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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 09:26

Va t-on assister à la mort d'une entreprise viable dans le seul but d'empêcher la reprise du site par un concurrent ?

La nouvelle est tombée en début de semaine : la direction finlandaise de M-real ne veut pas vendre le site papetier d'Alizay et annonce la fermeture définitive de l'usine pour le 8 novembre.

Deux ans de lutte exemplaire des salariés de la papèterie M-real, autour de leur intersyndicale CGT-CGC et du maire communiste d'Alizay, Gaëtan LEVITRE, vont-ils finir ainsi ?

Une papèterie qui a de l'avenir

2010---17-juin---M-Real---Conseil-municipal-extra--2-.jpgPour mémoire, ce site emploie 330 salariés et fait vivre, avec les sous-traitants, 600 salariés. Autant de familles concernées par la survie du site.

Depuis deux ans, le propriétaire finlandais souhaite fermer l'usine. Pas compétitive selon lui.

La pression des salariés et le soutien de la population, regroupée autour du maire, avec l'aide des communistes locaux, aura permis que deux expertises indépendantes démontrent la viabilité du site.

Mieux ! Les salariés ont construit tout un projet industriel autour du développement durable. Chaudière biomasse à partir de copeaux de bois, désencrage de papier venant d'Île de France, bioéthanol, viscose,... autant de propositions concrètes et argumentées défendues par les salariés pour rentabiliser leur usine.

Le sérieux de ce dossier a été reconnu par tous. En premier lieu, par les conseillers régionaux communistes qui ont bataillé bec et ongles pour faire entrer la filière bois-papier dans le projet régional issu des Assises du développement et de l'industrie (Assises voulues également par les communistes). Les projets biomasse et désencrage sont les plus avancés, avec des engagements de la Région et de l'Etat, notamment en articulation avec le projet de port fluvial qui s'installerait à Alizay, l'alliance de trois moyens de transports en un seul lieu : le fleuve (Seine), le train et la route.

Il y a là un dossier sérieux, soutenu par les pouvoirs publics et porté à bout de bras par les salariés eux-mêmes et par le Comité de soutien présidé par Gaëtan LEVITRE.

Un tel projet a attiré l'attention de 42 repreneurs potentiels !

Après sélection des cinq plus sérieux, ce sont deux d'entre eux qui ont été retenus et sont fortement intéressés par ce projet, une entreprise française qui cherche à améliorer son portefeuille produit et une entreprise thaïlandaise, bien implantée en Asie, et qui cherche à pénétrer le marché européen.

Le sabordage finlandais d'une entreprise rentable

Une entreprise viable, des projets industriels d'avenir et durables, deux repreneurs potentiels : pourquoi est-ce que ça coince ?

C'est là qu'intervient la stratégie d'entreprise du groupe finlandais.

Sous la pression, le ministre de tutelle de la filière bois, le ministre de l'agriculture et de la forêt, Bruno LE MAIRE, a poussé les finlandais à négocier. Bruno LE MAIRE est également le chef de file de l'UMP en Haute-Normandie et candidat aux Législatives dans l'Eure : cela ferait tâche d'abandonner ainsi 600 emplois !...

Mais, ministre ou pas ministre, les finlandais ont décidé de saborder l'entreprise pour éviter qu'un concurrent ne prenne la place ! Si l'entreprise n'était pas viable, ils s'empresseraient de la vendre ! En effet, vendre une entreprise, c'est de l'argent qui rentre alors que fermer une entreprise, cela coûte des sous !

Certains parlent déjà officieusement d'une entente entre producteurs européens de papiers pour maintenir les cours du papier artificiellement élevés. Ce qu'on appelle une entrave à la concurrence et une entente illicite sur les prix. Bruxelles aurait de quoi faire... si elle en avait la volonté.

Le combat continue

En attendant, il faut bien forcer M-real à vendre le site ! L'urgence, c'est en effet la survie du site et le maintien des 330 emplois directs et des emplois induits.

Pour cela, les salariés ne baissent pas les bras. Gaëtan LEVITRE, les conseillers régionaux communistes et les militants communistes non plus.

Autour de notre conseiller régional eurois, Jean-Luc LECOMTE, et avec l'aide du député PCF de Seine-Maritime, Daniel PAUL, des stratégies sont en route pour contrer le groupe finlandais. Cela passe par une pression accentuée sur le gouvernement, SARKOZY et LE MAIRE en premier, pour qu'ils prennent leurs responsabilités auprès des travailleurs français et par une démarche d'engagement forte de la Région dans ce projet.

Espérons que ces stratégies réussissent !

En tout cas, le dossier M-real montre toute l'inhumanité du système capitaliste, son comportement d'ogre, capable de tuer ses propres enfants pour grossir toujours plus.

Cette entreprise est rentable, à un avenir et des repreneurs et le gouvernement se retrouverait dans l'impuissance face à un groupe privé qui refuse de vendre ?

Si le droit à la réquisition n'existe pas, si le droit des salariés à décider de leur propre avenir n'existe pas, alors il faut penser à changer le droit et la société pour que cela soit possible. C'est ce qu'exigent les communistes avec leur projet de Sixième République pour rompre avec une Cinquième République qui fait la part belle au Capital et à la personnalisation du pouvoir !

En attendant, nous sommes de tout coeur avec les salariés de M-real et avec ceux, élus, sous-traitants et citoyens, qui les soutiennent au sein du Comité de défense local.

Nous répondrons présents à toute initiative que jugeront utiles de faire ces salariés. Jusqu'au bout.Marche pour l emploi - Igoville 100310 (2)


 

Dès mercredi 2 novembre, un référé au tribunal d'Evreux est déposé par les salariés. Nous vous informerons des horaires pour que vous puissiez également soutenir cet exemplaire combat.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 09:14

La nouvelle est tombée hier : le groupe finlandais M-real va fermer son site d'Alizay. Le capitalisme n'en finit pas de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ! Il serait temps de réagir !?

IMGP0061.JPGPrès de 600 emplois sont sous la menace dans le secteur d'Alizay, sur le canton de Pont-de-l'Arche. Aux 380 emplois de la papèterie M-Real viennent s'ajouter les emplois des sous-traitants.

Depuis désormais deux ans que les salariés de cette usine se battent avec un soutien total des élus locaux menés par notre camarade Gaëtan Levitre, maire de la commune et conseiller général, l'Etat, la Région et le Conseil général ont dû à leur tour faire pression sur le groupe finlandais pour l'amener à la table des négociations et trouver des repreneurs.

Le site est rentable. L'expertise économique l'a démontré tout comme le nombre des repreneurs potentiels, 5 en juin.

Mais voilà ! Les finlandais préfèrent saborder un outil de travail compétitif plutôt que de le céder à un éventuel concurrent ! M-real est dans le même cas que Continental-Clairoix, il y a deux ans.

Mieux ! Les salariés d'Alizay ont avancé des propositions de diversification qui aboutiraient à créer des emplois sur le site pour des activités industrielles positives pour l'environnement : chaudière biomasse, désencrage de papier, bioéthanol,...

Cette stratégie de terre brûlée de la maison mère finlandaise est à l'image aujourd'hui de ce capitalisme qui préfère saborder des pans entiers de notre économie pour faire plus de bénéfices et gagner des parts de marché. Qu'ont à faire des habitants et des travailleurs ces actionnaires anonymes des grands groupes industriels ?

Autrefois, pour fermer une entreprise, les patrons argumentaient sur le déficit d'une usine, quitte à trafiquer la comptabilité pour arriver au résultat (négatif) escompté.

Aujourd'hui, les patrons ferment même les entreprises rentables dans le seul objectif d'augmenter leurs profits et les dividendes versés aux actionnaires en délocalisant ailleurs les productions ! Plus personne n'est à l'abri !

C'est ce qui menace aujourd'hui M-real et c'est ce qui menace, toujours dans notre région, le site pharmaceutique MSD près de Gisors ! C'est également ce qui est arrivé à Continental ou aux Molex.

Le problème n'est pas et n'a jamais été la rentabilité des travailleurs français. Etudes après études, les organismes internationaux reconnaissent d'ailleurs la grande compétitivité des salariés français(relire :Productivité : les Etats-Unis et la France sont en tête et creusent l'écart ).

Le problème est l'appétit insatiable des actionnaires qui doivent chaque année faire plus de profits que l'année précédente. Une course effrennée au profit qui entraine une compétition au moins cher, au moins écologique, au moins payé, au moins protégé socialement.

Plus globalement, c'est bien cette course à l'argent qui a amené à la financiarisation du capitalisme : les filières de production n'étant pas assez rentables aux yeux des actionnaires, c'est un système de spéculation sur des outils financiers artificiels qui s'est mis en place et qui a mené l'économie mondiale à sa chute en 2008.

Et la spéculation continue : sur les matières premières comme le pétrole, au détriment des consommateurs, sur les denrées alimentaires, au risque de créer des pénuries et des famines, et, maintenant, sur les dettes des Etats !

A chaque fois, même avec la crise, des fortunes immenses s'accumulent pour une petite minorité tandis que la grande majorité de la population éprouve des difficultés croissantes pour trouver du travail, pour se soigner, pour se loger ou, simplement, pour se nourrir.

La crise ? Pour qui ? Liliane Bettencourt ou Bernard Arnaud ont vu leur richesses continuer de croître ces dernières années ! La crise ? Peut-être mais pas pour ces gens-là !

Et les partis de la bourgeoisie, à droite et à l'extrême-droite, comme ceux qui, à gauche, ont renoncé à changer le monde, exigent toujours plus d'efforts collectifs en détruisant les services publics payés par tous et utiles à tous, en reportant l'âge de départ en retraite, en réduisant les remboursements médicaux, en n'augmentant pas les pensions, le SMIC et les minimas sociaux, en créant de nouvelles taxes qui pénalisent d'abord les familles populaires et les classes moyennes.

C'est l'austérité pour le peuple et les bénéfices pour les classes aisées !

Cette semaine, après d'autres mobilisations puissantes, les salariés grecs vont à nouveau se mettre massivement en grève. A l'appel du PAME, syndicat de classe lié au Parti communiste, ils dénonceront des mesures de super austérité qui vont plonger les travailleurs dans la misère et accroître massivement le chômage alors que les responsables de la crise échappent à leurs responsabilités et continuent d'engranger des bénéfices.

Cette semaine aussi, les travailleurs portugais se mobilisant à l'appel des deux grandes centrales syndicales du pays, dont la CGT-P, liée au PC portugais, pour les mêmes raisons que les grecs. Dans ce pays, à la demande du FMI de DSK et Lagarde, et de l'Europe, on exige du peuple portugais : la suppression de la prime de fin d’année des fonctionnaires et des pensionnés au revenu supérieur à 1 000 euros, la diminution progressive de la prime de fin d’année des travailleurs au revenu entre 450 et 1 000 euros, l’augmentation de la TVA à 23 % sur un certain nombre de produits, l’augmentation de prix de l’énergie, la fermeture ou la privatisation de certains services publics, l’allongement du temps de travail d’une demi-heure par jour…

Grèce - KKE occupation AcropoleDe ces actions, vous n'entendrez jamais parler dans les médias français ! Ou alors, seulement quelques lignes, quelques images, de préférence des images de violence s'il y en a, en marge de ces journées d'action.

Il ne faut surtout pas que le travailleur français prenne conscience de l'injustice dont il est victime, de la trahison de ses élites au profit d'une poignée de vautours !

Il ne faut pas non plus que les travailleurs français prennent conscience de leur communauté d'intérêt avec les travailleurs d'Europe et, au delà, du monde entier.

Il ne faut surtout pas que les travailleurs en France décident de suivre les exemples de résistances populaires venus de Grèce, du Portugal ou d'Islande. La solidarité entre travailleurs, entre prolétaires comme on disait autrefois, leur fait peur ! Le slogan "prolétaires de tous les pays : unissez-vous !" hante leurs cauchemars.

A M-real, à MSD comme partout en France, il est temps que se réveille la conscience de classe des travailleurs !

Ce n'est pas des primaires qui changeront notre quotidien mais nos luttes, coordonnées, par delà les métiers, par delà les frontières !

Le combat n'est pas fini pour les M-real, les communistes de Pont-de-l'Arche et de l'Eure continuent le combat à leur côté. Dans cette bataille, comme dans la lutte contre l'austérité et les régressions sociales, il est temps de dire collectivement STOP !

Avec le Front de Gauche, les communistes ont l'objectif de construire un nouveau Front Populaire du 21ème siècle, ouvert, large, depuis le terrain des luttes jusqu'au parlement et à l'Elysée. Rejoignez la bataille ! C'est votre bataille, celle de vos enfants !

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 09:56

Notre département n'est pas épargné par l'agression généralisée contre les acquis sociaux et contre les emplois. Cette semaine, deux entreprises euroises font l'actualité.

La situation de l'emploi ne cesse de se dégrader dans notre département comme partout en France. malgré les magouilles du gouvernement, avec l'aide de Pôle Emploi pour camoufler la hausse du nombre de demandeurs d'emplois, par des radiations forcées notamment, chacun se rend compte que la situation sociale se dégrade chez nous comme ailleurs.

Deux entreprises euroises de grande taille connaissent des difficultés depuis un long moment et leurs salariés se battent, chacun à leur façon, pour préserver l'essentiel : leur outil de travail.

M-Real, Alizay

C'est le cas des papetiers de M-Real, à Alizay, dont nous avons déjà beaucoup parlé.

La lutte des salariés de cette usine dure depuis deux ans désormais et continue d'être soutenue fortement par les communistes locaux et, notamment, par notre camarade Gaëtan Levitre, maire d'Alizay et conseiller général du canton.

Depuis juin, des discussions sont en cours pour trouver un repreneur à cette papéterie rentable, abandonnée par son propriétaire finlandais pour une stratégie financière qui se moque éperdument des salariés et du bassin de vie concernés. Trois candidats restent en lice désormais : un repreneur allemand (un financier : bof !), un repreneur français (solide) et un repreneur thaïlandais (qui cherche à s'implanter en Europe). Deux soucis demeurent :

  • la boîte finlandaise, sachant la papèterie rentable, cherche quand même à fermer le site malgré des négociations menées avec les repreneurs ;
  • les repreneurs ne s'engagent pas, pour l'instant, à maintenir l'emploi sur deux ans.

La pression locale a poussé notre gouvernement, et particulièrement Bruno Le Maire (ministre des forêts), à s'investir dans cette lutte. Une rencontre aura lieu entre le groupe finlandais, le gouvernement et les salariés demian matin à 9 h.

Fidèles à leur stratégie, les salariés et les élus locaux se mobilisent demain matin. nous vous invitons à aller leur prêter main forte : demain, mercredi 5 octobre, blocage du rond-point d'Alizay, à partir de 9 h

MSD-Organon, Eragny/Epte

Parallèlement, ce sont les salariés du site pharmaceutique MSD d'Eragny/Epte, à côté de Gisors, qui se battent pour empêcher la fermeture d'un site qui produit des produits hauts de gamme (dont de l'insuline) par le leader mondial de l'industrie pharmaceutique, le groupe Merck.

Dans ce cas aussi, le problème est la recherche de la rentabilité maximum, quitte à sacrifier des centaines d'emplois et, même, des molécules vitales pour les malades !

Les négociations peinent à avancer et le comité de défense du site, mené par notre camarade Marcel Larmanou, maire et conseiller général de Gisors, a choisi de frapper un coup aujourd'hui, par une manifestation de soutien, mardi 4 octobre, à 11 h à Gisors.

Même s'il est trop tard pour appeler à cette manifestation (et y aller !), nous sommes de tout coeur avec ces salariés et nous ne pouvons que les inviter à poursuivre la lutte. Après tout, seules les batailles qu'on ne mène pas sont perdues d'avance ! !...

Après Sealynx, il y a quelques semaines, voilà deux conflits qui démontrent à la fois la nocivité d'un système capitaliste prêt désormais à sacrifier aussi des sites industriels rentables, et la résistance ouvrière à ces attaques.

Ce sont ces résistances qu'il faut développer, loin des débats télévisés et des querelles de personnes !

Les communistes offrent ce soir une tribune aux salariés et aux associations qui luttent pour l'emploi et la solidarité.

A 18 heures, à la Halle aux toiles de Rouen, au meeting du PCF haut-normand, vous entendrez un autre son de cloche que le ronron médiatique qui nous endort pour mieux nous euthansasier !

L'heure, au contraire, est à la résistance !

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 11:03

Ce mercredi 7 septembre, une interview de Bruno Le Maire dans "Paris-Normandie" lève le voile sur les choix politiques ultra-libéraux du ministre de Sarkozy. Pour les français et les eurois, ce sera encore plus d'austérité.

Ancien député de notre circonscription, Bruno Le Maire cumulait déjà les postes de conseiller municipal d'Evreux, de conseiller régional de Haute-Normandie et de ministre de l'agriculture de François Fillon avant de récupérer la responsabilité de la rédaction du programme présidentiel de Nicolas Sarkozy.

En dehors du fait que cette nouvelle tâche démontre la fidélité de Bruno Le Maire à Sarkozy et à ses actes, on se demande comment il peut gérer toutes les responsabilités qu'il a pris en charge ? Il est vrai que la mairie d'Evreux ne l'occupe pas trop : on ne le voit pas en conseil municipal et seulement de manière très exceptionnelle en ville. Et, dans le domaine de l'agriculture, son rôle consiste essentiellement à calmer les agriculteurs en laissant Bruxelles et l'Europe démanteler notre agriculture pour le bénéfice des industriels et de la distribution. Un emploi bien payé mais peu prenant, finalement.

C'est donc aux Présidentielles 2012 et à son mentor Nicolas Sarkozy que Bruno Le Maire consacre l'essentiel de son énergie en ce moment. L'article de "Paris-Normandie" nous dévoile le fond de sa pensée, dans le moule de l'idéologie libérale économiquement et rétrograde socialement de la droite sarkozyenne.

Bien que seule une minorité de français fasse encore confiance en Nicolas Sarkozy sur le plan économique, notre conseiller municipal - conseiller régional - ministre voit encore le Président (des riches) comme seul "capable de faire face à la crise économique sans précédent que nous connaissons". Méthode Coué au regard du bilan désastreux de ces dernières années.

Pour lui, sauver notre économie, ce serait avoir "le courage de réduire les dépenses publiques" par le bais donc de "réductions de dépenses". Chacun sait pourtant qu'une entreprise qui n'investit pas, dans la recherche, dans le matériel ou dans le personnel, est une entreprise qui périclite. La droite qui aime toujours comparer un pays à une entreprise devrait le savoir ? De plus, l'exemple grec, après des décennies d'austérité appliquée aux pays du Tiers-Monde par le FMI, démontre le danger que représente ces politiques de réduction à tout prix des dépenses publiques et de privatisations. Chute de la croissance, explosion du chômage et de la misère et, finalement, déficit qui se creuse encore plus sont les conséquences connues de ces programmes de rigueur ou d'austérité. Bruno Le Maire envisage finalement de vieilles recettes libérales qui n'entraineront que de néfastes conséquences pour notre pays et notre peuple.

Pris d'un élan patriotique, il justifie cette nécessaire austérité en parlant de "l'indépendance de la France". Il fait là aussi référence à la Grèce et à d'autres "pays européens" : "on leur dicte leur politique économique, on leur dicte leur politique sociale".

Bruno Le Maire peut-il nous dire où est l'indépendance de la France quand ce sont des agences de notation privées et à la solde des marchés financiers qui décident de la solvabilité de notre pays, quand la France applique avec zèle et soumission des directives européennes qui s'opposent à la volonté populaire et aux intérêts de la Nation ? Où est également la souveraineté de la France quand notre pays n'a plus de contrôle sur sa monnaie, donc sur sa politique économique ? L'indépendance de la France apparait ici comme un simple slogan pour faire croire à la nécessité d'un plan de super austérité dont on sait qu'il ne pénalisera que les travailleurs !

Pour tromper son monde, Bruno Le Maire parle de sa convction de la nécessité d'un "état fort". Un discours gaulliste dans la bouche d'un exécutant zélé de la casse du service public issu de la Libération : voilà qui est balaise !

L'exemple de l'Education nationale, dans les propos de BLM, est quasiment du domaine de la prestidigitation. Notre multi-carte de l'UMP souhaite demander aux enseignants d'être "davantage devant les élèves" : c'est sûr qu'en supprimant entre 15 et 16 000 postes d'enseignants chaque année, la droite commence sérieusement à faire des trous dans le maillage scolaire français ! Demander aux profs de compenser en faisant des heures sup', voilà qui est nouveau ! Pas sûr que ce soit réaliste ni profitable pour les enfants !

Bref ! Le moins normand des élus eurois tente de montrer un visage jacobin et social tout en oeuvrant à la mise en place d'une société libérale et inégalitaire. Même cet éminent membre du gouvernement et proche de Sarkozy a du mal à assumer la ligne politique de son mentor de Président et son bilan politique et économique ! C'est pour dire !

Bruno Le Maire n'est finalement qu'un des nombreux rouages de la machine ultralibérale, un serviteur discipliné des marchés financiers qui cherche à profiter auprès de l'électorat réactionnaire de sa proximité avec Nicolas Sarkozy tout en prenant ses distances avec lui pour garder une image modérée, voire sociale, auprès d'une population effarée par le champ de ruines laissé par quatre ans de sarkozysme et deux ans de crise capitaliste.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 10:28

Marche pour l'emploi le jeudi, hausses de tarifs le vendredi : emploi et pouvoir d'achat restent au coeur de la réalité économique et politique des travailleurs.

Jeudi 30 juin, la Marche pour l'emploi qui s'est tenue à Alizay a été une réussite. 600 personnes ont participé à cette marche, pourtant organisée en plein après-midi.

Autour des salariés de la papeterie M-real, ce sont de nombreux travailleurs d'autres entreprises du bassin économique (Sanofi, Manoir Industries), de sous traitants (UPS), de la filière papetière (Filpac-CGT en nombre !) ou du département (Terrioriaux d'Evreux, ...) qui avaient rejoint le cortège.

Des habitants des communes concernées et leurs élus ont également participé à cette marche. En tête, le maire d'Alizay et conseiller général de Pont-de-l'Arche, Gaëtan Levitre.

Le cortège était dynamique, bon enfant et, surtout, motivé pour poursuivre la bataille industrielle autour de cette papeterie et des projets de diversification qui s'inscrivent dans les projets du Grenelle de l'environnement : désencrage de papiers, chaudière biomasse, bioéthanol,...

C'est cette dynamique, ce bouillonnement d'idée et cette prise en compte de l'avis des salariés qu'est venu soutenir le député communiste André Chassaigne, seule personnalité d'ampleur nationale à avoir fait le déplacement.

Avec lui et les 150 militants et élus communistes présents, les salariés de la papeterie et les sous-traitants savent qu'ils peuvent compter sur des appuis fidèles et sincères pour maintenir les emplois et même développer l'industrie papetière autour des projets défendus par les salariés et leurs syndicats, CGT et CFE-CGC.

Il serait difficile de citer tous les élus présents, côté communiste. Autour de Gaëtan Levitre et d'André Chassaigne,  étaient présents Jacky Fleith, maire de Montaure, et Daniel Bellavoine, maire de Charleval, accompagnés d’élus municipaux du canton et des cantons voisins.

Était présent également, Jean-Luc Lecomte, conseiller régional et adjoint au maire de Vernon, accompagné d’autres élus vernonnais.

Marcel Larmanou, maire et conseiller général de Gisors était venu avec plusieurs de ses adjoints, en solidarité avec les M-Real, lui qui se bat pour la défense du site pharmaceutique Organon - MSD d’Éragny-sur-Epte.

Plusieurs élus ébroîciens avaient fait le déplacement comme José Laheye, Thierry Desfresnes et Laurence Chapelle.

D'évidence, les salariés de la papeterie M-Real et leurs syndicats n'ont pas l'intention de baisser les bras et de laisser fermer leur entreprise. Bruno Le Maire et le gouvernement devront en tenir compte et passer des paroles aux actes sur ce dossier.

La bataille des M-Real devient le symbole de la résistance ouvrière à la désindustrialisation organisée par le capital et le gouvernement.

L'été, il n'y a pas que les températures qui montent !

Le 1er juillet est aussi l'occasion d'une flambée de nombreux tarifs. Des hausses largement au dessus d'une inflation qui ne représente désormais plus qu'un chiffre bidon, tant la réalité vécue par les salariés est aujourd'hui celle d'un pouvoir d'achat rogné sans cesse par des prix qui grimpent au rythme des dividendes des actionnaires.

Ainsi, la facture d'électricité des ménages augmente de 2,9% au 1er juillet. Le prix du timbre pour les envois de lettres de moins de 20 grammes augmente de deux centimes, passant de 0,58 à 0,60 centimes. 

Il faudra aussi compter sur les hausses dans l'alimentaire qu'on nous prépare à accepter en nous assénant des demies vérités sur la sécheresse et les baisses de production. Si seulement les producteurs en profitaient ! !...

Côté producteurs justement, le SMIC n'augmentera pas au 1er juillet pour la première fois ! Il parait que l'inflation n'est pas assez forte ? La perte du pouvoir d'achat "officielle" (inflation) doit être de 2 % minimum pour que l'Etat condescende à rééquilibrer un peu les choses.

Pour les chômeurs, c'est la même chose avec une réévaluation de 1,5 % au niveau de l'UNEDIC. Moins que l'inflation.

Si se battre pour sauver ses emplois reste une réalité pour les salariés menacés de licenciements, la bataille pour la réindustrialisation d'une filière et la solidarité interprofessionnelle sont des batailles qui mobilisent rarement. La mobilisation autour de l'avenir de la papeterie M-Real est, sur ce point, exemplaire.

De la même façon, une riposte globale à la perte de pouvoir d'achat que connaissent tous les salariés est à organiser. C'est ce à quoi s'emploie le parti communiste au travers de sa campagne de Front uni contre la vie chère.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 08:53

Les communistes de Saint André et du sud de l'Eure s'associent pleinement aux actions menées par les salariés de la papeterie M-Real pour sauver leurs emplois. Ils suivent en cela des élus locaux et les communistes du canton de Pont-de-l'Arche qui ont constitué un Comité de défense et de développement de l'emploi chez M-Real, comité présidé par le maire et conseiller général communiste Gaëtan LEVITRE.

Au verso de cet appel, une relance de notre campagne de Front uni contre la Vie chère a été faite. Emploi et pouvoir d'achat : deux préoccupations majeures pour les salariés que les communistes ont bien l'intention de mettre sur le devant de la scène durant les mois à venir, au côté des services publics.

En ce sens, nous avons distribué vendredi matin un tract départemental qui présente la MARCHE pour l'EMPLOI qui se partira jeudi prochain de la papeterie à 15 h pour défendre tous les emplois industriels menacés dans le département, en premier lieu chez M-Real, mais aussi chez Sealinx à Charleval ou Organon-MSD à Eragny/Epte près de Gisors.

Sur le marché de Saint André, à la SOFRASTOCK (SFKI) ou chez Federal Mogul, ce sont près de 500 tracts qui ont été distribués, avec un accueil très positif globalement.

La riposte est possible, tant sur le pouvoir d'achat que sur le dossier de l'emploi industriel !

Les communistes y contribueront.

Ils seront là, jeudi prochain, au côté des M-Real et vous invitent à y participer :

MARCHE POUR L'EMPLOI

Jeudi 30 juin

15 h

Départ : papeterie M-Real à Alizay

 

30-juin---marche-pour-l-emploi---Recto.JPG

Tract-marche-pour-l-emploi--Verso.JPG

Télécharger ces tracts dans la rubrique "Idées" en colonne de gauche du blog.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 10:42

Pour ce mercredi 15 juin, les élus du Conseil général de l'Eure accueillent le directeur de l'Agence Régional de Santé, nouvelle entité chargée par le gouvernement de gérer la pénurie médicale au niveau régional par le gouvernement Sarkozy.

La situation de la santé dans l'Eure est préoccupante.

Notre département se situe en dernière position des départements métropolitains en terme de densité en médecins généralistes avec 186 médecins pour 1 000 habitants, quatre fois moins qu'à Paris, par exemple. Et encore, il s'agit d'une moyenne qui se traduit par des situations beaucoup plus tendues dans de nombreux secteurs de l'Eure, dans l'ouest, le sud et le centre du département.

Au niveau des médecins spécialisés, la situation est encore pire. Un grand nombre d'entre nous sait de quoi je parle : quand il s'agit de prendre un rendez-vous chez un ophtalmologue, de trouver un pédiatre ou un gynécologue, c'est un véritable parcours du combattant !

La couverture hospitalière est également en situation difficile. Le nouvel hôpital d'Evreux est complètement engorgé. le temps d'attente aux urgences est inadmissible : 6 heures pour croiser un médecin est devenu la règle !

Pour ce qui est des autres hôpitaux, les batailles pour sauver les services de maternité ou de chirurgie traduisent le désinvestissement croissant de l'Etat dans le domaine de la sécurité sanitaire de la population.

Que nous apprend le directeur de l'ARS ?

Au travers d'un superbe discours en bois, présentant sous de beaux jours la politique sanitaire dont il a la charge, c'est la philosophie même de la politique de santé de la droite qui transparait.

On apprend ainsi qu'il a un budget bloqué et que, même s'il s'affirme indépendant dans son fonctionnement, il doit faire face à des décisions gouvernementales et répondre à des objectifs chiffrés. Pour l'ARS, il faut faire avec et gérer la situation, inciter les médecins à s'installer dans l'Eure simplement en les faisant faire des stages d'internat dans le département. Il reconnait lui-même que l'interdiction faite aux infirmières de s'installer dans des zones où elles sont en grand nombre est une bonne solution, qui marche, mais refuse de l'envisager pour les jeunes médecins.

De même, la chute brutale du numerus clausus entre 1992 (gouvernement Juppé) jusqu'en 2 000 est mis sur le dos des syndicats de médecins. En passant de 7 000 à 3 500 le nombre de médecins formés par an en France durant cette période, le remplacement des médecins partant en retraite était clairement remis en cause. La droite aux affaires le savait ; mettre cette décision sur le seul dos des médecins est une manière de se dédouaner facilement.

Au final, c'est surtout une logique comptable qui ressort des propos du directeur de l'ARS.

On parle enveloppe budgétaire globale, réduction des dépenses, rationalisation et concentration des moyens techniques hospitaliers sur Evreux et Vernon,...

Rien sur les besoins sanitaires de la population, sur l'explosion des frais médicaux non remboursés, sur la précarité croissante de la population, sur des politiques de prévention des maladies, sur l'expression des usagers sur cette question ! !...

Rien non plus sur l'obligation des hôpitaux publics d'assurer des urgences 24 h / 24 alors que le privé en est dispensé mais qu'on lui confie des secteurs juteux comme la coronographie !

Rien enfin sur les médecins étrangers hors Union européenne menacés de ne plus pouvoir exercer leur profession en France alors qu'ils sont 6 700 en France et font tourner de nombreux services hospitaliers dont la quasi totalité des services d'urgence !

Il n'y a rien de surprenant à n'avoir aucune réponse de la part d'un serviteur du gouvernement sur les difficultés essentielles de santé en France car la politique gouvernementale vise justement à destructurer l'offre sanitaire française.

C'est la même logique qui prévaut pour la Sécurité Sociale, comme pour l'Education Nationale et l'ensemble des services publics : assécher financièrement ces services (en partie pour faire des économies), les désorganiser et en abaisser la qualité pour orienter de plus en plus d'usagers du public à devenir des clients du privé... pour ceux qui peuvent payer bien sûr !

Loin d'être inévitables, ces décisions de gestion au rabais de la santé peuvent être combattues.

D'autres choix sont possibles, faisant la part belle aux politiques de prévention : dépistages, vaccinations, prévention du tabagisme et de l'alcoolisme, suppressions des facteurs de risques professionnels et alimentaires, etc...

On sait que la prévention a un coût, mais un coût qui permet de faire d'énormes économies en soins et médicaments par la suite !

D'autre part, le maintien d'un maillage en médecins et spécialistes, en hôpitaux et maternités, est également essentiel pour assurer une couverture sanitaire de qualité auprès de la population. Il faut donc assurer une formation plus importante en médecins, spécialistes et infirmier(e)s afin d'assurer le renouvellement des générations, quitte à assurer un fléchage des installations vers les secteurs géographiques et les spécialités en déficits.

Pour le financement, entre les ardoises de l'Etat envers la Sécu et les nombreux allègements de charges sociales des entreprises non compensés par l'Etat, il y a de quoi faire. De même, un contrôle plus strict des tarifs des médicaments ne devrait pas tuer les multinationales du médicament dont les bénéfices atteignent des sommets himalayens.

Considérer la santé comme un domaine qui doit échapper aux critères de gestion du privé et, plus loin encore, au secteur marchand, est une idée essentielle pour réorienter l'ensemble des politiques sanitaires vers un objectif unique : assurer la protection sanitaire et médicale de la population.

Aujourd'hui, au delà des restrictions budgétaires, la droite cherche avant tout à offrir le marché médicale au secteur privé : cliniques, assurances, entreprises pharmaceutiques,...

La santé ne peut pas être laissée au privé et devenir un marché où les entreprises privées viennent pour faire des profits. C'est donc d'autres choix politiques dont a besoin le secteur de la santé, des choix que doivent imposer les personnels médicaux et la population avec l'aide des forces politiques opposées au libéralisme et à la dérégulation. En clair, c'est au monde médical, aux citoyens et aux forces anticapitalistes d'imposer d'autres critères de gestion de la santé si l'on veut maintenir une offre de santé digne d'un pays développé, une offre de santé accessible à tous et de qualité.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 08:58

Le groupe finlandais propriétaire de la papèterie M-Real d'Alizay annonce la mise en vente du site. Si en septembre le site n'est pas vendu, ce sont 330 emplois directs qui disparaitront.

La mauvaise nouvelle est tombée hier : le groupe finlandais propriétaire de la papèterie M-Real d'Alizay (canton de Pont-de-l'Arche) se sépare de trois unités de fabrication en Europe. Deux sites sont en Allemagne, le troisième site concerné est le site eurois.

Marche-pour-l-emploi---Igoville-100310--2-.jpgM-Real, ce sont 330 salariés restant après la fermeture de la fabrication de pâte à papier l'an dernier. Une lutte féroce des salariés de l'entreprise, avec leurs syndicats CGT et CGC, s'était organisée, soutenue par un Comité de défense présidé par notre camarade et maire d'Alizay Gaëtan Levitre.

Mais M-Real se sont aussi des projets d'avenir défendus par les salariés et le comité de défense, comme un projet de chaudière biomasse (à partir de fibres de bois) ou une unité de désencrage du papier (qui viendrait par le fleuve de la Région parisienne).

Les salariés de M-Real n'ont bien entendu pas l'intention de baisser les bras. Le comité de défense se réunit dès mardi soir en mairie d'Alizay.

Andrée Oger et les communistes du canton soutiennent bien évidemment cette bataille, comme ils l'ont fait en 2009-2010, et seront sur le terrain et dans les instances élues pour défendre ce site et ses projets d'avenir.

On se souvient dans cette lutte des engagements de Bruno Le Maire, toujours ministre de l'agriculture et de la forêt, qui avait annoncé médiatiquement l'existence d'un repreneur pour le site l'an dernier. Un mensonge complet, le temps que les médias se calment et que monsieur le ministre soit élu à la Région.

Il sera encore nécessaire d'interpeler les responsables politiques de ce pays, particulièrement ceux présents dans le département, comme messieurs Le Maire et Morin, dont les engagements oraux sont toujours tonitruants et les bilans réels désespérément calamiteux.

Parmi les interpellations, posons-nous la question des coûts de nos interventions militaires à l'étranger et de leurs justifications ?

Gérard Longuet, successeur de Hervé Morin au ministère de la guerre, a reconnu hier devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale que le coût de notre intervention en Libye se montait à environ 1 000 000 euros par jour, soit environ 50 millions d'euros depuis le début du conflit ! Sans compter que les jours passent et que l'ardoise s'allonge sans qu'une solution politique ne prenne forme sur le terrain libyen.

Combien d'entreprises et combien d'emplois aurions-nous pu sauver avec cet argent ?

De la même façon, la présence française en Afghanistan se justifie t-elle ? Alors que la cause initiale de l'intervention occidentale dans ce pays, la présence supposée (et fausse !) d'Oussama Ben Laden, est désormais réglée, peut-être faudrait-il faire le bilan humain (des dizaines de soldats français morts), financier et surtout politique de notre présence en Afghanistan ? Le rejet d'une grande part de la population de la présence occidentale alimente et renforce les talibans, sans régler ni la misère ni la corruption dans ce pays.

Libye ou Afghanistan sont des gouffres financiers pour les finances publiques de la France et des erreurs géopolitiques.

La priorité actuelle des français, c'est le pouvoir d'achat.

Une priorité indissociable d'une politique de l'emploi.

Alors, au moment où le gouvernement sort le flûtiot social pour charmer l'électorat populaire, il y a possibilité de faire pression sur lui, par le biais d'un de ses ministres, pour le forcer à agir.

Le combat des M-Real, c'est le combat pour l'emploi dans l'Eure ! C'est aussi une bataille pour un nouveau mode de développement, plus durable.

Les occasions de soutenir les M-Real vont se présenter dans les semaines à venir. Nous vous en reparlerons et nous vous inviterons à y participer..

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 09:11

Andrée Oger s'est exprimée publiquement en faveur des élus de l'agglomération d'Evreux sanctionnés par le maire d'Evreux après leur refus de voir instauré un nouvel impôt sur le dos des ménages.

Au lendemain des élections cantonales (le 28 mars), Michel Champredon, maire d'Evreux et Président de l'Agglomération d'Evreux faisait voter par le conseil d'agglo une nouvelle taxe pour compenser la disparition de la Taxe Professionnelle (TP) et permettre le financement d'un certain nombre de grands projets.

Le danger de cette taxe, les communistes l'annoncent depuis que la droite de Sarkozy a lancé le projet de supprimer la TP, suppression réalisée l'an dernier. Un véritable transfert de charges des entreprises vers les salariés, dans la logique de toutes les mesures fiscales de la droite.

Aujourd'hui, c'est vers les ménages que se retournent un certain nombre de collectivités pour obtenir de nouveaux financements d'où son surnom de "Taxe ménages". Un nouvel impôt qui coûtera près de 140 € par foyer ! Les communistes sont contre depuis le début. Ils rappellent que le programme sur lequel ils ont été élus, avec Michel Champredon, ne prévoyait pas de création d'un nouvel impôt !

C'est donc logiquement que les communistes d'Evreux et de son agglomération, avec leurs élus, se sont exprimés AVANT ce vote CONTRE cette nouvelle taxe.

Lors du conseil d'agglomération du 28 mars, avec les élus communistes d'Evreux, ce sont 32 élus de l'agglomération qui ont voté contre ou se sont abstenus sur la question de la création de ce nouvel impôt.

Il n'en n'a pas fallu plus pour que le maire d'Evreux prenne des sanctions contre trois élus qui se sont vus retirer leurs délégations au sein de l'agglomération. Sophie Buquet-Renollaud, Claude Béhar et Thierry Desfresnes.

Michel Champredon est déjà coutumier du fait puisqu'il avait déjà sanctionné trois élus communistes en novembre 2009 pour la même raison, leur refus de cette taxe. A l'époque, Thierry Desfresnes (déjà !), Laurence Chapelle et José Laheye avaient dû batailler ferme avec le soutien de centaines d'ébroïciens pour ramener le maire d'Evreux à la raison.

Cette fois-ci, rebelote.

Notez-bien que les élus sanctionnés n'ont pas bloquer le budget de l'agglo ! Deux budgets étaient proposés : celui avec la nouvelle taxe, soutenu par le maire, et un budget alternatif, sans taxe et avec moins de projets grandioses. C'est ce dernier qu'ont soutenu les élus sanctionnés. Pourquoi en proposer deux si les élus ont obligation de voter comme le chef ?

Une fois encore, c'est la démocratie qui trinque ! En mettant en plus des sanctions financières dans le débat, Michel Champredon joue un jeu dangereux qui risque de décrédibiliser un peu plus son équipe et de salir l'image de la gauche en général.

C'est bien pourquoi, avec les élus sanctionnés et les communistes d'Evreux, Andrée Oger a fait le choix de soutenir ces élus et de demander publiquement la levée des sanctions prises contre eux. Par ce soutien, Andrée Oger, qui connait bien les difficultés sociales des eurois, marque également son refus d'une nouvelle taxe qui va ponctionner des familles durement touchées par l'austérité salariale et l'explosion des prix.

Alors, une nouvelle fois, avec Andrée Oger, soutenons les élus d'Evreux sanctionnés par Michel Champredon !

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 08:43

Le CODERPA de l'Eure a tenu son assemblée jeudi 7 avril au Conseil général.

Le CODERPA regroupe les organisations représentatives des personnes âgées (dont les syndicats de retraités) et les structures en charge des séniors.

Andrée OGER, vice-présidente du Conseil général en charge des personnes âgées etdes personnes handicapées, a présidé cette assemblée. En voici le discours :

Je suis très heureuse de présider encore cette année cette assemblée générale du CODERPA de l’Eure qui a réalisé sous la direction éclairée, vigilante et très active de Monsieur Marre du bon travail. Il a constitué un bureau très solidaire, qui réalise un travail régulier, efficace et que nous apprécions tous.

Les divers exemplaires de notre journal « Présence » en témoignent. Ils montrent aussi, à l’envie, que les diverses commissions fonctionnent bien et régulièrement . Félicitations à leurs Présidents ainsi qu’à tous leurs membres.

Je tiens aussi à remercier Véronique Paparis,  mise à disposition du Coderpa  par le CG qui, toujours avec le sourire, apporte toute sa compétence et son dévouement à ces actions.

Je voudrais aussi excuser Monsieur Curial qui, en ce moment même nous représente à l’ARS et qui ne peut donc être avec nous.

Une année a passé depuis notre dernière Assemblée générale et  beaucoup de choses ont bougé dans notre pays, des bonnes : un peu et des très inquiétantes : beaucoup comme la réforme des retraites.

Le Coderpa, organisation représentative des personnes retraitées se doit de réagir et de faire connaître ses positions.

Le CODERPA de l’Eure effectue un travail de proximité intéressant : il visite des maisons de retraite, organise des réunions de réflexion sur des questions de société, il travaille en bonne intelligence et en confiance avec le CG.

Mais il y a au plan national des projets en cours sur lesquels nous devrions nous pencher. Je pense à la réforme promise sur la dépendance. Cela nous concerne tous et il me semblerait normal que tous les CODERPA de France et de Navarre établissent une espèce de cahier des charges listant nos exigences.

Et comme je suis en charge,  au niveau du département, de la mise en place du dispositif actuel, j’ai quelques idées sur ce sujet.

D’abord nous sommes loin de l’égalité de traitement de toutes les dépendances, pourtant promise par la loi de 2005.

Je m’explique : au travers d’un exemple précis : vous êtes sourds à 58 ans, votre appareil auditif (3000 €) est pris en charge par la SS à hauteur de 200 € environ, le reste sera pris en charge par la PCH et le fonds de compensation parce que vous êtes considérés comme handicapés. C’est bien.

Mais si cela vous arrive après l’âge de la retraite,  vous n’aurez rien de plus que la participation dérisoire de la SS car vous n’entrez plus dans la catégorie handicap mais personnes âgées. C’est injuste et intolérable. Il en est de même pour tout autre équipement : fauteuil roulant, aménagement de la maison etc.

Si vous avez un cancer ou une grippe, c’est la solidarité nationale qui prend en charge vos frais médicaux au travers de la SS . Mais si vous devenez dépendant pour cause de vieillesse, ce sera la famille et le département qui devront régler la note. Cela aboutit à de grandes inégalités suivant bien sur les revenus de la personne, de sa famille ou…du département. Or, notre République est basée sur l’idée d’égalité de traitement, il faut trouver des solutions nationales, les mêmes pour tous.

Et si le financement doit être national, la mise en application sur le terrain doit continuer à être confiée à des collectivités de proximité qui ont des contacts étroits avec les CCAS des communes et avec les organismes de soins et qui ont montré leur compétence en ce domaine.

Je suis très inquiète sur le recours envisagée à des assurances privées : il est évident qu’elles ne prendront pas en charge les personnes dépendantes actuelles qui n’ont jamais cotisé ni celles proches de l’age de la retraite qui n’auront pas suffisamment cotisé. Et la préoccupation première des compagnies d’assurance c’est plus le bénéfice reversé aux actionnaires que la satisfaction des besoins des personnes assurées.

Je suis aussi inquiète sur la proposition de recours sur héritage : on ne récupère pas les frais  de santé sur votre héritage, pourquoi récupérerions- nous les frais de dépendance ? Cette mesure va mettre la zizanie dans les familles et va entraîner le renoncement aux soins dans beaucoup de cas.

Enfin je crains, il en avait été question, qu’on exclut du système les moins dépendants parmi les dépendants, ce qu’on appelle dans notre jargon les GIR 4. Cela aurait pour conséquence de les conduire faute de soins et de sollicitations,  beaucoup plus rapidement à la grande dépendance. En effet la prévention de la dépendance  est une question importante et doit être étudiée en même temps.

Excusez moi d’avoir été longue et un peu technique, mais ces questions sont importantes, nous avons notre mot à dire car cela nous concerne tous.

Je voudrais seulement ajouter que le CG de l’Eure applique au mieux l’APA sous sa forme actuelle, nous avons même reçu un prix d’excellence des mains de la secrétaire d’Etat chargée des personnes âgées à Paris en ce début d’année.

Dans le budget du département, les dépenses concernant ce secteur sont passées de 22 millions d’euros en 2004 à 35 millions cette année. L’état participe, lui, toujours de la même façon : 11 millions en 2004 cela représentait 50% de la dépense, il verse toujours 11 millions aujourd’hui ce qui ne représente plus que 28% de notre dépense.

Cela  devient de plus en plus dur de faire nos budgets surtout qu’on supprime nos recettes : la TP par exemple.

Voilà donc des sujets de réflexion et de travail que je me permets de vous suggérer !

Bon courage à tous !"

 

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