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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:16

L’Espagne serait redevenue un pays attractif pour les investisseurs, au prix d’une politique d’austérité et d’un code du travail carnassiers. Résultat : la misère gagne du terrain, la colère gronde et l’arsenal juridique pour s’en prémunir fait froid dans le dos.

« Ils nous occupent avec l’actualité pour nous faire oublier le présent », avertit une vignette du dessinateur El Roto dans les pages du quotidien El País. Et « l’actualité » à la une de ce journal en ce début d’année, à part les résultats sportifs et la polémique autour du référendum indépendantiste en Catalogne, ce sont les scandales politico-financiers où les grands partis, les banques et la famille royale sont pris la main dans le sac, mais très rarement condamnés – l’Espagne détient le record européen des non-lieux et des grâces dans ce genre d’affaires.

Le présent, c’est cette famille empoisonnée par les aliments périmés dont elle se nourrissait habituellement, à Alcala de Guadaira, dans la province de Séville. Le père, la mère et leur fille de 14 ans sont morts. La plus jeune sœur a survécu. Plusieurs centaines de personnes se sont spontanément rassemblées devant la mairie après avoir appris la nouvelle, quelques jours avant Noël. L’indignation était volatile : contre les services sociaux, contre les politiciens, contre les supermarchés que la rumeur accuse d’asperger de détergents les aliments périmés avant de les jeter à la benne.

Le présent, c’est aussi la condamnation à des peines de prison de militants du Sindicato andaluz de trabajadores (SAT) pour avoir occupé pendant dix-sept jours – en mai 2012 – la Turquilla, une propriété de 1 200 hectares appartenant à l’État. Propriété laissée en jachère, à part les 80 hectares utilisés par l’armée pour y élever un haras de chevaux d’apparat. « Il y a huit ans, 300 hectares ont été cédés à la mairie d’Osuna, le bourg le plus proche, raconte Mari García, militante du SAT. Et elle y a développé une activité agricole biologique, avec un système de travail rotatif qui permet aux chômeurs du coin de faire les heures suffisantes pour obtenir des droits. » Mais l’occupation des hectares restants par les sans-terre du SAT a été vécue comme un attentat contre les forces armées. « Cinquante-quatre des nôtres ont été arrêtés, quatre condamnés à sept mois de prison et un à 1 200 euros d’amende. »

Le SAT, syndicat d’ouvriers agricoles, est dans le collimateur de la justice depuis des années ; surtout les juges ont la dent dure après ses actions de « reprise » dans les grandes surfaces : les activistes sortent des supermarchés avec des chariots remplis de victuailles ou, comme le 29 août dernier, de fournitures scolaires, avant de les redistribuer aux familles sans logis qui, à Séville, occupent des édifices confisqués par des banques après le crash immobilier de 2008.

Début décembre, une femme dont les enfants n’avaient pas mangé depuis trois jours a imité ces actions collectives dans un supermarché d’Ecija, province de Cordoue. Un anonyme a par la suite payé le contenu du chariot pour éviter que la direction n’engage des poursuites. Il y a 36 % de chômage en Andalousie – 44 % dans la province de Cadix – et 67 % chez les jeunes, qui survivent grâce à l’aide de leurs parents ou grands-parents. Au niveau national, plus de 60 % des chômeurs n’ont droit à aucune allocation.

Au Centro obrero Diamantino García, cœur du village rouge d’El Coronil, les vieux jouent au domino dans la salle du bar. Un groupe de femmes et d’hommes, après avoir nettoyé la salle des fêtes où a eu lieu la veille un « réveillon ouvrier », se restaure au réfectoire, à côté de la bibliothèque. On parle peoná, ces journées travaillées qu’il faut additionner jusqu’à quarante pour avoir droit au subside agricole. Au nord de la péninsule, les gens croient que ce régime spécial est un privilège de Sudistes nonchalants, mais ici, tout le monde sait qu’il est de plus en plus dur de trouver du boulot dans une agriculture mécanisée et branchée sur les subventions européennes. Depuis l’explosion de la bulle immobilière, ceux qui étaient allés se faire embaucher comme maçons sur la côte sont revenus au village et concurrencent les femmes sur le marché du travail.

Partout en Espagne, des associations d’endettés s’opposent physiquement aux expulsions locatives et aux coupures d’eau ou d’électricité pour cause de factures ou de crédits impayés. Fin décembre, une expulsion a ainsi échoué dans le quartier de Triana, à Séville, durant laquelle la police a interpellé sept personnes. Le SAT, avec d’autres syndicats indépendants, des associations issues du mouvement du 15-M (initié le 15 mai 2011, et dit des « Indignés ») ou de celui du 25-S (25 septembre 2012, siège pacifique du Congrès par des dizaines de milliers de manifestants, durement réprimé), organise à travers le pays une « marche de la dignité » qui devrait converger sur Madrid le 22 mars 2014. Depuis les « reprises » dans les supermarchés, la popularité du SAT a explosé, attirant des centaines de non-affiliés dans ses manifestations, et également la presse étrangère, ce qui ridiculise les déclarations gouvernementales cherchant à assimiler ces actions avec du terrorisme…

Une réforme du code pénal ultra-répressive est en passe d’être votée au Parlement. Elle vise clairement ces mouvements de résistance populaire. « Pour une simple participation à un piquet de grève, nous encourons aujourd’hui des peines de deux, quatre ou même six ans de prison, s’inquiète Mari García. Bientôt, n’importe quel individu sera passible d’un demi-million d’euros d’amende et de la saisie de ses biens s’il participe à une manif non autorisée – avant, les amendes étaient adressées au syndicat. Les gens vont réfléchir à deux fois avant de descendre dans la rue. » Mari et Ted habitent avec leur fille dans une petite maison individuelle dans une rue du village d’El Coronil où toutes les maisons ont été construites collectivement, sur le mode des castors, avant d’être attribuées par tirage au sort. Le sol a été acheté par leur coopérative et personne n’est officiellement propriétaire. « Ce vide juridique nous met à l’abri des saisies dont nous menace le nouveau code pénal. A part notre bagnole, nous serions déclarés insolvables s’il fallait payer un jour une lourde amende. »

Contrairement à la Grèce et à la plupart des autres pays européens, en Espagne, l’extrême droite est peu bruyante, pour une raison simple : elle est déjà au pouvoir. Le Partido popular, dirigé par des fils et nièces de hiérarques franquistes, passe à l’offensive sur tous les fronts, avec un code du travail et une loi sur l’avortement rétrogrades, jusqu’au sabotage systématique des efforts pour récupérer la mémoire des vaincus de la guerre civile… Et sa politique répressive trahit avant tout sa nervosité face aux organisations de base mobilisées contre « cette crise qui n’est pas une crise, mais une arnaque »…

http://cqfd-journal.org/L-Andalousie-est-dans-le-rouge

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 08:19

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Cinq mois désormais, cinq mois que les enseignants sud-coréens – ainsi que l'intégralité des fonctionnaires pour la quatrième année consécutive – luttent dans la clandestinité pour défendre leurs droits syndicaux, dans un pays en pleine dérive autoritaire.

La Corée du sud, ce paradis des patrons, enfer des syndicalistes est souvent présenté par le « patronat décomplexé » comme modèle pour la France, malgré des contextes incomparables. De quoi s'intéresser à la situation du côté de Séoul. La « chasse aux sorcières » de la Dame de Fer coréenne Le gouvernement de droite de la dame de fer Park Geun-Hye, fille du dictateur Park Chung-Hee, mène une véritable « chasse aux sorcières » anti-communiste, anti-syndicale, en fait anti-opposition populaire.

Sous prétexte de lutte contre un complot pro nord-coréen, le gouvernement a lancé une procédure d'illégalisation du principal parti de gauche, seule opposition au pouvoir des chaebol (monopoles coréens) : le Parti progressiste unifié (PPU), regroupant communistes, socialistes, progressistes.

Dans le même temps, le gouvernement a tenté d'étouffer un scandale politique impliquant les services de renseignement (NIS) qui ont influencé les élections présidentielles de 2012, en manipulant l'opinion publique pour favoriser l'élection de Park Geun-Hye.

Cheminots, fonctionnaires, enseignants : au cœur de l'offensive anti-syndicale Seconde attaque d'ampleur, en décembre, deuxième attaque massive, le gouvernement a entamé un bras de fer avec les cheminots sud-coréens, en grève pendant trois semaines pour empêcher le processus de privatisation de « KORAIL », la SNCF sud-coréenne. Le 22 décembre, la police anti-émeutes du régime a pris d'assaut le siège de la confédération syndicale de classe KCTU, arrêté 138 membres du syndicat, dont le secrétaire-général et deux dirigeants centraux. « KORAIL » lançait en parallèle la révocation de 4 000 syndicalistes.

Enfin, la procédure de mise hors-la-loi du puissant syndicat des enseignants (KTU), moteur historique de la confédération syndicale de classe KCTU. Le gouvernement a ainsi décrété le 24 septembre 2013 l'illégalisation du syndicat des enseignants pour la raison … que le syndicat avait accepté que 22 syndicalistes restent membres du syndicat après avoir été licencié de façon illégale par l'Etat sud-coréen. Pour le président du KTU, cela représente un recul important : « Nous voyons cela comme la mort de la démocratie et de l'éducation coréennes », selon Kim Jeonghun.

Le syndicat des employés de la fonction publique (KEGU) avec ses 135 000 syndiqués est lui clandestin pour la quatrième année consécutive, avec son cortège de malheurs : non-reconnaissance légale, obligation de continuer la lutte dans la semi-clandestinité, en risquant le licenciement ou l'emprisonnement.

Si le droit syndical est fortement réduit, soumis à la reconnaissance donc au bon vouloir de l'Etat sud-coréen, le droit de grève est encore formellement interdit dans la fonction publique. Cinq ans d'attaques ininterrompues contre le KTU L'interdiction du KTU n'est donc pas un « coup de tonnerre dans un ciel serein ». Le syndicat des enseignants fondé en 1989 a dû attendre dix ans pour être reconnu par l'Etat, en 1999.

Depuis cinq ans, l'offensive est brutale contre le syndicat enseignant : licenciement abusif de syndicalistes, pression de la droitière Fédération des parents d'élèves, emprisonnement des militants et cadres les plus combatifs. Le syndicat enseignant, sous les pressions et les intimidations, historiquement le plus fort de tous les syndicats de Corée du sud est passé en quelques années de 100 000 à 60 000 syndiqués. Un exemple de pression assez effrayant, l'association de parents d'élèves de droite Gyohakyeon avait en 2011 envoyé une lettre aux 60 000 syndiqués du KTU les appelant à renoncer à leur adhésion au syndicat progressiste.

Le battage autour des derniers tests PISA a été une nouvelle occasion de vanter le « miracle coréen » y compris dans l'éducation, masquant sa face sombre : un mal-être record parmi les élèves, le formatage à une pensée unique, la course à la « compétivité » poussant de plus en plus d'étudiants au suicide, les parents à s'endetter auprès du florissant secteur privé des cours de soir.

Le 25 février, une grève générale massivement suivie : un espoir

Mais le peuple sud-coréen n'a plus l'intention de baisser la tête.

Le 25 février, la grève générale contre la privatisation des services publics, pour exiger la démission de la présidente a été massivement suivie malgré les pressions, les intimidations. 100 000 manifestants sont réunis dans 12 villes du pays pour dénoncer la dérive autoritaire, droitière, anti-syndicale du gouvernement. Des initiatives de masse de plus en plus fréquents en Corée.

Ne nous laissons pas duper par les « mirages » capitalistes promus dans nos médias, solidarité avec nos camarades coréens dans leur combat contre la « chasse aux sorcières » anti-syndicale !

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 10:30

Sous la pression du FMI, les prix du gaz vont augmenter de 50 %.

L'opposition qui a pris de force le pouvoir en Ukraine vient à peine de signer un accord avec l'Union européenne qu'elle soumet déjà son peuple aux horreurs de l'austérité libérale. Le pillage de l'Ukraine par les monopoles privés occidentaux peut commencer, avec l'aide de l'oligarchie ukrainienne.

En effet, l'Ukraine augmentera de 50 % le prix de vente du gaz à la population à partir du 1er mai, a indiqué, mercredi 26 mars, l'opérateur gazier national, Naftogaz. Voilà aussi les valeurs portée par EuroMaïdan !
Cette mesure impopulaire, que le président déchu, Viktor Ianoukovitch, avait toujours refusé d'appliquer, est exigée par le Fonds monétaire international (FMI) pour accorder une aide financière à Kiev.

Une économie ukrainienne à l'agonie

Pour les industriels, la hausse sera de 40 % et s'appliquera au 1er juillet, a indiqué Iouri Kolbouchine, l'un des responsables de Naftogaz. Le gouvernement espère ainsi parvenir dès mercredi à un accord avec le FMI, à qui il demande au moins 15 milliards de dollars pour éviter la faillite. Une mission du FMI se trouve à Kiev depuis le 4 mars, et les négociations se sont intensifiées ces derniers jours, le premier ministre, Arseni Iatseniouk, ayant renoncé à sa présence au sommet des grandes puissances du G7 à La Haye pour s'y consacrer.      

Les putschistes de Kiev : Austérité et pillage      

« Nos partenaires européens ont pris la décision de nous verser 1,6 milliard d'euros. Deux mois après la signature d'un accord avec le FMI, une première tranche pourra être versée », a assuré M. Iatseniouk. Les Etats-Unis ont promis de leur côté 1 milliard de dollars de prêts garantis à Kiev. Peu après son investiture, M. Iatseniouk avait promis une cure d'austérité drastique aux Ukrainiens, alors que le pays reste profondément divisé, et que les régions de l'Est connaissent de violents mouvements de résistance à l'autorité de Kiev.

A la place d'un gouvernement à la solde de l'oligarchie pro-russe, les ukrainiens se retrouvent avec un gouvernement à la solde de l'oligarchie pro-européenne. Dans les deux cas, les voilà perdants !

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 09:52

2 millions d'espagnols samedi dernier dans les rues de Madrid, pour la dignité contre la crise et pas une image, pas un reportage dans nos médias français !  

Après plusieurs mois de préparations, plusieurs marches se sont rejointes à Madrid, attirant des centaines de milliers de nouveaux manifestants pour dénoncer, encore une fois, la crise capitaliste et les horreurs qu'elle impose au peuple d'Espagne : chômage de masse, précarité, salaires de misères, expulsions par centaines.

Alors que le peuple souffre, les banques, responsables de la crise, font des profits sur le dos des familles expulsées de leurs logements, et le patronat impose des réductions salariales et des conditions de travail qui s'aggravent en profitant du chômage de masse.

Ce samedi 22 mars, ce sont ainsi 2 millions d'espagnols qui ont manifesté dans Madrid, à l'appel d'associations citoyennes, d'amicales de quartiers, de syndicats et partis politiques de gauche, dont le Parti communiste d'Espagne.

2 millions de manifestants et pas une image en France !

On est loin des directs et reportages sur l'Ukraine !

En Espagne, c'est le capitalisme et l'Europe qui sont dénoncés, c'est un gouvernement de droite officiellement et légalement issu du Franquisme, qui gouverne. Deux bonnes raisons de taire cette mobilisation !

En France, c'est d'une mobilisation de ce type dont nous avons besoin, pour dénoncer la crise et le système qui en est la cause, le capitalisme, et dénoncer les politiques d'austérité qui veulent faire payer les conséquences de cette crise au peuple en épargnant ceux qui en sont responsables, les banques, le grand patronat et les spéculateurs boursiers.

Malgré un contexte électoral et une préparation un peu courte, le 12 avril, avec le PCF, le Front de Gauche et diverses autres forces politiques et citoyennes, une marche sera organisée à Paris. Un premier pas vers une mobilisation nécessaire et massive du peuple de France.

Marche-Madrid---22-mars-2014---1-million-de-manifestants.jpg.

Marche-Madrid---22-mars-2014---2-million-de-manifestants-2.png

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 10:05

85 % de participation et 96 % de oui au rattachement de la Crimée à la Russie !

S'agit-il d'un référendum ou d'un plebiscite ? Peut-on considérer ce référendum comme "illégal" comme le dit Laurent Fabius, ministre social-libéral européen des affaires étranges de France ?

A vrai dire, le résultat était attendu. Non pas que le vote allait être trafiqué, ce qui a pu être partiellement le cas, mais que la nature du référendum, la période historique et la population très majoritairement russophone et anti-nazie d'Ukraine étaient des éléments très favorables à un vote massif pour le rattachement de la Crimée à la Russie.

Par ailleurs, dans un contexte de révolte contre Kiev et son gouvernement autoproclamé, en présence de troupes russes, il était certainement compliqué pour les opposants à ce référendum de se faire entendre.

Seuls les leaders de la communauté tatar de Crimée (12 % de la population) appelaient au boycott du référendum.

Au final, donc, cette excellente participation (85 %) et le score sans appel en faveur du rattachement à la Russie (96 %) n'ont rien de surprenants.

Paeut-on alors dénoncer ce référendum et affirmer, comme le fait Laurent Fabius, à la remorque de ses maîtres américains et bruxellois, que ce référendum est "illégal" ?

En bons démocrates, nourris des idéaux de la Révolution française, nous pensions que le peuple est souverain ? Que ce que décide très largement un peuple ne peut être dénoncé par un pouvoir, surtout étranger ?...

Il faut croire qu'un référendum au Kossovo est plus légitime qu'un référendum en Crimée ? Celui qui redonna sa "liberté" à cette province de Serbie a été considéré comme légitime par l'Occident, la France notamment, alors que celui qui concerne la Criméen région autonome d'Ukraine, autrefois dépendante de la Russie, ne le serait pas ! Deux poids - deux mesures !

Notons bien que la France est spécialisée dans le rejet du référendum et de l'avis majoritaire : en 2005, il s'est trouvée une majorité de Français pour rejeter un Traité Constitutionnel Européen que nous ont néanmoins fourgués socialistes, UMP et centristes quelques temps après, en 2007, avec Sarkozy et la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne !

Dans le même ordre d'idées, les habitants d'une île comorienne voisine de la française Mayotte qui ont très largement votés leur rattachement à la France il y a quelques années se sont fait claquer la porte au nez par le gouvernement UMP de l'époque.

Ce que ne nous disent pas nos médias, c'est que ce mouvement de défiance vis-à-vis de la "nouvelle" Ukraine ne se limite pas à la Crimée mais déborde largement sur tout le sud et l'est du pays : Kharkov, Donetsk, ODessa, Lugansk, Dnepropetrovsk ou Zaporozhie ont connu des manifestations souvent massives pour exiger le même référendum !

La question n'est donc plus la "légalité" de tels référendums mais plutôt ce qu'ils impliquent, ce qu'ils sous-tendent !

L'implosion en cours de l'Ukraine est la preuve que les événements qui ont secoué l'ouest de l'Ukraine et sa capitale Kiev, aboutissant à l'éviction du président officiel du pays, Yanoukovitch, ne sont pas des événements acceptés par la majorité du peuple ukrainien, du moins acceptés par les populations russophones de l'est et du sud du pays.

L'inquiétude, si elle touche les russophones, concerne aussi les minorités juives, grecques et moldaves d'Ukraine.

Par son putsch et l'utilisation de groupes d'extrême-droite comme forces d'élite, l'opposition pro-européenne a provoqué cette situation de quasi implosion du pays.

C'est donc un scénario à la yougoslave qui se dessine en Ukraine. Rien de bien reluisant pour la Région ni pour les peuples qui y habitent !

Que la Russie joue sa carte en Ukraine est compréhensible même si c'est malsain. Que l'Europe et les Etats-Unis se servent de l'Ukraine comme d'un aiguillon pour relancer une nouvelle guerre froide contre la Russie est tout autant malsain.

L'utilisation d'arguments nationalistes ou religieux, coutumiers des occidentaux (Irak, Yougoslavie,...), est lourd de menaces sur la paix dans cette région d'Europe !

L'argument démocratique ou légal des occidentaux sentent la démagogie et la manipulation à plein nez.

Loin d'être solidaires des menées russes en Ukraine, nous rejetons également les manoeuvres occidentales et leurs alliés ouvertement néo-nazis. Espérons que les conséquences pour le peuple ukrainien, et l'impact de ces conséquences partout en Europe, se limiteront seulement à des paroles et des menaces, et qu'elles n'évolueront pas vers une guerre ouverte dont on ne mesure pas encore quelles forces elles entraineront !

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 09:29

Bill GATES : + 9 milliards de dollars en 1 an ; Mark ZUCKERBERG : + 15,2 milliards de dollars ! !

 

Bill Gates est redevenu l'homme le plus riche du monde... Le co-fondateur de Microsoft, évincé pendant quatre ans par le Mexicain Carlos Slim, a repris sa place de numéro un dans le classement du magazine 'Forbes' publié lundi. L'Américain affiche une fortune estimée à 76 milliards de dollars (environ 55,4 milliards d'euros), soit 9 milliards de plus qu'en 2013.

Avec 72 milliards de dollars au compteur, le brésilien Carlos Slim, qui a réalisé l'essentiel de sa fortune dans les télécommunications, avant de se diversifier dans la finance notamment, passe donc en deuxième position.

L'homme d'affaires espagnol Amancio Ortega, créateur de la marque de prêt-à-porter Zara, complète le podium, avec 64 milliards de dollars. Son pays, lui, est sur le podium de la misère en Europe !

Deux Français au palmarès

Mark Zuckerberg se démarque une nouvelle fois, avec une fortune qui a grimpé en une année de 15,2 milliards, pour atteindre 28,5 milliards, grâce à la hausse de ses actions Facebook, le réseau social dont il est le fondateur. A 29 ans, il prend la 21ème place du classement.

Côté Français, pas de changement de casting : Liliane Bettencourt, l'héritière du groupe L'Oréal, se classe 11ème, à la tête d'une fortune estimée à 34,5 milliards de dollars.

Bernard Arnault, le patron de LVMH, est 15ème, avec 33,5 milliards de dollars, selon 'Forbes'.

Au total, le classement a dénombré 1 645 milliardaires dans le monde en 2013, ce qui constitue un record !

Et certains veulent que les gouvernements fassent des économies sur les programmes sociaux, les investissements utiles à tous ?

Et certains (les mêmes !) veulent que les travailleurs se serrent la ceinture ?

Sortez la tête des épaules ! Levez le poing ! Révoltez-vous ! Rejoignez-nous !

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:37

Pendant que nos médias et gouvernements occidentaux soutiennent l'opposition au Vénézuéla et les putchistes en Ukraine, ils oublient de dénoncer les assassinats politiques qui se multiplient en Colombie et menacent d'envoyer des troupes pour mater la révolte populaire en Bosnie.

Cette situation assez caricaturale de deux poids - deux mesures, indique finalement assez clairement que les engagements "démocrates" de l'Europe et de nos médias sont liés en premier chef aux intérêts géostratégiques du capitalisme européen. L'Union européenne soutient ceux qui servent mes multinationales. Les médias servent d'outils de communication pour formater les esprits.

Ce n'est pas la première fois que nous parlons du traitement caricatural de nos médias au sujet du Vénézuéla. Du temps de Hugo Chavez, combien de fois avons-nous entendu présenté ce pays et son gouvernement comme dictatoriaux ?

La réalité actuelle du Vénézuéla , c'est une tentative majoritaire de changer le cours du destin d'un peuple, de reprendre pour les intérêts populaires des richesses qui, autrefois, ne servaient qu'à enrichir une caste bourgeoise descendant des colons espagnols et des multinationales étrangères. La voie démocratique et pacifique choisie par Chavez et le peuple vénézuélien montre ses limites face à une bourgoisie qui contrôle encore l'essentiel de l'appareil productif, le système de distribution et les médias privés.

Dans le pays voisin, la Colombie, la normalisation politique semble toujours aussi complexe. Fidèle allié régional des Etats-Unis, la Colombie continue d'être divisée entre un Etat au service d'une minorité nantie et une opposition armée marxiste, qu'il s'agisse des FARC ou de l'ELN. Narcotrafiquants, milices d'extrême-droite et propriétaires terriens font la loi dans ce pays.

Rien que depuis 2012, ce sont 30 militants de la "Marcha Patriotica" qui ont été assassiné dans ce pays. Ce mouvement est une tentative de remettre les rebelles armés dans le champs politique. Autant dire que ces assassinats sont un signal pour indiquer aux guerrilleros qu'ils risquent leur vie s'ils déposent les armes. La même chose s'était déjà passée il y a vingt ans avec l'Union Patriotique.

Mais, alors que les émeutes d'une minorité d'étudiants et de militants occupent le devant de la scène médiatique française, et que le gouvernement vénézuélien est taxé de violences contre son peuple, la Colombie bénéficie quant à elle d'un silence médiatique complet. Un silence qui en dit long sur les choix idéologiques qui gouvernent l'indignation sélective de nos médias.

Même chose en Europe !

Pendant des mois, les événements en Ukraine ont fait l'objet de traitements médiatiques orientés, clairement en faveur de l'opposition. Cela malgré la nature de cette opposition, son noyautage par l'extrême-droite néo-nazie et son caractère électorale minoritaire ! Aujourd'hui, les nombreuses exactions de ces militants et les premières décisions de leur gouvernement ont de quoi inquiéter. Pourtant, c'est toujours ce même discours complaisant et cet appui complet qui prime dans nos gouvernements occidentaux et dans nos médias !

A l'inverse, les multiples manifestations de colère en Bosnie sont escamotées ou présentées brièvement, de manière caricaturale.

Dans ce pays, issu de l'éclatement de la Yougoslavie, le pouvoir a été réparti de manière ethnique, institutionnalisant une séparation ethnique entre bosniaques musulmans, serbes et croates, pour le plus grand bénéfice des partis politiques nationalistes de chaque camp.

Mais, la Bosnie, comme le reste des Balkans, c'est avant tout le chômage et la misère après l'effondrement de la Yougoslavie et les guerres qui ont suivi. Il va sans dire que là-bas aussi, la clique dirigeante a, elle, bénéficié des fruits de ces conflits pour s'enrichir.

Et c'est la particularité du mouvement bosniaque actuel : il se rebelle contre les tentatives en cours de briser les dernières entreprises industrielles, par delà les séparations ethniques et géographiques. De grèves en manifestations, de saccages de sièges de partis nationalistes en occupation de sièges administratifs, le mouvement perdure. Des manifestations de soutien ont lieu en Croatie et en Serbie, un symbole même si le nombre de participants reste modeste.

Et là, curieusement, quelle position prend l'Union européenne ?

Elle annonce qu'elle utilisera ses troupes présentes sur place (la KFOR) pour intervenir si jamais le mouvement s'étendait !

En clair, en Bosnie, le peuple doit fermer sa gueule et subir les politiques nationalistes sans réagir !

Il y a donc là aussi un apparent paradoxe en un soutien total à des manifestations de rue en Ukraine et un rejet de ces même manifestations de rue en Bosnie. Un apparent paradoxe qui s'explique, là encore, par la soumission du pouvoir bosniaque aux intérêts des entreprises européennes : le milieu bancaire bosniaque est tombé dans l'escarcelle autrichien, par exemple.

Le traitement médiatique des événements dans le monde, comme en France, ne peut pas être neutre.

Le choix des sujets traités et, donc, le choix des sujets mis de côté, est déjà un choix politique.

Le traitement de ces sujets en est un autre.

L'Europe, la France, vivent dans l'apparence de la démocratie et de médias libres.

La propagande massive et organisée des médias, le modèle de consommation insinué dès l'enfance dans l'esprit des européens, le système politique qui favorise les deux pôles de consensus avec les milieux économiques, tout concourre au maintien d'un système politique et économique qui profite allègrement des richesses du continent.

Le rejet des partis par les peuples, en France comme ailleurs, n'est que l'expression de cette désillusion d'une population qui sent  qu'elle n'a aucune prise sur les événements par la voie parlementaire.

Le mouvement communiste est justement là pour ça, pour redonner la parole et le pouvoir au peuple, en reprenant à la fois le contrôle de l'appareil politique et celui de l'appareil économique. Ce que font finalement les vénézuéliens.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 09:26

 Coup d'état parlementaire, interdiction du russe dans de nombreuses régions, interdiction en cours du Parti communiste, agression sur des responsables communistes, nomination d'un responsable néo-fasciste comme procureur général,... l'Ukraine démocratique vantée par nos médias pour le compte des libéraux au gouvernement et à Bruxelles, cette Ukraine démocratique ressemble de plus en plus à une dictature fasciste.

Quoi qu'en disent nos médias, les événements en cours en Ukraine sont loin de constituer une victoire du peuple ukrainien sur une méchante dictature. Il s'agit juste du remplacement d'un pouvoir oligarchique pro-russe par un pouvoir oligarchique pro-européen.

Deux castes s'affrontaient, défendant les intérêts de groupes économiques antagoniques. C'est la caste pro-européenne qui l'a emportée, avec l'appui de l'Occident et, surtout, l'appui des groupes et partis ouvertement néo-fascistes d'Ukraine.

Pour rappel, l'Ukraine a fourni d'importants bataillons de troupes aux Waffen SS dans les années 42 à 44, notamment au travers de la division Galatia (nom de l'ouest de l'Ukraine). Exactions contre les russophones, massacres de juifs, de partisans communistes, ces nationalistes ukrainiens ont rejoint la lutte clandestine lorsque l'Allemagne nazie a capitulé. Leur lutte s'est poursuivie jusqu'en 1950 dans les forêts de l'ouest du pays.  

 Ukraine - SO de SvobodaCe sont des nostalgiques de cette époque qui, aujourd'hui, paradent dans Kiev et dans bon nombre de villes de l'ouest ukrainien, là où le parti dominant de ce courant d'extrême-droite, Svoboda, fait ses meilleurs résultats. Son service d'ordre a d'ailleurs repris l'emblème de la division SS Das Reich, la Wolsangel.

C'est donc à ces gens-là que l'Union européenne, les Etats-Unis et la France, dans le lot, ont fait appel pour déloger un gouvernement qui avait le gros défaut d'être au service de la bourgeoisie pro-russe d'Ukraine et refusait, à ce titre, de se plier aux exigences des multinationales d'Europe occidentale et des Etats-Unis.

Après des mois de siège et des violences qu'aucune démocratie occidentale n'aurait tolérées, l'invasion du Parlement par ces militants radicaux a amené une majorité de parlementaire, ceux de l'opposition évidemment mais aussi une poignée de parlementaires de la majorité, a voté la destitution du Président.

Qu'en pense le peuple ukrainien ? Personne ne sait et l'Europe s'en fout. La démocratie n'est pas son objectif.

Le Parti Svoboda vient d'obtenir du nouveau pouvoir autoproclamé l'important poste de procureur général, après la nomination d'Oleg Makhnitski hier. Celui-ci aura la haute main sur les juges. Autant dire que ceux qui seraient tenté de rechigner à condamner tout partisan de l'ancien pouvoir risquent de sauter !

Ce Parti a déposé une loi pour interdire toute activité communiste dans le pays. C'est aussi un grand classique des dictatures fascistes, l'une des premières décision qu'ils prennent en général : éliminer les communistes, leurs plus importants adversaires !

Or, la charte européenne empêche toute interdiction d'activité politique communiste. Pour l'instant, curieusement, nos grands défenseurs des Droits de l'Homme bruxellois et parisiens n'ont rien vu, rien entendu ?

De la même façon, le nouveau gouvernement vient de faire sauter la loi permettant aux langues parlées par au moins 10 % de la population d'une Région de servir pour la rédaction de documents administratifs. Cette décision vise bien évidemment les "minorités" russes de l'ouest de l'Ukraine et les minorités polonaises ou moldaves. L'épuration ethnique commence ici, comme elle a commencé dans la guerre des Balkans, quand le gouvernement nationaliste croate a interdit l'alphabet cyrillique utilisé par les serbes de Croatie.

Rappelons aussi les décisions précédentes interdisant dans plusieurs régions de l'ouest de l'Ukraine le Parti des Régions (du Président sortant et parti majoritaire aux dernières élections !) et le Parti communiste (Opposé aux deux blocs et qui réalise 14,5 % des voix nationalement !). Depuis, plusieurs sièges régionaux de ces deux partis ont été saccagés et la siège national du PC à Kiev a été également saccagé.

    Ukraine---Rostislav-Vasilko--KPU-Lviv.jpgPire, le responsable du PC sur l'importante commune de Lviv, Rostislav Vasilko, a été torturé en place publique par des militants d'euromaïdan, sa femme, ses enfants et sa mère menacés de mort !

Enfin, notons le pillage et l'incendie de la maison du président national du PC ukrainien, Petr Simonenko, dans une commune proche de Kiev. 

Ce tableau est terrible.

Depuis des mois, les opposants au gouvernement en place multipliaient les actes de violence, encouragés par un gouvernement incapable d'en appeler au suffrage universel et qui utilisait, lui aussi, la violence.

La tension en Ukraine, attisée et légitimée par l'Occident, amène désormais ce pays au bord de l'explosion entre Régions ukrainophones et régions russophones, sans qu'on puisse dire ce que deviendront les ukrainiens qui refusent de choisir un camp plutôt que l'autre. C'est un scénario à la yougoslave qui se prépare.

Le gouvernement français et, avec lui, l'Union européenne, doivent cesser leur jeu partisan en faveur d'un nouveau pouvoir ukrainien qui n'est ni légitime, ni démocrate !

L'Ukraine est devenu le terrain de jeu d'une confrontation entre le lobby capitaliste occidental, Européens et Etatsunien, contre le lobby capitaliste russe. Une guerre froide d'un nouveau genre.

Pour l'heure, la seule force politique en Ukraine qui manifeste sa volonté d'unité nationale mais aussi d'indépendance face aux deux blocs, c'est le Parti communiste. L'importante vague d'adhésion actuelle au KPU montre que les ukrainiens voient en lui un recours. Les néo-fascistes l'ont bien compris.

Puissent les ukrainiens être capables de déjouer le piège néofascistes et puissent nos gouvernants prendre conscience du danger qu'il font courir non seulement aux ukrainiens mais aussi à tous les peuples d'Europe !

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 10:25

Le pire des scénarii est-il en train de s'écrire en Ukraine ?

Depuis des semaines, sur ce blog, nous vous alertons sur la situation réelle en Ukraine et sur le rôle malsain que jouent l'Union européenne et les Etats-Unis dans ce dossier.

Face à un gouvernement Ianoukovitch au service d'une clique affairiste russophile, l'opposition n'a pas eu de mal à faire monter la pression en laissant ses éléments d'extrême-droite prendre le contrôle de la rue : les milieux d'affaires n'aiment pas les conflits !

Aujourd'hui, la situation en Ukraine s'apparente à un coup d'état : les parlementaires siégeant dans un hémicycle envahi par les militants de l'opposition n'avaient pas vraiment d'autre choix que de voter la destitution du président même si un grand nombre a eu le courage de s'y opposer.

D'ailleurs, le président s'est réfugié dans l'ouest du pays (Kharkov) et dénonce un "coup d'état".

Parallèlement, l'extrême-droite étend son emprise sur l'ouest du pays.

Après avoir interdit (!) le Parti communiste et le parti présidentiel (Parti des Régions) dans plusieurs régions de l'ouest du pays déjà sous son contrôle, ce sont plusieurs locaux du PC d'Ukraine qui ont été saccagés ces derniers jours, dont le siège national du KPU, ce week-end. Le parti d'extrême-droite SVOBODA, allié à l'opposition, exige d'ailleurs l'interdiction pure et simple du Parti communiste. Un vieux réflexe fasciste qui fleure bon les années trente.

Le grand rabbin d'Ukraine appelle d'ailleurs les juifs de Kiev a évacué femmes et enfants de la capitale. Loin du cliché "démocratique" de l'opposition ukrainienne que nous vendent nos médias, celle-ci commence son règne par l'interdiction des partis politiques adverses (et majoritaires, rappelons-le !) et en assumant un discours antisémite, antirusse et anticommuniste.

Malgré ses "valeurs", cette opposition bénéficie du soutien de l'Occident uniquement parce qu'elle veut rompre avec Moscou pour entrer dans le giron libéral de l'Allemagne et des Etats-Unis !

Ce qu'oublient aussi de nous dire les médias, c'est que cette opposition, si elle impose par la violence ses choix dans l'ouest du pays, est vigoureusement rejetée dans l'ouest. La province de Crimée, par exemple, annonce sa sécession si l'Ukraine ne restait pas un pays uni et démocratique. Des milices antifascistes se montent dans tout l'est et le sud du pays.

Bref ! L'Ukraine est aux portes de la guerre civile !

Etats-Unis et Union européenne ne sont pas pour rien dans cette situation, cherchant à destabiliser un pays ouvertement pro-russe.

Cette volonté permanente d'affaiblir les pays qui échappent au contrôle des Etats-Unis et de ses alliés a un relent de guerre froide qui risque à tout moment de déraper.

Les exemples successifs de désagrégation de pays sous l'action de l'Occident, toujours sous l'argument cynique des "droits de l'Homme" et de la "démocratie", montrent les tragédies qu'engendrent pour les peuples l'intervention occidentale : Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Iraq, Syrie aujourd'hui,... crises sociales, désintégrations de nations, guerres civiles, terrorisme, misère,... Quel triste bilan en notre nom !

Si le gouvernement ukrainien méritait d'être puni, c'est par la volonté du peuple ukrainien, et non par celui des puissances occidentales, au travers d'une opposition électoralement minoritaire et de son bras armé néo-nazi.

L'Union européenne et la France doivent arrêter de jeter de l'huile sur le feu en Ukraine et cesser toute ingérence dans les affaires de ce pays en cessant de soutenir ouvertement un camp contre l'autre.

C'est aux ukrainiens de décider librement de leurs dirigeants et des alliances économiques de leur pays !

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 10:17

Stratégie de la dernière chance pour les extrémistes ukrainiens ?

Alors que la situation tendait à l'apaisement et à la reprise des négociations entre opposition et majorité gouvernementale, une flambée de violences entraine le chaos et des morts en Ukraine. Il semble bien que l'aile radicale et extrémiste de l'opposition refuse de laisser le dialogue et la démocratie prendre le dessus. Reste la tentative de prise de pouvoir par la violence et l'embrasement général !

N'oublions pas que les derniers foyers de guérilla se sont éteints en 1950 dans l'ouest de l'Ukraine avec l'écrasement des derniers foyers de nationalistes ukrainiens qui poursuivaient la guerre contre les russes, les juifs et les communistes entamée au côté des troupes d'occupation nazis.

Solidaire


Un article de Nicolas Maury :

Ils ont été financé par les occidentaux, toléré par le Parti des régions, les néonazis d'EuroMaïdan ont tenté hier de prendre le Parlement (la Rada) pour mener un putsch, les forces de sécurité ukrainienne ont lancé en réponse une forte contre-offensive qui se solde par de lourdes pertes de part et d'autre.

25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile
La tension est à son maximum à Kiev, la capitale ukrainienne
Les autorités ont adressé ce mardi un ultimatum à l'opposition pour mettre fin aux violents affrontements entre opposants au président Viktor Ianoukovitch et policiers. Vers 20 heures, le gouvernement a fini par exécuter ses menaces et lancé l'assaut sur les manifestants, réunis à la Maïdan, la place de l'Indépendance, occupée par des milliers de personnes depuis près de trois mois.        
Vers Minuit, la Maison des Syndicats, transformée en QG des manifestants en plein centre de Kiev, était en feu sur plusieurs étages. Des opposants quittaient ce bâtiment donnant sur le Maïdan, place centrale de Kiev.       
Selon le chef de la commission des affaires étrangères de la Douma (chambre basse du Parlement russe), Alexeï Pouchkov, l'Ukraine se trouve au bord de la "guerre civile". Et Alexeï Pouchkov a accusé les Occidentaux d'en être responsables.
Les néonazis d'EuroMaïdan ont déclenché hier une offensive alors que les négociations avançaient vers une fin de conflit       
Dans la matinée, plus de 20 000 manifestants s'étaient dirigés vers le parlement, qui doit examiner une réforme constitutionnelle réduisant les pouvoirs présidentiels. Bon nombre occupaient également le siège du Parti du président Viktor Ianoukovitch. Entre 200 et 300 d'entre eux ont jeté des pavés et des cocktails molotov sur ce bâtiment dont ils ont brisé plusieurs vitres.       
Les policiers ont tiré sur les manifestants des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes et ont eu recours au gaz lacrymogène, après des jets de pavés.
25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile
Ianoukovitch met en garde les opposants et appelle ces derniers a lâcher les plus radicaux
Alors que l'assaut est toujours en cours contre les manifestants dans le centre de Kiev ce matin, le président ukrainien menace de "changer de ton" avec les dirigeants de l'opposition s'ils ne prennent pas leurs distances avec les manifestants les plus radicaux après les violences, qui ont fait au moins 16 morts à Kiev.       
Le chef de l'Etat accuse dans un communiqué certains manifestants antigouvernementaux d'avoir "franchi les limites" en appelant leurs partisans à se rendre avec des armes sur la place de l'Indépendance pour la défendre face aux forces de l'ordre, en allusion à l'organisation d'extrême droite Praviy Sektor (Secteur droite). Qualifiant ces manifestants de "criminels", il assure qu'ils seront traduits en justice.       
"Il n'est pas trop tard pour mettre fin au conflit", assure toutefois Viktor Ianoukovitch, qui a reçu dans la nuit deux chefs de file de l'opposition, Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk.
La contestation se poursuit dans l'ouest du pays
Dans la soirée, des manifestants ont pris d'assaut le siège de l'administration et de la police dans la ville occidentale de Lviv. Environ 500 opposants ont investi l'administration régionale, puis le siège de la police régionale, sans rencontrer de résistance, après y avoir lancé des pierres. Dans cette ville, à l'issue d'affrontements au cocktail Molotov, qui ont mis le feu à des bâtiments militaires, quelque 5 000 manifestants ont pris le contrôle des dépôts d'armes.       
Dans la région de Ternopil (ouest), les manifestants ont jeté des cocktails molotov sur le siège régional de la police qui a pris feu, a indiqué la police locale. A Ivano-Frankivsk, également à l'ouest, quelque 50 manifestants encagoulés ont pris d'assaut l'administration régionale avant de l'occuper.
25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile

25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile

25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile

25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile
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