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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 09:51

Mardi 6 mars, Hall des Expos de Rouen. Parmi les nombreuses propositions de Jean-Luc Mélenchon, au nom du Front de Gauche, figure l'idée d'un impôt destiné aux exilés fiscaux.

Reprenant un cas qu'il connait bien, celui des députés européens qui paient les impôts de la Belgique, siège de l'Union européenne puis la différence avec les impôts français, Jean-Luc Mélenchon propose d'élargir ce système à tous ceux qui sont partis en Suisse, au Luxembourg ou dans un autre paradis fiscal afin d'échapper au fisc français. Cette mesure, qui vise autant les grandes fortunes des affaires que celles du sport, permettrait de faire rentrer dans les caisses de l'Etat des sommes collossales, issues des richesses produites en France, en faisant payer aux exilés fiscaux la différence entre ce qu'ils paient dans leur pays d'accueil (d'exil) et ce qu'ils devraient payer en France. C'est ce qu'il appelle, un impôt différentiel.

Avec cet impôt, l'intérêt d'un exil fiscal serait sérieusement atténué, pour ne pas dire nul ! D'autant plus que Jean-Luc Mélenchon propose également d'interdire aux exilés fiscaux toute responsabilité exécutive dans une entreprise installée en France et, pour les sportifs, le droit de porter le maillot de l'équipe nationale.

Pour le Front de Gauche, celui qui travaille en France doit payer des impôts en France. Ce n'est pas négociable.

Alors, lorsque on entend hier soir sur TF1, Nicolas Sarkozy proposer cette idée, comme si elle venait de lui, on se demande si le poste n'est pas dérèglé ?

Ce Sarkozy, tout de même ! Que ne fera t-il pas pour remonter dans les sondages ! Entre une soudaine compassion pour les français et des provocations extrémistes à destination de l'électorat réactionnaire, le candidat de la droite UMP manœuvre pour ratisser un électorat populaire qui lui échappe.

Ne nous trompons pas ! Entre les promesses de campagne du candidat Sarkozy et ce qu'il fera, il y aura le même écart qu'entre les promesses du candidat Sarkozy de 2007 et le bilan du président Sarkozy de 2012 ! C'est Docteur Jekyll et Mister Hyde !

Nous prend t-il vraiment pour des gogos ?

Déjà en 2007, nous n'avions de cesse de dénoncer la démagogie de celui qui fut ministre de l'intérieur et ministre des finances de Chirac pendant cinq longues années. Sa campagne autour du slogan "travailler plus pour gagner plus" et autour de son image de futur "président du pouvoir d'achat", tout cela s'est transformé le soir même de son élection en "président des riches", avec une soirée passée au Fouquet's, sur les Champs Elysées, avec l'aristocratie financière.

Elu en mai, il a fait voté dès juin le bouclier fiscal et la Loi de Régulation de l'Economie, deux mesures qui ont offert aux plus riches une protection fiscale absolue, et aux grandes entreprises de la distribution, un contrôle accru sur les prix d'achat aux paysans. Et ne parlons de la suite, nous en parlons souvent ici !

Le Sarkozy 2012 sent bien qu'une partie de son électorat à suivi le chant de la sirène brune Le Pen (qui mènera la France dans des eaux troubles où elle se noiera). Depuis des années, à coup de chasse aux immigrés, de mesures policières et de phrases douteuses, la droite française dérive elle aussi vers le FN. Il ne s'agit plus seulement de mimer le FN pour reconquérir son électorat, non ! Dasormais, il semble bien qu'une partie de la droite française, héritière du gaullisme au travers du défunt RPR, ait enterré la Résistance et le nécessaire cordon sanitaire entre les républicains et l'extrême-droite en créant l'UMP et en choisissant Sarkozy comme leader.

Mais, Sarkozy sait qu'il a été élu en créant un mirage social qui a embobiné de nombreux travailleurs en 2007. Pour se maintenir au pouvoir, Sarkozy sait qu'il doit ouvrir des perspectives sociales aux ouvriers et employés de France.

Or, le social et le souci des difficultés des travailleurs, ce n'est pas une préoccupation des cadres d'un parti qui représente les beaux quartiers des villes bourgeoises des Hauts-de-Seine !

Que connait Sarkozy, ancien maire de Neuilly des difficultés des habitants de La Madeleine à Evreux ou de nos villages autour de Saint André ? Que connait Bruno Le Maire, responsable du programme de Sarkozy, aux habitants de notre circonscription, lui qui habite un très chic quartier parisien et qui ne vient ici que pour faire briller son image ?

Rien.

Ne connaissant rien aux difficultés du peuple français et n'ayant donc rien à leur proposer, la droite de Sarkozy et Le Maire va chercher dans les programmes de la gauche radicale des critiques du système et des propositions pour donner un vernis social à sa campagne, un nouveau mensonge comme en 2007.

Hypocrisie numéro 1 : la semaine dernière, Sarkozy découvrait que la majorité des entreprises du CAC 40 ne paye pas d'impôts sur les sociétés, malgré des profits énormes. C'est pourtant grâce aux mesures fiscales que la droite a mis en place et face à l'existence des paradis fiscaux que cela est possible !

Hypocrisie numéro 2 : cette semaine, Sarkozy découvre que les retraites chapeaux existent, alors que c'est une mesure que dénoncent les communistes et les syndicats depuis des années, notamment depuis 2008 alors que des entreprises délocalisaient et licenciaient des milliers de salariés alors que leurs grands patrons partaient avec des retraites indécentes en fin de mandat !

Hypocrisie numéro 3 : voilà que Sarkozy veut lutter contre l'évasion fiscale des plus riches alors que ceux qui en bénéficient font partie de ces propres soutiens, artistes (comme Halliday), grands patrons et même anciens sénateurs  (Paul Dubrule en Suisse) !

Le pire, c'est que cette illusion sociale semble convaincre une partie de l'électorat populaire !

Pour combattre cette démagogie qui navigue entre les poubelles du fascisme et l'espérance sociale, c'est aujourd'hui le Front de Gauche, avec Jean-Luc Mélenchon et le Parti Communiste, qui mènent aujourd'hui la campagne la plus clairement antifasciste et la plus construite politiquement. Que Sarkozy en vienne à reprendre nos thèmes est un signe !

Avec à nouveau un sondage à 10 % et un progrès de 1 % en quelques semaines, Jean-Luc Mélenchon retient l'attention d'un nombre croissant de nos concitoyens, notamment chez les travailleurs des classes populaires.

Pour battre Sarkozy et sa sirène brune, nous devons amplifier l'impact de la campagne du Front de Gauche et la place du Parti communiste sur le terrain !

Vous pouvez participer à cette dynamique ! Rejoignez-nous !

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 09:47

Spectacle bien monté d'un Sarkozy qui fait des promesses en contradiction avec ses actes et ses engagements actuels auprès de Bruxelles.

50 000 personnes pour acclamer le petit président des riches, nous dit-on : c'est bien. C'est bien mais, finalement, ce n'est pas beaucoup quand on réfléchit au fait qu'il s'agit du premier meeting de Sarkozy, président sortant et candidat de la principale force de droite, et que ce meeting s'est tenu à Villepinte, au coeur d'un bassin de 11 millions d'habitants.

Jean-Luc Mélenchon, de son côté, à attirer 10 000 personnes à Rouen le mardi 6 mars dernier, en semaine, donc, et dans un bassin de vie de 3 millions d'habitants. Un meeting de Rouen qui faisait suite aux succès des meetings précédents comme Villeurbanne (10 000 personnes) ou Montpellier (10 000 personnes également).

Et, ce dimanche 18 mars, à 14 h, le Front de Gauche avec le PCF organisent une marche vers la Bastille pour exiger de refonder la République, autour des valeurs sociales et écologiques. Nous devrions faire mieux que Sarkozy et être bien plus de 50 000 à écouter le candidat du Front de Gauche à la Bastille ce samedi là !

Côté contenu, entre regrets et vantardises, Nicolas Sarkozy a tenté de faire croire qu'il avait tiré des leçons de son mandat. On serait tenté de dire enfin ! il est temps !

Sauf que, là encore, la réalité de ses actes passés et, surtout, de ses engagements actuels, confirment qu'il s'agit d'un discours, d'une façade sensé attirer les électeurs, pour les berner comme il les a berné en 2007.

Comment croire au souci pour les difficultés des français de la part de quelqu'un qui est aux manettes de notre économie depuis 10 ans et qui n'a eu de cesse de créer des taxes et impôts pour les travailleurs et les pauvres afin d'alléger les taxes et impôts pour les riches ?

A aucun moment Sarkozy n'a dit regretter le bouclier fiscal, la suppression de la Taxe Professionnelle, l'allègement de l'ISF et les niches fiscales ! Que des mesures qui profitents aux entreprises et aux riches !

A aucun moment, Sarkozy n'a dit regretter les hausses de TVA, comme la TVA réduite (au 1er janvier dernier !), ou les taxes sur les sodas ! Des taxes qui touchent d'abord les petits consommateurs !

Sarkozy se moque complètement des soucis et des difficultés des français, pour la plupart salariés, retraités ou artisans ! Il veut même alléger encore un peu plus les charges sociales des entreprises et transférer les coûts de cette mesure sur les salariés, ce qu'il nomme avec culot la "TVA sociale".

Le plus cynique dans son discours, c'est bien le passge sur l'Europe.

Entendre Sarkozy critiquer l'Europe qui ne protège pas, c'est une chose qui fait mal aux oreilles et la vérité quand on se souvient de son engagement pour le OUI à Maastricht et le OUI au traité Constitutionnel Européen, traités qui ont induit l'euro, l'ouverture des frontières, la libre circulation des marchandises et des capitaux, en clair, tout ce qui a amené les délocalisations, la fuite des entreprises, les concurrences étrangères et le dumping social !

Comment oublier que c'est lui qui a forcé en 2007 le passage au Parlement du TCE, rejeté par référendum par le peuple français en 2005 ? Comment oublier  que c'est lui qui tente d'imposer actuellement, avec l'Allemagne, un nouveau traité européen encore plus libéral et renforçant l'austérité et le contrôle de Bruxelles sur la nation française sans consulter le peuple français ?

Entendre en même temps les cadres de l'UMP et les médias accepter sans sourciller ses attaques contre Schengen et contre l'Europe, serait presque amusant si les enjeux n'étaient pas aussi importants car il s'agit de l'avenir du peuple français et de ceux de toute l'Europe !

Alors que les communistes et le Front de Gauche défendent depuis des années un modèle social européen qui encadre la finance et le patronat sous les quolibets et attaques assassines des journalistes, entendre un Sarkozy dénoncer l'Europe comme une machine à créer des soucis est véritablement affligeant. Surtout qu'il n'attaque l'Europe que sur l'aspect de la libre circulation des personnes !

Comme le FN, le candidat Sarkozy et l'UMP rêvent d'une Europe fortesse pour les gens et passoire pour les capitaux !

Tente t-il de convaincre les français avec des arguments aussi faciles à démonter ?

En tout cas, les communistes seront sur le terrain, non seulement pour démolir l'alliance idéologique qui se noue entre UMP et FN, mais aussi pour montrer qu'il est possible de construire une autre société, basée sur la solidarité, sur le développement durable et sur une autre répartition des richesses.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 09:59

Premier mai ou huit mars, l'institutionnalisation des grandes dates du mouvement ouvrier finit par rendre "capitalist friendly" (compatible au capitalisme) des journées de lutte historiquement révolutionnaires.

Qui se souvient que c'est Philippe Pétain, en pleine Occupation, qui a rendu férié le premier mai ? Jusque là, il s'agissait d'une journée de lutte et de grèves organisée mondialement par les syndicats ouvriers et les partis communistes sous le nom de "fête des travailleurs" avant que le pétainisme ne transforme cette journée en "fête du travail". Un glissement sémantique qui traduit une évolution de contenu pour tenter de briser l'élan des luttes ouvrières et intégrer les travailleurs à un corporatisme qui tentait de faire croire que patrons et ouvriers avaient les mêmes intérêts.

Cette journée du 8 mars suit le même chemin, celui de l'institutionnalisation, de l'embourgeoisement.

On voit fleurir les initiatives apolitiques ici ou là avec cadeaux ou fleurs aux collègues femmes dans les entreprises, comme ci désormais le combat pour l'émancipation de la femme se limitait à une attention de la part de son patron ou de son compagnon une fois par an ?

Le sens du 8 mars et le combat pour l'émancipation de la femme dépassent largement ce cadre consensuel !

J'ai récemment publié ici une pique contre ces mouvements féministes qui venaient de décrocher la suppression des cases "mademoiselle" et "nom de jeune fille" des documents administratifs comme s'il s'agissait d'une immense victoire pour les femmes françaises. Là aussi, s'il s'agissait du plus gros souci des femmes d'aujourd'hui, la société française serait presque parfaite ! (relire : Grande victoire féministe : on ne pourra plus dire "mademoiselle" ! )

C'est que la journée du 8 mars est d'abord un rappel. Celui d'une société où les femmes sont aujourd'hui maltraités socialement et servent, parmi les travailleurs, de laboratoire de la précarité, au même titre que les immigrés sans papiers, serais-je tenté de dire.

Aujourd'hui, les femmes représentent 80 % des contrats précaires et 85 % des temps partiels imposés. Avec les salaires et les conditions de vie qui en découlent, notamment dans le commerce.

Aujourd'hui, à qualification égale, une femme gagne toujours moins qu'un homme. Pour un temps plein, l'écart de salaire est encore de 20 % !

Aujourd'hui, les femmes à responsabilité sont moins nombreuses que les hommes. On parle beaucoup de la parité en politique mais il faut aussi noter que seulement 2 % des grands patrons français sont des femmes !

Et nous pourrions aborder les questions de l'avortement, de l'accès à la contraception, droits qui reculent sous les coups idéologiques et les reculs de la prévention et de la protection sociale. C'est ce que veulent accentuer le Front National et Marine Le Pen en déremboursant l'IVG.

Nous pourrions parler aussi des reculs sociaux avec la montée des intolérances religieuses, qui renvoient certaines femmes au Moyen-Âge, avec les violences conjugales, toujours présentes, ou avec les charges familiales, toujours supportées en grande partie par les femmes.

Dans ce déséquilibre hommes - femmes, il y a une part de mentalité, de poids culturel, oui ! Mais pas seulement.

Les écarts de salaire, les déqualifications ou la précarité majoritairement féminine sont d'abord des sujets économiques. Il s'agit d'exploiter d'avantage les femmes que les hommes comme sont exploités désormais plus les jeunes qui arrivent sur le marché du travail ou comme sont exploités depuis toujours les immigrés qui entrent en France, belges, espagnols ou polonais autrefois, maghrébins, nord africains ou asiatiques aujourd'hui.

Cela ne date pas d'hier. Karl Marx disait déjà au sujet de l'exploitation accrue des femmes que "la femme est le prolétaire de l'homme". Elle l'est toujours.

C'est pourquoi, depuis toujours, les communistes se sont battus pour l'égalité réelle entre hommes et femmes. Dès 1925, alors que les femmes n'avaient pas le droit de vote (il faudra attendre 1945 !), le PCF présentait des femmes aux élections municipales. L'élection était de fait invalidée puisque les femmes ne pouvaient exercer de mandats électifs, n'ayant pas le droit de vote ! Ce sera le cas de Augustine Variot à Malakoff. Et c'est en Union Soviétique que siègera pour la première fois une femme dans un gouvernement : il s'agit d'Alexandra Kollontaï, en 1917.

Aujourd'hui encore, le PCF avec le Front de Gauche considèrent qu'il ne peut y avoir de progrès social sans progrès des droits des femmes, qu'il ne peut y avoir de progrès des libertés et de l'égalité en France sans que progressent les libertés des femmes et l'égalité des sexes. C'est ce qu'a rappelé en meeting Jean-Luc Mélenchon à Rouen mardi soir.

Car, en bons révolutionnaires, nous n'oublions pas que ce sont des manifestations de femmes qui sont à l'origine des grands mouvements sociaux dont nous nous revendiquons. C'est le cas de la marche de milliers de femmes sur Versailles, les 5 et 6 octobre 1789, qui ramena Louis XVI à Paris et l'obligea à signer l'abolition des privilèges décidée par l'assemblée le 4 août. C'est aussi le cas de la Révolution russe lorsque le 8 mars 1917 (23 février dans le calendrier russe), des milliers de femmes défilent à Saint Pétersbourg pour exiger du pain, le retour de leur mari du Front (on est en pleine guerre mondiale) , la paix et .. la république ! En cinq jours, on passe à la grève générale puis à l'insurrection et, enfin, à la chute du tsar Nicolas II. Russie---23-fevrier-1917---8-mars---marche-des-femmes.jpg

Et nous n'oublions pas que, quand il y a progrès, il peut y avoir un retour en arrière, préjudiciable à tous. Ainsi, l'extrême-droite allemande, avec Adolf Hitler, retirera dès 1936 le droit de vote des femmes et la possibilité à des femmes d'accéder à des postes à reponsabilités dans la justice et les hôpitaux.

Droit des femmes et droits des travailleurs sont liés.

La bataille pour l'égalité des sexes est partie prenante de la lutte des classes entre travailleurs et capitalistes.

Le 8 mars, comme le 1er mai, sont des jours de lutte ouvrière avant d'être des journées consensuelles.

Le 8 mars, pourquoi pas ? Mais le combat pour l'égalité des sexes, ce n'est pas qu'une fleur ou une pensée une fois par an, mais un combat quotidien, lié intégralement au combat pour l'émancipation humaine.

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Published by Solidaire - dans En France
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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 13:55

Ambiance survoltée et révoltée au Parc des Expos de Rouen ce mardi 6 mars pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon.

Les meetings du Front de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon n'en finissent pas de créer la surprise. De ville en ville, il faut à chaque fois prévoir plus large, plus grand.

Hier soir, à Rouen, la dynamique a joué à plein. Prévu pour accueillir 9 000 personnes, le parc des Expos était plein à craquer. Les organisateurs et certains médias parlent de 10 000 personnes.

Diffusé également sur internet, le meeting de Rouen a aussi dépassé des records avec10 000 connexions recensées !

Dans les 3 salles (deux équipées d'écrans), beaucoup de jeunes et beaucoup de drapeaux de la Jeunesse Communiste. De nombreuses délégations d'entreprises étaient présentes, depuis les M-real d'Alizay, les Pétroplus, les dockers, les Carrefour, les 3 Suisses, et d'autres encore !

Surtout, en dehors de la grande masse de convaincus, militants ou simples sympathisants, se trouvaient de nombreux curieux, plutôt de gauche mais hésitants. Le Front de Gauche commence à attirer de nouveaux visages !

Trois intervenants se sont succédés. Martine Billard, sénatrice de Paris et présidente du Parti de gauche, Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, et Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle.

Trois grands thèmes ont occupé les interventions : le nouveau traité européen, la fraude fiscale des riches et des entreprises et les droits des femmes.

Pierre Laurent a galvanisé les participants autour de la nécessité impérieuse pour la démocratie et pour le peuple français, de continuer la bataille contre le Mécanisme Européen de Stabilité et contre le nouveau traité européen concocté dans le secret par Angela Merkel avec le soutien de Nicolas Sarkozy. "Comment considérer un Président et une République qui souhaitent mettre en place des référendums sur les immigrés et sur les chômeurs mais qui refusent de consulter le peuple de France sur un traité qui va changer l'avenir du pays et soumettre ses choix aux volontés de l'Europe ?" s'est-il écrié !

Il rappellera le combat de 2005 jusqu'à la victoire du NON au Traité Constitutionnel Européen et le choix des irlandais d'organiser un référendum. Pour le secrétaire national du PCF, "un gouvernement de gauche ne pourra se passer d'une consultation populaire sur ce traité."

Jean Luc Mélenchon arrive à la tribune dans une ambiance déjà bien chauffée par Pierre Laurent.

C'est lui qui démontera les arguments sur la dette publique et sur la volonté de stigmatiser les pauvres, les bénéficiaires du RSA, quand ce sont les grandes entreprises et les grandes fortunes qui se domicilient à l'étranger pour échapper à l'impôt français, quand elles ne pratiquent pas tout simplement l'évasion fiscale dans des paradis fiscaux !

C'est ainsi qu'il cite des noms et des chiffres. De quoi faire grincer des dents dans les beaux quartiers.

En cas de victoire du Front de Gauche, la lutte contre l'évasion fiscale et la fraude sera renforcée et les peines de justice appliquées. De cette façon, ce seront des dizaines de milliards d'euros qui seront rappatriés en France et des sommes colossalles qui serviront à l'Etat pour pérenniser les 850 000 emplois précaires de la Fonction publique et pour renforcer la présence des services publics au plus près des populations, notamment en zone rurale.

Rien qu'au Luxembourg, les banques françaises détiennent pour 109 milliards d'euros de liquidités sur leurs comptes ! De quoi combler de sacrés trous ! !

Jean Luc Mélenchon reviendra longuement aussi sur les droits des femmes. Avec l'extrême-droitisation de la droite française et les propositions de Marine Le Pen, ce sont des mesures comme la remise en cause de l'IVG qui sont avancées dans cette campagne, ou bien la fausse bonne idée d'un salaire parental (sous le seuil de pauvreté) qui renverrait la femme au foyer, tandis que l'idée d'autoriser les adoptions prénatales reviendrait à autoriser les mères porteuses et à faire des femmes pauvres des poules pondeuses pour femmes riches !

"Sans progrès des droits des femmes, pas de progrès des droits des travailleurs ! " rappelle Jean-Luc Mélenchon.

Au delà des sujets abordés, ce sont à nouveau les Le Pen et Sarkozy qui ont été la cible principale du candidat du Front de Gauche. Jean-Luc Mélenchon parle d'ailleurs d'un "programme conjoint" entre UMP et FN tant les discours tendent à se ressembler.

Fier du rouge du drapeau du Front de Gauche, volonté fier de l'héritage du combat communiste, de la Résistance, du Front Populaire et même de la révolution de 1789, Jean-Luc Mélenchon aura dynamité la soirée. De nombreux salariés présents, hésitants en début de soirée, sont repartis convaincus.

Ils rejoignent ainsi les millions de travailleurs qui désormais souhaitent la victoire de la gauche combative, d'un programme qui met l'Humain d'abord, avec Jean-Luc Mélenchon comme porte-parole.

De sondage en sondage, le candidat du Front de Gauche grimpe : 0,5 % par ci, 1 % par là.

Hier soir, un premier sondage plaçant Jean-Luc Mélenchon à 10 % a été rendu public, de quoi renforcer la conviction des militants que le mouvement impulsé par le Front de Gauche, auprès des travailleurs, pour redonner de l'espoir et de l'élan à une gauche vraie, ce mouvement est désormais enclenché.

Le Front de Gauche n'a que trois ans mais commence sérieusement a bousculé le consensus politique d'acceptation des régressions sociales.


Prochain rendez-vous : Dimanche 18 mars, 14 h Place de la Nation à Paris, jour anniversaire du déclenchement de la Commune de Paris et le début de la campagne officielle, le Front de gauche organise une grande journée d'initiative pour une VIeme république avec pour point d'orgue : un grand meeting Place de la Bastille. Des cars seront organisés. Contactez-nous !

  Meeting Rouen Mélenchon - Foule

Au milieu de la foule...

Meeting Rouen Mélenchon - M-real et Arnaud Levitre

Une délégation de M-real avec Arnaud Levitre, candidat aux Législatives

Meeting Rouen Mélenchon - Pierre Laurent - PCF

Pierre Laurent, PCF, incisif sur le traité européen de Sarkozy et Merkel

Meeting Rouen Mélenchon - Jean Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, pour une sixième République, sociale, laïque et écologique

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Published by Solidaire - dans Dans notre Région
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 10:15

Le prix des carburants est-il naturellement élevé ou est-ce une volonté de pomper de l'argent dans la poche des consommateurs ?

Depuis quelques mois, le Parti communiste a lancé toute une série de petits films sous forme de dessins pour aborder différents thèmes : la crise, l'énergie, la vie chère, le mensonge FN, etc.

Je vous propose aujourd'hui un film sur le prix des carburants. Il est court et instructif.

Sur notre canton, comme dans tout le sud du département, nous utilisons quotidiennement nos voitures. Il faut aller travailler, aller faire nos courses, aller chez le médecin, le coiffeur, aller déposer ou récupérer nos enfants, rendre visite à notre famille et à nos amis,... Bref ! Difficile de se passer de la voiture dans nos zones rurales !

Une amélioration des transports en commun, par exemple Evreux-Saint André, résoudrait en partie le problème.

Pour une autre part, il faudra s'attaquer non seulement aux taxes de l'Etat sur les carburants, mais aussi à la spéculation des compagnies pétrolières pour faire monter les prix... et leurs profits !

Baisser les prix des carburants, c'est aussi baisser les prix du fioul domestique, qui a lui aussi connu une forte hausse ! Et, dans la foulée, il faudra revenir à une régulation des prix de l'énergie en général : gaz et électricité compris.

Je vous laisse regarder cette vidéo et je vous invite à aller voir toute la série sur le site du PCF 2012.

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Published by Solidaire - dans Autour du canton
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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 09:59

Mardi 6 mars à 18 h 30 - Meeting avec Jean-Luc Mélenchon - Halle des expos de Rouen. La date est fixée depuis quelques mois et le rendez-vous est annoncé par tracts et affiches sur les murs du canton depuis quelques semaines. Nous y serons.

Il est toujours difficile d'être neutre dans une campagne électoral quand on mène soi-même campagne pour un candidat. C'est pourquoi, il faut se baser sur les faits et les chiffres pour bien percevoir l'ampleur de la campagne.

Côté faits, l'expérience des distributions de tracts, à la Cité administrative d'Evreux, où se côtoient les fonctionnaires du Conseil général, ceux de la Préfecture, du tribunal, de France Télécom ou de l'administration pénitentiaire, entre autres, et les distributions au marché de Saint André et dans les usines du canton, sont de bosn moyens de "ressentir" la campagne. Et ces derniers jours nous montrent bien l'engouement des travailleurs pour le discours et les propositions du Front de Gauche, portés par Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle et par le duo Sandrine Cocagne et Thierry Desfresnes à l'élection législative.

En même temps, et malgré leur imprécision (voire leur manipulation), les sondages montrent de semaine en semaine une progression des intentions de vote pour le candidat Mélenchon. Il évolue actuellement entre 8,5 et 9,5 %. Peut-être fait-il plus de 10 % mais ce chiffre correspond à une barrière psychologique chez les citoyens que personne n'a intérêt, au sein du système, à lui voir franchir !

Les contacts directs comme les sondages indiquent que les travailleurs reprennent confiance en l'avenir, en la possibilité de lutter contre le capitalisme et les régressions socilaes qu'il tente de nous imposer. La préparation de meeting de mardi à Rouen montre des signes avant-coureurs de succès.

Ainsi, le car d'Evreux pour le meeting de mardi soir, avec des représentants du monde du travail et Jean-Luc Mélenchon, est plein depuis déjà quelques jours. Tout comme se remplissent ceux d'Alizay, de Vernon ou de Gisors. Le covoiturage permettra, on l'espère, d'amener ceux qui le souhaitent à ce rendez-vous important. De Thômer-la-Sogne, près de Damville, du covoiturage est organisé, par exemple. Vue la taille de la commune, c'est suffisament instructif pour être cité !

De meeting en meeting, le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon attirent des foules considérables, au point que désormais il faut envisager des lieux d'accueil plus adaptés au nombre de participants. Avec 10 000 personnes à Villeurbanne il y a quelques semaines, 10 000 à Montpellier le 8 février,... L'assistance explose ! on est loin des 6 000 participants au meeting de lancement de campagne de Sarkozy à Marseille il y a deux semaines et aux à peine  3 000 du meeting de Marine fille de Jean-Marie Le Pen hier, toujours à Marseille. Et pourtant ! Marseille serait un fief du FN !...

Alors, demain, au meeting de Rouen du Front de Gauche, ce sont 9 000 personnes qui pourront être accueillies.

Avec Andrée OGER, nous serons un certain nombre de communistes et de sympathisants de Saint André et du sud du département à faire le déplacement.

Vous pouvez vous aussi contribuer au succès de ce meeting. Un moyen de contourner l'omerta médiatique qui tente de faire croire aux français qu'il n'y aurait en France qu'une voie économique, celle du capitalisme libéral, avec deux versions réalistes, celle du social libéralisme de François Hollande ou celle du libéralisme dur de Nicolas Sarkozy, et une version fascisante, celle de Marine Le Pen.

Mardi soir, à plusieurs milliers de voix de toute la Haute Normandie, nous indiquerons aux yeux de nos concitoyens qu'il existe une réelle alternative, une alternative de gauche remettant l'Humain au centre, "l'Humain d'abord !", contre la finance et les intérêts égoïstes d'une caste de milliardaires.

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Sofrastock---Distribution-2-mars-2012--3-.JPGA la Sofrastock (St André) - Vendredi 2 mars
Sandrine Cocagne et Thierry Desfresnes au contact des ouvriers

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 10:14

Entre une Grèce menacée de voir suspendre ses élections, une Union Européenne qui souhaite imposer une nouvelle constitution sans consultation des peuples et une Hongrie à la dérive autoritaire d'extrême-droite, ils sont peu nombreux nos "grands défenseurs des droits de l'Homme chez les autres" à s'inquiéter de l'évolution autoritaire de tout le continent !

En dernier ressort, qui doit s'exprimer en démocratie ? Le peuple ou des technocrates ?

Pour tout démocrate, la réponse est simple : comme il est écrit dans les constitutions de nos pays dits démocratiques, c'est "le peuple souverain" qui décide des grandes orientations politiques et économiques qu'il devra subir.

Entre les textes, les grandes idées, et la réalité, il y loin de la coupe aux lèvres !

Suspendre les élections ?

En Grèce, les plans de rigueur sont concoctés par l'Union européenne et le FMI puis imposés au peuple grec via un gouvernement qui n'a jamais eu pour mission de gérer des mesures d'une telle ampleur ! Jusqu'à il y a dix jours, c'est même un étrange équipage qui faisait fonctionner la machine à austérité grecque avec un gouvernement "noir", alliant sociaux-démocrates, droite et extrême-droite !

Toutes les semaines, des dizaines de milliers de grecs manifestent leur opposition aux plans européens d'austérité et les sondages indiquent les uns après les autres une déroute des socialistes et une baisse de la droite et de l'extrême droite au profit de la gauche radicale et des communistes, forces proposant des solutions politiques et économiques radicalement opposées à celles de l'Europe.

Côté Europe et capitalistes, les socialistes grecs (PASOK) obtiendraient entre 8 et 13,5 % des voix (contre 44 % en 2009 !), la droite grecque (ND) obtiendrait entre 27 et 31 % (contre 33,5 % en 2009) et l'extrême-droite (LA.OS) obtiendrait entre 4,5 et 5,5 % (contre 5,6 % en 2009).

Ensemble, les forces au service du plan d'austérité des marchés financiers n'obtiendraient pas 50 % des voix contre 83 % en 2009 ! En imaginant que soit reconduite cette (pas si) surprenante coalition, elle n'aurait pas de majorité stable !

Côté peuple grec, les communistes (KKE) auraient entre 12,5 et 14 % des voix (7,5 % en 2009) et les partis de la gauche radicale entre 12 et 13,5 % (4,6 % en 2009) pour SYRIZA et entre 16 et 18 % pour DIMAR (parti créé en 2011).

Ensemble, la gauche radicale et communiste obtiendrait près de 44 % des voix de quoi bousculer l'équilibre politique actuel donc le système politique au service des marchés financiers et des riches propriétaires grecs !

Il n'en fallait pas moins pour que certains parlent de reculer les élections grecques ! C'est le cas il y a une dizaine de jours de la correspondante à Athènes de France Inter et France Info, Angélique Kouronis, relayant ainsi une idée qui circule déjà dans les esprits des milieux "autorisés" grecs. Pour ces gens de la haute bourgeoisie grecque, si le peuple ne vote pas dans son sens, il faut lui interdire de voter ! Et cette idée, nos médias l'acceptent comme une évidence ! On voit à quoi correspond la démocratie à la sauce occidentale : une simple validation des choix faits par d'autres, des experts issus des classes possédantes.

Certains annoncent même le retour des militaires au pouvoir, comme au "bon vieux temps" de la dictature militaire des "colonels" dans les années soixante-dix, au cas où la situation tournerait au désavantage des partisans des classes possédantes. Avec les crimes politiques que l'on imagine !

Imposer des nouvelles règles politiques sans consulter les peuples ?

Ceci étant, la situation grecque n'est pas sans rappeler ce qui secoue le reste du continent, même si l'intensité des attaques contre les droits sociaux et les salaires ne sont pas de la même intensité qu'en Grèce. Pour l'instant.

Pas de reports d'élections annoncés en France et en Europe ! Pas de militaires aux portes des parlements pour l'instant !

Dans le reste de l'Europe, le vernis démocratique craque de manière beaucoup plus soft, enrobé dans un mélange de fatalisme et de propagande médiatique autour de la nécessité qu'il y aurait à rembourser une dette pour relancer une économie en panne. Fatalité et nécessité imposeraient une nouvelle constitution européenne faisant la part belle à une gestion publique minimale, sans services publics, sans investissements et sous contrôle de Bruxelles. Il ne faudrait pas parler des islandais qui ont, il y a quelques années, décidés de faire un bras d'honneur aux financiers en annulant d'office une grande partie de la dette nationale ! Des fois que ça donne des idées...

Le Mécanisme Européen de Stabilité voté à l'assemblée nationale, malgré l'opposition communiste, est le premier volet de cette nouvelle constitution européenne dessinée par Angela Merkel avec l'accord de Nicolas Sarkozy.

Il ne faut surtout pas que les peuples votent ! Ils pourraient voter non, comme les hollandais, les irlandais et les français en 2005, pour le Traité Constitutionnel Européen !

Le "peuple souverain" et la démocratie sont des valeurs qui servent de caution aux engagements militaires contre des pays trop indépendants, que ce soit la Libye, la Syrie ou l'Iran. Quand il s'agit de nos pays occidentaux, ce que disent les technocrates au service des classes possédantes a force de loi. Pas besoin de réveiller la démocratie !

Pour ce nouveau traité européen, la droite et le centre sont prêts à ratifier. Les socialistes parlent seulement de "renégocier" sans consulter le peuple.

Il n'y a guère que chez les communistes et au Front de Gauche qu'on parle de s'y opposer et de consulter le peuple français par référendum.

La Hongrie n'est plus une démocratie populaire depuis 1991 et bientôt plus une démocratie tout court

Plus poussée encore, la dérive nationale-autoritaire du pouvoir hongrois inquiète vraiment. Par son contenu idéologique, qui rappelle des événements qui ont entrainé les pires atrocités du siècle dernier, et par la passivité coupable du reste de l'Europe.

Entre repli nationaliste, mise au travail forcé de la minorité Rrom, enfants compris, et suspension des médias indépendants, il y aurait de quoi réagir vigoureusement !

L'Europe a réagi vigoureusement... pour dénoncer des mesures économiques qui ne cadrent pas avec les dogmes libéraux qu'elle applique. La démocratie n'est pas sa priorité.

Alors que l'on voit les sempiternels BHL, Gluksman et autres Kouchner s'emballer pour des causes que le Pentagone considère comme nobles, c'est le silence de leur part sur ces menaces directes à la démocratie dans leur propre pays !

Comme l'expliquait Marx, les classes qui détiennent le pouvoir économique organisent également la société et le fonctionnement politique de l'Etat selon leurs intérêts.

Alors que le capitalisme est en crise profonde et qu'il est incapable aujourd'hui de corriger ses vices, la démocratie actuelle risque de devenir une gêne au fonctionnement libre de ce système capitaliste, une opposition aux intérêts des classes possédantes.

La remise en cause de la souveraineté populaire et des libertés démocratiques, sous une forme ou sous une autre, accompagne un durcissement des conditions économiques pour une proportion de plus en plus importante de la population. La progression de la misère et du chômage, la réapparition de maladies autrefois jugulées et de la malnutrition, tout cela va de pair avec un état de plus en plus policier et des restrictions démocratiques qui vont de l'interdiction de manifester en présence du Président au refus de consulter le peuple pour une modification constitutionnelle, en passant par une réduction du champs politique à deux forces politiques interchangeables.

Avec la crise capitaliste, les classes possédantes serrent les boulons démocratiques pour pouvoir mieux imposer leur ligne politique et économique à l'immense majorité de la population.

Le vernis craque : la démocratie occidentale se révèle n'être qu'une dictature molle où partis politiques et médias se partagent les rôles pour donner l'illusion de liberté.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:48

En déplacement à Bayonne jeudi, Nicolas Sarkozy s'est trouvé confronté à une véritable bronca organisée par plusieurs centaines de personnes, des jeunes particulièrement.

Faut-il en rire ou en pleurer ? Jamais un président français n'avait connu une si pitoyable popularité avant les élections présidentielles !

Entre les sondages d'opinion et les intentions de vote, Nicolas Sarkozy frôle difficilement la barre des 30 %. Il est plus souvent autour des 25 % d'ailleurs.

Alors, comment s'étonner d'un accueil aussi négatif lors d'un déplacement présidentiel, qui plus est dans une région de France qui fleurte plutôt avec le gauche et le centre habituellement ?

Sous les huées et les quolibets, Nicolas Sarkozy a bien eu du mal à se frayer un chemin dans la foule. A une terrasse, des opposants ont déployé une banderole: "Sarkozy, travailler sept jours sur sept jusqu'à 77 ans. Y'a bon la croissance". Un message clair envoyé à celui qualifié par d'autres de "Président des riches".

Ses quelques partisans étaient très minoritaires, donc inaudibles.

Il n'en fallait pas plus pour que soit vexé celui qui n'aime pas être contredit. "Ici, nous sommes en France, sur le territoire de la République française, et le président de la République ira partout sur le territoire", a t-il déclaré à des journalistes qui l'ont rejoint dans un bar. "Et si ça ne plaît pas à une minorité de voyous, ils devront s'y faire", a-t-il mis en garde. Et de poursuivre : "Je n'ai pas en cinq ans cédé une fois à la pression de la rue, ce n'est certainement pas pour commencer ici devant les indépendantistes basques dont on sait le peu de respect qu'ils ont pour la vie, pour la démocratie et pour la République". "J'ajoute que je suis désolé de voir que des militants socialistes de monsieur Hollande s'associent à des indépendantistes dans des manifestations de violence pour terroriser les braves gens qui n'avaient qu'une seule envie: venir me rencontrer et parler avec moi", fustigeant des "comportements indignes d'un parti politique démocratique". Rien que ça !

 

Voilà donc Sarkozy qui dénonce une collusion entre socialistes et indépendistes basques, voire même une volonté de l'empêcher de circuler dans le pays ! Mieux ! Les socialistes voudraient effrayer les braves gens !

Attention braves gens ! Les socialistes ressortent les couteaux entre les dents, tels les vilains bolchéviks qu'ils sont, pour égorger vos enfants ! Ils feront appel aux chars soviétiques pour épurer la France dès que François Hollande sera élu ! Et si les chars soviétiques ne peuvent pas venir, ce seront les chars nord-coréens ! Tremblez !...

Il y en a même à l'UMP qui vont jusqu'à voir la main de l'ETA et donc une collusion des socialistes avec le groupe terroriste basque dans cet accueil houleux !

Deux choses : si des éléments de l'ETA peuvent circuler librement, aux yeux et aux sus de tout le monde à Bayonne, cela pose des questions sur l'efficacité de nos forces de l'ordre ! D'autre part, l'ETA a déposé les armes à l'automne dernier donc l'ETA n'existe plus.

En clair, l'UMP a été débordée par une opposition populaire qu'elle n'a pas su manipuler cette fois-ci !

Le député-maire de Bayonne Jean Grenet (UMP/PR) a affirmé à l'AFP qu'il avait "personnellement déconseillé" à M. Sarkozy de se rendre dans "le petit Bayonne", considéré comme un bastion des nationalistes basques.

Il est vrai qu'habituellement, les préfectures et l'UMP sont mises à contribution pour garantir un accueil chaleureux au Président, comme dans toute bonne république bananière qui se mérite. Entre la chasse aux syndicalistes, l'interdiction de manifester, le quadrillage des villes par des milliers de policiers et CRS, l'organisation de cars de militants UMP et la sélection des interlocuteurs selon des critères de taille et de soumission,  d'habitude, Sarkozy ne risque pas de rencontrer un seul opposant ! Vous pouvez relire à ce sujet le récent article Pyongyang-sur-Seine : enfants embrigadés et ouvriers mimant le travail à la gloire du petit leader

En dehors du célèbre gars qui a refusé de lui serrer la main au Salon de l'Agriculture pour ne pas "être sali" et qui a reçu du Président en échange un élégant et pacifique "Casse-toi ! Pôv' con !" , il n'a pas eu souvent l'occasion de croiser des vrais français ces cinq dernières années notre bunkérisé Président ! Au point qu'il affirmait que "en France, quand il y a des manifestations, on ne le voit même pas !". Les 3 millions de manifestants contre la réforme des retraites menée par la droite s'en souviendront !

Avec moins de 30 % de bonnes opinions et un bilan terrible qui lui vaut l'image de "président des riches", il est évident qu'une grande majorité de français ne voient pas forcément l'arrivée de Sarkozy dans leur commune comme un honneur républicain mais plutôt comme l'occasion de lui faire entendre leur mécontentement.

Sourd aux malheurs du peuple depuis toujours, sourd aux messages de mécontentement portés par les syndicats, sourd aux exigences démocratiques autour de la réforme des retraites et autour du futur traité européen d'austérité, cet incident bayonnais montre que, d'évidence, Nicolas Sarkozy restera sourd jusqu'au bout au message du peuple de France. Et avec lui, sa garde rapprochée et toute l'UMP.

Pour mieux faire comprendre le message à Nicolas Sarkozy, reste à coller une baffe d'enfer aux prochaines élections à lui et à sa majorité !

Quoi de mieux que de choisir la force politique qui porte l'exigence d'une nouvelle république, sociale et écologique ?

Voter Front de Gauche, c'est exprimer son rejet du sarkozysme et de sa politique et, en même temps, choisir une politique de cohésion sociale et de redistribution des richesses. C'est joindre l'utile à l'agréable !

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:34

Plus de deux ans de combat. Les salariés de la papeterie d'Alizay sont-ils en passe de sauver leur entreprise ?

Vous avez lu sur ce blog nombre d'articles concernant la lutte exemplaire des salariés de M-real à Alizay.

Depuis le début, avec le maire communiste d'Alizay et conseiller général Gaëtan Levitre, le comité de défense et de promotion de l'emploi qui s'est monté a su réunir les salariés, leurs représentants, les élus locaux et de nombreux citoyens du bassin économique d'Alizay. 2 marches pour l'emploi, une journée portes-ouvertes, de nombreux blocages de routes et péages gratuits, des courriers au gouvernement, au groupe finlandais propriétaire du site, une pression continue sur la Préfecture et sur le ministre de l'agriculture et de la forêt, Bruno Le Maire,... les salariés et leurs soutiens n'ont pas manqué d'idées, d'énergie et de tenacité dans ce combat.

Mieux ! Plutôt que rester passifs, ils ont réfléchi à l'avenir de leur site et avancer des propositions chiffrées de diversification, pour valoriser un peu plus leur outil de travail. Ils ont réfléchi à une diversification durable du site, vers l'utilisation de la biomasse pour produire du chauffage et du bioéthanol, par exemple.

Avec Gaëtan et Arnaud Levitre, les communistes mobilisés nationalement

Bref ! Les salariés, leurs syndicats et leur maire ont maintenu un haut niveau de mobilisation depuis plus de deux ans.

Autour de Gaëtan Levitre, c'est tout le parti communiste qui s'est associé à cette mobilisation. Le combat des M-real, par son exemplarité et par les projets qu'il porte, correspond exactement à notre combat pour la réindustrialisation de la France, créatrice d'emplois industriels et de service, créatrice de richesse et inscrite dans une vision durable de l'économie, en garantissant les ressources naturelles.

Avec l'aide d'Arnaud Levitre, aujourd'hui candidat communiste du Front de Gauche aux Législatives sur la quatrième circonscription (celle de M-real, de Louviers - Val-de-Reuil - Bourghteroulde), les communistes d'Alizay et de la section Eure-Seine ont réussi à mobiliser d'abord les communistes eurois et seino-marins.

Jean-Luc Lecomte, conseiller régional (et candidat dans la cinquième circonscription Gisors - Vernon - Vexin), Sébastien Jumel, maire de Dieppe, et les députés communistes de Seine-Maritime Jean-Paul Lecoq et Daniel Paul, sont venus sur le site.

Par la suite, ce sont des élus nationaux et européen qui ont rejoint et portés le combat des M-real à l'Assemblée nationale et au Parlement européen : Jacky Hénin, député européen communiste, est venu deux fois à Alizay et a interpelé la commission de Bruxelles sur le dossier ; André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et spécialiste des questions de ruralité et d'agriculture, est venu également rencontrer les salariés de M-real. Il a à nouveau interpelé le gouvernement sur ce dossier à l'Assemblée nationale ces jours-ci (voir la vidéo).
Emploi industriel : de nouveaux droits pour les... par andrechassaigne

Début janvier, Pierre Laurent, secrétaire national du parti communiste, a accompagné le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon dans une visite groupée de la raffinerie Pétroplus et la papeterie M-real le 6 janvier dernier.

Ils ont fait la proposition d'une loi autorisant l'expropriation d'une entreprise menacée de fermeture mais qui possède des repreneurs potentiels. Cette loi a été présentée au Sénat il y a dix jours et aurait pu passer si les radicaux de gauche (!) n'avaient pas fait capoter ce vote. Nous la représenterons après le renouvellement des députés.

Le combat des communistes s'inscrit dans la durée, au côté des salariés mais pas à leur place.

Plan Social : ouverture d'une nouvelle page ?

C'est ainsi que nous soutenons le choix de plus de 97 % des salariés de la papeterie de signer le Plan Social proposé par le groupe finlandais. Un vote sous conditions : financières (la somme et le versement rapide des indemnités de licenciement) et industrielles (un engagement a céder le site).

La réunion d'hier matin en préfecture, organisée avec les représentants syndicaux de la papeterie et leur PDG a semble t-il porté ses fruits.
« La direction s’est engagée sur l’accord que nous avions soumis positivement aux 330 salariés de l’usine le 16 février », résume Eric Lardeur délégué CFE CGC du site, « le PDG va nous envoyer, au nom de son groupe, un courrier en ce sens. Il s’agit d’une lettre d'engagement dans laquelle elle indique être prête à céder le site, terrains compris, la machine à papier, la chaudière de l'usine, la machine à pâte à papier, mais aussi à accepter une réindustrialisation du site, même pour une activité papetière. Le PDG confirme également sa promesse de verser les 62 millions du plan social pour les salariés de l'usine qui seront licenciés en avril prochain. Avec surtout une avance sur des primes dont la loi prévoit qu’elles devraient être versées début 2013, ce qui rassure les salariés. Ces avances seront donc versées en juin prochain. Autre bonne nouvelle, le PDG s’est engagé à garantir la sécurité du site et des outils industriels. Il financera, à dater de la signature du plan social et durant 18 mois le maintien d’un équipe de 15 personnes pour assurer la sécurité et l’entretien de l’usine ».
Tous les feux sont donc au vert pour trouver un ou des industriels pour une relance d’activité sur le site.

A l'heure actuelle, ils sont encore deux : le français Activ Pro et le thaïlandais AA.

Deux ans de lutte des M-real auront permis de démontrer la fiabilité du site et l'existence de repreneurs sérieux. Ils auront permis de faire céder le propriétaire finlandais qui souhaitait condamner le site et ouvert la voie à une transition économique qui devrait permettre la reprise du site.

Ils auront permis également de démontrer que l'industrie à encore un avenir dans l'Eure comme en France, au même titre que le combat des Fralib à Marseille ou les Pétroplus à Grand Couronne.

Un nouveau chapitre s'ouvre dans la lutte des papetiers d'Alizay.

Les communistes, autour de Gaëtan et Arnaud Levitre continueront de soutenir ce combat, peut-être jusqu'à l'Assemblée nationale si les citoyens de la 4ème circonscription choisissent comme représentant l'un de ceux qui s'est le plus impliqué dans ce combat ?

Marche pour l emploi - Igoville 100310 (2)

Marche pour l'emploi - mars 2010

(Gaëtan Levitre à gauche ; Sébastien Jumel au centre)

2011 - 2 nov - J Hénin - M-real et divers (13)

Jacky Hénin à Alizay en novembre dernier

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Jean-Luc Mélenchon entouré de Arnaud Levitre et Pierre Laurent

Alizay, le 6 janvier dernier

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:28

L'agression dont ont été victimes Arnaud Montebourg et sa compagne la journaliste Audrey Pulvar concluent une semaine où l'extrême-droite a montré son vrai visage.

L'agression contre Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar fait suite à d'autres événements qui, dans la semaine, démontrent que l'extrême-droite française reste un parti néo fasciste, amenant avec lui la violence et les relents de la collaboration autour d'un discours hypocrite et creux.

Agression préparée ?

L'info la plus récente et la plus préoccupante reste l'agression dont ont été victimes le député socialiste Arnaud Montebourg et sa compagne la journaliste Audrey Pulvar à la sortie d'un restaurant parisien mardi dernier, 27 février.

Sur son compte Twitter, la journaliste raconte :"rentrant à pied avec mon compagnon, nous avons été pris à partie par une quinzaine d'individus. Aux cris de la France aux Français et autres +Le Pen président+". "Nous avons essuyé des jets de verres qui se sont brisés dans notre dos", écrit-elle. "On sortait d'un resto ils étaient devant un bar", précise-t-elle, ajoutant que ces individus ont aussi scandé "juden, juden, juden..." ("juifs" en allemand) ou "Jean-Marie nous a donné la permission de minuit pour chasser les youpins de Paris".

Violence idéologique basée sur le racisme et l'antisémitisme, violence psychologique et violence physique (les bouteilles) : un relent d'années 30 ressort de cet événement.

On peut également se demander si cette agression était dûe au hasard : la probabilité pour que le couple Montebourg - Pulvar sorte d'un restaurant face à une dizaine de militants pro-FN est tout de même assez réduite.

Si les agresseurs se revendiquent clairement du Front National, la fille Le Pen a beau jeu de jouer l'innocente en dénonçant cette agression : en trente ans d'existence, le Front National n'a de cesse d'attiser la haine des étrangers et, parfois, des juifs. Comment s'étonner que des individus se revendiquant du FN finissent pas passer aux actes ?

Par ailleurs, la walkyrie du FN se dédouane complètement des conséquences de son idéologie en retournant presque le statut de victime à son avantage ! Elle déclare que "s'il suffit d'aller agresser quelqu'un en criant +Le Pen président+ pour que l'on considère que je suis responsable de cela, c'est que l'on a rétrogradé en matière d'état de droit gravement", et elle va même jusqu'à parler d'"une très grave agression de la part de Mme Pulvar" ! Encore un peu et c'est le couple qui serait responsable de son agression !

C'est d'ailleurs ce qu'affirment certains internautes proches ou membres du FN ce matin sur Orange. Pour stmeen, Audrey pulvar "récolte ce qu'elle sème. Elle est anti-France" ! Voilà où mène le discours raciste et nationaliste du FN : ceux qui critiquent le FN sont anti-France ! Des idées et des slogans qui rappellent l'époque de la Cagoule et de la Collaboration.

Poésie fasciste

Côté Collaboration, c'est le père Le Pen qui a marqué l'actualité ces derniers temps !

Jean-Marie Le Pen s'est permis de lire un poème de l'écrivain collaborationniste Brasillach en pleine convention nationale du Front National, à Lille, samedi 18 février.

Fusillé à la libération, le poète Robert Brasillach fut également le rédacteur en chef de l'hebdomadaire "Je suis partout", dans lequel il laissait libre cours à son antisémitisme.

Le Pen père a récité "l'Enfant honneur" devant les cadres du parti sans que personne ne bronche, Marine Le Pen en tête. A la fin de sa lecture, Jean-Marie Le Pen va plus loin en déclarant : "J’ajoute quant à moi une phrase: 'Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur'". Plus connue en italien (Molti nemici, molto onore), cette expression n’est pas anodine puisqu’il s’agit d’un slogan qui fut utilisé par le leader fasciste italien Benito Mussolini et qui est encore employé aujourd’hui par de nombreux nostalgiques du Duce.

Le Pen est coutumier du genre, entre les chambres à gaz qualifiées de "détail de l'Histoire" ou l'occupation nazie dont il disait qu'elle n'avait pas été "particulièrement inhumaine". Cette dernière phrase lui vaut une nouvelle condamnation pour négation de crime contre l'Humanité en date du 16 février dernier !

Discours creux

La tentative de dédiabolisation du FN tentée par Marine Le Pen et valorisée par son hypermédiatisation échoue donc sur la réalité politique du Front National, parti qui reste d'extrême-droite et, à ce titre, engluée dans un mélange de racisme, d'antisémitisme, de nostalgie pétainiste et coloniale, socialement conservatrice, voir intégriste catholique.

Avec l'arrivée de Marine Le Pen sur le trône de son père, le discours du FN s'est voulu plus rond, moins brutal, avec des accents vaguement anticapitalistes. Là aussi, on retrouve les méthodes de l'extrême-droie des années 30, quand le parti d'Hitler, pour le citer, manipulait une dialectique national-socialiste (d'où son nom de parti nazi) pour convaincre les victimes de la crise de 1929 de voter pour elle.

Mais derrière les discours, il n'y a rien de social. Le FN est avant tout un parti pro-capitaliste qui, à ce titre, défend les aspects les plus libéraux des revendications des grandes fortunes et des grandes entreprises.

Le PCF et le Front de Gauche ont fait le choix de combattre frontalement l'extrême-droite et son discours hypocrite pour cette élection. Avec nos analyses de la crise et nos propositions de rupture avec le capitalisme, nous sommes les seuls à remettre en cause réellement la société actuelle.

Le FN et Marine Le Pen le savent. C'est pour ça que la candidate de son papa fuit les échanges avec Jean-Luc Mélenchon. La vidéo de cet article montre comment Marine Le Pen a évité complètement le débat face à un Jean-Luc Mélenchon taquin : à aucun moment elle ne répond aux questions du candidat du Front de Gauche ! Elle a beau rentrer dans des discours alambiqués d'abord pour se faire passer pour la victime d'un traquenard puis, ensuite, pour mépriser la candidature de Mélenchon, au final, on ne saura jamais ce qu'elle pense de l'avortement, par exemple !...

Le Front National véhicule depuis les années 70 des idées de haine, de rejet, de division entre travailleurs. Le FN joue de l'identité nationale pour mettre sur le dos des étrangers, des travailleurs, la responsabilité d'une crise causée  par le capitalisme lui-même et où, à l'inverse du discours frontiste, les immigrés sont aussi des victimes.

Le FN et Marine Le Pen restent les représentants d'un courant historique qui a toujours fidèlement servi le capitalisme et ses grands financiers tout en provoquant haine et violence contre les minorités culturelles ou religieuses.

Les travailleurs, ouvriers, employés, paysans et chômeurs, n'ont rien à attendre de ce courant politique ! Au contraire, les grandes conquêtes sociales se sont toujours arrachées par la lutte sociale et politique, lorsque syndicalisme de classe et gauche communiste étaient au plus fort : 1936, 1947, 1968,... !

Face à un discours FN qui associe violence et nostalgie de la Collaboration et trompe les classes populaires avec des propositions faussement sociales, il faut reprendre l'offensive et montrer aux travailleurs que la seule alternative viendrra d'une gauche qui s'assume, d'une gauche qui ne trahit pas ses idéaux et son programme une fois élue.

C'est à construire cette alternative au profit des travailleurs que travaillent les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche, en démontant la supercherie FN au passage.

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