aussi. Je les invite à se rassembler et à tenir des initiatives communes dès la fin du mois d'août et pendant le mois de septembre. La fête de l'Humanité sera un grand rendez-vous de cette mobilisation nationale. Ce sera la bataille prioritaire de la rentrée".

Rendez-vous est donné. Les stands eurois seront prêts à vous accueillir pour organiser la riposte dans notre département.

Mais, plus généralement, Pierre Laurent juge que les "débuts du gouvernement sont marqués par les contradictions que l'on craignait".  "Nous avons voté les premières mesures fiscales positives, mais le gouvernement a mangé son pain blanc", avertit-il. "Il est resté les bras croisés devant l'annonce des plans de licenciements, nous avons vu son impuissance face à PSA. Pour la rentrée, j'ai les plus grandes inquiétudes", "le gouvernement manque de l'ambition nécessaire" face aux difficultés.

Au delà du seul Traité européen de super austérité, c'est effectivement l'incapacité du gouvernement socialiste à s'opposer au capital qui plombe son action. L'alignement du PS sur les théories libérales le rend incapable de concevoir une politique en rupture avec les trente ans de dérégulation sociale et de mondialisation capitaliste qui ont ruiné nos organismes sociaux et détruit des millions d'emplois industriels en France.

Le PS devrait se pencher sur les expériences sud-américaines, les plus radicales de préférence, comme au Vénézuéla, en Bolivie ou en Equateur, mais même là où les politiques ont été plus consensuelles, en Argentine ou au Nicaragua.

Fidèles à leur analyse politique et à la ligne de conduite prise avant les élections, les communistes, ceux du sud de l'Eure notamment, travailleront à rassembler le peuple de France autour de combats forts pour la souveraineté nationale, l'emploi industriel, le pouvoir d'achat et la solidarité entre les citoyens.

Le combat contre le traité européen Sarkozy-Merkel commence, avec tous ceux, au sein du peuple, qui souhaitent combattre pour la souveraineté populaire et contre une austérité éternelle.

  Affiche-referendum-pacte-europeen-2012.jpg

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 13:03

Comme en 2006, les céréales font l'objet de spéculations financières, en dehors de toute réalité, de toute morale et de toute sécurité alimentaire pour les peuples.

Avec le capitalisme, tout devient sujet à spéculation. Personne n'est ainsi choqué par la spéculation sur la main d'œuvre que représentent les délocalisations ou l'exploitation des travailleurs clandestins.

Alors pourquoi s'étonner de voir des spéculateurs jouer à la loterie avec les réserves alimentaires mondiales ?

Malgré la crise du capitalisme et l'effondrement du marché spéculatif des subprimes, qui a jeté à la rue des centaines de milliers de citoyens pauvres des Etats-Unis et lancé cette infernale crise du capitalisme, les petites mains du capitalisme continuent de jouer au Monopoly avec les produits alimentaires de base.

Début 2008, rappelez-vous, la spéculation avait déjà fait des ravagees dans le Monde, avec une flambée des prix du blé, du riz et des autres céréales. Des émeutes de la faim avaient ainsi frappées de nombreux pays, comme l'Egypte ou le Mexique.

En France, c'était le fameux prix de la baguette qui était passé à la moulinette sans que ne soit vraiment dénoncé le fait que la matière première du pain, le blé, ne rentre que pour 5 % dans le prix final de la baguette.

Cette année encore, le cours des céréales flambe et avec lui, le cours du pain, mais aussi les coûts de production des éleveurs bovins, ovins, porcins et des éleveurs laitiers. En bout de chaîne, ce sont à nouveau les consommateurs qui paieront l'addition. En clair, les travailleurs.

Mais, ces hausses sont elles justifiées ?

La raison que l'on nous donne, c'est la sécheresse qui sévit en Russie et aux Etats-Unis, gros pays producteurs et exportateurs de céréales.  Des récoltes moins abondantes justifieraient l'envolée des cours mondiaux.

Encore une fois, la mondialisation sert de paravent à la spéculation !

C'est qu'en France, la production de blé est estimée en hausse de 8 % par rapport à 2011, avec 36,6 millions de tonnes et cela malgré une baisse des surfaces en blé de 100 000 hectares. Le constat est le même pour les autres céréales comme l'orge ou le triticale.

Au passage, le débat sur la décroissance et la nécessité de supprimer les exportations céréalières françaises en prend un coup : pour des pays qui ne peuvent produire suffisament pour des raisons climatiques ou agronomiques (Egypte, Chine), cette position fréquente chez les Verts et certains altermondialistes montre tout son potentiel criminel.

A l'heure actuelle, les cours des céréales ont déjà pris 50 % en quelques semaines, beaucoup plus sur un an. Pourtant, la moisson n'est pas finie, en France comme ailleurs dans le monde.

C'est que les spéculateurs, à Paris comme à Chicago, ne voient jamais les produits qu'ils échangent. et ces échanges sont purement virtuels car les stocks vendus et revendus ne bougent pas des silos portuaires pendant des mois !

Un stock de 20 000 tonnes de blé peut changer trente ou quarante fois de propriétaire avant de quitter le port de Rouen.

La réalité, ce n'est pas la pénurie de matières premières, agricoles en l'occurence, mais les gains mirobolants que font des traders, pour le compte de fonds de placements et de banques spéculatives, en jouant la hausse sur des produits indispensables à l'humanité.

L'Europe, dans tout son dogmatisme libéral, s'est évertuée à liquider les outils de régulation des marchés qui existaient dans les années 80, comme les stocks européens. Rappelez-vous des images fortes de stocks de beurre que nous montraient les médias dans les années 84 - 85 pour justifier l'abandon des stocks européens !

Avec un blé à 262 euros la tonne, contre 120 à 140 euros l'an passé, ce sont les consommateurs qui subiront les répercussions d'une nouvelle hausse des produits alimentaires à la rentrée, pains, pâtes, plats préparés et viandes notamment. En France notamment, malgré l'absurdité de la situation puisque la production française de céréales est, elle, en hausse forte !

Après les subprimes et les dettes publiques, les vautours de la finance démontrent leur absence complète de morale et leur cupidité, quitte à mettre en danger la sécurité alimentaire des plus pauvres de la planète.

La démagogique moralisation du capitalisme est enterrée de longue date. Il serait temps que le capitalisme suive !

En attendant, ce gouvernement qui se dit de gauche devrait exiger la remise en place d'outils de régulation européens pour les produits agricoles, histoire d'assurer des stocks de sécurité alimentaire et de calmer les appétits des spéculateurs. La révision actuelle de la Politique Agricole Commune serait une occasion rêvée.

On jugera sur acte.

Pour le reste, comme pour le pouvoir d'achat, ce sont aux travailleurs de se mobiliser quand il sera temps. Les communistes y contribueront.

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 09:48

Les socialistes dans l'opposition montraient leurs muscles contre le traité Sarkozy-Merkel. A peine au pouvoir, les voilà qui capitulent.

On ne peut pas dire que le gouvernement socialiste et François Hollande ont longtemps fait illusion ! Quelques mesurettes en mai, comme des diminutions de salaires des ministres, et les voilà déjà dans les pas de la droite !

Il y a eu la polémique autour du SMIC, augmenté d'à peine 2 % avant l'été, une augmentation sous forme d'aumône pour des millions de salariés qui attendaient autre chose d'un gouvernement se disant de gauche. On est loin des 1 700 € exigés par le Front de Gauche et le Parti communiste !

Puis, il y a eu le refus de François Hollande de revenir sur l'engagement de la France dans le commandement de l'OTAN, décision prise par Sarkozy. Laisser la France et son armée sous la houlette des Etats-Unis ne gène pas outre mesure notre nouveau gouvernement ? Ce signe d'abandon de souveraineté s'est poursuivi avec l'intensification des efforts de la diplomatie française en faveur des "rebelles" syriens, dans la logique de Nicolas Sarkozy en Libye, et pour la plus grande satisfaction des Etats-Unis et des pétrodictatures islamistes du Moyen-Orient.

Voilà maintenant que le gouvernement socialiste refuse au peuple français de s'exprimer sur le traité européen de Sarkozy et Merkel, ratifié par la droite en mars dernier !

Que n'avait-on pas entendu le candidat Hollande et les cadres du PS s'élever contre ce traité en début d'année ! Avec Hollande à l'Elysée, ce traité devait être fortement remanié.

Du vent ! Il a suffi d'une petite enveloppe de 120 milliards d'euros sur 5 ans pour la relance économique, dont la moitié déjà prévue dans des fonds européens, pour acheter la volonté socialiste.

Et malgré la confiscation d'un pouvoir national essentiel, le contrôle du budget de la Nation, par les bureaucrates libéraux de Bruxelles que prévoit ce traité, le Conseil constitutionnel a considéré qu'il n'y avait pas lieu à modification de la Constitution.

La belle aubaine pour tous les europhiles béâts et autres défenseurs du capitalisme mondialisé ! Pas de modification constitutionnel, cela veut dire "pas besoin d'un référendum" !

Le tour est joué. Ceux qui n'ont toujours pas digéré le refus du peuple français de se faire imposer le Traité Constitutionnel Européen, en 2005, ont sauté sur l'occasion pour priver le peuple de son légitime droit d'expression sur la question du contrôle de ses finances nationales. Les socialistes sont de ceux-là.

Pour éviter qu'une contestation populaire ne se mette en place, notamment sous l'action des forces démocratiques et patriotiques comme le PCF et le Front de gauche, le gouvernement a décidé d'aller vite et de faire voter ce traité avant la fin du mois d'août, donc avant la rentrée des vacances d'été.

Un vote à la dérobade qui montre bien la crainte de nos dirigeants sur le contenu de ce traité.

Ainsi va la démocratie bourgeoise ! Vous votez pour des candidats qui vous promettent monts et merveilles et qui trahissent leur parole à peine élus sans que vous puissiez dire quoi que ce soit. C'était déjà le cas avec Chirac, celui qui devait "réduire la fracture sociale", puis de Nicolas Sarkozy, le président du "pouvoir d'achat". C'est aujourd'hui le cas de François Hollande pour qui le "changement" ressemble de plus en plus à de la continuité.

Marx nous a enseigné que l'état et son organisation étaient au service de la classe sociale dominante. Rien d'étonnant à ce que la classe politique qui considère cet état comme démocratique ne fasse rien qui aille contre les intérêts des riches actionnaires et spéculateurs de ce monde !

Pour l'immense majorité de la population, les travailleurs, salariés ou indépendants, en études, en activité ou en retraite, c'est l'organisation autonome, au sein de syndicats, associations et partis politiques les représentant, qui permet la prise en compte de leurs intérêts par cet état et par les organisations patronales. Un rapport de force qui se dénomme "lutte des classes".

Sur cette question de l'intégration dans une Europe au service unique des marchés, ce n'est pas du côté d'une social- démocratie aujourd'hui largement acquise au libéralisme qu'il faut chercher une quelconque opposition, mais bien du côté d'une gauche radicale, communiste, pour qui les rapports humains ne se résument pas à quelques billets.

Avec le journal "L'Humanité",  vous pouvez devenir un des nombreux grains de sable qui grippent cette ratification du traité d'austérité permanente Sarkozy-Merkel.

Signez la pétition, en ligne ou sur papier, pour exiger un référendum sur la ratification de ce traité européen !


La pétition en ligne ici

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 09:04

Alors que la Syrie se débat dans une guerre qui oppose un gouvernement autoritaire laïque et une opposition armée dominée par les islamistes, le gouvernement français a fait le choix de soutenir la rébellion contre le gouvernement légitime.

En soutenant les rebelles de l'ALS (Armée de Libération Syrienne), François Hollande et son gouvernement suivent la même politique que Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci avait soutenu les rebelles libyens du CNT face au gouvernement officiel dirigé par Mouammar Kadhafi.

Le cas libyen aurait pourtant servir de leçon... si l'objectif visé était officiellement de "libérer" le peuple de Libye d'un régime dictatorial. Plus d'un an après la chute du pouvoir libyen et l'assassinat de son leader, la Libye est un pays en ruine, divisé en petits fiefs où règnent des bandes armées incontrôlables, un pays où la charia est appliquée contre la volonté populaire par des groupes islamistes. Cerise sur le gâteau : la destabilisation de la Libye a entrainé celle du Mali, avec l'arrivée au pouvoir d'islamistes radicaux dans le nord du pays.

Le désastre libyen, dans la ligne directe des désastres somaliens et iraquiens, n'a pas empêché le tout nouveau gouvernement socialiste français (avec l'aide des "pacifistes" Verts, notons-le !) de s'engager au côté du Qatar et des Etats-Unis dans une importante campagne de soutien aux opposants armés au gouvernement Syrien.

17 mois après les premiers affrontements, la situation de la Syrie démontre que deux solutions seulement existent : soit le pouvoir syrien parvient à reprendre le contrôle du pays, soit les opposants armés renversent le pouvoir et les fortes composantes islamistes (armées et soutenues par le Qatar et l'Arabie Saoudite) prendront rapidement le dessus.

La deuxième hypothèse, la prise de pouvoir par des islamistes, est malheureusement crédible. C'est ce qui s'est passé en Libye et en Iraq ! Et même en Tunisie et en Egypte !

L'obstination de nos médias, dans les pas du gouvernement, à mettre en accusation le seul gouvernement syrien tourne à l'absurde et à l'aveuglement. Ainsi, les massacres de Homs et d'Alep, attribués au pouvoir syrien, visent essentiellement les communautés chrétiennes et alaouites, plutôt favorables au régime actuel (Bachar El Assad est alaouite), et les enlèvements récents concernent des pélerins chiites. A l'inverse, les islamistes qui oeuvrent en Syrie sont sunnites, comme l'était Ben laden et comme le sont les régimes qataris et saoudiens.

La présence d'islamistes est avérée de longue date dans l'opposition syrienne. Déjà en juin 2011, Robert Stephen Ford, l’ambassadeur étasunien en Syrie, avait prévenu ses homologues à Damas de ce qu’Al Qaeda avait infiltré les forces de l’opposition.

On ne peut d'ailleurs qu'être incrédules face à des médias internationaux, français notamment, qui ont longtemps décrit l'opposition syrienne comme pacifique et sans armes. Ce ne sont pas quelques centaines de déserteurs, au mieux, qui ont pu fournir à l'ALS une capacité de feu capable de destabiliser des grandes villes comme Homs ou Alep, avec 4 000 hommes pour cette dernière ville, de mener des attaques coordonnées sur Damas ou d'organiser des attentats sur les marchés de Damas, contre le complexe de la défense nationale (le 18 juillet) ou contre la télévision d'état en début d'année.

D'ailleurs, l'information est désormais de notoriété publique : les américains aident officiellement le Qatar pour que celui-ci fournisse des armes aux insurgés syriens. Le célèbre journal allemand "Der Spiegel" en a fait sa principale information le 26 juillet dernier. Un des principaux dirigeant du CNS l'affirmait également il y a quelques semaines. On attend encore qu'un grand média français en parle.

Comment peut-on enfin parler d'une révolte populaire quand on sait que de nombreux mercenaires libyens, turques ou afghans participent à ce conflit au nom de l'Islam ? D'ailleurs, dans la ville d'Alep au centre de l'actualité actuellement, les 20 % de chrétiens comme les autres communautés de la ville, kurdes, turkmènes, alaouites, druzes ou chiites, n'ont aucun intérêt à voir des islamistes sunnites prendre le contrôle du pays. Tout comme bon nombre de syriens sunnites laïcs ! Les syriens savent bien ce qu'il est advenu de la Libye.

Pire ! L'opposition syrienne en "Syrie" (l'opposition intérieure, pourrait-on dire) avait réussi à s'unir en avril et mai 2011 sur des bases laïques, des revendications de démocratisation du régime et de redistribution sociale des richesses du pays. Les fortes mobilisations populaires du "printemps syrien" étaient sur ces bases et le pouvoir de Bachar El Assad s'était engagé (sincèrement ou non) dans des réformes démocratiques.

L'explosion de violences armées depuis a coupé court à ces manifestations populaires et le pouvoir syrien, agressé militairement, s'est logiquement braqué.

C'est finalement tout le mouvement de démocratisation de la Syrie qui est bloqué et c'est le peuple syrien qui souffre des bombardements et affrontements entre rebelles de l'ALS et armée régulière syrienne.

De fait, la révolte militaire actuelle en Syrie n'a rien de spontanée ni de populaire. Elle est le fruit d'une campagne de destabilisation menée pour le compte des Etats-Unis par les pétromonarchies islamistes du Qatar et d'Arabie Saoudite. Il s'agit de faire tomber l'un des rares régimes qui s'oppose à la toute puissance américaine au Moyen-Orient, après le renversement du régime libyen et avant celui du régime iranien.

Il est dommage que le nouveau gouvernement français poursuive sur une politique d'alignement sur la stratégie nord-américaine. Peut-être notre gouvernement croit-il pouvoir récupérer des miettes de marchés économiques pour les groupes industriels français en se ralliant au camp du plus fort ?...

Pour le peuple syrien, l'avenir s'annonce sombre, entre un embargo économique qui le prive de carburants et de gaz, et une guerre dont il est la première victime et dont il sortira de toute façon perdant.

Sur la Syrie, notre position est tout d'abord de faire cesser le bruit des armes, en arrêtant tout soutien aux rebelles et en exigeant du pouvoir syrien l'arrêt des bombardements. C'est le seul moyen d'éviter que sombre dans le chaos ce pays, ce qui entraînerait une destabilisation supplémentaire du Moyen-Orient.

Nous soutenons l'opposition syrienne, la vraie, celle qui oeuvre dans le pays, notamment le camp laïc, en premier lieu le puissant Parti communiste unifié de Syrie.

C'est à cette opposition laïque et au peuple syrien que nous faisons confiance pour bouger les choses en Syrie, non à des groupes militaires pilotés par une opposition syrienne de l'étranger, sous influence islamiste et dont les actions militaires ne font qu'entrainer le peuple syrien vers le chaos et la destruction.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 10:26

L'été n'a pas arrêté la pluie de mauvaises nouvelles économiques, depuis un chômage en hausse et des listes d'entreprises qui licencient qui s'allongent, jusqu'à la hausse annoncée des prix du gaz en passant par une crise de l'euro qui continue d'enfoncer de nombreus états européens dans une récession sans fin pour les travailleurs.

La question se pose : y-a t-il une issue à cette crise ?

Pour nombre de communistes, au sein et en dehors du PCF, mener des politiques dans le cadre du capitalisme, c'est gérer les intérêts des capitalistes qui se cachent derrière les institutions financières, les banques et les grands groupes industriels et commerciaux. C'est cette voie qu'a choisi le Parti Socialiste, en refusant de s'attaquer au dogme de la dette et aux marchés financiers !

La capitulation de François Hollande sur le dossier du traité européen Sarkozy- Merkel montre également l'alignement des sociaux-démocrates sur les recettes prônées par les marchés financiers, ceux-là mêmes qui sont à l'origine de nos difficultés économiques.

Sortir de la crise du capitalisme ne peut passer qu'en affrontant frontalement, courageusement, ce capitalisme et ses marchés financiers. Pour cela, il faut refuser de payer une dette qui aujourd'hui sert de rente aux actionnaires des institutions financières privées, et rejeter une Union européenne et un euro qui sont des outils de soumission de nos économies et de nos nations aux choix des financiers et des actionnaires.

Réunis pour la troisième fois en "Rencontres nationales" à Marseille en juillet, des communistes de différents horizons, militants PCF ou non, ont décidé de publier un appel aux communistes et aux sympathisants pour s'attaquer au discours dominant en faveur de l'austérité et rompre réellement avec une crise entretenue pour le bénéfice des seuls actionnaires.

Nous publions ici cet appel que nous partageons.

A la suite, vous trouverez une pétition lancée fin juillet par le journal "L'Humanité" en faveur d'un référendum sur le traité européen Sarkozy - Merkel actuellement refusé par Hollande et le PS.

Malgré les insuffisances de ce texte, il s'agit d'un premier pas pour que le peuple de France reprenne le pouvoir sur son avenir et pour ouvrir une brèche dans le discours dominant en faveur d'une austérité dont on commence à mesurer les dégâts en Grèce ou en Espagne.

La bataille autour du Traité Constitutionnel Européen, en 2005, a montré que le peuple pouvait imposer ses choix aux dirigeants économiques et politiques du capitalisme français.

Renouvelons cette victoire en exigeant massivement un référendum sur le traité Sarkozy-Merkel !

  Rencontres-communistes---Appel-de-Marseille-2012.jpgPetition-Referendum-Europe-2012.JPG

Cliquez sur la pétition pour la signer en ligne !

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 09:04
L'arroseur arrosé.
Ce journaliste cubain réfugié en Floride ironise sur la "démocratie" aux Etats-Unis à partir du vote pour le nouveau maire de l'agglo de Miami.
On constatera probablement pour les Présidentielles en 2014 que seuls 40 % des électeurs inscrits sur les listes électorales participent au vote. Mais comme moins d'un étatsunien sur deux est inscrit sur les listes électorales, cela fait que moins de 20 % des électeurs potentiels désignent leur président. Avec un peu plus de 50 % des voix, le Président élu ne représente que 10 % des adultes en âge de voter ! Démocratique ?
Et encore ! Aux Etats-Unis on peut être élu avec moins de voix que son soncurrent. C'est ce qui a permis l'élection de George Bush junior en 2000 qui emporta le scrutin au nombre de Grands électeurs alors que le candidat démocrate Al Gore avait une avance de 550 000 voix ! Aux Etats-Unis, chaque Etat désigne un nombre déterminé de grands électeurs. C'est le candidat arrivé en tête (même de 1 voix !) qui emporte l'ensemble des grands électeurs de l'Etat !
Démocratique ?
Avec cet article, ce sont les cubains qui retournent les critiques qu'on leur fait sur la démocratie.
Le cas de Miami-Dade est d'autant plus important qu'il abrite la majorité des cubains anticastristes réfugiés ici depuis les années 50.
Solidaire

"Je n’étais pas très fixé sur ma décision d’écrire ou pas à propos des élections dans le Comté de Miami-Dade (Floride) parce que j’ai déjà écrit maintes fois à ce sujet et on devient vite répétitif. Le problème c’est qu’il y a toujours quelque chose de nouveau à dire sur ces élections tenues à intervalles réguliers dans ce Grand Miami, nom sous lequel on désigne ce comté.

Miami-Dade s’étend sur une superficie d’environ 1 900 miles carrés ; l’État de Floride a une superficie totale de 53 624 miles carrés ; la population du comté de Miami-Dade, selon le dernier recensement, est de 2 500 766 habitants et celle de l’État de Floride de 19 000 000 habitants. Ce Comté est le plus peuplé de La Floride et le 8ème plus peuplé des États-Unis.

Des 2,5 millions d’habitants du comté, 1 243 000 sont inscrits sur les listes électorales, c’est-à-dire un peu moins de 50 % de la population. Parmi ces personnes qui ont le droit de vote, seulement 248 605 ont exercé ce droit lors des élections qui se sont tenues il y a une quinzaine de jours, c.-à-d. environ 20 % des électeurs.

Comme on l’entend dire ironiquement dans la rue, ce n’est pas un record, mais c’est un « good average », une bonne moyenne… Bon, c’est une moyenne qui fait mourir de rire, certes, mais ce n’est pas ça qui est important.

Ce qui importe c’est que ces élections, entre autres finalités, avaient pour but d’élire le Maire du Comté, car Miami-Dade comprend 35 municipalités et chacune de ces municipalités élit son maire. Par exemple, Miami Beach, Hialeah, Miami, etc. sont des villes du comté, mais elles ne jouissent que d’une autonomie limitée pour leur administration.

Le Maire du Comté, un Américain-Cubain du nom de Carlos Giménez, un ancien pompier de la ville, a remporté les élections avec 126 525 voix, soit 54,23 % des voix exprimées, soit, aussi, 10 % des électeurs inscrits, ce qui représente, au final, plus ou moins 5 % de la population du comté.

Qu’en dites-vous ? La plus haute autorité du comté de Miami-Dade représente 5 % de la population de ce comté.

N’a-t-on pas simplement défini la démocratie comme le gouvernement de la majorité qui respecte le droit des minorités ? Eh bien, à ce qu’il semble, dans le Comté de Miami-Dade, la définition est tout autre ; on peut dire qu’ici la démocratie c’est le gouvernement de la minorité qui est méprisé par l’immense majorité.

Il faut dire, en outre, que lors de ces élections du 14 août, sur les 248 605 voix exprimées, 92 000 furent des votes par procuration, c.-à-d. que 37 % des électeurs, pour voter, ne se sont présentés dans aucun bureau de vote.

Cette façon d’exprimer son vote a déclenché un formidable scandale politique qui a conduit à l’arrestation de certains individus qui ont eu recours à cette procédure de vote pour le manipuler à leur guise et avantage. Les « boleteros » (« détenteurs de bulletins de vote »), comme on appelle ces individus, manipulent des centaines de votes à leur gré et en faveur des politiciens qui les payent. Comme presque toutes les restrictions qui existaient auparavant pour voter par procuration ont été abolies, il est extrêmement facile pour n’importe lequel de ces « boleteros » de solliciter et d’obtenir un bulletin de vote rédigé au nom de n’importe quel électeur inscrit et peu importe si cet électeur est un handicapé mental ou s’il est dans l’incapacité physique de faire un choix conscient parmi les candidats. Les « boleteros », simplement, remplissent le bulletin de vote et l’envoient par la Poste au Centre Electoral où il est comptabilisé comme vote.

Les hommes politiques, évidemment, nient tout lien avec ces gens et nient même les avoir jamais rencontrés, même lorsque, comme cela est arrivé, on a pu voir des photos où ces individus apparaissaient dans les mêmes lieux que les candidats.

Le cas de Carlos Giménez est incroyable. Sur la totalité des votes par procuration enregistrés à l’occasion de ces élections municipales, il a bénéficié de 62 % de ces votes par procuration alors qu’il n’a remporté cette élection qu’avec 54 % des voix exprimées. Par conséquent, 43 % de voix obtenues par Carlos Giménez ont été des votes par procuration. Qu’en dites-vous ? L’homme qui nous gouverne actuellement dans ce comté, non seulement n’a obtenu que 10 % des voix des électeurs inscrits, mais presque la moitié de ces voix ont été émises par un système de vote empreint de corruption, malhonnêteté, manipulation et fraude.

Et c’est ça qu’on appelle « démocratie » ? Si les choses se passent ainsi il serait presque préférable que les maires soient désignés par les gouverneurs et que ces derniers, à leur tour, soient nommés par le Président lequel, à son tour, serait désigné par un groupe de vieux sages. À l’arrivée, ce serait du pareil au même.

Comme disent les paysans cubains, pour le lait que donne la vache, autant vaut que ce soit le veau qui en profite."

Lázaro Fariñas

Rebelión
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=154879

Traduit de l’espagnol par Manuel Colinas Balbona pour Le Grand Soir

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