Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:29

Harlem Désir accuse Mélenchon et le Front de gauche de reprendre des critiques de droite contre le gouvernement. De droite, les critiques ?

Honnêtement, cet article est une réaction d'exaspération face à des dirigeants socialistes qui font front de manière coordonnée et identique contre les critiques des communistes et du Front de Gauche. Des critiques pourtant fondées et qui reposent sur un début d'exaspération de la population. On le voit dans la baisse de popularité de François Hollande dans les sondages !

Pour le PS, c'est un peu la politique de l'autruche ! Et brisons le thermomètre pour ne pas voir la fièvre monter !

Il en est ainsi de Harlem Désir, pour ne prendre que lui.

Celui qui brigue la succession de Martine Aubry à la tête du Parti socialiste, eurodéputé actuellement, répond aux critiques par une mise en cause de l'honnêteté du Front de Gauche et de ses composantes. Il dit ainsi que "nous (les socialistes ?) souhaiterions que Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche soient partie prenante d'un débat à gauche constructif". En clair, le débat n'est pas constructif actuellement ? Les critiques et propositions que nous faisons ne sont pas constructives ? Seraient-elles démagogiques ou destructives ?...

En fait, Harlem Désir ne cherche pas à écouter ou à échanger. Ce qu'il veut, c'est que les communistes et le Front de gauche se taisent ! Toute critique est forcément de droite ? C'est ce qu'il sous entend quand il dit qu'il " regrette parfois quand un homme de gauche comme Jean-Luc Mélenchon reprend des invectives ou des formules qui sont plutôt celles de M. Copé".

Front de gauche - UMP : même combat ? Après le Front de Gauche = FN de l'UMP pendant les élections, voilà qui va ravir les électeurs de gauche, venant du parti majoritaire qui s'en revendique !

N'en déplaise à Harlem Désir, le Front de Gauche et le Parti communiste ont fait le choix de l'indépendance vis-à-vis du gouvernement. Nous ne sommes ni des soldats, ni des moines. Nous ne sommes pas tenus au droit de réserve ni au silence !

Si des décisions gouvernementales nous déplaisent : nous le disons ! Surtout si celles-ci vont à l'opposé des promesses du candidat Hollande et encore plus si elles vont dans le sens des intérêts de la finance et du grand patronat plutôt que dans le sens des ouvriers et des travailleurs.

Est-ce la faute du PCF, du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon si le gouvernement actuel prend des mesures digne du gouvernement Fillon et de Nicolas Sarkozy ?

La ratification programmée du traité Sarkozy-Merkel par le parlement, décidée par François Hollande : est-ce une mesure de gauche ?

La politique de chasse aux Rroms et les propos de Manuel Valls sur la "délinquance roumaine", dignes de Hortefeux : est-ce une politique de gauche ?

La position de la France sur la Syrie, copie conforme de celle de Sarkozy sur la Libye : est-ce une posture de gauche ?

L'absence de mesure contre les marchés financiers, le soutien ridicule au SMIC en juillet et la mollesse du gouvernement face aux plans de sabordage de l'emploi de certaines grosses entreprises : est-ce une attitude de gauche ?

N'en déplaise à Monsieur Désir, comme à ses compagnons du Parti socialiste, les communistes et le Front de gauche ont défendu un programme radicalement plus à gauche et continueront de le défendre.

La politique du gouvernement socialiste ne tranche pas franchement avec celle du précédent. Beaucoup de travailleurs s'en rendent compte. La déception commence à monter.

Monsieur Désir : le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon ne choisissent pas des "invectives" ou des "formules" de droite contre le gouvernement, c'est le gouvernement qui prend des décisions de droite !

Changez de politique ! Affrontez clairement le capital financier et la mondialisation libérale ! Refusez l'austérité prônée par Bruxelles et la finance ! Menez une politique en faveur de l'emploi industriel, des salaires et des services publics ! Là, oui, nous arrêterons de vous critiquer et nous vous soutiendrons !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 09:17

Comme un écho de la guerre en Libye, les socialistes préparent l'opinion publique française à une intervention militaire en Syrie.

Encore une fois, nous voilà amenés à parler de la Syrie !

En cette période de crise économique et d'inertie gouvernementale face aux plans de licenciements massifs dans l'industrie, les questions de politique internationale pourraient sembler secondaires. Il n'en est rien.

Car, le cynisme de nos gouvernements sur ces questions est le miroir du cynisme de leurs politiques dans nos pays et la violence et le chaos provoqué par leurs interventions destabilise profondément des régions entières, faisant monter les tensions internationales et les groupes terroristes.

Gouvernements et médias ont beau nous présenter le monde de manière simpliste, avec un méchant régime d'un cruel dictateur face au gentil peuple défendu par une opposition sincère, plus personne ne croit aux raisons officielles de nos interventions étrangères !

Les expériences irakiennes et afghanes d'intervention militaire directe de l'Occident ayant tourné au fiasco pour nos armées, et au désastre pour les peuples concernés, nos régimes occidentaux ont conçu ces dernières années une nouvelle stratégie pour faire tomber les gouvernements qu'ils détestent : c'est la stratégie de la "rébellion populaire".

Mais, là aussi, le discours ne passe plus ! Le désastre libyen, après la chute de Mouamar Kadhafi, est dans toutes les mémoires : effondrement économique et social, montée des réseaux islamistes, dispersion des armes dans toute la Région, renforcement des réseaux terroristes régionaux avec destabilisation de pays voisins (Algérie, Mali),... Le silence des médias sur la Libye "un an après" n'empêche pas l'information de circuler.

Du coup, la situation en Syrie ne convainc pas les français.

Il n'y a pas un méchant régime Syrien mené par une clique Alaouite au service d'un dictateur, Bachar El Assad, face à une rébellion civile incarnant la volonté populaire. Par contre, il y a bien un pouvoir syrien contesté par son peuple, pour sa politique sociale essentiellement (le virage libéral ne passe pas, là-bas aussi !) et son refus de s'ouvrir à l'opposition démocratique face à une rébellion armée venue en partie de l'étranger, armée par l'étranger et contaminée par les islamistes.

Continuer d'attiser le feu en Syrie, en équipant le camp des rebelles, les français ont bien compris que cela ne pourra pas entrainer de solution politique acceptable. La violence monte et le peuple se retrouve coincé entre un gouvernement qui se braque et riposte violemment à une multitude de milices armées qui investissent les villes et villages, exposant les civils à la riposte militaire.

Comme on a pu le voir en Afghanistan, en Irak ou en Libye, l'intervention occidentale dans les affaires d'une puissance étrangère, la Syrie, ne provoque que mort et désolation et entraînera à terme un profond retour en arrière sur le plan social, sanitaire et économique du pays une fois "libéré".

Alors pourquoi un tel engagement de la France au côté des Etats-Unis, du Royaume-Uni et des pétrodictatures islamistes ? Pourquoi un gouvernement qui se dit de "gauche" poursuit-il la même stratégie que le gouvernement précédent classé bien à droite ?

C'est bien de cynisme dont il s'agit !

La France ne défend pas le peuple syrien contre son gouvernement. Ce ne sont même pas les intérêts de la France qui sont défendus.

Notre gouvernement, comme le précédent, s'aligne sur une stratégie américaine de renversement des gouvernements qui ne soumettent pas aux intérêts de ses multinationales, pétrolières notamment. Il ne s'agit pas de démocratie ou de Droits de l'Homme mais d'impérialisme.

On voit au travers de ces politiques militaristes tout le cynisme d'un capitalisme dont les gouvernements ne sont que les exécutants, un capitalisme où les multinationales se servent des états pour défendre leurs intérêts.

C'est ce qu'ils font au travers de ces interventions militaires pour la "paix" et la "démocratie" à travers le monde.

C'est ce qu'ils font au travers de l'Euro, de l'Union européenne, de l'OMC et des politiques d'austérité dans nos pays occidentaux, en France notamment.

Le peuple syrien est victime d'une lutte d'intérêts économiques pour le compte des multinationales comme le peuple français, à l'instar de ses voisins européens, est victime de la violence de la crise économique et des politiques d'austérité pour les mêmes multinationales, industrielles et financières.

En cela, la crise syrienne concerne aussi les travailleurs français.

L'argent dépensé par la France en faveur de la rébellion ne servira pas les intérêts du peuple syrien. Encore moins ceux du peuple français.

Le ton de plus en plus violent de nos ministres Fabius et Le Drian, contre la Syrie ne sont pas là pour nous rassurer. Entre un Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, qui veut éliminer Bachar El Assad, et un Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, qui souhaite une zone d'exclusion aérienne (comme en Libye), on sent une volonté de durcir les actions de l'Occident en Syrie, peut-être même de justifier rapidement une intervention militaire occidentale dans ce pays. L'incapacité de la rébellion armée à faire tomber le gouvernement syrien y serait-elle pour quelque chose ?

Comme en Iraq ou en Libye, l'intervention occidentale en Syrie est criminelle. Elle nuit au peuple syrien et aux peuples des pays voisins sans contribuer à une quelconque démocratisation de la Syrie.

Le président et le gouvernement français, s'ils sont socialistes, ne doivent pas s'aligner sur la politique impérialiste américaine au Moyen-Orient. Il en va de l'intérêt du peuple français comme de l'intérêt du peuple syrien.

  Rebelles-Syrie-2012.jpg

Rebelles-Syrie-2012---2.jpgDes rebelles syriens en civil au milieu des civils dans des quartiers peuplés :
bain de sang assuré face à une armée sous pression

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 09:59

Un Arnaud Montebourg qui s'agite mais qui ne contre pas les plans sociaux, un Michel Sapin qui lance de nouveaux contrats précarisants la jeunesse. Décidément, ce gouvernement socialiste a bien du mal à se démarquer de son prédécesseur !

On attendait les socialistes au tournant dans la grande bataille pour l'emploi. On ne peut pas dire que ce soit glorieux actuellement !

Les plans de licenciements des grandes entreprises ont été repoussés après les Législatives par le patronat pour ne pas gêner l'éventuelle réélection de Nicolas Sarkozy et de sa majorité.

Malheureusement, la nomination d'Arnaud Montebourg au ministère du "redressement productif" n'a pour l'instant produit aucun effet. C'est le cas pour l'automobile avec la fermeture de PSA à Aulnay et les 8 000 licenciements prévus. C'est aussi le cas des Fralib à Marseille, qui tentent de sauver leurs emplois et les tisanes "Eléphant". C'est enfin le cas des papetiers de M-real à Alizay, surpris du silence du ministère avant l'été et inquiets à juste titre pour les mois à venir...

L'incapacité du nouveau pouvoir, autour de François Hollande, à s'opposer aux décisions du patronat et à prendre des mesures fortes de réquisition, comme le souhaite le Parti communiste, met le nouveau gouvernement en position de faiblesse.

Et on voit la droite, sans aucune honte, attaquer les socialistes sur leur bilan économique après seulement trois mois quand Sarkozy et sa clique ont été au pouvoir sans interruption depuis plus de 10 ans ! Qu'ils la mettent en veilleuse !

Quant aux socialistes, s'ils arrêtaient de tergiverser pour s'attaquer réellement au pouvoir de la finance, ils ne prêteraient pas le flanc aux attaques comme ils le font actuellement !

Le peuple n'a pas renvoyé Sarkozy et l'UMP dans l'opposition pour que vous fassiez la même politique, camarades !

Resaisissez-vous ! Appuyez-vous sur les députés communistes du Front de gauche et votez des lois contre les licenciements boursiers, pour revenir sur les avantages fiscaux offerts aux plus riches par la droite et pour reprendre le contrôle du secteur bancaire, avec la constitution d'un Pôle public financier !

Et, refusez de vous aligner sur Sarkozy au niveau européen ! Refusez ce traité européen de capitulation devant la finance que l'on veut vous faire signer !

Solidaire


Michel Sapin invente le CDI à durée déterminée ! communiqué des Jeunes Communistes (MJCF).

Ce matin sur Europe 1, le ministre du Travail Michel Sapin, est revenu la situation catastrophique de l'emploi des jeunes en évoquant les "contrats d'avenir ".
Depuis la campagne présidentielle, cette mesure phare de François Hollande censée résorber le chômage des jeunes est toujours restée floue et en dessous du niveau d'exigence nécessaire pour sortir les jeunes du chômage et de la précarité.
Mais ce matin Michel Sapin a apporté des explications confuses, qui si elles étaient confirmées, traduiraient un véritable mépris envers notre génération. En effet, le ministre, a expliqué qu'il souhaitait avec ce contrat "offrir à une partie de ces 400 000 jeunes un avenir, une possibilité, une marche vers l'emploi avec un vrai boulot en contrat à durée indéterminée pendant une durée suffisante entre un an et trois ans."
Autrement dit, Mr Sapin vient d'inventer une nouvelle forme d'emploi jetable!
Nous espérons qu'il s'agit la d'une erreur et qu'elle sera rectifiée dans les plus bref délais. Cela traduit en tout cas le manque de sérieux et de considérations faites aux problèmes que rencontrent les jeunes.
Pour Pierric Annoot, Secrétaire Général des Jeunes Communistes: « Le candidat Hollande qui avait fait des jeunes une priorité de campagne, semble en avoir fait un oubli de début de mandat. Hier l'Unef, a appelé le gouvernement à mettre en place un plan d'action social étudiant comprenant notamment la mise en place de l'allocation d'autonomie.
Plus largement, les jeunes communistes avec les députés du Front de Gauche, déposerons dans les prochaines semaines à l'Assemblée Nationale une proposition de loi cadre pour sortir les jeunes de la précarité. La CGT a elle aussi fait parvenir aux députés une proposition de loi cadre pour l'emploi des jeunes... face à l'urgence sociale dans laquelle se trouve notre génération, toutes ces propositions répondent aux mêmes ambitions.
Alors si Mr Sapin n'a que la précarité à nous offrir, nous pensons que le devoir d'un gouvernement de gauche est au contraire de l'abolir.
Il ne s'agit pas de slogans ni d'incantations, mais de propositions concrètes.
Elles existent, nous les connaissons, il faut donc maintenant passer aux actes. »
Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 09:01

Les communistes et le Front de Gauche ne sont plus seuls à exiger un débat public sur l'intégration financière de la France dans cette Europe de l'austérité.

Est-il normal en démocratie qu'un gouvernement puisse changer le mode de gouvernance du pays sans que le peuple ne soit consulté ? C'est pourtant ce qui arrive actuellement avec la ratification du traité européen de Sarkozy et Merkel, ratification que le gouvernement socialiste et son Président veulent passer en catimini au Parlement.

Faut-il avoir des doutes sur le contenu de ce traité pour refuser que le peuple en discute ?

Le bien nommé Traité de stabilité financière et de CONTROLE budgétaire (TSCG)

C'est que ce nouveau traité impose une austérité renforcée à l'Etat français, pour rassurer les marchés, et étend cette austérité à tous les échelons des collectivités territoriales, régions, départements, etc. Il serait impossible de dépasser un déficit public de 0,5 % alors que le traité de Maastricht imposait la barre de 3 %, déjà inatteignable pour beaucoup de pays ! Or, quand on investit, on emprunte. Pure logique.

Par ailleurs, la France perdrait sa souveraineté sur son budget puisque ce sont les technocrates bruxellois, ces commissaires politiques du libéralisme, qui aurait le droit de décider seuls de la validation ou non des budgets nationaux. On comprend l'idée : imaginez qu'un gouvernement progressiste arrive au pouvoir ! Même s'il voulait faire une politique d'investissement, dans la recherche, l'éducation et l'industrie, ce traité l'en empêcherait !

La validation de ce traité par le Conseil constitutionnel pose également la question de la composition et de l'indépendance idéologique de Conseil constitutionnel. Composé d'anciens responsables politiques de droite ou socialistes et dirigé par l'UMP Jean-Louis Debré, il est le miroir du consensus politique en faveur de la disparition de l'état français au sein d'une Europe fédérale aux mains des financiers.

Vers un nouveau front anti-traité comme en 2005 ?

Pour les communistes, cette intégration européenne a montré jusqu'à présent toute sa nocivité. Basée uniquement sur une lecture économique libérale, l'Europe est la mère de toutes les contre-réformes sociales qui ont détruit nos industries, nos acquis sociaux et nos services publics depuis les années 50 et la création de la Communauté Economique du Charbon et de l'Acier (CECA), ancêtre de la Communauté Economique Européenne (CEE) et de l'actuelle Union Européenne.

L'histoire a montré toute la justesse de nos positions sur les traités de Maastricht en 1992, le Traité Constitutionnel Européen (TCE) en 2005 et le traité de Lisbonne en 2007. Beaucoup de français, et d'européens, ont enfin compris le rôle qu'occupe l'Europe contre les droits des travailleurs au profit de l'oligarchie capitaliste, industrielle et financière.

C'est parce que les peuples ont perdu confiance dans le mirage européen et ses promesses de prospérité que les partis politiques favorables à cette intégration libérale refusent d'organiser une consultation populaire.

A gauche, comme en 2005, l'opposition à ce traité regroupe les socialistes conséquents, les communistes et une parti de l'extrême-gauche. En clair, les composantes du Front de Gauche élargies au NPA essentiellement.

C'est parce que seul le peuple peut trancher et que du débat jaillira la vérité que tous défendent l'idée d'un référendum.

Au delà de ces forces, mobilisées depuis déjà quelques mois, de premières fissures apparaissent au sein des mouvements politiques dont les dirigeants se sont déjà soumis au diktat européen.

Au Parti socialiste, c'est une des tenante de la gauche du parti, Marie-Noëlle Lienemann, qui sonne la charge à la veille de cette ratification. D'autres cadres du PS suivront, ainsi que de nombreux élus.

La responsable socialiste pose la vraie question, celle du sens de cette Europe. Sur son blog elle demande "A quand une réorientation réelle de l’Europe? A quand une Europe sociale avec un SMIC partout et une convergence progressive des standards sociaux vers le haut? A quand l’arrêt du dumping social et fiscal au sein de l’UE où s’opèrent 70% de nos échanges? A quand une Europe qui s’engage pour le juste échange avec ses partenaires et cesse d’être une passoire pour des produits et services réalisés sans respect des normes sociales et environnementales ? Rien de tout cela n’est dans l’agenda européen."

Chez Europe-Ecologie-Les Verts, c'est aussi l'heure de la prise de conscience !

Après les présidents des groupes écologistes à l'Assemblée et au Sénat, François de Rugy et Jean-Vincent Placé, c'est au tour de la candidate à la Présidentielle 2012, Eva Joly, de s'exprimer pour un référendum.

Dans le Libération à paraître vendredi, elle affirme que "on ne peut pas escamoter le débat public sur un tel enjeu". Pour elle, "le traité qu'on nous propose de voter est le traité Merkozy. Le petit ajout sur la croissance que François Hollande prétend avoir obtenu n'est pas à la mesure des enjeux. Je suis fédéraliste, mais en limitant le déficit structurel à 0.5% du PIB, on crée les conditions de notre propre récession" !

Tout est dit ! Et même si nous ne sommes pas fédéralistes, l'analyse du contenu de ce traité est le même que le notre !

Au delà des partisans du NON au Traité Constitutionnel Européen de 2005, des voix se font entendre pour dénoncer ce Traité et exiger un référendum.

Dès ce mois d'août, les communistes sont à l'initiative pour mobiliser le peuple contre ce traité foncièrement anti-démocratique et anti-économique.

Mobilisez-vous avec nous ! Aidez-nous à diffuser l'information, à mobiliser vos voisins, amis et collègues !

Signez et faites signer la pétition du journal L'Humanité ! Déjà près de 8 000 signataires !


Signer en ligne : ici

Télécharger la pétition et nous la renvoyer à PCF 27 - BP 855 - 27008 EVREUX cedex

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 10:22

Nouvelle flambée des prix du carburant ces dernières semaines et toujours pas de mouvement côté gouvernemental.

Il fallait bien s'y attendre : avec une offre qui stagne et une demande mondiale en hausse, tôt ou tard, les prix du pétrole allaient être à nouveau le jeu des spéculateurs.

C'est qu'après la flambée des prix du gaz en juillet, celle des carburants commence à peser lourdement sur les comptes des familles et sur la comptabilité des entreprises de transport. Et ce ne sont pas les 2 % de hausse du SMIC qui changeront la donne !

Avec un gazole qui atteint 1,42 € le litre au minimum, et plus souvent 1,45 €, et un super 95 largement au delà des 11 francs le litre, à 1,60 € minimum, il y a de quoi s'inquiéter. Et de quoi réagir pour un gouvernement qui avançait des préoccupations sociales avant les Présidentielles !

A son arrivée au pouvoir, le gouvernement Ayrault avait reporté à plus tard la promesse d'un blocage temporaire des prix des carburants (qui devait précéder une remise à plat de leur taxation) faite par François Hollande durant la campagne présidentielle. L'argument était une baisse sensible du prix des carburants entre avril-mai et le mois de juin.

Maintenant, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, se retrouve au pied du mur à devoir prendre des décisions dans l'urgence. Il a annoncé que le gouvernement agirait avant la fin du mois pour enrayer la remontée des prix à la pompe et explorait "toutes les options à sa disposition", dont un blocage temporaire. On y croit.

Depuis des années , les communistes s'inquiètent de la montée régulière des prix des carburants et du fioul domestique, hausse que la demande mondiale grandissante ne fera qu'accélérer.

Taxes et profits en hausse !

Les pics de prix deviennent de plus en plus fréquents. Est-ce seulement dû à la raréfaction du pétrole ? Ce n'est pas si simple !

N'oublions pas que Total, leader français du pétrole et poids lourd mondial, réalise des bénéfices colossaux. Ce sont 10 milliards d'euros de dividendes qui ont été reversés en début d'année aux actionnaires du groupe. La filière pétrolière est donc loin d'être en difficultés ! Elle profite grassement des tensions sur les marchés mondiaux.

N'oublions pas non plus que l'Etat touche 60 % de taxes sur le litre de carburant par le biais de la TVA et de la TIPP !

Il y a donc plusieurs solutions envisageables pour baisser momentanément ou durablement les prix des carburants.

Le gouvernement hésiterait entre bloquer les prix durant quelques temps et bloquer les marges des ventes de carburants. La première solution pénaliserait les revendeurs (notamment les grandes surfaces) et la seconde les pétroliers.

Il y en a d'autres, et des plus fortes !

Pourquoi ne pas baisser la TIPP ? Le retour à une TIPP flottante diminuerait les rentrées fiscales de l'Etat, importante en cette période de flambée des carburants, mais permettrait de ne pas froisser la filière pétrolière et de baisser fortement les prix à la pompe.

Un pôle énergétique public comme solution

Autre solution, beaucoup plus radicale, renationaliser Total.

Après tout, Total (qui a racheté Elf) a été entreprise publique durant des décennies avant la grande vague de privatisations des années 80 et 90 !

Actuellement, ce sont des actionnaires privés, banques, fonds de pension et gros actionnaires, qui font leur beurre sur le dos de notre économie et des revenus des français. Renationaliser Total permettrait de puiser dans les énormes bénéfices de l'entreprise pour réduire les prix de revente du pétrole et pour dégager des revenus supplémentaires pour l'Etat, revenus qui pourraient être investis en recherche, notamment pour des carburants de remplacement du pétrole, plus écologiques et plus durables.

Car, là aussi, il faudrait peut-être anticiper plutôt que laisser faire les marchés !

Si la France investissait fortement et durablement dans la recherche sur les carburants du futur, non seulement elle aurait une recherche de pointe dans ce domaine, mais elle pourrait aussi développer, on l'espère, une filière industrielle d'avenir et d'excellence ! Quand on parle réindustrialisation...

Renationaliser la filière pétrolière et réduire les taxes de l'Etat permettraient de baisser durablement les prix des carburants à la pompe. Cela permettrait également d'investir massivement dans des carburants de substitution.

Un gouvernement qui ne se soumettrait pas aux lobbies industriels, pétroliers dans ce cas, aurait de quoi agir fortement, pour le bien du pays, de ses travailleurs et de l'environnement. On verra jusqu'où va le courage du gouvernement socialiste.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 09:57

C'est par une interview dans le journal officiel de la droite, Le Figaro, que Bruno LE MAIRE a fait part de ses ambitions personnelles à la tête de l'UMP... pour viser la présidentielle de 2017 ?

Pour ceux qui lisent régulièrement ce blog, il n'y a pas vraiment de surprise à l'annonce de Bruno LE MAIRE. C'était évident de la part de celui qui a trahi Dominique VILLEPIN en se rangeant derrière SARKOZY en 2007, afin de monter dans la hiérarchie de la droite. SARKOZY battu, la guerre des chefs ne mettant pas en évidence un leader naturel au sein de l'UMP, Bruno LE MAIRE croit son heure venue.

Voilà ce qu'il donne comme raison : "La droite est dans une situation sans précédent depuis 1958. Elle a perdu quasiment tous les pouvoirs locaux et nationaux. Si nous voulons que l'UMP retrouve le chemin de la victoire, il faut un renouveau profond de nos idées, de nos pratiques politiques et des personnes. Je veux être le candidat qui porte ce renouveau".

Ce qui est vrai dans sa présentation, c'est la situation de la droite. De débâcles en déroutes, les COPE et FILLON peuvent jouer les donneurs de leçons, ce sont eux qui ont coulé le parti qui défend les couleurs du patronat en France.

Pour le reste, le renouveau des idées, des pratiques et des personnes, Bruno LE MAIRE est tout de même culotté ! LE MAIRE n'est pas un perdreau de l'année tout de même ! Lui qui fut directeur de cabinet sous CHIRAC, en 2002, a été ensuite ministre du gouvernement FILLON sous SARKOZY, avec toute la responsabilité que cela entend sur le bilan politique et social qu'il assume collectivement avec ses anciens collègues du gouvernement !

D'ailleurs, il affirme vouloir axer sa campagne autour de quatre volets qui n'ont rien de nouveau à droite : "Union politique européenne, liberté d'entreprendre, restauration de l'autorité, renouvellement de notre famille politique".

Au niveau européen, Bruno LE MAIRE est donc lui aussi sur le crédo fédéraliste de la droite sarkozyste. Il a d'ailleurs approuvé le traité Sarkozy-Merkel qui soumet la France à Bruxelles au niveau de ses finances publiques.

Avec la "liberté d'entreprendre", on retrouve le fonds libéral classique de la droite : toujours moins de règles et de protections des salariés dans une course à la mondialisation dont ne bénéficient que les actionnaires et les grands patrons.

La "restauration de l'autorité", au sens large ici, c'est un renforcement de l'arsenal sécuritaire qu'il annonce, comme si les dizaines de lois publiées sous Sarkozy ne suffisaient pas.

Enfin, le "renouvellement" de la droite qu'il prône sonne comme une menace pour toute la hiérarchie umpiste, la volonté d'éliminer des cadres "historiques" (des FILLON, COPE et autres) en cas de refus d'allégeance au nouveau leader du parti unique de la droite si jamais il gagnait. C'est cette politique qu'il a mené au niveau régional, notamment dans l'Eure, avec l'éviction de la direction de la Fédération UMP de personnalités locales comme Jean-Pierre NICOLAS.

C'est que classiquement à droite, celui qui emporte la tête du parti avant les Présidentielles devient automatiquement le candidat de la droite aux Présidentielles. Ce fut le cas de Giscard avec l'UDF, de Chirac avec le RPR et de Sarkozy avec l'UMP.

Pour COPE, FILLON ou LE MAIRE, prendre la tête de l'UMP, c'est se positionner pour être le candidat de la droite aux Présidentielles de 2017.

Le jeu de Bruno LE MAIRE est limpide. Il a suivi ceux qui pouvaient le faire monter avant de les lacher : VILLEPIN un temps, SARKOZY jusqu'en juin. Il se sert de son mandat local de député pour donner l'image de quelqu'un de terrain, mais il continue de résider à Paris, ville de ses ambitions.

Enfin, espérons que ses déclarations sur la nécessité pour la droite de gagner les élections municipales de 2014 n'annoncent pas sa candidature à Évreux face à Michel CHAMPREDON ? Ce serait fort vu que le leader de la droite euroise à abandonner son mandat de conseiller municipal après les Législatives pour garder les plus rémunérateurs et valorisants mandats, ceux de député et de conseiller régional !

Que fera Bruno LE MAIRE de ses mandats électoraux à la Région et à l'Assemblée nationale s'il est élu président de l'UMP ? En 2007, à peine élu député, il abandonnait son mandat pour ses ambitions ministérielles. Nous refera t-il le coup cette fois-ci ?

L'ambition de Bruno LE MAIRE n'est pas de changer la France mais de devenir Président de la République.

Son bilan politique, avec CHIRAC, VILLEPIN, SARKOZY et FILLON, comme les axes politiques avancés pour l'UMP confirme bien que Bruno LE MAIRE s'inscrit dans la droite ligne de ses prédecesseurs du RPR et de l'UMP, au côté de la mondialisation capitaliste, du monde de la finance, des grands patrons et de la déréglementation sociale.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 09:15

Un maire communiste, député au parlement andalou, mène des actions contre l'austérité et pour défendre les millions d'espagnols plongés dans la détresse par la crise du système capitaliste.

Espagne-Sanchez-Gordillo-PCA-IU-2012.jpgJosé Manuel Sanchez Gordillo, maire communiste de la petite ville de Marinaleda, en Andalousie, est une figure contestataire connue en Espagne, où il participe depuis une trentaine d'années à des actions coup de poing pour dénoncer les inégalités sociales et l'action des partis politiques nationaux. Il participe notamment aux occupations de terres agricoles au profit de petits paysans.

Robin des Bois contre les supermarchés

Mardi 7 août, il a fait parler de lui au-delà des frontières espagnoles en dirigeant des razzias dans les rayons de deux supermarchés d'Andalousie pour redistribuer des chariots remplis de produits alimentaires à des ONG locales.

A une heure de grande affluence, des dizaines de personnes se sont ainsi introduites dans deux supermarchés andalous.

Dans le premier, un Mercadona à Ecija (entre Séville et Cordoue), les intrus sont entrés dans la grande surface sous l'oeil bienveillant du député régional de Izquierda Unida, Sanchez Gordillo. Fonçant à travers les rayons, ils ont rempli leurs chariots de produits de première nécessité. "Ni chocolats, ni yaourts, ni desserts, mais du sucre, de l'huile, des légumes, du lait", explique Diego Cañamero, secrétaire général du Syndicat andalou des travailleurs. N'ayant aucune intention de passer en caisse, les individus, qui clamaient leur intention de tout redistribuer à des cantines populaires, ont été pris à partie par des employés de la grande surface, provoquant une belle bagarre générale. Quand la peur de perdre son emploi vous conduit à être les exécutants des basses oeuvres de votre patron !...

Le même jour, dans un Carrefour situé à Arcos de la Frontera (près de Cadix), une opération à peu près identique a été menée, avec une issue toutefois plus pacifique, le centre commercial ayant décidé d'offrir aux militants une dizaine de chariots d'une valeur de 1 000 euros. "Le moment est arrivé de mener des actions qui frisent l'illégalité, parce qu'il y a des gens pour qui tout va mal, et nous ne pouvons pas rester les bras croisés", a déclaré un syndicaliste impliqué dans l'opération à un journaliste de El Pais.

Mercadona a porté plainte. Le ministère de l'Intérieur (de droite) a jugé cette action "intolérable", et a envoyé dès le lendemain un mandat d'arrêt contre les protagonistes.

À l'indignation de la droite, qui impose l'austérité et défend les banques espagnoles, s'est ajoutée celle d'une partie de la gauche qui a dénoncé l'irresponsabilité de l'élu. C'est le cas du président socialiste d'Andalousie, José Antonio Grinan qui a déclaré : "C'est de la barbarie d'attaquer un supermarché quand on est député". Il est vrai que, côté barbarie, les socialistes espagnols ont été sévèrement châtiés par les électeurs aux dernières élections, eux qui s'évertuent à renvoyer en masse dans la misère les populations espagnoles !

La nourriture subtilisée lors de ces raids a été refusée par la Banque alimentaire, étant donné "l'irrégularité" de leur obtention. Banque alimentaire qui ne se pose pas la question de la légitimité de cette crise qu'elle compense !

Les provisions ont finalement été distribuées gracieusement dans les rues de Séville.

Une marche contre l'austérité

Ce Jeudi 16 août, cet élu du parti de gauche Izquierda Unida, âgé de 59 ans et que certains ont déjà baptisé "le maire Robin des bois", a entamé une marche de trois semaines. Il va sillonner l'Andalousie pour dénoncer les mesures d'austérité adoptées par le gouvernement espagnol et convaincre les maires de petites ville comme la sienne de ne pas coopérer.

L'Andalousie est une des régions d'Espagne les plus touchées par la crise, avec 33,92 % de sa population au chômage. Symboliquement, Sanchez Gordillo partira de la ville de Jódar, qui détient le triste record de chômage de la région. "Il y a des personnes qui n'ont pas les moyens de manger. Au XXIe siècle, c'est une honte absolue", a dit le maire. Avec cette marche de trois semaines il veut mettre en lumière les conséquences humaines de la situation économique en Espagne.

Le gouvernement du premier ministre Mariano Rajoy prévoit d'économiser 102 milliards d'euros d'ici à la fin de 2014, avec comme première partie le plan de rigueur de 65 milliards annoncé en juillet. Ces économies prévoient notamment des rentrées évaluées à 35 milliards d'euros avec des hausses d'impôt, dont la TVA à partir du 1er septembre, des coupes dans la fonction publique ainsi que dans les budgets régionaux de la santé et de l'éducation.

Parmi les mesures que José Manuel Sanchez Gordillo conseillera aux maires de suivre : mettre un terme aux licenciements et aux expulsions de locataires et ignorer les demandes du gouvernement central quand celles-ci concernent des coupes dans les budgets.

Ses actions et sa popularité grandissante dans un contexte de crise énervent passablement les responsables espagnols, Mariano Rajoy en tête. "Vous ne pouvez pas jouer à Robin des bois et au shérif de Nottingham. Cet homme ne cherche qu'à se faire de la publicité sur le dos de tout le monde", a dit Alfonso Alonso, porte-parole du Parti populaire (PP), la droite post-franquiste au pouvoir.

"Ils disent que je suis dangereux, répond Sanchez Gordillo. Et les banquiers qui sont disculpés après avoir fraudé ? Ils ne sont pas dangereux ? Et les banques qui empruntent à la BCE à 1 % et revendent cette dette aux Espagnols à 6 %, ce n'est pas dangereux ?"

En tant qu'élu du Parlement d'Andalousie, José Manuel Sanchez Gordillo bénéficie de l'immunité parlementaire. Mais il assure être prêt à y renoncer. "Si je finis en prison parce que j'ai pointé du doigt les effets de la crise, ce sera un honneur pour moi", avait-il dit après l'opération contre les supermarchés, qu'il avait conduite, mégaphone à la main, avec le Syndicat andalou des travailleurs (SAT).

Depuis, sept personnes ont été interpellées et le maire de Marinaleda, conforté par le soutien populaire et la médiatisation, a décidé de franchir un palier. "Juan Manuel Sánchez Gordillo n'a sans doute jamais été aussi populaire pendant sa longue carrière de gauchiste utopique", note, ironique, le journal socialisant El Pais. Ce n'est pas le cas des leaders socialistes, jaloux va !

L'intéressé préfère parler des réalisations de sa municipalité de Marinaleda. Son village de 2 645 habitants connaît le plein emploi grâce aux fermes coopératives qu'il a instaurées pour les chômeurs, parfois en confisquant la terre.

En Espagne, comme partout, des Indignados aux mineurs de charbon, les mouvements sociaux doivent imposer le tempo et les décisions aux politiciens et à leurs donneurs d'ordre de la finance.

Les communistes sont au premier rang pour effectuer ce travail d'information et de convition et contribuer au succès des actions de résistance populaire.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 09:45

Brian Denny, syndicaliste cheminot britannique (RMT) et militant de la campagne « No2EU/Non à l'union européenne » - Site solidarité-internationale-pcf.over-blog.fr 


 

Août devrait être un mois chaud pour la zone euro, indépendamment des surprises que nous réserve la météo. Le fait que l'Espagne ait nié avoir besoin d'un plan de sauvetage d'ampleur confirme que Madrid, à un certain moment, va en appeler aux sado-monétaristes de Bruxelles. Tout comme les ministres Grecs, Irlandais et Portugais l'ont fait après ces mêmes dénégations comiques.

La situation est loin d'être comique, puisque les conséquences de l'effondrement d'un système aussi insensé que celui de la monnaie unique touchera tout le monde, en particulier la classe ouvrière qui n'a aucune responsabilité dans la construction de ce château de cartes.

Un panel de 17 économistes éminents de l'Institut new-yorkais New Economic Thinking a rendu un rapport mettant en garde: « l'Europe avance, tel un somnambule, vers une catastrophe aux proportions incommensurables.

Le dernier domino, l'Espagne, est à quelques jours d'une crise de liquidité, selon son propre ministre des Finances. Cette situation dramatique est la conséquence d'un système de la zone euro qui, tel qu'il est construit actuellement, est totalement bancal », selon le rapport.

Cependant, la raison fondamentale derrière cette crise qui n'en finit pas, un domino tombant après l'autre, ce n'est pas un problème de liquidité – c'est juste un symptôme d'un problème bien plus important.

Enfermés dans la chambre des tortures néo-libérale qu'est cette zone Euro, les pays les plus faibles ne peuvent tout simplement pas rentrer en concurrence avec les pays les gros, au cœur de l'Empire, précisément la France et l'Allemagne.

Des pays dans le dur comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie, que l'on connaît tous sous le nom de PIIGS, ont des déficits de la balance des paiements colossaux qui ébranlent leurs économies, tout en accroissant leurs besoins en liquidités. (PIIGS : Portugal-Italy-Irland-Greece-Spain mais aussi "cochons" en anglais ! On voit le niveau)

La vraie réponse est la dévaluation qui est impossible dans le cadre de la monnaie unique. La seule option disponible afin de rester dans l'euro est de se retourner contre sa propre population, en détruisant l’État social et en s'attaquant à des millions de travailleurs, ce que l'on connaît comme une dévaluation interne.

Les attaques contre les mineurs Espagnols et les métallurgistes Grecs ne sont qu'une partie infime de la guerre économique qui a été déclenchée sur demande d'institutions européennes non-élues et très largement méconnues.

Partisans de l'UE, les Conservateurs et les Démocrates (les Libéraux-Démocrates anglais de centre droit)soutiennent l'austérité à perpétuité de l'UE à la fois ici et dans toute la zone euro. Tout en étant en dehors de la zone euro, la classe dirigeante Britannique soutient tous les efforts pour maintenir l'euro en vie.

Le gouvernement offre même de nouveaux prêts et de nouvelles garanties de plusieurs milliards de livres tout en prétendant que sa priorité est de réduire la dette.

Cameron n'a pas – comme il l'a affirmé – mis son « veto » au pacte fiscal, connu comme le traité d'austérité à perpétuité, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2013. La Grande-Bretagne ne l'a tout simplement pas signé – ce n'est pas un « veto ».

Au plus fort de la crise de la dette dans la zone euro, le pacte exige que les budgets soient équilibrés ou à l'équilibre et que la Cour européenne de justice (CEJ) puisse imposer des amendes allant jusqu'à 0,1% du PIB, si cela n'est pas effectif un an après la ratification.

Désormais, la commission tente de passer en force avec un traité sur le Mécanisme européen de stabilité (MES), avec le moins de débat possible, et presse les gouvernements nationaux à le ratifier aussi vite que possible, sans passer par des référendums.

Le MES est nécessaire car les mécanismes de sauvetage précédents, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF), n'avaient aucun fondement juridique dans les traités européens ratifiés jusqu'alors.

Le Traité de Lisbonne affirme même clairement qu'il ne peut y avoir de plan de sauvetage de quelque État que ce soit parmi les 17 que compte la zone euro.

Le MES proposé est une solution fondamentalement non-démocratique au dilemme légal actuel, et destiné à financer ce qui est en réalité une caisse noire.

Il serait basé à Luxembourg, avec un conseil d'administration nommé par les 17 Etats-membres de l'euro et opérerait en marge de l'UE.

Cette approche de plus en plus anarchique, et même hystérique, révèle à quel point le projet de la zone euro est bancal. C'est parce que la monnaie unique est un projet fondamentalement politique, non économique. C'est un moyen en vue d'une fin. La fin étant un contrôle total des mécanismes d'ajustement structurel à l'échelle européenne, où toute activité humaine serait transférée du domaine public au secteur privé, au capitalisme monopoliste.

Avec ce projet, si une crise se produit sur le parcours, on peut la retourner à son avantage – avec plus de centralisation européenne et la remise en cause des pouvoirs démocratiques des Etats-membres.

Il est clair que nous traversons la pire crise capitaliste depuis une génération, donc les enjeux ne peuvent qu'être très élevés.

La direction actuelle du Parti travailliste pourrait affirmer que le soutien du gouvernement au projet de la zone euro est une erreur et que l'euro est mort.

Hélas, elle ne fera pas car le Parti travailliste est pieds et poings liés avec le projet de l'Euro même s'ils adopteront sans doute une ligne plus critique envers l'UE lors de la prochaine élection.

Ce qui est triste, c'est qu'une bonne partie de la gauche a soutenu la monnaie unique ou est restée muette à cause des promesses foireuses de « modèle social européen » dues au président de la Commission européenne Jacques Delors en 1988, qui nous mènerait au socialisme par la bande.

Des partisans grassement payés de la monnaie unique, comme Lord Monks, continuent même à lancer des appels pour l'entrée de la Grande-Bretagne dans l'euro moribond – même si comme il l'admet ses avis « peuvent sembler très excentriques ».

L'extrême-gauche a aussi soutenu dans une large mesure l'UE, essentiellement par une incompréhension totale de l'internationalisme comme de conceptions économiques de base.

Aujourd'hui, il est évident que la disparition de la monnaie unique serait dans les intérêts de tout le monde.

Injecter toujours plus d'argent dans une monnaie moribonde, mal-aimée ne serait que prolonger l'agonie pour tout le monde.

Mais nous ne devons pas oublier comment les dirigeants syndicaux et les leaders travaillistes ont vendu le projet européen à la classe ouvrière, sur la base des promesses malhonnêtes du type de celle de Delors. (C'est aussi le cas de la "gauche" libérale française, PS, VErts et Radicaux ainsi que de syndicats comme la CFDT)

Qu'ils aient été naïfs ou cyniques, ils nous l'ont vendu en en appelant à la foi de la population plutôt qu'aux faits – c'est impardonnable.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 10:33

Rions un peu ! Rions jaune mais rions !

Un leader charismatique de l'extrême-droite hongroise, au pouvoir actuellement, s'avère avoir des racines juives qu'il connaissait parfaitement. Et pourtant, il n'y avait pas plus antisémite que lui !...

On a depuis longtemps des doutes sur les origines aryennes du petit brun allemand Adolf Hitler !...

Et, que feront les militants FN s'ils découvraient, ô catastrophe, que Jean-Marie, et donc Marine, ont du sang arabe ou juif ?...

L'extrême-droite reste l'extrême-droite, avec ses fantasmes et avec ses haines.

Solidaire


Comme une étoile montante dans le parti d’extrême droite JOBBIK en Hongrie, Csanád Szegedi avait été remarqué pour ses commentaires incendiaires concernant les Juifs. Il les accusait « d’acheter » le pays, critiquait la « judéité » de l’élite politique et affirmait que les Juifs étaient en train de profaner les symboles nationaux.

Puis arriva une révélation qui fit tomber de son piédestal le porte-étendard de la droite ultra-nationaliste : Szegedi est Juif.

Après des semaines de rumeurs sur Internet, Szegedi a reconnu en juin que ses grands parents maternels étaient Juifs, ce qui fait qu’il est Juif aussi selon la loi juive, même s’il ne pratique pas. Sa grand-mère était une survivante d’Auschwitz et son grand-père un ancien des Camps de Travail Forcé.

Depuis lors, l’homme politique de 30 ans est devenu un paria pour le parti Jobbik et sa carrière politique est compromise. Szegedi refuse toute entrevue sur cette histoire.

L’origine du drame est la cassette audio d’une rencontre qui a eu lieu en 2010 entre Szegedi et un criminel convaincu. Szegedi reconnaît que la rencontre a eu lieu, mais soutient que la cassette a été altérée d’une façon non spécifiée. Le parti Jobbik la considère comme authentique.

Dans la cassette on entend le délinquant affronter Szegedi en mettant en évidence ses racines juives. Szegedi clame qu’il est surpris et, peu après, lui propose de l’argent et des faveurs en échange de son silence.

Sous pression, Szegedi a renoncé le mois dernier à tous ses postes dans le parti Jobbik et il a renoncé à en être membre. Ceci n’était pas encore suffisant : la semaine dernière, il lui a été demandé de renoncer aussi à son siège au Parlement Européen. Le parti Jobbik dit que le problème est la suspicion de corruption, et pas les racines juives.

Szegedi a acquis sa réputation en 2007 en tant que membre fondateur de la Garde Hongroise, groupe dont les uniformes noirs et les drapeaux rayés rappelaient l’Arrow Cross, parti pro-nazi qui a gouverné brièvement la Hongrie à la fin de la deuxième guerre mondiale et a tué des milliers de Juifs. Au total, 550 000 Juifs Hongrois ont été assassinés durant ce qu’on appelle « l’holocauste », la majeure partie d’entre eux après avoir été envoyé en train dans des camps d’extermination comme Auschwitz. La garde hongroise a été interdite par les tribunaux en 2009.

Et voilà qu’alors Szegedi a rejoint le parti Jobbik, créé en 2003, pour devenir la plus grande force politique d’extrême droite du pays. Rapidement, il est devenu l’un de ses membres les plus éloquents et les plus en vue, ainsi qu’un pilier de la direction du parti. Depuis 2009, il se consacre au Parlement Européen à Bruxelles, étant l’un des trois parlementaires du parti de L’Union Européenne, poste qu’il dit vouloir maintenir.

Les séquelles de la saga de l’ascendance juive de Szegedi se sont étendues à ses intérêts commerciaux. Le directeur exécutif du parti Jobbik, Gabor Szabo, a quitté un site Internet qu’il possédait avec Szegedi, où l’on vendait des articles nationalistes hongrois. Szabo a dit que sa sœur avait renoncé à son poste d’assistante personnelle de Szegedi.

Rédigé à partir de l'article : http://www.aporrea.org/internacionales/n212054.html

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 09:41

Entre une croissance cliniquement morte et un chômage bien vigoureux, les choix économiques alliant libéralisme et rigueur ne serve qu'à protéger les intérêts des actionnaires.

La Grèce s'attend à une baisse de son Produit National Brut de 7 % cette année, une récession économique importante pour la septième année consécutive.

Pareil au Portugal avec une croissance négative attendue à 3 % et en Espagne avec une récession à 1,5 %.

On pourrait citer d'autres pays où la situation n'est pas brillante, à commencer par la France et sa croissance quasiment nulle. Même l'Allemagne, modèle des modèles pour nos petits esprits économiques, connait un ralentissement économique ! Comment pouvait-il en être autrement quand la majorité de ses fameuses exportations se font vers ses "partenaires" européens qui plongent, les uns après les autres, dans la récession ?

Le résultat de ces chiffres économiques calamiteux, c'est l'explosion du chômage, à 23 % en Grèce, 15 % au Portugal et même 24,6 % en Espagne ! !...

Avec un chômage qui devrait atteindre les 10 % en fin d'année, la situation française n'est pas non plus glorieuse ! Les annonces de plans sociaux dans de grandes entreprises cachent les plans sociaux qui concernent les sous-traitants et les PME.

Faut-il s'abandonner à la fatalité ? Non

Les discours sur la compétitivité ou sur la nécessité de réduire les dépenses de l'Etat, donc ses investissements et ses effectifs ne tiennent pas à l'analyse des faits.

Depuis trente ans s'appliquent des plans sensés augmenter la compétitivité de la France et réduire le déficit public.

Depuis trente ans, c'est le résultat inverse : des emplois industriels qui disparaissent, de la précarité en hausse pour les salariés et des comptes publics qui se dégradent.

Les discours et remèdes de nos politiciens sont les remèdes des médecins de Molière : le malade s'affaiblit ? On applique une purge ! Le malade sera encore plus affaiblit mais, c'est pour son bien !...

La course continuelle à la baisse des "coûts du travail" à amener à une perte de pouvoir d'achat des travailleurs et à une flambée de l'emploi précaire sans freiner la fuite des emplois : la mondialisation capitaliste a surtout permis aux entreprises une possibilité de mettre en concurrence les travailleurs, entrainant une course vers les pays les moins chers, les moins protecteurs !

Les privatisations et les baisses d'effectifs dans la fonction publique ont surtout permis au secteur privé de mettre main basse sur des filières rentables de notre économie (Energie, Télécoms, nucléaire,...) tout en affaiblissant la qualité des services publics proposés aux français.

Depuis 2008 et la "crise", l'austérité servirait désormais à résorber une dette publique dont il est nécessaire de répéter qu'elle provient pour l'essentiel des centaines de milliards d'euros de fonds publics qui ont servi à renflouer les banques privées qui ont spéculé durant des années pour le compte de leurs actionnaires.

Même sur cet aspect, ces politiques de rigueur sont inefficaces !

En Espagne, par exemple, pays où l'austérité est appliquée avec rigueur, la dette des banques espagnoles auprès de la BCE continue de croître et atteind désormais la somme fabuleuse de 375,5 milliards d'euros !

En Grèce, l'austérité a été mise en place pour "réduire le déficit public". Les dizaines de milliers de postes de fonctionnaires supprimés, les salaires bloqués, les pensions de retraite réduites et les taxes en forte hausse n'ont rien réglé de ce problème : le déficit public grec atteindra 7 % du PNB cette année, au delà des 5,4 % prévu en janvier, bien au delà des 3 % exigé par le traité de Maastricht et largement au delà des exigences du traité Sarkozy-Merkel de janvier dernier : 0,5 % !

Face à l'échec des politiques menées depuis trente ans pour réduire le chômage, les déficits publics et les déficits sociaux, ce n'est pas que la classe politique qu'il faut changer mais bien les choix politiques qui sont effectués !

Rompre avec la spirale du chômage et des déficits, c'est aller chercher l'argent là où il est, dans la poche des actionnaires et des grands groupes financiers et industriels pour le remettre au service commun, par les salaires et pensions, et par les investissements publics. C'est la politique progressiste que proposent le Parti communiste et le Front de gauche.

On est loin de cette réorientation avec le traité Sarkozy-Merkel que s'apprêtent à ratifier droite et socialistes ! Au contraire, le renforcement de l'austérité que prévoie ce traité ne fera qu'aggraver la situation des services publics et que diminuer les investissements publics sur les territoires, aggravant encore un peu les symptômes de la crise.

Exiger un référendum sur la ratification du traité Sarkozy-Merkel, c'est exiger du même coup un débat public sur les choix économiques et politiques de ces trente dernières années, soit toujours plus de libéralisme et de difficultés pour la grande majorité des français, soit une autre construction européenne, avec comme priorité l'humain d'abord et la liberté des peuples à décider de leur destin.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article