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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 09:44

Pendant que les riches donateurs de l'UMP digèrent leur repas à l'hôtel Crillon, les militants Front de Gauche seront Porte de Versailles à Paris pour écouter Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon.

L'info n'a pas trop fait parler d'elle : les donateurs principaux de l'UMP se sont rencontrés dans le célèbre, sélect et cher hôtel Crillon, à paris, pour un repas d'affaire.

Selon le "Canard enchaîné", une cinquantaine de riches français, membres du Premier cercle, le club des donateurs les plus généreux de l'UMP, ont déjeuné dimanche dernier dans le célèbre palace parisien donnant sur la place de la Concorde, où avait lieu dans l'après-midi le meeting de soutien à Nicolas Sarkozy.

La publication de cette info ne donne pas une image très "peuple" de Nicolas Sarkozy et de l'UMP. A la veille des élections présidentielles et législatives, revoilà l'image d'une droite bling-bling, au service des riches, qui ressurgit. Et on repense à la Rolex avant 50 ans, au Fouquet's le soir de l'élection de Sarkozy en 2007, au yacht de Bolloré, au bouclier fiscal, aux niches fiscales, à la diminution de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune,...

L'image est forte et Jean-François Copé, Iznogoud de l'UMP, a tenté de nier les faits. En vain.

Président des riches et candidat des riches

Cet événement a fait dire au candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, que ce déjeuner est un "symbole" prouvant que Nicolas Sarkozy "est le candidat des riches".

Mélenchon relève d'ailleurs que "C'est pas illégal" et qu' "ils ont bien le droit de se réunir" lors d'une interview à "Questions d'info". Mais, a-t-il enchaîné, "là il y a tout un symbole: l'hotel Crillon, le salon Marie-Antoinette, les riches qui sont entre eux, bah voilà M. Sarkozy est le candidat des riches, personnes ne découvre rien".

Candidat des rouges et candidat du peuple

L'info contraste aves les exigences du Front de gauche et ses propositions de modèle de société.

Jean-luc Mélenchon remarque d'ailleurs que "les riches mettent les mains à la poche, parce qu'ils ne veulent pas voir les rouges arriver et ça on les comprend parce que, dans mon cas, j'ai réellement l'intention de leur faire les poches" ! 

Et d'ironiser sur Nicolas Sarkozy pour qui "on aurait pu imaginer qu'il prenne des précautions pour ne pas, à ce point, afficher ses connivences de classe".

Chassez le naturel, il revient au galop !

Alors que les riches soutiens de la droite dînent à la Concorde, dans les meilleurs restaurants, un dimanche, le Front de Gauche, au contraire, fait dans le rassemblement populaire !

Pour cette campagne, un dernier rendez-vous est donné ce soir, jeudi, au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris à 19 heures.

Si vous souhaitez suivre ce meeting, la Fédération du PCF organise une écoute collective ce soir dans ses locaux, dès 18 heures avec casse-croûte républicain. Ce sera pas le Crillon mais ce sera moins chichiteux !

Et, pour ceux qui sont trop loin, vous pouvez visionner le meeting en direct sur internet à l'adresse suivante : http://27.pcf.fr/Ecoute-collective-du-dernier-grand.html

Ecoute collective du dernier meeting du Front de Gauche

A partir de 18 heures

Maison des Libertés - Fédération du PCF de l'Eure

63 rue Saint Thomas - Évreux

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 13:19

C'était son dernier meeting de campagne hier, à l'héritière de l'entreprise familiale FN SARL.  Racisme et nationalisme ont occupé ses propos.

En baisse tout au long de la campagne, la fille à papa a joué hier au Zénith son dernier coup dans un feu d'artifice de démagogie.

Elle aura beau tenter de convaincre ses partisans que rien n'est joué, devant seulement 7 000 partisans, elle a dû sortir le couplet traditionnel du complot pour mettre de côté des sondages qui la mettent en seulement troisième ou quatrième place, loin derrière les deux favoris.

Partie de 20 % voire plus en octobre, la candidate d'extrême-droite se retrouve autour des 15 % actuellement. C'est toujours trop mais sa chute est signe d'une prise de conscience d'une partie de ses électeurs sur le danger de ses propositions. Elle se trouve aujourd'hui au coude à coude avec le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, tantôt au dessus, tantôt au dessous.

Celle qui rêvait d'être reine ne postule plus désormais qu'au titre de deuxième dauphine ! Il est possible de l'expulser complètement du podium dimanche prochain !

C'est que lutter contre l'extrême-droite est aussi nécessaire que de lutter contre la droite !

Avec la complicité des médias, l'extrême-droite apparait depuis des années comme une force opposé au "système". Mais de quel système le FN est-il l'opposé ?

Le FN mêle dans son discours des propos anti-immigrés, les accusant d'être à la fois responsables du chômage, de l'insécurité et des déficits sociaux, à un discours protectionniste affirmant la nécessité de sortir de l'Europe, de l'Euro et de fermer les frontières économiques.

Le FN attaque les travailleurs immigrés mais épargne banquiers et financiers

En mettant les immigrés en première ligne des responsables des difficultés de la France (chômage, insécurité, dette), le FN joue le rôle historique de l'extrême-droite : celui de détourner les responsabilités de la crise actuelle du système capitaliste vers une partie des travailleurs, une partie qui plus est particulièrement touchée par la crise et l'insécurité sociale.

Jamais le FN ne dénonce Bettecourt, Bolloré, Bouyghes, les banques ou le grand patronat, c'est-à-dire ceux qui organisent la marchandisation de la société et qui profitent de la mondialisation capitaliste ! Il est plus facile de dénoncer les immigrés, victimes d'un capitalisme qui les a poussés à quitter leur pays et leurs familles pour vendre leur force de travail dans des pays où ils ne sont pas accueillis les bras ouverts !

Victimes, comme nous, de ce système, les travailleurs immigrés ont les mêmes intérêts que nous : défendre les acquis sociaux, les emplois et les salaires ici et combattre des délocalisations qui étouffent les économies des pays du sud au lieu de permettre le développement d'une industrie à usage local.

→ A l'inverse, le Front de Gauche prône la régularisation des travailleurs sans-papier, seul moyen d'empêcher que des entreprises se servent de ces sans-papiers pour faire du dumping social ! Le Front de gauche établira également des coopérations économiques mutuellement avantageuses avec nos partenaires du Tiers-Monde afin de favoriser les échanges et de permettre à ces pays de développer leur propre économie pour créer des emplois localement et permettre aux jeunes de ces pays d'y avoir des perspectives de vie.

Le FN est loin d'être un parti qui défend les ouvriers et le peuple !

Au delà de cette division entre travailleurs selon les origines, le FN veut interdire les syndicats, pourtant seul défense possible des salariés dans l'entreprise contre des employeurs qui auraient tous les droits sinon, comme cela était le cas avant l'apparition de ces syndicats au XIXème siècle.

A l'inverse, le Front de Gauche veut renforcer le pouvoir des salariés sur les choix économiques des entreprises, au travers de leurs comité d'entreprises et des comités d'Hygiène - Sécurité (CHSCT).

Le FN est contre le SMIC, pourtant référence minimale pour les grilles salariales de nombreux secteurs économiques.

A l'inverse, le Front de Gauche veut augmenter progressivement le SMIC, sur deux ans, pour l'amener à 1 700 € brut, pour pousser toutes les grilels salariales vers le haut et permettre une hausse du pouvoir d'achat des travailleurs et une relance de la consommation donc de l'économie. 

Nationalisme n'est pas synonyme de patriotisme

Parallèlement, le FN profite de l'exaspération justifiée des français contre une Europe technocratique au service du capital pour mettre en avant des mesures isolationnistes et nationalistes.

Si cette Europe est si perverse, que fait Marine Le Pen à Bruxelles avec papa, si ce n'est siéger dans un parlement européen qu'elle critique en France et toucher des indemnités parlementaires qu'elle reproche aux autres ?

Fermer les frontières unilatéralement et chasser les immigrés, c'est s'assurer un choc en retour ! Les autres nations fermeraient à leur tour les frontières aux produits français et chasseraient les centaines de milliers de travailleurs français qui vivent à l'étranger (Angleterre, Etats-Unis,... et aussi Afrique !) ou passent tous les jours la frontière (Suisse, Allemagne, Luxembourg) pour travailler ! Le remède serait pire que le mal !

Les propositions démagogiques du FN sur le plan européen sont inappliquables.

→ A l'inverse, le Front de Gauche avance toute une série de propositions sur les rapports économiques entre pays, sur une "règle verte" qui amènerait à rapatrier des productions pour correspondre aux règlementations nouvelles en terme d'environnement, par exemple. L'Europe ne sera pas épargnée, notamment le traité Sarkozy - Merkel et les traités précédents que nous avons combattu ! La Nation retrouvera sa souveraineté face au pouvoir des marchés .

On pourrait longuement continuer à débattre des propositions néfastes du Front National.

L'extrême-droite d'aujourd'hui est l'héritière assumée d'un courant politique qui partout dans le monde et à toutes les époques a combattu ceux qui défendaient les travailleurs et les droits sociaux et s'est arrangé avec les puissances d'argent pour gouverner ces pays ou mener des guerres.

Jamais aucun pays n'a connu de gouvernement d'extrême-droite qui a fait progresser les droits des travailleurs et les libertés individuelles ! Jamais !

Pourtant, l'extrême-droite est arrivée au pouvoir en tenant parfois un discours social, se plaçant comme défenseure de la classe ouvrière. N'oublions pas que Nazi est la contraction de National - Socialiste et que le parti nazi d'Adolf Hitler tenait des propos lui aussi anti-système, montrant du doigt non pas les immigrés mais les juifs. On sait comment les choses ont tourné par la suite.

Allemagne d'Hitler, Italie de Mussolini, Espagne de Franco, Portugal de Salazar, Grèce des colonels, Chili de Pinochet, Paraguay de Stroessner, dictatures militaires du Brésil, d'Argentine,... ou France de Pétain : l'extrême-droite au pouvoir, c'est la dictature, le rabougrissement culturel et l'étouffement des revendications sociales au plus grand bénéfice des groupes industriels ou des banques et de leurs actionnaires.

Durant cette campagne, le PCF et le Front de Gauche se sont faits forts de montrer toute la nocivité de l'extrême-droite pour les travailleurs, afin de montrer que l'extrême-droite de Marine Le Pen, c'est la droite de Sarkozy en pire !

Salariés, retraités, paysans ou artisans, notre ennemi commun n'est pas un autre salarié, retraités ou artisan, même immigré, mais ce système économique capitaliste qui tente de confisquer toujours plus des richesses que nous produisons au profit exclusif de quelques familles dont la seule gloire est d'avoir déjà beaucoup d'argent et de pouvoir spéculer avec, sans jamais travailler.

Redonner une chance à la France, relancer notre économie, c'est changer de logique en remettant l'humain au centre des choix politiques, économiques et sociaux, en travaillant la cohésion sociale et le développement humain, en protégeant l'environnement dans lequel nous vivons et que nous transmettrons à nos enfants.

Redonner un espoir à notre pays et à nos jeunes, cela nécessite de reprendre le pouvoir. Alors, place au peuple avec le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon !

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 09:17

La flambée des prix du carburant et les bénéfices records de Total posent la question de l'avenir du secteur pétrolier en France. L'Argentine montre l'exemple.

"Le patrimoine d'YPF Société Anonyme est déclaré à hauteur de 51% sujet à expropriation", selon les termes de l'annonce lue en présence de la présidente argentine Cristina Kirchner et de ses ministres et gouverneurs de provinces.

YPF est majoritairement propriété du groupe espagnol Repsol. Repsol YPF est le leader sur le marché des combustibles en Argentine. Sa filiale argentine YPF, privatisée dans les années 1990, contrôle 52% des capacités de raffinage du pays et dispose d'un réseau de 1.600 stations-service. Une position dominante proche du français Total et de sonr éseau de raffineries, de stations Total et Elf.

Pour la présidente argentine, il ne s'agit pas de nationalisation car, pour les actions expropriées, "51% appartiendront à l'Etat et les 49% restant seront distribuées entre les provinces productrices". On en est quand même assez proche.

Mais pourquoi cette expropriation ?

Accusée de ne pas assez investir en Argentine, la compagnie pétrolière YPF, contrôlée à 57,4% par l'Espagnol Repsol, s'est vu retirer ces dernières semaines 16 concessions pétrolières par une demi-douzaine de provinces argentines.

Le gouvernement de Cristina Kirchner fait pression sur les compagnies pétrolières pour qu'elles augmentent leur production sur le territoire argentin, la facture pétrolière du pays ayant bondi l'an dernier de 110%, pour atteindre 9,4 milliards de dollars.

Il s'agit donc bien d'une mesure d'intérêt national, à la fois pour les comptes publics (déficit commercial) mais aussi pour les contribuables - automobilistes argentins.

Côté espagnol, le gouvernement de droite prend évidemment la défense de son groupe pétrolier :"c'est une décision hostile contre Repsol, donc contre une entreprise espagnole, donc contre l'Espagne", a affirmé le ministre de l'Industrie, José Manuel Soria. Et Madrid a promis des mesures "appropriées", "claires et fortes".

Il s'agit là de l'attitude standard d'un gouvernement d'un pays capitaliste qui défend les intérêts de la classe dominante, la bourgeoisie. C'est ainsi que face à l'agression hostile des marchés financiers contre le pays, agression qui provoque une régression sociale historique, l'agressivité gouvernementale se tourne vers le peuple espagnol plutôt que vers les banques et les marchés ! Le gouvernement espagnol défend ses maîtres.

Dans le cas de Repsol, le gouvernement espagnol est tombé sur un os : un gouvernement argentin qui ne plie pas devant les marchés financiers et devant les multinationales capitalistes. Gouvernement de gauche, cela va sans dire !

"Cette présidente ne répondra à aucune menace", a rétorqué Mme Kirchner en parlant d'elle-même. "Je suis un chef d'Etat, non une marchande de légumes", a-t-elle dit, ajoutant : "Toutes les entreprises présentes ici, même lorsque l'actionnariat est étranger, sont des entreprises argentines".

Voici un bel exemple à suivre en France !

Nous avons plusieurs fois aborder la question de Total sur ce blog (relire : Contre la flambée des carburants : nationalisons Total ! ). Les bénéfices records de ce groupe (plus de 10 millairds d'euros en 2011) et les 5,3 milliards de dividendes distribués aux actionnaires début 2012 pourraient servir à la Nation, à la fois pour assurer le financement de la recherche pour des carburants du futur (ce qui créerait de l'emploi qualifié et nous donnerait un avantage technologique) et aussi pour diminuer la charge financière sur les français que représente désormais la facture énergétique (carburants et chauffage individuel).

Alors, répétons le ici : un gouvernement de gauche devra reprendre la main sur les sercteurs clés de l'économie que sont notamment les secteurs de l'énergie (pétrole, gaz, électricité) et de l'eau.

Comme l'Argentine de Kirchner, la France pourrait remettre la main sur le groupe Total. pour cela, il lui faudrait un gouvernement de gauche qui ne pliera pas devant les marchés financiers.

C'est ce que propose Jean-Luc Mélenchon avec ses partenaires du Front de Gauche, communistes en tête.

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 08:30

Trois gros meetings ce week-end : ceux de Jean-Luc Mélenchon, de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. La palme revient au candidat duu Front de Gauche.

Comme le dit si bien Jean-Luc Mélenchon, au cours de son meeting marseillais, le Front de Gauche aura lancé une mode : celle des meetings en plein air !

Car, après la reprise de la Bastille le 18 mars et ses 120 000 participants, il y a eu pour le Front de Gauche le rassemblement au Capitole de Toulouse avec 70 000 personnes le 5 avril et cet impressionnant rassemblement sur la plage du Prado, à Marseille, avec ses 120 000 participants. Pour les candidats officiels des médias, Sarkozy et Hollande, l'affront du succès militant du Front de Gauche devait être lavé ; ils auront chacun mobilisé toutes leurs forces pour réussir un seul meeting d'extérieur, avec un succès certain, mais bien loin de celui du Front de Gauche !

Mélenchon : la Méditerranée comme dénominateur commun

C'est que le meeting de Marseille avait vraiment de la gueule !

Sur cette plage s'était retrouvée une foule jeune, métissée, mêlant drapeaux rouges du PCF et du Front de Gauche, rouges et verts du Parti de gauche, au bleu, blanc, rouge du drapeau de la Nation, et à de multiples drapeaux syndicaux ou autres : la France dans sa diversité politique et sociale !

Malgré le vent, on ne voyait que ce soleil du sud éclairer un public dynamique sur fonds de Méditerranée et de Bonne Mère.Marseille-prado-14-avril-2012---2.jpg

Et c'est bien la Méditerranée qui a été la vedette de ce meeting. La Méditerranée et tous ceux qui l'ont traversée, dans un sens comme dans l'autre, pour enrichir notre pays de leurs diversités, comme depuis ce jour où "une gauloise a épousé un grec pour fonder Massilia", comme le rappelera Jean-Luc Mélenchon.

On est loin des messages de peur, de rejet de l'autre, de l'immigré ! On est loin de cette vision tronquée d'une France qui serait de race pure alors que son histoire, depuis la Gaule, n'est qu'une succession de métissages.

C'est par delà ces différences, en s'appuyant justement sur cette diversité et sur les liens qui unissent les peuples de la Méditerranée qu'il est possible de s'appuyer sur ces liens qui nous unissent, autour de ce bassin, pour le bénéfice de tous. Tel est pour moi le sens profond de ce meeting ! Un message d'espoir autour de la fraternité, un message d'unité du peuple français, non pas sur des critères raciaux, mais sur la volonté de construire un monde pour tous sur les valeurs de la République.

Hollande / Sarkozy : match nul !

On est loin de l'hiver parisien qui a soufflé sur les meetings de l'UMP et du PS, comme un symbole d'une campagne froide de la part des favoris des journalistes pour cette élection.

Un match nul entre deux candidats qui passent la campagne a dénigré la candidature adverse, où les propositions des uns et des autres ont bien du mal à susciter une quelconque dynamique.

Pour Hollande, la campagne se construit autour du rejet de Sarkozy. Pour Sarkozy, le message est "si ce n'est pas moi, ce sera le chaos !". Pas de quoi lever des foules !

Il aura donc fallu battre le rappel des troupes de toute la France pour que chacun puisse s'enorgueillir d'une assistance avoisinant les 100 000 participants à leurs meetings. Match nul aussi sur ce plan !

Malgré tout, c'est tout de même 20 000 personnes de moins que pour le meeting marseillais du Front de Gauche, un meeting pourtant à vocation seulement régionale !

Comme à son habitude, Nicolas Sarkozy a sorti la grosse artillerie, jouant sur la peur du changement et sur des grosses ficelles sur une éventuelle attaque de la finance internationale en cas de victoire socialiste, ce qui renforce au demeurant, nos remarques sur la nécessité de tenir une position ferme face aux milieux financiers.

Et, pour montrer qu'il est vraiment tout petit dans ses méthodes, Nicolas Sarkozy aura avancé d'une demie-heure son intervention sur l'horaire prévu pour être sûr d'être diffusé en direct sur les chaînes de désinformation permanentes : quand un président en arrive à faire ça pour s'assurer de l'attention des téléspectateurs, c'est que sa parole ne porte vraiment plus du tout !

A moins d'une semaine du scrutin, le Front de Gauche pouvait jusque là s'enorgueillir d'avoir su imposer aux médias et aux candidatures favorisées les thèmes de sa campagne : emploi et pouvoir d'achat. Il peut désormais rajouter la manière de mener campagne !

De tous les candidats, autour de la proposition de sixième République, Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat à proposer une vison cohérente de la société française, un modèle social, économique et politique en rupture avec la soumission aux marchés financiers et aux grandes entreprises que nous subissons actuellement.

Les travailleurs ne s'y trompent pas. En quelques mois de temps, les militants communistes et du Front de gauche auront réussi à faire voler en éclat une campagne morose où c'est la peste brune qui tenait le rôle de trublion !

Comme le dit le slogan de campagne du Front de Gauche : place au peuple !

Après la Bastille et le Capitole, le peuple marseillais a investi le Prado. L'insurrection citoyenne est en route. Elle ne s'arrêtera pas le 6 mai au soir.

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 08:59

Nicolas SARKOZY se vante du soutien (pourtant discret) d'Angela MERKEL, la chancelière allemande. Jean-Luc MÉLENCHON, lui, bénéficie du soutien du président équatorien qui, après des décennies de domination des multinationales, nord-américaines et eruopéennes, reprend le contrôle de son économie nationale pour le bien du peuple équatorien.

En Amérique du sud, le slogan "el pueblo unido jamas sera vencido !" (le peuple uni ne sera jamais vaincu) est toujours repris dans les rassemblements de gauche. En France, le Front de Gauche avance le slogan "prenez le pouvoir !".


Présidentielle 2012 : Lettre du Président de la République d'Equateur à Jean Luc Mélenchon

Rafael Correa Delgado, Président Socialiste de l'Equateur, soutien Jean Luc Mélenchon
Cher Jean-Luc,
Les injustices et les inégalités générées par un système basé sur le pouvoir de quelques uns et l’exploitation de la majorité, ont poussé, en Amérique latine, les citoyennes et les citoyens à s’unir pour redéfinir notre destin. La vérité, l’honnêteté, la force, la créativité et la simplicité des grandes idées résident en nos compatriotes et avec eux nous construisons ce futur que nous appelons tous de nos vœux.
En Amérique latine, ce système qui mettait le capital au-dessus de l’humain et les intérêts corporatistes au-dessus des droits citoyens s’est définitivement éteint. En Équateur, cela s’est traduit par le mot d’ordre du peuple : « Qu’ils s’en aillent tous! » Et c’est ainsi que nous avons débuté une révolution citoyenne destinée à changer les structures du pouvoir et à instaurer le bien vivre pour toutes et tous. Nos pas ne sont pas guidés par les recommandations du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, mais par une nouvelle Constitution, adoptée directement par le peuple, et dont les droits de l’homme constituent la colonne vertébrale.
Le nouveau Front de Gauche que tu mènes est une référence pour les mouvements progressistes de toute l’Europe, nous sommes sûrs que vous saurez affronter les défis posés par ce moment historique de la réalité européenne. Ce soutien populaire croissant est une preuve que l’Europe peut, elle aussi, surmonter le fondamentalisme néolibéral qui fait subir aux citoyens le coût de la crise, repoussant ainsi les aspirations sociales et enracinant les inégalités.
Les propositions sociales que tu fais ont d’ores et déjà commencé à être stigmatisées par les grands médias, lesquels te qualifient de « populiste » et « démagogue » : bienvenue dans la lutte, il s’agit là de la réaction du capital, lorsque se profilent les politiques et les mesures au bénéfice des travailleurs, des salariés, de la grande majorité.
Reçois, cher Jean-Luc, au nom du gouvernement de la Révolution citoyenne, de tous les révolutionnaires de l’Équateur, et de moi même, le soutien à ton projet de société au service de ton pays. Ici comme en France a sonné l’heure de la Révolution citoyenne et de la marche vers un avenir fait de vie et de paix, fruits de la justice.
Nous saluons ta reconnaissance envers le travail quotidien que des millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens menons avec cohérence et volonté pour transformer radicalement et profondément les structures d’une réalité économique, sociale et politique qui nous avait plongés dans la pauvreté, la dépendance et le sous-développement.
Nous te souhaitons, compañero, le succès dans cette élection présidentielle. Compte sur notre solidarité militante.
Hasta la victoria Siempre,
Rafael Correa Delgado
PRÉSIDENT CONSTITUTIONNEL DE LA RÉPUBLIQUE
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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 09:39

Un sondage CSA pour BFM-TV, RMC, 20 Minutes et CSC diffusé jeudi donne Jean-Luc Mélenchon à 17 %.

Encore deux points de plus pour le candidat du Front de Gauche qui passe de 15 à 17 % en une semaine !
Jean-Luc Mélenchon confirme sa position de troisième homme de la campagne et se permet même de s'approcher du candidat de droite à moins de 10 points ! Nicolas Sarkozy totalise 26 % d'intentions de vote, en perte de 3 points.
La progression constante du candidat soutenu par le Parti communiste fait grincer des dents, au Parti socialiste comme à droite et à l'extrême-droite... et dans les médias. Beaucoup plus que lorsque Marine Le Pen était donnée à 20 % !
Hier soir, lors de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, Jean-Luc Mélenchon a été le seul candidat a être frontalement attaqué par les journalistes présents. Comme de par hasard, c'était sur l'immigration avec l'utilisation d'un document vidéo de Georges Marchais (alors secrétaire général du PCF et candidat à la Présidentielle de 1981) sortie de son contexte et vieille de trente ans ! On aurait aimé les voir aussi pugnaces avec les Hollande, Sarkozy, Le Pen ou Bayrou !...
Ce qui est sûr, c'est que du FN au PS, tout le monde tente de dénigrer le candidat Mélenchon, le Front de Gauche ou ses idées. On revoit même la menace du péril rouge agitée par la droite ! Qu'on se rassure ! Les communistes n'enlèvent plus les petits enfants pour les égorger dans les mines !...
Cette crispation contre le Front de Gauche est le signe que sa montée en puissance inquiète le système et ceux qui le servent, en politique comme en journalisme. Il inquiète également le PS, non pas pour un risque complètement utopique d'absence de la gauche au second tour, mais parce que derrière la Présidentielle, il y a les Législatives et que les socialistes voient déjà se profiler une poussée des candidats Front de Gauche, donc le risque de voir des sièges de députés leur échapper au profit de candidats communistes ou d'autres forces du Front de Gauche !
Il est désormais clair aujourd'hui que la prochaine Assemblée nationale comptera sur un groupe communiste - Front de Gauche très largement renforcé. Peut-être même, les socialistes devront composer avec le FdG pour avoir une majorité ? Inconcevable pour eux !
Pour rompre avec le libéralisme appliqué en France depuis le tournant de la rigueur en 1983, que ce soit sous sa version socialiste (avec des Delors, Rocard, DSK, Valls,...) ou de droite, le choix du Front de Gauche s'impose.
Tout autre choix confirmerait un engagement pour 5 années supplémentaires de libéralisme, avec des variantes autoritaires et liberticides, écologistes ou vaguement sociales.
Le 22 avril, pour imposer un changement de politique qui prenne en compte l'humain d'abord et redonne du pouvoir et des perspectives au peuple de France, le vote utile, c'est le vôtre !
Le Front de Gauche offre le cadre pour une dynamique de rupture avec le capitalisme, la dette des banques et la mondialisation financière. Utilisez le bulletin Mélenchon pour exiger cette rupture !
Affiche-Melenchon-2012---2.JPG

Ce que dit le sondage :
François Hollande repasse en tête au 1er tour de l'élection présidentielle avec 27% d'intentions de vote, malgré un recul de 2 points, et devance Nicolas Sarkozy (26%), qui recule de 4 points.
Au second tour, le candidat socialiste creuse encore l'écart avec 57% (+3) face au président sortant (43%, -3).
Dans cette enquête, le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon conforte sa place de "troisième homme" avec une nouvelle percée à 17%, en hausse de deux points. Il devance la candidate du Front national Marine Le Pen (15%, +2) et le centriste François Bayrou (11%, +1).

Les autres candidats évoluent entre 2,5 % (Eva Joly) et à peine plus de 0 % (Jacques Cheminade).

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 09:31

L'internement des opposants en hôpital psychiatrique est une arme coutumière des régimes autoritaires.

La France vient de rejoindre le cercle fermé des pays qui utilisent l'internement psychiatrique d'office pour se débarasser d'un opposant politique.

Jusqu'à l'arrivée de Sarkozy, empêcher une opposition de s'exprimer se résumait à quelques mesures traditionnelles : envoi des CRS contre les manifestants ou les salariés qui occupent leur usine, arrestation de certains d'entre eux, absence de couverture médiatique des syndicats et partis anticapitalistes,...

Avec l'arrivée de la nouvelle droite UMP au pouvoir et, particulièrement, celle de Nicolas Sarkozy, de nouveaux moyens de limitation du droit d'opposition et de coercition ont fait leur apparition.

Ainsi, on ne compte plus les centre-villes fermés et interdits aux manifestants lors de la visite du président des riches en Province. On en arrive même à faire venir des sympathisants pour meubler les rues et pour remplacer les salariés dans les usines visitées !

Plus fort : l'arrestation préventive. Cela a été le cas d'un syndicaliste SUD, Frédéric Le Marrec, le 25 novembre 2010, interpellé à la sortie de son travail et retenu illégalement 5 heures en gendarmerie pour l'empêcher de manifester contre la venue de Sarkozy dans l'Allier. Les 7 gendarmes incriminés ont fin par être mis en examen... sans plus.

Il y a aussi l'utilisation contre les militants et les syndicalistes des arsenals juridiques prévus contre les délinquants sexuels et grands criminels. C'est le cas des prélèvements ADN.

Quel intérêt de prélever l'ADN de Marc Bienne, faucheur d'OGM, si ce n'est pour créer un amalgame entre activité citoyenne et délinquance ? Quel intérêt de prélever l'ADN de Xavier Mathieu, leader des Conti', si ce n'est pour faire l'amalgame entre activité syndicale pour sauver des emplois et délinquance ?...

Mieux que la garde à vue : l'internement psychiatrique

La nouvelle arme à la disposition des autorités politiques, c'est l'internement psychiatrique d'office.

Comme le relate "L'Humanité" d'hier, c'est ce qui est arrivé à un militant écologiste, Jean-Pascal, fin mars dans l'Hérault.

Le dangereux criminel fou refusait tout bonnement le déclassement d'une zone Natura 2000, un territoire protégé écologiquement par la loi. Pour cela, il s'est enchaîné symboliquement au puits de la commune de Loupian.

Il n'en a pas fallu plus pour que le maire décide de produire un arrêté municipal ordonnant son admission en soins psychiatriques au motif qu'il présentait des troubles mentaux "qui compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l'ordre public". Rien que ça !

Attention ! Désormais, protester de manière véhémente contre une décision municipale ou nationale peut vous amenez à l'asile !

Et ce n'est pas du flan ! Le militant écologiste héraultais s'est retrouvé dix jours enfermé, drogué de force. Il se retrouve même six jours durant en privation absolue de liberté au point que personne, ni son avocat ni ses proches, n'ont pu le contacter ! Ligue des Droits de l'Homme, syndicat de la Magistrature et syndicat SUD se sont fortement moblisés contre cet internement qui remplace une garde à vue qui, elle, n'aurait duré que 24 heures !

Cette possibilité d'interner d'office quelqu'un a été facilité par une loi récente, du 5 juillet 2011, qui instaure une garde à vue psychiatrique de 72 heures !

Le représentant local de la Ligue des Droits de l'Homme a beau dénoncé "cette loi (qui) au lieu de garantir les liberté, rend encore plus facile la mise à l'écart de toute personne qui peut déranger, qu'elle soit militante politique ou simplement un peu marginale", son message ne sera pas entendu. Ni par le régime de Nicolas Sarkozy, ni par ses médias.

Si une mesure d'internement psychiatrique d'office était prise contre un opposant chinois, cubain ou syrien, notre gouvernement et nos médias n'auraient pas de mots assez forts pour dénoncer cette mesure scandaleuse. Quand cela se passe en France, les défenseurs des droits de l'Homme peuvent bien causer, personne ne les écoute !

Peut-être serait-il utile de parler aussi du traitement indigne affligé aux sans papiers et aux conditions inhumaines de détention dans nos prisons ? Sans parler des restrictions au droit syndical que subissent tant de travailleurs ?

Entre une présidentielle où seuls deux candidats sont présentés comme acceptables par le système depuis le début de la campagne et des libertés démocratiques qui se restreignent de plus en plus, la démocratie se réduit de plus en plus à un décor de carton-pâte ou les opposants et les Droits de l'Homme n'ont plus leur place.

Avec l'internement psychiatrique d'office, la France peut désormais plonger dans l'arbitraire digne des régimes autoritaires.

Le choix se fera le 22 avril et le 6 mai, soit en reconduisant celui qui à amener ces orientations sécuritaires et celle qui souhaite les durcir, soit en optant pour une France des Libertés, de l'Égalité et de la Fraternité, celle que défendent les communistes et Jean-Luc Mélenchon.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:33

Triste période où viennent de disparaître deux personnalités, Lise London et Raymond Aubrac.

L'ancienne résistante communiste et l'ancien résistant de gauche nous quittent à moins de quinze jours d'intervalles.

La Résistance entre de plus en plus dans l'Histoire. Une Histoire que la droite et le patronat voudraient bien enterrée définitivement en effaçant tous les acquis sociaux obtenus à l'issue de la guerre par les communistes et progressistes au sein du Comité National de la Résistance : Sécu, retraite, nationalisations, statut du fonctionnaire,...

Le plus grand hommage que nous pourrions leur rendre serait de défendre cet héritage de la Résistance et de défire à nouveau les forces de la Réaction qui contaminent depuis trop longtemps l'échiquier politique français.

Lise London, communiste résistante au nazisme et au stalinisme

Lise-LONDON.jpgLise London est décédée le 31 mars 2012 à l'âge de 96 ans.

Née de parents espagnols, Élisabeth Ricol était dotée d'un esprit d'une acuité rare qu'elle mit au service  du combat pour l'émancipation humaine et contre la barbarie et  l'injustice.

Jeune sténodactylographe aux usines Berliet de Vénissieux, elle s'engage très tôt au Parti communiste français qui, dès 1934, la  missionna auprès du siège du Komintern, à Moscou, où elle fit la  rencontre de Dolorès Ibarruri, La Pasionaria, future secrétaire  générale puis présidente du Parti communiste espagnol, mais aussi  d'Artur London, un communiste tchèque qui allait devenir l'amour de sa  vie.

À son retour en France, à l'été 1936, Lise travaille comme secrétaire  auprès du responsable de la MOI (Main-d’œuvre immigrée, section  rattachée au comité central du PCF). Elle prend une part active à la  mise en place des Brigades internationales de solidarité avec les  Républicains espagnols, à Paris, puis à Albacete, au quartier général  des Brigades internationales, auprès d'André Marty.

Ce fut un combat fondateur pour Lise et sa génération.

Rejointe à Paris par son époux, en février 1939, et jeune maman d'une  fille née en février 1938, Lise est des premières à s'engager, sous  les ordres d'Henri Rol-Tanguy, dans la Résistance, devenant capitaine  des Francs-Tireurs et Partisans (FTP). Poursuivie par l'Occupant pour  « assassinat, association de malfaiteurs et activités communistes »,  Lise est arrêtée en août 1942 par la police française. Elle donne  naissance à son fils en prison. Elle est livrée aux  Allemands pour être déportée au camp de concentration de Ravensbrück

A La libération, Artur et  Lise s'installent en Tchécoslovaquie qui doit se reconstruire ; Artur  entre au gouvernement comme vice-ministre des Affaires étrangères.

C'est là qu'une nouvelle épreuve les attend, en Tchécoslovaquie de 1951 à 1956. Des procès sont montés contre les anciens brigadistes d'Espagne. Elle déclara lors de son procès : « J’étais,  je suis et je resterai communiste, avec ou sans carte du Parti ». Sa  résistance à l'arbitraire prenant pour cible les anciens Brigadistes, et la solidarité des communistes français alertés par  Raymond Guyot, auront raison du régime tchécoslovaque. Libéré, Artur  sera réhabilité en 1956. Ils reviennent définitivement en France en 1963.

« Ouvrez grands les yeux, ne vous laissez pas enfermer dans les  certitudes, n’hésitez pas à douter, battez-vous contre les injustices,  Ne laissez pas la perversion salir les idéaux communistes. Soyez vous- mêmes », dira notre camarade Lise London à ceux qui l'interrogeaient  encore sur son engagement communiste présent.

Un message à méditer alors que les défensuers d'un capitalisme en cours d'effondrement tente de salir l'engagement humain et social des communistes.

Raymond Aubrac, grand résistant à l'injustice et à l'inhumanité jusqu'au bout

Raymond-AUBRAC.jpgCofondateur du mouvement "Libération Sud", Raymond Aubrac était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire (Rhône) avec le chef du Conseil national de la Résistance (CNR).

Grand officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 39-45, rosette de la Résistance, il vient de décéder à l'âge de 97 ans.

Sa femme Lucie Aubrac, qu'il avait épousée en 1939, elle aussi héroïne de la Résistance, est morte en 2007 à l'âge de 92 ans.

De son vrai nom Raymond Samuel, Raymond Aubrac s'est engagé dès 1940 dans la Résistance avec Lucie, et est devenu attaché à l'état-major de l'Armée secrète.

Arrêté le 21 juin 1943 à Caluire, emprisonné à Montluc, Raymond Aubrac et quatorze résistants sont libérés grâce à un intrépide raid de commando monté par Lucie, qui entrera dans la légende de la Résistance. Cet épisode est au centre du film de Claude Berri, "Lucie Aubrac", sorti en 1997, avec Carole Bouquet dans le rôle de l'héroïne.

Recherché par la Gestapo, le couple est parti pour Londres, puis Raymond a gagné Alger, où il est devenu délégué à l'Assemblée consultative en juin 1944. A la Libération, il est devenu commissaire régional de la République à Marseille, responsable du déminage du littoral, puis inspecteur général à la Reconstruction.

Ingénieur des travaux publics de formation, était resté un citoyen très actif, se rendant pendant des années en compagnie de sa femme pour témoigner et raconter la Résistance dans les collèges et les lycées, dont un nombre croissant portait leur nom.

Raymond Aubrac, comme son épouse, auront été des "compagnons de route" du Parti communiste.

Il restera engagé à gauche toute sa vie et a toujours conserverl'amitié des communistes

Soyons dignes du combat de ces grands personnages pour une France juste et humaine, respectant l'être humain !

Face à un capitalisme qui transforme les individus en marchandises sans valeurs et sacrifie l'avenir de la planète sur l'autel des profits immédiats, le combat pour l'émancipation humaine commencé par ces résistants se poursuit.

Reprenons notre avenir en main ! Place au peuple !

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 09:14

Les "experts" et les journalistes ont dit que le programme de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche serait irréaliste. 

Comment écouter des experts qui vantaient la solidité de l'économie mondiale à la veille de la crise de 2008 et des experts qui vantent des programmes d'austérité en Grèce ou en Espagne qui enfoncent ces pays dans la récession et leurs peuples dans la misère ?

A écouter ces "experts", la seule politique réaliste serait celle de l'accélération des mesures d'austérité et de casse des services publics. En clair,ces soit-disant économistes neutres prônent tout bonnement d'appliquer les mêmes remèdes libéraux qui sont appliqués à notre continent depuis trente ans et qui nous ont amené chômage et perte de pouvoir d'achat !

L'expertise de ces économistes a la même valeur que celles des médecins de Molière qui n'ont qu'un seul remède face à la maladie : la saignée.

Les spécialistes économistes qui trustent les plateaux télés sont ceux qui n'ont pas vu venir la crise et qui veulent encore plus de libéralisme.

S'agit-il de mauvais experts ou bien s'agit-il de positions idéologiques ou intéressées ?

Experts... en finances privées

Ils sont pourtant faciles à identifier ces "experts" qui occupent l'espace médiatique français. Tous, sans exception, travaillent pour un groupe financier, bancaire, un cercle d'entreprises. De braves gens qui font le boulot pour leurs patrons mais pas pour le bien commun ! C'est un peu comme si on demandait à un cadre commercial de chez Pepsi de faire l'expert en boissons gazeuses et de trancher entre Pepsi et Coca !

En fait, un expert peut-il, «en toute indépendance», prôner la dérégulation financière quand il occupe simultanément un poste d’administrateur d’un fonds d’investissement ?

Un exemple ? Dans Le Monde du 1er février, l’économiste Olivier Pastré tempête contre les projets visant à sortir de la monnaie unique européenne. Il se fixe une mission : « Expliquer aux Français les plus fragiles et les plus soumis à la désinformation quels sont les risques d’un abandon de l’euro.» Le quotidien du soir présente l’auteur comme « professeur d’économie à l’université Paris-VIII ». Or Pastré préside aussi la banque tunisienne IMBank. Et siège aux conseils d’administration de la banque du Crédit municipal de Paris (CMP Banque), de l’Association des directeurs de banque, ainsi qu’à l’Institut Europlace de finance. C’est pourtant le « professeur à l’université » qui intervient chaque samedi matin dans l’émission de France Culture « L’Economie en questions », dont il est coproducteur. Amusant, non ?

De la même façon, on retrouve, en novembre 2011, dans "la matinale de France Inter", «Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle des économistes» qui analyse les enjeux du G20 qui va se tenir à Cannes. Rarement présentée, cette association rassemble Jean-Paul Betbèze (chef économiste au Crédit agricole), Laurence Boone (chef économiste chez Merrill Lynch), Anton Brender (chef économiste de Dexia Asset Management), Pastré, etc. Quelques jours plus tard, sur la même radio publique, l’émission « Le téléphone sonne » « tire les leçons » de la réunion. Au micro, « Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle des économistes ».

C’est également à ce titre que Lorenzi, par ailleurs conseiller du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, analyse le marché immobilier dans Les Echos, la chute des Bourses sur Europe 1 ou le « fabuleux destin de la France » sur RTL. Pourtant, cette carte de visite omet certains détails. Lorenzi siège aux conseils d’administration de PagesJaunes, d’Associés en finance, de l’Association française des opérateurs mobiles (AFOM), de BNP Paribas Assurance. Il est par ailleurs censeur d’Euler Hermes, membre des conseils de surveillance de la Compagnie financière Saint-Honoré, de BVA, du Groupe Ginger et conseiller du directoire de la Compagnie financière Edmond de Rothschild Banque. N'en jetés plus !...

Christian Saint-Etienne, lui, s’affiche comme professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) sur France 24 et comme économiste et analyste politique dans les colonnes du Point. Jamais comme conseiller scientifique du Conseil stratégique européen, un cabinet de conseil en gestion de patrimoine.

Elie Cohen, lui aussi conseiller de M. Hollande, est « directeur de recherche » au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et professeur à Sciences Po sur France Inter ou dans Le Figaro. Jamais membre du conseil d’administration des entreprises PagesJaunes ou EDF Energies nouvelles.

Jacques Mistral ? Economiste dans les colonnes du Monde et sur France Culture, ou directeur des études économiques à l’Institut français des relations internationales (IFRI) dans l’émission « C dans l’air » (France 5). Pas administrateur de BNP Paribas Assurance.

Daniel Cohen, conseiller de Mme Martine Aubry, se montre plus discret sur son titre de senior adviser de la banque Lazard — qui conseille par exemple le gouvernement grec sur la renégociation de sa dette — que lorsqu’il s’agit de rappeler sa qualité de professeur de sciences économiques à l’Ecole normale supérieure et à l’université Paris-I.

On pourrait continuer ainsi, pas très longtemps d'ailleurs, compte-tenu du faible nombre d'experts appelés à porter la parole unique libérale dans les émissions télés, radio et la presse écrite.

Jamais il n'est question des voix dissonantes comme celles des "économistes atterrés", pourtant nombreux (voir leur site : http://atterres.org) et qui défendent une politique opposée au consensus néo-libéral. Jamais vous n'entendrez parler des réflexions de Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, qui dès mai 2010 tirait la sonnette d'alarme contre l'austérité et la monnaie unique européenne (lire l'interview du Monde) !

Des programmes libéraux-compatibles

Comment s'étonner ensuite que les seuls candidats qui trouvent crédits auprès de ces experts issus de la finance et des médias qui les invitent sont ceux qui véhiculent la pensée unique libérale ?

Cela n'a évidemment rien de surprenant quand on parle des programmes économiques et sociaux des Sarkozy ou Bayrou dont on a vu ce qu'ils pouvaient produire au gouvernement !

Mais, avec des conseillers proches des milieux financiers (Jean-Hervé Lorenzi ou Elie Cohen), comment s'étonner aussi que le programme défendu par François Hollande soit aussi fataliste quant à la possibilité de lutter contre le monde de la finance et le capitalisme ?

Rien que sur les retraites, réforme emblématique de l'ère Sarkozy, le projet Hollande est très en retrait. Il est ainsi écrit : "je ferai en sorte que tous ceux qui ont 60 ans et qui auront cotisé la totalité de leurs annuités [41 ans] retrouvent le droit de partir à la retraite à taux plein à cet âge-là", à la page 16 du programme de François Hollande.
Lue trop vite, la phrase pourrait laisser penser qu'il suffit d'avoir 60 ans et 41 ans de cotisation pour pouvoir partir, alors que la réforme Sarkozy de 2010 fixe, à terme, l'âge légal à 62 ans. Erreur! La simple mention du terme "cotisé" réduit considérablement la portée du dispositif. Car, maladie, chômage ou congés maternité sont aujourd'hui des trimestres "validés" (ou "assimilés") qui s'ajoutent aux trimestres "cotisés" ! Une nuance qui peut coûter deux ans pour une mère de famille par exemple.

Pour ce qui est de la fille Le Pen, ses propositions de casse du SMIC et des syndicats ont de quoi réjouir le patronat ! Pour les salariés, c'est autre chose ! Et ce n'est pas son dernier délire sur la grande distribution qui aura de quoi rassurer les travailleurs ! Elle prône tout bonnement l'interdiction des magasins de la grande distribution dans toutes les communes de moins de 30 000 habitants ! Adieu Carrefour Market à Saint André, à Damville, Adieu Lidl ! Adieu Intermarché à Verneuil !... Dans tout le département, ne resterait qu'une ville avec supermarché : Evreux !
Une autre politique est possible ! Celle du Front de Gauche

Avec un programme en rupture avec la pensée libérale, c'est sûr que le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon  ne rentrent pas dans les dogmes de ces experts en économie libéralisée ! Son programme est, pour ces gens là, incompatible avec leur mode de pensée donc irréaliste.

Pourtant, même en période de crise ou dans une situation de misère, il est possible de faire une politique de relance économique à condition de s'appuyer sur la puissance publique, des nationalisations, la chasse à l'évasion fiscale et l'investissement massif dans la santé et l'éducation publique.

C'est ce qu'a fait l'Argentine du président de gauche Nestor Kirchner, en 2003, après l'effondrement total de son économie.

C'est aussi le cas du Vénézuela du président  Hugo Chavez qui vient d'annoncer une forte hausse du salaire minimum. Partant de l'idée que "dans les années 80 et 90, le salaire minimum a été pratiquement gelé, puis l'inflation a explosé...", il annonce une hausse de 32,25 % du salaire minimum lors d'un Conseil des ministres retransmis à la télévision. La hausse, qui portera le salaire minimum à 362 euros, aura lieu en deux temps, le 1er mai et le 1er septembre. Quatre millions de salariés seront concernés. Un président qui nationalise des secteurs économiques vitaux (pétrole, mines, banques, alimentation,...) et qui augmente les salaires est présenté comme un semi-dictateur par nos grands médias. Faudrait pas que cela arrive en France ?

Et n'oublions pas que les deux grandes périodes d'avancées sociales en France ont eu lieu après de graves crises qui ont touché notre pays : en 1936 avec le Front Populaire (7 ans après la crise de 1929) et en 1947 avec le Conseil National de la Résistance (au sortir de la seconde guerre mondiale).

Loin de la pensée unique néo-libérale véhiculée par des experts et des médias au service du monde de l'entreprise et de la finance, un seul candidat porte un programme en rupture avec trente de libéralisme, Jean-Luc Mélenchon et le programme partagé du Front de Gauche !

Alors, le 22 avril, soit vous souhaitez repartir sur des recettes libérales qui ont montré leur nocivité depuis trente ans, soit vous choisissez un programme de rupture, qui privilégie l'Humain d'abord et relance l'économie en redistribuant les richesses. Ce sont les deux seules alternatives.

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 09:26

Communiqué du Parti Communiste de Grèce (KKE) - traduction Nico Maury

"Honte Argienne (expression grec). Les complices et les responsables de la souffrance et du désespoir du peuple grec, sont ceux qui attaquent a coup de mensonges et de calomnies n'importe quel secteur du monde du travail qui lutte contre la pauvreté, Ils devraient se taire devant les résultats abominables de la crise capitaliste et politique, plutôt que se prétendre sauveurs et émus."

Suicide d'un retraité en Grèce : Réaction du KKE
En pleine heure de pointe, mercredi, un homme de 77 ans s'est tiré une balle dans la tête au coeur d'Athènes, sur la place Syntagma, esplanade centrale de la capitale grecque et lieu de ralliement des manifestants anti-austérité depuis deux ans. Pharmacien à la retraite, Dimitris Christoulas a mis fin à ses jours face au Parlement, devenu pour beaucoup de Grecs le symbole de dirigeants politiques aveugles aux souffrances du peuple.
Une lettre du retraité a été retrouvée: "Vu mon âge avancé qui ne me permet pas de réagir avec dynamisme, je ne vois pas d'autre solution que de mettre fin à ma vie (...) Je crois que les jeunes sans futur vont un jour prendre les armes et pendre les traîtres de ce pays sur la place Syntagma, comme les Italiens l'avaient fait avec Mussolini en 1945", aurait-il écrit.
L'événement met en relief un mal qui mine la Grèce depuis le début de la crise: le taux de mort par suicide a explosé. D'après le ministère de la Santé, le nombre de suicides auraient augmenté de 40% entre les cinq premiers mois de 2010 et de 2011.
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