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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 08:03

C'est le début de l'événement populaire de la rentrée, le rendez-vous des 11 % d'électeurs qui ont choisi le candidat Front de gauche en avril dernier, la Fête de l'Humanité !

Entre musique et gastronomie, expositions et livres, débats sérieux et franche rigolade, la Fête de l'Huma brasse 600 000 participants dans une marmite de fraternité, une ambiance incomparable où flotte l'esprit communiste, celui de l'échange, de la tolérance et de l'espoir en un avenir meilleur.

Inutile de nous chercher sur les marchés ces trois jours ! Nous serons nombreux du sud de l'Eure à virevolter dans la foule dense des allées du parc du Bourget, à recharger nos batteries sous les arbres de Seine-Saint-Denis.

Les stands eurois afficheront sans doute complet, comme chaque année. En tout cas, si vous passez par là, n'hésitez pas à nous faire un coucou en passant !

Je vous laisse. L'appel de la Fête est le plus fort.

Huma 2011 - 16 septembre (2)

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Huma 2010 - 06

Huma 2010 - 62

Huma 2010 - 55

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 09:00

Peut-être pas spontanée, l'attaque du consulat américain de Benghazi a entrainé la mort de l'ambassadeur des Etats-Unis et de plusieurs autres personnes. Le piège libyen se referme sur les occidentaux, comme l'Afghanistan ou l'iraq.

D'un côté, il y a l'analyse et la réflexion, l'étude des leçons de l'Histoire. De l'autre, il y a l'appât du gain des entreprises privées et l'empressement des états à répondre à leurs exigences.

Côté leçons de l'Histoire, les expériences afghanes et iraquiennes ont clairement montré que les aventures militaires de l'Occident contre des gouvernements étrangers finissaient par se retourner contre les Occidentaux eux-mêmes. Et encore plus loin, l'exemple somalien, et l'intervention américaine dans ce pays avant l'Iraq, a également tourné au fiasco.

Un minimum de réflexion aurait dû amener nos gouvernements à ne pas se lancer dans des programmes de destabilisation militaire de la Libye, surtout en s'appuyant sur les courants islamistes les plus radicaux, ceux qui sont en plus connus pour être des ennemis irréductibles de l'Occident !

Mais voilà ! Derrière la chute du gouvernement libyen, il y a des intérêts financiers et économiques pour des groupes étatsuniens ou européens, comme les compagnies pétrolières. Le scénario iraquien reproduit en Libye.

La production pétrolière libyenne a repris, ce coup-ci non pas par le biais de l'état libyen, qui s'en servait pour financer gratuitement écoles et logements pour les libyens, mais pour le compte de compagnies pétrolières dont le groupe Total.

Pays en ruine dont la principale source de revenu finance désormais des actionnaires étrangers, pays divisé par une guerre entre des milices diverses armées par les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne ou le Qatar, la Libye subit désormais le joug de groupes mafieux ou islamistes, au choix.

A s'appuyer sur de tels "alliés", pas étonnant que la situation finisse par tourner au vinaigre une fois le seul objectif commun atteint, en l'occurence, la chute de Kadhafi et de l'état laïc !

Et, comme en Afghanistan ou en Iraq, une fois les structures politiques et civiles de l'état laïc détruites, ce sont des groupes islamistes radicaux, grassement financés par nos grands "alliés" arabes, le Qatar et l'Arabie Saoudite, qui prennent le dessus, entrainant quelques pauvres bougres perdus dans leur pays ruiné.

Et l'Occident finit par en payer le prix.

C'est ce qui est arrivé mardi soir en Libye.

Des hommes armés ont attaqué notamment avec des roquettes le consulat des Etats-Unis à Benghazi (est libyen), considéré désormais comme un fief des islamistes radicaux.  Avant la chute de Kadahafi, que n'a t-on pas encensés les rebelles de Benghazi ! Doit-on en rire ou en pleurer ?

Des bombes artisanales ont été lancées et des affrontements ont opposé les forces de sécurité aux hommes armés parmi lesquels des salafistes, selon les témoins. Le consulat a été incendié après avoir été pillé et vandalisé.

L'ambassadeur Chris Stevens, ardent soutien de la révolte contre le régime Kadhafi, et trois fonctionnaires du consulat ont péri. Trois à six civils américains auraient été blessés, selon des responsables américains.

Des agents de sécurité libyens ont également été tués (mais là, pas de chiffres : on s'en fout ! ce sont pas des américains !).

A l'origine officielle de l'attaque, la diffusion sur internet d'un film provocateur et salissant l'islam, tourné par un réalisateur israélo-américain. Un véritable pamphlet anti-musulman, volontairement lancé sur le web alors que la situation est tendue entre Etats-Unis et islamistes du monde entier ! Une tactique bien connue du pouvoir israélien, qui menace actuellement  de guerre l'iran.

Dans ce cas, il s'agirait plutôt d'une excuse dont se seraient saisis les islamistes pour passer à l'offensive vue la préparation quasi militaire de l'assaut.

Encore une fois, l'Histoire nous a montré que provoquer une guerre d'agression (Iraq ou Afghanistan) ou une guerre civile (Libye) n'entraine que des catastrophes pour les peuples de ces pays, par les destructions directes et les nombreuses victimes, et par les conséquences économiques et sanitaires à long terme. Mais, pour les occidentaux, les conséquences sont également dévastatrices : l'intervention contre un peuple entraine automatiquement la radicalisation d'une partie de la population et destabilise tous les pays voisins. On le voit avec le Mali, dans le cas libyen.

L'aveuglement occidental après l'Afghanistan et l'Iraq, puis la Libye, nous amène aujourd'hui à reproduire les mêmes erreurs dans le dossier syrien. Là aussi, soutenir et armer une guérilla en partie islamiste n'entraine qu'une guerre civile dévastatrice pour les civils syriens et destabilisatrice pour toute la région, Liban et Turquie en tête.

Mais, comme en Libye ou en Iraq, les objectifs des régimes occidentaux en Syrie n'ont rien à voir avec la démocratie et avec le bonheur des syriens. Rien à voir non plus avec les intérêts des simples citoyens français.

Géopolitique et stratégie de guerre économique sont les motivations de nos gouvernements dans ces conflits. Les médias servant de relai à la propagande officielle, comme pendant toute période de guerre.

Mais, pour les forces politiques qui ne sont pas aux ordres des puissances financières et industrielles, comme le Parti communiste, il ne peut pas y avoir de soutien à ces stratégies suicidaires de guerres directes ou indirectes avec d'autres pays.

Bien au contraire, par internationalisme, nous soutenons les luttes autonomes de ces peuples pour la démocratie et nous dénonçons les collusions de nos gouvernements avec les régimes qui oppressent leur peuple, comme ceux de la Françafrique, comme Bahreïn, l'Arabie Saoudite, le Qatar ou encore l'oppression du peuple palestinien par l'Etat d'Israël.

Dans le cas syrien, par exemple, nous sommes au côté des démocrates syriens à l'origine des mouvements sociaux du printemps 2011, notamment les syndicalistes et communistes syriens, opposants qui aujourd'hui ne peuvent plus s'exprimer contre le pouvoir syrien mais qui nous appellent à faire pression sur nos gouvernements pour qu'ils arrêtent de soutenir la rébellion armée en Syrie.

Malgré les exemples afghans et iraquiens, la France a suivi les Etats-Unis dans l'aventure libyenne. Les conséquences se font tout juste sentir.

Malheureusement, nous n'avons pas le sentiment que le nouveau gouvernement français soit en capacité de résister aux vélléités guerrières des Etats-Unis et des grands groupes industriels dans le dossier syrien.

Comme à l'époque de l'Indochine ou de l'Algérie, et à l'inverse du dossier lybien, ce sera au peuple français d'indiquer clairement à son gouvernement son refus d'une implication militaire de notre pays au côté des rebelles syriens.

Le rôle de la France doit être de calmer le jeu et de pacifier la région afin de permettre une résolution pacifique et politique de la crise syrienne.

Pour le bien des syriens, comme pour le bien des français.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 09:53

Refus d'un référendum européen par Bruxelles et refus d'un référendum français par l'Elysée : battons-nous pour la démocratie !

L'espace démocratique européen est des plus réduit. Les commissaires européens peuvent refuser toute initiative populaire pourtant inscrite dans le traité de Lisbonne tandis que le gouvernement français s'obstine à refuser au peuple le droit de s'exprimer sur le nouveau tour de vis économique et démocratique que constitue le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), autrement appelé traité Sakozy-Merkel.

Une initiative européenne bloquée par Bruxelles

L’initiative citoyenne européenne (ICE) est une disposition du traité de Lisbonne qui permet à un comité de sept citoyens de faire une proposition d’acte juridique. Ils doivent pour cela recueillir, en un an, au moins un million de signatures dans sept pays par voie de formulaires ou d’Internet. Si l’objectif est atteint, la Commission est contrainte de le traduire en acte juridique ou d’expliquer pourquoi elle le refuse. Il faut un nombre minimal de signatures dans ces sept pays. Le plancher français est de 55 500 noms.

La commission européenne vient pourtant de refuser la proposition d'initiative citoyenne européenne visant la création d'une banque publique européenne portée par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du Parti de la Gauche Européenne et six autres personnalités européennes, Alexis Tsipras, Président de la coalition Syriza de Grèce, Marta Sanz, écrivaine espagnole, Heinz Bierbaum, syndicaliste et député allemand, Judit Morva, intellectuelle hongroise, Lidia Menapace, de l'association des partisans italiens et Nico Cue, syndicaliste de la FGTB Belge.

Face aux politiques d'austérité et de toutes les mesures « de gestion de la crise », les partisans de cette initiative voulaient porter l'idée d'une banque qui, contrairement aux banques privées qui spéculent au lieu d'investir dans l'économie réelle, ait pour mission de financer les services publics et des innovations industrielles écologiques et respectueuses des droits des salariés. Au moyen d'une grande campagne pour récolter 1 million de signatures de citoyens européens, cela aurait pu favoriser l'intervention citoyenne dans le chemin vers une sortie de crise.

Le motif de ce refus est consternant : « la commission considère qu'il n'y a pas de base juridique dans les traités qui permettrait de présenter une proposition d'un acte juridique établissant un tel organisme ».

Il y a au moins deux leçons à tirer de ce blocage de la commission. La première est que les dogmes sacrés qui guident les choix de l'UE et qui conduisent chaque jour un peu plus tous les peuples européens vers l'abîme, empêchent toute proposition innovante au service des peuples. La refondation des objectifs de l'UE est plus que jamais nécessaire pour trouver des issues à la crise. La seconde est que le pouvoir des citoyens sur les décisions européennes reste à conquérir. C'est évident au regard du pouvoir exorbitant que s'octroient les commissaires politiques européens !

Il est inadmissible que le jour où la banque centrale européenne en décidant le rachat direct de titre de dette des Etats membres de la zone euro, reconnaît l'échec de ses choix antérieurs, la commission européenne décide de refuser la possibilité même d'une telle campagne.

Dimanche 30 septembre : 25 organisations contre le Traité européen

25 organisations appellent les français à la mobilisation contre le traité de fer signé Sarkozy et Merkel et que les socialistes français, avec la complicité de l'UMP et du Modem, tentent de nous imposer en catimini.

La pétition de l'Humanité et les tracts que nous diffusons sur les marchés, dans les quartiers ou aux portes des entreprises, sont les seules informations que possèdent les français sur le débat autour du traité européen qui imposera l'austérité permanente et le contrôle de Bruxelles sur les budgets nationaux. Le silence des médias est tel que Claire Chazal a "oublié" d'en parler l'autre soir sur TF1 lors de l'interview de François Hollande ! !... Trop fort !

Encore une fois, comme en 2005 avec le Traité Constitutionnel Européen, les soi-disantes valeurs démocratiques défendues par l'Europe et par nos grands partis "démocrates" , sont bafouées, foulées au sol.

Comme en 2005, c'est de la gauche radicale et du mouvement social et syndical que part la mobilisation pour sauver la démocratie, le droit du peuple à décider de son sort.

Le dimanche 30 septembre, donc, sera organisée à Paris (heure et lieu à confirmer) une grande manifestation nationale pour exiger un débat public et démocratique sur un traité qui est loin d'être minime, débat débouchant sur un référendum. Parmi les premiers signataires, on retrouve le PCF et le Front de Gauche bien sûr, mais aussi d'autres forces politiques du Front de Gauche (Fase, C&A, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, PCOF, Parti de Gauche, République & Socialisme) ou non (NPA), des syndicats (Solidaires, Sud BPCE), des associations d'économistes et altermondialistes (Attac, CADTM, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic) et d'autres structures (Aitec-IPAM, AC !, ANECR, , Cedetim-IPAM, CDDSP, CNDF, Marches Européennes, , Résistance Sociale).

La réussite de cette première initiative publique, quinze jours après le grand rendez-vous populaire de la Fête de l'Humanité, sera un appui pour la lutte contre l'austérité, contre le verrouillage démocratique et contre l'Europe du Capital.

Alors que le système capitaliste est en crise, les institutions européennes et nationales tentent de verrouiller l'économie et les libertés pour empêcher l'émergence de toute politique alternative au libéralisme actuel.

Il est dommage qu'un gouvernement français se réclamant de la gauche se plie à ces pratiques peu démocratiques.

Face à une Europe qui se referme autour de ses dogmes libéraux et refuse toute remise en cause, c'est au peuple de prendre la parole, d'effectuer sa révolution citoyenne, pour reprendre le pouvoie et exiger une société plus démocratique, plus solidaire. C'est le sens profond du combat pour un référendum sur le traité européen.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 10:02

Supprimer les frontières, les règlementations sociales et les impôts sur les riches, base de toute politique libérale, ne fait pas baisser le chômage. Loin de là !

Un taux de chômage européen à 8 % en novembre 2008.

Un taux de chômage européen à 10,1  % en juillet 2011.

Un taux de chômage européen à 11,3 % en juillet 2012.

Voici le résultat dramatique des politiques de nos gouvernements en Europe !

Il ne s'agit pas de fatalité due à une quelconque concurrence mondiale ni d'incompétence de la part de nos dirigeants. Ce chômage qui explose est le fruit de politiques mûrement réfléchies lancées dans les années 80 par Ronald Reagan aux Etats-Unis et par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne sous le label de libéralisme économique.

En trente ans, ces politiques n'ont jamais amélioré le marché de l'emploi dans les pays où elles ont été appliquées. Elles n'ont jamais empêché la désindustrialisation et la précarisation des conditions de vie des travailleurs, bien au contraire.

Le coeur du libéralisme, c'est bien l'ouverture des frontières et la mise en concurrence des biens... et des personnes.

Mais qui peut profiter des "bienfaits" de cette concurrence si ce n'est ceux qui détiennent suffisament d'argent, de "capital", pour déplacer ses sommes de pays en pays selon les profits qu'ils peuvent en tirer ?

Que peut un salarié, ouvrier, technicien, fonctionnaire ou cadre, contre une délocalisation, un refus d'investir dans la recherche ou la modernisation d'une entreprise, une baisse des salaires ou des protections sociales dans un pays voisin... ou lointain ?

Le message positif sur les "bienfaits" de l'Europe et de la mondialisation se sont évanouis depuis belle lurette. Ceux qui voyaient l'Europe comme une chance de voyager, de connaître d'autres cultures, il y a encore vingt ans, ceux-là sont peu nombreux, notamment chez les jeunes.

L'Europe ne fait plus rêver. Elle fait même peur.

C'est en fait ce système économique qui fait peur.

Quel est ce monde, ce système politique et économique où 85 % des personnes interrogées estiment que leurs enfants sont plus exposés qu'eux au risque de pauvreté ? Quel est ce régime qui fait que 58 % des enfants de 8 à 14 ans ont "peur" de devenir pauvres ? C'est pourtant le résultat d'une enquête effectuée pour le Secours populaire par l'institut Ipsos.

8,2 millions de français sont considérés comme pauvres par l'INSEE. 13,5 % d'entre nous !

C'est la réalité de la France de 2012, bien loin de l'époque bénie des années 70 et du début des années 80, avant la mondialisation capitaliste, avant l'intégration européenne et avant l'arrivée du libéralisme économique.

Aujourd'hui, même une parti de la gauche s'est convertie aux lois du marché et au libéralisme ! C'est le cas d'une grande partie de l'appareil socialiste.

Comment comprendre autrement cette passivité du gouvernement Hollande-Ayrault face aux dizaines de plans de licenciements partout en France ?

Partout des batailles autour de l'emploi sont menées : PSA à Aulnaye, Fralib à Marseille, IPSEN ou Sanofi pour la pharmacie, Pétroplus en Seine-Maritime, M-real dans l'Eure,... La liste est bien plus longue !

Toutes ces batailles tiennent parce que les salariés s'accrochent à leur entreprise, à leur emploi, parce que des syndicats puissants et organisés, CGT en tête, les assistent, parce qu'ils trouvent localement des appuis politiques, auprès des militants et élus communistes principalement.

C'est toujours la mobilisation des salariés, de leurs familles et de leurs élus qui impose au gouvernement des actes en faveur de ces emplois. Le cas Sealink est exemplaire avec la reprise en SCOP (coopérative ouvrière) de la navigation etre Calais et Douvres. Le député communiste européen, Jacky Hénin, calaisien lui-même, était au côté des salariés de Sealink tout au long de la lutte, comme l'est Gaëtan Levitre, maire et conseiller général d'Alizay, dans le cas des M-real. Pour  eux, comme pour les Sealink, la victoire est au bout !

Avec un taux de chômage qui va atteindre 10 % de la population active d'ici la fin de l'année, la France a besoin d'un sursaut populaire, d'une mobilisation pour bouger les lignes politiques et pousser ce gouvernement à rompre avec les dogmes libéraux qui l'enchainent.

Dossier de l'emploi et dossier européen sont intimement liés. Les communistes seront en action aux premières loges, comme lis le sont depuis toujours, pour informer et éveiller chacun à cette nécessaire mobilisation pour défendre nos intérêts de travailleurs, c'est-à-dire nos emplois, nos salaires et nos acquis sociaux.

Premier gros rendez-vous de rentrée : la Fête de l'Humanité, le week-end prochain au Bourget (93) avant la journée de mobilisation sur l'emploi à l'appel de la CGT, le 9 octobre prochain.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 09:08

Guerre de communiqués ce week-end sur la demande de naturalisation de Bernard Arnault à la Belgique.

Il demande la nationalité belge mais c'est pour faire "fructifier ses affaires en Belgique". Décidément, les riches patrons prennent les français pour des abrutis !

Qui peut croire à cette incroyable justification ? Bernard Arnault, grand patron du groupe de luxe LVMH et première fortune de France, demande la nationalité belge uniquement pour faire fructifier ses affaires en Belgique ? C'est sûr ! Le marché belge est gigantesque et le luxe n'y est pas encore implanté ! Une histoire belge ?

Le communiqué du groupe LVMH qui lance cette information cherchait à jouer au pompier face à une polémique qui a rang de scandale économico-social en cette période où tout les grands patrons et spéculateurs réunis demandent aux français et à leur état de faire des "efforts" et des économies.

Quand on sait que seigneur Arnault a annoncé qu'il irait de toute façon à Monaco, paradis fiscal bien connu, si sa demande de naturalisation belge ne donnait rien. On comprend mieux l'attachement de ce monsieur au pays de Tintin ! Nul.

Ce qui est certain, c'est que la démarche de Bernard Arnault tombe au moment où le gouvernement Ayrault se souvient subitement qu'il est de gauche et annonce une imposition des revenus de plus d'un million d'euros (par personne, pas par foyer !) à hauteur de 75 %.

Bon, l'idée est peut-être bonne mais ni les sportifs, ni les artistes ne sont concernés. On se demande pourquoi ? Déjà une grande majorité de nos footballeurs et joueurs de tennis sont domicilés à l'étranger. Qu'est-ce que ça change ?

Ne parlons pas de nos "artistes" ! On parle de Jeannot les Vacances (Johnny Hallyday pour les anglophones) mais sont aussi concernés des personnages plus charismatiques comme Yannick Noah.

Sur le fonds, la question est de savoir de quel droit des gens qui accumulent des richesses pharaoniques en France, par la spéculation, par des salaires immérités au regard des résultats économiques qu'ils produisent, ou par des activités artistiques ou sportives que financent les français, peuvent-ils bénéficier d'une fiscalité qui leur permet d'échapper à l'effort commun de financement de la collectivité ?

Y-a t-il une morale dans tout ça ?

On nous rabat les oreilles depuis des années sur une crise qui exigerait de chacun des efforts importants, par la modération salariale, par des déremboursements médicaux, par des hausses de TVA, bientôt de la CSG. Les citoyens sont appelés à réduire leurs dépenses, leurs loisirs, leurs soins médicaux, à travailler plus longtemps pour espérer, peut-être, une retraite... un jour.

Par contre, ces efforts ne concerneraient pas ceux qui ont hérité d'une grande richesse de leur famille, comme les Bettencourt, ceux qui se retrouvent à la tête de groupes industriels, commerciaux ou financiers et qui multiplient les bénéfices en fermant des usines en France (Carrefour, PSA, Alcatel,...) ou ceux qui ont échappé à l'usine ou au bureau en poussant la chansonnette ou en tapant dans un ballon ?...

Encore une fois, on nous explique que c'est aux victimes de payer cette crise économique, provoquée par un système capitaliste qui joue à la roulette russe avec l'argent issu des richesses produites par les travailleurs ! Les responsables, à la tête des grandes entreprises, à la tête des fortunes qui croissent en Bourse, et ceux qui détiennent le plus de richesses en France, ceux-là seraient dispensés de tout effort ?

Non ! Il n'ya pas de morale car le capitalisme n'est pas une philosophie morale, c'est un système économique qui a pour objectif de faire croître le capital, quel qu'en soit le prix !

Pendant la campagne des Présidentielles, avec le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, nous avons défendu l'idée que tout chef d'entreprise exerçant son métier en France devait payer des impôts en France.

De la même façon, nous avons proposé que tout sportif qui souhaite porter le maillot de l'équipe de France, en foot, en tennis ou en un autre sport, doit lui aussi payer des impôts en France.

Le cas Arnault, à la suite d'autres grands patrons, sportifs ou chanteurs, montre la validité de cette proposition.

Bernard Arnault veut partir en Belgique ? Soit ! Mais qu'il laisse son salaire et ses avantages à un nouveau dirigeant imposable en France !

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 09:14

Avec la rentrée, les communistes reprennent leur travail militant auprès des travailleurs et habitants des cantons du sud de l'Eure.

Vous trouverez ici le dernier tract produit par les communistes de la section Eure Sud et dont la distribution commence sur les cantons de Saint André, Nonancourt et Damville.

Si votre commune n'est pas couverte et que vous souhaitez en recevoir un exemplaire, contactez-nous à pcf-eure-sud@orange.fr !

Bonne lecture !

Proposition Tract Eure Sud PCF - sept 2012 -Recto  Tract Eure Sud PCF - sept 2012 -Recto

Proposition Tract Eure Sud PCF - sept 2012 - Verso  Tract Eure Sud PCF - sept 2012 - Verso

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 08:26

L’Union européenne et les classes dirigeantes des États-membres sont décidées à faire payer le prix fort au peuple pour la crise de plus en plus profonde que rencontre le système.

Nous, partis communistes et ouvriers des États-membres de l’Union européenne, appelons les travailleurs de toute l’Europe à résister et à s’opposer à l’adoption du Traité sur la stabilité, de la coordination et de gouvernance dans l’Union économique et du traité révisé sur le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Les deux traités instaureraient dans les États-membres de la « zone euro », et en réalité dans tous les autres pays signant ces accords, l’austérité économique à perpétuité, avec des coupes de plus en plus importantes dans les dépenses publiques, des augmentations des impôts indirects, des baisses de salaire, la poursuite de la libération des marchés et de la privatisation des entreprises et des services publics, des ressources nationales fondamentales.

Il s’agit d’une stratégie visant à créer une Europe des bas salaires, avec des dépenses publiques réduites au minimum, une pauvreté massive et des travailleurs privés de l’essentiel de leurs droits. Ces traités visent à faire de ces mesures un horizon indépassable de l’UE, sur lequel il serait impossible de revenir en arrière.

L’impact de ces traités ne se réduira pas aux États-membres de la zone Euro. Il offrira un point d’appui pour de nouvelles attaques contre les droits des travailleurs et leurs conditions de travail dans l’ensemble de l’UE. Les classes dirigeantes ont déclaré une guerre ouverte contre les travailleurs dans le cadre d’une offensive généralisée.

Ces traités sont pensés comme étant un moyen de neutraliser la capacité des formations ouvrières à l’échelle nationale à influer ou à changer les politiques sociales et économiques nationales. Dans la lignée des traités précédents, ils bloquent pour la classe ouvrière toute perspective de se défendre par ses propres moyens ou d’avancer une alternative de progrès social, une alternative socialiste.

Ils instaureront l’austérité perpétuelle par une ingérence extérieure permanente des institutions de l’UE dans les affaires des États-membres, pour ce qui est de leur politique économique et sociale, dans les intérêts du capitalisme monopoliste.

Dans cette perspective, ils peuvent compter sur la collaboration active de la classe dirigeante et de leurs représentants politiques, dans chaque pays. Ces traités iront plus loin dans la négation et la remise en cause des droits nationaux et souverains.

Toute politique menée par les classes dirigeantes, à travers l’Europe, ne visera inévitablement qu’à faire payer au peuple la crise du capitalisme. Défendre les intérêts de la classe ouvrière ne pourra passer que par l’affrontement et la rupture avec ce système destructeur.

Nous, partis communistes et ouvriers, apprécions à sa juste valeur et saluons la réponse de masse apportée par les travailleurs et les autres couches sociales touchés par ces mesures et par les politiques du grand capital, en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne et en Italie et appelons les travailleurs et leurs syndicats, les organisations populaires de masse, à résister à ces attaques réitérées, à se mobiliser et à affirmer une réponse de classe à la crise du capitalisme monopoliste d’État.

Dans les batailles immédiates que nous menons actuellement, nos partis porteront la vision du Socialisme comme réponse à la crise du système capitaliste.

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net

Partis signataires :

Nouveau Parti communiste des Pays-Bas

Parti du travail de Belgique

Parti communiste de Grande-Bretagne

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 08:42

Hier, nous publiions un article sur la hausse spectaculaire des salaires des dirigeants des entreprises du CAC 40 ces dix dernières années. Aujourd'hui, l'INSEE nous apprend que les revenus des français ont baissé en 2010 et que le nombre de français sous le seuil de pauvreté a encore augmenté.

Il ne s'agit nullement d'un paradoxe mais d'une réorganisation en profondeur du capitalisme.

Après des décennies de conquêtes sociales, le mouvement ouvrier (au sens large : ouvrier = travailleurs) cède du terrain face à une stratégie du capitalisme lancée dans les années 80 avec l'arrivée des doctrines ultralibérales testées par Thatcher en Grande Bretagne et Reagan aux Etats-Unis.

En s'appuyant sur la mondialisation du capitalisme et la construction d'une Europe du capital qui prive les peuples de leur souveraineté nationale, les puissances au service du capital ont su reprendre en quelques décennies une grande part de ce qu'ils avaient cédé aux travailleurs : 10 % de PNB sont ainsi passés en France des poches des salariés vers la rétribution du capital, les acquis sociaux ont été rognés (Retraite, indemnisations chômage, remboursements sociaux) et les revenus des travailleurs deviennent aléatoires, les grilles salariales laissant place à des revenus à la carte, à la précarité et au temps partiel imposé.

Le revenu moyen des français en baisse en 2010 !

L'une de ces conséquences, c'est la baisse du pouvoir d'achat des français. Avec des salaires qui stagnent (merci les 35 h !) et un SMIC qui n'est plus suffisament revalorisé, les salaires ont fini par évoluer moins vite que l'inflation, quoi qu'en disent les gouvernements successifs. Chacun se rend compte des difficultés qu'il rencontre à mettre trois sous de côté... quand il en a encore la possibilité !

Pour la première fois depuis 2004, l'INSEE constate que le revenu moyen des français a baissé en 2010. La faute à la crise selon l'institut. Trop facile !

Le niveau de vie médian (la moitié de la population est au-dessus, l'autre moitié en dessous) des personnes d'un ménage de France métropolitaine atteint 19.270 euros, ce qui représente 1.610 euros par mois.

Ce montant est en baisse de 0,5% par rapport à 2009 si l'on tient compte de l'inflation.

Comme pour confirmer ce que nous disions sur les revenus des grands dirigeants du CAC 40 hier, on apprend que seul le niveau de vie des 5% de personnes les plus aisées repart à la hausse (+1,3%) après avoir seulement "légèrement augmenté" en 2009.

Les 10% des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.430 euros quand celui des 10% les plus aisées est d'au moins 36.270 euros, soit 3,5 fois plus. Et si on compare au 1 % les plus riches, l'écart devient abyssal !

Pauvreté en hausse

Le taux de pauvreté atteint 14,1%, en hausse de 0,6 point, selon l'étude de l'Insee, qui précise que ce taux de pauvreté  "poursuit la hausse de 2009 (+0,5 point) et atteint son plus haut niveau depuis 1997".

En 2010, 8,6 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire (964 euros par mois), la moitié d'entre elles vivant avec moins de 781 euros par mois. A comparer avec les 51 millions d'euros annuels des 15 membres de la direction du groupe de luxe LVMH.

Mais contrairement à 2009, le chômage "contribue peu à l'évolution globale de la pauvreté" (à peine 4% de l'accroissement du nombre de pauvres), le nombre de chômeurs s'étant légèrement replié courant 2010.

En fait, cette hausse de la pauvreté touche plus particulièrement les jeunes de moins de 18 ans: après +0,4 point en 2009, leur taux de pauvreté progresse de 1,9 point atteignant 19,6% !

"Les enfants contribuent ainsi pour près des deux tiers (63%) à l'augmentation du nombre de personnes pauvres", explique l'Insee. Reverrons-nous bientôt des enfants des rues, comme au XIXème siècle ?

Revenus en baisse et pauvreté en hausse, la France capitaliste n'offre plus de perspectives positives pour une part majoritaire de sa population, pour ses jeunes notamment.

Les coûts élevés des études désormais, depuis la loi d'autonomie des universités de Sarkozy, interdit l'accès à ces études à beaucoup de jeunes issus des milieux populaires et des classes moyennes. L'ascenseur social a été saboté.

Encore une fois, il nous faut mettre en avant ce qui nous semble une évidence : trente ans de politiques libérales, à l'initiative des anglosaxons puis des socialistes français en 1983 (tournant de l'austérité) n'ont mené qu'à une confiscation d'une partie toujours plus forte des richesses produites nationalement (par les travailleurs) par une classe aisée, minoritaire et vivant de ses placements (pas de son travail, comme Liliane Bettencourt).

Il n'y a pas de compromis à faire avec les marchés comme tente de le faire François Hollande ! L'acceptation du traité européen Sarkozy-Merkel ne fera qu'enfoncer un peu plus notre peuple dans la misère en obligeant notre pays à réduire ses dépenses sociales et les investissements publiques, en retirant à notre Nation le contrôle de son propre budget !

Encore une fois, l'Histoire montre qu'il y a bien affrontement entre deux grandes classes sociales, celle des travailleurs qui vivent de leur travail et subissent la crise, et une classe de super-riches, qui voit progresser sa richesse et bénéficie des allègements fiscaux et de l'ouverture des frontières pour améliorer la rentabilité de ses placements.

La Lutte des classes est plus forte que jamais mais les salariés sont aujourd'hui sur le reculoir.

Une politique réformiste, comme celle du Parti socialiste, ne peut mener à rien de bon quand le peuple est sur la défensive, seulement sur des compromis perdants pour les travailleurs.

Comme la CGT le propose le 9 octobre, avec une journée d'action pour l'emploi industriel, c'est d'une riposte coordonnée et puissante dont nous avons besoin pour imposer un changement réel de direction des politiques économiques, un changement maintenant.

C'est ce que proposent les communistes avec le Front de gauche autour de la pétition contre le traité européen. La Fête de l'Humanité, les 14, 15 et 16 septembre, sera un temps fort de cette mobilisation populaire.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 09:49

La revue "Commentaire" nous apprend que les salaires des dirigeants du CAC 40 a augmenté de 120 % en moyenne entre 1998 et 2008. Elle est pas belle la vie ?

Plutôt à droite, la revue "Commentaire" publie une étude sur l'évolution des salaires des dirigeants du CAC 40. Dirigeants, cela veut dire "membre du comité de direction", pas seulement le PDG !

Figurez-vous que ces braves dirigeants ont vu leurs salaires progresser de 120 % en dix anx !

Pour rappel, 100 % correspond à un doublement de salaire.

Et, pour rappel également, sur la même période, le salaire moyen français a progressé de 25 % et l'inflation de 18 %. On peut chipoter sur ces deux derniers chiffres, sachant d'une part que les "petits" salaires ont moins évolué que les "hauts" (il n' y a qu'à voir les très modestes revalorisations du SMIC ces dernières années), et que, d'autre part, les chiffres de l'inflation modèrent une inflation vécue souvent de manière plus violente par les français (loyers, carburants,....).

Malgré tout, le salaire des cadres dirigeants des entreprises du CAC 40 a tout de même évolué 4 à 5 fois plus vite que le salaire des cadres, employés et ouvriers qui les nourrissent !

Si au moins leur travail avait contribué à améliorer l'emploi en France et les revenus des travailleurs de leurs entreprises !... On sait que c'est loin d'être le cas.

Ajoutés à cela les nombreux cadeaux fiscaux accordés aux riches français par les gouvernements successifs, notamment sous l'ère Sarkozy, et vous appréhenderez ainsi tout le bonheur qu'il y a aujourd'hui à être riche et bien portant en France.

Amis salariés, réjouissez-vous ! Vos sacrifices, ces dernières années, n'auront peut-être pas amélioré l'emploi et le pouvoir d'achat des autres salariés. Ils n'auront pas non plus permis d'expurger les comptes publics ou d'améliorer les servies publics.

Amis salariés, grâce à vos sacrifices, des centaines de cadres dirigeants de grandes entreprises auront pu s'enrichir largement ces dix dernières années et, avec eux, des milliers de gros actionnaires !

Et dire que certains disent que la redistribution des richesses n'existe pas en France ! !... Salaires CAC 40 1998-2008

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 09:44

Avec une courte majorité, ce sont les souverainistes du parti Québécois qui emportent les élections législatives de la "Belle Province".

32 % des voix pour le Parti Québécois contre 31 % pour le Parti Libéral Québécois, il s'en est fallu d'un cheveu que les électeurs fassent mentir les sondages et reconduisent les libéraux à la tête du Québec.

Derrière les souverainistes de centre-gauche du PQ et les unionistes libéraux, viennent ensuite la Coalition Avenir Québec, classée au centre-droit, avec 27 % des voix, et nos camarades de Québec Solidaire, souverainistes eux aussi, avec 6 %.

Cela donne un parlement du Québec étriqué, avec 54 députés "péquistes" (du PQ) contre 50 députés libéraux, 19 du CAQ et 2 députés solidaires, les leaders du mouvement, Françoise David et Amir Khadir.

Quebec-solidaire.jpgPourquoi parler de ces élections ?

Le Québec fait partie du Canada mais possède des spécificités fortes, la francophonie, certes, mais aussi l'importance de la puissance publique dans l'économie et sur le territoire.

Après dix ans d'un gouvernement  libéral mené par Jean Charest, le Québec a connu un mouvement social sans précédent autour de la lutte des étudiants contre une explosion des droits d'inscription à l'université. Comme en France, l'enseignement devient une marchandise que seuls pourront se payer les enfants issus des classes aisées, favorisant ainsi la reconduction sociale qui plait tant à la bourgeoisie. Ces droits devaient ainsi passé de 2 168 $ canadiens en 2012 à 3 793 $ canadiens en 2017 soit une augmentation de près de 75 % en cinq ans.

Quebec---manif-etudiante-2012.jpgDes mois de lutte étudiantes ont monopolisé l'actualité québécoise au printemps, avec blocage des universités et manifestations monstres, souvent inventives (des marches nocturnes ou nues contre un gouvernement qui met la jeunesse "à poil" !...).

Ces manifestations répétées et massives de dizaines de milliers de jeunes ont fini par décrocher la sympathie d'une majorité de la population. Ce que ne pouvait supporter un gouvernement de droite.

Pour briser le mouvement, après des vagues d'arrestation, les libéraux ont fait passer une loi liberticide pour restreindre le droit de manifestation, (Loi 78). Sans grand succès.

Ce mouvement a fortement marqué la campagne électorale de cet automne.

Le Parti Québécois avait pris fait et cause pour les étudiants, comme Québec Solidaire.

Le rejet d'un libéralisme échevelé, sur des sujets sensibles comme l'éducation et les choix économiques (Projet grand Nord) a été le moteur de la déroute libérale de ce mardi 4 septembre. La défaite du leader libéral, le premier ministre sortant Jean Charest, dans un fief électoral libéral, en est le symbole. Les 73,4 % de participation montrent aussi la mobilisation d'électeurs qui n'avaient été que 57,4 % à se déplacer en 2008, un record !

Cette déroute aurait pu être plus forte encore si les anglophones du Québec n'avaient pas été poussés à voter Libéraux par peur du souverainisme québécois.

D'ailleurs, la soirée électorale a été marquée par un drame : l'attentat mené par un anglophone isolé (?) contre la nouvelle premier ministre québécoise, Pauline Marois (PQ), et qui a causé le décès d'un homme et la blessure grave d'un deuxième.

Le Québec, isolé au sein d'un monde libéral anglosaxon, deviendra t-il un point de résistance populaire au capitalisme prédateur ?

En tout cas, le mouvement étudiant qui a mené ce changement de gouvernement a annoncé qu'il restera vigilant sur les mesures que prendra le gouvernement péquiste dans les semaines à venir.

Un parallèle est à faire avec la France où la défaite de Nicolas Sarkozy vient de la fatigue du peuple français, éreinté par une course au libéralisme qui le prive d'emploi et de revenus, le plonge dans l'incertitude pour lui et pour ses enfants.

Comme au Québec, le gouvernement de centre-gauche doit se souvenir des raisons qui ont mené le peuple à le choisir. Et le peuple doit être prêt à le lui rappeler si nécessaire, en s'appuyant sur les forces politiques radicales qui sont à ses côtés.

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