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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:48

Dans la continuité de l'article d'hier, sur la crise du capitalisme, voici une pensée pour nos compatriotes privés d'emplois et les reflexions que m'inspire leur situation.

Parler de la crise du capitalisme, c'est opposer la logique comptable et financière qui prévaut dans l'esprit des gestionnaires du système à la logique humaine et durable qui devrait animer ceux à qui nous confions les rènes du pouvoir et de l'économie.

Les premières victimes de cette prédominance du financier sur l'humain, ce sont les chômeurs. Et les chiffres du chômage en France pour 2010 montrent une nouvelle dégradation du marché de l'emploi, une réalité que constatent ceux qui, comme nous, vivent la vie quotidienne de millions de français.

Sur l'année 2010, le nombre de chômeurs a augmenté de 5,3 % pour s'établir à 4 051 000 en France métropolitaine. Plus de quatre millions d'entre nous sont donc privés de travail stable ! Si on retire les demandeurs d'emplois qui ont occupé une activité réduite durant l'année (intérim ou CDD, temps très partiels,...), cela laisse encore 2 725 000 salariés sans aucune activité sur l'année 2010. Une hausse de 3 % en un an.

Si le nombre de jeunes sans emplois a un peu baissé, ce sont surtout les chômeurs de longue durée et les salariés âgés qui voient leur situation se dégrader.

Quelques réflexions autour des chiffres du chômage

Tout d'abord, je me répète mais il faut penser aux hommes et aux femmes qui se trouvent privés d'emploi, certains depuis trop longtemps, et qui voient bien que la situation économique leur laisse peu de chances d'en retrouver rapidement. Aux difficultés économiques du chômage sont venus s'ajouter ces dernières années les difficultés administratives liées à la création de Pôle Emploi dans des conditions humaines impossibles et avec une volonté de chasse au chômeur : comment aider un chomeur quand chaque conseiller Pôle-Emploi a, en moyenne, 94 chômeurs sous sa responsabilité en Haute-Normandie ?

La dégradation volontaire de notre système de santé fait aujourd'hui que se soigner devient un problème pour beaucoup de travailleurs. Un problème forcément plus important pour les chômeurs et précaires, souvent sans mutuelles.

Deuxième reflexion, la hausse du nombre de travailleurs âgés parmi les chômeurs montre à nouveau tout le cynisme de la droite autour de son discours sur la nécessité de faire travailler plus logtemps les séniors.

Les salariés de plus de 50 ans en quête d'emploi sont 757.000, en hausse de 16,3% sur un an. Prolonger de deux ans (cinq ans en 2015 !) la durée de cotisation ouvrant droit à la retraite, c'est aggraver la situation du chômage des séniors. Les conséquences seront négatives sur les comptes sociaux (Plus de salariés âgés au chômage à indemniser), sur le revenu des salariés âgés (les chômeurs de 60 à 62 ans, indemnisés a minima) et sur le montant des pensions de retraite (le chômage des "séniors" entraine une moindre cotisation retraite).

Et dans l'Eure

Avec près de 10 % de chômeurs dans notre département, la situation sociale n'est pas plus brillante ici qu'ailleurs.

En une année, le nombre d'eurois qui bénéficie du RSA "socle" (l'ex-RMI) est passé de 6 000 à 8 000 soit + 33 % : la précarité gagne du terrain dans notre département.

Partout l'an dernier, des conflits sociaux ont émaillé l'actualité autour des questions d'emplois avec plus ou moins de succès : Glaxo-SmithKline et Atlas à Evreux, laiterie Di Benedetto (fermée) à Sacquenville, Henkel à Louviers, M-Real à Alizay, Bosch aux Damps, Sealynx à Charleval, Editions n°1 à Criquebeuf, .....

Chez nous particulièrement, la situation devient vite compliquée pour les chômeurs avec des bassins d'emplois petits, un territoire peu dense donc sans maillage des transports publics et, surtout, une carte médicale affligeante. Car, côté santé, les politiques de restriction des effectifs d'étudiants en médecine et le manque de personnel médical clouent notre département en dernière position des départements de  Métropole !

Une situation qui dépend entièrement des politiques de santé décidées nationalement mais que les élus de droite du département ont le culot d'utiliser pour attaquer le Conseil général à l'occasion des élections cantonales qui approchent !

Trente ans de libéralisme ont laissé les mains libres aux entreprises et aux marchés financiers.

La droite, défenseure agressive du capitalisme, accélère avec Nicolas Sarkozy le démantèlement de la République et de toutes les protections qu'une civilisation moderne établit pour protéger ses citoyens.

L'explosion du chômage n'est pas une fatalité : c'est une conséquence des choix politiques effectués depuis trente ans par les partisans du libéralisme, à droite comme à gauche, pour le bénéfice des entreprises et de leurs actionnaires.

Combattre le chômage nécessite à l'inverse de revenir à une politique volontariste en faveur des salaires, de l'investissement productif, de la recherche et de la formation.

Ce changement de stratégie passe par l'éviction de la classe politique actuelle, depuis le sommet de l'Etat jusqu'au bas de l'échelle politique, auprès des élus municipaux et cantonaux qui défendent cette politique et votent pour des sénateurs libéraux, UMP ou centristes.

Pas besoin d'attendre 2012 pour faire barrage à la droite : les cantonales des 20 et 27 mars prochain seront l'occasion de diminuer le nombre d'élus de droite et de réduire, par ce biais, le nombre de grands électeurs de droite votant pour des sénateurs de droite.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 10:32

La SNCF a annoncé un plan d'urgence pour ses douze lignes les plus "malades" de son réseau. Plusieurs concernent l'Eure. Est-ce bien normal d'en arriver là ?

Il a fallu attendre des incidents en pagaille au mois de décembre et une grogne historique d'usagers de certaines lignes pour que la SNCF réagisse à l'accumulation de retards et pannes sur son réseau. Malheureusement, seuls douze lignes sont concernées. Et pour les autres ?... Mystère !

Pour ce qui concerne l'Eure et les habitants du sud du département, plusieurs lignes sont concernées : la ligne Paris - Caen - Cherbourg (qui passe par Bueil, Evreux et Bernay), la ligne N / Paris- Dreux et la ligne Paris - Chartres - Le Mans. Malheureusement, ni le tortillard Dreux - Granville, ni la ligne Serquigny - Saint Lazare ne sont au programme.

La SNCF "s'engage aux côtés de ses partenaires à améliorer de manière progressive, durable et significative la qualité de service et la régularité sur les douze lignes". La ligne Paris - Granville (qui dessert Verneuil-sur-Avre) faisait déjà partie des priorités annoncées par la SNCF.

Si on peut avoir espoir d'une amélioration réelle pour les voyageurs de ces lignes, reste tout de même que la SNCF est désormais une entreprise en cours de démembrement : SNCF pour le trafic ferroviaire et Réseau Ferré de France pour les voies, concurrence avec le privé sur le transport de marchandise (Frêt ferroviaire), politique de saucissonnage des effectifs par régions,...

Comme EDF, La Poste (depuis le 1er janvier), France Télécom, la SNCF n'est plus que virtuellement une entreprise de service public : l'Etat n'assume plus le financement des infrastructures et c'est aujourd'hui la course à la rentabilité qui prime. D'ailleurs, en temps normal, la direction de la SNCF parle de "clients" et non plus des "usagers" : un changement de termes qui montre le changement de mentalités.

Pire ! le saucissonnage de la SNCF entre régions préfigure un démantèlement de la SNCF en entités régionales : actuellement, ce sont déjà les Régions qui financent le renouvellement du parc ferroviaire des trains régionaux (TER) comme on le voit sur les motrices des TER. Ne reste plus qu'à assurer le changement de statut des lignes régionales pour refiler le bébé aux régions ou au privé. Comme en Grande Bretagne où la privatisation de British railways a été une catastrophe pour les usagers.

La SNCF s'avère malade de cet abandon des valeurs de services publics qui lui ont valu des décennies de reconnaissance des usagers et le grand succès qu'a été le TGV dans les années 80.

Aujourd'hui, avec les projets grandioses de Sarkozy autour du Grand Paris, on nous parle d'une Ligne Grande Vitesse (LGV) qui desservirait Rouen et Caen en passant peut-être par Evreux. La belle affaire !

Qui dit LGV, dit tarification en conséquence : les prix vont certainement flambés pour un gain de temps de ... 10 minutes !

Ce qu'il faut aujourd'hui, à la SNCF comme pour les autres ex-services publics, c'est un retour dans le giron de l'Etat et une politique ambitieuse de remise en état des lignes et des infrastructures ainsi que le renouvellement du parc de matériel roulant.

Associé à une politique incitative autour du frêt ferroviaire, ce renouveau de la SNCF permettrait d'allèger le trafic routier de voitures et de camions et d'offrir un service de meilleur qualité aux usagers de ce transport en commun.

Mais cela nécessite de rompre avec le dogme du libéralisme et du tout financier.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 09:27

Champagne ! La France caracole en tête de peloton européen au niveau des naissances ; les médias sont ravis. Mais que va t-on faire de tous ces bambins quand ils arriveront dans des écoles sans enseignants ?

Depuis plusieurs années, la France connait un rebond de natalité historique avec autour de 800 000 naissances tous les ans. 2010 bat un record avec 828 000 naissances. Ces bons chiffres placent la France en haut du classement européen avec un taux de fécondité de 2,01 enfants par femme (en âge d'avoir des enfants), juste derrière le 2,07 irlandais.

On ne peut pas se plaindre de ce chiffre qui tord le cou à l'un des arguments des partisans de la mise à mort de la retraite par répartition, celui du manque de jeunes à l'avenir pour payer nos retraites.

Par contre, il faut mettre cette forte natalité française en parallèle avec les suppressions continues de postes d'enseignants en France. Il y a quelques années, la droite faisait encore l'effort de justifier ces suppressions de postes (et fermetures de classes) par une baisse des effectifs dans les écoles, collèges et lycées.

Aujourd'hui, les effectifs scolaires montent mais le gouvernement continue de supprimer des postes d'enseignants.

11 200 enseignants de moins en 2008, 13 500 enseignants de moins en 2009, 16 000 enseignants de moins en 2010, 16 000 nouvelles suppressions de postes annoncées à la rentrée 2011,... C'est une véritable hémorragie que connait l'Education Nationale ! Ce sont 350 postes qui seront supprimés à la rentrée 2011 sur notre Académie (27 + 76) : combien de classes en moins pour notre canton ? Combien d'enseignants en moins dans nos collèges de Saint André, d'Ezy,...?

Classes surchargées, écoles rurales qui ferment, enseignants non remplacés, jeunes non formés mis directement devant les élèves, appels à l'intérim (Si ! Si !), ... l'enseignement se dégrade et laisse la place libre, le "marché de l'éducation", aux écoles confessionnelles privées et aux entreprises privées de cours particuliers. Pour ceux qui en ont les moyens !

Le résultat, c'est qu'aujourd'hui la part des jeunes issus des classes populaires dans les études supérieures est tombée de 35 % à 31 % entre 2006 et 2010. Entre un taux d'encadrement qui chute dans les quartiers populaires et le coût des études qui flambe (droits d'inscription, mutuelles, logement, fournitures,...), rien d'étonnant, malheureusement.

L'Education n'est plus la priorité de la France depuis des années.

L'abandon de notre jeunesse s'est accéléré avec l'arrivée de Sarkozy à l'Elysée. C'est un choix politique de baisse des dépenses de l'Etat qui affecte directement le poste budgétaire le plus important, celui de l'enseignement.

Maintenant, on peut se lamenter sur la réalité. On peut aussi chercher des explications simplistes en accusant les enseignants qui restent...

Le mieux n'est-il pas d'exiger que l'éducation redevienne LA priorité nationale ?

Car l'éducation des jeunes, ce sont les emplois qualifiés de demain, l'avenir de nos enfants mais aussi l'avenir de notre économie et de notre système de retraite.

Samedi 22 janvier, partout en France, des rassemblements auront lieu pour protester contre ces suppressions de postes. Les communistes seront présents.

Sur Evreux, contre les suppressions de postes dans l'enseignement, rassemblement samedi à 14 h 30 au Miroir d'eau, face au "Forum".

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 15:14

En ce début de nouvelle année, je veux tout d'abord vous souhaiter une bonne année 2011 à vous et à ceux qui vous sont chers.

Je souhaite aussi vous remercier pour le travail que vous effectuez tous les jours au service des eurois, un travail rendu difficile ces dernières années par la situation de plus en plus précaire de nombreux eurois et par la situation financière de notre département, victime lui aussi de la crise mais, surtout, d'un Etat qui compense de moins en moins les nombreuses charges financières qu'il a transféré aux collectivités départementales.

Après une année 2010 marquée par l'importante mobilisation des salariés pour défendre le droit à la retraite à 60 ans, l'année 2011 est lourde de menaces, notamment pour nos collectivités.

Comment ne pas s'inquiéter face à une réforme territoriale dénoncée par tous les conseils généraux, de droite comme de gauche, et qui va faire perdre à nos collectivités de nombreuses compétences et la possibilité même d'initiative envers nos communes, nos entreprises et nos associations ?

Comment ne pas s'inquiéter de l'annonce d'une réforme de la dépendance qui veut faire peser sur les personnes âgées et leurs familles des coûts aujourd'hui pris en charge par la solidarité nationale, notamment les cotisations sociales des salariés et des entreprises ?

Quand on pense au milliard d'euros que madame Bettencourt a offert à son ami photographe ! Que ne pourrait-on faire dans notre département avec autant d'argent !...

C'est à cause de tels affaires et des sommes faramineuses versées au secteur bancaire et financier fin 2008 que nombreux sont ceux qui, parmi nous, ont pris conscience de l'égoïsme et du gâchis qu'entraine cette société.

A de nombreuses reprises dans son histoire, notre peuple a montré sa capacité de résistance et a pu inverser des dynamiques gouvernementales néfastes.

Je sais également que vous-mêmes, au Conseil général, vous saurez maintenir la qualité du service public, quel que soit l'avenir de nos départements.

Confiante dans notre capacité collective à inverser les logiques libérales à l'œuvre, c'est avec optimisme que nous devons entamer cette année riche en rendez-vous. Tel est mon vœu le plus cher pour 2011 !

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 10:41

Y-aurait-il un vent de panique au gouvernement face à une possible flambée des produits alimentaires en France ?

Bruno Le Maire annonçait hier que la France pourrait limiter ses exportations de céréales pour préserver ses stocks.

Terrible aveu d'échec d'un partisan du libéralisme économique !

N'est-ce pas l'UMP et la commission européenne qui défendent la concurrence libre et non faussée, qui prônent la suppression des frontières pour les marchandises et nous affirment que seul le marché peut réguler les prix ?

Les crises alimentaires se multiplient sur Terre. En 2007, des émeutes eurent lieu un peu partout dans le monde causées par des populations incapables de se nourrir à cause d'une flambée des cours des produits alimentaires :  Egypte pour le blé dur, Mexique avec la crise de la Tortilla,... A l'époque déjà, la spéculation sur les cours mondiaux était en cause. Parfois, les prix d'importation étaient tellement élevés que cela entraina une flambée des prix de vente (Egypte). Parfois, les grossistes préféraient exporter sur les marchés mondiaux pour bénéficier des cours élevés et faire de juteux profits plutôt que vendre à leur propre population (cas du maïs mexicain exporté aux Etats-Unis). Ce dernier mécanisme s'était déjà rencontré en Argentine avec la viande bovine, base alimentaire là-bas, qui avait entrainé une pénurie alimentaire avant que le gouvernement n'interdise les exportations.

Aujourd'hui, c'est l'Algérie qui fait l'actualité dans ce domaine bien que tout le monde s'atttende à d'autres mouvements de colère populaire à travers la planète. En Algérie aussi, ce sont les prix de vente qui flambent pour des produits de base et le gouvernement a enfin réagi en baissant les taxes sur ces produits.

En France, on nous fait régulièrement le coût de la baguette.

Dès que prix mondial du blé flambe, le prix de la baguette connait une hausse énorme. Une hausse sans rapport avec la part du blé dans le prix final du pain (5 % seulement) et une hausse qui n'est jamais compensée par une baisse, même quand le cours du blé revient à un niveau "normal" ou, comme en 2009, descend à des niveaux planchers.

L'année dernière, comme l'année d'avant, a été marquée par de grandes frondes paysannes. C'était la viande l'an dernier, avec des blocages d'abattoirs, comme il y eût le lait, comme il y a régulièrement les producteurs de fruits et légumes et les viticulteurs,...

La fameuse régulation du marché est une vaste arnaque qui ne profite qu'aux gros. Gros agriculteurs céréaliers, parfois, mais surtout les gros intervenants de la filière : industriels et grande distribution. On ne voit jamais ces derniers se plaindre de la flambée des matières première agricoles ! Et les bénéfices de ces entreprises ne patissent pas de ces hausses !...

A la veille d'une nouvelle réforme libérale de la PAC, les commissaires européens annoncent de nouvelles mesures d'ouverture des marchés européens au marché mondial. Les mécanismes de protection de nos marchés visaient à protéger notre souveraineté alimentaire et à éviter une évolution chaotique des cours, préjudiciable pour les paysans comme pour les consommateurs. Tout cela a été abandonné depuis quelques années.

Voir aujourd'hui Bruno Le Maire tenter de juguler les effets de cette mondialisation libérale en annonçant des limitations d'exportation, c'est voir le pompier pyromane composer le 18 !

Libéral au sein d'un parti libéral, Bruno Le Maire est lui-même impliqué dans cette dérégulaton des marchés qui provoque des flambées spéculatives au moindre incident météorologique sur la planète. Il peut verser des larmes de crocodiles sur la misère paysanne pour donner le change, sa responsabilité est complète.

Nourrir la planète, proposer une alimentation de qualité aux peuples à des prix accessibles et garantir un revenu aux paysans, c'est ce que proposent les communistes à partir de mesures simples comme sortir les productions agricoles des négociations commerciales internationales pour garantir la souveraineté alimentaire des peuples ou mettre en place différentes mesures qui garantiraient un revenu aux paysans français en maintenant les prix de l'alimentation à un niveau accessible à tous (prix minimum indicatif européen, coefficient multiplicateur, ...).

Sauver producteurs et consommateurs passe par l'établissement d'un nouvel ordre mondial agricole. Loin de l'idéologie libérale de Bruno Le Maire.

C'est le projet des communistes pour notre agriculture et notre souveraineté alimentaire. 

C'est ce que précisera Xavier Compain, responsable national à l'agriculture et à la pêche du PCF ce soir à Pont de l'Arche (Salle des Fêtes) dans un débat après la diffusion d'un film sur la restauration collective ("Nos enfants nous accuseront") à partir de 18 h.

Bruno Le Maire devrait venir. Il apprendrait des choses.

Janvier-2011---PtdelArche---Nos-enfants-nous-accuseront.JPG

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 16:09

Mercredi et jeudi se tenaiet la dernière session plénière du Conseil général. Une session centrée essentiellement sur le budget. Les difficultés financières des eurois et du déprtement ont occupé les débats à gauche quand la droite parlait d'internet.

Début décembre est la période où l'assemblée départementale discute de son budget. Après étude en commissions (avec des élus de la majorité comme de l'opposition), ce budget est rediscuté en session plénière et voté par grands dommaines puis dans son intégralité.

La matinée de mercredi a été réservée à une discussion générale autour de ce budget et sur les grandes orientations du Département.

La droite rate sa cible

De manière assez surréaliste, les élus de droite, UMP et Nouveau Centre, ont attaqué la majorité de gauche du Conseil général que les questions du haut débit internet et de la santé. J'utilise le terme surréaliste car ces deux thèmes ne sont pas des compétences du Département.

La question du haut-débit sur le territoire a fait l'objet d'une politique volontariste de la nouvelle majorité départementale en 2001 lorsque l'Eure passa à gauche. A l'époque, seules les grandes villes bénéficiaient du haut débit de l'époque (le 512 k). Le Conseil général s'est lancé alors dans un ambitieux projet de couverture totale du département en 512 k. Objectif atteint désormais, les derniers secteurs sans haut débit ayant dû être résorbés via satellite.

Aujourd'hui, la technologie s'est améliorée. Si le Département permet aujourd'hui à chacun de ses citoyens d'avoir accès au service de base, ce n'est pas à lui d'effectuer avec les impôts des eurois les investissements énormes pour suivre ces évolutions technologiques àalors que les 'entreprises privées de ce secteur font des bénéfices colossaux et refusent de réinvestir cet argent dans des réseaux ruraux qu'elles jugent trop peu rentables.

Cette logique conduirait, comme au niveau national, à faire supporter par le citoyen les dépenses (investissements ou dettes) mais à laisser les bénéfices au secteur privé.

La question de la santé est encore plus délirante. Les élus de droite se plaignant que le Département ne fasse rien contre la désertification médicale. Jouer les naïfs dans ce domaine risque de faire passer nos conseillers généraux de droite pour des amateurs ou, pire, des politiciens : la santé est une prérogative nationale !

Qu'il s'agisse du manque de médecins généralistes et spécialistes est du ressort de l'Etat, des places de concours de médecine ouvertes chaque année et de l'absence d'obligations faites aux nouveaux médecins quant à leur lieu d'installation. Enarques, enseignants ou grands fonctionnaires doivent à la République plusieurs années de travail en échange du financement de leurs études. Les enseignants vont ainsi là où l'Education nationale a des besoins. Pourquoi les médecins n'ont-ils aucune obligation ? Il y a là matière à réfléchir mais ce n'est pas le Conseil général qui a la main.

Façon boomerang, la question des hôpitaux publics a été posée dans l'hémicycle départemental : alors que la France comme notre département manquent de médecins, la réforme Bachelot et le gouvernement de droite entreprennent une purge hospitalière dans le pays qui menace directement les hôpitaux de Bernay, Gisors et Pont-Audemer. Ce sera donc à l'avenir un manque de médecins et moins d'hôpitaux sur notre territoire, deux conséquences des politiques menées nationalement par la droite et sur lequel le Département n'a en aucune façon de responsabilité.

Cette session a surtout montré l'absence de critiques de la droite sur les actions du Département dans ses domaines de compétence : l'action sociale, les routes, les collèges,...

A l'approche des élections cantonales, la droite n'a d'autre solution que polémiquer sur des sujets sans rapport avec le Département pour faire parler d'elle.

L'emploi et les territoires, préoccupations des élus communistes

Côté communiste, les quatre conseillers généraux ont défendu en commissions les politiques départementales de solidarité que porte le Conseil général depuis 2001. Andrée Oger, en tant que vice-présidente, a d'ailleurs présenté le budget de l'action sociale (près de 240 millions d'euros). Au final, les quatre élus communistes ont approuvé le budget départemental.

Deux interventions ont néanmoins souligné le point de vue des communistes dans l'Assemblée.

Gaëtan Levitre est intervenu fortement sur la nécessité pour le Département de soutenir le combat des salariés contre la désindustrialisation de nos territoires. Celui qui avait pris fait et cause pour les Bosch (Les Damps) et les M-Real (Alizay) il y a quelques mois, s'est montré offensif sur le dossier Sealynx (Charleval) pour lequel il insiste sur le rôle de l'Etat (directement et comme actionnaire de Renault) dans le maintien de cette entreprise et des emplois.

Marcel Larmanou, jeudi matin, est intervenu dans le débat sur le Grand Paris pour dénoncer la volonté politique qui se cahce derrière ce projet sarkozyste : celui de détruire l'égalité des territoires au profit d'une logique de métropoles en concurrence les unes contre les autres.

Pour les conseillers généraux communistes, cette session aura été l'occasion de rappeler que les difficultés que connait notre Département pour boucler son budget sont les conséquences de choix politiques nationaux. : une volonté d'étrangler financièrement les collectivités locales pour mieux les faire disparaître via sa réforme des collectivités et une politique qui ne lutte absolument pas contre la destruction des emplois industriels.

Ainsi donc, si le budget départemental a été voté, il apparait que la majorité a dû déployer des trésors d'imagination pour ne pas couper dans les programmes essentiels du département et maintenir son implication sociale et solidaire.

Responsable nationalement des choix politiques et économiques qui font aujourd'hui souffrir nos concitoyens et nos territoires, la droite départementale va chercher à avancer camouflée pour les élections cantonales de mars et à attaquer à la majorité de gauche sur des sujets sans aucun rapport avec les responsabilités d'un département.

La droite n'a donc trouvé dans l'Eure qu'une pauvre stratégie pour détourner l'attention des électeurs de ses responsabilités dans la crise que traverse notre pays.

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 10:01

Confirmé dans son poste de ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire voit sa fidélité à Nicolas Sarkozy enfin récompensée. Mais, prévoyant une possible débâcle aux présidentielles 2012, il se positionne pour d'autres élections.

Quand on voit la purge lors de ce remaniement, on se dit que ceux qui restent font partie du dernier carré de fidèles à Nicolas Sarkozy.

Exit les centristes ! Exit les ministres "d'ouverture" et de la "société civile" ! Bienvenue aux représentants de la branche dure de l'UMP !

Que Bruno Le Maire, ex-bras droit de Villepin, ait conservé son ministère confirme sa soumission à l'actuel seigneur de la droite française et monarque de l'Elysée.

En bon courtisan, le voilà qui intrigue, anticipe la chute de son protecteur et se recherche une position de repli. Et pourquoi pas l'Eure ?

Et oui ! Bruno Le Maire se souvient soudainement qu'il a été parachuté dans l'Eure en remplacement de Jean-Louis Debré sur le siège de député de la première circonscription. Il se rappelle aussi qu'il est encore conseiller municipal d'Evreux même si on ne l'a pas beaucoup vu siéger depuis les élections municipales de 2008.

C'est peut-être pour ces raisons que Bruno Le maire a éprouvé le besoin d'apparaître dans Paris- Normandie jeudi 18 novembre. Des fois que les eurois aient oublié qu'il était élu chez eux ?...

Ce qui est pathétique, c'est sa volonté de se démarquer de son image d'énarque parisien et de son étiquette de sarkozyste. Le voilà qui rejette "les paillettes" comme il le dit et veut donner l'image de quelqu'un "au plus près des gens, au cul des vaches s'il le faut, loin du bling-bling" comme le précise le journaliste. Il s'affuble même de l'étiquette gaulliste : remarquez, ce n'est pas une marque déposée et même Sarkozy s'en revendique, lui qui casse tous les acquis de la résistance !

Plus amusant, lui qui essuie régulièrement des frondes paysannes comme celles des producteurs laitiers ou des éleveurs bovins, il y a quelques jours, donne l'image d'un ministre qui plait aux agriculteurs. C'est pourtant "l'Eure Agricole", le journal de la profession dans l'Eure, qui titrait en page 3 le 21 octobre : "le ministre lâche les éleveurs, les éleveurs ne le lâcheront pas !" à propos du salon de l'élevage de Clermont-Ferrand qu'il avait évité. Côté popularité, on fait mieux !

Cet article aura au moins un mérite. On saura que Bruno Le Maire vise la mairie d'Evreux. Exit Jean-Pierre Nicolas !

Il reproche à la ville de perdre en dynamisme et prend le parti des commerçants. Curieusement, on ne l'entend pas parler des centaines d'emplois perdus sur Evreux après les plans sociaux de Glaxo-SmithKline et d'Atlas ? C'est pourtant lui qui se vantait d'avoir appelé le PDG de GSK au plus fort de la crise en 2009 !

Bruno Le Maire met sur le dos de la municipalité actuelle un manque de dynamisme causé par les choix économiques du patronat dont il défend les intérêts au gouvernement. Jamais, bien entendu, il ne reconnait sa responsabilité de membre du gouvernement dans la crise économique qui frappe notre pays, dans le bouclier fiscal, la réforme des retraites, la casse de l'Education publique et des hôpitaux, dans l'abandon  du monde paysan à la grande distribution et aux spéculateurs,...!

Bruno Le Maire se souvient peut-être de l'Eure et d'Evreux mais il oublie leurs habitants, les eurois et les ébroïciens.

Bruno Le Maire se souvient de l'Eure et d'Evreux pour sa carrière, pas pour le bien-être de ses habitants.

Mais, nous, nous saurons lui rappeler son bilan et ses actes. Ce n'est pas parce que nous vivons en Province que nous oublierons la part de responsabilité de Bruno Le Maire dans la crise actuelle.

Bruno Le Maire se souvient qu'il est élu dans l'Eure ; nous nous souviendrons qu'il est membre du gouvernement de Sarkozy.

Bruno Le Maire avec Sarkozy

Avec Sarkozy

 

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Avec Eric Woerth, l'homme de la casse des retraites et de l'affaire Bettencourt,
et Georges Tron, secrétaire d'Etat à la fonction publique et connu pour avoir occupé un logement de la Mairie de Paris jusqu'en mars dernier.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 10:53

Hier, le Conseil général a accueilli Martin Hirsch lors de sa session plénière pour débattre du RSA. L'occasion pour les élus communistes de donner leur avis.

Martin Hirsch, l'homme du RSA dans le gouvernement Fillon-Sarkozy était l'invité du Conseil général de l'Eure, à l'occasion de sa session plénière. Devant l'ensemble des conseillers généraux, il a notamment souligné le rôle majeur de notre département et de sa majorité (de gauche) dans l'expérimentation du RMI puis du RSA.

Le Revenu de Solidarité Active est sensé permettre le retour vers l'emploi des salariés en situation d'exclusion et le soutien aux salariés à faible revenu.

Pour les conseillers généraux communistes, cette solidarité est nécessaire bien sûr.

Néanmoins, deux grands défauts marquent le RSA pour les communistes.

Premièrement, en compensant les faibles revenus des salariés en situation précaire, le RSA sert finalement de filet social pour des entreprises privées qui sous-payent leurs salariés ; après tout, à quoi bon augmentert les salaires ou embaucher à temps plein quand la collectivité (donc les impôts) peuvent apporter une compensation financière aux salaires de misère que touchent les "travailleurs pauvres" ?

Deuxièmement, comme le notera Gaëtan Levitre, conseiller général communiste de Pont-de-l'Arche, "c'est bien de vouloir faire de l'nsertion mais encore faut-il qu'il y ait des emplois à proposer à ces personnes !" et de noter que la casse de l'emploi industriel continue (400 emplois dans la vallée de l'Andelle en quelques semaines !).

C'est bien là qu'est le problème : la politique d'insertion devient un cataplasme face à une hémorragie d'emplois et une pauvreté qui gagne du terrain dans notre pays.

Comme le note Marcel Larmanou au nom des conseillers généraux communistes, "pour une insertion par l'emploi, les pouvoirs publics, les employeurs doivent s'inscrire dans une perspective de retour au plein emploi et de hausse des salaires" en contradiction avec les politiques actuelles, tant des entreprises que de l'Etat qui "contribue aussi largement à l'aggravation du chômage en démantelant des pans entiers des services publics".

Enfin, l'inquiétude sur le financement du RSA est réelle. D'une part parce que l'Etat, d'années en années, n'augmente que faiblement ses versements au Département pour financer le RSA alors que les montants versés explosent, crise oblige ! D'autre part parce que la réforme territoriale en cours va mettre fin à l'existence de Département autonomes, compromettant les politiques de proximité nécessaires pour suivre les salariés en insertion.

De ce débat apparaîtra que la solidarité est nécessaire mais qu'elle doit s'accompagner d'une politique économique et sociale basée sur l'emploi et les salaires.

Vouloir faire de l'insertion dans une société où le chômage explose est au mieux une illusion !

Ce sont bien l'emploi et le pouvoir d'achat qui sont les clés de la sortie de l'exclusion !

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 09:10

Encore 2 millions de manifestants ce jeudi 28 octobre, septième manifestation de l'automne contre la réforme des retraites. Pas mal !

Les médias sont heureux ! Ils sont convaincus que le mouvement de révolte sociale contre l'injuste loi de casse des retraites est moribond. "Baroud d'honneur", "Le début de la fin" ("Paris-Normandie", ce matin), "le mouvement s'effiloche",... Un véritable festival de bons mots pour enterrer une mobilisation (forcément) impopulaire auprès des médias.

Malgré tout, avec deux millions de manifestants, peut-on parler d'une mobilisation moribonde ?

Oui, il y avait moins de manifestants. Le nier serait refuser la réalité.

Mais, oui, il y a des raisons objectives à cette baisse de la mobilisation : les vacances scolaires, les retenues sur salaire qui pèsent, la fatigue, le contre-coup du vote à l'Assemblée Nationale, une pénurie de carburants qui pèse encore,...

Cela ne veut pas dire que l'opposition à cette réforme est retombée. C'est en cela que la propagande médiatico-gouvernementale est fausse : ne pas manifester, ce n'est pas accepter ! Avec 65 % des français du côté des grévistes et des manifestants, la réalité est loin d'être celle qu'avancent médias et gouvernement.

Côté syndical, on sait bien que tout mouvement évolue (d'où la notion de "mouvement" !), dans ses formes d'actions et dans ses temps de mobilisation. Il y a des pics, il y a des creux.

Dans l'Eure, la mobilisation a aussi connu une baisse.

Le matin, les cortèges de manifestants ont rassemblé moins de monde que la fois précédente avec tout de même 800 manifestants à Vernon, autant à Louviers, 300 à Pont-Audemer, 200 à Bernay, 150 à Gisors. partout, la quasi absence des lycéens (en vacances) était notable.

Avec 6 000 manifestants sur Evreux, le cortège avait fière allure. Moins étoffé qu'en septembre et début octobre, celui-ci est resté dynamique tout au long de l'après-midi.

Présents dans tous les cortèges, les communistes eurois étaient bien évidemment présents à la manifestation ébroïcienne. Avec de nombreux camarades présents dans leur cortège syndical, il y a eu tout de même près de 180 militants et sympathisants (donc quelques jeunes communistes) pour rejoindre le cortège du PCF derrière le véhicule sono. Les élus étaient présents, à commencer par Andrée Oger, les élus municipaux d'Evreux, de Gravigny (dont François Gantier), de Gisors, Alizay, etc...

A ce titre, le PCF a été, avec le NPA, le seul parti de gauche à maintenir une présence un tant soit peu massive au sein du mouvement. Peut-être parce que nous voulons construire le mouvement et pas seulement y apparaître ?...

Malgré le contexte de vacances et du vote de la loi, la mobilisation sociale reste importante.

Cette manifestation restera comme un point d'appui pour poursuivre la lutte et diversifier les modes d'action.

Rendez-vous samedi 6 novembre pour, ensemble, dire au gouvernement que, vote ou pas, nous n'acceptons pas ce hold-up sur notre droit à la retraite et que nous nous battrons jusqu'au bout pour défendre la retraite à 60 ans, à taux plein et avec 37,5 annuités !

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 Dans les rues d'Evreux

 

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 Un cortège communiste avec élus et jeunes

 

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Même Sarko était présent sur Evreux

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 08:51

"Baroud d'honneur", "mouvement qui s'essouffle"... Les médias annoncent la mort du mouvement de lutte depuis des semaines. Elle finira bien par arriver. Mais après ? Que faire ?

La journée de mobilisation de ce jeudi va certainement rassembler beaucoup moins de manifestants que les fois précédentes : vacances scolaires, accumulation des coûts financiers des grèves d'octobre et, certainement, une démobilisation due au vote par l'assemblée de la loi sur les retraites.

L'objectif des médias depuis des semaines est clairement de démobiliser les opposants à la Réforme des retraites. Pour cela, ils prônent le fatalisme, le supposé coût de la grève, la division des français, la confusion entre lycéens et casseurs, etc...

Nous verrons bien ce soir ce que sera la mobilisation dans la rue.

Mais, quel que soit le résultat, la bataille idéologique est gagnée ! 70 % des français sont désormais convaincus de l'injustice de cette loi, de son inefficacité et près des deux-tiers des français continuent de soutenir les grèves et manifestations malgré la gêne occasionnée, carburants absents ou trains perturbés.

La question qui se pose à tous est la suite à donner à ce mouvement.

Pour ceux qui, comme les communistes, militent dans les manifestations, sur les marchés, dans leurs entreprises et dans leurs quartiers, la prise de conscience de nombreux travailleurs sur la réalité du système capitaliste dans lequel nous vivons est importante. La dureté de la vie, le chômage, la précarité, les bas salaires, les reculs sociaux deviennent durs à encaisser quand on voit, de l'autre côté de la société, les avantages fiscaux scandaleux, les profits croissants des grosses entreprises et les petits arrangements au sein d'une oligarchie politique et sociale méprisante.

Le cas des Molex comme celui des Sealynx à Charleval vient à propos pour éclairer la réalité d'un capitalisme les yeux rivés sur ses profits et méprisants ceux qui créent la richesse et font vivre l'économie.

Au delà des retraites, c'est l'ensemble des choix politiques qui sont remis en cause par une majorité de travailleurs.

Ce sont donc des perspectives générales, des solutions globales économiques et sociales qu'il faut trouver pour sauver nos sociétés du gouffre dans lequel nous projette le capitalisme.

Ce sont des solutions politiques qu'il faut désormais proposer au mouvement social, aux travailleurs.

L'expérience a malheureusement prouvé que des idées, même bonnes, proposées d'en haut tombent à plat ou sont rapidement dévoyées. Rappelons nous de 1981 !

A l'inverse, les grandes avancées sociales ont toujours été obtenues par une dynamique du mouvement social relayée par des forces politiques progressistes et révolutionnaires.

Dans cet esprit, les communistes ont l'ambition de créer un cadre de réflexion et de construction d'un programme populaire pour la gauche à partir des revendications et des luttes en cours. C'est ce que nous appelons les Ateliers Citoyens du changement !

Avec le Front de Gauche, en 2008, nous avons créé le cadre d'une dynamique unitaire pour les forces de la gauche de transformation sociale.

Avec ces Ateliers Citoyens, c'est une dynamique politique des idées que nous lançons. Elle est ouverte à tous ceux qui veulent construire le changement sur un véritable programme de rupture avec le capitalisme.

Venez à la première réunion de ces ateliers :

Jeudi 4 novembre

18 heures

Salle CCAS d'EDF - Rue Armand Benet

Evreux

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