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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:00

Seuls les groupes communistes et Verts, rejoints par une poignée de socialistes et de souverainistes, ont rejeté le Tome 1 du nouveau traité européen voulu par Angela Merkel et son subalterne Nicolas Sarkozy.

256 voix pour, 44 contre et 131 abstentions : les députés français ont donc adopté le Mécanisme Européen de Stabilité, nouvelle arme des libéraux pour bloquer toute intervention de l'Etat en faveur de l'économie et imposer une austérité permanente aux peuples d'Europe.

Les députés communistes ont finalement été rejoints par les Verts, qui envisageaient de s'abstenir, et par 20 députés socialistes, dont Henri Emmanuelli, et une poignée de députés de droite comme Nicolas Dupont Aignan.

Alors que des leaders socialistes comme Laurent Fabius ou Arnaud Montebourg avaient mené campagne pour le NON au traité Constitutionnel Européen en 2005 et avaient rejeté le traité de Lisbonne de Sarkozy en 2007, cette fois, ils ont choisi l'abstention, comme 130 députés socialistes. Une manière de ne pas s'opposer. On voit ce que valent les convictions de la gauche du PS !

"Comment un parlementaire de gauche peut s'abstenir" sur le MES qui donne "le médicament qui va tuer la Grèce" et impose à tous "le modèle austéritaire" ?, s'était interrogé Jean-Luc Mélenchon avant le vote. Un recours devant le Conseil constitutionnel sur le MES est envisagé car c'est au peuple français de décider si oui ou non il se met la corde au cou.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF affirme pour sa part que "ce vote non est aussi un acte de solidarité avec le peuple grec", car, "pas un seul euro débloqué" dans le plan de sauvetage pour ce pays "n'ira aux Grecs" mais que l'essentiel (90 %) ira "aux banquiers".

Les socialistes ont bien du mal a justifié leur vote. Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS, tentait une explication tortueuse en précisant que "Le MES est une étape, c'est un moyen mais comme il est conditionné dans son usage à la signature du traité, nous nous abstiendrons". C'est bien là que la bât blesse ! Laisser passer le MES, c'est accepter le traité de Sarkozy et Merkel et c'est accepter que l'austérité devienne la règle de gestion de nos économies !

S'agit-il d'un manque de courage pour s'opposer au système libéral et à l'Europe du capital ou s'agit-il d'un manque de courage pour assumer publiquement, à la veille des élections, un accord entre socialistes et droite sur la nécessité d'imposer l'austérité aux peuple français ?

Les déclarations de François Hollande au journal britannique "The Guardian", pour rassurer les milieux d'affaires anglais, et ses propos sur la "nécessité" qu'il y aurait à prendre en compte la dette publique dans les choix politiques à venir, tout cela fait plutôt penser à un Parti socialiste qui poursuit son intégration au système économique libéral.

On le voit à l'Assemblée nationale sur ce vote ; on l'a vu au Sénat sur la loi contre les licenciements boursiers : il n'y a aujourd'hui en France que le Parti communiste et ses partenaires du Front de gauche pour refuser l'austérité que tentent d'imposer les milieux économiques aux peuples.

Pendant que Marine Le Pen et les médias amusaient la galerie avec un anonymat des parrainages dont tout le monde se fout, maintenant que papa Le Pen a reconnu que sa fille avait ses 500 parrainages, les grands médias nationaux, la télévision en tête, cachaient aux français ce vote d'importance.

Encore une fois, contre la dérive libérale qui enfonce de plus en plus les peuples d'Europe dans la misère et qui dégrade de manière irrémédiable notre environnement, l'alternative se trouve à gauche, au sein du mouvement de rassemblement que constitue le Front de Gauche.

Sans les médias, c'est de manière militante, par l'implication de tous, que nous pourrons faire progresser une alternative crédible à gauche, une alternative anticapitaliste et écologique !

Nous comptons sur vous !

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 10:37

Aujourd'hui, nos députés vont voter ou non la mise en place du Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MES), premier étage d'un nouveau traité européen pour lequel les français ne seront pas consultés.

De l'enfumage ! Pendant que Marine Le Pen et les médias titrent sur l'anonymat du parrainage des candidats à l'élection présidentielle, c'est l'avenir de la démocratie française qui se joue à l'Assemblée nationale. Mais ça, il ne faut pas que les citoyens le sachent !

Ce sont les députés communistes et du Front de Gauche qui ont exigé un vote publique et nominal à l'Assemblée du texte mettant en place le Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MES).

Ce "mécanisme" met en place un système d'aide financière aux pays européens en difficulté, ce qui pourrait paraître bien. Sauf que la contrepartie, c'est une obligation de rigueur totale dans les comptes des nations et des collectivités : pas plus de 0,5 % de déficit par an ! On est loin des critères de Maastricht de 3 %, critères que n'atteignent déjà pas la plupart des pays européens, France et Allemagne en tête !

En somme, c'est une austérité permanente qui sera exigée de tous les pays européens et même des collectivités locales car il sera impossible de faire des dépenses d'investissement suffisantes. Ce sera, au contraire, la course aux économies : une austérité renforcée et désormais permanente.

Puisqu'il est de bon ton de comparer un budget gouvernemental et un budget familial, ce MES, c'est comme ci on vous interdisait de prendre un crédit pour acheter une voiture, un lave-linge ou (pire !) une maison car cela provoquerait automatiquement un déficit dans votre budget ! En effet, un crédit, c'est de l'argent que vous devez donc un déficit.

Les Etats européens et les collectivités locales, Régions, Départements ou communes, ne pourront plus investir massivement pour soutenir l'économie ou maintenir des services publics !

C'est ainsi que va se mettre en place la fameuse "règle d'or" voulue par Sarkozy et Merkel et qui est inclue dans un nouveau traité européen auquel ce MES est juridiquement lié. Ce traité doit être signé début mars et obligera les pays signataires à respecter une "règle d'or" sur l'équilibre des comptes publics. Il s'agit de l'article 5 du texte sur le MES, qui conditionne le fait de pouvoir bénéficier de celui-ci à la ratification du traité sur la solidarité et coordination gouvernementale.

En clair, on nous refile le MES avant de nous refiler le traité complet !

Et qui s'oppose à ce traité ?

La droite ? Evidemment non ! C'est elle qui le présente !

L'extrême-droite ? Non plus ! Marine amuse la galerie pour le compte des milieux financiers avec son histoire de parrainage.

Le PS et les Verts d'Europe Ecologie ? Eux non plus ! Ces deux groupes ont décidé de s'abstenir ce qui revient dans les faits à laisser la droite voter ce texte donc à le soutenir sans donner l'impression de le faire.

Les seuls qui s'opposent réellement à ce MES et au nouveau Traité européen imposant la "règle d'or", ce sont les députés communistes et leurs partenaires du Front de Gauche !

Jean-Luc Mélenchon, au nom du Front de Gauche, exige un référendum sur le traité, mettant la pression sur les députés PS. Le candidat du Front de gauche ne s'est pas privé d'en appeler à ceux de ses anciens camarades socialistes qui avaient voté contre le Traité constitutionnel européen en 2005, citant "Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Alain Vidalies" : "Les 115 qui ont voté avec moi au Congrès de Versailles contre le Traité de Lisbonne ont-ils changé d'avis ou bien vont-ils de nouveau voter contre à l'occasion de cette réunion du 21 février ?"
Avant le vote, le candidat à la présidentielle tiendra une conférence de presse, et un rassemblement auquel participera Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, est prévu devant le palais Bourbon.

Une chose est sûre, c'est qu'à l'intérieur de l'Assemblée, les députés du PCF et du Parti de Gauche voteront contre ce traité européen et ce mécanisme de super austérité. Aux électeurs qui ont voté NON en 2005 de comprendre qui est dans leur camp.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:53

+ 34 % pour les 40 patrons du CAC 40, + 31 % pour les 120 patrons des plus grosses entreprises côtées.

Fabuleuse année pour les profits et les salaires des grands patrons !

Les actionnaires et les hauts cadres des grandes entreprises se gavent comme s'il n'y avait pas de crise !... mais ? n'est-ce pas justement la justification de la crise ? Permettre aux très grandes richesses de se gaver toujours plus en faisant croire aux producteurs de richesses que sont les travailleurs qu'ils doivent se serrer la ceinture ?

En tout cas, la rémunération moyenne des dirigeants des grandes entreprises de l’indice boursier français CAC40 a fait un bond de 34% en 2010, à 4,11 millions d’euros, après trois années consécutives de baisse, a indiqué mardi le cabinet Proxinvest. Rassurez-vous, ils n'étaient pas à découvert en 2010 ! Seulement à un peu plus de 3 millions de revenus annuels !

Avant la crise, la moyenne observée était de 5,7 millions en 2006, précise l’agence d’analyse de gouvernance. Autant dire qu'il va falloir se serrer un peu plus la ceinture si on veut que ces quelques grosses fortunes reviennent à leur score de 2006 ! Préparez la monnaie !

Onze dirigeants français dépassent pour 2010 le plafond de Proxinvest de 240 Smics par an, soit actuellement 4,6 millions d’euros, avec en tête Jean-Paul Agon de L’Oréal (10,7 millions d’euros), le patron de LVMH Bernard Arnault (9,7 millions d’euros) et Carlos Ghosn (Renault: 9,7 millions d’euros).

Ces rémunérations valorisent les stocks options et actions gratuites (30% de la rémunération totale) à la date d’attribution et ne tiennent donc pas compte de la chute des cours enregistrée depuis (et de leur hausse future non plus, d'ailleurs !). Elles ne prennent pas en compte les régimes de retraite supplémentaire.

«La transparence des grandes sociétés françaises et la lisibilité des performances est inférieure à celle observée dans les pays où les dirigeants sont responsables de leur politique de rémunération devant l’assemblée générale des actionnaires», note Proxinvest.

«Le patronat, qui entend définir seul les règles françaises de bonne gouvernance, s’oppose encore à la légitimation de la rémunération devant l’assemblée des actionnaires», remarque Proxinvest, qui appelle à un vote annuel sur la rémunération.

Hors CAC 40, les présidents exécutifs des 80 autres sociétés de l’indice SBF 120, qui comprend le CAC 40 et les 80 valeurs les plus liquides du premier marché, ont vu leur rémunération totale atteindre 2,08 millions d’euros, en hausse de 31% en 2010.

Et, pendant ce temps là, la TVA sociale se met en place pour faire payer les consommateurs, donc les salariés, en lieu et place des entreprises. Il parait que c'est pour la compétitivité des entreprises ? Ce ne serait pas pour que les grands patrons, et leurs actionnaires, connaissent à nouveau une croissance à deux chiffres de leurs revenus 2012 ?

En tout cas, pendant que le gouvernement et les grands médias tentent de nous convaincre qu'il n'y a plus d'argent en France et qu'il va falloir que les petits salaires et les petites retraites mettent la main au portefeuille, d'autres français, une petite minorité, engrangent des sommes fabuleuses sur leurs comptes en banque !

N'oublions pas que grâce au bouclier fiscal et aux nombreuses niches fiscales, ces nouvelles ressources de nos très riches grands patrons et gros actionnaires ne contribueront certainement en rien au budget de l'Etat, défiscalisation oblige !

La dette ? Faisons comme l'Islande, asseyons-nous dessus !

Le budget de l'Etat ? Changeons la donne fiscale en France pour prélever plus auprès de ceux qui, comme ces grands patrons, gagnent très largement leur vie sur notre dos !

Le pouvoir d'achat ? Entre le SMIC à 1 700 €, le coefficient 20 entre le salaire le plus bas et le salaire le plus haut dans l'entreprise et le coefficient multiplicateur entre le producteur agricole et le prix de vente du produit au magasin, voilà trois mesures parmi d'autres qui permettraient de faire grimper les salaires, rétabliraient une certaine moralité dans les rétributions salariales et diminueraient les prix de l'alimentation.

Pour une autre politique économique et sociale, encore faut-il choisir un candidat qui s'oppose à l'austérité ! Un candidat Front de gauche ou PCF par exemple !

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 10:19

"Les Grecs ont un sentiment profond d'humiliation nationale qui va de paire avec le désastre social qui l'accompagne", estime Stathis Kouvelakis (Chine Nouvelle - Sipa).

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Le plan de rigueur voté hier soir au parlement peut-il être supporté par la société grecque ?

- Je crois qu'on a atteint un point de rupture. La situation sociale du pays est unique en Europe occidentale dans l'histoire de l'après-guerre. La réalité grecque ne peut se comparer qu'avec la grande dépression des années 30, que ce soit par l'ampleur de la récession ou le taux de chômage. Près de 30% de la population a basculé en dessous du seuil de pauvreté.

Les rues d'Athènes et des grandes villes sont complètement méconnaissables. Nombre de magasins ont fermé leur porte au cours des deux dernières années. La population est à bout. Les pertes de revenus et de salaires sont trop importantes, d'abord dans la fonction publique mais aussi dans le privé. Les nouvelles taxes sont un véritable matraquage. Pour une majorité de la société grecque, on a plongé dans l'abîme.

Ce qui se désintègre également en Grèce, c'est l'Etat, les services publics les plus élémentaires. Les manuels scolaires n'ont pas été distribués cette année. La situation sanitaire est absolument catastrophique. Les hôpitaux manquent de tout, y compris de médicaments. Ce sont des conditions du tiers monde. Athènes et les grandes villes grecques ressemblent de moins en moins à des villes européennes, et de plus en plus à des cités sinistrées du grand sud.

Jusqu'où peut aller la colère de la rue ?

- Il y a un traumatisme social immense. La population grecque ne peut plus supporter ça. Les nouvelles mesures sont une véritable provocation. Baisser de 22% un salaire minimum est un acte de folie. Couper de plusieurs milliards dans les dépenses publiques alors qu'on est en pleine récession est un acte suicidaire. Les prévisions officielles qui accompagnent ce plan montrent que rien de tout cela n'est soutenable. C'est la destruction du pays pour les décennies à venir.

A mon sens, il y a une stratégie délibérée de provoquer le chaos de la part de ceux qui imposent ce type de plans à la population, à commencer par l'Union européenne.

La crise sociale se double d'une crise politique ?

- La situation a déjà complètement échappé au contrôle du système politique. Ce gouvernement baroque était déjà dépourvu de légitimité. Là, on plonge dans une crise sans précédent. L'ensemble des partis qui formaient la coalition gouvernementale dépasse à peine le tiers de l'électorat. Le Pasok (socialiste) qui a gagné les élections de 2009 avec 44% des voix est à moins de 10% aujourd'hui. Il est désormais la cinquième force politique du pays, derrière les deux partis de la gauche communiste. La participation à ce gouvernement a aussi déjà coûté très cher en terme de soutien au parti conservateur de la Nouvelle démocratie qui a vu également les intentions de vote décliner.

Le vote d'hier soir au parlement a révélé des ruptures majeures dans les deux partis. Je ne pense pas que, même en tant que sigles, les partis politiques grecs survivent à cette crise. Le Pasok n'est plus qu'une coquille vide. Le Parti conservateur prend le même chemin en assumant les choix politiques qui viennent d'être faits. Il y aura des scissions et de nouvelles formations qui font naître à la faveur de cette très grande instabilité.

L'image de la Grèce, berceau de la démocratie, qui s'estime spoliée de son droit de décider elle-même de son destin, est-elle justifiée ?

- Les Grecs ont un sentiment profond d'humiliation nationale qui va de paire avec le désastre social qui l'accompagne. Ils comprennent bien que ce ne sont plus eux qui gouvernent. Les notions de légitimité démocratique, de souveraineté, ont été complètement bafouées. Il s'agit de diktats purs et simples qui sont imposés. Les taux de soutien à cette politique sont négligeables dans la population grecque. Il s'agit d'un révélateur brutal d'une réalité qui va bien au-delà du cas grec mais qui concerne l'Europe. Quelle est cette Europe qui agit de la sorte ? Comment analysez-vous l'attitude du Premier ministre Lucas Papademos qui agite le spectre du chaos et de la faillite ?

- Il y a une mystification qui est en train de se faire sur le terme faillite. Tout le monde sait que la dette grecque ne pourra pas être payée. Ce dont on discute, ce sont des négociations qui vont aboutir à l'annulation d'une partie de la dette. Le chantage du gouvernement avec cette idée de faillite a pour but de masquer le fait que la cessation de paiement est inévitable. Ils veulent la rendre gérable pour l'Union européenne, en empêchant la contagion à d'autres pays et en minimisant les pertes. C'est ça la véritable stratégie.

La cessation de paiement n'est pas une catastrophe. Si elle se faisait à l'initiative du gouvernement grec pour renégocier sa dette dans des conditions qui seraient soutenables, ce serait l'arme la plus adéquate. Un gouvernement grec responsable devrait faire ce que gouvernement Kirchner a fait en 2001 dans une situation comparable face à l'effondrement de l'Argentine. Le gouvernement agit de manière irresponsable dans le seul but d'essayer de protéger ce qu'il est encore possible de protéger des intérêts du secteur bancaire.

Comment voyez-vous l'avenir de la société grecque ?

- Aucune politique ne peut passer si elle ne dispose pas d'un socle minimal de soutien dans la société, même minoritaire. Ce socle n'existe tout simplement pas dans la société grecque actuelle. Nous assistons à la destruction d'un pays. L'avenir va venir de la réaction populaire qui imposera des solutions viables et soutenables. Au centre de ces solutions se trouve la cessation de paiement et l'annulation de la majeure partie de la dette grecque qui doivent être accompagnées de mesures radicales comme la reconsidération des rapports avec l'Union européenne et la sortie de l'euro.

Vue l'ampleur du désastre, il est difficile de ne pas éprouver des sentiments de colère et de peur mais je pense que l'espoir réside dans le fait que le peuple ne se laisse pas faire. Les Grecs font réagir et c'est là que se trouve l'espoir pour trouver des alternatives qui soient à la fois justes et socialement soutenables.


Commentaire :

Selon une dernière enquête d'opinion, le PASOK serait désormais sous les 8 % d'intentions de vote pour les législatives d'avril (contre 44 % en 2009 !) et la droite arriverait à 31 % (en hausse). L'extrême-droite du LA.OS qui participait au gouvernement jusqu'à la semaine dernière chuterait à 5 %, concurrencée par une autre liste (Chrysi Avgi) créditée de 3 %.

Parmi les opposants de gauche au gouvernement et à l'Europe, c'est une forte poussée que l'on constate.

Elle concerne le PC grec, crédité de 12,5 % (contre 8 % en 2009), la gauche radicale de SYRIZA (12 %) et sa scission récente, la Gauche Démocratique, créditée de 18 % ! Si les évolutions à gauche varient d'un sondage à l'autre, le total de ces trois partis, autour des 42 % est historique !

Par ailleurs, 79 % des sondés rejettent le mémorandum imposé par leur gouvernement sur ordre de l'Europe et du FMI.

Solidaire

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 09:47

Elle n'a peur de rien... quand il s'agit de faire mine de défendre les travailleurs !

"Jean-Luc Mélenchon a accepté l'invitation de l'émission Des Paroles et des Actes sur France 2, le jeudi 23 février, pour y porter la contradiction à Marine Le Pen". C'est ce que précise dans un communiqué le collectif de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Sauf que, pour le directeur des relations presse de la campagne de Marine Le Pen, Alain Vizier, "elle ne veut pas, elle a déjà débattu avec lui".

Seul souci, ce débat, c'était il y a plus d'un an, sur BFM TV en février 2011, à quelques mois des cantonales.

En un an, la situation économique et politique a évolué et, surtout, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont candidats à l'élection présidentielle. Autre temps et enjeux d'importance pour qui souhaite diriger la France.

Le FN a beau dire qu'il préfèrerait qu'elle se confronte à Ségolène Royal (pourquoi pas Hollande, mystère ?) ou Sarkozy, le fait est qu'il s'agit là d'une défaite par jet de l'éponge ! Le FN, toujours prompt à sauter sur les micros et les caméras et qui se plaind (sans raison, selon le CSA) d'être écarté des médias, refuserait de venir défendre ses propositions dans un débat qui, à coup sûr, aurait attiré des téléspectateurs ? Aveu de faiblesse, oui !

Pour le PCF, "Marine Le Pen a peur du débat avec le Front de gauche". "La candidate anti système a bonne mine" car "à la moindre contradiction, elle se déballonne".

Car, de semaines en semaines, les médias et les commentateurs politiques sont bien obligés de constater que la campagne du Front de Gauche, menée conjointement par les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche, prend de l'ampleur et remplit les salles bien au delà de ce qu'espéraient les organisateurs !

Et, dans les sondages, dont on sait qu'ils ne sont jamais arrangés en faveur des candidats réellement opposés au capitalisme, Jean-Luc Mélenchon est à la hausse. Il vient à nouveau d'être crédité de 9 %, en hausse de 1 %, dans un sondage publié hier par BVA pour RTL et Orange.

Marine Le Pen, elle, fait du surplace ou régresse, et ses meetings font tout juste le plein. Sa candidature n'a aucune chance d'atteindre le second tour et, malgré la dérive droitière de l'UMP, elle restera avec son parti d'extrême-droite, aux portes de l'assemblée nationale, sans influence sur le cours des événements.

Le vote FN détourne la colère des classes populaires vers de fausses solutions, vers le repli sur soi, nationaliste et identitaire, sans remettre en cause les causes réelles de la dégradation sociale et économique de la France : le capitalisme.

Parmi sa clientèle habituelle, on trouve des commerçants poujadistes et des agriculteurs aigris par une Europe qui les tue à petit feu, mais la boutique FN attire aussi les nostalgiques des colonies et des régimes autoritaires, les catholiques intégristes et tous ceux qui voient dans l'autre un danger pour leur tranquillité, que cet autre soit un étranger, un jeune,...

Le discours de Marine Le Pen s'est fait plus rond, plus "gauche", pour faire croire qu'elle est du côté des travailleurs, qu'elle veut protéger le modèle social français et notre industrie. Des bobards !

Elle se proclame elle-même "candidate anti-système". Mais quel système ?

Elle ne s'oppose pas au capitalisme. Elle s'oppose au système politique actuel. Mais pour quoi faire ?

On se souvient du passage aux "affaires" du FN à Toulon, Orange ou Marignane et du fait que c'est la justice qui a fini par siffler la fin de l'occupation !

Le FN veut supprimer le SMIC et les syndicats. Le FN veut revenir sur la réforme des retraites non pas pour rétablir la retraite à 60 ans à taux plein après 37,5 ans de cotisations, comme l'exigent le Front de Gauche et le PCF, mais pour supprimer les règles claires et établir une retraite à la carte, par capitalisation, comme aux Etats-Unis. Un système qui ne profite qu'à ceux qui ont les moyens d'économiser ! D'ailleurs, son papa en appelait au gouvernement (à Sarkozy, donc !) pour qu'il envoie les forces de l'ordre contre les émeutiers, terme par lequel il désignait les millions de français qui s'opposaient à la réforme Sarkozy des retraites : quand on vous dit qu'ils sont d'accord sur le fond !...

Le FN veut fermer les frontières et revenir au franc. Pour quoi faire ? Ce sont des slogans pour les vieux ! Le repli nationaliste entrainera l'effondrement d'activités économiques qui vivent du commerce mondial, comme l'agriculture, le tourisme et l'industrie du luxe. Le Front de Gauche veut, au contraire, changer les règles de fonctionnement du commerce mondial, en finir avec le libre-échangisme et le libéralisme qui mettent en concurrence les travailleurs de tous les pays pour établir des accords de coopération mutuellement avantageux entre les peuples et leurs économies.

On pourrait continuer longtemps ainsi.

Marine Le Pen et le Front National tiennent un discours de façade anti-système mais, dès que l'on creuse, on se rend compte que leurs propositions reposent sur des slogans plus que sur du concret et que, derrière, il y a le capitalisme le plus froid comme avenir. C'est ce qu'ont amené partout les partis d'extrême-droite une fois arrivés au pouvoir.

L'héritière du château de Montretout, dans la très bourgeoise ville de Saint Cloud, sait qu'elle se fera démonter ses arguments par Jean-Luc Mélenchon. Elle préfère fuir qu'apparaître dans sa cruelle réalité aux yeux des français.

En refusant le combat politique face à ses adversaires les plus résolus, Marine Le Pen montre son manque de courage. Espérons que certains de ceux qui envisageaient de voter pour elle, dans les milieux populaires, la verront désormais pour ce qu'elle est, un roquet qui gueule contre le système mais qui ira à la gamelle dès les élections passées.

Et pour ceux qui souhaitent voir ce que le Front de gauche a dans le ventre, vous pourrez assister à un meeting avec Jean-Luc Mélenchon, le 6 mars à 18 h 30 à la Halle des Expos de Rouen.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 15:31

Nicolas Sarkozy candidat. Voilà une nouvelle qui ne surprend personne !

Pourtant, il s'est trouvé des centaines de journalistes pour couvrir en long, en large et en travers cette non actualité qui n'a même pas offert de véritables annonces, en dehors de l'autocongratulation à laquelle nous avons eu droit.

Curieusement, ces médias si prompts à couvrir le moindre fait et geste de Nicolas Sakozy, pour le valoriser, passent entièrement sous silence des événements qui ne sont pas sans rappeler les pratiques coutumières des dictatures africaines : la mise en scène des déplacements du chef du régime avec l'utilisation de figurants plus ou moins volontaires.

Il y a quelques temps mourait Kim-Jong-Il, leader d'une Corée du Nord détestée par nos gouvernements donc par nos médias. Les scènes de populations en larmes et les défilés militaires ont été l'occasion de railleries de la part de nos journalistes.

Curieusement, les mises en scènes organisées par l'Elysée et les élus locaux UMP à chaque déplacement de Nicolas Sarkozy ne suscitent pas le moindre début de critique dans nos médias nationaux ? Cela même quand l'événement qui en est la cause est relayé dans les médias ! Il faut aller sur internet ou lire des journaux indépendants des grands groupes financiers et industriels, comme "l'Humanité", pour en avoir l'écho.

Complaisance ? Soumission ? Propagande active ?

Deux exemples récents de mise en scène de déplacements de Nicolas Sarkozy se sont déroulés ces derniers jours.

Scène de chantier pas ordinaire pour notre "petit bâtisseur"

Le 2 février dernier, Nicolas Sarkozy visite un chantier du bâtiment à Mennecy, dans l'Essonne, et en profite pour parler de sa "politique du logement" (on ne rit pas !).

En dehors d'une arrivée en hélicoptère pour une visite à quelques dizaines de kilomètres de Paris, c'est surtout tout le montage du spectacle qui est en cause :

- d'une part, à - 8 °C, les chantiers du bâtiment sont arrêter depuis longtemps, or, là, une activité impressionnante  régnait sur ce chantier plein d'ouvriers, de contremaîtres et d'ingénieurs, casques à la tête et outils à la main !

- d'autre part, on apprendra très rapidement que l'Elysée avait exigé qu'il y ait beaucoup, beaucoup d'ouvriers présents et l'entreprise avait fortement incité des travailleurs d'autres chantiers du département à rejoindre celui-ci.

Nous voilà donc avec une ahurissante scène de théâtre où des figurants sont forcés de simuler le travail sur un chantier où un grand nombre d'entre eux n'est pas affecté habituellement et où la réglementation leur interdirait de travailler pour des raisons climatiques compréhensibles !

Tout cela pour servir la soupe à un monarque contrarié par la publication quelques temps auparavant de l'étude de la Fondation Abbé Pierre sur le mal logement.

Des enfants embrigadés pour faire la claque au "divin leader"

Cinq jours plus tard, le 7 février, Nicolas Sarkozy fait un déplacement dans le Tarn, à Lavaur.

600 000 euros de dépenses aux frais du contribuable pour visiter une crèche, tenir une réunion de travail (?) et faire un discours où il n'a pas voulu "détailler un programme ou dresser un bilan".

Une ballade salée ? Plutôt une nouvelle opération médiatique qui confine à la propagande.

Ce qui choque particulièrement, c'est l'embrigadement des enfants de la commune, sous la houlette du député-maire UMP, Bernard Carayon, et de son adjoint chargé des sports et de la jeunesse.

C'est ainsi qu'une ribambelle d'enfants s'est retrouvée drapeau bleu-blanc-rouge à la main à scander en rangs d'oignons des "Sarkozy ! Sarkozy !" face à la mairie de Lavaur.

On apprendra par la suite que la plupart des parents n'avaient pas été informés et que les enfants, emmenés par la directrice de l'accueil loisir, avaient été motivés par un très moral  "le Président va peut-être vous donner des sous !"

Utiliser des gamins sans le consentement des parents pour servir de faire-valoir au chef de l'état ? On voyait cela dans les dictatures d'Afrique jusqu'à présent !

D'un régime présidentiel à un régime personnel

Ces deux événements ne sont pas sans rappeler cette visite d'usine où seul le personnel de petite taille avait été sollicité pour apparaître derrière Nicolas Sarkozy lors de son discours à Faurecia Caligny (Orne) en septembre 2009.

Dans la même veine, ce sont des effectifs toujours plus importants de forces de sécurité qui empêchent toute manifestation d'opposition de se tenir dans les communes où se déplace le chef du régime actuel. En toute violation des libertés démocratiques.

Mais comment s'étonner de ces opérations de communication où sont écartés les importuns qui pourraient déranger notre monarque républicain et où sont montés de fausses scènes de travail ou de liesse enfantine pour valoriser l'image du leader de la droite française ?

Depuis toujours, les institutions de la cinquième République sont critiquées, par les communistes notamment, pour le poids exagéré donné au Président, au détriment des parlementaires. L'inversion du calendrier électoral, mettant les Législatives à la suite des présidentielles, a encore renforcé le poids du Président sur le parlement.

Il suffit ensuite d'avoir un leader autoritaire, imbu de sa personne, pour que la fonction d'arbitre de la République du Président se transforme rapidement en titre de monarque républicain qui fait ce qu'il veut, sans respect ni pour l'Assemblée, ni pour le peuple.

Le viol de la souveraineté populaire avec le passage en force en 2007 du Traité européen rejeté par référendum par le peuple français en 2005 ou la casse de la retraite à 60 ans imposée aux travailleurs en 2010 malgré une très large opposition de la population, dans les rues et dans les sondages, indiquent à quel point l'opinion du peuple est écoutée actuellement !

Il en est de même avec l'austérité, la TVA sociale ou le nouveau traité européen qui va soumettre (si nous ne réagissons pas) le budget de la République eux règles d'austérité libérales de Bruxelles.

Le peuple n'est pas écouté, comme les syndicats ne sont pas écoutés, comme les associations humanitaires ne sont pas écoutées.

Le capitalisme est en crise complète. Il entame une fuite en avant libérale qui va permettre aux élites responsables de ce système et de la crise, d'échapper aux conséquences de cette crise mais qui va entrainer une accélération de la régression économique et sociale de nos sociétés occidentales.

Les régimes politiques qui régissent ce système tente de vérouiller complètement les institutions, pour se prémunir d'éventuelles colères populaires : répression policière massive (comme en Grèce, au Bahreïn ou au Honduras), concentration des pouvoirs décisionnels loin des sphères démocratiques (Europe de Bruxelles), hyperprésidentialisation des régimes (France), etc.

Comme le montrent les taux d'abstention qui augmentent partout en Occident à chaque élection, de plus en plus de citoyens, notamment dans les couches populaires, se rendent compte qu'on ne les écoute pas et que la classe politique simule des désaccords mais applique finalement les mêmes politiques

Le capitalisme est pourri. Le maigre verni démocratique se craquelle.

Changer la donne politique nécessite que le peuple reprenne les affaires en main, comme en 1789, comme en 1936 ou comme à la Libération !

Ouvert à tous ceux qui veulent imposer un nouveau souffle à gauche, pour plus de démocratie, pour plus de solidarité, pour une meilleure répartition des richesses et la prise en compte des impératifs écologiques, le Front de gauche n'arrête pas de le scander : Place au Peuple !

Dans la rue et dans les urnes, il est temps que nous arrêtions de reculer !

Balayons le sarkozysme en mai ! Mais exigeons à la place une sixième république, basé sur la citoyenneté et la solidarité !

Refusons que notre pays ne se transforme en monarchie républicaine, en Pyongyang sur Seine !

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 10:36

Hollande ne voit plus de communistes en France ? Problème de lunettes ou méthode Coué ? A coup sûr une grave erreur !

Dans une interview au quotidien britannique de centre gauche "The guardian", François Hollande revient sur l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand, et déclare notamment : que "les années 80 étaient une époque différente. Les gens disaient qu'il y aurait des chars soviétiques sur la place de la Concorde. Cette époque est révolue, c'est de l'Histoire". Jusque là, pas de soucis ! La propagande hystérique et anticommuniste de la droite en 1980 a été balayée par la réalité des événements. Pour les travailleurs, pas de chars, mais la semaine de 40 h, la cinquième semaine de congés payées, de nouveaux droits pour les syndicats, l'abolition de la peine de mort, les radios libres, etc...
"C'était la guerre froide et Mitterrand a nommé des communistes au gouvernement. Aujourd'hui il n'y a pas de communistes en France... La gauche a gouverné pendant quinze ans pendant lesquels elle a libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n'y a pas de crainte à avoir" : là, par contre, il y a effectivement beaucoup à dire !

Gauche communiste

Selon Hollande, il n'y aurait pas de communistes en France ? Mince ! Nous serions des fantômes ?...

Plus sérieusement, le PCF compte aujourd'hui plus de 134 000 membres et connait une vague d'adhésions qui contrebalance largement celle des départs (ça arrive ! notamment les décès).

Rien que dans le sud de l'Eure, trois adhésions ont été enregistrées depuis décembre. Trois jeunes entre 18 et 21 ans !

Ailleurs dans le département, c'est aussi des adhésions qui sont régulièrement enregistrées.

Là aussi, les jeunes sont en première ligne. C'est le cas sur le canton d'Alizay où ce sont de jeunes adhérents qui animent la cellule de Pîtres créée il y an moins d'un an et un groupe de la Jeunesse Communiste est même en cours de création sur le canton. Dans l'ouest du Département, deux lycéens viennent d'ailleurs de rejoindre les JC de l'Eure.

Bref ! Loin des désormais vieillots sarcasmes sur la mort du PCF, c'est bien d'un renouveau militant dont il faut parler, n'en déplaise à tous ceux, néo-fascistes, défenseurs des privilèges de la bourgeoisie ou carriéristes, qui voient dans le communisme le spectre de la fin des inégalités et de leurs avantages !

Hier, de passage au siège national du PCF, Place du Colonel Fabien, un animateur national de la JC se lamentait auprès de moi de la difficulté de suivre toutes les nouvelles adhésions, tellement celles-ci sont nombreuses au regard des moyens financiers de l'organisation de jeunesse du PCF ! Un souci plutôt positif, non ?

Electoralement, avec la création du Front de Gauche, c'est une nouvelle dynamique politique qu'ont impulsée les communistes en entrainant avec eux toute une sphère de la gauche qui s'était retrouvée bras dessus - bras dessous lors de la campagne du NON au Traité Constitutionnel Européen. Avec près de 7 % aux Européennes de 2010 et 10,28 % aux Cantonales de 2011, le Front de Gauche représente un souffle nouveau à gauche, un souffle qui veut se transformer en tempête et balayer les miasmes de ce capitalisme qui parasite nos sociétés et nos économies au point de menacer de les tuer !

François Hollande doit vivre dans une bulle s'il ne se rend pas compte de cela.

Peut-être ne voit-il pas que les meetings de Jean-Luc Mélenchon, pour ses Présidentielles, réunissent un nombre toujours plus grand de sympathisants ? Peut-être ne sait-il pas que le candidat du Front de Gauche totalise sur sa candidature un potentiel électoral de près de 9 % désormais ?

Jean-Luc Mélenchon a d'ailleurs rétorqué de manière vigoureuse en affirmant que le candidat social-démocrate, François Hollande, "est mal informé, ça lui promet quelques déboires" ! Il reconnait par ailleurs l'importance capitale des militants PCF en rappelant :"je suis le candidat des communistes". Sur Hollande,  "il est mauvais observateur", a-t-il ajouté, affirmant que c'est "une parole qui ne lui portera pas chance".

Gauche libérale

C'est que dans son interview, il y a de quoi avoir peur puisqu'il revendique presque le bilan pourtant désastreux des privatisations et de la libéralisation de l'économie !

Quand on se souvient de ses affirmations sur la nécessité de rembourser la dette et sur son refus d'une politique d'embauche publique et de retour clair sur le report de l'âge de départ en retraite à 60 ans à taux plein, on ne peut craindre qu'un nouvel alignement de la politique du PS sur les dogmes libéraux.

Si c'est pour faire comme les socialsites au pouvoir en Grèce avec la droite et l'extrême-droite, ou comme en Espagne sous Zapatero, non merci !

D'ailleurs, ce sont les socialistes qui ont été renvoyés dans les cordes par les citoyens espagnols et, bientôt, par les citoyens grecs ! Pas les communistes !

En Grèce, d'ailleurs, ce ne sont pas les communistes qui ont disparu mais c'est bien le PS local, le PASOK, qui est en passe de disparaître de la scène politique avec seulement 8 % d'intentions de vote aux législatives anticipées d'avril ! Les deux mouvements porteurs des valeurs communistes en Grèce, le PC grec (KKE) et la Gauche Radicale (SYRIZA) sont, eux, crédités respectivement  de 12,5 et 12 % des voix soit trois fois le score socialiste ! 

Hollande devrait prendre des leçons de ce qu'il se passe à l'étranger.

Avec la crise du système capitaliste, l'espérance d'un changement profond, d'une vraie Révolution même, devient forte dans les esprits. Si le PS persiste à vendre son âme au système et à sombrer dans un libéralisme pourtant à bout de souffle, ce qui risque de disparaître en France, ce n'est pas l'idéal communiste et les hommes et femmes qui le portent mais, plutôt, le mirage d'une gauche socialiste qui tient un discours vaguement progressiste et applique des solutions durement libérales !

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 09:41

Partout en Europe, les gouvernements et l'Europe s'appuient sur un argument de la dette fabriqué par eux pour imposer des régressions sociales et salariales historiques aux travailleurs du continent. Grecs et portugais sont en première ligne de la riposte.

On ne répètera jamais assez à quel point la crise et la dette publique sont de faux arguments qu'utilisent ceux qui servent les intérêts des milieux financiers et industriels pour décourager les travailleurs de se battre pour défendre leurs acquis sociaux menacés et la perte de pouvoir d'achat qu'ils endurent depuis des années.

L'exemple de la Grèce est à ce point criant de vérité qu'il semble bien que ce pays soit devenu le laboratoire européen dans lequel sont testées les méthodes qui seront appliquées ensuite au reste du continent pour piller les ressources économiques au profit des parasites de la classe financière.

La question que se posent les milieux économiques semble être : jusqu'où peut-on aller ?

La Grèce en première ligne de front dans la lutte des classes

Car, côté efficacité, il est évident que les multiples plans de rigueur imposés à la Grèce n'ont mené qu'à plus de crise économique et plus de dette publique. L'économie grecque est à l'agonie, avec une croissance négative de 5 à 6 % !

Et le prêt de 130 milliards d'euros qui sert de justification au plan de rigueur actuel sera utilisé en grande partie pour... payer les intérêts de la dette auprès des banques privées. Il n'aura aucun impact sur l'économie réelle mais servira à engraisser les banques privées qui sont à l'origine de cette gigantesque crise du capitalisme que nous connaissons depuis déjà près de quatre ans.

Ce que viennent de voter 236 députés grecs sur 300, c'est un nouveau tour de vis qui vient s'ajouter aux milliers de licenciements dans la Fonction publique déjà enregistrés, aux nombreuses taxes mises en place, aux baisses des pensions de retraite, aux baisses des salaires des fonctionnaires, aux simplifications administratives pour licencier (quel rapport avec la dette ?), etc.

Cette fois-ci, c'est une forte baisse du SMIC grec qui vient d'être votée et 15 000 licenciements supplémentaires dans la Fonction publique grecque. De quoi entrainer un nouvel appauvrissement du peuple grec et une nouvelle baisse de la croissance intérieure.

Grece---KKE-akropoli-11febr12.jpgCe sont donc des dizaines de milliers de travailleurs grecs qui sont redescendus dans les rues du pays hier pour montrer leur opposition totale à ce nouveau tour de vis. Cela fait suite à une précédente journée de grève nationale, appelée à l'origine par le syndicat de classe PA.ME, rejoint par les grandes centrales ADEDY et GSEE.

Bien que les médias évitent soigneusement d'en parler, ce sont les communistes grecs qui font figure d'opposants résolus à cette austérité de classe imposée jusque là par ce que le PC grec (le KKE) qualifiait de "Front noir", une alliance sociale-démocrate / droite / extrême-droite. Le départ des fascistes du gouvernement, samedi, correspond plus à une tactique de celle-ci pour tenter de récupérer une colère populaire qui bascule du côté communiste ces derniers mois. Aujourd'hui, 30 % des grecs s'apprêtent à voter communistes ou gauche radicale aux élections contre 10 % il y a un an !

Les grecs ont compris que la crise et la dette n'étaient que des constructions du système capitaliste pour reprendre des décennies d'acquis sociaux aux travailleurs.

La lutte de classe est en cours en Grèce. A l'offensive du patronat et de la finance, par gouvernement et Europe interposés, répond l'offensive des travailleurs, sous l'impulsion des syndicats communistes et du KKE.

Réaction massive des travailleurs portugais à l'offensive capitaliste

Plus à l'ouest, un autre pays connait une mobilisation importante depuis des mois : le Portugal.

Portugal---manif-CGTP-110212.jpgAprès plusieurs grandes mobilisations sociales, ce pays vient de connaître sa plus grande mobilisation sociale des trente dernières années. 300 000 manifestants sont descendus dans les rues de Lisbonne samedi 11 février à l'appel d'une seule grande centrale syndicale, la CGTP, liée au parti communiste portugais (PCP).

Au Portugal aussi, il s'agit de s'opposer à un plan d'austérité contre les travailleurs concocté comme en Grèce par la "troïka" Gouvernement / Europe / FMI par la droite portugaise avec le soutien du PS local.

Dérégulation des licenciements, flexibilisation du temps de travail, baisse du salaire réel (via la minoration des heures sup') et remise en cause du principe de la négociation collective (ce que veut faire Sarko) sont au programme.

En liaison avec le PCP, la CGTP continue de batailler idéologiquement pour démontrer les fondements de classe de ces réformes et la possibilité d'inverser le mouvement par la mobilisation sociale et politique.

D'ailleurs, la CGTP mobilise actuellement pour la journée européenne de mobilisation du 29 février qualifiée de "semaine des luttes". On se demande où sont passés les syndicats français ?

Après la Belgique la semaine dernière, ce sont les grecs et les portugais, une nouvelle fois, qui montrent que la mobilisation peut réussir si les syndicats et les partis politiques se donnent les moyens d'informer et de convaincre les travailleurs des motifs réels derrières des mesures antisociales et de la possibilité d'imposer d'autres choix.

En France, la deconnection entre syndicats et partis politiques rend toute riposte désordonnée et de faible ampleur.

Il est temps que les travailleurs se mobilisent dans leurs entreprises et s'appuient sur les partis qui les défendent, au travers du Front de gauche, pour avancer conjointement des solutions sociales et politiques en mesure de barrer la route aux plans de régression sociale que nous imposent les classes aisées par leurs gouvernements et par leur Europe.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 10:31

Une rencontre de Jean-Luc Mélenchon avec le comité de rédaction du journal Libération, ça donne un florilège de questions politiques, économiques et humaines où même l'avenir de la papeterie M-real d'Alizay est abordé.

Assurer le développement économique de la France, sa croissance, en préservant l'environnement, c'est redonner de l'air aux travailleurs, argent et libertés, et c'est taper sur les responsables de la crise et des délocalisations, les marchés financiers et les banques.

C'est ce que reprend le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle. C'est ce que reprendront les candidats communistes du Front de Gauche aux élections légisaltives, notamment dans notre circonscription.

Solidaire

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 10:32

On n'arrête pas Sarkozy dans sa dérive réactionnaire ! Le voilà qui veut organiser des référendums contre les chômeurs et contre les étrangers ! Mais toujours rien contre les licenciements boursiers et contre les milliards de la spéculation boursière !

Rien de tel que le Figaro magazine pour avancer des thèses réactionnaires ! C'est ce qu'a dû se dire Nicolas Sarkozy.

En perdition dans les sondages, le président des riches a décidé de se bunkériser idéologiquement dans les positions les plus radicales de la droite dure.

Dans l'interview qu'il donne au magazine du groupe Hersant, il avance des positions extrêmement fermes contre les chômeurs, les immigrés, les homosexuels et contre l'euthanasie. Manque plus que l'avortement et les communistes !

Chômeurs, immigrés : gare à vous !

Premier volet de son offensive à droite, une première proposition de référendum sur "l'indemnisation des chômeurs", en cas d'échec de discussions entre acteurs sociaux sur ce sujet. Les chômeurs le restant "longtemps" et "notre système d'indemnisation du chômage (fonctionnant) mal", il faut, dit-il, "engager un changement profond de notre organisation, une forme de révolution".

Sachant qu'organiser un référendum coûte extrêmement cher, on image bien que le terme de "révolution" dont parle Sarkozy sur l'indemnisation des chômeurs va plutôt ressembler à un big bang !

Sarkozy parle d'un système qui fonctionne mal mais ne remet jamais en cause les dizaines de milliards d'exonérations fiscales accordées aux entreprises qui mettent le régime ASSEDIC en difficultés ni la politique de précarisation du marché de l'emploi qui multiplie les périodes de chômage et les contrats exonérés de charges sociales !

Sarkozy ne remet absolument pas en cause sa propre politique économique qui a laisser flamber le chômage (près de 10 % désormais !) et qui permet à de très grosses entreprises de délocaliser en toute impunité ! Où sont les engagements de Sarkozy auprès des sidérurgistes de Gandrange ? Où sont les emplois des Conti, des Mollex, des Pétroplus, des MSD -Organon, des Glaxo Evreux ?....

En mettant l'accent sur l'indemnisation des chômeurs, Sarkozy et la droite veulent rendre les chômeurs responsables de leur situation et dédouaner ainsi leurs responsabilités politiques et celles des actionnaires et patrons des grandes entreprises et des banques.

L'autre référendum concerne le droit des étrangers, confié à la justice administrative, qui deviendrait ainsi "seule compétente en matière d'immigration". Les immigrés face à la justice ? S'agit-il d'une catégorie de délinquants sur critères raciaux ?

Le président Sarkozy radicalise également ses positions sur les conjoints étrangers dont il veut durcir l'obtention du titre de séjour, le conditionnant à des critères de "logement" et de "ressources", comme pour le regroupement familial. Pourquoi une réglementation différente pour les couples dont l'un des membres est immigré ? Tous les couples "mixtes" seraient donc suspects ? Faudrait-il interdire les mariages entre français et étrangers ? ...

Bref ! Ce type de débat avec référendum vise d'abord à satisfaire aux bas instincts racistes d'une partie de la population française plutôt que d'apporter une réponse sereine aux difficultés réelles rencontrés par les familles pour trouver un logement et un salaire décent ! Le vieille technique de l'épouvantail !

Homosexuels et malades en fins de vie : pas de progrès !

Nicolas Sarkozy s'est également prononcé contre le mariage des couples homosexuels et contre l'adoption par des couples de même sexe. Ce qui n'est pas nouveau de sa part. En parler publiquement comme si c'était un sujet capital dénote d'une volonté, là aussi, de crisper la campagne sur des sujets sociétaux sans rapport avec les préoccupations des français : le travail et le pouvoir d'achat.

Dans la même veine, il redit son opposition à l'euthanasie légale. Les malades condamnés peuvent donc crever dans la douleur, cela ne le regarde pas ! La compassion et l'humanité ne font pas partie de son registre, on le savait déjà.

Sarkozy a d'ailleurs synthétisé sa pensée en confiant se reconnaître "plus que jamais dans le triptyque Travail - Responsabilité - Autorité", des "valeurs qui permettent de construire un projet personnel et collectif".

Le travail ? Cette bonne blague !... Et celui qui n'a pas de travail (par sa faute, évidemment) n'est rien ? Que dire de Bettencourt qui est milliardaire mais qui n'a jamais eu à se lever pour aller bosser ?...

La responsabilité ? A h oui ! C'est "chacun pour soi" et "vous êtes responsables de votre sort" donc démerdez-vous !".

L'autorité ? L'Etat ? La police ? HADOPI ? Les fichiers ? L'ADN ? Les contrôles au faciès ? Les expulsions ? Les CRS pour vider les travailleurs qui défendent leur outil de travail ? Casse-toi Pôv'con ?...

Travail-Responsabilité-Autorité, version moderne du Travail-Famille-Patrie.

Comme quoi, le froid polaire peut aussi gagner la politique !

Référendums ?

 

En panne politiquement avec son bilan économique et social majoritairement rejeté par le peuple français, Sarkozy tente de récupérer des voix en se positionnant sur un créneau idéologique qui permettent de rallier les conservateurs de tous bords : partisans de la famille catholique, pro-vie, racistes, petits patrons réac', vieux cons qui touchent leur retraite et bavent sur les jeunes et les étrangers,... Que du beau monde !

Mais que se permet-il de parler de référendum ?

Qu'en est-il du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, lui qui a violé le vote des français en faisant passer le Traité de Lisbonne deux ans après ?

Qu'en est-il du respect des français sur la réforme des retraites, lui qui a refusé de consulter les français sur ce dossier majeur ?

Qu'en est-il d'un référendum sur le nouveau traité européen en discussion actuellement, celui qui imposera la règle d'or et le contrôle des budgets de la France par Bruxelles et que son gouvernement ne veulent pas soumettre à référendum ?

Des référendums ? Comme le précise un communiqué du Front de Gauche "c'est une manipulation grossière d'un président à l'agonie. Sarkozy se moque du peuple !"

En mettant comme priorité de son éventuel deuxième mandat des questions comme la remise en cause des droits des chômeurs, le droit à l'amour par delà les nationalités ou des questions de société sur l'homosexualité et l'euthanasie, Sarkozy tente de fuir le débat essentiel sur l'incapacité du système capitaliste à satisfaire les besoins vitaux des peuples et sa part de responsabilité depuis dix ans dans la situation particulière de la France.

Nous ne nous laisserons pas embarquer dans ces campagnes nauséabondes de la droite.

Ce qui intéresse aujourd'hui le peuple de France, c'est de savoir si demain il pourra travailler, se nourrir, se soigner et se loger correctement ! Ce sont ces thèmes que travaillent les communistes au sein du Front de Gauche.

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