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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 10:58

Après une journée de grève générale au Portugal, l'Allemagne vient de connaître à son tour une journée de mobilisation sociale.

Comme d'habitude, il ne faut pas compter sur la télévision pour nous informer de ce qu'il se passe à l'étranger sur le plan social ! Il est vrai que nos médias doivent véhiculer l'idée que la France est un mauvais exemple : trop de grèves, trop de syndicats, trop de vacances, trop "d'assistés", trop de fainéants...

Parler de mouvements sociaux à l'étranger reviendrait à laisser trainer l'idée que, finalement, les conflits sociaux sont monnaie courante à travers le monde capitaliste, y compris en Allemagne, nouvelle image d'Epinal d'un capitalisme vertueux où les salariés bosseraient durs et fermeraient leur gueule pour le bien commun. Sous-entendu : c'est parce que les français réclament trop que l'économie française va mal.

L'Allemagne : entre appauvrissement et grèves

Sauf que le modèle allemand est loin d'être exemplaire. En tout cas sur un plan social.

Sur ce blog, nous avons eu l'occasion de parler il y a peu de cette Allemagne où tant de travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté, où le chômage est lui aussi camouflé par des artifices qui obligent les chômeurs allemands à travailler pour des salaires de 1 € de l'heure (les "1 € jobs"). Nous vous invitons à relire : Le modèle allemand vanté par Sarkozy, c'est la précarité et l'érosion démographique . Un article pour se rappeler également que l'Allemagne d'aujourd'hui plonge dans un marasme démographique qui annonce un avenir difficile pour ceux qui devront partir en retraite dans 20 ou 30 ans.

En tout cas, l'Allemagne d'aujourd'hui connait aussi ses grèves, et pas seulement dans l'automobile.

Ce mardi, ce sont les salariés de la Fonction Publique qui étaient appelés à la grève. Avec un grand succès.

La grève était orchestrée par le puissant syndicat des services Verdi et fait suite à une série d'autres mouvements depuis trois semaines qui ont touché transports en commun, crèches, hôpitaux et administrations dans toute l'Allemagne. Verdi réclame des hausses de salaires de 6,5% cette année pour 2 millions de salariés de l'Etat fédéral et des communes. Ceux-ci ont proposé la semaine dernière une hausse de 3,3% répartie sur deux ans, soit 1,65 % par an, une offre rejetée par le syndicat. Les prochaines négociations sont prévues les 28 et 29 mars.
L'Allemagne bloquée par une grève, notamment dans les transports ? Une info que les groupes Hersant, Bouyghes ou Bolloré se refusent à diffuser.

Le Portugal bloqué par la grève générale le 22 mars dernier

Depuis des mois, les salariés se mobilisent contre des politiques d'austérité concoctées par l'Europe et l'alliance droite-socialistes et qui pénalisent (évidemment) les seuls travailleurs.

Le 22 mars dernier, le syndicat CGT-P (lié au PC portugais) appelait seul à une journée de grève générale avec des manifestations dans 35 villes du pays. Une journée parfaitement réussie.

C'est le cas dans les transports, où le métro de Lisbonne a été fermé (100% de grévistes), une seule ligne fonctionnait au ralenti à Porto (90% de grévistes). Les tramways de Lisbonne étaient perturbés (50%), tout comme les transports urbains de l'Alentejo et du Ribatejo (70%). Le port de Lisbonne a également été fermé à l'activité, en ce qui concerne les transports de voyageurs.

Dans les services publics, l'adhésion a été massive, 70% aux télécoms ainsi qu'à l'énergie, entre 60 et 80% dans l'éducation nationale. Dans les principaux hôpitaux de la capitale, les services ont fonctionné au ralenti, à Dona Estefania la grève a été suivie par 93% des infirmières et 100% du personnel administratif, à Sao José par 84% des infirmières et 100% du personnel des urgences.

Dans le secteur privé, en dépit des intimidations et du chantage patronal, la grève a été massivement suivie dans les principaux sites industriels du pays : 60% au site Citroen de Setubal, 70% aux chantiers navals de Setubal, 85% à l'usine Parmalat de Palmela, 85% à St-Gobain (Loures) et enfin 100% à l'usine Bosch de Braga.

Grèce, Belgique, Espagne : la contestation grandit

Il y a quelques semaines, c'était la Belgique qui était touchée par une grève générale historique. Là aussi, aucune info dans les médias dominants.

La Grèce, quant à elle, continue de voir s'affronter les travailleurs, organisés notamment autour du syndicat communiste PA.ME, et le pouvoir politique d'union entre socialistes et droite. Les élections de fin avril annoncent déjà une forte poussée des partis de la gauche radicale, autour de 42 % des voix, notamment du Parti communiste grec (KKE).

En Espagne, deux régions autonomes importantes viennent de renouveler leur parlement, un an après les élections précédentes où IU avait déjà connu une bonne progression. Dans les deux cas, la coalition Izquierda Unida (Gauche Unie) a connu une forte poussée, en voix et en sièges, malgré une hausse de l'abstention.

Ce progrès se fait au détriment essentiel des socialistes, qui ont perdu le pouvoir l'an dernier en voulant imposer une super austérité au peuple espagnol. La droite progresse en pourcentage grâce à la baisse de la participation car elle perd également des voix (- 160 000 voix en Andalousie et - 12 000 dans les Asturies). En 1 an de pouvoir seulement !

En Andalousie, IU avec 11,34 % (430 000 voix) et 12 sièges, gagne 120 000 voix et double son nombre d'élus !

Dans les Asturies (nord de l'Espagne), IU avec 13,78 % (69 000 voix) et 5 sièges, gagne 7 100 voix et 1 siège.

Partout en Europe, les gouvernements tentent d'imposer l'austérité avec l'aide de l'Union européenne et du FMI.

Les ripostes prennent différentes formes mais ce sont toujours les syndicats et les partis anticapitalistes, communistes souvent, qui sont à l'offensive.

L'exemple espagnol avec Izquierda Unida, équivalent du Front de Gauche, et la montée de la gauche radicale grecque, dans la rue et dans les urnes, rejoignent ce que nous connaissons en France, pour cette campagne électorale.

Comme en Espagne, au Portugal, en Belgique, Grèce, République tchèque, Russie, Moldavie, à Chypre et ailleurs en Europe, ce n'est pas aux peuples de payer pour les banques et les spéculateurs !

Comme à ces élections en Espagne et comme l'annoncent les sondages en Grèce, l'alternative réside dans une gauche de résistance, une gauche qui s'attaque aux racines du mal, le contrôle des financiers sur l'économie donc sur la nation.

Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon est crédité de 13 à 14 % des voix. Donnons encore plus de force à sa candidature !

Et, dans la foulée, lors des Législatives de juin, faisons tomber des circonscriptions dans l'escarcelle de la gauche de combat, le Front de Gauche avec le Parti communiste !

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 09:25

Ça y est ! Sarkozy et Le Pen croient avoir déplacé les débats des Présidentielles sur le terrain du terrorisme islamique ! Nous leurs rappellerons la douloureuse réalité du quotidien des français : hausse du chômage et progression de la misère.

Vendredi matin, au marché de Saint André, comme aux portes des usines du canton où nous sommes allés, les sujets de discussions ont tous tourné autour des questions d'emploi, de fiscalité et de pouvoir d'achat. Plusieurs retraités nous ont d'ailleurs fait part avec colère de leurs pertes de revenus ces derniers mois, avec des pensions qui stagnent quand les Mutuelles, elles, augmentent.

Personne ne nous a sérieusement parlé des tueries de Toulouse et Montauban, autrement que pour s'inquiéter de l'utilisation politicienne qu'en font Sarkozy et Le Pen.

C'est que depuis une semaine, les abominables crimes commis au nom de l'intégrisme islamique par Mohamed Merah, servent d'appuis au discours musclé de Nicolas Sarkozy et à la démagogie de l'extrême-droite sur le danger imminent d'invasion islamique en France. Chercher la vérité, le pourquoi des événements et tenter d'éviter que d'autres jeunes ne sombrent dans le trou noir islamique, voilà les priorités qui doivent ressortir de ces tragiques événements ! On ne peut que déplorer l'attitude politicienne de Nicolas Sarkozy, qui sort ses biscottos alors qu'il n'est en rien responsable de la rapide enquête qui a permis de trouver les coupables, tout comme celle de l'héritière Le Pen, qui profite de cette tuerie pour relancer la machine à haine contre les musulmans.

Laissons police et justice faire leur travail ! N'oublions en rien les victimes mais refusons de montrer aux terroristes qu'ils peuvent influencer notre quotidien et notre état : pour cela, le mieux est de reprendre le cours de notre vie !

Et cette vie réelle, aujourd'hui, c'est malheureusement un chômage qui continue de monter, mois après mois, années après années.

En décembre, selon les données publiées le 25 mars par Pôle Emploi, le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé dans le mois (catégorie A) a progressé de 29 700 personnes, comme en novembre.

Le chômage augmente en France au rythme dramatique de 1.000 nouveaux chômeurs de plus par jour depuis juin.

Au final, la France affiche 152.000 chômeurs de plus sur l'année 2011. Cette hausse, de 5,6 %, est peut-être 2,5 fois moins importante qu'en 2009, au coeur de la crise, mais 2 fois plus élevée qu'en 2010 ! La France compte 640.000 chômeurs de plus en trois ans ! Le constat est cruel pour le gouvernement et Sarkozy qui, au printemps, s'engageait sur un retour sous les 9 % de chômeurs. Ce taux est de 9,3 % fin 2011. 

Avec un total de 2.874.500 demandeurs d'emploi, un record depuis 1999, Nicolas Sarkozy voit au contraire s'approcher la barre des 3 millions de chômeurs. Elle devrait être franchie fin avril ou fin mai et ne serait annoncée, avec le mois de décalage, qu'après l'élection présidentielle. Une barre symbolique qui aurait pu fortement influencer les électeurs !

Le bilan 2011 est tout aussi morose si on intègre l'ensemble des demandeurs d'emploi, y compris ceux ayant une activité réduite (catégories B et C), en clair, le chiffre réel du chômage.

Toutes catégories confondues, le nombre des demandeurs d'emploi progresse de 25 900 en décembre et de 5,6 % sur un an, pour atteindre 4.270.700 en métropole.

En décembre comme sur l'année, aucune catégorie de chômeurs n'a été épargnée. Mais le constat reste particulièrement alarmant pour les plus de 50 ans (+ 16 % en un an). Leur nombre a gonflé de 83.800 en 2011, soit plus de la moitié de la hausse globale du chômage. Et dire que l'on a repoussé l'âge de départ en retraite ! Les chômeurs âgés auront des retraites plus faibles à cause de ce système !

La hausse est moins spectaculaire pour les 455 600 chômeurs de moins de 25 ans (+ 2,8 % en 2011) mais ne doit pas faire oublier les drames que cela représente pour des jeunes qui débutent dans la vie active. Sans parler du fait que le taux de chômage chez les jeunes reste deux fois plus important que la moyenne.

Même si les chiffres de février ne sont pas connus, ce sont encore des chiffres à la hausse qui sont annoncés. Après une hausse de 0,5 % en janvier, Nicolas Sarkozy parlait ce matin des "chiffres (qui)  manifesteront une amélioration de la situation avec une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs. Cette augmentation sera assez modérée". Tout ça pour dire qu'il y aura encore plus de chômeurs mais moins que si ça avait été pire !

Avec ça, on nous annonce une croissance tout juste positive pour 2012. De quoi limiter la casse mais insuffisante pour recréer de l'emploi.

Combien faudra t-il encore de temps pour qu'une majorité de travailleurs comprenne que c'est le modèle économique capitaliste qui est en cause ?

Trente ans de libéralisation des échanges économiques, de Maastricht à Lisbonne, de l'OMC aux privatisations, ont donné le contrôle de l'économie aux grands groupes capitalistes et à leurs gérants, spéculateurs, grands patrons, avocats d'affaire,...

Inverser la courbe du chômage et réinventer un modèle social français qui remette la santé, l'éducation et la solidarité comme priorités, c'est rompre avec les politiques libérales de ces trente dernières années.

Comme lors du référendum contre le Traité Constitutionnel Européen, nous pouvons punir ceux qui se sont rangés pour le OUI, derrière les marchés financiers, et impulser une autre politique, qui remette l'Humain d'abord.

Recréer de l'emploi industriel et des solidarités, c'est remette notre société dans le bon sens et en finir avec les clivages qui jettent une partie de notre jeunesse vers des choix désespérées.

C'est ce que propose le Front de Gauche et les forces qui le composent !

A l'image de la campagne du NON au TCE, en 2005, nous pouvons bousculer le capital et les tenants du libéralisme politique en votant Jean-Luc Mélenchon le 22 avril et pour les candidats du Front de gauche aux Législatives de juin prochain.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 10:19

aleka avrilLe PC Grec (KKE) sur les élections anticipées : « Pour que le peuple soit en position de force, il faut que le gouvernement qui en sorte soit le plus faible possible ! » 

Communiqué du Parti communiste grec (KKE)

Le secrétaire-général du KKE s'est exprimé lors d'une initiative du parti, place Syntagma, devant le Parlement, mardi 20 mars, pendant que les parties bourgeois votaient au parlement le nouvel accord de prêt, qui vont permettre à la coalition gouvernementale des libéraux de la ND et des sociaux-démocrates du PASOK et à la Troïka d'enchaîner le peuple pour les trente prochaines années.

Des rassemblements similaires du KKE, qui dans leur grande majorité se sont transformées en manifestations de masse, se sont déroulés dans les capitales de toutes les régions et dans d'autres villes du pays. Des milliers de travailleurs y ont pris part, des ouvriers, des travailleurs indépendants et des jeunes. Avec des mots d'ordre tels que : « Non à l'accord de prêt – Nous ne vivrons pas enchaînés ! », « Nous n'accepterons pas cela, nous ne ferons pas un pas en arrière ! », « En avant travailleurs, ripostons, unis comme un seul homme, pour mettre en échec le mémorandum et les patrons ! »

Il convient de rappeler que la campagne électorale a déjà commencé en Grèce en dépit du fait que la date officielle des élections n'a pas encore été annoncée mais été fixée entre le 19 avril et les premières semaines de mai.

A Athènes, la secrétaire-générale du Comité central, Aleka Papariga a souligné dans son discours « que la guerre est totale. Deux stratégies rentrent en conflit : d'une part, la stratégie des intérêts du capital et d'autre part, celle qui représente les intérêts de la classe ouvrière et des pauvres travailleurs indépendants des villes et des champs (…) Ce qui fera la différence dans cette bataille électorale, ce sera les voix que recevra le KKE. Car, c'est seulement ainsi que le véritable message du peuple sera entendu, que les terroristes de la réaction auront peur, ainsi que tous ceux qui sont prêts à collaborer au moment opportun (…)

Le gouvernement Papademos et les partenaires de la ND et du PASOK se voient confier la tâche, avant la tenue des élections, d’œuvrer à la mise en place de toutes les nouvelles mesures brutales qui ont été adoptées, mais aussi d'en adopter de nouvelles.

Quant à la question qui nous est posée « c'est l'UE ou le chaos », nous répondons : vous semez le chaos, nous aurons le courage de vous donner une bonne leçon avec notre bulletin de vote pour que le décompte soit enclenché, celui de notre libération de toute forme d'exploitation capitaliste et de lien impérialiste. »

Concernant l'Accord de prêt, la secrétaire-générale du KKE l'a évoqué sous ces termes : « Il constitue avec le PSI, l'ancien et le nouveau mémorandum, le premier acte d'une tragédie qui en compte plusieurs, qui serait censée durer jusqu'en 2042, dans le cadre d'une offensive qui s'intensifiera à long-terme, mois par mois, trimestre par trimestre, contre les forces populaires, les travailleurs, les couches populaires pauvres des villes et des champs. Une offensive unitaire, une riposte unitaire, un pour tous et tous pour un. »

Concernant la re-négociation de la dette et les mesures qui ont été prises, ce que tous les partis bourgeois et opportunistes rabâchent, Aleka Papariga a posé la question suivante, Comment vont-ils allier l'amélioration des conditions de vie des travailleurs avec le respect de ce qui a été convenu ? Et elle a ajouté :« Évidemment qu'ils ne négocient pas pour le bien des travailleurs. Ils négocient plus ou moins pour telle ou telle fraction du capital, selon les rapports de force internes et l'expansion des marchés internationaux. De telles négociations seront menées par les leaders des partis bourgeois et opportunistes. Disons qu'ils ont les moyens de négocier bien qu'ils n'obtiendront rien des moyens dont ils disposent.

La compétitivité, c'est un course où chaque pays n'est le vainqueur que si il prend un maximum de mesures anti-ouvrières. La compétitivité n'est rien d'autre qu'une course qui va creuser les inégalités. En tout cas, ils parlent de plus en plus des pays des Balkans, d'Europe de l'Est, du nord et du sud. Il ne s'agit pas de géographie, c'est une question de classe.

Qu'ont à dire les partisans de l'UE sur les absurdités qu'ils nous ont rabâché pendant toutes ces années ? Tous ceux qui parlaient de convergence, de solidarité sociale, de développement stable et de prospérité, qu'ont-ils à dire maintenant ? Même certains radicaux de gauche trouvent commode d'expliquer les inégalités et les relations inégales en termes moraux, sans références politiques ni de classe. Car cela leur convient de tromper le peuple, en lui faisant croire qu'il y a une solution dans le système, qu'il existe un capitalisme à visage humain et un autre inhumain. Certains ne dirigent leurs attaques que vers la Troïka, car elle nous priverait de notre souveraineté nationale, comme si la Troïka était autonome, qu'elle planait au-dessus de l'UE, du FMI et de la BCE. La ratification du Traité de Maastricht et l'engagement que nous resterions dans l'UE quoi qu'il arrive légitime la Troïka (…) L'entrée dans l'UE impérialiste, l'UE des États capitalistes, cela signifie l'acceptation de l'inégalité, de la concurrence la plus rude au sein de cette alliance prédatrice, ainsi que les décisions qu'à chaque moment les pays capitalistes les plus puissants dans la chaîne impérialiste prendront dedans ou en dehors de l'UE », voilà ce qu'a fait observer la secrétaire-générale du parti.

Aleka Papariga a conclu ainsi : « Nous ne cachons pas au peuple qu'il ne suffira pas de mieux se défendre ou de mieux contre-attaquer. La lutte doit être menée jusqu'au bout, jusqu'au pouvoir ouvrier, jusqu'au retrait de l'UE avec socialisation, planification à l'échelle nationale, contrôle populaire et ouvrier et annulation unilatérale de la dette. Bien sûr, personne ne vote pour le pouvoir ouvrier sur un bulletin de vote, par conséquent un accord plein et entier sur nos positions n'est pas nécessaire, toutefois le peuple doit voter pour faire converger cette force et ces expériences afin d'empêcher de nouvelles tragédies, de lutter pour ce qui leur appartient à eux et à leurs enfants »

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 09:34

Deux sondages en deux jours montrent la poursuite de la poussée du candidat du Front de Gauche et la baisse continue de l'héritière de la maison Le Pen.

Hier, un premier sondage CSA donnait Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et Marine Le Pen dans un mouchoir de poche. Les deux premiers totalisaient 13 % des intentions de vote et la semi-démente, 13,5 %.

Ce matin, c'est BVA qui publie un nouveau sondage où, cette fois-ci, Jean-Luc Mélenchon passe en tête à 14 % d'intentions de vote contre 13 % pour François Bayrou et Marine Le Pen !

Il faut toujours se méfier des sondages, ne serait-ce que pour leurs marges d'erreur. Cependant, ce qui est significatif, c'est l'évolution des intentions de vote sur le long terme, toujours à la hausse pour le candidat du Front de Gauche, stables pour François Bayrou, et toujours en baisse pour la porte-parole de l'extrême-droite.

Dans ces deux derniers sondages, Jean-Luc Mélenchon gagne 2 % pour CSA et 5 % pour BVA, institut qui le sous-estimait constamment jusque là. Depuis le mois d'octobre, le candidat du Front de gauche est ainsi passé de 4 % des intentions de vote à 14 % soit une progression de 10 points !

A l'inverse, Marine Le Pen est en baisse de 2,5 % pour CSA et de 2 % pour BVA. Depuis l'automne, la fille Le Pen est passée de 22 % d'intentions de vote à 13 %, une chute de 9 points ! Elle qui envisageait de rééditer le coup de 2002 se trouve reléguée à 15 points des deux favoris, dans une dynamique négative. Pourvu que ça dure !

Pour l'extrême-droite, l'absence d'assise militante (même pas
30 000 adhérents, peu d'élus) et un programme fait surtout d'invectives et d'incantations, ont eu raison d'une candidate qui ne tient pas la route dès qu'on lui pose des questions un peu sérieuses. On l'a vu face à Jean-Luc Mélenchon, contrainte de botter en touche constamment ("je ne vous répondrai pas") et de faire mine de lire ses fiches pour échapper à des questions précises (notamment l'avortement).  Cela se voit aussi dans les faibles effectifs qu'elle attire dans ses meetings (3 000 personnes à Rouen, autant à Marseille, une "place forte" de l'extrême-droite).

Par ailleurs, la concurrence à l'extrême-droite est rude depuis que Nicolas Sarkozy a pris les rênes de la droite française, enterrant le gaullisme de la Résistance, pour amener l'UMP sur des positions idéologiques proches de celles de l'extrême-droite et des intégristes catholiques. Ce n'est pas pour rien si Christine Boutin lui a apporté son soutien !

Côté Front de Gauche, la dynamique militante est là.

Des meetings qui font salle comble, comme à Rouen le 6 mars
(10 000 personnes), des militants sur le terrain (comme aujourd'hui à Saint André), une action forte pour revigorer les valeurs de la République dimanche 18 mars (100 000 manifestants soit 3 fois les effectifs du FN !) et un candidat, Jean-Luc Mélenchon, au discours clair, construit et dynamique, le Front de Gauche a réussi à briser l'omerta médiatique qu'il rencontrait en début de campagne et à conquérir les esprits de centaines de milliers de travailleurs, redonnant de la valeur aux sentiments de classe et aux valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de solidarité inhérentes à la gauche française.

Les crimes commis à Toulouse et Montauban sont venus briser l'actualité française de bien triste manière.

On voit aujourd'hui un chef de l'état tenté de redorer son blason avec la mort du terroriste et une leader de l'extrême-droite qui cherche à jouer sur les peurs de l'étranger en surfant sur l'islamisme radical dont se revendiquait l'assassin.

Qu'on ne compte pas  sur nous pour tomber dans le panneau ! La campagne ne changera pas de ton, ni de rythme. Ce serait montrer aux terroristes qu'ils peuvent destabiliser notre pays et ce serait détourner l'attention des travailleurs des programmes politiques des uns et des autres au profit exclusif de ceux qui n'ont que la haine et la vengeance comme slogans.

Emploi, pouvoir d'achat, protection sociale, éducation et formation, services publics,... les politiques de la droite et des capitalistes enfoncent chaque année un peu plus notre pays vers un état de sous-développement et de misère généralisée dont il faut sortir. Ce sont les vrais enjeux de cette élection. C'est sur ces questions que le Front de gauche porte le débat et a des véritables propositions à faire, pour remettre "l'Humain d'abord".

En route vers les 20 % Pourquoi pas ?

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 09:50

Hermès publie des bénéfices historiques tandis que la banque suisse UBS fait l'objet d'une enquête pour évasion fiscale. Il y a bien de l'argent dans ce pays !

Tandis que les médias relatent minute après minute les opérations exceptionnellement longues du RAID pour venir à bout du forcené islamiste de Toulouse, les boursiers et spéculateurs continuent leurs affaires, indifférents à la marche du monde réel et aux inquiétudes des français. C'est que le temps, c'est de l'argent !

Et l'argent, notre pays en gagne, en accumule. Si vous ne le voyez pas vous particulièrement, c'est que vous ne faites pas partie de cette petite minorité de riches familles qui se partagent les richesses produites par notre pays, placent cet argent, en Suisse ou dans d'autres paradis fiscaux, et achète toujours plus de produits de luxe.

Ce matin, on apprend ainsi que la société de luxe Hermès, connue pour ses sacs, ses carrés de soie ou ses parfums (notamment), vient de connaître une année 2011 exceptionnelle ! Hermès bat tous les records et enregistre un bénéfice net en hausse de 40,9% à 594,3 millions d'euros, après une année déjà historique en 2010.

Hermès a vendu pour 2,84 milliards d'euros de produits à travers le monde, en hausse de 18,3 % en 1 an. là aussi, cette fameuse crise qui toucherait le capitalisme ne concerne pas ceux qui peuvent claquer quelques milliers d'euros ans un sac ou dans un foulard, fut-il en soie.

Les actionnaires vont ainsi se partager pour 738,9 millions d'euros de dividendes ! C'est près de 25 super-cagnottes du Loto ! En gros, il vaut mieux être actionnaire d'Hermès, c'est Champagne garanti tous les ans.

En même temps, on apprend que la banque suisse UBS va faire l'objet d'une mise en demeure des autorités financières françaises suite à une enquête sur ses méthodes de démarchage et sur la fraude fiscale qu'elle faciliterait.

Le risque pénal n'est pas nul. Deux délits peuvent être visés : le démarchage financier sans agrément et / ou la complicité de fraude fiscale et blanchiment.

Pour arriver à ce résultat, il aura fallu un témoignage anonyme auprès de Rue89 et du Canard Enchaîné pour qu'une enquête soit ouverte en mars 2011.

Bénéfices records chez Hermès et fraude fiscale organisée pour une poignée de très riches français : voilà de quoi nous rappeler que, d'une, l'argent coule à flot dans notre pays, et que, deux, la délinquance financière ("l'évasion fiscale") est pratique courante chez les gros foyers fiscaux français, avec l'utilisation abusive des niches fiscales pour échapper à l'impôt.

On est, avec ces quelques centaines de riches foyers français, dans des montants largement supérieurs aux quelques centaines d'euros que peuvent escroquer des fraudeurs aux ASSEDIC ou aux accidents du travail ! C'est curieusement ces derniers qu'on montre du doigt ?

Assurer une meilleure répartition des richesses, c'est le cœur du programme du Front de Gauche.

Lutter à grande échelle contre la fraude fiscale et la domiciliation des grands patrons à l'étranger, encadrer les salaires dans l'entreprise et amener le SMIC à 1 700 € pour pousser les grilles de salaire vers le haut, voilà quelques idées contenues dans le programme que présente Jean-Luc Mélenchon pour le Front de Gauche le 22 avril prochain !

Loin des discours qui promettent l'austérité éternelle, avec l'Europe libérale et la "règle d'or" chère à Sarkozy, ces propositions rencontrent un écho croissant auprès des travailleurs. Les trois derniers sondages publiés donnent JL Mélenchon en hausse, à 11 % pour deux d'entre eux, à 13 % pour celui de ce matin (CSA) !

Liberté, Egalité, Fraternité, Solidarité et Laïcité : les valeurs que défendent les communistes et le Front de Gauche sont les seuls remèdes à la déroute que connait notre société, sous les coups de boutoir des partisans égoïstes du libéralisme.

Ces valeurs républicaines et sociales que nous défendons sont les seules qui garantissent le retour à une croissance pour tous et l'unité de la République

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 09:36

Ce mardi 20 mars, les communistes eurois organisaient une vente de produis agricoles dans deux quartiers populaires pour parler agriculture et pouvoir d'achat.

Mardi vers 10 h 30, les communistes d'Evreux et du Département montent tables et panneaux sous la halle du marché du quartier de La Madeleine en attendant l'arrivée des paysans venus proposer lait et légumes bio aux habitants du quartier. Déjà une vingtaine de personnes sont là, s'inquiétant de l'absence des producteurs prévue... trente minutes plus tard.

Ces quelques minutes décrivent la demande de produits de qualité à bon prix de la part d'habitants de quartiers populaires aux revenus réduits.

Avec quelques minutes de retard, Xavier et Jean-Yves, producteurs laitiers bretons, Jacques et Julien, maraîchers bio eurois, sont là et débutent leur vente. Lait, carottes, choux, pommes de terre, lentilles, haricots noirs, radis noirs, oignons, trouvent preneurs dans une ambiance bonne enfant.

Les discussions autour des produits, de leur mode de production, s'instaurent. Beaucoup sont conscients de l'arnaque que subissent les producteurs de la part de l'industrie et de la grande distribution et du vol dont ils sont eux-mêmes victimes au moment d'acheter ces produits. L'idée d'organiser production et consommation autrement est avancée, autour du projet de loi du député communiste André Chassaigne sur le revenu agricole, déposé en décembre à l'Assemblée et rejeté par les députés de droite (UMP et Nouveau Centre). Sandrine Cocagne, candidate dans notre circonscription au législative, et son suppléant, Thierry Desfresnes, seront porteurs de cette loi lors de la campagne et à l'Assemblée dès juin, on le souhaite.

La presse est là aussi. Tout comme la radio.

A 12 h 30, on remballe. Les paysans sont invités à déjeuner à la Fédération euroise du PCF. On fait le point, on se remercie, on parle politique agricole.

15 h 15. Nous voilà au quartier des Blanchères, à Vernon. Quartier populaire entre ceux de Valmeux et des Boutardes.

Le temps de monter tables et panneaux sur le parking du quartier et voilà les premiers habitants du quartier ! Là aussi, les discoussions sont intéressantes et les produits partent bien. Jean-Luc Lecomte et Annick Le Gac sont présents et parlent aux habitants de la candidature de Jean-Luc à l'élection législative de juin prochain.

A 16 h 30, l'opération se termine.

Sur les 350 litres de lait frais venu de Bretagne, il en reste encore un peu. Ce seront le Secours populaire et les Restos du Coeur qui récupèreront les surplus et les distribueront aux plus démunis de Vernon. Solidarité jusqu'au bout !

Au delà de l'action militante autour d'une vente de solidarité pour faire se rencontrer deux mondes qui se croisent peu, celui de la paysannerie et celui des quartiers populaires, les communistes voulaient attirer l'attention des médias et de la population sur la nécessité de défendre le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent à nourrir la société, tout en préservant l'environnement et le pouvoir d'achat des consommateurs.

C'est l'ambition du programme agricole du Front de Gauche. 18 pages de propositions qu'aucun autre parti ne présente pour ces élections.

Il est vrai qu'actuellement, le gouvernement travaille plutôt à renforcer le pouvoir des lobbies industriels et de la distribution plutôt qu'à défendre les consommateurs et les paysans. La loi LRE a donné encore plus de pouvoir à la Grande Distribution sur les filières et la passivité de Bruno Le Maire face au libéralisme de la Commission de Bruxelles sont des actes qui trahissent la réalité de leur engagement contre l'agriculture française.

Pas étonnant que le programme de Nicolas Sarkozy et de l'UMP, pourtant concocté par le ministre de l'agriculture Bruno Le Maire, ne parle pas des questions agricoles !

A l'inverse, les communistes et le Front de Gauche ont de l'ambition pour notre agriculture, en faveur d'une agriculture paysanne, rémunératrice, durable et proposant des produits de qualité aux consommateurs à prix abordables.

Un autre modèle agricole qui s'attaque aux lobbies industriels et de la Grande Distribution pour mieux répartir les richesses produites aux deux extrêmes de la chaîne : les paysans et les consommateurs.

Mars 2012 - Vente Modef (13)

Les producteurs étaient attendus

 

Mars 2012 - Vente Modef (23)Thierry Desfresnes, Sandrine Cocagne et Laurence Chapelle
lors de la vente solidaire

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 09:27

Après trois soldats sur Toulouse et Montauban, ce sont quatre victimes civils, un adulte et trois jeunes enfants de 4, 5 et 7 ans qui viennent d'être assassinées par un individu froid, organisé et qui cible ses victimes.

On aura beau parler d'un fou ou d'un déséquilibré, ce qui arrive actuellement sur la région toulousaine recoupe les événements récents d'Oslo, les 77 jeunes morts d'Utoya en juillet dernier, et de Tucson, les 6 morts dans une tentative d'assassinat d'une sénatrice démocrate, Gabrielle Giffords, en janvier 2011.

A chaque fois, la haine est à l'oeuvre. Une haine mêlée de religion.

On ne sait pas encore qui est responsable des assassinats sur Toulouse et Montauban. Les enquêteurs hésitent entre une piste islamiste et une piste d'extrême-droite.

La date des assassinats a t-elle un rapport avec le fait que la campagne électorale bat son plein et que se célèbrent les 50 ans des accords d'Evian ? En tout cas, le choix des victimes est loin d'être innocent.

A Toulouse et Montauban, les soldats assassinés étaient d'origine maghrébine et antillaise. Les enfants et l'enseignants assassinés hier sont juifs.

Islamiste ou d'extrême-droite, les causes radicales de ce type se rejoignent dans le rejet de l'autre, de celui qui n'a pas la même couleur de peau, la même religion, les mêmes opinions politiques. N'oublions pas non plus qu'une grande partie de cette extrême-droite, française ou anglosaxonne défend l'idée d'une "identité chrétienne" et combattrait une délirante "invasion musulmane" en Occident. De fait, radicalités islamistes et chrétiennes se rejoignent, se nourrissent l'une de l'autre.

A chaque fois aussi, derrière des assassins qu'on décrit comme isolés ou fous, il y a un contexte politique et social, des responsables politiques, qui créent les conditions d'un passage à l'acte en montant les tensions, en dénonçant des communautés, en montrant les "cibles" de ces tueurs...

Et quand je parle de cibles, ce n'est pas une formule de style ! Gabrielle Giffords, la sénatrice démocrate de l'Arizona , faisait partie d'une liste d'élus démocrates que les membres du Tea Party républicain désignaient par des cibles de tir au dusil sur une carte des Etats-Unis comme des ennemis de l'Amérique à éliminer en priorité de la vie politique. Des éléments radiacux de cet extrême-droite religieuse chrétienne ont simplement appliqués les consignes, si on peut dire.

Et Anders Behring Breivik, le tueur d'Oslo, se battait pour défendre l'Occident chrétien, la "race blanche", et avait choisi pour cible les jeunes socio-démocrates. Là aussi, le tueur assumait et assume toujours une vision raciale et religieuse de ses actes.

Quelque soit la mouvance du tueur de Montauban, et de ses éventuels complices, ses actes se nourrissent d'un climat délétère qui pourrit l'unité nationale. Un climat de haine cultivé depuis des décennies par l'extrême-droite française dont la branche publique, le Front National, se contente de désigner noirs et maghrébins à la vindicte populaire pendant que l'extrême-droite radicale continue de fantasmer sur les juifs et les communistes.

Ce climat de haine estr epris depuis quelques années par la puissance publique aux mains de la droite "républicaine". Le racisme, comme le vote FN, se banalisent. Les gens n'ont plus honte de s'affirmer ainsi.

La chasse aux sans-papiers, la lutte contre l'immigration, même légale, l'image donnée d'une République qui ne pourrait intégrer des musulmans et des africains récalcitrants, tout cela génère une banalisation du rejet des travailleurs issus de l'immigration. Y compris ceux qui sont nés en France, qui y ont grandi et étudié !

Parallèlement, cet isolement des français issus de l'immigration, notamment des musulmans, est un terreau fertile pour les islamistes qui profitent de cette ségrégation pour tirer vers eux des jeunes rejetés par la communauté nationale.

En même temps que certains à l'extrême-droite travaille au rejet des travailleurs issus de l'immigration et de leurs enfants, d'autres, de l'autre côté, profitent de ce rejet pour monter une partie des jeunes issus de l'immigration contre le reste de la société. Les extrêmes-droites se rejoignent, se nourrissent, se soutiennent.

L'horreur des crimes que connait la région toulousaine doit susciter de la compassion pour les victimes et leurs familles . On ne peut accepter en démocratie l'assassinat de soldats français, encore moins de civils, et encore moins de jeunes enfants.

L'enquête, on l'espère, permettra d'arrêter rapidement le ou les auteur(s) de cette barbarie.

Pour les simples citoyens que nous sommes, ces événements, comme ceux d'Oslo et de Tucson, doivent nous rappeler que l'extrême-droite est un danger permanent pour la paix civile et la vie de chacun d'entre nous.

Plus fort que la haine, il y a la fraternité et la solidarité.

A la Bastille samedi, Jean-Luc Mélenchon appelait à une sixième République solidarie et écologique, reprenant les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité issues de la Révolution de 1789.

Aux assassins d'extrême-droite, ce sont ces valeurs républicaines que nous devons opposer !

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 09:46

Le pari était osé : réunir 25 000 personnes un dimanche de mars à Paris, en pleine campagne électorale. Avec 100 000 personnes, le Front de Gauche a explosé ses prévisions !

Reprendre la Bastille ! C'était le slogan de la mobilisation pour la journée de dimanche 18 mars organisée par le Front de Gauche. Reprendre la Bastille pour que le peuple reprenne le pouvoir en France et avance vers une sixième République, démocratique, sociale et écologique.

Avec la dynamique actuelle de la campagne du Front de Gauche, les meetings se remplissent bien au delà des espérances initiales, au point qu'il faut désormais surdimensionner les salles prévues à l'origine, augmenter les budgets, multiplier les meetings même ! La réussite du meeting de Rouen, le 6 mars dernier, avec ses 10 000 participants en est un exemple concret.

Lancée il y a quelques semaines, l'idée d'une grande marche populaire, le jour anniversaire du début de la Commune de Paris, pour illustrer la volonté du Front de Gauche de changer réellement la démocratie française, cette idée était ambitieuse. L'objectif de 25 000 participants l'était tout autant.

Alors hier, quand la marée humaine aux couleurs rouges du Front de Gauche, du Parti communiste, de la Jeunesse Communiste et des partenaires du Front de Gauche s'est assemblée place de la Nation, au départ du cortège, nous savions que nous vivions une grande journée ! L'objectif était pulvérisé !

Au lieu de 25 000 participants attendus, ce sont 100 000 citoyens qui ont entamé une marche pour une sixième République, pour que le peuple reprenne le pouvoir sur l'oligarchie financière.

100 000 manifestants et combien d'eurois ? Pas facile à dire !

Dans cette foule, il a été difficile de recréer les cortèges prévus sur le papier. les cars d'Evreux, Vernon et Gisors se sont retrouvés, mais ceux de Brionne, Beaumont, Louviers ou Alizay n'ont pu les rejoindre. Et des dizaines de participants, venus en covoiturage, ont rejoint le rassemblement sans jamais retrouver le cortège normand.

Peu importe ! La chaleur humaine, ce sentiment de fraternité qui anime les cortèges de gauche, tout cela compte plus qu'un cortège !

Le flot humain, sur les deux kilomètres de parcours, a bien eu du mal à arriver. Un vrai bouchon !

La prise de parole de Jean-Luc Mélenchon, place de la Bastille, a pris dans cette ambiance un ton particulier, aux accents gaulliens.

La sollenité de l'événement et son succès, ont donné un discours concis, 20 minutes, plein de valeurs révolutionnaires, celles de 1789 et de l'abolition des privilèges, celles de 1871 et de la Commune, celles de 1936 et du Front populaire, celles de 1945, de la Libération et du Conseil National de la Résistance. Des références historiques, oui, mais aussi des exemples de souveraineté populaire et de grandes conquêtes sociales, associant mouvements sociaux et puissance politique des forces révolutionnaires.

De ce discours, retenons la volonté d'une Constitution qui renforce le contrôle du peuple sur son destin, contrôle par le parlement au pouvoir étendu, contrôle des travailleurs sur les décisions stratégiques qui concernent leur entreprise, droit de préemption des entreprises qui ferment par les salariés, droit des femmes à disposer de leur corps, notamment droit à l'avortement, droit de chacun à mourir dans la dignité, droit des homosexuels, droit du sol, et aussi le droit de la Nation de contrôler l'eau et l'énergie, en nationalisant les entreprises concernées.

Le Front de Gauche a appelé à prendre la Bastille. 100 000 citoyens ont répondu présents. La Bastille est tombée.

C'est désormais à la dictature financière de tomber. Le peuple doit reprendre la main sur l'économie et sur les richesses qu'il produit.

Après la Bastille, c'est au tour de la Bourse d'être emportée dans l'insurrection citoyenne. Tel est l'objectif du Front de gauche  !

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:52

Devinette :

Combien a coûté l'aller-retour Paris-Nice pour le TGV spécial affrêté par l'UMP pour le meeting de Villepinte ?

Réponse : 10 €.

Combien la SNCF demande t-elle pour un aller-retour Paris-Marseille pour le TGV spécial affrêté par le Front de Gauche pour la manifestation de dimanche ?

Réponse : 130 € !

10 € pour l'UMP et 130 € pour le Front de Gauche pour des voyages équivalents, voilà qui laisse entrevoir pour qui vont les choix politiques de la direction de la SNCF et de son PDG, Guillaume Pépy !

En tant normal, la direction de la SNCF utilise le terme de "clients" pour parler des voyageurs qu'elle transporte. En période de mouvements sociaux, c'est le retour du terme "usager".

Ces gens-là ont le service public à la bouche quand cela sert leurs intérêts ! Le reste du temps, c'est la course au profit et les gros salaires qui les motivent !

Vivement le Front de Gauche et le retour d'un véritable service public !

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:02

Pour préparer en musique la marche de demain de Nation (14 h) à la Bastille, voici un titre qui sonne bien la révolte !

Allez Ridan ! Allez JL Mélenchon ! Allez Sandrine Cocagne ! Allez le Front de Gauche !

Reprenons la Bastille ! Place au peuple !

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