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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 09:41

Partout en Europe, les gouvernements et l'Europe s'appuient sur un argument de la dette fabriqué par eux pour imposer des régressions sociales et salariales historiques aux travailleurs du continent. Grecs et portugais sont en première ligne de la riposte.

On ne répètera jamais assez à quel point la crise et la dette publique sont de faux arguments qu'utilisent ceux qui servent les intérêts des milieux financiers et industriels pour décourager les travailleurs de se battre pour défendre leurs acquis sociaux menacés et la perte de pouvoir d'achat qu'ils endurent depuis des années.

L'exemple de la Grèce est à ce point criant de vérité qu'il semble bien que ce pays soit devenu le laboratoire européen dans lequel sont testées les méthodes qui seront appliquées ensuite au reste du continent pour piller les ressources économiques au profit des parasites de la classe financière.

La question que se posent les milieux économiques semble être : jusqu'où peut-on aller ?

La Grèce en première ligne de front dans la lutte des classes

Car, côté efficacité, il est évident que les multiples plans de rigueur imposés à la Grèce n'ont mené qu'à plus de crise économique et plus de dette publique. L'économie grecque est à l'agonie, avec une croissance négative de 5 à 6 % !

Et le prêt de 130 milliards d'euros qui sert de justification au plan de rigueur actuel sera utilisé en grande partie pour... payer les intérêts de la dette auprès des banques privées. Il n'aura aucun impact sur l'économie réelle mais servira à engraisser les banques privées qui sont à l'origine de cette gigantesque crise du capitalisme que nous connaissons depuis déjà près de quatre ans.

Ce que viennent de voter 236 députés grecs sur 300, c'est un nouveau tour de vis qui vient s'ajouter aux milliers de licenciements dans la Fonction publique déjà enregistrés, aux nombreuses taxes mises en place, aux baisses des pensions de retraite, aux baisses des salaires des fonctionnaires, aux simplifications administratives pour licencier (quel rapport avec la dette ?), etc.

Cette fois-ci, c'est une forte baisse du SMIC grec qui vient d'être votée et 15 000 licenciements supplémentaires dans la Fonction publique grecque. De quoi entrainer un nouvel appauvrissement du peuple grec et une nouvelle baisse de la croissance intérieure.

Grece---KKE-akropoli-11febr12.jpgCe sont donc des dizaines de milliers de travailleurs grecs qui sont redescendus dans les rues du pays hier pour montrer leur opposition totale à ce nouveau tour de vis. Cela fait suite à une précédente journée de grève nationale, appelée à l'origine par le syndicat de classe PA.ME, rejoint par les grandes centrales ADEDY et GSEE.

Bien que les médias évitent soigneusement d'en parler, ce sont les communistes grecs qui font figure d'opposants résolus à cette austérité de classe imposée jusque là par ce que le PC grec (le KKE) qualifiait de "Front noir", une alliance sociale-démocrate / droite / extrême-droite. Le départ des fascistes du gouvernement, samedi, correspond plus à une tactique de celle-ci pour tenter de récupérer une colère populaire qui bascule du côté communiste ces derniers mois. Aujourd'hui, 30 % des grecs s'apprêtent à voter communistes ou gauche radicale aux élections contre 10 % il y a un an !

Les grecs ont compris que la crise et la dette n'étaient que des constructions du système capitaliste pour reprendre des décennies d'acquis sociaux aux travailleurs.

La lutte de classe est en cours en Grèce. A l'offensive du patronat et de la finance, par gouvernement et Europe interposés, répond l'offensive des travailleurs, sous l'impulsion des syndicats communistes et du KKE.

Réaction massive des travailleurs portugais à l'offensive capitaliste

Plus à l'ouest, un autre pays connait une mobilisation importante depuis des mois : le Portugal.

Portugal---manif-CGTP-110212.jpgAprès plusieurs grandes mobilisations sociales, ce pays vient de connaître sa plus grande mobilisation sociale des trente dernières années. 300 000 manifestants sont descendus dans les rues de Lisbonne samedi 11 février à l'appel d'une seule grande centrale syndicale, la CGTP, liée au parti communiste portugais (PCP).

Au Portugal aussi, il s'agit de s'opposer à un plan d'austérité contre les travailleurs concocté comme en Grèce par la "troïka" Gouvernement / Europe / FMI par la droite portugaise avec le soutien du PS local.

Dérégulation des licenciements, flexibilisation du temps de travail, baisse du salaire réel (via la minoration des heures sup') et remise en cause du principe de la négociation collective (ce que veut faire Sarko) sont au programme.

En liaison avec le PCP, la CGTP continue de batailler idéologiquement pour démontrer les fondements de classe de ces réformes et la possibilité d'inverser le mouvement par la mobilisation sociale et politique.

D'ailleurs, la CGTP mobilise actuellement pour la journée européenne de mobilisation du 29 février qualifiée de "semaine des luttes". On se demande où sont passés les syndicats français ?

Après la Belgique la semaine dernière, ce sont les grecs et les portugais, une nouvelle fois, qui montrent que la mobilisation peut réussir si les syndicats et les partis politiques se donnent les moyens d'informer et de convaincre les travailleurs des motifs réels derrières des mesures antisociales et de la possibilité d'imposer d'autres choix.

En France, la deconnection entre syndicats et partis politiques rend toute riposte désordonnée et de faible ampleur.

Il est temps que les travailleurs se mobilisent dans leurs entreprises et s'appuient sur les partis qui les défendent, au travers du Front de gauche, pour avancer conjointement des solutions sociales et politiques en mesure de barrer la route aux plans de régression sociale que nous imposent les classes aisées par leurs gouvernements et par leur Europe.

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 10:31

Une rencontre de Jean-Luc Mélenchon avec le comité de rédaction du journal Libération, ça donne un florilège de questions politiques, économiques et humaines où même l'avenir de la papeterie M-real d'Alizay est abordé.

Assurer le développement économique de la France, sa croissance, en préservant l'environnement, c'est redonner de l'air aux travailleurs, argent et libertés, et c'est taper sur les responsables de la crise et des délocalisations, les marchés financiers et les banques.

C'est ce que reprend le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle. C'est ce que reprendront les candidats communistes du Front de Gauche aux élections légisaltives, notamment dans notre circonscription.

Solidaire

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 10:32

On n'arrête pas Sarkozy dans sa dérive réactionnaire ! Le voilà qui veut organiser des référendums contre les chômeurs et contre les étrangers ! Mais toujours rien contre les licenciements boursiers et contre les milliards de la spéculation boursière !

Rien de tel que le Figaro magazine pour avancer des thèses réactionnaires ! C'est ce qu'a dû se dire Nicolas Sarkozy.

En perdition dans les sondages, le président des riches a décidé de se bunkériser idéologiquement dans les positions les plus radicales de la droite dure.

Dans l'interview qu'il donne au magazine du groupe Hersant, il avance des positions extrêmement fermes contre les chômeurs, les immigrés, les homosexuels et contre l'euthanasie. Manque plus que l'avortement et les communistes !

Chômeurs, immigrés : gare à vous !

Premier volet de son offensive à droite, une première proposition de référendum sur "l'indemnisation des chômeurs", en cas d'échec de discussions entre acteurs sociaux sur ce sujet. Les chômeurs le restant "longtemps" et "notre système d'indemnisation du chômage (fonctionnant) mal", il faut, dit-il, "engager un changement profond de notre organisation, une forme de révolution".

Sachant qu'organiser un référendum coûte extrêmement cher, on image bien que le terme de "révolution" dont parle Sarkozy sur l'indemnisation des chômeurs va plutôt ressembler à un big bang !

Sarkozy parle d'un système qui fonctionne mal mais ne remet jamais en cause les dizaines de milliards d'exonérations fiscales accordées aux entreprises qui mettent le régime ASSEDIC en difficultés ni la politique de précarisation du marché de l'emploi qui multiplie les périodes de chômage et les contrats exonérés de charges sociales !

Sarkozy ne remet absolument pas en cause sa propre politique économique qui a laisser flamber le chômage (près de 10 % désormais !) et qui permet à de très grosses entreprises de délocaliser en toute impunité ! Où sont les engagements de Sarkozy auprès des sidérurgistes de Gandrange ? Où sont les emplois des Conti, des Mollex, des Pétroplus, des MSD -Organon, des Glaxo Evreux ?....

En mettant l'accent sur l'indemnisation des chômeurs, Sarkozy et la droite veulent rendre les chômeurs responsables de leur situation et dédouaner ainsi leurs responsabilités politiques et celles des actionnaires et patrons des grandes entreprises et des banques.

L'autre référendum concerne le droit des étrangers, confié à la justice administrative, qui deviendrait ainsi "seule compétente en matière d'immigration". Les immigrés face à la justice ? S'agit-il d'une catégorie de délinquants sur critères raciaux ?

Le président Sarkozy radicalise également ses positions sur les conjoints étrangers dont il veut durcir l'obtention du titre de séjour, le conditionnant à des critères de "logement" et de "ressources", comme pour le regroupement familial. Pourquoi une réglementation différente pour les couples dont l'un des membres est immigré ? Tous les couples "mixtes" seraient donc suspects ? Faudrait-il interdire les mariages entre français et étrangers ? ...

Bref ! Ce type de débat avec référendum vise d'abord à satisfaire aux bas instincts racistes d'une partie de la population française plutôt que d'apporter une réponse sereine aux difficultés réelles rencontrés par les familles pour trouver un logement et un salaire décent ! Le vieille technique de l'épouvantail !

Homosexuels et malades en fins de vie : pas de progrès !

Nicolas Sarkozy s'est également prononcé contre le mariage des couples homosexuels et contre l'adoption par des couples de même sexe. Ce qui n'est pas nouveau de sa part. En parler publiquement comme si c'était un sujet capital dénote d'une volonté, là aussi, de crisper la campagne sur des sujets sociétaux sans rapport avec les préoccupations des français : le travail et le pouvoir d'achat.

Dans la même veine, il redit son opposition à l'euthanasie légale. Les malades condamnés peuvent donc crever dans la douleur, cela ne le regarde pas ! La compassion et l'humanité ne font pas partie de son registre, on le savait déjà.

Sarkozy a d'ailleurs synthétisé sa pensée en confiant se reconnaître "plus que jamais dans le triptyque Travail - Responsabilité - Autorité", des "valeurs qui permettent de construire un projet personnel et collectif".

Le travail ? Cette bonne blague !... Et celui qui n'a pas de travail (par sa faute, évidemment) n'est rien ? Que dire de Bettencourt qui est milliardaire mais qui n'a jamais eu à se lever pour aller bosser ?...

La responsabilité ? A h oui ! C'est "chacun pour soi" et "vous êtes responsables de votre sort" donc démerdez-vous !".

L'autorité ? L'Etat ? La police ? HADOPI ? Les fichiers ? L'ADN ? Les contrôles au faciès ? Les expulsions ? Les CRS pour vider les travailleurs qui défendent leur outil de travail ? Casse-toi Pôv'con ?...

Travail-Responsabilité-Autorité, version moderne du Travail-Famille-Patrie.

Comme quoi, le froid polaire peut aussi gagner la politique !

Référendums ?

 

En panne politiquement avec son bilan économique et social majoritairement rejeté par le peuple français, Sarkozy tente de récupérer des voix en se positionnant sur un créneau idéologique qui permettent de rallier les conservateurs de tous bords : partisans de la famille catholique, pro-vie, racistes, petits patrons réac', vieux cons qui touchent leur retraite et bavent sur les jeunes et les étrangers,... Que du beau monde !

Mais que se permet-il de parler de référendum ?

Qu'en est-il du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, lui qui a violé le vote des français en faisant passer le Traité de Lisbonne deux ans après ?

Qu'en est-il du respect des français sur la réforme des retraites, lui qui a refusé de consulter les français sur ce dossier majeur ?

Qu'en est-il d'un référendum sur le nouveau traité européen en discussion actuellement, celui qui imposera la règle d'or et le contrôle des budgets de la France par Bruxelles et que son gouvernement ne veulent pas soumettre à référendum ?

Des référendums ? Comme le précise un communiqué du Front de Gauche "c'est une manipulation grossière d'un président à l'agonie. Sarkozy se moque du peuple !"

En mettant comme priorité de son éventuel deuxième mandat des questions comme la remise en cause des droits des chômeurs, le droit à l'amour par delà les nationalités ou des questions de société sur l'homosexualité et l'euthanasie, Sarkozy tente de fuir le débat essentiel sur l'incapacité du système capitaliste à satisfaire les besoins vitaux des peuples et sa part de responsabilité depuis dix ans dans la situation particulière de la France.

Nous ne nous laisserons pas embarquer dans ces campagnes nauséabondes de la droite.

Ce qui intéresse aujourd'hui le peuple de France, c'est de savoir si demain il pourra travailler, se nourrir, se soigner et se loger correctement ! Ce sont ces thèmes que travaillent les communistes au sein du Front de Gauche.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 11:18

Après le rejet du Traité Constitutionnel Européen par le peuple français en 2005, les partisans de l'intégration européenne ont réussi à imposer ce traité par un vote des députés et sénateurs sous le nom de Traité de Lisbonne.

Avec Maastricht en 1992, ces traités enferment chaque fois un peu plus notre pays dans une prison économique au service des marchés financiers et de la mondialisation capitaliste. L'Euro, la discipline budgétaire, les privatisations se services publics, l'ouverture des frontières à la concurrence, la mise à mal de la politique Agricole Commune,... tout est lié à ces accords.

Aujourd'hui, personne ne peut nier le bilan désastreux de cette intégration européenne à marche forcée que nous ont imposé les grands groupes industriels par le biais des partis de la droite et de la social-démocratie. Alors que "l'idéal européen" faisait rêver les jeunes il y a seulement dix ans, l'Europe est désormais perçue comme une menace et sa monnaie, l'Euro, comme un élément de la perte de pouvoir d'achat que subissent les peuples européens. Cela, ils le savant !

Pour faire avancer un peu plus leur projet d'intégration européenne, les partis europhiles doivent rusés.

C'est comme cela qu'ils tentent désormais de nous imposer un nouveau traité européen, un traité d'austérité permanente dans le prolongement du projet de Sarkozy et Merkel de "règle d'or" financière. Ce traité s'intitule le traité intergouvernemental « sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire » (« TSCG »). Qui en parle dans les médias ?

Un traité européen d'austérité permanente

Qu’y retrouve-t-on dans ce traité ? Avant tout, l’inscription de la règle d’or dans les Constitutions nationales. La très libérale Cour de justice européenne est chargée de contrôler que cette règle de plomb est retranscrite comme il se doit dans le droit national.

À cela viennent s’ajouter d’autres restrictions qui soustraient les budgets au contrôle des peuples. La pire d’entre elles est la limitation du déficit structurel à 0,5 %, le texte allant bien plus loin que le pacte de stabilité. Il constituera un argument de poids pour la Commission pour imposer privatisations et licenciements de fonctionnaires.

Ce projet de traité est une sorte de couronnement de toutes les mesures d’austérité prises depuis le début de la crise. Il entend les graver dans le marbre pour les mettre hors de portée de la souveraineté populaire.

Le Front de Gauche et le PCF dans la continuité du NON au TCE de 2005

Dans les médias et dans la classe politique, c'est silence radio !

Pourtant, ce texte a été voté au Parlement européen le 27 janvier dernier.

Les députés européens du groupe de la Gauche Unitaire Européenne, où siègent les députés communistes, se sont opposés à ce texte.

Par contre, la droite, les libéraux, les sociaux-démocrates et les verts ont présenté une résolution commune en faveur du texte. L’Europe du "OUI" à son programme commun : l’austérité. Ils y ont réitéré leur accord avec le fond du traité et ont à nouveau appelé à son inscription dans le Traité de Lisbonne.

Cela explique t-il qu'aucun candidat à l'élection présidentielle ne souhaite aborder ce traité devant les citoyens hormi Jean-Luc Mélenchon ?

Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a lancé les hostilités lors du meeting de Villeurbanne (mardi 7 février), dénonçant devant 10 000 participants "le coup de force" de M. Sarkozy et de Mme Merkel qui "foulent aux pieds la dignité de leurs pays".

Il est encore possible de s'opposer à ce texte car d'autres rendez-vous sont prévus, notamment des signatures au niveau européen et, forcément, à l'échelon national.

Comme de bien entendu, pas de référendum de programmé ! Et personne pour s'en étonner, de la part des européïstes béat et des médias, rine d'étonnant quand on se souvient de la campagne de 2005. Notez que le FN n'en parle pas non plus !

Le Front de gauche – PCF, Parti de gauche (PG) et Gauche unitaire – compte sur deux dates pour mobiliser. Le 21 février, l’Assemblée nationale doit débattre d’un autre traité qui créé, dès juillet 2012, le Mécanisme européen de stabilité (MES), appelé à remplacer l’actuel Fonds européen de stabilité financière (FESF) et destiné à venir en aide aux pays européens en difficulté.

Autre rendez-vous, le 29 février. Ce jour-là, la Confédération des syndicats européens, qui, chose rare, s’est prononcée contre le traité sur la discipline budgétaire, a appelé à manifester contre l’austérité partout en Europe.

Pour le Front de gauche, une seule issue : le référendum. Une solution que François Hollande a rejetée. S’il est élu, ce dernier a fait savoir qu’il renégocierait le traité avant de le soumettre au Parlement. "On ne va pas faire un référendum pour un traité qui ne marque pas une vraie rupture, comme pouvait l’être le traité de Maastricht", a-t-il expliqué mercredi.

Comme en 2005, c'est de la gauche raidicale, des communistes et du Front de Gauche que doit émerger l'exigence de démocratie sur cette question cruciale.

Encore une fois, les communistes seront dans le camps du peuple contre cette élite financière qui se sert de l'Europe pour piller les ressources de notre continent.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 09:48

Lorsque les communistes et leurs partenaires du Front de gauche avancent l'idée d'une importante hausse des budgets qui bénéficient à l'ensemble de la société, comme la recherche ou l'enseignement, on nous rétorque souvent que c'est impossible car il n'y aurait pas d'argent.

Pas d'argent pour l'avenir de notre société ? Notre jeuness ? Notre médecine du futur ? Le développement de technologies de production compatibles avec la protection de l'environnement ?... Ce monde serait donc condamné ?

En fait, il n'y a pas d'argent pour satisfaire aux besoins essentiels de l'humanité, alimentation, eau, logement, mais il y en a pour satisfaire aux appétits égoïstes d'une caste surprotégée : celle des prédateurs économiques que sont les grandes fortunes. L'exemple de Bernard Arnaud illustre parfaitement le double langage du capitalisme.

Bernard Arnault, c'est le grand patron de LVMH, le groupe de luxe français.

La fortune de Bernard Arnault, selon les magazines qui aiment les riches, est estimée à 33 milliards d'euros. Notez bien que c'est une estimation ! On connait la propension des riches à planquer une partie de leur patrimoine dans des pays plus accueillants fiscalement.

D’après le magazine Forbes, le patron de LVMH est la quatrième fortune mondiale !

33 milliards d'euros, c'est  presque le double du déficit de la Sécu en 2011 (18 milliards d'euros).

33 milliards d'euros, c'est l'équivalent de 23 millions 600 milles SMIC bruts, de quoi payer près de 2 millions de chômeurs au SMIC pendant une année entière !...

Il faut aussi comparer cette richesse personnelle de Bernard Arnaud a des dépenses socialement utiles comme le budget de l'enseignement supérieur (Universités, IUT, écoles d'ingénieurs,...). Le budget de l'enseignement supérieur en France est de 10 milliards d'euros. rien qu'avec la fortune de Bernard Arnault, on pourrait faire tourner nos universités, nos IUT et nos écoles d'ingénieurs pendant trois ans et quatre mois !

Et je suis sûr que la plupart des dizaines de milliers de salariés du groupe LVMH aimeraient pour le moins voir leurs salaires évoluer à la hausse, comme tous les salariés du monde.

Car une fortune de 33 milliards d'euros, cela ne correspond à rien de compréhensible. En admettant que Bernard Arnault dépense 1 million d'euros par an, ce qui est déjà une coquette somme, il aurait devant lui 33 000 années à vivre avant d'avoir tout dépenser ! En admettant qu'il n'aient aucunes rentrées d'argent entre temps !

Alors, quand le Front de Gauche, avec les communistes, souhaite mettre en place une échelle des salaires qui limite l'écart entre le plus bas et le plus haut des salaires à 20 fois, peut-on considérer cette proposition comme aberrante ?

Et quand nous dénonçons les protections fiscales dont bénéficient ces poignées de très très riches français, comme le bouclier fiscal qui plafonne les prélèvements fiscaux à 50 % de leurs revenus (et pas 50 % de leur patrimoine, nuance !), il n' y a rien de choquant au regard des millions de français qui peinent à faire vivre leur famille, à payer leur loyer ou à se soigner malgré une activité professionnelle !

14 milliardaires en France et plusieurs centaines de millionnaires échappent complètement aux hausses d'impôts et de taxes imposées par le gouvernement de droite de Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire.

Une fiscalité juste au service de dépenses utiles socialement pour l'avenir de notre jeunesse et de notre pays, c'est ce que proposent les communistes au sein du Front de Gauche avec la suppression du bouclier fiscal ou des hausses de barêmes pour les plus riches.

Le cas bernard Arnaud, comme les cas Bettencourt ou Lagardère, prouvent que l'argent existe en France mais qu'il faut mieux le répartir.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 10:19

Double peine pour des centaines de milliers de Français dispensés d’impôt sur le revenu. En plus de payer des impôts, ils perdront de nombreux avantages sociaux !

En septembre, de cent à deux cent mille foyers, selon des estimations du Syndicat national unitaire des impôts (SNUI), vont devoir faire un chèque au fisc et perdront du même coup un certain nombre d'avantages versés par les collectivités locales comme des réductions dans les transports ou des tarifs sociaux à la cantine... La cause : une "mesure technique" passée inaperçue dans le deuxième plan de rigueur du gouvernement de novembre 2011.

Le 29 janvier dernier, lors de son show télévisuel, Nicolas sarkozy interrogé sur ses marges de manœuvre en terme de fiscalité des ménages avait exclu toute hausse d’impôts, "clairement, j'exclus toute augmentation des impôts", avait-il affirmé. Peut-être avait-il oublié le deuxième plan de rigueur de novembre 2011 où François Fillon avait annoncé la désindexation du barème de l’impôt sur le revenu pour 2012 et 2013 ? Ou, plus probablement, il prend à nouveau les français pour des andouilles ?

Car, cette désindexation signifie que l’inflation ne sera pas prise en compte dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Jusqu'à présent, les montants de revenus qui permettent d'établir les différentes tranches d'imposition étaient réévaluées chaque année en tenant compte de l'inflation donc de l'évolution à la fois des prix mais aussi des revenus des français.  L’an dernier, le taux d’inflation s’est élevé à 2,1 % mais les seuils resteront inchangés.

Conséquence principale pour des centaines de milliers de Français : ils paieront l’impôt sur le revenu alors qu’ils en étaient jusqu'à présent dispensés.

Pour des centaines de milliers d'autres foyers, cela signifie un changement de taux d'imposition. A la hausse bien sûr ! Selon les simulations du Syndicat national unitaire des impôts (Snui), les hausses s’étaleront de 1,17% pour un couple aisé sans enfants à 12,57% pour un célibataire. Merci pour eux !

Cet alourdissement généralisé de l’impôt sur le revenu devrait rapporter 1,7 milliard d’euros de plus à l’État en 2012. Une somme non négligeable, presque équivalente à celle que devrait rapporter l’augmentation de la TVA de 5,5 % à 7 %.

Mais, que les riches se rassurent ! Comme le bouclier fiscal est maintenu, cette désindexation ne les concernent pas : les riches ne paieront pas plus d'impôts en 2012 ; seuls les pauvres et les classes moyennes sont concernées !

Au delà de l'impôt sur le revenu, les foyers jusqu'ici non imposables vont en même temps perdre les aides qui correspondaient à leur tranche. C'est le cas des tarifs de cantine ou des réductions dans les transports.

D'autres perdront la prime pour l'emploi, par exemple.

Si on résume : la désindexation de l'impôt sur le revenu va toucher surtout les plus pauvres mais concerne tous les contribuables sauf ceux qui sont suffisament riche pour bénéficier du bouclier fiscal ou pour pouvoir placer leur argent dans des placements libres d'impôts et de taxes.

Comme pour la hausse des tarifs de l'énergie, des transports en commun ou de la TVA, ce sont essentiellement sur les couches populaires et les travailleurs que la droite reposer l'effort d'austérité.

Une nouvelle fois, les classes aisées et les entreprises sont épargnées et ne verront pas augmenter leur contribution au budget de l'Etat.

Comme en Grèce, ce gouvernement applique une politique de classe qui dérégule le marché du travail et la société pour le plus grand bénéfice d'une minorité de grandes fortunes.

La riposte doit être comme l'attaque : une riposte de classe.

Sur le terrain, dans nos quartiers et nos communes, dans les entreprises comme dans les urnes, c'est une prise de conscience collective qui permettra au peuple de reprendre ses affaires en main.

Comme en Grèce ou au Portugal, sociaux-démocrates, droite et extrême-droite ne se différencient que sur la marge mais partagent le même consensus pour répondre aux attentes de la haute bourgeoisie.

Comme en Grèce ou au Portugal, c'est du côté des forces de la gauche radicale, communistes en tête, qu'il faut chercher les seuls opposants résolus à ces politiques antisociales.

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Published by Solidaire - dans En France
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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 10:15

Certains jouent les effarouchés devant les propos de Claude Guéant, ministre de l'intérieur et proche de Sarkozy. Pourtant, il s'agit seulement de la continuité d'une pensée néoconservatrice née aux Etats-Unis et qui a conquis les dirigeants de la droite française.

"Toutes les civilisations ne se valent pas !" selon Claude Guéant.

Quand on connait le travail mené par le ministre de l'intérieur contre les étrangers, clandestins essentiellement, et contre la pratique musulmane, il est facile de comprendre quelle "civilisation" Claude Guéant met en haut de la liste ! Et il est facile aussi de comprendre que ceux qui sont désignés comme inférieurs en termes de "civilisation", selon lui, ce sont les arabes et les noirs.

La question est de savoir où il case les roumains, désignés à la vindicte populaire comme des criminels en puissance ? Car la Roumanie est un pays européen de langue latine, chrétien, membre de l'Union européenne  et dont le parti au pouvoir est associé à l'UMP au niveau européen. Alors ? Supérieure ou inférieure la "civilisation" roumaine monsieur Guéant ?...

Mais, quand Claude Guéant parle de "civilisation", il fait un amalgame xénophobe en mélangeant religion, régime politique, régime économique, histoire, sociologie et religion.

Un bel amalgame et une confusion habituels à l'extrême-droite entre "civilisation" et contexte économique et social.

Car, on peut parler de civilisation grecque, maya ou égyptienne lorsque l'on parle d'histoire antique. Mais parler de civilisation aujourd'hui est plus compliqué compte-tenus des intéractions entre les pays, à l'air de la mondialisation, et des variétés qui existent au sein des ensembles qu'on aurait tendance à associer.

Pour ce qui concerne notre pays, la France, dans quelle civilisation le mettre ?

La civilisation chrétienne ? Catholique ou protestante ? Personnellement, étant athée, comme une majorité de français, je ne me sens pas lié à cette éventuelle civilisation ! Peut-être un éventuel héritage culturel puisque je fête comme beaucoup, Noël ou Pâques, sans aucune connotation religieuse ! Quant à l'ensemble judéochrétien, c'est un terme apparu juste après la seconde guerre mondiale, alors même que "l'Occident chrétien" venait d'achever dans l'horreur près de 2 000 ans d'antisémitisme religieux.

La civilisation européenne ? Existe t-elle alors que l'Europe administrative n'a d'existence que depuis les années 60 et que de nombreux pays, aux traditions linguistiques, religieuses et sociales variées, nous ont rejoint depuis ? Dans le même sens, pouvait-on parler de "civilisation socialiste" à l'époque de l'Union soviétique ?... Ne s'agit-il pas plutôt de modèles économiques, de régimes politiques,... ?

Bref ! Le terme de civilisation est inutilisable à notre échelle de temps et d'espace géographique.

Guéant cherche donc autre chose en polluant nos médias avec cette notion de classement des civilisations.

Et c'est là que reviennent à nos mémoires les propos de Sarkozy lors de son désormais célèbre discours de Dakar, quand, en 2007, il affirmait que le "drame de l'Afrique" vient du fait que "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. […] Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès". Le mythe du primitif qui vit au jour le jour, sans culture, sans religion, sans souci du lendemain. Ce discours marquait le retour de la France coloniale, de ses curés et de sa mission "civilisatrice" ! Une France disparue avec les guerres de libération nationale des années 1950 - 1960.

Et on se souvient aussi des arabes de Hortefeux : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes".

L'arrivée de Sarkozy au pouvoir, cela a été aussi l'arrivée d'une droite qualifiée de "décomplexée". La disparition du RPR au profit de l'UMP a été le passage symbolique d'une droite qui revendiquait son héritage gaulliste, républicain et démocrate issu de la Résistance, vers une droite nouvelle, plus agressive, reniant justement les conquêtes sociales établies par le Conseil National de la Résistance.

Avec ce changement de nom, il y a eu l'avènement d'une nouvelle direction beaucoup plus tournée vers les Etats-Unis et l'idéologie conservatrice religieuse, comme celle du Tea-Party. La droite française a adopté l'idéologie de la droite républicaine nord américaine de "choc des civilisations", cette théorie qui a justifié autant la guerre en Iraq que les guerres en Afghanistan et en Libye, avec leurs dérives morales et humaines : Guantanamo, Baghram, Abou Graïb,etc.

Certains, notamment au Parti socialiste, considèrent que Guéant, avec cette dérive sur les "civilisations" veut draguer le Front National. Il parait plus pertinent d'y voir plutôt, et malheureusement, une dérive idéologique de la droite française. Car, en dehors des étrangers et des musulmans, c'est toute une idéologie réactionnaire que met en application la droite française sur les libertés individuelles, le contrôle des populations par l'ADN, le fichage, l'internet, et, si on laissait faire ses éléments les plus radicaux, nous aurions droit à des reculs sur le droit à l'avortement (Christine Boutin, par exemple) et les droits à la sexualité (Voir les propos homophobes du leader de la droite populaire, Christian Vanneste).

Cette droite qui se décomplexe voit de la supériorité dans les valeurs chrétiennes traditionnalistes de la France coloniale. Mais, surtout, elle voit de la supériorité de classe chez la minorité de familles qui constituent les classes aisées de ce pays.

En même temps que la droite française développait un discours raciste et un discours moralisateur, elle s'est mise à appliquer un programme économique et social extrêmement injuste socialement, totalement tourné vers la satisfaction des plus fortunés, actionnaires ou grans patrons, privant la majorité de la population de nombreux acquis sociaux et diminuant la part des richesses nationales redistribuées aux travailleurs.

Il y a une cohérence idéologique dans l'action de la droite actuelle pour qui les inégalités sociales, raciales et religieuses sont naturelles et ne doivent pas être corrigées.

L'UMP ne drague pas les voix du FN, l'UMP a adopté les idées du FN. Ce n'est pas la même chose !

Marine Le Pen est obligée de se démarquer politiquement en jouant le traditionnel couplet de la victime d'un système qui voudrait baillonner son parti, mais aussi en tentant de prendre le titre de défenseur du peuple face à une élite mondialisée.

Opposer les peuples et les religions, c'est aussi diviser ceux qui devraient se rassembler.

Car, convaincre de ces différences profondes entre couleurs de peau, entre religions, entre nationalités, voire même entre régions de France, entre sexes ou entre tranches d'âge, c'est empêcher tout rassemblement des victimes d'une même politique libérale qui oriente toutes les richesses vers les poches d'une poignée de familles.

Le travailleur chinois en Chine ne vole pas le travail du travailleur français en France : c'est l'entreprise occidentale qui délocalise qui est responsable du chômage en France !

Le travailleur immigré clandestin en France ne vole pas le travail d'un travailleur français ici : c'est le patron qui le fait travailler au noir qui est dans l'illégalité car le travailleur clandestin, lui, est victime d'une politique économique dans son pays qui prive son peuple des richesses qu'il possède au profit d'une caste politique corrompue et de multinationales occidentales sans morale qui le poussent à fuir la misère de son pays.

Il n'y a pas de civilisations "supérieures" à d'autres. Il y a surtout un système économique, le capitalisme, qui a réussi à se développer au détriment d'autres modèles économiques et qui a permis l'émergence d'une minorité de très riches familles, de toutes nationalités, qui font travailler pour leurs profits des centaines de millions de travailleurs, partout dans le monde, et qui les mettent en compétition pour tirer toujours plus de bénéfices de leur travail !

En ce sens, il y a actuellement une grande civilisation mondiale, basée sur un modèle économique dominant, le capitalisme, et fonctionnant en épuisant les ressources naturelles de la planète et en laissant dans la misère des centaines de millions d'humains.

Le discours colonial d'un Guéant est l'expression d'une idéologie qui justifie les inégalités humaines sur des critères raciaux ou religieux pour mieux justifier les inégalités sociales d'un système capitaliste incapable d'empêcher l'appauvrissement généralisé des pays qu'il domine.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 09:57

 

La Belgique vient de connaître cette semaine la plus grande grève générale de ces vingt dernières années sans que les médias français ne relaient l'information. une censure bien venue au moment où la droite française impose une austérité budgétaire et une régression sociale aux travailleurs pour accroître la part de richesses des classes possédantes.

Il ne faudrait pas que les travailleurs français se posent la question de l'incapacité de leurs centrales syndicales à organiser une riposte de la même ampleur !

Dans cet article, le bilan positif de la mobilisation se heurte à l'absence de perspectives offertes par des syndicats belges empêtrés dans un système de concertation sociale qui, finalement, en fait des éléments du système plus que des opposants.

Une situation que l'on peut transposer en France où jamais les syndicats n'ont été en capacité (ou n'ont voulu) coordonner les luttes multiples qui se développaient dès 2008 contre la crise capitaliste et les licenciements ou contre la réforme des retraites. Une impuissance coupable.

Seul les communistes belges du PTB offrent aujourd'hui une alternative politique de rupture avec la logique infernale en cours, autant sur le plan économique et social, que sur le plan du séparatisme communautaire.

Solidaire

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Jamais une grève ne fut aussi suivie en Belgique sur les deux dernières décennies, depuis 1993 exactement. Jamais un mouvement de grève n'eut à subir en vingt ans une telle propagande médiatique, et un tel chantage patronal visant à intimider la classe ouvrière belge.

Au soir de cette journée de grève, les Fédérations patronales wallones (UWE) et flamandes (Voka) claironnaient sur « l'échec de la grève » tout en pestant contre les « 150 ou 200 millions d'euros perdus en une journée ». Derrière ce discours contradictoire, la reconnaissance en réalité d'un mouvement très largement suivi.
Dans la ligne de mire, le plan de rigueur de 11 milliards d'euros dévoilé par le premier ministre socialiste Elio di Rupo, dans le cadre d'un gouvernement d'union nationale, un plan concerté avec l'Union européenne. Le gros morceau, la contre-réforme des retraites qui prévoit notamment le recul général de l'âge du départ à la retraite de 60 à 62 ans, de la durée de cotisations minimale de 35 à 40 ans ou encore la remise en cause des régimes spéciaux tels ceux des marins ou des mineurs.

Une grève suivie massivement dans le public, les transports, l'industrie et dans toute la Wallonie

Une grève qui a paralysé l'ensemble du pays donc bien que de façon inégale. Elle a touché plus le secteur public que le privé, l'industrie plus que le tertiaire ou encore la Wallonie plus que la Flandres.
A l'avant-garde du mouvement de grève convoqué par les trois grands syndicats belges de la FGTB (socialiste), de la CSC (démocrate-chrétien), de la CGSB (libéraux), les travailleurs des transports.
La grève des cheminots a totalement interrompu le trafic national sur le rail, tandis que de nombreux trains internationaux Thalys et Eurostar depuis Bruxelles étaient annulés. Aucun métro, tramway et bus de la STIB ne circulait à Bruxelles, pendant que le système de transports était quasiment à l'arrêt en Wallonie. En Flandres, le système de transport public De Lijn a connu d'importantes perturbations, aucun tramway ne roulant par exemple à Gand.
Enjeu de la grève aussi, les aéroports et les ports. L'aéroport de Charleroi a été totalement fermé tandis que de nombreux vols ont été annulés à l'aéroport international de Bruxelles. Le port international d'Anvers a, de son côté, tourné au ralenti.
La grève a également été suivie dans l'ensemble du secteur public. Le sud du pays a été privé de courrier après la fermeture des centres de tri de Charleroi et Liège tandis que la grève des enseignants a été largement suivie tant en Flandres qu'en Wallonie, avec la fermeture d'une grande partie des écoles du pays.
Dans le privé, l'industrie lourde wallonne a été fortement paralysée par le mouvement, notamment dans la sidérurgie et la pétrochimie. Le tertiaire a été plutôt épargné, bien que la Fédération patronale elle-même ait du reconnaître que 30% des commerces n'ont pu ouvert leurs portes en Wallonie en cette journée de mobilisation.

Quelle direction pour le mouvement ? Des syndicats liés à la CES empêtrés dans la « concertation sociale » et l' « intégration européenne »

Si la grève est un succès et montre un potentiel de mobilisation sans précédent au sein de la classe ouvrière et des couches populaires belges, l'avenir du mouvement dépend aussi de la direction que lui donneront les syndicats belges.   
Or, le ton n'est guère offensif, et la volonté de poursuivre la lutte contre la politique de classe absente, chez les trois syndicats belges ancrés dans une tradition réformiste et de conciliation de classe.
Ainsi, les secrétaires de la FGTB et de la CSC, Anne Demelenne et Claude Rolin, se sont empressés de lancer des appels à la « concertation sociale » vite repris par le premier ministre Elio di Rupo qui a annoncé son intention de « préserver la concertation sociale entre patronat et employés ».
Le grand rassemblement organisé par les trois centrales syndicales au rond-point Maurice Schumann, dans le quartier européen de Bruxelles, ne visait pas l'Union européenne du capital comme responsable mais demandait au contraire « plus d'Europe ».
En effet, les dirigeants des syndicats ont profité de cette initiative pour émettre une « euro-obligation symbolique », démontrant que « d'autres solutions existent ».
A noter que la proposition 'révolutionnaire' d'euro-obligation, portée par la CES (Confédération européenne des syndicats) et le PGE (Parti de la gauche européenne), est portée en France par les dirigeants du Parti socialiste comme Ségolène Royal ou Martine Aubry, par le secrétaire de la CFDT François Chérèque mais aussi par la patronne des patrons Laurence Parisot.
Certes, toutes les fédérations n'offrent pas tout à fait le même son de cloche. Ainsi, celle des Métallurgistes de la FGTB exprime une ligne plus dure, encline à voir dans cette grève le début d'un mobilisation plus large.

Les communistes belges posent la question de la résistance à cette politique de casse sociale mais aussi de l'alternative

Comme le remarquait Peter Mertens, secrétaire du Parti du travail de Belgique (PTB), avant la journée de mobilisation, la grève pose non seulement la question de la résistance acharnée à cette politique anti-sociale mais aussi celle de l'alternative révolutionnaire :
« La grève ne concerne pas seulement sur le fait que le gouvernement va plonger 200.000 personnes de plus dans la pauvreté, en réduisant les allocations du chômage. La grève n’a pas seulement trait au fait que le gouvernement veut réduire la déductibilité fiscale pour le prêt de votre maison, pour votre épargne pension, pour vos crèches et pour l’isolation de votre maison.

La grève n’a pas seulement trait au fait que le gouvernement refuse d’imposer des tarifs maximaux à Electrabel et au fait que l’électricité est en train de devenir hors de prix.

La grève n’a pas seulement trait au fait que les gens vont devoir travailler plus longtemps et que certaines catégories de pensionnés vont devoir sacrifier entre 150 et 180 euros de leur pension chaque mois.

La grève n’a pas seulement trait au fait que des ministres et des patrons rêvent d’un saut d’index ; ce qui veut dire que, la prochaine fois, vos salaires ne seront pas adaptés à la hausse du coût de la vie. Une baisse de 2%. La grève n’a pas seulement trait au fait qu’on cherche 11 milliards d’euros en se trompant de cible et que les millionnaires vont encore y échapper.

La grève, naturellement, a trait à tout cela, mais la grève a surtout trait au genre de société que nous voulons avoir. Toute lutte sociale qui éclate aujourd’hui n’est que le début d’une nouvelle ère ».

Cette grève historique montre que le potentiel de mobilisation existe plus que jamais en Belgique pour mettre en échec une politique de casse sociale défendue par l'ensemble des forces du consensus dominant en Belgique et en Europe.

Les travailleurs de France comme du reste de l'Europe ne peuvent qu'exprimer leur solidarité avec les travailleurs belges par le développement des luttes dans leur propre pays, contre l'agenda de casse sociale de l'Union européenne du capital et des gouvernements nationaux à son service !

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 11:03

Un pays saigné pendant des années par une poignée de familles qui ne payait pas d'impôts et une démocratie héréditaire qui a vu deux familles diriger le pays à tour de rôle, la Grèce est au bout du rouleau.

Enfin, pas toute la Grèce ! Seulement le peuple grec.

Vous trouverez ici un article repris du site de Libération qui expose clairement la situation alimentaire désastreuse qui s'abat sur le pays. Des gens qui possédaient un bon travail il y a encore quelques mois se retrouvent à devoir faire la queue pour un plat de patates.

En cause, il n'y aucun des thèmes habituels décrit par ceux qui mettent sempiternellement  sur le dos des victimes les causes de leur propre misère : corruption, fraude fiscale,... Ceux-là cherchent avant tout à dédouaner le système économique et politique de ses choix !

Le peuple grec est victime depuis des décennies d'une politique au service de l'argent qui cherche avant tout à servir les intérêts de la bourgeoisie grecque : la fraude fiscale concerne avant tout les grandes familles grecques ; l'état a dépensé sans compter pour les Jeux Olympiques d'Athènes, au grand bénéfice des patrons de la filière construction et de la filière touristique, armateurs compris.

A cela est venu s'ajouter le plan de guerre social de la Troïka FMI - Union Européenne - Banque Centrale Européenne dont le but officiel était de réduire la dette grecque.

Le résultat, c'est que les sommes versées par l'Europe à la grèce ne servent pas à relancer son économie mais permettent seulement de rembourser les intérêts de la dette ! Celle-ci n'est pas prête de diminuer !

Par contre, le peuple grec subit de plein fouet les mesures d'hyper austérité imposées par la Troïka : hausse des taxes, diminutions forte des salaires et des pensions de retraite, licenciements massifs dans la fonction publique,...

En clair : le remède de cheval donnés par ceux qui sont à l'origine de la crise, ce remède tue le peuple grec mais ne soigne ni sa dette, ni son économie.

L'Union européenne reconnaissait hier à demi-mot que ses solutions n'étaient peut-être pas adaptées à l'ampleur de la crise. De là à ce qu'elle change de stratégie !...

Sur le terrain politique grec, il faut se rappeler que cette hyper austérité est imposée par une coalition qui regroupe les socialistes du PASOK (alliés au PS français au niveau européen), la droite de ND (alliée à l'UMP au niveau européen) et l'extrême-droite du LA.OS (alliée au FN au niveau européen) !

Grece-Manif-PAME-2012-01-17.jpgL'alternative politique se concentre désormais sur les seules épaules du KKE, le PC grec.

Même si les médias n'en parlent pas, les mobilisations sociales et politiques continuent, menée notamment par le syndicat de classe PA.ME (lié au PC) et le KKE grec est regardé avec attention par une fraction toujours plus grande de la population, bien au delà des 9 % obtenus aux élections de l'an dernier. Un sondage de novembre donnerait au KKE et à la gauche radicale (Syriza) une audience de près de 30 % !

Comme le dit l'article de Libération, la Grèce est un laboratoire. Le capitalisme et ses organismes (BCE, FMI, Europe,...) regardent jusqu'où ils peuvent aller avant que le peuple ne flanche.

L'expérience finie (quand la Grèce sera à genou ou en révolte), les méthodes appliquées là-bas viendront chez nous.

Le terrain psychologique est préparé depuis des mois avec le bourrage de crâne de nos médias autour de la dette de la France !

Prenons les devants avant qu'il ne soit trop tard !

Comme en Grèce, mobilisons-nous contre le Capital et les partis qui le servent, de la gauche libérale à l'extrême-droite !

Solidaire


Un article de Libération signé Maria Malargadis :

Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d’Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore ? «Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux», soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie «de gérer la foule». L’ambiance est tendue quand les grilles s’ouvrent enfin, et qu’une longue cohorte se forme jusqu’au stand où l’on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.

Certains tentent de doubler, d’autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu’une demi-heure. Et tant pis pour les retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s’accrochent à leur repas qu’ils avalent rapidement assis dans la cour. Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés, on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête dès qu’on les aborde. «Ils ont honte», confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. «Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an», rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. «Que va-t-on devenir ?Je n’ai plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir», s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : «Juste pour un café. J’en ai oublié le goût.»

Années fastes.

En Grèce, on les appelle les «néopauvres», ou encore les «SDF avec iPhone» : des salariés virés d’une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures d’austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes. Qui ne sont pas si loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l’annonce coup de tonnerre d’un déficit budgétaire record de 12,7% du PIB fin 2009 ont fait s’effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.

Premier pays «dégradé» d’Europe, la Grèce est aujourd’hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par «Merkozy», comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à Bruxelles. Mais les plans d’austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de 25% et la faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.

«J’ai commencé à m’inquiéter lorsqu’en consultation j’ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille», raconte Nikita Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde. Il y a une dizaine d’années, l’ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l’afflux aussi soudain que massif d’immigrés clandestins sans ressources. «Depuis un an, ce sont les Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s’interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu’où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne vivent qu’à trois heures d’avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ?»

Diktats.

Jeudi, une scène insolite s’est déroulée au cœur d’Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à 83 km de la capitale, distribuent  50 tonnes de patates et d’oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l’émeute. Tout le monde se précipite sur les étals. A nouveau des disputes, des cris. «On n’avait pas vu ça depuis l’Occupation», peste Andreas qui observe le spectacle à distance. L’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale avait provoqué une terrible famine qui reste dans toutes les mémoires.

Mais si le mot revient si souvent pour décrire le retour de la faim qui frappe les classes moyennes, c’est aussi en référence aux diktats de Bruxelles, et plus encore de Berlin. «Tous les trois mois, on nous menace de faillite immédiate et on nous ordonne d’étrangler encore plus les plus pauvres. L’argent qu’on nous promet ? Ce sont des prêts qui ne servent qu’à rembourser nos créanciers !» s’exclame Andreas.

Employé dans une entreprise maritime, il rit en évoquant l’éventualité de supprimer les treizième et quatorzième mois des salariés du privé. Comme beaucoup d’employeurs, le sien ne lui verse aucun salaire depuis des mois. «Les patrons invoquent la crise pour éviter de payer leurs employés», se plaint-il. Puis, se tournant vers l’ancien Palais royal qui abrite le Parlement, il ajoute : «Ici, il y a 300 crétins qui suivent un gouvernement non élu par le peuple. Est-ce qu’ils ont diminué leur train de vie ? Les fonctionnaires de l’Assemblée touchent toujours seize mois de salaires et personne à Bruxelles ne s’en préoccupe.»

«Laboratoire».

Loin d’avoir, comme en Italie, provoqué un sursaut national face à la crise, Loukas Papademos, le Premier ministre «technocrate» nommé en novembre, brille surtout par son silence. Alors que le pays négocie à nouveau sa survie en promettant de nouvelles mesures de rigueur, la seule interview qu’il a accordée était destinée au… New York Times. Andreas en est persuadé : «Nous vivons sous une dictature économique. Et la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après nous, ce sera le tour des autres pays d’Europe. Il n’y aura plus de classe moyenne.»

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 10:31

Certains ont tendance à oublier que l'extrême-droite c'est la violence et la haine.

Certains pensent même que l'extrême-droite a changé, que le Front National est devenu un parti "comme un autre".

Il n'en est rien ! L'extrême-droite, comme le Front National, véhicule toujours la violence et la haine. Elle participe à la division du peuple en catégories ethniques, religieuses ou sexuelles pour mieux camoufler les responsabilités du système capitaliste dans la crise que nous traversons et, par ce biais, ils protègent les riches.

Il ne s'agit pas de discours mais d'une réalité que des événements récents viennent appuyer.

Marine Le Pen au bal des néo-nazis

Avec l'arrivée de Marine Le Pen à la tête de l'entreprise familiale créée par son milliardaire de père, certains ont cru que le FN avait changé. Peut-on changer un parti seulement en modérant son discours alors que les militants et les cadres sont toujours les mêmes ?

La réalité, c'est que derrière son discours apparemment social, la matrone d'extrême-droite reste viscéralement de droite et réactionnaire.

Car, elle assume son idéologie à l'étranger, la Marine ! Elle se trouvait ce week-end à Vienne, pour un bal, à l'invitation du dirigeant du parti d'extrême-droite FPÖ, Heinz-Christian Strache, et cela au titre de l'Alliance européenne pour la Liberté (EAF), qui rassemble des formations populistes et d'extrême-droite de l'Europe. Un bal où chaque année, des négationnistes sont applaudis : la négation de la réalité des camps de concentration est une particularité de l'extrême-droite. On se rappelle de Jean-Marie Le Pen qualifiant les camps de "point de détail" de l'Histoire.

Normal de la part de l'extrême-droite de chercher à banaliser les idéologies criminelles qu'elle défend ! Mais que dire de la droite et des médias qui participent à cette mystification ?

Jean-Marie Le Pen voit des communistes partout

Il sait où sont ses ennemis, l'ancien d'Algérie !

A ceux qui croient que c'est Marine qui dirige, il faut rappeler que dans les familles traditionnalistes catholiques, les femmes doivent rester soumises à leur mari et à leur père !

A propos de l'élection présidentielle, Le Pen père affirme qu'en cas de défaite de Sarkozy,  "il y a une grande chance, en effet, que le Front National constitue le noyau de regroupement... des anti-marxistes, disons" ! !

Ah ! Il y aurait donc des marxistes infiltrés partout ? Au PS ou chez Bayrou, certainement ? Peut-être même à l'UMP ?

Cela signifie donc que le FN reste foncièrement un parti opposé à toute politique sociale et progressiste, considérée comme marxiste. Et ceux qui voient le FN reprendre des propositions traditionnellement de gauche doivent comprendre qu'il s'agit d'un discours électoraliste, visant à capter l'électorat populaire comme Sarkozy l'avait fait en 2007 avec son "travailler plus pour gagner plus" et son slogan de "président du pouvoir d'achat".

Ce discours anti-marxiste est le même que l'on retrouve chez les néo-conservateurs du Tea Party américain qui considèrent Obama comme un communiste ! Et nous qui le considérons comme de droite !...

Le FN, nid à néo-nazis

Ce qui est vrai également, c'est que les exclusions se multiplient au FN. Elles concernent des candidats et responsables du mouvement qui affichent publiquement leur attirance pour l'idéologie nazie. (En privé, c'est autre chose !)

Cela a été particulièrement le cas dans le Rhône où deux responsables FN ont été récemment exclus.

Rappelez-vous de Yvan Benedetti, le conseiller municipal FN de Vénissieux qui s'était qualifié d'antisioniste, antisémite, anti juif sur un site lillois et qui a été exclu du FN pour deux ans (seulement !) en juillet dernier !

FN Salut nazi 25 mars 2011Rappelez-vous de Alexandre Gabriac, le conseiller régional du parti d'extrême droite en Rhône-Alpes, photographié faisant le salut nazi et exclu en avril 2011 ! Il était membre du Comité national du FN.

Les deux responsables FN étaient tout deux membres de l'œuvre française, une organisation nostalgique du pétainisme. Quand on vous dit que le FN est un nid de néo-nazis !

Faut-il aussi se rappeler de la mort de Brahim Bourham, un jeune marocain balancé à la Seine par trois skins-heads à l'issue de la marche du 1er mai du FN en 1995 ? Il y a chaque année des cortèges de néo-nazis qui suivent le cortège "officiel" du FN dans une entente proche de la complicité active.

Communistes - fascistes : une opposition résolue

Tags-Neonazis---PCF-Givors---2012.jpgL'attaque ce week-end également du local du PCF à Givors, dans le Rhône, par des militants d'extrême-droite, démontre que ces groupuscules sont toujours prêts à passer à l'action.

Avec les immigrés et les juifs, les communistes sont leurs cibles principales. Une reconnaissance du travail que mènent les communistes depuis toujours en faveur du rassemblement des travailleurs, du peuple, au delà des origines, des religions et des régions. Pour les communistes, ce qui prime, c'est la lutte des classes qui bénéficie aujourd'hui aux classes aisées (Profits, bouclier fiscal, baisse de l'ISF,...) contre les travailleurs (Chômage, TVA en hausse, retraite rognée, santé en ruine).

Et pour finir, ceux qui croient encore que le FN peut être au côté du peuple devraient interroger les cadres nationaux de ce parti sur leur connivence au parlement européen avec l'extrême-droite grecque, le LA.OS, qui participe à un gouvernement d'union avec le parti de droite Nouvelle Démocratie (!) et les socialistes du PASOK (!!) pour imposer aux travailleurs grecs une austérité dictée par le FMI et l'Union Européenne !

Le fait que le FN soit contre le SMIC, contre les syndicats, pour une retraite à 62 ans et 40 ans de cotisation, etc. doit y être pour quelque chose.

Comme en Grèce, les seuls ennemis de la finance et de la mondialisation capitaliste, ce sont les communistes !

L'extrême-droite sert de solution de rechange au capitalisme quand le peuple se rebelle un peu trop, comme cela a été le cas en Allemagne dans les années 30 ou au Chili dans les années 70.

En cela, il est clair que pour les communistes, il ne doit pas y avoir banalisation du FN et que ses idées et son programme doivent être combattus.

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Published by Solidaire - dans En France
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