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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 10:53

Le puissant mouvement des indignés espagnols revient dans les médias avec des revendications identiques mais un gouvernement de droite : échec ou étape ?

Ils sont revenus, les indignés du 15 mai espagnols ! Revenus à la Une médiatique quand leurs revendications ont toujours été là.

Que l'on soit en Espagne, en France ou en Grèce, les difficultés sont les mêmes : dégradation importante du marché de l'emploi, précarité de plus en plus invivable pour les jeunes, déclassement social, hausse des prix et baisse du pouvoir d'achat, dégradation des services publics. Toutes ces questions, tous ces problèmes, les peuples d'Europe les vivent également, d'une façon parfois un peu différente, avec plus ou moins d'intensité, mais c'est désormais notre lot commun, l'avenir que nous promet cette Europe dont on nous promettait monts et merveilles !

Les indignados espagnols ont célébré la semaine dernière le premier anniversaire de leur mouvement, le 15 mai 2011. Ils étaient présents dans 80 villes du pays et plusieurs centaines de milliers a rejeté encore et encore cette austérité qu'on impose au peuple alors que les bandits qui sont la cause de cette crise majeure du capitalisme continuent de gérer tranquillement les affaires du monde et leurs placements financiers, avec l'aide des gouvernements espagnols, socialistes avant, de droite aujourd'hui.

La même chose s'est déroulée au Portugal ou en Grande Bretagne, même si les médias évitent d'en parler. Se rebeller contre le système, c'est se rebeller contre leurs maîtres, ceux qui les embauchent, les paient et leurs donnent des consignes.

La mobilisation reste forte chez les Indignés d'Europe mais bute sur les perspectives politiques.

En Espagne, près un an de mobilisation, c'est la droite qui a balayé le Parti socialiste au pouvoir lors des élections générales : l'austérité de droite remplace l'austérité de gauche.

La contestation sociale ne suffit pas : elle a besoin d'une traduction politique, d'un projet social de rupture avec le capitalisme.

Et en France ?

La campagne électorale aurait-elle endormi le mouvement social ? Loin de là !

On le voit avec les Fralib, avec les Arcelor et dans des tas d'entreprises françaises : la défense de l'emploi et les revendications salariales se poursuivent, campagne ou pas campagne.

Mais, en France, il manque encore l'étincelle, le projet, l'idée, le mouvement qui cristallisera une réaction populaire face à ces années de dérive de la société française vers la tiers-mondisation. Il manque cette dynamique qui fera voler en éclat les tentatives de division des français selon leurs origines ethniques ou leurs filières professionnelles.

Le Front de gauche a réussi à entrouvrir une porte pendant l'élection présidentielle sur une nouvelle vision de la France, en rupture avec le modèle économique capitaliste que nous imposent quelques centaines de familles dans le monde au travers des machines à déréguler l'économie que sont l'Union européenne, le FMI ou la Banque centrale européenne.

A peine le premier tour passé, les médias et la classe politique au service des marchés (du PS au FN) se sont empressés de revenir à des débats beaucoup moins sociaux, beaucoup moins dangereux pour les banques, les financiers et les institutions.

Sortir des élections pour devenir le moteur de la contestation sociale, l'alimenter et lui donner des destinations possibles, tel doit être l'avenir du Front de gauche ! Il doit devenir le creuset du rassemblement de ceux qui sont victimes du système capitaliste, des banques, des délocalisations.

En clair, il doit devenir le nouveau Front Populaire du 21ème siècle.

Rester une simple alternative à gauche, un aiguillon social, c'est le gage d'un échec futur. Les résultats de Die Linke en Allemagne montrent l'essoufflement d'une dynamique purement électorale, tournée vers une simple contestation de gauche du modèle capitaliste.

L'histoire le prouve chaque jour, c'est bien le capitalisme lui-même qui est en cause aujourd'hui dans l'effondrement social et économique de l'Europe et des pays développés, comme il l'a été pour les économies émergentes du Tiers-Monde, au sortir de la décolonisation. Ce que l'on a appelé des politiques d'ajustement structurel en Afrique, c'est ni plus ni moins que ce que l'Europe et nos gouvernements tentent de nous imposer aujourd'hui à coup de dérégulation accélérée des marchés et d'austérité renforcée pour les peuples et les services publics !

C'est bien le capitalisme lui-même, par la seule boussole qui le guide, le profit, qui ruine nos écosystèmes, pille les ressources minières et énergétiques du monde entier, spécule sur les ressources agricoles et alimentaires, entraine une pollution marine et routière immense en mettant en concurrence les économies du monde entier dans une mondialisation de la misère et de la concurrence entre travailleurs.

Il n'y aura pas de sortie de crise sans remise en cause des bases mêmes du capitalisme, sans dénonciation des outils qui le servent, au niveau français comme européen.

Dépasser le stade de l'indignation et offrir une issue politique à des millions de travailleurs, c'est le rôle même d'un Parti communiste.

Avec le Front de Gauche, nous avons fait le pari de l'élargissement au peuple de la mobilisation contre les dérives du capitalisme.

Avec le PCF, le Front de Gauche doit devenir le fer de lance de l'insurrection citoyenne, le moteur d'une prise de conscience populaire de la nécessité de s'attaquer au capitalisme lui-même pour pouvoir enfin offrir des perspectives économiques et sociales positives aux millions de travailleurs qui voient leur situation sociale se dégrader chaque semaine.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 08:51

Depuis quinze jours, les incidents touchant des militants communistes et du Front de Gauche se multiplient. Ambiance.

Est-ce un sentiment d'impunité ou la défaite qui poussent certains militants de droite et d'extrême-droite à s'attaquer aux locaux du PCF et du Front de Gauche, de leurs élus et candidats ?

En tout cas, le fait que la cible des agressions récentes de la droite dure soit les communistes en dit long sur la violence que véhiculent ces mouvements et sur ceux qui aujourd'hui dérangent réellement ces forces de la droite réactionnaire.

Dernier événement en date, la permanence du Front de Gauche à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) a été taguée dans la nuit du lundi 7 mai. Au petit matin, les militants ont découvert sur la façade des croix gammées entourant les inscriptions «Vive Le Pen», «Pro FN» et autres injures. Des affiches ont aussi été arrachées. Cette provocation s’est produite au moment où l’on célébrait la victoire sur le nazisme, le 8 mai 1945.

Ce local est aussi la permanence de campagne du candidat aux législatives, Maximilien Reynès (PCF-Front de gauche), dans la 2e circonscription du Tarn-et-Garonne alors que le Fn a passé les 22 % sur le secteur, notamment en zones rurales.

D’autres locaux du PCF ou du Front de gauche viennent de subir des agressions. À Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), des pavés ont été lancés dans la nuit du 6 au 7 mai contre une permanence du PCF, au soir de la défaite de Sarkozy. À Nice, c'est la permanence de Jacques Victor, conseiller général PCF-Front de gauche, qui a subi le 9 mai les mêmes outrages : des croix gammées ont été retrouvées sur la façade.

Ces événements font sute à d'autres du même style, comme l'arrestation et l'emprisonnement du trésorier de la Jeunesse communiste du Rhône le 5 mars dernier, un mois après son édhésion pour des accusations vieilles de 8 ans, ou l'arrestation de militants de la Jeunesse communiste dans la Loire l'an dernier.

Dans notre département, ce sont des militants communistes qui ont été expulsés des portes de l'usine Sofrastock de Saint André (filiale de Renault) le vendredi 5 mai dernier. La sécurité de l'entreprise a fait appel aux gendarmes pour cela.

En trois ans de présence aux portes de cette entreprise, c'est la première fois que cela arrive. La défaite proche de Sarkozy a dû en énerver quelques uns !...

Décidément, depuis toujours, ce sont bien les communistes et leurs alliés qui sont les principaux adversaires de la droite dure et de l'extrême-droite. Ces agressions contre nos locaux sont finalement la reconnaissance du vice à la vertu.

Les communistes et le Front de Gauche gènent ceux qui défendent le système depuis 1920.

Les événements récents contre nos locaux montrent que la démocratie tient à peu de chose et que la banalisation de la violence verbale du FN peut vite basculer dans une banalisation des violences physiques. Contre des locaux et des objets dans un premier temps.

S'il ne doit y avoir qu'une seule digue pour empêcher que le lien social français saute et que la violence sociale devienne la règle, que chacun se retrouve seul, exposé à l'arbitraire patronal et à la haine raciale et religieuse de certains, les communistes seront cette digue, comme en 1940.

La campagne législative ne fait que commencer. Nous n'utiliserons jamais la violence mais on ne nous empêchera pas de nous exprimer.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 09:04

Un sondage BVA donne la gauche majoritaire à l'Assemblée Nationale et le Front de Gauche en bonne place.

Et si le Front de Gauche rééditait la surprise des Présidentielles ?

Dans un sondage BVA sorti hier, le Front de gauche est crédité de 10,5 % des intentions de vote pour un total de gauche de 45,5 % (PS - PRG + EELV + Front de Gauche + NPA).

La droite Modem + UMP + FN + Debout La République est créditée de 49,9 % mais l'incompatibilité entre centristes et FN rend illusoire  toute victoire de cette droite, notamment pour les reports de voix au second tour.

En détail, à gauche, c'est logiquement le PS qui est en tête avec 30 % des intentions de vote devant le Front de gauche à 10,5 %, Europe Ecologie Les Verts sont à 4,5 % et le NPA à 0,5 %.

A droite, l'UMP totaliserait 32,5 % des intentions de votes, le FN 16 %, le Modem 5 % et  DLR 1%.

La gauche serait en progrès de 7 points sur 2007 et de 5 points sur 2002.

A 32,5 %, l'UMP est en recul de 13,5 points sur 2007 et de 10,5 points sur 2002. Quand on vous dit que rien n'est joué pour Bruno Le Maire !....

Le FN est en recul sur les Présidentielles (près de 2 points de moins). Pourvu que ça continue !...

La bonne surprise vient des candidats Front de Gauche dont font partis les candidats communistes.

Avec 10,5 % d'intentions de vote, nos candidats progresseraient de 6,5 points sur 2007 et de 5,5 points sur 2002.

Cela laisse augurer un nombre plus important de députés communistes et du Front de Gauche au soir du 17 juin.

De quoi conforter tous ceux qui ont hésité à voter pour Jean-Luc Mélenchon le 22 avril : le vote Front de gauche sera le vote utile pour tous ceux qui souhaitent une rupture avec les politiques libérales menées ces trente dernières années et qui souhaitent que la France reprenne de la voix face au monde de la finance et face aux technocrates libéraux de Bruxelles.

Des députés communistes et Front de Gauche en grand nombre, ce sont autant de porte-parole du mouvement social et de moyens de combattre les choix libéraux que pourraient prendre le gouvernement socialiste.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 08:44

A peine démissionné du gouvernement Sarkozy, le candidat parisien de l'UMP tente de retrouver un poste dans l'Eure.

A 1 heure de Paris, le sud de l'Eure est une zone de parachutage idéale pour des cadres de droite parisiens à la recherche d'une circonscription électorale. Bruno Le Maire n'échappe pas à la règle, lui qui s'était déjà fait parachuter dans le secteur en 2007 mais qui l'avait précipitemment abandonné dès l'appel de Nicolas Sarkozy à le rejoindre sur Paris.

Après quelques apparitions ponctuelles en cinq ans, voilà donc l'ancien ministre de l'agriculture de François Fillon en train de labourer le territoire de la première circonscription.

Le problème de Bruno Le Maire, c'est que malgré le bon score de Sarkozy sur la circonscription, il avait été élu en 2007 dans la foulée de la victoire de son mentor. Cette année, la donne a changé : Sarkozy a été battu.

Bruno Le Maire mène donc campagne avec un bilan calamiteux au gouvernement et une défaite présidentielle dans la musette.

Il aura beau tenter de jouer le bon père de famille près du terroir, nous saurons durant cette campagne lui rappeler ses responsabilités gouvernementales et sa solidarité avec toutes les décisions prises pendant cinq ans, depuis les cadeaux fiscaux aux plus riches et aux entreprises, le recul de l'âge de départ en retraite, en passant par les dizaines de milliers de suppression de postes dans les services publics qui pénalisent nos communes rurales et contribuent à accroître le chômage de nos jeunes.

Et que dire du bilan de son gouvernement plus largement dans cette crise du capitalisme !...

Plus personnellement, Bruno Le Maire s'appuie sur le syndicalisme agricole de droite pour échapper à ses responsabilités en tant que ministre de l'agriculture. 25 % de paysans en moins en dix ans, des maladies professionnelles qui explosent dans le milieu agricole, des terres qui se bétonnent, des filières entières qui battent de l'aile, comme l'aviculture, la viticulture, l'élevage bovin ou le maraîchage,... tout cela pour finalement servir les intérêts des grandes multinationales de l'agroindustrie. Ce bilan aussi, nous le lui rappelerons !

Que l'on ne vienne pas nous parler des responsabilités de l'Europe ! Le pouvoir de l'Europe, c'est celui qu'acceptent de lui céder les gouvernements nationaux, notamment au travers de traités comme le traité de Masstricht ou celui de Lisbonne que Bruno Le Maire a défendus fortement.

Malgré les 55,75 % de Sarkozy au second tour de la Présidentielle sur la circonscription, Bruno Le Maire sait que l'élection législative est différente et que sa victoire est loin d'être assurée.

Bruno Le Maire craind autant la gauche que son concurrent à droite, le Front National. Cela d'autant plus que les rapprochements idéologiques entre les deux partis de droite, UMP et FN, les mettent en concurrence sur des programmes assez voisins. Du coup, Bruno Le Maire tente de marier la carpe et le lapin.

D'un côté, il tente de se démarquer du Front National dans la presse départementale en dénonçant "ce que véhicule le FN" et en affirmant que "voter FN, cest donner un bulletin au PS".

De l'autre, il surfe sur la démagogie raciste et nauséabonde du FN en se disant choqué par "cette majorité de drapeaux étrangers flottant à la Bastille".

Mieux, il dit comprendre "ces personnes qui gagnent 1 250 € en travaillant sept heures avec une pause de trente minutes et qui voient leurs voisins gagner autant grâce aux aides et aux loyers modérés". Un exemple parfait de dégoulinante démagogie et de méconnaissance du salariat : 7 heures de travail par jour avec une pause de 30 minutes, c'est une journée de 6 h 30 soit une semaine de 32 h 30 pour 1 250 € nets par mois. Que Le Maire nous donne le nom de la boîte et nous y embauchons immédiatement !

Par ailleurs, si les voisins de ces salariés habitent des logements à loyers modérés, c'est que eux-mêmes habitent des logements à loyers modérés donc qu'ils paient des loyers identiques  ! Avantage zéro.

Enfin, rappelons que le RSA pour un couple sans enfant est de 678 € par mois, auquel il faut retirer les APL. Cela fait déjà pour deux personnes moitié moins que le salaire cité... en imaginant qu'une seule personne travaille !

Bref ! Bruno Le Maire donne un exemple erroné de bout en bout qui prouve qu'il ne connait pas les horaires de travail des salariés et qu'il utilise la démagogie pour faire croire que l'on gagne autant en travaillant qu'en ne travaillant pas.

Qui veut-il convaincre ainsi ?

Dans les quartiers populaires, où se trouvent la majorité des logements à loyers modérés, le vote FN et le vote UMP est lui aussi modéré : les français qui y habitent connaissent bien les difficultés dans lesquelles se débattent les plus pauvres d'entre eux.

Reste les habitants des zones rurales pour lesquels droite et extrême-droite se retrouvent pour dépeindre une France où les quartiers populaires seraient des zones de non droits, pleins d'assistés qui vivent royalement, de trafiquants de drogue et d'islamistes armés, menaçant tôt ou tard la paix de nos campagnes.

Méconnaissant le territoire eurois et méconnaissant les difficultés des salariés, Bruno Le Maire navigue dans les mêmes eaux troubles que le Front National pour tenter de se refaire une virginité malgré un bilan catastrophique de son gouvernement et une défaite mémorable de son candidat, Nicolas Sarkozy, le 6 mai dernier.

En quelques interviews, le candidat de l'UMP nous aura montré qu'il est lui aussi prêt à se compromettre avec le Front National, du moins ses idées, pour assurer sa survie politique.

Ce n'est pas l'intérêt des eurois, encore moins celui des travailleurs que nous défendons et que représenteront bien mieux à l'Assemblée nationale nos candidats Sandrine COCAGNE et Thierry DESFRESNES !

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 08:44

Licenciements, chômage, croissance... les chiffres cachés d'un capitalisme toujours en crise.

La presse avait relayé pendant la campagne électorale une information selon laquelle le gouvernement, par la voix de Xavier Bertrand, avait donné consigne aux grandes entreprises de temporiser leurs annonces de licenciements. Histoire de ne pas trop gêner la réélection du président-candidat Sarkozy.

La campagne est passée et Sarkozy battu. Les chiffres tombent, négatifs.

C'est d'abord Arcelor Mittal qui annonce dès mardi, deux jours après le second tour de l'élection présidentielle, que le groupe est en surcapacité et ne relancera pas la production d'acier à Florange. C'était pourtant une annonce faite en début d'année. Les salariés savent que leur site est en sursis, d'autant plus qu'un projet nommé Ulcos et annoncé de longue date est suspendu... avant de disparaître complètement ?

C'est ensuite General Motors qui annonce la vente de son site strasbourgeois de 1 000 salariés, site acheté pour l'euro symbolique en septembre 2010. Pour le syndicat CGT, toutes les belles promesses faites par le groupe américain à la reprise du site, notamment en termes d'investissements futurs, n'ont servi que de carotte pour motiver les salariés le temps que les commandes en cours soient satisfaites. C'est désormais le cas : GM se débarasse de son usine.

Au delà de ces annonces noires pour l'emploi, c'est toute l'économie française qui peine.

Ainsi, les chiffres de prévision de croissance viennent aussi de sortir après ce second tour de l'élection présidentielle. Et la croissance est annoncée nulle pour le second trimestre 2012. En panne. Et dire que la droite et l'Europe veulent accentuer l'austérité !...

Côté mauvais chiffres, il y a malheureusement encore une fois celui du chômage annoncé à plus de 10 % pour fin 2012.

La liste pourrait continuer mais l'objectif de cet article n'est pas de noircir le tableau mais de montrer que tous ces chiffres ont été retenus par le pouvoir, avec le soutien du patronat, pour ne pas pénaliser le candidat du capital, Nicolas Sarkozy,

Même si le combat pour sauver le soldat Sarkozy a été perdu, la réalité économique et les choix financiers ont fini par ressortir.

Le constat économique est accablant : la crise du capitalisme continue et ce sont les salariés, partout en Europe, qui en paient les pots cassés, par du chômage, de la précarité, un pouvoir d'achat qui recule, des droits sociaux qui disparaissent, des services publics qui n'assurent plus correctement leur rôle d'enseignement, de soin, de protection, de justice,...

Comme en Grèce, le peuple français doit se saisir des prochaines élections législatives pour renvoyer aux oubliettes de la politique ceux qui se complaisent dans une gestion comptable d'un système économique qui détruit les peuples et l'environnement.

A la différence de la Grèce, il se trouve un France une gauche radicale rassemblée au sein du Front de gauche et prête à prendre ses responsabilités, à dire non aux mesures d'austérité venues de l'Europe et de la Banque Centrale Européenne.

Lors de cette campagne des Législatives, les communistes, au sein du Front de Gauche, n'auront qu'un seul adversaire : le capitalisme. Notre campagne dénoncera tous ceux qui, sous un discours social, libéral ou nationaliste font le jeu du capitalisme, qu'ils soient de gauche, de droite ou d'extrême-droite.

Ouvrir une brèche dans trente ans de dégradation de la société française, c'est rassembler les travailleurs, tous les travailleurs, et combattre le système qui nourrit cette minorité de profiteurs qui vit dans les beaux quartiers de la région parisienne de spéculation et des dividendes sur action.

Aujourd'hui, la seule force radicale à gauche qui combat ce système, c'est le Front de Gauche !

L'alternative à l'austérité et au chômage, c'est le Front de Gauche !

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 09:26

Nationalisation de la compagnie pétrolière YPF en Argentine, nationalisation de la compagnie électrique TDE en Bolivie : les gouvernements de la gauche radicale sud-américaine nous ouvrent la voie.

Le président bolivien, Evo Morales, confronté à des revendications sociales croissantes, a nationalisé mardi l'entreprise à capitaux espagnols gestionnaire des deux-tiers du réseau électrique du pays, deux semaines après que l'Argentine a exproprié Repsol de sa filiale YPF
Evo Morales, premier président amérindien de Bolivie et membre de la gauche radicale latino-américaine, a signé mardi un décret pour prendre le contrôle des 99,94% de Transportadora de Electricidad (TDE) détenus par Red Eléctrica Internacional, filiale du groupe espagnol Red Eléctrica Corporacion (REE), gestionnaire du réseau de transport d'électricité espagnol.
"Ce décret suprême a pour objet de nationaliser en faveur de l'Entreprise nationale d'électricité (ENDE, publique), au nom de l'Etat, le paquet d'actions que possède l'entreprise Red Eléctrica Internacional (REI) dans l'entreprise Transportadora de Electricidad", a déclaré M. Morales lors d'une cérémonie publique au palais présidentiel à La Paz.
Le président a également ordonné aux forces armées de "prendre le contrôle de la direction et de l'administration" de TDE dont les locaux se trouvent à Cochabamba, à 400 km à l'est de La Paz, ce qui a été aussitôt fait.
M. Morales a expliqué que sa décision était due "aux faibles investissements" de l'entreprise, qui depuis sa privatisation aurait investi "en moyenne environ cinq millions de dollars par an".
TDE, dont les actifs brut s'élevaient à 225 millions de dollars en 2005, selon les derniers chiffres disponibles sur le site internet de l'entreprise, gère 73% des lignes électriques de la Bolivie (http://www.tde.com.bo).
L'entreprise a été privatisée en 2007, sous le gouvernement ultra-libéral de Gonzalo Sanchez de Lozada, et adjugée à l'espagnole Union Fenosa, qui a cédé ses parts en 2002 à Red Eléctrica Internacional.
Selon des médias espagnols, Red Eléctrica s'est dit "surprise" et a déclaré espérer "parvenir à un accord avec le gouvernement bolivien sur une compensation adéquate".
A Madrid, des sources gouvernementales ont indiqué à l'AFP que les autorités espagnoles étaient en train de "recueillir des informations" après la décision du président Morales.
Elles estimaient toutefois que celle-ci était "un cas distinct" de l'expropriation il y a 15 jours de 51% de la compagnie pétrolière YPF, filiale argentine de Repsol, par les autorités argentines.
Mi-avril, la présidente argentine Cristina Kirchner avait annoncé que 51% d'YPF, contrôlée à 57% par l'espagnol Repsol, passeraient sous giron public, provoquant la colère de Madrid et de nombreuses réactions hostiles, de Washington à l'Union européenne. Repsol a estimé sa filiale à 10 milliards de dollars.
Le décret présidentiel bolivien stipule que l'évaluation des actifs de TDE serait menée dans les 180 jours, afin de procéder à leur paiement.
Le président Morales, au pouvoir depuis 2006 et qui a déjà profité des célébrations du 1er mai pour annoncer la nationalisation de filiales de multinationales dans les secteurs des hydrocarbures (Repsol, 2006 ou AirBP, 2009), de l'électricté, des télécommunications (TELECOM, 2008) ou des mines (Glencore, 2010), est confronté depuis des semaines à une grogne sociale croissante.
La situation sud américaine ressemble à de nombreux égards à la situation française ou les compagnies énergétiques ont été dépecées (séparation de EDF de GDF, création de ErDF) avant d'être privatisées (Elf-Total, EDF puis GDF devenu GDF Suez).

Depuis, les tarifs énergétiques flambent et les réseaux sont souvent qualifiés de vétustes, notamment en zones rurales. Les bénéfices ainsi réalisés ne vont aucunement dans les poches des salariés, dont les effectifs fondent et dont les salaires stagnent.

Avec Jean-Luc Mélenchon, le Front de Gauche et le PCF proposent que l'état reprenne la main sur le secteur stratégique de l'énergie, comme sur ceux de la finance, de la santé ou de l'eau.
L'Amérique du sud nous montre l'exemple dans ses choix politiques et, également, dans ses choix économiques, puisque ces pays sont à l'abri de la crise capitaliste mondiale.

Une politique courageuse à gauche est possible. Pour cela, il faut une gauche qui ne se complait pas dans un défaitisme face aux marchés financiers, mais bien une gauche combative comme celle qu'incarne l'alliance du Front de Gauche.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 08:54

Les partis de l'alternance entre gauche libérale et droite libérale ont subi une véritable défaite aux élections du dimanche 6 mai en Grèce mais peuvent espérer garder le pouvoir.

Le pays le plus faible économiquement de la zone euro a été le premier a subir les conséquences du laisser-aller libéral des ces trente dernières années. Entre cadeaux fiscaux aux plus riches et à l'église orthodoxe et clientélisme des deux partis qui gouvernaient le pays jusque là, la Grèce a vu sa dette exploser.

Le remboursement des dettes bancaires et l'explosion des taux accordés par les banques privées à l'état grec ont fini d'enfoncer le pays. La violence de la cure d'austérité imposée au peuple grec, sommé de régler une dette dont il n'est pas responsable (sauf d'avoir fait confiance aux socialistes et à la droite !), a fait voler en éclat le consensus social.

Une alliance droite (Nouvelle Démocratie), sociaux-démocrates (PASOK) et extrême-droite (LA.OS) a fonctionné un temps avant que la colère populaire n'oblige l'extrême-droite a quitté la coalition puis la droite à prendre ses distances.

Plusieurs démissions de députés socialistes et de droite ont entrainé l'effondrement de la majorité parlementaire.

L'Union européenne avec le FMI ont alors pris le contrôle du pays, tel une quelconque colonie.

Effondrement des deux partis du système

C'est cette dérive économique, cette cure d'austérité imposée aux victimes de la finance et cette soumission à l'Europe et aux banques que les électeurs grecs ont sévèrement punis dans les urnes dimanche 6 mai !

Les deux partis qui dirigent le pays depuis la chute de la dictature fasciste des colonels, en 1976, ont subi une cinglante défaite :

- les socialistes du PASOK se sont effondrés de 43,90 % des voix en 2009 à seulement 13,19 % cette fois-ci (- 30,7 % !). Ils ne sont plus que la troisième force politique en Grèce et se retrouvent avec seulement 41 députés (108 sièges de perdus !) ;

- la droite de Nouvelle Démocratie baisse fortement de 33,50 % à 18,87 % (- 14,6 %) ; elle reste la première force politique malgré tout avec 108 élus ; l'atomisation du vote lui permet même de gagner des sièges (+ 17) !

A eux deux, PASOK et ND ne représentent plus que 32 % des voix et 149 députés. il en faut 151 pour avoir une majorité parlementaire !

Poussée de la gauche radicale

La surprise vient de la coalition de gauche radicale SYRIZA, partenaire du PCF au niveau européen dans le Parti de la Gauche Européenne que préside Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Avec 16,77 %, SYRIZA devient la deuxième force politique en Grèce et progresse de 12,20 % ! SYRIZA aura désormais 52 députés contre 13 auparavant (+ 39 !).

Plus radical et anticapitaliste, le Parti communiste grec (KKE) progresse aussi de 0,9 % à 8,5 %. Il gagne 5 députés à 26 députés. Sa stratégie de refus de toute alliance a dû peser négativement dans le vote populaire.

A gauche également, la Gauche Démocrate (DIMAR) se présentait pour la première fois à ces élections et obtient 6,1 % des voix et 19 sièges. DIMAR présente un discours de gauche moins clivé que les deux précédents sur l'Europe et ouvert sur une alliance avec le PASOK.

Ces trois partis de gauche totalisent 31,4 % des voix et 97 sièges.

Néo-nazis en embuscade

Des anciens députés de la Nouvelle Démocratie qui refusaient l'austérité ont présenté leur propre parti, les "Grecs indépendants". Ils prennent une part de l'électorat de droite et de centre-gauche et obtiennent 10,6 % et 33 sièges, soit la troisème place à ces élections.

A l'extrême-droite, le LA.OS pait sa compromission avec le pouvoir et passe de 5,6 à 2,7 % des voix, perdant ses 15 députés.

C'est un parti clairement fasciste, avec symboles et vestes brunes, Aube Dorée, qui remporte la mise avec 6,97 % des voix (+ 6,7 %) et 21 députés. C'est la première fois qu'un parti fasciste entre dans le parlement grec depuis la chute de la dictature fasciste en 1976, signe d'un désarroi de certains grecs pour qui un régime autoritaire mettrait de l'ordre dans un pays ou corruption et mainmise de l'étranger (l'Europe, le FMI) deviennent pesants.

Salade grecque

Ces élections ont montré l'atomisation de l'électorat grec et le risque du retour d'un pouvoir fasciste dans le pays. Les milices brunes d'Aube dorée ont organisés des ratonnades contre les militants de gauche le jour même du scrutin.

En face, près d'un tiers des grecs cherchent une solution dans une gauche de rupture avec le modèle libéral et l'austérité imposée par l'Europe et les financiers.

Quelle sera la composition du futur gouvernement ? Une alliance autour des partis de la crise, PASOK et ND, parait bien partie. Mais qui les soutiendra ?

En France, après la défaite de Nicolas Sarkozy, il va être nécessaire de dégager une majorité parlementaire pour gouverner.

Il est évident que les socialistes appelereont à nouveau à un vote utile pour se dégager une majorité absolue.

Comme en Grèce ou en Espagne, c'est la pression populaire qui permettra d'imposer le ton de la politique du nouveau président. Ne comptons pas sur les seuls élus !

Par contre, pour éviter une gestion du pays sourde aux attentes populaires, les travailleurs ont besoin d'un relai efficace au Parlement, voire même d'une force sans laquelle il n'y aura pas de majorité à gauche.

Ce relai des luttes et des attentes des mouvements sociaux au parlement, ce sont les candidats du PCF et du Front de gauche qui les incarneront, comme ils sont les relais des luttes des travailleurs depuis des années, depuis Conti, Renault, M-real ou Glaxo.

La gauche radicale a marqué des points en Grèce, comme l'a fait le Front de gauche à l'élection présidentielle en France.

Il est possible d'acdentuer cette poussée de la gauche radicale, pour rompre avec le libéralisme, même social.

En juin prochain, donnons-nous un maximum de députés communistes et du Front de Gauche !

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 08:49

La première étape de reconstruction d'une perspective populaire est passée avec la défaite du représentant du patronat et de la droite réactionnaire, Nicolas Sarkozy.

Hier soir, avec 17 831 000 voix et 51,67 % des suffrages exprilmés, c'est François Hollande qui a refermé la parenthèse la plus réactionnaire de l'Histoire de France depuis l'occupation. Il bat Nicolas Sarkozy de plus de 1,1 millions de voix.

Cette victoire du candidat socialiste est loin d'être un aboutissement.

Tout au long de la campagne, le candidat social-démocrate n'a eu de cesse de vouloir rassurer les marchés tout au long d'une campagne où il a tenté néanmoins de passer pour un candidat proche des préoccupations populaires. C'est une constante d'un Parti socialiste qui navigue entre deux eaux, par exemple en s'abstenant sur le traité Merkel - Sarkozy qui impose l'austérité dans notre Constitution : s'abstenir, c'est finalement laisser passer ce traité.

Avec la défaite courte de la droite à la Présidentielle, s'ouvre une campagne électorale des législatives qui est loin d'être facile pour la gauche, comme on le voit sur la première circonscription de l'Eure.

La victoire de la gauche à l'Assemblée nationale, les 10 et 17 juin prochain est possible ET nécessaire pour rompre avec la politique libérale de ces dix dernières années.

Mais, pour cela, il faudra que les électeurs se garantissent d'une dérive libérale du PS en offrant à la gauche combative que représentent le Parti communiste et le Front de Gauche, un groupe parlementaire important, un nombre de députés sans lesquels le PS ne pourra avoir de majorité au Parlement.

C'est la nouvelle donne d'après Présidentielle !

Vous avez été 11,11 % à accorder vos suffrages à Jean-Luc Mélenchon, 10,34 % dans l'Eure.

Le 10 juin prochain, au premier tour des élections législatives, nous devons amplifier ce mouvement et permettre l'élection d'un maximum de députés PCF et Front de Gauche le 17 juin, dans l'Eure et partout en France !

Dans l'Eure et dans notre secteur, la droite en tête

Dans notre département, c'est malheureusement Nicolas Sarkozy qui arrive en tête avec 52,45 % des suffrages. Un masochisme que l'on croise dans de nombreux départements. 

Sarkozy perd néanmoins près de 5 % par rapport à 2007 et plus de 21 000 voix.

Hollande est en tête dans de nombreux cantons du département et dans la plupart des grandes villes : 53,41 % à Bernay (ville gérée par la droite), 58,39 % à Brionne (ville communiste), 56,36 % à Evreux, 52,96 à Gisors (autre ville communiste), 55,99 % à Louviers, 58,45 % à Pont-Audemer ou 70,56 % à Val-de-Reuil (un record ?).

Dans le sud de l'Eure, toutes les grosses communes ont mis Sarkozy en tête, à commencer par Saint André (53,13 %), confirmant le premier tour, Nonancourt (53,76 %) ou Verneuil (55,76 %).

Cela ne met pas la gauche en position très favorable, même si le poids d'Evreux et de son agglomération contrebalance ce déséquilibre.

Nous avons un mois pour convaincre ouvriers, employés, cadres et fonctionnaires de la nécessité de battre la droite et son extrême, battre Bruno Le Maire, ministre de Sarkozy, responsable de la ruine de notre agriculture, de la fermeture de la papéterie M-real d'Alizay et de la laiterie Di Benedetto de Claville.

Vous pouvez participer à cette bataille ! Venez nous aider !

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 08:24

Toujours battu dans les sondages, le candidat de l'alliance UMP-FN doit être battu le 6 mai et, après lui, ses candidats aux Législatives les 10 et 17 juin.

Après Marine Le Pen qui n'ose pas se mouiller en sa faveur (bein que...), c'est au tour de François Bayrou de lâcher le dernier candidat de droite encore en course.

Il s'agit d'une première historique : jamais auparavant un des deux candidats retenu pour le second tour ne s'était retrouvé sans aucun soutien d'au moins un candidat battu au premier tour ! Et comme il s'agit du président sortant, le symbole est encore plus fort.

Pour autant, si l'on en croit les sondages (faut-il les croire ?), les jeux ne serait pas fait et Sarkozy remonte à 47,5 % d'intentions de vote.

A se demander si les français ne sont pas maso ?

Sarkozy, c'est un bilan catastrophique pour le pays et les travailleurs, c'est un chômage qui a explosé et qui devrait dépasser les 10 % avant la fin de l'année, c'est plus de 200 milliards d'argent public pour renflouer les banques spéculatrices en 2008 et 2009 qui ont fait exploser la dette publique, c'est le recul de l'âge de la retraite, la fermeture de tribunaux, d'écoles ou d'hôpitaux, ce sont plus de 100 000 postes supprimés dans les services de l'Etat (premier licencieur de France !), c'est une dégradation des règles du travail qui accroissent la précarité, ce sont des dizaines de milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches chaque année (niches fiscales, ISF, bouclier fiscal), c'est la guerre en Libye, l'alignement sur les Etats-Unis et l'OTAN, c'est l'annonce d'une austérité renforcée dans le cadre de traités européens imposés contre la volonté du peuple français (Traité Merkel et, souvenez-vous, le traité de Lisbonne en 2007 !),...

Avec tout cela, comment voter pour ce candidat le 6 mai prochain quand on est salarié, fonctionnaire ou ouvrier notamment, retraité, jeune ou patriote ?

Certes, le vote Hollande n'ouvrira pas les portes d'une société meilleure. Nous sommes d'accord.

La priorité aujourd'hui est bien d'en finir avec un pouvoir de droite qui mène depuis cinq ans une politique de régression sociale comme jamais la France n'en avait vécue depuis la Libération !

Le 6 mai, la priorité, c'est donc de battre Sarkozy et de la battre franchement.

La campagne s'arrête ce soir mais chacun, autour de soi, peut encore en parler à ses proches.

Mais ensuite ?

Ensuite, c'est à la majorité parlementaire actuelle, UMP et Nouveau Centre, qu'il faudra s'attaquer.

Sans députés pour appuyer Sarkozy, celui-ci n'aurait jamais pu mener la politique qu'il a mené. Toutes ses réformes, celles des retraites, de la Justice, Hadopi ou les budgets d'austérité, tout cela est à mettre sur le bilan des députés de droite. Et des candidats UMP.

Dans notre département, quatre députés sur cinq sont UMP alors que 50 % des eurois votent à gauche.

A l'occasion des Législatives, le 10 juin prochain, il sera nécessaire de punir sévèrement ces députés qui ont soutenu la politique de Nicolas Sarkozy.

Dans notre circonscription, quelle chance ! Nous aurons un ministre de Sarkozy comme candidat !

L'ex-villepiniste Bruno Le Maire, passé dans le camps adverse pour sa carrière, est aujourd'hui ministre d'une agriculture qui a perdu 25 % de ces effectifs depuis dix ans et qui voit disparaître ses élevages, ses maraîchers et ses arboriculteurs sur l'autel de la concurrence libre et non faussée, leitmotiv d'une droite au service des multinationales.

Pour les Législatives, la droite sera donc notre adversaire, celle de la classe ouvrière comme de tous les travailleurs.

Mais pour qui voter ?

Comme au niveau national, l'élection de François Hollande ne fera pas tout.

Bien timoré sur les question social, le futur président socialiste (le moindre mal, répétons-le !) devra s'appuyer sur une majorité parlementaire.

Si nous voulons une véritable politique de rupture avec les choix libéraux de ces trente dernières années et remettre l'Humain au coeur des choix politiques, avant la finance et l'égoïsme des capitalistes, il faudra que le prochain gouvernement soit aiguilloné par un Parlement réellement de la gauche combative.

Aux législatives, il ne devra pas y avoir de majorité sans Front de Gauche, sans députés communistes.

Les 10 et 17 juin prochain, dans la prolongation des Présidentielles, il sera nécessaire de poursuivre la poussée du Front de gauche et de faire élire un maximum de députés du Front de Gauche.

Pourquoi pas ici, dans notre circonscription ? Une victoire de la candidate communiste Sandrine COCAGNE face à l'emblématique ministre de Sarkozy Bruno Le Maire serait un symbole fort.

Alors, dans la foulée du 22 avril, renversons Sarkozy le 6 mai et Bruno Le Maire les 10 et 17 juin prochain !

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Published by Solidaire - dans Dans le département
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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 09:21

Hollande ou Sarkozy ? Social-démocrate converti au libéralisme ou libéral converti au national-populisme ?

Le débat d'hier soir entre François Hollande et Nicolas Sarkozy aura permis, on l'espère, d'éclaircir l'avenir politique du pays des nuages bruns qui le menacent. Il n'aura cependant pas permis de mettre en évidence de véritables ruptures politiques dans la façon d'affronter la mondialisation libérale.

Les médias claironnent sur les 17,79 millions de français qui ont suivi le débat télé et radio diffusé entre les deux candidats du second tour de l'élection présidentielle. Des spectateurs pas forcément captivés par l'un ou l'autre des candidats mais plus certainement attirés par l'affrontement entre deux personnalités bien différentes.

Qui a gagné ? Les avis divergent, suivant les opinions partisanes des commentateurs.

Ce qui est important, c'est le fonds des échanges. Quelles différences politiques ont été mises en avant ? Quelles ruptures proposent François Hollande par rapport à Nicolas Sarkozy ?

Le souci de ce débat, c'est le souci de la campagne : François Hollande propose une méthode différente de Sarkozy mais des recettes issues du même manuel, celui de la cuisine libérale.

Côté méthode, le candidat social-démocrate propose de revenir à une gestion républicaine de la République. Je sais ! Cela peut paraître une lapalissade mais, avec Nicolas Sarkozy, la République devenait une coquille vide, où l'émotion des événements servait de boussole, où la tradition républicaine de consultation des partenaires sociaux, de respect des opinions et de cohésion républicaine était constamment violée par une droite et un président jouant la confrontation sociale, la fermeture idéologique et la division du peuple français, selon les origines, religions, branches professionnelles ou appartenances syndicales.

Avec François Hollande, du moins, nous revoilà en terrain démocratique !

Par contre, sur le fonds, François Hollande n'annonce pas de rupture franche avec les dogmes politiques qui ont prévalu ces trente dernières années.

On a bien eu quelques tentatives du candidat du PS de gauchir son discours pendant la campagne. La proposition de tranche d'imposition à 75 %, isolée de toute réforme fiscale, a fait illusion quelques temps.

Sur le reste, François Hollande parle lui aussi de dette à rembourser, d'effort fiscal, d'obligations européennes. Même s'il affirme vouloir renégocier le traité européen de Sarkozy et Merkel, le fait de l'avoir déjà validé, par l'abstention des parlementaires socialistes, rend l'exercice complètement incohérent.

En tout cas, rien n'est clair sur le pouvoir d'achat des travailleurs ! Juste un vague coup e pouce au SMIC est annoncé ! On va pas aller bien loin alors que carburants, gaz, électricité, loyers ou alimentation voient leurs prix grimper ! !...

Contre le milieu de la finance, François Hollande sort les griffes à Paris et se transforme en agneau à la bourse de Londres. On se souvient de son "I am not dangerous" prononcé à la City. Je ne suis pas dangereux ? Tout est clair !

Pour ce second tour de l'élection Présidentielle, nous avons donc le choix entre deux candidats qui ne proposent pas de rupture avec le modèle libéral qui détricote la société française et les sociétés européennes pour le compte de la finance et de quelques centaines de riches familles.

C'est pourtant là le cœur du débat : peut-on changer de politique en France et en Europe sans changer la logique qui gouverne nos sociétés ?

Le Parti communiste, bien évidemment, pense que non, et avec lui ses partenaires du Front de gauche. C'est tout le sens de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et du programme partagé, soutenus par 11,11 % des français le 22 avril dernier.

Ce sera encore une fois cette nécessité de rompre avec le libéralisme que porteront les candidats du Front de gauche, notamment les communistes, pour la campagne des législatives qui suit cette élection présidentielle. Une élection d'autant plus importante que c'est le parlement qui vote les lois et ques les travailleurs auront la possibilité de renforcer l'actuel groupe communiste et républicains. Un parlement avec un fort contingent de députés du Front de gauche, communistes notamment, c'est un parlement où rien ne pourra se décider sans le soutien de la gauche combative que nous incarnons.

Alors, si le 6 mai il faut en finir avec le cauchemar Sarkozy, la rupture avec la finance et l'austérité se décidera avec les élections Législatives des 10 et 17 juin prochain et l'élection d'un puissant groupe Front de Gauche.

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