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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 09:25

La nouvelle Constitution hongroise voulue par le premier ministre conservateur Viktor Orban, aux accents très nationalistes, est entrée en vigueur dimanche 1er janvier, instaurant des réformes très controversées de la Banque centrale, de la justice et de la loi électorale en dépit des critiques internationales.

Dénoncé par l'opposition de gauche et écologique et par de nombreux mouvements de la société civile comme "un autocrate", faisant fi des critiques de l'Union européenne (UE) quant à la compatibilité de ces lois avec le droit communautaire et des inquiétudes de Washington sur "la démocratie" dans son pays, le premier ministre conservateur Viktor Orban fait front, remodelant en 18 mois la Hongrie à son image. Fort au Parlement de la majorité des deux-tiers de son parti conservateur, le Fidesz, Viktor Orban a donné à une série de lois une valeur constitutionnelle, qui ne pourront donc être modifiées que par une majorité des deux-tiers des députés.

Des manifestations de l'opposition de gauche et écologique et de mouvements de la société civile contre la nouvelle Constitution se sont tenues lundi 2 janvier, notamment dans la capitale Budapest où 100 000 personnes ont répondu à l'appel de l'opposition progressiste. 
Les principales lois entrées en vigueur avec la nouvelle Constitution
L'appellation "République de Hongrie" disparaît au profit de la seule "Hongrie". > Les valeurs républicaines disparaissent !
La Constitution rend rétroactivement "responsables des crimes communistes" commis jusqu'en 1989 les dirigeants de l'actuel Parti socialiste (ex-communiste). > Une manière de préparer de futurs procès politiques contre le principal parti d'opposition.
RELIGION
Introduction d'une référence explicite à "Dieu" dans la Constitution: "Dieu bénisse les Hongrois". > Fin de la laïcité et retour de l'Eglise dans les affaires de l'Etat hongrois.
Les communautés religieuses bénéficiant de subventions publiques sont réduites de 300 à 14 > Si, sur le fonds, en tant que laïcs, on ne peut qu'être d'accord sur le fait de ne pas financer les religions (c'est du domaine du privé !), c'est ici une façon de favoriser certains cultes (puisque 14 continuent d'être subventionnés !).
LOI ÉLECTORALE
La nouvelle loi prévoit l'élection à un seul tour, au scrutin de circonscription et au scrutin proportionnel de liste, avec 199 députés au lieu de 386. > Les petits partis ne pourront plus négocier leur désistement en vue d'un second tour.

Les reports de voix de candidats non-élus au scrutin de liste profiteront à la liste arrivée en tête > Avec 25 %, vous gagnez 2/3 des sièges ! Une manière de favoriser pour l'éternité le parti majoritaire et d'écraser toute force alternative en croissance.
Le droit de vote est reconnu aux Hongrois d'origine vivant à l'étranger > De fortes minorité hongroises existent dans les pays limitrophes et ce droit de vote fait craindre la réapparition d'un nationalisme hongrois dans ces pays, comme les nazis avaient cultivé le nationalisme pangermaniste chez les allemands de Tchécoslovaquie (Sudètes) et chez les autrichiens.
NOMINATIONS
Le mandat des titulaires de postes importants de l'appareil d'Etat : économie, justice, police et armée, est porté à neuf ou douze ans > Un futur gouvernement d'une autre couleur politique serait en conséquence confronté à un appareil d'Etat hostile, aux mains de fidèles de Viktor Orban.
ÉCONOMIE et FINANCES
La loi de "stabilité financière" inscrit dans la loi fondamentale le taux unique de 16% de l'impôt sur le revenu, ainsi que le niveau des retraites > C'est peu ou prou ce que tente de nous imposer l'Union européenne au travers de la "Règle d'or", une austérité à vie au service des marchés financiers.
Création d'un Conseil budgétaire de trois membres nommés par le Premier ministre, qui aura le pouvoir d'opposer son veto au projet de budget.
Banque centrale : l'influence du gouvernement est renforcée. Son président ne pourra plus choisir ses trois adjoints qui seront désignés par le Premier ministre > Après tout, tant mieux...
Le Conseil monétaire passe de sept à neuf membres. Les deux membres extérieurs supplémentaires seront nommés par le Parlement, comme c'est le cas pour quatre autres.
Le forint devient constitutionnellement la devise nationale > Conséquence : une adhésion à l'euro de la Hongrie, objectif de Budapest à l'horizon 2020, nécessitera au Parlement une majorité des deux-tiers (mais pas l'avis des hongrois).
La TVA (taxe à la valeur ajoutée) est augmentée de 25 à 27% > Impôt inégalitaires s'il en est, la TVA frappe avec la même violence le petit ouvrier et le grand patron. C'est une idée qu'un autre hongrois, en France, applique avec la hausse de la TVA "réduite" et l'annonce du retour de la TVA "sociale" (remplacer les cotisations patronales par une hausse de la TVA).
SOCIÉTÉ
La Constitution décrète que l'embryon est un être humain dès le début de la grossesse > Pour une droite qui met Dieu dans la Constitution, lutter contre l'avortement (y compris en cas de viol) et contre les relations hors mariage est parfaitement cohérent... et rétrograde !
La Constitution stipule que le mariage ne peut avoir lieu qu'entre un homme et une femme > De même, haro sur les homosexuels !
Une loi rend les sans-abri éventuellement passibles de peines de prison > Le capitalisme n'est responsable de rien, lui ?
MÉDIAS PUBLICS
Radio-télévision et agence de presse MTI sont regroupés en une seule entité supervisée par un Conseil des médias dirigé par une proche du Premier ministre Viktor Orban > Pour une droite qui dénonce le "communisme", contrôler tous les médias n'est-ce pas une manière de contrôler les esprits donc la démocratie ? 
L'unique radio d'opposition Klubradio s'est vu retiré sa fréquence > Elle n'était pourtant pas particulièrement révolutionnaire cette radio, mais en dictature, toute critique est mal venue !

La situation des Rroms

Cette réforme constitutionnelle qui enterre la République, la laïcité et la démocratie vient s'ajouter à une criminalisation de la misère et à une mise à l'écart de la minorité Rrom.

Pauvres parmi les pauvres, les Rroms passent du statut de victimes du système au statut de parasites. Ils remplacent en cela les juifs dans la politique de boucs-émissaires qu'aiment pratiquées les extrêmes-droites pour dédouaner le capitalisme et justifier leurs politiques autoritaires.

En Hongrie, un puissant mouvement d'extrême-droite, le Jobbik terrorise actuellement certains villages de Hongrie où vivent des Rroms et oblige ces derniers à des travaus forcés ( y compris les enfants !) pour "justifier" les aides dont ils bénéficient. Cela avec la complicité du gouvernement qui laisse faire les milices d'extrême-droite !

On a déjà vu se mettre en place ce genre de pratiques dans les années 30 avec le résultat que l'on connaît !

La passivité de l'Europe et des "grandes démocraties" vis-à-vis de ce pays européen membre de l'Union européenne tranche avec les positions radicales que prennent nos pays à l'encontre de pays non européens. La démocratie est une notion à géométrie variable qui s'adapte selon les intérêts géo-économiques des groupes économiques que représentent nos gouvernements. C'est un peu le remplacement du "rôle civilisateur" de l'Occident qui justifiat les crimes de la colonisation au XIXème siècle.

La Hongrie d'aujourd'hui, en voie de fascisation, représente une évolution que l'on constate malheureusement dans nombre de "démocraties" européennes : durcir la loi, empêcher toute contestation sociale et chercher des "responsables" à la misère générale, voilà des techniques classiques pour protéger un système capitaliste qui est le véritable responsable de la crise.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 09:48

Après la défaite de l'UMP et du Nouveau Centre aux Européennes, aux Régionales, aux Cantonales et aux Sénatoriales !

Confirmons ce besoin de changement exigé par le peuple français !

Mais, un changement pour une gauche de combat, qui ne renie pas ses attaches populaires et son NON au Traité Constitutionnel Européen de 2005 !

Sans changements politiques majeurs, l'avenir de chacun d'entre nous ne changera pas !

Saint Nicolas PCF

Le Père Noël s'habille lui aussi en rouge !

 Sapin-PCF.JPG

En 2012, pour le capitalisme, faisons que ça sente le sapin !

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:10

Thierry SABINE doit se retourner dans sa tombe, lui qui inventa un rallye populaire et solidaire sans équivalent en 1979 !

Du rêve humanitaire et sportif du fondateur du rallye Paris-Dakar, il ne reste qu'une marque qui permet aux organisateurs de vendre des images aux médias et une course qui offre à quelques grands professionnels de la conduite, l'occasion de briller publiquement et de remplir leurs comptes en banque.

A l'origine, le rallye Paris-Dakar  reliait Paris à Dakar, au Sénégal, en passant par Marseille et Alger. Le Sahara, le Sahel, les paysages sublimes de l'Afrique étaient l'occasion de combats fabuleux entre l'homme et le désert. Les petits concurrents étaient valorisés, même ceux qui n'avaient comme sponsor que le garage du coin et leur mairie.

De cela, il n'est plus question aujourd'hui ! De Dakar, cette course n'a plus que le nom depuis son déménagement en Amérique du Sud. Et les reportages ne parlent plus des anonymes : le dépassement de l'Homme ne compte plus, seuls comptent son classement et sa notoriété !

Pire ! L'âme du Dakar s'est évanouie avec la mort de Thierry SABINE et de Daniel BALAVOINE en 1986.

Car, le Dakar, c'était aussi une opération solidaire et humanitaire.

Combien de villages ont vu arriver grâce au Dakar des pompes pour leurs puits, des cahiers pour leurs écoles ! Je me rappelle des collectes pour l'Afrique au collège à l'époque du vrai Dakar, quand l'idée était de faire rêver sur ce fabuleux continent et de tisser des liens vers les populations africaines, pour que les citoyens de France n'oublient pas ceux qui vivent dans la misère, là-bas.

Les marchands du Temple qui ont repris l'affaire ont tué son âme sous des tombereaux d'argent.

La misère ne fait pas rêver et le rêve sportif est une drogue qui permet aux commerçants de nous vendre leurs marques.

Certes, le Dakar c'était aussi, et cela reste, un gâchis écologique, quelque part ! Une course automobile dans un paysage protégé, c'est l'entrée du pire de la culture occidentale et une consommation inutile de carburants à une époque où les réserves mondiales sont à la baisse. De nombreux innocents, enfants de villages peu habitués à ces bolides, y ont laissé leur vie ! Certes. Thierry SABINE était un passionné de rallye et il a su nous emmener avec lui en Afrique par ce biais.

Aujourd'hui, à la veille du départ du "Dakar" version société de consommation, les médias tentent de nous vendre un rêve frelaté, éthéré, sans autre goût que celui des vedettes, des sponsors et de la victoire.

Le "Dakar" d'aujourd'hui est à l'image de cette société marchande : sans âme et sans considération pour les gens, les petits, les anonymes, qu'ils soient sportifs ou qu'il s'agisse des populations croisées sur ces routes.

Le rallye Dakar 2011 sera aussi à l'image du sport moderne, où les valeurs d'Humanité, de dépassement de soi, de solidarité ont été remplacées par l'idée de compétition, de bizness, de salaires mirobolants des sportifs, à l'image d'un football en passe d'être racheté par les milliardaires qataris.

Décidément, toute cette propagande autour du "Dakar" sent le réchauffé et l'inutile, pauvre tentative pour nous vendre un mythe décharné dont l'âme est restée en Afrique et dont le corps, tel un zombie, erre en Amérique avec un autocollant Total dans le dos.

Le Dakar, comme le capitalisme, vit probablement ces derniers jours, métaphore d'un monde qui coure après l'argent plus qu'après des valeurs humaines, sans souci pour son prochain et pour celui qu'il écrase.

Le Dakar est mort dans le Ténéré en1986. Espérons que le capitalisme suive ces traces rapidement.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 11:16

Nouvelle démonstration d'une politique de classe de la droite française : elle préfère taxer les sodas et le train plutôt que les produits de luxe !

L'augmentation des taxes sur les boissons gazeuses est clairement un moyen de renflouer les caisses de l'Etat. Pour une fois, les médias l'ont bien compris et nous annoncent les sommes que cela devrait rapporter au budget national, soit aux alentours de 250 millions d'euros par an.

Le gouvernement, début décembre, présentait cette taxe autrement, bien sûr ! L'argument de la lutte contre l'obésité et pour la santé des consommateurs servait de justificatif à une hausse des taxes sur les sodas sucrés. Le masque est tombé aujourd'hui, entre les fêtes, comme par hasard : seront taxer tous les sodas, y compris ceux qui utilisent des édulcorants de synthèse ! Le sucre n'est plus la raison de taxer ces sodas. Reste l'argent.

Les industriels du soda et les distributeurs ont fait leurs comptes. Les hausses seront comprises entre 8 % et 25 % en général, avec quelques pointes à 35 % ! Les premiers produits concernés seront les produits de marque distributeur, en clair, les premiers prix, ceux qu'achètent ceux dont les budgets sont les moins élevés.

Certes, ces sodas sont effectivement des produits plutôt néfastes sur un plan sanitaire mais il s'agit en général des seuls produits de plaisir que peuvent s'acheter les familles modestes et des produits largement répandus dans les classes moyennes ! Tout le monde ne peut pas s'acheter du Taittenger ou du Château-Laffitte et tout le monde ne peut pas offrir du jus d'oranges fraîchement pressées à ses enfants !

Cette mesure démontre une nouvelle fois que la droite veut faire payer la crise à la France qui travaille et à celle qui souffre plutôt qu'à la France d'en haut, celle qui vit de ses rentes et de ses placements.

Une nouvelle fois, une taxe va toucher plutôt les familles alors qu'il n'est toujours pas question de revenir sur le bouclier fiscal, 15 milliards d'euros de cadeaux faits aux plus riches tous les ans ! Il y aurait de quoi en renflouer des dettes avec ça !

De la même façon, la SNCF annonce des hausses de tarifs de 3,2 % en moyenne sur ses billets. C'est plus de deux fois l'inflation !

La compagnie explique ces hausses par l'augmentation par l'Etat de la TVA. En clair, l'Etat se sert sur les usagers des transports en commun, souvent les mêmes que les consommateurs de sodas, d'ailleurs.

L'Etat se sert même deux fois car la SNCF vient de reverser à l'Etat des dividendes record sur ses bénéfices 2011 avec 230 millions d'euros ce qui équivaut à 30 % du résultat net de l'entreprise. En cinq années d'existence, cette pratique instaurée par le gouvernement Fillon aura rapporté 60 millions d'euros à l'Etat. Et on se demande pourquoi la SNCF n'investit pas ?

Cette dette illégitime que l'on veut faire payer au peuple est l'occasion de remettre en cause nombre d'acquis sociaux et d'établir de nouvelles règles fiscales qui font payer plus d'impôts et de taxes aux foyers modestes, à ceux qui travaillent, et qui allègent la participation des plus riches, des nantis.

Taxons plutôt les mouvements financiers et les produits de luxe ! Refusons de payer les intérêts de la dette ! Voilà des pistes qui ne coûteraient rien aux français !

En digne représentante des classes aisées, la droite mène une politique de classe, une politique qui fait payer aux innocents, au plus grand nombre, les pots cassés d'une crise dont sont responsables ceux à qui l'Etat rembourse sa dette et ceux qui bénéficient du bouclier fiscal.

Face à cette nouvelle injustice fiscale que constitue la Taxe Soda, coninuons de le dire haut et fort : refusons de payer leur crise !

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 10:49

Accentuer les politiques qui ont mené à l'impasse sociale et économique actuelle, cela va t-il permettre d'en changer les résultats ? Certainement pas.

La France devrait passer la barre des 10 % de chômeurs officiels en 2012 : un niveau jamais atteint depuis 12 ans !

Parallèlement, le nombre de personnes obligées de recourir à l'aide alimentaire pour se nourrir explose : une hausse de 25 % en deux ans pour les Restau du Coeur par exemple !

Nous pouvons remercier conjointement le capitalisme et les politiciens qui gèrent la France, l'Europe et la planète depuis vingt ans pour ce résultat économiquement et humainement catastrophique.

Ces mauvais résultats que connait la France sont également mauvais ailleurs au sein des grandes puissances capitalistes du Monde et tendent à rejoindre les chiffres calamiteux de nombre de pays qualifiés cyniquement de "Pays en voie de développement".

Si on regarde ce qui va mieux en France depuis le tournant de l'austérité de 1983, on verra que la liste est plutôt réduite. Peut-être même nulle. La sécurité routière ? Oui. Car pour le reste...

La situation économique ? Pire.

La situation de l'emploi ? Pire.

Le niveau de misère ? Pire.

La situation de l'enseignement ? Pire.

La protection sociale ? Pire.

Le pouvoir d'achat ? Pire.

Le système français de santé ? Les comptes de la Sécu ? De l'Etat ? La sécurité ? Les services publics ? La paix dans le Monde ?... De pire en pire !

Il ne s'agit pas de fatalité mais de choix politiques.

Dans les années 80, le néolibéralisme a pris pied en Europe, d'abord en Grande-Bretagne avec Margaret Tatcher. Avant de gagner les Etats-Unis avec Ronald Reagan.

Depuis, ce ne sont que privatisations et régressions sociales partout dans les grands pays capitalistes. Avec la crise de 2008, le système tente d'accélérer ce mouvement de reprise en main des acquis sociaux lachés durant des décennies en s'appuyant sur une soi-disant nécessité de rembourser la dette et sur la peur du chômage.

Il s'agit bien de choix politiques et non d'une fatalité ! Nos pays capitalistes, la France pour ce qui nous concerne, continuent de produire chaque année un volume croissant de richesses : c'est le PNB dont la hausse annuelle est qualifiée de "croissance" !

La France n'est pas un pays pauvre. Ce n'est pas un pays en régression économique, bien au contraire ! Il y a avant tout un phénomène de concentration des richesses dans les poches d'une petite minorité, une classe élitiste de la haute bourgeoisie.

D'autres pays font d'autres choix, avec plus ou moins de succès et certainement beaucoup d'erreurs et de défauts. C'est le cas de la Chine, de sa croissance à 9 % en 2011, et de sa classe moyenne qui est passée de 0 à 300 millions de personnes en 20 ans ! C'est le cas de l'Amérique latine qui s'est rebellée contre l'impérialisme nord américain dans les années 90, et qui construit aujourd'hui un modèle économique indépendant des intérêts des actionnaires des grands groupes capitalistes occidentaux. L'Argentine, ruinée au début des années 90, connait aujourd'hui une croissance que n'a plus connu la France ces dernières décennies ! Nous pourrions donc faire d'autres choix si nous le voulions !

Les chiffres affligeant du chômage, de la précarité et de la misère en France sont le fruit de choix politiques menés ces vingt dernières années. La libéralisation de l'économie, l'assouplissement du marché du travail et les privatisations n'ont mené qu'à un enrichissement de quelques grands patrons et des quelques centaines de gros actionnaires qui contrôlent l'économie française.

Aujourd'hui, la droite et les libéraux du PS perpétuent cette voie là en mettant comme priorité le remboursement d'une dette dont on sait qu'elle a explosé justement pour compenser les pertes colossales des grandes banques privées.

Encore une fois, cette politique se soumet aux attentes des acteurs privés qui dirigent les marchés financiers.

Encore une fois, ces politiques, dites d'austérité, ne feront qu'enrichir cette petite classe de riches français au détriment de l'immense majorité de la population.

Chômage et précarité ne sont que les conséquences logiques de ces politiques qui soumettent l'intérêt social et économique de nos pays aux intérêts financiers d'une minorité.

Inverser ces chiffres, ce n'est pas accentuer des politiques qui ont mené à cette situation ces dernières décennies, c'est justement changer complètement de politiques en mettant la satisfaction des besoins sociaux et écologiques de notre pays au coeur des orientations de notre économie.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 10:17

Seule la Guyane est épargnée par la réduction du nombre d'enseignants. Au total, 14 000 suppressions de postes sont prévues dans l'Education nationale à la rentrée 2012.

Encore moins d'enseignants en 2012. Près de 14 000 suppressions de postes sont prévues dans l'Education nationale dans toutes les académies sauf la Guyane. Même celles qui auront davantage d'élèves perdront des postes d'enseignants à la rentrée 2012. Le Nord et le Pas-de-Calais vont en rendre à eux seuls un millier.
Pour les écoles, les académies qui perdront le plus de postes, en valeur absolue, sont Lille (399 suppressions), Nancy-Metz (367), Versailles (260). Viennent ensuite Amiens (235), Créteil (233), Toulouse (227) et Aix-Marseille (219). En collèges et lycées, ce sera Lille (589), Versailles (495), Nancy-Metz (425), Créteil (362), Aix-Marseille (285), Lyon (263) et Grenoble (260).

Pour l'académie de Rouen, dont dépend notre département, ce sont 166 postes qui disparaitront à la rentrée 2012 alors que les effectifs sont annoncés stables. Une nouvelle dégradation après les 156 postes perdus à la rentrée 2011 malgré une nette hausse des effectifs.
Des 29 académies (sur 30) qui vont en perdre, de nombreuses vont en effet connaître une hausse des effectifs d'elèves à la rentrée 2012, surtout en collèges mais aussi en primaire. "On va tasser les élèves par classe, donc je ne vois pas comment on va faire l'individualisation des parcours voulue par Luc Chatel", a commenté Christian Chevalier, du SE-Unsa.
"Le ministère s'acharne contre l'école primaire alors même que l'OCDE pointe la faiblesse du taux d'encadrement du premier degré", selon le SNUipp, premier syndicat des écoles, qui appelle déjà à des "mobilisations unitaires" quand seront connues début 2012 les suppressions école par école.
Début 2011, ces annonces pour la rentrée suivante avaient suscité tant de mécontements locaux que l'Association des maires de France (AMF) avait demandé "l'arrêt des suppressions" en primaire.

Parents d'élèves, futurs parents : c'est l'avenir de vos enfants que sacrifie ce gouvernement pour satisfaire les marchés financiers et les agences de notation !

Une autre politique est nécessaire. Cette politique est possible.

Faire le choix d'une gauche combative, qui ne se convertit pas au libéralisme, qui ne baisse pas les bras devant les marchés financiers, c'est faire le choix du courage, c'est un peuple qui relève la tête, comme le peuple grec, face à ceux qui veulent l'asservir pour garantir leur pouvoir pour plusieurs décennies.

Sauver l'école, c'est sauver l'avenir de vos enfants ! C'est aussi sauver notre capacité nationale à l'innovation.

Les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche refusent de céder aux sirènes du libéralisme et d'appliquer une austérité, même de gauche !

Dans la rue et dans les urnes, refusons de payer leur crise !

Battons-nous et organisons-nous pour changer le rapport de force en notre faveur !

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 10:27

Depuis des semaines, des chiffres invérifiables sur des événements dont de nombreux témoins dénoncent la réalité sont attribués au régime syrien. une véritable propagande prépare une intervention militaire den Syrie, comme cela s'est passé en Libye.

Les événements qui se sont déroulés en Libye n'ont pas servi de leçon ? La ruine qui touche désormais la Libye,  avec des infrastructures civiles détruites par des mois de bombardements français et anglais, atteinte dans sa chair par les 50 000 morts, causés essentiellement par nos bombes, est complétée par une instabilité politique et militaire qui amène ce pays au bord de la guerre civile. Kadhafi renversé, on laisse les libyens en plan. Où est le discours humanitaire qui a servi de justification à l'intervention en Libye ? Où en sont la démocratie et la protection des civils libyens ? Des mensonges ! Uniquement des mensonges !

Aujourd'hui, c'est le tour de la Syrie.

Pourtant, il suffit de naviguer sur internet pour rencontrer des témoignages de personnes au dessus de tout soupçons, journalistes étrangers, y compris américains, religieux chrétiens, simples voyageurs, qui décrivent une Syrie loin d'être à feu et à sang comme nous le disent nos médias et notre gouvernement. Les preuves s'accumulent de la présence de miliciens étrangers, islamistes pour la plupart, entrant par le Liban ou la Turquie sur le sol syrien pour attaquer et destabiliser ce régime. Pourquoi nos médias n'en parlent-ils pas ?

Aucun journaliste français ne va en Syrie. Pourtant, tous en parlent comme s'ils avaient vu les événements dont ils parlent. Les partis d'opposition du Comité national syrien n'existent que sur le papier. Les "vrais" partis d'opposition, qui existent en Syrie (comme le parti communiste syrien) se sont désolidarisés d'eux et de cet Observatoire Syrien des Droits de l'Homme qui est la source de tous les chiffres de massacres annoncés dans les médias et dont le siège est à... Londres.

Pendant ce temps, des images et des témoignages existent sur ce qu'il se passe en Egypte.

Là bas, les éléments s'accumulent pour montrer que l'armée refuse de céder le pouvoir. Elle a laché Moubarak en espérant que cela suffirait à calmer les ardeurs populaires et qu'elle pourrait mettre à la place un autre homme à sa solde.

Mais le peuple égyptien en demande plus. Il veut en finir avec le pouvoir militaire, la corruption et les inégalités sociales.

C'en est trop pour l'armée. Finis la tolérance ! L'heure est à la répression violente !

Pas d'images floues ! Pas de victimes au sol dont on ne sait pas si elles sont dans un camp ou dans l'autre ! La vidéo de cet article est claire et nette. Elle dure 1 minute 24 et date du 15 décembre.

Une fois que vous l'aurez vu, vous vous demanderez comme moi pourquoi la France, l'Europe et l'ONU ne réagissent pas avec la même vigueur contre le pouvoir égyptien qu'ils ont réagi contre le pouvoir libyen ou syrien ?

Vous vous demanderez où est BHL ?

La réponse est simple.

Elle n'est pas dans la nature plus ou moins démocratique de tel ou tel régime.

Elle n'est pas non plus dans la protection des civils innocents.

Nos gouvernements sont cyniques, manipulateurs. On le voit aujourd'hui avec l'aisance dont ils parlent d'une crise dont leurs amis, dans les milieux d'affaires, sont les grands bénéficiaires.

Les interventions en Libye comme en Syrie ne visent que des intérêts géostratégiques, des objectis économiques pour le compte des grands groupes économiques et financiers, comme pour le pétrole libyen.

Quoi qu'on pense de ces régimes politiques, c'est aux peuples de se prendre en main. A condition que nos pays ne soient pas les premiers à armer en sous main ces gouvernements, comme en Egypte, ou les rebelles islamistes.

Les interventions étrangères intéressées ne servent jamais les intérêts des peuples : l'Iraq, l'Afghanistan et la Libye en sont de tristes exemples !

C'est pourquoi on ne peut être qu'opposés aux manipulations et aux interventions militaires à l'étranger !

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 10:38

Un candidat socialiste qui revient sur sa promesse de revenir sur le recul de l'âge de départ en retraite, une candidate d'extrême-droite qui s'est exprimée contre le mouvement de défense des retraites en 2010 : pour les salariés, c'est côté communiste que se trouvent les soutiens !

Lundi 14 décembre sur RTL, François Hollande a précisé la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre s’il était élu Président de la République.

Ceux qui ont commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" pourront partir en retraite à 60 ans. C’est un peu court. Où est passé l'engagement du projet socialiste de rétablir l'âge légal de départ en retraite à 60 ans ?

François Hollande recule aussi sur la pénibilité.

Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux.Quelle audace !

Pour rassembler, pour répondre aux enjeux de la période, la gauche a besoin d'une orientation différente, en rupture avec les politiques régressives des dernières années.

Il s'agit donc de rétablir la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions donnant droit à des départs anticipés. Aucun salarié ne devra toucher de retraite inférieur au Smic.

Le financement des retraites peut et doit être assuré, notamment par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires. Il n'y a pas de raison que l'argent obtenu sur le travail des salariés et qui part à la spéculation ne contribue pas à l'effort collectif de financement de la retraite et de la Sécu !

Quel que soit le vainqueur des Présidentielles en mai 2012 et des Législatives de juin, les orientations politiques choisies par le vainqueur dépendront grandement de la pression exercée par les travailleurs, salariés ou indépendants.

Cette pression doit se faire dans chaque entreprise et dans la rue par la mobilisation sociale. Elle doit se faire également électoralement en votant massivement pour les candidats qui défendent une vision anticapitaliste de cette société.

Voter Bayrou, Villepin ou Le Pen, c'est opté pour des candidats qui, sous des discours différents, ne remettent pas en cause le système capitaliste et l'accumulation de richesses par une minorité sur le dos de la société et de ceux qui travaillent.

Les communistes ont été dans la rue, avec les travailleurs, pour défendre la retraite à 60 ans. Ils se battront pour son rétablissement.

De la même façon, pour défendre l'école publique et renforcer les effectifs de l'Education Nationale, pour défendre une agriculture paysanne face à la domination de l'agroindustrie, pour assurer un renouveau des services publics, pour défendre le pouvoir d'achat et renouer avec une politique industrielle créatrice d'emplois et de richesses, les communistes ont prouvé, ces dernières années comme autrefois, qu'ils répondaient présents.

Ce n'est pas le cas de ceux qui se disent aujourd'hui des alternatives à la politique régressive de Nicolas Sarkozy et de l'UMP, à gauche, comme à l'extrême-droite.

Ne jugeons pas les candidats sur leurs discours, on voit ce que cela a donné en 2007 !

Jugeons les candidats sur leurs actes et sur ceux des forces politiques qui les soutiennent !

Les communistes ont toujours été du côté des travailleurs, des paysans, des intellectuels. Cela ne changera pas.

En 2012, ceux qui défendront la retraite à 60 ans, la hausse du SMIC et des minimas sociaux, l'emploi public et industriel, ce seront les candidats communistes et ceux du Front de Gauche !

2010 - Manif retraites 161010 020

16 octobre 2010 à Evreux : comme à chaque manifestation pour défendre la retraite à 60 ans,

le PCF a son cortège. Ce sera le cas partout en France.

En 6 mois de temps, on n'aura pas vu un seul cortège FN

mais, au contraire, de nombreuses déclarations contre les grévistes

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:24

A peine 1 % de croissance en 2011 pour la France, à peine mieux pour l'Union européenne. Notre Europe capitaliste fait pâle figure face à la Chine, à l'Amérique latine et à l'Asie du sud-est.

L'INSEE a dû le reconnaître : l'économie française est en récession. Un fait qui confirme ce que chacun d'entre nous constate à son niveau, localement, mais que refusent de reconnaître la droite, pour cacher son échec total sur le plan économique et social. Car, il s'agit bien d'un échec : pendant que la France s'enfonce dans la récession économique, d'autres parties du monde continuent de connaître une croissance insolente. Il y a bien un problème de politique chez nous ? !

Avec deux trimestres dans le négatif, ce n'est pas vraiment la récession mais on en n'est pas loin. Il en faudrait trois successifs pour "bénéficier" de ce peu glorieux titre.

Au dernier trimestre 2011, la croissance sera négative en France avec -0,2 %. Ce sera également le cas au premier trimestre 2012 avec - 0,1 %. En clair, notre pays produira moins de richesses ces deux trimestres que les trimestres précédents.

Pour le deuxième trimestre 2012, la croissance attendue sera seulement de + 0,1 %. Pas de quoi permettre au gouvernement de fanfaronner avec une prévision de croissance 2012 inatteignable de 1 % selon l'INSEE.

Pour l'ensemble de la zone Euro, la croissance 2011 sera au mieux de 1,6 %. Pas beaucoup mieux.

Avec 1 % au mieux en France et 1,6 % dans la zone Euro, nos économies stagnent. Pour sortir de l'ornière et créé des emplois, les économistes parlent d'une croissance de 3 % minimum ! On est mal parti !...

Et cette crise dont on nous parle depuis trois ans est purement une crise qui touche les grands régimes capitalistes. En effet, les Etats-Unis ne connaîtront cette année qu'une croissance de 1,7 % pendant que le Japon sera, lui officiellement, en récession avec une croissance de - 0,3 %.

Pendant ce temps, des pays comme ceux d'Amérique latine connaîtront une croissance 2011 autour des 4,5 %, le Brésil de 4 %, l'Afrique sub-saharienne (au sud du Sahara, NDR) de 4,9 %, la Russie de 4,5 %, l'Inde de 7,8 % et la Chine de... 9 % ! ! !

A la lecture de ces chiffres, deux conclusions s'imposent :

  • l'Europe est bien en panne de croissance quand de nombreuses régions du monde connaissent une croissance bonne ou soutenue ;
  • la croissance n'a rien à voir avec la justice économique puisque les pays où règnent la plus forte misère sont ceux qui connaissent de fortes croissances.

Dans ce monde capitaliste qui à libéraliser les marchés pour favoriser la circulation des capitaux et des marchandises, la croissance économique est une croissance des richesses produites qui ne profite pas aux travailleurs : les pays où les niveaux sociaux étaient les plus élevés connaissent une régression sociale importante, comme en Europe, et les pays où la misère est la plus importante produisent de plus en plus de richesses qui ne profitent pas à la population.

Ces questions de croissance et de répartition des richesses sont au coeur du combat politique actuel.

Le capitalisme est une machine qui permet de concentrer les richesses économiques dans les mains de ceux qui détiennent les capitaux. Pour cela, ces capitalistes organisent le système économique et dictent aux responsables politiques les règlementations qui permettent de maintenir leurs avantages, voire de les augmenter.

C'est ce que l'on constate actuellement en France : notre pays accroît faiblement ses richesses produites mais le pouvoir d'achat des salariés et petits indépendants français régressent en même temps qu'augmentent le chômage et le nombre de familles en situation de pauvreté. Cela permet aux capitalistes de détourner à leur profit une part plus importante des richesses produites.

Si croissance et répartition des richesses sont mal orientées en France comme en Europe, cela tient aux choix politiques de libéralisation des marchés, qui mettent en concurrence le salarié européen aux conditions sociales correctes avec le salarié du Tiers-Monde surexploité, et aux décisions de soumettre nos économies aux pressions des spéculateurs financiers, par le biais d'une politique monétaire calée sur les intérêts des capitalistes allemands.

Changer ces orientations politiques en créant au contraire des conditions de coopération économique plutôt que de concurrence, en valorisant le bilan social et environnemental des entreprises plutôt que la rentabilité financière, cela créérait un contexte économique plus favorable à une croissance économique associée à une amélioration des régles sociales en France, en Europe et chez nos partenaires à l'étranger.

Mais changer de politique économique et sociale, c'est changer aussi les forces politiques qui aujourd'hui tiennent les rènes du pouvoir. En clair, renverser la classe politique actuelle, acquise aux intérêts des capitalistes, pour y mettre des responsables politiques qui défendent d'abord les intérêts du peuple.

Cette croissance, les emplois et les salaires qui vont avec, il faudra que nous allions les chercher en montrant les dents, pour parodier une phrase du leader actuel de la droite.

Aux travailleurs de reprendre le pouvoir !

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 10:13

La soirée autour du film "Nos enfants nous accuseront a réuni une quarantaine de participants. Une idée innovante et réussie.

Organiser une soirée entière autour d'un film est un challenge, surtout quand il s'agit d'une première !

Le défi que s'étaient fixés les communistes a été relevé. Et réussi, autant dans l'affluence que dans l'ambiance de la soirée.

Dès 18 heures, une collation autour de produits bio était organisée. Une trentaine de convives ont partagés un repas préparé en partenariat avec "les paniers de Saint André", association de type AMAP qui propose à ses adhérents des produits bio chaque semaine.

St-Andre-161211---Nos-enfants-nous-accuseront--2-.JPG

Avec l'aide de toute une équipe à l'épluchage, c'est notre cuisinier Guy qui a proposé aux convives deux soupes différentes qui ont connu un très net succès. Accompagnées de fromages de chèvre, de pain, de vin, cidre et jus de pomme bio, ces soupes ont permis à chacun de faire connaissance dans un climat sympathique.

Avec un peu de retard, la diffusion du film s'est déroulée dans une ambiance attentive, ponctuée d'éclats de rire devant la fraîcheur des réactions des enfants de Barjac, dans leur découverte du bio à la cantine et au potager de l'école. De quoi contrebalancer les moments plus difficiles sur les maladies liées à l'environnement, aux pesticides notamment.

Vers 21 h 30, le débat s'est engagé avec la quarantaine de spectateurs présents. La liberté de ton des échanges et le nombre d'intervenants différents a été une véritable réussite. Les témoignages des élus comme Serge MASSON, maire de Saint André, Andrée OGER, vice-présidente du Conseil général ou Thierry DESFRESNES, maire-adjoint d'Evreux, ont apporté des éclairages sur les démarches des collectivités dans le domaine de l'alimentation scolaire et, plus généralement, de l'environnement.

La présence de Jacques GODARD, producteur bio à Nogent-le Sec, d'une jeune maraîchère de Saint André et des animateurs de l'AMAP d'Evreux et des "paniers de Saint André" ont permis d'entendre le point de vue militant de personnes impliquées de longue date et en pratique dans un mode de production alternatif et sain, le bio.

A noter la présence de Sandrine COCAGNE, candidate communiste pour le Front de Gauche aux Législatives de juin prochain.

Même si la manière d'aborder les questions pouvait sembler de prime abord différente, il ressort que chacun souhaite offrir à la majorité de nos concitoyens, particulièrement ceux qui ont les plus faibles revenus, une solution alimentaire alternative à la production industrielle, pauvre diététiquement et parfois dangereuse sur le plan sanitaire.

St-Andre-161211---Nos-enfants-nous-accuseront--12-.JPG

Un peu avant 23 heures, Eric RUIZ, animateur de la soirée, et de la section PCF, a clos les débats en remerciant les personnes présentes de la richesse de la soirée et en ouvrant la porte à d'autres initiatives du même genre.

Alerter sur le danger qui nous menace au travers de notre alimentation et montrer qu'il est possible d'agir à tous les niveaux, depuis l'échelon individuel jusqu'à l'échelon politique national, tels étaient les objectifs que s'étaient donnés les communistes de la section Eure-Sud pour cette soirée.

La réussite de cette première initiative, malgré les nombreux excusés de dernière minute, prouve l'intérêt de la démarche.

Encore un grand merci aux nombreux participants et à tous ceux qui ont contribué à la soirée, depuis Serge MASSON et Andrée OGER, à Guy, notre cuisinier, aux Paniers de Saint André, à Jacques GODARD, à Eric RUIZ et aux nombreuses personnes qui ont contribué à l'organisation de la soirée, pour 'aspect matériel et la propagande !

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