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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:48

En déplacement à Bayonne jeudi, Nicolas Sarkozy s'est trouvé confronté à une véritable bronca organisée par plusieurs centaines de personnes, des jeunes particulièrement.

Faut-il en rire ou en pleurer ? Jamais un président français n'avait connu une si pitoyable popularité avant les élections présidentielles !

Entre les sondages d'opinion et les intentions de vote, Nicolas Sarkozy frôle difficilement la barre des 30 %. Il est plus souvent autour des 25 % d'ailleurs.

Alors, comment s'étonner d'un accueil aussi négatif lors d'un déplacement présidentiel, qui plus est dans une région de France qui fleurte plutôt avec le gauche et le centre habituellement ?

Sous les huées et les quolibets, Nicolas Sarkozy a bien eu du mal à se frayer un chemin dans la foule. A une terrasse, des opposants ont déployé une banderole: "Sarkozy, travailler sept jours sur sept jusqu'à 77 ans. Y'a bon la croissance". Un message clair envoyé à celui qualifié par d'autres de "Président des riches".

Ses quelques partisans étaient très minoritaires, donc inaudibles.

Il n'en fallait pas plus pour que soit vexé celui qui n'aime pas être contredit. "Ici, nous sommes en France, sur le territoire de la République française, et le président de la République ira partout sur le territoire", a t-il déclaré à des journalistes qui l'ont rejoint dans un bar. "Et si ça ne plaît pas à une minorité de voyous, ils devront s'y faire", a-t-il mis en garde. Et de poursuivre : "Je n'ai pas en cinq ans cédé une fois à la pression de la rue, ce n'est certainement pas pour commencer ici devant les indépendantistes basques dont on sait le peu de respect qu'ils ont pour la vie, pour la démocratie et pour la République". "J'ajoute que je suis désolé de voir que des militants socialistes de monsieur Hollande s'associent à des indépendantistes dans des manifestations de violence pour terroriser les braves gens qui n'avaient qu'une seule envie: venir me rencontrer et parler avec moi", fustigeant des "comportements indignes d'un parti politique démocratique". Rien que ça !

 

Voilà donc Sarkozy qui dénonce une collusion entre socialistes et indépendistes basques, voire même une volonté de l'empêcher de circuler dans le pays ! Mieux ! Les socialistes voudraient effrayer les braves gens !

Attention braves gens ! Les socialistes ressortent les couteaux entre les dents, tels les vilains bolchéviks qu'ils sont, pour égorger vos enfants ! Ils feront appel aux chars soviétiques pour épurer la France dès que François Hollande sera élu ! Et si les chars soviétiques ne peuvent pas venir, ce seront les chars nord-coréens ! Tremblez !...

Il y en a même à l'UMP qui vont jusqu'à voir la main de l'ETA et donc une collusion des socialistes avec le groupe terroriste basque dans cet accueil houleux !

Deux choses : si des éléments de l'ETA peuvent circuler librement, aux yeux et aux sus de tout le monde à Bayonne, cela pose des questions sur l'efficacité de nos forces de l'ordre ! D'autre part, l'ETA a déposé les armes à l'automne dernier donc l'ETA n'existe plus.

En clair, l'UMP a été débordée par une opposition populaire qu'elle n'a pas su manipuler cette fois-ci !

Le député-maire de Bayonne Jean Grenet (UMP/PR) a affirmé à l'AFP qu'il avait "personnellement déconseillé" à M. Sarkozy de se rendre dans "le petit Bayonne", considéré comme un bastion des nationalistes basques.

Il est vrai qu'habituellement, les préfectures et l'UMP sont mises à contribution pour garantir un accueil chaleureux au Président, comme dans toute bonne république bananière qui se mérite. Entre la chasse aux syndicalistes, l'interdiction de manifester, le quadrillage des villes par des milliers de policiers et CRS, l'organisation de cars de militants UMP et la sélection des interlocuteurs selon des critères de taille et de soumission,  d'habitude, Sarkozy ne risque pas de rencontrer un seul opposant ! Vous pouvez relire à ce sujet le récent article Pyongyang-sur-Seine : enfants embrigadés et ouvriers mimant le travail à la gloire du petit leader

En dehors du célèbre gars qui a refusé de lui serrer la main au Salon de l'Agriculture pour ne pas "être sali" et qui a reçu du Président en échange un élégant et pacifique "Casse-toi ! Pôv' con !" , il n'a pas eu souvent l'occasion de croiser des vrais français ces cinq dernières années notre bunkérisé Président ! Au point qu'il affirmait que "en France, quand il y a des manifestations, on ne le voit même pas !". Les 3 millions de manifestants contre la réforme des retraites menée par la droite s'en souviendront !

Avec moins de 30 % de bonnes opinions et un bilan terrible qui lui vaut l'image de "président des riches", il est évident qu'une grande majorité de français ne voient pas forcément l'arrivée de Sarkozy dans leur commune comme un honneur républicain mais plutôt comme l'occasion de lui faire entendre leur mécontentement.

Sourd aux malheurs du peuple depuis toujours, sourd aux messages de mécontentement portés par les syndicats, sourd aux exigences démocratiques autour de la réforme des retraites et autour du futur traité européen d'austérité, cet incident bayonnais montre que, d'évidence, Nicolas Sarkozy restera sourd jusqu'au bout au message du peuple de France. Et avec lui, sa garde rapprochée et toute l'UMP.

Pour mieux faire comprendre le message à Nicolas Sarkozy, reste à coller une baffe d'enfer aux prochaines élections à lui et à sa majorité !

Quoi de mieux que de choisir la force politique qui porte l'exigence d'une nouvelle république, sociale et écologique ?

Voter Front de Gauche, c'est exprimer son rejet du sarkozysme et de sa politique et, en même temps, choisir une politique de cohésion sociale et de redistribution des richesses. C'est joindre l'utile à l'agréable !

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:34

Plus de deux ans de combat. Les salariés de la papeterie d'Alizay sont-ils en passe de sauver leur entreprise ?

Vous avez lu sur ce blog nombre d'articles concernant la lutte exemplaire des salariés de M-real à Alizay.

Depuis le début, avec le maire communiste d'Alizay et conseiller général Gaëtan Levitre, le comité de défense et de promotion de l'emploi qui s'est monté a su réunir les salariés, leurs représentants, les élus locaux et de nombreux citoyens du bassin économique d'Alizay. 2 marches pour l'emploi, une journée portes-ouvertes, de nombreux blocages de routes et péages gratuits, des courriers au gouvernement, au groupe finlandais propriétaire du site, une pression continue sur la Préfecture et sur le ministre de l'agriculture et de la forêt, Bruno Le Maire,... les salariés et leurs soutiens n'ont pas manqué d'idées, d'énergie et de tenacité dans ce combat.

Mieux ! Plutôt que rester passifs, ils ont réfléchi à l'avenir de leur site et avancer des propositions chiffrées de diversification, pour valoriser un peu plus leur outil de travail. Ils ont réfléchi à une diversification durable du site, vers l'utilisation de la biomasse pour produire du chauffage et du bioéthanol, par exemple.

Avec Gaëtan et Arnaud Levitre, les communistes mobilisés nationalement

Bref ! Les salariés, leurs syndicats et leur maire ont maintenu un haut niveau de mobilisation depuis plus de deux ans.

Autour de Gaëtan Levitre, c'est tout le parti communiste qui s'est associé à cette mobilisation. Le combat des M-real, par son exemplarité et par les projets qu'il porte, correspond exactement à notre combat pour la réindustrialisation de la France, créatrice d'emplois industriels et de service, créatrice de richesse et inscrite dans une vision durable de l'économie, en garantissant les ressources naturelles.

Avec l'aide d'Arnaud Levitre, aujourd'hui candidat communiste du Front de Gauche aux Législatives sur la quatrième circonscription (celle de M-real, de Louviers - Val-de-Reuil - Bourghteroulde), les communistes d'Alizay et de la section Eure-Seine ont réussi à mobiliser d'abord les communistes eurois et seino-marins.

Jean-Luc Lecomte, conseiller régional (et candidat dans la cinquième circonscription Gisors - Vernon - Vexin), Sébastien Jumel, maire de Dieppe, et les députés communistes de Seine-Maritime Jean-Paul Lecoq et Daniel Paul, sont venus sur le site.

Par la suite, ce sont des élus nationaux et européen qui ont rejoint et portés le combat des M-real à l'Assemblée nationale et au Parlement européen : Jacky Hénin, député européen communiste, est venu deux fois à Alizay et a interpelé la commission de Bruxelles sur le dossier ; André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et spécialiste des questions de ruralité et d'agriculture, est venu également rencontrer les salariés de M-real. Il a à nouveau interpelé le gouvernement sur ce dossier à l'Assemblée nationale ces jours-ci (voir la vidéo).
Emploi industriel : de nouveaux droits pour les... par andrechassaigne

Début janvier, Pierre Laurent, secrétaire national du parti communiste, a accompagné le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon dans une visite groupée de la raffinerie Pétroplus et la papeterie M-real le 6 janvier dernier.

Ils ont fait la proposition d'une loi autorisant l'expropriation d'une entreprise menacée de fermeture mais qui possède des repreneurs potentiels. Cette loi a été présentée au Sénat il y a dix jours et aurait pu passer si les radicaux de gauche (!) n'avaient pas fait capoter ce vote. Nous la représenterons après le renouvellement des députés.

Le combat des communistes s'inscrit dans la durée, au côté des salariés mais pas à leur place.

Plan Social : ouverture d'une nouvelle page ?

C'est ainsi que nous soutenons le choix de plus de 97 % des salariés de la papeterie de signer le Plan Social proposé par le groupe finlandais. Un vote sous conditions : financières (la somme et le versement rapide des indemnités de licenciement) et industrielles (un engagement a céder le site).

La réunion d'hier matin en préfecture, organisée avec les représentants syndicaux de la papeterie et leur PDG a semble t-il porté ses fruits.
« La direction s’est engagée sur l’accord que nous avions soumis positivement aux 330 salariés de l’usine le 16 février », résume Eric Lardeur délégué CFE CGC du site, « le PDG va nous envoyer, au nom de son groupe, un courrier en ce sens. Il s’agit d’une lettre d'engagement dans laquelle elle indique être prête à céder le site, terrains compris, la machine à papier, la chaudière de l'usine, la machine à pâte à papier, mais aussi à accepter une réindustrialisation du site, même pour une activité papetière. Le PDG confirme également sa promesse de verser les 62 millions du plan social pour les salariés de l'usine qui seront licenciés en avril prochain. Avec surtout une avance sur des primes dont la loi prévoit qu’elles devraient être versées début 2013, ce qui rassure les salariés. Ces avances seront donc versées en juin prochain. Autre bonne nouvelle, le PDG s’est engagé à garantir la sécurité du site et des outils industriels. Il financera, à dater de la signature du plan social et durant 18 mois le maintien d’un équipe de 15 personnes pour assurer la sécurité et l’entretien de l’usine ».
Tous les feux sont donc au vert pour trouver un ou des industriels pour une relance d’activité sur le site.

A l'heure actuelle, ils sont encore deux : le français Activ Pro et le thaïlandais AA.

Deux ans de lutte des M-real auront permis de démontrer la fiabilité du site et l'existence de repreneurs sérieux. Ils auront permis de faire céder le propriétaire finlandais qui souhaitait condamner le site et ouvert la voie à une transition économique qui devrait permettre la reprise du site.

Ils auront permis également de démontrer que l'industrie à encore un avenir dans l'Eure comme en France, au même titre que le combat des Fralib à Marseille ou les Pétroplus à Grand Couronne.

Un nouveau chapitre s'ouvre dans la lutte des papetiers d'Alizay.

Les communistes, autour de Gaëtan et Arnaud Levitre continueront de soutenir ce combat, peut-être jusqu'à l'Assemblée nationale si les citoyens de la 4ème circonscription choisissent comme représentant l'un de ceux qui s'est le plus impliqué dans ce combat ?

Marche pour l emploi - Igoville 100310 (2)

Marche pour l'emploi - mars 2010

(Gaëtan Levitre à gauche ; Sébastien Jumel au centre)

2011 - 2 nov - J Hénin - M-real et divers (13)

Jacky Hénin à Alizay en novembre dernier

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Jean-Luc Mélenchon entouré de Arnaud Levitre et Pierre Laurent

Alizay, le 6 janvier dernier

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:28

L'agression dont ont été victimes Arnaud Montebourg et sa compagne la journaliste Audrey Pulvar concluent une semaine où l'extrême-droite a montré son vrai visage.

L'agression contre Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar fait suite à d'autres événements qui, dans la semaine, démontrent que l'extrême-droite française reste un parti néo fasciste, amenant avec lui la violence et les relents de la collaboration autour d'un discours hypocrite et creux.

Agression préparée ?

L'info la plus récente et la plus préoccupante reste l'agression dont ont été victimes le député socialiste Arnaud Montebourg et sa compagne la journaliste Audrey Pulvar à la sortie d'un restaurant parisien mardi dernier, 27 février.

Sur son compte Twitter, la journaliste raconte :"rentrant à pied avec mon compagnon, nous avons été pris à partie par une quinzaine d'individus. Aux cris de la France aux Français et autres +Le Pen président+". "Nous avons essuyé des jets de verres qui se sont brisés dans notre dos", écrit-elle. "On sortait d'un resto ils étaient devant un bar", précise-t-elle, ajoutant que ces individus ont aussi scandé "juden, juden, juden..." ("juifs" en allemand) ou "Jean-Marie nous a donné la permission de minuit pour chasser les youpins de Paris".

Violence idéologique basée sur le racisme et l'antisémitisme, violence psychologique et violence physique (les bouteilles) : un relent d'années 30 ressort de cet événement.

On peut également se demander si cette agression était dûe au hasard : la probabilité pour que le couple Montebourg - Pulvar sorte d'un restaurant face à une dizaine de militants pro-FN est tout de même assez réduite.

Si les agresseurs se revendiquent clairement du Front National, la fille Le Pen a beau jeu de jouer l'innocente en dénonçant cette agression : en trente ans d'existence, le Front National n'a de cesse d'attiser la haine des étrangers et, parfois, des juifs. Comment s'étonner que des individus se revendiquant du FN finissent pas passer aux actes ?

Par ailleurs, la walkyrie du FN se dédouane complètement des conséquences de son idéologie en retournant presque le statut de victime à son avantage ! Elle déclare que "s'il suffit d'aller agresser quelqu'un en criant +Le Pen président+ pour que l'on considère que je suis responsable de cela, c'est que l'on a rétrogradé en matière d'état de droit gravement", et elle va même jusqu'à parler d'"une très grave agression de la part de Mme Pulvar" ! Encore un peu et c'est le couple qui serait responsable de son agression !

C'est d'ailleurs ce qu'affirment certains internautes proches ou membres du FN ce matin sur Orange. Pour stmeen, Audrey pulvar "récolte ce qu'elle sème. Elle est anti-France" ! Voilà où mène le discours raciste et nationaliste du FN : ceux qui critiquent le FN sont anti-France ! Des idées et des slogans qui rappellent l'époque de la Cagoule et de la Collaboration.

Poésie fasciste

Côté Collaboration, c'est le père Le Pen qui a marqué l'actualité ces derniers temps !

Jean-Marie Le Pen s'est permis de lire un poème de l'écrivain collaborationniste Brasillach en pleine convention nationale du Front National, à Lille, samedi 18 février.

Fusillé à la libération, le poète Robert Brasillach fut également le rédacteur en chef de l'hebdomadaire "Je suis partout", dans lequel il laissait libre cours à son antisémitisme.

Le Pen père a récité "l'Enfant honneur" devant les cadres du parti sans que personne ne bronche, Marine Le Pen en tête. A la fin de sa lecture, Jean-Marie Le Pen va plus loin en déclarant : "J’ajoute quant à moi une phrase: 'Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur'". Plus connue en italien (Molti nemici, molto onore), cette expression n’est pas anodine puisqu’il s’agit d’un slogan qui fut utilisé par le leader fasciste italien Benito Mussolini et qui est encore employé aujourd’hui par de nombreux nostalgiques du Duce.

Le Pen est coutumier du genre, entre les chambres à gaz qualifiées de "détail de l'Histoire" ou l'occupation nazie dont il disait qu'elle n'avait pas été "particulièrement inhumaine". Cette dernière phrase lui vaut une nouvelle condamnation pour négation de crime contre l'Humanité en date du 16 février dernier !

Discours creux

La tentative de dédiabolisation du FN tentée par Marine Le Pen et valorisée par son hypermédiatisation échoue donc sur la réalité politique du Front National, parti qui reste d'extrême-droite et, à ce titre, engluée dans un mélange de racisme, d'antisémitisme, de nostalgie pétainiste et coloniale, socialement conservatrice, voir intégriste catholique.

Avec l'arrivée de Marine Le Pen sur le trône de son père, le discours du FN s'est voulu plus rond, moins brutal, avec des accents vaguement anticapitalistes. Là aussi, on retrouve les méthodes de l'extrême-droie des années 30, quand le parti d'Hitler, pour le citer, manipulait une dialectique national-socialiste (d'où son nom de parti nazi) pour convaincre les victimes de la crise de 1929 de voter pour elle.

Mais derrière les discours, il n'y a rien de social. Le FN est avant tout un parti pro-capitaliste qui, à ce titre, défend les aspects les plus libéraux des revendications des grandes fortunes et des grandes entreprises.

Le PCF et le Front de Gauche ont fait le choix de combattre frontalement l'extrême-droite et son discours hypocrite pour cette élection. Avec nos analyses de la crise et nos propositions de rupture avec le capitalisme, nous sommes les seuls à remettre en cause réellement la société actuelle.

Le FN et Marine Le Pen le savent. C'est pour ça que la candidate de son papa fuit les échanges avec Jean-Luc Mélenchon. La vidéo de cet article montre comment Marine Le Pen a évité complètement le débat face à un Jean-Luc Mélenchon taquin : à aucun moment elle ne répond aux questions du candidat du Front de Gauche ! Elle a beau rentrer dans des discours alambiqués d'abord pour se faire passer pour la victime d'un traquenard puis, ensuite, pour mépriser la candidature de Mélenchon, au final, on ne saura jamais ce qu'elle pense de l'avortement, par exemple !...

Le Front National véhicule depuis les années 70 des idées de haine, de rejet, de division entre travailleurs. Le FN joue de l'identité nationale pour mettre sur le dos des étrangers, des travailleurs, la responsabilité d'une crise causée  par le capitalisme lui-même et où, à l'inverse du discours frontiste, les immigrés sont aussi des victimes.

Le FN et Marine Le Pen restent les représentants d'un courant historique qui a toujours fidèlement servi le capitalisme et ses grands financiers tout en provoquant haine et violence contre les minorités culturelles ou religieuses.

Les travailleurs, ouvriers, employés, paysans et chômeurs, n'ont rien à attendre de ce courant politique ! Au contraire, les grandes conquêtes sociales se sont toujours arrachées par la lutte sociale et politique, lorsque syndicalisme de classe et gauche communiste étaient au plus fort : 1936, 1947, 1968,... !

Face à un discours FN qui associe violence et nostalgie de la Collaboration et trompe les classes populaires avec des propositions faussement sociales, il faut reprendre l'offensive et montrer aux travailleurs que la seule alternative viendrra d'une gauche qui s'assume, d'une gauche qui ne trahit pas ses idéaux et son programme une fois élue.

C'est à construire cette alternative au profit des travailleurs que travaillent les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche, en démontant la supercherie FN au passage.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 10:51

La Confédération Européenne des Syndicats appelle à une journée d'action européenne contre les plans d'austérité que mettent en place les gouvernements européens.

En France comme partout en Europe, les travailleurs sont appelés à se mobiliser le mercredi 29 février pour dénoncer les différentes mesures d'austérité qui mettent salaires et emplois sous pression pour, au final, verser des sommes faramineuses aux banques responsables de la crise capitaliste actuelle.

L'autre grand motif de colère des syndicats européens, c'est le Mécanisme Européen de Stabilité.

Alors que la droite et le centre ont voté ce premier volet du nouveau traité européen, les socialistes et radicaux de gauche se sont abstenus et parlent d'une ratification du nouveau traité européen, celui de Sarkozy et Merkel, par le biais du Parlement. En clair, pour éviter que le peuple ne s'empare de ce dossier central et ne comprenne qu'il s'agit d'une nouvelle arnaque, comme avec le Traité Constitutionnel Européen, droite et gauche sociale-démocrate refusent de consulter le peuple par le biais d'un référendum !

Les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche refusent ce nouvel abandon de souveraineté nationale au profit des puissances financières !

C'est donc tout naturellement que nous nous associons à la journée de mobilisation de demain.

Même si seule la CGT appelle à manifester dans l'Eure (Bien que FO et CFDT soient à la CES... No comment !), un rendez-vous eurois est donné :

Rassemblement contre l'austérité

Mercredi 29 février 2012

11 heures

Préfecture de l'Eure à Evreux

 


Un communiqué du PCF :

Traité Européen : la gauche devra consulter le peuple :

Le Président de la République refuse de consulter les Français par voie référendaire sur le nouveau traité européen qu'il a co-rédigé en tête à tête avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Les masques tombent sur la question européenne ! Quand il s'agit de choses sérieuses qui engagent la constitution nationale, Nicolas Sarkozy exclut de consulter les Français. En déclarant qu'il n'y aurait pas de bonne question à poser aux Français, il se moque du monde. La question est simple et tient en peu de mots : « Approuvez-vous le nouveau traité européen ? ».

Il serait invraisemblable, si Nicolas Sarkozy était battu lors de l'élection présidentielle, qu'il puisse engager la signature de la France sans que le peuple n'ait son mot à dire. La gauche doit prendre un engagement en cas de victoire : celui de consulter les Français sur la question européenne. C'est ce que fera le Front de gauche. Pour donner de la force à cette exigence, votons pour le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon.

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 10:01

Au revoir mademoiselle ! La disparition des cases "mademoiselle", "nom de jeune fille" et "nom d'épouse" aura nécessité des années d'efforts de la part d'associations se revendiquant du féminisme. La France va changer de visage ! Lol

Que valent la précarité imposée aux femmes, les inégalités salariales, la remise en cause du droit à l'avortement ou le retour des archaïsmes religieux face à la présence d'une case "mademoiselle" dans les documents administratifs ? Pas grand chose aux yeux de certaines organisations féministes.

Depuis des années que certaines faisaient une fixation sur le terme "mademoiselle", il s'est trouvé deux associations qualifiées de féministes pour mener un lobbying long et intense pour tordre le cou à ce qu'elles qualifiaient de "discrimination à l'encontre des femmes, ainsi contraintes de faire état de leur situation matrimoniale". Ah ?!

Je ne suis pas expert en documents administratifs mais, quand il s'agit d'une demande de crédit, des impôts, d'une assurance ou d'un bail locatif, que l'on soit un homme ou une femme, la situation matrimoniale est de toute façon demandée ? Non ?

Il s'est quand même trouvé des femmes qui ont considéré que le combat pour l'abolition de ce pourtant joli terme de "mademoiselle" était la priorité du moment.

A quand des amendes pour harcèlement sexuel ou ségrégation sexuelle lorsqu'un homme qualifiera une jeune femme de "jolie demoiselle" ? Pourquoi ne pas pousser la logique jusqu'au bout et supprimer tout identifiant sexuel sur les documents administratifs ? A quoi bon mettre un "monsieur" ou un "madame" ou cocher une case M ou F ?

Curieusement, au quotidien, le militant politique que je suis, bien que de sexe masculin, perçoit d'autres problèmes de sexisme avéré bien plus pressants à résoudre pour les femmes :

  • les disparités salariales entre hommes et femmes, pour la même qualification, restent élevées et sans justification d'efficacité professionnelle ;
  • les chiffres de la précarité montrent que ce sont souvent les femmes qui en sont victimes, soit par des contrats à durée déterminée, soit par des emplois à temps partiel non désiré, dans le commerce notamment ;
  • le nombre de femmes amenées à partir à l'étranger pour avorter augmente d'années en années, résultat d'une remise en cause sournoise du droit à l'avortement, si chèrement acquis par une autre trempe de féministes, dans les années 70 ;
  • les femmes voilées sont aussi un exemple d'inégalité sur critère sexuel à combattre, au même titre que les mutilations sexuelles et autres archaïsmes religieux qui placent les femmes en infériorité hiérarchique dans la société ;
  • les violences conjugales ont en très grande majorité comme victime la femme (mais pas seulement !) et le nombre de décès suite à ces violences dépasse le cadre du tolérable, de très loin et depuis trop longtemps !

D'évidence, ces sujets sont complexes à affronter. Ils tiennent autant de problèmes de mentalités hérités de la religion (Chrétienne ou non) que de rapports économiques marchands où la valeur travail est dévalorisée continuellement, mettant en compétition les catégories de travailleurs entre eux. Ce cocktail culturel et économique, Karl Marx le résume et le dénonce en disant que "la femme est le prolétaire de l'homme".

Face à ces questions de fonds, les féministes d'autrefois ont bataillé longuement, arrachant le droit de vote pour les femmes en 1945 seulement et bataillant ensuite pour le droit, sans autorisation préalable du mari, à ouvrir un compte en banque et exercer une profession (1965), pour le droit à la contraception (Loi Neuwirth, 1967), au remboursement de la contraception (1974), pour le droit à l'avortement (1974), pour le droit de divorcer plus facilement (1975)...

Comme les droits démocratiques et les droits sociaux, les droits des femmes stagnent (égalité salariale) ou régressent (avortement, contraception). Il y a matière à combat pour les féministes d'aujourd'hui, femmes et hommes réunis ! De nombreuses organisations féministes l'ont bien compris. Et avec elles, des forces associatives, syndicales et politiques, comme le PCF.

Mais, pour certain(e)s, il est plus facile de se battre pour obtenir la disparition d'une case sur des documents administratifs.

Du temps de mes études, j'avais suggéré ironiquement à certaines de ces féministes que le Père Noël devienne la "Mère Noëlle" une année sur deux, pour garantir une véritable égalité des sexes. Cette proposition n'a pas encore été reprise par ces féministes de deuxième zone : je leur offre cette idée puisque d'évidence les vrais problèmes des femmes ne les concernent pas.

Alors ? Mademoiselle ou pas mademoiselle sur les documents administratifs, la lutte contre le sexisme et pour l'égalité des sexes est viscéralement liée au combat pour l'émancipation humaine.

Ce combat, ce n'est pas nier les différences entre humains, c'est les considérer comme quantité négligeable par rapport à ce qui nous rassemble. Homme ou femme, noir ou blanc, jeune ou vieux, grand ou petit, gros ou maigre , homo ou hétéro, beau ou moche,... nous faisons tous partie de la communauté humaine et notre destin est lié à celui des autres, quoi qu'on fasse.

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 10:01
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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 10:09

Interdiction des licenciements boursiers - groupe des sénateurs Communiste Républicain et Citoyen (CRC)

Il aura manqué quatre voix au Sénat pour protéger les salariés
La proposition de loi déposée par le groupe CRC, tendant à interdire les licenciements boursiers n’a malheureusement pas été adoptée au Sénat.
Il aura manqué quatre voix à la majorité de gauche pour que les salariés soient enfin protégés face à une logique financière qui, systématiquement, fait primer les actionnaires sur l’emploi et le droit des travailleurs.
Comme l’a rappelé en séance Nicole BORVO, Présidente du groupe CRC : « Les masques tombent. On ne peut pas d’un côté dans les circonscriptions électorales se présenter devant les salariés licenciés et leur apporter son soutien, et de l’autre, ne pas voter une proposition de loi qui, si elle avait été adoptée, leur aurait permis de conserver leur emploi ».
La situation dramatique de l’emploi, marquée par l’inscription quotidienne de 1 000 nouveaux salariés privés d’emploi à « Pôle Emploi », par la transformation de la France en un cimetière industriel, fait écho à l’augmentation de 34 % que se sont consentis les grands patrons entre 2010 et 2011 et la progression de 13 % de valeurs des actions cotées au CAC 40 et donc des dividendes.
Nos concitoyens jugeront.

Le Sénat a en effet rejeté, jeudi 16 février 2012, la proposition de loi déposée par le groupe communiste tendant à interdire les licenciements boursiers. Cette proposition de loi modifiait le code du travail, en prévoyant qu’« est réputé sans cause réelle et sérieuse le licenciement pour motif économique prononcé par une entreprise qui a distribué des dividendes au titre du dernier exercice comptable »..

Six voix ont manqué à l’adoption de cette proposition de loi : 12 sénateurs du groupe du Rassemblement démocratique et social européen se sont abstenus (principalement des radicaux de gauche, dont Jean-Michel Baylet). Cette proposition de loi aurait pourtant pu être un point d’appui fort en cas de victoire de la gauche au printemps prochain : l’Assemblée nationale n’aurait eu qu’à la voter en termes identiques pour qu’elle devienne applicable.

Cette proposition de loi a rassemblé les voix communistes, socialistes et écologistes soit 163 voix POUR.

Les sénateurs de droite, du centre (donc de droite), non-inscrits (donc de droite) et un sénateur "radical de gauche" (Gilbert Barbier, Jura) ont voté CONTRE soit 169 voix.

A vrai dire, sachant que les radicaux s'abstenaient, il y avait peu de chance que la loi passe et certains ont dû se dire qu'ils pouvaient se permettre de voter Pour...

En tout cas, les travailleurs vérifient une nouvelle fois pour qui roulent la droite, les centristes, les soit-disant non inscrits et les radicaux ! Pour les patrons et les spéculateurs !

Pour rappel, suite à un accord électoral entre PS, écologistes et radicaux de gauche, la première circonscription de l'Eure (dont dépend le canton de Saint André) est attribué à un Radis-cal de Gauche, en l'occurence le maire d'Evreux, Michel Champredon.

Inutile de rappeler que les communistes de la circonscription, Andrée OGER en premier lieu, appellent à soutenir Jean-Luc MELENCHON à l'élection présidentielle et le duo Sandrine COCAGNE / Thierry DESFRESNES à l'élection législative.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 09:51

"Je le ferai plus m'sieur ! C'est juré !" Un journaliste un tant soit peu honnête aurait demandé à Sarkozy pourquoi il se met aujourd'hui à rabâcher ses engagements de 2007 et de 2008 sur la valorisation du travail et la moralisation du capitalisme alors qu'il a fait tout le contraire avant son mandat, comme ministre des finances de Chirac, et depuis son élection en 2007 ?

Hier soir, sur France 2, face à un Pujadas toujours aussi mielleux avec le Président, Nicolas Sarkozy nous a ressorti le pipot de 2007 sur la valorisation du travail... face à l'assistanat.

La campagne 2012 repart donc avec les mêmes idées de 2007, complétées du traditionnel discours qui tente d'opposer "ceux qui travaillent" à "ceux qui bénéficient d'aides sociales mais ne branlent rien". En gros.

C'est ainsi qu'il veut réformer la prime pour l'emploi, dont bénéficient tout de même 6 millions de français, dans le but d'alléger les charges de 7 millions de Français bénéficiaires de bas salaires allant jusqu'à 1,2 fois le Smic "pour augmenter leur salaire d'un peu moins de 1.000 euros par an", selon ses estimations. Il faut que "le travail soit davantage rémunéré que l'assistanat", a-t-il plaidé, ajoutant que cette proposition "ne dégradera pas le déficit".

Il s'agit là d'une nouvelle fausse bonne idée : si on lit bien, cette prime pour l'emploi qui est payée par l'Etat donc par le contribuable, servira à alléger les charges salariales des bas salaires : en clair, Sarkozy veut à nouveau exonérer les entreprises de charges sociales ! Un nouveau cadeau au patronat que prendra en charge l'impôt donc le contribuable ! Encore un peu de déficit de la Sécu et des caisses de retraite qui viendront justifier de nouveaux reculs de remboursement de soins et des reculs des pensions !

Et ce soit-disant surplus de revenus pour les salariés ne compense en rien les hausses de TVA enregistrées en janvier (TVA réduite augmentée de 5,5 % à 7 %) et la future TVA sociale !

Dans la veine du référendum pour imposer une formation aux chômeurs, le voilà qui veut imposer aux titulaires du revenu de solidarité active (RSA), 7 heures de travaux d'intérêt général rémunérés par semaine. C'est ce que font les chômeurs allemands pour des salaires de 1 € de l'heure contre 9 € pour le SMIC ! Vous allez voir que les entreprises vont soudain se rendre compte qu'elles vouent une passion aux précaires !... aux détriments de contrats classiques, mieux rémunérés.

Derrière son discours contre "l'assistanat", c'est surtout l'idée de pouvoir tirer vers le bas la rémunération du travail qui se cache. Il dit d'ailleurs que "la réponse à la crise, c'est valoriser le travail". Ainsi, selon Sarkozy, s'il y a une crise et des chômeurs, c'est que le travail n'est pas "valorisé" ? Mais valorisé par rapport à quoi ? Par rapport à l'assistanat bien sûr !

Jamais Sarkozy ne parle des bénéfices énormes qu'accumulent les entreprises côtées en Bourse et les 31 % d'augmentation de revenus des patrons des 120 plus grandes entreprises de France en 2011 !

Là aussi, il s'agit d'un contre feu pour faire passer les chômeurs et bénéficiaires d'aides sociales pour des assistés responsables de leur situation. De cette façon, il détourne l'attention de ceux qui craignent pour leur avenir en leu indiquant qu'ils peuvent échapper à la déchéance sociale si, eux, refusent l'assistanat.

Monter les salariés ayant un emploi contre ceux qui n'en ont pas, c'est une manière de dédouaner le système économique capitaliste, sa dérive financière, les licenciements massifs et les délocalisations.

Non messieurs Sarkozy et Pujadas ! Les chômeurs, précaires et exclus de la société ne sont pas responsables de la crise et de leurs difficultés !

Si on veut revaloriser le travail, il faut d'abord revaloriser les salaires et, ensuite, arrêter de parler des salariés comme d'un coût !

  • Les communistes et le Front de Gauche veulent progressivement augmenter le salaire minimum, le SMIC, à 1 700 € net pour tirer vers le haut les grilles salariales.
  • Nous proposons d'encadrer les salaires dans les entreprises en limitant l'écart entre les plus hauts salaires et les plus bas salaires. Personne ne pourra gagner plus de vingt fois ce que gagne un de ses collègues !
  • Nous voulons revenir au Contrat à Durée Indédéterminé comme contrat de travail de référence. Les 850 000 précaires de la Fonction Publique, dans les hôpitaux et les écoles notamment, seront à ce titre titularisés.

On se souvient aussi du Sarkozy grand pourfendeur des dérives du capitalisme et de la finance en pleine crise de 2008 ! Lui qui voulait "moraliser le capitalisme" a reconnu son échec total. Pour notre part, il s'agissait plutôt d'un discours de circonstance, alors que la mobilisation sociale grandissait partout dans le monde contre les conséquences de la crise financière ! Il n'a jamais eu l'intention de faire quoi que ce soit.

A la veille d'une élection qui s'annonce difficile pour lui, le voilà qui ressort son discours antipatronal. Il annonce que "les rémunérations des plus hauts dirigeants devront être votées non pas par les conseils d'administration, où en général il y a beaucoup d'amis, mais par l'assemblée générale des actionnaires", rendues publiques et fixées par un comité des rémunérations où les salariés de l'entreprise auront désormais un représentant (sur combien de membres ?). En outre, leurs retraites "chapeau" et autres "parachutes dorés" seront interdits.

En dehors du fait qu'il s'agit de promesses, comme celles sur la moralisation du capitalisme ou les traders, pourquoi n'a t-il rien fait ces dix dernières années ?

Nicolas Sarkozy a par ailleurs pour la première fois concédé s'être trompé en fêtant sa victoire de 2007 au Fouquet's, le restaurant chic des Champs-Elysées. "Si c'était à refaire, je ne referais... ne reviendrais pas dans ce restaurant puisque que ça été vraiment le feuilleton", a t-il déclaré en buttant sur les mots. Le choix du verbe est important car ne pas"refaire" a été remplacé par l'idée de ne pas "revenir" au Fouquet's, ce qui n'est pas la même chose ! Peut-être ira t-il dans un autre grand restaurant avec ses riches amis s'il est réélu le 6 mai prochain ?...

L'apparition de Nicolas Sarkozy hier a été une grande opération de communication, un grand camouflage de 5 ans de présidence auquel le présentateur de France 2 s'est prêté de bonne grâce.

Nicolas Sarkozy veut-il nous faire croire qu'il a changé ? A nouveau ?

En représentant des classes privilégiées, de celles du Fouquet's qui ont échappé à la crise et à qui il a offert le bouclier fiscal, l'allègement de l'ISF, les lois TEPA, la suppression de la taxe professionnelle et un certain nombre d'entreprises publiques, Nicolas Sarkozy sait qu'il doit faire des promesses qu'il ne tiendra pas s'il veut être réélu.

Il fait des promesses et manipule en même temps un discours de division entre travailleurs, meilleur moyen d'empêcher une prise de conscience collective de la nécessité de lutter, tous ensemble, contre ce capitalisme qui nous impose depuis les années 80 des régressions sociales toujours plus importantes.

La France va mal. Elle a perdu beaucoup d'emplois industriels. Les services publics sont liquidés, en régression. La misère grandit avec le chômage et la précarité. L'avenir est sombre pour nos jeunes.

Ce triste bilan, ce ne sont pas d 'autres travailleurs qui en sont responsables, qu'ils soient arabes ou noirs, qu'ils soient jeunes ou vieux, qu'ils soient du public ou du privé, qu'ils soient au chômage ou dans l'exclusion !

Pour savoir qui est responsable, il faut regarder qui a profité du crime !

En trente ans, les entreprises ont explosé leurs bénéfices, bénéficient de milliards d'euros d'allègements sociaux, multiplient les emplois précaires sous payés, délocalisent. Derrière, ce sont quelques milliers de grands actionnaires qui ont vu augmenter de manière démentielle leurs patrimoines et leurs revenus.

Sarkozy aura beau tenter de mettre les immigrés, les chômeurs et les bénéficiaires du RSA sur le devant de la scène, en accusation, nous continuerons de montrer du doigt ses amis, ceux du Fouquet's, ceux du yacht Bolloré, qui ménent la barque de l'économie mondiale et sont responsables d'une mondialisation capitaliste qui pille le monde pour leurs intérêts égoïstes.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:00

Seuls les groupes communistes et Verts, rejoints par une poignée de socialistes et de souverainistes, ont rejeté le Tome 1 du nouveau traité européen voulu par Angela Merkel et son subalterne Nicolas Sarkozy.

256 voix pour, 44 contre et 131 abstentions : les députés français ont donc adopté le Mécanisme Européen de Stabilité, nouvelle arme des libéraux pour bloquer toute intervention de l'Etat en faveur de l'économie et imposer une austérité permanente aux peuples d'Europe.

Les députés communistes ont finalement été rejoints par les Verts, qui envisageaient de s'abstenir, et par 20 députés socialistes, dont Henri Emmanuelli, et une poignée de députés de droite comme Nicolas Dupont Aignan.

Alors que des leaders socialistes comme Laurent Fabius ou Arnaud Montebourg avaient mené campagne pour le NON au traité Constitutionnel Européen en 2005 et avaient rejeté le traité de Lisbonne de Sarkozy en 2007, cette fois, ils ont choisi l'abstention, comme 130 députés socialistes. Une manière de ne pas s'opposer. On voit ce que valent les convictions de la gauche du PS !

"Comment un parlementaire de gauche peut s'abstenir" sur le MES qui donne "le médicament qui va tuer la Grèce" et impose à tous "le modèle austéritaire" ?, s'était interrogé Jean-Luc Mélenchon avant le vote. Un recours devant le Conseil constitutionnel sur le MES est envisagé car c'est au peuple français de décider si oui ou non il se met la corde au cou.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF affirme pour sa part que "ce vote non est aussi un acte de solidarité avec le peuple grec", car, "pas un seul euro débloqué" dans le plan de sauvetage pour ce pays "n'ira aux Grecs" mais que l'essentiel (90 %) ira "aux banquiers".

Les socialistes ont bien du mal a justifié leur vote. Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS, tentait une explication tortueuse en précisant que "Le MES est une étape, c'est un moyen mais comme il est conditionné dans son usage à la signature du traité, nous nous abstiendrons". C'est bien là que la bât blesse ! Laisser passer le MES, c'est accepter le traité de Sarkozy et Merkel et c'est accepter que l'austérité devienne la règle de gestion de nos économies !

S'agit-il d'un manque de courage pour s'opposer au système libéral et à l'Europe du capital ou s'agit-il d'un manque de courage pour assumer publiquement, à la veille des élections, un accord entre socialistes et droite sur la nécessité d'imposer l'austérité aux peuple français ?

Les déclarations de François Hollande au journal britannique "The Guardian", pour rassurer les milieux d'affaires anglais, et ses propos sur la "nécessité" qu'il y aurait à prendre en compte la dette publique dans les choix politiques à venir, tout cela fait plutôt penser à un Parti socialiste qui poursuit son intégration au système économique libéral.

On le voit à l'Assemblée nationale sur ce vote ; on l'a vu au Sénat sur la loi contre les licenciements boursiers : il n'y a aujourd'hui en France que le Parti communiste et ses partenaires du Front de gauche pour refuser l'austérité que tentent d'imposer les milieux économiques aux peuples.

Pendant que Marine Le Pen et les médias amusaient la galerie avec un anonymat des parrainages dont tout le monde se fout, maintenant que papa Le Pen a reconnu que sa fille avait ses 500 parrainages, les grands médias nationaux, la télévision en tête, cachaient aux français ce vote d'importance.

Encore une fois, contre la dérive libérale qui enfonce de plus en plus les peuples d'Europe dans la misère et qui dégrade de manière irrémédiable notre environnement, l'alternative se trouve à gauche, au sein du mouvement de rassemblement que constitue le Front de Gauche.

Sans les médias, c'est de manière militante, par l'implication de tous, que nous pourrons faire progresser une alternative crédible à gauche, une alternative anticapitaliste et écologique !

Nous comptons sur vous !

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 10:37

Aujourd'hui, nos députés vont voter ou non la mise en place du Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MES), premier étage d'un nouveau traité européen pour lequel les français ne seront pas consultés.

De l'enfumage ! Pendant que Marine Le Pen et les médias titrent sur l'anonymat du parrainage des candidats à l'élection présidentielle, c'est l'avenir de la démocratie française qui se joue à l'Assemblée nationale. Mais ça, il ne faut pas que les citoyens le sachent !

Ce sont les députés communistes et du Front de Gauche qui ont exigé un vote publique et nominal à l'Assemblée du texte mettant en place le Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MES).

Ce "mécanisme" met en place un système d'aide financière aux pays européens en difficulté, ce qui pourrait paraître bien. Sauf que la contrepartie, c'est une obligation de rigueur totale dans les comptes des nations et des collectivités : pas plus de 0,5 % de déficit par an ! On est loin des critères de Maastricht de 3 %, critères que n'atteignent déjà pas la plupart des pays européens, France et Allemagne en tête !

En somme, c'est une austérité permanente qui sera exigée de tous les pays européens et même des collectivités locales car il sera impossible de faire des dépenses d'investissement suffisantes. Ce sera, au contraire, la course aux économies : une austérité renforcée et désormais permanente.

Puisqu'il est de bon ton de comparer un budget gouvernemental et un budget familial, ce MES, c'est comme ci on vous interdisait de prendre un crédit pour acheter une voiture, un lave-linge ou (pire !) une maison car cela provoquerait automatiquement un déficit dans votre budget ! En effet, un crédit, c'est de l'argent que vous devez donc un déficit.

Les Etats européens et les collectivités locales, Régions, Départements ou communes, ne pourront plus investir massivement pour soutenir l'économie ou maintenir des services publics !

C'est ainsi que va se mettre en place la fameuse "règle d'or" voulue par Sarkozy et Merkel et qui est inclue dans un nouveau traité européen auquel ce MES est juridiquement lié. Ce traité doit être signé début mars et obligera les pays signataires à respecter une "règle d'or" sur l'équilibre des comptes publics. Il s'agit de l'article 5 du texte sur le MES, qui conditionne le fait de pouvoir bénéficier de celui-ci à la ratification du traité sur la solidarité et coordination gouvernementale.

En clair, on nous refile le MES avant de nous refiler le traité complet !

Et qui s'oppose à ce traité ?

La droite ? Evidemment non ! C'est elle qui le présente !

L'extrême-droite ? Non plus ! Marine amuse la galerie pour le compte des milieux financiers avec son histoire de parrainage.

Le PS et les Verts d'Europe Ecologie ? Eux non plus ! Ces deux groupes ont décidé de s'abstenir ce qui revient dans les faits à laisser la droite voter ce texte donc à le soutenir sans donner l'impression de le faire.

Les seuls qui s'opposent réellement à ce MES et au nouveau Traité européen imposant la "règle d'or", ce sont les députés communistes et leurs partenaires du Front de Gauche !

Jean-Luc Mélenchon, au nom du Front de Gauche, exige un référendum sur le traité, mettant la pression sur les députés PS. Le candidat du Front de gauche ne s'est pas privé d'en appeler à ceux de ses anciens camarades socialistes qui avaient voté contre le Traité constitutionnel européen en 2005, citant "Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Alain Vidalies" : "Les 115 qui ont voté avec moi au Congrès de Versailles contre le Traité de Lisbonne ont-ils changé d'avis ou bien vont-ils de nouveau voter contre à l'occasion de cette réunion du 21 février ?"
Avant le vote, le candidat à la présidentielle tiendra une conférence de presse, et un rassemblement auquel participera Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, est prévu devant le palais Bourbon.

Une chose est sûre, c'est qu'à l'intérieur de l'Assemblée, les députés du PCF et du Parti de Gauche voteront contre ce traité européen et ce mécanisme de super austérité. Aux électeurs qui ont voté NON en 2005 de comprendre qui est dans leur camp.

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