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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 11:15

Depuis quelques semaines déjà, les candidats communistes du Front de Gauche sont connus sur notre circonscription, comme le rappelle le cadre en haut de cette page.

Sandrine COCAGNE et Thierry DESFRESNES ont relevé le défi de faire tomber le ministre de SARKOZY, Bruno LE MAIRE, qui a annoncé sa candidature dans notre circonscription législative.

Avec le Parti communiste et le Front de Gauche, nos candidats se veulent les porteurs des revendications des travailleurs, des salariés, des artisans, des agriculteurs, actifs, sans emplois ou retraités, face à une droite qui représente les classes aisées, les Bettencourt ou les Lagardère, toute cette bande du Fouquet's et ses grandes fortunes qui ne vivent que du rendement de leurs actions et de leurs placements.

Notre campagne mettra en avant quelques grands axes, autour de l'emploi, du pouvoir d'achat, de la santé, de l'éducation, du logement et de l'environnement.

Il n'y a pas de fatalité à la crise ! Il n'y a pas de fatalité à l'austérité !

Il n'y a que des volontés politiques qui privent notre pays de son potentiel industriel et qui oriente les énormes richesses qu'il produit vers les poches de quelques uns !

Avec nos candidats, nous nous attaquerons à la dictature des marchés pour remettre l'humain au centre.

Avec la création d'un collectif de campagne, ce jeudi à Evreux, c'est désormais la campagne qui prend forme. Elle réunit déjà beaucoup de monde, des militants communistes bien évidemment, mais aussi des camarades du Parti de Gauche de Jean-Luc MELENCHON, et beaucoup de personnes qui ne sont adhérentes à aucun parti mais qui soutiennent la dynamique de rassemblement à gauche que représente le Front de Gauche.

Autour d'Andrée OGER, présidente du comité de soutien, c'est Eric RUIZ, animateur du PCF sur la section Eure-Sud, qui assurera la coordination de la campagne.

Sur chaque canton, un coordinateur animera les militants et sympathisants qui couvriront le terrain.

Si vous souhaitez faire bouger les choses et en finir avec une succession de politiques en faveur des classes privilégiées et du capital, vous pouvez vous associer librement à cette campagne !

Si vous souhaitez être informés des nouvelles de la campagne, inscrivez-vous ! Ecrivez à pcf-eure-sud@orange.fr !

Si vous souhaitez donner un coup de main, même léger, inscrivez-vous ! Mettre des bulletins dans les boîtes aux lettres de votre village, de votre hameau, coller quelques affiches ou faire du porte-à-porte avec nous, tout est possible ! Ecrivez à pcf-eure-sud@orange.fr !

Ensemble, après les Présidentielles et le vote MELENCHON, nous pouvons faire basculer la majorité à l'Assemblée Nationale et faire entrer le peuple au Parlement !

Les 10 et 17 juin prochain, votons et faisons voter Sandrine COCAGNE et Thierry DESFRESNES !

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Avec les salariés de M-real à Alizay, le 6 janvier dernier

Jean-Luc MELENCHON en a profité pour saluer Sandrine et Thierry

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Published by Solidaire - dans Autour du canton
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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 10:57

Jean-Claude Juncker affirme que la zone euro est au bord de la récession. La conséquence des politiques monétaires et économiques uniquement tournées vers la rentabilité du capital.

Quand il parle de récession de la zone euro, il sait se quoi il parle le luxembourgeois Jean-Claude Juncker !

Gouverneur de la Banque mondiale de 1989 à 1995, Jean-Claude Juncker a assumé ensuite la responsabilité de gouverneur du Fonds monétaire international (FMI, avant Strauss-Kahn) et de gouverneur de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). C'est l'un des pères du traité de Maastricht qui, en 1992, a consacré l'Union Economique et Monétaire. Il est aujourd'hui président de l'Eurogroupe, structure qui rassemble les ministres des finances européens.

Inutile de vous dire que Jean-Claude Juncker est de droite et un chaud partisan du fédéralisme européen !

Lors d'une conférence de presse au Luxembourg hier, il a déclaré que "dans la zone euro, nous sommes au bord de la récession technique". Une récession "technique" est définie par les économistes par deux trimestres consécutifs au moins de recul du Produit intérieur brut (PIB).

Nous voilà donc "au bord" de la récession !

Punaise ! Et dire que l'on nous assène depuis des années que l'Europe et l'euro sont là pour garantir la stabilité économique et la croissance de l'Europe ! Et dire que toutes les mesures d'austérité mises en place depuis 2008 sont là pour épurer la dette des pays européens et soutenir les économies !

Nous aurait-on menti ? A moins que nos dirigeants ne soient incompétents ?

Pour ceux qui, comme les communistes, ont une lecture critique de la construction européenne depuis le début, il n'y a aucune surprise dans cet échec économique. Malheureusement. Nous aurions préféré nous tromper !

Dans cette situation de récession qui arrive, il n'y a pas de surprise ni d'échec des politiques menées par nos dirigeants, par l'Europe et par la Banque Centrale Européenne. Il s'agit de conséquences logiques d'orientations économiques qui ne visaient qu'un objectif : accroître la rentabilité des capitaux privés pour accroître les dividendes des actionnaires des banques, fonds d'investissement et grandes entreprises.

La politique de l'euro fort, menée par la BCE, visait à rendre attractive l'Europe pour les capitaux étrangers.

La politique de lutte contre l'inflation visait à accroître le différentiel entre le taux de rentabilité des actions et placements et l'inflation pour satisfaire les spéculateurs.

Les politiques de réduction des dépenses publiques servaient d'une part à camoufler des réductions d'impôts pour les plus riches et pour les entreprises et, d'autre part, à privatiser des entreprises publiques ou à ouvrir des marchés publics rentables pour permettre aux possesseurs de capitaux de s'ouvrir de nouveaux débouchés donc de nouvelles sources de béénfices.

Evidemment, tout cela ne peut se faire qu'au détriment de l'intérêt du plus grand nombre ! L'argent doit bien être pris quelque part.

A trop pressurer les investissements productifs et la recherche, à réduire toujours plus le pouvoir d'achat des travailleurs, par le biais de réductions d'effectifs salariés, de nouvelles taxes et de la stagnation des salaires et pensions, c'est la croissance qui a fini par trinquer !

Alors que l'Amérique du Sud ou la Chine sont dans une politique d'investissement, d'équipement et de croissance des classes moyennes par la volonté politique de leurs gouvernements, les grandes puissances occidentales visaient, quant à elles, la rentabilité maximale des capitaux. C'est bien pour cela que la crise du capitalisme affecte en premier lieu les grandes puissances occidentales, Europe, Etats-Unis et Japon, alors que les économies des pays progressistes ne connaissent pas les mêmes difficultés !

L'Europe et la France vont donc connaître des croissances de leur PIB proche de 0 ou même négatives alors que la Chine reste aux alentours des 10 % et que l'Amérique du sud voisine les 4 %.

Mais ce résultat catastrophique des prévisions de croissance n'est pas un échec pour nos gouvernements. C'est seulement une possible gêne politique des dirigeants politiques face à leurs peuples au moment des élections.

En effet, crise ou pas crise, les profits des banques et des grandes entreprises sont au beau fixe, et avec eux, les dividendes des actionnaires et des grandes fortunes !

C'est ce que nous révélions ici ces derniers jours avec les plus de 37 milliards d'euros de bénéfices que vont se répartir les actionnaires des quarante entreprises du CAC 40 sur les bénéfices 2011 (relire :AAA : Ah ! Ah ! Ah ! La belle Arnaque ! ).

Est-ce par ce qu'il fait preuve d'un minimum de moralité ou parce qu'il s'inquiète d'éventuelles explosions sociales, comme en Grèce, que Juncker déclare que "nous devons consolider nos finances publiques mais il faut aussi attirer l'attention sur la nécessité qu'il y a de doter l'Europe d'une véritable politique de croissance" ?

Ce qui est sûr, c'est que le retrait du mouvement ouvrier, sur le plan syndical et politique, a permis au capitalisme de reprendre des acquis sociaux et des parts des richesses nationales qu'il avait céder après des décennies de luttes sociales et politiques.

Rééquilibrer les forces en présence et retrouver de la croissance, du pouvoir d'achat et des emplois, ne se fera que si nos gouvernants et ceux qui les commandes, dans les beaux quartiers, ont chaud aux fesses.

Se mobiliser localement, dans nos communes et nos entreprises, et agir politiquement pour développer les forces politiques qui sont du côté des travailleurs constituent les moyens de pression que nous avons pour retrouver notre pouvoir et notre dignité.

Le Front de Gauche, avec le Parti communiste, sont sur le plan politique les seules forces aujourd'hui en capacité de faire mentir les vautours du capitalisme, ceux qui nous annoncent encore plus de souffrances et de difficultés, à l'image de Jean-Claude Juncker.

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Published by Solidaire - dans En France
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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 11:57

Aujourd'hui débute ce que le gouvernement appelle un "sommet social". Il s'agit pour lui de l'une des dernières occasions de poursuivre son travail de destruction du modèle social français.

Lutter contre le chômage. Tel était l'argument imparable que le gouvernement et Sarkozy avaient donné pour imposer ce sommet social.

Avec un capitalisme qui continue d'enfoncer les économies et les états dans la crise, ce sommet social s'est parait-il transformé en sommet contre la crise. Car, on l'aura bien compris, l'idée de la droite va être de faire passer l'idée que les travailleurs vont devoir être encore moins chers et moins protégés, en clair plus "compétitifs", pour pallier à la perte d'un triple A attribué par ceux-là même qui sont à l'origine de la crise, j'ai nommé les marchés financiers.

Comme d'habitude, Sarkozy use de la rhétorique pour faire avaler cette nécessité de réformes à la hussarde. La rhétorique, c'est de faire une affirmation qu'on ne peut pas contredire et d'avancer des questions auxquelles tout le monde (ou presque) aurait envie de répondre oui.

Il déclarait ainsi, mardi dans l'Ariège : "est-ce que la société française fait le choix de l'emploi, donc de la croissance, donc de la compétitivité ? Ou est-ce que la société française fait le choix du court terme". Sous entendu : ce que je prône, c'est pour l'emploi et la croissance et quiconque s'y oppose, à commencer par les syndicats, c'est de l'immobilisme qui mène à la catastrophe.

A sa façon, avec son gouvernement, Sarkozy accélère les calendriers et détournent les questions. Au final, le problème n'est pas de savoir s'il faut faire évoluer la France mais plutôt : dans quel sens ? Et, sur ce point, avec Sarkozy, il n'est jamais possible de discuter !

De nouveaux reculs des droits des travailleurs

Au final, ce que prépare la droite avec ce sommet social, c'est une nouvelle série de mesures pour réduire encore un peu plus les protections des travailleurs, notamment la durée du temps de travail, et piocher un peu plus dans ce qu'il reste de leurs revenus.

Sous l'argument des milliers de fois utilisé de renforcer la compétitivité, la droite avance toujours un peu plus vers l'instauration de sa TVA sociale. "La question maintenant se pose de diminuer le poids des charges sociales", disait encore mardi Nicolas Sarkozy. Jamais le bilan des baisses de charges précédentes n'est fait, ni en termes d'emplois créés ou maintenus, ni en termes de coûts pour les comptes de l'Etat et les caisses de la Sécu !

La baisse des charges des entreprises n'est pas une solution facile utilisée par les gouvernements successifs, c'est un choix politique délibéré pour permettre que les grosses entreprises économisent des sommes considérables qu'elles peuvent ensuite redistribuer à leurs actionnaires. Charge aux contribuables ou aux consommateurs, qui sont majoritairement les travailleurs, de compenser ces allègements, via les impôts ou les taxes !

Dans le même ordre d'idées, le développement des "accords compétitivité-emploi" est une façon de contourner les 35 heures pour donner plus de flexibilité aux entreprises, en clair imposer des allongements d'horaires aux travailleurs sans les rémunérer avec les avantages des heures supplémentaires !

La présidente du Medef, Laurence Parisot, ne s'y trompe pas et a proposé l'ouverture "d'une négociation rapide" sur ce sujet avec les syndicats.

A moins de 100 jours des élections présidentielles, la droite et le patronat tentent d'accélérer leur programme de contre-réformes sociales. Leur crainte serait que les élections à venir, Présidentielles et Législatives, amène au pouvoir une majorité nouvelle beaucoup plus sensible aux pressions du peuple que l'actuelle, qui n'écoute que le Fouquet's et les agences de notation privées.

Malgré les sondages, impossible de connaître ce que sera le résultat des élections de cette année.

Ce qui est sûr, c'est que pour contrebalancer cette dérive libérale économiquement, liberticide socialement et raciste idéologiquement, le seul vote utile sera de choisir pour une gauche réaliste, force de proposition, mais une gauche qui assume son Histoire et ses idées, celles de la Révolution de 1789, de la Commune de Paris, du Front Populaire et de la Résistance, une gauche combative, celle que souhaite incarner le Parti communiste avec ses partenaires du Front de Gauche.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 10:36

Record de prix des carburants en ce début d'année mais rien de prévu pour en diminuer l'impact sur les consommateurs-salariés !

Le prix moyen du litre de super sans plomb 95 a atteint vendredi dernier 1,5563 euro, tandis que le super sans plomb 98 s'est hissé à 1,5954 euro, d'après les relevés hebdomadaires publiés lundi sur le site du ministère du Développement durable. C'est encore plus que lors du pic précédent, en mai 2011 !

Selon les pétroliers comme le gouvernement, deux raisons seraient en cause : les craintes concernant la production pétrolière en Iran et d'autre part les tensions au Nigeria soutiennent les cours du pétrole brut à des niveaux très élevés (mais pas record !) et la faiblesse de l'euro par rapport au dollar accentuerait cette hausse.

Décidément, cet euro ne protège absolument personne, à part peut-être les entreprises exportatrices ? Pour l'instant.

Et, bien sûr, le gouvernement ne va pas s'attaquer aux marges des entreprises pétrolières ! Hier, vous pouviez lire sur ce blog que Total allait distribuer 5,36 milliards d'euros de dividendes à ses actionnaires au titre des bénéfices 2011. pour sûr que l'année 2012 s'annonce encore meilleure pour les actionnaires de Total !

Il n'est pas non plus question pour ce gouvernement du "pouvoir d'achat" de baisser les taxes, notamment la TIPP pour réduire cette hausse ou l'annuler ! C'est même presque drôle : le ministre des Finances François Baroin a indiqué sur M6 qu'il "ne proposerai(t) pas au président de la République d'augmenter la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers, ndlr) dans le cadre du nouveau financement de la protection sociale". La TIPP devait donc augmenter ?

C'est une mesure qui serait venue s'ajouter aux nombreuses hausses déjà intervenues depuis le début de l'année, de la TVA réduite (de 5,5 % à 7 %), de l'électricité et du gaz, des trains,... Sans parler de la création de taxes comme la taxe sodas ou de la future taxe sociale !...

Il n'y a que les salaires, pensions et minimas sociaux qui ne bougent pas ! Tant pis pour les travailleurs !

Cette flambée des prix des carburants redonne un élan d'actualité à notre campagne de Front Uni Contre la Vie Chère, un peu effacé par l'actualité ces derniers temps.

Vous pouvez toujours vous y associer, soit en commandant des exemplaires à faire signer (pcf-eure-sud@orange.fr) soit en signant en ligne (http://www.27.pcf.fr/Campagne-contre-la-vie-chere.html).

Au delà du cas Sarkozy, chaque actualité économique et sociale, chaque événement de politique internationale, nous prouvent que ce n'est pas seulement la tête de l'Etat qu'il faut changer mais l'Etat lui-même, son organisation démocratique et les intérêts qu'il doit défendre.

Pour les communistes, une meilleure redistribution des richesses est possible en augmentant les salaires, en taxant les plus riches et les transactions financières et en bloquant les prix des produits et services vitaux.

C'est une question de choix, de priorités. Pour les communistes, c'est l'Humain d'abord !

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:13

La misère touche des milieux insoupçonnés.

Prenez Bruno LE MAIRE ! Voilà un ministre qui présente bien, toujours bien coiffé et avec un costume élégant !

Et pourtant !

Dimanche matin, lors des vœux de la mairie de Croth, Bruno LE MAIRE reprend la parole après une intervention très engagée d'Andrée OGER et confirme les dires de la vice-présidente du Conseil général au sujet des difficultés financières que rencontrent les français au quotidien.

Bruno LE MAIRE en rajoute même un peu. "Avec quatre enfants et un salaire de ministre, j'ai moi-même de plus en plus de mal à payer mon loyer !" Sortez les mouchoirs !

A la fin des discours, alors que tout le monde lève son verre et se salue,  Andrée OGER lance l'idée auprès des participants d'une collecte d'argent pour aider le ministre dans le besoin. Un élan de charité mêlé d'humour.

Un peu de dignité, monsieur LE MAIRE !

Des gens qui ont de vraies difficultés à payer leur loyer, Andrée OGER en rencontre toutes les semaines, dans ses permanences ! Ils ne logent pas dans les plus chics quartiers de Paris et touchent des salaires beaucoup moins élevés que celui d'un ministre !

Peut-être faudrait-il proposer à Bruno LE MAIRE d'emménager pour de vrai dans l'Eure ? Les loyers y sont beaucoup moins élevés que dans les beaux quartiers parisiens où il demeure actuellement !

Et puis cela mettrait enfin en cohérence sa fonction de député de l'Eure et son domicile régulier.

Autre avantage : pour un ministre de l'agriculture, loger à Paris ne prédispose pas vraiment à une bonne connaissance du milieu rural, encore moins du monde paysan ! Cela explique certainement pourquoi il ne savait pas expliquer à quoi correspond un hectare.

Et puis, son statut de ministre qui doit aller à son bureau quotidiennement lui permettrait peut-être d'obtenir des améliorations dans la desserte des gares de l'Eure à destination de Paris, que ce soit Evreux, Bueil ou la vallée d'Avre !

Qu'il s'agisse de pouvoir d'achat ou de logement, Bruno LE MAIRE se place finalement en victime de la politique sarkozyste. A ce titre, en tant que ministre du gouvernement actuel, il serait tout simplement victime de sa propre politique !

D'ailleurs, dans une interview au journal Libération, ce lundi, le ministre LE MAIRE, responsable du programme électoral du candidat Sarkozy, regarde ce bilan collectif : "il faut avoir l'humilité de reconnaître que, dans ce que nous avons fait, il y a eu des vraies réussites, mais aussi des échecs", concède t-il.

Le souci, c'est que ses larmes de crocodile sur les difficultés des Français sont à l'exact opposé de ses actes depuis 5 ans, au gouvernement, et des propositions qu'il défend avec Nicolas Sarkozy pour les Présidentielles !

Comme tous les cinq ans, avec les élections législatives qui approchent, Bruno LE MAIRE redécouvre en même temps le département de l'Eure et les difficultés des Français.

Nous aurions bien une proposition à lui faire puisqu'il fait signe d'avoir compris ses erreurs : qu'il ne se représente pas comme candidat UMP mais qu'il soutienne un candidat ou une candidate qui prône une politique clairement différente de celle qu'il a acceptée de mettre en place ces dernières années. La candidate du Front de Gauche, Sandrine COCAGNE, par exemple !?

Et pour le cas où monsieur le ministre aurait de vraies difficultés de logement, nous lui rappelons qu'Andrée OGER tient des permanences en mairie de Saint André le lundi soir et en mairie d'Ezy le vendredi soir.

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Published by Solidaire - dans Dans le département
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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 10:39

Dégradée qu'elle est la France ! Dégradée auprès d'un organisme privé au service des marchés financiers.

Comme Dreyfus en son temps, notre pays a perdu ses galons. Des galons de vertu financière attribué non pas par un organisme indépendant, neutre et sur des critères objectifs, mais par une officine privée, incontrôlable, selon des critères propres aux marchés financiers.

Mais depuis quand un pays libre de 65 millions d'habitants doit-il rendre des comptes à une poignée de bureaucrates au services de quelques milliers de richissimes spéculateurs ?

L'Etat est-il au service de la Nation ou au service des marchés financiers ?

Le bruit et les commentaires provoqués par cette perte du 20 sur 20 donne la réponse : notre gouvernement et, avec, notre Etat, sont au service des marchés financiers.

Pour ceux qui ont lu Marx, ou qui en connaissent les grandes lignes, il n'y a rien de surprenant : l'Etat est au service de la classe dominante, quelle que soit la période historique. Le système économique est le reflet de cette domination de classe : en système capitaliste, la classe dominante est celle qui détient le capital (grands patrons, spéculateurs et rentiers) et l'Etat est au service de cette classe, qu'il cherche à satisfaire.

Rien de surprenant donc à ce que notre gouvernement, ouvertement lié à quelques riches familles françaises et ouvertement libéral, ait les yeux rivés sur les marchés et l'avis de leurs experts, les agences de notation !

Par contre, ce déclassement n'est pas à prendre à la légère !

Non pas que l'avis de ces agences importe les communistes que nous sommes ! Loin de là !

Mais, ce déclassement va provoquer automatiquement une hausse des taux de l'argent emprunté par la France chaque année. Et cela va automatiquement gonflé l'enveloppe des emprunts à rembourser donc les déficits publics qui justifient justement ce déclassement. Un cercle vicieux  qui enfonce actuellement la Grèce, l'Espagne ou l'Italie.

Pour cette raison, la droite (et peut-être certains se disant de gauche) va se saisir de l'occasion pour affirmer qu'il n'y a qu'une seule façon de s'en sortir : accentuer encore plus la rigueur, c'est à dire réduire encore plus les investissements de l'Etat, réduire le nombre d'emplois publics, réduire les avantages sociaux, augmenter de nouvelles taxes, inciter à la "modération" salariale, etc... En clair, pressurer un peu plus les salariés et retraités et provoquer une hausse du chômage et une réduction de la croissance. Ce qui justifiera de nouvelles mesures d'austérité dans quelques temps.

Mais, pendant que les médias et le gouvernement agitent devant nos yeux l'épouvantail de la dette, les bénéfices des grandes entreprises se portent à merveille ! Merci pour elles !

Au regard des résultats de 2011, les entreprises du CAC 40 vont verser 37,2 milliards d'euros à leurs actionnaires. Ce résultat est en retrait sur ceux de 2010, qui avaient permis aux actionnaires de ces 40 entreprises de se partager 40,2 milliards d'euros : spéculer, ça eut payé !

Le top 10 du classement regroupe les fleurons de notre économie. Leurs actionnaires vont se partager :

1. Total: 5,38 milliards d’euros
2. France Telecom-Orange: 3,71 milliards d'euros
3. Sanofi-Aventis: 3,48 milliards d’euros
4. GDF-Suez: 3,38 milliards d’euros
5. EDF: 2,13 milliards d’euros
6. BNP Paribas: 1,98 milliard d’euros
7. Vivendi: 1,81 milliard d’euros
8. Axa: 1,63 milliard d’euros
9. LVMH: 1,22 milliard d’euros
10. L’Oréal: 1,17 milliard d’euros

Vous noterez qu'on retrouve en haut du classement des entreprises du secteur de l'énergie (Total, Edf, GDF),  le géant des télécoms (France-Télécom), une banque et une assurance (BNP-Paribas et Axa), le géant de l'eau Vivendi et des entreprises du luxe !

Et dire que certains se plaignent de la flambée des carburants, de l'électricité et du gaz ! Et dire que certains disent que les banques se sucrent sur le dos de l'Etat et de leurs clients, tout comme les assurance ! Faut bien que vivent les actionnaires ! ? Manquerait plus qu'on leur demande de travailler ! C'est pas le socialisme ici !...

Il est notable aussi que dans cette liste, les principaux services offerts par ces entreprises peuvent être considérés comme des services d'utilité publics, des services vitaux aujourd'hui, et qui viennent d'entreprises privatisées ces 20 dernières années ! Les gouvernements successifs ne se sont pas trompés en privatisant des entreprises à fort potentiel de rentabilité, œuvrant sur des secteurs que la population ne peut pas éviter : les carburants (Total), le chauffage et l'énergie (EDF, GDF-Suez), l'eau et l'assainissement (Vivendi, GDF-Suez), les télécoms (France télécom), les médicaments (Sanofi-Aventis).

Les chiffres sur les grandes fortunes de France montrent aussi que la haute bourgeoisie ne s'est jamais aussi bien portée.

En clair, cette histoire de triple A apparait clairement comme une illustration supplémentaire de la soumission de plus en plus forte de notre économie et de notre gouvernement aux volontés des spéculateurs financiers.

C'est aussi la démonstration que la politique gouvernementale est un échec dans ce qu'elle disait vouloir éviter : le déclassement de notre pays.

C'est enfin le constat des résultats négatifs de notre gouvernement en matière économique et sociale alors qu'une petite minorité de riches français continue de voir progresser son immense fortune.

La solution ne repose pas dans des efforts pour récupérer le triple A, ni dans une austérité pour rembourser une dette contractée par Sarkozy et la droite pour éponger les ardoises des banques et du secteur de la finance.

La solution repose dans ce que propose le Front de Gauche avec les communistes, dans la création d'un pôle public financier pour financer les investissements publics, relancer les activités productives créatrices de richesses, comme M-real à Alizay et, ainsi, relancer la croissance, les salaires et la consommation.

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Published by Solidaire - dans En France
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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 11:43

L'intervention de l'OTAN en Libye devait apporté la démocratie aux libyens et protéger les civils. Un discours cynique qui se répète avec la Syrie.

Depuis la soit-disante "libération" de la Libye, les informations sur la situation de ce pays sont catastrophiques. La ruine de nombreuses villes et la désagrégation de l'économie et de l'état libyen s'accompagnent d'une morcellisation du pays entre groupes rivaux et d'une multiplication des crimes contre l'Humanité.

Selon plusieurs organismes de Droits de l'Homme, plus de 8 500 libyens seraient détenus sans preuves et sans jugements dans divers centres de détention contrôlés par le CNT. Mauvais traitements et malnutrition y seraient coutumiers.

Plusieurs sources d'information indépendantes font état de l'exécution sommaire de centaines de prisonniers de Syrte, ville qui a résisté aux assauts de l'OTAN et où résident une majorité de libyen de la tribu des Khadafa, celle de Mouammar Kadhafi ?

Qui a dit que le soutien de la France et de l'OTAN à la rébellion libyenne visait à aider le CNT à établir un régime démocratique où les Droits de l'Homme seraient respectés ?

Où sont passés tous ceux qui poussaient à l'intervention militaire en Libye pour sauver des "civils innocents" comme l'auto-désigné philosophe BHL ? Pourquoi ces informations ne sont-elles pas relayées par les grands médias français ?

C'est que la désinformation qui a précédé l'engagement de la France en Libye a court actuellement sur la Syrie.

Des dizaines de témoignages, à commencer par ceux de la Ligue arabe, viennent nuancer les discours catastrophistes de nos médias. AInsi, les "civils" tués sont comptabilisés par un Observatoire syrien des Droits de l'Homme qui ne réside pas en Syrie mais en Grande-Bretagne ! Les civils désarmés qui s'opposent au régime syrien seraient capables (sans armes) de tendre des embuscades aux soldats et aux policiers syriens et d'en tuer des dizaines chaque semaine ? Pourquoi ne relaie t-on pas en France les images de prisonniers libyens, turcs ou libanais fait par l'armée syrienne, preuve que des mercenaires étrangers viennent en Libye mener la guerre pour le compte d'Al QaIda ?.. Pourquoi prend t-on pour argent comptant tout ce que disent des diplomates qataris, pays qui est intervenu militairement en Libye et qui n'est qu'état monarchique islamiste ?...

Après l'Iraq en 1991 et après la Libye en 2011, les puissances occidentales visent désormais l'effondrement du pouvoir syrien. Avant de s'attaquer à l'Iran.

Il n'y a là aucun attachement à la démocratie, aucune volonté d'aider les peuples en question à progresser socialement. L'Iraq sous Saddam Hussein était le pays du Moyen-Orient où le niveau de vie et d'instruction était le plus élevé, un pays où fonctionnaient les institutions, les écoles et universités et les hôpitaux. De ce pays, il ne reste rien. L'Iraq est retournée dans les tréfonds du Moyen-Âge, sans espoir de progrès et sans cette fameuse démocratie que l'Occident devait amener.

La Libye de Kadhafi était le pays au plus faible endettement du continent africain, capable d'investir à l'étranger, où le carburant, l'eau, les denrées de base et le logement étaient quasiment gratuits, où les femmes avaient un statut favorable, bien souvent à des postes à responsabilité. De la démagogie de dictateur, certainement ?

Aujourd'hui, la Libye est en ruine et les libyens sont en deuil. L'OTAN et la France, sont responsables de près de 50 000 morts civils, tués par nos bombes. Les islamistes ont pignon sur rue à Tripoli, ville qu'ils contrôlent désormais.

Bravo !

Les syriens savent à quoi s'attendre et les images de manifestations en faveur du régime, si elles ne passent pas dans les médias français, sont là pour témoigner que le peuple syrien n'est pas dupe de ce qui se prépare.

Manifestation_syrie_Bachar_al-Assad-2011.jpg

Manifestation en faveur du régime syrien à Damas en juin 2011

autour d'un drapeau syrien de 2 300 mètres

 

Iraq, Libye ou Syrie : trois pays qui, avec leurs grand défauts, notamment démocratiques, ont su maintenir et développer des infrastructures indépendantes des grandes puissances internationales et tenir un rôle de puissance économique et politique locale. C'est là leur plus grand tort : leur refus de se soumettre à l'Occident et aux multinationales !

Ne soyons pas dupes des images que nous donnent des médias aux mains des puissances financières et de Sarkozy !

La guerre qui se prépare en Libye est une gigantesque manipulation, un mensonge sur l'ampleur des conflits qui se déroulent en Syrie et une volonté délibérée de l'Occident de renverser un régime qui ne lui obéit pas pour y mettre un régime à sa convenance.

Comme pour la Libye ou l'Iraq, ne soyons pas dupe ! Refusons ce nouveau chantier de l'impérialisme occidental !

Refusons de soutenir les politiques qui défendent ce projet de conflit !

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 10:27

Malgré des oppositions de façade sur leurs programmes économiques, les partis de droite ont tous un point commun : leur volonté d'en finir avec les acquis sociaux, la réglementation du temps de travail et les outils de défense des salariés que sont les syndicats.

Entre une Marine LE PEN qui se présente comme candidate "anti-système", un Nicolas SARKOZY, président du Fouquet's, et un François BAYROU, qui veut apparaître comme une troisième voie politique, les coups bas et les échanges vifs se multiplient.

Quelle que soit la tonalité des discours, chacune de ces personnes restent sur une vision de droite de la société et un ancrage politique dans le capitalisme que chacun tente de camoufler derrière un discours plus ou moins ouvriériste, plus ou moins populiste.

Pour l'UMP et Nicolas SARKOZY, le bilan de ces dernières années suffit pour démontrer à quel point la majorité actuelle est au service des classes aisées, des milieux du grand patronat , de la finance et des gros actionnaires.

En faveur de ces classes, on peut citer le bouclier fiscal, l'allègement de l'ISF ou la suppression de la Taxe professionnelle.

Contre les classes populaires et les salariés, actifs ou retraités, on peut rappeler la réforme du code du travail, la réforme des retraites et les hausses de TVA ou créations de taxes (Taxe Soda) qui se succèdent ces derniers temps.

Les dernières propositions de l'UMP vont encore une fois dans le même sens, avec une TVA sociale qu ferait payer aux consommateurs, donc aux travailleurs, des allègements supplémentaires de charges sociales des entreprises.

Pour le MODEM, faut-il rappeler le parcours de ce parti, issu du très européen UDF de GISCARD, héritage revendiqué par François BAYROU ? Le passage de ce dernier et de nombre de ses soutiens à des postes ministériels, sous Chirac notamment, a laissé de douloureuses traces dans le monde de la santé (DOUSTE-BLAZY) ou dans le monde de l'éducation (Réforme BAYROU en 1992-1993).

François BAYROU vient également d'annoncer que, s'il était élu président de la République, il renégocierait les 35 heures avec les syndicats pour leur "assouplissement". Lui aussi prône le "travailler plus pour gagner la même chose " !

Pour le Front National, la mystification est identique.

Derrière un discours qui se veut antimondialiste et protecteur des petites gens, le Front National prône des solutions économiques et sociales qui vont dans le sens des politiques libérales des dernières années et d'une dérégulation socilae encore plus forte.

Le FN de Marine LE PEN est contre le SMIC, qui constitue pourtant un palier de sécurité pour des millions de salariés. L'extrême-droite est aussi pour un système d'assurances privées pour remplacer la Sécu, système que ne pourront pas se payer des millions de travailleurs et de retraités, comme c'est le cas aux Etats-Unis.

Le FN est aussi pour une forte dérégulation sociale, supprimant les discussions nationales avec les syndicats (que le FN veut voir remplacés par des "corporations" comme sous Pétain) par des négociations de branche. Un système qui fragilise les salariés des branches les plus faibles (comme le commerce et la distribution) et, au final, l'ensemble des salariés.

Marine LE PEN est contre la retraite à 60 ans. D'ailleurs, au plus fort du mouvement sur les retraites, elle souhaitait que le gouvernement envoie les CRS contre les grévistes, les traitant de terroristes et accusant Sarkozy de laisser s'installer "le chaos" !

En septembre 2010, son papa, Président du FN, déclarait "je comprends les nécessités de la réforme", "je comprends qu'il faille adapter", rappelant "quand même" que, "par démagogie", la gauche a ramené la retraite de 65 à 60 ans après l'arrivée du président François Mitterrand à l'Elysée en 1981.  De la démagogie la retraite à 60 ans ou un progrès social ? L'extrême-droite a choisi son camps.

Le programme du FN est d'ailleurs flou là dessus (et pour cause) mais, même si Marine LE PEN a changé son discours durant le mouvement des retraites, le FN revendique encore la retraite à 65 ans avec 40 annuités de cotisations ! Un discours différent du programme : de la démagogie.

Pire, les attaques de l'extrême-droite contre les syndicats illustrent la haine viscérale du FN contre les forces qui organisent les travailleurs et qui s'opposent aux forces patronales, à celles du capitalisme mondialisé.

Le 5 janvier dernier, le porte-parole de la campagne de marine LE PEN, Louis Aliot, publiat un communiqué sur le combat des travailleurs de la raffinerie Pétroplus mettant en cause "le sectarisme des syndicats de moins en moins représentatifs (qui) est une atteinte à la démocratie et un mauvais coup porté à l'image des salariés en lutte pour le maintien de leur activité". Une attaque en règle de ces syndicats qui sont justement à l'origine du mouvement de défense du site, qui informent et mobilisent les salariés, qui organisent des assemblées générales quotidiennes pour permettre une gestion démocratique du mouvement !

Faut-il aussi rappeler que les élus du Front National en Région PACA ont refusé, en décembre, de voter une motion de soutien aux salariés de Fralib (tisanes Eléphant) en lutte à Marseille pour la sauvegarde de leurs emplois sous prétexte que les syndicats étaient derrière ? Une bonne excuse pour abandonner les travailleurs aux griffes du capitalisme international !

Quel que soit le parti politique, la droite est un pilier du capitalisme, qu'elle soit de centre-droit ou d'extrême-droite. Malgré des divergences de programme et des visions plus ou moins nationalistes, racistes, autoritaires du pouvoir, la droite est objectivement du côté du capitalisme, au service des classes possédantes.

Il est malheureux que nombre de travailleurs se sentent attirés par ces forces là.

il est également malheureux de voir une social-démocratie, en France comme partout en Europe, dériver vers le centre-droit, par manque de courage politique ou par facilité.

Les travailleurs n'ont d'intérêts que dans leur union, par delà leurs origines et leurs nationalités, par delà leurs métiers.

Ce sont nos divisions, savamment entretenues par la droite et l'extrême-droite, et la faiblesse de nos syndicats et de nos organisations politiques qui expliquent notre incapacité collective à répondre aux attaques dont nous sommes victimes, qu'elles viennent de l'outil capitaliste supranational que constitue l'Europe, ou qu'elles viennent de notre propre gouvernement.

Le Parti communiste a toujours été la force de la classe ouvrière et des travailleurs.

Avec le Front de Gauche, le PCF tente de renouer avec une dynamique populaire qui permette le retour de cette union des travailleurs pour reconquérir la parole et reprendre notre part des richesses produites dans ce pays.

Cette dynamique de Front s'enracine doucement depuis sa création, en 2008. Dans cette lutte politique, les médias écartent le plus souvent possible les militants et candidats du PCF et du Front de Gauche pour favoriser les partis du système, notamment le FN, et faire croire que Bayrou ou Le Pen pourraient être des "alternatives".

A chacun de prendre conscience de la place qu'il a à prendre dans cette bataille politique historique pour faire barrage à la fascisation rampante de ce pays et pour ressouder et remobiliser les travailleurs autour du Front de Gauche et du Parti communiste.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 10:12

Nous sommes en démocratie parait-il. Pourtant, les grands médias favorisent ostensiblement la pensée unique et les candidats qui la véhiculent tandis que les instituts de sondages travestissent les intentions de vote.

En démocratie, c'est le peuple qui décide. En théorie.

Selon des principes que notre pays agite régulièrement sous le nez de certains dirigeants étrangers, ce sont les citoyens qui choisissent leurs représentants, en fonction de leur programme, ou interviennent directement sur des choix primordiaux lors de référendums. Ce sont des principes que notre pays a bien du mal à s'appliquer à lui-même !

TCE : le peuple a t-il le droit de donner son avis ?

Avant de jeter un oeil sur l'actualité des élections qui approchent, rappelons-nous du référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen : les français avaient clairement et massivement rejeté la proposition de constitution européenne. Cela malgré une campagne unanime et agressive en faveur du OUI des médias nationaux (sauf l'Humanité !), presse écrite, radio et télévision, et le soutien total des forces politiques du système, UMP, Modem, PS et Verts.

Malgré ce vote négatif du peuple français, il n'aura fallu qu'un peu moins de deux ans pour que les défenseurs de l'intégration capitaliste de l'Europe violent la souveraineté nationale en faisant ratifier par les parlementaires cette constitution, rebaptisée "Traité de Lisbonne", à peine quelques mois après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007. N'oublions pas ce moment, cette trahison, dont est responsable la droite française, depuis l'UMP jusqu'aux "centristes" de Bayrou et Morin, avec la complicité d'élus socialistes comme Jack Lang ! Un Jack Lang, soit dit en passant, qui reste une figure du PS malgré ses rapprochements avec l'UMP et qui vient d'être officiellement investi candidat PS aux Législatives dans les Vosges.

Avec l'adoption du Traité de Lisbonne, c'est la souveraineté du peuple sur la constitution qui a été violée et, avec elle, un des principes fondamentaux de la démocratie.

A noter que d'autres ont eu à subir de pareils mésaventures, comme les irlandais, que leur gouvernement a fait voter deux fois car le premier vote était négatif et que cela ne convenait pas à la bourgeoisie irlandaise.

Pensée unique sur toutes les chaînes

Un autre aspect de la démocratie, c'est de permettre aux citoyens de se forger une opinion, en leur âme et conscience.

Pour cela, il est nécessaire que le débat démocratique s'installe, que les programmes s'affrontent. En toute équité.

Sur cet aspect aussi, la démocratie française est dangereusement grippée et n'a rien a envié aux régimes dictatoriaux qu'elle simule de dénoncer ! A la télévison française, comme dans la presse, c'est la pensée unique !

Par exemple, depuis 2008 et l'effondrement du pilier financier du capitalisme, les seules personnes qui ont voie au chapître dans les médias sont des défenseurs de l'orthodoxie libérale qui prônent tous rigueur, austérité et désendettement. Ces "experts" habilités par les médias sont en général payés par de grands groupes économiques, des banques ou des fonds de pension : question indépendance et expertise, on fait plus neutre, non ?

Le débat sur la crise et ses origines ou sur la façon de s'en sortir est ainsi faussé, tronqué, orienté. Les rares fois où un projet un peu différent est avancé, les journalistes le balaient d'un revers de main ou le caricaturent, en renvoyant la "vérité" vers les paroles d'évangile des experts accrédités par les milieux financiers.

Micros fermés pour la troisième force politique française

Le deuxième aspect du débat démocratique, c'est l'accès aux médias des forces politiques françaises.

Sur cette question, encore une fois, force est de constater que l'équilibre démocratique est loin d'être respecté et que les médias favorisent ostensiblement certaines forces politiques et en minimisent d'autres, selon le dégré de gêne que représentent ces forces pour le système et les groupes économiques qui contrôlent les médias.

Si l'on regarde les données du CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) concernant le temps de parole des forces politiques dans les médias, étude de septembre dernier (la dernière en date), les chiffres sont clairs :

Les journaux télévisés des principales chaînes (TF1, France 2, France 3, Canal + et M6) ont ouvert leurs micros 3 heures et 25 minutes au PS, 3 heures et 43 minutes à l'UMP, sans compter 2 heures et 6 minutes au gouvernement contre seulement 20 minutes au PCF et au Front de Gauche ! Un écart de 1 à 10 ! !

Sur les chaînes d'info en continu (BFM, I-télé et LCI), l'écart est encore plus énorme avec plus de 39 heures pour le PS, plus de 23 heures pour l'UMP contre 27 minutes pour le PCF ! Des écarts de 1 à 50 voire 1 à 80 ! !

Est-on vraiment dans le cadre d'un débat démocratique ?

Même le Front National est mieux traité, voir choyé par les médias ! Avec 3 heures et 45 minutes sur les chaînes d'info en continu, le parti de la famille Le Pen a bénéficié de 8 fois plus de temps d'antenne que le PCF !

Car, le PCF, n'en déplaise à ceux qui le voient mort ou mourant depuis plus de vingt ans, le PCF, donc, est toujours la troisième force politique de France avec 135 000 adhérents, une quarantaine de parlementaires, deux députés européens, des dizaines de conseillers régionaux dont la présidence d'un conseil territorial (la Corse), la présidence de deux conseils généraux (Allier et Val-de-Marne), des centaines de conseillers généraux, des centaines de maires, des milliers de conseillers municipaux.... 4 fois plus d'adhérents que le FN et une réprésentation démocratique incomparable mais 8 fois moins de temps d'antenne ?

Dis-moi qui j'invite à parler et je te dirai qui je préfère !

Des sondages faits pour orienter l'opinion publique

Dernier aspect de cette gigantesque manipulation du débat démocratique : les sondages.

Beaucoup critiquent la quantité de sondages que publient les médias avant les élections, sondages sur les intentions de vote, sur la popularité de tel ou tel candidat, sur la chance de l'un ou l'autre de gagner ou sur telle ou telle question de la campagne.

Beaucoup dénoncent aussi l'influence de ces sondages sur les votes des électeurs, l'incitation qu'ils représentent à voter d'abord pour une personne, dans un réflexe de vote utile, plutôt qu'un vote d'adhésion, obtenu après réflexion. Mais n'est-ce pas là finalement le but ? Orienter le choix des électeurs vers une poignée de candidats ?

Il n'est quà voir l'inconstance de ces sondages et, même, les contradictions entre sondages, parfois à quelques jours d'intervalles et pour le même institut, pour comprendre que ces résultats sont sujet à caution. Sans parler de l'interprétation qui en est faite par les médias !

Prenons le cas du vote ouvrier, qui fait couler beaucoup d'encre !

Fin novembre et début décembre, trois sondages ont été publiés à des dates très proches. Un sondage TNS-Sofres le 30 novembre, un IFOP le 1er décembre et un BVA le 6 décembre.  On peut y « observer » le vote ouvrier.

Surprise ! Les sondeurs ne sont pas d’accord du tout.

Pour TNS, les ouvriers votent majoritairement pour François Hollande avec 37% des intentions de vote. Marine Le Pen recueille alors 27% des voix suivie par Nicolas Sarkozy à 18%.

L’IFOP annonce des résultats bien différents. Pour ce sondeur, les ouvriers plébiscitent Marine Le Pen à 37%. En deuxième place on trouve François Hollande et Nicolas Sarkozy à égalité : 17%.

Donc : 10 points d’écart entre les deux sondages pour le score de Marine Le Pen et 20 points d’écarts pour le score de François Hollande !

BVA donne également ses propres résultats pour le vote des ouvriers : 33% pour Hollande, 31% pour Le Pen et 13% pour Sarkozy… Pourtant, le 22 novembre dernier ce même institut annonçait des résultats forts différents : 43% du vote ouvrier pour Le Pen, 22% pour Sarkozy et 20% pour Hollande.

En l’espace de deux semaines, un évènement décisif a du se produire qui a bousculé l’adhésion de la classe la plus nombreuse de notre société. Mais lequel ? Oui, lequel ?

Est-ce bien sérieux ? Est-ce bien crédible ?

Il en est de même pour le vote communiste et pour le vote du candidat du Front de Gauche aux Présidentielles.

Il y a deux semaines, l’IFOP nous expliquait que 2% des 18-24 ans exprimaient une intention de vote Front de Gauche contre 10% pour les 25-34 ans. Cette semaine, la situation serait complètement inversée : 8% des 18-24 ans voteraient Front de Gauche contre 1% pour les 25-34 ans. Un yoyo absolument invraisemblable en moins de 15 jours !

Alors comment croire dans des sondages qui vont même jusqu'à attribuer des 0 % à certains candidats ?

Et pourquoi "écouter" ceux-là alors que le gouvernement n'a pas entendu les 70 % de sondés qui refusaient la réforme sur les retraites ? Parait-il qu'ils auraient mal compris cette réforme !? Pourquoi faire confiance au vote des électeurs aux Présidentielles et aux Législatives alors ? Passons directement à une "république d'experts", une technocratie qui ira toujours dans le bon sens, celui des classes dominantes !

Non respect de la souveraineté populaire et manipulation médiatique du débat démocratique illustrent ce que les communistes appellent le contrôle des instruments de pouvoir par la classe dominante : pouvoir politique, pouvoir policier et judiciaire, pouvoir médiatique.

Et si jamais les résultats ne convenaient pas, il serait toujours temps de bourrer les urnes, comme en Russie, ou, au pire, de mettre en place un pouvoir militaire ou d'extrême-droite qui purgerait la société de ses éléments déviants pour le compte de la bourgeoisie, comme en Allemagne en 1933 ou au Chili en 1973.

Heureusement, il nous reste encore la parole et le contact direct avec la population pour apporter le seul discours réellement antisystème ! Eteignez vos télés ! Vous serez plus libres !

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 10:39

L'Allemagne a remplacé les Etats-Unis dans le discours de la droite comme modèle. Sauf que ce modèle, comme les Etats-Unis, est loin d'être un paradis pour les travailleurs !

A entendre les représentants de la droite, gouvernement en tête, et les journalistes "économiques", l'Allemagne serait un pays parfait, économiquement sain, exportateur, sans chômeurs. Une sorte de paradis économique où tout irait pour le mieux.

Sauf que les chiffres sont là, bien loin de la perfection dont on nous parle. Cela relativise beaucoup le discours de comparaison entre la France et l'Allemagne. Comme personne ne peut imaginer que nos gouvernants sont des incompétents qui ne connaissent rien (sauf Morano, Bachelot et quelques autres...), il ne reste que l'hypothèse du discours de propagande, un comparatif manipulé pour faire avaler aux travailleurs français la nécessité de baisser leurs salaires et leurs acquis sociaux dans cette grande lutte fratricide entre travailleurs de tous les pays qui ne bénéficie qu'aux actionnaires des multinationales.

Allemagne : un chômeur pour deux précaires

Si on prend les chiffres du chômage, on pourrait croire que la situation de l'Allemagne est plus favorable, que l'économie allemande est plus performante.

Le taux de chômage officiel en Allemagne est de 6,8 % en décembre 2011 alors que la France voisine désormais les 10 %. Cela fait tout de même près de 2,9 millions de chômeurs en Allemagne.

Première explication : la démographie. Chacun sait que la natalité allemande est au plus bas. Elle a connu un court sursaut avec l'annexion de la RDA, où les taux étaient bons. Cela n'a pas duré.

De fait, avec beaucoup moins de jeunes entrant sur le marché du travail, l'Allemagne a moins de nouveaux arrivants à intégrer dans son marché du travail que la France. Ce que le très sarkozyste Dominique Lefèvre avait bêtement résumé en mettant sur le dos des jeunes le taux de chômage français (relire : Selon Frédéric Lefebvre (UMP), ce sont les bébés qui sont responsables du chômage ! )

Mais au delà de la démographie, ces chiffres cachent une autre réalité : l'immense précarisation du marché du travail en Allemagne depuis le passage en force de la réforme Hartz IV par les socialistes allemands en 2003.

Hartz IV a entrainé rapidement une baisse des chiffres du chômage. La mesure la plus importante de cette réforme est la réduction des indemnités versées aux chômeurs de longue durée qui refusent d'accepter des emplois en dessous de leur qualification ; de plus, ces chômeurs peuvent être embauchés à des salaires inférieurs à la convention collective du secteur.

Volkswagen propose des emplois à 400 € par mois, sans paiement des charges sociales ! Et on a vu aussi fleurir des emplois payés seulement 1 € de l'heure, les 1-euros jobs ! Une nouvelle forme d'esclavagisme légal. Il y a même eu des menaces de sanctions contre des femmes refusant des postes de prostituées ("serveuses offrant des services sexuels") car ce "métier" est légal en Allemagne et les maisons de passe peuvent utiliser le Pôle-Emploi allemand pour recruter ! C'est beau le capitalisme moderne !...

Par des artifices comptables, le gouvernement allemand magouille ses chiffres du chômage, comme le gouvernement français. Mieux, ce sont 6 millions d'allemands qui entrent dans le dispositif Hartz IV, sortant de fait des statistiques du chômage. On est plus près de 9 millions d'allemands au chômage et en grande précarité que des 3 millions officiels !

L'Allemagne plus endettée que la France !

Autre chiffre dont on ne nous parle jamais : l'endettement de l'Allemagne.

A l'automne dernier, les médias ont repris en choeur les chiffres faramineux de la dette allemande dont une grosse partie était dissimulée dans des "comptes" spéciaux pour échapper à la publication. L'Allemagne doit 5 000 milliards de dollars à ses créanciers et non 2 000 milliards comme elle l'affirmait ! Cela représente 83 % du Produit Intérieur Brut allemand.

En France, la dette publique est de près de 1 700 milliards d'euros soit 85,3 % du PIB. A noter que la dette de la France était de 1 200 milliards d'euros fin 2007 : + 500 milliards d'euros en 4 ans ! Bravo la droite ! Bravo Sarko !

En tout cas, on est en Allemagne comme en France bien loin de la vertu annoncée et des chiffres exigées par la rigueur budgétaire des traités de Maastricht !

Un pays de vieux qui meurent de plus en plus jeunes

Comme je le disais précédemment, l'évolution démographique de l'Allemagne est extrêmement négative.

La natalité allemande est basse. Le taux d'enfants par femme est de 1,4. On est loin du taux de 2,01 qui est considéré comme le seuil de renouvellement des générations. En France, ce taux est de plus de 2 enfants par femme depuis trois ans désormais !

De ce fait, la population allemande baisse. Elle est encore à 81,8 millions d'habitants mais recule depuis 2002 et son maximum à 82,5 millions d'habitants. Elle est attendue entre 69 et 73 millions d'habitants en 2050.

En France, c'est l'inverse. Notre pays voit sa population augmenter avec comme facteurs, dans l'ordre : la natalité (on l'a vu), l'espérance de vie et l'immigration. La France vient de passer les 65 millions d'habitants dont 16 millions ont moins de 20 ans. Elle devrait atteindre 67 millions d'habitants en 2030.

Plus dramatique est l'évolution de l'espérance de vie qui baisse pour les travailleurs pauvres.

Si elle progresse légèrement d'années en années pour atteindre 79,84 ans en 2011, les chiffres officiels montrent que les salariés les moins bien payés connaissent une évolution inverse.

L'espérance de vie passe de 77,5 ans en 2001 à 
75,5 ans en 2011 chez les personnes qui ont le triste privilège de figurer parmi les moins bien payées. Et ce recul atteint même presque quatre ans (de 77,9 ans à 74,1 ans) chez les citoyens de la partie orientale de l’Allemagne, ceux de l'ex-RDA. Chômage plus élevé et recul de l'espérance de vie : on comprend que beaucoup de citoyens de l'ex-RDA regrettent le socialisme !

A l'inverse, l'espérance de vie en France (78,1 ans pour les hommes et 84,1 ans pour les femmes) progresse pour toutes les catégories, même si des disparités de classes sociales perdurent. Notre système de retraite, notre Sécu et la médecine du travail y sont pour beaucoup. Enfin, tant qu'ils existent encore...

Nous voilà donc avec une Allemagne que la droite, le gouvernement, les médias et les milieux économiques nous mettent en avant. Il y aurait compétition pour être aussi efficace que les allemands et finalement vivre aussi bien qu'eux.

Sauf que nos camarades allemands, on le voit, connaissent les affres du chômage et de la précarité dans des proportions plus élevées que chez nous, que leur espérance de vie baisse dans un pays où le nombre d'enfants décroît, entrainant un vieillissement général de la population, source d'inquiétudes futures pour les retraites comme pour l'économie.

Encore une fois, les partisans du capitalisme nous sortent un faux modèle pour nous orienter vers un cul-de-sac économique et social, fatal pour les travailleurs comme pour le pays.

Dans l'Allemagne des années 2000, les seuls gagnants ce sont les employeurs qui exploitent à bas coûts des salariés précarisés et les actionnaires de ces entreprises. Comme en France.

Encore une fois, les communistes ont raison de refuser le dumping social, la mise en concurrence des travailleurs et de rappeler ce slogan : "Travailleurs de tous pays : unissez-vous !"

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