Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 10:32

C'était en février dernier. Une revue de presse grecque réalisée par l'Ambassade de France démontrait la terrible cruauté de la politique mise en œuvre par le gouvernement grec, sur ordre de la Troïka (Europe, Banque Centrale Européenne, FMI).

Dans cette revue de presse, il est dit que l’ensemble de la presse se réfère au taux record de chômage qui a atteint 27% en novembre selon les données de l'office national des statistiques (ELSTAT), ainsi qu’au taux élevé de récession qui a atteint 6,45% en 2012. Un recul de la création grecque de richesses qui atteind 25 % en 4 ans !

Le journal Kathimerini note que plus de 50% de la totalité des chômeurs (1.350.181 personnes) sont entrés au chômage les trois dernières années, ce qui prouve que ni la réduction du salaire minimum, ni la réduction spectaculaire du revenu moyen, ni la suppression des conventions sectorielles n’ont pu conduire à l’augmentation du nombre de recrutements et au renforcement de l’esprit d’entreprise.

Depuis 2010, le nombre de chômeurs a augmenté de 647.449 personnes en Grèce ! Une véritable saignée.

D'ailleurs, le taux de chômage le plus élevé est enregistré chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans (61,7%), mais le problème est aussi grave chez les tranches d'âges les plus productives (entre 25 et 44 ans) où ce taux est de 47,85%. Le taux de chômage des femmes est de 31,1% contre 24% pour les hommes. En clair, les catégories qui représentent l'avenir du pays sont à plus de 50 % au chômage en Grèce. Un grec sur deux a des difficultés pour payer ses factures !

La Grèce vit un véritable génocide économique dont elle pourra difficilement se relevée.

Ces taux record annulent tout espoir de confirmation des prévisions du gouvernement et de la troïka pour un taux de chômage aux alentours de 14,8% en 2012, souligne le journal Kathimerini. Prévisions ou promesses bidons ?

A l'inverse, sous le titre « prévision-cauchemar » Ta Nea note que le Centre des recherches

économiques (KEPE) prévoit que le taux de chômage s’élèvera à 30% en 2013. Cela correspond à une nouvelle dégradation du marché de l'emploi !

 

Mais la presse hellénique ne rejette pas pour autant l'austérité actuelle. Plusieurs journaux (Ta Nea, Ethnos) font état du "retard" accusé dans la mise en oeuvre de la mesure prévoyant la mise en disponibilité de 25.000 fonctionnaires en 2013.

Ta Nea parle à la une de « naufrage » susceptible de conduire à des licenciements. Pour sa part Ethnos 

note que « l’inertie du gouvernement fait resurgir le cauchemar des licenciements » 

estimant que la troïka pourrait exiger des licenciements immédiats. C'est sûr que dans une Grèce en profonde récession et où sévit un chômage de masse, 25 000 chômeurs de plus ne dérangent pas cette presse au moins des puissances financières du pays (comme chez nous !).

 

 

 

 

 

 

Les grecs doivent-ils espérer un geste de l'Europe ? du FMI ?... Plusieurs journaux (Kathimerini, Ta Nea, Ethnos, Eleftheros Typos) reprennent les propos tenus le 17 février par le directeur des relations extérieures du FMI, M. Gerry Rice, qui a rejeté l’éventualité d’une renégociation du programme grec. En clair : la politique menée provoque l'effondrement économique et social du pays mais il faut continuer.

 En clair, cette revue de presse grecque montre que le peuple grec ne doit pas espérer de l'aide de la part d'un gouvernement de coalition droite-socialiste réduit au rôle de marionnettes des banquiers et spéculateurs, encore moins d'une Europe qui vient de décider de réduire l'aide alimentaire aux plus démunis de 500 à 200 millions d'euros.

Les grecs ont bien compris qu'ils ne devaient compter que sur leurs forces.

 25 % font déjà confiance à Syriza (le" Front de Gauche" grec) dans les sondages et 6 % aux communistes (KKE), signe de la défiance dans un système politique corrompu et au service unique des classes possédantes. 10 % suivraient les néo-nazis d'Aube Dorée, autre signe de l'état de pourriture dans laquelle se trouve la "démocratie" en Grèce.

 Prenons garde qu'en France ne passent des politiques identiques, certes sous forme homéopathique, mais avec des résultats identiques !

 Déjà, les cadeaux aux entreprises et l'enfermement idéologique dans le culte du remboursement coûte que coûte de la dette publique s'ajoutent aux taxes et blocage de salaires.

 A nous de changer la politique si le gouvernement ne le décide pas de lui-même !

 

 
Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 10:15

Laurent Fabius a annoncé hier que la France allait fournir des armes aux "rebelles" syriens au côté des brittaniques, avec ou sans l'accord de l'Union européenne.

La France et la Grande-Bretagne demandent « aux Européens, maintenant, de lever l’embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre », a déclaré Laurent Fabius hier à la radio France Info. À défaut de l’unanimité requise à l’Union européenne pour lever cette mesure, Paris et Londres prendront la décision de livrer des armes, car la France « est une nation souveraine », a précisé le ministre.

Mardi, c'était le Premier ministre britannique David Cameron qui avait déjà indiqué que son pays pourrait se désolidariser de l’embargo de l’UE en cours, en fournissant des armes à l’opposition syrienne pour lutter contre le président Bachar el-Assad.
« Il faut aller très vite » et « nous allons demander avec les Britanniques que la réunion (…) soit avancée », a insisté le ministre "socialiste" des Affaires étranges, n’excluant pas qu’elle intervienne avant fin mars. « On ne peut pas accepter qu’il y ait ce déséquilibre actuel avec d’un côté l’Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et de l’autre des résistants qui ne peuvent pas se défendre », a fait valoir Laurent Fabius. « Lever l’embargo, c’est un des seuls moyens qui restent pour faire bouger politiquement la situation », a-t-il estimé.

Laurent Fabius n'a t'il pas honte de s'engager dans une voie qui va accentuer le nombre de morts civils et la dureté des affrontements en Syrie ?

Faire mine de croire que les rebelles sont les "gentils" et le gouvernement légal syrien le "méchant", c'est aller à l'encontre de toutes les informations qui ont fini par percer le silence médiatique, grâce à internet, ces derniers mois.

Les images et témoignages se sont accumulés qui montrent des exactions des "rebelles" contre les civils syriens accusés de soutenir le pouvoir en place (et pourquoi pas ?) ou parce qu'ils sont alaouites, druzes, chrétiens ou kurdes. On ne compte plus les exécutions sommaires, les cas de décapitations de civils et de prisonniers, les preuves de pillages de maisons, d'usines, de sites archéologiques et de silos alimentaires, notamment près de la frontière turque par où partent les résultats des rapines. Et que dire des attentats qui ensanglantent régulièrement Damas et qui visent essentiellement des civils, tuant essentiellement des femmes et des enfants ?

Qui peut nier aujourd'hui que la rébellion syrienne a échappé à ses promoteurs syriens et que ce sont désormais des groupes islamistes armés liés à Al Qaïda qui mènent le combat ? Al Nosra en tête.

C'est d'ailleurs un député laïc turc (opposé au gouvernement islamiste de Erdogan) qui affirmait cette semaine que près de 70 000 combattants étrangers, de 23 pays différents, étaient entrés en Syrie via la Turquie pour rallier la rébellion. 70 000 combattants étrangers ! Et on parle de rébellion du peuple syrien ? Que dirait la France si 70 000 combattants étrangers, formés et armés par des pays étrangers, venaient "libérer" des villes et villages, attaquer des casernes, assassiner des militants UMP ou PS car proches du "régime" ?...

Comment un ministre peut-il mentir sur l'approvisionnement en armes des combattants anti-gouvernementaux en Syrie alors que Turquie, Qatar et Arabie Saoudite fournissent argent et armement à ces combattants depuis des mois ? L'armée syrienne a même mis la main sur du matériel israélien, ce qui n'aurait rien de surprenant si l'on considère que la Syrie reste aujourd'hui le seul pays arabe qui défende réellement la cause palestinienne.

Laurent Fabius n'est pas un sot. Il sait ce qu'il fait et il a, de toute façon, l'accord de son gouvernement.

Laurent Fabius sait pertinnement que ces armes fournies aux rebelles finiront dans les mains de combattants islamistes, ceux que la France retrouve face à elle au Mali. C'est exactement ce qu'il s'est passé avec le conflit libyen mené par... la France de Sarkozy et... la Grande Bretagne de Cameron. Tiens ! Tiens !

En 2011, face au gouvernement libyen, c'est la droite française, avec le soutien des socialistes, qui avait déclenché les hostilités. Sur le dossier des Affaires étrangères également, le changement, ce n'est pas pour maintenant !

Chacun sait que la situation en Syrie est bien plus complexe que l'opposition entre gentils rebelles et méchante dictature que nous vendent les médias et les gouvernements occidentaux.

Soutenir en Syrie les islamistes, c'est recommencer des politiques qui ont mené au désastre en Afghanistan dans les années 80, ou en Libye en 2011.

Au moment où une partie de l'opposition au gouvernement syrien reprend contact avec celui-ci pour de premières négociations, la France et le Royaume-Uni souhaitent jeter de l'huile sur le feu en accentuant l'armement des rebelles les plus radicaux. Cela sent la course de vitesse pour éviter toute solution politique au conflit et provoquer un embrasement général en Syrie. Tant pis pour le peuple syrien !

Nos gouvernements successifs se sont sérieusement engagés au côté d'une rébellion syrienne aujourd'hui largement dominée par les islamistes et soutenue publiquement par les pires monarchies wahhabites et islamistes du Golfe, le Qatar en tête. La raison de cet engagement reste obscur mais il ne sert ni les intérêts du peuple français, ni ceux du peuple syrien.

La France ne doit pas fournir d'armes aux rebelles syriens. Au contraire, elle doit œuvrer au rapprochement politique des différentes parties en présence, qu'il s'agisse du gouvernement officiel et légal du pays comme de l'opposition démocratique, celle de l'intérieur, comme celle de l'étranger.

Syrie---Decapitation-civil-par-enfant.jpg

Décapitation d'un prisonnier par un enfant
sous la surveillance de militants rebelles islamistes

(extrait d'une vidéo de propagande de nos "alliés" de septembre 2012)

Surie---Attentat-Al-Nosra---Universite-Alep-150113.jpg

Attentat à l'université d'Alep - 15 janvier 2013
87 morts, essentiellement des étudiants
Attentat revendiqué par le Front Al Nosra (notre allié !)

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 09:38

68% ! Près de septante pourcents d'Helvètes ont voté contre les rémunérations abusives des patrons, ce dimanche. Un véritable plébiscite... et une baffe monumentale infligée aux élites. Et ce n'est qu'un début !?

Suisse parachutes dorés

L'initiative populaire "contre les rémunération abusives" a été lancée par l'entrepreneur Thomas Minder, qui a depuis été élu à la Chambre haute du Parlement. Elle exige que ce soit l'assemblée générale des actionnaires des entreprises qui fixe tous les ans le montant des rémunérations des dirigeants et administrateurs. Elle interdit aussi les indemnités de départ et les parachutes dorés, les rémunérations anticipées et les primes d'achat ou de vente de sociétés, et limite à un an la durée du mandat des membres des Conseils d'administration. Sinon ? Les délinquants pourront se voir condamnés à une amende correspondant à six ans de revenus et à trois années de prison... Au grand dam du MEDEF local, qui s'est d'ailleurs totalement décrédibilisé dans cette affaire.

Les patrons helvètes sont chocolats (tant mieux, il parait que ça soigne la dépression)...

Il faut dire que Minder a reçu un soutien de poids, bien involontaire ; mi-février, soit quinze jours avant le vote,  Novartis, le quatrième laboratoire pharmaceutique mondial, a décidé de verser 58,5 millions d'euros à son ancien patron, Daniel Vasella, au titre d'une clause de non-concurrence. Ce qui a donné lieu à un scandale retentissant, au pays des montres en or et des bonus bancaires. Et une votation pas piquée des hannetons.


© Chappatte dans "Le Temps" (Genève)
www.globecartoon.com/dessin

La situation est désormais cocasse : le peuple vient de voter massivement une disposition que la classe politique a farouchement combattue dans une touchante unanimité... et qu'elle doit maintenant mettre en oeuvre. Problème : le texte voté est plutôt vague, alors que la loi devra être très technique. S'en suivront donc obligatoirement de longs débats... principalement entre opposants au projet. Et si aucune majorité parlementaire ne se dégage d'ici un an, alors le gouvernement fera passer son contre-projet, déjà rédigé, qui jette aux oubliettes les mesures les plus marquantes de l'initiative. Il va y avoir du sport... et pas seulement du Curling.

La Suisse vire au bolchévisme ?

Il ne faudrait cependant pas occulter les autres initiatives votées hier par les suisses, qui se sont systématiquement exprimés à l'encontre des autorités et des élites en général. A Genève, l'initiative de l'Avivo a été acceptée : les tarifs des transports publics vont donc baisser. Dans le Jura, l'initiative en faveur de la mise en place d'un salaire minimum généralisé a été votée. A Bâle, une nouvelle déréglementation des horaires d'ouverture des commerces a été refusée. Elle prévoyait une prolongation jusqu'à 20h le samedi, sans contrepartie particulière pour les salariés. Enfin, la révision de la Loi sur l'aménagement du territoire a été validée, qui limite drastiquement le droit au bétonnage.

Helvètes underground

Et ce pourrait bien n'être qu'un début ! Attention les mirettes, car les prochaines initiatives sont purement et simplement révolutionnaires : abolition des forfaits fiscaux accordés aux riches étrangers (!!), introduction d'un impôt fédéral sur les successions (taxe de 20% sur les héritages de plus de 1.6 millions d'euros); limitation des salaires : un employé d'une entreprise ne pourra en un mois gagner plus qu'un autre en une année; instauration d'un salaire minimum universel d'au moins 3000 € par mois pour un plein temps.

Ils sont fous ces Romands !

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 10:10

En ces temps où les caisses de l'Etat ne se remplissent plus, allègements fiscaux obligent, il est de bon ton dans nos gouvernements d'imaginer de nouvelles taxes sur les consommateurs qui apporteraient de miraculeuses recettes aux comptes de l'Etat.

Malheureusement, les petits esprits qui inventent ces taxes imaginent toujours que l'on peut faire une équation simple avec des taxes qui augmentent les prix des biens et des services, donc, influent sur la consommation des acheteurs. Taxer les pensions des retraités de 0,5 % ne signifie pas que l'Etat aura 5 € de rentrées fiscales pour une retraite de 1 000 € ! Et non !... Ces 5 euros prélevés sur la maigre pension d'un retraité, c'est 5 € qu'il ne dépensera pas ailleurs, au supermarché, au café, en loisirs... Ce sont donc 5 euros qui ne rentrerons pas dans le cycle économique, qui ne rentrerons pas dans le chiffre d'affaire d'un commerce, d'une entreprise. Et ce sont 5 euros qui ne génèrerons pas de TVA pour l'Etat.

Une taxe de 0,5 % sur les retraites, c'est autant de pouvoir d'achat en moins pour des retraités qui, dans leur immense majorité, dépensent 100 % de leur retraite, font tourner l'activité économique et, logiquement, participent à remplir les caisses de l'Etat en consommant (TVA, Impôts des entreprises, cotisations sociales sur les salaires de ces entreprises).

C'est pourtant une taxe sur les pensions de retraite qu'a mis en place ce gouvernement en début d'année.

L'absurdité de ces taxes sur les consommateurs, c'est qu'elles pénalisent essentiellement les travailleurs, c'est-à-dire ceux qui dépensent leurs revenus en achats qui font tourner l'économie : alimentation, loyers, énergie, habillement, loisirs,...

De la même façon, l'application simpliste de taxes sur des produits de consommation courante entraine en général une baisse de la consommation. C'est le principe appliqué sur le tabac par exemple.

En Grèce, pour remplir les caisses de l'Etat et payer les créanciers privés du pays, les gouvernements successifs (socialistes puis droite) ont mis en place des taxes sur la restauration et les carburants. Sauf que les grecs, saignés financièrement, ont freiné fortement leurs dépenses, dans la restauration et dans l'énergie particulièrement.

Le journal grec Kathimerini relève ainsi que l’augmentation de la TVA dans la restauration a conduit à la fermeture de centaines d’entreprises du secteur et à la perte d’environ 50.000 postes d’emploi. Par ailleurs, l’augmentation et de la taxe spéciale à la consommation a conduit à la fermeture de 2.000 stations-service, la chute des ventes de pétrole ayant atteint 40% en ce qui concerne les carburants et 75% en ce qui concerne le fuel.

Le président de l’union des entreprises touristiques grecques (SETE), M. Andreadis, a souligné que l’augmentation des taxes crée plus de problèmes dans le domaine de l’économie. « L’Etat avait prévu des recettes supplémentaires de l’ordre de 1,4 milliards d’euros pour la période 2011-2012 qui devraient provenir de l’augmentation de la TVA dans la restauration, cependant les recettes en question ont été de l’ordre de 2 millions d’euros », a indiqué M. Andreadis.

Et oui ! Une taxe qui devait ramener 1,4 milliards d'euros à l'Etat grec n'a finalement rapporté que 2 millions d'euros et... 50 000 chômaurs de plus.

Qu'importe du moment que l'Europe des créanciers est contente et que les banques privées touchent des intérêts sur la dette nationale grecque !

Peut-être les grecs devraient-ils faire comme les islandais et décider unilatéralement d'arrêter de payer une dette crapuleuse ? Et peut-être que les français devraient faire pareil ?

Si on veut mettre des taxes, commençons par taxer les produits de luxe, les transactions financières et les bénéfices des grosses entreprises qui déplacent des capitaux à l'étranger pour échapper au fisc !

En tout cas, taxer ceux qui vivent de leurs salaires et de leurs retraites, c'est freiner l'économie et finalement perdre plus à moyen terme que les hypothétiques rentrées fiscales que prévoyaient des calculs simplistes.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 09:32

De Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent, de Christiane Taubira à François Hollande et Jean-Pierre Chevènement, les hommages se sont succédés, surtout à la gauche de la gauche, à l'annonce de la mort de Hugo Chavez, ce mardi 

La gauche française rend hommage à Hugo Chavez
Le co-fondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a salué dans la nuit de mardi à mercredi la mémoire du président vénézuélien Hugo Chavez estimant dans un tweet que "ce qu'il est ne meurt jamais". Sur son blog, il a de même appelé à un rassemblement "de la fidélité à la révolution citoyenne en Amérique du sud", ce mercredi à 18h30 au pied de la Statue du Libertador Simon Bolivar à Paris.
"Hugo Chavez est mort, mais pas l'espoir qu'il a ouvert avec son peuple. Solidarité Venezuela", a pour sa part réagi Pierre Laurent,secrétaire national du PCF, dans la nuit via Twitter.
Respect au peuple du Vénézuéla
Au gouvernement, seule Christiane Taubira a été prompte à réagir. L'ancienne députée de Guyanne et actuelle ministre de la Justice a relevé en un tweet: "Amitié et respect au peuple du Vénézuela qui dit son coeur brisé et ses craintes du retour hardi des injustices et exclusions."
Les condoléances de François Hollande. Un peu plus tard dans la nuit, un communiqué de l'Elysée a exprimé les condoléances "les plus atristées" de François Hollande au Vénézuéliens. "Le Président défunt exprimait au-delà de son tempérament et de ses orientations que tous ne partageaient pas une volonté indéniable de lutter pour la justice et le développement. Je suis convaincu que le Venezuela saura surmonter cette épreuve dans la démocratie et l'apaisement", a conclu le président français.
Au Parti socialiste, si Pascal Cherki, député de Paris, a exprimé son "immense tristesse" et sa "Solidarité avec le peuple vénézuélien et le PSUV. La révolution bolivarienne continue", ils ne furent pas très nombreux à prendre la plume pour se émettre une opinion sur la mort de Hugo Chavez.
Maintenir son héritage
"J'ai appris avec émotion la mort de Hugo Chavez", a déclaré à l'AFP l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement. "C'était un homme généreux, animé d'une foi sincère en l'humanité et d'un ardent désir de justice sociale", a réagi de son côté Jean-Pierre Chevènement qui se souvient l'avoir "rencontré il y a dix ans et nous avions immédiatement sympathisé.
"Il restera dans l'histoire comme celui qui aura su intégrer dans la démocratie vénézuélienne les populations indiennes jusqu'alors tenues en marge. Pendant quinze ans, il aura tenu en respect ses adversaires en s'appuyant sur le seul suffrage universel. Puisse le peuple vénézuélien maintenir son héritage !", s'est exclamé le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC).
Les communistes de Saint André s'associent également à l'hommage des communistes et progressistes du monde entier, chefs d'état (Bolivie, Equateur, Nicaragua, Cuba, Chine, Russie, Iran, Syrie, Brésil, Inde, Argentine,...) ou partis politiques, envers un véritable démocrate, réélu deux fois par le peuple dans des élections reconnues démocratiques (ça n'a pas été le cas de Sarkozy et c'est mal parti pour Hollande !), qui a réduit très fortement la pauvreté et le chômage dans son pays, éradiqué l'analphabétisme et nationalisé les piliers de l'économie.
Chavez rejoint son héro Bolivar, mais aussi Lénine, Hô-Chi-Min et Che Guevara au panthéon des libérateurs des peuples.
Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 10:20

Un éditorial du site "Le Grand Soir"

« Président à vie » d’Haïti à 19 ans, Jean-Claude Duvalier (Bébé Doc) avait fait massacrer 60 000 personnes, dont des écoliers, avant de s’enfuir en 1986 avec le trésor de la nation, une fortune estimée à 600/800 millions de dollars.

Le gouvernement français l’accueillit gentiment. Cependant, l’opinion protesta et le Premier ministre de l’époque, Laurent Fabius, expert dans l’art de déterminer quels chefs d’Etat méritent « d’être sur cette terre », jura qu’il y resterait 8 jours. Il y a passé 25 ans, allant de palaces en boutiques de luxe, de grands restaurants en concessionnaires Mercedes, achetant château et résidences.

Puis, le magot dilapidé et la plupart de ses crimes étant prescrits, il est rentré au pays en janvier 2011, des fois que…

Il y sera seulement jugé pour détournement de 120 millions de dollars destinés aux oeuvres sociales. C’est mieux que rien. Ce n’est pas grâce à « La patrie de droits de l’Homme », celle qui sut expulser en quelques heures vers l’Espagne une citoyenne française, Aurore Martin.

Théophraste R.

Pour en savoir plus sur Bébé Doc et sur Fabius : http://www.legrandsoir.info/Laurent-Fabius-a-egare-son-dicta...

 

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 10:03

À l’époque victorienne, on ne pouvait pas parler de pantalons en présence d’une femme.

Aujourd’hui, il n’est pas bon de dire certaines choses en présence de l’opinion publique :

le capitalisme arbore le nom artistique d’économie de marché :

l’impérialisme s’appelle mondialisation ;

les victimes de l’impérialisme s’appellent pays en voie de développement, ce qui revient à appeler enfants ceux qui sont de petite taille ;

l’opportunisme s’appelle pragmatisme ;

la trahison s’appelle réalisme ;

les pauvres s’appellent des démunis, des défavorisés, ou des personnes aux faibles ressources ;

L’exclusion des enfants pauvres du système éducatif est connu sous le nom d’absentéisme scolaire ;

le droit du patron à licencier les ouvriers sans indemnisation ni explication s’appelle la flexibilisation du marché du travail ;

le langage officiel reconnaît les droits des femmes parmi les droits des minorités, comme si la moitié masculine de l’humanité était une majorité ;

au lieu d’une dictature militaire on dit un processus ;

la torture s’appelle avertissement illégal, ou encore pression physique et psychologique ;

quand les voleurs sont de bonne famille, ce ne sont pas des voleurs, mais des cleptomanes ;

le pillage des deniers publics par les politiciens corrompus porte le nom d’enrichissement illicite ;

on appelle accidents les crimes que commettent les automobilistes ;

pour dire aveugle on dit non-voyant ; un noir est un homme de couleur ;

quand on dit longue et douloureuse maladie, on doit lire cancer ou sida ;

une douleur soudaine veut dire un infarctus ;

on ne dit jamais mort, mais disparition physique ;

Ils ne sont pas morts non plus les êtres humains anéantis dans des opérations militaires : les morts dans des batailles sont en petit nombre, et les civils qui étaient là sans y prendre part, sont des dommages collatéraux ;

en 1995, au moment des explosions nucléaires françaises dans le Pacifique Sud, l’ambassadeur de France en Nouvelle Zélande a déclaré : "Ça ne me plait pas ce mot de bombe. Ce ne sont pas des bombes. Ce sont des engins qui explosent." ;

des bandes qui assassinent les gens en Colombie, avec la protection des militaires, s’appellent Vivre Ensemble.

Dignité était le nom d’un des camps de concentration de la dictature chilienne et Liberté celui de la plus grande prison de la dictature uruguayenne ; il s’appelait Paix et Justice, le groupe paramilitaire qui, en 1997, a criblé de balles le dos de quarante cinq paysans, presque tous des femmes et des enfants, pendant qu’ils priaient dans une église du village d’Acteal, au Chiapas.

Tiré de Sens dessus dessous. L’école du monde à l’envers. (Traduit en français.)

Patas arriba. La escuela del mundo al revés, résumé en espagnol

Source : http://www.cubadebate.cu/opinion/2013/02/17/eduardo-galeano-...


Commentaire :

Détourner les mots pour les affaiblir, on appelle cela de la Com', de la manipulation, de la novlangue,...

A cette liste proposée par un sud-américain, on pourrait rajouter "collaborateur" au lieu de "salarié dont on ne veut plus parce que ça rappelle au travailleur qu'il doit être correctement payé",  "privé d'emploi" pour "chômeur", "remercier" pour "licencier avec pertes et fracas" ou "libéralisation du marché" pour "privatisation d'un bien public au bénéfice de quelques gros actionnaires qui vont s'en mettre plein les poches sur le dos des usagers".

Solidaire

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 09:58

Les italiens ont voté dimanche et lundi sans qu'aucune majorité stable ne sorte des urnes. Un résultat qui fait flipper les marchés et amène des commentateurs à prôner le vote mou, un bipartisme tiède et euroconsensuel.

L'Italie, comme toute l'Europe est victime d'une politique d'austérité qui enfonce son peuple dans la crise et le chômage.

L'Italie a connu une récession de 2,5 % en 2012 et s'attend (au mieux) à un nouveau recul de 1 % en 2013. Un souci pour les italiens, mais aussi pour l'Europe car l'Italie est la troisième économie de la zone euro

Un paysage politique déchiré

Mario Monti, désigné par l'Europe pour gérer le pays, a subi une défaite humiliante. Son camp ne réunit que 10 % des voix à l'échelle nationale.

Les deux forces qui se partagent habituellement le pouvoir, le centre-gauche libéral et pro-européen de Pier-Luigi Bersani, et la droite populiste de Silvio Berlusconi, sont au coude-à-coude. La légère avance du centre-gauche (29,5 % contre 29,1 %) lui permet d'avoir une majorité à la Chambre des Députés mais pas au Sénat.

Reste la surprise du M5S (Mouvement 5 étoiles) de l'humoriste Pepe Grillo qui a mobilisé sur son nom 25,5 % des électeurs italiens (1 sur 4 !) autour d'un programme de ras-le-bol ("Qu'ils rentrent tous à la maison !"), fourre-tout, anti-européen et vaguement écologique et décroissant.

Quant au dernier pôle ("Révolution civile"), menée par le magistrat centriste Antonio Ingroia, où se mêlaient communistes (2 partis !), centristes anti-mafia et écologistes, c'est la déroute (2,2 %). Le fruit d'un silence médiatique et d'un message trop nébuleux vu la disparité du groupe.

L'autre signe de ces élections, c'est l'abstention, en hausse forte de 5 points sur 2008 (près de 25 %) dans un pays habituellement très civique.

D'évidence, cette atomisation électorale italienne et la montée en force du M5S sont des signes d'une défiance nette de la population face à sa classe politique, droite et gauche comprise.

Les marché financiers inquiets - Les médias aussi

Depuis, les commentateurs étrangers et les gouvernements d'Europe y vont de leur couplet sur la nécessité de trouver un gouvernement stable pour l'italie.

Le ton est donné par les marchés financiers qui n'ont pas apprécié le choix des italiens. Leur favori, Mario Monti, semblant hors course, les roues de secours, Bersani ou Berlusconi, sont mal en point également.

Le fond du problème, c'est Christel Rendu de Lint, responsable de la gestion obligataire de l'Union bancaire privée à Genève, qui nous le révèle dans "L'Expansion" du 24 février. Pour expliquer le calme qui a suivi la formidable attaque des marchés contre l'Italie il y a 6 mois, cette experte met en évidence que les politiques italiens ne sont que des technocrates, tout justes bons à appliquer les politiques dictées par l'Europe pour le compte des marchés. Elle dit ainsi que "En réalité, Mario Monti ou un autre peu importe : ce que veulent les marchés financiers, c'est un gouvernement stable qui applique à la lettre les exigences de l'Union Européenne - et au final de l'Allemagne - sur la poursuite de la rigueur. Or c'est ce que Mario Monti - plus technocrate que politique -, a fait à la lettre. "

C'est clair, non ?

Et, pour aller dans le même sens, on peut se référer aux exigences du ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, qui considère que le rôle de l'Italie pour résoudre la crise européenne de la dette est "central". Il espère donc que "la politique de consolidation et de réformes soit poursuivie de manière conséquente" par le prochain gouvernement italien.

Une élection de pure forme, c'est donc ce qu'attendent les marchés et les responsables politiques européens.

Aucun de ces "experts" ne remet en cause la justesse des politiques libérales mises en place ces dernières décennies ni l'efficacité des mesures d'austérité prises ces dernières années ! Pourtant, c'est bien la succession de ces politiques qui a amené la crise actuelle ! Cela fait trente ans qu'est appliqué en Europe ce libéralisme. Va t-on longtemps continuer de faire croire que la situation économique et sociale en Europe est due à autre chose que cette politique ?

Et bien, non. Pour certains économistes libéraux, en tout cas.

Hier soir sur France Info, un invité économique (dont j'ai perdu le nom) se lamentait de la situation politique italienne, de l'erreur commise par les italiens en ne votant pas pour des dirigeants pragmatiques désignés par Bruxelles, Monti ou Bersani, et affirmait la nécessité de poursuivre les "efforts" (qu'il ne subit pas, lui) pour assainir une dette de l'Etat italien "A L'ORIGINE DE LA CRISE ACTUELLE"....

Je met en gras cette dernière phrase car elle est importante ! Selon cet "expert" (titulaire certainement d'une école de commerce privée qui formate au libéralisme les dirigeants français), ce sont les dettes publiques qui sont à l'origine de la crise économique !

Voilà un bel exemple de révisionnisme économique ! Exit la crise immobilière de 2008, les fonds spéculatifs, les fonds pourris et la crise bancaire qui s'en est suivie ! Exit les 600 milliards d'euros de dettes contractées par la France sous Sarkozy pour "sauver" nos banques privées !... En un tour de main, on efface l'Histoire d'avant 2010.

Votez bien ! Votez mou !

Le fonds de l'affaire, depuis la panique des marchés jusqu'aux commentaires des responsables politiques étrangers (à l'Italie) et des journalistes économiques libéraux, c'est que les italiens n'auraient pas dû voter comme ils le souhaitaient (ou comme ils le pouvaient ?) mais comme les marchés financiers et Bruxelles attendaient qu'ils le fassent.

Les italiens auraient été applaudis par les Bourses européennes et par Bruxelles s'ils avaient voté Mario Monti ou Pier-Luigi Bersani, en clair pour les chauds partisans de la rigueur, des privatisations et de l'Europe libérale.

En cela, les commentaires sur les élections italiennes montrent bien que le choix des électeurs est désormais guidé par des intérêts financiers vers des forces politiques qui gèrent les affaires publiques pour satisfaire les marchés.

On retrouve cette situation partout en Europe, en France notamment, avec un bipartisme entre un centre-gauche social-libéral et pro-européen et une droite libérale, européenne et populiste.

A la différence des italiens, les français ont encore un Parti communiste qui propose de rompre avec ce système et un Front de Gauche prêt réellement à en découdre avec les marchés.

Vous avez le choix entre un vote mou qui vous étouffe à petit feu mais qui plait aux maîtres de l'économie, et un vote de révolte, qui refuse la soumission et qui souhaite imposer le peuple à la table des décisions.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 10:02

 

40 000 manifestants à Bruxelles, 100 000 à Sofia, 50 000 à Athènes et 1 million de grévistes en Inde : le monde du travail se mobilise à travers le monde pour les salaires, les emplois et contre l'austérité.

Encore une fois, c'est le silence total de nos médias sur des mobilisations historiques qui agitent plusieurs pays, entre un peuple grec toujours en lutte contre une austérité imposée par les créanciers du pays, un peuple bulgare qui a poussé son gouvernement à la démission et un peuple indien qui a mené la grève la plus puissante de ces dernières décennies.

C'est vrai qu'il est plus intéressant et sans aucun intérêt politique de faire des reportages sur le salon de l'agriculture et sur une phrase sans intérêt de François Hollande sur l'avenir de Sarkozy !

40 000 manifestants à Bruxelles

Tout le pays a été paralysé par le mouvement : le privé comme le public, la grande industrie comme le petit commerce, le secteur formel comme informel. Banques et assurances (100 % de grévistes), écoles, transports bloqués, 6 des 9 ports indiens fermés, mines arrêtées,... le pays était paralysé.

 

a averti le secrétaire-général de l'AITUC Gurudas Dasgupta.

Bientôt la France ?

C'est le 5 mars, mardi prochain, que notre pays est à son tour appelé à se mobiliser pour contrer une réforme antisociale qui prend ses racines dans une crise capitaliste que la bourgeoisie veut faire payer au peuple plutôt que d'assumer ses responsabilités.

Si, malheureusement, il s'est trouvé des syndicats qui, nationalement ont accepté de capituler devant les exigences du patronat, d'autres appellent à la résistance, les deux grandes centrales ouvrières CGT et FO, d'une part, le syndicat enseignant FSU et les centrales secondaires que sont UNSA et Solidaires.

Face à un gouvernement qui cède devant les pressions des marchés financiers et des grandes entreprises, c'est de la base, de la mobilisation populaire que doit naître la résistance au libéralisme destructeur.

Le 5 mars sera un premier test.

« Si le gouvernement ne prend pas en compte nos revendications après la grève, alors nous intensifierons nos actions de protestation »,

 

Tout d'abord, chez nos voisins de Belgique, ce sont plus de 40 000 travailleurs qui ont manifesté jeudi dans les rues de Bruxelles, avec en tête de cortège les ouvriers d'Arcelor et de Ford-Genk, pour protester contre les licenciements, le gel des salaires et les projets de contre-réformes du marché du travail.

Les syndicats attendaient 15 à 20 000 manifestants. Sans appel à la grève, la manifestation de jeudi est révélatrice du potentiel inédit de lutte en Belgique, qu'avait déjà illustré la grève générale de janvier 2012, la plus importante depuis vingt ans.

Cible numéro un des manifestants : l'Arrêté royal prévoyant le gel des salaires pour les deux prochaines années ainsi que la proposition corollaire de désindexation des salaires sur l'inflation.

Des mesures qui constituent un ballon d'essai pour le gouvernement d'union nationale menée par le Parti socialiste.

La prochaine étape sera la contre-réforme du marché du travail, avec facilitation des licenciements et encouragement heures supplémentaires au nom de la compétitivité, ainsi que la remise en cause du statut de fonctionnaire.

Des mesures qui rappellent fortement celles que veut mettre en place le gouvernement français à la demande du Medef.

Démission du gouvernement bulgare

En Bulgarie, après deux semaines de mobilisations, ce sont près de 100 000 Bulgares qui ont manifesté ce dimanche à la fois contre la hausse des prix de l'électricité et un système politique corrompu reposant sur une économie privatisée. Après avoir fait tomber le gouvernement, les manifestants avancent l'idée de nationalisation.

En deux semaines, les manifestations monstres en Bulgarie ont réussi à faire tomber le gouvernement du populiste de droite Borisov. Loin de faiblir, le mouvement contre la hausse vertigineuse des factures d'électricité s'est intensifié ce dimanche 24 février.

15 000 à Plovdiv, 15 000 dans la capitale Sofia, 40 000 dans le foyer de la contestation, à Varna, plusieurs dizaines de milliers dans une quarantaine d'autres villes du pays : il s'agit d'une des plus grandes manifestations depuis 1997, si ce n'est depuis le rétablissement du capitalisme.

Les motifs de contestation sont multiples : hausse des frais de scolarité dans une université de plus en plus médiocre, dégradation de l'accès à des hôpitaux en décrépitude, enfin la hausse vertigineuse des tarifs de l'énergie ces dernières années.

Émancipés de la tutelle des organisations politiques du système, en premier lieu le Parti socialiste (ex-communiste) qui a accompagné les réformes libérales depuis 1991, les manifestants ne partagent qu'une perspective : lutter contre ce système corrompu, combattre les privatisations.  

Dans cette perspective, la revendication de la (re)-nationalisation des monopoles de l'électricité a pris comme une traînée de poudre, forçant le gouvernement à positionner, puis se démettre plutôt qu'à se soumettre.

L'hystérie anti-communiste du gouvernement et des médias ne prend plus dans un pays où, déjà avant la crise, en 2009, 62 % des bulgares considéraient que la vie était meilleure sous le socialisme !

L'absence d'un parti communiste dans ce pays se fait malheureusement cruellement sentir.

80 manifestations en Espagne

Hors mouvements spontanés qui agitent régulièrement l'Espagne et mouvements anti-expulsions, l'Espagne vient de connaître une nouvelle journée de mobilisation nationale qui ar éuni ce week-end plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans 80 villes du pays.

Là aussi, ce sont les politiques d'austérité et de régression sociale mise en place au nom de la compétitivité et des déficits publics qui sont remises en cause par les manifestants.

Avec 27 % de chômeurs et des expulsions par dizaines chaque semaine, l'Espagne refuse aujourd'hui des politiques qui ne profitent qu'aux banquiers et aux grands groupes industriels, tel Renault, qui a forcé ses salariés madrilènes à accepter un plan de flexibilité en les menaçant de fermer son usine.

De sondages en sondages, les partis qui se sont succédés au pouvoir pour mettre en place ces politiques de rigueur, socialistes du PSOE et droite du PP, se retrouvent désormais minoritaires.

Résistance grecque à l'appauvrissement généralisé

La Grèce est aujourd'hui le laboratoire où s'expérimentent les politiques d'appauvrissement qui seront appliquées ailleurs en Europe par la suite. La résistance du peuple grec est donc importante à suivre.

Le 20 février dernier, ce sont encore de véritables démonstrations de force des syndicats qui ont affecté le pays, depuis Salonique jusqu'à Athènes et Le Pirée, melant salariés du privé et du public, artisans et paysans, sous la houlette du syndicat PAME liée au KKE, le Parti communiste grec.

 Plusieurs dizaines de milliers de grecs ont ainsi à nouveau battu le pavé à travers le pays.

Avec 60 % des grecs en difficulté pour payer leurs factures, ce sont des appels à la résistance et au refus de payer qui sont désormais lancer à travers le pays.

100 millions de grévistes en Inde

Les deux journées de grève du 20 et 21 février convoquées par les onze centrales syndicales indiennes constituent non seulement la plus grande grève de l'histoire de l'Inde, ainsi que sans doute une des plus grandes de l'histoire du mouvement ouvrier.

La première grève générale unitaire de 48 heures depuis l'indépendance a été un succès : plusieurs dizaines de millions de travailleurs ont arrêté le travail, 100 millions selon les syndicats, avec à leur tête deux syndicats de classe (CITU et AITUC) liés aux Partis communistes.

 

Historique cette grève l'était également par son caractère unitaire, unie autour d'une une lutte commune contre la hausse des prix, contre le travail précaire et contre la libéralisation et la privatisation de l'économie.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 10:05

Nos médias nous bassinent avec la santé d'Hugo Chavez, espérant annoncer sa mort prochaine, mais font silence de la réélection d'un autre président progressiste sud-américain, l'équatorien Rafael Correa.

Une analyse critique du bilan de Rafael Correa doit être faite.

Solidaire


Rafael Correa a été ré-élu ce dimanche pour la deuxième fois à la tête de l'Etat équatorien, avec 60% des voix. Le peuple équatorien a soutenu massivement sa politique sociale, malgré des critiques venant de la gauche sur sa politique économique et sociale.

Le verdict électoral est sans appel. Avec 60% des voix, Correa à la tête du mouvement « Alinza Pais » est élu au premier tour des élections présidentielles. Il devance le banquier libéral Guillermo Lasso (20%) et à l'ancien putschiste d'extrême-droite Lucio Gutierrez (5%).

Le peuple équatorien a apporté un soutien clair et net à la politique sociale menée depuis 2005 par le président Correa, dans le cadre du « socialisme du XXI ème siècle » et de la « Révolution citoyenne ».

Si la perspective reste évanescente, les mesures sociales sont concrètes : notamment le triplement du budget de l'éducation et de la santé rendu possible par la manne pétrolière, après re-négociation des contrats avec les multi-nationales et le refus de payer la majeure partie de la dette extérieure.

La politique de Correa : l'éducation et la santé publiques, gratuites et universelles

L'éducation est redevenue entièrement gratuite. Les centres de santé tout comme les écoles ouvrent dans tout le pays, les investissements publics permettent aux hôpitaux de se doter d'un appareil moderne tout en construisant dans tout le pays un réseau routier digne d'un pays développé.

Et le gouvernement donne les moyens à son peuple d'accéder à l'éducation et à la santé publiques.

Le « bon de développement humain », passé en janvier de 35 à 50 dollars par mois, concerne 2 millions d'équatoriens. Elle est fournie en échange de l'obligation de scolariser les enfants et de leur accorder des soins gratuits réguliers.

En six ans, 500 000 mineurs équatoriens sont sortis du travail infantile, le taux de scolarisation est passé de 75 à 90%.

L'affiliation des employés à la sécurité sociale est devenue une obligation pour les entreprises privées sous peine de lourdes amendes. En six ans, leur proportion est passée de 41 à 61%.

Des résultats sociaux incontestables : recul massif de la pauvreté depuis le début des années 2000

Le pays au bord du gouffre en 2000, où trois équatoriens sur quatre vivaient dans la pauvreté, criblé de dettes, soumis aux diktats du FMI, de la Banque mondiale et des États-Unis, est un lointain souvenir.

En six ans, le taux de pauvreté est passé de 37,6 à 25,3%, l'extrême pauvreté de 16,9 à 9,4%.

Enfin, sur le plan international, si la dépendance envers les Etats-unis n'est toujours pas annihilée puisque l'économie reste dollarisée, l'Equateur privilégie désormais les relations avec ses voisins latino-américains progressistes dans le cadre notamment de l'ALBA proposée par Chavez.

Correa est également un des principaux soutiens continentaux de Cuba socialiste, ainsi qu'un des partenaires privilégiés pour les autres présidents « progressistes » tels Evo Morales en Bolivie ou Hugo Chavez au Vénézuéla.

Les communistes : alliés critiques de la « révolution citoyenne »

Allié critique de Correa, le Parti communiste équatorien ne cache pas les limites du processus bien qu'elle apporte depuis 2005 – ainsi que sa centrale syndicale, la Centrale des travailleurs d'Equateur (CTE) – son soutien au président.

En premier lieu, pour les communistes, la politique de Correa n'est pas socialiste, cela reste une politique « national-populaire » conséquente posant les bases d'une transition ultérieure vers le socialisme.

Sa politique progressiste reste un « développementalisme » inspiré d'avancées sociales (éducation gratuite, sécurité sociale) importées en Équateur au moment où elles sont détruites en Europe.

Les communistes perçoivent le mouvement de Correa comme un mouvement « réformiste » assumé reposant sur des concepts comme le « commerce juste », la prééminence de « l'Humain sur le capital », qui fondent une politique économique réformiste-humaniste et non révolutionnaire-socialiste.

Deuxième limite, plus économique, celle d'un modèle fortement dépendant des hydrocarbures. Une économie de semi-rente piégée dans la mono-activité, peinant à s'industrialiser et à diversifier ses activités, tout comme le Venezuela voisin.

Une économie encore dominée par le capital équatorien, que Correa ne cherche pas à déloger mais bien à consolider, et encore sous la dépendance du capital étranger, notamment sous les multi-nationales pétrolières ou minières nord-américaines et de plus en plus chinoises.

Dernière limite, la faiblesse de la direction collective du mouvement, de participation démocratique à la base et le risque d'une direction personnelle.

Liée au point précédent, on peut voir dans la politique sociale du gouvernement Correa une volonté plus d'acheter un consensus populaire que de réellement construire un mouvement social et politique autonome.

Malgré toutes ses critiques, le Parti communiste a décidé de rester fidèle à son engagement dans la « Révolution citoyenne » et de soutenir le président Correa à la présidentielle.

« L'unité pluri-nationale des gauches » : opposition gauchiste manipulée ou justes réserves ?

L'élection a toutefois vu le front des soutiens à Correa se briser à sa gauche avec la constitution de l' « Unité pluri-nationale des gauches ». Une coalition d'une dizaine d'organisations de gauche, de mouvements sociaux dont le candidat n'aurait pas dépassé les 3%.

Le mouvement est né des manifestations indigènes de mars 2012 contre les projets d'extraction minière en Amazonie. Un mouvement relayé et récupéré par diverses organisations, dont le syndicat des enseignants sous influence de forces d'extrême-gauche.

Un mouvement aussi progressivement récupéré par l'ancien idéologue de la « révolution citoyenne », Alberto Acosta, qui s'est imposé comme candidat unitaire de la gauche anti-corréenne lors des primaires de 2012

L'ancien bras droit de Correa a soudain noirci les pages de la presse bourgeoise pour dénoncer avec véhémence l'autoritarisme de Correa, sa « trahison » des idées de la révolution ainsi que la menace qu'il représenterait pour la démocratie et les libertés.

Acosta s'est fait le défenseur de la presse « indépendante » (c'est-à-dire privée, du grand capital) contre l'étatisme de Correa, a critiqué les projets d'extraction de matières premières destructeurs des communautés indigènes au nom du « post-développementalisme ».

Certaines de ses critiques touchent sans nul doute juste, rejoignant les critiques des communistes : absence de direction collective, politique strictement développementaliste plutôt que

Toutefois, la violence de la rupture avec Correa, la décision de conduire une coalition contre lui, la complaisance de médias ménagés par Acosta, sont loin d'une critique dialectique des communistes, prenant en compte l'aspect progressiste du gouvernement et le danger de faire le jeu de la réaction.

Par ailleurs, certains des arguments d'Acosta ne s'apparentent pas vraiment à une critique de « gauche » du gouvernement : sa défense acharnée des « libertés formelles », sa critique anti-développementaliste s'accompagnant de déclarations laissant la porte ouverte aux multi-nationales.

Dans tous les cas, si cette opposition étiquetée comme « gauchiste » par Correa semble quasi morte-née, les critiques qu'elles a porté, les mouvements sociaux qu'elle a voulu relayer ou récupérer, les contradictions qui sont au cœur de la « Révolution citoyenne » sont toujours bien présents.

Après sept ans de « révolution citoyenne » avec tous ses succès et toutes ses limites, l'Equateur de Correa est au milieu du gué : seule un processus de transition vers le Socialisme peut conduire à la transformation profonde du pays dans une perspective progressiste.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article