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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 08:44

Licenciements, chômage, croissance... les chiffres cachés d'un capitalisme toujours en crise.

La presse avait relayé pendant la campagne électorale une information selon laquelle le gouvernement, par la voix de Xavier Bertrand, avait donné consigne aux grandes entreprises de temporiser leurs annonces de licenciements. Histoire de ne pas trop gêner la réélection du président-candidat Sarkozy.

La campagne est passée et Sarkozy battu. Les chiffres tombent, négatifs.

C'est d'abord Arcelor Mittal qui annonce dès mardi, deux jours après le second tour de l'élection présidentielle, que le groupe est en surcapacité et ne relancera pas la production d'acier à Florange. C'était pourtant une annonce faite en début d'année. Les salariés savent que leur site est en sursis, d'autant plus qu'un projet nommé Ulcos et annoncé de longue date est suspendu... avant de disparaître complètement ?

C'est ensuite General Motors qui annonce la vente de son site strasbourgeois de 1 000 salariés, site acheté pour l'euro symbolique en septembre 2010. Pour le syndicat CGT, toutes les belles promesses faites par le groupe américain à la reprise du site, notamment en termes d'investissements futurs, n'ont servi que de carotte pour motiver les salariés le temps que les commandes en cours soient satisfaites. C'est désormais le cas : GM se débarasse de son usine.

Au delà de ces annonces noires pour l'emploi, c'est toute l'économie française qui peine.

Ainsi, les chiffres de prévision de croissance viennent aussi de sortir après ce second tour de l'élection présidentielle. Et la croissance est annoncée nulle pour le second trimestre 2012. En panne. Et dire que la droite et l'Europe veulent accentuer l'austérité !...

Côté mauvais chiffres, il y a malheureusement encore une fois celui du chômage annoncé à plus de 10 % pour fin 2012.

La liste pourrait continuer mais l'objectif de cet article n'est pas de noircir le tableau mais de montrer que tous ces chiffres ont été retenus par le pouvoir, avec le soutien du patronat, pour ne pas pénaliser le candidat du capital, Nicolas Sarkozy,

Même si le combat pour sauver le soldat Sarkozy a été perdu, la réalité économique et les choix financiers ont fini par ressortir.

Le constat économique est accablant : la crise du capitalisme continue et ce sont les salariés, partout en Europe, qui en paient les pots cassés, par du chômage, de la précarité, un pouvoir d'achat qui recule, des droits sociaux qui disparaissent, des services publics qui n'assurent plus correctement leur rôle d'enseignement, de soin, de protection, de justice,...

Comme en Grèce, le peuple français doit se saisir des prochaines élections législatives pour renvoyer aux oubliettes de la politique ceux qui se complaisent dans une gestion comptable d'un système économique qui détruit les peuples et l'environnement.

A la différence de la Grèce, il se trouve un France une gauche radicale rassemblée au sein du Front de gauche et prête à prendre ses responsabilités, à dire non aux mesures d'austérité venues de l'Europe et de la Banque Centrale Européenne.

Lors de cette campagne des Législatives, les communistes, au sein du Front de Gauche, n'auront qu'un seul adversaire : le capitalisme. Notre campagne dénoncera tous ceux qui, sous un discours social, libéral ou nationaliste font le jeu du capitalisme, qu'ils soient de gauche, de droite ou d'extrême-droite.

Ouvrir une brèche dans trente ans de dégradation de la société française, c'est rassembler les travailleurs, tous les travailleurs, et combattre le système qui nourrit cette minorité de profiteurs qui vit dans les beaux quartiers de la région parisienne de spéculation et des dividendes sur action.

Aujourd'hui, la seule force radicale à gauche qui combat ce système, c'est le Front de Gauche !

L'alternative à l'austérité et au chômage, c'est le Front de Gauche !

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 09:26

Nationalisation de la compagnie pétrolière YPF en Argentine, nationalisation de la compagnie électrique TDE en Bolivie : les gouvernements de la gauche radicale sud-américaine nous ouvrent la voie.

Le président bolivien, Evo Morales, confronté à des revendications sociales croissantes, a nationalisé mardi l'entreprise à capitaux espagnols gestionnaire des deux-tiers du réseau électrique du pays, deux semaines après que l'Argentine a exproprié Repsol de sa filiale YPF
Evo Morales, premier président amérindien de Bolivie et membre de la gauche radicale latino-américaine, a signé mardi un décret pour prendre le contrôle des 99,94% de Transportadora de Electricidad (TDE) détenus par Red Eléctrica Internacional, filiale du groupe espagnol Red Eléctrica Corporacion (REE), gestionnaire du réseau de transport d'électricité espagnol.
"Ce décret suprême a pour objet de nationaliser en faveur de l'Entreprise nationale d'électricité (ENDE, publique), au nom de l'Etat, le paquet d'actions que possède l'entreprise Red Eléctrica Internacional (REI) dans l'entreprise Transportadora de Electricidad", a déclaré M. Morales lors d'une cérémonie publique au palais présidentiel à La Paz.
Le président a également ordonné aux forces armées de "prendre le contrôle de la direction et de l'administration" de TDE dont les locaux se trouvent à Cochabamba, à 400 km à l'est de La Paz, ce qui a été aussitôt fait.
M. Morales a expliqué que sa décision était due "aux faibles investissements" de l'entreprise, qui depuis sa privatisation aurait investi "en moyenne environ cinq millions de dollars par an".
TDE, dont les actifs brut s'élevaient à 225 millions de dollars en 2005, selon les derniers chiffres disponibles sur le site internet de l'entreprise, gère 73% des lignes électriques de la Bolivie (http://www.tde.com.bo).
L'entreprise a été privatisée en 2007, sous le gouvernement ultra-libéral de Gonzalo Sanchez de Lozada, et adjugée à l'espagnole Union Fenosa, qui a cédé ses parts en 2002 à Red Eléctrica Internacional.
Selon des médias espagnols, Red Eléctrica s'est dit "surprise" et a déclaré espérer "parvenir à un accord avec le gouvernement bolivien sur une compensation adéquate".
A Madrid, des sources gouvernementales ont indiqué à l'AFP que les autorités espagnoles étaient en train de "recueillir des informations" après la décision du président Morales.
Elles estimaient toutefois que celle-ci était "un cas distinct" de l'expropriation il y a 15 jours de 51% de la compagnie pétrolière YPF, filiale argentine de Repsol, par les autorités argentines.
Mi-avril, la présidente argentine Cristina Kirchner avait annoncé que 51% d'YPF, contrôlée à 57% par l'espagnol Repsol, passeraient sous giron public, provoquant la colère de Madrid et de nombreuses réactions hostiles, de Washington à l'Union européenne. Repsol a estimé sa filiale à 10 milliards de dollars.
Le décret présidentiel bolivien stipule que l'évaluation des actifs de TDE serait menée dans les 180 jours, afin de procéder à leur paiement.
Le président Morales, au pouvoir depuis 2006 et qui a déjà profité des célébrations du 1er mai pour annoncer la nationalisation de filiales de multinationales dans les secteurs des hydrocarbures (Repsol, 2006 ou AirBP, 2009), de l'électricté, des télécommunications (TELECOM, 2008) ou des mines (Glencore, 2010), est confronté depuis des semaines à une grogne sociale croissante.
La situation sud américaine ressemble à de nombreux égards à la situation française ou les compagnies énergétiques ont été dépecées (séparation de EDF de GDF, création de ErDF) avant d'être privatisées (Elf-Total, EDF puis GDF devenu GDF Suez).

Depuis, les tarifs énergétiques flambent et les réseaux sont souvent qualifiés de vétustes, notamment en zones rurales. Les bénéfices ainsi réalisés ne vont aucunement dans les poches des salariés, dont les effectifs fondent et dont les salaires stagnent.

Avec Jean-Luc Mélenchon, le Front de Gauche et le PCF proposent que l'état reprenne la main sur le secteur stratégique de l'énergie, comme sur ceux de la finance, de la santé ou de l'eau.
L'Amérique du sud nous montre l'exemple dans ses choix politiques et, également, dans ses choix économiques, puisque ces pays sont à l'abri de la crise capitaliste mondiale.

Une politique courageuse à gauche est possible. Pour cela, il faut une gauche qui ne se complait pas dans un défaitisme face aux marchés financiers, mais bien une gauche combative comme celle qu'incarne l'alliance du Front de Gauche.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 08:54

Les partis de l'alternance entre gauche libérale et droite libérale ont subi une véritable défaite aux élections du dimanche 6 mai en Grèce mais peuvent espérer garder le pouvoir.

Le pays le plus faible économiquement de la zone euro a été le premier a subir les conséquences du laisser-aller libéral des ces trente dernières années. Entre cadeaux fiscaux aux plus riches et à l'église orthodoxe et clientélisme des deux partis qui gouvernaient le pays jusque là, la Grèce a vu sa dette exploser.

Le remboursement des dettes bancaires et l'explosion des taux accordés par les banques privées à l'état grec ont fini d'enfoncer le pays. La violence de la cure d'austérité imposée au peuple grec, sommé de régler une dette dont il n'est pas responsable (sauf d'avoir fait confiance aux socialistes et à la droite !), a fait voler en éclat le consensus social.

Une alliance droite (Nouvelle Démocratie), sociaux-démocrates (PASOK) et extrême-droite (LA.OS) a fonctionné un temps avant que la colère populaire n'oblige l'extrême-droite a quitté la coalition puis la droite à prendre ses distances.

Plusieurs démissions de députés socialistes et de droite ont entrainé l'effondrement de la majorité parlementaire.

L'Union européenne avec le FMI ont alors pris le contrôle du pays, tel une quelconque colonie.

Effondrement des deux partis du système

C'est cette dérive économique, cette cure d'austérité imposée aux victimes de la finance et cette soumission à l'Europe et aux banques que les électeurs grecs ont sévèrement punis dans les urnes dimanche 6 mai !

Les deux partis qui dirigent le pays depuis la chute de la dictature fasciste des colonels, en 1976, ont subi une cinglante défaite :

- les socialistes du PASOK se sont effondrés de 43,90 % des voix en 2009 à seulement 13,19 % cette fois-ci (- 30,7 % !). Ils ne sont plus que la troisième force politique en Grèce et se retrouvent avec seulement 41 députés (108 sièges de perdus !) ;

- la droite de Nouvelle Démocratie baisse fortement de 33,50 % à 18,87 % (- 14,6 %) ; elle reste la première force politique malgré tout avec 108 élus ; l'atomisation du vote lui permet même de gagner des sièges (+ 17) !

A eux deux, PASOK et ND ne représentent plus que 32 % des voix et 149 députés. il en faut 151 pour avoir une majorité parlementaire !

Poussée de la gauche radicale

La surprise vient de la coalition de gauche radicale SYRIZA, partenaire du PCF au niveau européen dans le Parti de la Gauche Européenne que préside Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Avec 16,77 %, SYRIZA devient la deuxième force politique en Grèce et progresse de 12,20 % ! SYRIZA aura désormais 52 députés contre 13 auparavant (+ 39 !).

Plus radical et anticapitaliste, le Parti communiste grec (KKE) progresse aussi de 0,9 % à 8,5 %. Il gagne 5 députés à 26 députés. Sa stratégie de refus de toute alliance a dû peser négativement dans le vote populaire.

A gauche également, la Gauche Démocrate (DIMAR) se présentait pour la première fois à ces élections et obtient 6,1 % des voix et 19 sièges. DIMAR présente un discours de gauche moins clivé que les deux précédents sur l'Europe et ouvert sur une alliance avec le PASOK.

Ces trois partis de gauche totalisent 31,4 % des voix et 97 sièges.

Néo-nazis en embuscade

Des anciens députés de la Nouvelle Démocratie qui refusaient l'austérité ont présenté leur propre parti, les "Grecs indépendants". Ils prennent une part de l'électorat de droite et de centre-gauche et obtiennent 10,6 % et 33 sièges, soit la troisème place à ces élections.

A l'extrême-droite, le LA.OS pait sa compromission avec le pouvoir et passe de 5,6 à 2,7 % des voix, perdant ses 15 députés.

C'est un parti clairement fasciste, avec symboles et vestes brunes, Aube Dorée, qui remporte la mise avec 6,97 % des voix (+ 6,7 %) et 21 députés. C'est la première fois qu'un parti fasciste entre dans le parlement grec depuis la chute de la dictature fasciste en 1976, signe d'un désarroi de certains grecs pour qui un régime autoritaire mettrait de l'ordre dans un pays ou corruption et mainmise de l'étranger (l'Europe, le FMI) deviennent pesants.

Salade grecque

Ces élections ont montré l'atomisation de l'électorat grec et le risque du retour d'un pouvoir fasciste dans le pays. Les milices brunes d'Aube dorée ont organisés des ratonnades contre les militants de gauche le jour même du scrutin.

En face, près d'un tiers des grecs cherchent une solution dans une gauche de rupture avec le modèle libéral et l'austérité imposée par l'Europe et les financiers.

Quelle sera la composition du futur gouvernement ? Une alliance autour des partis de la crise, PASOK et ND, parait bien partie. Mais qui les soutiendra ?

En France, après la défaite de Nicolas Sarkozy, il va être nécessaire de dégager une majorité parlementaire pour gouverner.

Il est évident que les socialistes appelereont à nouveau à un vote utile pour se dégager une majorité absolue.

Comme en Grèce ou en Espagne, c'est la pression populaire qui permettra d'imposer le ton de la politique du nouveau président. Ne comptons pas sur les seuls élus !

Par contre, pour éviter une gestion du pays sourde aux attentes populaires, les travailleurs ont besoin d'un relai efficace au Parlement, voire même d'une force sans laquelle il n'y aura pas de majorité à gauche.

Ce relai des luttes et des attentes des mouvements sociaux au parlement, ce sont les candidats du PCF et du Front de gauche qui les incarneront, comme ils sont les relais des luttes des travailleurs depuis des années, depuis Conti, Renault, M-real ou Glaxo.

La gauche radicale a marqué des points en Grèce, comme l'a fait le Front de gauche à l'élection présidentielle en France.

Il est possible d'acdentuer cette poussée de la gauche radicale, pour rompre avec le libéralisme, même social.

En juin prochain, donnons-nous un maximum de députés communistes et du Front de Gauche !

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 08:49

La première étape de reconstruction d'une perspective populaire est passée avec la défaite du représentant du patronat et de la droite réactionnaire, Nicolas Sarkozy.

Hier soir, avec 17 831 000 voix et 51,67 % des suffrages exprilmés, c'est François Hollande qui a refermé la parenthèse la plus réactionnaire de l'Histoire de France depuis l'occupation. Il bat Nicolas Sarkozy de plus de 1,1 millions de voix.

Cette victoire du candidat socialiste est loin d'être un aboutissement.

Tout au long de la campagne, le candidat social-démocrate n'a eu de cesse de vouloir rassurer les marchés tout au long d'une campagne où il a tenté néanmoins de passer pour un candidat proche des préoccupations populaires. C'est une constante d'un Parti socialiste qui navigue entre deux eaux, par exemple en s'abstenant sur le traité Merkel - Sarkozy qui impose l'austérité dans notre Constitution : s'abstenir, c'est finalement laisser passer ce traité.

Avec la défaite courte de la droite à la Présidentielle, s'ouvre une campagne électorale des législatives qui est loin d'être facile pour la gauche, comme on le voit sur la première circonscription de l'Eure.

La victoire de la gauche à l'Assemblée nationale, les 10 et 17 juin prochain est possible ET nécessaire pour rompre avec la politique libérale de ces dix dernières années.

Mais, pour cela, il faudra que les électeurs se garantissent d'une dérive libérale du PS en offrant à la gauche combative que représentent le Parti communiste et le Front de Gauche, un groupe parlementaire important, un nombre de députés sans lesquels le PS ne pourra avoir de majorité au Parlement.

C'est la nouvelle donne d'après Présidentielle !

Vous avez été 11,11 % à accorder vos suffrages à Jean-Luc Mélenchon, 10,34 % dans l'Eure.

Le 10 juin prochain, au premier tour des élections législatives, nous devons amplifier ce mouvement et permettre l'élection d'un maximum de députés PCF et Front de Gauche le 17 juin, dans l'Eure et partout en France !

Dans l'Eure et dans notre secteur, la droite en tête

Dans notre département, c'est malheureusement Nicolas Sarkozy qui arrive en tête avec 52,45 % des suffrages. Un masochisme que l'on croise dans de nombreux départements. 

Sarkozy perd néanmoins près de 5 % par rapport à 2007 et plus de 21 000 voix.

Hollande est en tête dans de nombreux cantons du département et dans la plupart des grandes villes : 53,41 % à Bernay (ville gérée par la droite), 58,39 % à Brionne (ville communiste), 56,36 % à Evreux, 52,96 à Gisors (autre ville communiste), 55,99 % à Louviers, 58,45 % à Pont-Audemer ou 70,56 % à Val-de-Reuil (un record ?).

Dans le sud de l'Eure, toutes les grosses communes ont mis Sarkozy en tête, à commencer par Saint André (53,13 %), confirmant le premier tour, Nonancourt (53,76 %) ou Verneuil (55,76 %).

Cela ne met pas la gauche en position très favorable, même si le poids d'Evreux et de son agglomération contrebalance ce déséquilibre.

Nous avons un mois pour convaincre ouvriers, employés, cadres et fonctionnaires de la nécessité de battre la droite et son extrême, battre Bruno Le Maire, ministre de Sarkozy, responsable de la ruine de notre agriculture, de la fermeture de la papéterie M-real d'Alizay et de la laiterie Di Benedetto de Claville.

Vous pouvez participer à cette bataille ! Venez nous aider !

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 08:24

Toujours battu dans les sondages, le candidat de l'alliance UMP-FN doit être battu le 6 mai et, après lui, ses candidats aux Législatives les 10 et 17 juin.

Après Marine Le Pen qui n'ose pas se mouiller en sa faveur (bein que...), c'est au tour de François Bayrou de lâcher le dernier candidat de droite encore en course.

Il s'agit d'une première historique : jamais auparavant un des deux candidats retenu pour le second tour ne s'était retrouvé sans aucun soutien d'au moins un candidat battu au premier tour ! Et comme il s'agit du président sortant, le symbole est encore plus fort.

Pour autant, si l'on en croit les sondages (faut-il les croire ?), les jeux ne serait pas fait et Sarkozy remonte à 47,5 % d'intentions de vote.

A se demander si les français ne sont pas maso ?

Sarkozy, c'est un bilan catastrophique pour le pays et les travailleurs, c'est un chômage qui a explosé et qui devrait dépasser les 10 % avant la fin de l'année, c'est plus de 200 milliards d'argent public pour renflouer les banques spéculatrices en 2008 et 2009 qui ont fait exploser la dette publique, c'est le recul de l'âge de la retraite, la fermeture de tribunaux, d'écoles ou d'hôpitaux, ce sont plus de 100 000 postes supprimés dans les services de l'Etat (premier licencieur de France !), c'est une dégradation des règles du travail qui accroissent la précarité, ce sont des dizaines de milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches chaque année (niches fiscales, ISF, bouclier fiscal), c'est la guerre en Libye, l'alignement sur les Etats-Unis et l'OTAN, c'est l'annonce d'une austérité renforcée dans le cadre de traités européens imposés contre la volonté du peuple français (Traité Merkel et, souvenez-vous, le traité de Lisbonne en 2007 !),...

Avec tout cela, comment voter pour ce candidat le 6 mai prochain quand on est salarié, fonctionnaire ou ouvrier notamment, retraité, jeune ou patriote ?

Certes, le vote Hollande n'ouvrira pas les portes d'une société meilleure. Nous sommes d'accord.

La priorité aujourd'hui est bien d'en finir avec un pouvoir de droite qui mène depuis cinq ans une politique de régression sociale comme jamais la France n'en avait vécue depuis la Libération !

Le 6 mai, la priorité, c'est donc de battre Sarkozy et de la battre franchement.

La campagne s'arrête ce soir mais chacun, autour de soi, peut encore en parler à ses proches.

Mais ensuite ?

Ensuite, c'est à la majorité parlementaire actuelle, UMP et Nouveau Centre, qu'il faudra s'attaquer.

Sans députés pour appuyer Sarkozy, celui-ci n'aurait jamais pu mener la politique qu'il a mené. Toutes ses réformes, celles des retraites, de la Justice, Hadopi ou les budgets d'austérité, tout cela est à mettre sur le bilan des députés de droite. Et des candidats UMP.

Dans notre département, quatre députés sur cinq sont UMP alors que 50 % des eurois votent à gauche.

A l'occasion des Législatives, le 10 juin prochain, il sera nécessaire de punir sévèrement ces députés qui ont soutenu la politique de Nicolas Sarkozy.

Dans notre circonscription, quelle chance ! Nous aurons un ministre de Sarkozy comme candidat !

L'ex-villepiniste Bruno Le Maire, passé dans le camps adverse pour sa carrière, est aujourd'hui ministre d'une agriculture qui a perdu 25 % de ces effectifs depuis dix ans et qui voit disparaître ses élevages, ses maraîchers et ses arboriculteurs sur l'autel de la concurrence libre et non faussée, leitmotiv d'une droite au service des multinationales.

Pour les Législatives, la droite sera donc notre adversaire, celle de la classe ouvrière comme de tous les travailleurs.

Mais pour qui voter ?

Comme au niveau national, l'élection de François Hollande ne fera pas tout.

Bien timoré sur les question social, le futur président socialiste (le moindre mal, répétons-le !) devra s'appuyer sur une majorité parlementaire.

Si nous voulons une véritable politique de rupture avec les choix libéraux de ces trente dernières années et remettre l'Humain au coeur des choix politiques, avant la finance et l'égoïsme des capitalistes, il faudra que le prochain gouvernement soit aiguilloné par un Parlement réellement de la gauche combative.

Aux législatives, il ne devra pas y avoir de majorité sans Front de Gauche, sans députés communistes.

Les 10 et 17 juin prochain, dans la prolongation des Présidentielles, il sera nécessaire de poursuivre la poussée du Front de gauche et de faire élire un maximum de députés du Front de Gauche.

Pourquoi pas ici, dans notre circonscription ? Une victoire de la candidate communiste Sandrine COCAGNE face à l'emblématique ministre de Sarkozy Bruno Le Maire serait un symbole fort.

Alors, dans la foulée du 22 avril, renversons Sarkozy le 6 mai et Bruno Le Maire les 10 et 17 juin prochain !

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Published by Solidaire - dans Dans le département
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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 09:21

Hollande ou Sarkozy ? Social-démocrate converti au libéralisme ou libéral converti au national-populisme ?

Le débat d'hier soir entre François Hollande et Nicolas Sarkozy aura permis, on l'espère, d'éclaircir l'avenir politique du pays des nuages bruns qui le menacent. Il n'aura cependant pas permis de mettre en évidence de véritables ruptures politiques dans la façon d'affronter la mondialisation libérale.

Les médias claironnent sur les 17,79 millions de français qui ont suivi le débat télé et radio diffusé entre les deux candidats du second tour de l'élection présidentielle. Des spectateurs pas forcément captivés par l'un ou l'autre des candidats mais plus certainement attirés par l'affrontement entre deux personnalités bien différentes.

Qui a gagné ? Les avis divergent, suivant les opinions partisanes des commentateurs.

Ce qui est important, c'est le fonds des échanges. Quelles différences politiques ont été mises en avant ? Quelles ruptures proposent François Hollande par rapport à Nicolas Sarkozy ?

Le souci de ce débat, c'est le souci de la campagne : François Hollande propose une méthode différente de Sarkozy mais des recettes issues du même manuel, celui de la cuisine libérale.

Côté méthode, le candidat social-démocrate propose de revenir à une gestion républicaine de la République. Je sais ! Cela peut paraître une lapalissade mais, avec Nicolas Sarkozy, la République devenait une coquille vide, où l'émotion des événements servait de boussole, où la tradition républicaine de consultation des partenaires sociaux, de respect des opinions et de cohésion républicaine était constamment violée par une droite et un président jouant la confrontation sociale, la fermeture idéologique et la division du peuple français, selon les origines, religions, branches professionnelles ou appartenances syndicales.

Avec François Hollande, du moins, nous revoilà en terrain démocratique !

Par contre, sur le fonds, François Hollande n'annonce pas de rupture franche avec les dogmes politiques qui ont prévalu ces trente dernières années.

On a bien eu quelques tentatives du candidat du PS de gauchir son discours pendant la campagne. La proposition de tranche d'imposition à 75 %, isolée de toute réforme fiscale, a fait illusion quelques temps.

Sur le reste, François Hollande parle lui aussi de dette à rembourser, d'effort fiscal, d'obligations européennes. Même s'il affirme vouloir renégocier le traité européen de Sarkozy et Merkel, le fait de l'avoir déjà validé, par l'abstention des parlementaires socialistes, rend l'exercice complètement incohérent.

En tout cas, rien n'est clair sur le pouvoir d'achat des travailleurs ! Juste un vague coup e pouce au SMIC est annoncé ! On va pas aller bien loin alors que carburants, gaz, électricité, loyers ou alimentation voient leurs prix grimper ! !...

Contre le milieu de la finance, François Hollande sort les griffes à Paris et se transforme en agneau à la bourse de Londres. On se souvient de son "I am not dangerous" prononcé à la City. Je ne suis pas dangereux ? Tout est clair !

Pour ce second tour de l'élection Présidentielle, nous avons donc le choix entre deux candidats qui ne proposent pas de rupture avec le modèle libéral qui détricote la société française et les sociétés européennes pour le compte de la finance et de quelques centaines de riches familles.

C'est pourtant là le cœur du débat : peut-on changer de politique en France et en Europe sans changer la logique qui gouverne nos sociétés ?

Le Parti communiste, bien évidemment, pense que non, et avec lui ses partenaires du Front de gauche. C'est tout le sens de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et du programme partagé, soutenus par 11,11 % des français le 22 avril dernier.

Ce sera encore une fois cette nécessité de rompre avec le libéralisme que porteront les candidats du Front de gauche, notamment les communistes, pour la campagne des législatives qui suit cette élection présidentielle. Une élection d'autant plus importante que c'est le parlement qui vote les lois et ques les travailleurs auront la possibilité de renforcer l'actuel groupe communiste et républicains. Un parlement avec un fort contingent de députés du Front de gauche, communistes notamment, c'est un parlement où rien ne pourra se décider sans le soutien de la gauche combative que nous incarnons.

Alors, si le 6 mai il faut en finir avec le cauchemar Sarkozy, la rupture avec la finance et l'austérité se décidera avec les élections Législatives des 10 et 17 juin prochain et l'élection d'un puissant groupe Front de Gauche.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 10:04

Droit de vote des étrangers, lutte contre les syndicats et immigration sont redevenus les thèmes favoris de cette campagne présidentielle. Exit l'emploi industriel, le pouvoir d'achat, les services publics et l'éducation !

Ils s'y sont tous mis. A peine le premier tour de l'élection présidentielle passé, médias et partis de droite se sont lancés dans une course à la droitisation de la campagne, s'appuyant sur un score fort mais pas record du FN pour décrire une société française dont la seule priorité serait l'immigration.

Il aura fallu plusieurs mois d'âpre campagne pour que les militants communistes et leurs partenaires du Front de Gauche réussissent à imposer dans cette campagne les thèmes sociaux qui préoccupent les travailleurs : l'emploi (chômage et précarité), le pouvoir d'achat (salaires et retraites), l'avenir de la protection sociale (Sécu et hôpitaux), le renforcement des services publics, la démocratie sociale (la sixième république),...

En brisant le silence des médias, avec leur campagne de terrain, les militants communiqtes et Front de Gauche ont permis à leur candidat d'accéder enfin aux médias et d'imposer ces questions aux autres candidats. Les propositions sur l'imposition des plus riches, y compris ceux qui sont domiciliés à l'étranger, sur la taxation des capitaux et sur le contrôle de la finance, ont été repris par Hollande comme par Sarkozy. Où sont ces questions désormais ? Aux oubliettes ?...

Attaquer les syndicats et isoler les travailleurs issus de l'immigration pour affaiblir la contestation sociale

La droite de Sarkozy poursuit sa radicalisation extrémiste, sous la houlette de conseiller de l'Elysée et de cadres politiques issus de l'extrême-droite, à l'instar de Madelin ou de Longuet, le ministre de la défense qui voit Marine Le Pen comme une interlocutrice acceptable.

Face à une crise du capitalisme qui se renforce, à un chômage qui passera (officiellement) la barre des 10 % avant la fin de l'année et à une crise de l'euro que les économistes disent voir venir, les défenseurs du capital optent pour une stratégie de division du monde du travail. C'est haro sur les syndicats et haro sur les immigrés ! Droite et extrême-droite se rejoignent dans ce combat, comme au bon vieux temps de la montée des fascismes en Europe ou à l'ère des dictatures sud-américaines.

N'oublions jamais que les immigrés sont des travailleurs comme les autres, soumis aux mêmes employeurs, à la même mondialisation capitaliste, avec les mêmes salaires de misère, et qui sont victimes, eux aussi, des fermetures d'entreprises et des délocalisations ! Ceux qui sont les gagnants de la mondialisation n'habitent pas les cités et les HLM, Ils sont peu nombreux dans nos cantons ruraux ! Ceux qui bénéficient de la libéralisation du capitalisme et qui ont largement bénéficié des allègements fiscaux de Sarkozy et de sa majorité, ceux-là habitent les beaux quartiers de Paris, comme notre ministre de l'agriculture et futur candidat UMP, Bruno Le Maire, ou dans les très chics villes de la banlieue ouest de Paris : Neuilly, Le Vésinet, Le Pecq, Versailles,...

L'extrême-droite : un score trompeur, comme son programme !

Cette campagne présidentielle a retrouvé des relents putrides, s'appuyant sur le score important d'une extrême-droite qui attise la colère de certains travailleurs pour alimenter un incendie social qui divisera les français en fonction de leurs origines, de leur religion, de leurs quartiers, de leurs métiers. Diviser toujours plus pour empêcher les travailleurs, quelles que soient leurs origines, de voir qu'ils peuvent changer leur destin et construire une France plus fraternelle en s'unissant.

Le FN, meilleur allié du système, parti de l'establishment dont les cadres sont tous issus des beaux quartiers, à commencer par la famille Le Pen, milliardaires de Saint Cloud, ville bourgeoise des Hauts-de-Seine.

Combien de cadres issus du milieu ouvrier ou des cités au FN ? Aucun !

Avec cette présidentielle, le FN nous a encore sorti son couplet sur sa virginité politique, comme si les expériences de gestions municipales du FN, à Nice, Toulon, Orange ou Marignane n'avaient pas été des catastrophes économiques et sociales pour ces communes ? Le FN a aussi son lot d'affaires dans ces communes !

Aidé des médias, le score du FN est monté en épingle.

Certes, 17,90 % c'est beaucoup. Beaucoup trop.

Mais papa Le Pen avait réalisé 16,86 % des voix au premier tour de 2002. Ajoutées aux 2,34 % de l'ex-numéro deux du FN, Bruno Mégret, cela représente un total de 19,20 % des voix pour l'extrême-droite.

Avec 17,90 % des voix, Marine Le Pen fait moins que les deux candidats d'extrême-droite en 2002 !

Curieusement, aucun grand média n'en parle ! A moins que le vote d'extrême-droite ne serve la cause de leur patron ?...

Par ailleurs, aucun de ces "grands journalistes" et "grands politologues" qui squattent les médias n'a fait la réflexion sur les scores du FN entre 2002 et 2012 selon les communes. Que le FN progresse dans l'ouest, où il faisait peu de voix auparavant, cela a été dit. Mais qu'il régresse dans les grandes villes et les départements populaires, personne ne le note !

Deux exemples, l'un en banlieue parisienne (où se trouvent les "envahisseurs immigrés" dénoncés par le FN !) et l'autre en Alsace, terre d'élection de l'extrême-droite :

- En 2002, en Seine-Saint-Denis, Jean-Marie Le Pen obtenait 70 326 voix et 17,74 % des suffrages ; Bruno Mégret obtenait 9 780 voix et 2,47 % ; en 2012, Marine Le Pen obtient 72 335 voix et 13,55 % des suffrages ; en clair, dans un contexte de forte hausse de la participation, dans ce département populaire et métissé, Marine Le Pen ne gagne que 2 000 voix par rapport à son père en 2002 mais perd près de 8 000 voix sur le total d'extrême-droite de 2002 ! En pourcents, la chute est brutale : - 4,2 % sur le score de son père en 2002 et - 6,65 % sur le total d'extrême-droite ! Drôle de poussée, non ?

- En 2002, dans le Bas-Rhin, Jean-Marie Le Pen obtenait 112 555 voix et 23,38 % des suffrages, et Bruno Mégret 18 690 voix et 3,88 % ; en 2012, Marine Le Pen obtient 124 264 voix et 21,21 % ; ici aussi, dans un contexte de hausse de la participation (+ 5 %) elle gagne en voix sur son père (+ 11 700) mais en perd sur le total d'extrême-droite (- 7 000 !) ; en pourcentage, Marine Le Pen perd sur son papa (- 2,27 %) et sur le total d'extrême-droite (- 6,15 %) ! On est loin d'une poussée !

Marine Le Pen fait moins bien que son père dans les territoires où l'extrême-droite obtenait historiquement ses meilleurs scores. Par contre, elle progresse dans l'ouest et dans les territoires les plus ruraux, ce qui, avec une forte hausse de la participation, explique son résultat national.

Cette diffusion du vote brun a de quoi inquiéter les démocrates et ceux qui défendent réellement la cause ouvrière et patriotique. Mais attention à ne pas voir dans ce score une poussée nationale de l'extrême-droite !

Avec le PCF et le Front de Gauche, imposons un troisième tour social !

Ce qui est inscontestable par contre, c'est le résultat historique de la gauche radicale autour du PCF et du Front de gauche.

Avec 11,11 % des suffrages et près de 4 millions de voix, Jean-Luc Mélenchon a fait mieux que l'ensemble de la gauche radicale en 2002 (3 900 000 voix) et en 2007 (3 800 000 voix) ! Et cela malgré la présence de deux candidats d'extrême gauche (Poutou : 411 000 voix ; Arthaud : 202 000 voix) !

Avec cette candidature, c'est aussi le meilleur score d'un candidat soutenu par le PCF depuis Georges Marchais en 1981 !

Mais, au delà de ce score, c'est aussi la progression du vote mélenchon dans les intentions de vote qui est frappante. Le candidat du Front de gauche est le seul dont le score ait significativement progressé entre le mois de septembre et le vote du 22 avril. il était donné à 3 ou 4 % en septembre. Qui dit mieux ?

Les rencontres sur les marchés et aux usines depuis le premier tour montrent que de nombreux électeurs ont hésité longtemps à voter Mélenchon avant d'opter, le plus souvent, pour sécuriser la candidature de François Hollande. La peur de 2002 a bien été utilisée pour convaincre d'un nécessaire "vote utile" !

Avec les électeurs du 22 avril et tous ceux qui ont hésité ce jour là, le potentiel électoral du Front de gauche va bien au delà des 11,11 %. Un score de 13 ou 14 % nationalement est donc parfaitement possible !

Après cette Présidentielle et la nécessaire défaite de Nicolas Sarkozy, le chantier ouvert par le Front de gauche pour la reconstruction d'un mouvement social dynamique sera toujours à l'ordre du jour.

Renforcer la gauche qui s'assume, la gauche anticapitaliste à l'Assemblée nationale en juin sera un important point d'appui pour imposer à François Hollande et à ses députés socialistes des solutions de gauche, sur le SMIC, les services puiblics, la lutte contre la finance,...

Le combat politique ne s'est pas arrêté le 22 avril pour les communistes !

Le 6 mai est un rendez-vous nécessaire en mettant en déroute le candidat de la droite extrême, Nicolas Sarkozy.

mais, au delà, il y a les législatives des 10 et 17 juin, et le vote pour les cadnidats du Front de gauche, notamment les candidats communistes.

Ce sera un point d'appui pour un troisième tour social, dès juin.

C'est dans la lutte que nous avons acquis nos droits sociaux. C'est dans la lutte que nous les reprendrons !

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 09:03

Effet dramatique de la "super austérité" : la sous-nutrition progresse de manière alarmante en Grande-Bretagne.

C'est à Londres, sixième ville la plus riche au monde, que des milliers d'enfants souffrent de sous-nutrition. Et leur nombre a augmenté de façon dramatique, non seulement dans la capitale britannique mais aussi en dehors.

L'«épidémie silencieuse», comme l'appelle le journal The Independent,s'étend à tout le pays et laisse des traces durables chez les victimes :« Chris a dix ans. Lui et son frère s'alimentent si mal qu'ils sont livides et ont des cernes sous les yeux. Ses aînés ont déjà perdu toute leur dentition à cause de leur régime alimentaire dévastateur pour leur santé », rapporte le journal britannique qui rappelle que la seule association Kids company aide 17 000 enfants à Londres.

Chaque semaine, cette association vient en aide à 70 nouveaux enfants, au lieu d'une trentaine l'an passé.

A Barnsley, dans le nord de l'Angleterre, des organisations de bienfaisance venant en aide aux enfants assistent des familles en leur fournissant des aliments de base comme le lait, le pain et des pâtes. A Bristol, mentionne la même source, un projet d'accompagnement des adolescents est devenu un endroit où on peut avoir accès à un repas de base.

Selon ce qu'explique la fondatrice de Kids Company,Camila Batmanghelidjh, de nombreux enfants appartiennent à des familles d'immigrés, dont les parents n'ont pas de permis de travail ou ne bénéficient pas d'allocations sociales. Mais il y a également des parents qui travaillent et qui « simplement n'ont pas les moyens de nourrir leurs foyers ».

Cette association évoque cinq écoles à Londres où entre 70 et 80% des élèves souffrent d'insécurité alimentaire, soit qu'ils n'aient pas toujours les aliments de base à la maison, soit qu'ils ne savent pas qu'ils auront leur prochain repas.

La propagation de la faim dans le pays, d'autres en témoignent comme Chris Mould, président exécutif de Trussell Trust, organisation liée aux banques alimentaires, qui fournissent des aliments à quelques 120 000 personnes. Mould affirme que ces derniers mois on a assisté à « une énorme augmentation » de la demande et il garantit qu'il y a 36 000 enfants parmi eux qui souffrent de la faim. « Ce que nous avons vu nous indique qu'il y a plusieurs milliers de personnes qui souffrent de la faim dans ce pays, des personnes qui ont à faire des choix difficiles entre l'essence, l'eau, le transport et la nourriture. »

« Cette pression retombe nécessairement sur les mères et sur les enfants ».

Source : Avante, organe du Parti communiste portugais

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 09:33

Nationalement comme localement, les communistes et le Front de Gauche appellent à battre Sarkozy. Cette défaite nécessaire de Sarkozy n'est en aucun cas un soutien aveugle à François Hollande.

Dès dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle, appelait ses électeurs à battre Sarkozy au second tour. Cet appel a été confirmé par Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, et par la Fédération de l'Eure du PCF.

Depuis Évreux, dans un premier temps, les communistes eurois ont tenu à remercier "les 34 572 électrices et électeurs qui ont porté leur voix sur Jean-Luc Mélenchon, indiquant ainsi leur refus des politiques d’austérité et leur volonté de voir mener une véritable politique de gauche rompant enfin avec les logiques capitalistes."

Dans la foulée, les communistes annoncent : "d’ici au 6 mai, nous allons déployer toute notre énergie pour barrer la route de Nicolas Sarkozy, qui veut continuer à appliquer les politiques d’austérité qui nous on conduit dans le mur et poursuivre sa casse sociale. C’est un homme dangereux qui a délibérément choisi de relayer les thèses de l’extrême-droite, favorisant ainsi son score inquiétant dans notre département (22, 75 %). Il doit absolument être battu. C’est pourquoi nous appelons toutes les électrices et électeurs du Front de gauche à utiliser le bulletin de vote François Hollande pour débarrasser la France de la droite et de sa politique."

Pour les communistes eurois, il ne s'agit aucunement d'un chèque en blanc donné à François Hollande. Il s'agit bien de réussir la première étape de l'insurrection citoyenne qui consiste dans un premier temps à faire tomber le président et le régime les plus à droite que la France ait jamais connu depuis la Libération.

Le PCF et le Front de Gauche ne laissent tomber ni leurs propostions ni leur indépendance politique vis-à-vis du PS. A ce titre, le PCF insiste sur le fait que "dans notre département comme en France, les résultats du Front de gauche vont compter. Fort de sa dynamique rassembleuse et du mouvement de fond qu’il incarne désormais, le Front de gauche ouvre une nouvelle page de l’histoire à gauche en France et en Europe."

La première étape franchie, c'est-à-dire la droite et Sarkozy vaincus pour la Présidentielle, s'ouvre la deuxième étape : les élections législatives. Une étape où le PCF et le Front de Gauche porteront à nouveau leurs propositions de rupture avec les choix libéraux et les politiques d'austérité.

Le communiqué du PCF 27 appelle ainsi à la mobilisation : "Ensemble, continuons d’écrire cette page en élisant de nombreux députés communistes et du Front de gauche, en juin prochain, afin de porter à l’Assemblée Nationale une force qui agira pour sortir notre pays et l’Europe de la crise. par l’augmentation des salaires, la relance industrielle et celle de l’emploi, la retraite à 60 ans et l’embauche de jeunes, l’avenir de nos systèmes de santé ou d’éducation. Une force combative et déterminée face à la finance."

Et, bien avant que Sarkozy plonge dans la nostalgie pétainiste la plus ignoble pour diviser les travailleurs, le PCF appelait déjà à une mobilisation sociale d'ampleur pour le 1er mai en invitant "aussi les acteurs du mouvement social, les citoyennes et citoyens, à continuer de faire entendre les exigences populaires, dans les semaines et les mois qui viennent, et en particulier dès le 1er mai prochain, en investissant les rassemblements à l’appel de 5 confédérations syndicales."

En guise de conclusion, les communistes eurois tiennent à synthétiser leurs analyses avancées pendant la campagne électorale en rappelant que "face au monde de la finance, les communistes, le Front de gauche et le mouvement social constitueront un point d’appui déterminant pour résister et pour construire une société de progrès, plaçant l’humain et son environnement au cœur de son projet."

Avant de repartir en campagne pour assurer l'élection de Sandrine Cocagne et de Thierry Desfresnes, candidats communistes du Front de Gauche à l'élection législative les 10 et 17 juin prochain, les rassemblements syndicaux pour la fête des travailleurs prennent tout leur sens dans le contexte de mobilisation réactionnaire à l'appel de Sarkozy ce jour là.

Nous vous invitons à participer massivement au

Rassemblement unitaire du 1er mai

à l'appel des syndicats CGT - CFDT - UNSA - FSU

10 h 30

au Pré du Bel-Ébat à Evreux

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 08:47

La droite française continue sa lepénisation et annonce une contre-manifestation antisyndicale le premier mai.

Certains commentateurs voient dans la dernière provocation du candidat sortant Nicolas SARKOZY une main tendue vers l'électorat FN. Il faut plutôt y voir, malheureusement, une évolution continue de la droite vers une radicalité conservatrice observable depuis plusieurs années.

Son initiative de rassemblement du premier mai fleure bon la nostalgie des années Pétain quand le régime de Vichy organisait des rassemblements "populaires" pour célébrer le travail, réunissant patrons et ouvriers autour de l'effort national, des métiers traditionnels, des paysans.

Cette "Fête du travail" façon Collaboration tentait d'effacer cinquante de "Fête des travailleurs" organisées par les syndicats et partis de gauche. Côté droite fasciste, il s'agissait de nier les différences sociales (différences de "classes") entre patrons et ouvriers, autour de corporations professionnelles, pour amener le salarié à intégrer un culte d'entreprise ; côté gauche radicale et communiste, il s'agissait de montrer l'unité des travailleurs face au capitalisme et au patronat pour défendre le droit au travail, à une rémunération correcte et aux droits sociaux.

Sarkozy, en 2012, évolue vers une version pétainiste du premier mai, opposant les "vrais travailleurs" qu'il représenterait aux "faux travailleurs" que représenteraient les syndicats. Quand on sait que les élections d'entreprise mobilisent jusqu'à 95 % des salariés d'une entreprise, on imagine à qui s'adresse Sarkozy : petits et grands patrons, gros paysans, ...

Le voilà donc qui annonce un rassemblement sur le Champ-de-Mars : "le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille".

Depuis le début de sa campagne, le président-candidat dénonce les "corps intermédiaires" et s'est posé en défenseur de la "valeur travail" par opposition à "l'assistanat". Il s'en est pris à plusieurs reprises à la CGT et à la CFDT, qu'il a accusées de "faire de la politique" plutôt que de "défendre les intérêts des salariés". Sûr que lui, en bloquant le SMIC, en reculant l'âge de départ en retraite, en déremboursant les médicaments, en augmentant les taxes sur les mutuelles et sur les produits de base,lui, il serait un bon défenseur des salariés !? Hypocrisie et bobards pour gogos crédules !

Sarkozy serait donc la voix directe du peuple. Plus besoin d'intermédiaires !

Comme dans tout régime fasciste, le chef est le peuple, le chef parle pour le peuple. Exit les syndicats ! Exit la justice indépendante ! Exit les collectivités locales !

Cette comparaison entre la vision d'une République monolithique avec le Président Sarkozy en seul interlocuteur du peuple français et régime fasciste n'est pas exagéré : elle s'appuie sur la multiplication des lois liberticides (type HADOPI), des fichiers de police (jusqu'à la carte d'identité biométrique), des mesures anti-immigrés (condamnées par les associations de droits de l'Homme que l'on méprise en France et dont on se sert pour justifier les guerres à l'étranger), de la réforme des collectivités (qui va amener à l'extinction des communes et des Départements), etc...

En ce sens, la droite française connait une évolution radicale de sa stratégie depuis la création de l'UMP qui a mis fin aux contradictions d'un RPR né de l'héritage gaulliste (droite patriotique) mais déjà miné par son rôle de serviteur politique des intérêts des multinationales issu de la mondialisation capitaliste (droite ultralibérale).

Rien de surprenant à ce que la droite française connaisse un rapprochement politique de fonds avec l'extrême-droite.

C'est déjà ce qui s'est passé en Italie, lorsque Berlusconi s'est associé au parti post-fasciste du MSI.

C'est ce que nous avons déjà vu dans le sud de la France, avec des alliances locales entre la droite et le Front National, comme à Nice.

FN - UMP : deux projets libéraux qui se rapprochent

Ceux qui voient avec le FN une alternative à la classe politique traditionnel, au "système" ou à "l'establishment" comme disent les sous-lieutenants de la famille Le Pen, père et fille, doivent comprendre que droite et extrême-droite sont simplement des variantes politiques de la droite.

L'extrême-droite prônant une vision autoritaire du capitalisme camouflée sous un visage radical et favorable aux classes populaires.

L'extrême-droite a toujours été une roue de secours du capitalisme en période de crise aigüe, un moyen de contrer des revendications sociales trop fortes qui risquaient de miner le consensus politique autour des avantages des classes dominantes : Hitler est arrivé au pouvoir en 1933 avec le soutien de la droite allemande alors que la république de Weimar (issue de la défaite de 14-18) était en pleine crise et menacée par la montée des communistes et des sociaux-démocrates ; Franco a renversé la République espagnole en 1939, avec le soutien de l'Eglise et du patronat espagnol alors que le gouvernement de gauche entamait de grandes réformes, notamment agraires ; Pinochet à pris le pouvoir au Chili en 1973 alors que le président socialiste démocratiquement élu, Salvador Allende, menaçait les avantages des multinationales, US notamment, par des nationalisations (Comme les mines de cuivre,....) ; idem avec le Salvador dans les années 80 où les Etats-unis ont financé les milices d'extrême-droite des "Contras" pour renverser le gouvernement local ; etc.

Aujourd'hui, alors que le capitalisme connait une crise profonde, la droite ne propose que l'austérité ("Règle d'or") et des reculs sociaux au peuple français, avec les conséquences que l'on voit en Grèce, en Espagne ou en Irlande.

Comme dans ces pays, la révolte sociale peut être forte en France aussi. Les expériences passées de 1936 avec le Front populaire et de 1968 ont de quoi inquiéter les cercles dirigeants et les profiteurs du système.

Pour parer tout risque de révolte et de colère sociale, la parade est de dénoncer des victimes imaginaires, quotidiennement : un mensonge répêté des centaines de fois finit par devenir une vérité : telle est leur stratégie !

Plutôt que dénoncer la financiarisation de l'économie et le bilan de trente ans de libéralisme, la droite finit par faire comme l'extrême-droite : dénoncer les immigrés, les fonctionnaires, les bénéficiaires des minimas sociaux, les syndicalistes,...

Dans ce contexte, on en arrive aujourd'hui à avoir un discours et des pratiques de la droite officielle qui s'approchent dangereusement des pratiques et d'un discours d'un régime d'extrême-droite.

Rien de surprenant dans ce durcissement de crise du parti de la finance et du patronat à voir son leader organiser un rassemblement du premier mai volontairement opposé à celui des syndicats.

Encore un effort et les cortèges de l'UMP et du Front National finiront par fusionner : ils sont déjà tellement proches idéologiquement !

Newsweek sarkozy europe extreme droite

Sarkozy en nouveau visage de l'extrême-droite européenne
la Une du magazine nord-américain "Newsweek" en 2009

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