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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:50

Comme dans les quatre autres circonscriptions législatives du département, les candidats se bousculent dans la circonscription du sud de l'Eure.

Affiche-Legislatives-2012---Circ1---Sandrine-et-Thierry-com.JPGDepuis des mois, vous connaissez les noms des candidats communistes du Front de gauche dans notre circonscription, la première. Sandrine COCAGNE habite Sylvains-les-Moulins et travaille sur Verneuil ; Thierry DESFRESNES habite Evreux et est maire-adjoint de la capitale départementale.

C'est aussi le cas des autres candidats du Front de gauche du département, dont les noms sont connus depuis le mois de novembre.

Depuis des mois, donc, nous informons les habitants des huits cantons de la première circonscription des propositions de nos candidats : affiches, tracts, réunions, quelques porte-à-porte, presse,... à notre échelle, nous faisons le nécessaire pour faire vivre la citoyenneté et le débat politique.

Avec la clôture des candidatures aux élections législatives, nous avons appris avec surprise que ce sont au total dix candidats qui brigueront les suffrages des électeurs de la circonscription ! Rien que ça !

5 à droite - 5 à gauche

Si il n'y a rien de surprenant à retrouver Bruno LE MAIRE, pour le parti de SARKOZY, ou Michel CHAMPREDON, pour les Radicaux de Gauche, nous découvrons avec plus d'étonnement les autres candidats.

Pour le FN, c'est une illustre inconnue qui représentera l'extrême-droite. Elle serait ébroïcienne mais à part ça, mystère ! Pas d'implication associative connue. Il est vrai qu'avec le FN, il suffit de coller le nom du führer du moment, Marine Le Pen pour ces élections, pour attirer des suffrages vers soi. Une chèvre ferait l'affaire, comme on dit... Compétente ? On ne sait pas. D'extrême-droite en tout cas.

Toujours à l'extrême-droite, le Parti de France présente aussi son candidat. Idéologiquement, FN et PdF, c'est brun bonnet et bonnet brun ! Qu'ils se pouillent donc !

Toujours à droite, le "parti des chasseurs de droite", allié de Sarkozy jusque là, présente aussi son candidat. Le CPNT veut-il défendre le bilan de Sarkozy en termes de chasse ? Un vaste programme, on s'en doute !

Encore à droite, le MODEM présente un ébroïcien sous le titre du "Centre pour la France". En 2007, c'est le maire de Verneuil qui avait voulu joué la carte du "divers droite", avec un certain succès. Pas sûr que le MODEM menace sérieusement le candidat UMP cette fois-ci ! Après la déconvenue de François Bayrou aux Présidentielles, l'absence de mandat électif local de ce candidat diminue encore ses modestes chances de succès.

Les écologistes se plaignent nationalement des violations de l'accord qu'ils ont signé avec les socialistes mais se présentent sur le terrain dans des circonscriptions réservées à leurs partenaires ! Faites ce que je dis, faites pas ce que je fais !...

A l'extrême-gauche, Lutte Ouvrière et le NPA présentent chacun leurs candidats. Bon. Après les présidentielles et au vu des résultats des candidats LO (ARTHAUD) et NPA (POUTOU), ce sera surtout pour eux l'occasion d'exposer leurs analyses plus que de peser sur le choix du député.

D'évidence, ce scrutin législatif dans notre circonscription va se jouer entre quatre candidats, comme aux Présidentielles : le représentant de la droite battue, Bruno LE MAIRE, Michel CHAMPREDON, appuyé par le PS, Sandrine COCAGNE, pour le Front de Gauche, soutenue par le PCF et Jean-Luc MELENCHON et celle de l'extrême-droite radicale.

Pour les électeurs, la question sera de choisir les critères de sélection du député.

Un beau costume et une campagne éclair de candidats citadins ne connaissant pas le territoire ne font forcément de bons députés !

Avec Sandrine COCAGNE et Thierry DESFRESNES, ce sont deux militants de terrain qui se présentent, l'une de zone rurale, l'autre de la ville. Des candidats qui défendront s'ils sont élus, des positions constructives à gauche, loin des demies-mesures proposées par le Parti socialiste, sur la dette, l'Europe, le pouvoir d'achat ou le développement industriel.

Dans la lancée de la campagne présidentielle, avec Jean-Luc MELENCHON, les candidats communistes du Front de Gauche ont bien l'intention de faire autre chose que de la figuration et de jouer la surprise à gauche, une gauche combative capable de battre la droite et de défendre les intérêts des travailleurs et retraités de nos cantons à l'Assemblée nationale.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 09:30

La "moralisation du capitalisme" est passée à la trappe. Aujourd'hui, la cause de tous nos soucis, c'est la dette publique, disent les gestionnaires du capitalisme.

La banque américaine JP Morgan, qui se voulait exemplaire en matière de gestion des risques, vient d'annoncer une perte de plus de 2 milliards de dollars liée à ses activités de trading.

Vendredi dernier, cette banque se retrouve à nouveau sous le feu des projecteurs, après avoir révélé lors d'une conférence de presse surprise, une perte gigantesque liée à ses activités de trading. Selon les estimations de la banque américaine, cette perte exceptionnelle pourrait dépasser les 2 milliards de dollars.

Globalement, cette perte découle d'un pari risqué lié à des produits financiers de couverture. Pour faire simple, la banque a vendu massivement des CDS (les "credit default swap"), ces fameux produits dérivés destinés à se protéger contre un défaut de crédit, sur un indice de 125 sociétés. Au final, cela revenait donc à parier sur l'amélioration du crédit de ces 125 entreprises. Mais avec la dégradation de l'activité économique, la qualité des crédits ne s'est pas améliorée comme prévue, et la banque a été prise à revers par les marchés. "La stratégie était mauvaise, complexe, mal supervisée, mal exécutée et mal gérée", a résumé Jamie Dimon, le PDG, selon qui les pertes pourraient in fine atteindre jusqu'à 3 milliards de dollars en fonction de la façon dont les positions prises seront dénouées dans les mois à venir.

En clair, c'est à nouveau en spéculant sur les marchés que ce géant américain vient de perdre cette somme faramineuse de 2 milliards de dollars. Pas en investissant dans un secteur productif ou en aidant des PME ou de simples consommateurs !

Déjà en septembre dernier, le géant suisse UBS avait connu un scandale identique.

L'un de ses traders basé à Londres est accusé d'avoir fait perdre à la banque pour 2 milliards de dollars à lui tout seul. Une "fraude" à l'échelle de Jérôme Kerviel et des accusations d'acte isolé qui tiennent difficilement quand on sait que ce trader avait dépassé 6 à 7 fois les compétences de tout le pôle dont il dépendait !

Lui aussi spéculait sur des outils isolés de l'économie réelle, les "ETF" (Exchange Traded Funds), des produits calqués sur l'évolution à la hausse ou à la baisse d'un indice boursier.

L'annonce des pertes de JP Morgan a suffit pour raviver les hyènes capitalistes, notamment les agences de notation qui ont automatiquement dégradées la note de la banque donc qui l'enfoncent dans les difficultés.

JP Morgan venait de licencier plusieurs milliers de salariés pour redevenir rentable pour ses actionnaires. Et là : patatra !

Peut-être faudrait-il mieux changer le mode de gestion de l'entreprise et arrêter de spéculer plutôt que de jeter à la rue des milliers de salariés, en grande majorité innocents, et que de demander ensuite à l'état de combler les pertes ?

Après UBS, le cas JP Morgan montre en tout cas que le discours sur la moralisation du capitalisme n'a été que du flan, de l'agitation pour calmer des peuples en colère au plus fort de la crise financière.

Les centaines de milliards d'argent public investis par les gouvernements, sur le dos des contribuables, ont donc servi aux banques à éponger leurs dettes pour pouvoir reprendre, sans vergogne et sans remise en cause, leurs activités de spéculations.

Pour les spéculateurs et les banques, les gouvernements n'ont donc rien exigés, rien sanctionnés.

Ce sont au contraire aux travailleurs, ceux qui vivent uniquement de leur emploi, que ces gouvernements sont venus demander des comptes ! C'est le remboursement de la dette, l'austérité et la règle d'or.

Le capitalisme ne s'est pas réformé, il ne s'est pas "moralisé" !

Les discours virils des Obama ou Sarkozy en 2008 n'ont eu pour but que de gagner du temps pour calmer la colère des travailleurs licenciés, des propriétaires expulsés, le temps de mettre en place cette stratégie actuelle qui consiste à faire passer la dette des états pour le fruit d'un train de vie exagéré des nations.

Les banques et les spéculateurs continuent de jouer au casino avec l'économie mondiale. Ils engrangent les bénéfices mais reportent sur les simples citoyens le poids de leurs échecs et des ardoises qu'ils doivent.

Croire ou laisser croire que l'on peut changer la politique en France et en Europe sans s'attaquer à ces financiers et à ces spéculateurs est utopique, voire criminel !

Il ne pourra y avoir de réorientation de l'économie vers l'Humain et l'environnement qu'en changeant les priorités de notre pays, donc en rompant avec un système, le capitalisme, dont la vocation est de faire fructifier le capital donc d'enrichir ceux qui ont déjà beaucoup d'argent.

Plutôt que s'attaquer aux travailleurs issus de l'immigration ou aux travailleurs vivant des minimas sociaux, comme le proposent les partis de droite et d'extrême-droite, c'est au monde de la finance et aux actionnaires qu'il faut s'attaquer donc au capitalisme lui-même. Et ça, seuls les communistes le proposent !

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 09:16

Ancien ministre de l'agriculture de Nicolas SARKOZY, le candidat UMP Bruno LE MAIRE se présente sur notre circonscription comme l'homme de la ruralité et de l'agriculture. Son bilan au ministère et au gouvernement est pourtant loin de plaider en sa faveur !

A l'inverse, la candidate PCF - Front de Gauche, Sandrine COCAGNE représente bien mieux les intérêts de la ruralité et de l'agriculture.

Bruno LE MAIRE : candidat de la désertification rurale et industrielle

Si l'on s'attarde au bilan de Bruno LE MAIRE au gouvernement, on comprend vite que l'homme utilise son aplomb naturel pour enfumer les électeurs, notamment dans le monde agricole et rural.

De quoi peut-il se prévaloir ?

D'avoir défendu l'agriculture ? 25 % de nos paysans ont disparu en dix ans, des filières entières sont en train de disparaître, qu'il s'agisse de l'élevage ovin, du maraîchage, de l'élevage laitier ou bovin-viande, et même des secteurs viticoles complets, dans le sud notamment. Les terres agricoles, patrimoine irremplaçable, continuent d'être bétonnées, pour le profit des promoteurs et celles qui restent sont l'objet d'âpres disputes qui profitent aux gros exploitants au profit des plus petits et des jeunes qui s'installent.

D'avoir défendu la ruralité ? il ne peut y avoir de vie rurale sans tissu agricole et sans services publics. Dans les deux cas, les politiques menées par le gouvernement de Bruno LE MAIRE ont eu un impact négatif. Au delà du bilan agricole, dont nous avons déjà parlé, ce sont les services publics qui ont fait l'objet des plus fortes attaques ces dernières années, notamment avec cette démarche purement idéologique qui consistait à ne pas remplacer la moitié des départs en retraite. De nombreuses classes ou écoles, des bureaux de poste, des trésoreries, des gendarmes,... ont disparu ces dernières années sur nos cantons. C'est aussi cela le bilan du candidat UMP !

D'avoir défendu l'emploi ? On le voit au niveau agricole et au niveau des services publics, son bilan est désastreux et ce sont autant d'emplois qui se sont envolés. Mais, sur le plan industriel, l'ancien membre du gouvernement Sarkozy a aussi de nombreuses casseroles : où sont les résultats sur Evreux de ses appels médiatisés au PDG de Glaxo ? Des centaines d'emplois supprimés ! Où est son efficacité sur le dossier de la laiterie Di Benedetto à Sacquenville ? 49 emplois disparus ! Où sont les résultats du ministre des forêts pour la papeterie M-real d'Alizay, ? 300 salariés au chômage actuellement !...

Ces éléments sont réels. On pourrait en ajouter d'autres. Ceux-ci suffisent à dresser le bilan d'activité de celui qui postule à nouveau pour représenter notre territoire à l'Assemblée nationale.

Ce bilan ressemble plus à un faire-part de décès qu'à une liste de mariage !

Ne vous trompez pas ! Ne vous laissez pas enterrer !

Sandrine COCAGNE : candidate locale au service des habitants et des salariés

La candidate du Front de gauche poursuit aux élections législatives le travail mené par Jean-Luc MELENCHON en faveur du rassemblement des énergies populaires et de la reconstruction d'une dynamique citoyenne.

Sandrine habite sur la circonscription (Sylvains-les-Moulins) et y travaille (Verneuil). C'est tout le contraire du candidat UMP, parisien pure souche !

Avec le programme l'Humain d'abord, Sandrine COCAGNE représente le mieux les intérêts des habitants des zones rurales et des paysans.

Sur l'agriculture, le programme du Front de Gauche défendu par Sandrine COCAGNE défend l'idée d'une agriculture paysanne rémunératrice et relocalisée. Nos députés défendront la rémunération du paysan face à l'agroindustrie et face à la grande distribution afin de permettre à notre agriculture d'évoluer doucement vers une agriculture durable, qui propose des produits sains et de qualité, à des prix abordables pour tous.

En ce sens, dès l'installation de la nouvelle Assemblée, les députés du Front de Gauche représenteront le projet de loi Chassaigne présenté en novembre dernier, qui reprend notamment l'idée de coefficients multiplicateurs pour des prix d'achat aux paysans qui seront fixés annuellement par filière.

Sur la ruralité, nos candidats défendent l'idée d'un redéploiement du service public, notamment en zones rurales. En renforçant sa présence, nous renforçons non seulement la vie et l'attractivité de nos territoires, mais aussi la solidarité dans nos villages.

Entre les projets défendus par Bruno LE MAIRE et Sandrine COCAGNE, il y a incompatibilité.

L'un défend une vision économiquement libérale de la société où seuls les puissants, ceux qui ont de l'argent, peuvent s'en sortir ; l'autre présente une vision solidaire de la Nation, où les richesses doivent profiter à ceux qui les produisent et où ceux qui ont des difficultés doivent être aidés.

L'un poursuivra les projets menés jusqu'à présent par la droite et Nicolas SARKOZY, en corrdination avec l'Europe libérale. L'autre propose un projet en rupture avec le capitalisme, qui remet l'Humain et son environnement comme priorité des choix politiques et économiques.

Il n'y a aucune autre alternative !

D'autres candidats présentent une vision moins brutale du libéralisme, en tentant de l'adoucir à la marge mais sans s'y opposer.

Certains s'appuient sur la dégradation de notre société pour prôner une société de division et accélérer les reculs sociaux et démocratiques en créant des travailleurs de seconde zone et en dégradant encore plus les services publics en s'attaquant aux fonctionnaires.

Le 10 juin prochain, pour vous représentez à l'Assemblée nationale, vous aurez le choix entre Bruno LE MAIRE, candidat de la continuité libérale, de la désertification rurale et industrielle, et Sandrine COCAGNE, candidate de terrain et de la solidarité.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 10:53

Le puissant mouvement des indignés espagnols revient dans les médias avec des revendications identiques mais un gouvernement de droite : échec ou étape ?

Ils sont revenus, les indignés du 15 mai espagnols ! Revenus à la Une médiatique quand leurs revendications ont toujours été là.

Que l'on soit en Espagne, en France ou en Grèce, les difficultés sont les mêmes : dégradation importante du marché de l'emploi, précarité de plus en plus invivable pour les jeunes, déclassement social, hausse des prix et baisse du pouvoir d'achat, dégradation des services publics. Toutes ces questions, tous ces problèmes, les peuples d'Europe les vivent également, d'une façon parfois un peu différente, avec plus ou moins d'intensité, mais c'est désormais notre lot commun, l'avenir que nous promet cette Europe dont on nous promettait monts et merveilles !

Les indignados espagnols ont célébré la semaine dernière le premier anniversaire de leur mouvement, le 15 mai 2011. Ils étaient présents dans 80 villes du pays et plusieurs centaines de milliers a rejeté encore et encore cette austérité qu'on impose au peuple alors que les bandits qui sont la cause de cette crise majeure du capitalisme continuent de gérer tranquillement les affaires du monde et leurs placements financiers, avec l'aide des gouvernements espagnols, socialistes avant, de droite aujourd'hui.

La même chose s'est déroulée au Portugal ou en Grande Bretagne, même si les médias évitent d'en parler. Se rebeller contre le système, c'est se rebeller contre leurs maîtres, ceux qui les embauchent, les paient et leurs donnent des consignes.

La mobilisation reste forte chez les Indignés d'Europe mais bute sur les perspectives politiques.

En Espagne, près un an de mobilisation, c'est la droite qui a balayé le Parti socialiste au pouvoir lors des élections générales : l'austérité de droite remplace l'austérité de gauche.

La contestation sociale ne suffit pas : elle a besoin d'une traduction politique, d'un projet social de rupture avec le capitalisme.

Et en France ?

La campagne électorale aurait-elle endormi le mouvement social ? Loin de là !

On le voit avec les Fralib, avec les Arcelor et dans des tas d'entreprises françaises : la défense de l'emploi et les revendications salariales se poursuivent, campagne ou pas campagne.

Mais, en France, il manque encore l'étincelle, le projet, l'idée, le mouvement qui cristallisera une réaction populaire face à ces années de dérive de la société française vers la tiers-mondisation. Il manque cette dynamique qui fera voler en éclat les tentatives de division des français selon leurs origines ethniques ou leurs filières professionnelles.

Le Front de gauche a réussi à entrouvrir une porte pendant l'élection présidentielle sur une nouvelle vision de la France, en rupture avec le modèle économique capitaliste que nous imposent quelques centaines de familles dans le monde au travers des machines à déréguler l'économie que sont l'Union européenne, le FMI ou la Banque centrale européenne.

A peine le premier tour passé, les médias et la classe politique au service des marchés (du PS au FN) se sont empressés de revenir à des débats beaucoup moins sociaux, beaucoup moins dangereux pour les banques, les financiers et les institutions.

Sortir des élections pour devenir le moteur de la contestation sociale, l'alimenter et lui donner des destinations possibles, tel doit être l'avenir du Front de gauche ! Il doit devenir le creuset du rassemblement de ceux qui sont victimes du système capitaliste, des banques, des délocalisations.

En clair, il doit devenir le nouveau Front Populaire du 21ème siècle.

Rester une simple alternative à gauche, un aiguillon social, c'est le gage d'un échec futur. Les résultats de Die Linke en Allemagne montrent l'essoufflement d'une dynamique purement électorale, tournée vers une simple contestation de gauche du modèle capitaliste.

L'histoire le prouve chaque jour, c'est bien le capitalisme lui-même qui est en cause aujourd'hui dans l'effondrement social et économique de l'Europe et des pays développés, comme il l'a été pour les économies émergentes du Tiers-Monde, au sortir de la décolonisation. Ce que l'on a appelé des politiques d'ajustement structurel en Afrique, c'est ni plus ni moins que ce que l'Europe et nos gouvernements tentent de nous imposer aujourd'hui à coup de dérégulation accélérée des marchés et d'austérité renforcée pour les peuples et les services publics !

C'est bien le capitalisme lui-même, par la seule boussole qui le guide, le profit, qui ruine nos écosystèmes, pille les ressources minières et énergétiques du monde entier, spécule sur les ressources agricoles et alimentaires, entraine une pollution marine et routière immense en mettant en concurrence les économies du monde entier dans une mondialisation de la misère et de la concurrence entre travailleurs.

Il n'y aura pas de sortie de crise sans remise en cause des bases mêmes du capitalisme, sans dénonciation des outils qui le servent, au niveau français comme européen.

Dépasser le stade de l'indignation et offrir une issue politique à des millions de travailleurs, c'est le rôle même d'un Parti communiste.

Avec le Front de Gauche, nous avons fait le pari de l'élargissement au peuple de la mobilisation contre les dérives du capitalisme.

Avec le PCF, le Front de Gauche doit devenir le fer de lance de l'insurrection citoyenne, le moteur d'une prise de conscience populaire de la nécessité de s'attaquer au capitalisme lui-même pour pouvoir enfin offrir des perspectives économiques et sociales positives aux millions de travailleurs qui voient leur situation sociale se dégrader chaque semaine.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 08:51

Depuis quinze jours, les incidents touchant des militants communistes et du Front de Gauche se multiplient. Ambiance.

Est-ce un sentiment d'impunité ou la défaite qui poussent certains militants de droite et d'extrême-droite à s'attaquer aux locaux du PCF et du Front de Gauche, de leurs élus et candidats ?

En tout cas, le fait que la cible des agressions récentes de la droite dure soit les communistes en dit long sur la violence que véhiculent ces mouvements et sur ceux qui aujourd'hui dérangent réellement ces forces de la droite réactionnaire.

Dernier événement en date, la permanence du Front de Gauche à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) a été taguée dans la nuit du lundi 7 mai. Au petit matin, les militants ont découvert sur la façade des croix gammées entourant les inscriptions «Vive Le Pen», «Pro FN» et autres injures. Des affiches ont aussi été arrachées. Cette provocation s’est produite au moment où l’on célébrait la victoire sur le nazisme, le 8 mai 1945.

Ce local est aussi la permanence de campagne du candidat aux législatives, Maximilien Reynès (PCF-Front de gauche), dans la 2e circonscription du Tarn-et-Garonne alors que le Fn a passé les 22 % sur le secteur, notamment en zones rurales.

D’autres locaux du PCF ou du Front de gauche viennent de subir des agressions. À Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), des pavés ont été lancés dans la nuit du 6 au 7 mai contre une permanence du PCF, au soir de la défaite de Sarkozy. À Nice, c'est la permanence de Jacques Victor, conseiller général PCF-Front de gauche, qui a subi le 9 mai les mêmes outrages : des croix gammées ont été retrouvées sur la façade.

Ces événements font sute à d'autres du même style, comme l'arrestation et l'emprisonnement du trésorier de la Jeunesse communiste du Rhône le 5 mars dernier, un mois après son édhésion pour des accusations vieilles de 8 ans, ou l'arrestation de militants de la Jeunesse communiste dans la Loire l'an dernier.

Dans notre département, ce sont des militants communistes qui ont été expulsés des portes de l'usine Sofrastock de Saint André (filiale de Renault) le vendredi 5 mai dernier. La sécurité de l'entreprise a fait appel aux gendarmes pour cela.

En trois ans de présence aux portes de cette entreprise, c'est la première fois que cela arrive. La défaite proche de Sarkozy a dû en énerver quelques uns !...

Décidément, depuis toujours, ce sont bien les communistes et leurs alliés qui sont les principaux adversaires de la droite dure et de l'extrême-droite. Ces agressions contre nos locaux sont finalement la reconnaissance du vice à la vertu.

Les communistes et le Front de Gauche gènent ceux qui défendent le système depuis 1920.

Les événements récents contre nos locaux montrent que la démocratie tient à peu de chose et que la banalisation de la violence verbale du FN peut vite basculer dans une banalisation des violences physiques. Contre des locaux et des objets dans un premier temps.

S'il ne doit y avoir qu'une seule digue pour empêcher que le lien social français saute et que la violence sociale devienne la règle, que chacun se retrouve seul, exposé à l'arbitraire patronal et à la haine raciale et religieuse de certains, les communistes seront cette digue, comme en 1940.

La campagne législative ne fait que commencer. Nous n'utiliserons jamais la violence mais on ne nous empêchera pas de nous exprimer.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 09:04

Un sondage BVA donne la gauche majoritaire à l'Assemblée Nationale et le Front de Gauche en bonne place.

Et si le Front de Gauche rééditait la surprise des Présidentielles ?

Dans un sondage BVA sorti hier, le Front de gauche est crédité de 10,5 % des intentions de vote pour un total de gauche de 45,5 % (PS - PRG + EELV + Front de Gauche + NPA).

La droite Modem + UMP + FN + Debout La République est créditée de 49,9 % mais l'incompatibilité entre centristes et FN rend illusoire  toute victoire de cette droite, notamment pour les reports de voix au second tour.

En détail, à gauche, c'est logiquement le PS qui est en tête avec 30 % des intentions de vote devant le Front de gauche à 10,5 %, Europe Ecologie Les Verts sont à 4,5 % et le NPA à 0,5 %.

A droite, l'UMP totaliserait 32,5 % des intentions de votes, le FN 16 %, le Modem 5 % et  DLR 1%.

La gauche serait en progrès de 7 points sur 2007 et de 5 points sur 2002.

A 32,5 %, l'UMP est en recul de 13,5 points sur 2007 et de 10,5 points sur 2002. Quand on vous dit que rien n'est joué pour Bruno Le Maire !....

Le FN est en recul sur les Présidentielles (près de 2 points de moins). Pourvu que ça continue !...

La bonne surprise vient des candidats Front de Gauche dont font partis les candidats communistes.

Avec 10,5 % d'intentions de vote, nos candidats progresseraient de 6,5 points sur 2007 et de 5,5 points sur 2002.

Cela laisse augurer un nombre plus important de députés communistes et du Front de Gauche au soir du 17 juin.

De quoi conforter tous ceux qui ont hésité à voter pour Jean-Luc Mélenchon le 22 avril : le vote Front de gauche sera le vote utile pour tous ceux qui souhaitent une rupture avec les politiques libérales menées ces trente dernières années et qui souhaitent que la France reprenne de la voix face au monde de la finance et face aux technocrates libéraux de Bruxelles.

Des députés communistes et Front de Gauche en grand nombre, ce sont autant de porte-parole du mouvement social et de moyens de combattre les choix libéraux que pourraient prendre le gouvernement socialiste.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 08:44

A peine démissionné du gouvernement Sarkozy, le candidat parisien de l'UMP tente de retrouver un poste dans l'Eure.

A 1 heure de Paris, le sud de l'Eure est une zone de parachutage idéale pour des cadres de droite parisiens à la recherche d'une circonscription électorale. Bruno Le Maire n'échappe pas à la règle, lui qui s'était déjà fait parachuter dans le secteur en 2007 mais qui l'avait précipitemment abandonné dès l'appel de Nicolas Sarkozy à le rejoindre sur Paris.

Après quelques apparitions ponctuelles en cinq ans, voilà donc l'ancien ministre de l'agriculture de François Fillon en train de labourer le territoire de la première circonscription.

Le problème de Bruno Le Maire, c'est que malgré le bon score de Sarkozy sur la circonscription, il avait été élu en 2007 dans la foulée de la victoire de son mentor. Cette année, la donne a changé : Sarkozy a été battu.

Bruno Le Maire mène donc campagne avec un bilan calamiteux au gouvernement et une défaite présidentielle dans la musette.

Il aura beau tenter de jouer le bon père de famille près du terroir, nous saurons durant cette campagne lui rappeler ses responsabilités gouvernementales et sa solidarité avec toutes les décisions prises pendant cinq ans, depuis les cadeaux fiscaux aux plus riches et aux entreprises, le recul de l'âge de départ en retraite, en passant par les dizaines de milliers de suppression de postes dans les services publics qui pénalisent nos communes rurales et contribuent à accroître le chômage de nos jeunes.

Et que dire du bilan de son gouvernement plus largement dans cette crise du capitalisme !...

Plus personnellement, Bruno Le Maire s'appuie sur le syndicalisme agricole de droite pour échapper à ses responsabilités en tant que ministre de l'agriculture. 25 % de paysans en moins en dix ans, des maladies professionnelles qui explosent dans le milieu agricole, des terres qui se bétonnent, des filières entières qui battent de l'aile, comme l'aviculture, la viticulture, l'élevage bovin ou le maraîchage,... tout cela pour finalement servir les intérêts des grandes multinationales de l'agroindustrie. Ce bilan aussi, nous le lui rappelerons !

Que l'on ne vienne pas nous parler des responsabilités de l'Europe ! Le pouvoir de l'Europe, c'est celui qu'acceptent de lui céder les gouvernements nationaux, notamment au travers de traités comme le traité de Masstricht ou celui de Lisbonne que Bruno Le Maire a défendus fortement.

Malgré les 55,75 % de Sarkozy au second tour de la Présidentielle sur la circonscription, Bruno Le Maire sait que l'élection législative est différente et que sa victoire est loin d'être assurée.

Bruno Le Maire craind autant la gauche que son concurrent à droite, le Front National. Cela d'autant plus que les rapprochements idéologiques entre les deux partis de droite, UMP et FN, les mettent en concurrence sur des programmes assez voisins. Du coup, Bruno Le Maire tente de marier la carpe et le lapin.

D'un côté, il tente de se démarquer du Front National dans la presse départementale en dénonçant "ce que véhicule le FN" et en affirmant que "voter FN, cest donner un bulletin au PS".

De l'autre, il surfe sur la démagogie raciste et nauséabonde du FN en se disant choqué par "cette majorité de drapeaux étrangers flottant à la Bastille".

Mieux, il dit comprendre "ces personnes qui gagnent 1 250 € en travaillant sept heures avec une pause de trente minutes et qui voient leurs voisins gagner autant grâce aux aides et aux loyers modérés". Un exemple parfait de dégoulinante démagogie et de méconnaissance du salariat : 7 heures de travail par jour avec une pause de 30 minutes, c'est une journée de 6 h 30 soit une semaine de 32 h 30 pour 1 250 € nets par mois. Que Le Maire nous donne le nom de la boîte et nous y embauchons immédiatement !

Par ailleurs, si les voisins de ces salariés habitent des logements à loyers modérés, c'est que eux-mêmes habitent des logements à loyers modérés donc qu'ils paient des loyers identiques  ! Avantage zéro.

Enfin, rappelons que le RSA pour un couple sans enfant est de 678 € par mois, auquel il faut retirer les APL. Cela fait déjà pour deux personnes moitié moins que le salaire cité... en imaginant qu'une seule personne travaille !

Bref ! Bruno Le Maire donne un exemple erroné de bout en bout qui prouve qu'il ne connait pas les horaires de travail des salariés et qu'il utilise la démagogie pour faire croire que l'on gagne autant en travaillant qu'en ne travaillant pas.

Qui veut-il convaincre ainsi ?

Dans les quartiers populaires, où se trouvent la majorité des logements à loyers modérés, le vote FN et le vote UMP est lui aussi modéré : les français qui y habitent connaissent bien les difficultés dans lesquelles se débattent les plus pauvres d'entre eux.

Reste les habitants des zones rurales pour lesquels droite et extrême-droite se retrouvent pour dépeindre une France où les quartiers populaires seraient des zones de non droits, pleins d'assistés qui vivent royalement, de trafiquants de drogue et d'islamistes armés, menaçant tôt ou tard la paix de nos campagnes.

Méconnaissant le territoire eurois et méconnaissant les difficultés des salariés, Bruno Le Maire navigue dans les mêmes eaux troubles que le Front National pour tenter de se refaire une virginité malgré un bilan catastrophique de son gouvernement et une défaite mémorable de son candidat, Nicolas Sarkozy, le 6 mai dernier.

En quelques interviews, le candidat de l'UMP nous aura montré qu'il est lui aussi prêt à se compromettre avec le Front National, du moins ses idées, pour assurer sa survie politique.

Ce n'est pas l'intérêt des eurois, encore moins celui des travailleurs que nous défendons et que représenteront bien mieux à l'Assemblée nationale nos candidats Sandrine COCAGNE et Thierry DESFRESNES !

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 08:44

Licenciements, chômage, croissance... les chiffres cachés d'un capitalisme toujours en crise.

La presse avait relayé pendant la campagne électorale une information selon laquelle le gouvernement, par la voix de Xavier Bertrand, avait donné consigne aux grandes entreprises de temporiser leurs annonces de licenciements. Histoire de ne pas trop gêner la réélection du président-candidat Sarkozy.

La campagne est passée et Sarkozy battu. Les chiffres tombent, négatifs.

C'est d'abord Arcelor Mittal qui annonce dès mardi, deux jours après le second tour de l'élection présidentielle, que le groupe est en surcapacité et ne relancera pas la production d'acier à Florange. C'était pourtant une annonce faite en début d'année. Les salariés savent que leur site est en sursis, d'autant plus qu'un projet nommé Ulcos et annoncé de longue date est suspendu... avant de disparaître complètement ?

C'est ensuite General Motors qui annonce la vente de son site strasbourgeois de 1 000 salariés, site acheté pour l'euro symbolique en septembre 2010. Pour le syndicat CGT, toutes les belles promesses faites par le groupe américain à la reprise du site, notamment en termes d'investissements futurs, n'ont servi que de carotte pour motiver les salariés le temps que les commandes en cours soient satisfaites. C'est désormais le cas : GM se débarasse de son usine.

Au delà de ces annonces noires pour l'emploi, c'est toute l'économie française qui peine.

Ainsi, les chiffres de prévision de croissance viennent aussi de sortir après ce second tour de l'élection présidentielle. Et la croissance est annoncée nulle pour le second trimestre 2012. En panne. Et dire que la droite et l'Europe veulent accentuer l'austérité !...

Côté mauvais chiffres, il y a malheureusement encore une fois celui du chômage annoncé à plus de 10 % pour fin 2012.

La liste pourrait continuer mais l'objectif de cet article n'est pas de noircir le tableau mais de montrer que tous ces chiffres ont été retenus par le pouvoir, avec le soutien du patronat, pour ne pas pénaliser le candidat du capital, Nicolas Sarkozy,

Même si le combat pour sauver le soldat Sarkozy a été perdu, la réalité économique et les choix financiers ont fini par ressortir.

Le constat économique est accablant : la crise du capitalisme continue et ce sont les salariés, partout en Europe, qui en paient les pots cassés, par du chômage, de la précarité, un pouvoir d'achat qui recule, des droits sociaux qui disparaissent, des services publics qui n'assurent plus correctement leur rôle d'enseignement, de soin, de protection, de justice,...

Comme en Grèce, le peuple français doit se saisir des prochaines élections législatives pour renvoyer aux oubliettes de la politique ceux qui se complaisent dans une gestion comptable d'un système économique qui détruit les peuples et l'environnement.

A la différence de la Grèce, il se trouve un France une gauche radicale rassemblée au sein du Front de gauche et prête à prendre ses responsabilités, à dire non aux mesures d'austérité venues de l'Europe et de la Banque Centrale Européenne.

Lors de cette campagne des Législatives, les communistes, au sein du Front de Gauche, n'auront qu'un seul adversaire : le capitalisme. Notre campagne dénoncera tous ceux qui, sous un discours social, libéral ou nationaliste font le jeu du capitalisme, qu'ils soient de gauche, de droite ou d'extrême-droite.

Ouvrir une brèche dans trente ans de dégradation de la société française, c'est rassembler les travailleurs, tous les travailleurs, et combattre le système qui nourrit cette minorité de profiteurs qui vit dans les beaux quartiers de la région parisienne de spéculation et des dividendes sur action.

Aujourd'hui, la seule force radicale à gauche qui combat ce système, c'est le Front de Gauche !

L'alternative à l'austérité et au chômage, c'est le Front de Gauche !

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 09:26

Nationalisation de la compagnie pétrolière YPF en Argentine, nationalisation de la compagnie électrique TDE en Bolivie : les gouvernements de la gauche radicale sud-américaine nous ouvrent la voie.

Le président bolivien, Evo Morales, confronté à des revendications sociales croissantes, a nationalisé mardi l'entreprise à capitaux espagnols gestionnaire des deux-tiers du réseau électrique du pays, deux semaines après que l'Argentine a exproprié Repsol de sa filiale YPF
Evo Morales, premier président amérindien de Bolivie et membre de la gauche radicale latino-américaine, a signé mardi un décret pour prendre le contrôle des 99,94% de Transportadora de Electricidad (TDE) détenus par Red Eléctrica Internacional, filiale du groupe espagnol Red Eléctrica Corporacion (REE), gestionnaire du réseau de transport d'électricité espagnol.
"Ce décret suprême a pour objet de nationaliser en faveur de l'Entreprise nationale d'électricité (ENDE, publique), au nom de l'Etat, le paquet d'actions que possède l'entreprise Red Eléctrica Internacional (REI) dans l'entreprise Transportadora de Electricidad", a déclaré M. Morales lors d'une cérémonie publique au palais présidentiel à La Paz.
Le président a également ordonné aux forces armées de "prendre le contrôle de la direction et de l'administration" de TDE dont les locaux se trouvent à Cochabamba, à 400 km à l'est de La Paz, ce qui a été aussitôt fait.
M. Morales a expliqué que sa décision était due "aux faibles investissements" de l'entreprise, qui depuis sa privatisation aurait investi "en moyenne environ cinq millions de dollars par an".
TDE, dont les actifs brut s'élevaient à 225 millions de dollars en 2005, selon les derniers chiffres disponibles sur le site internet de l'entreprise, gère 73% des lignes électriques de la Bolivie (http://www.tde.com.bo).
L'entreprise a été privatisée en 2007, sous le gouvernement ultra-libéral de Gonzalo Sanchez de Lozada, et adjugée à l'espagnole Union Fenosa, qui a cédé ses parts en 2002 à Red Eléctrica Internacional.
Selon des médias espagnols, Red Eléctrica s'est dit "surprise" et a déclaré espérer "parvenir à un accord avec le gouvernement bolivien sur une compensation adéquate".
A Madrid, des sources gouvernementales ont indiqué à l'AFP que les autorités espagnoles étaient en train de "recueillir des informations" après la décision du président Morales.
Elles estimaient toutefois que celle-ci était "un cas distinct" de l'expropriation il y a 15 jours de 51% de la compagnie pétrolière YPF, filiale argentine de Repsol, par les autorités argentines.
Mi-avril, la présidente argentine Cristina Kirchner avait annoncé que 51% d'YPF, contrôlée à 57% par l'espagnol Repsol, passeraient sous giron public, provoquant la colère de Madrid et de nombreuses réactions hostiles, de Washington à l'Union européenne. Repsol a estimé sa filiale à 10 milliards de dollars.
Le décret présidentiel bolivien stipule que l'évaluation des actifs de TDE serait menée dans les 180 jours, afin de procéder à leur paiement.
Le président Morales, au pouvoir depuis 2006 et qui a déjà profité des célébrations du 1er mai pour annoncer la nationalisation de filiales de multinationales dans les secteurs des hydrocarbures (Repsol, 2006 ou AirBP, 2009), de l'électricté, des télécommunications (TELECOM, 2008) ou des mines (Glencore, 2010), est confronté depuis des semaines à une grogne sociale croissante.
La situation sud américaine ressemble à de nombreux égards à la situation française ou les compagnies énergétiques ont été dépecées (séparation de EDF de GDF, création de ErDF) avant d'être privatisées (Elf-Total, EDF puis GDF devenu GDF Suez).

Depuis, les tarifs énergétiques flambent et les réseaux sont souvent qualifiés de vétustes, notamment en zones rurales. Les bénéfices ainsi réalisés ne vont aucunement dans les poches des salariés, dont les effectifs fondent et dont les salaires stagnent.

Avec Jean-Luc Mélenchon, le Front de Gauche et le PCF proposent que l'état reprenne la main sur le secteur stratégique de l'énergie, comme sur ceux de la finance, de la santé ou de l'eau.
L'Amérique du sud nous montre l'exemple dans ses choix politiques et, également, dans ses choix économiques, puisque ces pays sont à l'abri de la crise capitaliste mondiale.

Une politique courageuse à gauche est possible. Pour cela, il faut une gauche qui ne se complait pas dans un défaitisme face aux marchés financiers, mais bien une gauche combative comme celle qu'incarne l'alliance du Front de Gauche.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 08:54

Les partis de l'alternance entre gauche libérale et droite libérale ont subi une véritable défaite aux élections du dimanche 6 mai en Grèce mais peuvent espérer garder le pouvoir.

Le pays le plus faible économiquement de la zone euro a été le premier a subir les conséquences du laisser-aller libéral des ces trente dernières années. Entre cadeaux fiscaux aux plus riches et à l'église orthodoxe et clientélisme des deux partis qui gouvernaient le pays jusque là, la Grèce a vu sa dette exploser.

Le remboursement des dettes bancaires et l'explosion des taux accordés par les banques privées à l'état grec ont fini d'enfoncer le pays. La violence de la cure d'austérité imposée au peuple grec, sommé de régler une dette dont il n'est pas responsable (sauf d'avoir fait confiance aux socialistes et à la droite !), a fait voler en éclat le consensus social.

Une alliance droite (Nouvelle Démocratie), sociaux-démocrates (PASOK) et extrême-droite (LA.OS) a fonctionné un temps avant que la colère populaire n'oblige l'extrême-droite a quitté la coalition puis la droite à prendre ses distances.

Plusieurs démissions de députés socialistes et de droite ont entrainé l'effondrement de la majorité parlementaire.

L'Union européenne avec le FMI ont alors pris le contrôle du pays, tel une quelconque colonie.

Effondrement des deux partis du système

C'est cette dérive économique, cette cure d'austérité imposée aux victimes de la finance et cette soumission à l'Europe et aux banques que les électeurs grecs ont sévèrement punis dans les urnes dimanche 6 mai !

Les deux partis qui dirigent le pays depuis la chute de la dictature fasciste des colonels, en 1976, ont subi une cinglante défaite :

- les socialistes du PASOK se sont effondrés de 43,90 % des voix en 2009 à seulement 13,19 % cette fois-ci (- 30,7 % !). Ils ne sont plus que la troisième force politique en Grèce et se retrouvent avec seulement 41 députés (108 sièges de perdus !) ;

- la droite de Nouvelle Démocratie baisse fortement de 33,50 % à 18,87 % (- 14,6 %) ; elle reste la première force politique malgré tout avec 108 élus ; l'atomisation du vote lui permet même de gagner des sièges (+ 17) !

A eux deux, PASOK et ND ne représentent plus que 32 % des voix et 149 députés. il en faut 151 pour avoir une majorité parlementaire !

Poussée de la gauche radicale

La surprise vient de la coalition de gauche radicale SYRIZA, partenaire du PCF au niveau européen dans le Parti de la Gauche Européenne que préside Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Avec 16,77 %, SYRIZA devient la deuxième force politique en Grèce et progresse de 12,20 % ! SYRIZA aura désormais 52 députés contre 13 auparavant (+ 39 !).

Plus radical et anticapitaliste, le Parti communiste grec (KKE) progresse aussi de 0,9 % à 8,5 %. Il gagne 5 députés à 26 députés. Sa stratégie de refus de toute alliance a dû peser négativement dans le vote populaire.

A gauche également, la Gauche Démocrate (DIMAR) se présentait pour la première fois à ces élections et obtient 6,1 % des voix et 19 sièges. DIMAR présente un discours de gauche moins clivé que les deux précédents sur l'Europe et ouvert sur une alliance avec le PASOK.

Ces trois partis de gauche totalisent 31,4 % des voix et 97 sièges.

Néo-nazis en embuscade

Des anciens députés de la Nouvelle Démocratie qui refusaient l'austérité ont présenté leur propre parti, les "Grecs indépendants". Ils prennent une part de l'électorat de droite et de centre-gauche et obtiennent 10,6 % et 33 sièges, soit la troisème place à ces élections.

A l'extrême-droite, le LA.OS pait sa compromission avec le pouvoir et passe de 5,6 à 2,7 % des voix, perdant ses 15 députés.

C'est un parti clairement fasciste, avec symboles et vestes brunes, Aube Dorée, qui remporte la mise avec 6,97 % des voix (+ 6,7 %) et 21 députés. C'est la première fois qu'un parti fasciste entre dans le parlement grec depuis la chute de la dictature fasciste en 1976, signe d'un désarroi de certains grecs pour qui un régime autoritaire mettrait de l'ordre dans un pays ou corruption et mainmise de l'étranger (l'Europe, le FMI) deviennent pesants.

Salade grecque

Ces élections ont montré l'atomisation de l'électorat grec et le risque du retour d'un pouvoir fasciste dans le pays. Les milices brunes d'Aube dorée ont organisés des ratonnades contre les militants de gauche le jour même du scrutin.

En face, près d'un tiers des grecs cherchent une solution dans une gauche de rupture avec le modèle libéral et l'austérité imposée par l'Europe et les financiers.

Quelle sera la composition du futur gouvernement ? Une alliance autour des partis de la crise, PASOK et ND, parait bien partie. Mais qui les soutiendra ?

En France, après la défaite de Nicolas Sarkozy, il va être nécessaire de dégager une majorité parlementaire pour gouverner.

Il est évident que les socialistes appelereont à nouveau à un vote utile pour se dégager une majorité absolue.

Comme en Grèce ou en Espagne, c'est la pression populaire qui permettra d'imposer le ton de la politique du nouveau président. Ne comptons pas sur les seuls élus !

Par contre, pour éviter une gestion du pays sourde aux attentes populaires, les travailleurs ont besoin d'un relai efficace au Parlement, voire même d'une force sans laquelle il n'y aura pas de majorité à gauche.

Ce relai des luttes et des attentes des mouvements sociaux au parlement, ce sont les candidats du PCF et du Front de gauche qui les incarneront, comme ils sont les relais des luttes des travailleurs depuis des années, depuis Conti, Renault, M-real ou Glaxo.

La gauche radicale a marqué des points en Grèce, comme l'a fait le Front de gauche à l'élection présidentielle en France.

Il est possible d'acdentuer cette poussée de la gauche radicale, pour rompre avec le libéralisme, même social.

En juin prochain, donnons-nous un maximum de députés communistes et du Front de Gauche !

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