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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:05

Le nouveau gouvernement socialiste annonce déjà qu'il va devoir faire des économies.

Ce n'est pas faute d'avoir prévenu ! Durant toute cette campagne, les militants communistes ont cherché à démontrer qu'une majorité absolue socialiste finirait infailliblement par mener une politique austéritaire, incapable qu'est le parti socialiste a affronté le capitalisme, notamment les puissances financières qui le contrôlent.

Qui dit "économies", dit "austérité"

Malgré quelques charmantes mesurettes qui passent pour des aumônes, comme l'augmentation minimale du SMIC, ce sont bien des mesures de rigueur qui sont annoncées par le PS.

Pour expliquer ces mesures, le gouvernement s'appuie sur un taux de croissance revu à la baisse par rapport aux "estimations" volontairement gonflées de la droite avant les élections. Le gouvernement ne table plus que sur 0,3% cette année, contre 0,7% escomptés par l'équipe de François Fillon, et 1,2% l'an prochain, contre 1,7% attendus jusque-là.

Ces taux de croissance revus à la baisse entrainent un troisième plan anti-déficits, après ceux d'août et de novembre derniers (établis par la droite), pour réaliser sept à dix milliards d'efforts supplémentaires. Objectif annoncé : ramener comme promis (par Sarkozy) le déficit public de 5,2% du PIB en 2011 à 4,5% fin 2012.

Il y aura donc bien une rigueur de gauche !

Jean-Marc Ayrault avait déjà annoncé que seuls 10 000 postes d'enseignants allaient être recréés à la rentrée prochaine quand la droite en supprimait 30 000. Ces postes se feront au détriment d'autres administrations publiques. Ce n'est plus le non remplacement du départ en retraite d'un fonctionnaire sur deux mais c'est déshabiller Pierre pour habiller Paul. On progresse ? Pas sûr !

De la même façon, le gouvernement socialiste annonce de nouvelles rentrées fiscales par des hausses d'impôts qui viseront, en priorité, les contribuables les plus aisés et les grosses entreprises (pétroliers et banques). L'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et la fiscalité des successions et donations, abaissés au cours du dernier quinquennat, seront ainsi relevés. Relevés mais pas rétablis à leurs taux antérieurs ! plusieurs dizaines de milliers de contribuables au patrimoine allant jusqu'à 1,2 million d'euros seront encore exonérés alors qu'ils payaient l'ISF avant Sarkozy ! Une bonne affaire pour eux mais pas pour l'Etat !

Défiscalisation, piège à cons

La droite et le patronat tentent de mettre sous pression un gouvernement déjà modérément réformateur, notamment sur le dossier de la défiscalisation des heures supplémentaires. Avec la complicité de quelques médias et des reportages dans des petites entreprises sous pression de leurs commanditaires (les plus grosses entreprises, cqfd !), la droite tente de nous faire croire que l'annulation de cette défiscalasation menacerait les entreprises et ferait perdre des revenus aux salariés qui en bénéficient.

Comment faisaient ces entreprises il y a quatre ans, quand n'existait pas cette défiscalisation ? Et comment vivaient ces salariés avant ?

N'oublions pas que "défiscalisation" veut dire prise en charge des cotisations sociales par l'Etat donc par le contribuable donc par l'impôt donc... par l'ensemble des salariés ! Ce que gagne d'un côté un salarié "éxonéré" (un pourcentage sur des heures supplémentaires qui, de toute façon, devraient être payées !), il le perd avec l'affaiblissement des services publics et le renchérissement de ces services (frais de santé laissés à la charge du malade, coûts des études pour ses enfants,...). Et d'autres paient ces exonérations (par l'impôt) sans en avoir de bénéfices !

Ce qu'il faut, ce ne sont pas des exonérations de charges sur les heures supplémentaires mais de réelles augmentation de salaires comme l'exige le Parti communiste avec le Front de Gauche, notamment en amenant le SMIC à 1 700 € ! Par ailleurs, exonérées de charges sociales, ces heures sup' ne contribuent pas au calcul de la retraite future de ces salariés qui sont grugés aussi par ce biais là !

Europe : la pilule amère de l'austérité enrobée d'une fine couche de croissance

Malgré les appels répétés d'économistes et des communistes, François Hollande a cédé devant Bruxelles et le gouvernement Merkel sur le dossier européen.

Les médias ont beau tenté d'expliquer qu'un "Pacte de croissance" a été adopté grâce au président français, il n'en reste pas moins que ce pacte est une goutte d'eau dans l'océan !

Avec 120 milliards d’euros à dépenser sur 3 ans, qui peut penser que cela pèsera sur l’économie de la zone euro, dont la richesse totale (le PIB) est d’environ 12 000 milliards ? De plus, sur ces 120 milliards, 55 étaient prévus de longue date en tant que fonds structurels et 35 milliards avaient été prévus en décembre dernier quand on avait annoncé l’accroissement des moyens de la Banque européenne d’investissements. Les fameux "projects bonds" ne porteront que sur… 4,5 milliards.

En fait, il n’y a guère que 30 milliards d’argent frais sur ces 120 milliards, qui seront de toute manière bien insuffisants face à la situation économique de la zone euro. La pacte de croissance apparaît ainsi dans sa réalité : un prétexte pour faire voter le pacte de stabilité exigé par l’Allemagne ! François Hollande ne se contente pas de se parjurer, il se ridiculise.

Refus des communistes de s'associer au gouvernement socialiste

Déjà au lendemain des Législatives, les militants communistes avaient rejeté l'idée de participer au gouvernement socialiste, le PS refusant de modifier son programme politique et économique.

Avec les premières mesures d'austérité annoncées et la capitulation européenne de François Hollande, ce sont les députés communistes, et avec eux, ceux du groupe de la gauche Démocrate et Républicaine de l'Assemblée (15 députés) qui ont décidé de s'abstenir sur le vote de confiance du gouvernement, mardi dernier.

C'est le président du groupe, André Chassaigne, bien connu des eurois pour son soutien aux salariés de M-real, qui s'est exprimé à la tribune de l'Assemblée mardi en mettant en avant que  "après l'annonce d'une hausse minimaliste du Smic", l'annonce la semaine dernière par l'hôtel Matignon d'une stabilisation des dépenses de personnel de l'Etat est "une seconde très mauvaise nouvelle". "Comment en effet prétendre relancer la croissance en éteignant tous les moteurs possibles de cette relance ? Où sont les perspectives sans hausse des salaires, sans investissements publics, sans mobilisation du crédit bancaire, sans relance de l'emploi industriel ?. Autant de questions sur lesquelles les communistes ont avancé des propositions pendant la campagne électorale.
Le député communiste auvergnat a aussi critiqué la décision du président François Hollande de faire ratifier par le parlement le traité sur la stabilité financière dans l'Union européenne. "Destiné avant tout à rassurer les marchés financiers, ce traité ne s'attaque à aucune des causes de la crise actuelle. Il en aggrave au contraire les conséquences en durcissant les politiques d'austérité et en consacrant la mise sous tutelle européenne des politiques économiques et budgétaires nationales".
Il dénonce aussi le pacte de croissance assortissant ce traité jugé "trop modeste".

Comme nous n'avons eu de cesse de l'exiger depuis la campagne présidentielle, André Chassaigne a demandé que "les Français soient consultés par référendum" sur le traité européen.

Décidément, les inquiétudes portées par les communistes et le Front de gauche pendant la campagne législative se réalisent : une majorité absolue socialiste à l'Assemblée est incapable de mener une politique offensive face au capitalisme.

Cohérents avec eux-mêmes et leur parole, les communistes et leurs élus refusent de s'associer à une majorité et à un gouvernement qui perpétuent une politique d'austérité, même "améliorée", qui enfoncent les peuples dans la misère, comme on le voit en Grèce ou en Espagne, par manque de courage face aux actionnaires.

Cohérents avec leur stratégie, les communistes et leurs élus continueront de rassembler le peuple pour contrebalancer la puissance des classes possédantes et à appuyer toute mesure qui ira dans le sens du rééquilibrage des forces en faveur des travailleurs.

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 09:48

Deux visions politiques s'affrontent face à la crise et à la dette publique : ceux qui ne jurent que par l'austérité et ceux, moins connus et moins médiatisés, qui préconisent la relance économique.

Du PS à l'UMP, et même au FN, tout le monde politique relaie les messages alarmistes de certains courants économiques sur la catastrophe que représenterait la dette publique. Une seule solution est envisagée : la rigueur.

Ce message, on nous le rabat depuis des années via les partis "de gouvernement", ceux qui sont "responsables" (les autres étant logiquement "irresponsables"), les grands médias, les économistes de la télévision (triés sur le volet) ou, encore moins neutres, les organismes internationaux qui travaillent à la libéralisation de l'économie, tels l'OMC, le FMi ou l'Union européenne.

Face à la crise, une seule stratégie : la rigueur !

Difficile aujourd'hui d'échapper à ce raccourci intellectuel qui veut que, face à la crise, il faut que les états et les travailleurs se serrent la ceinture ! Beaucoup d'entre nous acceptent cette idée avec fatalisme et les médias dominants n'ont même plus besoin d'argumenter pour nous asséner le message.

C'est le cas du "Monde", ancien journal de référence, à gauche notamment, qui a basculé lui aussi dans une vision sociale libérale du monde. S'appuyant sur un article de l'agence Reuters (agence de presse mais pas agence économique), "Le Monde" a publié récemment un article consacré à la crise dont les derniers paragraphes reprennent l'essentiel de la vision des convertis au libéralisme sur la dette :

"Si la croissance pourrait cette année être proche de la prévision gouvernementale – selon le journal du Dimanche, le gouvernement a calé sa prévision de croissance 2012 sur celle de l’Insee, soit +0,4 % - l’abaissement de la prévision gouvernementale pour 2013, actuellement de 1,7 %, est attendue dans les prochaines semaines.

L’Etat, qui dépense environ 350 milliards d’euros par an, sur une dépense publique totale d’un millier de milliards, est responsable de la quasi-totalité du déficit public, avec un besoin de financement de 90 milliards d’euros l’an dernier. Il est endetté de presque 1 400 milliards d’euros, sur une dette publique totale de près de 1 800 milliards fin mars, le reste de la dette étant contracté par la Sécurité sociale et les collectivités locales. Avec un endettement public supérieur à 89 % du PIB, la France a atteint le niveau à partir duquel des études statistiques montrent que l’activité économique d’un pays est freinée. "

C’est beau, ça. C’est de l’article de fond, qui vous donne toutes les clés pour comprendre comment fonctionne l’endettement des Etats dans le contexte actuel. Non, sans blagues ? Si, si, Le Monde selon Reuters est très clair, et les internautes émerveillés peuvent donc aller se coucher tranquilles : tout est expliqué en un seul paragraphe qui ne dit en réalité qu’une seule chose : l’Etat français s’endette trop, et son endettement public a atteint le niveau à partir duquel des études statistiques montrent que l’activité économique d’un pays est freinée. Ah bon ? Quelles études statistiques ? Comment cette dette s’accélère ? Comment la dette freine-elle l’activité économique ? La rigueur budgétaire serait donc la solution à la baisse de la dette ?...

Si on suit le Monde et ses études statistiques (qui ne viennent de nulle part puisqu’ils ne les donnent pas), la réponse est donc…qu’il faut de la rigueur pour ne pas s’endetter. Et que s’endetter freine l’économie quand elle atteint plus que 89%. Mais des études existent, comme celles effectuées par l’OFCE qui disent…exactement l’inverse. Mince alors… Le Monde-Reuters nous prendrait-il pour des tartes ?

Des économistes de renom contre la rigueur

Effectivement, des économistes de qualité, ceux de l'OFCE en l'occurence, tiennent un tout autre discours sur la rigueur. Ils rejoignent en cela les "Economistes attérés". Des économistes de profession et, surtout, indépendants des groupes financiers qui se nourrissent de la crise !

Dans la conclusion de son étude sur les perspectives 2012-2013, l'Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) écrit à propos de la rigueur, en période de crise du cycle économique :

"La réponse de l’économie à une politique de rigueur budgétaire dépend de sa position dans le cycle et de l’efficacité de la politique monétaire. En mettant en œuvre des politiques d’assainissement budgétaire en période de creux conjoncturel alors que le chômage reste élevé et que la politique monétaire est défaillante, les gouvernements européens ont interrompu le processus de reprise lente de l’économie, et ils ont pris le risque de faire replonger l’économie de la zone euro dans la récession et de favoriser une nouvelle montée du chômage."

En clair : rigueur en période de creux économique signifie récession et chômage. Ce que vivent les grecs actuellement.

"Ces politiques budgétaires restrictives auront des effets négatifs sur l’activité d’autant plus forts qu’elles sont menées dans une situation conjoncturelle où les écarts de production négatifs restent importants. En déprimant l’activité, ces politiques ne produiront pas une amélioration des finances publiques à la hauteur de l’effort consenti ex ante (au préalable, NDR). Leur conséquence sera de réactiver le jeu des stabilisateurs automatiques en générant des pertes de recettes fiscales et en occasionnant une nouvelle vague de dépenses sociales à destination des ménages fragilisés par le freinage de l’activité. S’y ajoutera la résistance à la baisse des ratios de dette publique et de déficit liée à une progression du PIB inférieure aux attentes."

Difficile d’être plus clair ! Avec le ralentissement économique lié à la rigueur, l'Etat aura moins de rentrées fiscales donc plus de difficultés à rembourser la dette que cette rigueur était sensée juguler. Et, en plus, l'Etat devra dépenser plus pour aider ses citoyens mis sur le carreau par la montée du chômage et de la misère !

Mais l’OFCE a une vertu pédagogique dans son document, c’est qu’elle amène aussi une réflexion sur l’intrication des économies, les effets de « retour de manivelle » générés par les politiques économiques. Parce que l’économie d’un pays, c’est une somme complexe d’intéractions à l’échelle d’une planète ! N’en déplaise au Monde avec Reuters et à ceux qui croient qu’un problème de dette, de crise économique à l’échelle d’une nation et d’une grande partie du monde se résout simplement en baissant les dépenses de l’Etat !

C'est ce que précise cette citation de l’OFCE, que nous dédions à ces petits joueurs qui ne pensent pas à l’avenir de nos enfants et se fichent de leur laisser de la dette. Remarquez la terminologie en économie ouverte qui souligne bien que la France, son déficit, sa dette, ne sont pas seuls dans le jeu économique :

"En économie ouverte, les chocs négatifs générés par les politiques budgétaires restrictives ne restent pas cantonnés aux seules économies nationales mais se répercutent sur l’activité des partenaires commerciaux. La restriction budgétaire d’un pays se transmet aux autres par le canal du commerce international : le freinage des importations, lié au ralentissement de l’activité dû au resserrement budgétaire, induit aussi un freinage des exportations chez ses fournisseurs. Si dans le même temps les fournisseurs eux mêmes mènent des politiques restrictives, ils subissent, en plus du choc extérieur, leur propre choc négatif et le transmettent en retour à leurs partenaires, de telle sorte que des politiques d’assainissement budgétaire non coordonnées entre en résonance et démultiplient leurs effets."

Et oui ! Si la France consomme moins, elle importe moins et freine les économies des pays qui exportent vers elle !

C'est en cela que ce qui arrive à nos voisins grecs et espagnols concerne aussi la France et que la stratégie allemande va finir par leur pêter à la figure ! L'Allemagne qui se targue de ses exportations va finir par ressentir les conséquences du ralentissement économique chez ses "clients".

Mais pourquoi appliquer cette stratégie si elle ne fonctionne pas ?

Triomphe du libéralisme économique

Depuis les années 80, le capitalisme s'est largement mondialisé et ses élites se sont rangées derrière les théories les plus libérales économiquement et les plus contraignantes socialement. Avec la fin du bloc socialiste et l'affaiblissement des partis communistes, le rapport de force entre classes capitalistes et classes laborieuses s'est inversé : les patrons, banquiers, spéculateurs sont à l'offensive contre nos conquêtes sociales.

Par ailleurs, chaque état entend défendre le pré carré de ses propres capitalistes : notez comme nos médias se félicitent du rachat par une grand goupe français d'une boîte étrangère ! Comme si le rachat de Dacia par Renault avait amélioré le quotidien des salariés du groupe ou celui de notre pays ?...

Dans le fonds, depuis 1973 et le transfert de la création monétaire des banques centrales vers les banques privées (Merci Giscard !), les états ont remis les clés de la monnaie, de la dette et de la finance aux marchés privés. Phénomène accentué avec les traités européens de Maastricht et de Lisbonne.

Aujourd'hui, la Banque Centrale Européenne prête à 1 % (environ) aux banques privées qui prêtent ensuite à 5 % (environ) aux états. Avec une telle rente de situation (4 % l'an sans efforts !), pourquoi voulez-vous que les banques et le système financier souhaitent changer quoi que ce soit ?

Comme l'explique clairement le marxisme, l'état est au service de la classe sociale dominante. Dans notre cas comme pour la majorité des pays du monde, au service de la bourgeoisie dont l'élite s'est tournée vers la finance.

Même si l'OFCE et les "Economistes Attérés" ne sont pas des marxistes, ils appuient là où ça fait mal (sur l'austérité) et démontrent que les discours et politiques sur l'austérité ne mèneront à rien de bon pour nos économies et pour les peuples qui subissent cette austérité.

Rigueur et austérité ne sont que des moyens de pressurer un peu plus les peuples via les états pour enrichir les banques, donc leurs actionnaires, et pour baisser les salaires et les charges sociales au bénéfice des multinationales, donc de leurs actionnaires.

Il ne sert donc à rien de poursuivre des politiques d'austérité budgétaires et de réduction de la dette. Ce qu'il faut, c'est tout bonnement arrêter cette extorsion de fonds que représente la dette et son remboursement et lutter pour que les intérêts de la population gouvernent l'économie et non que les intérêts de quelques uns écrasent le reste de l'Humanité.

Reprenons le contrôle de nos destins !

L'austérité n'est pas une fatalité ! Et s'ils ont l'argent et le pouvoir, nous avons avec nous notre nombre et notre rôle irremplaçable dans la création des richesses que les capitalistes s'approprient.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 10:40

L'Europe comme elle va : un vaste marché géré pour le compte des spéculateurs par des commissaires européens.

La démocratie en Europe est un slogan plus qu'une réalité. Les différents traités imposés aux peuples d'Europe sans leur consentement ou contre leur vote (Traité de Lisbonne rejeté par français, hollandais et irlandais) sont un exemple de la manière dont cette Europe des marchands considère la voix du peuple : une caution quand elle va dans le sens de leurs intérêts.

A la tête de cette Europe, il y a des Commissaires européens, des commissaires politiques, comme du temps de l'Union soviétique, chargés de veiller à ce que la ligne idéologique de l'Europe soit respectée. Il ne s'agit pas de socialisme en Europe, pas du tout ! Ces commissaires européens sont là pour défendre le capitalisme dans sa version la plus radicalement libérale, celle qui ouvre en grand les portes des marchés et soumet les travailleurs à une concurrence acharnée entre eux.

Ces commissaires européens sont nommés par les états mais n'ont de compte à rendre à personne. Ils ne sont pas désignés par les peuples, ils ne sont pas élus et ne peuvent donc pas être renvoyés par les électeurs dans le cadre d'une élection. Ils sont au dessus du peuple, au dessus des parlements, au dessus de la démocratie.

L'exemple des négociations européennes autour de l'ACTA en sont la parfaite illustration avec un commissaire européen qui annonce que, malgré l'opposition des députés européens (élus, eux !), la Commission de Bruxelles signera le traité.

"Cause toujours !" comme le rappelle le site "L'Informaticien" :

Le commissaire européen Karel de Gucht, fervent défenseur du traité ACTA, indique qu’il ignorera purement et simplement le rejet du texte par le Parlement qui devrait avoir lieu la semaine prochaine. L'ACTA est un Accord anticontrefaçon très critiqué et poussé par les majors américains.

On connaît l’adage qui dit que la dictature c’est «ferme ta g…l»  alors que la démocratie «c’est cause toujours». Le commissaire belge (chargé du commerce) Karel de Gucht vient d’en fournir une brillante illustration.

Selon notre confrère Glyn Moody, M. de Gucht s’exprimait voici quelques jours suite au rejet (le 5ème) du traité par la commission ad-hoc. Ses propos, brefs, sont pourtant sans ambigüité.. « Si vous décidez d’un vote négatif avant que La Cour européenne ne statue, laissez-moi vous dire que la Commission continuera cependant à poursuivre la procédure actuelle devant la Cour de Justice, comme nous y sommes engagés. Un vote négatif ne stoppera pas la procédure devant la Cour de Justice. ». Vous l’aurez compris : l’avis du Parlement Européen – les représentants du peuple européen – compte pour du beurre.

Rappelons d’ailleurs que le contenu du projet a mis très longtemps à être connu des représentants élus, la commission gardant le secret le plus longtemps possible. Un avis négatif de la Cour de Justice européenne quant à la conformité du traité par rapport aux lois européennes ne fait pas plus peur que cela au Commissaire. « Si la Cour pose des questions sur la conformité de l’accord avec les Traités, nous évaluerons à ce stade comment cela peut être pris en compte ». Autrement dit : même pas peur !

Françoise Castex, députée socialiste européenne en pointe dans le combat contre ACTA, condamne fermement cette attitude. « Non seulement, c’est une méconnaissance des traités européens mais cela témoigne en plus d’un mépris du Parlement européen. De manière générale, la volonté de la commission de ne pas associer le Parlement aboutit à ce résultat. Depuis le début, nous avons demandé plus de transparence. Si certaines de nos objections avaient été entendues, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Cette logique d’associer systématiquement la contrefaçon au téléchargement illégal est complètement stupide. Faire croire que la répression et le filtrage allaient mettre fin au téléchargement illégal est ridicule ».

A l’heure où les citoyens européens dans leur ensemble manifestent de plus en plus leur défiance contre l’Europe et tout particulièrement la Commission, la posture du commissaire de Gucht ne peut que contribuer à renforcer cette défiance. Signalons par ailleurs que M. de Gucht se retrouve actuellement au cœur d’une affaire fiscale qui ne devrait pas contribuer à renforcer son crédit. L’inspection spéciale des impôts de Belgique vient de conclure voici quelques jours que Karel de Gucht avait omis de déclarer voici quelques années une plus-value d’environ 1,2 million d’euros ce que ses avocats contestent.

Ce n'est pas la première fois que les liens entre firmes privées et commissaires européens viennent perturber la "lecture" des choix de ces commissaires, comme le fait que des commissaires qui quittent leur fonction se retrouvent par la suite dans des multinationales (privées) des secteurs qu'ils géraient. Ambigü.

L'Europe ne fait plus rêver.

L'Europe ne protège pas ses citoyens, elle ne crée pas de prospérité, elle sert uniquement à contourner les souverainetés nationales au profit des tenants de la mondialisation capitaliste.

La démocratie et la nation sont des cadres dangereux pour les capitalistes car ce sont dans ces cadres que s'organisent les peuples et les classes populaires. C'est dans le cadre des états-nations qu'ont été acquis les droits sociaux, les services publics et les législations du travail.

Détruire les cadres nationaux et imposer un capitalisme dur par en haut, ce sont les fonctions de l'Europe depuis les années cinquante et la création de la Communauté Economique du Charbon et de l'Acier puis de la Communauté Economique Européenne.

Le repli nationaliste n'est pas non plus une solution aux problèmes des peuples d'Europe.

Face à une Europe technocratique au service du capitalisme, les peuples d'Europe ont besoin de reprendre leurs destins en main, certes, mais dans un esprit de collaboration et de solidarité entre eux, pour construire un autre modèle économique, quir especte les souverainetés et les intérêts de chaque peuple.

D'une Europe technocratique et libérale, passons à une Europe démocratique et solidaire !

C'est le projet des communistes et de leurs partenaires européens, communistes ou non.

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 09:03

A trois ans de distance, se répète au Paraguay un scénario de coup d’Etat mis en pratique au Honduras en juin 2009. (Relire : Honduras contre Vénézuela : où sont les dictatures ? )

Dans les deux cas, un organe du pouvoir resté aux mains des représentants de la classe dominante destitue le président légalement élu. Le coup d’Etat respecte les apparences de la légalité.

En 2009, le PCF dénonçait le coup d’Etat au Honduras, les complicités dont les putschistes bénéficiaient du côté de Washington. Le risque existait que cette méthode soit réutilisée ailleurs si l'opération fonctionnait.

Dès 2009, la grande presse internationale accordait un soutien passif ou actif aux putschistes et le quotidien Libération vient de reproduire à chaud le même type de comportement. Voici ce qu’il publie à propos du coup d’Etat au Paraguay : « Le président paraguayen Fernando Lugo a été officiellement démis de ses fonctions vendredi à l’issue d’un procès politique en destitution de quelques heures mené devant le Sénat, a constaté un journaliste de l’AFP. » C’est la phrase suivante qui donne clairement l’opinion du journal : « Elu en 2008 avec le soutien d’une large coalition d’une vingtaine de partis, M. Lugo avait progressivement perdu l’essentiel de ses partisans au Parlement après une série de désaccords politiques. »

Carte_du_Paraguay.pngEn réalité, Fernando Lugo, qui a été élu au suffrage universel en tant que président avec un fort appui populaire, n’a jamais eu de véritable majorité parlementaire pour mener à bien son projet car les deux partis traditionnels de la droite dominaient les institutions parlementaires : il s’agit du parti libéral et du parti Colorado, ce dernier ayant appuyé la dictature de Stroessner entre 1954 et 1989. Le parti Colorado a exercé sa mainmise sur le gouvernement et l’Etat paraguayens durant 62 ans !

Après son élection, Fernando Lugo a dû négocier le soutien du parti libéral dont une partie importante des dirigeants s’était opposée à la dictature de Stroessner. C'est le cas de Domingo Laino, qui a lutté contre la dictature de Stroesner et pour cette raison a été expulsé du pays (de 1982 à 1987) et qui a été le candidat libéral à la présidence du Paraguay (il a obtenu 32,1% en 1993 et 42,6% en 1998).

Donc contrairement à ce qu’affirme Libération, Lugo n’a pas perdu l’essentiel de ses partisans au parlement. Ses partisans à proprement parler étaient très minoritaires dans le parlement et ils sont restés avec lui. Ses liens avec Domingo Laino et ses partisans, se sont même renforcés.

En revanche, la direction du parti libéral auquel appartient le vice-président Federico Franco qui vient de prendre le pouvoir n’a soutenu Lugo que comme la corde soutient le pendu. Il n’a jamais fait partie des partisans de Lugo. Le parti libéral était un allié qui bloquait toutes les tentatives de réaliser les profondes réformes sociales et économiques dont le pays a besoin. Malgré ce blocage, les réalisations sociales du gouvernement Lugo, bien que limitées, étaient incontestables et la popularité du président est réelle.

Depuis le début du mandat de Fernando Lugo, le vice-président Federico Franco a multiplié les critiques contre le président au mépris du compromis politique qui les liait. Il vient d’accéder à la présidence grâce au soutien de l’oligarchie qui a gardé le contrôle des institutions parlementaires suite à des décennies de domination politique sur le pays où le clientélisme joue un rôle clé.

Le 22 juin 2012, suite à une procédure expéditive, le Sénat paraguayen contrôlé par l’oligarchie mécontente des réalisations de Fernando Lugo a destitué le président démocratiquement élu au suffrage universel en 2008. Une sentence écrite à l’avance et vite expédiée. Des droits de la défense bien peu respectés pour un chef de l’État mis en accusation par le Parlement. Un motif de destitution brandi sans enquête judiciaire de fond sur les faits incriminés : en l’occurrence, l’affrontement sanglant, le 15 juin dernier à Curuguaty (Nord-Est, frontalier du Brésil) entre des paysans réclamant une redistribution des terres et les forces de l’ordre, qui a fait onze morts parmi les premiers et six dans les rangs de la police. Juridiquement possible, selon l’article 225 de la Constitution, la destitution de Fernando Lugo n’en contenait pas moins tous les ingrédients de la controverse.

De leur côté les dissidents du Parti libéral, Domingo Laino et le sénateur libéral Luis Alberto Wagner, se sont opposés le 22 juin 2012 à la décision prise par le comité politique du Parti libéral de destituer le président Lugo. Ils ont dénoncé le non respect des règles internes du parti libéral et ont affirmé qu’une telle décision ne pouvait être prise que par le directoire du Parti, instance supérieure et plus large que le comité politique.

Le 23 juin 2012, un large front de la résistance s’est mis en place pour obtenir le rétablissement de la démocratie. A la date du 24 juin, sept pays latino-américains ont retiré ou rappelé leurs ambassadeurs du Paraguay (Argentine, Brésil, Colombie, Uruguay, Pérou, Equateur, Mexique). Cinq ont annoncé qu’ils ne reconnaissaient pas le nouveau gouvernement : Venezuela, Bolivie, Equateur, Salvador et Nicaragua. Le Mercosur dont l’économie paraguayenne dépend fortement pour ses échanges commerciaux a décidé de ne pas inviter le nouveau régime à représenter le pays lors de la réunion qui se tient le 29 juin 2012 à Mendoza en Argentine. Au Paraguay, la mobilisation populaire en défense de la démocratie est en train de s’organiser. Il est important qu’elle puisse s’appuyer sur un maximum de soutien international.

Même des états satellites des Etats-Unis, Colombie, Mexique et Chili ont regretté que Lugo "n'ait pas disposé de délais raisonnables pour préparer sa défense", alors que la Commission interaméricaine des droits de l'Homme (CIDH) de l'OEA a qualifié cette transition "d'atteinte à l'Etat de droit"

Au Honduras, trois ans se sont écoulés depuis le Coup d’Etat perpétré contre le président Zelaya et contre le peuple hondurien qui l’avait élu.

Le pays est depuis plongé dans une crise sans précédent. La violence s’est considérablement accrue à l’égard de celles et ceux qui résistent pour défendre les libertés et droits fondamentaux du peuple et pour dénoncer l’orientation ultralibérale du gouvernement de Porfirio Lobo, à la solde de l’oligarchie et des transnationales complices du Coup. Les syndicalistes, mitant-e-s associatifs et des droits humains, féministes, homosexuel-le-s, membres des communautés indigènes et afro-descendantes, journalistes d’opposition, etc., subissent pressions, intimidations, harcèlements et agressions - quand ils ne tombent pas sous les balles -, de la part du pouvoir d’Etat mais aussi de la part de groupes paramilitaires et de milices privées qui sévissent en toute impunité. Dans la région de l’Aguán, la répression est continue à l’encontre des communautés paysannes dans le cadre du conflit agraire qui les oppose aux grands propriétaires terriens.

Selon Reporters sans frontières, plus de 70 avocats ont perdu la vie en trois ans pour avoir notamment défendu les victimes d’abus de la police et de l’armée, et 28 journalistes ont été tués au cours de la dernière décennie, dont 23 depuis le coup d’État (20). Le 28 juin 2012, le Front National de Résistance Populaire (FNRP) organise une mobilisation nationale à l’occasion des trois ans de ce régime funeste. 70 avocats et 28 journalistes tués et pas un article, pas un reportage ! Idem en Colombie !

En France, en dehors de cette presse française toujours prête à prendre partie en faveur des forces favorables à leurs donneurs d'ordre des milieux financiers, c'est malheureusement le silence complet. Pas de réaction du gouvernement.

Par le biais de son secrétaire national, le Parti communiste français dénonce le coup d'état au Paraguay et réclame le retour de l'ordre institutionnel, c'est à dire le retour de Fernando Lugo à son poste de Président.

Quant au Honduras, nous continuons de soutenir là bas aussi le retour du président constitutionnellement élu, Manuel Zélaya.

On aimerait voir nos médias aussi incisif sur les dossiers paraguayens et honduriens qu'ils le sont sur le dossier syrien !

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 09:50

Le Fisc a remboursé 735 millions d'euros l'an passé au titre du plafonnement à 50% de l'impôt sur le revenu. Ce dispositif phare du sarkozysme, supprimé en juillet 2011, aura coûté plus de 3 milliards d'euros sur l'ensemble du quinquennat. Des sommes dont ont bénéficié les plus riches des contribuables.

La dette et le déficit public sont les justifications d'une réduction des effectifs de la Fonction Publique et de la baisse des investissements publics, le tout accompagné de hausses de taxes comme la TVA pour réalimenter les caisses de l'Etat.

Sauf qu'une note officielle vient confirmer ce que nous disons depuis des mois : ce déficit est factice car il n'est pas dû à un mauvais fonctionnement des services de l'Etat mais a une multiplication des cadeaux faits par la droite aux plus riches de ce pays.

Bouclier fiscal : 3 milliards d'euros pour les plus riches en 5 ans !

C'est une note que le gouvernement sortant UMP s'est bien gardé de révéler pendant la campagne présidentielle: le montant des sommes perçues en 2011 par les contribuables français au titre du bouclier fiscal, mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ce dispositif, qui consiste à limiter à 50% de ses revenus le montant des impôts d'un contribuable, a coûté 735 millions d'euros à l'Etat l'an dernier, révèle Le Parisien/Aujourd'hui en France dans son édition de mardi.

"C'est presque 100 millions de plus que l'année précédente. C'est surtout plus que ce qui était prévu dans le budget", indique le quotidien qui s'est procuré une note signée du directeur général des finances publiques, Philippe Parini. "Cette note met également en avant une augmentation sensible du nombre de bénéficiaires très fortunés", ajoute le journal.

Ce document de 21 pages, précise que 13.034 contribuables ont bénéficié du bouclier fiscal en 2011. Ce chiffre est largement inférieur à celui de 2010 (16.223). Pour autant, le coût pour l'Etat n'a pas diminué. Bien au contraire.

56.400 euros remboursés en moyenne

"L'augmentation du nombre des foyers les plus fortunés explique la forte hausse du montant total des restitutions et du montant moyen restitué au titre de 2011 : 735 millions pour un montant moyen de 56.400 euros contre 636 millions pour un montant moyen de 39.230 euros l'année précédente", détaille la fameuse note. On sera donc heureux d'apprendre que la France compte plus de riches chaque année ! Les dizaines de milliers de travailleurs en instance de licenciement seront heureux de le savoir.

"Il s'agit des montants les plus élevés constaté depuis la création du dispositif", peut-on également lire. "Depuis son entrée en vigueur, le bouclier fiscal a représenté un coût de près de 3 milliards d'euros pour le Trésor public, selon le chiffrage de la direction générale des finances publiques", precise Aujourd'hui en France/Le Parisien.

La suppression du "bouclier fiscal" a été votée en juillet 2011 en même temps que la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Pourtant, affirme le quotidien, "pour cette année et l'an prochain, les dernières restitutions se traduiront par une nouvelle dépense de 800 millions d'euros. Ce sont 120 millions de plus que ce qui a été annoncé". Selon Les Echos, le nouveau gouvernement de Jean-Marc Ayrault envisagerait d'annuler les dernières restitutions. Mais ce serait techniquement et légalement difficile.

Bouclier et niches fiscales, TVA supprimée, allègements de charges : la lutte des classes possédantes

Le Bouclier Fiscal est l'une des nombreuses mesures qui ont permis aux riches français, détenteurs de parc immobilier important, d'actions ou d'entreprises, grands patrons et autres, de réduire fortement leurs contributions au financement public. La deuxième fortune de France, Liliane Bettencourt ne paie ainsi que 8 % de ses revenus annuels en impôts (dividendes de ses actions L'Oréal, notamment) alors qu'un salarié paie 20 à 25 % en Impôts sur le Revenu !

Ces rentrées fiscales importantes offertes aux plus riches manquent cruellement au budget d'un Etat que Sarkozy, Le Maire et la droite ont durement endetté, notamment avec les 250 milliards d'argents publics qui ont servi à renflouer les banques françaises.

De l'argent sans contrepartie pour les banques, d'importants allègements fiscaux pour les riches : vous comprendrez qu'il ne reste que les classes moyennes et les classes populaires pour payer !

Ces cinq ans de sarkozysme sont une illustration parfaite d'un gouvernement qui mène une lutte des classes efficace en faveur des classes possédantes, sur le plan fiscal (on vient de le voir) comme sur le plan social, avec les "réformes" (casses) du code du travail ou des retraites.

Voilà donc une étude officielle qui arrive peut-être en retard mais qui permettra peut-être d'éclairer certains travailleurs sur la réalité d'une lutte des classes dont nombre de partis politiques et de médias au service de groupes économiques privés nous disent qu'elle n'existe plus.

Rien n'est jamais donné aux travailleurs. C'est toujours la lutte, sociale et politique, qui a permis de rééquilibrer la répartition des richesses et les pouvoirs en faveur des travailleurs.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 08:46

Après le libéralisme, l'austérité est désormais une donnée inamovible de toute politique européenne. Quitte à enfoncer encore plus les peuples d'Europe dans la misère !

On peut déjà considérer que le sommet européen de ce week-end va entériner l'austérité et la rigueur comme une valeur fixe de toute politique tolérée par le régimé libéral de Bruxelles.

En effet, le leader de la fronde anti-Merkel, François Hollande, ne dénoncera pas le traité Sarkozy-Merkel de début d'année mais souhaite simplement qu'un "pacte de croissance" soit mis en place au niveau européen. Idée refusée par l'Allemagne, pour qui dépenser un deutschmark un euro au profit des européens du sud est impensable.

Cette posture du nouveau président français nous dépeint une Europe divisée en deux entre ceux qui acceptent l'austérité et ceux qui acceptent l'austérité... Vous cherchez la différence ? Nous aussi !

Rigueur et misère partout

Qu'il s'agisse de la droite européenne ou de la gauche sociale-démocrate, les choix poltiques menés à travers l'Europe vont tous dans le sens d'une rigueur budgétaire des états et d'une hausse des impôts et des taxes sur les consommateurs salariés.

En Espagne comme en Grèce, ce sont les socialistes qui ont initié les politiques nationales d'austérité dans la foulée du krach du marché de la spéculation immobilière de 2008. Au Portugal, en Italie ou en Irlande, c'est la droite.

Au Portugal, les socialistes ont refusé de s'associer à une motion de censure communiste qui aurait fait tomber le gouvernement de droite qui mène une politique d'austérité qui plonge le pays dans la récession économique et pousse le chômage à 15 % de la population active. En Grèce, les socialistes sont à nouveau au pouvoir avec la droite, toujours pour appliquer une politique d'austérité décidée par Bruxelles...

En finir avec la rigueur en France avant qu'il ne soit trop tard !

Avec le changement de majorité en France, et l'arrivée des socialistes au pouvoir, beaucoup de français espèrent un changement fondamental de politique. Ce changement a commencé... mais il ne sera pas fondamental.

La présidence de François Hollande commence dans les pas de la droite sur l'austérité et l'action militaire extérieure, la Syrie notamment. Les quelques aménagements intéressants, sur l'Education ou le SMIC, sont bien en dessous du nécessaire.

Le PCF comme le Front de Gauche considèrent que leurs analyses des causes de la crise restent aujourd'hui comme hier valables et que ne pas s'attaquer aux racines de la crise, c'est soigner une partie des symptomes sans s'attaquer à ses causes. Au mieux, on freinera les dégâts de la crise !

Si le pouvoir politique ne reprend pas la main sur les quelques milliers de financiers qui aujourd'hui spéculent sur l'économie française et européenne, jamais il ne sera possible d'envisager une politique de développement économique, de relance de l'emploi et du pouvoir d'achat !

C'est pourquoi, les communistes continuent d'exiger une forte hausse du SMIC, pour l'amener à 1 700 €, la création d'un pôle public financier, des renationalisations dans les secteurs économiques clés comme l'énergie, et un retour sur les suppressions de postes dans la fonction publique, notamment l'Education, pour donner quelques exemples.

Pour revenir sur l'Europe et l'austérité, le PCF considère qu'il est impossible de parler de politique de relance dans le cadre du traité Sarkozy-Merkel qui, justement, impose un cadre budgétaire strictement restreint et met la France sous le mandat de la Commission de Bruxelles. Il est même compliqué de faire quoi que ce soit avec une Europe tellement empêtrée dans le libéralisme que des structures essentielles comme la Banque Centrale Européenne ne sont plus là pour servir l'intérêt général mais pour sécuriser les marchés et les dépenses publiques pour le compte des milieux financiers.

Offensive européenne de la gauche communiste et anticapitaliste

Espagne, Grèce, Portugal, Italie s'enfoncent dans la crise et la récession, victimes de violentes politiques d'austérité qui ne visent qu'à permettre aux banques privées la récupération des intérêts sur les prêts accordés aux états. Ces politiques se font sur le dos des dépenses publiques, donc de l'investissement et des services publics, et sur le dos des salariés, victimes de hausses d'impôts, de taxes, et de baisses des prestations sociales, des pensions de retraite et des indemnités chômage.

Loin de régler la crise bancaire, à l'origine de la crise, ses politiques n'empêchent absolument pas l'apparition régulière de nouveaux foyers : le groupe Bankia en Espagne qui redemande 200 milliards d'euros à l'état espagnol, Chypre qui sollicite l'aide de Bruxelles pour ses banques, victimes collatérales de la crise grecque, des banques françaises et européennes déclassées par les pompiers pyromanes que sont les agences de notation,...

Il est grand temps de changer de politique, en France et en Europe ! Et si la Nation demandait aux responsables de la crise, les banques et les milieux financiers, de payer cette crise et cette dette, au lieu de faire payer les victimes ?

C'est l'ambition du Parti communiste et de ses partenaires européens, communistes ou membre du Parti de la Gauche Européenne ! Dès l'automne, une grande campagne citoyenne débutera au niveau européen pour recueillir 1 million de signatures en faveur de la création d'une banque européenne de développement économique et social.

Une véritable ambition dans une Europe construite pour les marchés, par pour les peuples.

Si le gouvernement socialiste n'a pas le courage de s'attaquer au pouvoir des marchés, ce sera au peuple de lui forcer la main, quitte à se poser la question de notre participation ou non à cette Europe au service des marchés et des marchands !

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 10:02

Après avoir bouté Guy LEFRAND de la première circonscription, Bruno LE MAIRE s'attaque au conseiller général et maire de Verneuil et au conseiller général et ancien maire de Vernon. Ambiance purge politique.

Bruno LE MAIRE ne cache pas ses ambitions : être le seul maître à bord de la droite haut normande et prendre la mairie d'Evreux en 2014. Gare à ceux qui pourraient lui faire de l'ombre dans son camp !

On avait vu arriver l'énarque parisien il y a quelques années, patronné par Jean-Louis DEBRE, lui-même débarqué dde Paris quelques années auparavant. A 1 heure de l'Elysée, Evreux et le sud de l'Eure sont en effet des territoires attrayants pour des caciques parisiens en recherche de mandats locaux.

Après de premières guerres intestines qui avaient vu Bruno LE MAIRE triompher des potentats del'UMP régionale et devenir officiellement le leader de la droite en Haute-Normandie lors des élections régionales de 2010, l'ancien ministre de Sarkozy profite de l'après Législatives pour entamer une deuxième campagne de purge au sein de la droite euroise.

On savait déjà qu'il ne pouvait pas sentir Jean-Pierre NICOLAS, successeur "naturel" de Jean-Louis DEBRE à Evreux. La défaite de NICOLAS d'abord aux municipales d'Evreux en 2008 puis aux Législatives, il y a quelques semaines, a sérieusement affaibli ses positions au sein de l'UMP. Bruno LE MAIRE en profite pour lui asséner le coup de grâce, lui rendant hommage dans la presse la semaine dernière pour mieux lui demander de dégager en exigeant un "renouvellement des têtes". Opération guillotine.

Deuxième cible du sarkozyste parisien, Louis PETIET, maire et conseiller général de Verneuil. Bruno LE MAIRE a tout simplement décidé de le dégager aux prochaines municipales pour mettre à sa place Guy LEFRAND, petit soldat qui lui avait gardé sa place de député au chaud ses dernières années. Louis PETIET, candidat malheureux contre Bruno LE MAIRE en 2007, a dû apprécier cet ordre au relent d'oukase ! Va t-il se soumettre ?

Troisème cible de Bruno LE MAIRE : Jean-Luc MIRAUX. L'ancien maire de Vernon est sommé lui aussi de dégager au profit de Sébastien LECORNU, petit lieutenant du nouveau gouverneur de la droite normande puisqu'il travailla aux "affaires réservés" au cabinet de l'ex-ministre, suppléant du droitier député Franck GILARD dont il fut l'attaché parlementaire.

Le seul qui trouve grâce à ses yeux, c'est le maire de Bernay, Hervé MAUREY qui essuie pourtant des résultats catastrophiques pour la droite dans sa commune. Sa tête a failli tomber aussi ! Ouf ! Attaquer MAUREY, cétait attaquer MORIN. Bruno LE MAIRE préfère certainement attendre encore un peu avant de s'attaquer au leader du Nouveau Centre, potentiel rival à son ambition à droite.

Bruno LE MAIRE agit ainsi publiquement en petit dictateur. C'est qui qui décide qui garder et qui jeter et qui doit le représenter sur les territoires !

Tant pis pour les militants de droite, habitués de toute façon à suivre le chef !

Et tant pis aussi pour les électeurs, qui ne comptent pas dans cette répartition des fiefs par le roi LE MAIRE !

La caricature de ce mépris pour les citoyens, c'est la stratégie de Bruno LE MAIRE sur Evreux. L'ambitieux est tellement convaincu qu'il sera maire de la ville qu'il ne siège même pas au conseil municipal, alors qu'il en est un élu depuis 2008, et qu'il va jusqu'à annoncer sa démission à la suite des Législatives !

Les ébroïciens seront tellement fiers de voir monseigneur LE MAIRE s'intéresser à leurs pitoyables destins qu'ils se jèteront à ses pieds aux prochaines municipales ? C'est un peu ce que l'on ressent de ce mépris pour la participation au quotidien de la vie municipale à Evreux.

Bruno LE MAIRE, celui qui a trahi Dominique de VILLEPIN, a décidé d'être le maire d'Evreux et le leader incontesté de la droite en Haute-Normandie. Pour cela, il fera table rase de tous ceux qui feront obstacle à ses royales ambitions et à ceux qui pourraient lui faire de l'ombre !

S'il ne doit en rester qu'un à droite, ce sera lui !

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 09:08

Le sommet européen des 28 et 29 juin verra évoluer un traité Sarkozy-Merkel que les français n'ont pas validé. Démocratique ?

L'intégration européenne contnue, toujours aussi antidémocratique, retirant aux peuples le contrôle de leur propre avenir pour les confier à une technocratie au service des marchés financiers.

Après Maastricht en 1992, validé de justesse par référendum, et le Traité Constitutionnel Européen en 2005, rejeté majoritairement par le peuple français, les forces politiques eurosoumises ont été contraintes de contourner le suffrage universel en faisant adopter par le Parlement une version à peine modifiée du TCE, le Traité de Lisbonne en 2007.

Sarkozy avait retenu la leçon, en signant en début d'année un traité directement avec Angela Merkel, sans que le peuple français ne soit consulté. C'est à peine si nos médias en ont parlé, de peur de voir se réveiller les citoyens !

Aujourd'hui que les socialistes ont les pleins pouvoir, que vont-ils faire sur ce dossier ?

On sait qu'ils ont toujours appuyé les démarches d'intégration européenne, depuis les années 50. Ils ont appelé à voter OUI à la fois à Maastricht et au Traité Constitutionnel Européen et, c'est timidement, qu'ils se sont abstenus sur le traité de Lisbonne, sûrs qu'il allait être adopté de toute façon. Certains députés socialistes ont même suivi la droite dans l'aventure, comme Jack Lang (renvoyé à ses chers études par ses électeurs boulonnais depuis !).

Il est à craindre que les socialistes se contentent à nouveau d'un léger ajout cosmétique au traité Sarkozy-Merkel de début d'année pour crier victoire. Déjà, François Hollande et les médias parlent d'un "double succès" avec l'accord des autres "partenaires" européens sur l'ajout d'un volet croissance à la stratégie européenne de sortie de crise et sur la mise en place d'une taxe sur les transactions financières à l'intérieur de la zone euro.

Youpi ! Nous allons avoir une rigueur européenne de croissance !...

Depuis trente ans, cette construction européenne se fait sur le dos des peuples, reprenant aux travailleurs les fruits de décennies de combats sociaux et syndicaux, ouvrant les forntières économiques pour mettre en compétition les travailleurs européens et provoquer une concurrence entre modèles sociaux, pour favoriser toujours plus le modèle social le moins performant, le moins protecteur.

On ne nous parle plus que de compétitivité économique, de concurrence, de coût du travail !

Où sont les beaux discours sur la construction européenne que l'on nous tenait il y a encore vingt ans, sur cette Europe protectrice, solidaire, qui devait amener la paix et la croissance pour tous ? Où sont les discours sur cette Europe sans frontière qui devait être un moyen de rencontre et d'échanges entre les peuples ?

Le roi est nu. L'Europe ne fait plus rêver, bien au contraire.

Ce n'est pas la crise qui a changé notre regard sur l'Europe, c'est l'Europe qui apparait désormais pour ce qu'elle est depuis le début, une machine technocratique froide au service des marchés et de la finance dans une lutte des classes perdue par les travailleurs.

Plus besoin de nous faire rêver sur l'Europe ! Les marchés et les technocrates pensent avoir la partie gagnée.

Plus besoin de consulter les peuples ! Une grande majorité de citoyens est tellement effrayée par la crise et tellement écoeurée par l'inertie des forces politiques qu'elle accepte avec fatalisme tout ce qui peut désormais arriver.

Côté communistes, nous ne nous résignons pas à voir les peuples d'Europe sombrés dans la pauvreté et la soumission aux seuls intérêts égoïstes d'une minorité de riches profiteurs.

Nous rêvons d'une autre Europe, une Europe de coopération entre les peuples et non de compétition, une Europe de croissance et non de rigueur, une Europe de la solidarité avec le Tiers-Monde et non une Europe militaire qui fait la guerre à travers la planète.

Cette Europe là passe par d'autres traités, par une participation citoyenne réelle.

Nous refusons la logique de crise de ce nouveau traité européen autour de la "règle d'or" et nous exigeons que le peuple soit consulté par référendum ! C'est l'appel des communistes et de leur secr(étaire national, Pierre Laurent, à François Hollande.

Avec les communistes, combattez cette Europe des marchands ! Exigez une Europe des peuples, solidaire et démocratique !

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 09:07

Depuis plusieurs semaines, un conflit important secoue le nord de l'Espagne avec une grève des mineurs qui met en péril le gouvernement de droite de Mariano Rajoy. Silence de nos médias.

Le gouvernement Rajoy continue de s’attaquer aux travailleurs dans le contexte de la crise capitaliste, dont le continent européen est l’épicentre et l’Etat espagnol est l’un des pays les plus touchés.

Après avoir annoncé des plans d’austérité, des réductions de salaire, des attaques drastiques sur les conventions collectives qui ont amené, et amènent toujours, à plusieurs journées de lutte et mobilisations, et notamment à une journée de grève générale le 29 mars. Le gouvernement s’en prend maintenant aux mineurs. Concrètement, il s’agit d’une coupe budgétaire qui prévoit la réduction de plus de 60% des aides de l’Etat à l’industrie minière du charbon, soit plus de 200 milliards d’euros.

Au moment où le gouvernement de l’Etat espagnol négocie un plan de sauvetage de 100 milliards d’euros pour payer les banques, même si Rajoy et ses ministres refusent cette appellation de « plan de sauvetage », ils refusent de reculer dans leur plan de destruction de l’industrie minière. La politique du gouvernement Rajoy s’inscrit dans la continuité des deux gouvernements précédents, à savoir le « socialiste » Zapatero et le gouvernement du PP d’Aznar avant, qui ont déjà signé des accords, connus sous le nom de « Plan du Charbon », qui met en application les directives européennes en ce qui concerne la fin des subventions de l’Etat à l’industrie minière, et ce pour le plus grand bénéfice des entreprises multinationales du secteur énergétique.

Cette nouvelle attaque du gouvernement Rajoy contre les travailleurs met en danger la survie de milliers de familles et des populations entières qui dépendent en grande mesure de l’industrie minière.

La riposte des travailleurs n’a pas tardé. Cela fait plus d’une quinzaine de jours que la lutte des mineurs, leurs mobilisations, les affrontements avec les forces de répression et la solidarité qu’ils suscitent de la part de la population, se font sentir tout au long du pays. Plus de huit mille mineurs participent aux grèves qui se déroulent dans plusieurs régions.

Depuis le début de la mobilisation et de la grève, la lutte ne cesse de s’approfondir, avec des méthodes de plus en plus radicales. Tous les jours, on trouve dans les journaux espagnols des articles sur les affrontements qui ont lieu entre les mineurs et les forces de répression. Les barricades et le blocage des autoroutes et des voies ferrées font partie du paysage au Nord de l’Etat espagnol depuis fin mai.

Dans les Asturies, il s’agit de trois ou quatre autoroutes qui sont bloquées tous les jours par les ouvriers. Le 8 juin, par exemple, il y a eu 30 barricades et 4 blocages de voies ferrées dans toute la région. Un autre groupe de mineurs a campé devant la Mairie à Oviedo (la capitale des Asturies) jusqu’à être reçus par le gouvernement local.

Mais la lutte des mineurs ne se limite pas aux Asturies, elle fait tache d’huile en direction d’autres régions importantes comme l’Aragon et la Castille-Leon où les ouvriers font grève également et affrontent la répression du gouvernement. A Leon, cela fait plusieurs jours qu’un groupe de mineurs reste enfermé dans un puits afin de protester et de se faire entendre. Le 11 juin, les autorités ont dû suspendre tous les trains entre Leon et les Asturies en raison des blocages de voies ferrées, ce qui montre ce que la détermination et la radicalité des travailleurs en lutte peut produire. L’autoroute AP-66, reliant la ville de Leon et les Asturies, ainsi que d’autres axes importants pour le commerce et le transport des passagers restaient également bloqués.

Cette mobilisation à la fois puissante, radicale et populaire, fait suite à des mobilisations plus "bon enfant" dans le cadre des indignés (Indignados).

Si la suite du mouvement n'est pas écrite, le silence des médias français sur une telle mobilisation dans un pays voisin, dont on parle beaucoup pour sa crise financière, cache la hantise de voir les travailleurs français galvanisés par de telles actions.

il en est de même du toujours puissant mouvement étudiant québécois, absent des médias, qui, lui aussi, commence à déborder des universités vers le monde du travail. Un "printemps de l'érable", comme disent nos cousins d'Amérique, qui surprend une bourgeoisie canadienne, habituée à un peuple plutôt calme et soumis autrefois.

Après ces élections, le mouvement social français doit montrer sa force.

Espagne et Québec : deux exemples à suivre ?

 

Communiqué du Parti communiste français

Le Parti communiste français apporte son soutien aux mineurs asturiens en grève générale contre le plan de reconversion de l'activité minière mis en oeuvre par le gouvernement de droite de Marino Rajoy qui, s'il était appliqué, conduirait à la liquidation de ce secteur stratégique pour l'économie espagnole. Les mauvais coups se multiplient contre les travailleurs et les populations, alors que le gouvernement préserve par ailleurs, coûte que coûte, les intérêts du capital financier et spéculatif qui a plongé l'Espagne dans une crise sociale extrêmement grave ; en lien avec les politiques ultra-libérales et de désindustrialisation menées par les gouvernements en Europe.
Le parti communiste français exprime sa détermination à contribuer à la plus large solidarité avec les mineurs et les travailleurs en lutte pour préserver leurs droits sociaux et démocratiques.


Les vidéos qui suivent montrent  des affrontements entre mineurs et "CRS" espagnols

La première concerne le blocage d'une voie rapide


La deuxième se termine par la fuite des forces répressives de la commune de Ciñera
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:10

Cet éditorial provient de l'excellentissime site "Le Grand Soir".

"Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark" faisait dire à Hamlet le grand Shakespeare. on peut retourner l'expression au royaume de Grande Bretagne qui vient de dépenser des centaines de millions d'euros pour les 60 ans de règne d'une reine de pacotille quand ses enfants crèvent de faim.

Pitoyable ! Honteux !

Solidaire


Les enfants des écoles, c’est comme les poulets en batterie : il faut tout de même les nourrir, sinon le PIB chute. Raison pour laquelle, selon Le Guardian du 19 juin, la moitié des enseignants britanniques (la meilleure moitié aurait dit John Galsworthy) nourrissent leurs élèves pour ne pas qu’ils défaillent. Apparemment, l’autre moitié ne craint pas pour son gagne-pain.

De nombreux directeurs se sont alarmés et demandent que les enfants nécessiteux puissent bénéficier d’un petit-déjeuner gratuit à l’école. Selon les enseignants, le nombre des ventres creux a augmenté depuis le retour des conservateurs au pouvoir. Des instituteurs viennent à l’école avec des fruits quand ils ne donnent pas quelques pièces aux gosses pour qu’ils s’achètent à manger.

On n’insistera pas sur les conséquences à long terme sur l’état de santé de ces enfants qui risquent de connaître des problèmes plus sérieux que les entrepreneurs français qui iront se défiscaliser outre-Manche. Ventre affamé n’a pas d’oreille, n’écoute pas ce qu’on lui dit, ne retient rien.

Des millions de petits Anglais vivent sous le seuil de pauvreté. Donner gratuitement à manger aux enfants nécessiteux coûterait 500 millions de livres par an (PIB du pays : 1400 milliards). Boris Johnson, le conservateur blondinet récemment réélu maire de Londres, a annoncé qu’il fournirait des breakfasts gratuits dans une cinquantaine d’écoles de quartiers défavorisés pour une période de trois ans.

Il est difficile de perdre tous les enfants affamés dans des pubs.

Théophrase R.,
qui a bien connu Oliver Twist.

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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