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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 10:10

En ces temps où les caisses de l'Etat ne se remplissent plus, allègements fiscaux obligent, il est de bon ton dans nos gouvernements d'imaginer de nouvelles taxes sur les consommateurs qui apporteraient de miraculeuses recettes aux comptes de l'Etat.

Malheureusement, les petits esprits qui inventent ces taxes imaginent toujours que l'on peut faire une équation simple avec des taxes qui augmentent les prix des biens et des services, donc, influent sur la consommation des acheteurs. Taxer les pensions des retraités de 0,5 % ne signifie pas que l'Etat aura 5 € de rentrées fiscales pour une retraite de 1 000 € ! Et non !... Ces 5 euros prélevés sur la maigre pension d'un retraité, c'est 5 € qu'il ne dépensera pas ailleurs, au supermarché, au café, en loisirs... Ce sont donc 5 euros qui ne rentrerons pas dans le cycle économique, qui ne rentrerons pas dans le chiffre d'affaire d'un commerce, d'une entreprise. Et ce sont 5 euros qui ne génèrerons pas de TVA pour l'Etat.

Une taxe de 0,5 % sur les retraites, c'est autant de pouvoir d'achat en moins pour des retraités qui, dans leur immense majorité, dépensent 100 % de leur retraite, font tourner l'activité économique et, logiquement, participent à remplir les caisses de l'Etat en consommant (TVA, Impôts des entreprises, cotisations sociales sur les salaires de ces entreprises).

C'est pourtant une taxe sur les pensions de retraite qu'a mis en place ce gouvernement en début d'année.

L'absurdité de ces taxes sur les consommateurs, c'est qu'elles pénalisent essentiellement les travailleurs, c'est-à-dire ceux qui dépensent leurs revenus en achats qui font tourner l'économie : alimentation, loyers, énergie, habillement, loisirs,...

De la même façon, l'application simpliste de taxes sur des produits de consommation courante entraine en général une baisse de la consommation. C'est le principe appliqué sur le tabac par exemple.

En Grèce, pour remplir les caisses de l'Etat et payer les créanciers privés du pays, les gouvernements successifs (socialistes puis droite) ont mis en place des taxes sur la restauration et les carburants. Sauf que les grecs, saignés financièrement, ont freiné fortement leurs dépenses, dans la restauration et dans l'énergie particulièrement.

Le journal grec Kathimerini relève ainsi que l’augmentation de la TVA dans la restauration a conduit à la fermeture de centaines d’entreprises du secteur et à la perte d’environ 50.000 postes d’emploi. Par ailleurs, l’augmentation et de la taxe spéciale à la consommation a conduit à la fermeture de 2.000 stations-service, la chute des ventes de pétrole ayant atteint 40% en ce qui concerne les carburants et 75% en ce qui concerne le fuel.

Le président de l’union des entreprises touristiques grecques (SETE), M. Andreadis, a souligné que l’augmentation des taxes crée plus de problèmes dans le domaine de l’économie. « L’Etat avait prévu des recettes supplémentaires de l’ordre de 1,4 milliards d’euros pour la période 2011-2012 qui devraient provenir de l’augmentation de la TVA dans la restauration, cependant les recettes en question ont été de l’ordre de 2 millions d’euros », a indiqué M. Andreadis.

Et oui ! Une taxe qui devait ramener 1,4 milliards d'euros à l'Etat grec n'a finalement rapporté que 2 millions d'euros et... 50 000 chômaurs de plus.

Qu'importe du moment que l'Europe des créanciers est contente et que les banques privées touchent des intérêts sur la dette nationale grecque !

Peut-être les grecs devraient-ils faire comme les islandais et décider unilatéralement d'arrêter de payer une dette crapuleuse ? Et peut-être que les français devraient faire pareil ?

Si on veut mettre des taxes, commençons par taxer les produits de luxe, les transactions financières et les bénéfices des grosses entreprises qui déplacent des capitaux à l'étranger pour échapper au fisc !

En tout cas, taxer ceux qui vivent de leurs salaires et de leurs retraites, c'est freiner l'économie et finalement perdre plus à moyen terme que les hypothétiques rentrées fiscales que prévoyaient des calculs simplistes.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 09:32

De Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent, de Christiane Taubira à François Hollande et Jean-Pierre Chevènement, les hommages se sont succédés, surtout à la gauche de la gauche, à l'annonce de la mort de Hugo Chavez, ce mardi 

La gauche française rend hommage à Hugo Chavez
Le co-fondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a salué dans la nuit de mardi à mercredi la mémoire du président vénézuélien Hugo Chavez estimant dans un tweet que "ce qu'il est ne meurt jamais". Sur son blog, il a de même appelé à un rassemblement "de la fidélité à la révolution citoyenne en Amérique du sud", ce mercredi à 18h30 au pied de la Statue du Libertador Simon Bolivar à Paris.
"Hugo Chavez est mort, mais pas l'espoir qu'il a ouvert avec son peuple. Solidarité Venezuela", a pour sa part réagi Pierre Laurent,secrétaire national du PCF, dans la nuit via Twitter.
Respect au peuple du Vénézuéla
Au gouvernement, seule Christiane Taubira a été prompte à réagir. L'ancienne députée de Guyanne et actuelle ministre de la Justice a relevé en un tweet: "Amitié et respect au peuple du Vénézuela qui dit son coeur brisé et ses craintes du retour hardi des injustices et exclusions."
Les condoléances de François Hollande. Un peu plus tard dans la nuit, un communiqué de l'Elysée a exprimé les condoléances "les plus atristées" de François Hollande au Vénézuéliens. "Le Président défunt exprimait au-delà de son tempérament et de ses orientations que tous ne partageaient pas une volonté indéniable de lutter pour la justice et le développement. Je suis convaincu que le Venezuela saura surmonter cette épreuve dans la démocratie et l'apaisement", a conclu le président français.
Au Parti socialiste, si Pascal Cherki, député de Paris, a exprimé son "immense tristesse" et sa "Solidarité avec le peuple vénézuélien et le PSUV. La révolution bolivarienne continue", ils ne furent pas très nombreux à prendre la plume pour se émettre une opinion sur la mort de Hugo Chavez.
Maintenir son héritage
"J'ai appris avec émotion la mort de Hugo Chavez", a déclaré à l'AFP l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement. "C'était un homme généreux, animé d'une foi sincère en l'humanité et d'un ardent désir de justice sociale", a réagi de son côté Jean-Pierre Chevènement qui se souvient l'avoir "rencontré il y a dix ans et nous avions immédiatement sympathisé.
"Il restera dans l'histoire comme celui qui aura su intégrer dans la démocratie vénézuélienne les populations indiennes jusqu'alors tenues en marge. Pendant quinze ans, il aura tenu en respect ses adversaires en s'appuyant sur le seul suffrage universel. Puisse le peuple vénézuélien maintenir son héritage !", s'est exclamé le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC).
Les communistes de Saint André s'associent également à l'hommage des communistes et progressistes du monde entier, chefs d'état (Bolivie, Equateur, Nicaragua, Cuba, Chine, Russie, Iran, Syrie, Brésil, Inde, Argentine,...) ou partis politiques, envers un véritable démocrate, réélu deux fois par le peuple dans des élections reconnues démocratiques (ça n'a pas été le cas de Sarkozy et c'est mal parti pour Hollande !), qui a réduit très fortement la pauvreté et le chômage dans son pays, éradiqué l'analphabétisme et nationalisé les piliers de l'économie.
Chavez rejoint son héro Bolivar, mais aussi Lénine, Hô-Chi-Min et Che Guevara au panthéon des libérateurs des peuples.
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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 10:20

Un éditorial du site "Le Grand Soir"

« Président à vie » d’Haïti à 19 ans, Jean-Claude Duvalier (Bébé Doc) avait fait massacrer 60 000 personnes, dont des écoliers, avant de s’enfuir en 1986 avec le trésor de la nation, une fortune estimée à 600/800 millions de dollars.

Le gouvernement français l’accueillit gentiment. Cependant, l’opinion protesta et le Premier ministre de l’époque, Laurent Fabius, expert dans l’art de déterminer quels chefs d’Etat méritent « d’être sur cette terre », jura qu’il y resterait 8 jours. Il y a passé 25 ans, allant de palaces en boutiques de luxe, de grands restaurants en concessionnaires Mercedes, achetant château et résidences.

Puis, le magot dilapidé et la plupart de ses crimes étant prescrits, il est rentré au pays en janvier 2011, des fois que…

Il y sera seulement jugé pour détournement de 120 millions de dollars destinés aux oeuvres sociales. C’est mieux que rien. Ce n’est pas grâce à « La patrie de droits de l’Homme », celle qui sut expulser en quelques heures vers l’Espagne une citoyenne française, Aurore Martin.

Théophraste R.

Pour en savoir plus sur Bébé Doc et sur Fabius : http://www.legrandsoir.info/Laurent-Fabius-a-egare-son-dicta...

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 10:03

À l’époque victorienne, on ne pouvait pas parler de pantalons en présence d’une femme.

Aujourd’hui, il n’est pas bon de dire certaines choses en présence de l’opinion publique :

le capitalisme arbore le nom artistique d’économie de marché :

l’impérialisme s’appelle mondialisation ;

les victimes de l’impérialisme s’appellent pays en voie de développement, ce qui revient à appeler enfants ceux qui sont de petite taille ;

l’opportunisme s’appelle pragmatisme ;

la trahison s’appelle réalisme ;

les pauvres s’appellent des démunis, des défavorisés, ou des personnes aux faibles ressources ;

L’exclusion des enfants pauvres du système éducatif est connu sous le nom d’absentéisme scolaire ;

le droit du patron à licencier les ouvriers sans indemnisation ni explication s’appelle la flexibilisation du marché du travail ;

le langage officiel reconnaît les droits des femmes parmi les droits des minorités, comme si la moitié masculine de l’humanité était une majorité ;

au lieu d’une dictature militaire on dit un processus ;

la torture s’appelle avertissement illégal, ou encore pression physique et psychologique ;

quand les voleurs sont de bonne famille, ce ne sont pas des voleurs, mais des cleptomanes ;

le pillage des deniers publics par les politiciens corrompus porte le nom d’enrichissement illicite ;

on appelle accidents les crimes que commettent les automobilistes ;

pour dire aveugle on dit non-voyant ; un noir est un homme de couleur ;

quand on dit longue et douloureuse maladie, on doit lire cancer ou sida ;

une douleur soudaine veut dire un infarctus ;

on ne dit jamais mort, mais disparition physique ;

Ils ne sont pas morts non plus les êtres humains anéantis dans des opérations militaires : les morts dans des batailles sont en petit nombre, et les civils qui étaient là sans y prendre part, sont des dommages collatéraux ;

en 1995, au moment des explosions nucléaires françaises dans le Pacifique Sud, l’ambassadeur de France en Nouvelle Zélande a déclaré : "Ça ne me plait pas ce mot de bombe. Ce ne sont pas des bombes. Ce sont des engins qui explosent." ;

des bandes qui assassinent les gens en Colombie, avec la protection des militaires, s’appellent Vivre Ensemble.

Dignité était le nom d’un des camps de concentration de la dictature chilienne et Liberté celui de la plus grande prison de la dictature uruguayenne ; il s’appelait Paix et Justice, le groupe paramilitaire qui, en 1997, a criblé de balles le dos de quarante cinq paysans, presque tous des femmes et des enfants, pendant qu’ils priaient dans une église du village d’Acteal, au Chiapas.

Tiré de Sens dessus dessous. L’école du monde à l’envers. (Traduit en français.)

Patas arriba. La escuela del mundo al revés, résumé en espagnol

Source : http://www.cubadebate.cu/opinion/2013/02/17/eduardo-galeano-...


Commentaire :

Détourner les mots pour les affaiblir, on appelle cela de la Com', de la manipulation, de la novlangue,...

A cette liste proposée par un sud-américain, on pourrait rajouter "collaborateur" au lieu de "salarié dont on ne veut plus parce que ça rappelle au travailleur qu'il doit être correctement payé",  "privé d'emploi" pour "chômeur", "remercier" pour "licencier avec pertes et fracas" ou "libéralisation du marché" pour "privatisation d'un bien public au bénéfice de quelques gros actionnaires qui vont s'en mettre plein les poches sur le dos des usagers".

Solidaire

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 09:58

Les italiens ont voté dimanche et lundi sans qu'aucune majorité stable ne sorte des urnes. Un résultat qui fait flipper les marchés et amène des commentateurs à prôner le vote mou, un bipartisme tiède et euroconsensuel.

L'Italie, comme toute l'Europe est victime d'une politique d'austérité qui enfonce son peuple dans la crise et le chômage.

L'Italie a connu une récession de 2,5 % en 2012 et s'attend (au mieux) à un nouveau recul de 1 % en 2013. Un souci pour les italiens, mais aussi pour l'Europe car l'Italie est la troisième économie de la zone euro

Un paysage politique déchiré

Mario Monti, désigné par l'Europe pour gérer le pays, a subi une défaite humiliante. Son camp ne réunit que 10 % des voix à l'échelle nationale.

Les deux forces qui se partagent habituellement le pouvoir, le centre-gauche libéral et pro-européen de Pier-Luigi Bersani, et la droite populiste de Silvio Berlusconi, sont au coude-à-coude. La légère avance du centre-gauche (29,5 % contre 29,1 %) lui permet d'avoir une majorité à la Chambre des Députés mais pas au Sénat.

Reste la surprise du M5S (Mouvement 5 étoiles) de l'humoriste Pepe Grillo qui a mobilisé sur son nom 25,5 % des électeurs italiens (1 sur 4 !) autour d'un programme de ras-le-bol ("Qu'ils rentrent tous à la maison !"), fourre-tout, anti-européen et vaguement écologique et décroissant.

Quant au dernier pôle ("Révolution civile"), menée par le magistrat centriste Antonio Ingroia, où se mêlaient communistes (2 partis !), centristes anti-mafia et écologistes, c'est la déroute (2,2 %). Le fruit d'un silence médiatique et d'un message trop nébuleux vu la disparité du groupe.

L'autre signe de ces élections, c'est l'abstention, en hausse forte de 5 points sur 2008 (près de 25 %) dans un pays habituellement très civique.

D'évidence, cette atomisation électorale italienne et la montée en force du M5S sont des signes d'une défiance nette de la population face à sa classe politique, droite et gauche comprise.

Les marché financiers inquiets - Les médias aussi

Depuis, les commentateurs étrangers et les gouvernements d'Europe y vont de leur couplet sur la nécessité de trouver un gouvernement stable pour l'italie.

Le ton est donné par les marchés financiers qui n'ont pas apprécié le choix des italiens. Leur favori, Mario Monti, semblant hors course, les roues de secours, Bersani ou Berlusconi, sont mal en point également.

Le fond du problème, c'est Christel Rendu de Lint, responsable de la gestion obligataire de l'Union bancaire privée à Genève, qui nous le révèle dans "L'Expansion" du 24 février. Pour expliquer le calme qui a suivi la formidable attaque des marchés contre l'Italie il y a 6 mois, cette experte met en évidence que les politiques italiens ne sont que des technocrates, tout justes bons à appliquer les politiques dictées par l'Europe pour le compte des marchés. Elle dit ainsi que "En réalité, Mario Monti ou un autre peu importe : ce que veulent les marchés financiers, c'est un gouvernement stable qui applique à la lettre les exigences de l'Union Européenne - et au final de l'Allemagne - sur la poursuite de la rigueur. Or c'est ce que Mario Monti - plus technocrate que politique -, a fait à la lettre. "

C'est clair, non ?

Et, pour aller dans le même sens, on peut se référer aux exigences du ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, qui considère que le rôle de l'Italie pour résoudre la crise européenne de la dette est "central". Il espère donc que "la politique de consolidation et de réformes soit poursuivie de manière conséquente" par le prochain gouvernement italien.

Une élection de pure forme, c'est donc ce qu'attendent les marchés et les responsables politiques européens.

Aucun de ces "experts" ne remet en cause la justesse des politiques libérales mises en place ces dernières décennies ni l'efficacité des mesures d'austérité prises ces dernières années ! Pourtant, c'est bien la succession de ces politiques qui a amené la crise actuelle ! Cela fait trente ans qu'est appliqué en Europe ce libéralisme. Va t-on longtemps continuer de faire croire que la situation économique et sociale en Europe est due à autre chose que cette politique ?

Et bien, non. Pour certains économistes libéraux, en tout cas.

Hier soir sur France Info, un invité économique (dont j'ai perdu le nom) se lamentait de la situation politique italienne, de l'erreur commise par les italiens en ne votant pas pour des dirigeants pragmatiques désignés par Bruxelles, Monti ou Bersani, et affirmait la nécessité de poursuivre les "efforts" (qu'il ne subit pas, lui) pour assainir une dette de l'Etat italien "A L'ORIGINE DE LA CRISE ACTUELLE"....

Je met en gras cette dernière phrase car elle est importante ! Selon cet "expert" (titulaire certainement d'une école de commerce privée qui formate au libéralisme les dirigeants français), ce sont les dettes publiques qui sont à l'origine de la crise économique !

Voilà un bel exemple de révisionnisme économique ! Exit la crise immobilière de 2008, les fonds spéculatifs, les fonds pourris et la crise bancaire qui s'en est suivie ! Exit les 600 milliards d'euros de dettes contractées par la France sous Sarkozy pour "sauver" nos banques privées !... En un tour de main, on efface l'Histoire d'avant 2010.

Votez bien ! Votez mou !

Le fonds de l'affaire, depuis la panique des marchés jusqu'aux commentaires des responsables politiques étrangers (à l'Italie) et des journalistes économiques libéraux, c'est que les italiens n'auraient pas dû voter comme ils le souhaitaient (ou comme ils le pouvaient ?) mais comme les marchés financiers et Bruxelles attendaient qu'ils le fassent.

Les italiens auraient été applaudis par les Bourses européennes et par Bruxelles s'ils avaient voté Mario Monti ou Pier-Luigi Bersani, en clair pour les chauds partisans de la rigueur, des privatisations et de l'Europe libérale.

En cela, les commentaires sur les élections italiennes montrent bien que le choix des électeurs est désormais guidé par des intérêts financiers vers des forces politiques qui gèrent les affaires publiques pour satisfaire les marchés.

On retrouve cette situation partout en Europe, en France notamment, avec un bipartisme entre un centre-gauche social-libéral et pro-européen et une droite libérale, européenne et populiste.

A la différence des italiens, les français ont encore un Parti communiste qui propose de rompre avec ce système et un Front de Gauche prêt réellement à en découdre avec les marchés.

Vous avez le choix entre un vote mou qui vous étouffe à petit feu mais qui plait aux maîtres de l'économie, et un vote de révolte, qui refuse la soumission et qui souhaite imposer le peuple à la table des décisions.

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 10:02

 

40 000 manifestants à Bruxelles, 100 000 à Sofia, 50 000 à Athènes et 1 million de grévistes en Inde : le monde du travail se mobilise à travers le monde pour les salaires, les emplois et contre l'austérité.

Encore une fois, c'est le silence total de nos médias sur des mobilisations historiques qui agitent plusieurs pays, entre un peuple grec toujours en lutte contre une austérité imposée par les créanciers du pays, un peuple bulgare qui a poussé son gouvernement à la démission et un peuple indien qui a mené la grève la plus puissante de ces dernières décennies.

C'est vrai qu'il est plus intéressant et sans aucun intérêt politique de faire des reportages sur le salon de l'agriculture et sur une phrase sans intérêt de François Hollande sur l'avenir de Sarkozy !

40 000 manifestants à Bruxelles

Tout le pays a été paralysé par le mouvement : le privé comme le public, la grande industrie comme le petit commerce, le secteur formel comme informel. Banques et assurances (100 % de grévistes), écoles, transports bloqués, 6 des 9 ports indiens fermés, mines arrêtées,... le pays était paralysé.

 

a averti le secrétaire-général de l'AITUC Gurudas Dasgupta.

Bientôt la France ?

C'est le 5 mars, mardi prochain, que notre pays est à son tour appelé à se mobiliser pour contrer une réforme antisociale qui prend ses racines dans une crise capitaliste que la bourgeoisie veut faire payer au peuple plutôt que d'assumer ses responsabilités.

Si, malheureusement, il s'est trouvé des syndicats qui, nationalement ont accepté de capituler devant les exigences du patronat, d'autres appellent à la résistance, les deux grandes centrales ouvrières CGT et FO, d'une part, le syndicat enseignant FSU et les centrales secondaires que sont UNSA et Solidaires.

Face à un gouvernement qui cède devant les pressions des marchés financiers et des grandes entreprises, c'est de la base, de la mobilisation populaire que doit naître la résistance au libéralisme destructeur.

Le 5 mars sera un premier test.

« Si le gouvernement ne prend pas en compte nos revendications après la grève, alors nous intensifierons nos actions de protestation »,

 

Tout d'abord, chez nos voisins de Belgique, ce sont plus de 40 000 travailleurs qui ont manifesté jeudi dans les rues de Bruxelles, avec en tête de cortège les ouvriers d'Arcelor et de Ford-Genk, pour protester contre les licenciements, le gel des salaires et les projets de contre-réformes du marché du travail.

Les syndicats attendaient 15 à 20 000 manifestants. Sans appel à la grève, la manifestation de jeudi est révélatrice du potentiel inédit de lutte en Belgique, qu'avait déjà illustré la grève générale de janvier 2012, la plus importante depuis vingt ans.

Cible numéro un des manifestants : l'Arrêté royal prévoyant le gel des salaires pour les deux prochaines années ainsi que la proposition corollaire de désindexation des salaires sur l'inflation.

Des mesures qui constituent un ballon d'essai pour le gouvernement d'union nationale menée par le Parti socialiste.

La prochaine étape sera la contre-réforme du marché du travail, avec facilitation des licenciements et encouragement heures supplémentaires au nom de la compétitivité, ainsi que la remise en cause du statut de fonctionnaire.

Des mesures qui rappellent fortement celles que veut mettre en place le gouvernement français à la demande du Medef.

Démission du gouvernement bulgare

En Bulgarie, après deux semaines de mobilisations, ce sont près de 100 000 Bulgares qui ont manifesté ce dimanche à la fois contre la hausse des prix de l'électricité et un système politique corrompu reposant sur une économie privatisée. Après avoir fait tomber le gouvernement, les manifestants avancent l'idée de nationalisation.

En deux semaines, les manifestations monstres en Bulgarie ont réussi à faire tomber le gouvernement du populiste de droite Borisov. Loin de faiblir, le mouvement contre la hausse vertigineuse des factures d'électricité s'est intensifié ce dimanche 24 février.

15 000 à Plovdiv, 15 000 dans la capitale Sofia, 40 000 dans le foyer de la contestation, à Varna, plusieurs dizaines de milliers dans une quarantaine d'autres villes du pays : il s'agit d'une des plus grandes manifestations depuis 1997, si ce n'est depuis le rétablissement du capitalisme.

Les motifs de contestation sont multiples : hausse des frais de scolarité dans une université de plus en plus médiocre, dégradation de l'accès à des hôpitaux en décrépitude, enfin la hausse vertigineuse des tarifs de l'énergie ces dernières années.

Émancipés de la tutelle des organisations politiques du système, en premier lieu le Parti socialiste (ex-communiste) qui a accompagné les réformes libérales depuis 1991, les manifestants ne partagent qu'une perspective : lutter contre ce système corrompu, combattre les privatisations.  

Dans cette perspective, la revendication de la (re)-nationalisation des monopoles de l'électricité a pris comme une traînée de poudre, forçant le gouvernement à positionner, puis se démettre plutôt qu'à se soumettre.

L'hystérie anti-communiste du gouvernement et des médias ne prend plus dans un pays où, déjà avant la crise, en 2009, 62 % des bulgares considéraient que la vie était meilleure sous le socialisme !

L'absence d'un parti communiste dans ce pays se fait malheureusement cruellement sentir.

80 manifestations en Espagne

Hors mouvements spontanés qui agitent régulièrement l'Espagne et mouvements anti-expulsions, l'Espagne vient de connaître une nouvelle journée de mobilisation nationale qui ar éuni ce week-end plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans 80 villes du pays.

Là aussi, ce sont les politiques d'austérité et de régression sociale mise en place au nom de la compétitivité et des déficits publics qui sont remises en cause par les manifestants.

Avec 27 % de chômeurs et des expulsions par dizaines chaque semaine, l'Espagne refuse aujourd'hui des politiques qui ne profitent qu'aux banquiers et aux grands groupes industriels, tel Renault, qui a forcé ses salariés madrilènes à accepter un plan de flexibilité en les menaçant de fermer son usine.

De sondages en sondages, les partis qui se sont succédés au pouvoir pour mettre en place ces politiques de rigueur, socialistes du PSOE et droite du PP, se retrouvent désormais minoritaires.

Résistance grecque à l'appauvrissement généralisé

La Grèce est aujourd'hui le laboratoire où s'expérimentent les politiques d'appauvrissement qui seront appliquées ailleurs en Europe par la suite. La résistance du peuple grec est donc importante à suivre.

Le 20 février dernier, ce sont encore de véritables démonstrations de force des syndicats qui ont affecté le pays, depuis Salonique jusqu'à Athènes et Le Pirée, melant salariés du privé et du public, artisans et paysans, sous la houlette du syndicat PAME liée au KKE, le Parti communiste grec.

 Plusieurs dizaines de milliers de grecs ont ainsi à nouveau battu le pavé à travers le pays.

Avec 60 % des grecs en difficulté pour payer leurs factures, ce sont des appels à la résistance et au refus de payer qui sont désormais lancer à travers le pays.

100 millions de grévistes en Inde

Les deux journées de grève du 20 et 21 février convoquées par les onze centrales syndicales indiennes constituent non seulement la plus grande grève de l'histoire de l'Inde, ainsi que sans doute une des plus grandes de l'histoire du mouvement ouvrier.

La première grève générale unitaire de 48 heures depuis l'indépendance a été un succès : plusieurs dizaines de millions de travailleurs ont arrêté le travail, 100 millions selon les syndicats, avec à leur tête deux syndicats de classe (CITU et AITUC) liés aux Partis communistes.

 

Historique cette grève l'était également par son caractère unitaire, unie autour d'une une lutte commune contre la hausse des prix, contre le travail précaire et contre la libéralisation et la privatisation de l'économie.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 10:05

Nos médias nous bassinent avec la santé d'Hugo Chavez, espérant annoncer sa mort prochaine, mais font silence de la réélection d'un autre président progressiste sud-américain, l'équatorien Rafael Correa.

Une analyse critique du bilan de Rafael Correa doit être faite.

Solidaire


Rafael Correa a été ré-élu ce dimanche pour la deuxième fois à la tête de l'Etat équatorien, avec 60% des voix. Le peuple équatorien a soutenu massivement sa politique sociale, malgré des critiques venant de la gauche sur sa politique économique et sociale.

Le verdict électoral est sans appel. Avec 60% des voix, Correa à la tête du mouvement « Alinza Pais » est élu au premier tour des élections présidentielles. Il devance le banquier libéral Guillermo Lasso (20%) et à l'ancien putschiste d'extrême-droite Lucio Gutierrez (5%).

Le peuple équatorien a apporté un soutien clair et net à la politique sociale menée depuis 2005 par le président Correa, dans le cadre du « socialisme du XXI ème siècle » et de la « Révolution citoyenne ».

Si la perspective reste évanescente, les mesures sociales sont concrètes : notamment le triplement du budget de l'éducation et de la santé rendu possible par la manne pétrolière, après re-négociation des contrats avec les multi-nationales et le refus de payer la majeure partie de la dette extérieure.

La politique de Correa : l'éducation et la santé publiques, gratuites et universelles

L'éducation est redevenue entièrement gratuite. Les centres de santé tout comme les écoles ouvrent dans tout le pays, les investissements publics permettent aux hôpitaux de se doter d'un appareil moderne tout en construisant dans tout le pays un réseau routier digne d'un pays développé.

Et le gouvernement donne les moyens à son peuple d'accéder à l'éducation et à la santé publiques.

Le « bon de développement humain », passé en janvier de 35 à 50 dollars par mois, concerne 2 millions d'équatoriens. Elle est fournie en échange de l'obligation de scolariser les enfants et de leur accorder des soins gratuits réguliers.

En six ans, 500 000 mineurs équatoriens sont sortis du travail infantile, le taux de scolarisation est passé de 75 à 90%.

L'affiliation des employés à la sécurité sociale est devenue une obligation pour les entreprises privées sous peine de lourdes amendes. En six ans, leur proportion est passée de 41 à 61%.

Des résultats sociaux incontestables : recul massif de la pauvreté depuis le début des années 2000

Le pays au bord du gouffre en 2000, où trois équatoriens sur quatre vivaient dans la pauvreté, criblé de dettes, soumis aux diktats du FMI, de la Banque mondiale et des États-Unis, est un lointain souvenir.

En six ans, le taux de pauvreté est passé de 37,6 à 25,3%, l'extrême pauvreté de 16,9 à 9,4%.

Enfin, sur le plan international, si la dépendance envers les Etats-unis n'est toujours pas annihilée puisque l'économie reste dollarisée, l'Equateur privilégie désormais les relations avec ses voisins latino-américains progressistes dans le cadre notamment de l'ALBA proposée par Chavez.

Correa est également un des principaux soutiens continentaux de Cuba socialiste, ainsi qu'un des partenaires privilégiés pour les autres présidents « progressistes » tels Evo Morales en Bolivie ou Hugo Chavez au Vénézuéla.

Les communistes : alliés critiques de la « révolution citoyenne »

Allié critique de Correa, le Parti communiste équatorien ne cache pas les limites du processus bien qu'elle apporte depuis 2005 – ainsi que sa centrale syndicale, la Centrale des travailleurs d'Equateur (CTE) – son soutien au président.

En premier lieu, pour les communistes, la politique de Correa n'est pas socialiste, cela reste une politique « national-populaire » conséquente posant les bases d'une transition ultérieure vers le socialisme.

Sa politique progressiste reste un « développementalisme » inspiré d'avancées sociales (éducation gratuite, sécurité sociale) importées en Équateur au moment où elles sont détruites en Europe.

Les communistes perçoivent le mouvement de Correa comme un mouvement « réformiste » assumé reposant sur des concepts comme le « commerce juste », la prééminence de « l'Humain sur le capital », qui fondent une politique économique réformiste-humaniste et non révolutionnaire-socialiste.

Deuxième limite, plus économique, celle d'un modèle fortement dépendant des hydrocarbures. Une économie de semi-rente piégée dans la mono-activité, peinant à s'industrialiser et à diversifier ses activités, tout comme le Venezuela voisin.

Une économie encore dominée par le capital équatorien, que Correa ne cherche pas à déloger mais bien à consolider, et encore sous la dépendance du capital étranger, notamment sous les multi-nationales pétrolières ou minières nord-américaines et de plus en plus chinoises.

Dernière limite, la faiblesse de la direction collective du mouvement, de participation démocratique à la base et le risque d'une direction personnelle.

Liée au point précédent, on peut voir dans la politique sociale du gouvernement Correa une volonté plus d'acheter un consensus populaire que de réellement construire un mouvement social et politique autonome.

Malgré toutes ses critiques, le Parti communiste a décidé de rester fidèle à son engagement dans la « Révolution citoyenne » et de soutenir le président Correa à la présidentielle.

« L'unité pluri-nationale des gauches » : opposition gauchiste manipulée ou justes réserves ?

L'élection a toutefois vu le front des soutiens à Correa se briser à sa gauche avec la constitution de l' « Unité pluri-nationale des gauches ». Une coalition d'une dizaine d'organisations de gauche, de mouvements sociaux dont le candidat n'aurait pas dépassé les 3%.

Le mouvement est né des manifestations indigènes de mars 2012 contre les projets d'extraction minière en Amazonie. Un mouvement relayé et récupéré par diverses organisations, dont le syndicat des enseignants sous influence de forces d'extrême-gauche.

Un mouvement aussi progressivement récupéré par l'ancien idéologue de la « révolution citoyenne », Alberto Acosta, qui s'est imposé comme candidat unitaire de la gauche anti-corréenne lors des primaires de 2012

L'ancien bras droit de Correa a soudain noirci les pages de la presse bourgeoise pour dénoncer avec véhémence l'autoritarisme de Correa, sa « trahison » des idées de la révolution ainsi que la menace qu'il représenterait pour la démocratie et les libertés.

Acosta s'est fait le défenseur de la presse « indépendante » (c'est-à-dire privée, du grand capital) contre l'étatisme de Correa, a critiqué les projets d'extraction de matières premières destructeurs des communautés indigènes au nom du « post-développementalisme ».

Certaines de ses critiques touchent sans nul doute juste, rejoignant les critiques des communistes : absence de direction collective, politique strictement développementaliste plutôt que

Toutefois, la violence de la rupture avec Correa, la décision de conduire une coalition contre lui, la complaisance de médias ménagés par Acosta, sont loin d'une critique dialectique des communistes, prenant en compte l'aspect progressiste du gouvernement et le danger de faire le jeu de la réaction.

Par ailleurs, certains des arguments d'Acosta ne s'apparentent pas vraiment à une critique de « gauche » du gouvernement : sa défense acharnée des « libertés formelles », sa critique anti-développementaliste s'accompagnant de déclarations laissant la porte ouverte aux multi-nationales.

Dans tous les cas, si cette opposition étiquetée comme « gauchiste » par Correa semble quasi morte-née, les critiques qu'elles a porté, les mouvements sociaux qu'elle a voulu relayer ou récupérer, les contradictions qui sont au cœur de la « Révolution citoyenne » sont toujours bien présents.

Après sept ans de « révolution citoyenne » avec tous ses succès et toutes ses limites, l'Equateur de Correa est au milieu du gué : seule un processus de transition vers le Socialisme peut conduire à la transformation profonde du pays dans une perspective progressiste.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 11:34

Un attentat à Kidal au Mali et un autre à Damas. Pourtant, les médias ne regardent pas les victimes avec la même condescendance.

Les attentats se multiplient au Mali, conséquence logique d'une intervention militaire française qui a mené les troupes islamistes à se fondre dans le paysage.

Comme dans tout attentat, nombre de victimes n'ont rien à voir avec le conflit.

Hier à Kidal, aujourd'hui à Gao et Tessalit, les attentats kamikazes ont causé la mort de civils. Sans compter les blessés !

Au Mali, la France intervient militairement. Les adversaires sont qualifiés de djihadistes ou d'islamistes armés. Ce sont clairement des méchants. A juste titre, d'ailleurs.

A l'inverse, Damas vient de connaître un nouvel attentat, le deuxième en quinze jours. 83 personnes sont mortes, quasiment que des civils et, parmi eux, beaucoup d'enfants. Seuls deux soldats sont morts ! La voiture piégée était certes située non loin du parti Baas au pouvoir mais, surtout, elle était près d'écoles.

Et là ! Curieusement, pas de commentaires des médias.

L'information, pourtant terrible, est peu reprise et jamais commentée.

Depuis le début du conflit syrien, il est vrai que le gouvernement français, celui de Sarkozy comme celui de Hollande, a pris fait et cause pour une "rébellion" dont on sait désormais qu'elle est soutenue financièrement et militairement par des puissances étrangères locales dont les objectifs n'ont rien à voir avec le bonheur du peuple syrien, qu'il s'agisse du gouvernement islamiste turque ou des dictatures monarchiques islamistes du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar).

Depuis plus d'un an désormais, il est de notoriété publique que les "rebelles" syriens se sont mués en bandes de pillards et que de nombreux opposants sincères du régime syrien se sont désolidarisés de cette guérilla à cause de ses exactions et, surtout, de la puissance grandissante des groupes islamistes liés à Al Qaïda.

Nous voilà donc avec des médias français et un gouvernement bien embêtés !

D'un côté, nos troupes combattent (pour un long moment) des groupes islamistes radicaux, armés et formés lors de la guerre en Libye menée par la France en 2011. De l'autre, la France soutient une rébellion syrienne, dominée par des islamistes radicaux, qui combattent un gouvernement légitime et laïc.

Comment marier les deux ? Tout simplement en parlant le moins possible de la Syrie, histoire de faire oublier notre implication dans ce conflit régional.

De la même façon, notre amitié avec le Qatar et autres pétrodictatures, qui rachètent des pans entiers de notre économie (Hôtels de luxe, clubs de foot, bouquets télés,...) n'est pas compatible avec les grands discours sur les Droits de l'Homme et la démocratie si peu respectés dans ces pays.

Pour cette raison, personne en France n'entendra parler dans les grands médias de la lutte du peuple bahreini contre sa propre pétrodictature. Bahrein, une monarchie du Golfe où une grande partie de la population est opprimée car chiite (60 à 70 % des habitants) et où l'autre partie de la population a le droit de fermer sa gueule.

Le printemps arabe a aussi fleuri dans cet émirat où règnent depuis 200 ans la famille Al Khalifa. En février 2011, les manifestations de dizaines de milliers d'opposants ont été réprimées avec l'aide de l'armée de la dictature voisine celle d'Arabie Saoudite.  La Commission d’enquête indépendante de Bahreïn (commission Bassiouni) répertorie à la suite de ces événements quarante-six morts, cinq cent cinquante neuf cas de torture et plus de quatre mille salariés licenciés pour avoir manifesté

Encore aujourd'hui, les bahreinis se battent pour leurs droits. Un jeune de 16 ans en est mort cette semaine.

Mais le peuple de Bahrein n'aura pas le soutien des médias français, encore moins de notre gouvernement.

Bahrein est, avec les autres pétromonarchies islamistes, un partenaire économique essentiel de la France qui leur vend, notamment, des armes.

La France a une vision sélective de la démocratie et de la défense des Droits de l'Homme.

L'implication de notre gouvernement dans un conflit est à regarder au travers des intérêts géopolitiques des grands groupes privés français, du nucéaire au Mali, du Pétrole et de l'armement dans le Golfe.

Marx décrivait l'Etat comme un instrument au service de la classe sociale dominante. La politique extérieure de la France illustre à merveille cette analyse marxiste en montrant que ce sont bien les intérêts des grands groupes capitalistes que défend la France à l'étranger et non pas ceux du peuple français, encore moins les intérêts des peuples de ces pays.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 10:44

Un Suisse Romand (francophone, en clair) s’est vu interdire d’entrée aux Etats-Unis après une mauvaise blague dans un e-mail. Il craint avoir été victime des «grandes oreilles» américaines. (site lematin.ch)

«Une grave menace» pour les «droits des citoyens». Les conclusions d’un rapport du Parlement européen sont sans équivoque. L’objet de ce constat? Un amendement américain qui permet aux autorités de surveiller, outre les communications comme l’e-mail et le téléphone, toutes les données stockées aux Etats-Unis par des non Américains. Sont concernés tous les services de synchronisation en ligne comme iCloud, Google Drive ou Dropbox, et les services de messagerie.

Cette «surveillance de masse» exercée «sans les garanties applicables aux citoyens américains», un Suisse Romand pense en avoir été victime. Sur le point de partir en vacances aux USA, il a échangé des mails contenant des blagues autour de mots tels qu’«avion», «bombe» et «exploser». Alors que sa demande d’autorisation de séjour sans visa (ESTA) avait été acceptée, il a été refoulé au moment d’embarquer – victime d’une interdiction d’entrée sur le territoire.


Mais non ! Nous sommes bien en démocratie !

Les Etats-Unis, pays qui continue d'autoriser l'emprisonnement sans procès et la torture à Guantanamo et qui bombarde des supposés terroristes, leurs enfants et leurs voisins, par drones interposés, vient d'autoriser également l'assassinat ciblé de citoyens américains accusés de terrorisme.

Des procès ? Pour quoi faire ?

Franchement : quelle différence entre la politique des Etats-Unis contre "les ennemis de l'Amérique" et la politique d'une quelconque dictature contre les énnemis du régime ?

Si vous me parlez de démocratie ou de droits de l'Homme, je vous répondrai qu'il est impossible de défendre ses valeurs dans le discours et de les violer dans les actes, par l'assassinat, la torture et l'absence de procès.

L'écoute et la surveillance des citoyens du monde entier, en s'appuyant sur les monopoles US de l'internet, n'est qu'une forme supplémentaire de viol des droits de l'Homme.

L'Etat est oppression par essence. C'est ce qu'affirmait Karl Marx.

La question est : pour le bénéfice de qui est-il oppressif ?

En régime capitaliste, l'Etat protège les intérêts des capitalistes, actionnaires et propriétaires des moyens de production privés et des banques. On le voit avec la politique d'austérité aujourd'hui.

La démocratie parlementaire n'est qu'une dictature molle qui donne au peuple l'impression qu'il contrôle son destin. D'ailleurs, les français se rendent bien compte qu'il y a un problème : près d'un français sur deux ne vote plus. C'est le cas des deux-tiers des citoyens des Etats-Unis.

En régime socialiste, l'Etat protège les intérêts de la classe ouvrière, en collectivisant les moyens de production et les banques. L'Etat socialiste applique une dictature : la dictature du prolétariat, c'est-à-dire, pour être moderne, la dictature de 99 % des habitants d'un pays, salariés, paysans, artisans ou commerçants, contre 1 % de la population, les fameux actionnaires, grands propriétaires privés et grands patrons.

Bref ! Faut-il encore croire en des "démocraties" occidentales qui ne font que protéger une élite économique de la société et violent les "valeurs" démocratiques et humaines qu'elles brandissent ?

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 10:35

Un article de l'ONG humanitaire Oxfam au titre évocateur.

Et il y a encore des ouvriers et des salariés sous-payés pour croire en la crise et pour affirmer que c'est au service public et aux travailleurs de se serrer la ceinture ?

Chômage, misère, soins inaccessibles, logements insalubres, aide humanitaire,... l'Europe retourne aux heures sombres du capitalisme qu'elle a connu au XIXème siècle. Germinal, la télévision en plus !

Entre temps, l'histoire a prouvé qu'il était possible de faire autre chose, de sortir des pays du Moyen-Âge social et économique pour les amener dans les premiers rangs économiques mondiaux, en éradiquant la misère et le chômage : c'est ce qu'ont réussi les expériences socialistes de 1917 à 1991, malgré leurs énormes défauts démocratiques ! C'est ce que montrent aussi des pays comme la Chine ou Cuba, avec leurs propres défauts.

Il ne tient qu'au peuple de décider de se révolter contre ce système capitaliste qui le traite comme quantité négligeable et de dessiner sa propre voie au socialisme, en tenant compte des expériences passées !

C'est le sens du combat communiste aujourd'hui : ne rien renier mais être objectif sur les erreurs pour les dépasser.

Solidaire


Selon Oxfam, les dirigeants doivent se fixer pour objectif d’au moins ramener les inégalités au niveau de 1990

L’explosion de la richesse extrême et des revenus colossaux exacerbe les inégalités et entrave la capacité du monde à combattre la pauvreté, comme l’explique aujourd’hui Oxfam dans un rapport publié en vue du Forum économique mondial de Davos, qui se tiendra la semaine prochaine.

Le revenu net des 100 milliardaires les plus riches s’élevait en 2012 à 240 milliards de dollars, ce qui suffirait à éradiquer quatre fois la pauvreté extrême, selon le rapport d’Oxfam intitulé « The cost of inequality: how wealth and income extremes hurt us all » (Le coût de l’inégalité : comment la richesse et les revenus extrêmes nous portent préjudice à tous). L’organisation exhorte les dirigeants mondiaux à endiguer les revenus extrêmes d’aujourd’hui et à s’engager à au moins ramener les inégalités au niveau de 1990.

Ces vingt dernières années, les revenus du pourcent le plus riche de la population ont augmenté de 60 %, une évolution que la crise financière contribue à intensifier, et non à freiner.

Oxfam souligne le fait que la richesse et les revenus extrêmes ne sont pas seulement contraires à l’éthique ; inefficaces sur le plan économique et destructeurs sur le plan politique, ils divisent la société et nuisent à l’environnement.

« Nous ne pouvons plus prétendre aujourd’hui que la création de richesses pour une poignée de privilégiés bénéficiera inévitablement au plus grand nombre – trop souvent, c’est le contraire qui est vrai », a averti Jeremy Hobbs, directeur général d’Oxfam International.

« La concentration des ressources entre les mains du pourcent le plus riche affaiblit l’activité économique et rend la vie de toutes les autres personnes plus difficile, en particulier au bas de l’échelle économique.

« Dans un monde où même les ressources les plus essentielles, telles que les terres et l’eau, se raréfient, nous ne pouvons pas nous permettre de concentrer les actifs entre les mains de quelques personnes et laisser le plus grand nombre se disputer les restes. »

Selon les estimations, les personnes appartenant au pourcent le plus riche émettent jusqu’à 10 000 fois plus de CO2 que le citoyen américain moyen.

Oxfam ajoute que les dirigeants mondiaux devraient tirer les enseignements des réussites actuelles observées dans des pays tels que le Brésil (qui a connu une croissance rapide accompagnée d’une baisse des inégalités), mais aussi des réussites historiques telles que le New Deal du président Franklin Roosevelt dans les États-Unis des années 1930, qui a permis de réduire les inégalités et de freiner les intérêts particuliers. De fait, Roosevelt avait déclaré : « l’égalité politique que nous avions su conquérir a perdu sa signification face aux inégalités économiques ».

Un « New Deal » mondial contre les inégalités

« Nous avons besoin d’un nouveau New Deal mondial pour renverser la croissance des inégalités constatée ces dernières décennies, a ajouté Jeremy Hobbs. Pour commencer, les dirigeants mondiaux devraient s’engager officiellement à ramener les inégalités au niveau de 1990.

« Dans les paradis fiscaux aux lois laxistes en matière d’emploi, les plus riches tirent profit d’un système économique mondial faussé qui joue en leur faveur. Il est temps que nos dirigeants réforment le système pour que celui-ci œuvre dans l’intérêt de l’ensemble de l’humanité et non d’une élite mondiale. »

La fermeture des paradis fiscaux, qui abriteraient 32 billions de dollars, soit un tiers de la richesse mondiale, pourrait générer un supplément de recettes fiscales de 189 milliards de dollars. Outre la lutte contre les paradis fiscaux, un nouveau New Deal mondial pourrait également viser à :

  • renverser la tendance actuelle à des formes de fiscalité plus régressives ;
  • instaurer un taux minimum d’imposition des sociétés à l’échelle mondiale ;
  • stimuler les revenus plutôt que le rendement des capitaux ; 
  • accroître des investissements en faveur de services publics gratuits et de filets de sécurité sociale.
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