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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 14:10

Bon ! Le titre est ironique mais, après tout, cet article aussi !

Alors que la décrue commençait à peine en Région parisienne, François Hollande lançait cette démagogique invective : "la grève devrait être arrêté à la SNCF par solidarité avec les victimes des inondations".

Outre que les inondations n'ont touché qu'une quinzaine de départements sur les 90 que compte la France et que une partie des perturbations ferroviaires est due aux inondations elles-mêmes, on ne voit pas très bien en quoi la suspension de la grève à la SNCF changera le sort des victimes des inondations ? Les dégâts seront-ils moindres ? Non ! L'eau refluera t-elle plus vite ? Non plus !...

Bref ! En lançant cet appel à l'arrêt de la grève, Hollande tente une nouvelle fois de montrer du doigt les grévistes et la CGT, de les taxer d'égoïstes.

Après l'usage médiatique des casseurs pour décrédibiliser les manifs et après la tentative de monter les automobilistes contre les grévistes, voilà que le gouvernement profite d'une catastrophe météo pour tenter de casser le mouvement !

On voit déjà, ces derniers jours, poindre l'argument de la Coupe d'Europe de football pour appeler à la "responsabilité" des grévistes.

Accuser par avance les grévistes de faire fuir les touristes, c'est faire mine d'oublier que notre pays a connu une vague d'attentats terroristes qui a fait baisser fortement le nombre de touristes en France ces derniers mois ! Ceci étant, pour le patron des patrons, les grévistes étant des terroristes, peut-être que le gouvernement socialiste considère la CGT comme la branche française de l'Etat islamique ?

Et après la coupe d'Europe, ce seront les congés d'été et on aura droit au "mais vous n'allez tout de même pas empêcher les Français d'aller en vacances ?", accusation potentiellement complétée du cynique couplet sur les "congés payés" dont on célèbre les 80 ans grâce au Front Populaire" de la part de ceux qui en trahissent les valeurs. Comme si le choix d'étudier la loi Travail en seconde lecture à l'Assemblée nationale en plein juillet était du fait de la CGT ?

Et puis arrivera septembre, les derniers retours de congés et la rentrée scolaire qu'il ne faut pas perturber non plus.

Tout devient argument à ne plus faire grève.

Mais, si les médias condescendent à faire leur métier et à se rappeler la raison de la grève, peut-être lira t-on ou verra t-on un journaliste renvoyer sa phrase à François Hollande et lui dire : "Monsieur le président, par solidarité avec les victimes des inondations, retirez la Loi Travail !"

En attendant que la déontologie journalistique revienne ou que les "socialistes" français et leur gouvernement retrouvent un semblant d'honnêteté, c'est sur ce blog que vous lirez cette annonce.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 12:52

Des "voyous" et des "terroristes", c'est comme ça que le patron du syndicat patronal MEDEF voit les syndicalistes de la CGT et les salariés en grève.

Le discours de GATTAZ fils, patron par héritage et non par ses études, traduit le bon vieux discours des classes sociales possédantes qui regardent toujours avec mépris les moins nantis qu'eux, et avec haine ceux qui refusent de courber l'échine.

Alors que la France a traversé une période dramatique d'attentats, comparer à des terroristes les salariés mobilisés, cela a un sens particulièrement fort et violent.

Déjà, côté gouvernemental, le discours a atteint des niveaux de violence inconnus jusque là. Qu'on ne s'étonne pas ensuite que des chauffeurs foncent sur les piquets de grève comme cela a été le cas à Vitrolles, ville au main de l'extrême-droite.

La démocratie, ce n'est pas que le droit de voter pour des élus qui font ensuite le contraire de leurs promesses sans que leurs électeurs et même leurs militants ne puissent rien y faire.

La démocratie, c'est aussi le droit de manifester et le droit de grève. Nos journalistes et nos politiciens sont d'ailleurs très forts pour aller exiger ces droits à l'étranger. En tout cas, dans certains pays à l'étranger.

En France, curieusement, leur approche est toute différente : une manifestation ou une grève ne doivent pas déranger. Une grève qui ne dérange pas ? Une contradiction qu'assument parfaitement les partisans du capitalisme mondialisé. C'est un argument facile pour réduire le droit de manifester et le droit de grève : interdit de gêner la circulation, interdit de réduire l'accueil aux services publics, interdit de bloquer les transports (service minimum !) et, bientôt, interdit de provoquer une pénurie aux pompes.

D'années en années, le droit de grève se retrouve "encadré", corseté, réduit à un mot qui se vide de réalité et de sens pour le plus grand plaisir des gouvernements et des employeurs.

Le droit de manifester lui-même est menacé. Alors que le rôle des forces de l'ordre est, en théorie, de protéger la manifestation pour éviter les incidents (contre-manifestants, voiture incontrôlable,...), ce rôle évolue vers une limitation du droit de manifester et vers une répression des manifestants, même si ce sont eux les victimes de bandes de casseurs ou de voyous.

L'objectif est de décrédibiliser le droit de manifester, la légitimité des manifestations, et de faire fuir ceux qui seraient tenté de manifester mais qui ont peur des violences qui se déroulent autour des cortèges.

Pas étonnant dans ce contexte de criminalisation de l'action syndicale et de réduction des droits sociaux démocratiques d'entendre le patron du syndicat des exploiteurs utiliser les termes de "voyous" et de "terroristes" à l'encontre des syndicalistes.

Quelle sera la prochaine étape ? Interdire les syndicats pas assez soumis ? Mettre des lois criminalisant l'action syndicale au même titre que le trafic de drogue ou le terrorisme ?..

Qu'il refuse de négocier sous la "menace" devient assez cynique quand le patron de Total menace ses salariés d'arrêter les investissement en France, et de reprendre les licenciements, s'ils continuent leur grève. Il ne s'agirait pas d'une menace quand cela vient d'un patron ?

De voyous ou de terroristes dans ce contexte social il n'est pas question.

Il y a juste un gouvernement qui s'est fait élire sur des promesses de se battre pour le monde du travail et qui mène une politique inverse, tournée vers la satisfaction de la finance et des grandes entreprises. Un gouvernement qui impose une Loi contre l'avis de son peuple et de sa majorité.

La seule violence que connait le corps social français, c'est celui du chômage et de la précarité, cette insécurité sociale qui appauvrit des millions de Français et rend le lendemain incertain, anxiogène.

Les travailleurs et leurs syndicats de lutte ne sont pas responsables du mouvement social actuel, ils ne font que répondre à un système voyou qui terrorise et menace leurs emplois, leurs avantages sociaux, leurs lendemains et ceux de leurs enfants.

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 08:48

Des sondages favorables au mouvement social et accusant le gouvernement : la stratégie gouvernementale en plein échec !

62 % de Français estiment le mouvement social "justifié" selon un sondage paru ce matin. 59 % désignent François Hollande et Manuel Valls comme "responsables des tensions actuelles" et 61 % accusent le gouvernement des risques pesant sur l'Euro 2016 à cause de l'usage du 49-3 selon deux autres sondages parus mercredi.

Ces trois sondages ne font que confirmer une réalité : la stratégie gouvernementale est en échec. Valls et consorts sont incapables de retourner l'opinion publique contre les salariés mobilisés ! Et pour cause ! Les Français ont bien compris ce qu'il se passait : entre une loi qu'ils rejettent massivement (à 70 %) et des méthodes autocratiques pour imposer cette loi, y compris contre les députés de la "majorité", la cause de la crise est belle et bien du côté gouvernemental !

Malgré les relais des grands groupes médiatiques, au main de l'Etat ou de puissants groupes industriels favorables à la casse du Code du Travail, rien n'y fait : la manipulation de l'info ne suffit pas !

Pourtant, les médias et le gouvernement ont tenté la diversion en diffusant à foison des images de casseurs pour remplacer le débat sur le fonds, le contenu de la Loi. Ils ont joué la carte de la désignation d'un bouc-émissaire, en faisant passer le syndicat CGT comme seul responsable d'un mouvement pourtant pluriel, en l'accusant d'extrémisme. Ils ont enfin tenté de diviser les Français en comptant sur la colère des automobilistes face à des pompes vides.

Et comme rien n'y fait, le gouvernement se retrouve dans l'impasse.

Sa seule carte, c'est la violence policière et sa seule stratégie, le pourrissement.

L'avenir dira ce qu'il en est.

Pour les élus socialistes, bien discrets depuis des semaines, le résultat va être dur car les électeurs de gauche se souviendront l'an prochain de leur attitude et de celle de leur gouvernement.

Pour le mouvement social, qui ne montre pas de signes d'essoufflement, la mobilisation doit continuer.

La sortie de crise existe. Elle peut être rapide si le gouvernement accepte de revenir sur la Loi Travail. Les parlementaires et les militants socialistes ont-ils encore le courage de faire pression sur leur gouvernement ?

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 10:34

Sondages négatifs, absence de majorité parlementaire, 49-3, CRS : méthodes autocratiques d'un gouvernement à bout de souffle.

Les représentants gouvernementaux ne parlent plus des bénéfices supposés de leur Loi sur le Travail. Avec plus de 70 % d'opposants dans les sondages et un Parlement muselé sur le sujet, il est clair désormais que la bataille est perdue pour ce gouvernement et les députés socialistes et radicaux qui le suivent encore.

Alors que le mouvement social a choisi de continuer le mouvement, il ne reste au gouvernement que la force, celle de la police et des CRS, pour tenter de briser une contestation syndicale qui, finalement, n'est que l'expression d'un rejet populaire de la loi.

D'ailleurs, les sondages confirment le soutien des Français au mouvement en cours, malgré les pénuries de carburants et les conséquences financières que risque d'entraîner une paralysie de l'économie si le gouvernement reste intransigeant et sourd.

Valls, El Khomri et Cazeneuve jouent un jeu dangereux, celui d'un durcissement et d'un élargissement du mouvement, celui d'une radicalisation de la répression du mouvement social, au plus grand bénéfice des grandes entreprises, celles du pétrole notamment.

D'ailleurs, l'absence de François Hollande dans les médias est évidente, lui qui truste habituellement les JT au moindre sujet. S'agit-il de sacrifier le soldat Valls pour protéger le candidat Hollande ou d'une stratégie pour faire revenir en pacificateur le président Hollande dans quelques semaines ?

Autres absents : les députés socialistes et radicaux favorables à la casse du code du travail. Croient-ils que les électeurs les oublieront en juin 2017 ?

Alors que la grève s'étend à l'ensemble des raffineries françaises et à d'autres secteurs d'activité, dans les transports et l'énergie notamment, il est désormais évident que le mouvement social semble grossir avec le temps, avec le soutien de la CGT, bouc-émissaire du gouvernement, mais aussi de FO, de Solidaires ou des syndicats lycéens et étudiants.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement.

C'est lui qui porte la responsabilité de cette situation en imposant aux salariés, aux syndicats et même aux parlementaires, une loi que tout le monde rejette.

Le dernier moyen d'expression du peuple, le mouvement social, doit être écouté.

Hollande et Valls doivent prendre l'initiative du retrait de la Loi El Khomri. Tout autre choix de sa part sera pénalisant pour notre économie et pour le climat social dans ce pays.

Pour l'aider à faire le bon choix, vous pouvez vous associer dès demain à la nouvelle journée d'action intersyndicale.

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Détails des initiatives prévues pour demain jeudi 26 mai par la CGT de l'Eure :

UL Pont-Audemer
barrage filtrant au rond-point décathlon à Pont-Audemer à partir de 05h30. Si en nombre possibilité d’un deuxième point de filtrage à l’opposé de la ville.

Nestlé Purina

Initiative barrage filtrant et distribution de tract à Montfort sur Risle à partir de 06h00

UL Vallée de la Risle Charentonne

initiative barrage filtrant et distribution de tract au niveau du rond-point de la ZI de bernay à partir de 06h00.

UL Pont-Audemer UL Vallée de la Risle Charentonne

Après les deux initiatives du 26 mai 2016, rendez-vous à Pont-Audemer pour faire le point. Si assez nombreux, il n’est pas à exclure une manifestation dans les rues de Pont-Audemer.

VALLEE RISLE ET CHARENTONNE ET PONT AUDEMER

RDV au rond-point de la zone industrielle de BERNAY (près de la CEISA) à le jeudi 26 mai à 6H00 pour distribuer le tract (joint à ce mail) intersyndical d’appel à la manif du 14 juin.

Selon le nombre que nous serons, nous envisagerons de démultiplier la même action sur d’autres endroits de la localité, et si possible rejoindre les camarades à Pont Audemer pour une manif en ville à partir de 10H00.

UL GISORS

RASSEMBLEMENT A LA MAIRIE 10H30 PRISE DE PAROLE · DISTRIBUTION DE TRACTS ZONE INDUSTRIELLE JUSQU’A 14H

UL EVREUX

Rassemblement et barbecue devant le MEDEF 30 rue Jacquard - ZI de la Madeleine - EVREUX de 12H à 14h.

Ul LOUVIERS

- dans un premier temps s'adresser aux salariés d'ECOPARC à Heudebouville en faisant une distribution de tracts à l'entrée de 7h30 à 8h30.

Rendez vous sur le parking du bar/restaurant en face de l'entrée à 7h15.

- dans un deuxième temps au rond point de Criquebeuf sur seine pour continuer la distribution de tracts dans la matinée.

- puis suivant les effectifs disponibles, il est envisagé une distribution de tracts à Louviers au carrefour de la patinoire à 16h.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 14:05

L'utilisation de l'article 49-3 par le gouvernement français sur la Loi "casse du travail" rejoint les coups de force de l'Europe en Grèce et de la droite au Brésil pour contrer les choix populaires.

Comment peut-on changer durablement les choses dans un pays ?

Certains sont convaincus que le vote, et seulement le vote, permet de changer les réalités dans un pays. La démocratie "occidentale" offrirait la garantie d'une liberté d'expression et de choix aux peuples.

Ces dernières années ont montré que la démocratie en système capitaliste a ses limites, celle du système capitaliste lui-même qui a su si bien amortir le choc de la pression populaire au sortir de la seconde guerre mondiale, avec la montée du communisme, pour reprendre ce qu'il avait cédé par le biais de la mondialisation libérale.

En Grèce, par exemple, la pression populaire et le vote très majoritaire en faveur de SYRIZA ont fait naître d'importants espoirs d'une remise en cause des politiques de purge sociale et économique imposées par l'Europe, le FMI et la Banque Centrale Européenne, la "Troïka". Malheureusement, il n'en a rien été. Le gouvernement Tsipras a dû céder devant la pression des banksters et de la Troïka.

Au Brésil aujourd'hui, la présidente Dilma Roussef vient d'être définitivement destituée par le vote des Sénateurs, majoritairement de droite, après une incroyable campagne de déstabilisation pour des accusations (pour l'instant non vérifiées) de comptes publiques volontairement faux.

En France, le gouvernement vient de couper court à toute discussion parlementaire sur une Loi Travail qui provoque une vive opposition de sa base sociale et même d'une partie de ses députés et sénateurs.

Dans ces trois cas, on voit bien que c'est à chaque fois le peuple qui est trompé :

- En Grèce, la majorité de gauche issue du scrutin législatif ne peut mettre en place la politique pour laquelle elle a été élue sous la pression de ses créanciers et d'une Europe dont on connait la fonction qu'elle remplit au profit des grands lobbies industriels et financiers ;

- Au Brésil, le gouvernement de gauche et sa majorité ont mené une politique de lutte contre la pauvreté et la ségrégation contre les Amérindiens et les Noirs, réduisant fortement les inégalités sociales, notamment au niveau éducatif ; la corruption généralisée dans le pays et la puissance des réseaux mafieux a malheureusement fini par atteindre une partie de la classe politique de gauche ce qui a offert aux élites sociales blanches et à leurs alliés politiques un angle d'attaque pour aboutir à ce que la gauche appelle aujourd'hui une "tentative de coup d'Etat" ;

- En France, les électeurs ont porté au pouvoir un président socialiste qui annonçait le changement et la lutte contre la finance après des années de pouvoir d'une droite décomplexée, socialement conservatrice, mais économiquement ultra-libérale ; au final, c'est une politique toute autant libérale qui est menée depuis.

A chaque fois, les forces populaires font confiance aux institutions républicaines et croient aux discours qui présentent leurs pays comme des démocraties. Démocraties de façade !

En Grèce, ceux qui au sein de Syriza comme chez les communistes affirmaient qu'il ne peut pas y avoir de politique alternative sans rupture avec l'Europe et l'Euro voient leurs analyses confirmées par les événements.

Au Brésil, la politique menée menace les lobbies industriels et les multinationales, nord-américaines particulièrement, mais aussi les classes sociales dominantes. Le système a su corrompre les âmes de certains et créer une contestation politique puissante, capable aujourd'hui, de renverser une présidente démocratiquement élue, avec comme prochain objectif de remettre au pouvoir un gouvernement de droite qui saura revenir sur les récents acquis sociaux. C'est ce que connaissent les pays sud-américains depuis plus de 100 ans, au Honduras, au Vénézuéla comme en Bolivie ou au Chili ces dernières années.

En France, malgré l'expérience des travailleurs sous Mittérand, beaucoup ont crû qu'il était possible d'arrêter la dérive libérale qui enfonce la France dans le sous-développement, en votant pour François Hollande.

La réalité, c'est qu'il ne peut y avoir d'alternative politique qui ne s'attaque au système capitaliste lui-même !

Sans remise en cause des grands monopoles privés, bancaires notamment, et sans remise en cause des traités européens imposés au peuple français, il n'y a pas de politique de gauche, de politique progressiste, qui ne puisse durablement s'imposer dans un pays capitaliste.

Construire cette alternative passe par le refus des politiques menées actuellement.

Contre la Loi El Khomri, 49-3 ou pas 49-3, au peuple d'exiger son abrogation puisque les députés trahissent sa volonté !

Dès mardi 17 mai, tous en grève ! Tous dans la rue !

Rendez-vous le 17 mai à 10 h, au Pré du Bel-Ebat pour une manifestation à l'appel de 7 centrales syndicales.

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 15:12

L'actualité se télescope : pendant que le gouvernement tente toujours de passer en force sur la Loi El Khomri, ou "Loi de casse du droit du travail", le directoire de Renault passe en force pour imposer une rémunération extravagante du patron Carlos Ghosn.

Pour les Français, rien à faire ! C'est toujours Non !

Dans un sondage paru aujourd'hui, 74 % des Français se déclarent toujours opposés à la Loi El Khomri en discussion actuellement à l'Assemblée Nationale.

Même si le sondage ne précise pas pour quelles raisons les personnes interrogées sont opposées à cette loi, on peut y voir certainement le fruit du travail d'information et de mobilisation mené sur le terrain par les syndicats ouvriers, par les associations et syndicats de jeunes, et par les forces politiques de gauche dont le Parti communiste.

Aujourd'hui, malgré quelques concessions, ce texte reste fondamentalement néfaste pour les salariés, ne serait-ce que par la primauté des accords d'entreprises sur les accords de branches. La loi El Khomri prévoit toujours qu'une entreprise peut imposer à ses salariés des conditions de travail et des accords sociaux moins bons que les accords négociés pour la branche d'activité à laquelle est rattachée l'entreprise.

Nombre de salariés ont compris qu'il s'agissait de faire pression sur leurs maigres avantages sociaux en introduisant une nouvelle forme de concurrence déloyale entre les entreprises sur le plan social franco-français.

On comprend pourquoi le seul syndicalisme partisan de la Loi soit le syndicalisme patronal, MEDEF en tête !

Du libéralisme français au libéralisme mondial : tout dans le dos des citoyens !

En même temps que la fronde anti-Khomri s'ancre en France, voilà qu'est ressorti le dossier des négociations sur l'accord transatlantique de libéralisation des échanges (TAFTA) !

Un retour surprise pour un dossier que tentent vainement de dénoncer tous les progressistes depuis des années. Les déclarations vindicatives de certains dirigeants européens face aux exigences américaines a amené les grands médias à en parler... quelques jours.

Pourtant, comme la Loi El Khomri, les négociations sur le TAFTA sont porteuses de lourds dangers pour l'Europe. Sur le plan de l'emploi, mais aussi sur le plan de la sécurité sanitaire comme de la protection de l'environnement ! En effet, ces négociations posent comme préalable que les lois nationales (et européennes) ne doivent pas entraver le commerce entre l'Amérique du Nord et l'Europe : peu importe comment sont produites les marchandises, elles doivent circuler ! C'en est fini de l'interdiction du bœuf aux hormones, du poulet lavé à l'eau de javel, de l'interdiction de certains procédés chimiques dans les procédés industriels ou dans la composition des produits !...

Cet accord, s'il venait à être signé par les gouvernements européens, serait un cheval de Troie pour détruire nos industries chimiques ou agroalimentaires, mais aussi nos services.

On se demande ce qui justifie cette poussée de sang de la part de nos gouvernements ?

Depuis des années, ne sont-ils pas en train de négocier cet accord dans le dos de leurs citoyens et, même, dans le dos de leurs parlements ? En effet, ne l'oublions pas, si on connait les grandes lignes idéologiques de l'accord de libre échange TAFTA, on n'en connait pas la teneur car les documents sont uniquement accessibles aux chefs de gouvernements qui ne doivent pas en divulguer le contenu ! ! Et certains osent encore parler de démocratie ?

Renault : ils foulent même les droits des actionnaires !

Avec l'affaire Carlos Ghosn, patron de Renault, on atteint le summum de la caricature du capitalisme !

Malgré le vote négatif des actionnaires, le Conseil d'administration de Renault a validé la rémunération du PDG à plus de 7,2 millions d'euros. Cumulé à sa rémunération de PDG de Nissan, Carlos Ghosn touche ainsi 15 millions d'euros par an.

Pour quel travail et quel résultat ?

Alors que le gouvernement entend pousser le simple salarié vers plus de précarité et vers un nouveau recul de ses droits sociaux, le grand patronat et les gros actionnaires continuent d'accumuler des richesses et des privilèges démentiels.

Pendant que la droite dans les départements fait la chasse aux fraudeurs aux allocations sociales, ces quelques milliers de personnes en France qui, volontairement ou non, truandent la société de 100 à 500 euros par mois, quelques autres milliers de personnes, tout en haut de l'échelle sociale, et quelques grosses entreprises, truandent la société de plus de 60 milliards d'euros cumulés, comme le laissent entrevoir les scandales des Panama papers et du Lux Leaks.

Même si les partisans et les artisans du système, le capitalisme pour le nommer, tentent de gommer les notions de classes sociales, jouent la confusion entre droite et gauche, arment les extrémistes, de droite en Europe ou islamistes ailleurs, la réalité économique est toujours là pour montrer que notre monde est riche, immensément riche, et que notre pays demeure l'un des plus riches sur cette planète.

Toutes les politiques menées depuis trente ans, qui ont accompagné l'explosion du chomâge et de la précarité, permettent de maintenir le peuple en état de peur, peur de sombrer socialement, peur du voisin, de l'étranger, peur de se rebeller et de se faire repérer.

Aujourd'hui, refuser la loi El Khomri, le TAFTA ou le salaire du PDG de Renault, c'est refuser cette société, ce système capitaliste qui enfonce le monde dans le chaos, la pauvreté et la crise écologique, pour maintenir aux affaires une classe sociale réduite de quelques milliers de privilégiés et tous ceux qui les servent, dans les médias, en politique ou au sommet des entreprises.

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 09:13

Les casseurs ont rempli leur mission médiatique : faire oublier le succès de la mobilisation contre la Loi de casse du Travail.

Il fallait s'y attendre. Après plusieurs grandes manifestations où les forces de police avaient pour consigne de ne faire aucun cadeau aux manifestants, les casseurs pointent le bout de leur nez pour le plus grand plaisir des médias et du gouvernement.

Ainsi, le succès des rassemblements de ce jeudi 28 avril, avec autour de 500 000 manifestants en France, a été effacé par des reportages sur les quelques centaines de casseurs qui, au travers du pays, ont effectué leur boulot de casseurs.

Car, le premier gros résultat d'hier, c'est avant tout que la mobilisation ne faiblit pas. Certes, on peut ergoter sur l'évolution positive ou négative des manifestants sur telle ou telle commune depuis la dernière mobilisation. L'important, c'est de voir que l'union syndicale reste entière, malgré les effets d'annonces du gouvernement ces dernières semaines, et que le mouvement s'inscrit dans la durée, comme semble s'inscrire dans la durée le mouvement "nuit debout".

C'est bien ce qui ennuie le gouvernement et les médias.

A moins d'un an des élections présidentielles, le credo libéral est aujourd'hui saturer de forces politiques et de candidats potentiels, entre les possibles candidats PS (Hollande, Macron, Valls,...) et les possibles candidats de la droite UDI/Républicains (une douzaine, pour l'instant !).

La crainte des médias et du système, ce n'est pas simplement une éviction pure et simple du PS au second tour de la Présidentielle, laissant la droite face au FN, car un front républicain devrait rapidement balayer l'héritière de la PME pétainiste. Non, la crainte des médias et du système serait l'émergence d'une force à gauche qui balaierait la social-démocratie.

Car, la droitisation complète du PS depuis l'élection de Hollande a laissé orphelins des milliers de militants socialistes sincères et des millions d'électeurs.

La réforme du Code du travail est aujourd'hui tellement marquée du sceau du libéralisme mondialisé qu'elle cristallise tous les courants de la gauche, depuis les communistes jusqu'aux progressistes modérés. Si cette mobilisation continue de perdurer, quoi qu'il advienne de la réforme au Parlement, elle pourrait bien se transformer en coalition politique avant les élections de 2017, sous une forme négociée ou de manière disparate, diffuse. Cela pourrait aboutir à un vote important pour des candidats de cette gauche anti-libérale aux Législatives de juin 2017 tandis que le PS souffrirait d'une désertion de ses électeurs.

En clair, une gauche diverse mais réellement anti-libérale pourrait émerger électoralement en 2017 et dépasser le Parti socialiste et ses alliés. Le système perdrait l'un de ses appuis comme il l'a déjà vécu en Grèce ou en Espagne, voire pire, au Portugal, où un gouvernement anti-austérité est arrivé au pouvoir l'an passé.

Alors, la répression policière et l'arrivée des casseurs constituent des outils efficaces pour les défenseurs du système actuel en détournant l'information et en réduisant la sympathie des citoyens vis-à-vis du mouvement social actuel.

Comme toujours, ceux qui se targuent d'être les plus anti-système et les voyous servent le mieux le système capitaliste en place.

Aux organisateurs et aux travailleurs de garder leur ligne de conduite, celle de la construction d'une mobilisation majoritaire, populaire et constructive face à une classe politique et médiatique acquise au modèle capitaliste libéral.

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 13:44

L'attitude d'Emmanuel Macron rappelle de plus en plus celle de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de Jacques Chirac.

Tuer le père, attitude pédo-psychiatrique bien connue qui s'applique aussi en politique.

Emmanuel Macron joue désormais sa carte individuelle et tente de s'émanciper de son mentor politique, François Hollande, quitte à le poignarder dans le dos.

Ces dernières semaines, en créant son mouvement "En Marche", Emmanuel macron a signifié à son propre camps sa volonté de créer son propre mouvement politique, d'échapper à un parti socialiste qui l'a pourtant fait émerger. Le narcissisme de l'ancien banquier est tel que son mouvement reprend ses initiales "EM" ! Même Sarkozy n'avait pas osé !

Après des mois de déclarations à contre-courant du message gouvernemental, Emmanuel Macron a voulu marquer sa différence et rappeler son orientation libérale, sa formation professionnelle dans le monde de la finance avec laquelle il n'a pas rompu.

En martelant qu'il n'est pas "l'obligé" de François Hollande, Macron poursuit sa campagne d'enterrement de son lien avec François Hollande.

Ce qui est fou, c'est de voir comment un type inconnu il y a quelques mois peut se sentir pousser des ailes, croire qu'il est devenu l'icône d'un pays prêt à lui céder l'écharpe présidentielle, alors que ses troupes restent modestes et que sa côte de popularité reste largement négative ! ?

En ce sens, la comparaison avec Nicolas Sarkozy est évidente : on retrouve l'image de l''individu narcissique prêt à tuer ses pères et mères politiques pour se construire une carrière présidentielle.

Alors que le naufrage du PS semble complet, que l'équipage a fuit le navire social démocrate par milliers (le PS ne compte plus que 80 000 adhérents maximum !) et que le capitaine continue de suivre sa boussole libérale malgré la colère qui gronde, certains rêvent aujourd'hui de profiter de la putréfaction de l'échiquier politique pour accéder au pouvoir.

Chacun joue la démagogie et la confusion pour cela.

Au sein de l'entreprise familiale Le Pen - Maréchal, le discours ouvriériste et pseudo-républicain cache un programme qui allie nationalisme et libéralisme sur le plan économique, conservatisme et racisme sur le plan social et politique.

Chez les partisans d'Emmanuel macron, c'est la pseudo-analyse du dépassement du clivage gauche-droite qui sert de ligne de conduite.

Comme l'affirme le banquier Macron, "le vrai clivage aujourd'hui, il est entre les progressistes et les conservateurs".

Mais, pour Macron, les progressistes sont ceux qui prônent la libéralisation économique et les conservateurs, ceux qui la refusent. Une inversion des valeurs au service, une nouvelle fois, des milieux financiers et des grandes entreprises.

Emmanuel Macron rêve d'enterrer un peu plus encore l'idée même de progrès social et de redistribution des richesses pour construire sa propre carrière politique au service de ses amis banquiers.

Qu'il continue de rêver à une gloire future !

Nous, communistes, à la veille de notre congrès et d'un travail de réflexion sur notre stratégie politique pour 2017, nous serons là pour combattre la propagande libérale, qu'elle soit enrobée du qualificatif social, de "valeurs" européistes ou camouflée derrière le nationalisme.

Le vrai clivage aujourd'hui, il est comme du temps de Karl Marx, entre possédants et exploités, entre ceux qui vivent de leur argent (les capitalistes) et ceux qui vivent de leur travail (les prolétaires), entre la foule des travailleurs (salariés, paysans et petits artisans) et les grands patrons et actionnaires. Aujourd'hui, comme hier, le clivage est un clivage de classes sociales.

Dans ce combat, Macron a depuis longtemps choisi son camp, comme François Hollande.

Nous sommes avec ceux qui sont debout, qui veulent renverser la pyramide sociale et remettre l'Humain au sommet des préoccupations de ce monde.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 13:27

 

Bien évidemment, le FN nie en bloc et hurle au complot. La stratégie habituelle.

« Un système offshore sophistiqué a été mis en place entre Hong Kong, Singapour, les îles Vierges britanniques et le Panama » par des proches de Marine Le Pen, affirme ce mardi matin « Le Monde » en s’appuyant sur les documents des « Panama papers ». Selon le quotidien, ce système, « organisé par le premier cercle de fidèles de la présidente du Front national », « a été utilisé pour sortir de l’argent de France, au moyen de sociétés-écrans et de fausses factures avec la volonté d’échapper aux services antiblanchiment français ».


Au centre de ce dossier : Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen et patron de la société Riwal, prestataire du FN, mis en examen, de même que cinq autres personnes physiques et trois personnes morales, dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du Front national de 2012 . Lundi, alors que le directeur du « Monde » avait indiqué que des révélations à venir dans cette affaire allaient concerner « un grand parti politique français », Frédéric Chatillon avait pris les devants sur d’éventuelles révélations, s’expliquant sur des investissements en Asie.

Faire sortir 316. 000 euros de France

Florian Philippot, le vice-président du FN, avait, lui, affirmé sur i-Télé que le parti français évoqué « ne pouvait pas être le FN », qui est un « parti assez pauvre » et qui « évidemment n’a pas de compte offshore ou Panama ou je ne sais quoi ». Dans un communiqué, le FN avait expliqué qu’il « ne tolèrera pas que soit portée atteinte à l’honneur et à la réputation de ses dirigeants, de ses adhérents et de ses électeurs, et n’hésitera pas en conséquence à engager des poursuites judiciaires contre tous ceux qui se compromettraient dans la diffamation la plus grave ».

« Le Monde », s’appuyant sur des documents provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, met notamment en avant le rôle de Frédéric Chatillon mais aussi de l’expert-comptable Nicolas Crochet. Selon le quotidien, « en 2012, juste après l’élection présidentielle », les deux hommes se seraient organisés « pour faire sortir 316. 000 euros de Riwal et du territoire français ». S’en suivrait un montage complexe, passant notamment par l’acquisition d’une société-écran baptisée Time Dragon et basée à Hongkong, dont la maison mère est domiciliée aux îles Vierges britanniques via la firme panaméenne Mossack Fonseca.

Le système passerait également par une société hongkongaise appartenant au frère de Nicolas Crochet, Ever Harvest Garments, une « fausse facture censée régler la réalisation des sites Internet du Rassemblement Bleu Marine pour les législatives », et divers transferts de fonds.

L’ancien majordome de Jean-Marie Le Pen visé

« Le Monde » s’est aussi intéressé à Gérald Gérin, ancien majordome de Jean-Marie Le Pen, qui a reconnu être l’ayant droit depuis 2008 du trust Balerton Marketing, une entité créée en 2000 et qui apparaît sur les fichiers du cabinet Mossack Fonseca. Il en est devenu l’ayant-droit après la mort du frère de Jany Le Pen, Georges Paschos, premier bénéficiaire de cette société-écran.

« Les registres de la firme livrent des documents-clefs : l’acte de naissance de Balerton (le 15 novembre 2000, sur l’île de Tortola, sous le numéro d’immatriculation 416881), le nom de son représentant légal (l’avocat suisse Marc Bonnant) et la mention d’un compte en banque à Guernesey », indique le quotidien. « Le magot de Balerton se divise en billets (97.000 euros), en titres (pour l’équivalent de 854. 000 euros), en lingots (26) et autres pièces d’or », ajoute Le Monde.

« Si le mystère demeure sur le véritable bénéficiaire de ces fonds, les magistrats ont entre les mains de multiples éléments qui permettent d’établir un lien entre les époux Le Pen et les avoirs détenus par Balerton Marketing Ltd », dont Gérald Gérin est l’ayant-droit.
L’existence de ces avoirs avait été révélée par Mediapart en 2015. La cellule de renseignements financiers Tracfin avait par la suite envoyé un signalement au parquet de Nanterre concernant des soupçons de compte bancaire caché en Suisse détenu par Jean-Marie Le Pen. Gérald Gérin se défend pour sa part d’avoir servi de prête-nom à l’ex-chef du FN.

http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021818121308-panama-papers-des-revelations-sur-le-fn-1211693.php?DQkLxX317wDhtqC0.99

L'enquête du Monde : http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/panama-papers-comment-des-proches-de-marine-le-pen-ont-exfiltre-de-l-argent-de-france_4895769_4890278.html

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 13:32

Mobilisation réussie contre la Loi El Khomri. Continuons la mobilisation !

5 000 manifestants à Evreux, un chiffre important et en forte hausse. La capitale de l'Eure suit en cela la courbe de croissance d'une mobilisation nationale qui a réuni près d'1,2 million de manifestants ce 31 mars.

Et cette mobilisation est à l'unisson d'une opinion publique qui s'exprime à plus de 70 % contre le projet de loi de casse du Code du Travail.

 
Tour de France des mobilisations (mis à jour)
 
"Il y a une très forte mobilisation. (...) ça va au-delà de ce qu'on avait prévu", s’est réjoui le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. "Il faut que le gouvernement prenne en compte ce qu'il se passe dans la rue." "Les premières manifestations sont beaucoup plus importantes que le 9 mars. Le gouvernement doit ouvrir les yeux", a réagi sur Twitter son homologue de FO, Jean-Claude Mailly.

Au côté des salariés, ce sont les étudiants et lycéens qui se sont fortement mobilisés avec près de 200 lycées bloqués.

Le spectre du CPE hante le pays. Il est encore temps d'arrêter la crise sociale qui menace.

Le gouvernement doit comprendre qu'il court à l'échec. S'il veut sauver les meubles, il doit montrer qu'il écoute la population et l'électorat de gauche.

Pour notre part, comme avec les syndicats et les organisations de jeunesse, nous continuons d'exiger le retrait immédiat de ce texte de loi !

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