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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 09:08

Le sommet européen des 28 et 29 juin verra évoluer un traité Sarkozy-Merkel que les français n'ont pas validé. Démocratique ?

L'intégration européenne contnue, toujours aussi antidémocratique, retirant aux peuples le contrôle de leur propre avenir pour les confier à une technocratie au service des marchés financiers.

Après Maastricht en 1992, validé de justesse par référendum, et le Traité Constitutionnel Européen en 2005, rejeté majoritairement par le peuple français, les forces politiques eurosoumises ont été contraintes de contourner le suffrage universel en faisant adopter par le Parlement une version à peine modifiée du TCE, le Traité de Lisbonne en 2007.

Sarkozy avait retenu la leçon, en signant en début d'année un traité directement avec Angela Merkel, sans que le peuple français ne soit consulté. C'est à peine si nos médias en ont parlé, de peur de voir se réveiller les citoyens !

Aujourd'hui que les socialistes ont les pleins pouvoir, que vont-ils faire sur ce dossier ?

On sait qu'ils ont toujours appuyé les démarches d'intégration européenne, depuis les années 50. Ils ont appelé à voter OUI à la fois à Maastricht et au Traité Constitutionnel Européen et, c'est timidement, qu'ils se sont abstenus sur le traité de Lisbonne, sûrs qu'il allait être adopté de toute façon. Certains députés socialistes ont même suivi la droite dans l'aventure, comme Jack Lang (renvoyé à ses chers études par ses électeurs boulonnais depuis !).

Il est à craindre que les socialistes se contentent à nouveau d'un léger ajout cosmétique au traité Sarkozy-Merkel de début d'année pour crier victoire. Déjà, François Hollande et les médias parlent d'un "double succès" avec l'accord des autres "partenaires" européens sur l'ajout d'un volet croissance à la stratégie européenne de sortie de crise et sur la mise en place d'une taxe sur les transactions financières à l'intérieur de la zone euro.

Youpi ! Nous allons avoir une rigueur européenne de croissance !...

Depuis trente ans, cette construction européenne se fait sur le dos des peuples, reprenant aux travailleurs les fruits de décennies de combats sociaux et syndicaux, ouvrant les forntières économiques pour mettre en compétition les travailleurs européens et provoquer une concurrence entre modèles sociaux, pour favoriser toujours plus le modèle social le moins performant, le moins protecteur.

On ne nous parle plus que de compétitivité économique, de concurrence, de coût du travail !

Où sont les beaux discours sur la construction européenne que l'on nous tenait il y a encore vingt ans, sur cette Europe protectrice, solidaire, qui devait amener la paix et la croissance pour tous ? Où sont les discours sur cette Europe sans frontière qui devait être un moyen de rencontre et d'échanges entre les peuples ?

Le roi est nu. L'Europe ne fait plus rêver, bien au contraire.

Ce n'est pas la crise qui a changé notre regard sur l'Europe, c'est l'Europe qui apparait désormais pour ce qu'elle est depuis le début, une machine technocratique froide au service des marchés et de la finance dans une lutte des classes perdue par les travailleurs.

Plus besoin de nous faire rêver sur l'Europe ! Les marchés et les technocrates pensent avoir la partie gagnée.

Plus besoin de consulter les peuples ! Une grande majorité de citoyens est tellement effrayée par la crise et tellement écoeurée par l'inertie des forces politiques qu'elle accepte avec fatalisme tout ce qui peut désormais arriver.

Côté communistes, nous ne nous résignons pas à voir les peuples d'Europe sombrés dans la pauvreté et la soumission aux seuls intérêts égoïstes d'une minorité de riches profiteurs.

Nous rêvons d'une autre Europe, une Europe de coopération entre les peuples et non de compétition, une Europe de croissance et non de rigueur, une Europe de la solidarité avec le Tiers-Monde et non une Europe militaire qui fait la guerre à travers la planète.

Cette Europe là passe par d'autres traités, par une participation citoyenne réelle.

Nous refusons la logique de crise de ce nouveau traité européen autour de la "règle d'or" et nous exigeons que le peuple soit consulté par référendum ! C'est l'appel des communistes et de leur secr(étaire national, Pierre Laurent, à François Hollande.

Avec les communistes, combattez cette Europe des marchands ! Exigez une Europe des peuples, solidaire et démocratique !

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 09:07

Depuis plusieurs semaines, un conflit important secoue le nord de l'Espagne avec une grève des mineurs qui met en péril le gouvernement de droite de Mariano Rajoy. Silence de nos médias.

Le gouvernement Rajoy continue de s’attaquer aux travailleurs dans le contexte de la crise capitaliste, dont le continent européen est l’épicentre et l’Etat espagnol est l’un des pays les plus touchés.

Après avoir annoncé des plans d’austérité, des réductions de salaire, des attaques drastiques sur les conventions collectives qui ont amené, et amènent toujours, à plusieurs journées de lutte et mobilisations, et notamment à une journée de grève générale le 29 mars. Le gouvernement s’en prend maintenant aux mineurs. Concrètement, il s’agit d’une coupe budgétaire qui prévoit la réduction de plus de 60% des aides de l’Etat à l’industrie minière du charbon, soit plus de 200 milliards d’euros.

Au moment où le gouvernement de l’Etat espagnol négocie un plan de sauvetage de 100 milliards d’euros pour payer les banques, même si Rajoy et ses ministres refusent cette appellation de « plan de sauvetage », ils refusent de reculer dans leur plan de destruction de l’industrie minière. La politique du gouvernement Rajoy s’inscrit dans la continuité des deux gouvernements précédents, à savoir le « socialiste » Zapatero et le gouvernement du PP d’Aznar avant, qui ont déjà signé des accords, connus sous le nom de « Plan du Charbon », qui met en application les directives européennes en ce qui concerne la fin des subventions de l’Etat à l’industrie minière, et ce pour le plus grand bénéfice des entreprises multinationales du secteur énergétique.

Cette nouvelle attaque du gouvernement Rajoy contre les travailleurs met en danger la survie de milliers de familles et des populations entières qui dépendent en grande mesure de l’industrie minière.

La riposte des travailleurs n’a pas tardé. Cela fait plus d’une quinzaine de jours que la lutte des mineurs, leurs mobilisations, les affrontements avec les forces de répression et la solidarité qu’ils suscitent de la part de la population, se font sentir tout au long du pays. Plus de huit mille mineurs participent aux grèves qui se déroulent dans plusieurs régions.

Depuis le début de la mobilisation et de la grève, la lutte ne cesse de s’approfondir, avec des méthodes de plus en plus radicales. Tous les jours, on trouve dans les journaux espagnols des articles sur les affrontements qui ont lieu entre les mineurs et les forces de répression. Les barricades et le blocage des autoroutes et des voies ferrées font partie du paysage au Nord de l’Etat espagnol depuis fin mai.

Dans les Asturies, il s’agit de trois ou quatre autoroutes qui sont bloquées tous les jours par les ouvriers. Le 8 juin, par exemple, il y a eu 30 barricades et 4 blocages de voies ferrées dans toute la région. Un autre groupe de mineurs a campé devant la Mairie à Oviedo (la capitale des Asturies) jusqu’à être reçus par le gouvernement local.

Mais la lutte des mineurs ne se limite pas aux Asturies, elle fait tache d’huile en direction d’autres régions importantes comme l’Aragon et la Castille-Leon où les ouvriers font grève également et affrontent la répression du gouvernement. A Leon, cela fait plusieurs jours qu’un groupe de mineurs reste enfermé dans un puits afin de protester et de se faire entendre. Le 11 juin, les autorités ont dû suspendre tous les trains entre Leon et les Asturies en raison des blocages de voies ferrées, ce qui montre ce que la détermination et la radicalité des travailleurs en lutte peut produire. L’autoroute AP-66, reliant la ville de Leon et les Asturies, ainsi que d’autres axes importants pour le commerce et le transport des passagers restaient également bloqués.

Cette mobilisation à la fois puissante, radicale et populaire, fait suite à des mobilisations plus "bon enfant" dans le cadre des indignés (Indignados).

Si la suite du mouvement n'est pas écrite, le silence des médias français sur une telle mobilisation dans un pays voisin, dont on parle beaucoup pour sa crise financière, cache la hantise de voir les travailleurs français galvanisés par de telles actions.

il en est de même du toujours puissant mouvement étudiant québécois, absent des médias, qui, lui aussi, commence à déborder des universités vers le monde du travail. Un "printemps de l'érable", comme disent nos cousins d'Amérique, qui surprend une bourgeoisie canadienne, habituée à un peuple plutôt calme et soumis autrefois.

Après ces élections, le mouvement social français doit montrer sa force.

Espagne et Québec : deux exemples à suivre ?

 

Communiqué du Parti communiste français

Le Parti communiste français apporte son soutien aux mineurs asturiens en grève générale contre le plan de reconversion de l'activité minière mis en oeuvre par le gouvernement de droite de Marino Rajoy qui, s'il était appliqué, conduirait à la liquidation de ce secteur stratégique pour l'économie espagnole. Les mauvais coups se multiplient contre les travailleurs et les populations, alors que le gouvernement préserve par ailleurs, coûte que coûte, les intérêts du capital financier et spéculatif qui a plongé l'Espagne dans une crise sociale extrêmement grave ; en lien avec les politiques ultra-libérales et de désindustrialisation menées par les gouvernements en Europe.
Le parti communiste français exprime sa détermination à contribuer à la plus large solidarité avec les mineurs et les travailleurs en lutte pour préserver leurs droits sociaux et démocratiques.


Les vidéos qui suivent montrent  des affrontements entre mineurs et "CRS" espagnols

La première concerne le blocage d'une voie rapide


La deuxième se termine par la fuite des forces répressives de la commune de Ciñera
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:10

Cet éditorial provient de l'excellentissime site "Le Grand Soir".

"Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark" faisait dire à Hamlet le grand Shakespeare. on peut retourner l'expression au royaume de Grande Bretagne qui vient de dépenser des centaines de millions d'euros pour les 60 ans de règne d'une reine de pacotille quand ses enfants crèvent de faim.

Pitoyable ! Honteux !

Solidaire


Les enfants des écoles, c’est comme les poulets en batterie : il faut tout de même les nourrir, sinon le PIB chute. Raison pour laquelle, selon Le Guardian du 19 juin, la moitié des enseignants britanniques (la meilleure moitié aurait dit John Galsworthy) nourrissent leurs élèves pour ne pas qu’ils défaillent. Apparemment, l’autre moitié ne craint pas pour son gagne-pain.

De nombreux directeurs se sont alarmés et demandent que les enfants nécessiteux puissent bénéficier d’un petit-déjeuner gratuit à l’école. Selon les enseignants, le nombre des ventres creux a augmenté depuis le retour des conservateurs au pouvoir. Des instituteurs viennent à l’école avec des fruits quand ils ne donnent pas quelques pièces aux gosses pour qu’ils s’achètent à manger.

On n’insistera pas sur les conséquences à long terme sur l’état de santé de ces enfants qui risquent de connaître des problèmes plus sérieux que les entrepreneurs français qui iront se défiscaliser outre-Manche. Ventre affamé n’a pas d’oreille, n’écoute pas ce qu’on lui dit, ne retient rien.

Des millions de petits Anglais vivent sous le seuil de pauvreté. Donner gratuitement à manger aux enfants nécessiteux coûterait 500 millions de livres par an (PIB du pays : 1400 milliards). Boris Johnson, le conservateur blondinet récemment réélu maire de Londres, a annoncé qu’il fournirait des breakfasts gratuits dans une cinquantaine d’écoles de quartiers défavorisés pour une période de trois ans.

Il est difficile de perdre tous les enfants affamés dans des pubs.

Théophrase R.,
qui a bien connu Oliver Twist.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:40

Cherchez l'erreur, s'il y en a une ! Annoncé d'abord en hausse, le pouvoir d'achat des français est désormais annoncé en baisse par l'INSEE.

Est-ce un hasard ou l'approche des élections présidentielles qui a fait que l'INSEE annonce une progression du pouvoir d'achat des français ?... Avant de changer d'avis deux mois après l'élection !

L'INSEE avait annoncé en début d'année que le pouvoir d'achat des français avait progressé de 0,4 %. Un chiffre surprenant (comme tous les ans) pour la plupart des français qui constatent l'inverse et sont de plus en plus nombreux à devoir vérifier les étiquettes et même se priver !

Curieusement (?), deux mois après la défaite de Nicolas SARKOZY, voilà que l'INSEE change d'avis et nous annonce, au contraire, que le pouvoir d'achat des français a reculé en  2011. De 0,1 % officiellement.

Une baisse du pouvoir d'achat ? Voilà qui est plus conforme à la réalité !

L'une des conséquences de cette baisse de pouvoir d'achat, c'est que la consommation des ménages fait du surplace. Or, c'est l'un des principaux moteurs de la croissance économique en France !

Hausse de la consommation ou hausse des dépenses pour les mêmes consommations ?

"Le manque de dynamisme de la consommation est dû en grande partie à la douceur exceptionnelle du climat de l'année 2011, les ménages réduisant leurs dépenses de chauffage", explique l'Insee. Encore heureux qu'il ait fait bon ! Au prix où sont désormais le fioul, le gaz et l'électricité, pas sûr qu'une hausse des factures de chauffage n'ait pas entrainé des économies de la part des familles sur d'autres postes de dépense !...

En 2011, la dépense de consommation des ménages a progressé de seulement 0,3% à prix constants après avoir augmenté de 1,4% l'année précédente, toujours selon l'INSEE.

Dépense de consommation ? En clair, en retirant l'inflation, les français ont dépensé 100 € en 2010 et 100,3 € en 2011. Est-ce à dire qu'ils ont plus consommé ? Rien que l'accroissement démographique de la France explique ce chiffre !

En fait, les revenus des français ont bien souffert en 2011. L'accélération des prix (+2,1% après +1,1%), du fait du renchérissement de l'énergie et de certains produits alimentaires, a plus que compensé celle des revenus. Mesuré au niveau individuel, c'est-à-dire rapporté au nombre d'unités de consommation (de "personnes"), le pouvoir d'achat a ainsi connu un léger repli de 0,1% en moyenne en 2011, après une progression (officielle) de 0,3% en 2010. Des "moyennes" qui cachent des disparités fortes : les hauts cadres et les patrons ont vu leurs revenus progresser, eux ! 

La baisse du pouvoir d'achat entraine une baisse de la consommation qui entraine une baisse de la croissance économique, donc moins d'emplois, moins d'impôts et taxes dans les caisses de l'Etat donc un déficit public qui augmente.

Quand les socialistes comprendront-ils qu'une politique offensive de l'emploi et des salaires serait bénéfique pour la croissance, donc pour les PME, commerces et artisans, l'emploi et les finances publiques ?

D'évidence, la hausse du pouvoir d'achat des français n'est pas à l'ordre du jour : la hausse annoncée de 2 % du SMIC cet été ne va que compenser l'inflation de cette année et le retard pris en 2011.

Alors que les actionnaires voient progresser chaque année leurs dividendes sur actions, les travailleurs (qui vivent de leur travail et pas de leurs rentes) et les comptes publics souffrent de revenus en stagnation ou en baisse.

Pour soulager les familles, notamment les travailleurs qui doivent se contenter du SMIC et de temps partiels, ce n'est pas de 2 % qu'il faudrait faire progresser le SMIC !

Avec les communistes, exigeons que le SMIC soit progressivement porté à 1 700 € net, que la précarité recule en faisant du CDI la norme, et que cesse les temps partiels imposés !

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:05

Malgré une organisation précipitée et  un texte monobloc, plus de 27 000 militants communistes se sont exprimés, refusant majoritairement l'idée de participation au gouvernement.

Organiser le lundi soir un vote sur un texte rédigé le lundi matin ! Les communistes étant les rois de l'organisation, le vote a été possible et ce sont 27 028 militants qui se sont exprimés en assemblées de section le lundi soir, parfois le mardi.

Et mercredi 20 juin, ce vote a été validé par une conférence nationale regroupant plus de 500 délégués désignés par leurs fédérations sur le mandat de leur base.

494 délégués ont voté pour la motion proposé par la direction du PCF, 4 ont voté contre et 27 se sont abstenus.

Même si les médias tentent de mettre en avant d'éventuelles désaccords sur la participation au gouvernement, en s'appuyant sur l'aile droite "refondatrice" du PCF, les critiques entendues en interne au sein du PCF ne concernent pas ce sujet.

Dans l'Eure, comme dans beaucoup d'autres fédérations, c'est plutôt le vote bloqué sur trois questions différentes qui a fait grincer des dents, ainsi que l'imprécision concernant certains sujets.

Le constat de l'impossibilité en l'état actuel d'entrer au gouvernement a fait l'unanimité à quelques voix près. La question à laquelle les communistes auraient bien voulu répondre est de savoir s'il serait de toute façon utile de rentrer dans un gouvernement socialiste alors que nous ne pouvons pas peser au Parlement sur cette majorité ?

L'autre question repose sur le nécessaire bilan du Front de Gauche.

Même si la dynamique est là et que les gains en voix et pourcentages confirment le réancrage social de la gauche anticapitaliste, une mise à plat de la démarche est nécessaire. L'hyperpersonnalisation de la campagne présidentielle autour de Jean-Luc Mélenchon, accentuée par le type de scrutin lui-même, pose question sur un fonctionnement collégial du Front de Gauche qui a eut de sérieux raté alors que les communistes en représentent 90 % des militants.

Dans l'Eure, l'idée de formations offrant un cadre d'échange sur notre stratégie, notamment sur le Front de gauche, a été avancée.

Dernier point de critique : l'impossibilité de voter séparément les trois textes qui composent cette motion.

Il eut été judicieux de séparer les questions liées au nouveau contexte politique sorti des urnes, des questions de la participation au gouvernement et du bilan du Front de Gauche.

Au final, l'Eure, comme la plupart des fédérations, a décidé de voter pour ce texte. Un "oui mais" mais un "oui" tout de même.

Certains ont vu dans cette motion longue et indivisible la volonté de la direction d'esquiver le débat sur le bilan du Front de Gauche. Aux militants de s'emparer de ce débat !

Ce qui est clair, c'est que les communistes considèrent aujourd'hui comme hier qu'il est nécessaire de mener une politique ambitieuse, offensive contre le capital, en reprenant le pouvoir sur le marchés et la finance, en redonnant du pouvoir d'achat aux travailleurs, en remettant les services publics en état de fonctionner et en relançant une véritable politique industrielle en France. Sans oublier le refus d'un traité européen d'austérité signé à la va-vite par la France sous la houlette de Nicolas Sarkozy.

Même sans être au gouvernement, l'appui de millions de citoyens lors de ces élections va compter. Par le travail militant et l'intervention citoyenne, les communistes avec le Front de gauche comptent bien peser politiquement dans le débat.

Avec la majorité actuelle, la volonté d'imposer une profonde réorientation politique du pays n'est pas au programme. Impossible dans ce cadre que les communistes participent à ce gouvernement !

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:04

C'est fait : le Parti socialiste peut gouverner seul la France. Mais pour mener quelle politique ?

Le Parti socialiste et ses alliés disposent d'une majorité confortable à l'Assemblée nationale à l'issue des Législatives. Avec 316 sièges, les socialistes sont bien au dessus des 289 députés nécessaires pour avoir une majorité absolue.

La situation est inédite en France pour la gauche socialiste puisque, pour la première fois de notre histoire, le Sénat est lui aussi contrôlé par le PS.

Après la timide victoire de François Hollande, le fort taux d'abstention enregistré lors de ces élections législatives rend difficle l'analyse du scrutin. Il semble bien toutefois qu'aucune dynamique n'ait porté la "gauche" au pouvoir mais plutôt un rejet de cinq ans de souffrance sous Sarkozy et une volonté de changement d'air.

Ceci étant, le PS est désormais aux manettes et ne doit pas décevoir les espoirs qui se sont portés sur lui et ses candidats. Une politique calamiteuse, dans la continuité idéologique du libéralisme qui détruit la France depuis trente ans, serait un désastre pour le peuple français et amènerait une déroute historique pour la gauche socialiste.

Rigueur de gauche = Déroute de la gauche !

C'est ce qui a emporté les gouvernements socialistes de Zapatero en Espagne ou de Papandréou en Grèce. Le PSOE espagnol est ainsi passé de 43,64 % des voix en 2008 à 28,73 % des voix en 2011 (- 15 %) tandis que le PASOK grec a connu un effondrement encore plus brutal, passant de 43,9 % des voix en 2009 à 12,28 % le 17 juin dernier (- 31 % !) !

Dans ces deux pays, les partis socialistes ont tout bonnement menés des politiques d'austérité à sens unique, faisant payer aux seuls salariés les conséquences d'une crise dont sont responsables les banques et les spéculateurs.

Convertis à un "réalisme politique" qui correspond en fait à une démission face au pouvoir des multinationales et de la finance, ces partis socialistes se sont retrouvés à gérer les affaires de nations fragilisées selon les dogmes européens dictés par ceux-là mêmes qui étaient responsables de la crise.

Le Parti socialiste français va t-il faire la même chose ou sera t-il en capacité de s'opposer aux marchés et à l'Europe ?

Les premières mesures prises par le gouvernement Ayrault pour le compte de François Hollande vont pour certaines dans le bon sens mais elles restent symboliques : diminution des salaires des ministres et du Président, retour de la retraite à 60 ans pour seulement une petite minorité de salariés, taxe sur les dividendes des actionnaires qui ne représentera qu'un montant infime des dividendes versés annuellement,...

D'autres mesures s'avèrent plus inquiétantes comme les engagements de François Hollande sur la rigueur budgétaire ou la politique internationale de la France qui ne dévie pas d'un pouce de celle de Nicolas Sarkozy, on le voit sur l'Otan ou la Syrie.

Pendant toute la campagne présidentielle, François Hollande s'est évertué à rassurer les marchés financiers. Le fameux "i am not dangerous !" (je ne suis pas dangereux) lancé à la City londonienne en est un moment fort.

De la même manière, le refus d'augmenter significativement le salaire minimum et, ainsi, de pousser vers le haut les grilles de salaire en France, est une première pour un gouvernement de gauche français ! C'est la traduction d'un alignement du PS sur les thèses libérales de "compétitivité" dont l'aile droite du PS, très présente au gouvernement (Sapin, Valls,...), est la porte-parole.

Cette conversion du Parti socialiste au "réalisme économique" l'empêche d'agir efficacement contre le capitalisme et ses conséquences. Au mieux, les socialistes gèreront la misère et la pénurie !

Si le quinquennat de François Hollande ne connait pas une nette inflexion à gauche de sa politique et se contente de gérer la dette de la France, l'avenir électoral de cette gauche est compromis et connaîtra le sort des majorités socialistes grecques, espagnoles ou celui des sociaux-démocrates allemands et britaniques ! C'est prévisible !

Défaite de la gauche socialiste = victoire de la gauche radicale ?

Ceux qui estiment qu'un échec des socialistes et de leurs alliés au gouvernement permettrait un renforcement des partis de la gauche radicale, notamment de la gauche communiste, ceux-là se trompent !

Les résultats britanniques, allemands ou espagnols démontrent que l'effondrement de la gauche libérale ne provoque pas une poussée inverse de la gauche radicale !

Il n'y a pas eu émergence d'une "autre gauche" au Royaume-Uni tandis que Die Linke en Allemagne est en pleine déroute aux élections partielles depuis 1 an (après une poussée relative de 3 points en 2009 à 11,9 %) et que Izquierda Unida en Espagne ne retrouve qu'une faible partie des voix perdues par les socialistes (+ 3,1 % pour IU contre - 15 % pour le PSOE).

Partout en Europe, l'échec des socialistes et sociaux-démocrates à offrir autre chose qu'une version de gauche de la rigueur et du libéralisme entraine une forte poussée à droite, voire à l'extrême-droite !

L'exemple grec est criant ! Malgré une poussée de la gauche radicale (SYRIZA), c'est quand même une droite dure qui reprend les rènes du pouvoir à l'issue des élections de dimanche dernier. SYRIZA obtient 27 % des voix et progresse de 22,3 % sur 2009 tandis que le PASOK socialiste recule de 30 % et que la droite de Nouvelle Démocratie est en tête avec près de 30 % des voix en recul de seulement 3 % sur 2009.

A contrario, la désagrégation de l'échiquier politique traditionnel en Grèce entraine la réémergence de l'extrême-droite au travers d'un parti ouvertement néo-nazi et violent, Aube Dorée, qui a recueilli près de 7 % des suffrages !

Face à l'effondrement économique et moral du pays, le besoin d'un Parti communiste fort

Cette situation, nous la connaissons sous une forme un peu différente en France.

D'élections en élections, le désintérêt des électeurs pour les forces politiques traditionnelles touche particulièrement les classes populaires et les classes moyennes tandis que les classes aisées, dans les villes riches, continuent de voter en masse pour leurs partis politiques, ceux de la droite traditionnelle (UMP essentiellement).

Ce désintérêt des citoyens se traduit à la fois par un effondrement de la participation (on vole de "record" en "record" sur ce point) et par une montée d'un parti d'extrême-droite, qui cultive un discours nationaliste, xénophobe et pseudo-populaire.

Trente ans de lavage de cerveaux médiatique et scolaire en faveur de la réussite individuelle et d'une société d'hyper consommation ont rompu les solidarités traditionnelles, la notion de luttes collectives et d'appartenance à un groupe, une communauté ou une classe sociale.

Là dessus, la mise en avant et la banalisation du Front National ont permis à ses thèses de progresser sur un terrain social débarrassé de l'esprit de solidarité. La logique du bouc-émissaire, le rejet des différences et la mise en accusation des plus pauvres comme causes des difficultés de toute la société pouvaient s'installer.

C'est contre cette évolution sociale des esprits que nous devons d'abord lutter !

L'échec malheureusement prévisible d'un Parti socialiste refusant de s'attaquer aux classes dominantes entrainera une accélération de la décomposition sociale et politique du pays.

En absence d'une force clairement anti-système à gauche, développant un discours cohérent contre le capitalisme et ses outils européens, démontrant les vraies responsabilités dans la crise économique, le chômage et la précarité, le paysage politique ne pourra évoluer que vers une abstention encore plus forte et un vote d'extrême-droite encore plus élevé.

Au sein d'une dynamique de rassemblement majoritaire, telle que le Front de gauche, le parti communiste doit retrouver sa voix et sa voie.

Sa voix de porte-parole des classes populaires, notamment de la classe ouvrière.

Sa voie de mouvement pour l'émancipation humaine, pour le renversement d'un système économique et politique qui permet à une minorité de privilégiés d'accumuler des richesses tandis que l'immense majorité de l'humanité s'enfonce dans la crise et la misère et est poussée à s'entre-déchirer.

Face à une Europe et à une France qui glissent rapidement vers une crise historique, le Parti communiste doit montrer qu'il existe une réelle alternative au capitalisme et faire renaître les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité qui permettront au peuple de France de s'unir et de reprendre le contrôle de son destin politique, économique et social.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 08:09

Les adhérents du Parti communiste sont amenés à voter une motion arrêtant une stratégie du PCF dans la foulée des élections législatives.

Prenant acte des résultats de la Présidentielle et des Législatives, le Comité national du PCF a rédigé une motion en trois points qui est soumise depuis hier soir aux adhérents du Parti communiste.

Le premier point concerne les conditions de la victoire de la gauche largement.

Le PCF rappelle son insatisfaction vis-à-vis du contenu du programme du candidat Hollande et sa volonté, avec le Front de Gauche, de continuer à exiger des mesures plus efficaces pour changer la vie des français et faire avancer la gauche. Pouvoir d'achat et emploi, services publics, construction européenne, outiels financiers et sixième République sont notamment cités.

Pour cela, le PCF souhaite poursuivre le travail entamé au sein du Front de Gauche, en s'appuyant notamment sur le mouvement social et sur l'intervention citoyenne directe.

Le deuxième point a trait au refus du PCF d'entrer dans le gouvernement Ayrault.

Conséquence logique du point précédent, les conditions d'entrée des communistes dans un gouvernement Ayrault ne sont pas réunis ; le PS s'arc-boute sur le programme électoral de Hollande, refusant toute ouverture.

Bien évidemment, le PCF, comme le Front de Gauche, revendiquent leur volonté de prendre part à la gestion des affaires du pays. Nous ne sommes pas une force contestataire stérile !

Enfin, le troisième point fait le point sur la dynamique du Front de Gauche.

L'idée de "paradoxes" est avancée concernant les résultats du Front de gauche, on l'a vu aux Législatives, avec un progrès en voix et en pourcentage sur 2007 mais une perte en sièges de députés.

Pour le PCF, si l'expérience du Front de Gauche doit être poursuivie, elle doit tenir compte de ce bilan, évoluer.

Parallèlement, le PCF entend poursuivre son propre travail politique et sa propre construction militante et programmatique, une revendication forte aus ein des militants communistes.

Enfin, cette démarche du Front de Gauche étant conçue comme un rassemblement large, une dynamique, le PCF rappelle que ce rassemblement est plastique, bien au delà des forces politiques qui le compose, et qu'il est donc toujours ouvert à ceux qui souhaitent donner des perspectives au peuple, des perspectives autres que l'austérité et la précarité.

Le vote des militants se déroule en France sur deux jours (18 et 19 juin) et se concluera par une convention nationale mercredi 20 juin.

De nombreuses sections du PCF se sont déjà réunies et ont, comme la section Eure-Sud, actés cette motion en grande majorité, même si plusieurs remarques ont été faites sur son contenu ou sur l'impossibilité d voter les points séparément.

Comme annoncé après les Législatives, le PCF, avec le Front de gauche, souhaite poursuivre son travail politique sous d'autres formes, pour continuer à éveiller les consciences et mobiliser les travailleurs sur la nécessité de se rassembler pour changer réellement lapolitique en France.

Une autre politique est possible, au service du peuple et non de la finance et de la gande bourgeoisie. C'est ce que veulent démontrer et obtenir le Front de Gauche et le PCF.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 09:07

Abstention et majorité totale pour les socialistes ; sous représentation communiste.

Avec 43,71 % d'abstention, c'est encore l'absence des électeurs qui caractérise cette élection. C'est un peu plus qu'au premier tour (42,78 %) mais cela s'explique en partie par le nombre de circonscriptions où ne se maintenait qu'un seul candidat ce qui, en règle générale, limite la mobilisation au second tour, le suspens y étant faible !

Néanmoins, cette démobilisation récurrente et particulièrement forte dans les quartiers populaires, sonne comme un désaveu global face à une classe politique qui ne règle pas les difficultés que rencontrent tant de nos concitoyens, notamment dans les classes défavorisées et ouvrières.

C'est une lacune des communistes et du Front de Gauche, de ne pas parvenir à démontrer que cette absence de résultats des libéraux (de gauche comme de droite) est la conséquence de leurs choix politiques et non de leur incapacité à régler les choses. Une autre politique, axée sur la satisfaction des besoins humains et sur le respect de l'environnement, donnerait d'autres résultats que ces trente ans de politique de libéralisation de l'économie au profit des multinationales et des actionnaires.

Scrutin majoritaire : scrutin démocratique ?

Pour le reste, le second tour vient confirmer ce que le premier tour indiquait : une victoire socialiste.

Avec 300 députés socialistes et divers gauche, la majorité absolue est assurée pour le PS, même sans les 12 radicaux de gauche et 4 chevènementistes élus avec le soutien du PS. A eux d'assumer seuls les décisions politiques qu'ils prendront, cela au moins est sûr !

Les écologistes, qui ne pèsent rien politiquement, ni en termes d'adhérents, ni en termes d'élus locaux et encore moins en voix aux Présidentielles (voir le score d'Eva JOLY), les écologistes (donc) auront néanmoins 18 députés et un groupe parlementaire. Eux aussi auront dû se vendre au PS et en devenir une organisation satellite, à l'instar des Radicaux de gauche, pour obtenir des strapontins au Parlement.

La droite maintient ses positions avec 266 députés, essentiellement UMP. Il faut rajouter les deux survivants du Modem, qui lui aussi, a du mal à survivre au bipartisme qui se met en place dans la foulée de la présidentialisation de cette cinquième République.

Le FN revient à l'Assemblée avec deux "figures" : un nouveau membre de la famille LE PEN reprend le flambeau de la cause raciale, en la personne de Marion LE PEN - MARECHAL, ce qui fait dire à un journal étatsunien un "Maréchal, nous voilà !" bien trouvé ! L'autre morceau de brun, c'est l'inénarrable avocat Gilbert COLLARD (avec deux haines), passé de la défense des islamistes à la haine des musulmans... ou les deux en même temps ?

Front de Gauche en hausse mais en baisse : vive la démocratie !

Côté communiste et Front de gauche, la période est amère avec une poussée en pourcentage et en voix (+ 700 000 voix) sur 2007 mais la perte de plusieurs circonscriptions où le candidat PCF a été devancé par le candidat PS ou divers gauche, et s'est retiré en sa faveur, désistement républicain oblige !

Avec les résultats en voix ou pourcentage, ce devrait être entre 45 et 60 députés que devrait avoir le Front de Gauche en métropole si le scrutin était proportionnel et tenait compte de l'opinion des français, loin des 10 députés conservés avec le scrutin majoritaire, qui élimine les courants minoritaires et pousse au vote utile dès le premier tour !

Au final, le Front de gauche aura dix députés :

- dans le Nord : 3 députés (Alain Bocquet, Jean-Jacques Candelier et Marc Dolez) ;

- en Seine-St-Denis : 2 députés (Marie-Georges Buffet et François Assensi)

- dans l'Oise : 1 député (Patrice Carvalho) ;

- dans les Hauts-de-Seine : 1 députée (Jacqueline Fraysse) ;

- dans le Cher : 1 député (Nicolas Sansu) ;

- dans le Puy-de-Dôme : 1 député (André Chassaigne) ;

- dans les Bouches-du-Rhône : 1 député (Gaby Charroux).

A ces députés, viendront s'ajouter des députés d'outremer.

Dans l'Eure : rééquilibrage vers le PS

La droite détenait quatre des cinq circonscriptions euroises.

A l'issue de ce scrutin, le PS garde la circonscription Louviers-Pont-de-l'Arche et reprend la deuxième circonscription, celle qui va d'Evreux à Brionne.

C'est le président du Conseil général, Jean-Louis DESTANS qui reprend à l'ancien maire d'Evreux, Jean-Pierre NICOLAS ce siège de député qui fût autrefois également socialiste. Une victoire d'un cheveu : 36 voix !

Sur notre circonscription (la première), c'est à nouveau la droite qui l'emporte.

L'ancien ministre sarkozyste de la mort de l'agriculture et de la ruralité, Bruno LE MAIRE, a su attirer à lui l'extrême-droite en surfant sur certains de ses thèmes en milieu rural, notamment en polémiquant sur le projet ébroïcien de mosquée.

Avec 57,97 % des voix, il fait à peine moins bien que les 58,28 % de 2007.

Masochistes les eurois du sud ? A croire que les fermetures de services publics, les fermetures de classe, les entreprises qui délocalisent grâce à l'ouverture des frontières et les salaires et pensions qui stagnent, ils aiment ça !...

A noter que, hormi Evreux, seule les communes de Mesnil-sur-l'Estrée (canton de Nonancourt) et Bémécourt (canton de Breteuil) ont donné la majorité au candidat de gauche avec respectivement 51 % et 52,63 % des voix !

Des résultats plus "équilibrés" ont été enregistrés dans des communes comme Jumelles (48,62 % pour Champredon), Guichainville (48,56 %), Saint André (48,26 %) ou La Couture-Boussey (47,32 %).

Bref !

Ces élections législatives auront montré que les électeurs sont de plus en plus nombreux à ne plus se mobiliser pour un scrutin entièrement dévalorisé par sa mise en arrière plan après l'élection présidentielle.

Entre une abstention record et un parlement qui ne reflète que grossièrement l'opinion des électeurs, la cinquième République montre à nouveau son essoufflement et son manque de démocratie.

Il est bien temps d'exiger une nouvelle République, donnant plus de pouvoir au peuple, notamment dans les entreprises.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 09:22

Le gouvernement chinois a rendu comme les années précédentes son rapport sur la situation économico-sociale des États-Unis.

Parmi les éléments d’analyse les plus intéressants survenus au cours de l’année 2010, signalons que 46,9 millions d’Américains vivaient en état de pauvreté, soit neuf millions de plus qu’en 2007 où ils étaient 36,7 millions. Une augmentation vertigineuse de la misère qui place de facto un habitant des États-Unis sur six en situation de grande précarité.

En outre, pour la même année, 17,3 millions de familles américaines étaient, selon les propres données officielles du pays, jugées en danger de carence alimentaire, rendant une d’entre elles sur sept famélique.

Rien de surprenant dans ces conditions si presque 45 millions d’Américains devaient dépendre en 2011 pour leur survie de la distribution d’aides alimentaires, soit 19 millions de plus qu’en 2007. Un Américain sur six… Un ratio terrifiant probablement caché volontairement par les mass media occidentaux.

Toujours selon les statistiques officielles, le rapport chinois souligne que plus de trois millions d’Américains vivaient sans domicile fixe, soit un citoyen sur cent. Une augmentation de 20 % entre 2007 et 2011 qui fait tache pour le soi-disant pays le plus riche de la planète.

En ce qui concerne les inégalités raciales, le rapport de Pékin montre que le taux de chômage des afro-américains est de 16,2 % en 2011, soit le double de la moyenne nationale. Celui des hispaniques n’est "que" de… 11 %.

De ces données statistiques en apparence arides fournies par le gouvernement chinois apparaît en réalité une vérité dérangeante pour le monde occidental : le rêve américain s’est transformé en véritable cauchemar pour une bonne partie des salariés … alors que les États-Unis restent un pays de Cocagne pour un tout petit pourcent de ses habitants qui, appartenant à la haute bourgeoisie ou côtoyant Wall Street, croit encore aux jours heureux, ignorant qu’il y a un temps pour naître et un temps pour mourir.

Jeunes français et téléspectateurs des chaînes "grand public" : les Etats-unis c'est loin d'être ce que vous en montre les séries américaines et les films d'amour ! Ce n'est que de la fiction !

Cette Amérique sombre et miséreuse, celle entrevue dans le malheur du cyclone Kathrina qui détruisit la Nouvelle-Orléans, cette Amérique n'est ni normale, ni une fatalité !

Les inégalités, la misère et la violence dans les quartiers pauvres sont les conséquences d'une société basée sur des rapports économiques inégalitaires, où celui qui a de l'argent peut le placer pour en gagner encore plus et où celui qui n'a rien n'a aucune chance de progresser, ni lui, ni ses enfants.

Les Etats-Unis, c'est le modèe capitaliste par essence !

Celui vers lequel nous tendons, avec la destruction volontaire et organisée des mécanismes de solidarité, spontanés ou publiques, par l'Europe et les gouvernement successifs.

A nous de choisir : on baisse les bras et on se laisse faire ou on lève le poing et on se bat pour défendre nos intérêts, ensemble.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 08:36

Petit retour sur la situation actuelle en Libye alors que l'Occident se prépare à déclarer la guerre à une nouvelle puissance régionale arabe, la Syrie.

Aucun média français n'est revenu en Libye depuis la fin du conflit. Et pour cause !

Comme l'explique parfaitement cet article canadien, les conséquences catastrophiques de la guerre en Libye pour le peuple libyen, son économie et ses infrastructures démontre tout le cynisme des "démocraties" occidentales à la veille de la guerre en Libye :

  • protéger les civils libyens des troupes de Kadhafi ? Les bombardements occidentaux (dont français) ont fait 50 000 morts selon l'ONU !
  • amener la démocratie en Libye ? C'est aujourd'hui la ruine et le chaos, le règne de milices qui ne respectent que la loi du plus fort ou de groupes islamistes qui font régner la charia dans un pays autrefois laïc. Pire que sous Kadhafi !
  • remettre l'économie libyenne au service des libyens ? Pays le moins endetté d'Afrique, où les couples recevaient de l'argent pour s'installer, où la santé et l'éducation étaient gratuites, la Libye d'aujourd'hui voit sa principale richesse, le pétrole, confisquée par les compagnies pétrolières occidentales, notamment Total.

Cette politique de destruction d'une puissance locale qui gène les puissances occidentales et dont on confisque les richesses minières, pétrolières ou agricoles au profit de multinationales, cela s'appelle l'impérialisme.

La Libye de Kadhafi a connu le sort de l'Afghanistan de Najibullah ou de l'Iraq de Saddam Hussein.

Les prochains sont connus : la Syrie (c'est en cours !) puis l'Iran.

Méfions-nous des informations venant de Syrie ! La seule source citée par les médias est celle de l'opposition armée (armée par le Qatar et l'Occident) contrôlée en grande partie par les islamistes.

Dommage que le gouvernement "socialiste" français reprenne la tâche guerrière de Sarkozy au sein de l'OTAN !

Dans le domaine des relations internationales, le changement, ce n'est pas maintenant !

Solidaire


 

Les élections libyennes reportées pendant que les violences s’aggravent.

 

Jean Shaoul

Le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir en Libye a reporté les élections prévues pour le 19 juin dans un contexte d’escarmouches permanentes entre milices, d’enlèvements et d’arrestations. Les élections n’auront probablement pas lieu avant la mi-juillet au plus tôt.

Le mercredi, le consulat des États-Unis à Benghazi a été attaqué à la bombe et aux grenades, sans faire de blessés. Ce serait en représailles au meurtre du prêtre d’origine libyenne Abu Yahya al-Libi dans une frappe de drone américaine au Pakistan quelques heures plus tôt.

Au début de la semaine, une brigade de miliciens d’al-Afwiya avait brièvement pris possession de l’aéroport international de la capitale, Tripoli, et bloqué au sol tous les vols pour faire pression sur le CNT afin qu’il libère leur chef, Abu Ajila al-Habshi.

L’al-Afwiya n’est qu’un groupe parmi plus de 500 organisations « rebelles » armées qui ont lutté contre les forces de Kadhafi. Durant la guerre de l’OTAN, ils se sont emparés de différentes zones de la Libye, ainsi que de ses infrastructures et de ses fonds les plus importants et rentables, établissant des postes de garde le long des ses principales autoroutes.

Une grande partie de ces gangs rivaux n’a toujours pas été dissoute, ni n’a été intégrée dans l’armée nationale, qui n’est elle-même guère plus qu’une milice de plus. Il y a eu des nouvelles régulièrement sur des combats entre ces groupes armés qui se taillent des « zones d’influence » dans les villes et villages libyens.

Le maintien de ces conflits montre que la justification donnée par l’OTAN à sa guerre pour un changement de régime – l’idée que cela amènerait la démocratie et les droits de l’homme – était un mensonge. Au lieu d’une « libération », le pays est confronté à des éruptions de violence et à la guerre civile.

Les élections, quand elles auront lieu et si elles ont lieu, ne seront qu’une parodie de démocratie. Elles désigneront une assemblée de 200 membres dont la première tâche sera de rédiger une nouvelle constitution, qui sera ensuite proposée en référendum. La loi électorale indique que seuls ceux ayant une « qualification professionnelle » peuvent se présenter comme candidat, rendant les candidatures ouvrières impossibles.

Pratiquement toutes les personnes ayant collaboré à quelque niveau que ce soit au gouvernement de Kadhafi n’ont pas le droit de se présenter, à moins de démontrer « un soutien précoce et clair à la révolution du 17 février. »

Le gouvernement provisoire a également introduit de nouvelles lois controversées qui érigent en crime le fait de glorifier le régime précédent ou « d’insulter les objectifs de la révolution du 17 février. »

Mises ensemble ces lois restreignent les candidatures à un nombre relativement faible, et même celles-ci doivent passer par l’approbation de la Commission électorale.

Le report du vote n’a attiré que peu de commentaires de la part des puissances occidentales.

Leur véritable intention en Libye était d’installer un gouvernement docile qui les autoriserait à garder le contrôle des réserves de pétrole lucratives du pays, à renforcer leur position géostratégique en Afrique du Nord, et à augmenter leur pénétration sur tout le continent africain.

Pour cela, ils ont accordé leur soutien au CNT – un amalgame d’ex-piliers du régime (dont l'ancien ministre de la justice de Kadhafi), d’informateurs de la CIA et de fondamentalistes islamistes.

Au pouvoir, le CNT n’a que peu de crédibilité et son contrôle sur le pays reste fragile. Il a été contraint de s’en remettre à d’autres milices pour la sécurité et la justice pénale, ce sont des forces qui détiennent plus de 7 000 prisonniers selon un rapport de janvier dernier publié par les Nations unies. Les groupes de défenses des droits de l’Homme ont accusé certaines d’entre elles d’abus manifestes contre leurs prisonniers, notamment des cas de torture.

Les tribus berbères à l’ouest du pays se sont plaintes de l’indifférence officielle et de la négligence du CNT. En mars, des luttes tribales ont éclaté au Sud du pays, tuant au moins 150 personnes. Des gangs armés se battent pour le contrôle des routes utilisées par les trafiquants vers le Tchad et le Soudan, faisant des centaines de morts. Les escarmouches autour de Tripoli entraînent fréquemment la fermeture des frontières avec la Tunisie. Le mois dernier, un gang armé a fait irruption dans le bureau du Premier ministre pour demander des arriérés de salaire.

Comme le démontre l’attaque contre le consulat américain, même à Benghazi, centre de la révolte contre Kadhafi, la situation est instable. Les constructions dans la ville sont au point mort depuis de départ l’an dernier de la quasi-totalité des 3,5 millions de travailleurs étrangers du pays (chose qui arriverait aussi en France si Le Pen arrivait au pouvoir, note de Solidaire). Le chômage domine et les emplois qui restent sont donnés à des immigrés très mal payés venant du Bengladesh et du Soudan.

Le gouvernement provisoire a établi le Comité suprême de sécurité (CSS) sous le contrôle du ministère de l’intérieur pour qu’il reprenne le contrôle des forces de sécurité aux milices. Le CSS prétend que 32 000 membres des forces de police de Kadhafi, qui en comptaient 88 000, ont repris le travail, constituant l’essentiel des 50 000 hommes qu’il affirme pouvoir aligner. 28 000 autres sont encore à l’entraînement, dont 13 000 en Jordanie.

Le CNT n’a été en mesure de reprendre le contrôle de l’aéroport international de Tripoli à une Brigade des milices de Zintan qu’en avril. Il a également arraché le contrôle de l’aéroport de Benita, en pleine ville, à Souq al-Juma, qui le « gardait » depuis août dernier. Mais sur l’aéroport de Benghazi, c’est toujours l’emblème des Martyrs de la Libye Libre qui flotte.

Lorsque le ministère a essayé de déployer les unités du CSS, il a provoqué la colère des forces armées les plus puissantes du pays, les milices qui contrôlent Misrata et Zintan. Leurs conseils municipaux insistent sur le fait que les milices doivent rester sous contrôle régional.

Les brigades craignent de perdre leurs revenus sous un régime de sécurité nationale unifiée, le CNT recrutant dans les rangs de l’ancien régime et confiant des contrats à des compagnies de sécurité privées basées dans les pays de l’OTAN qui ont fait tomber Kadhafi. La firme britannique Aegis, qui a réalisé d’énormes profits grâce à ses contrats en Irak après l’invasion, cherche 5 milliards de dollars pour financer ses opérations de police des frontières libyennes.

Lorsque le représentant des nations unies Ian Martin a dit au Conseil de sécurité de l’ONU le mois dernier que le CSS avait enregistré 60 000 à 70 000 miliciens, il a déclaré son inquiétude, en disant qu’il « était essentiel, cependant, que le comité ne devienne pas une force de sécurité parallèle. »

Le Guardian a mentionné l’exemple effroyable du chirurgien Salem Forjani, envoyé au principal centre médical de Tripoli par le ministre de la santé pour licencier le directeur de l’hôpital, accusé de se servir dans les fonds publics et d’avoir des liens étroits avec le régime Kadhafi. Forjani a été enlevé, enfermé et torturé par le CSS. Après cinq jours, il a été libéré sans être accusé de quoi que ce soit. Le ministre de la santé n’a pu obtenir aucune explication de la part du CNT. Le CNT n’a ni arrêté les ravisseurs, ni lancé d’enquête comme le demandait le ministre.

Le mois dernier, Amnesty International citait le cas de 20 détenus qui ont été déshabillés et battus à plusieurs reprises jusqu’à perdre conscience, puis ranimés et battus à nouveau, à la prison d’Ain Zara. Ils ont été laissés deux jours étendus sur un sol en béton sans matelas ni couverture.

Le CNT est passé de 9 à 86 membres, mais personne ne sait qui ils sont ni comment ils sont choisis. Ses réunions ont lieu en secret, ses votes ne sont pas publiés, et ses décisions ne sont annoncées que de temps en temps à la télévision. Personne ne sait ce qu’il advient des revenus du pétrole estimés à 5 milliards de dollars par mois, ni des 200 milliards de dollars d’investissements libyens.

La guerre de l’OTAN contre le régime de Kadhafi n’était que l’annonce d’une offensive américaine visant à prendre le contrôle de l’Afrique. Immédiatement après le lynchage de Kadhafi, les États-Unis ont annoncé qu’ils envoyaient des troupes vers quatre autres pays africains – la République centrafricaine, l’Ouganda, le Sud Soudan, et la République démocratique du Congo. L’AFRICOM, commandement africain de l’armée américaine, devrait mener 14 exercices militaires conjoints dans les pays africains en 2012, un nombre jamais atteint par le passé.

Tout cela n’aurait pas pu être réalisé sans se débarrasser de Kadhafi. Il était un obstacle à la pénétration américaine en Afrique. Il jouissait d’une influence considérable par l’intermédiaire de l’Union africaine (UA), jouant un rôle majeur dans son établissement dans les années 1990. Il était son plus grand contributeur et présida l’organisation en 2009-2010. La Libye a également fourni près de 150 milliards d’investissements en Afrique et proposait la création d’une Banque du développement de l’Union africaine qui aurait réduit la dépendance financière de l’Afrique envers l’occident.

C’est Kadhafi qui a empêché les États-Unis de trouver un quartier général pour l’AFRICOM en Afrique même, en offrant des liquidités et des investissements aux gouvernements africains et contraignant les États-Unis à l’installer à Stuttgart, en Allemagne. Maintenant, l’UA est remise au pas pour mener les aventures coloniales de Washington, ses forces s’intégrant dans l’AFRICOM.

Article original paru en anglais, WSWS,

le 7 juin 2012

Jean Shaoul, Mondialisation.ca Le 11 juin 2012 wsws.org

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