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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 09:52

2 millions d'espagnols samedi dernier dans les rues de Madrid, pour la dignité contre la crise et pas une image, pas un reportage dans nos médias français !  

Après plusieurs mois de préparations, plusieurs marches se sont rejointes à Madrid, attirant des centaines de milliers de nouveaux manifestants pour dénoncer, encore une fois, la crise capitaliste et les horreurs qu'elle impose au peuple d'Espagne : chômage de masse, précarité, salaires de misères, expulsions par centaines.

Alors que le peuple souffre, les banques, responsables de la crise, font des profits sur le dos des familles expulsées de leurs logements, et le patronat impose des réductions salariales et des conditions de travail qui s'aggravent en profitant du chômage de masse.

Ce samedi 22 mars, ce sont ainsi 2 millions d'espagnols qui ont manifesté dans Madrid, à l'appel d'associations citoyennes, d'amicales de quartiers, de syndicats et partis politiques de gauche, dont le Parti communiste d'Espagne.

2 millions de manifestants et pas une image en France !

On est loin des directs et reportages sur l'Ukraine !

En Espagne, c'est le capitalisme et l'Europe qui sont dénoncés, c'est un gouvernement de droite officiellement et légalement issu du Franquisme, qui gouverne. Deux bonnes raisons de taire cette mobilisation !

En France, c'est d'une mobilisation de ce type dont nous avons besoin, pour dénoncer la crise et le système qui en est la cause, le capitalisme, et dénoncer les politiques d'austérité qui veulent faire payer les conséquences de cette crise au peuple en épargnant ceux qui en sont responsables, les banques, le grand patronat et les spéculateurs boursiers.

Malgré un contexte électoral et une préparation un peu courte, le 12 avril, avec le PCF, le Front de Gauche et diverses autres forces politiques et citoyennes, une marche sera organisée à Paris. Un premier pas vers une mobilisation nécessaire et massive du peuple de France.

Marche-Madrid---22-mars-2014---1-million-de-manifestants.jpg.

Marche-Madrid---22-mars-2014---2-million-de-manifestants-2.png

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 10:05

85 % de participation et 96 % de oui au rattachement de la Crimée à la Russie !

S'agit-il d'un référendum ou d'un plebiscite ? Peut-on considérer ce référendum comme "illégal" comme le dit Laurent Fabius, ministre social-libéral européen des affaires étranges de France ?

A vrai dire, le résultat était attendu. Non pas que le vote allait être trafiqué, ce qui a pu être partiellement le cas, mais que la nature du référendum, la période historique et la population très majoritairement russophone et anti-nazie d'Ukraine étaient des éléments très favorables à un vote massif pour le rattachement de la Crimée à la Russie.

Par ailleurs, dans un contexte de révolte contre Kiev et son gouvernement autoproclamé, en présence de troupes russes, il était certainement compliqué pour les opposants à ce référendum de se faire entendre.

Seuls les leaders de la communauté tatar de Crimée (12 % de la population) appelaient au boycott du référendum.

Au final, donc, cette excellente participation (85 %) et le score sans appel en faveur du rattachement à la Russie (96 %) n'ont rien de surprenants.

Paeut-on alors dénoncer ce référendum et affirmer, comme le fait Laurent Fabius, à la remorque de ses maîtres américains et bruxellois, que ce référendum est "illégal" ?

En bons démocrates, nourris des idéaux de la Révolution française, nous pensions que le peuple est souverain ? Que ce que décide très largement un peuple ne peut être dénoncé par un pouvoir, surtout étranger ?...

Il faut croire qu'un référendum au Kossovo est plus légitime qu'un référendum en Crimée ? Celui qui redonna sa "liberté" à cette province de Serbie a été considéré comme légitime par l'Occident, la France notamment, alors que celui qui concerne la Criméen région autonome d'Ukraine, autrefois dépendante de la Russie, ne le serait pas ! Deux poids - deux mesures !

Notons bien que la France est spécialisée dans le rejet du référendum et de l'avis majoritaire : en 2005, il s'est trouvée une majorité de Français pour rejeter un Traité Constitutionnel Européen que nous ont néanmoins fourgués socialistes, UMP et centristes quelques temps après, en 2007, avec Sarkozy et la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne !

Dans le même ordre d'idées, les habitants d'une île comorienne voisine de la française Mayotte qui ont très largement votés leur rattachement à la France il y a quelques années se sont fait claquer la porte au nez par le gouvernement UMP de l'époque.

Ce que ne nous disent pas nos médias, c'est que ce mouvement de défiance vis-à-vis de la "nouvelle" Ukraine ne se limite pas à la Crimée mais déborde largement sur tout le sud et l'est du pays : Kharkov, Donetsk, ODessa, Lugansk, Dnepropetrovsk ou Zaporozhie ont connu des manifestations souvent massives pour exiger le même référendum !

La question n'est donc plus la "légalité" de tels référendums mais plutôt ce qu'ils impliquent, ce qu'ils sous-tendent !

L'implosion en cours de l'Ukraine est la preuve que les événements qui ont secoué l'ouest de l'Ukraine et sa capitale Kiev, aboutissant à l'éviction du président officiel du pays, Yanoukovitch, ne sont pas des événements acceptés par la majorité du peuple ukrainien, du moins acceptés par les populations russophones de l'est et du sud du pays.

L'inquiétude, si elle touche les russophones, concerne aussi les minorités juives, grecques et moldaves d'Ukraine.

Par son putsch et l'utilisation de groupes d'extrême-droite comme forces d'élite, l'opposition pro-européenne a provoqué cette situation de quasi implosion du pays.

C'est donc un scénario à la yougoslave qui se dessine en Ukraine. Rien de bien reluisant pour la Région ni pour les peuples qui y habitent !

Que la Russie joue sa carte en Ukraine est compréhensible même si c'est malsain. Que l'Europe et les Etats-Unis se servent de l'Ukraine comme d'un aiguillon pour relancer une nouvelle guerre froide contre la Russie est tout autant malsain.

L'utilisation d'arguments nationalistes ou religieux, coutumiers des occidentaux (Irak, Yougoslavie,...), est lourd de menaces sur la paix dans cette région d'Europe !

L'argument démocratique ou légal des occidentaux sentent la démagogie et la manipulation à plein nez.

Loin d'être solidaires des menées russes en Ukraine, nous rejetons également les manoeuvres occidentales et leurs alliés ouvertement néo-nazis. Espérons que les conséquences pour le peuple ukrainien, et l'impact de ces conséquences partout en Europe, se limiteront seulement à des paroles et des menaces, et qu'elles n'évolueront pas vers une guerre ouverte dont on ne mesure pas encore quelles forces elles entraineront !

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 09:29

Bill GATES : + 9 milliards de dollars en 1 an ; Mark ZUCKERBERG : + 15,2 milliards de dollars ! !

 

Bill Gates est redevenu l'homme le plus riche du monde... Le co-fondateur de Microsoft, évincé pendant quatre ans par le Mexicain Carlos Slim, a repris sa place de numéro un dans le classement du magazine 'Forbes' publié lundi. L'Américain affiche une fortune estimée à 76 milliards de dollars (environ 55,4 milliards d'euros), soit 9 milliards de plus qu'en 2013.

Avec 72 milliards de dollars au compteur, le brésilien Carlos Slim, qui a réalisé l'essentiel de sa fortune dans les télécommunications, avant de se diversifier dans la finance notamment, passe donc en deuxième position.

L'homme d'affaires espagnol Amancio Ortega, créateur de la marque de prêt-à-porter Zara, complète le podium, avec 64 milliards de dollars. Son pays, lui, est sur le podium de la misère en Europe !

Deux Français au palmarès

Mark Zuckerberg se démarque une nouvelle fois, avec une fortune qui a grimpé en une année de 15,2 milliards, pour atteindre 28,5 milliards, grâce à la hausse de ses actions Facebook, le réseau social dont il est le fondateur. A 29 ans, il prend la 21ème place du classement.

Côté Français, pas de changement de casting : Liliane Bettencourt, l'héritière du groupe L'Oréal, se classe 11ème, à la tête d'une fortune estimée à 34,5 milliards de dollars.

Bernard Arnault, le patron de LVMH, est 15ème, avec 33,5 milliards de dollars, selon 'Forbes'.

Au total, le classement a dénombré 1 645 milliardaires dans le monde en 2013, ce qui constitue un record !

Et certains veulent que les gouvernements fassent des économies sur les programmes sociaux, les investissements utiles à tous ?

Et certains (les mêmes !) veulent que les travailleurs se serrent la ceinture ?

Sortez la tête des épaules ! Levez le poing ! Révoltez-vous ! Rejoignez-nous !

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:37

Pendant que nos médias et gouvernements occidentaux soutiennent l'opposition au Vénézuéla et les putchistes en Ukraine, ils oublient de dénoncer les assassinats politiques qui se multiplient en Colombie et menacent d'envoyer des troupes pour mater la révolte populaire en Bosnie.

Cette situation assez caricaturale de deux poids - deux mesures, indique finalement assez clairement que les engagements "démocrates" de l'Europe et de nos médias sont liés en premier chef aux intérêts géostratégiques du capitalisme européen. L'Union européenne soutient ceux qui servent mes multinationales. Les médias servent d'outils de communication pour formater les esprits.

Ce n'est pas la première fois que nous parlons du traitement caricatural de nos médias au sujet du Vénézuéla. Du temps de Hugo Chavez, combien de fois avons-nous entendu présenté ce pays et son gouvernement comme dictatoriaux ?

La réalité actuelle du Vénézuéla , c'est une tentative majoritaire de changer le cours du destin d'un peuple, de reprendre pour les intérêts populaires des richesses qui, autrefois, ne servaient qu'à enrichir une caste bourgeoise descendant des colons espagnols et des multinationales étrangères. La voie démocratique et pacifique choisie par Chavez et le peuple vénézuélien montre ses limites face à une bourgoisie qui contrôle encore l'essentiel de l'appareil productif, le système de distribution et les médias privés.

Dans le pays voisin, la Colombie, la normalisation politique semble toujours aussi complexe. Fidèle allié régional des Etats-Unis, la Colombie continue d'être divisée entre un Etat au service d'une minorité nantie et une opposition armée marxiste, qu'il s'agisse des FARC ou de l'ELN. Narcotrafiquants, milices d'extrême-droite et propriétaires terriens font la loi dans ce pays.

Rien que depuis 2012, ce sont 30 militants de la "Marcha Patriotica" qui ont été assassiné dans ce pays. Ce mouvement est une tentative de remettre les rebelles armés dans le champs politique. Autant dire que ces assassinats sont un signal pour indiquer aux guerrilleros qu'ils risquent leur vie s'ils déposent les armes. La même chose s'était déjà passée il y a vingt ans avec l'Union Patriotique.

Mais, alors que les émeutes d'une minorité d'étudiants et de militants occupent le devant de la scène médiatique française, et que le gouvernement vénézuélien est taxé de violences contre son peuple, la Colombie bénéficie quant à elle d'un silence médiatique complet. Un silence qui en dit long sur les choix idéologiques qui gouvernent l'indignation sélective de nos médias.

Même chose en Europe !

Pendant des mois, les événements en Ukraine ont fait l'objet de traitements médiatiques orientés, clairement en faveur de l'opposition. Cela malgré la nature de cette opposition, son noyautage par l'extrême-droite néo-nazie et son caractère électorale minoritaire ! Aujourd'hui, les nombreuses exactions de ces militants et les premières décisions de leur gouvernement ont de quoi inquiéter. Pourtant, c'est toujours ce même discours complaisant et cet appui complet qui prime dans nos gouvernements occidentaux et dans nos médias !

A l'inverse, les multiples manifestations de colère en Bosnie sont escamotées ou présentées brièvement, de manière caricaturale.

Dans ce pays, issu de l'éclatement de la Yougoslavie, le pouvoir a été réparti de manière ethnique, institutionnalisant une séparation ethnique entre bosniaques musulmans, serbes et croates, pour le plus grand bénéfice des partis politiques nationalistes de chaque camp.

Mais, la Bosnie, comme le reste des Balkans, c'est avant tout le chômage et la misère après l'effondrement de la Yougoslavie et les guerres qui ont suivi. Il va sans dire que là-bas aussi, la clique dirigeante a, elle, bénéficié des fruits de ces conflits pour s'enrichir.

Et c'est la particularité du mouvement bosniaque actuel : il se rebelle contre les tentatives en cours de briser les dernières entreprises industrielles, par delà les séparations ethniques et géographiques. De grèves en manifestations, de saccages de sièges de partis nationalistes en occupation de sièges administratifs, le mouvement perdure. Des manifestations de soutien ont lieu en Croatie et en Serbie, un symbole même si le nombre de participants reste modeste.

Et là, curieusement, quelle position prend l'Union européenne ?

Elle annonce qu'elle utilisera ses troupes présentes sur place (la KFOR) pour intervenir si jamais le mouvement s'étendait !

En clair, en Bosnie, le peuple doit fermer sa gueule et subir les politiques nationalistes sans réagir !

Il y a donc là aussi un apparent paradoxe en un soutien total à des manifestations de rue en Ukraine et un rejet de ces même manifestations de rue en Bosnie. Un apparent paradoxe qui s'explique, là encore, par la soumission du pouvoir bosniaque aux intérêts des entreprises européennes : le milieu bancaire bosniaque est tombé dans l'escarcelle autrichien, par exemple.

Le traitement médiatique des événements dans le monde, comme en France, ne peut pas être neutre.

Le choix des sujets traités et, donc, le choix des sujets mis de côté, est déjà un choix politique.

Le traitement de ces sujets en est un autre.

L'Europe, la France, vivent dans l'apparence de la démocratie et de médias libres.

La propagande massive et organisée des médias, le modèle de consommation insinué dès l'enfance dans l'esprit des européens, le système politique qui favorise les deux pôles de consensus avec les milieux économiques, tout concourre au maintien d'un système politique et économique qui profite allègrement des richesses du continent.

Le rejet des partis par les peuples, en France comme ailleurs, n'est que l'expression de cette désillusion d'une population qui sent  qu'elle n'a aucune prise sur les événements par la voie parlementaire.

Le mouvement communiste est justement là pour ça, pour redonner la parole et le pouvoir au peuple, en reprenant à la fois le contrôle de l'appareil politique et celui de l'appareil économique. Ce que font finalement les vénézuéliens.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 09:26

 Coup d'état parlementaire, interdiction du russe dans de nombreuses régions, interdiction en cours du Parti communiste, agression sur des responsables communistes, nomination d'un responsable néo-fasciste comme procureur général,... l'Ukraine démocratique vantée par nos médias pour le compte des libéraux au gouvernement et à Bruxelles, cette Ukraine démocratique ressemble de plus en plus à une dictature fasciste.

Quoi qu'en disent nos médias, les événements en cours en Ukraine sont loin de constituer une victoire du peuple ukrainien sur une méchante dictature. Il s'agit juste du remplacement d'un pouvoir oligarchique pro-russe par un pouvoir oligarchique pro-européen.

Deux castes s'affrontaient, défendant les intérêts de groupes économiques antagoniques. C'est la caste pro-européenne qui l'a emportée, avec l'appui de l'Occident et, surtout, l'appui des groupes et partis ouvertement néo-fascistes d'Ukraine.

Pour rappel, l'Ukraine a fourni d'importants bataillons de troupes aux Waffen SS dans les années 42 à 44, notamment au travers de la division Galatia (nom de l'ouest de l'Ukraine). Exactions contre les russophones, massacres de juifs, de partisans communistes, ces nationalistes ukrainiens ont rejoint la lutte clandestine lorsque l'Allemagne nazie a capitulé. Leur lutte s'est poursuivie jusqu'en 1950 dans les forêts de l'ouest du pays.  

 Ukraine - SO de SvobodaCe sont des nostalgiques de cette époque qui, aujourd'hui, paradent dans Kiev et dans bon nombre de villes de l'ouest ukrainien, là où le parti dominant de ce courant d'extrême-droite, Svoboda, fait ses meilleurs résultats. Son service d'ordre a d'ailleurs repris l'emblème de la division SS Das Reich, la Wolsangel.

C'est donc à ces gens-là que l'Union européenne, les Etats-Unis et la France, dans le lot, ont fait appel pour déloger un gouvernement qui avait le gros défaut d'être au service de la bourgeoisie pro-russe d'Ukraine et refusait, à ce titre, de se plier aux exigences des multinationales d'Europe occidentale et des Etats-Unis.

Après des mois de siège et des violences qu'aucune démocratie occidentale n'aurait tolérées, l'invasion du Parlement par ces militants radicaux a amené une majorité de parlementaire, ceux de l'opposition évidemment mais aussi une poignée de parlementaires de la majorité, a voté la destitution du Président.

Qu'en pense le peuple ukrainien ? Personne ne sait et l'Europe s'en fout. La démocratie n'est pas son objectif.

Le Parti Svoboda vient d'obtenir du nouveau pouvoir autoproclamé l'important poste de procureur général, après la nomination d'Oleg Makhnitski hier. Celui-ci aura la haute main sur les juges. Autant dire que ceux qui seraient tenté de rechigner à condamner tout partisan de l'ancien pouvoir risquent de sauter !

Ce Parti a déposé une loi pour interdire toute activité communiste dans le pays. C'est aussi un grand classique des dictatures fascistes, l'une des premières décision qu'ils prennent en général : éliminer les communistes, leurs plus importants adversaires !

Or, la charte européenne empêche toute interdiction d'activité politique communiste. Pour l'instant, curieusement, nos grands défenseurs des Droits de l'Homme bruxellois et parisiens n'ont rien vu, rien entendu ?

De la même façon, le nouveau gouvernement vient de faire sauter la loi permettant aux langues parlées par au moins 10 % de la population d'une Région de servir pour la rédaction de documents administratifs. Cette décision vise bien évidemment les "minorités" russes de l'ouest de l'Ukraine et les minorités polonaises ou moldaves. L'épuration ethnique commence ici, comme elle a commencé dans la guerre des Balkans, quand le gouvernement nationaliste croate a interdit l'alphabet cyrillique utilisé par les serbes de Croatie.

Rappelons aussi les décisions précédentes interdisant dans plusieurs régions de l'ouest de l'Ukraine le Parti des Régions (du Président sortant et parti majoritaire aux dernières élections !) et le Parti communiste (Opposé aux deux blocs et qui réalise 14,5 % des voix nationalement !). Depuis, plusieurs sièges régionaux de ces deux partis ont été saccagés et la siège national du PC à Kiev a été également saccagé.

    Ukraine---Rostislav-Vasilko--KPU-Lviv.jpgPire, le responsable du PC sur l'importante commune de Lviv, Rostislav Vasilko, a été torturé en place publique par des militants d'euromaïdan, sa femme, ses enfants et sa mère menacés de mort !

Enfin, notons le pillage et l'incendie de la maison du président national du PC ukrainien, Petr Simonenko, dans une commune proche de Kiev. 

Ce tableau est terrible.

Depuis des mois, les opposants au gouvernement en place multipliaient les actes de violence, encouragés par un gouvernement incapable d'en appeler au suffrage universel et qui utilisait, lui aussi, la violence.

La tension en Ukraine, attisée et légitimée par l'Occident, amène désormais ce pays au bord de l'explosion entre Régions ukrainophones et régions russophones, sans qu'on puisse dire ce que deviendront les ukrainiens qui refusent de choisir un camp plutôt que l'autre. C'est un scénario à la yougoslave qui se prépare.

Le gouvernement français et, avec lui, l'Union européenne, doivent cesser leur jeu partisan en faveur d'un nouveau pouvoir ukrainien qui n'est ni légitime, ni démocrate !

L'Ukraine est devenu le terrain de jeu d'une confrontation entre le lobby capitaliste occidental, Européens et Etatsunien, contre le lobby capitaliste russe. Une guerre froide d'un nouveau genre.

Pour l'heure, la seule force politique en Ukraine qui manifeste sa volonté d'unité nationale mais aussi d'indépendance face aux deux blocs, c'est le Parti communiste. L'importante vague d'adhésion actuelle au KPU montre que les ukrainiens voient en lui un recours. Les néo-fascistes l'ont bien compris.

Puissent les ukrainiens être capables de déjouer le piège néofascistes et puissent nos gouvernants prendre conscience du danger qu'il font courir non seulement aux ukrainiens mais aussi à tous les peuples d'Europe !

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 10:25

Le pire des scénarii est-il en train de s'écrire en Ukraine ?

Depuis des semaines, sur ce blog, nous vous alertons sur la situation réelle en Ukraine et sur le rôle malsain que jouent l'Union européenne et les Etats-Unis dans ce dossier.

Face à un gouvernement Ianoukovitch au service d'une clique affairiste russophile, l'opposition n'a pas eu de mal à faire monter la pression en laissant ses éléments d'extrême-droite prendre le contrôle de la rue : les milieux d'affaires n'aiment pas les conflits !

Aujourd'hui, la situation en Ukraine s'apparente à un coup d'état : les parlementaires siégeant dans un hémicycle envahi par les militants de l'opposition n'avaient pas vraiment d'autre choix que de voter la destitution du président même si un grand nombre a eu le courage de s'y opposer.

D'ailleurs, le président s'est réfugié dans l'ouest du pays (Kharkov) et dénonce un "coup d'état".

Parallèlement, l'extrême-droite étend son emprise sur l'ouest du pays.

Après avoir interdit (!) le Parti communiste et le parti présidentiel (Parti des Régions) dans plusieurs régions de l'ouest du pays déjà sous son contrôle, ce sont plusieurs locaux du PC d'Ukraine qui ont été saccagés ces derniers jours, dont le siège national du KPU, ce week-end. Le parti d'extrême-droite SVOBODA, allié à l'opposition, exige d'ailleurs l'interdiction pure et simple du Parti communiste. Un vieux réflexe fasciste qui fleure bon les années trente.

Le grand rabbin d'Ukraine appelle d'ailleurs les juifs de Kiev a évacué femmes et enfants de la capitale. Loin du cliché "démocratique" de l'opposition ukrainienne que nous vendent nos médias, celle-ci commence son règne par l'interdiction des partis politiques adverses (et majoritaires, rappelons-le !) et en assumant un discours antisémite, antirusse et anticommuniste.

Malgré ses "valeurs", cette opposition bénéficie du soutien de l'Occident uniquement parce qu'elle veut rompre avec Moscou pour entrer dans le giron libéral de l'Allemagne et des Etats-Unis !

Ce qu'oublient aussi de nous dire les médias, c'est que cette opposition, si elle impose par la violence ses choix dans l'ouest du pays, est vigoureusement rejetée dans l'ouest. La province de Crimée, par exemple, annonce sa sécession si l'Ukraine ne restait pas un pays uni et démocratique. Des milices antifascistes se montent dans tout l'est et le sud du pays.

Bref ! L'Ukraine est aux portes de la guerre civile !

Etats-Unis et Union européenne ne sont pas pour rien dans cette situation, cherchant à destabiliser un pays ouvertement pro-russe.

Cette volonté permanente d'affaiblir les pays qui échappent au contrôle des Etats-Unis et de ses alliés a un relent de guerre froide qui risque à tout moment de déraper.

Les exemples successifs de désagrégation de pays sous l'action de l'Occident, toujours sous l'argument cynique des "droits de l'Homme" et de la "démocratie", montrent les tragédies qu'engendrent pour les peuples l'intervention occidentale : Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Iraq, Syrie aujourd'hui,... crises sociales, désintégrations de nations, guerres civiles, terrorisme, misère,... Quel triste bilan en notre nom !

Si le gouvernement ukrainien méritait d'être puni, c'est par la volonté du peuple ukrainien, et non par celui des puissances occidentales, au travers d'une opposition électoralement minoritaire et de son bras armé néo-nazi.

L'Union européenne et la France doivent arrêter de jeter de l'huile sur le feu en Ukraine et cesser toute ingérence dans les affaires de ce pays en cessant de soutenir ouvertement un camp contre l'autre.

C'est aux ukrainiens de décider librement de leurs dirigeants et des alliances économiques de leur pays !

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 10:17

Stratégie de la dernière chance pour les extrémistes ukrainiens ?

Alors que la situation tendait à l'apaisement et à la reprise des négociations entre opposition et majorité gouvernementale, une flambée de violences entraine le chaos et des morts en Ukraine. Il semble bien que l'aile radicale et extrémiste de l'opposition refuse de laisser le dialogue et la démocratie prendre le dessus. Reste la tentative de prise de pouvoir par la violence et l'embrasement général !

N'oublions pas que les derniers foyers de guérilla se sont éteints en 1950 dans l'ouest de l'Ukraine avec l'écrasement des derniers foyers de nationalistes ukrainiens qui poursuivaient la guerre contre les russes, les juifs et les communistes entamée au côté des troupes d'occupation nazis.

Solidaire


Un article de Nicolas Maury :

Ils ont été financé par les occidentaux, toléré par le Parti des régions, les néonazis d'EuroMaïdan ont tenté hier de prendre le Parlement (la Rada) pour mener un putsch, les forces de sécurité ukrainienne ont lancé en réponse une forte contre-offensive qui se solde par de lourdes pertes de part et d'autre.

25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile
La tension est à son maximum à Kiev, la capitale ukrainienne
Les autorités ont adressé ce mardi un ultimatum à l'opposition pour mettre fin aux violents affrontements entre opposants au président Viktor Ianoukovitch et policiers. Vers 20 heures, le gouvernement a fini par exécuter ses menaces et lancé l'assaut sur les manifestants, réunis à la Maïdan, la place de l'Indépendance, occupée par des milliers de personnes depuis près de trois mois.        
Vers Minuit, la Maison des Syndicats, transformée en QG des manifestants en plein centre de Kiev, était en feu sur plusieurs étages. Des opposants quittaient ce bâtiment donnant sur le Maïdan, place centrale de Kiev.       
Selon le chef de la commission des affaires étrangères de la Douma (chambre basse du Parlement russe), Alexeï Pouchkov, l'Ukraine se trouve au bord de la "guerre civile". Et Alexeï Pouchkov a accusé les Occidentaux d'en être responsables.
Les néonazis d'EuroMaïdan ont déclenché hier une offensive alors que les négociations avançaient vers une fin de conflit       
Dans la matinée, plus de 20 000 manifestants s'étaient dirigés vers le parlement, qui doit examiner une réforme constitutionnelle réduisant les pouvoirs présidentiels. Bon nombre occupaient également le siège du Parti du président Viktor Ianoukovitch. Entre 200 et 300 d'entre eux ont jeté des pavés et des cocktails molotov sur ce bâtiment dont ils ont brisé plusieurs vitres.       
Les policiers ont tiré sur les manifestants des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes et ont eu recours au gaz lacrymogène, après des jets de pavés.
25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile
Ianoukovitch met en garde les opposants et appelle ces derniers a lâcher les plus radicaux
Alors que l'assaut est toujours en cours contre les manifestants dans le centre de Kiev ce matin, le président ukrainien menace de "changer de ton" avec les dirigeants de l'opposition s'ils ne prennent pas leurs distances avec les manifestants les plus radicaux après les violences, qui ont fait au moins 16 morts à Kiev.       
Le chef de l'Etat accuse dans un communiqué certains manifestants antigouvernementaux d'avoir "franchi les limites" en appelant leurs partisans à se rendre avec des armes sur la place de l'Indépendance pour la défendre face aux forces de l'ordre, en allusion à l'organisation d'extrême droite Praviy Sektor (Secteur droite). Qualifiant ces manifestants de "criminels", il assure qu'ils seront traduits en justice.       
"Il n'est pas trop tard pour mettre fin au conflit", assure toutefois Viktor Ianoukovitch, qui a reçu dans la nuit deux chefs de file de l'opposition, Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk.
La contestation se poursuit dans l'ouest du pays
Dans la soirée, des manifestants ont pris d'assaut le siège de l'administration et de la police dans la ville occidentale de Lviv. Environ 500 opposants ont investi l'administration régionale, puis le siège de la police régionale, sans rencontrer de résistance, après y avoir lancé des pierres. Dans cette ville, à l'issue d'affrontements au cocktail Molotov, qui ont mis le feu à des bâtiments militaires, quelque 5 000 manifestants ont pris le contrôle des dépôts d'armes.       
Dans la région de Ternopil (ouest), les manifestants ont jeté des cocktails molotov sur le siège régional de la police qui a pris feu, a indiqué la police locale. A Ivano-Frankivsk, également à l'ouest, quelque 50 manifestants encagoulés ont pris d'assaut l'administration régionale avant de l'occuper.
25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile

25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 12:15

Cet article, repris du journal l'Humanité, aurait pu s'intituler "l'enfer du décor" pour une vallée qui se situe dans la même région qu'Hollywood. Il s'intitulait, à l'origine, "Trois leçons de gauche que pourrait retenir Hollande de sa visite dans la Silicon Valley".

On y voit l'autre Amérique, celle que l'on devine dans les séries policières américaines, violente, pauvre.

On y voit aussi une Amréique dont on ne parle jamais, celle des Etats en faillite, des dégâts du libéralisme et de l'évasion fiscale, d'universités, d'écoles et de lycées en difficultés financières. Un peu comme nos universités françaises, depuis la loi Fioraso, ou nos hôpitaux, victimes d'une tarification à l'acte qui plome leurs comptes.

Il est beau le libéralisme et son crédo sur la libre circulation des capitaux et sur la concurrence libre et non faussée !

Il est beau pour Bill Gates et quelques centaines de riches étatsuniens. Il est horrible pour des millions de pauvres et autant de travailleurs pauvres, mal logés et mal payés !

Solidaire


Le président Hollande est ce mercredi en visite dans le berceau de la high-tech. La Californie et ses villes devraient crouler sous les milliards de dollars mais elles sont pourtant étranglées, les inégalités explosent, les services publics, transports et les universités comme Stanford et Berkeley sont en danger. C’est ce que pourrait apprendre François Hollande en visite dans la Silicon Valley, désormais rebaptisée la Homeless Valley (vallée des sans-abris).

La Silicon Valley, c’est 2 millions d’habitants qui travaillent dans les entreprises phares des nouvelles technologies : Apple, Amazon, Intel, Adobe, Microsoft, Google, Facebook et tellement d’autres. C’est aussi une cinquantaine de milliardaire et plusieurs dizaines de milliers de millionnaires qui ont changé la face de la baie de San  Francisco. Une « gentrification » non régulée d’une violence extrême.

Plutôt que des patrons de start-ups, François Hollande pourrait ainsi visiter la Jungle. Le nom de l’un nombreux camp de sans-abris de la vallée, dans lequel quelques centaines de SDF survivent au pied du siège du géant du logiciel Adobe. Des Américains jetés à la rue par des loyers devenus improbables, que rien ni personne ne parvient à encadrer. Ces camps de SDF, il y en a de plus en plus : +25 % en deux ans. Le multimilliardaire Larry Page, fondateur de Google passe devant l’un deux lorsqu’il quitte sa richissime villa pour se rendre à 3 km de là au siège de son entreprise.

En bleu: les sièges d'entreprises, en vert: les villas de milliardaires, en roug

Constater les inégalités extrêmes

Dans cette vallée, un « deux pièces » coûte plus d’un million d’euros. Les travailleurs moyens sont obligés de se loger à des dizaines de kilomètres de leur lieu de travail. Jusqu’à San-Francisco et au-delà. Et les transports publics y dépérissent. Google et consœurs affrètent des bus privés pour leurs propres employés (payés en moyenne l’équivalent de 100 000 euros par an) qui suivent les lignes de bus classiques, mais dans lesquels on trouve la climatisation, des tables et connexions Internet, productivité oblige. A ces mêmes arrêts attendent d’autres travailleurs moins riches (30.000 euros par an le salaire moyen à San Francisco hors Silicon Valley), qui s’entassent dans des bus publics de plus en plus vétustes et engorgés. Les Bus de la ligne 22 sont devenus des lieux d’accueil à SDF, à tel point que la ligne est désormais appelée Hôtel 22.
Les habitants ont manifesté ces dernières semaines contre ces entreprises qui profitent des voies de bus et des arrêts en ne reversant qu’un forfait symbolique (1 dollar par arrêt et par navette) à la municipalité. Ils réclament à ces sociétés plusieurs centaines de millions de dollars pour avoir utilisé des infrastructures publiques sans rien reverser.    

La ruine des services publics et universités

Les Californiens ont très légitimement des craintes sur la survie de leurs services publics. L’Etat de Californie a connu une grave crise budgétaire. C’est que ces entreprises sont expertes dans l’évasion fiscale, y compris sur le territoire américain. Apple, Microsoft, Cisco, Oracle, Harley Davidson et des centaines d’autres profitent du dumping fiscal entre Etats américains et envoient le gros de leurs bénéfices auprès de leur filiale au Nevada ou au Delaware, véritables paradis fiscaux au sein même du pays. Ces groupes profitent de la Silicon Valley, des campus prestigieux de Stanford, de Berkley et même d’UCLA où ils trouvent leurs ingénieurs, mais ne payent que très peu d’impôts.

En Californie ces cinq dernières années, le nombre de fonctionnaires a ainsi été réduit de 30.000, les dotations aux universités, source de la prospérité de l'Etat, ont baissé de 25 %. 1 milliard en moins pour les collèges et lycées publiques, les crèches sont devenues privées. Pour baisser le budget carcéral, l’Etat a également mis dehors 25.000 prisonniers condamnés à des peines légères. La justice a dû accepter d’assigner à domicile des condamnés, avec bracelets électroniques, dans des camps de SDF.

Le nouveau gouverneur démocrate, qui a succédé à Arnold Schwarzenegger, a pu tout de même créer une nouvelle taxe sur les industries high-tech pour freiner le délabrement des universités, ainsi qu’une légère augmentation de l’impôt sur les plus hauts revenus.

Le mythe de la « concurrence libre et non faussée »  

Et c’est avec Pierre Gattaz, le patron du Medef, que François Hollande visite le pays des libertariens. Ceux pour qui l’Etat est l’ennemi n°1 dirigent des entreprises aux capitalisations boursières parfois équivalentes aux PIB de la Pologne ou du Chili. Ces chantres de la non-régulation se sont entendus pour geler les salaires de plus de 100.000 ingénieurs.
Le président français pourrait suivre cette Class Action américaine, qui assigne en justice les patrons de la Valley. Une affaire qui aurait commencé début 2005, entre Apple et Google. Deux patrons qui s’envoient des mails pour se mettre d’accord et inverser la course aux salaires, afin d’arrêter de se « voler » des ingénieurs les uns les autres. Un pacte secret qui a rapidement séduit HP, Adobe, Ebay… Ces 100.000 ingénieurs estiment ainsi que la baisse concertée de leurs revenus représente un manque à gagner de 9 milliards de dollars et les réclament aujourd’hui à ces patrons.
La moralité de ce voyage au pays de l’innovation et de la High-Tech, François Hollande pourrait l’apprendre du chercheur Evgeny Morozov : « l’innovation, ce n’est qu’un euphémisme pour désigner les intérêts financiers des groupes de la Silicon Valley, et non pas un programme économique et social ambitieux ».

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 10:04

Le modèle allemand que l'on nous vante est loin d'être aussi reluisant qu'on nous le dit.

Il y a quelques années, le modèle américain, "l'american way of life", constituait l'idéal que nos médias et nos politiques libéraux vendaient aux jeunes français, histoire de les formater à une société de consommation qui ferait d'eux des moutons abreuvés de publicité mais incapables de réagir face à ce modèle.

Le modèle américain remplacé par le modèle allemand

La guerre du Golfe, la guerre en Irak, Guantanamo ont commencé à ternir l'image des Etats-Unis. La crise, notamment l'effondrement immobilier de 2008 et les Hedge Funds, ont fini de désacraliser les Etats-Unis.

Le modèle américain en a pris un coup dans les dents. Il fallait trouver un autre modèle.

L'avantage du modèle, c'est qu'il permet d'idéaliser une société étrangère, en général mal connue des français, pour leur dire que les travailleurs de ce pays modèle sont plus dociles, moins gourmands financièrement, et que l'économie de ce pays va mieux que la nôtre.

Le modèle en pays capitaliste, c'est l'équivalent de l'Union soviétique dans l'esprit communiste de la seconde moitié du vingtième siècle.

Le modèle capitaliste américain ayant perdu de sa superbe, nos adeptes du capitalisme vorace se sont retournés vers l'autre rive du Rhin, l'Allemagne.

Le conte de fée pouvait recommencer : pensez donc ! Regardez ce beau pays qui exporte tellement, qui est dynamique et sans chômeurs... C'est parce que là-bas, les syndicats sont réalistes, entendez par là qu'ils cèdent aux exigences de leurs patrons ! C'est parce que là-bas le marché du travail est beaucoup plus libéral !...

Croyez bien qu'aux travailleurs allemands, patronat, médias et politiciens libéraux tiennent un discours identique en agitant un autre "modèle", peut-être même la France !

La réalité du modèle allemand, c'est une société frappée par le chômage et la précarité, où la misère gagne du terrain. Comme chez nous.

Un rapport publié juste avant les Fêtes contredit les données du gouvernement allemand ainsi que le mythe du miracle allemand qui se révèle être un mirage patronal : la « compétitivité » allemand, ce sont les peuples européens qui la payent, et d'abord les travailleurs allemands.

C'est le constat alarmant de l'organisation de bienfaisance DPWV dans son rapport « Entre prospérité et pauvreté – l'Allemagne mise à l'épreuve » :

L'Allemagne compte plus de pauvres que jamais depuis la dite réunification de 1991, 15,2 % se trouve sous le seuil de pauvreté, 16 autres % sont menacés de pauvreté, soit 31 % de pauvres réels ou potentiels dans le pays le plus prospère d'Europe.

Le rapport est d'autant plus inquiétant que la croissance de la production et celle de la pauvreté sont allés dans des sens opposés. Entre 2005 et 2013, le PIB allemand a augmenté de 12 % malgré la crise, tandis que la pauvreté est passé de 14 % à 15,2 %.

Les données de l'ONG rentrent en contradiction avec celles vantées par le gouvernement, celles de l'Institut allemand pour la recherche économique (DIW), financé par l'Etat et défendant les thèses patronales.

Or, le DIW s'était tout simplement arrêté aux données de 2010 … seule année sur ces dix dernières où le taux de pauvreté avait connu un léger recul. Depuis la pauvreté est repartie à la hausse. Un simple mensonge par omission.

L'étude portant sur les inégalités régionales souligne que se creusent les disparités entre régions riches, plutôt au Sud, et pauvres, naturellement à l'Est mais aussi de plus en plus à l'ouest : c'est le cas de Brême (23,1 % de pauvres), Mecklembourg (22,9 %), Berlin (21,2 %), Saxe (18,9 %) et Brandebourg (18,3 %).

Un cas dramatique est celui de la Ruhr, vieille région industrielle, bastion ouvrier, pour la première fois classée dans les régions pauvres ravagées par la désindustrialisation, 19,2 % en 2012 avec des pics de 26,4 % à Dortmund et 25,1 % à Duisbourg.

Selon les auteurs du rapport : « il faut pointer du doigt les bas salaires, la précarité, les emplois atypiques (…) les bons résultats sur le marché du travail se produisent évidemment au prix d'une américanisation du marché du travail, avec le phénomène des travailleurs pauvres. »

Pour le travail – Bas salaires et précarité pour tous : le résultat des « réformes Hartz »

Sur quoi repose le soi-disant « miracle allemand » ?

D'abord sur les bas salaires. La politique menée par le social-démocrate Schroder – dont se revendique Hollande – entre 2003 et 2005 a contribué à la baisse des salaires, à la généralisation de la précarité avec son cortège de « mini-jobs » et de « travailleurs pauvres ».

En chiffres, le salaire moyen allemand a baissé de 4 % entre 2000 et 2010, soit 100 € de moins par mois. Après une légère relance après 2010, l'année 2013 a vu les salariés allemands perdre encore (officiellement, les chiffres étant sous-évalués) 0,2 % de pouvoir d'achat.

La part des salaires dans le partage de la valeur ajoutée a reculé entre 2000 et 2010 de 68 à 63 % du PIB. Les bas salaires (2/3 du revenu médian) touchent désormais 23 % de la population mais 57,5 % des 15-24 ans entrant sur le marché du travail.

Symbole de cette sous-prolétarisation du salariat allemand, les lois « Hartz IV ». Sous prétexte de lutte contre le chômage, on lance en fait une chasse aux chômeurs. Si le taux de chômage a baissé de 11,5 à 6,5 % entre 2005 et 2013, le nombre de « Hartzi » a explosé.

Selon les lois Hartz, l'allocation-chômage classique (Arbeitslosengeld I) est réduite à 12 mois, le chômeur est considéré ensuite de longue durée (Arbeitslosengeld II) et touche 350 € par mois. Une allocation conservée à condition d'accepter tout emploi proposé par l'agence pour l'emploi.

6,6 millions de personnes - dont 1,7 millions d’enfants – sont victimes d’Hartz IV. Ces 4,9 millions d’adultes (les « Hartzi ») sont en fait des chômeurs, des « quasi-chômeurs ».

C'est dans le cadre de ces lois que se sont développés les mini-jobs payés au maximum 400 € par mois, voire les « jobs à 1 € » … par jour !

La précarité devient de plus en plus la norme, surtout pour les jeunes. Sept ans après « Hartz IV », le nombre de contrats atypiques a explosé, de 47 % pour les contrats à temps partiel et de 131 % pour les intérim entre 1999 et 2009 !

Selon DESTATIS (l'INSEE allemande), si 8 millions de salariés subissent déjà un contrat précaire, il faut savoir que seules 15 % des nouvelles embauches se font en CDI, le reste en CDD (43%) ou en intérim (42% en CDD)

Pour le capital – Méga-profits et 'avantage compétitif' : la vraie raison derrière les « Réformes Hartz »

Les salaires perdus par les travailleurs passent directement dans la poche des patrons allemands. Entre 2000 et 2012, le taux de marge des entreprises allemandes est passé de 37 à 41 %, avec un pic de 45 % en 2007. En comparaison, les entreprises français oscillent entre 28 et 30 % !

2012 a été l'année d'euphorie pour le DAX, l'équivalent du CAC 40 réunissant les 30 entreprises côtées à la bourse de Francfort : 104 milliards d'€ de profit, en hausse de 8 % par rapport à 2011.

Le cas d'une entreprise Volkswagen donne le vertige et est emblématique du « capitalisme allemand » : 15 milliards de profits en 2011, 11 milliards en 2012 … et 17 millions de rémunérations pour le PDG de l'entreprise.

Le succès de Volkswagen (VW), la délocalisation. Ou plutôt la « division du travail » dans l'Union européenne au profit du capital allemand, au détriment des travailleurs allemands : la nouvelle « Up » est produite en Slovaquie, la « Polo » en Espagne.

Autre recette, le chantage patronal dont l'ANI marque le début en France. En 2004 VW avait menacé de délocaliser 30 000 postes si les salariés n'acceptaient pas le gel des salaires et le retour à la semaine de 40 h sans compensation. Une fois le deal accepté, VW a licencié 20 000 salariés en 2006 !

Le pari d'une « industrie d'exportation compétitive » a aussi ses contradictions. Si les exportations ont tenu l'industrie allemande pendant la dernière décennie, à force de créer un désert autour d'elle, l'Allemagne voit ses exportations chuter et la croissance allemande ralentir fortement.

Désormais, les journaux économiques français comme allemands passent de la célébration du « miracle allemand » à l'inquiétude face à un « mirage » qui cache l'image d'une Europe saignée à vif.

En tout cas, bas salaires, chômage déguisé en précarité généralisée, travailleurs pauvres, régions industrielles sinistrées d'un côté, méga-profits, intégration européenne et mondialisation à sens unique de l'autre, il est temps de dénoncer le mirage allemand, agité en nos rangs pour nous imposer la politique du capital, celle de Hollande, le Schroder français !

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 10:23

Dans le pays, les partisans du Président et les antimaïdan s'organisent pour repousser les partisans de l'UE et les activistes néonazis. Dans 10 des 25 oblasts du pays (l'ouest essentiellement), les "EuroMaïdan" occupent les bâtiments publiques régionaux, à l'Est les forces de police les ont repoussé. Aujourd'hui, les antimaïdan s'installent à Kiev - article et traduction Nico Maury

 
Une ville de tentes est apparu dans le parc Mariinski, des milliers de partisans du Président sont venus sous le bâtiment du gouvernement. La plupart des gens sont venus à Kiev aujourd'hui tôt ce matin (voir photos du bas).
«Je suis venu avec beaucoup de personnes des régions de Donetsk, de Lugansk, mais également de Crimée. Mais il y a aussi des gens des régions du centre de l'Ukraine et même une partie de la population de l'Ukraine occidentale (bastion des pro-UE et des néonazis)».
«Le Donbass nourrit la quasi-totalité de l'Ukraine»
Dans le même temps, des députés, représentants de diverses régions du sud-est de l'Ukraine, sont allés, à la pause, rejoindre les Antimaïdan.
Les manifestants scandaient des slogans dénonçant les actions des partisans de l'UE qui commettent crimes sur crimes depuis trop longtemps : «Le fascisme ne passera pas», «L'Ukraine est unie» et «Le Donbass nourrit la quasi-totalité de l'Ukraine».
Parti communiste et Parti des Régions interdits dans certaines régions de l'ouest
Preuves de la nature "régionale" de la contestation anti-gouvernementale et de son aspect antidémocratique, les députés régionaux des oblasts de Ternopil, de Poltava et d'Ivano-Frankivsk (Svoboda, UDAR et Bloc Ioulia Tymochenko) ont voté l'interdiction du Parti des Région mais aussi d'interdire les symboles communistes et le Parti Communiste d'Ukraine.
Le Parti des Régions est tout bonnement le parti majoritaire au pouvoir, lors d'élections démocratiques, et le Parti communiste (KPU) a réuni plus de 14 % des voix lors de ces élections : leur interdiction est du même niveau que l'interdiction du PC allemand puis du parti social-démocrate par les nazis à partir de 1933. Svoboda se revendique d'ailleurs des waffen SS ukrainiens qui ont combattu l'Armée rouge.
Dans l'ouest, d'ailleurs, ce sont plusieurs administrations régionales qui sont occupées par des militants de "l'opposition" qui ont nommé des exécutifs à eux. Un peu comme si des préfectures et conseils généraux étaient occupés et que des "opposants" nommaient des dirigeants à la place des représentants de l'Etat et des élus locaux. Démocratique ?
De son côté, la Région autonome de Crimée, a décidé d'interdire le parti d'extrême-droite Svoboda, tandis que de simples citoyens de l'est surveillent "leurs" administrations pour empêcher les agressions, comme celle qui a eu lieu à Dniepropetrovsk, par une centaine de militants violents et extérieurs à la Région (ils ont dû demander leur chemin pour arriver à destination !).
Bref ! Les contestations pro-européennes cachent désormais des velléités secessionistes et antidémocratiques de forces ultranationalistes, voire fascistes.
Pour les communistes ukrainiens, la poussée néo-nazie à l'ouest a été favorisée par les errements d'un gouvernement qui a refusé d'organiser un référendum sur l'accord avec l'Union libérale européenne malgré les 4,5 millions de signatures recueillies par les communistes.
Rétablir l'ordre constitutionnel partout en Ukraine et interdire les organisations néo-nazies constituent des priorités pour les démocrates d'Ukraine. Cela ne pourra suffire si un changement de politique n'intervient pas, après vingt ans de bradage des richesses ukrainiennes à quelques oligarques pendant que la majorité de la population peine à joindre les deux bouts, terreau fertile pour le fascisme, comme on le voit malheureusement uassi en France.

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