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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 09:21

11 000 signataires "en ligne" et 70 000 signataires "papier", la pétition de "L'Humanité" pour un référendum sur le traité européen Sarkozy-Merkel prend de l'ampleur. Et vous ? Où en est votre engagement citoyen ?

Question posée par un de nos députés communistes du Nord au premier ministre :

"M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Premier ministre sur le respect des engagements électoraux contractés avec les Français.

L'exécutif s'était engagé à renégocier le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), signé par les dirigeants Sarkozy et Merkel. Or, étrangement, le Gouvernement demande au Parlement la ratification de ce texte sans aucune modification.

Ce texte durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne et prône à la fois l'austérité à perpétuité et le contrôle des budgets nationaux par la Commission technocratique de Bruxelles. Il ne propose strictement rien pour libérer le financement des États de la pression des marchés financiers.

Alors que la confiance des Français a été accordée sur la base d'une promesse de renégociation dudit Traité, il lui demande s'il compte proposer l'organisation d'un référendum pour redonner la parole au peuple sur ce texte européen fondamental pour notre démocratie."


 

Après le Parti communiste, le Front de Gauche a déclaré dimanche dernier que lutter pour un référendum était l’objectif central de la rentrée. ATTAC a décidé de faire de même.

Avec ce traité c’est le traité de Lisbonne puissance 10 car il y aura avec ce traité un cadenaçage complet de la souveraineté populaire. Aucun déficit ne sera permis (maximum 0,5 %). Cela empêchera tout investissement de long terme visant au développement économique social et écologique. Or seuls ces investissements de long terme peuvent nous éviter le chaos et l’austérité et préparer le changement nécessaire de modèle de société.

Le TSCG ne permet donc aucun autre modèle économique et supprime encore un peu plus la souveraineté populaire déjà écornée depuis que l’UMP et les socialistes ont décidé en 2008 d’aller contre la volonté du peuple rassemblé le 29 mai 2005 dans un Non au Traite constitutionnel européen.

Seules les banques privées à but lucratif (pour les actionnaires) ont le droit de se faire prêter de l’argent par la Banque centrale européenne (BCE) à un taux inférieur à 1 %. Elles pourront ensuite faire des profits en prêtant aux États, collectivités territoriales y compris à des taux usuriers (des crédits "revolving" à 15 ou 16 % pourquoi pas ?) et avec des prêts toxiques (genre DEXIA). La BCE ne sera toujours pas prêteur en dernier ressort vers les institutions publiques.

Pendant ce temps-là, trois intellectuels allemands utilisent leur renom pour fixer l’objectif néolibéral. Peter Bofinger, Jürgen Habermas et Julian Nida-Rümelin ont publié dans Le Monde du 27 août 2012 un texte intitulé « Plus que jamais, l’Europe ». Il faut installer une discipline de fer fiscal dans toute l’Europe et de ce fait, supprimer la souveraineté populaire des États pour les sujets importants en terminant le travail engagé des transferts de souveraineté vers une entité européenne sans démocratie.

Pourtant le fait que la crise continue de plus belle montre bien que l’analyse des élites libérales de la zone euro de droite et de gauche est erronée. Il ne s’agit pas d’une crise de la dette en provenance de dépenses trop fortes ni d’une simple crise financière due à des spéculateurs peu scrupuleux qu’il faudrait réguler. Il s’agit d’une triple crise économique, financière et de la dette publique qui prend sa source dans la crise de profitabilité du capitalisme lui-même avec l’inconvénient supplémentaire que la zone euro s’est construite avec des économies divergentes et trop inégalitaires.

D’abord, nous sommes dans une crise de surproduction du capitalisme qui après avoir fait baisser la part des salaires dans la valeur ajoutée a tenté par l’endettement de remplacer le manque de salaires. Deux écueils attendaient les élites néolibérales mondiales et ordo-libérales européennes, la résistance des couches populaires et moyennes intermédiaires d’une part, et la crise de l’accumulation du capital lui-même. Ils n’ont donc de cesse de tenter de regagner de nouvelles marges en baissant encore la part des salaires dans la valeur ajoutée et en continuant de supprimer les droits démocratiques et sociaux.

La fuite en avant dans l’économie financière de la dette publique est en fait le seul moyen des néolibéraux mondiaux et ordo-libéraux européens de tenter de se maintenir au pouvoir. Il n’y a que les peuples et donc les couches populaires et moyennes intermédiaires qui peuvent y mettre fin.

Même les économistes « nouveaux chiens de garde » de l’ordo-libéralisme européen comme Élie Cohen mettent le doigt sur la faillite du système.

Lisons Élie Cohen : « La France a connu de loin depuis vingt ans la pire désindustrialisation de tous les pays d’Europe occidentale. Tout le monde aurait applaudi si nous avions remplacé les emplois industriels par des emplois high-tech, mais nous les avons remplacés par des femmes de ménage ».

On voit là que la solution résiderait dans un changement de modèle culturel, économique et politique et dans un processus conjoint de réindustrialisation et de transition écologique. Voilà ce que nous devons imposer  !

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 08:56

Nouvelle recapitalisation pour Dexia et faillitte possible pour le Crédit Immobilier de France : la banque des collectivités locales et la banque du crédit logement seraient-elles en passe de disparaître ?

L'info ne fait pas la une des médias mais la faillite du Crédit Immobilier de France (CIF) et les nouveaux déboires de Dexia sont les preuves que les mesures pour sauver le secteur bancaire n'ont pas assaini la situation et que le feu couve sous la braise. Ces derniers événements montrent également à quel point les spéculateurs et leurs agences de notation sont encore en capacité de nuire à nos économies.

François Hollande, qui voulait rassurer les milieux financiers, devrait sortir la machette et tailler les branches pourries de cette économie capitaliste qui gangrène la planète !

La banque franco-belge DEXIA estimait lundi 27 août qu'elle aura besoin de recapitaliser sa branche luxembourgeoise avant la vente imminente de celle-ci, ce qui pourrait l'inciter à réclamer des fonds supplémentaires aux Etats belge et français. La Belgique, la France et le Luxembourg ont actuellement accepté de garantir jusqu'à 55 milliards d'euros des emprunts de Dexia : 60,5 % pour la Belgique, 36,5 % pour la France et 3 % pour le Luxembourg. Ces garanties pourraient augmenter jusqu'à 90 milliards d'euros. Une rallonge de 35 milliards d'euros !...

Pour le CIF, l'Etat a été contraint d'intervenir pour éviter la faillite au Crédit Immobilier de France en annonçant samedi soir qu'il accordait sa garantie financière à cet établissement spécialisé dans les prêts immobiliers aux particuliers et lié au mouvement HLM.  Cette garantie s'élèverait à hauteur de 4,7 milliards d'euros, officieusement, mais le journal "Les Echos " de ce  lundi la chiffre à plus de 20 milliards d'euros ! Le CIF n'est pas une banque de dépôt. il dispose de 2,4 milliards de fonds propres seulement et gère un encours de 33 milliards d'euros (crédits en cours de remboursement).

C'est encore une fois une agence de notation qui provoque la catastrophe ! En effet, Moody's a baissé de trois crans la notation de cette banque de crédit, ce qui coupe automatiquement les sources de financements sur les marchés privés, plus personne ne voulant prêté à des taux normaux à une banque "douteuse". Or, l'établissement doit notamment faire face à des échéances de 1,75 milliard d'euros en octobre.

Avec Dexia, déjà recapitalisé par les états en 2008, c'est la première banque de financement des collectivités territoriales qui était touché. Communes, départements et régions ont déjà du mal à trouver des banques leur accordant des crédits pour investir sur nos territoires.

Avec le Crédit Immobilier de France, ce sont les particuliers et le mouvement HLM qui sont concernés.

Pendant ce temps là, les banques spéculatrices à qui l'Etat a distribué des centaines de milliards d'euros d'argent public sous Sarkozy en 2008, celles-là vont bien. Merci pour elles !

Quant aux agences de notaton, dont on voit toute la nocivité depuis des mois, avec les menaces qu'elles font porter sur les crédits accordés aux Etats, personne ne les remet en cause non plus.

Encore une fois, c'est bien la spéculation et les outils mis en place par le secteur financier qui sont la source des difficultés financières de structures d'utilités publiques.

Tant que nos gouvernements seront au service du capitalisme et de ceux qui s'enrichissent à travers lui, les structures responsables de la crise et des difficultés financières des collectivités et des états seront tranquilles.

Il est grand temps de remettre l'économie et l'argent au service de l'Homme et de son environnement !

Rendons l'argent utile ! Sauvons les banques utiles et mettons la main sur l'argent de la spéculation !

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 08:44

Un témoignage qui nous avait échappé et, bien que datant de 2010, confirme différentes analyses d'instituts pro-européens (donc pro-capitalistes) sur la nostalgie des systèmes socialistes dans les anciens payx "communistes".

Vous pouvez relire à ce sujet : Berlin, Moscou : en pleine crise du capitalisme, le spectre communiste hante toujours l'Europe

Solidaire

 


Un certain nombre d’entre nous ont reçu cette invitation à participer à une réflexion sur un bilan réel des expériences socialistes:  La municipalité de Calonne-Ricouart et les Amis d’Edward Gierek organisent, ce vendredi 14 mai à partir de 18h 30 en l’hôtel de ville de Calonne-Ricouart (Pas-de-Calais), un débat sur le thème du bilan de l’expérience socialiste à l’Est… afin, à notre niveau, de faire face au rouleau compresseur  de la désinformation.  Nous sommes preneurs de toutes réflexions sur le sujet afin de le préparer  au mieux…Voici la réponse de Bruno Drewski qui collabore à notre blog.(note de DB)

 En ce qui me concerne, j’ai eu une expérience régulière des pays de l’ancien bloc socialiste, en particulier de la Pologne et depuis, je suis l’évolution de ces pays à travers mes activités de chercheur, en contact avec ces sociétés.

Militant dans le département international de l’association étudiante en Pologne dans les années 1970, j’étais chargé des relations avec les étudiants étrangers, pour beaucoup originaires des autres pays socialistes ou du tiers monde, ce qui m’a donné une bonne idée de la situation dans chacun d’entre eux. Mon souvenir est que deux pays faisaient nettement la différence : Cuba et le Viet-Nam. Là on avait à faire à des gens réellement politisés. Les étudiants de RDA aussi étaient très politisés mais avec une discipline un peu “prussienne” qui heurtait les “Slaves”. Pour les autres pays, la dépolitisation et le conformisme faisaient déjà des ravages dans les années 1970. Mais je tiens à dire que l’ambiance générale à cette époque était “bon enfant”, pas du tout la “dictature sinistre” dépeinte par les médias occidentaux dans les années 1980.
C’était plutôt le contraire, on ne pouvait être mis à la porte de son boulot, même si on n’y faisait preuve d’une paresse incurable, on pouvait critiquer autant qu’on voulait ses chefs. La différence entre l’Est et l’Ouest, c’était qu’à l’Ouest on pouvait dénoncer le président de la République, mais qu’il était impossible de s’attaquer publiquement à son patron, à son entreprise et à ses chefs. Exactement le contraire à l’Est. Le chef de l’Etat était inattaquable publiquement, en réunion, mais tous ses chefs au boulot pouvaient être publiquement dénoncés en réunion et personne ne s’en privait. Résultat, le directeur hésitait à exiger des salariés trop d’efforts pour qu’on n’intervienne pas en haut lieu afin de lui faire perdre son poste.
On n’avait alors peur de rien, on savait (ou pensait savoir) que la vie serait paisible, on savait qu’on la vivrait en sécurité et, à cette époque, on pouvait dire tout ce qu’on voulait. Et même la police politique était rarement présente. En fait, elle ne s’attaquait à l’époque qu’aux adversaires actifs du système et souvent d’une façon somme toute assez bon enfant, même s’il pouvait y avoir des “bavures” …comme il y en a partout. J’ai à cet égard beaucoup de témoignages de la part de dissidents qui, en privé, reconnaissent que ce n’était pas la terreur. Je connais même un ancien dissident, militant actuel de la gauche socialiste, qui a connu les geôles espagnoles sous Franco, les geôles “socialistes” de Jaruzelski et qui a même connu récemment les geôles “libérales” pour s’être opposé physiquement aux huissiers qui voulaient expulser de son logement une vieille dame avec son fils handicapé. Il m’a dit que la seule fois où il a eu peur dans sa vie, c’est quand il a vu le regard des policiers de Franco. Et qu’une fois avoir vécu cela, il n’a jamais eu peur des miliciens “communistes” en Pologne par comparaison. …Et pourtant dès 1989, dans tous les ex pays de l’Est on a tenu un discours “épurateur” contre les anciens flics alors qu’en Espagne “démocratique mais royale” encore aujourd’hui, la lutte est dure pour essayer de connaître la vérité sur la terreur franquiste, sans parler d’engager des poursuites contre les tueurs officiels de ce régime. Deux poids deux mesures.
Le grand problème du socialisme réel à cette époque était donc qu’on pouvait dire dans la rue tout ce qu’on voulait, mais qu’on ne pouvait pas l’écrire. On pouvait le dire avant et après les réunions, avec les mêmes personnes, mais pas pendant les réunions. On pouvait accéder à des informations “non orthodoxes” (on pouvait lire la presse occidentale dans des clubs de la presse et du livre, accéder à des traductions de beaucoup de livres occidentaux, aller voir des films occidentaux (choisis sur des critères de qualité, discuter avec des Occidentaux) mais on ne pouvait pas à partir de cela écrire des articles polémiques sur la réalité environnante. Ce qui à la longue a créé une situation “schyzophrène”. D’autant plus que dans certains pays de l’Est (Pologne, Hongrie, Yougoslavie) on pouvait assez librement voyager à l’ouest et, en jouant sur le cours des devises au marché noir toléré par les autorités, gagner à l’Ouest en un mois l’équivalent d’un salaire annuel.

Il est clair que si le régime du socialisme réel s’est désagrégé sans rencontrer de résistance de la part des couches populaires de ces pays, c’est parce qu’il avait contribué à dépolitiser ces populations et à les isoler d’un flux d’informations concernant l’évolution du monde, en particulier du monde capitaliste d’où ne parvenaient en fait que des informations positives car les médias ne parvenaient pas à faire croire que les aspects négatifs du capitalisme menaçaient réellement la réalité dans laquelle on vivait. Personne n’a vu venir la crise de l’endettement et quand elle est arrivée, on n’a pas dénoncé le FMI et les banquiers occidentaux usuriers, mais les dirigeants locaux qui avaient emprunté, sans saisir la logique du capitalisme en voie de mondialisation.
Il est clair aussi que, à l’abri des partis “communistes” au pouvoir, s’étaient constitués des cercles d’intérêts qui étaient montés dans la hiérarchie sociale grâce à ces partis et à leur formation politique, mais qui s’étaient éloignés puis séparés du peuple au point de rêver en finale de la privatisation à leur profit des biens publics. Il y avait donc bien à l’Est une lutte des classes, mais elle se déroulait sans guidance au niveau populaire (on se contentait de râler ou de manifester des coups de colère contre ce que le langage populaire avait appelé “la bourgeoisie rouge”), et cette lutte se déroulait de façon peu perceptible au sein des partis au pouvoir peu à peu grignotés par des idées de plus en plus proches du libéralisme.

Cela étant, presque jusqu’à la fin, le système a conservé ce qu’on appelait avec fierté les “conquêtes du socialisme”, un certain nombre d’acquis sociaux. Même en quittant officiellement la scène politique, les partis au pouvoir en 1989 mais aussi l’opposition montante, n’ont pas annoncé à leur peuple l’impensable alors : la privatisation généralisée, la légalisation du chômage, le démontage des acquis sociaux, le capitalisme …car cela ne serait pas passé. Il a donc fallu mettre ces peuples devant le fait accompli, et ensuite l’entériner en ayant déjà enterré ou “réformé” les partis en principe populaires et de gauche. Ce n’est pas un hasard si les oppositions avant 1989 tenaient toutes un langage de surenchère de gauche …pour changer radicalement de langage en 1989 …comme l’ont fait également de leur côté la plupart des dirigeants “communistes”. Comment dès lors une poule aurait pu y retrouver ses petits ?
Il faut rappeler que le premier gouvernement polonais non communiste, celui du Premier ministre Mazowiecki, a annoncé dans son discours d’intronisation, qu’on allait introduire les “règles du marché” (terme flou pour désigner le capitalisme), que cela allait exiger des sacrifices provisoires, mais qu’il s’engageait solonellement devant le peuple que le chômage allait être introduit comme phénomène provisoire, le temps de réorienter l’économie, et que ce sacrifice n’allait pas DEPASSER UNE DUREE DE SIX MOIS pendant lesquels les chômeurs seraient indemnisés.

Aujourd’hui, dans les anciens pays socialistes, les taux de chômages officiels varient entre 10% et 20%, et environ 80% des chômeurs ne reçoivent aucune indemnité, …ce qui en général entraîne leur expulsion rapide des logements, puisqu’ils ne peuvent plus dès lors payer leur loyer et que le phénomène inconnu avant 1989 des huissiers est depuis devenu omniprésent dans les quartiers populaires, surtout dans les quartiers des centre ville ouverts à la spéculation immobilière. A côté de Katowice, un maire local vient de créer un campement de conteneurs où l’on “loge” les personnes expulsées de leurs logements : un camp métallique, sans fenêtres, sans électricité dans “l’Europe du XXIe siècle” avec un nouveau commissariat qui vient d’être bâti juste à l’entrée …on y prévoit déjà la délinquance, avant même l’ouverture du campement.

Toutes les enquêtes sérieuses menées par des sociologues dans pratiquement tous les pays ex-socialistes de l’Est montrent qu’une proportion majoritaire des populations considère que l’on vivait mieux avant 1989 sur le plan de la sécurité (sécurité sociale, sécurité d’emploi et sécurité publique), que les relations humaines étaient beaucoup plus satisfaisantes, que le temps consacré aux loisirs, à la culture et aux voyages était nettement plus élevé. On trouve aussi beaucoup de gens qui soutiennent que la qualité des produits à l’époque (nourriture ou outils) était somme toute meilleure, même si mal présentée et avec un approvisionnement irrégulier, mal organisé.
D’où la nostalgie qu’on retrouve certes dans les générations qui ont connu ce système. Mais, plus surprenant encore, on trouve “cette nostalgie” au sein de la jeunesse qui n’a pas connu ce système, preuve que par le biais de la tradition familiale des informations sont passées qui nuancent les jugements sur cette époque par rapport aux discours unilatéraux des médias. Si l’on en veut au système d’avant 1989, c’est en partie pour les défauts qu’on lui connaissait certes (bureaucratisation, contrôles tatillons, bêtise, propagande anonée, etc.), mais c’est aussi parce qu’on en veut à ses dirigeants de s’être laissés “achetés” par les sirènes du système consumériste, gaspilleur et inégalitaire actuel.

Et, une chose qu’il faut souligner, plus un pays est “occidentalisé” aujourd’hui, plus la nostalgie y est forte. L’ex-RDA est à cet égard sans doute l’ex-pays de l’Est où ce phénomène “d’Ostalgie” est le plus développé, mais on le retrouve partout en fait.

Je donnerais maintenant deux exemples concret du sentiment actuel de ce que fut cette époque :

Lors des élections polonaises parlementaires de 2004, j’ai accompagné un journaliste français en Pologne, et nous avons décidé d’interroger les passants de la rue centrale de Katowice, en Haute Silésie, à propos de ces élections. Les réponses étaient diversifiées quant à leurs votes actuels, allant de la droite catholique au centre-gauche. Paradoxalement, les entrepreneurs interrogés qui avaient réussi leur “mue” capitaliste avaient tendance à voter centre-gauche (“ex-communiste”), ce qui en dit long sur leur …social-libéralisme, tandis que les couches les plus défavorisées annonçaient plus facilement leur intention de vote soit en faveur des partis de la droite catholique soit du petit parti “populiste de gauche”, Autodéfense. Dans les deux cas, il s’agissait de voter pour des partis qui, au moins verbalement, parlaient des pauvres, alors que les partis libéraux et de la gauche “ex-communiste” bien pensante, donc social-libérale, ne parlaient que des questions de moeurs, de “réformes économiques”, “d’Europe” et de droits individuels, jamais de droits sociaux.

En revanche, lorsqu’on déplaçait la question sur leur opinion envers la Pologne d’avant 1989, les critiques étaient limitées à quelques points concrets mais “le bilan global” était jugé “positif” en fait par tous les interlocuteurs quelque soient leur division sur les choix présents.

Le souvenir le plus fort que j’ai de ces interviews est celui de deux jeunes filles de 18-19 ans qui allaient voter pour la première fois et qui ne savaient pas trop pour qui elles allaient voter, hésitant entre Autodéfense et la droite catholique. A notre question sur la Pologne populaire, elles ont répondu que c’était bien mieux à cette époque. Comme elles n’avaient pas connu cette époque, je leur ai demandé comment pouvaient elles dire cela, et elles ont répondu que c’est en écoutant leurs parents et leurs voisins. Alors nous leur avons demandé pourquoi elles n’allaient pas voter pour le parti “de gauche” : la réponse fut : “Parce que ce sont des vendus et des riches, si le Parti ouvrier unifié polonais (communiste) existait encore, nous voterions pour lui.” Voilà un des fondements …des partis de la droite anticommuniste actuelle à l’Est. Dans le contexte de vide généralisé à gauche, ce sont finalement les partis traditionalistes qui parlent des pauvres en d’autre termes que de “râtés”, même si c’est pour prôner une charité condescendante, et dès lors on comprend les choix qui peuvent être faits. C’est un vote nostalgique aussi, mais dévoyé.

Quatre ans plus tard, j’ai donné des cours de relations internationales à des étudiants de science politique dans une région orientale de la Pologne connue pour son traditionalisme. Au bout de quelques mois, à la fin d’un cours dans un amphi, un étudiant, qui avait manifestement l’appui de ses collègues pour engager cette discussion informelle, m’a interpellé en me disant : “Monsieur le professeur ! Vous avez connu la Pologne populaire, pouvez vous nous dire comment on vivait à cette époque ?” Je leur ai alors demandé pourquoi ils me demandaient cela à moi qui arrivait de Paris et pas à leurs professeurs qui leur donnaient des cours sur ce sujet et qui non seulement avaient connu plus longtemps que moi la Pologne populaire mais aussi son évolution depuis. La discussion s’est alors engagée et la réponse générale était :”nos profs nous disent des choses différentes de ce que nous entendons de nos parents, et nous ne savons pas trop qui croire, comme vous venez de l’Ouest, vous avez un recul nécessaire qui vous permet de parler plus librement, alors nous vous faisons confiance pour que vous nous disiez comment on vivait réellement à cette époque”. !!!

Que dire de plus ? Vingt ans d’expérience capitaliste ont laissé plus de doutes que de certitudes. Un doute qui témoigne que la prise en main des médias et de l’enseignement par la nouvelle ligne dominante ne correspond pas à ce que la population vit et sent au quotidien aujourd’hui, et à ce qu’elle a retenu du socialisme réel. Un brouillard total qui ne se lève pas.

Finalement, la pire chose que ce socialisme réel a fait est sans doute que ses dirigeants l’ont laissé tomber du jour au lendemain sans explication et sans possibilité de débat et de choix (sans pour autant laisser tomber les bonnes affaires dans lesquelles ils ont souvent su se recycler), après s’être accroché au pouvoir au delà de toute raison et avec une arrogance sans limite. Bref le peuple pense que si ce système a produit une si mauvaise couche dirigeante, c’est qu’il ne pouvait pas être vraiment bon. Et donc qu’on ne peut pas imaginer le rebâtir.

Restera donc à mieux savoir comment a fonctionné le mécanisme de sélection et de rotation des cadres dans ce système et au profit de qui. Le reste aurait été sans doute récupérable. Et l’avenir dira peut-être comment éviter les ornières de l’histoire.

Bruno Drweski

sur le blog de Danielle Bleitrach en mai 2010

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 09:02

Même cause, mêmes effets !

Au Japon aussi, trente années de libéralisme ont permis aux grandes entreprises de réduire fortement leurs participation au bien public pour le plus grand bénéfice de leurs actionnaires. A l'heure où le capitalisme libéralisé a enfoncé l'économie nipponne dans le rouge, comme ailleurs dans le monde, c'est vers le peuple et non vers les entreprises que se tourne le gouvernement pour payer la facture.

Et comme en France et partout dans le monde, centre-gauche et droite sont en accord sur cette question.

Seuls les communistes refusent cette fausse fatalité et exigent des mesures qui fassent payer les grandes entreprises et renforce les services publics proposés aux citoyens.

Par delà les continents, dans un silence médiatique complice, les travailleurs de tous pays vivent les mêmes situations et mènent (ou devraient mener) les mêmes combats.

Solidaire


Plus d'impôts pour l'ensemble de la population, et de nouvelles exonérations pour les grandes entreprises, c'est la recette adoptée par le gouvernement japonais de centre-gauche pour faire face à la « crise » d'une dette qui atteint désormais les 230% du PIB.

Le premier ministre Yoshihiko Noda a brandi la menace de la cessation de paiement pour faire passer en juin à la Diète, puis le 10 août à la Chambre des pairs, le projet de loi sur l'augmentation de la TVA. Une loi votée par la majorité du Parti démocrate (centre-gauche) et par l'opposition de droite du Parti libéral.

Seuls les neufs députés communistes, accompagnés de dissidents du Parti démocrate, ont voté en bloc contre le projet de loi.

La loi prévoit un doublement de la taxe à la consommation (TVA), qui passerait de 5% actuellement à 8% en 2014, et enfin à 10% en 2015.

Dans le même temps, le gouvernement fait passer de nouvelles exonérations fiscales pour le grand capital.

Les raisons d'une dette record : vingt ans de cadeaux aux grandes entreprises

Le gouvernement japonais a en effet acté, en début d'année 2012, une nouvelle diminution du taux d'imposition sur les sociétés de 4,5 points, passant de 30% à 25,5%.

En vingt ans, le taux d'imposition sur les sociétés est passé de 42% en 1989 à 34,5 en 1998, et enfin à 25,5% aujourd'hui, soit une baisse totale sur deux décennies de 40% de l'impôt sur les sociétés.

Dans le même temps, la taxe à la consommation était introduite en 1989, à hauteur de 3%, rehaussée en 1997 à 5%, et en 2015 donc à 10%. L'organisation patronale KEIDANREN, le MEDEF japonais, fait pression pour obtenir un alignement sur les pays européens d'ici 2015, avec une TVA à 19%.

Or, comme l'a révélé une enquête du quotidien communiste japonais Akahata, les grands monopoles (keiretsu) japonais sont déjà loin de payer l'impôt sur les sociétés réglementaire.

Ainsi, Mitsbushi ne serait imposé qu'à 11,5%, le conglomérat métallurgique Sumitomo à 19%, et Nissan – qui rémunère son patron Carlos Ghosn à hauteur de 10 millions d'euros par an – ne paye que 22,5% de taxes.

Par ailleurs, 95% des bénéfices réalisées à l'étranger par les 400 plus grandes entreprises du pays sont exonérés de taxes, à la demande du KEIDANREN.

Selon les communistes, c'est avant tout dans ses dizaines de milliards d'euros que les entreprises ne paient pas, ou plus, au trésor que se retrouve l'origine de l'explosion de la dette publique.

Moins de services publics, moins de sécurité sociale mais plus de grands travaux

Dans le même temps qu'il augmente la TVA et baisse l'impôt sur les sociétés, le gouvernement japonais prévoit une réduction des dépenses sociales ainsi qu'une relance d'une politique de « grands travaux » profitant essentiellement aux grands monopoles.

La « stratégie de revitalisation » du gouvernement nippon, adopté le 31 juillet dernier, prévoit notamment des coupes de 20 milliards d'euros par an dans les dépenses sociales, tandis qu'un projet de loi prévoyant le recul de l'âge minimum de départ à la retraite de 60 à 65 ans entrera en vigueur dès le printemps 2013.

Dans le même temps, une partie des revenus dégagés de la hausse de la TVA et de la coupe dans les dépenses sociales seront réaffectés à une politique de grands travaux, dont les premiers bénéficiaires seront le secteur du bâtiment.

Parmi les projets retenus, un ensemble d’infrastructures de pointe : un deuxième aéroport international à Tokyo, un réseau autoroutier express, la constitution de ports de dimension mondiale.

Des infrastructures onéreuses destinées à assurer la promotion des Jeux olympiques à Tokyo en 2020, ainsi que le développement des activités commerciales des grandes multi-nationales.

Pas de remise en cause du nucléaire, mais une nationalisation de Tepco : socialiser les pertes, privatiser les bénéfices

2012---Japan-protest.jpgDans le même temps, un an après Fukushima, le gouvernement a relancé le fonctionnement des centrales nucléaires. En dépit de manifestations monstres, comme celle qui a rassemblé plus de 200 000 personnes dans les rues de Tokyo le 29 juillet, le gouvernement ne recule pas.

Cédant au lobby nucléaire, il a même « nationalisé » Tepco, l'entreprise d'électricité responsable de la catastrophe de Fukushima. Une socialisation des pertes, qui s’élevaient pour l'entreprise à 3 milliards d'euros seulement entre avril et juin 2012.

L'Etat a injecté en plusieurs mois 10 milliards d'euros pour reprendre le contrôle de TEPCO, promettant par ailleurs d'engager un plan d'ajustement de 33 milliards d'euros sur dix ans. Un plan financé non pas par la fermeture de centrales, mais par des réductions de personnels et des coupes dans les salaires.

Les communistes, seule opposition de masse organisée

Face à la collaboration totale des trois partis dominants – Parti démocrate, Parti libéral-démocrate et Komei – seul le Parti communiste japonais (PCJ) a exprimé son opposition au projet de loi gouvernemental.

Forts d'une organisation de masse comptant 400 000 militants, le Parti communiste japonais a dénoncé dans le numéro du 11 juillet d'Akahata, son quotidien vendu à plus d'un 1 million d'exemplaires : « une stratégie qui sert au maximum les intérêts des cercles patronaux ».

Tout de suite après le vote du projet de loi au Parlement, le président du Parti communiste Shii Kazuo a indiqué en conférence de presse le chemin de la lutte :

« Cette législation entrera en vigueur dans deux ans. D'ici là, nous allons mobiliser et rassembler un maximum de personnes pour résister à la hausse de la TVA. Notre lutte va monter en puissance ».

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 09:34

Plus fort que Hortefeux, Manuel Valls multiplie les destructions de camps roms. A quand les dealers ?

L'ennemi public numéro un en France est une communauté. Il s'agit des roms.

Ce n'est pas dit officiellement ; c'est même démenti par le ministre de l'intérieur.

Pourtant, la multiplication jours après jours des destructions de camps roms donne l'impression qu'il s'agit d'une urgence, à défaut d'être une priorité.

C'est à ce point une urgence que les autorités ne prévoient aucunes solutions de repli pour ces familles dont on détruit les campements. Si beaucoup de ces camps sont effectivement insalubres, ils le sont depuis des mois sans que cela n'ai entrainé de réaction des autorités françaises jusque là.

Du jour au lendemain, la destruction de ces camps deviendrait vitale au point que l'on ne prenne pas de disposition pour organiser AVANT le relogement de ces personnes !

En détruisant les camps, pense t-on réellement faire disparaître les raisons de leur existence ? Ou bien, comme nous le croyons, s'agit-il avant tout de communication pour faire croire que le gouvernement agit contre une communauté rejetée de tous ?

Qu'ils viennent de Roumanie ou de Bulgarie, ou encore de Hongrie, les roms viennent sous la pression de la misère, de pays où ils sont rejetés, méprisés, voire socialement exclus. Qui ne fuirait pas dans ces conditions ?

Au lieu de chercher à influencer ces pays afin qu'ils trouvent une place à leurs minorités roms, ce qui serait certainement plus constructif que de donner des instructeurs ou des armes aux islamistes syriens, les gouvernements français successifs mènent une politique d'isolement qui ne fait qu'accroître les difficultés de ces familles.

Avec Sarkozy et Hortefeux, les roms perdaient la possibilité de travailler légalement en France. En clair, ceux qui arrivent ne sont pas renvoyés mais on leur a retiré toute possibilité de s'intégrer professionnellement en France !

Avec Hollande et Valls, on s'oriente vers une réautorisation du droit au travail pour les roms. Par contre, ils n'ont plus le droit de survivre dans les seuls logements qu'on leur laissait occuper jusque là ! Cherchez l'erreur !

Alors que les inquiétudes montent à Marseille autour de la multiplication des règlements de compte entre bandes rivales et alors que le ciel s'assombrit sur l'emploi, ce sont les chasses aux roms du ministre Valls qui occupent les actualités. Cela ressemble beaucoup à une volonté de donner aux français un bouc-émissaire à montrer du doigt !?

Et après Hortefeux et ses auvergnats arabes, on s'attend presque à voir un jour prochain Manuel Valls déclarer que "un rom, ça va. C'est quand y-en a plusieurs qu'il y a des problèmes" !

Pauvre Valls qui a raté le coche du gouvernement Fillon, à l'image de Besson ! Le voilà tenu de jouer la carte "droite dure" du gouvernement Ayrault.

Pour tous ceux qui ont la dignité humaine à coeur et qui savent analyser au delà des différences, à gauche notamment, les images sans cesse répétées de policiers chassant hommes, femmes et enfants de leurs taudis au petit matin, cela rappelle de biens tristes époques de notre histoire.

Si la gauche a une conscience. Il est temps qu'elle se réveille !

Solidaire


Et pour compléter, voici ce que dit José Fort, fils de républicain espagnol et journaliste à l'Huma, de Manuel Valls.

C'est pas non plus piqué des hannetons !

" Manuel Carlos Valls, ministre français de l’Intérieur, a-t-il oublié ses origines ?

Son père Xavier, artiste peintre catalan, avait obtenu une bourse de la France avant de s’installer à Paris en 1949. Il venait rejoindre les dizaines et dizaines de milliers de républicains espagnols ayant trouvé l’accueil solidaire du peuple de France, pas des autorités parisiennes qui, quelques années auparavant, avaient traité comme des chiens 500.000 réfugiés fuyant la dictature franquiste.

En 2012, Valls, celui que la France a nourri et éduqué, se comporte comme le ministre de l’Intérieur qui en février 1939 parquait les républicains espagnols dans les camps de concentration d’Argeles et d’ailleurs.

Les enfants des républicains espagnols ont honte de l’un d’entre eux."

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 10:12

Une association britannique évalue à 17 000 milliards d'euros l'argent planqué dans les paradis fiscaux.

Savez-vous de combien est le Produit Intérieur Brut de la France ? Le PIB 2011 de la France est d'un peu moins de 2 000 milliards d'euros.

C'est tout bonnement près de 9 fois moins que l'argent planqué illégalement dans des paradis fiscaux selon l'association britannique Tax Justice Network !

Et encore ! Le très qualifié James Henry, ancien chef économiste de Mc Kinsey (un grand cabinet de "conseil" aux entreprises), considère que cette somme doit plutôt être de 26 000 milliards d'euros, treize fois notre PIB ! Les 17 000 milliards avancés par l'étude ne concernent en effet que les actifs financiers des individus les plus riches. Manquent dans ces chiffres, l'argent des entreprises et les actifs "non financiers" (biens de valeurs, bijoux, oeuvres d'art).

Ces 17 000 milliards, qui représentent on le rappelle 9 fois l'ensemble des richesses produites par la France en une année, permettraient probablement de résorber pas mal de trous dans les caisses des états si les pays occidentaux y mettaient le nez.

A ce titre, souvenons-nous de Sarkozy, Obama et consorts, lors d'un sommet mondial en plein effondrement boursier, en 2008-2009, s'élever vigoureusement contre ces paradis fiscaux.

C'était l'époque de la "moralisation du capitalisme" pour montrer aux peuples en colère que les gouvernements allaient sévir.

Plus de trois ans après, rien n'a changé.

Mieux, les comptes des états sont désormais dans le rouge, alourdis par les ardoises qu'ils ont réglés pour le compte des grandes banques privées.

Quand on sait que ce sont au total une cinquantaine de grandes banques privées qui gèrent l'essentiel de ce magot, on comprend assez vite à quel point nos gouvernements nous prennent pour des cons, portant secours aux banques-pyromanes, endettant les nations auprès de ces mêmes banques et protégeant des évasions fiscales qui plombent les comptes publics.

Les caisses sont vides et ce serait aux simples citoyens, aux travailleurs, de faire des efforts ?

L'existence actuelle des paradis fiscaux et les sommes fabuleuses que de riches citoyens de nos pays y détournent, démontrent la collusion entre nos gouvernements et la haute sphère bourgeoise. Avec 17 000 milliards d'euros au bas mot, on est loin des quelques centaines de millions d'euros de fraude aux allocations et aux ASSEDIC.

Dormez, braves gens des beaux quartiers ! L'état et les gouvernements occidentaux protègent votre sommeil, votre pactole et couvrent vos délits financiers !

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 09:28

Le ministre du redressement productif avait l'image d'un socialiste marqué à gauche. Ce n'est plus le cas.

Arnaud Montebourg, c'était la gauche du PS au dernier congrès socialiste. Un discours proche du peuple et des revendications politiques en rupture avec le social-libéralisme du PS depuis quelques décennies, cela a suffit pour lui donner une image radicale, vraiment de gauche, au moment où Benoît Hamon rentrait dans le rang.

Cette image a susciter un réel espoir chez certains électeurs, espoir renforcé par sa nomination au "Ministère du Redressement Productif". Tout un symbole, ce nom !

On allait voir ce qu'on allait voir ! Avec lui au gouvernement, les inquiétudes sur le programme rose pâle du candidat Hollande allaient vite être dissipées.

Que reste t-il de ces espoirs ? Peu de choses. Peut-être même beaucoup d'inquiétudes, du moins chez les ouvriers et employés.

Le cas Peugeot Aulnay est sur ce point emblématique.

Arnaud Montebourg s'était pourtant lancé dans la bataille avec fougue contre un groupe PSA qui annonçait début juillet la suppression de 8 000 emplois en France dont les 3 300 d'Aulnay-sous-Bois en Région parisienne.

Avec courage, il exigeait du groupe Peugeot que "la direction fasse connaître ses intentions au plus vite et de façon précise". Il sommait cette même direction d'"engager sans délai le dialogue social, et d'en faire une arme collective pour affronter vos éventuelles difficultés dans le respect de vos salariés". Voilà qui était dit !

L'été a passé. Les dures paroles du ministre Montebourg se sont envolées.

Dimanche dernier, sur BFM, Arnaud Montebourg appelait les syndicats à la "responsabilité économique" pour ne pas "affaiblir" le constructeur. Et d'exhorter les syndicats à penser à "tous ceux qui restent", les "100.000 salariés qui restent à Peugeot".

De révolté, le voilà capitulard !

En clair, si les syndicats luttent contre le plan de licenciement de 8 000 salariés de Peugeot, ils mettront en danger l'emploi des 92 000 restants ?

Un discours habituel dans la bouche des patrons et des partis qui leurs servent de porte-voix. C'est beaucoup moins compréhensible de la part de celui qui se présente comme le leader de l'aile gauche du PS ! Ou alors, le PS est vraiment parti très loin à droite ?...

Jamais il ne remet en cause la gestion de l'entreprise, son absence de stratégie économique et industrielle, les énormes bénéfices réalisés par PSA ces dernières années, bénéfices redistribués grassement aux actionnaires et aux hauts cadres de l'entreprise ! Jamais il ne critiquera la famille Peugeot, réfugiée fiscale en Suisse pour ne pas payer d'impôts en France !

C'est la même chose sur d'autres gros dossiers comme Fralib à Gémenos, près de Marseille. Le ministre recule face au géant Unilever et ses menaces de suspendre ses investissements en France en cas de reprise de la marque Elephant par les salariés.

Peut-on gouverner la France en cédant aux menaces de quelques groupes privés agissant pour le compte de quelques centaines de gros actionnaires étrangers ? Il semble que oui.

Arnaud Montebourg est à l'image de ce gouvernement et de cette présidence. Après une campagne monotone mais de gauche, la nouvelle majorité retombe dans les travers d'un faux réalisme, celui qui consiste à essayer de "faire de son mieux" avec les règles injustes du libéralisme.

Durant des mois, les communistes avec le Front de Gauche ont voulu montrer qu'il était impossible de mener une politique en rupture avec le libéralisme de ces dernières décennies sans changer profondément les règles du jeu économique, sans affronter le monde de la finance et les grands groupes capitalistes, sans s'appuyer sur l'immense majorité du peuple, victime de ce système.

A peine cent jours au pouvoir et la majorité socialiste, Arnaud Montebourg en tête, nous prouve toute la justesse de nos analyses défendues durant les campagnes présidentielles et législatives.

La lutte des classes est toujours à l'ordre du jour. Refuser d'affronter les classes possédantes, c'est finalement céder aux plus forts.

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 09:58

Trente ans de libéralisme et plus de vingt de mesures d'austérité mènent l'Europe vers la faillite publique et la récession économique. Et pourtant, c'est encore plus d'austérité pour les peuples et de cadeaux aux entreprises qui sont prônés !

Jusqu'à présent, les vilains petits canards de l'Europe s'appelaient Grèce, Espagne, Portugal, Irlande ou Italie. Des vilains canards ou plutôt des porcs, comme les ont méprisablement appelés certains "experts" anglo-saxons. PIIGS (Pigs = porcs en anglais) si l'on reprend la première lettre de chacun de ces pays en anglais.

Sauf que l'économie anglaise n'est pas non plus au mieux, tout comme de nombreux pays qui jusque là faisaient mine de s'en sortir, comme la Slovénie ou la république tchèque. Là bas aussi, chômage et austérité sont appliqués.

Ce que ne nous disent pas les médias, c'est que certains pays jusque là épargnés rejoignent aussi la liste des économies qui se fragilisent. C'est ainsi que la Finlande et l'Allemagne sont en train de voir leur taux croissance virer au rouge.

Et oui ! L'Allemagne aussi !

La mesure de la croissance se fait sur l'évolution du Produit Intérieur Brut, en fait l'ensemble des richesses créées par un pays sur une période donnée. Ainsi, des économies sont officiellement en récession car elles produisent moins de richesses sur deux trimestres consécutifs comparés aux trimestres équivalents l'année précédente. La Grèce s'attend à une baisse effrayante de 7 % de son PIB sur 2012 ! A la baisse, il y a aussi l'Espagne, l'Italie ou le Portugal, et même le Royaume-Uni et la Belgique !

Depuis des lustres, on nous vante le modèle allemand, sans bien nous préciser ce qu'il y a de fort dans ce modèle en dehors d'une affirmation sournoise sur le nombre de jours de congés inférieur en Allemagne par rapport à la France. Comme si l'économie se limitait à ce facteur ?

Recession-Europe-estimee-sur-2012.jpgSauf que l'Allemagne commence aussi à décrocher, la faute aux exportations. Son taux de croissance du deuxième trimestre 2012 n'est que de 0,3 %, bien mieux que le 0 % français, certes, mais loin d'une économie dynamique comme celle de la Chine qui tourne autour des 7 à 10 % de croissance annuelle.

C'est que nos experts en mondialisation oublient que l'Allemagne exporte beaucoup, en Europe notamment, et que, si ses partenaires européens vont mal, ils importent moins. Cqfd !

Cette situation est le constat d'un échec, celui de la politique économique et financière menée ces dernières années.

L'idée que le capitalisme se régule lui-même et qu'il faut réduire le "coût" du travail et les dépenses de l'Etat pour que tout aille mieux, cette idée montre à quel point elle est néfaste pour nos sociétés et nos économies.

Trente ans de libéralisme, d'ouverture de nos frontières aux importations et de mise en concurrence des travailleurs du monde entier n'ont abouti qu'à faire fondre les effectifs industriels partout en Europe, nous rendant dépendant des importations, à faire baisser le pouvoir d'achat des salariés et à précariser nos vies, en faisant flamber le chômage et la précarité de l'emploi.

Pire ! Ces trente ans de libéralisme ont ouvert la voix à la financiarisation de l'économie et au krach financier de 2008 qui a aggravé la crise du capitalisme.

Depuis 2008, pour soi-disant sortir de la crise, ce sont les mêmes politiques de rigueur qui sont appliquées mais à la puissance dix !

Pourquoi continuer à appliquer des politiques qui nous ont mené à la crise et qui conduisent nos économies vers la récession ?

Non ! Nos gouvernants ne sont pas idiots ! Ils savent au contraire très bien ce qu'ils font.

Pour nos gouvernants, il ne s'agit pas de résoudre la crise et de combattre le chômage et la pauvreté mais de permettre la pérénnisation du système capitaliste qui permet à une minorité de familles de profiter d'une majorité des richesses produites.

Sauver le système financier est donc une priorité. Maintenir ou augmenter les taux de profits sont des priorités. Maintenir une pression sur les travailleurs par la peur du chômage et un discours catastrophiste sur les finances publiques, c'est un moyen de sauver ce système.

La contrepartie de ces choix, c'est que les difficultés s'aggravent pour de très nombreux citoyens, au point que certains logent au camping, que certains se privent de repas pour leurs enfants, que certains ne se soignent plus, etc.

Cette misère qui grandit n'est pas un problème pour nos dirigeants et les quelques milliers de riches familles qui profitent du système ! C'est ce qu'a connu l'Europe aux débuts du capitalisme quand le mouvement ouvrier ne s'était pas encore organisé, qu'il n'avait pas encore lutté pour exiger des droits et des conditions de vie décentes !

L'Europe perd des capacités de production et perd des emplois. C'est vrai ! L'Europe voit le chômage et la misère augmenter. C'est vrai aussi. C'est également vrai que la croissance n'est plus au rendez-vous et que l'avenir parait sombre.

Mais cela n'a pas d'importance tant que les riches continuent de s'enrichir, tant que les profits augmentent et que les spéculateurs font de gros bénéfices sur les emplois, les matières premières, le pétrole et les denrées alimentaires.

Ce système n'est pas moral. Il est cynique.

C'est en connaissance de cause qu'il faut s'attaquer à ce système.

Compter sur les grandes entreprises pour assurer la croissance, c'est compter sur le virus du SIDA pour défendre le corps humain des infections.

Continuer à faire des cadeaux aux entreprises et augmenter des taxes payées par les salariés, TVA ou CSG, c'est poursuivre les mêmes politiques que celles qui sont menées depuis trente ans. Des recettes qui ne font qu'empoisonner nos vies.

L'austérité de la Règle d'or que veulent nous imposer les gouvernements européens et Bruxelles au travers du nouveau traité Merkozy, ce sont des politiques qui ne feront que garantir aux spéculateurs et aux riches bourgeois la pérennité de leurs avantages sur le dos de la population.

Combattre l'austérité et combattre le nouveau traité européen, c'est combattre pour le retour de la croissance et pour une nouvelle redistribution des richesses.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 09:05

Près des trois quarts des Français (72%) déclarent souhaiter l'organisation d'un référendum sur le traité européen instituant la "règle d'or" d'équilibre budgétaire, selon un sondage CSA pour "l'Humanité" ce lundi.

A la question de connaître leur souhait de voir organiser un référendum sur le traité européen instituant la "règle d'or" d'équilibre budgétaire, assortie d'une explication sur la règle d'or qui "prévoirait un retour à l'équilibre budgétaire d'ici 2016 et s'imposerait donc au budget de l'Etat voté chaque année au Parlement, ce sont 72 % des sondés qui répondent OUI.

80 % des électeurs Front de Gauche et 75 % des électeurs de droite y sont favorables mais également une très grande majorité d'électeurs socialistes. Ils sont en effet 66 % à se dire favorables au référendum !

Ecoutez vos électeurs messieurs les socialistes !

Et puisque notre gouvernement souhaite instaurer par les armes la démocratie en Syrie, peut-être peut-il l'appliquer pacifiquement en France ?

Il semble malheureusement que ce gouvernement n'en prenne pour l'instant pas le chemin.

Il y a même une volonté de museler les contestations au sein même du Parti socialiste.

Claude Bartolone, président socialiste de l'Assemblée nationale affirmait ce matin sur RTL que cela le "dérangerait" si des députés socialistes votaient contre le Traité Sarkozy-Merkel. Peut-être que ceux-ci trouvent dérangeant que leur parti vote aujourd'hui ce qu'il dénonçait hier, lorsqu'il était dans l'opposition ?

Pour faire avaler la couleuvre, les responsables socialistes n'ont qu'un argument : faire croire qu'ils ont obtenu de grandes avancées sur ce texte depuis l'élection de François Hollande.

Claude Bartolone vantait ce matin les grandes conquêtes de son leader : "Il a obtenu une mobilisation des fonds structurels européens, le fait que soient taxés les transactions financières". 230 milliards sur 5 ans, dont la moitié de fonds qui étaient déjà engagés sous d'autres noms ? Tout ça à répartir sur 27 états ! ! Waouh ! Quand on sait que Sarkozy à lâcher 250 milliards d'euros fin 2008 (en une seule fois !) pour secourir ses amis banquiers français, on voit bien que la somme annoncée est finalement faible par rapport aux enjeux. Sans parler des conditions d'attribution !...

Mais, au delà de cette maigre enveloppe, le traité reste foncièrement mauvais sur le fonds : il s'agit toujours d'imposer la Règle d'or aux peuple d'Europe et de transférer le contrôle du buget national dans les mains de Bruxelles !

Le fonds du traité reste fixé sur l'austérité et la perte de souveraineté de la Nation sur son propre budget ! Mais, là, silence !

Claude Bartolone, numéro 4 de la République, continue ainsi d'affirmer à destination des cadres du PS, notamment des députés et sénateurs récalcitrants : "Quand je vois que nous allons examiner un texte qui correspond totalement aux engagements pris par François Hollande pendant la campagne, il faut que les députés qui ont fait campagne sur le programme de Hollande et qui ont été élus grâce à son élection à la présidentielle puissent quand même le reconnaître". En clair : il y a la ligne officielle du Parti et tout le monde doit s'y tenir.

Au journaliste qui lui demande dans la foulée, en parlant des élus, "Donc tous devront voter oui ?", Claude bartolone répond : "L'objectif, c'est celui-là". "Il va falloir discuter".

Face à ce refus de toute discussion démocratique, le Parti communiste, avec le Front de gauche, cherchent à élargir la mobilisation démocratique en faveur d'un référendum, vers toutes les forces, politiques, syndicales, associatives, qui souhaitent s'unir dans cette bataille.

Lors des universités d'été du Front de Gauche, à Saint Martin d'Hères (Isère) ce week-end, Jean-Luc Mélenchon a ainsi déclaré : "Nous, Front de gauche nous adressons, non pas à ceux qui sont d'accord avec nous (...) mais à tous ceux qui veulent, personnes, organisations, associations, syndicats", un appel "à une manifestation nationale à Paris venant de tout le pays", en notant la nécessité d'"une sorte de comité national pour le référendum".

La bataille est ouverte pour empêcher ce que Pierre Laurent, secrétaire national du PCF décrit comme "une camisole de force qui sera assignée à la France si nous signons ce pacte".

Le peuple est souverain en démocratie. Ceux qui commence déjà à affirmer que la question est trop compliquée et que certains électeurs ne comprendaient pas, ceux-là devraient avoir honte ! De tels propos sont dignes des régimes autoritaires qu'ils sont les premiers à dénoncer !

On comprend que de tels propos soient tenus par des partisans de l'intégration européenne. C'est d'ailleurs le sens que nos "élites" lui ont donné et c'est le sens de ce traité : retirer au peuple, crétin par essence, le droit de décider de son destin pour le confier à une minorité de technocrates qualifiés (autodésignés comme tel !).

Pour notre part, nous croyons en la capacité du peuple de décider de son propre destin.

Les communistes, avec le Front de gauche, se battront pour que le peuple français puisse discuter en connaissance de cause du contenu de ce traité et que ce soit lui, et non une minorité qui n'en n'a pas le mandat, qui choisisse désormais ce que peut ou non dépenser notre nation.

Dès cette semaine, nous serons présents sur le terrain pour faire signer cette pétition. En attendant le grand rendez-vous de mobilisation que constituera la Fête de l'Humanité, au Bourget, les 14, 15 et 16 septembre prochain.

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 08:34

La Révolution de Jasmin des tunisiens est confisquée actuellement par une clique islamiste au service des intérêts de la bourgeoisie tunisienne et des multinationales implantées dans ce pays. C'est le même processus qu'en Egypte ou, un peu différemment, en Libye.

L'islam politique occupe le champ politique que l'extrême-droite occupe en Occident : conservatisme social, propos violents et pseudo-révolutionnaires pour couvrir une répression des mouvements progressistes, partis laïcs nationalistes et communistes, syndicats,...

Ce n'est pas pour rien que la France a accueilli l'Ayatollah Khoméini durant des années avant de le laisser partir au moment de la Révolution iranienne (1979) : la féroce répression contre la gauche iranienne, notamment communiste, devait permettre aux puissances occidentales de protéger les intérêts de leurs multinationales, pétrolières notamment.

C'est également ce qui s'est passé en Afghanistan avec le soutien et l'armement des islamistes contre le gouvernement communiste et pro-soviétique de Najibullah. Les combattants de la liberté de l'époque, les moudjahiddins, ont donné naissance aux talibans et à Al Qaïda.

Avec l'Egypte et la Tunisie, l'occident pense avoir mis une chape de plomb sur les printemps arabes. N'oublions pas que la révolution russe ne s'est pas faite en une seule fois et s'est étalée sur toute l'année 1917 avant que la guerre civile, armée et soutenue par l'Angleterre et la France n'embrase le pays pour plusieurs années.

Les tunisiens progressistes, en tout cas, croient encore à une victoire possible du peuple sur l'oligarchie. C'est ce que montre cet article algérien.


Ce jeudi 9 août 2012, les habitants de Sidi Bouzid, la ville où la révolution avait démarré il y a un an et demi, ont manifesté pour réclamer un véritable changement. En effet, comme partout dans le pays, les motifs de grogne se sont accumulés : retards de paiement pour les ouvriers des « chantiers » — des vrais-faux emplois créés l’an dernier pour calmer l’impatience —, coupures répétées d’eau et d’électricité, pauvreté et chômage élevés…
Comme réponse à la manifestation, la police a réagi de la même façon qu’au temps du dictateur Ben Ali : avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Huit personnes ont été appréhendées, dont cinq membres du Parti tunisien des travailleurs (Ptt, anciennement PCOT). Indigné, Hamma Hammami, le président du Ptt, a déclaré à la presse que « la Garde nationale avait une liste de noms et faisait la chasse aux militants même chez eux, alors qu’ils n’étaient pas impliqués dans la manifestation ».
Ennahda, au service de qui ?
En réalité, Ennahda n’est pas un produit de la révolution, et il ne répond donc pas aux revendications portées par celle-ci. Le parti est surtout fort de l’appui des médias et de l’Occident, qui favorise cet islamisme modéré et ouvert aux exigences du « marché libre », face aux forces populaires qui réclament un changement radical de la société. Or, si le pays ne s’extrait pas de la logique de soumission aux intérêts des grands monopoles, aucune solution favorable à la population n’est possible.
Aussi, le processus de changement amorcé il y a un an et demi se poursuit. C’est ainsi que l’analysaient des dirigeants du mouvement, l’année passée : « La révolution n’en est encore qu’à ses débuts, elle exigera plusieurs grandes vagues de révoltes avant d’aboutir. Le peuple ne se laissera plus berner. Il n’a pas encore gagné une nouvelle société, loin de là. Mais il a gagné une conscience et une confiance dans ses propres forces qui sont garantes pour l’avenir de notre combat. »
C’est dans cette dynamique que le principal syndicat tunisien, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), le Front du 17 décembre et de nombreuses associations ont mené à Sidi Bouzid une grève générale le 14 août. Selon le porte-parole du Front du 17 décembre, Ali Kahouli, « la grève générale a été suivie à plus de 90 % ». Les manifestants réclamaient, entre autres, la libération d’une quarantaine de personnes arrêtées dans la région depuis les protestations de fin juillet. Les prisonniers ont finalement été libérés le soir du 14 août, sauf Kaïs Bouazizi. Ce jeune homme de 30 ans était l’un des organisateurs de la marche de Sidi Bouzid à Tunis et des occupations du siège du gouvernement début 2011. Bouazizi aurait été kidnappé par des agents cagoulés, alors qu’il était dans un café avec ses camarades.
Création d’un « Front populaire »
Le 12 août, un « Front populaire » a été créé. Il rassemble une douzaine de partis de l’opposition démocratique tunisienne, dont le Ptt, ainsi que des personnalités indépendantes actives dans la lutte pour la révolution.
« Cette coalition est un front politique et non essentiellement électoral. Elle œuvrera à réaliser les objectifs de la révolution et constitue un troisième pôle de concurrent à la troïka au pouvoir et à l’Appel de la Tunisie », a indiqué Hamma Hammami, président du Parti tunisien des travailleurs (Ptt) à l’agence Tap. Cette « troïka » est composée du parti Ennahdha et de deux partis du «centre gauche » : le Congrès pour la République (CpR), du président provisoire Moncef Marzouki, et Ettakatol, du président de l’Assemblée nationale constituante. L’Appel de la Tunisie, lui, réunit des forces qui était alliées ou tolérés par le régime de Ben Ali.
Sources : www.elwatan.com ; www.kapitalis.com ; Le Temps, 14/08/2012.

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