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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 14:05

La tentative de coup d'état avortée en Turquie, le 18 avril dernier, et la purge a grande échelle dans le pays, posent la question des motivations des putschistes et de celles du président Erdogan.

L'attentat terroriste de Nice a occulté un événement majeur, celui de la tentative de putsch militaire en Turquie, et de la répression qu'elle entraîne actuellement.

Pour les événements, je vous invitent à lire le déroulé présenté dans l'article du blog "Russie politique" (lien ici !). On n'y apprend que trois villes ont été attaquées en même temps, dans la nuit de samedi à dimanche, et que le président Erdogan devait être assassiné durant le coup d'état.

Au final, la tentative de coup d'état a échoué. Son bilan est de 300 morts environ. Erdogan a renforcé sa position et mène actuellement une politique de purge à grande échelle : plus de 6 000 arrestations et 60 000 révocations ont eu lieu, dans l'armée et la justice, mais (plus surprenant), dans les médias et dans l'éducation nationale.

Deux questions se posent :

1) Qui sont les putschistes ?

2) Erdogan profite t-il du putsch pour mener une purge politique plus profonde ?

Vous ne trouverez pas de réponses à ces questions sur ce blog : beaucoup de versions circulent et l'une d'entre elle est probablement assez proche de la vérité. Mais laquelle ?

Les hypothèses concernant la tentative de coup d'état tournent essentiellement autour de deux grandes pistes :

- le coup d'état est organisé de l'intérieur du pays, par une faction du pouvoir, par des militaires mécontents de la politique islamiste interne du gouvernement et sa tolérance vis-à-vis de DAESH, ou, encore, par les partisans de Fethullah Gülen, pour protéger la nébuleuse qu'il dirige et que menace le pouvoir Erdogan ?

- la coup d'état est fomenté de l'étranger, par les Etats-Unis (via Abdullah Gül ?), comme semblent l'affirmer plusieurs hauts responsables turcs, et peut-être même, par les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux (la fermeture surprise de l'ambassade de France le 13 juillet, laisse à penser que la France savait quelque chose) ?

En tout état de cause, certains voient derrière l'échec de ce coup d'état, la main de la Russie. Comme avec le sauvetage de Ianoulovitch en Ukraine, ou l'intervention militaire russe en Syrie, bénéfique pour le gouvernement syrien, Poutine semble s'être spécialisé dans le contrecarrage des plans occidentaux. Le rapide et surprenant rabibochage Russie - Turquie quelques jours avant la tentative de putsch, tendrait à s'expliquer par ce biais.

Maintenant que le putsch a échoué, une énorme vague de répression s'abat sur le pays.

Nos journalistes et dirigeants européens ont beau joué les vierges effarouchées, leur attitude (somme toute mesurée) ne tient pas l'analyse. Depuis des mois, le gouvernement turc mène une politique antidémocratique et une répression féroce du peuple kurde sans que ne réagissent nos dirigeants. Sans compter les preuves qui s'accumulent d'une tolérance coupable pour le passage en Syrie et le retour vers l'Europe, de partisans de DAESH et de leurs armes.

Alors, après un putsch violent, comment s'étonner qu'un régime aussi autoritaire et violent pratique une répression aussi féroce ?

Dénoncer du bout des lèvres ne rime à rien ! Des sanctions ont été prises contre la Russie pour son implication supposée dans le conflit ukrainien (malgré le caractère putschiste, fasciste et mafieux du nouveau régime !). A quand des sanctions contre la Turquie ? Probablement jamais !

Quel que soit l'ampleur du complot qui a précédé le coup d'état, il y a peu de chance pour que des enseignants de primaire ou de collège en aient été des éléments importants.

La purge actuelle en Turquie ressemble assez bien à un contre-putsch qui permet à Erdogan et à son parti islamo-conservateur de renforcer son pouvoir.

Quels que soient les tenants et les aboutissants du coup d'état raté du week-end dernier, la Turquie qui sortira du conflit sera encore plus sous la coupe du parti islamo-conservateur d'Erdogan, un régime en guerre contre les Kurdes et la laïcité turque.

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 09:42

La France vit en démocratie suspendue pour 6 mois de plus !

Les terroristes vont pouvoir trembler, la France a prolongé l'état d'urgence pour une demie année supplémentaire !

Comme on l'a vu près de Mantes-la-Jolie, avec l'assassinat d'un couple de policiers à son domicile, ou le 14 juillet dernier, cet état d'urgence ne montre pas une efficacité évidente face à des actes de terrorisme isolé !

Surveiller tout un pays est impossible. Sauf en dictature !

Prévenir le passage à l'acte d'une personne isolée, non connue des services de police ou de renseignements, est impossible également. Quoi qu'en disent les pyromanes de la droite dure, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy en tête !

Ne peut-on rien faire ? Si !

Après des années de purges dans les services de police et de gendarmerie, dans les effectifs de la justice, ce gouvernement a, modestement, inversé la dynamique. De quoi soutenir les effectifs de terrain, éreintés par 18 mois d'état d'urgence.

Mais cela ne suffit pas ! Il faut aller à la racine du mal !

Et, quoi qu'en disent les partisans des théories raciales et les suprématistes blancs qui assument de plus en plus leurs positions à droite, la solution ne réside pas dans l'expulsion de tous les musulmans de France (criminelle humainement et impossible économiquement et physiquement) ou dans l'emprisonnement de tout individu suspecté d'être attiré par le radicalisme religieux (illégal au regard des Droits de l'Homme et du droit international) !

Le problème est complexe et ne peut pas être résolu par les solutions simplistes avancées par quelques politicards en mal de démagogie !

Le terreau social difficile, la misère culturelle de certains (par manque d'éducation et d'encadrement culturel au quotidien), l'isolement social et communautaire (attisé par la ghettoïsation et la montée du racisme), l'absence de la puissance publique dans certains quartiers (police, certes, mais aussi acteurs sociaux, écoles,...), l'influence de prédicateurs religieux venus de l'étranger pour combler l'absence de cadres religieux formés en France et porteurs d'une vision de la société incompatible avec la tradition laïque française,... les causes d'une dérive religieuse de certains sont diverses et le niveau de la dérive est aussi variable d'un individu à l'autre (on peut avoir une vision extrêmement rétrograde de l'islam sans jamais basculer dans la violence !).

Enfin, des règles de bon sens et la simple application de la loi suffiraient parfois à prévenir certains actes : si la loi sur l'interdiction de circulation des poids lourds les jours de fête avait été appliquée, jamais personne n'aurait été tué à Nice le 14 juillet ! Et pourtant, combien de camions circulent les week-end et jours fériés sans être inquiétés par la police ! !.... Idem avec une véritable lutte contre le trafic d'armes : les policiers ont-ils les moyens de combattre les réseaux existants ?

Bref ! La prolongation de l'état d'urgence et les postures populistes de certains politiciens de droite sont du domaine du discours et de l'affichage. Des attitudes dangereuses qui finiront par pousser certains demeurés à des actes violents, voire criminels, contre des innocents !

Le seul intérêt de la prolongation de l'état d'urgence, c'est de limiter le risque d'une reprise d'un mouvement social contre la loi Travail le jour où le gouvernement s'apprête à nouveau à dégainer le 49-3 pour l'imposer en dernière lecture à l'Assemblée !

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 13:29

L'horreur a frappé à nouveau notre pays : soyons au côté des familles des victimes ! Soyons également vigilants à ne sombrer ni dans la psychose, ni dans l'hystérie raciste que prônent certains et qu'attendent les instigateurs des attentats !

L'attentat qui a frappé Nice le 14 juillet ne doit pas être l'occasion de querelles politiciennes, comme on le voit actuellement avec la droite et le FN, mais une nouvelle mise en garde sur les dangers qui pèserait sur une France éclatée, divisée selon des clivages raciaux ou religieux.

L'objectif du terrorisme, c'est toujours de déstabiliser un pays ou un régime pour amener à des changements de politique sur un dossier particulier (ETA en Espagne sur le Pays Basque, IRA au Royaume-Uni sur la question nord-irlandaise,...) ou pour provoquer l'effondrement d'une société ou de ses valeurs.

Le terrorisme islamiste est dans cette seconde stratégie.

L'objectif final de DAECH est de provoquer l'éclatement de la société occidentale, en l’occurrence française, en poussant la majorité de la population au rejet de sa composante musulmane. Si DAECH arrive à attiser la haine antimusulmane, ce sont des milliers de personnes fragilisées socialement et rejetées par notre pays qui pourraient devenir la proie du discours islamistes : "vous voyez bien que vous n'avez rien à faire avec ces gens puisqu'ils vous rejettent en tant que musulmans : rejoignez nos rangs !".

La question est désormais de maintenir l'unité du peuple français tout en combattant le risque terroriste. L'énoncé est simple mais sa réalisation peu évidente : on entend déjà les discours de haine et de rejet prendre de l'ampleur chez nos politiciens de la droite dure ! Et les discours sur le travail bien ou mal fait par le gouvernement ne sont pas là non plus pour apporter de la clarté dans la situation mais bien pour récupérer politiquement les fruits d'un drame national.

Combattre les réseaux, c'est un combat essentiel mais compliqué, les réseaux terroristes se font discrets par essence ! C'est du domaine du renseignement policier et de la justice.

Mais, combattre les causes de la radicalisation est un sujet sur lequel la société, donc les citoyens, doivent se pencher ! Qu'est-ce qui amène des individus à basculer dans la dérive sectaire et violente du terrorisme islamiste ?

La désocialisation de certains quartiers rend certains perméables aux idées absurdes et nihilistes de DAECH : le chômage de masse qui touche ses quartiers empêche beaucoup de jeunes adultes de se projeter dans l'avenir, l'isolement culturel dû à la ghettoïsation créé une méconnaissance de la société dans laquelle vivent ceux qui ont des parents d'origines étrangères, les carences éducatives dues au faible niveau de scolarité et à l'absence de formation citoyenne continue tout au long de la vie (dans les quartiers mais aussi dans la population en générale) accentuent la méconnaissance des traditions politiques, des institutions, du droit et des possibilités de s'exprimer dans notre société. Pour certains, la religion est devenu un refuge que certains exploitent pour en faire un moyen de manipulation mentale à des fins criminelles.

Ce n'est pas en regardant avec méfiance du côté de nos compatriotes d'origines étrangères, musulmanes particulièrement, que l'on diminuera le risque de déviation terroriste !

Comme pour la délinquance, dont sont issus beaucoup de ceux qui ont commis des attentats depuis un an, c'est bien tout le cadre social, scolaire et professionnel qui est à revoir pour briser le terreau de la désocialisation !

La misère et la ségrégation de la jeunesse catholique en Irlande du Nord ont été les facteurs principaux de la montée en puissance de l'IRA dans les années 70 et 80.

Cette misère et cette ségrégation poussent aujourd'hui certains de nos jeunes, religieux ou non, parfois même catholiques (et oui !), dans les bras du radicalisme religieux islamistes.

Battre DAECH, c'est appuyer les forces laïques sur le terrain en Iraq et en Syrie, c'est aussi renforcer nos solidarités, ici en France, vaincre les forces centrifuges qui poussent à la communautarisation de notre pays, au repli ethnique ou religieux.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:36

L'ancien banquier d'affaires, ministre d'un gouvernement libéral, se croit attendu par les Français.

C'est l'histoire d'un mec, comme aurait dit Coluche, qui rêve d'être président de la République tous les matins en se rasant. Avant lui, Sarkozy l'a fait et il y est bien arrivé ? Après tout... Pourquoi pas lui ?

Emmanuel Macron, donc, c'est l'histoire d'un mec qui a une longue carrière de banquier d'affaires. Le genre de profil que l'on imagine parfaitement dans un gouvernement Juppé ou Sarkozy, moins dans un gouvernement de gauche. Le fait est que le gouvernement actuel de Manuel Valls présente toutes caractéristiques d'un gouvernement de droite au niveau de ses choix politiques : Loi Macron, CICE, Loi Nôtre, Loi El Khomri,....

Ce positionnement plutôt à droite, Emmanuel Macron refuse de l'afficher. Comme beaucoup de carriéristes qui se rêvent des avenirs exceptionnels, Emmanuel Macron préfère s'afficher ni de gauche, ni de droite. Un choix stratégique dicté par l'idée d'un rejet des politiciens par les Français. Sauf que, les Français ne rejettent finalement pas ce clivage gauche/droite, mais plutôt une classe politique, qui se dit de gauche ou de droite et qui mène la même politique depuis trente ans, qui annonce des lendemains heureux et qui a pour bilan l'échec économique et social que l'on connait aujourd'hui !

Ce positionnement "au dessus des clivages" irrite au Parti "socialiste" et au gouvernement. L'affichage de gauche de ce parti et de ses dirigeants est aujourd'hui leur seule marque de différenciation avec l'UDI ou le MODEM.

Mais c'est aussi le seul vrai argument d'Emmanuel Macron : je suis jeune, je suis "beau", j'ai un beau costume et je suis au dessus des clivages politiques que vous rejetez.

Son programme ? Bien malin qui peut en parler !

Cependant, son parcours professionnel et ministériel ainsi que ses propos contre les 35 heures ou les syndicats nous indiquent déjà que la ligne politique du futur candidat Macron est clairement libérale. Rien de nouveau donc !

L'ambitieux personnage a choisi de créer un mouvement à sa gloire, "En Marche !".

Là aussi, rien de nouveau ! Giscard d'Estaing avec l'UDF, Chirac avec le RPR ou Mittérand avec le PS ont fait peu ou prou la même chose avant lui.

Il est assez amusant de voir avec quelle candeur complice les médias reprennent avec un joyeux étonnement l'annonce du nombre d'adhérents avancé par ce mouvement : 50 000 ! C'est presque plus que le Parti "Socialiste" et plus que le Front National et cela en quelques mois seulement ! A qui veut-on faire croire un tel bobard ? Aux Français, d'évidence.

Emmanuel Macron serait-il, pour une partie du monde de la finance et des affaires, un potentiel recours face à la poussée du Front National ? Un homme de paille que l'on met en avant en espérant qu'il cristallise une dynamique électorale capable de l'amener au second tour des Présidentielles ?... La couverture médiatique, importante et toujours bienveillante, tend à confirmer cette hypothèse.

Comme le dit un passage célèbre de "L'Internationale" : "il n'y a pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun".

Emmanuel Macron se croit l'âme du sauveur suprême de la France. Les médias tentent de nous le vendre comme ça.

La réalité, c'est que le parcours d'Emmanuel Macron et ses propos ne le classent pas dans un virtuel positionnement "ni à gauche, ni à droite" mais bien dans une tradition politique libérale, terriblement traditionnelle et consensuelle sur l'échiquier politique actuel.

Emmanuel Macron et son micro-mouvement sont clairement des représentants du milieu de la finance et d'une petite bourgeoisie qui vit bien la mondialisation et la casse du cadre social de l'Etat-Nation. Une force de droite supplémentaire à rajouter entre un PS social-libéral, un MODEM, chrétien-libéral, et un parti Les Républicains, libéral-conservateur.

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 08:51

Bourrage de crâne et lavage de cerveau permanents sur France Info comme dans l'ensemble des médias.

France Info diffuse tous les jours, à 8 h 10 et 11 h 10, un programme sensé décrypter l'actualité économique et intitulé "Décryptage éco". Le programme et son journaliste, Vincent Giret, ne font que répéter inlassablement tous les poncifs des milieux financiers à la gloire du libéralisme et contre l'Etat et les dépenses sociales.

Trop de dépenses publiques, trop de réglementation, trop de paperasse, pas assez de libertés pour les entreprises, "l'archaïsme" de nos services publics ou de certains syndicats,... émissions après émissions, ce sont les messages de la Bourse de Paris qui sont relayés à l'antenne.

C'est ainsi que, début juillet, les émissions programmées ont pour thème :

- "Le rocardisme est un modernisme" (5 juillet) : ou comment justifier la dérive libérale d'une partie du PS sous Mittérand et appuyer indirectement Valls et Macron ;

- "Privatisation des aéroports de Nice et Lyon : la fausse polémique" (6 juillet) : ou comment expliquer que l'Etat est un mauvais gestionnaire d'entreprises et que le privé, c'est quand même mieux !

- "Pas assez de capital-risque pour nos start-up : le cri d'alarme de Jean Tirole" (7 juillet) : ou comment dénoncer les "blocages" administratifs en France et vanter les mérites des fonds de pension, ceux-là même qui spéculent sur les entreprises et ont contribué au krach financier de 2008 tout en causant la ruine de millions de retraités américains !

Tous ces sujets, comme vous le voyez, sont clairement des plaidoyers en faveur de la mondialisation capitaliste et d'une libéralisation de l'économie dont on sait qu'elle ne profite pas aux peuples mais à une minorité économique d'actionnaires et de grands patrons. La "croissance économique" qui sert d'argument aux libéraux est vide de sens si la question de la répartition des richesses n'est pas abordée. Ce dont se gardent bien les serviteurs médiatiques du Capital !

Vincent Giret est aussi journaliste au Monde, cet ancien journal de "centre-gauche" passé, comme le PS, dans le camp libéral.

Si c'est de lui dont nous parlons aujourd'hui, c'est parce qu'il illustre de manière assez évidente la pensée unique que véhiculent nos médias, à longueur de reportages, d'émissions ou d'articles. Une pensée unique au service des groupes financiers qui possèdent les médias ou au service d'Etats, donc de gouvernements, officiellement acquis au libéralisme. L'indépendance de la presse et le pluralisme sont des mirages comme le sont la concurrence et la liberté de choisir sa marque de lessives ou de dentifrices alors qu'elles appartiennent à une poignée de grands groupes.

Le Monde est ainsi détenu majoritairement par le trio de patrons Pierre Bergé, Xavier Niel (groupe Free) et Matthieu Pigasse (de la banque d'affaire Lazard). Une évolution qui fait dire, en 2013, à l'ancien directeur du journal, Jean-Marie Colombani, que Le Monde "n'est plus indépendant du pouvoir économique".

Presse écrite, radio ou télévision, la sphère médiatique relaie aujourd'hui un message libéral présenté comme évident, coulant de source, et ridiculisant ou diabolisant tout discours, toute pensée, qui irait dans le sens d'une remise en cause des privilèges accordés aux actionnaires et aux banques ces trente dernières années.

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 14:37

La 85ème édition de la Fête de l'Humanité se tiendra du vendredi 9 au dimanche 11 septembre.

Encore une fois, l'Humanité sera un temps fort du débat politique français, à moins d'un an des élections Présidentielles et Législatives, alors que la gauche et le mouvement social seront encore en ordre de bataille contre la loi El Khomri de casse du Code du travail.

Côté spectacle, c'est encore une grande édition avec de grands artistes de renommée internationale, comme les Chemicals Brothers, Lauryn Hill (ex Fudgees), l'artiste africaine Rokia Traoré ou DJ Avener, qui  le groupe pop "The 1975" et la violoniste révolutionnaire Lindsey Stirling complètent l'affiche internationale.

Côté français, autant dire que l'affiche est également riche : Alain Souchon et Laurent Voulzy, Michel Polnareff, Caribbean Dandee + Joey Starr + Nathy (Rap, reggae et Vaudou !), Danakil ou les Lundwig Von 88 (vive le punk !).

C'est aussi de la musique classique avec Divertimento !

L'Huma, ce sont toujours des centaines de stands, des stands internationaux, des concerts un peu partout et beaucoup de fraternité !

La Fête de l'Huma, c'est 35 € pour trois jours ! Des cars feront la navette depuis l'Eure.

Renseignez-vous auprès des communistes du département !

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 13:20

Avec l'annonce de l'utilisation du 49-3, le gouvernement a t-il emporté la partie face au mouvement social ?

C'est donc décidé : Manuel Valls, François Hollande et tout le gouvernement ont décidé de poursuivre leur stratégie autoritaire sur le texte de la Loi travail.

En annonçant, avant même l'ouverture des débats à l'Assemblée Nationale, que le gouvernement allait "engager sa responsabilité" par l'utilisation de l'article 49-3 de la Constitution, Manuel Valls et son équipe ferment à nouveau la porte à toute forme de débat.

Depuis 4 mois, c'est donc la même stratégie, la même ligne, celle de la force et du refus de discuter d'une loi que les Français rejettent de sondage en sondage.

Ni les syndicats, ni les parlementaires ne seront écoutés. L'autoritarisme du gouvernement aura coûté cher à la France, par les conséquences des milliers d'heures de grève qu'il a provoqué et par l'image dégradée du pays à l'étranger.

Mais rien n'y fait !

Au lendemain du passage en force de la loi El Khomri, si les parlementaires de gauche arrivent à déposer une motion de censure, il y a peu de chance que ce gouvernement tombe. La droite a déjà annoncé qu'elle ne déposerait pas de motion de censure : il est peu probable que ses députés votent massivement celle de la gauche.

Donc, la Loi Travail sera probablement adoptée en plein mois de juillet.

Doit-on considérer ce passage de la loi comme une victoire de Manuel Valls ? Oui et non.

D'évidence, celui qui ne pesait que 10 % des voix au dernier congrès du Parti ex-socialiste, a réussi à imposer sa ligne politique, celle du social-libéralisme à la Tony Blair, avec l'appui du président François Hollande et des apparatchiks du parti.

Le P"S" comme parti de gauche est donc mort et enterré, remplacé par une sorte de Parti démocrate à la française. La fuite des adhérents est énorme mais les cadres restants comptent sur la dérive droitière de l'UMP et sur un nouveau "vote utile" des électeurs de gauche en 2017 pour survivre à cette mutation.

Par rapport au mouvement social, répondre qu'il y a victoire de Valls est plus compliqué.

Concrètement, la Loi sera passée et la mobilisation annoncées par les syndicats, CGT et FO en tête, pour l'automne devra être énorme pour faire plier un gouvernement insensible à l'opinion majoritaire des Français.

Mais, la capacité de mobilisation des syndicats et la diabolisation politico-médiatique de la CGT auront permis de renforcer les effectifs des centrales syndicales ouvrières, CGT en tête. Il faudra continuer de compter avec les syndicats à l'avenir !

Le désamour entre le gouvernement, sa majorité, et l'électorat de gauche est désormais total. Après la loi Macron et les débats autour de la déchéance de nationalité, ces 4 mois de blocage du gouvernement sur la loi Travail ont fini de saper les bases de la gauche "modérée" sans, pour l'instant, qu'apparaisse une alternative à gauche. Les éléments de l'aile droite libérale du PS, Valls et Macron, auront réussi à briser la gauche modérée mais il s'agit probablement d'une victoire à la Pyrrhus : le PS va sortir laminé des Présidentielles et des Législatives 2017.

Valls, au sein de ce qui reste du PS, et Macron, avec le mouvement centré sur sa petite personne, considèrent certainement qu'il s'agissait du meilleur moyen de se positionner comme présidentiables, si ce n'est en 2017, probablement pour 2022. Tant pis pour le Parti et les électeurs qui les ont propulsé là où ils sont aujourd'hui !

Aujourd'hui, ce sont des dizaines de milliers de militants de gauche et des millions d'électeurs progressistes qui sont égarés dans la nature, sans solution, sans alternative.

Le Parti communiste français reste aujourd'hui le seul des grands partis de notre pays à n'avoir jamais trahi ses convictions et ses engagements. Il peut représenter l'appui nécessaire pour catalyser ses énergies égarées et créer les conditions d'un rassemblement pour le changement à gauche.

Manuel Valls pensera peut-être avoir remporté une victoire, pour ses attentes de carrière et pour ses commanditaires de la Bourse. Aux travailleurs et aux militants de gauche de se rassembler pour remporter la guerre et faire tomber toutes les décisions néfastes que droite et PS imposent au peuple depuis trop longtemps.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 09:14

Les Britanniques ont choisi : le Royaume-Uni va quitter l'Union Européenne.

Sans revenir sur les raisons du vote des citoyens britanniques en faveur du Brexit, des raisons pas toujours bonnes, le choix du Royaume-Uni a entraîné une terrible onde de choc en Europe et sur les marchés financiers.

Sortir de l'Europe est donc possible. Quoi qu'en disent les européistes béats !

Le sommet qui vient de s'achever, avec la dernière participation de David Cameron, futur ex-premier ministre d'un futur ex-pays de l'Union, essaie déjà de tourner la page.

Deux raisons à cela :

  • Une raison économique : l'incertitude sur les contours de l'Union européenne sont des freins aux investissements économiques dans une économie où ce sont les marchés financiers qui décident et non les peuples et leurs représentants ;
  • Une raison de politique interne : il faut vite faire oublier le choix britannique à l'heure où le rejet de l'Union européenne pèse lourdement dans de nombreux pays européens.

François Hollande et nombre de politiciens partisans d'une économie mondiale libéralisée cherchent à conserver l'orientation actuelle de la construction européenne, sans retenir de conclusions du vote britannique ni des opinions publiques de leurs propres pays.

Comme on l'a vu avec le Traité Constitutionnel Européen en 2005, nos "élites" politiques, droite et sociaux-démocrates confondus, sont capables de passer outre le vote de leurs propres citoyens : vote du TCE par les parlements français et hollandais malgré la victoire du Non après des peuples de ces pays, organisation d'un deuxième référendum en Irlande pour invalider le premier référendum qui avait vu la victoire du NON,... Certains politiciens britanniques manigancent déjà contre le référendum du Brexit : majorité qui ne respecterait pas le vote du peuple, nouveau référendum (Tiens ! Tiens !...), etc.

Aujourd'hui, après le Brexit, François Hollande et Angela Merkel parlent de "relancer le moteur franco-allemand", les dirigeants européens veulent réfléchir à l'après-Brexit le plus rapidement possible... mais sans modifier l'orientation de l'Union européenne !

Que pourrait-on attendre d'autres de la part de dirigeants politiques qui ne font finalement que gérer l'Europe selon les directives des lobbies financiers et industriels ? Ces politiques, formés à gérer plus qu'à penser, fonctionnent comme les dirigeants des multinationales qui ne font que traduire en actions opérationnelles les choix stratégiques de leurs actionnaires.

Depuis sa création, dans les années 50, l'Europe est un outil au service du capital (financier et industriel) pour contourner les peuples et détruire les réglementations sociales et fiscales nationales, pour créer également un marché unique capable de rivaliser avec les Etats-Unis dans la guerre économique mondiale entre puissances capitalistes.

En plus de soixante ans d'intégration européenne, l'Europe ne s'est pas "renforcée" économiquement et socialement, bien au contraire ! Ses puissantes industries se sont évaporées sous l'autel de la concurrence internationale et les emplois avec ! Mais ceux qui possédaient ses industries ne sont pas ruinés, à la différence des salariés licenciés et des territoires sinistrés du Nord ou de la Lorraine par exemple, ils ont placé leurs billes ailleurs, dans d'autres branches, dans la spéculation.

Cette Union européenne est-elle réformable ?

Y répondre c'est se demander si on peut transformer une bombe atomique en instrument de paix ?

Comme l'analysait parfaitement Karl Marx, la structure d'un Etat est le reflet de sa structure économique et social, l'Etat servant les intérêts de la classe sociale dominante.

L'Union européenne, après la CECA ou la CEE, est l'émanation des Etats donc des élites sociales et économique européennes.

Mettre l'Europe au service des peuples, de l'emploi, du développement durable, c'est tout bonnement changer de modèle européen, faire tomber les accords qui ont fondé cette Europe pour en poser d'autres, radicalement différents.

Cette Europe là n'est pas à sauver !

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 09:56

L'assassinat de la jeune et inconnue Jo Cox est devenue l'illustration d'une campagne malsaine et haineuse sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne.

Pourquoi Jo Cox a t'elle été assassinée ? La toute jeune députée travailliste, élue l'an passé, était peu connue malgré son récent engagement dans la campagne sur le maintien dans l'Union Européenne de la Grande Bretagne. Pourquoi elle plutôt q'un leader plus médiatique des partisans du maintien ? L'enquête nous le dira, espérons-le !

En tout cas, ce terrible événement met en évidence la dérive haineuse et raciste d'une campagne pour la sortie de l'Union européenne qui aurait pu permettre d'ouvrir un vrai débat sur la nature de la construction européenne et sur les mécanismes qui ont conduit l'Europe à devenir l'outil des lobbies financiers et industriels contre les acquis sociaux et la protection de l'emploi dans les pays de l'Union.

Malheureusement, le camp de la sortie de l'Europe (le camp du Brexit) est animé par un parti de droite populiste, UKIP, qui a développé au cours de la campagne un discours de plus en plus réactionnaire et raciste. D'une critique de l'Europe et de ses politiques, le débat a dérivé sur l'unique question de l'immigration. Avec, au passage, un amalgame digne de l'extrême-droite entre immigrés et réfugiés.

Dans l'autre camp, la manipulation et la désinformation sont aussi au rendez-vous avec des scénarios apocalyptiques sur la sortie de la Grande Bretagne d'une Union Européenne qu'elle fréquentait pourtant avec prudence jusque là. N'oublions pas que ce pays n'a pas fait l'erreur, comme la France, de sacrifier sa monnaie aux banquiers allemands de la Banque Centrale Européenne.

De fait, le débat est donc inexistant. Seuls les arguments jouant sur la peur sont avancés : peur d'une invasion étrangère si le Royaume-Uni reste dans l'Europe, peur d'un effondrement économique si le pays quitte l'Union.

Seule une partie de la gauche britannique, autour de la campagne LEXIT ( Left Campaign to Leave the European Union), mène campagne autour des thèmes de l'emploi et du social, du vivre ensemble.

Au final, la campagne du Brexit est pourrie par les camps libéraux et réactionnaires qui dominent le champ politique dans le pays.

Quel que soit le résultat à l'issue du référendum, les rancœurs et les idées nauséabondes qui ont grandi durant cette campagne vont diviser le peuple et les travailleurs pour de longues années.

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 09:33

Une popularité en chute pour le premier ministre et un soutien au mouvement social qui continue.

Rien n'y fait ! Valls, Cazeneuve et les cadres du PS ont beau tout tenter pour décrédibiliser le mouvement social, les Français continuent de soutenir le mouvement contre la Loi Travail.

Aujourd'hui, les seuls à avoir perdu toute crédibilité sont le Président de la République Libérale, son premier sinistre, Manuel Valls, et l'équipe gouvernementale qui l'accompagne.

Seuls 20 % des Français ont une bonne opinion du premier ministre ! Un record d'impopularité que même Edith Cresson n'avait pas atteint !

A l'inverse, 60 % des Français soutiennent contre vents et marées le mouvement contre la Loi Travail ! La mobilisation réussie du mardi 24 juin n'en était qu'une illustration.

Avec des casseurs libres de casser, Valls et Cazeneuve ont bien tenter de jouer l'amalgame contre le mouvement social. Manque de bol, de nombreuses vidéos sur le net montrent que les casseurs agissaient grâce à la passivité de la police.

Parallèlement, les affrontements autour de la Coupe d'Europe de football ont fini de briser cette campagne gouvernementale : interdire les manifs à cause de casseurs extérieurs au mouvement social et autoriser une Coupe d'Europe malgré les hooligans constitue une véritable démonstration d'un choix politique du gouvernement contre son opposition.

Pourtant, le gouvernement du Parti ex-socialiste peut compter sur les renforts de la droite et d'une partie de l'extrême-droite. On a les alliés que l'on mérite !

Même le "syndicat" de police Alliance, porte-parole officieux du Ministère de l'Intérieur, vient à la rescousse du gouvernement : les policiers sont fatigués donc il faut interdire les manifs ! Manques d'effectifs dans la police ? Silence. Les violences et la surcharge de travail avec l'Euro ? Silence....

Pour ce gouvernement et le dernier quarteron de députés qui le soutiennent, la réalité est dramatique : en portant la fin des débats parlementaires sur la loi travail en plein mois de juillet, donc pendant les vacances scolaires, et après la Coupe d'Europe de football, ils pensaient que le mouvement social serait mort ou agonisant et qu'ils pourraient passer la loi par la force, en utilisant de nouveau le 49-3, comme l'annonce le patron des députés P"S".

Quitte à se répéter, rappelons que cette Loi Travail ne bénéficie pas du soutien des représentants des salariés, qu'elle ne bénéficie pas du soutien des Français, qu'elle ne bénéficie pas du soutien d'une majorité de députés de la majorité parlementaire, bref, que personne n'en veut.

Rappelons également que ce gouvernement et sa majorité de 2012 essuient des échecs électoraux de plus en plus lourds, particulièrement l'an passé, qu'une majorité des Français rejettent le Président, son premier ministre et la politique menée.

A l'inverse, les sondages confirment que les Français rejettent la Loi Travail et soutiennent le mouvement social.

La légitimité démocratique est dans la rue. Elle n'est plus à l'Elysée et à Matignon.

Pour ce gouvernement, qui se moque du peuple et des droits démocratiques, ne reste comme échapattoire que la manipulation médiatique, par casseurs interposés, et l'utilisation de la force, celle des CRS et celle de la Préfecture.

Tenter d'interdire les manifestations contre la Loi Travail traduit la fuite en avant autoritaire d'un gouvernement qui ne représente plus que lui-même et une dernière tentative de faire porter d'éventuels dégâts de casseurs dur le dos des syndicats.

Pitoyable !

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