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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 11:03

Un pays saigné pendant des années par une poignée de familles qui ne payait pas d'impôts et une démocratie héréditaire qui a vu deux familles diriger le pays à tour de rôle, la Grèce est au bout du rouleau.

Enfin, pas toute la Grèce ! Seulement le peuple grec.

Vous trouverez ici un article repris du site de Libération qui expose clairement la situation alimentaire désastreuse qui s'abat sur le pays. Des gens qui possédaient un bon travail il y a encore quelques mois se retrouvent à devoir faire la queue pour un plat de patates.

En cause, il n'y aucun des thèmes habituels décrit par ceux qui mettent sempiternellement  sur le dos des victimes les causes de leur propre misère : corruption, fraude fiscale,... Ceux-là cherchent avant tout à dédouaner le système économique et politique de ses choix !

Le peuple grec est victime depuis des décennies d'une politique au service de l'argent qui cherche avant tout à servir les intérêts de la bourgeoisie grecque : la fraude fiscale concerne avant tout les grandes familles grecques ; l'état a dépensé sans compter pour les Jeux Olympiques d'Athènes, au grand bénéfice des patrons de la filière construction et de la filière touristique, armateurs compris.

A cela est venu s'ajouter le plan de guerre social de la Troïka FMI - Union Européenne - Banque Centrale Européenne dont le but officiel était de réduire la dette grecque.

Le résultat, c'est que les sommes versées par l'Europe à la grèce ne servent pas à relancer son économie mais permettent seulement de rembourser les intérêts de la dette ! Celle-ci n'est pas prête de diminuer !

Par contre, le peuple grec subit de plein fouet les mesures d'hyper austérité imposées par la Troïka : hausse des taxes, diminutions forte des salaires et des pensions de retraite, licenciements massifs dans la fonction publique,...

En clair : le remède de cheval donnés par ceux qui sont à l'origine de la crise, ce remède tue le peuple grec mais ne soigne ni sa dette, ni son économie.

L'Union européenne reconnaissait hier à demi-mot que ses solutions n'étaient peut-être pas adaptées à l'ampleur de la crise. De là à ce qu'elle change de stratégie !...

Sur le terrain politique grec, il faut se rappeler que cette hyper austérité est imposée par une coalition qui regroupe les socialistes du PASOK (alliés au PS français au niveau européen), la droite de ND (alliée à l'UMP au niveau européen) et l'extrême-droite du LA.OS (alliée au FN au niveau européen) !

Grece-Manif-PAME-2012-01-17.jpgL'alternative politique se concentre désormais sur les seules épaules du KKE, le PC grec.

Même si les médias n'en parlent pas, les mobilisations sociales et politiques continuent, menée notamment par le syndicat de classe PA.ME (lié au PC) et le KKE grec est regardé avec attention par une fraction toujours plus grande de la population, bien au delà des 9 % obtenus aux élections de l'an dernier. Un sondage de novembre donnerait au KKE et à la gauche radicale (Syriza) une audience de près de 30 % !

Comme le dit l'article de Libération, la Grèce est un laboratoire. Le capitalisme et ses organismes (BCE, FMI, Europe,...) regardent jusqu'où ils peuvent aller avant que le peuple ne flanche.

L'expérience finie (quand la Grèce sera à genou ou en révolte), les méthodes appliquées là-bas viendront chez nous.

Le terrain psychologique est préparé depuis des mois avec le bourrage de crâne de nos médias autour de la dette de la France !

Prenons les devants avant qu'il ne soit trop tard !

Comme en Grèce, mobilisons-nous contre le Capital et les partis qui le servent, de la gauche libérale à l'extrême-droite !

Solidaire


Un article de Libération signé Maria Malargadis :

Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d’Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore ? «Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux», soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie «de gérer la foule». L’ambiance est tendue quand les grilles s’ouvrent enfin, et qu’une longue cohorte se forme jusqu’au stand où l’on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.

Certains tentent de doubler, d’autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu’une demi-heure. Et tant pis pour les retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s’accrochent à leur repas qu’ils avalent rapidement assis dans la cour. Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés, on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête dès qu’on les aborde. «Ils ont honte», confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. «Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an», rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. «Que va-t-on devenir ?Je n’ai plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir», s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : «Juste pour un café. J’en ai oublié le goût.»

Années fastes.

En Grèce, on les appelle les «néopauvres», ou encore les «SDF avec iPhone» : des salariés virés d’une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures d’austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes. Qui ne sont pas si loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l’annonce coup de tonnerre d’un déficit budgétaire record de 12,7% du PIB fin 2009 ont fait s’effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.

Premier pays «dégradé» d’Europe, la Grèce est aujourd’hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par «Merkozy», comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à Bruxelles. Mais les plans d’austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de 25% et la faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.

«J’ai commencé à m’inquiéter lorsqu’en consultation j’ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille», raconte Nikita Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde. Il y a une dizaine d’années, l’ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l’afflux aussi soudain que massif d’immigrés clandestins sans ressources. «Depuis un an, ce sont les Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s’interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu’où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne vivent qu’à trois heures d’avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ?»

Diktats.

Jeudi, une scène insolite s’est déroulée au cœur d’Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à 83 km de la capitale, distribuent  50 tonnes de patates et d’oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l’émeute. Tout le monde se précipite sur les étals. A nouveau des disputes, des cris. «On n’avait pas vu ça depuis l’Occupation», peste Andreas qui observe le spectacle à distance. L’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale avait provoqué une terrible famine qui reste dans toutes les mémoires.

Mais si le mot revient si souvent pour décrire le retour de la faim qui frappe les classes moyennes, c’est aussi en référence aux diktats de Bruxelles, et plus encore de Berlin. «Tous les trois mois, on nous menace de faillite immédiate et on nous ordonne d’étrangler encore plus les plus pauvres. L’argent qu’on nous promet ? Ce sont des prêts qui ne servent qu’à rembourser nos créanciers !» s’exclame Andreas.

Employé dans une entreprise maritime, il rit en évoquant l’éventualité de supprimer les treizième et quatorzième mois des salariés du privé. Comme beaucoup d’employeurs, le sien ne lui verse aucun salaire depuis des mois. «Les patrons invoquent la crise pour éviter de payer leurs employés», se plaint-il. Puis, se tournant vers l’ancien Palais royal qui abrite le Parlement, il ajoute : «Ici, il y a 300 crétins qui suivent un gouvernement non élu par le peuple. Est-ce qu’ils ont diminué leur train de vie ? Les fonctionnaires de l’Assemblée touchent toujours seize mois de salaires et personne à Bruxelles ne s’en préoccupe.»

«Laboratoire».

Loin d’avoir, comme en Italie, provoqué un sursaut national face à la crise, Loukas Papademos, le Premier ministre «technocrate» nommé en novembre, brille surtout par son silence. Alors que le pays négocie à nouveau sa survie en promettant de nouvelles mesures de rigueur, la seule interview qu’il a accordée était destinée au… New York Times. Andreas en est persuadé : «Nous vivons sous une dictature économique. Et la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après nous, ce sera le tour des autres pays d’Europe. Il n’y aura plus de classe moyenne.»

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 10:31

Certains ont tendance à oublier que l'extrême-droite c'est la violence et la haine.

Certains pensent même que l'extrême-droite a changé, que le Front National est devenu un parti "comme un autre".

Il n'en est rien ! L'extrême-droite, comme le Front National, véhicule toujours la violence et la haine. Elle participe à la division du peuple en catégories ethniques, religieuses ou sexuelles pour mieux camoufler les responsabilités du système capitaliste dans la crise que nous traversons et, par ce biais, ils protègent les riches.

Il ne s'agit pas de discours mais d'une réalité que des événements récents viennent appuyer.

Marine Le Pen au bal des néo-nazis

Avec l'arrivée de Marine Le Pen à la tête de l'entreprise familiale créée par son milliardaire de père, certains ont cru que le FN avait changé. Peut-on changer un parti seulement en modérant son discours alors que les militants et les cadres sont toujours les mêmes ?

La réalité, c'est que derrière son discours apparemment social, la matrone d'extrême-droite reste viscéralement de droite et réactionnaire.

Car, elle assume son idéologie à l'étranger, la Marine ! Elle se trouvait ce week-end à Vienne, pour un bal, à l'invitation du dirigeant du parti d'extrême-droite FPÖ, Heinz-Christian Strache, et cela au titre de l'Alliance européenne pour la Liberté (EAF), qui rassemble des formations populistes et d'extrême-droite de l'Europe. Un bal où chaque année, des négationnistes sont applaudis : la négation de la réalité des camps de concentration est une particularité de l'extrême-droite. On se rappelle de Jean-Marie Le Pen qualifiant les camps de "point de détail" de l'Histoire.

Normal de la part de l'extrême-droite de chercher à banaliser les idéologies criminelles qu'elle défend ! Mais que dire de la droite et des médias qui participent à cette mystification ?

Jean-Marie Le Pen voit des communistes partout

Il sait où sont ses ennemis, l'ancien d'Algérie !

A ceux qui croient que c'est Marine qui dirige, il faut rappeler que dans les familles traditionnalistes catholiques, les femmes doivent rester soumises à leur mari et à leur père !

A propos de l'élection présidentielle, Le Pen père affirme qu'en cas de défaite de Sarkozy,  "il y a une grande chance, en effet, que le Front National constitue le noyau de regroupement... des anti-marxistes, disons" ! !

Ah ! Il y aurait donc des marxistes infiltrés partout ? Au PS ou chez Bayrou, certainement ? Peut-être même à l'UMP ?

Cela signifie donc que le FN reste foncièrement un parti opposé à toute politique sociale et progressiste, considérée comme marxiste. Et ceux qui voient le FN reprendre des propositions traditionnellement de gauche doivent comprendre qu'il s'agit d'un discours électoraliste, visant à capter l'électorat populaire comme Sarkozy l'avait fait en 2007 avec son "travailler plus pour gagner plus" et son slogan de "président du pouvoir d'achat".

Ce discours anti-marxiste est le même que l'on retrouve chez les néo-conservateurs du Tea Party américain qui considèrent Obama comme un communiste ! Et nous qui le considérons comme de droite !...

Le FN, nid à néo-nazis

Ce qui est vrai également, c'est que les exclusions se multiplient au FN. Elles concernent des candidats et responsables du mouvement qui affichent publiquement leur attirance pour l'idéologie nazie. (En privé, c'est autre chose !)

Cela a été particulièrement le cas dans le Rhône où deux responsables FN ont été récemment exclus.

Rappelez-vous de Yvan Benedetti, le conseiller municipal FN de Vénissieux qui s'était qualifié d'antisioniste, antisémite, anti juif sur un site lillois et qui a été exclu du FN pour deux ans (seulement !) en juillet dernier !

FN Salut nazi 25 mars 2011Rappelez-vous de Alexandre Gabriac, le conseiller régional du parti d'extrême droite en Rhône-Alpes, photographié faisant le salut nazi et exclu en avril 2011 ! Il était membre du Comité national du FN.

Les deux responsables FN étaient tout deux membres de l'œuvre française, une organisation nostalgique du pétainisme. Quand on vous dit que le FN est un nid de néo-nazis !

Faut-il aussi se rappeler de la mort de Brahim Bourham, un jeune marocain balancé à la Seine par trois skins-heads à l'issue de la marche du 1er mai du FN en 1995 ? Il y a chaque année des cortèges de néo-nazis qui suivent le cortège "officiel" du FN dans une entente proche de la complicité active.

Communistes - fascistes : une opposition résolue

Tags-Neonazis---PCF-Givors---2012.jpgL'attaque ce week-end également du local du PCF à Givors, dans le Rhône, par des militants d'extrême-droite, démontre que ces groupuscules sont toujours prêts à passer à l'action.

Avec les immigrés et les juifs, les communistes sont leurs cibles principales. Une reconnaissance du travail que mènent les communistes depuis toujours en faveur du rassemblement des travailleurs, du peuple, au delà des origines, des religions et des régions. Pour les communistes, ce qui prime, c'est la lutte des classes qui bénéficie aujourd'hui aux classes aisées (Profits, bouclier fiscal, baisse de l'ISF,...) contre les travailleurs (Chômage, TVA en hausse, retraite rognée, santé en ruine).

Et pour finir, ceux qui croient encore que le FN peut être au côté du peuple devraient interroger les cadres nationaux de ce parti sur leur connivence au parlement européen avec l'extrême-droite grecque, le LA.OS, qui participe à un gouvernement d'union avec le parti de droite Nouvelle Démocratie (!) et les socialistes du PASOK (!!) pour imposer aux travailleurs grecs une austérité dictée par le FMI et l'Union Européenne !

Le fait que le FN soit contre le SMIC, contre les syndicats, pour une retraite à 62 ans et 40 ans de cotisation, etc. doit y être pour quelque chose.

Comme en Grèce, les seuls ennemis de la finance et de la mondialisation capitaliste, ce sont les communistes !

L'extrême-droite sert de solution de rechange au capitalisme quand le peuple se rebelle un peu trop, comme cela a été le cas en Allemagne dans les années 30 ou au Chili dans les années 70.

En cela, il est clair que pour les communistes, il ne doit pas y avoir banalisation du FN et que ses idées et son programme doivent être combattus.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 11:36

La fondation Abbé Pierre tente de faire réagir les candidats aux Présidentielles sur la question du mal logement. Un sujet sur lequel les communistes et leurs élus travaillent depuis des années.

Il ne se passe pas une semaine sans que Andrée OGER ne rencontre à ses permanences une famille ou un parent isolé qui éprouve des difficultés pour trouver un logement ou pour payer son loyer. Ce sujet est d'ailleurs devenu le principal sujet de rendez-vous sur le canton.

C'est que les difficultés de logement concernent également nos campagnes.

Comme la pauvreté ou le chômage, les soucis de logement sont plus discrets en zone rurale car plus diffus. Ils sont en général aggravés par l'éloignement des transports et des services publics, concentrés en ville.

J'ai eu l'occasion de visiter ce qu'on appelle pudiquement un logement indigne sur Saint Germain sur Avre. L'humidité du logement avait moisi les murs et le locataire avait dû jeter la moitié de ses vêtements, moisis eux aussi. Sans recours possible, il était livrée les pieds et poings liés à une propriétaire sans scrupules, habitante du canton de Nonancourt, qui louait ainsi un ensemble de vielles bâtisses. Avec l'aide d'Andrée OGER et des services sociaux départementaux, il a pu être relogé. Mais combien n'ont pas cette chance ?

Les marchands de sommeil qui louent à Paris des appartements dangereux et dégueulasses à des familles qui ne peuvent bénéficier de HLM, ces marchands de sommeil se rencontrent aussi à la campagne. Et ils ne sont pas dérangés par les autorités ! Eux peuvent tranquillement dormir sur leurs deux oreilles en continuant d'escroquer des familles dans la difficulté.

C'est qu'il y a malheureusement une situation de pénurie de logements, sociaux notamment, qui entraine ce genre d'escroquerie.

Avec d'autres associations, la Fondation Abbé Pierre exige la construction de 500 000 logements neufs par an dont un minimum de 150 000 logements sociaux. On ne peut que rejoindre ces associations sur ce sujet si l'on souhaite venir en aide aux 8 millions de personnes mal logées en France. 8 millions sur 65 millions, c'est énorme !

François HOLLANDE a proposé récemment d'encadrer les loyers. Ouf !

Depuis des mois, des années, les communistes exigent cet encadrement des loyers. Avec notre campagne de Front Uni contre la Vie Chère, nous allons même plus loin en exigeant un blocage des loyers.

Ce n'est pas scandaleux : depuis des années, l'indice de la contruction, qui sert de base à la hausse des barêmes de loyers, évolue plus vite que l'inflation et... beaucoup plus vite que les hausses de salaires, de pensions de retraites ou de minimas sociaux.

Il devient de plus en plus dur de payer son loyer, et, avec les hausses successives de l'électricité, du gaz et du fioul, de chauffer son logement.

Alors, quand on entend monsieur Benoît APPARU, ministre sarkozyste du logement, dire à propos de l'encadrement des loyers : "j'y suis totalement défavorable par pragmatisme pas par principe. Ce serait une erreur monumentale." et d'expliquer que "la fondation (Abbé Pierre) part du principe que les loyers sont trop cher et que les encadrer les feront baisser. Mais l'encadrement des loyers produira l'effet inverse. Les propriétaires diront au revoir à cet investissement si ils perdent en rentabilité. Et si il y a moins d'offres, les loyers augmenteront". Il se fout de qui ?

D'un côté 8 millions de français en mal logement et de l'autre un gouvernement qui défend les revenus des propriétaires !

Ce matin, sur France Info, le même Benoît APPARU assumait cette position. Il affirmait qu'un propriétaire d'appartement qui touche 1 000 euros chaque mois de loyer abandonnerait cet "investissement" si on baissait ses revenus à 900 € ! L'argent : ils n'ont que ça à la bouche !

Sur ce dossier comme sur les autres, la droite montre qu'elle est au service des possédants, c'est-à-dire des propriétaires de parcs immobiliers, comme elle est au côté des propriétaires de capitaux.

Sur le logement comme sur l'économie, c'est bien la loi du marché donc le capitalisme qui est la source du problème.

En attendant de changer complètement le système, un encadrement du marché du logement permettrait de limiter les appétits sans fins des investisseurs financiers sur le marché de l'immobilier pour permettre enfin aux familles et aux adultes isolés de trouver un toit correct pour les abriter.

PCF Affiches vie chère

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 10:40

Dimanche dernier, Nicolas Sarkozy annonçait une hausse de la TVA de 1,6 point pour octobre prochain. Le même Nicolas Sarkozy disait exactement l'inverse il y a trois mois à la télévision.

On dit que les français ont la mémoire courte. A moins qu'il ne s'agisse des journalistes ?

Dimanche dernier, l'interview télévisée de l'actuel pensionnaire de l'Elysée, Nicolas Sarkozy, a été marquée par plusieurs annonces de mesures antisociales. Parmi elles, l'annonce de l'augmentation de la TVA de 19,6 % à 21,2 % n'est pas passée inaperçue.

C'est que Nicolas Sarkozy justifie cette hausse de la TVA par la nécessité de baisser les charges sociales des entreprises. Et de dire « Je ne crois en rien à une augmentation des prix car la concurrence maintiendra les prix » ! 

Hypocrisie ou sénilité ? Nicolas Sarkozy disait exactement l'inverse il y a trois mois, lors de son passage télévisé sur TF1 et France 2 le 27 octobre dernier !

L'occupant actuel de l'Elysée se refusait à augmenter la TVA ce soir là : "Une augmentation généralisée de la TVA ? En aucun cas. Pour une raison assez simple: c'est que ça pèserait sur le pouvoir d'achat des Français, sur la consommation des Français", ce qui serait "injuste", affirmait-il.

En trois mois de temps, non seulement il fait exactement l'inverse de ce qu'il affirmait mais, en plus, il donne les arguments exactement inverses : cela n'aurait plus d'impacts sur les prix donc sur le pouvoir d'achat des français ?

En fait, ce nouveau retournement de position est une habitude de Sarkozy, une stratégie politique bien huillée qui s'appuie sur l'oubli généreux de ses engagements dont font preuve nos journalistes.

Ainsi, sur la TVA sociale, il affirmait dimanche "Je n'ai jamais prononcé le mot de 'TVA sociale. Ce mot n'a aucun sens'".

Et pourtant, pendant sa campagne électorale de 2007, il souhaitait "qu'avec l'accord des partenaires sociaux, toute avancée dans le sens de la TVA sociale s'accompagne d'un grand rendez-vous social à la fin de chacune des deux années suivantes".  De la même façon, "Si la TVA sociale contribue à freiner les délocalisations, si elle est bonne pour l'emploi, si elle est bonne pour la croissance, si elle ne pénalise pas le pouvoir d'achat, alors nous ferons la TVA sociale", avait-il déclaré le 20 juin 2007, lors d'un discours de politique générale aux parlementaires de la majorité, juste après son accession à l'Elysée. Et le 22 juin 2006, Sarkozy avait également utilisé l'expression "TVA sociale" lors d'un meeting à Agen : "Je propose que l'option de la TVA sociale soit étudiée, débattue, sans à priori idéologique".

Mauvaise foi, quand tu nous tiens !

De la même façon, sur sa candidature, il préfère jouer la montre, histoire de pouvoir utiliser à plein les moyens de l'Etat pour sa campagne électorale.

Nicolas Sarkozy indiquait pourtant le 27 octobre dernier à la télévision qu'on "ne pouvait pas être président de la République et candidat" en même temps par temps de crise et que le débat serait "tranché fin janvier début février", ajoutant néanmoins qu'il avait "fait [son] choix". Plus que quelques jours de suspens ? On n'ose y croire !

Le mensonge chez Sarkozy est une caractéristique du personnage.

On se souvient de son engagement de ne pas revenir sur le vote du peuple français contre le Traité Constitutionnel Européen, de son engagement pour le pouvoir d'achat, de son engagement à ne pas se représenter si le chômage n'était pas sous les 5 % à la fin de son mandat ou de son engagement à défendre les salariés d'Arcellor-Mittal à Gandrange.

La seule parole que Sarkozy n'a pas trahi, c'est celle qu'il a donnée à ses amis du Fouquet's, riches hommes d'affaire et patrons mélangés, de défendre leurs intérêts. Pour le reste, il est forcé de mentir, comme tout candidat de droite qui défend les classes aisées mais qui doit compter sur une majorité d'électeurs, donc de gens issus des classes moyennes et populaires, pour se faire réélire.

Sarkozy annonçait il y a trois mois qu'il n'augmenterait pas la TVA mais le fait aujourd'hui.

Et certains s'étonnent encore que les communistes dénoncent l'hypocrisie des propos de Sarkozy ?

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 10:06

"Travailler plus pour gagner beaucoup moins" et "chacun seul face à son patron", nouveaux slogans de campagne du candidat Sarkozy ?

Candidat du pouvoir d'achat en 2007, Sarkozy annonçait que si le chômage montait sous son mandat, il ne se représenterait pas. Le voilà pourtant reparti.

Hier à la télévision, il nous annonçait tout un cortège de mesures qui, au final, tiennent du programme électoral. Mais quel programme !

Sans surprise, le président a annoncé à partir du 1er octobre une hausse du taux" normal" de TVA de 1,6 point, qui passera de 19,6% à 21,2%. Et de se vanter que les taux réduits ne seront pas pas affectés : encore heureux ! Ils sont déjà passés de 5,5 % à 7 % au premier janvier !

La hausse de la TVA, on le sait, affecte tous les consommateurs, quels que soient les revenus des foyers. Il s'agit donc d'un impôt parfaitement injuste qui prend autant dans les poches des pauvres que dans celle des riches.

Parallèlement, il annonce que la CSG sur les revenus financiers sera relevée de deux points.

Sarkozy prend un peu, par la CSG, dans la poche des entreprises mais leur donne à nouveau beaucoup par le biais d'un allègement de 13 milliards d'euros des charges patronales. Il reconnait d'ailleurs que la hausse de la TVA vient compenser ce cadeau au Capital !

Deuxième annonce morbide : la fin des conventions collectives et des négociations de branche.

Ainsi, il a annoncé la possibilité pour le patronat d'échapper à toute durée légale du temps de travail par le biais d'accord dit de compétitivité. En clair, les accords de compétitivité d'entreprise primeront sur les négociations de branche, ce qui mettra sous pression les salariés des entreprises les plus petites et celles où les syndicats sont faibles. Au final, la concurrence entre entreprises entrainera une augmentation généralisée du temps de travail sans aucune compensation salariale : "travailler plus pour que le patron gagne plus !"

Pour justifier toutes ces nouvelles mesures de dérégulation sociale, Sarkozy ressort l'argument usé de la compétitivité et de la lutte pour l'emploi. Même si plus personne ne croit à son discours, il lance néanmoins une complainte sur "la France se vide de son sang industriel, il faut arrêter ça (...) je veux qu'on garde nos usines".

Où sont Sarkozy et ses ministres, Bruno Le Maire en tête, pour sauver la papeterie d'Alizay, viable et qui a trois repremeurs potentiels ? Où sont Sarkozy et ses ministres quant il s'agit de sauver l'entreprise pharmaceutique MSD, près de Gisors, sacrifiée pour améliorer la rentabilité financière de son propriétaire, le groupe Merck ?

On sait ce qu'il est advenu des promesses de Sarkozy pour l'emploi, notamment sur des dossiers comme celui d'Arcellor-Mittal à Gandrange ! Du flan ! Des mensonges !

Seul sujet sur lequel il se félicite : la dette. "Nous sommes exactement dans la trajectoire de réduction du déficit" affirme t-il. Il s'agit bien du seul argument positif qu'il tente de sortir alors que la dette publique a explosé sous son mandat, après les 240 milliards d'euros qu'il a généreusement distribué fin 2007 pour sauver de la faillite ses copains banquiers et spéculateurs.

Tout cela n'est que l'énième et dernier coup de force présidentiel. Les privilégiés et les financiers auront été servis jusqu'au bout. Les salariés n'ont plus rien à attendre de ce pouvoir.

Il est grand temps de se débarasser de Nicolas Sarkozy et de sa clique, au service des riches du Fouquet's.

Mais, il faut derrière, construire une alternative politique, défendre un programme réellement progressiste, qui remette l'humain au cœur des choix politiques et économiques.

l'alternance ne suffit pas ! Le choix par défaut ou le choix par dépit mèneront pour l'un à la déception, pour l'autre à la catastrophe.

Avec le Front de Gauche, les communistes ont fait le choix d'une démarche dynamique au service du peuple contre les financiers. Avec un travail militant intense, en absence de toute présence médiatique, nos candidats, à commencer par Jean-Luc Mélenchon, connaissent une poussée constante dans les sondages depuis septembre.

D'ici au dimanche 22 avril, cette dynamique va continuer de se développer. Chacun peut devenir le vecteur de ce changement, non seulement pour mettre en échec la politique du patronat, via Sarkozy, mais pour donner un nouveau rapport de force en faveur du peuple !

Prenez le pouvoir ! Place au peuple !

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 09:43

La politique allemande de compétitivité par les salaires est épinglée. L'Organisation internationale du travail (OIT) y voit "la cause structurelle" de la crise en zone euro, dans un rapport publié mardi 24 janvier.

"L'amélioration de la compétitivité des exportateurs allemands est de plus en plus identifiée comme la cause structurelle des difficultés récentes dans la zone euro", souligne l'institution onusienne basée à Genève, qui critique notamment les réformes engagées en 2003 par le gouvernement Schröder.
Ces réformes ainsi que les gains de compétitivité de l'économie allemande sont régulièrement présentés par Berlin comme un modèle à suivre par les autres pays. Le président français Nicolas Sarkozy a notamment vanté le modèle allemand ces dernières semaines.
"CROISSANCE SOUS PRESSION"
L'OIT y voit au contraire un frein à la croissance européenne. "Les coûts du travail en Allemagne ont chuté depuis une décennie par rapport aux concurrents, mettant leur croissance sous pression, avec des conséquences néfastes pour la viabilité de leurs finances publiques", note l'organisation qui vise à promouvoir le travail décent à travers le monde.
"Plus grave, les pays en crise n'ont pas pu utiliser la voie des exportations pour compenser la faiblesse de la demande domestique car leur industrie ne pouvait pas profiter d'une demande intérieure plus forte en Allemagne", ajoute l'OIT.
DÉFLATION SALARIALE
Dans un contexte de chômage élevé en Allemagne, les réformes Schröder ont eu pour effet de "réduire les revenus du bas de l'échelle (...), notamment dans les services où de nouveaux emplois, essentiellement à bas salaires, sont apparus". Mais dans le même temps, "peu de choses ont été faites pour améliorer la compétitivité par le biais d'une progression de la productivité", selon ce rapport.
"La politique de déflation salariale n'a pas seulement amputé la consommation, restée plus d'un point de pourcentage en retrait du reste de la zone euro sur la période 1995 à 2001. Elle a aussi conduit à un accroissement des inégalités de revenus, à une vitesse jamais vue, même durant le choc de l'après réunification", dénonce l'OIT, en faisant référence à des données récentes de l'OCDE sur le sujet. "Au niveau européen, cela a créé les conditions d'un marasme économique prolongé, car les autres pays membres voient de plus en plus une politique de déflation des salaires encore plus dure comme solution à leur manque de compétitivité", souligne le rapport.
L'OIT estime par ailleurs que la contribution de la déflation des salaires en Allemagne dans la création d'emplois dans ce pays n'est même "pas si claire" : "Les récents succès à l'exportation doivent peu à cette politique salariale et s'expliquent d'avantage par l'orientation géographique des exportateurs allemands vers les marchés émergents dynamiques."

Lu sur le blog de Nicolas Maury


Commentaires :

Cette étude de l'institution de l'ONU spécialisée sur le travail, l'OIT, confirme ce que nous disons sur ce blog depuis des mois : le modèle allemand est un échec sur le plan de l'emploi et des salaires pour les travailleurs allemands.

Cette étude démontre par ailleurs que la politique "de compétitivité par les salaires", politique de pression sur les salaires, est la source principale du ralentissement économique de toute la zone euro.

En élargissant, on imagine bien que des politiques d'austérité salariale menées dans d'autres pays européens, en France notamment, contribuent également au marasme économique, dans les pays concernés et au niveau européen.

Ce sont donc bien les politiques économiques menées qui sont à l'origine de la panne économique de l'Europe et de l'appauvrissement massif des travailleurs. Ce que confirment les chiffres de croissance des pays d'Amérique Latine ou de la Chine, pays où l'accent est mis sur la croissance de la production nationale et sur une redistribution des richesses.

Nous vous invitons à relire, pour l'économie allemande, l'article Le modèle allemand vanté par Sarkozy, c'est la précarité et l'érosion démographique .

Pour ce qui est de la croissance à travers le monde, vous pouvez relire ce que nous disions le 20 décembre dernier : Croissance : l'Europe capitaliste à la traîne

Solidaire

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 09:27

Sur le terrain au quotidien, le Parti communiste va multiplier les initiatives pour montrer qu'il y a un réel espoir de changement populaire et progressiste en France.

Loin des banquets payants organisés par les partis de droite, Modem, UMP ou FN, les communistes continuent inlassablement leur travail de terrain, au plus près des travailleurs, des familles. Un travail d'autant plus facile que les communistes font partie intégrante des classes populaires : les dirigeants du PCF n'ont pas grandi à Neuilly ou à Saint Cloud ! Ils n'ont pas fréquenté les écoles privés comme Nicolas ou Marine !...

Dans l'Eure, cela fait des mois que nous vous relatons le travail incessant que mènent les communistes et leurs élus pour la défense des travailleurs, que ce soit les retraites, l'école, les emplois comme chez Glaxo à Evreux ou M-real à Alizay, le logement, la défense de l'hôpital public,...

Quelques photos sont jointes à cet article pour se rappeler des quelques moments forts du mouvement social ces dernières années.

Depuis quelques semaines, avec l'approche des élections présidentielles et législatives, l'activité devient effervescence. De nombreux adhérents reprennent une activité militante et de simples citoyens, militants syndicaux, associatifs ou non, viennent nous trouver pour participer à cette campagne. La hausse du candidat Mélenchon dans les intentions de vote en est le fruit.

Dans les semaines qui viennent, dès aujourd'hui pour le canton de Saint André, des initiatives nous amèneront sur le terrain, la plupart discrètes, certaines plus spectaculaires.

Sur notre circonscription comme sur tout le département, se multiplient les rencontres avec les salariés, comme hier à la Cité administrative d'Evreux ou comme aujourd'hui à Sofrastock sur Saint André. Marchés, porte-à-porte, assemblées citoyennes, distributions aux boîtes aux lettres et collages se multiplient également.

Il y a de la dynamique dans l'air ! Ensemble, nous pouvons inverser le rapport de force et faire avancer les intérêts du peuple contre ceux des financiers et des classes aisées !

Cette force qui est la nôtre, c'est d'être parmi le peuple.

Car, il y a ceux qui se disent préoccupés par les difficultés des travailleurs, des chômeurs et des retraités, mais qui vivent loin de nos villages, dans de beaux quartiers, et qui prônent dans leurs programmes des mesures bien différentes de leurs discours.

Et il y a ceux qui partagent réellement les réalités que rencontrent la majorité des français.

Au quotidien, dans les entreprises, sur les marchés, dans les quartiers, dans nos mairies et au Conseil général, vous savez que les communistes sont présents à vos côtés et que vous pouvez compter sur eux et sur leurs élus.

Le Parti communiste a été et est de tous les combats pour le progrès social. 1936, 1947, 1968, 1981, 1995, 2010,...

Avec le Front de Gauche, il a souhaité impulser une nouvelle dynamique politique qui commence à porter ses fruits.

Dans la campagne électorale qui commence, vous pouvez vous aussi devenir acteurs du changement, devenir des relais des idées qui nous rassemblent !

Rejoignez nous ! Adhérez au PCF ou associez-vous à la campagne du Front de Gauche !

Reprenez votre destin en main !

2010 - 27 mai 020

 Mouvement pour la défense de la retraite à 60 ans : les communistes y étaient !

Marche pour l emploi - Igoville 100310 (2)

Défense de l'emploi : les communistes sont depuis le début avec les M-real

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 Pour défendre le service public de La Poste : les élus communistes en tête

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Jeunes communistes : mobilisation contre la crise du capitalisme en 2008

St André 161211 - Nos enfants nous accuseront (2)

Soirée du 16 décembre 2011 à Saint André pour une autre agriculture et une autre alimentation

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:00

Flambée du chômage et hausse de la misère sont les fruits de trente ans de libéralisation de l'économie. Des résultats noirs qui s'accompagnent de l'explosion des richesses pour quelques milliers de français. Indécent.

Encore une fois, on va nous dire que c'est la crise, que si le chômage monte, c'est parce que les travailleurs français ne sont pas compétitifs, qu'ils ne travaillent pas assez, que le marché de l'emploi est trop rigide et autres sornettes que l'on nous assène de la même façon depuis déjà trente ans.

Trente ans de mensonge sur le"coût du travail" pour nous amener à accepter des reculs sociaux incessants et une perte de pouvoir d'achat continue sans que jamais la situation économique ne s'inverse.

Trente ans d'échec des politiques libérales en France et en Europe, n'est-ce pas la preuve qu'il faut radicalement changer de choix politiques ?

Car si le chômage monte, sans cesse, et que la misère s'étend, y compris chez ceux qui ont un travail salarié, la grande richesse poursuit sa croissance, pour une minorité de familles françaises dans un pays qui n'a jamais été aussi riche.

3 millions de chômeurs officiels mais 4,27 millions de personnes en recherche d'emploi

Près de 30 000 chômeurs de plus sont venus grossir les rangs déjà fournis des demandeurs d'emploi au mois de décembre. Sur un an, la hausse du chômage atteint 5,6 %.

Rien ne semble stopper l'ascension de la courbe du chômage. Hier soir, le ministère du Travail a encore publié des chiffres en forte hausse de 1 % au plan national.

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A atteint désormais 2,87 millions de personnes en France, fin décembre 2011. C'est 29 700 personnes de plus en seulement un mois.

Sur un an, le chômage explose de 5,6 % soit 152 000 chômeurs de plus qu'en décembre 2010.
Ces ont les femmes et les seniors qui sont les plus touchés.
A ces chiffres "officiels", si on ajoute les catégories de chômeurs qui ont eu une activité partielle c'est-à-dire les chômeurs des catégories A, B et C, le ministère recense 4,27 millions demandeurs d'emploi fin décembre.

C'est une hausse de 25 900 personnes sur un mois (+0,6%) et de 225 200 en plus sur l'année (+5,6%).

Avec les départements d'outre-mer, ce chiffre passe à 4,53 millions fin décembre.

Les seniors sont les plus touchés par cette envolée du chômage puisque sur les 152 000 demandeurs d'emploi de plus en 2011, plus de la moitié a plus de cinquante ans. Exactement 83 800, soit une hausse incroyable de 16 % sur un an. Et après ça, on nous vante le travail des "séniors" et le report de l'âge de départ en retraite ?

Les femmes aussi sont particulièrement concernées avec 7,5 % de demandeuses d'emploi sans activité en plus en un an, à 1,39 million. Le chômage de longue durée continue aussi de se creuser significativement.
En décembre, 1,61 million de demandeurs d'emploi (catégorie A, B et C) étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an, soit une hausse de 6,2 % sur un an et de 0,6 % sur un mois. Ce chiffre fait craindre une explosion d'ici un an du nombre de chômeurs en fin de droit qui risquent de tomber dans les minima sociaux. Les demandeurs inscrits depuis au moins 3 ans progressent même de 22,5 % en 2011, à 424 800 personnes.
Les demandeurs d'emploi de moins de 25 ans sont quant à eux en hausse de 2,8 % sur un an, à 455 600 personnes.

La pauvreté s'étend

8,2 millions de pauvres recensés en 2010, c'est 400 000 de plus qu'en 2009, selon les chiffres officiels de l'INSEE.

Le seuil de pauvreté, c'est 60 % du salaire médian français (la moitié gagne plus, la moitié gagne moin) soit 954 € par adulte. Parmi ces 8,2 millions de pauvres, 4,5 millions de français touchent moins de 795 euros mensuels (50 % du salaire médian) : ça fait effectivement pas beaucoup !

Parmi eux, on compte 1,7 million de travailleurs pauvres, c'est-à-dire des salariés dont l'activité professionnelle ne leur permet pas de dégager un revenu minimum pour eux et leur famille leur permettant de vivre dignement.

Les chiffres officiels font état également de 25 % de bénéficiaires du RSA (l'ex-RMI) qui travaillent, tordant le cou à l'image de profiteurs de ces familles ou personnes isolées qui survivent avec une aide de misère, bien en dessous du seuil de pauvreté.

Dans un communiqué de novembre dernier, Emmaüs France constate que la situation s'aggrave au quotidien :

  • croissance du surendettement des ménages ;
  • augmentation du nombre de personnes à la rue ;
  • explosion du nombre de repas servis annuellement par les associations ;
  • aggravation du chômage des jeunes et des seniors

On ne compte pas beaucoup de RMIstes sur les plages des Bahamas et de Saint Barth' ou dans les grands hôtels de Paris ou Monaco ! Il y a pourtant beaucoup de français ! Ils n'habitent pas dans le 9-3, à la Madeleine à Evreux ou dans nos petits villages du canton de Saint André !

La richesse s'étend aussi

L'iNSEE publie aussi des données concernant le patrimoine des français et leurs revenus.

On apprend ainsi que le revenu médian des français est de 19 080 € annuels : 50 % des français gagnent plus, 50 % gagnent moins.

Pour les 10 % des français les plus pauvres, le revenu annuel est inférieur à 10 410 €.

Pour les 10 % des français les plus riches, le revenu annuel est supérieur à 35 840 €.

Mais, pour les 10 % des français les plus riches, les écarts se creusent très vite entre une majorité qui se trouve autour des 36 000 € et une infime majorité de très très riches contribuables !

Les inégalités se creusent entre le haut et le bas de l'échelle : l'INSEE nous informe que le patrimoine des 10 % de français les plus riches a augmenté de 2,3 % entre 2004 et 2010 alors qu'il n'a augmenté que de 0,5 % si on regarde les 50 % de français au dessus du salaire médian et de 0 % (! !) si on regarde l'ensemble des français !

Il y a donc eu concentration des richesses vers les couches les plus aisées des français puisque le patrimoine global n'a pas augmenté alors que celui des plus riches a grossi de 2,3 % !

Tout en haut de l'échelle, très haut, très très haut, la France compte dans ses rangs 12 milliardaires et 396 200 millionnaires soit moins de 1 % de la population française ! (relire : Pauvreté : la France compte 12 milliardaires et 396 200 millionnaires )

Moralité : pendant que le pouvoir, politique et médiatique, nous met la pression avec une crise et une austérité dont on ne verra jamais la fin, moins de 1 % des français bénéficient de revenus et d'un patrimoine qui permettrait de faire vivre des millions de travailleurs.

Le capitalisme est bien le plus inégalitaire des systèmes.

Il ne rétribue pas les méritants, les plus travailleurs. Il rétribue le possesseur de capital, le rentier, le spéculateur.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 10:57

14 000 nouvelles suppressions de postes sont annoncées pour la rentrée 2012. Une saignée absurde qui condamne notre école républicaine.

Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007 et la rentrée scolaire qui a suivi, en septembre, ce sont déjà 66 000 postes qui ont été supprimés dans l'éducation. 14 000 suppressions de postes supplémentaires sont annoncées pour la rentrée de septembre prochain.

La droite poursuit ainsi son oeuvre morbide de destruction de l'Education nationale en s'appuyant sur la règle aussi débile intellectuellement que pédagogiquement du non remplacement d'un départ en retraite sur deux. Pour un esprit un tant soit peu sensé, il n'y a rien de rationnel à l'application d'une règle aussi basique dans un secteur, l'éducation, aussi vital pour l'avenir de notre pays et pour des millions de jeunes scolarisés.

Pour l'instant, le système tient. En apparence.

Le système éducatif français tient parce que, dans un premier temps, ce sont de nombreux postes spécialisés qui ont disparu, comme les enseignants RASED, venant en appui aux enfants en difficultés, les enseignants de langue en primaire, les enseignants d'options, etc. Les postes de remplaçants sont maintenant durement touchés, au point que de nombreuses classes, en primaire comme dans le secondaire, peuvent se retrouver des semaines voire des mois sans enseignant car l'Académie n'a personne à proposer ! Un drame pour les enfants concernés, qui prennent du retard, une catastrophe pour les lycéens, qui ont le bac en perspective.

A cela s'ajoute, depuis quelques années, une accélération des suppressions de postes d'enseignants qui affectent directement les écoles primaires, les collèges et les lycées.

Chaque année, ce sont des dizaines de communes euroises qui voient disparaître une ou plusieurs classes malgré une augmentation régulière des effectifs en primaire dans notre département ! Absurdité comptable au détriment des enfants. Des cantons comme ceux d'Etrépagny comptent désormais une grande majorité de communes sans écoles !

Et l'année prochaine s'annonce identique dans l'ampleur de la saignée ce qui ne fera, logiquement, qu'aggraver la situation et les surrefectifs des classes restantes.

Ce sont 36 postes qui seront supprimés dans l'Eure pour 420 enfants supplémentaires !

Une logique comptable au service d'une logique idéologique

Mais, au delà de la logique comptable qu'avance le gouvernement pour "réduire les dépenses de l'Etat", il y a derrière une volonté idéologique de réorientation à l'anglo-saxonne de la société française.

Et, dans le modèle anglo-saxon, chacun le sait, il n'y a pas de place pour une école publique, laïque et gratuite :

  • La dégradation des écoles primaires et secondaires va de pair avec une aide constante aux écoles privées, religieuses ou non ;
  • La dégradation de la qualité de l'enseignement s'accompagne d'une explosion des services privés d'aide scolaire (type Acadomia) que ne peuvent  pas payer tous les parents ;
  • La menace sur le "collège unique" qui ouvre la voie à une éducation à plusieurs vitesses, mettant de côté les enfants les plus fragiles ou ceux qui n'ont pas bénéficié de conditions d'encadrement de qualité en primaire, une manière d'entretenir un phénomène de reproduction de classe, en brisant toute possibilité d'ascension sociale pour les enfants des classes populaires et moyennes ;
  • L'autonomie des universités (et bientôt des lycées) qui a entrainé une explosion des coûts des enseignements et un début de concurrence entre universités, sur le modèle américain, autre façon de limiter l'accès des jeunes de milieux populaires aux études supérieures ;
  • Un pouvoir de plus en plus grand des entreprises sur les contenus pédagogiques des enseignements.

L'école de la République, égale pour tous, moteur du progrès collectif

Face à cette dérive à l'américaine de notre système éducatif menée par la droite, il faut défendre une autre logique, celle d'une éducation qui doit permettre à chaque enfant, à chaque jeune, de poursuivre ses études dans des conditions matérielles acceptables, jusqu'au plus haut niveau possible.

Une meilleure qualification de la jeunesse est une garantie d'autonomie du citoyen, mais aussi un atout pour l'économie de notre pays.

On est loin des intérêts économiques de quelques grosses entreprises et de la défense des avantages pédagogiques des enfants issus des classes aisées !

Malheureusement, peu de candidats défendent cette vision de l'éducation nationale avec l'ardeur nécessaire. François Hollande reste particulièrement en retrait sur le dossier, ne parlant que de remettre 60 000 postes dans l'éducation quand la droite en est déjà à 66 000 suppressions, sans compter les 14 000 annoncées à la rentrée ! Car, en 5 ans, le nombre de jeunes scolarisés, lui, a continué d'augmenter.

A l'inverse, avec l'appui des communistes, le Front de Gauche défend une éducation de haut niveau, dans ses moyens comme dans sa philosophie.

Comme le précise l'appel des enseignants pour le Front de Gauche :

"Nous refusons une éducation au rabais et les inégalités qu’elle serait incapable de corriger. Face à leur socle minimaliste et utilitariste, nous voulons imposer un haut niveau de culture commune pour toutes et tous.

La démocratisation, ce ne doit plus être des mots mais des actes et une réalité.

La mixité et l’émancipation sociales doivent être portées par des choix politiques clairs.

L’enjeu, c’est la réussite de toutes et tous. Pas un jeune ne doit sortir du système éducatif sans qualification. Ce n’est pas un acte individuel que chacun doit poser. C’est la mission que le pays assigne à son Ecole. Et disons-le tout net : parce qu’enseigner est un métier qui s’apprend, seuls des enseignants qualifiés et formés peuvent y contribuer.

Avec Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, avec les candidat-e-s du Front de Gauche aux législatives, nous portons un projet global de société, de transformation sociale, écologique et démocratique. L’Ecole, en tant que pilier de la République sociale, y prend toute sa place. « Eduquer, Qualifier, Emanciper », telles sont les missions de l’école laïque et républicaine pour mener à bien le changement radical nécessaire.

C’est avec vous que nous allons le construire. La révolution citoyenne passe par l’Ecole. Engageons-la ensemble !"

L'ambition éducative, ce sont bien les communistes et leurs candidats aux élections qui les portent !

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 10:49

L'agence de notation Standard and Poor's (SP) a abaissé d'un cran les notes de trois grands groupes bancaires français (Société Générale, Crédit Agricole, BPCE) et privé de son "triple A" la Caisse des dépôts, bras armé financier de l'Etat.

Pour le grand public, les médias et le gouvernement agitent le chiffon rouge de la dette et de la nécessité de serrer les vis des dépenses publiques pour satisfaire aux appétits insatiables des marchés et à leurs agences de notation.

Après les slogans sur la compétitivité ou sur le "coût du travail", voilà une nouvelle trouvaille pour faire avaler aux travailleurs la nécessité de se serrer encore un peu plus la ceinture !

Nous avons donc eu une crise du marché de l'immobilier aux Etats-Unis (crise des subprimes) qui a entrainé avec elle les marchés hyper-spéculatifs sur lesquels s'étaient engouffrées toutes les banques des grands pays capitalistes, tel les hedge funds. Dans la foulée, ce sont les banques elles-mêmes, donc l'argent des travailleurs et les crédits aux entreprises, qui risquaient de disparaitre.

Pour éviter un effondrement complet de l'économie, ce sont les états qui ont volé au secours des banques et, donc, des marchés financiers, en les renflouant à coups de centaines de milliards d'euros. Et cela, sans demander aucunes contreparties aux banques et aux marchés financiers ! Une belle affaire pour ces spéculateurs qui ont repris avec ce nouvel argent leurs activités de spéculateurs.

En bons rapaces, ce sont aux états qui venaient de s'endetter pour les sauver que s'attaquent désormais les spéculateurs.

Et, dans cette histoire, les fonds de pension jouent un rôle parfaitement bien rodé. Ils ne sont pas là pour jouer un quelconque rôle d'arbitre ou d'expertise indépendante mais bien pour désigner des cibles aux spéculateurs en affaiblissant celles-ci avant l'arrivée du reste de la meute.

Si les agences de notation avaient une quelconque capacité d'analyse réelle et les vertus attendues de la part d'un expert indépendant, elles auraient émis des alertes sur les dangers que représentaient les placements hyperspéculatifs à l'origine de la crise de 2008. Jusqu'au bout, ces agences ont défendu le système.

Il n'y a rien de surprenant dans cette stratégie des agences de notation quant on s'attarde sur leurs actionnaires !

Prenons justement Standard and Poors !

Sur le site de S&P, on peut lire que l'entreprise a été rachetée en 1966 par McGraw Hill Companies.

McGraw Hill Companies est actionnaire majoritaire de nombreuses entreprises elles-mêmes actionnaires de nombreuses autres. Mais les actionnaires de cette nébuleuse, bien que nombreux, ont tous le même profil.

Les actionnaires de McGraw Hill Companies sont :

 Capital World Investors, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- The Vanguard Group banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- State Street Corporation, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- Oppenheimer Funds, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- Jana Partners, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- Price Associates, entreprise de consulting en management.
- Dodge & Cox, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- BlackRock Institutional Trust Company, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- Fiduciary Management, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- Ontario Teachers’ pension plan board, fonds de pension dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.

Ô surprise ! Les actionnaires de Standard and Poors sont des banques d'investissement qui spéculent sur les marchés !

On comprend mieux les objectifs visés par ce type d'agences de notation : il s'agit de spéculer de la meilleure façon possible.

On est loin de la réalité économique d'un Etat ou d'une banque, de son utilité sociale et des conséquences morales et réelles de la spéculation sur les centaines de millions de personnes qui en en sont victimes. 

Ecouter les agences de notation, c'est donc écouter l'avis des marchés spéculatifs et leur obéir.

De la même façon, accepter de rembourser l'intégralité de la dette publique, c'est considérer comme normal qu'un état verse des fonds publics pour sauver des banques privées qui ont mené des affaires douteuses sur le dos des populations et qui ont raté leur coup, sans que l'état n'ait rien à dire sur ces affaires ni sur l'utilisation de l'argent qu'il débourse !

C'est pourtant ce que font les chefs de l'Etat des grandes puissances capitalistes.

Finalement, il n'y a rien de surprenant à voir ce comportement de soumission absolue de nos "élites" aux lois du marché si on regarde les écoles qu'ont fréquenté tous nos leaders de droite et sociaux-démocrates, depuis les écoles de commerce jusqu'à l'ENA, et qui forment des cadres intégrés et fidèles au système en place.

Ce sont les mêmes qui viennent nous parler du "coût du travail" mais qui ne nous parlent jamais du "coût des actionnaires", comme si le fait de payer un travailleur était une charge insupportable alors que verser des dividendes à l'actionnaire serait finalement la seule chose utile et nécessaire !

Ce sont pourtant les salariés, les travailleurs, qui produisent les richesses que confisquent en grande partie des actionnaires dont la seule qualité est d'avoir une mise de départ dans l'entreprise.

La course qu'on nous présente pour retrouver une bonne note auprès des agences de notation est le signe d'une soumission toujours plus grande de nos élites politiques, économiques et médiatiques aux lois du marché et à ceux qui en bénéficient, les grandes fortunes.

Il est temps d'en finir avec ces agences de notation et, avec elles, avec tout le système dont elles ne sont qu'un rouage, au même titre que les marchés financiers et les gouvernements d'austérité.

Affirmer vouloir réorienter la politique de la France sans s'attaquer aux mécanismes du libéralisme, c'est automatiquement accepter les règles du capitalisme moderne et revenir rapidement aux mesures d'austérité imposées par ces mécanismes.

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