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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 10:51

La Confédération Européenne des Syndicats appelle à une journée d'action européenne contre les plans d'austérité que mettent en place les gouvernements européens.

En France comme partout en Europe, les travailleurs sont appelés à se mobiliser le mercredi 29 février pour dénoncer les différentes mesures d'austérité qui mettent salaires et emplois sous pression pour, au final, verser des sommes faramineuses aux banques responsables de la crise capitaliste actuelle.

L'autre grand motif de colère des syndicats européens, c'est le Mécanisme Européen de Stabilité.

Alors que la droite et le centre ont voté ce premier volet du nouveau traité européen, les socialistes et radicaux de gauche se sont abstenus et parlent d'une ratification du nouveau traité européen, celui de Sarkozy et Merkel, par le biais du Parlement. En clair, pour éviter que le peuple ne s'empare de ce dossier central et ne comprenne qu'il s'agit d'une nouvelle arnaque, comme avec le Traité Constitutionnel Européen, droite et gauche sociale-démocrate refusent de consulter le peuple par le biais d'un référendum !

Les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche refusent ce nouvel abandon de souveraineté nationale au profit des puissances financières !

C'est donc tout naturellement que nous nous associons à la journée de mobilisation de demain.

Même si seule la CGT appelle à manifester dans l'Eure (Bien que FO et CFDT soient à la CES... No comment !), un rendez-vous eurois est donné :

Rassemblement contre l'austérité

Mercredi 29 février 2012

11 heures

Préfecture de l'Eure à Evreux

 


Un communiqué du PCF :

Traité Européen : la gauche devra consulter le peuple :

Le Président de la République refuse de consulter les Français par voie référendaire sur le nouveau traité européen qu'il a co-rédigé en tête à tête avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Les masques tombent sur la question européenne ! Quand il s'agit de choses sérieuses qui engagent la constitution nationale, Nicolas Sarkozy exclut de consulter les Français. En déclarant qu'il n'y aurait pas de bonne question à poser aux Français, il se moque du monde. La question est simple et tient en peu de mots : « Approuvez-vous le nouveau traité européen ? ».

Il serait invraisemblable, si Nicolas Sarkozy était battu lors de l'élection présidentielle, qu'il puisse engager la signature de la France sans que le peuple n'ait son mot à dire. La gauche doit prendre un engagement en cas de victoire : celui de consulter les Français sur la question européenne. C'est ce que fera le Front de gauche. Pour donner de la force à cette exigence, votons pour le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon.

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 10:01

Au revoir mademoiselle ! La disparition des cases "mademoiselle", "nom de jeune fille" et "nom d'épouse" aura nécessité des années d'efforts de la part d'associations se revendiquant du féminisme. La France va changer de visage ! Lol

Que valent la précarité imposée aux femmes, les inégalités salariales, la remise en cause du droit à l'avortement ou le retour des archaïsmes religieux face à la présence d'une case "mademoiselle" dans les documents administratifs ? Pas grand chose aux yeux de certaines organisations féministes.

Depuis des années que certaines faisaient une fixation sur le terme "mademoiselle", il s'est trouvé deux associations qualifiées de féministes pour mener un lobbying long et intense pour tordre le cou à ce qu'elles qualifiaient de "discrimination à l'encontre des femmes, ainsi contraintes de faire état de leur situation matrimoniale". Ah ?!

Je ne suis pas expert en documents administratifs mais, quand il s'agit d'une demande de crédit, des impôts, d'une assurance ou d'un bail locatif, que l'on soit un homme ou une femme, la situation matrimoniale est de toute façon demandée ? Non ?

Il s'est quand même trouvé des femmes qui ont considéré que le combat pour l'abolition de ce pourtant joli terme de "mademoiselle" était la priorité du moment.

A quand des amendes pour harcèlement sexuel ou ségrégation sexuelle lorsqu'un homme qualifiera une jeune femme de "jolie demoiselle" ? Pourquoi ne pas pousser la logique jusqu'au bout et supprimer tout identifiant sexuel sur les documents administratifs ? A quoi bon mettre un "monsieur" ou un "madame" ou cocher une case M ou F ?

Curieusement, au quotidien, le militant politique que je suis, bien que de sexe masculin, perçoit d'autres problèmes de sexisme avéré bien plus pressants à résoudre pour les femmes :

  • les disparités salariales entre hommes et femmes, pour la même qualification, restent élevées et sans justification d'efficacité professionnelle ;
  • les chiffres de la précarité montrent que ce sont souvent les femmes qui en sont victimes, soit par des contrats à durée déterminée, soit par des emplois à temps partiel non désiré, dans le commerce notamment ;
  • le nombre de femmes amenées à partir à l'étranger pour avorter augmente d'années en années, résultat d'une remise en cause sournoise du droit à l'avortement, si chèrement acquis par une autre trempe de féministes, dans les années 70 ;
  • les femmes voilées sont aussi un exemple d'inégalité sur critère sexuel à combattre, au même titre que les mutilations sexuelles et autres archaïsmes religieux qui placent les femmes en infériorité hiérarchique dans la société ;
  • les violences conjugales ont en très grande majorité comme victime la femme (mais pas seulement !) et le nombre de décès suite à ces violences dépasse le cadre du tolérable, de très loin et depuis trop longtemps !

D'évidence, ces sujets sont complexes à affronter. Ils tiennent autant de problèmes de mentalités hérités de la religion (Chrétienne ou non) que de rapports économiques marchands où la valeur travail est dévalorisée continuellement, mettant en compétition les catégories de travailleurs entre eux. Ce cocktail culturel et économique, Karl Marx le résume et le dénonce en disant que "la femme est le prolétaire de l'homme".

Face à ces questions de fonds, les féministes d'autrefois ont bataillé longuement, arrachant le droit de vote pour les femmes en 1945 seulement et bataillant ensuite pour le droit, sans autorisation préalable du mari, à ouvrir un compte en banque et exercer une profession (1965), pour le droit à la contraception (Loi Neuwirth, 1967), au remboursement de la contraception (1974), pour le droit à l'avortement (1974), pour le droit de divorcer plus facilement (1975)...

Comme les droits démocratiques et les droits sociaux, les droits des femmes stagnent (égalité salariale) ou régressent (avortement, contraception). Il y a matière à combat pour les féministes d'aujourd'hui, femmes et hommes réunis ! De nombreuses organisations féministes l'ont bien compris. Et avec elles, des forces associatives, syndicales et politiques, comme le PCF.

Mais, pour certain(e)s, il est plus facile de se battre pour obtenir la disparition d'une case sur des documents administratifs.

Du temps de mes études, j'avais suggéré ironiquement à certaines de ces féministes que le Père Noël devienne la "Mère Noëlle" une année sur deux, pour garantir une véritable égalité des sexes. Cette proposition n'a pas encore été reprise par ces féministes de deuxième zone : je leur offre cette idée puisque d'évidence les vrais problèmes des femmes ne les concernent pas.

Alors ? Mademoiselle ou pas mademoiselle sur les documents administratifs, la lutte contre le sexisme et pour l'égalité des sexes est viscéralement liée au combat pour l'émancipation humaine.

Ce combat, ce n'est pas nier les différences entre humains, c'est les considérer comme quantité négligeable par rapport à ce qui nous rassemble. Homme ou femme, noir ou blanc, jeune ou vieux, grand ou petit, gros ou maigre , homo ou hétéro, beau ou moche,... nous faisons tous partie de la communauté humaine et notre destin est lié à celui des autres, quoi qu'on fasse.

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 10:01
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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 10:09

Interdiction des licenciements boursiers - groupe des sénateurs Communiste Républicain et Citoyen (CRC)

Il aura manqué quatre voix au Sénat pour protéger les salariés
La proposition de loi déposée par le groupe CRC, tendant à interdire les licenciements boursiers n’a malheureusement pas été adoptée au Sénat.
Il aura manqué quatre voix à la majorité de gauche pour que les salariés soient enfin protégés face à une logique financière qui, systématiquement, fait primer les actionnaires sur l’emploi et le droit des travailleurs.
Comme l’a rappelé en séance Nicole BORVO, Présidente du groupe CRC : « Les masques tombent. On ne peut pas d’un côté dans les circonscriptions électorales se présenter devant les salariés licenciés et leur apporter son soutien, et de l’autre, ne pas voter une proposition de loi qui, si elle avait été adoptée, leur aurait permis de conserver leur emploi ».
La situation dramatique de l’emploi, marquée par l’inscription quotidienne de 1 000 nouveaux salariés privés d’emploi à « Pôle Emploi », par la transformation de la France en un cimetière industriel, fait écho à l’augmentation de 34 % que se sont consentis les grands patrons entre 2010 et 2011 et la progression de 13 % de valeurs des actions cotées au CAC 40 et donc des dividendes.
Nos concitoyens jugeront.

Le Sénat a en effet rejeté, jeudi 16 février 2012, la proposition de loi déposée par le groupe communiste tendant à interdire les licenciements boursiers. Cette proposition de loi modifiait le code du travail, en prévoyant qu’« est réputé sans cause réelle et sérieuse le licenciement pour motif économique prononcé par une entreprise qui a distribué des dividendes au titre du dernier exercice comptable »..

Six voix ont manqué à l’adoption de cette proposition de loi : 12 sénateurs du groupe du Rassemblement démocratique et social européen se sont abstenus (principalement des radicaux de gauche, dont Jean-Michel Baylet). Cette proposition de loi aurait pourtant pu être un point d’appui fort en cas de victoire de la gauche au printemps prochain : l’Assemblée nationale n’aurait eu qu’à la voter en termes identiques pour qu’elle devienne applicable.

Cette proposition de loi a rassemblé les voix communistes, socialistes et écologistes soit 163 voix POUR.

Les sénateurs de droite, du centre (donc de droite), non-inscrits (donc de droite) et un sénateur "radical de gauche" (Gilbert Barbier, Jura) ont voté CONTRE soit 169 voix.

A vrai dire, sachant que les radicaux s'abstenaient, il y avait peu de chance que la loi passe et certains ont dû se dire qu'ils pouvaient se permettre de voter Pour...

En tout cas, les travailleurs vérifient une nouvelle fois pour qui roulent la droite, les centristes, les soit-disant non inscrits et les radicaux ! Pour les patrons et les spéculateurs !

Pour rappel, suite à un accord électoral entre PS, écologistes et radicaux de gauche, la première circonscription de l'Eure (dont dépend le canton de Saint André) est attribué à un Radis-cal de Gauche, en l'occurence le maire d'Evreux, Michel Champredon.

Inutile de rappeler que les communistes de la circonscription, Andrée OGER en premier lieu, appellent à soutenir Jean-Luc MELENCHON à l'élection présidentielle et le duo Sandrine COCAGNE / Thierry DESFRESNES à l'élection législative.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 09:51

"Je le ferai plus m'sieur ! C'est juré !" Un journaliste un tant soit peu honnête aurait demandé à Sarkozy pourquoi il se met aujourd'hui à rabâcher ses engagements de 2007 et de 2008 sur la valorisation du travail et la moralisation du capitalisme alors qu'il a fait tout le contraire avant son mandat, comme ministre des finances de Chirac, et depuis son élection en 2007 ?

Hier soir, sur France 2, face à un Pujadas toujours aussi mielleux avec le Président, Nicolas Sarkozy nous a ressorti le pipot de 2007 sur la valorisation du travail... face à l'assistanat.

La campagne 2012 repart donc avec les mêmes idées de 2007, complétées du traditionnel discours qui tente d'opposer "ceux qui travaillent" à "ceux qui bénéficient d'aides sociales mais ne branlent rien". En gros.

C'est ainsi qu'il veut réformer la prime pour l'emploi, dont bénéficient tout de même 6 millions de français, dans le but d'alléger les charges de 7 millions de Français bénéficiaires de bas salaires allant jusqu'à 1,2 fois le Smic "pour augmenter leur salaire d'un peu moins de 1.000 euros par an", selon ses estimations. Il faut que "le travail soit davantage rémunéré que l'assistanat", a-t-il plaidé, ajoutant que cette proposition "ne dégradera pas le déficit".

Il s'agit là d'une nouvelle fausse bonne idée : si on lit bien, cette prime pour l'emploi qui est payée par l'Etat donc par le contribuable, servira à alléger les charges salariales des bas salaires : en clair, Sarkozy veut à nouveau exonérer les entreprises de charges sociales ! Un nouveau cadeau au patronat que prendra en charge l'impôt donc le contribuable ! Encore un peu de déficit de la Sécu et des caisses de retraite qui viendront justifier de nouveaux reculs de remboursement de soins et des reculs des pensions !

Et ce soit-disant surplus de revenus pour les salariés ne compense en rien les hausses de TVA enregistrées en janvier (TVA réduite augmentée de 5,5 % à 7 %) et la future TVA sociale !

Dans la veine du référendum pour imposer une formation aux chômeurs, le voilà qui veut imposer aux titulaires du revenu de solidarité active (RSA), 7 heures de travaux d'intérêt général rémunérés par semaine. C'est ce que font les chômeurs allemands pour des salaires de 1 € de l'heure contre 9 € pour le SMIC ! Vous allez voir que les entreprises vont soudain se rendre compte qu'elles vouent une passion aux précaires !... aux détriments de contrats classiques, mieux rémunérés.

Derrière son discours contre "l'assistanat", c'est surtout l'idée de pouvoir tirer vers le bas la rémunération du travail qui se cache. Il dit d'ailleurs que "la réponse à la crise, c'est valoriser le travail". Ainsi, selon Sarkozy, s'il y a une crise et des chômeurs, c'est que le travail n'est pas "valorisé" ? Mais valorisé par rapport à quoi ? Par rapport à l'assistanat bien sûr !

Jamais Sarkozy ne parle des bénéfices énormes qu'accumulent les entreprises côtées en Bourse et les 31 % d'augmentation de revenus des patrons des 120 plus grandes entreprises de France en 2011 !

Là aussi, il s'agit d'un contre feu pour faire passer les chômeurs et bénéficiaires d'aides sociales pour des assistés responsables de leur situation. De cette façon, il détourne l'attention de ceux qui craignent pour leur avenir en leu indiquant qu'ils peuvent échapper à la déchéance sociale si, eux, refusent l'assistanat.

Monter les salariés ayant un emploi contre ceux qui n'en ont pas, c'est une manière de dédouaner le système économique capitaliste, sa dérive financière, les licenciements massifs et les délocalisations.

Non messieurs Sarkozy et Pujadas ! Les chômeurs, précaires et exclus de la société ne sont pas responsables de la crise et de leurs difficultés !

Si on veut revaloriser le travail, il faut d'abord revaloriser les salaires et, ensuite, arrêter de parler des salariés comme d'un coût !

  • Les communistes et le Front de Gauche veulent progressivement augmenter le salaire minimum, le SMIC, à 1 700 € net pour tirer vers le haut les grilles salariales.
  • Nous proposons d'encadrer les salaires dans les entreprises en limitant l'écart entre les plus hauts salaires et les plus bas salaires. Personne ne pourra gagner plus de vingt fois ce que gagne un de ses collègues !
  • Nous voulons revenir au Contrat à Durée Indédéterminé comme contrat de travail de référence. Les 850 000 précaires de la Fonction Publique, dans les hôpitaux et les écoles notamment, seront à ce titre titularisés.

On se souvient aussi du Sarkozy grand pourfendeur des dérives du capitalisme et de la finance en pleine crise de 2008 ! Lui qui voulait "moraliser le capitalisme" a reconnu son échec total. Pour notre part, il s'agissait plutôt d'un discours de circonstance, alors que la mobilisation sociale grandissait partout dans le monde contre les conséquences de la crise financière ! Il n'a jamais eu l'intention de faire quoi que ce soit.

A la veille d'une élection qui s'annonce difficile pour lui, le voilà qui ressort son discours antipatronal. Il annonce que "les rémunérations des plus hauts dirigeants devront être votées non pas par les conseils d'administration, où en général il y a beaucoup d'amis, mais par l'assemblée générale des actionnaires", rendues publiques et fixées par un comité des rémunérations où les salariés de l'entreprise auront désormais un représentant (sur combien de membres ?). En outre, leurs retraites "chapeau" et autres "parachutes dorés" seront interdits.

En dehors du fait qu'il s'agit de promesses, comme celles sur la moralisation du capitalisme ou les traders, pourquoi n'a t-il rien fait ces dix dernières années ?

Nicolas Sarkozy a par ailleurs pour la première fois concédé s'être trompé en fêtant sa victoire de 2007 au Fouquet's, le restaurant chic des Champs-Elysées. "Si c'était à refaire, je ne referais... ne reviendrais pas dans ce restaurant puisque que ça été vraiment le feuilleton", a t-il déclaré en buttant sur les mots. Le choix du verbe est important car ne pas"refaire" a été remplacé par l'idée de ne pas "revenir" au Fouquet's, ce qui n'est pas la même chose ! Peut-être ira t-il dans un autre grand restaurant avec ses riches amis s'il est réélu le 6 mai prochain ?...

L'apparition de Nicolas Sarkozy hier a été une grande opération de communication, un grand camouflage de 5 ans de présidence auquel le présentateur de France 2 s'est prêté de bonne grâce.

Nicolas Sarkozy veut-il nous faire croire qu'il a changé ? A nouveau ?

En représentant des classes privilégiées, de celles du Fouquet's qui ont échappé à la crise et à qui il a offert le bouclier fiscal, l'allègement de l'ISF, les lois TEPA, la suppression de la taxe professionnelle et un certain nombre d'entreprises publiques, Nicolas Sarkozy sait qu'il doit faire des promesses qu'il ne tiendra pas s'il veut être réélu.

Il fait des promesses et manipule en même temps un discours de division entre travailleurs, meilleur moyen d'empêcher une prise de conscience collective de la nécessité de lutter, tous ensemble, contre ce capitalisme qui nous impose depuis les années 80 des régressions sociales toujours plus importantes.

La France va mal. Elle a perdu beaucoup d'emplois industriels. Les services publics sont liquidés, en régression. La misère grandit avec le chômage et la précarité. L'avenir est sombre pour nos jeunes.

Ce triste bilan, ce ne sont pas d 'autres travailleurs qui en sont responsables, qu'ils soient arabes ou noirs, qu'ils soient jeunes ou vieux, qu'ils soient du public ou du privé, qu'ils soient au chômage ou dans l'exclusion !

Pour savoir qui est responsable, il faut regarder qui a profité du crime !

En trente ans, les entreprises ont explosé leurs bénéfices, bénéficient de milliards d'euros d'allègements sociaux, multiplient les emplois précaires sous payés, délocalisent. Derrière, ce sont quelques milliers de grands actionnaires qui ont vu augmenter de manière démentielle leurs patrimoines et leurs revenus.

Sarkozy aura beau tenter de mettre les immigrés, les chômeurs et les bénéficiaires du RSA sur le devant de la scène, en accusation, nous continuerons de montrer du doigt ses amis, ceux du Fouquet's, ceux du yacht Bolloré, qui ménent la barque de l'économie mondiale et sont responsables d'une mondialisation capitaliste qui pille le monde pour leurs intérêts égoïstes.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:00

Seuls les groupes communistes et Verts, rejoints par une poignée de socialistes et de souverainistes, ont rejeté le Tome 1 du nouveau traité européen voulu par Angela Merkel et son subalterne Nicolas Sarkozy.

256 voix pour, 44 contre et 131 abstentions : les députés français ont donc adopté le Mécanisme Européen de Stabilité, nouvelle arme des libéraux pour bloquer toute intervention de l'Etat en faveur de l'économie et imposer une austérité permanente aux peuples d'Europe.

Les députés communistes ont finalement été rejoints par les Verts, qui envisageaient de s'abstenir, et par 20 députés socialistes, dont Henri Emmanuelli, et une poignée de députés de droite comme Nicolas Dupont Aignan.

Alors que des leaders socialistes comme Laurent Fabius ou Arnaud Montebourg avaient mené campagne pour le NON au traité Constitutionnel Européen en 2005 et avaient rejeté le traité de Lisbonne de Sarkozy en 2007, cette fois, ils ont choisi l'abstention, comme 130 députés socialistes. Une manière de ne pas s'opposer. On voit ce que valent les convictions de la gauche du PS !

"Comment un parlementaire de gauche peut s'abstenir" sur le MES qui donne "le médicament qui va tuer la Grèce" et impose à tous "le modèle austéritaire" ?, s'était interrogé Jean-Luc Mélenchon avant le vote. Un recours devant le Conseil constitutionnel sur le MES est envisagé car c'est au peuple français de décider si oui ou non il se met la corde au cou.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF affirme pour sa part que "ce vote non est aussi un acte de solidarité avec le peuple grec", car, "pas un seul euro débloqué" dans le plan de sauvetage pour ce pays "n'ira aux Grecs" mais que l'essentiel (90 %) ira "aux banquiers".

Les socialistes ont bien du mal a justifié leur vote. Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS, tentait une explication tortueuse en précisant que "Le MES est une étape, c'est un moyen mais comme il est conditionné dans son usage à la signature du traité, nous nous abstiendrons". C'est bien là que la bât blesse ! Laisser passer le MES, c'est accepter le traité de Sarkozy et Merkel et c'est accepter que l'austérité devienne la règle de gestion de nos économies !

S'agit-il d'un manque de courage pour s'opposer au système libéral et à l'Europe du capital ou s'agit-il d'un manque de courage pour assumer publiquement, à la veille des élections, un accord entre socialistes et droite sur la nécessité d'imposer l'austérité aux peuple français ?

Les déclarations de François Hollande au journal britannique "The Guardian", pour rassurer les milieux d'affaires anglais, et ses propos sur la "nécessité" qu'il y aurait à prendre en compte la dette publique dans les choix politiques à venir, tout cela fait plutôt penser à un Parti socialiste qui poursuit son intégration au système économique libéral.

On le voit à l'Assemblée nationale sur ce vote ; on l'a vu au Sénat sur la loi contre les licenciements boursiers : il n'y a aujourd'hui en France que le Parti communiste et ses partenaires du Front de gauche pour refuser l'austérité que tentent d'imposer les milieux économiques aux peuples.

Pendant que Marine Le Pen et les médias amusaient la galerie avec un anonymat des parrainages dont tout le monde se fout, maintenant que papa Le Pen a reconnu que sa fille avait ses 500 parrainages, les grands médias nationaux, la télévision en tête, cachaient aux français ce vote d'importance.

Encore une fois, contre la dérive libérale qui enfonce de plus en plus les peuples d'Europe dans la misère et qui dégrade de manière irrémédiable notre environnement, l'alternative se trouve à gauche, au sein du mouvement de rassemblement que constitue le Front de Gauche.

Sans les médias, c'est de manière militante, par l'implication de tous, que nous pourrons faire progresser une alternative crédible à gauche, une alternative anticapitaliste et écologique !

Nous comptons sur vous !

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 10:37

Aujourd'hui, nos députés vont voter ou non la mise en place du Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MES), premier étage d'un nouveau traité européen pour lequel les français ne seront pas consultés.

De l'enfumage ! Pendant que Marine Le Pen et les médias titrent sur l'anonymat du parrainage des candidats à l'élection présidentielle, c'est l'avenir de la démocratie française qui se joue à l'Assemblée nationale. Mais ça, il ne faut pas que les citoyens le sachent !

Ce sont les députés communistes et du Front de Gauche qui ont exigé un vote publique et nominal à l'Assemblée du texte mettant en place le Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MES).

Ce "mécanisme" met en place un système d'aide financière aux pays européens en difficulté, ce qui pourrait paraître bien. Sauf que la contrepartie, c'est une obligation de rigueur totale dans les comptes des nations et des collectivités : pas plus de 0,5 % de déficit par an ! On est loin des critères de Maastricht de 3 %, critères que n'atteignent déjà pas la plupart des pays européens, France et Allemagne en tête !

En somme, c'est une austérité permanente qui sera exigée de tous les pays européens et même des collectivités locales car il sera impossible de faire des dépenses d'investissement suffisantes. Ce sera, au contraire, la course aux économies : une austérité renforcée et désormais permanente.

Puisqu'il est de bon ton de comparer un budget gouvernemental et un budget familial, ce MES, c'est comme ci on vous interdisait de prendre un crédit pour acheter une voiture, un lave-linge ou (pire !) une maison car cela provoquerait automatiquement un déficit dans votre budget ! En effet, un crédit, c'est de l'argent que vous devez donc un déficit.

Les Etats européens et les collectivités locales, Régions, Départements ou communes, ne pourront plus investir massivement pour soutenir l'économie ou maintenir des services publics !

C'est ainsi que va se mettre en place la fameuse "règle d'or" voulue par Sarkozy et Merkel et qui est inclue dans un nouveau traité européen auquel ce MES est juridiquement lié. Ce traité doit être signé début mars et obligera les pays signataires à respecter une "règle d'or" sur l'équilibre des comptes publics. Il s'agit de l'article 5 du texte sur le MES, qui conditionne le fait de pouvoir bénéficier de celui-ci à la ratification du traité sur la solidarité et coordination gouvernementale.

En clair, on nous refile le MES avant de nous refiler le traité complet !

Et qui s'oppose à ce traité ?

La droite ? Evidemment non ! C'est elle qui le présente !

L'extrême-droite ? Non plus ! Marine amuse la galerie pour le compte des milieux financiers avec son histoire de parrainage.

Le PS et les Verts d'Europe Ecologie ? Eux non plus ! Ces deux groupes ont décidé de s'abstenir ce qui revient dans les faits à laisser la droite voter ce texte donc à le soutenir sans donner l'impression de le faire.

Les seuls qui s'opposent réellement à ce MES et au nouveau Traité européen imposant la "règle d'or", ce sont les députés communistes et leurs partenaires du Front de Gauche !

Jean-Luc Mélenchon, au nom du Front de Gauche, exige un référendum sur le traité, mettant la pression sur les députés PS. Le candidat du Front de gauche ne s'est pas privé d'en appeler à ceux de ses anciens camarades socialistes qui avaient voté contre le Traité constitutionnel européen en 2005, citant "Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Alain Vidalies" : "Les 115 qui ont voté avec moi au Congrès de Versailles contre le Traité de Lisbonne ont-ils changé d'avis ou bien vont-ils de nouveau voter contre à l'occasion de cette réunion du 21 février ?"
Avant le vote, le candidat à la présidentielle tiendra une conférence de presse, et un rassemblement auquel participera Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, est prévu devant le palais Bourbon.

Une chose est sûre, c'est qu'à l'intérieur de l'Assemblée, les députés du PCF et du Parti de Gauche voteront contre ce traité européen et ce mécanisme de super austérité. Aux électeurs qui ont voté NON en 2005 de comprendre qui est dans leur camp.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:53

+ 34 % pour les 40 patrons du CAC 40, + 31 % pour les 120 patrons des plus grosses entreprises côtées.

Fabuleuse année pour les profits et les salaires des grands patrons !

Les actionnaires et les hauts cadres des grandes entreprises se gavent comme s'il n'y avait pas de crise !... mais ? n'est-ce pas justement la justification de la crise ? Permettre aux très grandes richesses de se gaver toujours plus en faisant croire aux producteurs de richesses que sont les travailleurs qu'ils doivent se serrer la ceinture ?

En tout cas, la rémunération moyenne des dirigeants des grandes entreprises de l’indice boursier français CAC40 a fait un bond de 34% en 2010, à 4,11 millions d’euros, après trois années consécutives de baisse, a indiqué mardi le cabinet Proxinvest. Rassurez-vous, ils n'étaient pas à découvert en 2010 ! Seulement à un peu plus de 3 millions de revenus annuels !

Avant la crise, la moyenne observée était de 5,7 millions en 2006, précise l’agence d’analyse de gouvernance. Autant dire qu'il va falloir se serrer un peu plus la ceinture si on veut que ces quelques grosses fortunes reviennent à leur score de 2006 ! Préparez la monnaie !

Onze dirigeants français dépassent pour 2010 le plafond de Proxinvest de 240 Smics par an, soit actuellement 4,6 millions d’euros, avec en tête Jean-Paul Agon de L’Oréal (10,7 millions d’euros), le patron de LVMH Bernard Arnault (9,7 millions d’euros) et Carlos Ghosn (Renault: 9,7 millions d’euros).

Ces rémunérations valorisent les stocks options et actions gratuites (30% de la rémunération totale) à la date d’attribution et ne tiennent donc pas compte de la chute des cours enregistrée depuis (et de leur hausse future non plus, d'ailleurs !). Elles ne prennent pas en compte les régimes de retraite supplémentaire.

«La transparence des grandes sociétés françaises et la lisibilité des performances est inférieure à celle observée dans les pays où les dirigeants sont responsables de leur politique de rémunération devant l’assemblée générale des actionnaires», note Proxinvest.

«Le patronat, qui entend définir seul les règles françaises de bonne gouvernance, s’oppose encore à la légitimation de la rémunération devant l’assemblée des actionnaires», remarque Proxinvest, qui appelle à un vote annuel sur la rémunération.

Hors CAC 40, les présidents exécutifs des 80 autres sociétés de l’indice SBF 120, qui comprend le CAC 40 et les 80 valeurs les plus liquides du premier marché, ont vu leur rémunération totale atteindre 2,08 millions d’euros, en hausse de 31% en 2010.

Et, pendant ce temps là, la TVA sociale se met en place pour faire payer les consommateurs, donc les salariés, en lieu et place des entreprises. Il parait que c'est pour la compétitivité des entreprises ? Ce ne serait pas pour que les grands patrons, et leurs actionnaires, connaissent à nouveau une croissance à deux chiffres de leurs revenus 2012 ?

En tout cas, pendant que le gouvernement et les grands médias tentent de nous convaincre qu'il n'y a plus d'argent en France et qu'il va falloir que les petits salaires et les petites retraites mettent la main au portefeuille, d'autres français, une petite minorité, engrangent des sommes fabuleuses sur leurs comptes en banque !

N'oublions pas que grâce au bouclier fiscal et aux nombreuses niches fiscales, ces nouvelles ressources de nos très riches grands patrons et gros actionnaires ne contribueront certainement en rien au budget de l'Etat, défiscalisation oblige !

La dette ? Faisons comme l'Islande, asseyons-nous dessus !

Le budget de l'Etat ? Changeons la donne fiscale en France pour prélever plus auprès de ceux qui, comme ces grands patrons, gagnent très largement leur vie sur notre dos !

Le pouvoir d'achat ? Entre le SMIC à 1 700 €, le coefficient 20 entre le salaire le plus bas et le salaire le plus haut dans l'entreprise et le coefficient multiplicateur entre le producteur agricole et le prix de vente du produit au magasin, voilà trois mesures parmi d'autres qui permettraient de faire grimper les salaires, rétabliraient une certaine moralité dans les rétributions salariales et diminueraient les prix de l'alimentation.

Pour une autre politique économique et sociale, encore faut-il choisir un candidat qui s'oppose à l'austérité ! Un candidat Front de gauche ou PCF par exemple !

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 10:19

"Les Grecs ont un sentiment profond d'humiliation nationale qui va de paire avec le désastre social qui l'accompagne", estime Stathis Kouvelakis (Chine Nouvelle - Sipa).

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Le plan de rigueur voté hier soir au parlement peut-il être supporté par la société grecque ?

- Je crois qu'on a atteint un point de rupture. La situation sociale du pays est unique en Europe occidentale dans l'histoire de l'après-guerre. La réalité grecque ne peut se comparer qu'avec la grande dépression des années 30, que ce soit par l'ampleur de la récession ou le taux de chômage. Près de 30% de la population a basculé en dessous du seuil de pauvreté.

Les rues d'Athènes et des grandes villes sont complètement méconnaissables. Nombre de magasins ont fermé leur porte au cours des deux dernières années. La population est à bout. Les pertes de revenus et de salaires sont trop importantes, d'abord dans la fonction publique mais aussi dans le privé. Les nouvelles taxes sont un véritable matraquage. Pour une majorité de la société grecque, on a plongé dans l'abîme.

Ce qui se désintègre également en Grèce, c'est l'Etat, les services publics les plus élémentaires. Les manuels scolaires n'ont pas été distribués cette année. La situation sanitaire est absolument catastrophique. Les hôpitaux manquent de tout, y compris de médicaments. Ce sont des conditions du tiers monde. Athènes et les grandes villes grecques ressemblent de moins en moins à des villes européennes, et de plus en plus à des cités sinistrées du grand sud.

Jusqu'où peut aller la colère de la rue ?

- Il y a un traumatisme social immense. La population grecque ne peut plus supporter ça. Les nouvelles mesures sont une véritable provocation. Baisser de 22% un salaire minimum est un acte de folie. Couper de plusieurs milliards dans les dépenses publiques alors qu'on est en pleine récession est un acte suicidaire. Les prévisions officielles qui accompagnent ce plan montrent que rien de tout cela n'est soutenable. C'est la destruction du pays pour les décennies à venir.

A mon sens, il y a une stratégie délibérée de provoquer le chaos de la part de ceux qui imposent ce type de plans à la population, à commencer par l'Union européenne.

La crise sociale se double d'une crise politique ?

- La situation a déjà complètement échappé au contrôle du système politique. Ce gouvernement baroque était déjà dépourvu de légitimité. Là, on plonge dans une crise sans précédent. L'ensemble des partis qui formaient la coalition gouvernementale dépasse à peine le tiers de l'électorat. Le Pasok (socialiste) qui a gagné les élections de 2009 avec 44% des voix est à moins de 10% aujourd'hui. Il est désormais la cinquième force politique du pays, derrière les deux partis de la gauche communiste. La participation à ce gouvernement a aussi déjà coûté très cher en terme de soutien au parti conservateur de la Nouvelle démocratie qui a vu également les intentions de vote décliner.

Le vote d'hier soir au parlement a révélé des ruptures majeures dans les deux partis. Je ne pense pas que, même en tant que sigles, les partis politiques grecs survivent à cette crise. Le Pasok n'est plus qu'une coquille vide. Le Parti conservateur prend le même chemin en assumant les choix politiques qui viennent d'être faits. Il y aura des scissions et de nouvelles formations qui font naître à la faveur de cette très grande instabilité.

L'image de la Grèce, berceau de la démocratie, qui s'estime spoliée de son droit de décider elle-même de son destin, est-elle justifiée ?

- Les Grecs ont un sentiment profond d'humiliation nationale qui va de paire avec le désastre social qui l'accompagne. Ils comprennent bien que ce ne sont plus eux qui gouvernent. Les notions de légitimité démocratique, de souveraineté, ont été complètement bafouées. Il s'agit de diktats purs et simples qui sont imposés. Les taux de soutien à cette politique sont négligeables dans la population grecque. Il s'agit d'un révélateur brutal d'une réalité qui va bien au-delà du cas grec mais qui concerne l'Europe. Quelle est cette Europe qui agit de la sorte ? Comment analysez-vous l'attitude du Premier ministre Lucas Papademos qui agite le spectre du chaos et de la faillite ?

- Il y a une mystification qui est en train de se faire sur le terme faillite. Tout le monde sait que la dette grecque ne pourra pas être payée. Ce dont on discute, ce sont des négociations qui vont aboutir à l'annulation d'une partie de la dette. Le chantage du gouvernement avec cette idée de faillite a pour but de masquer le fait que la cessation de paiement est inévitable. Ils veulent la rendre gérable pour l'Union européenne, en empêchant la contagion à d'autres pays et en minimisant les pertes. C'est ça la véritable stratégie.

La cessation de paiement n'est pas une catastrophe. Si elle se faisait à l'initiative du gouvernement grec pour renégocier sa dette dans des conditions qui seraient soutenables, ce serait l'arme la plus adéquate. Un gouvernement grec responsable devrait faire ce que gouvernement Kirchner a fait en 2001 dans une situation comparable face à l'effondrement de l'Argentine. Le gouvernement agit de manière irresponsable dans le seul but d'essayer de protéger ce qu'il est encore possible de protéger des intérêts du secteur bancaire.

Comment voyez-vous l'avenir de la société grecque ?

- Aucune politique ne peut passer si elle ne dispose pas d'un socle minimal de soutien dans la société, même minoritaire. Ce socle n'existe tout simplement pas dans la société grecque actuelle. Nous assistons à la destruction d'un pays. L'avenir va venir de la réaction populaire qui imposera des solutions viables et soutenables. Au centre de ces solutions se trouve la cessation de paiement et l'annulation de la majeure partie de la dette grecque qui doivent être accompagnées de mesures radicales comme la reconsidération des rapports avec l'Union européenne et la sortie de l'euro.

Vue l'ampleur du désastre, il est difficile de ne pas éprouver des sentiments de colère et de peur mais je pense que l'espoir réside dans le fait que le peuple ne se laisse pas faire. Les Grecs font réagir et c'est là que se trouve l'espoir pour trouver des alternatives qui soient à la fois justes et socialement soutenables.


Commentaire :

Selon une dernière enquête d'opinion, le PASOK serait désormais sous les 8 % d'intentions de vote pour les législatives d'avril (contre 44 % en 2009 !) et la droite arriverait à 31 % (en hausse). L'extrême-droite du LA.OS qui participait au gouvernement jusqu'à la semaine dernière chuterait à 5 %, concurrencée par une autre liste (Chrysi Avgi) créditée de 3 %.

Parmi les opposants de gauche au gouvernement et à l'Europe, c'est une forte poussée que l'on constate.

Elle concerne le PC grec, crédité de 12,5 % (contre 8 % en 2009), la gauche radicale de SYRIZA (12 %) et sa scission récente, la Gauche Démocratique, créditée de 18 % ! Si les évolutions à gauche varient d'un sondage à l'autre, le total de ces trois partis, autour des 42 % est historique !

Par ailleurs, 79 % des sondés rejettent le mémorandum imposé par leur gouvernement sur ordre de l'Europe et du FMI.

Solidaire

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 09:47

Elle n'a peur de rien... quand il s'agit de faire mine de défendre les travailleurs !

"Jean-Luc Mélenchon a accepté l'invitation de l'émission Des Paroles et des Actes sur France 2, le jeudi 23 février, pour y porter la contradiction à Marine Le Pen". C'est ce que précise dans un communiqué le collectif de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Sauf que, pour le directeur des relations presse de la campagne de Marine Le Pen, Alain Vizier, "elle ne veut pas, elle a déjà débattu avec lui".

Seul souci, ce débat, c'était il y a plus d'un an, sur BFM TV en février 2011, à quelques mois des cantonales.

En un an, la situation économique et politique a évolué et, surtout, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont candidats à l'élection présidentielle. Autre temps et enjeux d'importance pour qui souhaite diriger la France.

Le FN a beau dire qu'il préfèrerait qu'elle se confronte à Ségolène Royal (pourquoi pas Hollande, mystère ?) ou Sarkozy, le fait est qu'il s'agit là d'une défaite par jet de l'éponge ! Le FN, toujours prompt à sauter sur les micros et les caméras et qui se plaind (sans raison, selon le CSA) d'être écarté des médias, refuserait de venir défendre ses propositions dans un débat qui, à coup sûr, aurait attiré des téléspectateurs ? Aveu de faiblesse, oui !

Pour le PCF, "Marine Le Pen a peur du débat avec le Front de gauche". "La candidate anti système a bonne mine" car "à la moindre contradiction, elle se déballonne".

Car, de semaines en semaines, les médias et les commentateurs politiques sont bien obligés de constater que la campagne du Front de Gauche, menée conjointement par les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche, prend de l'ampleur et remplit les salles bien au delà de ce qu'espéraient les organisateurs !

Et, dans les sondages, dont on sait qu'ils ne sont jamais arrangés en faveur des candidats réellement opposés au capitalisme, Jean-Luc Mélenchon est à la hausse. Il vient à nouveau d'être crédité de 9 %, en hausse de 1 %, dans un sondage publié hier par BVA pour RTL et Orange.

Marine Le Pen, elle, fait du surplace ou régresse, et ses meetings font tout juste le plein. Sa candidature n'a aucune chance d'atteindre le second tour et, malgré la dérive droitière de l'UMP, elle restera avec son parti d'extrême-droite, aux portes de l'assemblée nationale, sans influence sur le cours des événements.

Le vote FN détourne la colère des classes populaires vers de fausses solutions, vers le repli sur soi, nationaliste et identitaire, sans remettre en cause les causes réelles de la dégradation sociale et économique de la France : le capitalisme.

Parmi sa clientèle habituelle, on trouve des commerçants poujadistes et des agriculteurs aigris par une Europe qui les tue à petit feu, mais la boutique FN attire aussi les nostalgiques des colonies et des régimes autoritaires, les catholiques intégristes et tous ceux qui voient dans l'autre un danger pour leur tranquillité, que cet autre soit un étranger, un jeune,...

Le discours de Marine Le Pen s'est fait plus rond, plus "gauche", pour faire croire qu'elle est du côté des travailleurs, qu'elle veut protéger le modèle social français et notre industrie. Des bobards !

Elle se proclame elle-même "candidate anti-système". Mais quel système ?

Elle ne s'oppose pas au capitalisme. Elle s'oppose au système politique actuel. Mais pour quoi faire ?

On se souvient du passage aux "affaires" du FN à Toulon, Orange ou Marignane et du fait que c'est la justice qui a fini par siffler la fin de l'occupation !

Le FN veut supprimer le SMIC et les syndicats. Le FN veut revenir sur la réforme des retraites non pas pour rétablir la retraite à 60 ans à taux plein après 37,5 ans de cotisations, comme l'exigent le Front de Gauche et le PCF, mais pour supprimer les règles claires et établir une retraite à la carte, par capitalisation, comme aux Etats-Unis. Un système qui ne profite qu'à ceux qui ont les moyens d'économiser ! D'ailleurs, son papa en appelait au gouvernement (à Sarkozy, donc !) pour qu'il envoie les forces de l'ordre contre les émeutiers, terme par lequel il désignait les millions de français qui s'opposaient à la réforme Sarkozy des retraites : quand on vous dit qu'ils sont d'accord sur le fond !...

Le FN veut fermer les frontières et revenir au franc. Pour quoi faire ? Ce sont des slogans pour les vieux ! Le repli nationaliste entrainera l'effondrement d'activités économiques qui vivent du commerce mondial, comme l'agriculture, le tourisme et l'industrie du luxe. Le Front de Gauche veut, au contraire, changer les règles de fonctionnement du commerce mondial, en finir avec le libre-échangisme et le libéralisme qui mettent en concurrence les travailleurs de tous les pays pour établir des accords de coopération mutuellement avantageux entre les peuples et leurs économies.

On pourrait continuer longtemps ainsi.

Marine Le Pen et le Front National tiennent un discours de façade anti-système mais, dès que l'on creuse, on se rend compte que leurs propositions reposent sur des slogans plus que sur du concret et que, derrière, il y a le capitalisme le plus froid comme avenir. C'est ce qu'ont amené partout les partis d'extrême-droite une fois arrivés au pouvoir.

L'héritière du château de Montretout, dans la très bourgeoise ville de Saint Cloud, sait qu'elle se fera démonter ses arguments par Jean-Luc Mélenchon. Elle préfère fuir qu'apparaître dans sa cruelle réalité aux yeux des français.

En refusant le combat politique face à ses adversaires les plus résolus, Marine Le Pen montre son manque de courage. Espérons que certains de ceux qui envisageaient de voter pour elle, dans les milieux populaires, la verront désormais pour ce qu'elle est, un roquet qui gueule contre le système mais qui ira à la gamelle dès les élections passées.

Et pour ceux qui souhaitent voir ce que le Front de gauche a dans le ventre, vous pourrez assister à un meeting avec Jean-Luc Mélenchon, le 6 mars à 18 h 30 à la Halle des Expos de Rouen.

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