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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 09:03

A trois ans de distance, se répète au Paraguay un scénario de coup d’Etat mis en pratique au Honduras en juin 2009. (Relire : Honduras contre Vénézuela : où sont les dictatures ? )

Dans les deux cas, un organe du pouvoir resté aux mains des représentants de la classe dominante destitue le président légalement élu. Le coup d’Etat respecte les apparences de la légalité.

En 2009, le PCF dénonçait le coup d’Etat au Honduras, les complicités dont les putschistes bénéficiaient du côté de Washington. Le risque existait que cette méthode soit réutilisée ailleurs si l'opération fonctionnait.

Dès 2009, la grande presse internationale accordait un soutien passif ou actif aux putschistes et le quotidien Libération vient de reproduire à chaud le même type de comportement. Voici ce qu’il publie à propos du coup d’Etat au Paraguay : « Le président paraguayen Fernando Lugo a été officiellement démis de ses fonctions vendredi à l’issue d’un procès politique en destitution de quelques heures mené devant le Sénat, a constaté un journaliste de l’AFP. » C’est la phrase suivante qui donne clairement l’opinion du journal : « Elu en 2008 avec le soutien d’une large coalition d’une vingtaine de partis, M. Lugo avait progressivement perdu l’essentiel de ses partisans au Parlement après une série de désaccords politiques. »

Carte_du_Paraguay.pngEn réalité, Fernando Lugo, qui a été élu au suffrage universel en tant que président avec un fort appui populaire, n’a jamais eu de véritable majorité parlementaire pour mener à bien son projet car les deux partis traditionnels de la droite dominaient les institutions parlementaires : il s’agit du parti libéral et du parti Colorado, ce dernier ayant appuyé la dictature de Stroessner entre 1954 et 1989. Le parti Colorado a exercé sa mainmise sur le gouvernement et l’Etat paraguayens durant 62 ans !

Après son élection, Fernando Lugo a dû négocier le soutien du parti libéral dont une partie importante des dirigeants s’était opposée à la dictature de Stroessner. C'est le cas de Domingo Laino, qui a lutté contre la dictature de Stroesner et pour cette raison a été expulsé du pays (de 1982 à 1987) et qui a été le candidat libéral à la présidence du Paraguay (il a obtenu 32,1% en 1993 et 42,6% en 1998).

Donc contrairement à ce qu’affirme Libération, Lugo n’a pas perdu l’essentiel de ses partisans au parlement. Ses partisans à proprement parler étaient très minoritaires dans le parlement et ils sont restés avec lui. Ses liens avec Domingo Laino et ses partisans, se sont même renforcés.

En revanche, la direction du parti libéral auquel appartient le vice-président Federico Franco qui vient de prendre le pouvoir n’a soutenu Lugo que comme la corde soutient le pendu. Il n’a jamais fait partie des partisans de Lugo. Le parti libéral était un allié qui bloquait toutes les tentatives de réaliser les profondes réformes sociales et économiques dont le pays a besoin. Malgré ce blocage, les réalisations sociales du gouvernement Lugo, bien que limitées, étaient incontestables et la popularité du président est réelle.

Depuis le début du mandat de Fernando Lugo, le vice-président Federico Franco a multiplié les critiques contre le président au mépris du compromis politique qui les liait. Il vient d’accéder à la présidence grâce au soutien de l’oligarchie qui a gardé le contrôle des institutions parlementaires suite à des décennies de domination politique sur le pays où le clientélisme joue un rôle clé.

Le 22 juin 2012, suite à une procédure expéditive, le Sénat paraguayen contrôlé par l’oligarchie mécontente des réalisations de Fernando Lugo a destitué le président démocratiquement élu au suffrage universel en 2008. Une sentence écrite à l’avance et vite expédiée. Des droits de la défense bien peu respectés pour un chef de l’État mis en accusation par le Parlement. Un motif de destitution brandi sans enquête judiciaire de fond sur les faits incriminés : en l’occurrence, l’affrontement sanglant, le 15 juin dernier à Curuguaty (Nord-Est, frontalier du Brésil) entre des paysans réclamant une redistribution des terres et les forces de l’ordre, qui a fait onze morts parmi les premiers et six dans les rangs de la police. Juridiquement possible, selon l’article 225 de la Constitution, la destitution de Fernando Lugo n’en contenait pas moins tous les ingrédients de la controverse.

De leur côté les dissidents du Parti libéral, Domingo Laino et le sénateur libéral Luis Alberto Wagner, se sont opposés le 22 juin 2012 à la décision prise par le comité politique du Parti libéral de destituer le président Lugo. Ils ont dénoncé le non respect des règles internes du parti libéral et ont affirmé qu’une telle décision ne pouvait être prise que par le directoire du Parti, instance supérieure et plus large que le comité politique.

Le 23 juin 2012, un large front de la résistance s’est mis en place pour obtenir le rétablissement de la démocratie. A la date du 24 juin, sept pays latino-américains ont retiré ou rappelé leurs ambassadeurs du Paraguay (Argentine, Brésil, Colombie, Uruguay, Pérou, Equateur, Mexique). Cinq ont annoncé qu’ils ne reconnaissaient pas le nouveau gouvernement : Venezuela, Bolivie, Equateur, Salvador et Nicaragua. Le Mercosur dont l’économie paraguayenne dépend fortement pour ses échanges commerciaux a décidé de ne pas inviter le nouveau régime à représenter le pays lors de la réunion qui se tient le 29 juin 2012 à Mendoza en Argentine. Au Paraguay, la mobilisation populaire en défense de la démocratie est en train de s’organiser. Il est important qu’elle puisse s’appuyer sur un maximum de soutien international.

Même des états satellites des Etats-Unis, Colombie, Mexique et Chili ont regretté que Lugo "n'ait pas disposé de délais raisonnables pour préparer sa défense", alors que la Commission interaméricaine des droits de l'Homme (CIDH) de l'OEA a qualifié cette transition "d'atteinte à l'Etat de droit"

Au Honduras, trois ans se sont écoulés depuis le Coup d’Etat perpétré contre le président Zelaya et contre le peuple hondurien qui l’avait élu.

Le pays est depuis plongé dans une crise sans précédent. La violence s’est considérablement accrue à l’égard de celles et ceux qui résistent pour défendre les libertés et droits fondamentaux du peuple et pour dénoncer l’orientation ultralibérale du gouvernement de Porfirio Lobo, à la solde de l’oligarchie et des transnationales complices du Coup. Les syndicalistes, mitant-e-s associatifs et des droits humains, féministes, homosexuel-le-s, membres des communautés indigènes et afro-descendantes, journalistes d’opposition, etc., subissent pressions, intimidations, harcèlements et agressions - quand ils ne tombent pas sous les balles -, de la part du pouvoir d’Etat mais aussi de la part de groupes paramilitaires et de milices privées qui sévissent en toute impunité. Dans la région de l’Aguán, la répression est continue à l’encontre des communautés paysannes dans le cadre du conflit agraire qui les oppose aux grands propriétaires terriens.

Selon Reporters sans frontières, plus de 70 avocats ont perdu la vie en trois ans pour avoir notamment défendu les victimes d’abus de la police et de l’armée, et 28 journalistes ont été tués au cours de la dernière décennie, dont 23 depuis le coup d’État (20). Le 28 juin 2012, le Front National de Résistance Populaire (FNRP) organise une mobilisation nationale à l’occasion des trois ans de ce régime funeste. 70 avocats et 28 journalistes tués et pas un article, pas un reportage ! Idem en Colombie !

En France, en dehors de cette presse française toujours prête à prendre partie en faveur des forces favorables à leurs donneurs d'ordre des milieux financiers, c'est malheureusement le silence complet. Pas de réaction du gouvernement.

Par le biais de son secrétaire national, le Parti communiste français dénonce le coup d'état au Paraguay et réclame le retour de l'ordre institutionnel, c'est à dire le retour de Fernando Lugo à son poste de Président.

Quant au Honduras, nous continuons de soutenir là bas aussi le retour du président constitutionnellement élu, Manuel Zélaya.

On aimerait voir nos médias aussi incisif sur les dossiers paraguayens et honduriens qu'ils le sont sur le dossier syrien !

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 09:50

Le Fisc a remboursé 735 millions d'euros l'an passé au titre du plafonnement à 50% de l'impôt sur le revenu. Ce dispositif phare du sarkozysme, supprimé en juillet 2011, aura coûté plus de 3 milliards d'euros sur l'ensemble du quinquennat. Des sommes dont ont bénéficié les plus riches des contribuables.

La dette et le déficit public sont les justifications d'une réduction des effectifs de la Fonction Publique et de la baisse des investissements publics, le tout accompagné de hausses de taxes comme la TVA pour réalimenter les caisses de l'Etat.

Sauf qu'une note officielle vient confirmer ce que nous disons depuis des mois : ce déficit est factice car il n'est pas dû à un mauvais fonctionnement des services de l'Etat mais a une multiplication des cadeaux faits par la droite aux plus riches de ce pays.

Bouclier fiscal : 3 milliards d'euros pour les plus riches en 5 ans !

C'est une note que le gouvernement sortant UMP s'est bien gardé de révéler pendant la campagne présidentielle: le montant des sommes perçues en 2011 par les contribuables français au titre du bouclier fiscal, mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ce dispositif, qui consiste à limiter à 50% de ses revenus le montant des impôts d'un contribuable, a coûté 735 millions d'euros à l'Etat l'an dernier, révèle Le Parisien/Aujourd'hui en France dans son édition de mardi.

"C'est presque 100 millions de plus que l'année précédente. C'est surtout plus que ce qui était prévu dans le budget", indique le quotidien qui s'est procuré une note signée du directeur général des finances publiques, Philippe Parini. "Cette note met également en avant une augmentation sensible du nombre de bénéficiaires très fortunés", ajoute le journal.

Ce document de 21 pages, précise que 13.034 contribuables ont bénéficié du bouclier fiscal en 2011. Ce chiffre est largement inférieur à celui de 2010 (16.223). Pour autant, le coût pour l'Etat n'a pas diminué. Bien au contraire.

56.400 euros remboursés en moyenne

"L'augmentation du nombre des foyers les plus fortunés explique la forte hausse du montant total des restitutions et du montant moyen restitué au titre de 2011 : 735 millions pour un montant moyen de 56.400 euros contre 636 millions pour un montant moyen de 39.230 euros l'année précédente", détaille la fameuse note. On sera donc heureux d'apprendre que la France compte plus de riches chaque année ! Les dizaines de milliers de travailleurs en instance de licenciement seront heureux de le savoir.

"Il s'agit des montants les plus élevés constaté depuis la création du dispositif", peut-on également lire. "Depuis son entrée en vigueur, le bouclier fiscal a représenté un coût de près de 3 milliards d'euros pour le Trésor public, selon le chiffrage de la direction générale des finances publiques", precise Aujourd'hui en France/Le Parisien.

La suppression du "bouclier fiscal" a été votée en juillet 2011 en même temps que la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Pourtant, affirme le quotidien, "pour cette année et l'an prochain, les dernières restitutions se traduiront par une nouvelle dépense de 800 millions d'euros. Ce sont 120 millions de plus que ce qui a été annoncé". Selon Les Echos, le nouveau gouvernement de Jean-Marc Ayrault envisagerait d'annuler les dernières restitutions. Mais ce serait techniquement et légalement difficile.

Bouclier et niches fiscales, TVA supprimée, allègements de charges : la lutte des classes possédantes

Le Bouclier Fiscal est l'une des nombreuses mesures qui ont permis aux riches français, détenteurs de parc immobilier important, d'actions ou d'entreprises, grands patrons et autres, de réduire fortement leurs contributions au financement public. La deuxième fortune de France, Liliane Bettencourt ne paie ainsi que 8 % de ses revenus annuels en impôts (dividendes de ses actions L'Oréal, notamment) alors qu'un salarié paie 20 à 25 % en Impôts sur le Revenu !

Ces rentrées fiscales importantes offertes aux plus riches manquent cruellement au budget d'un Etat que Sarkozy, Le Maire et la droite ont durement endetté, notamment avec les 250 milliards d'argents publics qui ont servi à renflouer les banques françaises.

De l'argent sans contrepartie pour les banques, d'importants allègements fiscaux pour les riches : vous comprendrez qu'il ne reste que les classes moyennes et les classes populaires pour payer !

Ces cinq ans de sarkozysme sont une illustration parfaite d'un gouvernement qui mène une lutte des classes efficace en faveur des classes possédantes, sur le plan fiscal (on vient de le voir) comme sur le plan social, avec les "réformes" (casses) du code du travail ou des retraites.

Voilà donc une étude officielle qui arrive peut-être en retard mais qui permettra peut-être d'éclairer certains travailleurs sur la réalité d'une lutte des classes dont nombre de partis politiques et de médias au service de groupes économiques privés nous disent qu'elle n'existe plus.

Rien n'est jamais donné aux travailleurs. C'est toujours la lutte, sociale et politique, qui a permis de rééquilibrer la répartition des richesses et les pouvoirs en faveur des travailleurs.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 08:46

Après le libéralisme, l'austérité est désormais une donnée inamovible de toute politique européenne. Quitte à enfoncer encore plus les peuples d'Europe dans la misère !

On peut déjà considérer que le sommet européen de ce week-end va entériner l'austérité et la rigueur comme une valeur fixe de toute politique tolérée par le régimé libéral de Bruxelles.

En effet, le leader de la fronde anti-Merkel, François Hollande, ne dénoncera pas le traité Sarkozy-Merkel de début d'année mais souhaite simplement qu'un "pacte de croissance" soit mis en place au niveau européen. Idée refusée par l'Allemagne, pour qui dépenser un deutschmark un euro au profit des européens du sud est impensable.

Cette posture du nouveau président français nous dépeint une Europe divisée en deux entre ceux qui acceptent l'austérité et ceux qui acceptent l'austérité... Vous cherchez la différence ? Nous aussi !

Rigueur et misère partout

Qu'il s'agisse de la droite européenne ou de la gauche sociale-démocrate, les choix poltiques menés à travers l'Europe vont tous dans le sens d'une rigueur budgétaire des états et d'une hausse des impôts et des taxes sur les consommateurs salariés.

En Espagne comme en Grèce, ce sont les socialistes qui ont initié les politiques nationales d'austérité dans la foulée du krach du marché de la spéculation immobilière de 2008. Au Portugal, en Italie ou en Irlande, c'est la droite.

Au Portugal, les socialistes ont refusé de s'associer à une motion de censure communiste qui aurait fait tomber le gouvernement de droite qui mène une politique d'austérité qui plonge le pays dans la récession économique et pousse le chômage à 15 % de la population active. En Grèce, les socialistes sont à nouveau au pouvoir avec la droite, toujours pour appliquer une politique d'austérité décidée par Bruxelles...

En finir avec la rigueur en France avant qu'il ne soit trop tard !

Avec le changement de majorité en France, et l'arrivée des socialistes au pouvoir, beaucoup de français espèrent un changement fondamental de politique. Ce changement a commencé... mais il ne sera pas fondamental.

La présidence de François Hollande commence dans les pas de la droite sur l'austérité et l'action militaire extérieure, la Syrie notamment. Les quelques aménagements intéressants, sur l'Education ou le SMIC, sont bien en dessous du nécessaire.

Le PCF comme le Front de Gauche considèrent que leurs analyses des causes de la crise restent aujourd'hui comme hier valables et que ne pas s'attaquer aux racines de la crise, c'est soigner une partie des symptomes sans s'attaquer à ses causes. Au mieux, on freinera les dégâts de la crise !

Si le pouvoir politique ne reprend pas la main sur les quelques milliers de financiers qui aujourd'hui spéculent sur l'économie française et européenne, jamais il ne sera possible d'envisager une politique de développement économique, de relance de l'emploi et du pouvoir d'achat !

C'est pourquoi, les communistes continuent d'exiger une forte hausse du SMIC, pour l'amener à 1 700 €, la création d'un pôle public financier, des renationalisations dans les secteurs économiques clés comme l'énergie, et un retour sur les suppressions de postes dans la fonction publique, notamment l'Education, pour donner quelques exemples.

Pour revenir sur l'Europe et l'austérité, le PCF considère qu'il est impossible de parler de politique de relance dans le cadre du traité Sarkozy-Merkel qui, justement, impose un cadre budgétaire strictement restreint et met la France sous le mandat de la Commission de Bruxelles. Il est même compliqué de faire quoi que ce soit avec une Europe tellement empêtrée dans le libéralisme que des structures essentielles comme la Banque Centrale Européenne ne sont plus là pour servir l'intérêt général mais pour sécuriser les marchés et les dépenses publiques pour le compte des milieux financiers.

Offensive européenne de la gauche communiste et anticapitaliste

Espagne, Grèce, Portugal, Italie s'enfoncent dans la crise et la récession, victimes de violentes politiques d'austérité qui ne visent qu'à permettre aux banques privées la récupération des intérêts sur les prêts accordés aux états. Ces politiques se font sur le dos des dépenses publiques, donc de l'investissement et des services publics, et sur le dos des salariés, victimes de hausses d'impôts, de taxes, et de baisses des prestations sociales, des pensions de retraite et des indemnités chômage.

Loin de régler la crise bancaire, à l'origine de la crise, ses politiques n'empêchent absolument pas l'apparition régulière de nouveaux foyers : le groupe Bankia en Espagne qui redemande 200 milliards d'euros à l'état espagnol, Chypre qui sollicite l'aide de Bruxelles pour ses banques, victimes collatérales de la crise grecque, des banques françaises et européennes déclassées par les pompiers pyromanes que sont les agences de notation,...

Il est grand temps de changer de politique, en France et en Europe ! Et si la Nation demandait aux responsables de la crise, les banques et les milieux financiers, de payer cette crise et cette dette, au lieu de faire payer les victimes ?

C'est l'ambition du Parti communiste et de ses partenaires européens, communistes ou membre du Parti de la Gauche Européenne ! Dès l'automne, une grande campagne citoyenne débutera au niveau européen pour recueillir 1 million de signatures en faveur de la création d'une banque européenne de développement économique et social.

Une véritable ambition dans une Europe construite pour les marchés, par pour les peuples.

Si le gouvernement socialiste n'a pas le courage de s'attaquer au pouvoir des marchés, ce sera au peuple de lui forcer la main, quitte à se poser la question de notre participation ou non à cette Europe au service des marchés et des marchands !

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 10:02

Après avoir bouté Guy LEFRAND de la première circonscription, Bruno LE MAIRE s'attaque au conseiller général et maire de Verneuil et au conseiller général et ancien maire de Vernon. Ambiance purge politique.

Bruno LE MAIRE ne cache pas ses ambitions : être le seul maître à bord de la droite haut normande et prendre la mairie d'Evreux en 2014. Gare à ceux qui pourraient lui faire de l'ombre dans son camp !

On avait vu arriver l'énarque parisien il y a quelques années, patronné par Jean-Louis DEBRE, lui-même débarqué dde Paris quelques années auparavant. A 1 heure de l'Elysée, Evreux et le sud de l'Eure sont en effet des territoires attrayants pour des caciques parisiens en recherche de mandats locaux.

Après de premières guerres intestines qui avaient vu Bruno LE MAIRE triompher des potentats del'UMP régionale et devenir officiellement le leader de la droite en Haute-Normandie lors des élections régionales de 2010, l'ancien ministre de Sarkozy profite de l'après Législatives pour entamer une deuxième campagne de purge au sein de la droite euroise.

On savait déjà qu'il ne pouvait pas sentir Jean-Pierre NICOLAS, successeur "naturel" de Jean-Louis DEBRE à Evreux. La défaite de NICOLAS d'abord aux municipales d'Evreux en 2008 puis aux Législatives, il y a quelques semaines, a sérieusement affaibli ses positions au sein de l'UMP. Bruno LE MAIRE en profite pour lui asséner le coup de grâce, lui rendant hommage dans la presse la semaine dernière pour mieux lui demander de dégager en exigeant un "renouvellement des têtes". Opération guillotine.

Deuxième cible du sarkozyste parisien, Louis PETIET, maire et conseiller général de Verneuil. Bruno LE MAIRE a tout simplement décidé de le dégager aux prochaines municipales pour mettre à sa place Guy LEFRAND, petit soldat qui lui avait gardé sa place de député au chaud ses dernières années. Louis PETIET, candidat malheureux contre Bruno LE MAIRE en 2007, a dû apprécier cet ordre au relent d'oukase ! Va t-il se soumettre ?

Troisème cible de Bruno LE MAIRE : Jean-Luc MIRAUX. L'ancien maire de Vernon est sommé lui aussi de dégager au profit de Sébastien LECORNU, petit lieutenant du nouveau gouverneur de la droite normande puisqu'il travailla aux "affaires réservés" au cabinet de l'ex-ministre, suppléant du droitier député Franck GILARD dont il fut l'attaché parlementaire.

Le seul qui trouve grâce à ses yeux, c'est le maire de Bernay, Hervé MAUREY qui essuie pourtant des résultats catastrophiques pour la droite dans sa commune. Sa tête a failli tomber aussi ! Ouf ! Attaquer MAUREY, cétait attaquer MORIN. Bruno LE MAIRE préfère certainement attendre encore un peu avant de s'attaquer au leader du Nouveau Centre, potentiel rival à son ambition à droite.

Bruno LE MAIRE agit ainsi publiquement en petit dictateur. C'est qui qui décide qui garder et qui jeter et qui doit le représenter sur les territoires !

Tant pis pour les militants de droite, habitués de toute façon à suivre le chef !

Et tant pis aussi pour les électeurs, qui ne comptent pas dans cette répartition des fiefs par le roi LE MAIRE !

La caricature de ce mépris pour les citoyens, c'est la stratégie de Bruno LE MAIRE sur Evreux. L'ambitieux est tellement convaincu qu'il sera maire de la ville qu'il ne siège même pas au conseil municipal, alors qu'il en est un élu depuis 2008, et qu'il va jusqu'à annoncer sa démission à la suite des Législatives !

Les ébroïciens seront tellement fiers de voir monseigneur LE MAIRE s'intéresser à leurs pitoyables destins qu'ils se jèteront à ses pieds aux prochaines municipales ? C'est un peu ce que l'on ressent de ce mépris pour la participation au quotidien de la vie municipale à Evreux.

Bruno LE MAIRE, celui qui a trahi Dominique de VILLEPIN, a décidé d'être le maire d'Evreux et le leader incontesté de la droite en Haute-Normandie. Pour cela, il fera table rase de tous ceux qui feront obstacle à ses royales ambitions et à ceux qui pourraient lui faire de l'ombre !

S'il ne doit en rester qu'un à droite, ce sera lui !

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 09:08

Le sommet européen des 28 et 29 juin verra évoluer un traité Sarkozy-Merkel que les français n'ont pas validé. Démocratique ?

L'intégration européenne contnue, toujours aussi antidémocratique, retirant aux peuples le contrôle de leur propre avenir pour les confier à une technocratie au service des marchés financiers.

Après Maastricht en 1992, validé de justesse par référendum, et le Traité Constitutionnel Européen en 2005, rejeté majoritairement par le peuple français, les forces politiques eurosoumises ont été contraintes de contourner le suffrage universel en faisant adopter par le Parlement une version à peine modifiée du TCE, le Traité de Lisbonne en 2007.

Sarkozy avait retenu la leçon, en signant en début d'année un traité directement avec Angela Merkel, sans que le peuple français ne soit consulté. C'est à peine si nos médias en ont parlé, de peur de voir se réveiller les citoyens !

Aujourd'hui que les socialistes ont les pleins pouvoir, que vont-ils faire sur ce dossier ?

On sait qu'ils ont toujours appuyé les démarches d'intégration européenne, depuis les années 50. Ils ont appelé à voter OUI à la fois à Maastricht et au Traité Constitutionnel Européen et, c'est timidement, qu'ils se sont abstenus sur le traité de Lisbonne, sûrs qu'il allait être adopté de toute façon. Certains députés socialistes ont même suivi la droite dans l'aventure, comme Jack Lang (renvoyé à ses chers études par ses électeurs boulonnais depuis !).

Il est à craindre que les socialistes se contentent à nouveau d'un léger ajout cosmétique au traité Sarkozy-Merkel de début d'année pour crier victoire. Déjà, François Hollande et les médias parlent d'un "double succès" avec l'accord des autres "partenaires" européens sur l'ajout d'un volet croissance à la stratégie européenne de sortie de crise et sur la mise en place d'une taxe sur les transactions financières à l'intérieur de la zone euro.

Youpi ! Nous allons avoir une rigueur européenne de croissance !...

Depuis trente ans, cette construction européenne se fait sur le dos des peuples, reprenant aux travailleurs les fruits de décennies de combats sociaux et syndicaux, ouvrant les forntières économiques pour mettre en compétition les travailleurs européens et provoquer une concurrence entre modèles sociaux, pour favoriser toujours plus le modèle social le moins performant, le moins protecteur.

On ne nous parle plus que de compétitivité économique, de concurrence, de coût du travail !

Où sont les beaux discours sur la construction européenne que l'on nous tenait il y a encore vingt ans, sur cette Europe protectrice, solidaire, qui devait amener la paix et la croissance pour tous ? Où sont les discours sur cette Europe sans frontière qui devait être un moyen de rencontre et d'échanges entre les peuples ?

Le roi est nu. L'Europe ne fait plus rêver, bien au contraire.

Ce n'est pas la crise qui a changé notre regard sur l'Europe, c'est l'Europe qui apparait désormais pour ce qu'elle est depuis le début, une machine technocratique froide au service des marchés et de la finance dans une lutte des classes perdue par les travailleurs.

Plus besoin de nous faire rêver sur l'Europe ! Les marchés et les technocrates pensent avoir la partie gagnée.

Plus besoin de consulter les peuples ! Une grande majorité de citoyens est tellement effrayée par la crise et tellement écoeurée par l'inertie des forces politiques qu'elle accepte avec fatalisme tout ce qui peut désormais arriver.

Côté communistes, nous ne nous résignons pas à voir les peuples d'Europe sombrés dans la pauvreté et la soumission aux seuls intérêts égoïstes d'une minorité de riches profiteurs.

Nous rêvons d'une autre Europe, une Europe de coopération entre les peuples et non de compétition, une Europe de croissance et non de rigueur, une Europe de la solidarité avec le Tiers-Monde et non une Europe militaire qui fait la guerre à travers la planète.

Cette Europe là passe par d'autres traités, par une participation citoyenne réelle.

Nous refusons la logique de crise de ce nouveau traité européen autour de la "règle d'or" et nous exigeons que le peuple soit consulté par référendum ! C'est l'appel des communistes et de leur secr(étaire national, Pierre Laurent, à François Hollande.

Avec les communistes, combattez cette Europe des marchands ! Exigez une Europe des peuples, solidaire et démocratique !

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 09:07

Depuis plusieurs semaines, un conflit important secoue le nord de l'Espagne avec une grève des mineurs qui met en péril le gouvernement de droite de Mariano Rajoy. Silence de nos médias.

Le gouvernement Rajoy continue de s’attaquer aux travailleurs dans le contexte de la crise capitaliste, dont le continent européen est l’épicentre et l’Etat espagnol est l’un des pays les plus touchés.

Après avoir annoncé des plans d’austérité, des réductions de salaire, des attaques drastiques sur les conventions collectives qui ont amené, et amènent toujours, à plusieurs journées de lutte et mobilisations, et notamment à une journée de grève générale le 29 mars. Le gouvernement s’en prend maintenant aux mineurs. Concrètement, il s’agit d’une coupe budgétaire qui prévoit la réduction de plus de 60% des aides de l’Etat à l’industrie minière du charbon, soit plus de 200 milliards d’euros.

Au moment où le gouvernement de l’Etat espagnol négocie un plan de sauvetage de 100 milliards d’euros pour payer les banques, même si Rajoy et ses ministres refusent cette appellation de « plan de sauvetage », ils refusent de reculer dans leur plan de destruction de l’industrie minière. La politique du gouvernement Rajoy s’inscrit dans la continuité des deux gouvernements précédents, à savoir le « socialiste » Zapatero et le gouvernement du PP d’Aznar avant, qui ont déjà signé des accords, connus sous le nom de « Plan du Charbon », qui met en application les directives européennes en ce qui concerne la fin des subventions de l’Etat à l’industrie minière, et ce pour le plus grand bénéfice des entreprises multinationales du secteur énergétique.

Cette nouvelle attaque du gouvernement Rajoy contre les travailleurs met en danger la survie de milliers de familles et des populations entières qui dépendent en grande mesure de l’industrie minière.

La riposte des travailleurs n’a pas tardé. Cela fait plus d’une quinzaine de jours que la lutte des mineurs, leurs mobilisations, les affrontements avec les forces de répression et la solidarité qu’ils suscitent de la part de la population, se font sentir tout au long du pays. Plus de huit mille mineurs participent aux grèves qui se déroulent dans plusieurs régions.

Depuis le début de la mobilisation et de la grève, la lutte ne cesse de s’approfondir, avec des méthodes de plus en plus radicales. Tous les jours, on trouve dans les journaux espagnols des articles sur les affrontements qui ont lieu entre les mineurs et les forces de répression. Les barricades et le blocage des autoroutes et des voies ferrées font partie du paysage au Nord de l’Etat espagnol depuis fin mai.

Dans les Asturies, il s’agit de trois ou quatre autoroutes qui sont bloquées tous les jours par les ouvriers. Le 8 juin, par exemple, il y a eu 30 barricades et 4 blocages de voies ferrées dans toute la région. Un autre groupe de mineurs a campé devant la Mairie à Oviedo (la capitale des Asturies) jusqu’à être reçus par le gouvernement local.

Mais la lutte des mineurs ne se limite pas aux Asturies, elle fait tache d’huile en direction d’autres régions importantes comme l’Aragon et la Castille-Leon où les ouvriers font grève également et affrontent la répression du gouvernement. A Leon, cela fait plusieurs jours qu’un groupe de mineurs reste enfermé dans un puits afin de protester et de se faire entendre. Le 11 juin, les autorités ont dû suspendre tous les trains entre Leon et les Asturies en raison des blocages de voies ferrées, ce qui montre ce que la détermination et la radicalité des travailleurs en lutte peut produire. L’autoroute AP-66, reliant la ville de Leon et les Asturies, ainsi que d’autres axes importants pour le commerce et le transport des passagers restaient également bloqués.

Cette mobilisation à la fois puissante, radicale et populaire, fait suite à des mobilisations plus "bon enfant" dans le cadre des indignés (Indignados).

Si la suite du mouvement n'est pas écrite, le silence des médias français sur une telle mobilisation dans un pays voisin, dont on parle beaucoup pour sa crise financière, cache la hantise de voir les travailleurs français galvanisés par de telles actions.

il en est de même du toujours puissant mouvement étudiant québécois, absent des médias, qui, lui aussi, commence à déborder des universités vers le monde du travail. Un "printemps de l'érable", comme disent nos cousins d'Amérique, qui surprend une bourgeoisie canadienne, habituée à un peuple plutôt calme et soumis autrefois.

Après ces élections, le mouvement social français doit montrer sa force.

Espagne et Québec : deux exemples à suivre ?

 

Communiqué du Parti communiste français

Le Parti communiste français apporte son soutien aux mineurs asturiens en grève générale contre le plan de reconversion de l'activité minière mis en oeuvre par le gouvernement de droite de Marino Rajoy qui, s'il était appliqué, conduirait à la liquidation de ce secteur stratégique pour l'économie espagnole. Les mauvais coups se multiplient contre les travailleurs et les populations, alors que le gouvernement préserve par ailleurs, coûte que coûte, les intérêts du capital financier et spéculatif qui a plongé l'Espagne dans une crise sociale extrêmement grave ; en lien avec les politiques ultra-libérales et de désindustrialisation menées par les gouvernements en Europe.
Le parti communiste français exprime sa détermination à contribuer à la plus large solidarité avec les mineurs et les travailleurs en lutte pour préserver leurs droits sociaux et démocratiques.


Les vidéos qui suivent montrent  des affrontements entre mineurs et "CRS" espagnols

La première concerne le blocage d'une voie rapide


La deuxième se termine par la fuite des forces répressives de la commune de Ciñera
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:10

Cet éditorial provient de l'excellentissime site "Le Grand Soir".

"Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark" faisait dire à Hamlet le grand Shakespeare. on peut retourner l'expression au royaume de Grande Bretagne qui vient de dépenser des centaines de millions d'euros pour les 60 ans de règne d'une reine de pacotille quand ses enfants crèvent de faim.

Pitoyable ! Honteux !

Solidaire


Les enfants des écoles, c’est comme les poulets en batterie : il faut tout de même les nourrir, sinon le PIB chute. Raison pour laquelle, selon Le Guardian du 19 juin, la moitié des enseignants britanniques (la meilleure moitié aurait dit John Galsworthy) nourrissent leurs élèves pour ne pas qu’ils défaillent. Apparemment, l’autre moitié ne craint pas pour son gagne-pain.

De nombreux directeurs se sont alarmés et demandent que les enfants nécessiteux puissent bénéficier d’un petit-déjeuner gratuit à l’école. Selon les enseignants, le nombre des ventres creux a augmenté depuis le retour des conservateurs au pouvoir. Des instituteurs viennent à l’école avec des fruits quand ils ne donnent pas quelques pièces aux gosses pour qu’ils s’achètent à manger.

On n’insistera pas sur les conséquences à long terme sur l’état de santé de ces enfants qui risquent de connaître des problèmes plus sérieux que les entrepreneurs français qui iront se défiscaliser outre-Manche. Ventre affamé n’a pas d’oreille, n’écoute pas ce qu’on lui dit, ne retient rien.

Des millions de petits Anglais vivent sous le seuil de pauvreté. Donner gratuitement à manger aux enfants nécessiteux coûterait 500 millions de livres par an (PIB du pays : 1400 milliards). Boris Johnson, le conservateur blondinet récemment réélu maire de Londres, a annoncé qu’il fournirait des breakfasts gratuits dans une cinquantaine d’écoles de quartiers défavorisés pour une période de trois ans.

Il est difficile de perdre tous les enfants affamés dans des pubs.

Théophrase R.,
qui a bien connu Oliver Twist.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:40

Cherchez l'erreur, s'il y en a une ! Annoncé d'abord en hausse, le pouvoir d'achat des français est désormais annoncé en baisse par l'INSEE.

Est-ce un hasard ou l'approche des élections présidentielles qui a fait que l'INSEE annonce une progression du pouvoir d'achat des français ?... Avant de changer d'avis deux mois après l'élection !

L'INSEE avait annoncé en début d'année que le pouvoir d'achat des français avait progressé de 0,4 %. Un chiffre surprenant (comme tous les ans) pour la plupart des français qui constatent l'inverse et sont de plus en plus nombreux à devoir vérifier les étiquettes et même se priver !

Curieusement (?), deux mois après la défaite de Nicolas SARKOZY, voilà que l'INSEE change d'avis et nous annonce, au contraire, que le pouvoir d'achat des français a reculé en  2011. De 0,1 % officiellement.

Une baisse du pouvoir d'achat ? Voilà qui est plus conforme à la réalité !

L'une des conséquences de cette baisse de pouvoir d'achat, c'est que la consommation des ménages fait du surplace. Or, c'est l'un des principaux moteurs de la croissance économique en France !

Hausse de la consommation ou hausse des dépenses pour les mêmes consommations ?

"Le manque de dynamisme de la consommation est dû en grande partie à la douceur exceptionnelle du climat de l'année 2011, les ménages réduisant leurs dépenses de chauffage", explique l'Insee. Encore heureux qu'il ait fait bon ! Au prix où sont désormais le fioul, le gaz et l'électricité, pas sûr qu'une hausse des factures de chauffage n'ait pas entrainé des économies de la part des familles sur d'autres postes de dépense !...

En 2011, la dépense de consommation des ménages a progressé de seulement 0,3% à prix constants après avoir augmenté de 1,4% l'année précédente, toujours selon l'INSEE.

Dépense de consommation ? En clair, en retirant l'inflation, les français ont dépensé 100 € en 2010 et 100,3 € en 2011. Est-ce à dire qu'ils ont plus consommé ? Rien que l'accroissement démographique de la France explique ce chiffre !

En fait, les revenus des français ont bien souffert en 2011. L'accélération des prix (+2,1% après +1,1%), du fait du renchérissement de l'énergie et de certains produits alimentaires, a plus que compensé celle des revenus. Mesuré au niveau individuel, c'est-à-dire rapporté au nombre d'unités de consommation (de "personnes"), le pouvoir d'achat a ainsi connu un léger repli de 0,1% en moyenne en 2011, après une progression (officielle) de 0,3% en 2010. Des "moyennes" qui cachent des disparités fortes : les hauts cadres et les patrons ont vu leurs revenus progresser, eux ! 

La baisse du pouvoir d'achat entraine une baisse de la consommation qui entraine une baisse de la croissance économique, donc moins d'emplois, moins d'impôts et taxes dans les caisses de l'Etat donc un déficit public qui augmente.

Quand les socialistes comprendront-ils qu'une politique offensive de l'emploi et des salaires serait bénéfique pour la croissance, donc pour les PME, commerces et artisans, l'emploi et les finances publiques ?

D'évidence, la hausse du pouvoir d'achat des français n'est pas à l'ordre du jour : la hausse annoncée de 2 % du SMIC cet été ne va que compenser l'inflation de cette année et le retard pris en 2011.

Alors que les actionnaires voient progresser chaque année leurs dividendes sur actions, les travailleurs (qui vivent de leur travail et pas de leurs rentes) et les comptes publics souffrent de revenus en stagnation ou en baisse.

Pour soulager les familles, notamment les travailleurs qui doivent se contenter du SMIC et de temps partiels, ce n'est pas de 2 % qu'il faudrait faire progresser le SMIC !

Avec les communistes, exigeons que le SMIC soit progressivement porté à 1 700 € net, que la précarité recule en faisant du CDI la norme, et que cesse les temps partiels imposés !

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:05

Malgré une organisation précipitée et  un texte monobloc, plus de 27 000 militants communistes se sont exprimés, refusant majoritairement l'idée de participation au gouvernement.

Organiser le lundi soir un vote sur un texte rédigé le lundi matin ! Les communistes étant les rois de l'organisation, le vote a été possible et ce sont 27 028 militants qui se sont exprimés en assemblées de section le lundi soir, parfois le mardi.

Et mercredi 20 juin, ce vote a été validé par une conférence nationale regroupant plus de 500 délégués désignés par leurs fédérations sur le mandat de leur base.

494 délégués ont voté pour la motion proposé par la direction du PCF, 4 ont voté contre et 27 se sont abstenus.

Même si les médias tentent de mettre en avant d'éventuelles désaccords sur la participation au gouvernement, en s'appuyant sur l'aile droite "refondatrice" du PCF, les critiques entendues en interne au sein du PCF ne concernent pas ce sujet.

Dans l'Eure, comme dans beaucoup d'autres fédérations, c'est plutôt le vote bloqué sur trois questions différentes qui a fait grincer des dents, ainsi que l'imprécision concernant certains sujets.

Le constat de l'impossibilité en l'état actuel d'entrer au gouvernement a fait l'unanimité à quelques voix près. La question à laquelle les communistes auraient bien voulu répondre est de savoir s'il serait de toute façon utile de rentrer dans un gouvernement socialiste alors que nous ne pouvons pas peser au Parlement sur cette majorité ?

L'autre question repose sur le nécessaire bilan du Front de Gauche.

Même si la dynamique est là et que les gains en voix et pourcentages confirment le réancrage social de la gauche anticapitaliste, une mise à plat de la démarche est nécessaire. L'hyperpersonnalisation de la campagne présidentielle autour de Jean-Luc Mélenchon, accentuée par le type de scrutin lui-même, pose question sur un fonctionnement collégial du Front de Gauche qui a eut de sérieux raté alors que les communistes en représentent 90 % des militants.

Dans l'Eure, l'idée de formations offrant un cadre d'échange sur notre stratégie, notamment sur le Front de gauche, a été avancée.

Dernier point de critique : l'impossibilité de voter séparément les trois textes qui composent cette motion.

Il eut été judicieux de séparer les questions liées au nouveau contexte politique sorti des urnes, des questions de la participation au gouvernement et du bilan du Front de Gauche.

Au final, l'Eure, comme la plupart des fédérations, a décidé de voter pour ce texte. Un "oui mais" mais un "oui" tout de même.

Certains ont vu dans cette motion longue et indivisible la volonté de la direction d'esquiver le débat sur le bilan du Front de Gauche. Aux militants de s'emparer de ce débat !

Ce qui est clair, c'est que les communistes considèrent aujourd'hui comme hier qu'il est nécessaire de mener une politique ambitieuse, offensive contre le capital, en reprenant le pouvoir sur le marchés et la finance, en redonnant du pouvoir d'achat aux travailleurs, en remettant les services publics en état de fonctionner et en relançant une véritable politique industrielle en France. Sans oublier le refus d'un traité européen d'austérité signé à la va-vite par la France sous la houlette de Nicolas Sarkozy.

Même sans être au gouvernement, l'appui de millions de citoyens lors de ces élections va compter. Par le travail militant et l'intervention citoyenne, les communistes avec le Front de gauche comptent bien peser politiquement dans le débat.

Avec la majorité actuelle, la volonté d'imposer une profonde réorientation politique du pays n'est pas au programme. Impossible dans ce cadre que les communistes participent à ce gouvernement !

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:04

C'est fait : le Parti socialiste peut gouverner seul la France. Mais pour mener quelle politique ?

Le Parti socialiste et ses alliés disposent d'une majorité confortable à l'Assemblée nationale à l'issue des Législatives. Avec 316 sièges, les socialistes sont bien au dessus des 289 députés nécessaires pour avoir une majorité absolue.

La situation est inédite en France pour la gauche socialiste puisque, pour la première fois de notre histoire, le Sénat est lui aussi contrôlé par le PS.

Après la timide victoire de François Hollande, le fort taux d'abstention enregistré lors de ces élections législatives rend difficle l'analyse du scrutin. Il semble bien toutefois qu'aucune dynamique n'ait porté la "gauche" au pouvoir mais plutôt un rejet de cinq ans de souffrance sous Sarkozy et une volonté de changement d'air.

Ceci étant, le PS est désormais aux manettes et ne doit pas décevoir les espoirs qui se sont portés sur lui et ses candidats. Une politique calamiteuse, dans la continuité idéologique du libéralisme qui détruit la France depuis trente ans, serait un désastre pour le peuple français et amènerait une déroute historique pour la gauche socialiste.

Rigueur de gauche = Déroute de la gauche !

C'est ce qui a emporté les gouvernements socialistes de Zapatero en Espagne ou de Papandréou en Grèce. Le PSOE espagnol est ainsi passé de 43,64 % des voix en 2008 à 28,73 % des voix en 2011 (- 15 %) tandis que le PASOK grec a connu un effondrement encore plus brutal, passant de 43,9 % des voix en 2009 à 12,28 % le 17 juin dernier (- 31 % !) !

Dans ces deux pays, les partis socialistes ont tout bonnement menés des politiques d'austérité à sens unique, faisant payer aux seuls salariés les conséquences d'une crise dont sont responsables les banques et les spéculateurs.

Convertis à un "réalisme politique" qui correspond en fait à une démission face au pouvoir des multinationales et de la finance, ces partis socialistes se sont retrouvés à gérer les affaires de nations fragilisées selon les dogmes européens dictés par ceux-là mêmes qui étaient responsables de la crise.

Le Parti socialiste français va t-il faire la même chose ou sera t-il en capacité de s'opposer aux marchés et à l'Europe ?

Les premières mesures prises par le gouvernement Ayrault pour le compte de François Hollande vont pour certaines dans le bon sens mais elles restent symboliques : diminution des salaires des ministres et du Président, retour de la retraite à 60 ans pour seulement une petite minorité de salariés, taxe sur les dividendes des actionnaires qui ne représentera qu'un montant infime des dividendes versés annuellement,...

D'autres mesures s'avèrent plus inquiétantes comme les engagements de François Hollande sur la rigueur budgétaire ou la politique internationale de la France qui ne dévie pas d'un pouce de celle de Nicolas Sarkozy, on le voit sur l'Otan ou la Syrie.

Pendant toute la campagne présidentielle, François Hollande s'est évertué à rassurer les marchés financiers. Le fameux "i am not dangerous !" (je ne suis pas dangereux) lancé à la City londonienne en est un moment fort.

De la même manière, le refus d'augmenter significativement le salaire minimum et, ainsi, de pousser vers le haut les grilles de salaire en France, est une première pour un gouvernement de gauche français ! C'est la traduction d'un alignement du PS sur les thèses libérales de "compétitivité" dont l'aile droite du PS, très présente au gouvernement (Sapin, Valls,...), est la porte-parole.

Cette conversion du Parti socialiste au "réalisme économique" l'empêche d'agir efficacement contre le capitalisme et ses conséquences. Au mieux, les socialistes gèreront la misère et la pénurie !

Si le quinquennat de François Hollande ne connait pas une nette inflexion à gauche de sa politique et se contente de gérer la dette de la France, l'avenir électoral de cette gauche est compromis et connaîtra le sort des majorités socialistes grecques, espagnoles ou celui des sociaux-démocrates allemands et britaniques ! C'est prévisible !

Défaite de la gauche socialiste = victoire de la gauche radicale ?

Ceux qui estiment qu'un échec des socialistes et de leurs alliés au gouvernement permettrait un renforcement des partis de la gauche radicale, notamment de la gauche communiste, ceux-là se trompent !

Les résultats britanniques, allemands ou espagnols démontrent que l'effondrement de la gauche libérale ne provoque pas une poussée inverse de la gauche radicale !

Il n'y a pas eu émergence d'une "autre gauche" au Royaume-Uni tandis que Die Linke en Allemagne est en pleine déroute aux élections partielles depuis 1 an (après une poussée relative de 3 points en 2009 à 11,9 %) et que Izquierda Unida en Espagne ne retrouve qu'une faible partie des voix perdues par les socialistes (+ 3,1 % pour IU contre - 15 % pour le PSOE).

Partout en Europe, l'échec des socialistes et sociaux-démocrates à offrir autre chose qu'une version de gauche de la rigueur et du libéralisme entraine une forte poussée à droite, voire à l'extrême-droite !

L'exemple grec est criant ! Malgré une poussée de la gauche radicale (SYRIZA), c'est quand même une droite dure qui reprend les rènes du pouvoir à l'issue des élections de dimanche dernier. SYRIZA obtient 27 % des voix et progresse de 22,3 % sur 2009 tandis que le PASOK socialiste recule de 30 % et que la droite de Nouvelle Démocratie est en tête avec près de 30 % des voix en recul de seulement 3 % sur 2009.

A contrario, la désagrégation de l'échiquier politique traditionnel en Grèce entraine la réémergence de l'extrême-droite au travers d'un parti ouvertement néo-nazi et violent, Aube Dorée, qui a recueilli près de 7 % des suffrages !

Face à l'effondrement économique et moral du pays, le besoin d'un Parti communiste fort

Cette situation, nous la connaissons sous une forme un peu différente en France.

D'élections en élections, le désintérêt des électeurs pour les forces politiques traditionnelles touche particulièrement les classes populaires et les classes moyennes tandis que les classes aisées, dans les villes riches, continuent de voter en masse pour leurs partis politiques, ceux de la droite traditionnelle (UMP essentiellement).

Ce désintérêt des citoyens se traduit à la fois par un effondrement de la participation (on vole de "record" en "record" sur ce point) et par une montée d'un parti d'extrême-droite, qui cultive un discours nationaliste, xénophobe et pseudo-populaire.

Trente ans de lavage de cerveaux médiatique et scolaire en faveur de la réussite individuelle et d'une société d'hyper consommation ont rompu les solidarités traditionnelles, la notion de luttes collectives et d'appartenance à un groupe, une communauté ou une classe sociale.

Là dessus, la mise en avant et la banalisation du Front National ont permis à ses thèses de progresser sur un terrain social débarrassé de l'esprit de solidarité. La logique du bouc-émissaire, le rejet des différences et la mise en accusation des plus pauvres comme causes des difficultés de toute la société pouvaient s'installer.

C'est contre cette évolution sociale des esprits que nous devons d'abord lutter !

L'échec malheureusement prévisible d'un Parti socialiste refusant de s'attaquer aux classes dominantes entrainera une accélération de la décomposition sociale et politique du pays.

En absence d'une force clairement anti-système à gauche, développant un discours cohérent contre le capitalisme et ses outils européens, démontrant les vraies responsabilités dans la crise économique, le chômage et la précarité, le paysage politique ne pourra évoluer que vers une abstention encore plus forte et un vote d'extrême-droite encore plus élevé.

Au sein d'une dynamique de rassemblement majoritaire, telle que le Front de gauche, le parti communiste doit retrouver sa voix et sa voie.

Sa voix de porte-parole des classes populaires, notamment de la classe ouvrière.

Sa voie de mouvement pour l'émancipation humaine, pour le renversement d'un système économique et politique qui permet à une minorité de privilégiés d'accumuler des richesses tandis que l'immense majorité de l'humanité s'enfonce dans la crise et la misère et est poussée à s'entre-déchirer.

Face à une Europe et à une France qui glissent rapidement vers une crise historique, le Parti communiste doit montrer qu'il existe une réelle alternative au capitalisme et faire renaître les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité qui permettront au peuple de France de s'unir et de reprendre le contrôle de son destin politique, économique et social.

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