Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 10:48

Endettement, austérité, règle d'or : des mots qui cachent, en Belgique comme ailleurs, des politiques au service exclusif des classes privilégiées.

Sarkozy et la droite parlent moins de la "règle d'or ", cette fameuse règle qui obligeait les états européens à être en équilibre pour l'éternité et à devoir rendre des comptes à la Commission européenne. Ce n'est pas parce qu'ils ont abandonné l'idée. C'est plutôt que cette mauvaise idée pour les français risque de plomber un peu plus leurs chances de réélection en cette année électorale.

La Belgique vient pourtant apporté de l'eau aux moulins de ceux qui dénoncent cette "Règle d'or", comme les communistes.

Hier, la Commission européenne a rejeté le budget belge car elle estime que ce budget et les "réformes" qui l'accompagnent ne vont pas assez loin dans l’austérité. La Commission exige un nouvel effort de 1,2 à 2 milliards d’euros d’ici lundi matin. Et à la mi-janvier, la Commission fera le jugement de l’application de ses six recommandations (évaluation du semestre européen) et exigera plus que probablement que le gouvernement s’attaque aussi à son calendrier de mise en place.

Le Parti du Travail de Belgique, parti marxiste et seul parti réunissant wallons et flamands, dénonce cette intrusion de l'Europe dans les affaires belges et rappelle qu'il y a des personnes plus qualifiées que l'Europe pour rejeter ce budget : les belges. 

Mais, pour le PTB, le rejet du budget d'austérité belge par les travailleurs se fait sur une autre base, bien différente, de la part d'une population qui n’approuve pas que le gouvernement attaque les prépensions, les pensions, les crédits-temps, diminue le pouvoir d’achat. Et qui l’a d'ailleurs fait bruyamment savoir le 22 décembre (avec la grève générale des services publics), qui le fera savoir par des actions au cours de ce mois et par une grève générale le 30 janvier ! 
Un rejet argumenté par le PTB "car ce budget touche de plein fouet le citoyen alors que les millionnaires restent hors d’atteinte et les grandes entreprises ne participent qu’à 8 % de l’effort. Or, il y a une alternative à ce budget antisocial : aller chercher l’argent là où il se trouve. Par une taxe des millionnaires (8 milliards d’euros), la suppression des intérêts notionnels (4 milliards), la taxe bancaire, la lutte effective contre la fraude fiscale par la levée du secret bancaire. »
« Nous dénonçons l’emprise croissante de la Commission européenne sur les politiques nationales mais aussi l’hypocrisie de notre gouvernement. Les trois familles politiques au pouvoir en Belgique ont approuvé le fameux “six-pack” qui donne le droit à la Commission européenne d’appliquer des amendes pour les pays qui n’appliquent pas ses directives budgétaires. Ces familles politiques ont approuvé le système de semestre européen qui donne le pouvoir à la Commission européenne d’intervenir dans la politique sociale des pays nationaux" dénonce Raoul Hedebouw, pour le PTB.

Le gouvernement belge affirme aujourd’hui qu’il ne suivra pas directement la Commission européenne mais qu’il fera un contrôle budgétaire début février, avec de nouvelles économies déjà estimées par la Banque nationale belge à un ou deux milliards d'euros. Autrement dit, le gouvernement belge va réaliser les exigences de la Commission mais... quelques semaines plus tard. Il veut ainsi gagner du temps face au mécontentement croissant de la population.
L'arnaque de la Règle d'or et de l'équilibre budgétaire

Avec la Belgique, nous avons l'exemple de ce que donnerait l'application de la Règle d'or chère à l'UMP, au Centre-droit et aux patrons. Ce serait toujours plus de rigueur et toujours moins d'investissements publics !

Car, un budget public n'a pas à être en équilibre ! Comme un budget familial, d'ailleurs !

C'est que nos défenseurs de l'austérité mettent toutes les dettes de l'Etat face à son budget pour montrer à quel point notre pays serait endetté. Sauf que, comme pour une entreprise ou un foyer, les dettes (ou crédits) sont remboursables sur 2, 10, 20 ou 30 ans !  Et que, comme pour une entreprise, l'Etat doit faire des investissements, pour le bien commun, même dès fois à perte : cela ne rapporte rien aux comptes de l'Etat  de construire ou d'améliorer l'état des routes, de construire ou rénover des universités, de former et d'embaucher plus d'enseignants, de médecins ou de chercheurs.

Pourtant, tous ces investissements de l'Etat sont utiles à la société, aux simples citoyens, aux entreprises et aux générations futures.

Mais, les financiers qui contrôlent l'économie mondiale exigent de leurs relais politiques et institutionnels (Etats, Europe, Bourse, Agences de notation, partis libéraux) qu'ils réorientent un maximum d'argent vers la sphère privée. C'est l'origine des politiques libérales qui visent à alléger les charges des entreprises (suppression de la Taxe pro...), à alléger les impôts des plus riches (bouclier fiscal...) et à ouvrir de nouveaux marchés au secteur privé pour offrir de nouvelles sources de bénéfices aux capitaux (privatisations).

Il n'y a plus de place pour les investissements d'intérêts communs ni pour les services publics ! Tout cela est considéré comme de l'argent perdu par les capitalistes !

Règle d'or, austérité, remboursement de la dette publique... Autant de mécanismes montés et utilisés par ceux qui souhaitent maintenir une pression élevée sur les salaires et les avantages sociaux cédés dans le passé aux travailleurs.

Si la question était effectivement de diminuer l'endettement de l'Etat, pourquoi ne reviendrions nous pas tout simplement sur les avantages accordés par Sarkozy aux riches français et aux entreprises, depuis cinq ans, et qui coûtent au budget national plusieurs dizaines de milliards d'euros par an ? Et pourquoi les états ne pourraient-ils pas emprunter directement auprès de la Banque Centrale Européenne qui prête à 1 % de l'argent que les banques privées prêtent ensuite aux états à des taux de 4 à 7 % ?...

En France comme en Belgique, il est facile de comprendre que ces politiques de lutte contre l'endettement public servent finalement à réduire le niveau de vie des travailleurs pour maintenir ou améliorer encore un peu plus celui des nantis, ceux qui vivent des dividendes de leurs actions et de leurs placements financiers.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 10:04

Il n'y a pas que Marine Le Pen qui tente de se parer d'un discours de gauche à l'approche des élections Présidentielles : Nicolas Sarkozy en fait tout autant !

Pour sa campagne de 2007, le candidat de droite Nicolas Sarkozy avait joué sur la carte du pouvoir d'achat autour d'un slogan simple "Travailler plus pour gagner plus". Près de cinq ans plus tard, crise du capitalisme et dérégulation sociale font de ce slogan un exemple parfait d'hypocrisie politique.

La perte des repères politiques traditionnels chez les travailleurs, du sentiment de classes, de la distinction entre la gauche et la droite,... ont permis à une droite farouchement associée à la haute bourgeoisie, de tromper de nombreux ouvriers et employés.

Le bilan de 5 ans de sarkozysme est là : recul de l'âge de départ en retraite pour la première fois de l'Histoire de France, système de santé en déliquescence, fonction publique réduite, chômage et pauvreté au sommet, réglementation sociale rabaissée,... Comme on dit : "le roi est nu". La réalité de la politique de la droite démasque Sarkozy.

Pour se faire réélire, Sarkozy travaille sur trois axes :

  • un discours d'extrême-droite pour capter un électorat devenu important ;
  • des attaques personnelles contre ces principaux rivaux pour les dévaloriser et fuir le débat de fond ;
  • des propositions démagogiques pour faire croire à une réorientation sociale de sa politique.

L'arrivée de la Taxe Tobin dans la bouche de Nicolas Sarkozy entre dans ce troisième axe.

Cette taxe, qui vise à prélever un  pourcentage très faible (0,1 %) sur les transactions financières à court terme pour financer des programmes sociaux, est une proposition défendue par les altermondialistes, en premier lieu par l'association ATTAC, depuis les années 90. On est loin d'une mesure révolutionnaire ou en capacité de ruiner les spéculateurs ou les banques mais il s'agissait là d'une première : faire participer les marchés aux financements qui concernent l'ensemble de la société.

De ce fait, en bon défenseur de la haute bourgeoisie, donc des spéculateurs, Nicolas Sarkozy a toujours été farouchement opposé à la Taxe Tobin !

En 1999, alors qu'il présidait le RPR, ancêtre de l'UMP, Nicolas Sarkozy s'était violemment opposé à cette Taxe que défendait le secrétaire du PCF, Robert Hue. Ainsi, sur France 2 en juin 1999, il rétorquait au responsable communiste :

« L’affaire de la taxe Tobin est une absurdité [...]. Si nous le faisons en France, on va encore le payer de dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires.

Ce que vous ne comprenez pas, c’est que le monde a changé, le monde est devenu un village. A chaque fois que nous pénalisons la création de richesse sur notre territoire, nous favorisons la création de richesse pour les autres [...]. Réveillez-vous, le monde a changé ! »

Curieux revirement de tendance non ?

Certains diront qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et que Sarkozy a peut-être évolué ?

Sauf que la Taxe Tobin est une mesure qui vise un impact social. Or, Sarkozy ne brille pas par sa politique sociale ! La casse de la retraite, c'est fin 2010 ! La Taxe sodas et le relèvement de la TVA réduite, c'était le 1er janvier ! La TVA sociale, c'est pour le printemps !

Il faut plutôt ranger ce soudain revirement de Sarkozy en faveur de la Taxe Tobin dans sa stratégie habituelle d'agitation pour donner l'image d'un président qui se bat pour le peuple.

L'engagement de Sarkozy en faveur de la taxe Tobin est aussi faible que l'étaient ses engagements pour les salariés d'Arcellor-Mittal ou pour la moralisation du capitalisme.

Alors, plutôt qu'un vilain copieur, si vous êtes en faveur de la Taxe Tobin, tournez-vous vers ceux qui la défendent depuis plus de dix ans désormais : les communistes !

"Ensemble, tout est possible !" disait le slogan de campagne de Sarkozy en 2007. Oui, ensemble tout est possible ! Nous sommes le nombre. Nous sommes la production. Ils ne possèdent que le pouvoir que nous leur cédons et ils le savent !

La démagogie de Sarkozy : ça suffit ! Place au peuple ! Place à ceux qui produisent les richesses !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 12:26

Mes chers amis

Comme chaque année, suivant la tradition, je suis venue vous présenter mes vœux de bonne année 2012, vœux de santé, de bonheur et de réussite.

Mais j’ai conscience en souhaitant cela d’être un peu à coté de la plaque, révolutionnaire en quelque sorte.

C’est que les temps sont durs et que, pour la plupart des gens, la vie est moins facile aujourd’hui qu’hier. Souhaiter sincèrement une bonne année 2012 c’est, implicitement, souhaiter un changement de société !

Nous sommes tous inquiets sur notre avenir comme sur celui de tous nos jeunes, nos enfants et nos petits enfants.

Alors je fais un vœu : que chaque Français puisse redevenir un citoyen, acteur responsable de sa vie comme de notre vie collective !

Pour ma part, je ne crois pas que la crise soit une fatalité, tel un ouragan qui nous tombe dessus et devant lequel nous sommes impuissants. C’est pourtant ce qu’on nous répète du matin au soir et du soir au matin.

Cette crise, c’est le résultat d’une politique délibérément menée au niveau mondial, c’est le résultat d’une politique économique volontariste, déterminée pour enrichir certains, 1% de notre population, les gens du CAC 40, au détriment de tous les autres.

Et ce n’est pas en diminuant systématiquement le pouvoir d’achat qu’on peut espérer relancer l’économie et donner du travail à tous !

On ne peut se contenter d’élire un responsable tous les 5 ans et le laisser conduire les choses à sa guise. La démocratie c’est autre chose, c’est la participation active de chaque citoyen, chaque jour avec une vraie information et dans  le respect de tous et à tous les niveaux : Europe, nations, départements ou  communes.

On ne peut traiter par dessus la jambe les millions de Français qui ont manifesté contre les attaques sur nos retraites, on ne peut traiter par le mépris toutes les manifestations quotidiennes contre les fermetures d’entreprises, contre les suppression d’emplois, contre la réduction des services publics, contre le renchérissement des soins médicaux, contre l’insécurité grandissante...

Redevenons des citoyens majeurs ! Faisons nous entendre parce que  des changements c’est possible si on s’y met tous ! Il n’y a pas que les riches de ce monde qui doivent avoir le droit à la parole, prenons la, nous aussi, exposons nos  exigences ! Les richesses peuvent être mieux réparties, nos enfants ont droit à un avenir plus sûr !

L’année 2012 sera une grande année électorale, profitons en pour dire ce que nous voulons et pour surveiller la mise en place d’un système nouveau qui apporte plus à la majorité des Français.

Il n’est pas normal que le nombre des chômeurs, des  RMIistes des gens qui renoncent à se soigner faute d’argent, des mal logés augmente sans cesse dans un pays comme la France. Il n’est pas normal qu’on ait laissé partir toute notre industrie au nom d’une certaine liberté mais surtout au nom du profit.

Oeuvrons pour que ça change, voilà les vœux  très sincères que je forme . Et j’ajoute que vous me trouverez toujours aux cotés de tous ceux qui ont besoin d’être défendus et aidés. Mais il me semblerait hypocrite et inefficace de me contenter de coups de main individuels sans lutter pour changer une société qui crée cette injustice  qui les a précipités dans la détresse.

Bonne année à tous, année de lutte et, je l’espère, de réussite !

Repost 0
Published by Andrée Oger - dans Dans le département
commenter cet article
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 10:40

L'île rebelle de Cuba continue de subir une impitoyable guerre économique et médiatique menée par les Etats-Unis et par les grandes puissances capitalistes.

En 50 ans, le blocus économique de Cuba imposé par les Etats-unis aura coûté plus de 975 milliards de dollars à l'économie cubaine. Ce blocus a encore été dénoncé en 2011 et pour la vingtième année consécutive par l'assemblée générale de l'ONU comme illégal par 186 pays contre 2 et 3 abstentions.

Ce blocus prive l'île de financements bancaires, de relations économiques avec son grand voisin, l'empêche de commercer en dollar (monnaie de référence mondiale !) et punit les entreprises étrangères qui commerce avec Cuba.

En plus de ces lourdes et illégales sanctions, Cuba a perdu ses principaux partenaires économiques et soutiens politiques au cours des années 90, avec l'effondrement des pays socialistes. Les Etats-Unis ont alors accru la pression sur Cuba, espérant faire tomber le régime en durcissant les pressions économiques afin d'entrainer la ruine du pays avec les lois Torricelli (1992) et Helms-Burton (1996).

De plus, depuis 1997, les Etats-Unis ont dépensé plus de 200 millions de dollars pour destabiliser le régime cubain au travers de diverses officines et du soutien à des groupes de "dissidents" cubains, sur l'île et en Floride. Autant d'argent qui aurait pu servir à autre chose, à Cuba comme aux Etats-Unis.

Dans ce contexte, Cuba a connu une période difficile, la "période spéciale", mais le pays a maintenu le cap et connait depuis plusieurs années un regain économique, notamment grâce à ses partenariats économiques avec les pays progressistes d'Amérique du Sud dans le cadre du marché commun bolivarien, l'ALBA : Vénézuela, Bolivie, Trinidad et Tobago, Nicaragua, ...

Pendant toute son histoire, même aux pires moments de la crise, Cuba a développé de hauts niveaux de services publics, dans l'éducation et la santé notamment.

Cuba est aujourd'hui l'un des pays les mieux notés d'Amérique dans le domaine de la santé et de l'éducation. Comparé à la misère régnant dans la plupart des pays sud américains, qui eux, "bénéficient" du soutien économique et politique de l'Occident capitaliste, il y a là matière à réflexion : la misère serait-elle le corollaire du modèle démocratique défendu par l'Occident ? Ou bien, l'argument démocratique ne servirait-il pas à cacher des manoeuvres pour démanteler des régimes qui refusent les diktats des entreprises privées occidentales et du FMI comme cela a été le cas en Libye ou en Iraq ?

Qu'à cela ne tienne ! Les cubains aujourd'hui bénéficient d'un marché de l'emploi ne connaissant quasiment pas le chômage (2,3 % de chômeurs contre près de 10 % en France !) et d'un système médical reconnu mondialement.

Ainsi, au niveau de la mortalité infantile, Cuba est le deuxième pays d'Amérique après le Canada avec 4,9 décès pour 1 000 nouveaux-nés. Les Etats-Unis sont loin derrière avec une mortalité infantile de 7 pour 1 000.

L'espérance de vie des cubains est dorénavant de plus de 77 ans, un chiffre proche de celui des Etats-Unis.

Et pourtant ! En 2006, le gouvernement cubain a investi pour la santé 355 dollars par habitant, 7,1% du Produit intérieur brut (PIB). Le coût annuel des dépenses de santé aux Etats-Unis a été pour la même année de 6 714 par habitant, 15,3% du PIB du pays ! La différence, c'est que le système d'assurance privé américain (celui que veulent nous imposer la droite et l'Europe) coûte cher car les entreprises privées (Assurances et entreprises pharmaceutiques) doivent d'abord engraisser leurs actionnaires, capitalisme oblige !

Par ailleurs, accessoirement, 400 000 agriculteurs cubains pratiquent l'agriculture biologique dans ce pays de 11 millions d'habitants : un record !

Ces résultats ne sont pas neutres au regard de ceux de pays comparables du continent américain. Il faut y voir une volonté politique qui permet un haut degré de scolarisation de la population, un programme de vaccination intégral avec une couverture de la quasi totalité des enfants ainsi qu'un système de santé universel, accessible et gratuit.

Quand on voit que notre système de santé bat de l'aile sous les coups incessants des politiques libérales et que le degré de vaccination des enfants pour les maladies essentielles régresse d'années en années en France, on ne peut que regretter de laisser à des partisans du tout marchand les rènes du pouvoir !

Avec de tels résultats, Cuba peut se permettre d'aider d'autres pays.

Ainsi, le premier pays a apporté de l'aide à Haïti, après le séisme de janvier 2010 a été Cuba. L'aide médicale cubaine et la formation gratuite de médecins haïtiens dans les très réputées écoles cubaines a sauvé des milliers de haïtiens et amené le gouvernement haïtien a félicité officiellement Cuba pour son aide.

Au rythme où vont les choses, on verra bientôt des médecins cubains venir soigner les français, faute de médecins et vu le coût prohibitif de la santé en France à l'avenir si rien n'est fait ?

On voit avec Cuba que la santé publique peut être une priorité à peu de frais. Pour cela, la priorité est la prévention et l'encadrement médical, loin de la marchandisation des soins et de la privatisation du marché des médicaments que connaissent les pays capitalistes.

Loin d'un ogre et d'une vilaine dictature, Cuba vit difficilement sous la menace de son puissant voisin mais offre néanmoins un emploi, des études et un système de santé de haute qualité à ses habitants.

Une sécurité que ne connaissent plus bon nombre de français.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 09:43

L’engagement militaire de la France a coûté 900 millions d’euros en 2011 :

- Un missile M51 missile balistique français de type mer-sol-balistique-stratégique (MSBS) : l’ogive peut contenir plusieurs têtes nucléaires = 15 ans de salaire pour 50.000 instituteurs ou infirmiers,
- Le coût d’un Rafale s’élève à 50 millions d’euros,
- Le coût d’une heure de vol de ce dernier est de 40.000 euros et pour les autres avions entre 15 et 30.000 euros de l’heure,
- Le porte-avion Charles de Gaulle coûte 50.000 euros par heure d’intervention,
- Un sous-marin coûte environ 10.000 euros par heure d’intervention.

Source : France-Info.com

Lybie :

Le ministre de la défense, Gérard Longuet, a donné une estimation du coût direct pour la France de l’opération militaire internationale en Libye contre les forces du colonel Kadhafi. "On va tourner à un petit peu au-delà de 300 millions d’euros en coût direct", soit "un tiers du budget" des Opérations extérieures (Opex) de l’armée françaises pour 2011, a-t-il déclaré au "Grand rendez-vous" Europe 1, Itélé, Le Parisien.

Source : AFP 23/10/2011

Afghanistan :

La guerre en Afghanistan coûte 1,3 million par jour aux contribuables français.

Source : Libération 29/09/2010

Repost 0
Published by Andrée Oger - dans En France
commenter cet article
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 10:23

Dans son numéro de janvier , le magazine de consommateurs "Que Choisir" a relevé les prix d’un chariot rempli d’une trentaine de produits de marques pour pouvoir comparer les prix d’une enseigne à l’autre et en étudier l'évolution annuelle. Le choix s'est fait sur des produits de grande consommation des rayons épicerie, boissons, ultra frais, surgelés ou encore des rayons hygiène-beauté, entretien, bébé et animaux domestiques.

Pour cela, "Que choisir" a relevé les prix dans plus de 1.700 grandes surfaces, hypers ou supermarchés, dans pratiquement toute la France. Plus de 120.000 prix ont été décortiqués.

Prix : une flambée cachée par l'Etat

Entre 2010, date d’un précédent relevé, et 2011, les prix ont augmenté de 6,8 % !

Alors que le chariot de produits coûtait en moyenne 46,74 € en 2010, ce chariot est passé à 49,93 € en 2011.

Comparé à l’inflation officielle calculée par l’Insee qui est de l’ordre de 2,5 % en 2011, c’est plus du double.

On est donc bien loin des chiffres officiels !

Comment expliquer ces écarts ? En partie, mais en partie seulement, par la composition du "panier" de produits de l'INSEE qui comprend des produits comme l'automobile dont chacun sait qu'il ne s'agit pas d'un produit de consommation courante ! Nous n'achetons pas de nouvelles voitures chaque mois : pourquoi mettre ce produit dans un indice de consommation quotidienne ?

Pour "Que Choisir", les plus fortes hausses concernent la viande, surtout la viande bovine, mais aussi le café, l’huile, les produits laitiers, les céréales, les biscuits, les boissons aux fruits et sodas. On atteind même + 23 % pour certaines marques de café, + 15 % pour de l’huile de tournesol ou de colza, + 12 % pour certains desserts lactés ou des pâtes à tartiner aux noisettes.

Quelques rares baisses sont relevées mais, avec moins de 1 % de diminution, il vaudrait mieux parler de prix qui stagnent. La seule véritable baisse relevée concerne de la charcuterie, des rillettes du Mans, en baisse de 4 %.

L’envolée des cours de certaines matières premières ces deux dernières années a indiscutablement renchéri le coût de fabrication. C’est le cas pour le café, le blé…

La question est de savoir si les industriels n’en ont-ils pas profité pour accroître leur prix de vente ? La grande distribution l’affirme, évidemment. L'inénarrable Michel-Edouard Leclerc a été le premier à s'emporter pour dénoncer ces hausses inadmissibles qui viennent amputer le pouvoir d’achat des ménages ! Et, histoire de montrer qu'il agit, il a refusé par exemple de vendre dans ses magasins les produits Lactalis, c’est-à-dire le lait Lactel, le beurre et le camembert Président.

Mais la grande distribution n'est pas innocente dans ces hausses. "Que choisir" constate que dans un contexte de hausse des prix de fabrication, les grandes surfaces en ont profité pour en rajouter une louche et accuser l’industrie d'être seule responsable. Facile !

En juin dernier, un rapport remis à Nicolas Sarkozy, le rapport Chalmin, allait dans le même sens : quand les prix augmentent au niveau de la production, la grande distribution profite de l’aubaine pour accroître ses marges. Quand les prix baissent à la production, les prix dans les grandes surfaces baissent rarement, au mieux, ils stagnent.

C'est le coup (le coût ?) de la baguette de pain : le prix du blé flambe sur les marchés, on nous augmente le prix du pain ; mais quand le prix du blé redescend ? Silence. Les prix du pain, eux, ne redescendent pas.

Tout cela montre à quel point les consommateurs-travailleurs sont arnaqués par les entreprises privées, de production et de distribution.

Il fut un temps où existait un contrôle des prix et où l'existence d'un certain nombre d'entreprises publiques entrainait une modération des prix dans le secteur privé. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Comment parler de concurrence quand seulement cinq enseignes contrôlent l'essentiel de la grande distribution en France ? Comment parler concurrence dans la téléphonie avec trois gros opérateurs ? Pire avec les ordures ménagères, le traitement et la distribution de l'eau quand il n'y a qu'un fournisseur privé sur votre commune ?...

Une loi communiste sur les prix alimentaires

Rémunérer le producteur, agriculteur, artisan ou salarié, et contrôler les marges des intermédiaires sont des objectifs au coeur d'une loi sur l'encadrement des prix alimentaires déposée par les députés communistes à l'automne dernier et que la droite s'est empressée de balayer.

A coup sûr, les députés communistes se sont engagés à redéposer cette loi dès l'été prochain, en espérant qu'un changement de majorité permette, cette fois-ci, de la faire voter. une raison de plus pour renforcer les effectifs communistes à l'assemblée !

En attendant, le gouvernement joue sur les chiffres de l'inflation comme sur ceux du chômage. Tronquer les hausses, masquer la réalité, c'est éviter un bilan trop sévère de la politique de la droite et une remise en cause du mode de fonctionnement de cette société capitaliste.

Les travailleurs, eux, se rendent bien compte du décalage grandissant entre ces discours et la réalité. Pas besoin de vivre dans une dictature politique pour voir mentir nos dirigeants, il suffit de vivre aujourd'hui sous la dictature des marchés et des finances, pour le compte d'une petite poignée de familles immensément riches !

Lutter contre l'inflation va de pair avec la lutte pour des hausses de salaires et de pensions de retraite.

Lutter pour amélorer le pouvoir d'achat des français, c'est changer la donne politique, orienter la croissance vers la satisfaction des besoins des populations et non vers celle des exigences des marchés financiers.

C'est le combat de toujours des communistes. C'est celui de leurs partenaires du Front de Gauche.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 10:45

Il est des pays merveilleux où les présidents ou présidentes sont aimés de leur peuple, réélus avec des scores qui feraient rêvés nos professionnels de la politique, possèdent des cotes de popularités élevées.

Ces pays ne sont malheureusement pas en Europe, mais en Amérique du sud où après des décennies de dictatures militaires diverses, toutes choyées, armées et soutenues par Washnigton, des gouvernements progressistes se sont mis en place.

Ces régimes ont d'ailleurs une cote inversement proportionnelle auprès du régime nord-américain à celle qu'ils possèdent auprès de leurs peuples respectifs. Peut-être que les nationalisations menées par ces gouvernements, qui ont dépossédé des compagnies minières, pétrolières ou agroalimentaires yankees ou européennes pour redistribuer ces richesses au peuple, y sont pour quelque chose ?

Chavez au Vénézuela

Ainsi, le très décrié Hugo CHAVEZ, au Vénézuela. Tantôt décrit comme populiste, voire comme dictateur pour la presse de droite, l'actuel président vénézuélien est réélu dans des élections libres et estampillées comme telles par des observateurs internationaux, dans un pays où la presse et les médias télé et radio d'opposition s'en donnent à coeur joie pour salir l'image du président vénézuélien et de son gouvernement et ce, malgré les liens évidents entre ces médias et la tentative de coup d'état de 2002 !

Chavez a été élu une première fois en 1998 avec 56 % des voix, puis en 2000 avec 59,5 % et enfin en 2006 avec 63 % des voix ! Drôle de dictateur impopulaire !

Ortega au Nicaragua

Il en est de même pour Daniel ORTEGA, le président nicaraguayen élu en novembre 2006 après différents échecs après le retour à la paix civile et l'entrée en politique du Front Sandiniste de Libération Nationale qu'il dirige. Il est élu avec 38 % des voix (une quadrangulaire) et réélu en novembre 2011 avec 62,5 % des voix.

Dans un pays qui a connu de graves guerres civiles (on se souvient des dictateurs SOMOZA puis des Contras armés par les USA entre 1979 et 1980) et donc gravement divisé, Daniel ORTEGA connaissait une cote de popularité négative de 57 à 59 % en 2009, celle-ci est positive à 60 % en décembre 2011 selon un institut de sondage privé (M&R Consultores).

Près de 70 % des nicaraguayens considèrent que leur pays progresse. Combien pensent cela en France ?

Kirchner en Argentine

Cristina KIRCHNER est la présidente de l'Argentine. Elue en 2007 avec 45 % des voix, elle a été réélue en octobre 2011 avec 54 % des voix au titre du parti justicialiste, issu du courant de gauche du péronisme.

Sa première élection tient avant tout à l'image de son mari qui a sorti l'Argentine de l'ornière libérale qui avait provoqué une crise économique majeure dans les années 90 avec de l'argent absent des banques, des patrons étrangers qui abandonnent leurs usines, un chômage massif,...

C'est son attitude sociale, notamment lors de la crise de 2008, qui lui vaut un soutien populaire : nationalisations (compagnies aériennes, sociétés de retraites privées,...), création d'un système de retraite, d'aides sociales, droit des travailleurs sont parmi ses grandes réformes.

On aura vu dans les médias français quelques reportages tenter de décrédibiliser son élection fin 2011. il est vrai qu'un pays qui connait une croissance de près de 7 % (contre 1 % pour la France) en nationalisant et en augmentant les droits des travailleurs, cela ne plait pas en France !

Et en France ?

Il aurait été possible d'ajouter d'autres exemples, à l'image d'un Nelson MANDELA, toujours aussi populaire, ou d'Evo MORALES en Bolivie.

Le point commun de ces dirigeants s'est leur farouche volonté de défendre l'indépendance de leur pays et de faire bénéficier leur peuple des richesses qu'ils produisent. Chacun de ces pays (y compris l'Afrique du sud) a connu des régimes autoritaires, voire dictatoriaux, une pauvreté impressionnante et un clivage de sa population en groupes opposés.

La différence entre eux réside dans la nature des pays concernés, leur taille et les richesses présentes ou non.

Ce sont des politiques de renforcement de la cohésion sociale par des lois sociales et des politiques unificatrices, de défense de l'indépendance économique du pays par des nationalisations et de redistribution des richesses qui permettent à ces pays de connaître un développement économique et social reconnu.

C'est le fruit de ces politiques qui explique la popularité de ces dirigeants.

Et on comprend mieux l'immense impopularité de notre chef d'état actuel, en France, en songeant à sa politique, complètement opposée à celles des chefs d'état brésiliens, argentins, vénézuélines, nicaraguayens, boliviens ou sud africains. Entretenir la division de la population et la défiance envers les services de l'état (les fonctionnaires), envers les jeunes et les immigrés, mener une politique qui ne favorise que les détenteurs de capitaux, cela n'amène qu'appauvrissement du peuple et rancoeurs.

Comme partout en Europe, le système médiatique et politique actuel entretient une schizophrénie dans le peuple qui amène celui-ci a détesté son chef de l'état et son gouvernement à peine quelques mois après l'avoir élu.

Ce n'est pas seulement un changement d'équipe, une alternance, qui changera la donne si la politique de fond ne change pas !

C'est tout le système et sa logique capitaliste qui sont à revoir.

Cette année, malgré le système électoral qui brouille les programmes pour ne mettre en avant que la personnalité des candidats, il y aura la possibilité d'exprimer une volonté de changement radical de politique.

Indépendance nationale, écologie, politique sociale et redistribution des richesses sont les piliers du programme des communistes au sein du Front de Gauche.

Avec le Front de gauche, peut-être la France apprendra t-elle a aimé son président et son gouvernement ?

Repost 0
Published by Andrée Oger - dans Dans le Monde
commenter cet article
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 10:33

La droite multiplie les prélèvements financiers sur les travailleurs et continue d'épargner les nantis et les gros actionnaires.

Il fallait s'y attendre. Le risque de perdre les Présidentielles accélère les manoeuvres de la droite pour imposer quelques taxes supplémentaires supportées par les salariés, histoire de fignoler le sale boulot avant les élections, et tente quelques manipulations pour tenter de sauver une élection présidentielle mal engagée.

Pour ce qui est des taxes, il y a eu avant et pendant les fêtes de fin d'année le lancement de cette fameuse "Taxe sodas" qui va concerner essentiellement les familles modestes, grandes consommatrices de ces boissons.

Sous l'explication fumeuse de taxer des boissons trop sucrées, le gouvernement s'en prend aux consommateurs plutôt qu'aux industriels. Après tout, interdire les boissons dangereuses pour la santé, si c'était bien la raison, ou imposer de nouvelles normes serait la première chose à faire !

Dans la réalité, l'élargissement de la Taxe aux boissons contenant des édulcorants fait tomber l'argument de santé utilisé par le gouvernement pour justifier cette nouvelle taxe. Il s'agit tout bonnement de chercher de nouvelles ressources pour boucler le budget de l'Etat. Quelques 240 millions d'euros seront donc prélevés dans la poche des consommateurs, donc surtout des salariés, pour rembourser des dettes dont on ne se lasse pas de rappeler qu'elles ont été contractées auprès des banques à qui l'Etat a versé de l'argent pour éviter leur effondrement fin 2008.

C'est désormais le retour de la "TVA sociale". Cette idée ne date pas d'hier mais la droite a déjà tenté et échoué dans l'idée de la mettre en place. Les finances de l'Etat étant aux abois et les agences de notation faisant les gros yeux, la droite et le gouvernement se sentent forcés de relancer cette taxe qui n'a de sociale que le nom.

Selon François Baroin, sinistre des finances, "le projet politique est de baisser le coût du travail et de trouver, pour préserver notre modèle social, des éléments de fiscalité emploi." Encore une fois, l'argument du coup du travail nous est ressorti : la droite exonère à nouveau les entreprises de certaines charges et ce sont les consommateurs, donc les salariés, qui paieront la différences ! Vider les poches des salariés pour alléger les charges des entreprises, c'est transférer à nouveau des ressources du travail (les salaires) au capital (les bénéfices des entreprises).

Avec cette "Taxe sodas" et la "TVA sociale", la droite prend à nouveau dans les poches des consommateurs, donc des salariés en réalité, pour ne pas remettre en cause une politique de cadeaux au patronat et aux plus fortunés qui coûte des dizaines de milliards d'euros aux caisses de la nation chaque année, comme le bouclier fiscal, la suppression de la TVA, les niches fiscales, l'allègement de l'ISF, ...

Au delà de ces nécessités financières pour le budget de l'Etat, la droite sait que les élections à venir, Présidentielles et Législatives, sont mal engagées pour elle. Pour montrer un bilan un peu moins calamiteux, UMP et Nouveau Centre tentent d'améliorer les grands chiffres économiques pour le premier semestre 2012 en bidouillant les données.

Les chiffres actuels du chômage sont déjà faussés par une modification du calcul qui écarte les chômeurs partiellement occupés, ceux qui, par exemple, ont un emploi temporaire. Cela élimine des chiffres officiels du chômage des centaines de milliers de chômeurs autrefois comptabilisés.

Pour améliorer encore les chiffres du chômage (mais pas le chômage lui-même, vous l'aurez compris), le ministère du travail pousse les conseillers de Pôle Emploi à valider un maximum de contrats aidés durant le premier semestre. Ces contrats cache-misère ont l'intérêt de sortir quelques mois des chômeurs des statistiques officielles du chômage. On voit l'intérêt de cette mesure avant les élections ! Le nombre de contrats aidés étant limité, si ces contrats sont validés au premier semestre, cela signifie qu'il n'y en aura quasiment plus au second semestre !

De la même façon, les chiffres de l'inflation et les critiques sur l'euro sont actuellement étouffés sous une multiplication de reportages qui tombent à point. Les médias tentent de nous convaincre, nous, salariés-consommateurs, de notre bêtise lorsque nous affirmons, expérience à l'appui, que les prix ont flambé depuis le passage à l'euro. Il faut croire que les hausses répêtées du pain, des carburants, du gaz, de l'électricité, des loyers, des frais bancaires, des mutuelles et assurances, etc. ne seraient que des illusions ?

Nous sommes plus que jamais confrontés à une intense propagande des médias en faveur du gouvernement et de la droite pour nous convaincre de la pauvreté d'un pays où le nombre de millionaires augmente d'années en années (relire Pauvreté : la France compte 12 milliardaires et 396 200 millionnaires ) et du manque de compétitivité de travailleurs français pourtant classés deuxième au niveau des pays développés (OCDE : relire Productivité : les Etats-Unis et la France sont en tête et creusent l'écart ).

Ce qui est sûr, c'est que les communistes sauront sortir le bilan réel de ces cinq années de Sarkozy et montrer que d'autres choix étaient et sont possibles.

Pour les communistes, cette crise du capitalisme, liée à la spéculation tout azimut, ne doit pas être payée par les travailleurs, premières victimes de cette crise. Aux travailleurs de se faire entendre, dans leur entreprise, dans la rue et dans les urnes.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 09:25

La nouvelle Constitution hongroise voulue par le premier ministre conservateur Viktor Orban, aux accents très nationalistes, est entrée en vigueur dimanche 1er janvier, instaurant des réformes très controversées de la Banque centrale, de la justice et de la loi électorale en dépit des critiques internationales.

Dénoncé par l'opposition de gauche et écologique et par de nombreux mouvements de la société civile comme "un autocrate", faisant fi des critiques de l'Union européenne (UE) quant à la compatibilité de ces lois avec le droit communautaire et des inquiétudes de Washington sur "la démocratie" dans son pays, le premier ministre conservateur Viktor Orban fait front, remodelant en 18 mois la Hongrie à son image. Fort au Parlement de la majorité des deux-tiers de son parti conservateur, le Fidesz, Viktor Orban a donné à une série de lois une valeur constitutionnelle, qui ne pourront donc être modifiées que par une majorité des deux-tiers des députés.

Des manifestations de l'opposition de gauche et écologique et de mouvements de la société civile contre la nouvelle Constitution se sont tenues lundi 2 janvier, notamment dans la capitale Budapest où 100 000 personnes ont répondu à l'appel de l'opposition progressiste. 
Les principales lois entrées en vigueur avec la nouvelle Constitution
L'appellation "République de Hongrie" disparaît au profit de la seule "Hongrie". > Les valeurs républicaines disparaissent !
La Constitution rend rétroactivement "responsables des crimes communistes" commis jusqu'en 1989 les dirigeants de l'actuel Parti socialiste (ex-communiste). > Une manière de préparer de futurs procès politiques contre le principal parti d'opposition.
RELIGION
Introduction d'une référence explicite à "Dieu" dans la Constitution: "Dieu bénisse les Hongrois". > Fin de la laïcité et retour de l'Eglise dans les affaires de l'Etat hongrois.
Les communautés religieuses bénéficiant de subventions publiques sont réduites de 300 à 14 > Si, sur le fonds, en tant que laïcs, on ne peut qu'être d'accord sur le fait de ne pas financer les religions (c'est du domaine du privé !), c'est ici une façon de favoriser certains cultes (puisque 14 continuent d'être subventionnés !).
LOI ÉLECTORALE
La nouvelle loi prévoit l'élection à un seul tour, au scrutin de circonscription et au scrutin proportionnel de liste, avec 199 députés au lieu de 386. > Les petits partis ne pourront plus négocier leur désistement en vue d'un second tour.

Les reports de voix de candidats non-élus au scrutin de liste profiteront à la liste arrivée en tête > Avec 25 %, vous gagnez 2/3 des sièges ! Une manière de favoriser pour l'éternité le parti majoritaire et d'écraser toute force alternative en croissance.
Le droit de vote est reconnu aux Hongrois d'origine vivant à l'étranger > De fortes minorité hongroises existent dans les pays limitrophes et ce droit de vote fait craindre la réapparition d'un nationalisme hongrois dans ces pays, comme les nazis avaient cultivé le nationalisme pangermaniste chez les allemands de Tchécoslovaquie (Sudètes) et chez les autrichiens.
NOMINATIONS
Le mandat des titulaires de postes importants de l'appareil d'Etat : économie, justice, police et armée, est porté à neuf ou douze ans > Un futur gouvernement d'une autre couleur politique serait en conséquence confronté à un appareil d'Etat hostile, aux mains de fidèles de Viktor Orban.
ÉCONOMIE et FINANCES
La loi de "stabilité financière" inscrit dans la loi fondamentale le taux unique de 16% de l'impôt sur le revenu, ainsi que le niveau des retraites > C'est peu ou prou ce que tente de nous imposer l'Union européenne au travers de la "Règle d'or", une austérité à vie au service des marchés financiers.
Création d'un Conseil budgétaire de trois membres nommés par le Premier ministre, qui aura le pouvoir d'opposer son veto au projet de budget.
Banque centrale : l'influence du gouvernement est renforcée. Son président ne pourra plus choisir ses trois adjoints qui seront désignés par le Premier ministre > Après tout, tant mieux...
Le Conseil monétaire passe de sept à neuf membres. Les deux membres extérieurs supplémentaires seront nommés par le Parlement, comme c'est le cas pour quatre autres.
Le forint devient constitutionnellement la devise nationale > Conséquence : une adhésion à l'euro de la Hongrie, objectif de Budapest à l'horizon 2020, nécessitera au Parlement une majorité des deux-tiers (mais pas l'avis des hongrois).
La TVA (taxe à la valeur ajoutée) est augmentée de 25 à 27% > Impôt inégalitaires s'il en est, la TVA frappe avec la même violence le petit ouvrier et le grand patron. C'est une idée qu'un autre hongrois, en France, applique avec la hausse de la TVA "réduite" et l'annonce du retour de la TVA "sociale" (remplacer les cotisations patronales par une hausse de la TVA).
SOCIÉTÉ
La Constitution décrète que l'embryon est un être humain dès le début de la grossesse > Pour une droite qui met Dieu dans la Constitution, lutter contre l'avortement (y compris en cas de viol) et contre les relations hors mariage est parfaitement cohérent... et rétrograde !
La Constitution stipule que le mariage ne peut avoir lieu qu'entre un homme et une femme > De même, haro sur les homosexuels !
Une loi rend les sans-abri éventuellement passibles de peines de prison > Le capitalisme n'est responsable de rien, lui ?
MÉDIAS PUBLICS
Radio-télévision et agence de presse MTI sont regroupés en une seule entité supervisée par un Conseil des médias dirigé par une proche du Premier ministre Viktor Orban > Pour une droite qui dénonce le "communisme", contrôler tous les médias n'est-ce pas une manière de contrôler les esprits donc la démocratie ? 
L'unique radio d'opposition Klubradio s'est vu retiré sa fréquence > Elle n'était pourtant pas particulièrement révolutionnaire cette radio, mais en dictature, toute critique est mal venue !

La situation des Rroms

Cette réforme constitutionnelle qui enterre la République, la laïcité et la démocratie vient s'ajouter à une criminalisation de la misère et à une mise à l'écart de la minorité Rrom.

Pauvres parmi les pauvres, les Rroms passent du statut de victimes du système au statut de parasites. Ils remplacent en cela les juifs dans la politique de boucs-émissaires qu'aiment pratiquées les extrêmes-droites pour dédouaner le capitalisme et justifier leurs politiques autoritaires.

En Hongrie, un puissant mouvement d'extrême-droite, le Jobbik terrorise actuellement certains villages de Hongrie où vivent des Rroms et oblige ces derniers à des travaus forcés ( y compris les enfants !) pour "justifier" les aides dont ils bénéficient. Cela avec la complicité du gouvernement qui laisse faire les milices d'extrême-droite !

On a déjà vu se mettre en place ce genre de pratiques dans les années 30 avec le résultat que l'on connaît !

La passivité de l'Europe et des "grandes démocraties" vis-à-vis de ce pays européen membre de l'Union européenne tranche avec les positions radicales que prennent nos pays à l'encontre de pays non européens. La démocratie est une notion à géométrie variable qui s'adapte selon les intérêts géo-économiques des groupes économiques que représentent nos gouvernements. C'est un peu le remplacement du "rôle civilisateur" de l'Occident qui justifiat les crimes de la colonisation au XIXème siècle.

La Hongrie d'aujourd'hui, en voie de fascisation, représente une évolution que l'on constate malheureusement dans nombre de "démocraties" européennes : durcir la loi, empêcher toute contestation sociale et chercher des "responsables" à la misère générale, voilà des techniques classiques pour protéger un système capitaliste qui est le véritable responsable de la crise.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 09:48

Après la défaite de l'UMP et du Nouveau Centre aux Européennes, aux Régionales, aux Cantonales et aux Sénatoriales !

Confirmons ce besoin de changement exigé par le peuple français !

Mais, un changement pour une gauche de combat, qui ne renie pas ses attaches populaires et son NON au Traité Constitutionnel Européen de 2005 !

Sans changements politiques majeurs, l'avenir de chacun d'entre nous ne changera pas !

Saint Nicolas PCF

Le Père Noël s'habille lui aussi en rouge !

 Sapin-PCF.JPG

En 2012, pour le capitalisme, faisons que ça sente le sapin !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article