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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 09:27

Champagne ! La France caracole en tête de peloton européen au niveau des naissances ; les médias sont ravis. Mais que va t-on faire de tous ces bambins quand ils arriveront dans des écoles sans enseignants ?

Depuis plusieurs années, la France connait un rebond de natalité historique avec autour de 800 000 naissances tous les ans. 2010 bat un record avec 828 000 naissances. Ces bons chiffres placent la France en haut du classement européen avec un taux de fécondité de 2,01 enfants par femme (en âge d'avoir des enfants), juste derrière le 2,07 irlandais.

On ne peut pas se plaindre de ce chiffre qui tord le cou à l'un des arguments des partisans de la mise à mort de la retraite par répartition, celui du manque de jeunes à l'avenir pour payer nos retraites.

Par contre, il faut mettre cette forte natalité française en parallèle avec les suppressions continues de postes d'enseignants en France. Il y a quelques années, la droite faisait encore l'effort de justifier ces suppressions de postes (et fermetures de classes) par une baisse des effectifs dans les écoles, collèges et lycées.

Aujourd'hui, les effectifs scolaires montent mais le gouvernement continue de supprimer des postes d'enseignants.

11 200 enseignants de moins en 2008, 13 500 enseignants de moins en 2009, 16 000 enseignants de moins en 2010, 16 000 nouvelles suppressions de postes annoncées à la rentrée 2011,... C'est une véritable hémorragie que connait l'Education Nationale ! Ce sont 350 postes qui seront supprimés à la rentrée 2011 sur notre Académie (27 + 76) : combien de classes en moins pour notre canton ? Combien d'enseignants en moins dans nos collèges de Saint André, d'Ezy,...?

Classes surchargées, écoles rurales qui ferment, enseignants non remplacés, jeunes non formés mis directement devant les élèves, appels à l'intérim (Si ! Si !), ... l'enseignement se dégrade et laisse la place libre, le "marché de l'éducation", aux écoles confessionnelles privées et aux entreprises privées de cours particuliers. Pour ceux qui en ont les moyens !

Le résultat, c'est qu'aujourd'hui la part des jeunes issus des classes populaires dans les études supérieures est tombée de 35 % à 31 % entre 2006 et 2010. Entre un taux d'encadrement qui chute dans les quartiers populaires et le coût des études qui flambe (droits d'inscription, mutuelles, logement, fournitures,...), rien d'étonnant, malheureusement.

L'Education n'est plus la priorité de la France depuis des années.

L'abandon de notre jeunesse s'est accéléré avec l'arrivée de Sarkozy à l'Elysée. C'est un choix politique de baisse des dépenses de l'Etat qui affecte directement le poste budgétaire le plus important, celui de l'enseignement.

Maintenant, on peut se lamenter sur la réalité. On peut aussi chercher des explications simplistes en accusant les enseignants qui restent...

Le mieux n'est-il pas d'exiger que l'éducation redevienne LA priorité nationale ?

Car l'éducation des jeunes, ce sont les emplois qualifiés de demain, l'avenir de nos enfants mais aussi l'avenir de notre économie et de notre système de retraite.

Samedi 22 janvier, partout en France, des rassemblements auront lieu pour protester contre ces suppressions de postes. Les communistes seront présents.

Sur Evreux, contre les suppressions de postes dans l'enseignement, rassemblement samedi à 14 h 30 au Miroir d'eau, face au "Forum".

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 15:14

En ce début de nouvelle année, je veux tout d'abord vous souhaiter une bonne année 2011 à vous et à ceux qui vous sont chers.

Je souhaite aussi vous remercier pour le travail que vous effectuez tous les jours au service des eurois, un travail rendu difficile ces dernières années par la situation de plus en plus précaire de nombreux eurois et par la situation financière de notre département, victime lui aussi de la crise mais, surtout, d'un Etat qui compense de moins en moins les nombreuses charges financières qu'il a transféré aux collectivités départementales.

Après une année 2010 marquée par l'importante mobilisation des salariés pour défendre le droit à la retraite à 60 ans, l'année 2011 est lourde de menaces, notamment pour nos collectivités.

Comment ne pas s'inquiéter face à une réforme territoriale dénoncée par tous les conseils généraux, de droite comme de gauche, et qui va faire perdre à nos collectivités de nombreuses compétences et la possibilité même d'initiative envers nos communes, nos entreprises et nos associations ?

Comment ne pas s'inquiéter de l'annonce d'une réforme de la dépendance qui veut faire peser sur les personnes âgées et leurs familles des coûts aujourd'hui pris en charge par la solidarité nationale, notamment les cotisations sociales des salariés et des entreprises ?

Quand on pense au milliard d'euros que madame Bettencourt a offert à son ami photographe ! Que ne pourrait-on faire dans notre département avec autant d'argent !...

C'est à cause de tels affaires et des sommes faramineuses versées au secteur bancaire et financier fin 2008 que nombreux sont ceux qui, parmi nous, ont pris conscience de l'égoïsme et du gâchis qu'entraine cette société.

A de nombreuses reprises dans son histoire, notre peuple a montré sa capacité de résistance et a pu inverser des dynamiques gouvernementales néfastes.

Je sais également que vous-mêmes, au Conseil général, vous saurez maintenir la qualité du service public, quel que soit l'avenir de nos départements.

Confiante dans notre capacité collective à inverser les logiques libérales à l'œuvre, c'est avec optimisme que nous devons entamer cette année riche en rendez-vous. Tel est mon vœu le plus cher pour 2011 !

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 10:41

Y-aurait-il un vent de panique au gouvernement face à une possible flambée des produits alimentaires en France ?

Bruno Le Maire annonçait hier que la France pourrait limiter ses exportations de céréales pour préserver ses stocks.

Terrible aveu d'échec d'un partisan du libéralisme économique !

N'est-ce pas l'UMP et la commission européenne qui défendent la concurrence libre et non faussée, qui prônent la suppression des frontières pour les marchandises et nous affirment que seul le marché peut réguler les prix ?

Les crises alimentaires se multiplient sur Terre. En 2007, des émeutes eurent lieu un peu partout dans le monde causées par des populations incapables de se nourrir à cause d'une flambée des cours des produits alimentaires :  Egypte pour le blé dur, Mexique avec la crise de la Tortilla,... A l'époque déjà, la spéculation sur les cours mondiaux était en cause. Parfois, les prix d'importation étaient tellement élevés que cela entraina une flambée des prix de vente (Egypte). Parfois, les grossistes préféraient exporter sur les marchés mondiaux pour bénéficier des cours élevés et faire de juteux profits plutôt que vendre à leur propre population (cas du maïs mexicain exporté aux Etats-Unis). Ce dernier mécanisme s'était déjà rencontré en Argentine avec la viande bovine, base alimentaire là-bas, qui avait entrainé une pénurie alimentaire avant que le gouvernement n'interdise les exportations.

Aujourd'hui, c'est l'Algérie qui fait l'actualité dans ce domaine bien que tout le monde s'atttende à d'autres mouvements de colère populaire à travers la planète. En Algérie aussi, ce sont les prix de vente qui flambent pour des produits de base et le gouvernement a enfin réagi en baissant les taxes sur ces produits.

En France, on nous fait régulièrement le coût de la baguette.

Dès que prix mondial du blé flambe, le prix de la baguette connait une hausse énorme. Une hausse sans rapport avec la part du blé dans le prix final du pain (5 % seulement) et une hausse qui n'est jamais compensée par une baisse, même quand le cours du blé revient à un niveau "normal" ou, comme en 2009, descend à des niveaux planchers.

L'année dernière, comme l'année d'avant, a été marquée par de grandes frondes paysannes. C'était la viande l'an dernier, avec des blocages d'abattoirs, comme il y eût le lait, comme il y a régulièrement les producteurs de fruits et légumes et les viticulteurs,...

La fameuse régulation du marché est une vaste arnaque qui ne profite qu'aux gros. Gros agriculteurs céréaliers, parfois, mais surtout les gros intervenants de la filière : industriels et grande distribution. On ne voit jamais ces derniers se plaindre de la flambée des matières première agricoles ! Et les bénéfices de ces entreprises ne patissent pas de ces hausses !...

A la veille d'une nouvelle réforme libérale de la PAC, les commissaires européens annoncent de nouvelles mesures d'ouverture des marchés européens au marché mondial. Les mécanismes de protection de nos marchés visaient à protéger notre souveraineté alimentaire et à éviter une évolution chaotique des cours, préjudiciable pour les paysans comme pour les consommateurs. Tout cela a été abandonné depuis quelques années.

Voir aujourd'hui Bruno Le Maire tenter de juguler les effets de cette mondialisation libérale en annonçant des limitations d'exportation, c'est voir le pompier pyromane composer le 18 !

Libéral au sein d'un parti libéral, Bruno Le Maire est lui-même impliqué dans cette dérégulaton des marchés qui provoque des flambées spéculatives au moindre incident météorologique sur la planète. Il peut verser des larmes de crocodiles sur la misère paysanne pour donner le change, sa responsabilité est complète.

Nourrir la planète, proposer une alimentation de qualité aux peuples à des prix accessibles et garantir un revenu aux paysans, c'est ce que proposent les communistes à partir de mesures simples comme sortir les productions agricoles des négociations commerciales internationales pour garantir la souveraineté alimentaire des peuples ou mettre en place différentes mesures qui garantiraient un revenu aux paysans français en maintenant les prix de l'alimentation à un niveau accessible à tous (prix minimum indicatif européen, coefficient multiplicateur, ...).

Sauver producteurs et consommateurs passe par l'établissement d'un nouvel ordre mondial agricole. Loin de l'idéologie libérale de Bruno Le Maire.

C'est le projet des communistes pour notre agriculture et notre souveraineté alimentaire. 

C'est ce que précisera Xavier Compain, responsable national à l'agriculture et à la pêche du PCF ce soir à Pont de l'Arche (Salle des Fêtes) dans un débat après la diffusion d'un film sur la restauration collective ("Nos enfants nous accuseront") à partir de 18 h.

Bruno Le Maire devrait venir. Il apprendrait des choses.

Janvier-2011---PtdelArche---Nos-enfants-nous-accuseront.JPG

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 16:09

Mercredi et jeudi se tenaiet la dernière session plénière du Conseil général. Une session centrée essentiellement sur le budget. Les difficultés financières des eurois et du déprtement ont occupé les débats à gauche quand la droite parlait d'internet.

Début décembre est la période où l'assemblée départementale discute de son budget. Après étude en commissions (avec des élus de la majorité comme de l'opposition), ce budget est rediscuté en session plénière et voté par grands dommaines puis dans son intégralité.

La matinée de mercredi a été réservée à une discussion générale autour de ce budget et sur les grandes orientations du Département.

La droite rate sa cible

De manière assez surréaliste, les élus de droite, UMP et Nouveau Centre, ont attaqué la majorité de gauche du Conseil général que les questions du haut débit internet et de la santé. J'utilise le terme surréaliste car ces deux thèmes ne sont pas des compétences du Département.

La question du haut-débit sur le territoire a fait l'objet d'une politique volontariste de la nouvelle majorité départementale en 2001 lorsque l'Eure passa à gauche. A l'époque, seules les grandes villes bénéficiaient du haut débit de l'époque (le 512 k). Le Conseil général s'est lancé alors dans un ambitieux projet de couverture totale du département en 512 k. Objectif atteint désormais, les derniers secteurs sans haut débit ayant dû être résorbés via satellite.

Aujourd'hui, la technologie s'est améliorée. Si le Département permet aujourd'hui à chacun de ses citoyens d'avoir accès au service de base, ce n'est pas à lui d'effectuer avec les impôts des eurois les investissements énormes pour suivre ces évolutions technologiques àalors que les 'entreprises privées de ce secteur font des bénéfices colossaux et refusent de réinvestir cet argent dans des réseaux ruraux qu'elles jugent trop peu rentables.

Cette logique conduirait, comme au niveau national, à faire supporter par le citoyen les dépenses (investissements ou dettes) mais à laisser les bénéfices au secteur privé.

La question de la santé est encore plus délirante. Les élus de droite se plaignant que le Département ne fasse rien contre la désertification médicale. Jouer les naïfs dans ce domaine risque de faire passer nos conseillers généraux de droite pour des amateurs ou, pire, des politiciens : la santé est une prérogative nationale !

Qu'il s'agisse du manque de médecins généralistes et spécialistes est du ressort de l'Etat, des places de concours de médecine ouvertes chaque année et de l'absence d'obligations faites aux nouveaux médecins quant à leur lieu d'installation. Enarques, enseignants ou grands fonctionnaires doivent à la République plusieurs années de travail en échange du financement de leurs études. Les enseignants vont ainsi là où l'Education nationale a des besoins. Pourquoi les médecins n'ont-ils aucune obligation ? Il y a là matière à réfléchir mais ce n'est pas le Conseil général qui a la main.

Façon boomerang, la question des hôpitaux publics a été posée dans l'hémicycle départemental : alors que la France comme notre département manquent de médecins, la réforme Bachelot et le gouvernement de droite entreprennent une purge hospitalière dans le pays qui menace directement les hôpitaux de Bernay, Gisors et Pont-Audemer. Ce sera donc à l'avenir un manque de médecins et moins d'hôpitaux sur notre territoire, deux conséquences des politiques menées nationalement par la droite et sur lequel le Département n'a en aucune façon de responsabilité.

Cette session a surtout montré l'absence de critiques de la droite sur les actions du Département dans ses domaines de compétence : l'action sociale, les routes, les collèges,...

A l'approche des élections cantonales, la droite n'a d'autre solution que polémiquer sur des sujets sans rapport avec le Département pour faire parler d'elle.

L'emploi et les territoires, préoccupations des élus communistes

Côté communiste, les quatre conseillers généraux ont défendu en commissions les politiques départementales de solidarité que porte le Conseil général depuis 2001. Andrée Oger, en tant que vice-présidente, a d'ailleurs présenté le budget de l'action sociale (près de 240 millions d'euros). Au final, les quatre élus communistes ont approuvé le budget départemental.

Deux interventions ont néanmoins souligné le point de vue des communistes dans l'Assemblée.

Gaëtan Levitre est intervenu fortement sur la nécessité pour le Département de soutenir le combat des salariés contre la désindustrialisation de nos territoires. Celui qui avait pris fait et cause pour les Bosch (Les Damps) et les M-Real (Alizay) il y a quelques mois, s'est montré offensif sur le dossier Sealynx (Charleval) pour lequel il insiste sur le rôle de l'Etat (directement et comme actionnaire de Renault) dans le maintien de cette entreprise et des emplois.

Marcel Larmanou, jeudi matin, est intervenu dans le débat sur le Grand Paris pour dénoncer la volonté politique qui se cahce derrière ce projet sarkozyste : celui de détruire l'égalité des territoires au profit d'une logique de métropoles en concurrence les unes contre les autres.

Pour les conseillers généraux communistes, cette session aura été l'occasion de rappeler que les difficultés que connait notre Département pour boucler son budget sont les conséquences de choix politiques nationaux. : une volonté d'étrangler financièrement les collectivités locales pour mieux les faire disparaître via sa réforme des collectivités et une politique qui ne lutte absolument pas contre la destruction des emplois industriels.

Ainsi donc, si le budget départemental a été voté, il apparait que la majorité a dû déployer des trésors d'imagination pour ne pas couper dans les programmes essentiels du département et maintenir son implication sociale et solidaire.

Responsable nationalement des choix politiques et économiques qui font aujourd'hui souffrir nos concitoyens et nos territoires, la droite départementale va chercher à avancer camouflée pour les élections cantonales de mars et à attaquer à la majorité de gauche sur des sujets sans aucun rapport avec les responsabilités d'un département.

La droite n'a donc trouvé dans l'Eure qu'une pauvre stratégie pour détourner l'attention des électeurs de ses responsabilités dans la crise que traverse notre pays.

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 10:01

Confirmé dans son poste de ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire voit sa fidélité à Nicolas Sarkozy enfin récompensée. Mais, prévoyant une possible débâcle aux présidentielles 2012, il se positionne pour d'autres élections.

Quand on voit la purge lors de ce remaniement, on se dit que ceux qui restent font partie du dernier carré de fidèles à Nicolas Sarkozy.

Exit les centristes ! Exit les ministres "d'ouverture" et de la "société civile" ! Bienvenue aux représentants de la branche dure de l'UMP !

Que Bruno Le Maire, ex-bras droit de Villepin, ait conservé son ministère confirme sa soumission à l'actuel seigneur de la droite française et monarque de l'Elysée.

En bon courtisan, le voilà qui intrigue, anticipe la chute de son protecteur et se recherche une position de repli. Et pourquoi pas l'Eure ?

Et oui ! Bruno Le Maire se souvient soudainement qu'il a été parachuté dans l'Eure en remplacement de Jean-Louis Debré sur le siège de député de la première circonscription. Il se rappelle aussi qu'il est encore conseiller municipal d'Evreux même si on ne l'a pas beaucoup vu siéger depuis les élections municipales de 2008.

C'est peut-être pour ces raisons que Bruno Le maire a éprouvé le besoin d'apparaître dans Paris- Normandie jeudi 18 novembre. Des fois que les eurois aient oublié qu'il était élu chez eux ?...

Ce qui est pathétique, c'est sa volonté de se démarquer de son image d'énarque parisien et de son étiquette de sarkozyste. Le voilà qui rejette "les paillettes" comme il le dit et veut donner l'image de quelqu'un "au plus près des gens, au cul des vaches s'il le faut, loin du bling-bling" comme le précise le journaliste. Il s'affuble même de l'étiquette gaulliste : remarquez, ce n'est pas une marque déposée et même Sarkozy s'en revendique, lui qui casse tous les acquis de la résistance !

Plus amusant, lui qui essuie régulièrement des frondes paysannes comme celles des producteurs laitiers ou des éleveurs bovins, il y a quelques jours, donne l'image d'un ministre qui plait aux agriculteurs. C'est pourtant "l'Eure Agricole", le journal de la profession dans l'Eure, qui titrait en page 3 le 21 octobre : "le ministre lâche les éleveurs, les éleveurs ne le lâcheront pas !" à propos du salon de l'élevage de Clermont-Ferrand qu'il avait évité. Côté popularité, on fait mieux !

Cet article aura au moins un mérite. On saura que Bruno Le Maire vise la mairie d'Evreux. Exit Jean-Pierre Nicolas !

Il reproche à la ville de perdre en dynamisme et prend le parti des commerçants. Curieusement, on ne l'entend pas parler des centaines d'emplois perdus sur Evreux après les plans sociaux de Glaxo-SmithKline et d'Atlas ? C'est pourtant lui qui se vantait d'avoir appelé le PDG de GSK au plus fort de la crise en 2009 !

Bruno Le Maire met sur le dos de la municipalité actuelle un manque de dynamisme causé par les choix économiques du patronat dont il défend les intérêts au gouvernement. Jamais, bien entendu, il ne reconnait sa responsabilité de membre du gouvernement dans la crise économique qui frappe notre pays, dans le bouclier fiscal, la réforme des retraites, la casse de l'Education publique et des hôpitaux, dans l'abandon  du monde paysan à la grande distribution et aux spéculateurs,...!

Bruno Le Maire se souvient peut-être de l'Eure et d'Evreux mais il oublie leurs habitants, les eurois et les ébroïciens.

Bruno Le Maire se souvient de l'Eure et d'Evreux pour sa carrière, pas pour le bien-être de ses habitants.

Mais, nous, nous saurons lui rappeler son bilan et ses actes. Ce n'est pas parce que nous vivons en Province que nous oublierons la part de responsabilité de Bruno Le Maire dans la crise actuelle.

Bruno Le Maire se souvient qu'il est élu dans l'Eure ; nous nous souviendrons qu'il est membre du gouvernement de Sarkozy.

Bruno Le Maire avec Sarkozy

Avec Sarkozy

 

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Avec Eric Woerth, l'homme de la casse des retraites et de l'affaire Bettencourt,
et Georges Tron, secrétaire d'Etat à la fonction publique et connu pour avoir occupé un logement de la Mairie de Paris jusqu'en mars dernier.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 10:53

Hier, le Conseil général a accueilli Martin Hirsch lors de sa session plénière pour débattre du RSA. L'occasion pour les élus communistes de donner leur avis.

Martin Hirsch, l'homme du RSA dans le gouvernement Fillon-Sarkozy était l'invité du Conseil général de l'Eure, à l'occasion de sa session plénière. Devant l'ensemble des conseillers généraux, il a notamment souligné le rôle majeur de notre département et de sa majorité (de gauche) dans l'expérimentation du RMI puis du RSA.

Le Revenu de Solidarité Active est sensé permettre le retour vers l'emploi des salariés en situation d'exclusion et le soutien aux salariés à faible revenu.

Pour les conseillers généraux communistes, cette solidarité est nécessaire bien sûr.

Néanmoins, deux grands défauts marquent le RSA pour les communistes.

Premièrement, en compensant les faibles revenus des salariés en situation précaire, le RSA sert finalement de filet social pour des entreprises privées qui sous-payent leurs salariés ; après tout, à quoi bon augmentert les salaires ou embaucher à temps plein quand la collectivité (donc les impôts) peuvent apporter une compensation financière aux salaires de misère que touchent les "travailleurs pauvres" ?

Deuxièmement, comme le notera Gaëtan Levitre, conseiller général communiste de Pont-de-l'Arche, "c'est bien de vouloir faire de l'nsertion mais encore faut-il qu'il y ait des emplois à proposer à ces personnes !" et de noter que la casse de l'emploi industriel continue (400 emplois dans la vallée de l'Andelle en quelques semaines !).

C'est bien là qu'est le problème : la politique d'insertion devient un cataplasme face à une hémorragie d'emplois et une pauvreté qui gagne du terrain dans notre pays.

Comme le note Marcel Larmanou au nom des conseillers généraux communistes, "pour une insertion par l'emploi, les pouvoirs publics, les employeurs doivent s'inscrire dans une perspective de retour au plein emploi et de hausse des salaires" en contradiction avec les politiques actuelles, tant des entreprises que de l'Etat qui "contribue aussi largement à l'aggravation du chômage en démantelant des pans entiers des services publics".

Enfin, l'inquiétude sur le financement du RSA est réelle. D'une part parce que l'Etat, d'années en années, n'augmente que faiblement ses versements au Département pour financer le RSA alors que les montants versés explosent, crise oblige ! D'autre part parce que la réforme territoriale en cours va mettre fin à l'existence de Département autonomes, compromettant les politiques de proximité nécessaires pour suivre les salariés en insertion.

De ce débat apparaîtra que la solidarité est nécessaire mais qu'elle doit s'accompagner d'une politique économique et sociale basée sur l'emploi et les salaires.

Vouloir faire de l'insertion dans une société où le chômage explose est au mieux une illusion !

Ce sont bien l'emploi et le pouvoir d'achat qui sont les clés de la sortie de l'exclusion !

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 09:10

Encore 2 millions de manifestants ce jeudi 28 octobre, septième manifestation de l'automne contre la réforme des retraites. Pas mal !

Les médias sont heureux ! Ils sont convaincus que le mouvement de révolte sociale contre l'injuste loi de casse des retraites est moribond. "Baroud d'honneur", "Le début de la fin" ("Paris-Normandie", ce matin), "le mouvement s'effiloche",... Un véritable festival de bons mots pour enterrer une mobilisation (forcément) impopulaire auprès des médias.

Malgré tout, avec deux millions de manifestants, peut-on parler d'une mobilisation moribonde ?

Oui, il y avait moins de manifestants. Le nier serait refuser la réalité.

Mais, oui, il y a des raisons objectives à cette baisse de la mobilisation : les vacances scolaires, les retenues sur salaire qui pèsent, la fatigue, le contre-coup du vote à l'Assemblée Nationale, une pénurie de carburants qui pèse encore,...

Cela ne veut pas dire que l'opposition à cette réforme est retombée. C'est en cela que la propagande médiatico-gouvernementale est fausse : ne pas manifester, ce n'est pas accepter ! Avec 65 % des français du côté des grévistes et des manifestants, la réalité est loin d'être celle qu'avancent médias et gouvernement.

Côté syndical, on sait bien que tout mouvement évolue (d'où la notion de "mouvement" !), dans ses formes d'actions et dans ses temps de mobilisation. Il y a des pics, il y a des creux.

Dans l'Eure, la mobilisation a aussi connu une baisse.

Le matin, les cortèges de manifestants ont rassemblé moins de monde que la fois précédente avec tout de même 800 manifestants à Vernon, autant à Louviers, 300 à Pont-Audemer, 200 à Bernay, 150 à Gisors. partout, la quasi absence des lycéens (en vacances) était notable.

Avec 6 000 manifestants sur Evreux, le cortège avait fière allure. Moins étoffé qu'en septembre et début octobre, celui-ci est resté dynamique tout au long de l'après-midi.

Présents dans tous les cortèges, les communistes eurois étaient bien évidemment présents à la manifestation ébroïcienne. Avec de nombreux camarades présents dans leur cortège syndical, il y a eu tout de même près de 180 militants et sympathisants (donc quelques jeunes communistes) pour rejoindre le cortège du PCF derrière le véhicule sono. Les élus étaient présents, à commencer par Andrée Oger, les élus municipaux d'Evreux, de Gravigny (dont François Gantier), de Gisors, Alizay, etc...

A ce titre, le PCF a été, avec le NPA, le seul parti de gauche à maintenir une présence un tant soit peu massive au sein du mouvement. Peut-être parce que nous voulons construire le mouvement et pas seulement y apparaître ?...

Malgré le contexte de vacances et du vote de la loi, la mobilisation sociale reste importante.

Cette manifestation restera comme un point d'appui pour poursuivre la lutte et diversifier les modes d'action.

Rendez-vous samedi 6 novembre pour, ensemble, dire au gouvernement que, vote ou pas, nous n'acceptons pas ce hold-up sur notre droit à la retraite et que nous nous battrons jusqu'au bout pour défendre la retraite à 60 ans, à taux plein et avec 37,5 annuités !

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 Dans les rues d'Evreux

 

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 Un cortège communiste avec élus et jeunes

 

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Même Sarko était présent sur Evreux

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 08:51

"Baroud d'honneur", "mouvement qui s'essouffle"... Les médias annoncent la mort du mouvement de lutte depuis des semaines. Elle finira bien par arriver. Mais après ? Que faire ?

La journée de mobilisation de ce jeudi va certainement rassembler beaucoup moins de manifestants que les fois précédentes : vacances scolaires, accumulation des coûts financiers des grèves d'octobre et, certainement, une démobilisation due au vote par l'assemblée de la loi sur les retraites.

L'objectif des médias depuis des semaines est clairement de démobiliser les opposants à la Réforme des retraites. Pour cela, ils prônent le fatalisme, le supposé coût de la grève, la division des français, la confusion entre lycéens et casseurs, etc...

Nous verrons bien ce soir ce que sera la mobilisation dans la rue.

Mais, quel que soit le résultat, la bataille idéologique est gagnée ! 70 % des français sont désormais convaincus de l'injustice de cette loi, de son inefficacité et près des deux-tiers des français continuent de soutenir les grèves et manifestations malgré la gêne occasionnée, carburants absents ou trains perturbés.

La question qui se pose à tous est la suite à donner à ce mouvement.

Pour ceux qui, comme les communistes, militent dans les manifestations, sur les marchés, dans leurs entreprises et dans leurs quartiers, la prise de conscience de nombreux travailleurs sur la réalité du système capitaliste dans lequel nous vivons est importante. La dureté de la vie, le chômage, la précarité, les bas salaires, les reculs sociaux deviennent durs à encaisser quand on voit, de l'autre côté de la société, les avantages fiscaux scandaleux, les profits croissants des grosses entreprises et les petits arrangements au sein d'une oligarchie politique et sociale méprisante.

Le cas des Molex comme celui des Sealynx à Charleval vient à propos pour éclairer la réalité d'un capitalisme les yeux rivés sur ses profits et méprisants ceux qui créent la richesse et font vivre l'économie.

Au delà des retraites, c'est l'ensemble des choix politiques qui sont remis en cause par une majorité de travailleurs.

Ce sont donc des perspectives générales, des solutions globales économiques et sociales qu'il faut trouver pour sauver nos sociétés du gouffre dans lequel nous projette le capitalisme.

Ce sont des solutions politiques qu'il faut désormais proposer au mouvement social, aux travailleurs.

L'expérience a malheureusement prouvé que des idées, même bonnes, proposées d'en haut tombent à plat ou sont rapidement dévoyées. Rappelons nous de 1981 !

A l'inverse, les grandes avancées sociales ont toujours été obtenues par une dynamique du mouvement social relayée par des forces politiques progressistes et révolutionnaires.

Dans cet esprit, les communistes ont l'ambition de créer un cadre de réflexion et de construction d'un programme populaire pour la gauche à partir des revendications et des luttes en cours. C'est ce que nous appelons les Ateliers Citoyens du changement !

Avec le Front de Gauche, en 2008, nous avons créé le cadre d'une dynamique unitaire pour les forces de la gauche de transformation sociale.

Avec ces Ateliers Citoyens, c'est une dynamique politique des idées que nous lançons. Elle est ouverte à tous ceux qui veulent construire le changement sur un véritable programme de rupture avec le capitalisme.

Venez à la première réunion de ces ateliers :

Jeudi 4 novembre

18 heures

Salle CCAS d'EDF - Rue Armand Benet

Evreux

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 08:49

Rien ne va plus pour la droite ! La méthode Coué du "tout va bien madame la marquise" prend l'eau de toute part. Malgré tout, de nouveaux mauvais coups se préparent. Soyons vigilants... et mobilisés !

Grèves, blocages et manifestations

Obligés de déjuger Christine Lagarde, les ministres de Sarkozy reconnaissent enfin que la pénurie de carburants est une réalité. Après une semaine de refus de la réalité par Lagarde, il fallait bien se rendre à l'évidence au risque de perdre toute crédibilité y compris auprès des éléments les plus droitiers de l'électorat UMP.

De même, la mobilisation réussie de ce mardi contredit les affabulations répétées d'Eric Woerth et de François Fillon sur "le mouvement qui s'essoufle". Loin d'être asthmatiques, ce sont des poumons bien remplis qui continuent de crier à tue-tête le refus de cette réforme de casse des retraites.

Avec 3,5 millions de manifestants en France, 6 manifestations dans l'Eure, on sent bien que le mouvement perdure malgré la pénurie de carburants et les pertes financières pour les grévistes. Le préjudice que serait un recul de l'âge de la retraite serait bien pire !

Saluons les salariés de Sofrastock et de Federal Mogul présents nombreux à la manifestation d'hier à Evreux. Andrée Oger, présente elle aussi, peut se féliciter de la présence des salariés du canton, comme Serge Masson et Paul Varigault, respectivement maire et ancien maire de Saint André.

Mais pour la droite viennent s'ajouter les grèves qui continuent dans les transports (SNCF, RATP, Routiers), les raffineries, les universités et lycées, les ports, les crèches marseillaises, les éboueurs et dans un certain nombre d'entreprises privées. Là non plus, les salariés ne cèdent pas !

Et maintenant, de nouveaux sondages continuent de montrer la victoire dans l'opinion publique de l'opposition syndicale et de gauche au gouvernement. Ce sont 62 % des sondés qui souhaitent une pause dans les réformes et 59 % qui veulent que le mouvement social continue même si le Sénat vote la réforme et 65 % qui désapprouvent la fermeté de Sarkozy contre les grévistes !

Petite parenthèse pour ceux qui ont du temps à perdre à lire des commentaires de gens qui ont, eux aussi, du temps à perdre : consultez les commentaires des internautes sur Orange, vous y trouverez l'intégralité des quelques pourcents de français très moyens qui soutiennent Sarkozy et leurs argumentaires sur les français "avachis", les lycéens "manipulés", les sondages "payés par la gauche" et j'en passe ... Lamentable ! Comme l'UMP. Je ferme la parenthèse.

Nouvelles attaques en préparation

Si la droite maintient son bras de fer contre plus de 60 % des français, elle tente parallèlement de donner de nouveaux coups contre le peuple, sur d'autres plans.

Il en est ainsi de la Réforme territoriale, toujours en cours malgré les oppositions y compris au sein de la droite. Cette réforme réorganise la démocratie locale pour affaiblir communes et départements, éloigner les centres de décision des citoyens et priver le territoire de la force de frappe économique que sont les communes, départements et régions. Tout ça pour affaiblir la démocratie et détourner de l'argent vers l'Etat et le privé.

L'UMP tente également de passer en force la prolongation de quatre ans (jusqu'en 2025 au lieu de 2021) de la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) qui gère la dette  sociale via la CRDS (j'en parlais hier). La CRDS, vous savez, cette cotisation de remboursement de la dette sociale qui devait avoir une durée de vie limitée !...

Plus "subtil", revoilà Jacques Attali, le Attila de la République. Ex homme de la "gôche libérale" passé dans le camp de la droite libérale, celui-ci nous pond un nouvel opus de ses pensées expertes pour relancer la croissance. Et pour cela, il a une idée : l'austérité. Par exemple, il prône le blocage des salaires des fonctionnaires, la diminution des prestations sociales et l'augmentation des impôts. Rien que ça !

Par contre, pas un mot sur les avantages fiscaux des entreprises, le partage de la richesse issue du travail (et confisquée par les actionnaires) ou l'origine des 250 milliards d'euros "trouvés" par Sarko pour sauver les revenus et actions de ses amis financiers.

Un train peut en cacher un autre. Derrière la réforme des retraites se profilent d'autres mesures, d'autres "réformes" qui vont enfoncer ceux qui vivent de leur travail, salariés, paysans et indépendants, dans une crise sans fin pour le seul bénéfice du petit milieu de la grande bourgeoisie.

Le Capital est grand et Sarkozy est son prophète !

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Manifestation ébroïcienne du 19 octobre
Boulevard Gambetta

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Manifestation ébroïcienne du 19 octobre
Au Bel-Ebat  2010---Manif-retraites-161010-020.jpg

Andrée Oger avec les militants communistes et leurs élus

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:32

3 500 000 manifestants : nouveau record !

La gesticulation gouvernementale pour tenter de minimiser l'ampleur de la contestation sociale devient ridicule. Malgré des chiffres préfectoraux réduits au minimum par une manipulation dénoncée au sein même de la police (Source : SGP Police), le gouvernement est quand même obligé de reconnaître le succès de cette journée de mobilisation. La faute aux jeunes parait-il.

C'est bien là qu'était la crainte du gouvernement : que les jeunes s'en mêlent.

Et pourquoi ne s'en mêleraient-ils pas ? Eux aussi sont concernés par la question. Doublement : par le report lui-même et par les centaines de milliers d'emplois non libérés chaque année.

L'arrivée des jeunes dans les cortèges fait partie des bonnes nouvelles de la journée. Mais ce n'est pas la seule. Le succès de cette journée du 12 octobre s'explique essentiellement par la forte mobilisation des salariés, du privé comme du public. N'en déplaise à l'homme Tron du gouvernement qui n'a rien vu mais qui ne comptait que des lycéens dans les cortèges !

L'Eure toujours mobilisée

Notre département, à son échelle, a participé activement au succès de la journée.

Quatre manifestations ont émaillé la journée.

Gisors et Pont-Audemer manifestaient le matin avec respectivement près de 400 et 1 000 manifestants. Là aussi, les lycéens étaient présents en nombre.

Evreux et Vernon ont manifesté l'après-midi.

Pour une première, la manifestation de Vernon a connu une bonne affluence avec 2 000 participants, en grande majorité des salariés.

A Evreux, ce sont 15 000 salariés qui ont occupé la rue pendant deux bonnes heures, recevant le soutien de nombreux passants. Si la CGT représente toujours la majorité des effectifs, les autres syndicats n'ont pas démérité dans la mobilisation de leurs militants et des salariés.

Les cortèges politiques étaient denses côté PS et NPA bien que le cortège PS ait entièrement disparu en cours de route.

Les militants communistes étaient répartis entre leurs cortèges syndicaux, la présence au côté des salariés de leurs communes ou de leurs lycées (comme les militants de Gisors ou ceux de la JC) et le cortège du PCF, en fin de manifestation. Ce dernier a rassemblé 200 militants et sympathisants autour d'une fourgonnette sono qui impulsait un rythme nouveau au cortège communiste à coup de slogans, de chants révolutionnaires et de Jean Ferrat ! La manif s'est d'ailleurs terminée au son de l'Internationale en revenant au Bel-Ebat

La suite

"Cette réforme est arrivée au bout des aménagements possibles", telle est la phrase en forme de fin de non-recevoir que prononçait hier soir les cadres de l'UMP. Et bien, ça tombe bien ! Puisqu'on ne peut pas faire mieux avec cette loi, autant faire une autre réforme et retirer la proposition gouvernementale !

C'est ce que propose le mouvement social, syndicats et partis d'opposition réunis et c'est ce que souhaitent 70 % des français.

Le gouvernement s'entêtent-ils de manière dogmatique ? Oui.

Y-a t-il des chances de victoire du mouvement social ? Oui

Continuer la mobilisation, faire descendre de nouveaux manifestants dans la rue pour dépasser encore une fois le record du nombre de manifestants, c'est montrer notre entêtement à nous !

Dans cette démocratie d'opérette, un gouvernement qui s'enferme dans un refus d'écouter son peuple finit par démontrer le rôle qu'il occupe dans cette société, celui de laquais du MEDEF et de la Bourse. Avant que cette réalité ne devienne trop évidente, il n'aura d'autre solution que céder. Céder maintenant sur les retraites ou céder lors des grands rendez-vous politiques de 2011 et 2012.

Car, malgré l'insistance des syndicats face au gouvernement, chacun sent bien que la réponse au problème récurrent de financement des retraites, comme au problème de crise du capitalisme, ne pourra qu'être politique.

C'est bien de choix politiques qu'il est question aujourd'hui. C'est bien pour cela que les partis politiques qui veulent changer la société ont toute leur place au sein du mouvement social. Communistes en tête.

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Devant la Mairie

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 Avec la sono

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 Andrée Oger en tête du cortège communiste

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