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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 09:07

Abstention et majorité totale pour les socialistes ; sous représentation communiste.

Avec 43,71 % d'abstention, c'est encore l'absence des électeurs qui caractérise cette élection. C'est un peu plus qu'au premier tour (42,78 %) mais cela s'explique en partie par le nombre de circonscriptions où ne se maintenait qu'un seul candidat ce qui, en règle générale, limite la mobilisation au second tour, le suspens y étant faible !

Néanmoins, cette démobilisation récurrente et particulièrement forte dans les quartiers populaires, sonne comme un désaveu global face à une classe politique qui ne règle pas les difficultés que rencontrent tant de nos concitoyens, notamment dans les classes défavorisées et ouvrières.

C'est une lacune des communistes et du Front de Gauche, de ne pas parvenir à démontrer que cette absence de résultats des libéraux (de gauche comme de droite) est la conséquence de leurs choix politiques et non de leur incapacité à régler les choses. Une autre politique, axée sur la satisfaction des besoins humains et sur le respect de l'environnement, donnerait d'autres résultats que ces trente ans de politique de libéralisation de l'économie au profit des multinationales et des actionnaires.

Scrutin majoritaire : scrutin démocratique ?

Pour le reste, le second tour vient confirmer ce que le premier tour indiquait : une victoire socialiste.

Avec 300 députés socialistes et divers gauche, la majorité absolue est assurée pour le PS, même sans les 12 radicaux de gauche et 4 chevènementistes élus avec le soutien du PS. A eux d'assumer seuls les décisions politiques qu'ils prendront, cela au moins est sûr !

Les écologistes, qui ne pèsent rien politiquement, ni en termes d'adhérents, ni en termes d'élus locaux et encore moins en voix aux Présidentielles (voir le score d'Eva JOLY), les écologistes (donc) auront néanmoins 18 députés et un groupe parlementaire. Eux aussi auront dû se vendre au PS et en devenir une organisation satellite, à l'instar des Radicaux de gauche, pour obtenir des strapontins au Parlement.

La droite maintient ses positions avec 266 députés, essentiellement UMP. Il faut rajouter les deux survivants du Modem, qui lui aussi, a du mal à survivre au bipartisme qui se met en place dans la foulée de la présidentialisation de cette cinquième République.

Le FN revient à l'Assemblée avec deux "figures" : un nouveau membre de la famille LE PEN reprend le flambeau de la cause raciale, en la personne de Marion LE PEN - MARECHAL, ce qui fait dire à un journal étatsunien un "Maréchal, nous voilà !" bien trouvé ! L'autre morceau de brun, c'est l'inénarrable avocat Gilbert COLLARD (avec deux haines), passé de la défense des islamistes à la haine des musulmans... ou les deux en même temps ?

Front de Gauche en hausse mais en baisse : vive la démocratie !

Côté communiste et Front de gauche, la période est amère avec une poussée en pourcentage et en voix (+ 700 000 voix) sur 2007 mais la perte de plusieurs circonscriptions où le candidat PCF a été devancé par le candidat PS ou divers gauche, et s'est retiré en sa faveur, désistement républicain oblige !

Avec les résultats en voix ou pourcentage, ce devrait être entre 45 et 60 députés que devrait avoir le Front de Gauche en métropole si le scrutin était proportionnel et tenait compte de l'opinion des français, loin des 10 députés conservés avec le scrutin majoritaire, qui élimine les courants minoritaires et pousse au vote utile dès le premier tour !

Au final, le Front de gauche aura dix députés :

- dans le Nord : 3 députés (Alain Bocquet, Jean-Jacques Candelier et Marc Dolez) ;

- en Seine-St-Denis : 2 députés (Marie-Georges Buffet et François Assensi)

- dans l'Oise : 1 député (Patrice Carvalho) ;

- dans les Hauts-de-Seine : 1 députée (Jacqueline Fraysse) ;

- dans le Cher : 1 député (Nicolas Sansu) ;

- dans le Puy-de-Dôme : 1 député (André Chassaigne) ;

- dans les Bouches-du-Rhône : 1 député (Gaby Charroux).

A ces députés, viendront s'ajouter des députés d'outremer.

Dans l'Eure : rééquilibrage vers le PS

La droite détenait quatre des cinq circonscriptions euroises.

A l'issue de ce scrutin, le PS garde la circonscription Louviers-Pont-de-l'Arche et reprend la deuxième circonscription, celle qui va d'Evreux à Brionne.

C'est le président du Conseil général, Jean-Louis DESTANS qui reprend à l'ancien maire d'Evreux, Jean-Pierre NICOLAS ce siège de député qui fût autrefois également socialiste. Une victoire d'un cheveu : 36 voix !

Sur notre circonscription (la première), c'est à nouveau la droite qui l'emporte.

L'ancien ministre sarkozyste de la mort de l'agriculture et de la ruralité, Bruno LE MAIRE, a su attirer à lui l'extrême-droite en surfant sur certains de ses thèmes en milieu rural, notamment en polémiquant sur le projet ébroïcien de mosquée.

Avec 57,97 % des voix, il fait à peine moins bien que les 58,28 % de 2007.

Masochistes les eurois du sud ? A croire que les fermetures de services publics, les fermetures de classe, les entreprises qui délocalisent grâce à l'ouverture des frontières et les salaires et pensions qui stagnent, ils aiment ça !...

A noter que, hormi Evreux, seule les communes de Mesnil-sur-l'Estrée (canton de Nonancourt) et Bémécourt (canton de Breteuil) ont donné la majorité au candidat de gauche avec respectivement 51 % et 52,63 % des voix !

Des résultats plus "équilibrés" ont été enregistrés dans des communes comme Jumelles (48,62 % pour Champredon), Guichainville (48,56 %), Saint André (48,26 %) ou La Couture-Boussey (47,32 %).

Bref !

Ces élections législatives auront montré que les électeurs sont de plus en plus nombreux à ne plus se mobiliser pour un scrutin entièrement dévalorisé par sa mise en arrière plan après l'élection présidentielle.

Entre une abstention record et un parlement qui ne reflète que grossièrement l'opinion des électeurs, la cinquième République montre à nouveau son essoufflement et son manque de démocratie.

Il est bien temps d'exiger une nouvelle République, donnant plus de pouvoir au peuple, notamment dans les entreprises.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 09:22

Le gouvernement chinois a rendu comme les années précédentes son rapport sur la situation économico-sociale des États-Unis.

Parmi les éléments d’analyse les plus intéressants survenus au cours de l’année 2010, signalons que 46,9 millions d’Américains vivaient en état de pauvreté, soit neuf millions de plus qu’en 2007 où ils étaient 36,7 millions. Une augmentation vertigineuse de la misère qui place de facto un habitant des États-Unis sur six en situation de grande précarité.

En outre, pour la même année, 17,3 millions de familles américaines étaient, selon les propres données officielles du pays, jugées en danger de carence alimentaire, rendant une d’entre elles sur sept famélique.

Rien de surprenant dans ces conditions si presque 45 millions d’Américains devaient dépendre en 2011 pour leur survie de la distribution d’aides alimentaires, soit 19 millions de plus qu’en 2007. Un Américain sur six… Un ratio terrifiant probablement caché volontairement par les mass media occidentaux.

Toujours selon les statistiques officielles, le rapport chinois souligne que plus de trois millions d’Américains vivaient sans domicile fixe, soit un citoyen sur cent. Une augmentation de 20 % entre 2007 et 2011 qui fait tache pour le soi-disant pays le plus riche de la planète.

En ce qui concerne les inégalités raciales, le rapport de Pékin montre que le taux de chômage des afro-américains est de 16,2 % en 2011, soit le double de la moyenne nationale. Celui des hispaniques n’est "que" de… 11 %.

De ces données statistiques en apparence arides fournies par le gouvernement chinois apparaît en réalité une vérité dérangeante pour le monde occidental : le rêve américain s’est transformé en véritable cauchemar pour une bonne partie des salariés … alors que les États-Unis restent un pays de Cocagne pour un tout petit pourcent de ses habitants qui, appartenant à la haute bourgeoisie ou côtoyant Wall Street, croit encore aux jours heureux, ignorant qu’il y a un temps pour naître et un temps pour mourir.

Jeunes français et téléspectateurs des chaînes "grand public" : les Etats-unis c'est loin d'être ce que vous en montre les séries américaines et les films d'amour ! Ce n'est que de la fiction !

Cette Amérique sombre et miséreuse, celle entrevue dans le malheur du cyclone Kathrina qui détruisit la Nouvelle-Orléans, cette Amérique n'est ni normale, ni une fatalité !

Les inégalités, la misère et la violence dans les quartiers pauvres sont les conséquences d'une société basée sur des rapports économiques inégalitaires, où celui qui a de l'argent peut le placer pour en gagner encore plus et où celui qui n'a rien n'a aucune chance de progresser, ni lui, ni ses enfants.

Les Etats-Unis, c'est le modèe capitaliste par essence !

Celui vers lequel nous tendons, avec la destruction volontaire et organisée des mécanismes de solidarité, spontanés ou publiques, par l'Europe et les gouvernement successifs.

A nous de choisir : on baisse les bras et on se laisse faire ou on lève le poing et on se bat pour défendre nos intérêts, ensemble.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 08:36

Petit retour sur la situation actuelle en Libye alors que l'Occident se prépare à déclarer la guerre à une nouvelle puissance régionale arabe, la Syrie.

Aucun média français n'est revenu en Libye depuis la fin du conflit. Et pour cause !

Comme l'explique parfaitement cet article canadien, les conséquences catastrophiques de la guerre en Libye pour le peuple libyen, son économie et ses infrastructures démontre tout le cynisme des "démocraties" occidentales à la veille de la guerre en Libye :

  • protéger les civils libyens des troupes de Kadhafi ? Les bombardements occidentaux (dont français) ont fait 50 000 morts selon l'ONU !
  • amener la démocratie en Libye ? C'est aujourd'hui la ruine et le chaos, le règne de milices qui ne respectent que la loi du plus fort ou de groupes islamistes qui font régner la charia dans un pays autrefois laïc. Pire que sous Kadhafi !
  • remettre l'économie libyenne au service des libyens ? Pays le moins endetté d'Afrique, où les couples recevaient de l'argent pour s'installer, où la santé et l'éducation étaient gratuites, la Libye d'aujourd'hui voit sa principale richesse, le pétrole, confisquée par les compagnies pétrolières occidentales, notamment Total.

Cette politique de destruction d'une puissance locale qui gène les puissances occidentales et dont on confisque les richesses minières, pétrolières ou agricoles au profit de multinationales, cela s'appelle l'impérialisme.

La Libye de Kadhafi a connu le sort de l'Afghanistan de Najibullah ou de l'Iraq de Saddam Hussein.

Les prochains sont connus : la Syrie (c'est en cours !) puis l'Iran.

Méfions-nous des informations venant de Syrie ! La seule source citée par les médias est celle de l'opposition armée (armée par le Qatar et l'Occident) contrôlée en grande partie par les islamistes.

Dommage que le gouvernement "socialiste" français reprenne la tâche guerrière de Sarkozy au sein de l'OTAN !

Dans le domaine des relations internationales, le changement, ce n'est pas maintenant !

Solidaire


 

Les élections libyennes reportées pendant que les violences s’aggravent.

 

Jean Shaoul

Le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir en Libye a reporté les élections prévues pour le 19 juin dans un contexte d’escarmouches permanentes entre milices, d’enlèvements et d’arrestations. Les élections n’auront probablement pas lieu avant la mi-juillet au plus tôt.

Le mercredi, le consulat des États-Unis à Benghazi a été attaqué à la bombe et aux grenades, sans faire de blessés. Ce serait en représailles au meurtre du prêtre d’origine libyenne Abu Yahya al-Libi dans une frappe de drone américaine au Pakistan quelques heures plus tôt.

Au début de la semaine, une brigade de miliciens d’al-Afwiya avait brièvement pris possession de l’aéroport international de la capitale, Tripoli, et bloqué au sol tous les vols pour faire pression sur le CNT afin qu’il libère leur chef, Abu Ajila al-Habshi.

L’al-Afwiya n’est qu’un groupe parmi plus de 500 organisations « rebelles » armées qui ont lutté contre les forces de Kadhafi. Durant la guerre de l’OTAN, ils se sont emparés de différentes zones de la Libye, ainsi que de ses infrastructures et de ses fonds les plus importants et rentables, établissant des postes de garde le long des ses principales autoroutes.

Une grande partie de ces gangs rivaux n’a toujours pas été dissoute, ni n’a été intégrée dans l’armée nationale, qui n’est elle-même guère plus qu’une milice de plus. Il y a eu des nouvelles régulièrement sur des combats entre ces groupes armés qui se taillent des « zones d’influence » dans les villes et villages libyens.

Le maintien de ces conflits montre que la justification donnée par l’OTAN à sa guerre pour un changement de régime – l’idée que cela amènerait la démocratie et les droits de l’homme – était un mensonge. Au lieu d’une « libération », le pays est confronté à des éruptions de violence et à la guerre civile.

Les élections, quand elles auront lieu et si elles ont lieu, ne seront qu’une parodie de démocratie. Elles désigneront une assemblée de 200 membres dont la première tâche sera de rédiger une nouvelle constitution, qui sera ensuite proposée en référendum. La loi électorale indique que seuls ceux ayant une « qualification professionnelle » peuvent se présenter comme candidat, rendant les candidatures ouvrières impossibles.

Pratiquement toutes les personnes ayant collaboré à quelque niveau que ce soit au gouvernement de Kadhafi n’ont pas le droit de se présenter, à moins de démontrer « un soutien précoce et clair à la révolution du 17 février. »

Le gouvernement provisoire a également introduit de nouvelles lois controversées qui érigent en crime le fait de glorifier le régime précédent ou « d’insulter les objectifs de la révolution du 17 février. »

Mises ensemble ces lois restreignent les candidatures à un nombre relativement faible, et même celles-ci doivent passer par l’approbation de la Commission électorale.

Le report du vote n’a attiré que peu de commentaires de la part des puissances occidentales.

Leur véritable intention en Libye était d’installer un gouvernement docile qui les autoriserait à garder le contrôle des réserves de pétrole lucratives du pays, à renforcer leur position géostratégique en Afrique du Nord, et à augmenter leur pénétration sur tout le continent africain.

Pour cela, ils ont accordé leur soutien au CNT – un amalgame d’ex-piliers du régime (dont l'ancien ministre de la justice de Kadhafi), d’informateurs de la CIA et de fondamentalistes islamistes.

Au pouvoir, le CNT n’a que peu de crédibilité et son contrôle sur le pays reste fragile. Il a été contraint de s’en remettre à d’autres milices pour la sécurité et la justice pénale, ce sont des forces qui détiennent plus de 7 000 prisonniers selon un rapport de janvier dernier publié par les Nations unies. Les groupes de défenses des droits de l’Homme ont accusé certaines d’entre elles d’abus manifestes contre leurs prisonniers, notamment des cas de torture.

Les tribus berbères à l’ouest du pays se sont plaintes de l’indifférence officielle et de la négligence du CNT. En mars, des luttes tribales ont éclaté au Sud du pays, tuant au moins 150 personnes. Des gangs armés se battent pour le contrôle des routes utilisées par les trafiquants vers le Tchad et le Soudan, faisant des centaines de morts. Les escarmouches autour de Tripoli entraînent fréquemment la fermeture des frontières avec la Tunisie. Le mois dernier, un gang armé a fait irruption dans le bureau du Premier ministre pour demander des arriérés de salaire.

Comme le démontre l’attaque contre le consulat américain, même à Benghazi, centre de la révolte contre Kadhafi, la situation est instable. Les constructions dans la ville sont au point mort depuis de départ l’an dernier de la quasi-totalité des 3,5 millions de travailleurs étrangers du pays (chose qui arriverait aussi en France si Le Pen arrivait au pouvoir, note de Solidaire). Le chômage domine et les emplois qui restent sont donnés à des immigrés très mal payés venant du Bengladesh et du Soudan.

Le gouvernement provisoire a établi le Comité suprême de sécurité (CSS) sous le contrôle du ministère de l’intérieur pour qu’il reprenne le contrôle des forces de sécurité aux milices. Le CSS prétend que 32 000 membres des forces de police de Kadhafi, qui en comptaient 88 000, ont repris le travail, constituant l’essentiel des 50 000 hommes qu’il affirme pouvoir aligner. 28 000 autres sont encore à l’entraînement, dont 13 000 en Jordanie.

Le CNT n’a été en mesure de reprendre le contrôle de l’aéroport international de Tripoli à une Brigade des milices de Zintan qu’en avril. Il a également arraché le contrôle de l’aéroport de Benita, en pleine ville, à Souq al-Juma, qui le « gardait » depuis août dernier. Mais sur l’aéroport de Benghazi, c’est toujours l’emblème des Martyrs de la Libye Libre qui flotte.

Lorsque le ministère a essayé de déployer les unités du CSS, il a provoqué la colère des forces armées les plus puissantes du pays, les milices qui contrôlent Misrata et Zintan. Leurs conseils municipaux insistent sur le fait que les milices doivent rester sous contrôle régional.

Les brigades craignent de perdre leurs revenus sous un régime de sécurité nationale unifiée, le CNT recrutant dans les rangs de l’ancien régime et confiant des contrats à des compagnies de sécurité privées basées dans les pays de l’OTAN qui ont fait tomber Kadhafi. La firme britannique Aegis, qui a réalisé d’énormes profits grâce à ses contrats en Irak après l’invasion, cherche 5 milliards de dollars pour financer ses opérations de police des frontières libyennes.

Lorsque le représentant des nations unies Ian Martin a dit au Conseil de sécurité de l’ONU le mois dernier que le CSS avait enregistré 60 000 à 70 000 miliciens, il a déclaré son inquiétude, en disant qu’il « était essentiel, cependant, que le comité ne devienne pas une force de sécurité parallèle. »

Le Guardian a mentionné l’exemple effroyable du chirurgien Salem Forjani, envoyé au principal centre médical de Tripoli par le ministre de la santé pour licencier le directeur de l’hôpital, accusé de se servir dans les fonds publics et d’avoir des liens étroits avec le régime Kadhafi. Forjani a été enlevé, enfermé et torturé par le CSS. Après cinq jours, il a été libéré sans être accusé de quoi que ce soit. Le ministre de la santé n’a pu obtenir aucune explication de la part du CNT. Le CNT n’a ni arrêté les ravisseurs, ni lancé d’enquête comme le demandait le ministre.

Le mois dernier, Amnesty International citait le cas de 20 détenus qui ont été déshabillés et battus à plusieurs reprises jusqu’à perdre conscience, puis ranimés et battus à nouveau, à la prison d’Ain Zara. Ils ont été laissés deux jours étendus sur un sol en béton sans matelas ni couverture.

Le CNT est passé de 9 à 86 membres, mais personne ne sait qui ils sont ni comment ils sont choisis. Ses réunions ont lieu en secret, ses votes ne sont pas publiés, et ses décisions ne sont annoncées que de temps en temps à la télévision. Personne ne sait ce qu’il advient des revenus du pétrole estimés à 5 milliards de dollars par mois, ni des 200 milliards de dollars d’investissements libyens.

La guerre de l’OTAN contre le régime de Kadhafi n’était que l’annonce d’une offensive américaine visant à prendre le contrôle de l’Afrique. Immédiatement après le lynchage de Kadhafi, les États-Unis ont annoncé qu’ils envoyaient des troupes vers quatre autres pays africains – la République centrafricaine, l’Ouganda, le Sud Soudan, et la République démocratique du Congo. L’AFRICOM, commandement africain de l’armée américaine, devrait mener 14 exercices militaires conjoints dans les pays africains en 2012, un nombre jamais atteint par le passé.

Tout cela n’aurait pas pu être réalisé sans se débarrasser de Kadhafi. Il était un obstacle à la pénétration américaine en Afrique. Il jouissait d’une influence considérable par l’intermédiaire de l’Union africaine (UA), jouant un rôle majeur dans son établissement dans les années 1990. Il était son plus grand contributeur et présida l’organisation en 2009-2010. La Libye a également fourni près de 150 milliards d’investissements en Afrique et proposait la création d’une Banque du développement de l’Union africaine qui aurait réduit la dépendance financière de l’Afrique envers l’occident.

C’est Kadhafi qui a empêché les États-Unis de trouver un quartier général pour l’AFRICOM en Afrique même, en offrant des liquidités et des investissements aux gouvernements africains et contraignant les États-Unis à l’installer à Stuttgart, en Allemagne. Maintenant, l’UA est remise au pas pour mener les aventures coloniales de Washington, ses forces s’intégrant dans l’AFRICOM.

Article original paru en anglais, WSWS,

le 7 juin 2012

Jean Shaoul, Mondialisation.ca Le 11 juin 2012 wsws.org

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 09:07

Pétroplus qui repart et SeaFrance repris par ses salariés. A quand le tour de M-real dans l'Eure ?

Les journalistes continuent d'amuser la galerie avec le tweet de la compagne de François HOLLANDE en soutien au concurrent de Ségolène ROYAL aux Législatives.

Sérieusement : qu'est-ce qu'on s'en fout !

Pendant ce temps, ce sont des dizaines d'entreprises qui sont menacées par de grands plans de licenciements et, avec elles, des dizaines de milliers de salariés qui risquent de perdre leur emploi. C'est ça qui est important ! C'est sur cette question que nous devons concentrer nos énergies, dès maintenant, pour sauver ses emplois et marquer le quinquennat de HOLLANDE du poids de la pression sociale dès les premières semaines.

Avec la chute de SARKOZY et celle de sa majorité de droite, probablement, ne s'ouvre pas forcément une période plus favorable pour les travailleurs. La nouvelle majorité socialiste souhaite mettre ses pas dans ceux de l'Union européenne pour respecter ses ordres sur la rigueur budgétaire.

Il y a belle lurette que le Parti socialiste a tourné la page du socialisme et de la lutte des classes pour évoluer d'abord vers la sociale-démocratie avant de devenir un parti social-libéral. Son soutien à Maastricht en 1992 et au Traité Constitutionnel Européen de 2005 sont des signes clairs d'adhésion aux théories libérales, même si elles sont nuancées d'un peu de social !

Néanmoins, cette majorité sera plus sensible à la pression populaire. Elle sait d'où vient son électorat et qu'il attend beaucoup de cette "gauche" au pouvoir. Saisissons-nous de cette chance !

Entreprises : la mobilisation paie !

Ces dernières semaines, des dossiers industriels emblématiques ont montré des signes nets d'avancée.

C'est le cas du dossier marseillais Fralib (tisanes et infusions" Eléphant") où la longue mobilisation des salariés, soutenus par la population avec l'aide des élus et militants communistes, notamment, montre des premiers signes d'avancées. Le groupe hollandais Unilever commence à reculer dans sa volonté de fermer le site coûte que coûte.

C'est également le cas de SeaFrance, à Calais, pour qui la justice a choisi de confier la suite aux salariés de l'entreprise organisés en coopérative. Les bateaux vont pouvoir reprendre la mer en septembre. Dans ce dossier encore, ce sont les communistes qu sont au premier plan, nortamment notre eurodéputé Jacky HENIN et ancien maire de la ville, qui avait comme suppléant aux Législatives un délégué syndical de la section d'entreprise exclue à grand bruit de la CFDT.

C'est aussi le cas d'un dossier moins connu, celui de Véninov à Vénissieux, entreprise qui a inventé la toile cirée au siècle dernier, et qui vient d'être sauvée, avec le soutien de la population et des élus locaux, André GERIN, ancien député communiste, et Michèle PICARD, maire communiste de la ville.

Plus près de chez nous et encore plus récemment, ce sont les salariés de Pétroplus près de Rouen qui entrevoient enfin une issue à leur lutte pour sauver leur raffinerie. Après plusiseurs mois de lutte, ils viennent d'obtenir un contrat de plusieurs mois avec Shell. La raffinerie est repartie cette semaine ce qui permet non seulement de gagner du temps mais aussi de maintenir ce site en état de marche pour un nouveau repreneur.

Il y a d'autres entreprises en lutte comme Sealynx à Charleval, qui va de repreneur-voleur en repreneur-voleur et dont les salariés exigent d'être repris par leur client à 85 %, le groupe Renault.

Il y a aussi les salariés de Merck-Organon à Eragny-sur-Epte, près de Gisors. Eux se battent contre une multinationale qui souhaite fermer ce site de pointe, rentable, pour concentrer sa production et accroître encore un peu plus ses juteux bénéfices. Là aussi, les communistes sont en pointe au côté du maire et conseiller général communiste, Marcel LARMANOU.

M-real : combat exemplaire et victoire possible

Et, il y a également l'emblématique conflit pour sauver les 550 emplois directs de la papeterie M-real d'Alizay, dans l'Eure.

Cela fait deux ans que les salariés se battent, avec leur intersyndicale CGT/CFE-CGC, et avec le soutien d'un comité de défense organisé et animé par le maire et conseiller général communiste Gaëtan LEVITRE.

Le site est en veille. 18 salariés restent seulement sur le site.

Il reste toujours deux repreneurs potentiels, un groupe français et un groupe thaïlandais, tous les deux sérieux.

Mais le temps passe. Il faut que cette vente se fasse !

Avec les salariés et avec les élus locaux, nous devons soutenir les salariés de la papeterie et pousser le ministre de la réindustrialisation, Arnaud MONTEBOURG, à intervenir efficacement au nom du gouvernement.

En se sens, l'intersyndicale de M-real organise :

un rassemblement d'information et de soutien

devant la papeterie M-real d'Alizay

Mardi 19 juin

10 h

Nous y serons, au côté des salariés. J'espère que nous y serons nombreux, du canton de Pont-de-l'Arche mais aussi de tout le département.

Cette victoire serait symbolique et encourageante pour des salariés de dizaines d'entreprises menacées en France. Mais elle serait bien réelle et vitale pour 550 familles du département comme pour les centaines de sous-traitants et commerçants de la commune et des environs.

Alors, tous avec les M-real mardi 19 !

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 11:00

A quelques jours d'un nouveau scrutin législatif, les militants du parti néonazi "Aube dorée" multiplient les agressions.

L'exemple emblématique, c'est cette agression en direct à la télévision de deux élues de gauche (Communiste du KKE et gauche radicale de SYRIZA) par un député grec néonazi. C'était lors d’un débat en direct il y a deux semaines sur la chaîne de télévision Ant1, consacré aux législatives du 17 juin.

Le parquet d’Athènes a ordonné son arrestation, selon la procédure de flagrant délit.

Ilias Kasidiaris, porte-parole de la formation Chryssi Avgi (Aube Dorée), qui a fait irruption au parlement avec 6,9 % des voix lors des dernières élections du 6 mai, est sorti de ses gonds lorsque la députée de SYRIZA Rena Dourou a évoqué les poursuites lancées contre lui par la justice pour un vol à main armée en 2007. Son procès s’était ouvert  mais a été ajourné au 11 juin. L’activiste néonazi a alors jeté un verre d’eau à la figure de Mme Dourou en l’insultant, avant de se tourner vers une autre élue, communiste (KKE), Liana Kanelli, qui s’était levée pour protester. Il l’a bousculée avant de la frapper au visage de deux gifles et d’un coup-de-poing, sans que le présentateur parvienne à s’interposer.
Selon une journaliste de la chaîne, des employés ont tenté de le retenir mais il a pris la fuite. La violence de l’incident a soulevé une vive émotion en Grèce, alors que selon les sondages, Chryssi Avghi pourrait se maintenir au parlement lors du scrutin du 17 juin, avec environ 4 % des voix. Cet ex-groupuscule semi-clandestin a réussi à canaliser la colère anti-austérité d’une partie de la population grecque en noyautant les quartiers pauvres du centre de la capitale et en l’absence de réactions des autorités policières et judiciaires face à ses méthodes notoirement violentes.

 

Ce n’est malheureusement pas une surprise : les journées en Grèce se suivent et se ressemblent.
Mardi 12 juin, ce sont deux membres de l’Aube Tarée qui ont attaqué un kiosque du KKE (parti communiste) à Athènes, sur la place d’Agia Paraskevi, accompagné d’un … pitbull. Le maire a déclaré qu’ils ont agressé un élu avec un poing américain et frappé plusieurs personnes. Il y aurait un blessé.

Nouvelle journée en Grèce : nouveau suicide, nouvelle attaque de l’Aube DoréeNouvelle journée en Grèce : nouveau suicide, nouvelle attaque de l’Aube Dorée

Et désormais, Chryssi Avghi menace de raids dans les hôpitaux, visant les immigrés !

Question : pourquoi les policiers grecs n'interviennent-ils pas ? Peut-être parce qu'ils ont voté pour l'extrême-droite pour la moitié d'entre eux, selon plusieurs sondages.
La crise capitaliste majeure qui touche la Grèce entraine la faillite morale de la société, l'explosion des solidarités. La classe politique "traditionnelle", celle qui gère le système (droite et gauche) est bien incapable de changer quoi que ce soit au quotidien des citoyens puisque, pour cela, c'est au capitalisme qu'il faut s'attaquer. Ce que ne feront pas ces forces politiques.
Reste la colère et la misère, terreau pour l'émergence de l'extrême-droite, comme dans les années 30.
C'est ce mouvement que l'on constate un peu partout en Europe, notamment en France.

Grèce, Hongrie, France...

En Hongrie, le parti Jobbik, partenaire du FN de Marine Le Pen au parlement européen, est au pouvoir, grâce au soutien de la droite locale, un peu comme en 1933 avec l'accession des nazis au pouvoir en Allemagne. Les ratonnades anti-roms se sont multipliées ainsi que les mesures antidémocratiques.

La dernière en date, c'est celle d'un député hongrois tout fier d'annoncer qu'il avait réussi un "test de pureté raciale" pour montrer qu'il n'avait " pas de sang juif ni de sang rom". Nous voilà revenus dans les années 30 !

La montée de l'extrême-droite suit toujours une banalisation de ses thèses racistes et xénophobes. En Grèce, ce sont les immigrés clandestins ; en Hongrie, les roms et les juifs ; en France, les noirs, les maghrébins et les musulmans.

Dans la foulée de cette montée du rejet de l'autre, il y a toujours une dévalorisation de son existence et, fatalement, l'apparition d'actes violents, d'agressions, d'abord limitées...

La droite française a tort de jouer avec le feu. Les expériences des années 30 dans ce domaine ou l'expérience que vivent actuellement hongrois et grecs démontrent que l'utilisation des arguments de l'extrême-droite ne fait que valider ses thèses et la renforcer.

Espérons qu'il existe encore dans la droite française des responsables capables de dénoncer cette dérive !

De Gaulle en son temps avait su lutter contre l'extrême-droite, la France de Vichy d'abord ou l'OAS par la suite. Il semble bien que l'UMP aujourd'hui lui ai tourné le dos.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:19

Après cinq ans de dérive vers la droite de l'UMP, le "ni Front National - Ni Front républicain" sonne comme un nouveau pas de l'UMP vers l'extrême-droite.

Avec la fin du RPR et de l'héritage gaulliste, la droite française a vu son parti unique, l'UMP, se choisir un nouveau leader, Nicolas SARKOZY, qui l'a entrainé vers une radicalisation toujours plus importante.

En cinq ans de règne de SARKOZY, il est devenu clair que la droite française menait de front une contre-réforme sociale et un verrouillage politique et moral du pays.

Remodelage de la société au profit des classes privilégiées

Contre-réforme sociale avec la remise en cause des acquis sociaux de la Libération, depuis la Sécurité Sociale, tant malmenée ces dernières années, le Code du travail, remis en cause, la Fonction publique et ses services accessibles pour tous les citoyens gratuitement, ou encore le droit à la retraite, attaqué une première fois par Alain JUPPE en 1995 et une deuxième fois par le gouvernement FILLON - LE MAIRE en 2010.

Verrouillage politique et moral du pays, avec des mesures comme HADOPI, avec les nouveaux et nombreux fichiers de police, avec le prélèvement des empreintes génétiques des militants politiques et syndicaux (Xavier MATHIEU, ex-Conti, militants anti-OGM,...), avec les propos antisyndicaux du gouvernement UMP ces derniers mois etc.

La droite redessine une France au goût de la mondialisation et des appétits des multinationales capitalistes, sans barrières fiscales, sans lois protégeant les salariés et sans structures collectives pour organiser une riposte contre ces mesures et contre les marchés.

Empêcher les peuples de défendre leurs droits sociaux, c'est aussi l'un des rôles de l'Europe, par le biais de traités européens imposés aux peuples comme le traité de Lisbonne en 2007 ou, plus récemment, celui imposant la "Règle d'or" et l'austérité de Sarkozy et Merkel.

Mais, conséquence de cette remise en cause du modèle social français, la vie devient de plus en plus difficile pour des dizaines de millions de travailleurs, l'avenir devient incertain pour nos jeunes.

Pendant que quelques milliers de familles en France accumulent des fortunes formidables, c'est la crise et l'austérité pour l'essentiel des français !

L'inquiétude monte et la colère gronde. Il faut trouver des échappatoires si l'on ne veut pas remettre en cause ces choix politiques libéraux en faveur des plus riches, par le biais des marchés, des privatisations et des cadeaux fiscaux aux entreprises. C'est le rôle historique de l'extrême-droite : trouver des boucs-émissaires ; masquer un soutien implicite au capitalisme derrière un discours radical et apparemment populaire.

Rien d'étonnant donc que ce soit parmi les classes aisées que l'on retrouve les initiateurs et les leaders du Front National, à commencer par la famille régnante, les LE PEN, milliardaires vivant (y compris la fille !) loin des quartiers populaires et de nos villages, dans les beaux quartiers de la très bourgeoise ville de Saint Cloud.

Rien d'étonnant non plus que la droite française, entièrement mouillée dans cette Europe et cette mondialisation capitaliste n'ai rien d'autre à proposer aux français que toujours plus de libéralisme et des mesures sécuritaires pour faire face aux conséquences de ses propres choix politiques !

Il est quand même incroyable de penser que ce sont les pyromanes UMP qui veulent jouer les pompiers face aux conséquences d'une mondialisation dont ils sont les principaux artisans et qu'ils continuent de défendre !

C'est comme Bruno LE MAIRE, ex-ministre de Sarkozy, ex-ministre de l'agriculture, responsable avec l'Europe d'une politique agricole qui fait tant souffrir nos agriculteurs et notre ruralité et qui bénéficie tout de même du soutien d'une majorité de paysan ! Un discours fourbe et une schizophrénie paysanne difficiles à comprendre !

Mais, à force d'attiser la colère de la population contre cette Europe et cette mondialisation, à force de démotiver notre jeunesse qui ne croit plus en son avenir, à force de montrer du doigt des immigrés, des fonctionnaires ou des syndicats qui ne sont en rien dans cette mondialisation ou dans les lois européennes, la droite française a provoqué le glissement de millions de citoyens vers une colère malsaine, une haine du voisin plutôt qu'une haine du système.

Et la droite suit, de force pour certains, mais de bon coeur pour d'autres.

De cette droite extrémiste de conviction, c'est le cas du groupe "Droite populaire" au sein de l'UMP, dont nous avons un représentant dans le département avec Franck Gilard, député sortant de la cinquième circonscription.

Et, malheureusement, toute la direction de l'UMP prend désormais le cap vers le FN. De mauvaise augure pour l'avenir de la démocratie française !

Ainsi, pour le second tour des Législatives, la position de la direction de l'UMP, par la voix de Jean-François COPÉ, de ne pas chosir entre la gauche et le FN ("ni Front national, ni front républicain") revient à mettre la gauche parlementaire et le Front National sur un même plan. En clair de faire du FN une force "comme les autres" avec qui des alliances sont possibles.

Cela a déjà été le cas dans le passé, comme en 1986 en région Provence-Alpes-Côte d'Azur avec Jean-Claude GAUDIN, ou en Rhône-Alpes avec Michel NOIR.

C'est aujourd'hui la réalité avec des personnalités comme Nadine MORANO, qui dans le journal d'extrême-droite "Minute", soutien de Marine LE PEN, en appelle aux électeurs du FN pour se faire réélire et à un "rassemblement plus large de la droite". C'est aussi le cas de Roland CHASSAIN, député sortant de Arles, qui se retire au profit du candidat FN pour faire battre le socialiste Michel VAUZELLE. C'est aussi le cas du maire UMP de Piolenc, suppléant du maire d'Orange Jacques BOMPARD, ancien du FN et toujours membre d'un parti d'extrême-droite.

On pourrait multiplier les exemples.

Cette collusion prouve à ceux qui ne l'auraient pas encore compris que la droite et l'extrême-droite sont politiquement proches.

Le Front National n'est pas un adversaire du capitalisme !

Ce n'est pas un adversaire des inégailtés sociales ou de la finance ! Son bilan à l'Assemblée nationale entre 1986 et 1991 le prouve : 36 députés FN et 36 députés qui ont voté à chaque fois contre la taxation des riches et des entreprises et contre des mesures sociales.

Dans un monde que le capitalisme rend de plus en plus invivable, où les travailleurs de tous les pays sont mis en concurrence, où disparaissent les solidarités, les protections sociales, où l'environnement n'est une priorité que si cela rapporte à une multinationale, la droite doit durcir le ton pour éviter toute explosion sociale, trouver des coupables qui ne soient pas ses amis des beaux quartiers, orienter la colère des travailleurs et contrer ceux qui pourraient éventuellement contribuer à éclairer les peuples sur les responsables de la crise, syndicats, partis anticapitalistes ou associations de solidarité.

C'est en cela que la droite et l'extrême-droite, l'UMP et le le FN, ont des raisons de se rapprocher.

Le "Ni Front National, ni Front républicain" de Jean-François COPÉ rappelle le " Plutôt Hitler que le Front Populaire" de la droite française avant la seconde guerre mondiale.

Dans ce monde capitaliste de plus en plus dur et inhumain, où notre écosystème joue sa propre survie, le peuple a besoin d'une alternative politique solide, humaine et sociale, prenant en compte autant les besoins sociaux des hommes et des femmes que le respect de la nature. C'est tout le sens du combat pour l'émancipation humaine que porte en lui le combat révolutionnaire communiste.

Face à une gauche socialiste qui a du mal à quitter les jupons du libéralisme, la déception populaire risque d'être grande si la politique gouvernementale reste timorée face aux marchés et face à l'Europe. C'est cette voie là que semble déjà prendre le gouvernement socialiste, on le voit sur la question du traité Sarkozy-Merkel, comme sur l'OTAN ou la Syrie.

Aujourd'hui plus qu'hier, le parti communiste doit demeurer le creuset de la contestation de cette société capitaliste de l'hyperconsommation et de l'individualisme pour reconstruire des solidarités capables de renverser le cours de l'histoire actuelle.

En s'appuyant sur les résultats encourageants des dernières élections sur la circonscription, c'est cette tâche que s'assignent les communistes du sud de l'Eure !

Plus que jamais, "prolétaires de tous les pays : unissez-vous !

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 09:15

Reprenant une dépêche de l'AFP, la "chute finale" du PCF est annoncée. Une nouvelle fois.

En naviguant sur internet, les sites de médias et pages d'accueil d'opérateurs se font un malin plaisir d'annoncer une nouvelle fois la mort du PCF et celle du Front de Gauche.

Peut-on seulement tuer des idées et des valeurs ? Certains s'y sont essayés, les nazis ou les dictatures sud-américaines notamment, et y ont échoué.

Il semble cette fois-ci encore que les petites mains du système capitalistes, notamment ceux qui se nomment pompeusement journalistes, se fassent à nouveau un mauvais trip !

Les rêves ne deviennent pas toujours la réalité, messieurs des médias !

Le Parti communiste est annoncé mort depuis 1989, avec la chute du mur de Berlin, puis en 1991, avec la chute de l'Union soviétique, et ainsi de suite jusqu'en 2007 et le score catastrophe de Marie-Georges BUFFET aux Présidentielles (1,92 %).

Revoilà donc annoncée la mort du PCF. Un drôle de mourant ce PCF tout de même !

Poussée communiste et Front de Gauche aux Législatives

Après le très bon score du candidat soutenu par le PCF, Jean-Luc MELENCHON, ses candidats aux Législatives recueillent 6,91 % au premier tour et près de 1 800 000 voix.

En 2007, les candidats du PCF (gauche antilibérale) totalisaient 4,3 % et un peu plus de 1 110 000 voix.

Donc, malgré une participation en baisse, les candidats du PCF et du Front de Gauche font mieux  en pourcents et en voix que les candidats du PCF et de la gauche antilibérale de 2007. C'est un fait que tout un chacun peut constater, même un journaliste !

Peut-on alors, dans ce contexte, parler de chute ou de nouvelle mort du PCF ?

Ce qui est vrai, par contre, c'est que le PCF aura moins de députés cette fois ci que la fois précédente. Un paradoxe dû au système particulièrement antidémocratique du vote majoritaire.

Malgré de bons résultats, un certain nombre de députés sortants du PCF sont devancés par leurs concurrents socialistes ou divers gauche. Par discipline républicaine, le candidat PCF se désiste traditionnellement dans cette situation.

C'est ainsi que Jean-Paul LECOQ, maire de Gonfreville-l'Orcher en Seine-Maritime, perd son siège au profit d'une socialiste alors qu'il passe de 16,71 % au premier tour de 2007 à 30,25 % au premier tour de 2012 !

C'est aussi le cas d'autres députés d'Île de France dont Roland MUZEAU (Hauts-de-Seine), Pierre GOSNAT (Val-de-Marne) ou Patrick BRAOUEZEC (Seine-Saint-Denis).

Dans certains cas, c'est carrément la circonscription qui a disparu, comme celle de Daniel PAUL en Seine-Maritime !

Et, puis, évidemment, il y a de vraies défaites comme les pertes des circonscriptions de Maxime GREMETZ, démissionnaire, dans la Somme, ou d'André GERIN, qui ne se représentait pas, dans le Rhône.

Au final, donc, le PCF et le Front de Gauche progressent en voix et en pourcentage pour ces Législatives mais sont devancés par le PS dans un certain nombre de circonscriptions qu'ils détenaient, ce qui les amènent à les perdre.

Poussée communiste et Front de Gauche aux Européennes de 2009 et aux Cantonales de 2011

Si on remonte en arrière, on constate également que le PCF et le Front de Gauche ont obtenu de bons résultats aux élections passées qu'ont été les élections européennes de 2009 et cantonales de 2011.

En 2009, lors du scrutin pour désigner nos députés européens, le Front de Gauche a reuni 1 042 000 voix soit 6,05 % et décroché 4 sièges dont deux eurodéputés communistes, Jacky HENIN et Patrick LE HYARIC.

Aux précédentes élections européennes, en 2004, les listes du PCF totalisaient 900 000 voix et 5,25 % pour 2 eurodéputés.

Les Européennes de 2009 auront donc constitué un progrès en voix, en pourcentage et en élus pour le PCF et ses alliés du Front de Gauche.

En 2011, pour les élections cantonales, les candidats PCF et Front de Gauche ont totalisé 817 000 voix sur la moitié des cantons de France (le renouvellement se fait par moitié tous les 3 ans) soit 8,92 %. Au final, ce sont 121 conseillers généraux qui sont élus dont 116 pour le PCF.

En 2004, au scrutin précédent, ce sont 957 000 voix qui s'étaient portées sur les candidats PCF et apparentés soit 7,79 % (plus forte participation en 2004 qu'en 2011). 108 conseillers généraux PCF avaient été élus.

Les cantonales de 2011 se sont donc traduites par un gain en siège et en département (l'Allier) pour le PCF et le Front de Gauche.

Bilan : 2 eurodéputés Front de Gauche gagnés en 2009 et 13 conseillers généraux dont 8 communistes gagnés en 2011.

Nous rappelons au passage au "journaliste" de l'AFP qui a rédigé une mauvaise dépêche contre le PCF (repris par de nombreux sites et médias) que le PCF gère DEUX départements de métropole et non pas UN seul : le Val-de-Marne et l'Allier, reconquis en 2011 !

Reconquête militante

Au delà des péripéties électorales, liées pour beaucoup à un système politique que nous dénonçons, c'est avant tout la dynamique militante et les nombreuses adhésions de ces dernières années qui sont à relever.

Partout en France, particulièrement sur notre territoire, vous avez pu constater que la présence des communistes et du Front de gauche s'était renforcée, même hors période électorale. Cette présence plus importante sur le terrain est la traduction d'une dynamique chez nos militants, une volonté renouvelée chez ceux qui sont adhérents de longue date, et l'énergie de nouveaux militants et sympathisants.

C'est ainsi que se construit une nouvelle génération militante communiste. La présence dans l'Eure d'une organisation de Jeunesse communiste en est un symbole fort.

Le renforcement des liens avec le monde syndical ouvrier et le monde associatif vient consolider le retour du PCF et de ses idées dans le monde du travail.

Poussée communiste et Front de Gauche en voix et en pourcents aux Européennes de 2009, aux Cantonales de 2011, à la Présidentielle et aux Législatives de 2012, la dynamique électorale du PCF et du Front de Gauche est positive.

Poussée militante et rajeunissement des effectifs consolident ces premiers résultats électoraux.

Après des années difficiles, la crise du capitalisme et ses ravages sur les peuples de la planète entière valident la nécessité de défendre une autre vision de la société, qui place l'humain et son écosystème au centre des décisions. C'est ce que porte en elle la notion de socialisme.

La reconquête des âmes est difficile mais elle est engagée.

N'en déplaise aux scribouillards de la presse au service du capitalisme, le communisme est toujours une idée neuve et le Parti communiste se porte bien mieux qu'il y a dix ans ! Voix, pourcentage, effectifs : le PCF ne connait pas de chute ni de rechute !

La convalescence n'est pas toujours linéaire mais les fondamentaux du PCF sont tous au vert !

Face à une crise du capitalisme qui s'aiguise et un système incapable de répondre aux besoins essentiels de milliards d'êtres humains, face à un système capitaliste qui continue d'épuiser notre écosystème pour accumuler des profits gigantesques dans les poches de quelques milliers de gros actionnaires, le communisme est bien la seule alternative et si le PCF doit être le responsable d'une chute finale, c'est bien de celle du capitalisme.

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 08:56

41 % d'abstention nationalement et un score du Front de Gauche en demie-teinte.

Faut-il être satisfait du résultat de ces élections ?

Avec deux électeurs sur cinq qui ne se sont pas déplacés, ces élections législatives n'ont pas motivé les électeurs. Après une intense campagne présidentielle, c'était prévisible et les médias se sont bien chargés de démotivés les électeurs, en annonçant déjà cette abstention comme acquise et en couvrant du bout des lèvres la campagne.

Beaucoup d'électeurs n'ont pas perçu l'importance de ce scrutin : c'est la majorité parlementaire qui dicte la couleur du gouvernement donc la politique choisie ! L'UMP avait beau jeu de parler de contre-pouvoir au PS alors que l'Assemblée nationale EST le pouvoir essentiel !... Quant au PS, sa timidité sur le sujet est inquiétante.

FN : la vaguelette brun marine

Le FN se replie sur le score élevé de Marine LE PEN sur la circonscription d'Hénin-Beaumont pour cacher un résultat national en fort recul.

Après 17,80 % aux Présidentielles pour 75 % de participation, le score du FN passe à 13,60 % aux Législatives pour 59 % de participation. Autant dire que beaucoup de voix se sont perdues côté FN ! 31 200 voix contre 76 100 le 22 avril, c'est près de 45 000 voix de moins !

De 150 triangulaires espérées par le parti extrémiste, il n'en resterait qu'une trentaine.

C'est aussi le cas dans notre département, avec un Front National très agressif durant la campagne, notamment en termes d'affichage. Le parti d'extrême droite passe tout juste la barre des 20 % dans la cinquième circonscription mais reste largement sous cette barre dans les quatre autres, contre 22 % pour la fille de Jean-Marie LE PEN le 22 avril dernier.

Front de Gauche : décevant

Pour ce qui concerne le Front de Gauche, les bons résultats se traduisent par une victoire à la Pyrrhus : des progrès en voix et pourcentages mais des pertes en sièges !

Ainsi, Jean-Paul LECOQ en Seine-Maritime, sur une circonscription retaillée, passe de 16,74 % à 30,26 % mais est devancé par la candidate socialiste et devrait donc perdre son siège ! Idem pour Patrick BRAOUEZEC ou Jean-Pierre BRARD en Seine-Saint-Denis.

La surprise vient aussi du Pas-de-Calais, avec les mauvais résultats de Jean-Luc MELENCHON (21,50 %) ou Jacky HENIN (14,48 % sur la circonscription de Calais malgré 22,51 % sur la ville).

Nationalement, avec 6,91 % et 1 800 000 voix, le Front de gauche fait mieux que les candidats de la gauche antilibérale en 2007 (4,4 % et 1 116 000 voix).  Le groupe devrait compter entre 16 et 20 députés ce qui est finalement peu.

Avec 14 220 voix dans l'Eure (5,91 %), les cinq candidats du Front de gauche font mieux qu'en 2007 (13 500 voix) mais bien moins que JL MELENCHON le 22 avril dernier (34 500 voix et 10,34 %). Un résultat là aussi en demie-teinte.

A noter, le très bon résultat d'Arnaud LEVITRE sur Alizay (49,49 % des voix !) et de bons scores dans les communes limitrophes, signe que les citoyens ont reconnu l'implication du candidat et des communistes dans les luttes récentes, notamment avec les papetiers de M-real.

Sur la 1ère circonscription, Sandrine COCAGNE obtient un petit 5,18 % et 2 493 voix.

C'est peu au regard de l'energie déployée mais, il est notable de voir que là où nous avons concentré nos efforts, les résultats sont somme toute meilleurs !

Ainsi, notons 13,24 % à Fauville, 9,73 %  à Avrilly, 9,14 % à Huest, 9 % à Croth, 8,80 % à La Forêt du Parc, 8,40 % à Garencières, 8,25 % au Plessis-Grohan, 8,17 % au Vieil-Evreux, 7,83  à Guichainville, 7,33 % à Ivry-la-Bataille, 7,16 % à Saint André et Illiers-l'Evêque ou 7,08 % à Bois-le-Roi.

Avec Andrée OGER, nous remercions ici les militants pour leur travail et les électeurs pour leur confiance !

Après le succès des Présidentielles et ce premier tour mi-figue mi-raisin, le travail militant continue.

Avec le parti communiste, le Front de Gauche continuera à oeuvrer pour créer cette dynamique populaire nécessaire à inverser la puissance des forces conservatrices au service de la finance et des spéculateurs.

Les députés Front de Gauche qui seront élus dimanche prochain seront un point d'appui dans ce combat pour un nouveau Front populaire du 21ème siècle.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 09:16

Il y a un an, sous la houlette des Etats-unis, la France, le Royaume-Uni et le Qatar menait une guerre impitoyable à la Libye. Officiellement, il s'agissait de défendre des civils réboltés contre le régime libyen de Kadhafi. La réalité, c'est la volonté d'éliminer un régime qui ne convenait pas aux standards de soumission des pays occidentaux et qui ne laissait pas usurper ses richesses nationales par des multinationales occidentales, pétrolières notamment.

La tragédie libyenne est en cours de préparation en Syrie. Le discours officiel contre le régime syrien, abondamment relayé par nos médias, ne tient pas à une analyse simple : quel pays, démocratique ou non d'ailleurs, accepterait de se soumettre à des rebelles armés par l'étranger (Occident, Qatar et Arabie Saoudite dans ce cas) et qui assassinent des militaires et des policiers, quand il ne s'agit pas de populations civiles (Allaouites ou chrétiens, dans le cas syrien) ?

Le cas libyen : massacres de civils, anarchie, islamisme et effondrement économique et social

L’étendue de la tragédie que l’OTAN et ses alliés ont engendrée en Libye devient de plus en plus tristement évidente avec chaque jour qui passe. Les estimations sur le nombre des victimes varient, mais il semble qu’il y en ait eu au moins 50 000 ; à vrai dire, le ministère de la Défense britannique se vantait déjà en mai dernier que la massacre avait fait 35 000 morts. Mais ce chiffre ne cesse d’augmenter. La destruction des forces de l’état par le blitzkrieg anglais, français et étasunien a laissé le pays dans un état de totale anarchie, au pire sens du terme.

Les anciens « rebelles », qui n’avaient rien d’autre pour les unir que la volonté temporaire de servir de soldats au sol à l’OTAN, se retournent les uns contre les autres. 147 ont été tués au cours d’un conflit interne dans le sud de la Libye plus tôt dans l’année, et ces dernières semaines des bâtiments gouvernementaux (dont les quartiers du premier ministre) ont été attaqués par des « rebelles » qui réclamaient leurs salaires. 1,4 milliards de dollars leur ont déjà été versés, ce qui prouve une fois de plus que c’étaient les forces coloniales de l’OTAN, et non Kadhafi, qui employaient des « mercenaires », mais les règlements ont été suspendus le mois dernier à cause du népotisme généralisé.

La corruption devient générale : 2,5 milliards de revenus du pétrole qui devaient être remis au trésor public se sont évanouis. Les ressources libyennes sont maintenant pillées à la fois par les multinationales pétrolières (dont le français Total) et par une poignée de familles issues des nouvelles élites du pays ; un schéma néocolonial classique.

L’utilisation des ressources pour de grands projets d’infrastructure comme la Grande Rivière Artificielle ainsi que la hausse massive du niveau de vie des habitants pendant les quatre dernières décennies (l’espérance de vie des Libyens est passée de 51 à 77 ans depuis l’arrivée au pouvoir de Kadhafi en 1969) ne sont apparemment déjà plus que des souvenirs, hélas.

Mais malheur à celui qui oserait le dire aujourd’hui. Il a été décidé il y a longtemps qu’aucun partisan de Kadhafi ne serait autorisé à participer aux élections à venir.

Des décisions encore plus drastiques ont été prises depuis. La loi 38, que le nouveau gouvernement imposé par l’OTAN a votée le mois dernier, a créé un nouveau crime : la « glorification » de l’ancien gouvernement ou de son leader est punie d’une peine qui peut aller jusqu’à l’emprisonnement à vie. Un commentaire aussi vague que de dire que les choses allaient mieux sous Kadhafi tombe-t-il sous le coup de la loi ? La loi est volontairement assez vague pour permettre toutes les interprétations. C’est la porte ouverte à la persécution étatique institutionnalisée.

La loi 38 est encore plus révélatrice du mépris du gouvernement pour l’état de droit, un gouvernement (souvenez-vous !) qui n’a toujours pas le moindre mandat populaire et dont le seul pouvoir repose sur les forces armées coloniales. Cette loi accorde en effet l’immunité à tous ceux qui ont commis des crimes dans le but « de promouvoir ou de protéger la révolution ».

Les responsables du nettoyage ethnique de Tawergha, telle que « la brigade pour purger le pays des noirs » comme elle s’est elle-même nommée, peuvent tranquillement continuer leur chasse aux réfugiés de la ville sachant qu’ils ont la loi de leur côté. Les responsables des massacres de Syrte et d’ailleurs n’ont rien à craindre. Ceux qui ont participé à la torture généralisée des prisonniers peuvent continuer à le faire en toute impunité, tant que cela « protège la révolution » : autrement dit; tant que cela maintient la dictature de l’OTAN et du Conseil National de Transition (CNT).

Voilà la Libye d’aujourd’hui : la guerre civile y fait rage, les ressources sont pillées, la société s’effondre et le fait d’exprimer le regret du temps où la Libye était prospère et en paix est puni comme un crime tandis que le lynchage et la torture ne sont pas seulement permis mais encouragés.

De plus le désastre a dépassé les frontières. La déstabilisation de la Libye s’est propagée au Mali où elle a engendré un coup d’état et la fuite d’innombrables réfugiés, notamment parmi les noirs immigrés en Libye, vers les pays voisins ; ces réfugiés en essayant d’échapper à la fois aux attaques aériennes et au lynchage ont ajouté aux difficultés économiques d’autres pays. De nombreux combattants libyens qui ont fini leur travail en Libye sont maintenant transférés en Syrie par leurs maîtres impérialistes pour y répandre aussi leur violence sectaire. Les islamistes notamment.

Et chose plus inquiétante encore pour le continent africain, AFRICOM (le commandement militaire étasunien) progresse dans le sillage de l’agression contre la Libye. Ce n’est pas par hasard que seulement un mois après la chute de Tripoli, et au cours du mois où Kadhafi a été assassiné (octobre 2011), les Etats-Unis ont annoncé qu’ils envoyaient des troupes dans pas moins de quatre pays africains : la République Centre Africaine, l’Ouganda, le Sud-Soudan et la République Démocratique du Congo. Et AFRICOM vient d’annoncer 14 importantes manoeuvres militaires conjointes dans les pays africains en 2012, ce qui ne s’était jamais vu. La reconquête militaire de l’Afrique est en bonne voie.

Rien de tout cela n’aurait été possible avec Kadhafi au pouvoir. En tant que fondateur, principal donateur et ancien président élu de l’Union Africaine, il exerçait une grande influence sur le continent. C’est en partie grâce à lui que les Etats-Unis ont été forcés d’installer le quartier général d’AFRICOM à Stuttgart en Allemagne quand l’organisme a été créé plutôt qu’en Afrique ; ils avaient offert de l’argent et des investissements à des gouvernements africains mais ces derniers ont refusé d’accueillir leurs bases. On estime que la Libye du temps de Kadhafi avait investi à hauteur de 150 milliards de dollars en Afrique et la proposition libyenne, avec un apport de 30 milliards de dollars à la clé, de mettre en place une Banque de développement de l’Union Africaine aurait sérieusement diminué la dépendance financière de l’Afrique à l’Occident.

Bref, la Libye de Kadhafi était le seul obstacle notable à la pénétration d’AFRICOM en Afrique.

Maintenant qu’il n’est plus, AFRICOM met les bouchées doubles. L’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan ont montré les guerres qui faisaient des victimes occidentales n’étaient pas populaires en Occident. AFRICOM est conçu pour que, dans les guerres coloniales qui seront lancées contre l’Afrique, ce soient les Africains eux-mêmes qui se battent et meurent et non des Occidentaux. Les forces de l’Union Africaine doivent être intégrées à AFRICOM sous commandement étasunien. Kadhafi ne l’aurait jamais accepté ; c’est pourquoi il devait être éliminé.

Et pour avoir une idée de ce que sera l’Afrique sous la tutelle d’AFRICOM, il suffit de regarder la Libye, le modèle africain de l’OTAN : un état condamné à des décennies de violence et de traumatisme et complètement incapable de nourrir sa population et de contribuer à l’indépendance de la région ou du continent.

Iraq, Libye. Au tour de la Syrie ?

A quoi s'attendre d'autres parès l'exemple iraquien ? Ce pays qui brillait par sa laïcité, son économie et son système médical, est revenu à une économie du Tiers-Monde, victime encore aujourd'hui de terrorisme et découpé en baronnies locales selon les clans, chefs de guerre locaux et groupes religieux.

Quel problème tant que les entreprises occidentales, européennes ou nord-américaines, font leur beurre avec les richesses locales ?

Ne tombons pas dans le panneau de la propagande actuelle !

S'il y a bien une contestation en Syrie, elle ne réclame ni la guerre civile ni l'intervention occidentale mais plus de démocratie et de justice sociale !

Les "rebelles" du CNS comme les troupes de l'Armée Libre Syrienne (ALS) sont avant tout des mercenaires payés et armés par l'Occident qui mènent une guerre contre le peuple syrien, en faveur du Djihad et du salafisme pour une grande part.

Le peuple syrien n'a rien a gagné dans cette guerre civile. Il craind encore plus une intervention occidentale.

Après la ruine de l'iraq et de la Libye, les syriens qui vivent dans un pays laïc et relativement développé savent bien qu'ils ont tout à perdre d'une intervention occidentale.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 08:42

Demain dimanche, aura lieu le premier tour des élections législatives.

Dans notre circonscription, c'est Sandrine COCAGNE qui porte les couleurs du Front de Gauche et du Parti communiste avec Thierry DESFRESNES comme suppléant.

Vous connaissez le dévouement des élus communistes pour leurs administrés, qu'il s'agisse d'Andrée OGER, sur le canton de Saint André, ou même de Thierry DESFRESNES sur Evreux.

Avec le vote Sandrine COCAGNE, vous ferez le choix non seulement d'une députée qui vit depuis toujours dans l'Eure et qui habite réellement sur la circonscription (Sylvains-les-Moulins), mais vous ferez aussi le choix d'une députée qui aura à coeur de défendre les intérêts des gens simples, des salariés, des retraités, des paysans et artisans qui vivent de leur travail et de leurs pensions.

Le 6 mai dernier, une première page a été tournée dans l'histoire de la France avec la défaite de Nicolas SARKOZY.

Il faut désormais tourner également la page de la crise du capitalisme et en finir avec des politiques qui font le jeu de la finance et des spéculateurs !

Ne nous arrêtons pas au milieu du gué ! Choisissons pour nous et nos enfants la seule candidate qui propose avec ses collègues députés communistes et du Front de gauche, de tourner le dos à trente ans de libéralisme.

Avec le programme "L'Humain d'abord !" et la candidature Sandrine COCAGNE, vous voterez d'abord pour votre intérêts, pour celui de votre classe sociale, pour celui de tous ceux que vous cotoyez au quotidien.

Demain, dimanche 10 juin, votez pour Sandrine COCAGNE et pour son suppléant Thierry DESFRESNES !

 

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