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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 09:39

Un sondage CSA pour BFM-TV, RMC, 20 Minutes et CSC diffusé jeudi donne Jean-Luc Mélenchon à 17 %.

Encore deux points de plus pour le candidat du Front de Gauche qui passe de 15 à 17 % en une semaine !
Jean-Luc Mélenchon confirme sa position de troisième homme de la campagne et se permet même de s'approcher du candidat de droite à moins de 10 points ! Nicolas Sarkozy totalise 26 % d'intentions de vote, en perte de 3 points.
La progression constante du candidat soutenu par le Parti communiste fait grincer des dents, au Parti socialiste comme à droite et à l'extrême-droite... et dans les médias. Beaucoup plus que lorsque Marine Le Pen était donnée à 20 % !
Hier soir, lors de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, Jean-Luc Mélenchon a été le seul candidat a être frontalement attaqué par les journalistes présents. Comme de par hasard, c'était sur l'immigration avec l'utilisation d'un document vidéo de Georges Marchais (alors secrétaire général du PCF et candidat à la Présidentielle de 1981) sortie de son contexte et vieille de trente ans ! On aurait aimé les voir aussi pugnaces avec les Hollande, Sarkozy, Le Pen ou Bayrou !...
Ce qui est sûr, c'est que du FN au PS, tout le monde tente de dénigrer le candidat Mélenchon, le Front de Gauche ou ses idées. On revoit même la menace du péril rouge agitée par la droite ! Qu'on se rassure ! Les communistes n'enlèvent plus les petits enfants pour les égorger dans les mines !...
Cette crispation contre le Front de Gauche est le signe que sa montée en puissance inquiète le système et ceux qui le servent, en politique comme en journalisme. Il inquiète également le PS, non pas pour un risque complètement utopique d'absence de la gauche au second tour, mais parce que derrière la Présidentielle, il y a les Législatives et que les socialistes voient déjà se profiler une poussée des candidats Front de Gauche, donc le risque de voir des sièges de députés leur échapper au profit de candidats communistes ou d'autres forces du Front de Gauche !
Il est désormais clair aujourd'hui que la prochaine Assemblée nationale comptera sur un groupe communiste - Front de Gauche très largement renforcé. Peut-être même, les socialistes devront composer avec le FdG pour avoir une majorité ? Inconcevable pour eux !
Pour rompre avec le libéralisme appliqué en France depuis le tournant de la rigueur en 1983, que ce soit sous sa version socialiste (avec des Delors, Rocard, DSK, Valls,...) ou de droite, le choix du Front de Gauche s'impose.
Tout autre choix confirmerait un engagement pour 5 années supplémentaires de libéralisme, avec des variantes autoritaires et liberticides, écologistes ou vaguement sociales.
Le 22 avril, pour imposer un changement de politique qui prenne en compte l'humain d'abord et redonne du pouvoir et des perspectives au peuple de France, le vote utile, c'est le vôtre !
Le Front de Gauche offre le cadre pour une dynamique de rupture avec le capitalisme, la dette des banques et la mondialisation financière. Utilisez le bulletin Mélenchon pour exiger cette rupture !
Affiche-Melenchon-2012---2.JPG

Ce que dit le sondage :
François Hollande repasse en tête au 1er tour de l'élection présidentielle avec 27% d'intentions de vote, malgré un recul de 2 points, et devance Nicolas Sarkozy (26%), qui recule de 4 points.
Au second tour, le candidat socialiste creuse encore l'écart avec 57% (+3) face au président sortant (43%, -3).
Dans cette enquête, le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon conforte sa place de "troisième homme" avec une nouvelle percée à 17%, en hausse de deux points. Il devance la candidate du Front national Marine Le Pen (15%, +2) et le centriste François Bayrou (11%, +1).

Les autres candidats évoluent entre 2,5 % (Eva Joly) et à peine plus de 0 % (Jacques Cheminade).

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 09:31

L'internement des opposants en hôpital psychiatrique est une arme coutumière des régimes autoritaires.

La France vient de rejoindre le cercle fermé des pays qui utilisent l'internement psychiatrique d'office pour se débarasser d'un opposant politique.

Jusqu'à l'arrivée de Sarkozy, empêcher une opposition de s'exprimer se résumait à quelques mesures traditionnelles : envoi des CRS contre les manifestants ou les salariés qui occupent leur usine, arrestation de certains d'entre eux, absence de couverture médiatique des syndicats et partis anticapitalistes,...

Avec l'arrivée de la nouvelle droite UMP au pouvoir et, particulièrement, celle de Nicolas Sarkozy, de nouveaux moyens de limitation du droit d'opposition et de coercition ont fait leur apparition.

Ainsi, on ne compte plus les centre-villes fermés et interdits aux manifestants lors de la visite du président des riches en Province. On en arrive même à faire venir des sympathisants pour meubler les rues et pour remplacer les salariés dans les usines visitées !

Plus fort : l'arrestation préventive. Cela a été le cas d'un syndicaliste SUD, Frédéric Le Marrec, le 25 novembre 2010, interpellé à la sortie de son travail et retenu illégalement 5 heures en gendarmerie pour l'empêcher de manifester contre la venue de Sarkozy dans l'Allier. Les 7 gendarmes incriminés ont fin par être mis en examen... sans plus.

Il y a aussi l'utilisation contre les militants et les syndicalistes des arsenals juridiques prévus contre les délinquants sexuels et grands criminels. C'est le cas des prélèvements ADN.

Quel intérêt de prélever l'ADN de Marc Bienne, faucheur d'OGM, si ce n'est pour créer un amalgame entre activité citoyenne et délinquance ? Quel intérêt de prélever l'ADN de Xavier Mathieu, leader des Conti', si ce n'est pour faire l'amalgame entre activité syndicale pour sauver des emplois et délinquance ?...

Mieux que la garde à vue : l'internement psychiatrique

La nouvelle arme à la disposition des autorités politiques, c'est l'internement psychiatrique d'office.

Comme le relate "L'Humanité" d'hier, c'est ce qui est arrivé à un militant écologiste, Jean-Pascal, fin mars dans l'Hérault.

Le dangereux criminel fou refusait tout bonnement le déclassement d'une zone Natura 2000, un territoire protégé écologiquement par la loi. Pour cela, il s'est enchaîné symboliquement au puits de la commune de Loupian.

Il n'en a pas fallu plus pour que le maire décide de produire un arrêté municipal ordonnant son admission en soins psychiatriques au motif qu'il présentait des troubles mentaux "qui compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l'ordre public". Rien que ça !

Attention ! Désormais, protester de manière véhémente contre une décision municipale ou nationale peut vous amenez à l'asile !

Et ce n'est pas du flan ! Le militant écologiste héraultais s'est retrouvé dix jours enfermé, drogué de force. Il se retrouve même six jours durant en privation absolue de liberté au point que personne, ni son avocat ni ses proches, n'ont pu le contacter ! Ligue des Droits de l'Homme, syndicat de la Magistrature et syndicat SUD se sont fortement moblisés contre cet internement qui remplace une garde à vue qui, elle, n'aurait duré que 24 heures !

Cette possibilité d'interner d'office quelqu'un a été facilité par une loi récente, du 5 juillet 2011, qui instaure une garde à vue psychiatrique de 72 heures !

Le représentant local de la Ligue des Droits de l'Homme a beau dénoncé "cette loi (qui) au lieu de garantir les liberté, rend encore plus facile la mise à l'écart de toute personne qui peut déranger, qu'elle soit militante politique ou simplement un peu marginale", son message ne sera pas entendu. Ni par le régime de Nicolas Sarkozy, ni par ses médias.

Si une mesure d'internement psychiatrique d'office était prise contre un opposant chinois, cubain ou syrien, notre gouvernement et nos médias n'auraient pas de mots assez forts pour dénoncer cette mesure scandaleuse. Quand cela se passe en France, les défenseurs des droits de l'Homme peuvent bien causer, personne ne les écoute !

Peut-être serait-il utile de parler aussi du traitement indigne affligé aux sans papiers et aux conditions inhumaines de détention dans nos prisons ? Sans parler des restrictions au droit syndical que subissent tant de travailleurs ?

Entre une présidentielle où seuls deux candidats sont présentés comme acceptables par le système depuis le début de la campagne et des libertés démocratiques qui se restreignent de plus en plus, la démocratie se réduit de plus en plus à un décor de carton-pâte ou les opposants et les Droits de l'Homme n'ont plus leur place.

Avec l'internement psychiatrique d'office, la France peut désormais plonger dans l'arbitraire digne des régimes autoritaires.

Le choix se fera le 22 avril et le 6 mai, soit en reconduisant celui qui à amener ces orientations sécuritaires et celle qui souhaite les durcir, soit en optant pour une France des Libertés, de l'Égalité et de la Fraternité, celle que défendent les communistes et Jean-Luc Mélenchon.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:33

Triste période où viennent de disparaître deux personnalités, Lise London et Raymond Aubrac.

L'ancienne résistante communiste et l'ancien résistant de gauche nous quittent à moins de quinze jours d'intervalles.

La Résistance entre de plus en plus dans l'Histoire. Une Histoire que la droite et le patronat voudraient bien enterrée définitivement en effaçant tous les acquis sociaux obtenus à l'issue de la guerre par les communistes et progressistes au sein du Comité National de la Résistance : Sécu, retraite, nationalisations, statut du fonctionnaire,...

Le plus grand hommage que nous pourrions leur rendre serait de défendre cet héritage de la Résistance et de défire à nouveau les forces de la Réaction qui contaminent depuis trop longtemps l'échiquier politique français.

Lise London, communiste résistante au nazisme et au stalinisme

Lise-LONDON.jpgLise London est décédée le 31 mars 2012 à l'âge de 96 ans.

Née de parents espagnols, Élisabeth Ricol était dotée d'un esprit d'une acuité rare qu'elle mit au service  du combat pour l'émancipation humaine et contre la barbarie et  l'injustice.

Jeune sténodactylographe aux usines Berliet de Vénissieux, elle s'engage très tôt au Parti communiste français qui, dès 1934, la  missionna auprès du siège du Komintern, à Moscou, où elle fit la  rencontre de Dolorès Ibarruri, La Pasionaria, future secrétaire  générale puis présidente du Parti communiste espagnol, mais aussi  d'Artur London, un communiste tchèque qui allait devenir l'amour de sa  vie.

À son retour en France, à l'été 1936, Lise travaille comme secrétaire  auprès du responsable de la MOI (Main-d’œuvre immigrée, section  rattachée au comité central du PCF). Elle prend une part active à la  mise en place des Brigades internationales de solidarité avec les  Républicains espagnols, à Paris, puis à Albacete, au quartier général  des Brigades internationales, auprès d'André Marty.

Ce fut un combat fondateur pour Lise et sa génération.

Rejointe à Paris par son époux, en février 1939, et jeune maman d'une  fille née en février 1938, Lise est des premières à s'engager, sous  les ordres d'Henri Rol-Tanguy, dans la Résistance, devenant capitaine  des Francs-Tireurs et Partisans (FTP). Poursuivie par l'Occupant pour  « assassinat, association de malfaiteurs et activités communistes »,  Lise est arrêtée en août 1942 par la police française. Elle donne  naissance à son fils en prison. Elle est livrée aux  Allemands pour être déportée au camp de concentration de Ravensbrück

A La libération, Artur et  Lise s'installent en Tchécoslovaquie qui doit se reconstruire ; Artur  entre au gouvernement comme vice-ministre des Affaires étrangères.

C'est là qu'une nouvelle épreuve les attend, en Tchécoslovaquie de 1951 à 1956. Des procès sont montés contre les anciens brigadistes d'Espagne. Elle déclara lors de son procès : « J’étais,  je suis et je resterai communiste, avec ou sans carte du Parti ». Sa  résistance à l'arbitraire prenant pour cible les anciens Brigadistes, et la solidarité des communistes français alertés par  Raymond Guyot, auront raison du régime tchécoslovaque. Libéré, Artur  sera réhabilité en 1956. Ils reviennent définitivement en France en 1963.

« Ouvrez grands les yeux, ne vous laissez pas enfermer dans les  certitudes, n’hésitez pas à douter, battez-vous contre les injustices,  Ne laissez pas la perversion salir les idéaux communistes. Soyez vous- mêmes », dira notre camarade Lise London à ceux qui l'interrogeaient  encore sur son engagement communiste présent.

Un message à méditer alors que les défensuers d'un capitalisme en cours d'effondrement tente de salir l'engagement humain et social des communistes.

Raymond Aubrac, grand résistant à l'injustice et à l'inhumanité jusqu'au bout

Raymond-AUBRAC.jpgCofondateur du mouvement "Libération Sud", Raymond Aubrac était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire (Rhône) avec le chef du Conseil national de la Résistance (CNR).

Grand officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 39-45, rosette de la Résistance, il vient de décéder à l'âge de 97 ans.

Sa femme Lucie Aubrac, qu'il avait épousée en 1939, elle aussi héroïne de la Résistance, est morte en 2007 à l'âge de 92 ans.

De son vrai nom Raymond Samuel, Raymond Aubrac s'est engagé dès 1940 dans la Résistance avec Lucie, et est devenu attaché à l'état-major de l'Armée secrète.

Arrêté le 21 juin 1943 à Caluire, emprisonné à Montluc, Raymond Aubrac et quatorze résistants sont libérés grâce à un intrépide raid de commando monté par Lucie, qui entrera dans la légende de la Résistance. Cet épisode est au centre du film de Claude Berri, "Lucie Aubrac", sorti en 1997, avec Carole Bouquet dans le rôle de l'héroïne.

Recherché par la Gestapo, le couple est parti pour Londres, puis Raymond a gagné Alger, où il est devenu délégué à l'Assemblée consultative en juin 1944. A la Libération, il est devenu commissaire régional de la République à Marseille, responsable du déminage du littoral, puis inspecteur général à la Reconstruction.

Ingénieur des travaux publics de formation, était resté un citoyen très actif, se rendant pendant des années en compagnie de sa femme pour témoigner et raconter la Résistance dans les collèges et les lycées, dont un nombre croissant portait leur nom.

Raymond Aubrac, comme son épouse, auront été des "compagnons de route" du Parti communiste.

Il restera engagé à gauche toute sa vie et a toujours conserverl'amitié des communistes

Soyons dignes du combat de ces grands personnages pour une France juste et humaine, respectant l'être humain !

Face à un capitalisme qui transforme les individus en marchandises sans valeurs et sacrifie l'avenir de la planète sur l'autel des profits immédiats, le combat pour l'émancipation humaine commencé par ces résistants se poursuit.

Reprenons notre avenir en main ! Place au peuple !

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 09:14

Les "experts" et les journalistes ont dit que le programme de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche serait irréaliste. 

Comment écouter des experts qui vantaient la solidité de l'économie mondiale à la veille de la crise de 2008 et des experts qui vantent des programmes d'austérité en Grèce ou en Espagne qui enfoncent ces pays dans la récession et leurs peuples dans la misère ?

A écouter ces "experts", la seule politique réaliste serait celle de l'accélération des mesures d'austérité et de casse des services publics. En clair,ces soit-disant économistes neutres prônent tout bonnement d'appliquer les mêmes remèdes libéraux qui sont appliqués à notre continent depuis trente ans et qui nous ont amené chômage et perte de pouvoir d'achat !

L'expertise de ces économistes a la même valeur que celles des médecins de Molière qui n'ont qu'un seul remède face à la maladie : la saignée.

Les spécialistes économistes qui trustent les plateaux télés sont ceux qui n'ont pas vu venir la crise et qui veulent encore plus de libéralisme.

S'agit-il de mauvais experts ou bien s'agit-il de positions idéologiques ou intéressées ?

Experts... en finances privées

Ils sont pourtant faciles à identifier ces "experts" qui occupent l'espace médiatique français. Tous, sans exception, travaillent pour un groupe financier, bancaire, un cercle d'entreprises. De braves gens qui font le boulot pour leurs patrons mais pas pour le bien commun ! C'est un peu comme si on demandait à un cadre commercial de chez Pepsi de faire l'expert en boissons gazeuses et de trancher entre Pepsi et Coca !

En fait, un expert peut-il, «en toute indépendance», prôner la dérégulation financière quand il occupe simultanément un poste d’administrateur d’un fonds d’investissement ?

Un exemple ? Dans Le Monde du 1er février, l’économiste Olivier Pastré tempête contre les projets visant à sortir de la monnaie unique européenne. Il se fixe une mission : « Expliquer aux Français les plus fragiles et les plus soumis à la désinformation quels sont les risques d’un abandon de l’euro.» Le quotidien du soir présente l’auteur comme « professeur d’économie à l’université Paris-VIII ». Or Pastré préside aussi la banque tunisienne IMBank. Et siège aux conseils d’administration de la banque du Crédit municipal de Paris (CMP Banque), de l’Association des directeurs de banque, ainsi qu’à l’Institut Europlace de finance. C’est pourtant le « professeur à l’université » qui intervient chaque samedi matin dans l’émission de France Culture « L’Economie en questions », dont il est coproducteur. Amusant, non ?

De la même façon, on retrouve, en novembre 2011, dans "la matinale de France Inter", «Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle des économistes» qui analyse les enjeux du G20 qui va se tenir à Cannes. Rarement présentée, cette association rassemble Jean-Paul Betbèze (chef économiste au Crédit agricole), Laurence Boone (chef économiste chez Merrill Lynch), Anton Brender (chef économiste de Dexia Asset Management), Pastré, etc. Quelques jours plus tard, sur la même radio publique, l’émission « Le téléphone sonne » « tire les leçons » de la réunion. Au micro, « Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle des économistes ».

C’est également à ce titre que Lorenzi, par ailleurs conseiller du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, analyse le marché immobilier dans Les Echos, la chute des Bourses sur Europe 1 ou le « fabuleux destin de la France » sur RTL. Pourtant, cette carte de visite omet certains détails. Lorenzi siège aux conseils d’administration de PagesJaunes, d’Associés en finance, de l’Association française des opérateurs mobiles (AFOM), de BNP Paribas Assurance. Il est par ailleurs censeur d’Euler Hermes, membre des conseils de surveillance de la Compagnie financière Saint-Honoré, de BVA, du Groupe Ginger et conseiller du directoire de la Compagnie financière Edmond de Rothschild Banque. N'en jetés plus !...

Christian Saint-Etienne, lui, s’affiche comme professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) sur France 24 et comme économiste et analyste politique dans les colonnes du Point. Jamais comme conseiller scientifique du Conseil stratégique européen, un cabinet de conseil en gestion de patrimoine.

Elie Cohen, lui aussi conseiller de M. Hollande, est « directeur de recherche » au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et professeur à Sciences Po sur France Inter ou dans Le Figaro. Jamais membre du conseil d’administration des entreprises PagesJaunes ou EDF Energies nouvelles.

Jacques Mistral ? Economiste dans les colonnes du Monde et sur France Culture, ou directeur des études économiques à l’Institut français des relations internationales (IFRI) dans l’émission « C dans l’air » (France 5). Pas administrateur de BNP Paribas Assurance.

Daniel Cohen, conseiller de Mme Martine Aubry, se montre plus discret sur son titre de senior adviser de la banque Lazard — qui conseille par exemple le gouvernement grec sur la renégociation de sa dette — que lorsqu’il s’agit de rappeler sa qualité de professeur de sciences économiques à l’Ecole normale supérieure et à l’université Paris-I.

On pourrait continuer ainsi, pas très longtemps d'ailleurs, compte-tenu du faible nombre d'experts appelés à porter la parole unique libérale dans les émissions télés, radio et la presse écrite.

Jamais il n'est question des voix dissonantes comme celles des "économistes atterrés", pourtant nombreux (voir leur site : http://atterres.org) et qui défendent une politique opposée au consensus néo-libéral. Jamais vous n'entendrez parler des réflexions de Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, qui dès mai 2010 tirait la sonnette d'alarme contre l'austérité et la monnaie unique européenne (lire l'interview du Monde) !

Des programmes libéraux-compatibles

Comment s'étonner ensuite que les seuls candidats qui trouvent crédits auprès de ces experts issus de la finance et des médias qui les invitent sont ceux qui véhiculent la pensée unique libérale ?

Cela n'a évidemment rien de surprenant quand on parle des programmes économiques et sociaux des Sarkozy ou Bayrou dont on a vu ce qu'ils pouvaient produire au gouvernement !

Mais, avec des conseillers proches des milieux financiers (Jean-Hervé Lorenzi ou Elie Cohen), comment s'étonner aussi que le programme défendu par François Hollande soit aussi fataliste quant à la possibilité de lutter contre le monde de la finance et le capitalisme ?

Rien que sur les retraites, réforme emblématique de l'ère Sarkozy, le projet Hollande est très en retrait. Il est ainsi écrit : "je ferai en sorte que tous ceux qui ont 60 ans et qui auront cotisé la totalité de leurs annuités [41 ans] retrouvent le droit de partir à la retraite à taux plein à cet âge-là", à la page 16 du programme de François Hollande.
Lue trop vite, la phrase pourrait laisser penser qu'il suffit d'avoir 60 ans et 41 ans de cotisation pour pouvoir partir, alors que la réforme Sarkozy de 2010 fixe, à terme, l'âge légal à 62 ans. Erreur! La simple mention du terme "cotisé" réduit considérablement la portée du dispositif. Car, maladie, chômage ou congés maternité sont aujourd'hui des trimestres "validés" (ou "assimilés") qui s'ajoutent aux trimestres "cotisés" ! Une nuance qui peut coûter deux ans pour une mère de famille par exemple.

Pour ce qui est de la fille Le Pen, ses propositions de casse du SMIC et des syndicats ont de quoi réjouir le patronat ! Pour les salariés, c'est autre chose ! Et ce n'est pas son dernier délire sur la grande distribution qui aura de quoi rassurer les travailleurs ! Elle prône tout bonnement l'interdiction des magasins de la grande distribution dans toutes les communes de moins de 30 000 habitants ! Adieu Carrefour Market à Saint André, à Damville, Adieu Lidl ! Adieu Intermarché à Verneuil !... Dans tout le département, ne resterait qu'une ville avec supermarché : Evreux !
Une autre politique est possible ! Celle du Front de Gauche

Avec un programme en rupture avec la pensée libérale, c'est sûr que le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon  ne rentrent pas dans les dogmes de ces experts en économie libéralisée ! Son programme est, pour ces gens là, incompatible avec leur mode de pensée donc irréaliste.

Pourtant, même en période de crise ou dans une situation de misère, il est possible de faire une politique de relance économique à condition de s'appuyer sur la puissance publique, des nationalisations, la chasse à l'évasion fiscale et l'investissement massif dans la santé et l'éducation publique.

C'est ce qu'a fait l'Argentine du président de gauche Nestor Kirchner, en 2003, après l'effondrement total de son économie.

C'est aussi le cas du Vénézuela du président  Hugo Chavez qui vient d'annoncer une forte hausse du salaire minimum. Partant de l'idée que "dans les années 80 et 90, le salaire minimum a été pratiquement gelé, puis l'inflation a explosé...", il annonce une hausse de 32,25 % du salaire minimum lors d'un Conseil des ministres retransmis à la télévision. La hausse, qui portera le salaire minimum à 362 euros, aura lieu en deux temps, le 1er mai et le 1er septembre. Quatre millions de salariés seront concernés. Un président qui nationalise des secteurs économiques vitaux (pétrole, mines, banques, alimentation,...) et qui augmente les salaires est présenté comme un semi-dictateur par nos grands médias. Faudrait pas que cela arrive en France ?

Et n'oublions pas que les deux grandes périodes d'avancées sociales en France ont eu lieu après de graves crises qui ont touché notre pays : en 1936 avec le Front Populaire (7 ans après la crise de 1929) et en 1947 avec le Conseil National de la Résistance (au sortir de la seconde guerre mondiale).

Loin de la pensée unique néo-libérale véhiculée par des experts et des médias au service du monde de l'entreprise et de la finance, un seul candidat porte un programme en rupture avec trente de libéralisme, Jean-Luc Mélenchon et le programme partagé du Front de Gauche !

Alors, le 22 avril, soit vous souhaitez repartir sur des recettes libérales qui ont montré leur nocivité depuis trente ans, soit vous choisissez un programme de rupture, qui privilégie l'Humain d'abord et relance l'économie en redistribuant les richesses. Ce sont les deux seules alternatives.

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 09:26

Communiqué du Parti Communiste de Grèce (KKE) - traduction Nico Maury

"Honte Argienne (expression grec). Les complices et les responsables de la souffrance et du désespoir du peuple grec, sont ceux qui attaquent a coup de mensonges et de calomnies n'importe quel secteur du monde du travail qui lutte contre la pauvreté, Ils devraient se taire devant les résultats abominables de la crise capitaliste et politique, plutôt que se prétendre sauveurs et émus."

Suicide d'un retraité en Grèce : Réaction du KKE
En pleine heure de pointe, mercredi, un homme de 77 ans s'est tiré une balle dans la tête au coeur d'Athènes, sur la place Syntagma, esplanade centrale de la capitale grecque et lieu de ralliement des manifestants anti-austérité depuis deux ans. Pharmacien à la retraite, Dimitris Christoulas a mis fin à ses jours face au Parlement, devenu pour beaucoup de Grecs le symbole de dirigeants politiques aveugles aux souffrances du peuple.
Une lettre du retraité a été retrouvée: "Vu mon âge avancé qui ne me permet pas de réagir avec dynamisme, je ne vois pas d'autre solution que de mettre fin à ma vie (...) Je crois que les jeunes sans futur vont un jour prendre les armes et pendre les traîtres de ce pays sur la place Syntagma, comme les Italiens l'avaient fait avec Mussolini en 1945", aurait-il écrit.
L'événement met en relief un mal qui mine la Grèce depuis le début de la crise: le taux de mort par suicide a explosé. D'après le ministère de la Santé, le nombre de suicides auraient augmenté de 40% entre les cinq premiers mois de 2010 et de 2011.
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 10:05

Voici un article trouvé sur le site "le+ du Nouvel Obs'" qui fait le bilan de la catastrophique réforme bachelot des hôpitaux.

Cette réforme a été longuement combattue et continue d'être combattue par les communistes.

Dans notre département, les conséquences sont gravissimes comme la fusion administrative des hôpitaux de Vernon et d'Evreux et les menaces qui pèsent sur l'hôpital d'Evreux (500 suppressions d'emplois, fermeture d'un étage entier,...).

De quoi comprendre la colère des hospitaliers et les problèmes rencontrés par les patients et leurs familles.

il est temps de changer de logique !

Solidaire


Dans son livre "La colère blanche à l’hôpital", Hakim Bécheur illustre parfaitement, à partir de son expérience vécue au jour le jour dans un hôpital de Normandie, le mal qui ronge le système de santé français : l’association du mercantilisme et du bureaucratisme. Hélas, la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires), dite "loi Bachelot", loin de lutter contre ce mal, l’a érigé en principe de "gouvernance".

Manifestation contre le projet de fermeture de la maternité et d'une partie de la chirurgie au centre hospitalier, Le Blanc, le 11 février 2012 (A.JOCARD/AFP)

Manifestation contre la fermeture de la maternité et d'une partie de la chirurgie, Le Blanc, 11 février 2012 (A.JOCARD/AFP)

Hôpital entreprise

En effet, cette loi a supprimé "le service public hospitalier" pour le remplacer par "des établissements de santé aux statuts variables". Elle a, au nom de la lutte contre les abus du pouvoir médical, supprimé tout pouvoir soignant pour donner tout le pouvoir aux gestionnaires. Elle a signifié formellement la fin des services qui regroupent les équipes soignantes, remplacés par des "pôles" de gestion. Elle a consacré le pouvoir du directeur, "seul patron à bord", sous la tutelle étroite du directeur de l’ARS (ndlr : Agence régional de santé), véritable préfet sanitaire aux ordres du gouvernement.

"Véritable loi soviétique !" s’est écrié l’ancien directeur des hôpitaux Jean de Kervasdoué. Le seul objectif fixé à cette immense machine bureaucratique est celui de la rentabilité promue par la généralisation de la tarification à l’activité (T2A). L’augmentation des activités "rentables" est  devenue l’obsession partagée des directeurs et des médecins gestionnaires.

Ainsi s’applique en pratique le concept "hôpital entreprise". Conséquence de cette "pensée de marché", les partenariats public-privé, tel le Centre hospitalier sud-francilien construit gratuitement par Eiffage en échange d’un loyer de 40 millions par an pendant 30 ans. Si l’hôpital ne peut pas payer, il déposera son bilan. Le projet d’hôpital public-privé de 800 lits de Melun, regroupant cliniques privées et hôpital public, est présenté comme un modèle. La division des tâches y est simple : au public, les urgences, la gériatrie, la psychiatrie ; au privé, la chirurgie programmée.

Bureaucratisme

Parallèlement, la bureaucratie ne cesse d’enfler. Il y a quelques années, à l’Assistance publique des hôpitaux de Paris, il y avait quatre niveaux de décision : le service, l’hôpital, le siège de l’AP-HP et le ministère. Aujourd’hui, on compte sept niveaux : le service qu’on n’a pas pu supprimer, le pôle, l’hôpital, le groupe hospitalier, le siège de l’AP-HP, l’ARS, le ministère.

On a toujours un seul niveau pour les soins, mais on est passé de trois à six niveaux de gestion, avec à chaque fois bien sûr autant de directeurs, de directeurs adjoints, de secrétaires, et autant de rapports et d’injonctions, dont le but est moins d’aider ceux qui sont en bas que de justifier l’existence de chaque échelon aux yeux de ceux qui sont au dessus.

La tarification à l’activité, dite "T2A", illustre parfaitement cette alliance perverse entre le mercantilisme et le bureaucratisme. La T2A pousse à augmenter l’activité (qu’elle soit utile ou inutile), à "optimiser" le codage (c’est-à-dire à augmenter la facture à la Sécurité sociale), à sélectionner les patients jugés rentables (ceux qui bénéficieront d’un acte technique programmé), à raccourcir les séjours quitte à les multiplier. Versant bureaucratie, le codage devient de plus en plus sophistiqué, nécessitant un temps de médecins et de secrétaires de plus en plus important. On en vient à embaucher des codeurs professionnels.

Mais qui dit codage dit contrôle. Il faut donc former de nouveaux contrôleurs, les médecins conseils de la Sécurité sociale n’y suffisant plus. Et qui dit contrôle dit pénalités, et donc contestation et recours. D’où réunions et expertises contradictoires. Chacun apprend, pour passer le filtre des contrôles, à utiliser les mots valorisants (par exemple : "consultation multidisciplinaire et pluri-professionnelle") et à éviter les mots fatals (par exemple : "bilan")…

Il est urgent de sortir de ce cercle infernal, à la fois destructeur de valeurs et producteur de coûts, en appliquant à la santé la valeur républicaine d’égalité et les principes démocratiques de transparence et de subsidiarité, comme le propose Hakim Bécheur

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 10:03

Mais où s'arrêteront-ils ? Entre l'enthousiasme des militants et sympathisants et l'inquiétude des patrons et de la droite, le Front de Gauche a provoqué un gigantesque chamboulement politique qui prend de l'ampleur.

Par quoi commencer ? Par ces foules immenses qui participent aux meetings et rassemblements ? Par la dynamique militante qui déborde le cadre des organisations politiques? Par ces sondages qui donnent désormais tous Jean-Luc Mélenchon entre 14 et 15 % ?...

L'actualité m'amène à parler en premier des meetings du Front de Gauche.

Hier, c'est Toulouse qui a connu sa vague rouge. Les avenues et rues adjacentes à la place du Capitole ont dû absorber les dizaines de milliers de participants que ne pouvait accueillir ce célèbre lieu capable pourtant d'accueillir 30 000 personnes. Une foule jeune, enthousiaste, mêlant drapeaux du Front de Gauche, drapeaux communistes et drapeaux de nos partenaires dans une fraternité contagieuse. Au total, ce serait près de 70 000 personnes qui auraient fait le déplacement pour écouter les intervenants de ce rassemblement, malgré la pluie.

Mais Toulouse n'est pas l'exception ! Cette campagne a rapidement nécessité de revoir à la hausse les capacités d'accueil des salles où se tenaient les meetings.

10 000 à Villeurbanne en février, 10 000 à Rouen le 6 mars, 23 000 à Lille la semaine dernière, 9 000 avant-hier à Limoges,... Voilà quelques chiffres qui parlent d'eux-mêmes pour les meetings !

120 000, c'est le nombre de participants à la marche parisienne du 18 mars pour reprendre la Bastille ! Qui dit mieux ?

Côté campagne, ces élections auront permis de redynamiser de nombreux militants et de voir arriver de nombreuses nouvelles têtes, nouveaux adhérents au Parti communiste (beaucoup de jeunes !) ou sympathisants d'autres courants politiques de gauche, convaincus par la démarche de rassemblement lancée par le Front de Gauche et par le charisme de son candidat à la Présidentielle.

Le résultat de cette dynamique sur le terrain se mesure aussi au quotidien, lors des distributions et des initiatives, auprès des habitants des quartiers et des villages, auprès des salariés, aux portes des usines, sur les marchés,...

De semaines en semaines, cela se traduit dans les sondages par des gains d'intention de vote du candidat Mélenchon. 1 % de plus pour tel institut de sondage, 3 % pour tel autre,... au final, ce sont entre 14 et 15 % d'intentions de vote que recueille le candidat du Front de Gauche !

On est loin des 3 à 4 % du mois de septembre !

Malgré toutes les tentatives de détourner la campagne des préoccupations populaires vers des questions de terrorisme, ce sont bien les thèmes de l'emploi, du pouvoir d'achat et de l'avenir des services publics qui occupent le devant de la scène, thèmes portés depuis des années par le PCF et le Front de Gauche.

En même temps, l'épouvantail Le Pen a perdu beaucoup de sa superbe au fur et à mesure que nous démontrions sur le terrain les similitudes entre FN et UMP sur le plan des propositions économiques et sociales. L'effondrement de l'héritière de la maison Le Pen dans les sondages (de 21 % à 13 %) éloigne le spectre d'un nouveau 2002, éliminant du même coup l'argument facile et unique du "vote utile" qu'utilisaient jusque là les socialistes pour détourner les travailleurs du Front de Gauche.

L'emploi de termes hystériques de la part de la droite et du MEDEF contre le Front de Gauche et contre Mélenchon démontre que seule sa candidature fait peur aux défenseurs des riches et du Capital !

En 6 mois de temps, avec les communistes, le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon ont réussi à bousculer les certitudes de "favoris" et de médias qui rêvaient d'une élection pèpère où le peuple aurait suivi, comme un mouton, les prédictions des sondages.

Le Peuple est de retour en politique ! Le mouvement se poursuivra au delà des élections.

 Meeting Rouen Mélenchon - Foule

 Au meeting de Rouen, le 6 mars

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 A la Bastille, le 18 mars

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 A Limoges, le 4 avrilToulouse---Meeting-Melenchon-5-avril---70-000-personnes-1.jpg

A Toulouse, le 5 avril

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 09:36

"L'Institut de l'entreprise" a évalué à plus de 100 milliards d'euros le coût du programme de Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche. Une estimation politiquement orientée mais reprise sans sourciller par tous les médias.

Le Front de Gauche dérange. Avec la montée de son candidat dans les sondages, les défenseurs des monopoles financiers commencent à s'inquiéter.

Voilà donc qu'une structure issue des cercles patronaux attaque le candidat Mélenchon sur le "coût" supposé de son programme ! C'est de bonne guerre : ils ne font que défendre leurs intérêts.

Dans la foulée, c'est l'ensemble des médias qui reprend ces chiffres, sans évidemment les relativiser par l'orientation politique de ceux qui les avancent. Eux aussi défendent ceux qui les financent.

Que nous dit ce fameux "Institut de l'Entreprise" ?

Sans surprise, l'institut patronal place en tête des mesures "coûteuses" le retour du droit à la retraite à 60 ans à taux plein. Il est chiffré par ces experts patronaux à 27 milliards d'euros annuels.

Curieusement, personne ne reprend à la volée le fait que la retraite à 60 ans est encore quasi effective en France puisque la réforme des retraites date seulement de 2010 et se met en place au fur et à mesure ! Cela reviendrait à dire que cette réforme a déjà fait économiser 27 milliards d'euros en 1 an aux caisses de retraite ? C'est pourtant loin d'être le cas !

Dans la même idée, les patrons affirment que le remboursement à 100% des dépenses de santé (optique et dentaire compris), se situerait dans une fourchette de 23 à 76 milliards selon les efforts demandés aux complémentaires. Du simple au triple, soyons précis !

Le coût des mesures en faveur de l'enseignement supérieur a été estimé entre 2,7 et 5,6 milliards d'euros, le doublement du budget public de la recherche à 13,9 milliards et le rétablissement des effectifs supprimés dans l'Education nationale, entre 1,9 et 2,2 milliards.

Sur ce dernier point, personne n'a fait la remarque que les suppressions de 60 000 postes dans l'Education nationale n'ont pas fait économiser autant d'argent à l'Education nationale. D'où vient la différence ? Mystère !

Des coûts ou des investissements ?

Au delà des chiffres énormes annoncés, largement gonflés, l'Institut de l'Entreprise oublie de citer les financements nouveaux que le Front de gauche souhaite mettre en place, notamment en revenant sur les cadeaux fiscaux aux plus riches (niches fiscales, ISF,...), en taxant les revenus du Capital, en revenant sur les allègements de charges sociales, etc...

Et, n'oublions jamais que des salaires qui augmentent (via le SMIC à 1 700 € notamment), ce sont des impôts supplémentaires (Impôts sur le revenu), des cotisations sociales plus élevées (Sécu, retraite) et un supplément de consommation donc de TVA dans les caisses de l'Etat et d'activité pour les entreprises !

Le plus important, c'est que toutes ces mesures sont une redistribution des richesses qui vise à améliorer la vie de nos concitoyens en permettant le retour à 60 ans du départ en retraite, en améliorant la prise en charge des soins médicaux essentiels et en améliorant les services publics.

Il s'agit aussi d'investissements collectifs sur la santé (prévenir plutôt que guérir !) et dans l'enseignement et la recherche. De quoi préparer l'avenir technologique et scientifique de notre pays, donc de nos industries et services.

L'Institut de l'Entreprise, en bon porte-parole des intérêts des actionnaires d'entreprise, voit dans tout investissement collectif un "coût" à supprimer puisqu'il s'agit d'autant d'argent qui ne part pas dans les bénéfices de quelques gros monopoles privés donc dans les poches de leurs actionnaires.

Nationaliser coûterait des sous ?

Pas étonnant du coup que cet institut patronal voit d'un mauvais œil les propositions du Front de Gauche de renationalisations d'entreprises des secteurs de l'énergie et de l'eau.

Selon cet institut, la dette publique serait fortement creusée par la création d'un "pôle 100% public de l'énergie comprenant EDF, GDF, Areva et Total renationalisé". Un trou supplémentaire de 142 à 152 milliards d'euros si ces quatre entreprises étaient entièrement nationalisées, de 102 à 107 milliards si seule Total était concernée (sur la base des modalités retenues par le gouvernement socialiste de 1982).

Braves patrons et braves actionnaires qui se sacrifient ainsi pour la cause commune ! Ces entreprises ne seraient donc pas rentables et l'Etat n'aurait pas intérêt à les nationaliser ? Rien que Total, c'est 10,5 milliards de bénéfices en 2011 !

Reprendre le secteur de l'énergie sous tutelle nationale, c'est recréer des synergies coupées depuis les privatisations successives, réduire les factures des usagers et relancer une politique ambitieuse de l'énergie et de l'eau qui génèrera des bénéfices industriels et économiques à moyen terme.

Mais pour cet institut patronal, c'est autant de marchés sur lesquels les capitalistes ne pourront plus faire de bénéfices !

Des exonérations qui ont créé des emplois ? Où ça ?

Sans surprise non plus, la suppression de l'ensemble des dispositifs d'exonérations de charges sociales ne trouve pas grâce aux yeux des experts patronaux.

Même s'ils reconnaissent que cette mesure produirait 28 milliards de recettes brutes, c'est pour affirmer qu'elles seraient "rapidement compensée par les dépenses d'indemnisation chômage liées à la destruction d'emplois qui en résulterait" qui reprend à son compte le chiffre de 800 000 suppressions évoqué en 2005 dans un rapport du Conseil d'orientation pour l'emploi.

Première question : combien ces exonérations de charges accumulées depuis trente ans ont elles permis de créer d'emplois en France ? Si on se réfère aux chiffres du chômage, on serait tenté de dire aucun.

De fait, les patrons se plaignent toujours du "coût du travail" et des "charges trop lourdes". C'est sûr que considérer le salaire et la protection sociale de ses salariés comme des coûts et non comme un dû pour le travail effectué et les richesses produites, cela amène immanquablement à considérer les humains comme de la matière première que l'on devrait chercher au moindre prix. A ce jeu, les enfants philippins qui bossent dans des conditions dramatiques pour de nombreuses grandes marques de vêtements "coûtent" beaucoup moins chers que des salariés français et permettent de dégager des marges beaucoup plus importantes !

Alors que le travail humain ne coûte plus que 5 à 10 % d'une voiture, on se dit qu'il y a peut-être d'autres économies à trouver avant de casser de l'emploi !

L'institut de l'Entreprise publie une estimation du coût du programme du Front de Gauche étudiée par le prisme déformant de la vision libérale et patronale.

Investissements publics dans la formation et la recherche, accès à la santé, à l'éducation et à la culture, défense des intérêts communs de la nation par des entreprises publiques,... tout cela devient un coût aux yeux des libéraux et des patrons car cela ne rapporte rien aux actionnaires.

Ces chiffres gonflés et orientés sont repris en cœur par des médias qui cherchent depuis des semaines toutes les occasions d'attaquer la seule force politique qui destabilise le ronron politique et médiatique entre forces acquises au libéralisme.

Que cela ne plaise pas aux patrons, on le comprend, mais exiger une revalorisation du SMIC, des pensions de retraite et des minimas sociaux, cela a de l'importance pour des millions de nos concitoyens !

Exiger de meilleurs services publics, recréer des services publics de l'eau et de l'énergie pour garantir à tous un égal accès à un service de qualité au moindre coût, cela cause à une majorité de français !

Exiger que ce soient les grosses entreprises et les plus riches qui paient, quand ce sont eux qui sont responsables de la crise et qui se gavent sur notre dos, cela parle aux millions de chômeurs et de salariés menacés dans notre pays !

Les grands patrons peuvent crier aux loups et la meute des médias reprendre ce cri en cœur, les travailleurs savent bien qu'ils n'auront du gâteau que la part qu'ils arracheront aux capitalistes !

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 08:51

Tel un absurde comptable, Nicolas Sarkozy annonce vouloir étendre aux grosses collectivités locales la règle du non remplacement du départ d'un fonctionnaire sur deux.

En cinq ans de présidence, Nicolas Sarkozy et sa majorité ont supprimé 160 000 emplois dans la fonction publique, que ce soit dans les services de l'Etat comme l'Education nationale ou la police, ou bien dans d'autres services publics, comme dans la santé.

Chacun aujourd'hui se rend compte des conséquences dramatiques d'une politique qui voit des coûts là où il y a de l'humain et de la proximité. On ne compte plus dans notre département les fermetures de classes ou d'écoles, les fermetures de trésorerie, de bureaux de poste, de tribunaux,... Tout cela pour un bilan financier nul puisque les fameuses économies annoncées n'empêchent pas l'Etat de creuser sa dette !

Par contre, on l'oublie trop souvent, supprimer des centaines de milliers de postes de fonctionnaires (60 000 rien que dans l'Education !), c'est supprimer autant de débouchés professionnels possibles pour nos nombreux jeunes en recherche d'emplois !

En clair, la suppression de postes de fonctionnaires par le non remplacement des départs à la retraite, n'a pas permis à l'Etat de faire des économies, mais cela a surtout entrainé de nouvelles dégradations de la qualité des services publics et privé d'emplois de nombreux jeunes !

C'est cette politique de destruction de l'Etat et des services publics que compte poursuivre Nicolas Sarkozy s'il est réélu !

Il veut même aller plus loin en exigeant des "grosses" collectivités locales le même effort.

Et comme il n'hésite jamais à utiliser de grosses ficelles bien démagogiques pour justifier ses choix idéologiques, le candidat UMP affirme que les collectivités locales "ont créé 100 000 emplois, alors que l'État en supprimait 160 000". Au delà du fait qu'il assume complètement son rôle de premier licencieur de France, il voudrait entrainer les collectivités françaises dans une politique d'austérité totale qui retomberait sur les élus locaux plutôt que sur l'Etat, donc sur lui. Malin !

D'années en années, l'Etat se débarasse d'un certain nombre de ses attributions sur les collectivités locales, départements et régions pour l'essentiel. C'est ce qu'on appelle les "transferts de compétence".

C'est ainsi que les départements, comme le notre, gèrent désormais les personnels administratifs des collèges, depuis les secrétaires jusqu'aux personnels de cantine, ainsi que les personnels des anciennes DDE, en clair ceux qui entretiennent nos routes. Chacun peut comprendre que ce transfert de fonction avec le personnel qui correspond a logiquement entrainé une augmentation des effectifs du Conseil général.

C'est la même chose avec les Régions qui ont en charge les personnels des lycées, la formation professionnelle, les transports régionaux et d'autres anciennes attributions dont l'Etat s'est séparé. Et puis, il y a également les communautés de communes et les communautés d'agglomération, dont les fonctions s'élargissent d'années en années, avec des actions sur le logement, l'économie locale, les transports ou l'assainissement.

Accuser les collectivités locales d'avoir augmenter leurs effectifs quand l'essentiel de ces nouveaux emplois sont des personnels que l'Etat a transféré aux collectivités, c'est mentir aux français pour montrer du doigt les collectivités locales et leurs élus !

Outre ces transferts de personnels, Sarkozy oublie volontairement de dire que les collectivités locales ont obligation d'avoir un budget en équilibre et qu'il n'y a donc pas de déficits à combler à ce niveau !

Sarkozy oublie également de dire que 72 % des investissements publics sur les territoires proviennent des collectivités locales et que c'est un moyen d'équiper nos communes et de développer l'emploi local !

Que cherche Sarkozy ? Plusieurs pistes me viennent à l'esprit.

Cette volonté de voir fondre les effectifs de fonctionnaires coûte que coûte est à la fois idéologique (c'est un leitmotiv, un mantra, libéral) et économique puisque les fonctions assurées par les fonctionnaires finissent immanquablement dans le secteur privé marchand, donc une nouvelle source de profits pour le patronat et les actionnaires.

C'est aussi un moyen de transférer la dégradation des services publics sur le dos des collectivités locales et de leurs élus. A partir du moment où départements et régions devront supprimer des postes, il faudra bien les supprimer quelque part et, donc, faire des choix : supprimer des personnels des collèges et lycées ? des personnels des routes ?  des personnels qui gèrent les bourses scolaires, les aides aux personnes âgées ou aux handicapés ?...

Enfin, la droite a tenté de tordre le cou aux collectivités locales avec sa "réforme territoriale" contre laquelle se sont battus de nombreux élus locaux, y compris de droite. Elle bat de l'aile depuis le basculement du Sénat à gauche en novembre ; prendre les collectivités à la gorge sur un plan financier et sur le plan des effectifs est un autre moyen de les étouffer.

Contrairement à ce qu'il dit, Nicolas Sarkozy n'a pas changé ; il ne sera pas un nouveau président.

Nicolas Sarkozy continuera, s'il est réélu, d'être celui qui attaque les services publics construit après la seconde guerre mondiale par les forces issues de la Résistance. il continuera d'être le président des riches, cette caste réduite de profiteurs qui vit au crochet de la société et profite du travail des autres pour accumuler toujours plus de richesses.

Face à cette droite arrogante et menteuse, les travailleurs, le peuple, ont besoin d'une gauche offensive, combative, qui défende un projet de société radicalement différent.

C'est ce que propose le Front de gauche, avec le parti communiste et Jean-Luc Mélenchon, avec son projet bâti sur l'humain d'abord, sur les valeurs de Solidarité et celles de la Révolution de 1789, autour de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité.

Loin de démissionner au profit des marchés financiers et d'une minorité de riches, le Front de Gauche veut que le peuple reprenne le pouvoir. Alors, le 22 avril et ensuite : reprenez le pouvoir avec le Front de Gauche !

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 08:44

Un record historique a été atteint pour le prix de l'essence. Doit-on laisser faire le marché ?

Avec 1,6546 euro le litre de super 95 et 1,9999 le litre de super 98, l'essence a battu des records historiques. Argument classique : un prix du baril à la hausse et la baisse de l'euro face au dollar.

Sauf que... le prix du gazole est à la baisse ! Légère, certes, mais à la baisse tout de même avec un prix moyen de 1,4429 euro, en baisse de 1,5 centimes en 15 jours.

Et dire que les compagnies pétrolières affirment que la France produit trop d'essence et qu'elle manque de gazole ! Selon les lois du marché, la tension devrait se faire sentir sur le carburant diesel, pas sur l'essence ! Et, donc, ce devrait être le gazole qui devrait être le plus à la hausse ?...

On nous dira que les lois du marché sont impénétrables, ou que nous ne sommes pas assez "experts" (pour ne pas dire "intelligents") pour comprendre. En fait, les compagnies pétrolières et l'Etat nous disent ce qu'ils veulent.

Total : fleuron industriel français offert aux marchés

Le fait est que la compagnie pétrolière française Total, celle dont une platerforme fuit en mer du Nord, a réalisé plus de 10 milliards d'euros de bénéfices en 2011 et que les actionnaires de Total se sont partagés 5,3 milliards d'euros de dividendes cette année.

Total, rappelons-le, est l'une des six plus grosses entreprises pétrolières au monde, la première entreprise française en termes de chiffre d'affaires, la sixième d'Europe et la quatorzième au monde : excusez du peu !

Total a été longtemps une entreprise publique avant que la droite ne décide de la privatiser en 1993 (sous Balladur). par la suite, Total a intégré la société belge Petrofina et la française Elf Aquitaine, d'où le fait que les pompes à essence du groupe portent la marque Total ou la marque Elf.

Total, c'est par exemple la raffinerie de Normandie, à Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), mais c'est aussi le chimiste Arkéma, présent notamment à Serquigny, près de Bernay.

Malgré ses plus de dix milliards d'euros de bénéfices, Total fait partie de ses entreprises qui utilisent à plein la loi du Bénéfice Mondiale Consolidé, création de la majorité de droite et de Sarkozy, qui permet à certaines grosses entreprises d'échapper à l'impôt sur les société en France. Et oui ! Malgré ses bénéfices énormes et ses dividendes mirobolants, Total ne paie pas d'impôts sur les sociétés en France ! A la différence d'une petite PME !...

Pas étonnant donc que le PDG de Total, Christophe de Margerie, ait touché 1,5 million d'euros de salaire de base en 2011 plus 1,5 million de "part variable" !

Alors que l'énergie est un secteur stratégique pour tout pays et que le prix des carburants et du fioul domestique devient un souci d'inquiétude pour de nombreuses familles, la question de la renationalisation de ce secteur stratégique se pose. Au même titre qu'EDF et GDF-Suez, il serait temps de renationaliser Total !

 Cela permettrait de diminuer de manière conséquente les prix du carburants puisqu'il n'y aurait plus d'actionnaires à engraisser et que les salaires des hauts dirigeants pourraient être réduits. D'autre part, une partie des bénéfices de Total pourraient être employés à financer la recherche pour des énergies alternatives alors que réchauffement climatique et épuisement des ressources pétrolières nécessitent justement d'anticiper l'avenir.

TVA + TIPP : une ressource énorme pour l'Etat

Parallèlement aux marges des pétroliers, se pose la question des bénéfices que tire l'Etat des taxes sur les carburants.

Entre une TIPP fixe et une TVA qui rapporte plus quand le prix du litre monte, l'Etat retire des carburants des recettes énormes : 25 milliards d'euros rien que pour la TIPP !

TIPP + TVA représentent entre 60 et 75 % du prix des carburants en France ! Ainsi, pour un litre de Super, la TIPP représente déjà 0,61 euro ! Et il faudra ajouter au prix final, une TVA de 19,6 % !

L'argument qui veut que ces taxes obligent les consommateurs à "choisir" des véhicules économes en carburant ne tient pas. La plupart des ménages chosit d'abord un véhicule en fonction de ses moyens. pour le reste, les normes officielles devraient permettre d'encadrer la consommation des véhicules et obliger les constructeurs à des efforts de ce côté.

 Il y a donc aussi un effort à faire de la part de l'Etat en réduisant la TIPP, impôt injuste sur des citoyens condamnés à utiliser leur voiture pour leur travail comme dans la vie quotidienne.

Mais, l'argent que rapporte chaque année la TIPP et la TVA sur les carburants est une manne que ne veut pas perdre un gouvernement qui n'arrête pas de réduire les charges des entreprises et de trouver des artifices fiscaux pour que les riches ne paient pas d'impôts.

Agir pour le pouvoir d'achat des automobilistes, par ailleurs travailleurs et retraités, et pour l'environnement, consisterait à renationaliser le secteur de l'énergie pour baisser les prix et les taxes et pour orienter la recherche vers de nouvelles formes d'énergie, des alternatives au pétrole et à l'automobile.

Ce serait les éléments essentiels d'une planification écologique qui chercherait à conciler le développement économique avec le pouvoir d'achat de la population et la protection de l'environnement.

C'est ce que propose le programme du Front de Gauche.

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