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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 09:45

Malgré une actualité sociale toujours occultée dans les médias, 800 manifestants à Evreux et 260 000 nationalement ont rejeté le Pacte de responsabilité proposé par le gouvernement pour le compte du MEDEF.

A vrai dire, les raisons de manifester hier étaient nombreuses. Si le Pacte de responsabilité et ses 35 milliards d'allègements de cotisations sociales supplémentaires pour les entreprises, sans aucune contrepartie, occupait le devant des revendications, d'autres sujets tout aussi importants faisaient partis des thèmes de la journée : le refus du blocage des pensions de retraite complémentaire, la défense des services publics et, plus généralement, le rejet des politiques d'austérité qui justifient toutes ces attaques contre les salariés.

La difficulté des syndicats a mobilisé massivement, à la hauteur des enjeux, est réelle. Elle tient autant à une certaine désillusion entretenue par les médias, certains syndicats et partis politiques, qu'à une forme de désintérêt, là aussi entretenu par des médias qui passent ces sujets sociaux, pourtant majeurs, en arrière plan d'une actualité où même les résultats sportifs sont plus prioritaires que l'emploi et les salaires !

Malgré tout, ce sont quand même 260 000 salariés qui sont descendus dans les rues de France, au sein de 140 cortèges, pour exprimer leur désacoord sur ces questions !

Dans l'Eure, ce sont 800 personnes qui ont défilé deux heures durant dans les rues d'Evreux. On est loin des foules du mouvement contre la Réforme Sarkozy-Fillon des retraites, mais bien au dessus de la précédente mobilisation de février !

FO et CGT se partageaient l'essentiel du cortège, complété syndicalement par les enseignants de la FSU et les militants des syndicats SUD et Solidaires.

Politiquement, le Parti communiste était clairement présent, avec une trentaine de militants clairement identifiés, dont plusieurs têtes de listes et candidats aux Municipales d'Evreux (Thierry Desfresnes), Vernon (Jean-Luc Lecomte), Louviers (Claudine Dutheil), Brionne (Gérard Grimault) ou Etrépagny (Danielle Bonnette). Pour le Front de Gauche, on notait la présence notamment de candidats à BErnay, dont le tête de liste Pascal Didtsch.

NPA et Lutte Ouvrière complétaient un tableau politique bien évidemment abandonné par les autres formations politiques, toutes acquises à l'austérité.

Comme le rappelait Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, dans la manifestation parisienne, les élections municipales du dimanche 23 mars doivent être l'occasion de sanctionner les politiques d'austérité et de choisir des candidats qui défendront les communes et les politiques de solidarité et de services publics face à des budgets en baisse imposés par le gouvernement.

  Manif-18-mars-2014---Evreux---Austerite---pacte-de-respon.jpg

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 10:38

La fermeture de la librairie Chapitre ne nous satisfait pas !

Les salariés de Chapitre à Evreux occupent leurs locaux depuis quelques jours. C'est aussi le cas, à l'appel des syndicats, dans les 23 librairies du groupe dont on annonce la fermeture.

La fermeture de ces librairies, le 10 février dernier, a entrainé le licenciement du personnel. 434 salariés sont concernés en France. L'objectif pour les victimes, c'est d'obtenir des indemnités de licenciements supérieures aux maigres sommes prévues par la loi.

La direction de Chapitre a beau dire qu'elle n'a plus de sous, c'est à la maison mère, Actissia, d'assumer !

Actissia, c'est aussi France-Loisirs et Chapitre.com (qui continue).

A ce titre, les salariés de la librairie qui travaillaient pour France Loisirs à Evreux seront-ils repris dans la nouvelle boutique ? Rien n'est moins sûr !

Autant pour les salariés licenciés que pour la disparition du seul vrai point de culture d'Evreux (Livres, CD, DVD et jeux), les communistes de tout le département déplorent cette fermeture !

Thierry Desfresnes, candidat PCF de rassemblement à gauche à l'élection municipale d'Evreux, ira aujourd'hui à la rencontre des salariés d'Evreux qui occupent les locaux.

Gageons que les communistes et leurs alliés, s'ils obtiennent le mandat de la mairie de 30 mars prochain, auront à coeur de trouver un nouvel occupant pour ces locaux.

Comme le prouve la Fête de l'Humanité, au Bourget comme à Rouen, la culture est une préoccupation majeure des communistes. Question d'émancipation populaire !

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 08:56

Ce jeudi 6 février, à 14 heures à Evreux, il sera question d'emploi, de salaires, de protection sociale, de retraite.

A l'appel de la CGT, une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle est organisée pour, une nouvelle fois, faire revenir sur le devant de l'actualité les thèmes majeurs des emplois, des salaires, des retraites et de la protection sociale.

Si la droite radicale et les religieux tentent d'occuper la rue ces derniers temps autour de thèmes sociétaux, pour catalyser le mécontentement populaire autour d'exigences rétrogrades, les travailleurs et leurs syndicats doivent ramener les questions majeures au centre de l'actualité : doit-on continuer en France à appliquer une politique d'austérité dont l'inefficacité est prouvée autant en termes de réduction des déficits budgétaires que de croissance économique ?

Les communistes, qui ont soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux Présidentielles 2012, dans le cadre du Front de Gauche répondent NON : assez d'austérité ! Non aux cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et à une TVA en hausse pour les salariés ! Oui à une relance par l'emploi stable et la hausse des salaires et pensions !

Nous serons donc au côté des militants et salariés qui seront en grève, à côté de ceux qui manifesteront !

Peuple de France ! Face aux promesses non tenues, relève la tête et exprime-toi !

Tous dans la rue ce jeudi !

Rendez-vous à 14 heures à Evreux,

devant la Bourse du Travail, rue de l'Ardèche

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 12:02

Lundi 3 février, l'assemblée du Conseil général donnait son avis sur la nouvelle carte des cantons qui entrera en vigueur pour les élections de l'an prochain.

Elle n'a fait que donner son avis puisque c'est, au final, le ministère qui est le maître des coups de ciseaux qui dessinent les nouveaux cantons eurois.

Les communistes se sont opposés nationalement au nouveau mode de scrutin qui va se mettre en place, une usine à gaz qui réorganise les cantons sur le schéma des intercommunalités. Une organisation qui préfigure la disparition pure et simple des départements voulue par l'Europe et par les partis aveuglément pro-européens, de droite comme de gauche.

Le PCF a refusé aussi ce mode de scrutin car il continue de favoriser le bipartisme (UMP / PS) avec ses grandes circonscriptions alors que les communistes ont toujours revendiqué leur préférence pour le système proportionnel qui permet aux forces politiques d'être TOUTES représentées en fonction de leur poids politique.

Logiquement, au niveau départemental, les 4 conseillers généraux communistes ont suivi l'avis général des communistes et ont voté contre cette carte. Un vote symbolique, de toute façon, puisque l'Etat décide pour les eurois !

Comme les élus UMP ont voté contre pour des raisons moins démocratiques mais politiciennes et qu'une élue de la majorité (Anne Mansouret) a également voter contre, l'assemblée départementale a donc, finalement, exprimé son rejet de cette nouvelle carte cantonale par 23 voix contre 18 et 2 abstentions (Jean-Luc Récher et Jean-Pierre Flambard).

Vous trouverez ici la déclaration de vote d'Andrée Oger.

Solidaire


De presque toutes les interventions que nous avons entendues il ressort que le système avec lequel nous avons été élus ne donnait plus satisfaction.

Dans notre département, par exemple, certains cantons avaient moins de 5000 habitants alors que d’autres frôlaient les 30 000. Ce n’était objectivement pas juste puisque nous avions tous ici une voix. Certains Eurois étaient donc sous représentés même si leur Conseiller général était de grande valeur.

Il fallait donc trouver un mode de scrutin plus juste, plus représentatif et la notion de proportionnelle vient immédiatement à l’esprit car c’est indiscutablement le mode de scrutin le plus équitable et qui permet la parité.

On me dit que cela aurait fait entrer dans notre assemblée des gens dont on ne veut pas ! Mais est-il juste de combattre des courants de pensée en jouant sur le mode d’élection ?

Est-ce le but d’une loi électorale que d’éliminer telle ou telle fraction de la population ? Je ne le crois pas même si cela s’est fait couramment dans l’histoire.

Il est plus normal, plus démocratique de promouvoir une politique qui réponde vraiment aux besoins des gens, de s’attaquer aux idées et de démontrer combien elles sont dangereuses et à quoi elles conduisent. Ce n’est pas le choix qui a été fait et je le regrette

On a donc refusé toute proportionnelle pour les élections  au conseil départemental, alors qu’on l’a admis peu ou prou pour d’autres élections. On aurait pu, quand même, réfléchir à un scrutin proportionnel par circonscriptions par exemple ou au moins pour les villes. Il faut regarder le découpage d’Evreux, qui perdure pour telle rue, tel trottoir vous élirez tel conseiller départemental, pour l’autre trottoir un autre. Comment les gens peuvent-ils s’y reconnaître ? Quel sens cela a-t-il ?

Deuxième reproche à l’ancien mode de scrutin, il n’était pas paritaire. C’est indiscutable !

Regardons notre assemblée : aucun ouvrier en activité, très peu de salariés, pas de jeunes, pas de Français d’origine étrangère,  beaucoup de professions libérales, de fonctionnaires, de retraités. Ce n’est vraiment pas très représentatif de notre société. 

Mais ce manque de représentativité là ne gène apparemment personne ! Je le regrette.

C’est le manque de parité homme/femme qui gène et qu’il faut combattre. Je ne suis pas contre car il est vrai que dans cet hémicycle, nous ne sommes que 5 femmes sur 43 élus! Et je remercie vivement le Président de notre Assemblée d’avoir proposé aux  4 femmes de sa majorité des postes de  Vice Présidentes montrant ainsi sa considération à notre égard !

Bien sur que je défends la notion de parité hommes/femmes !

Elue depuis 1965, j’en ai connu des attaques, des propos inadmissibles dans ce domaine, Et dans cette assemblée j’ai été la seule femme pendant 3ans . Il m’arrivait de dire peu modestement au Président de l’époque qu’à moi toute seule, je représentais  la moitié de sa population départementale et que je devais être écoutée !

Il fallait donc modifier les choses pour que les femmes aient leur juste place et on a inventé un système, unique au monde, que personne, je crois, ne nous copiera : le scrutin binominal paritaire majoritaire à deux tours, rien que le nom est indigeste.

2 candidats par canton avec leurs suppléants sans changer de façon importante le nombre d’élus départementaux. Il fallait aussi réduire le nombre des cantons et revoir leur contour. Un redécoupage, même fait dans les meilleures intentions, prête inévitablement à la critique, bien sûr. Et voilà que fleurissent les accusations de découpage orienté, voire  de charcutage. Je ne suivrai pas bien entendu ces affirmations.

Mais je m’inquiète… comme beaucoup des femmes que j’ai rencontrées et qui se posent des questions : cette parité obligatoire, elle est  un peu condescendante, un peu humiliante…. Sommes-nous des êtres fragiles qu’il faut  protéger ?

Nous nous demandons si nous serons sollicitées, si nous serons  choisies comme candidates parce que nous sommes  capables ou parce qu’il faut une femme absolument ?

Chacune de nous va se poser la question. Car si on nous considère comme capables pourquoi ne nous a-ton pas contactées plus tôt ? Quand il n’était pas obligatoire d’avoir des femmes sur les listes ? C’est une question angoissante, je vous assure.

Il aurait fallu pour le moins que ces mesures soient transitoires pour que vienne  le temps où il n’y aura plus besoin de quota, où les choses se feront naturellement dans l’intérêt des populations.

Ce système où il y aura des listes de 4 noms va obliger à passer par  les formations  politiques. Nous ne sommes plus à l’époque de la candidature individuelle d’une personnalité locale qui s’est fait connaître par son activité, son dévouement, ses compétences.

Ça aussi c’est un peu dommage.

Je crois qu’on pouvait trouver d’autres solutions moins tarabiscotées, plus justes. D’autant que l’écart entre le canton le moins peuplé  et le plus peuplé est encore dans la proportion de 1 à 1,5 . La loi pouvait faire mieux.

Voilà pourquoi  j’avoue qu’au moment d’indiquer quel sera mon vote, je suis ennuyée. Je ne peux approuver un système qui ne donne aucune part à la proportionnelle, je suis réservée sur cette parité obligatoire, je suis éberluée par un mode de scrutin abracadabrant.

Mais je peine à mêler ma voix à celles d’élus appartenant à un parti dont certains membres ont déposé un amendement  demandant le déremboursement de l’IVG, je répugne  à mêler ma voix à celles de certains membres d’un parti qui défilait hier sur des mots d’ordre plus que rétrogrades à l’égard des femmes.

Il est évident que ce projet qu’on nous soumet aujourd’hui est dans le droit fil des projets que préparait le gouvernement Sarkozy et qui rassemblait, contre lui, à l’époque, toute la gauche.

Ce n’est pas moi ni mes amis qui avons changé, c’est la droite qui critique aujourd’hui ce qu’elle défendait hier, c’est une partie de la gauche qui défend aujourd’hui ce qu’elle attaquait hier.

En conscience et après avoir longuement réfléchi, je voterai contre ce projet qui nous est soumis.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 14:17

Lundi 3 février, les conseillers généraux auront à donner leur avis sur le projet de redécoupage des cantons. Que dire ? Que faire ?

Pas simple de s'exprimer localement sur un projet électoral qui a été rejeté par son parti politique nationalement !

Fait en deux temps - trois mouvements, la modification du mode de scrutin des élections cantonales (rebaptisées élections départementales pour l'occasion) n'a pas fait l'unanimité sur le terrain politique.

L'idée officiellement présentée par le gouvernement pour changer le mode électoral et redessiner les cantons, ce serait le faible taux de femmes dans les hémicycles départementaux. Dans l'Eure, il y a actuellement 5 femmes sur les 43 membres du Conseil général (dont 4 de gauche et 1 seule de droite !

A noter d'ailleurs qu'avec Andrée Oger, les communistes font mieux que la moyenne départementale avec 1 femme élue sur 4 élus PCF pour 1 femme élue pour 8 conseillers généraux dans le Département.

Entre l'idée de parité et la loi adoptée sur proposition socialiste, il s'est glissé comme un vilain parfum de bureaucratisme kafkaïen mélangé à des arrières-pensées politiciennes inassumées.

Côté bureaucratisme, le système électoral lui-même est tellement complexe qu'il méritera de longues explications en 2015, lors des futures élections départementales.

Qu'on en juge : auparavant, chaque département était divisé en cantons et chaque canton élisait son conseiller général accompagné d'un suppléant.

Dorénavant, le nombre de canton est divisé par deux par fusion et redécoupage des anciens cantons. Les électeurs des nouveaux cantons désigneront un duo d'élus, obligatoirement un homme et une femme, ainsi que deux suppléants, hommes et femmes.

Dans l'Eure, de 43 cantons, nous passerons à 23. De 43 conseillers généraux (dont 5 femmes), nous passerons à 46 (dont 23 femmes).

Si la parité semble y gagner (on y reviendra), la complexité du concept électoral (vote pour un ticket mixte) est inédite !

Par le jeu des regroupements, ce sont des fiefs socialistes ou de droite qui sont inscrits dans le marbre. Ces nouveaux cantons, beaucoup plus grands, permettront de "stabiliser" les votes autour des formations majoritaires que sont le PS et l'UMP.

Tant pis pour les candidats indépendants actuels ! Tant pis pour les formations plus modestes, comme le PCF, dont les bassins d'implantation, pourtant nombreux, seront désormais noyés dans des territoires plus "modérés". Il faudra en effet faire un "bon" score sur un territoire deux fois plus grand (ou trois fois plus !) pour avoir des chances d'être qualifié pour le second tour !

Adieu donc à la pluralité ! Vive le bipartisme à l'américaine ou à la brittanique !

Pour ce qui est de la parité, le principe des quotas est un aveu d'échec, celui d'une société et d'une classe politique à qui la Loi doit imposer une présence féminine. La Loi imposera donc des femmes à des partis qui sont incapables de leur faire une place : depuis 1945 et le droit de vote accordé aux femmes, les mentalités n'ont pas vraiment changé !

Les communistes ont voté contre cette réforme, à la fois parce que la concentration des cantons va éloigner l'élu de ses électeurs, notamment en zone rurale, mais aussi parce que le système électoral est à la fois tordu et un mauvais coup à la pluralité politique de la France !

Il aurait été possible d'écouter cette pluralité et d'augmenter le nombre de femmes siégeant au Département en optant tout simplement pour un scrutin proportionnel opposant des listes composées à parité d'hommes et de femmes.

Pour ce qui est de la représentation des territoires, il suffisait de poser comme condition que chaque liste présente des candidats issus d'au moins les deux tiers des cantons du Département.

Il est à noter que le scrutin départemental sera désormais le seul scrutin français dont la proportionnelle sera absente : Municipales, Régionales et Européennes se font à la proportionnelle ; les Sénatoriales de fin 2014 se feront pour la première fois à la proportionnelle ; les prochaines Législatives devraient avoir, elles aussi, leur dose de proportionnelle (10 % des sièges, dit-on) !

Le scrutin départementale aura donc un système démocratiquement insupportable et d'une complexité sans nom.

Avec le scrutin du 3 février, les conseillers généraux communistes sont face à un dilemme : voter contre une carte cantonale issue d'une  Loi qu'ils ont refusé nationalement et affaiblir la majorité départementale ? Voter pour et donner l'impression d'accepter les nouvelles règles du jeu ?

Membres actuels de la majorité départementale, les communistes risquent forts d'être exclus de la prochaine assemblée avec ce scrutin. Pourtant, ses quatre conseillers généraux, Andrée Oger sur Saint André, Gérard Grimault sur Brionne, Marcel Larmanou sur Gisors et Gaëtan Levitre sur Pont-de-l'Arche, sont reconnus et appréciés pour le travail qu'ils font à l'Assemblée départementale en faveur des salariés, de l'emploi et des eurois en difficulté.

Tout le débat actuel repose donc sur l'attitude à prendre pour la session du lundi 3 février ?

Le débat n'est pas simple même si nos valeurs nous amèneraient à voter contre.

En effet, ce scrutin n'est malheureusement que consultatif, c'est-à-dire que l'Etat fera ce qu'il voudra de notre avis de toute façon. Voter contre, ce n'est pas bloquer la Loi (déjà votée) ni même reculer son application ! Voter contre, c'est laisser à penser que la majorité départementale se fissure, ce que saurait exploiter la droite UMP-UDI à la veille d'élections municipales où la droite espère bien faire oublier les années Sarkozy en jouant du rejet des renoncements de François Hollande.

L'utilité des élus communistes au Département est reconnue. Leur liberté de parole et d'action aussi.

Pour cette carte cantonale et le scrutin du 3 février, c'est l'intérêt des eurois qui primera mais c'est aussi la présence des électeurs qui soutiennent nos analyses que nous nous devons de représenter.

La réflexion continue chez les communistes pour savoir comment exprimer notre opposition à cette Loi sans faire le jeu de la droite et de l'extrême-droite. Dur ! Dur !

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 09:52

Renforcement et rajeunissement : le Parti communiste en pleine dynamique.

L'année 2013, une année sans enjeux électoraux porteurs de campagnes de terrain, une année de désenchantement pour beaucoup de français qui ont cru à l'alternance Droite / Parti socialiste.

Malgré cette absence d'enjeux majeurs et un contexte politique de désenchantement, le Parti communiste continue d'enregistrer un important renouveau militant.

En 2013, ce sont 5 365 citoyens qui ont adhéré à notre Parti, des adhérents majoritairement jeunes (moins de 30 ans) et une forte proportion de femmes. Une évolution que l'on ressent autant sur le terrain que dans les formations ou dans le renouvellement aux différents niveaux de responsabilités de l'organisation.

Depuis 2008, le Parti communiste connait une véritable dynamique militante, poussé par un système capitaliste en crise profonde et une lutte des classes renforcée par l'assaut du secteur financier et les multinationales contre l'emploi stable, le pouvoir d'achat des travailleurs et les avantages sociaux des salariés. Beaucoup comprennent désormais que le capitalisme est un mirage, que derrière la vitrine de la société de consommation se cache l'exploitation des salariés, la ruine de l'environnement et le gâchis des ressources humaines et naturelles.

L'Eure connait aussi un certain renouveau militant au Parti communiste, particulièrement sur ses zones de force traditionnelles, à Evreux, Brionne, Gisors ou sur le secteur de Pont-de-l'Arche et Alizay.

Avec les élections municipales, le Parti communiste poursuit sa stratégie de rassemblement traditionnelle, avec sa stratégie de Front de Gauche et au delà, pour proposer un programme pragmatique, rassembleur, dans l'intérêt des habitants.

Avec les élections européennes, c'est dans l'antre du monstre bruxellois que les communistes portent la bataille. L'enjeu est politique et symbolique.

A l'heure où grecs, espagnols, tchèques, lettons, chypriotes et portugais s'apprêtent à renforcer le camps des anticapitalistes au Parlement européen, le peuple français peut lui aussi destabiliser les commissaires politiques européens et l'instrument au service des marchés que constitue l'Union européenne.

Pour cela, un énorme travail politique et militant est nécessaire pour convaincre, argumenter, diffuser nos propositions.

Déjà militants, syndicalement ou associatif, ou simple citoyens révoltés par une société qui ne protège plus ses membres, vous pouvez apporter vos idées, vos approches, vos forces au Parti communiste.

Mercredi 15 janvier, le PCF de l'Eure présentera ses vœux 2014, à 18 h 30, au 63 de la rue Saint Thomas à Évreux. L'accès est libre : l'occasion de venir entendre ce que les communistes ont à dire, de venir discuter de votre engagement.

2014 sera une année charnière pour notre peuple.

Vous pouvez choisir d'agir sur votre avenir en rejoignant le Parti communiste.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 12:10

Andrée OGER a adressé aux agents du Département ses vœux pour la nouvelle année.

Ce court texte condense l'essentiel des valeurs de notre conseillère générale communiste : confiance et fierté dans le travail des agents départementaux et dans le rôle de cohérence sociale et territoriale du service public départemental.

Andrée OGER soulève également deux questions brûlantes, celle du pouvoir d'achat, notamment pour les fonctionnaires territoriaux qui voient leur traitement bloqué depuis plusieurs années ( ! ), et la question budgétaire à l'heure où un gouvernement de "gauche" annonce une diminution des dotations aux collectivités, en clair, une réduction des budgets des communes, départements et régions.

Le changement ? Quel changement ?

Solidaire


"Permettez-moi de vous adresser tous mes vœux de bonheur et de réussite dans votre vie privée comme dans votre vie professionnelle pour l'année qui commence.

Je profite de ces vœux pour vous remercier de la qualité du travail que vous effectuez dans l'intérêt des Eurois, et ceci malgré des budgets départementaux sous pression et un contexte social difficile.
Formons des vœux pour qu'un véritable changement ait lieu.
Il faut que soit pris en compte le rôle essentiel des collectivités locales et des services publics pour l'équilibre des territoires et la solidarité nationale. Il faut aussi d'urgence redonner du pouvoir d'achat aux salariés du public comme du privé si l'on veut rompre le cycle infernal austérité/récession.
En cette période difficile où la cohésion sociale souffre, notre département demeure un repère et un appui pour de nombreux Eurois
Soyons fiers du travail que nous menons ensemble pour le bien de tous"
Andrée OGER
Vice Présidente du Conseil Général en charge des personnes agées et des personnes handicapées
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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 10:21

Six mois après la relance de la fabrication de papier, c'est la fabrication de pâte à papier qui va repartir !

La lutte exemplaire des salariés de la papeterie d'Alizay trouve aujourd'hui un nouveau rebondissement positif et attendu avec le rachat au Conseil général des derniers terrains du site par le groupe thaïlandais Double A afin de relancer la fabrication de pâte-à-papier, arrêtée depuis mars 2009.

Certes, le rebondissement était attendu depuis la signature de l'accord de reprise du site par Double A mais la la vente des terrains, hier, sur le site eurois, rend concrète la relance du site papetier.

Ce sont entre 100 et 150 salariés supplémentaires qui rejoindront les 180 salariés actuels du site. Sans compter les emplois créés via la sous-traitance et avec l'installation d'une chaudière biomasse qui fournira la chaleur au site !

Pourtant, qu'elle a été dure à obtenir cette victoire !

Aujourd'hui, il est de bon aloi de se pavaner sur le site, de s'attribuer toute la gloire du sauvetage de ce site et des emplois créés.

Ce n'était pas le cas il y a quatre ans, lorsque le propriétaire finlandais, M-real, annonçait la mort du site. Il aura fallu toute la force des syndicats CGT et CGC du site et le soutien sans faille du maire communiste d'Alizay et conseiller général, Gaëtan Levitre, pour organiser la résistance et le soutien aux travailleurs en lutte.

Trois ans de lutte, de manifestations, de blocages de rond-points et de péages autoroutiers, de rendez-vous en préfecture et sous-préfecture, de motions en conseils municipaux et au Conseil général !

Trois ans de lutte pour retrouver sur le terrain les élus locaux, heureusement, mais peu de partis politiques en dehors du Parti communiste et du NPA.

D'autres, à gauche, conseillaient aux salariés d'accepter le Plan social et le chèque de licenciement qui allait avec ! Où en serait le site aujourd'hui si les salariés avaient écouté ces oiseaux de mauvaise augure ? Fermé comme Florange, à coup sûr !

Les 300 salariés du site n'auraient pas eu la chance de retrouver un poste de député européen comme ce sera le cas d'Edouard Martin, le leader de la CFDT Florange, future tête de liste PS aux Européennes de juin prochain dans la criconscription nord-est !

Le site d'Alizay est sauvé d'abord grâce à l'ôpiniatreté de ses salariés et de leurs syndicats CGT et CGC mais aussi grâce au soutien permanent d'un Parti communiste puissant sur le canton de Pont-de-l'Arche et soutenu par sa direction départementale, par les communistes de Seine-Maritime et par le PCF nationalement.

A la différence de Florange et de tant d'autres sites industriels, la papeterie d'Alizay a été sauvée. Alizay est un symbole d'une industrie française que l'on peut maintenir si la volonté politique est là !

La relance de la pâte-à-papier annonce de longues années de plein-emploi sur le site. La création d'ici 2015 d'un port fluvial entre la papeterie et la Seine, notamment pour le transport du bois, créera de nouveaux emplois.

Maintenir et développer l'activité industrielle est donc possible.

Pour cela, il faut compter sur la mobilisation des travailleurs concernés et de la population locale, mais aussi sur une volonté politique inébranlable.

Au delà des beaux discours et des caméras, les salariés de la papeterie d'Alizay et les habitants des communes voisines savent bien que c'est le Parti communiste, ses élus et ses militants, qui ont tenu trois ans durant le gouvernail politique de la lutte pour sauver le site papetier.

Tout le reste n'est que communication.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 11:24

Le Conseil général est réuni en session sur deux jours pour discuter du budget départemental 2014.

La séance d'hier, lundi 9 décembre, a notamment délibéré du principal budget départemental, le budget de la délégation sociale.

Ce budget comprend essentiellement des aides malheureusement essentielles pour beaucoup de familles comme le RSA, pour nos concitoyens en situation difficile, l'APA (Aide personnalisée à l'autonomie), pour les personnes âgées, la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) pour les eurois handicapés et les aides à l'enfance.

Au total, ce sont 249 millions d'euros que le Département utilise chaque année pour la solidarité vers les eurois en situation de fragilité, sociale ou physique.

Malheureusement, la situation de crise capitaliste actuelle entraine une forte hausse de l'exclusion et le marché de l'emploi est fermé. Le nombre de personnes contraintes à survivre avec un RSA de 493 € par mois (personne seule) a augmenté de 9 % entre juin 2012 et juin 2013 !

Côté APA, le budget augmente aussi d'années en années avec un nombre croissant de personnes âgées plus ou moins dépendantes dans notre département.

Côté handicap et enfance, les budgets croissent également, ne serait-ce que du fait de l'inflation.

Tout le monde s'en rend compte, autour de soi, les difficultés grandissent et la solidarité est nécessaire. Ces 249 millions d'euros permettent à des dizaines de milliers d'eurois, personnes seules ou parents, jeunes en difficulté ou séniors, de garder la tête hors de l'eau.

C'est malheureusement ce budget que la droite euroise, UMP, UDI et divers droite, a choisi de ne pas soutenir en votant contre ou en s'abstenant !

De notre point de vue, cela n'a rien de surprenant idéologiquement : la droite au pouvoir nationalement est plus portée vers les allègements d'impôts pour les plus riches et les actionnaires que vers la solidarité et la redistribution des richesses !

Mais, pour justifier son vote, l'opposition de droite au Conseil général a dû chercher des excuses pour ne pas se mettre à dos tous ces eurois et leurs familles qui comptent chaque mois sur les soutiens départementaux.

Du coup, pour justifier son rejet du budget de l'Aide sociale, la droite a parlé d'un manque de concertation, reprochant au Conseil général et à sa majorité de ne pas chercher à les associer au travail départemental...

Sauf que nos Caliméro de droite se sont faits renvoyer dans les cordes quand il leur a été rappelé leurs absences aux commissions qui, justement, discutent et préparent ces budgets !

On ne peut pas reprocher à une équipe de ne pas vous associer aux prises de décision et, en même temps, pratiquer l'absentéisme aux réunions qui sont justement faites pour ça !

Pour la droite, l'excuse du manque de concertation est un argument politicien pour justifier un vote contre la majorité de gauche du Département.

Les élections approchent. UMP et UDI haussent le ton sur le dos des eurois pour tenter de créer la polémique et apparaître dans la presse.

Les 12 259 allocataires du RSA et leurs familles, les 8 289 bénéficiaires de l'APA et leurs familles, les 2 140 handicapés aidés par la PCH et leurs familles ainsi les centaines de familles, d'assistantes familiales et assistantes maternelles qui comptent sur les mécanismes départementaux d'aide à l'enfance, tous peuvent remercier la droite, UMP et UDI, de son manque de soutien, de son instrumentalisation des aides sociales pour de sombres calculs politiciens !

Andrée OGER, vice-présidente en charge des personnes âgées et handicapées, a exprimé sa stupéfaction et sa colère face à ce choix de vote de la droite fait en dépit des intérêts des eurois.

Il fallait bien que la droite départementale fasse un "coup" lors de la session budgétaire du Conseil général. C'est le budget social et tous ceux qui en bénéficient qui ont été la cible des conseillers généraux UMP et UDI !

Décidément, cette haine du social à droite justifie toutes les attitudes politiciennes, même les moins défendables !

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 10:04

Les artisans du bâtiment bloquaient ce matin les accès à la Préfecture et au Conseil général.

La TVA n'a pas encore augmenté mais les artisans du bâtiment prennent les devants.

Si nous partageons avec eux le rejet de cette hausse de TVA, nous regrettons que les syndicats professionnels se limitent à une protestation corporatiste. Leurs inquiétudes rejoignent celles des salariés qui, au final, seront les victimes de cette hausse puisque ce sont eux les "pigeons" qui devront régler les factures !

Le souci, c'est que certains mettent tout et n'importe quoi dans cette protestation, exigeant, comme les grands patrons, moins de taxes et d'impôts.

Deriière cette guerre à l'impôt, il y a une erreur de fonds et une grande manipulation des artisans.

Pour ce qui est de la manipulation, on peut se demander pourquoi les syndicats patronaux ne se sont pas manifester au moment des votes de ces hausses de taxes, qu'il s'agisse de la TVA ou de l'écotaxe ? Sans dédouaner le gouvernement socialiste actuel, qui aurait dû remettre à plat ces questions, c'est bien sous Sarkozy et Fillon qu'ont été décidées la création de l'écotaxe et la hausse de la TVA !

Faut-il voir une raison politique à cette soudaine mobilisation ? L'implication du MEDEF en arrière-fonds et les prises de position de l'UMP, en faveur d'une baisse de taxes (quel cynisme !), font penser au mieux à une récupération politicienne, au pire à un coup politique bien orchestré.

Pour ce qui est de l'erreur de fonds, il s'agit de la cible des artisans !

On se demande par exemple en quoi le Département serait responsable des difficultés des artisans à payer taxes et impôts ? Tout cela est du ressort de l'Etat !...

Ensuite, celui qui a tenté de faire appel à un artisan du bâtiment pour des travaux (maçonnerie, plomberie ou menuiserie) sait à quel point il est compliqué d'avoir rapidement quelqu'un chez soi et, surtout, des prix souvent élevés des devis. Peut-être certains manquent-ils de clientèles ? Ce n'est pas évident du point de vue du client potentiel !

Ce qui est sûr, c'est qu'au delà des taxes et impôts qui pèsent sur les prix pratiqués par les artisans, il y a certainement un souci de pouvoir d'achat des français ! Qui ne souhaiterait pas faire des travaux chez lui, les confier à un professionnel... s'il en avait les moyens ?!!...

Enfin, artisans et petites entreprises paient leurs impôts et leurs cotisations sociales (la plupart, en tout cas !). On ne peut pas dire la même chose des grosses entreprises qui jouent de la domiciliation de leur siège, des transferts financiers entre filiales, pour payer un minimum d'impôts en France, comme le géant pétrolier Total, ou pour ne pas payer du tout d'impôts comme Google ! !

Peut-être que les artisans devraient, comme l'exige le PCF, se tourner vers ces grosses entreprises et vers le gouvernement pour demander un rééquilibrage fiscal qui permette aux consommateurs et aux entreprises de petite taile de voir croître leurs ressources en échange d'une participation plus forte des multinationales et des marchés financiers ?

Les artisans du bâtiment ont surement de bonnes raisons de manifester. Mais ils devraient le faire avec les salariés et en s'appuyant sur des revendications qui n'amènent pas l'Etat et les collectivités, leurs principaux clients au final, à diminuer leurs investissements !

Les artisans du bâtiment, comme tous les artisans, comme les commerçants et comme bon nombre de PME, ont des intérêts communs avec les salariés : un meilleur pouvoir d'achat de leurs clients salariés et des taxes et impôts mieux répartis vers les plus riches et plus grandes entreprises permettraient de relancer l'activité économique du pays et d'améliorer les conditions de vie des français.

C'est au côté du PCF et du Front de Gauche, le 1er décembre dernier, qu'auraient dû manifester les artisans du bâtiment ! Il n'est pas trop tard pour se joindre à notre combat pour une fiscalité plus jsute et solidaire.

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