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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 16:26

Depuis des années, nous faisons partie de ceux qui dénoncent le mythe d'une révolution ukrainienne qui aurait renversé un gouvernement corrompu et autoritaire pour imposer un gouvernement forcément démocrate puisque pro-occidental.

Alors que le ministre (lituanien) de l'économie annonce sa démission face à l'impossibilité de "réformer" un pays soumis au pouvoir des oligarques, ce reportage de Canal+ ouvre enfin une fenêtre médiatique sur la réalité de cette révolution.

Une première qui permettra peut-être de voir autrement la situation dans l'est-ukrainien, dans ce que les médias continuent encore d'appeler les zones séparatistes ou "pro-russes" de Donetsk.

Solidaire

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"Il y a deux ans, en février 2014, la révolte bat son plein en Ukraine. Sur la place Maïdan, ceux que l'on appelle les combattants de la liberté font tomber le président "prorusse" Ianoukovytch. Fer de lance du mouvement : des bandes armées d'extrême-droite, soutenues en sous-main par Washington. C'est ce que nous n'avions pas vu. Comme nous n'avions pas vu un massacre de masse à Odessa, commis par les nationalistes ukrainiens. Pour la première fois en France, nous menons l'enquête.

Dans un pays de 45 millions d'habitants, fragilisé par la crise économique et la politique libérale du nouveau gouvernement, les nationalistes ukrainiens demandent des comptes, au nom de la révolution qu'ils ont menée. Une révolution qu'ils ont kidnappée.

Pour SPECIAL INVESTIGATION, Paul Moreira fait tomber les masques de l'Ukraine d'aujourd'hui et enquête aux avant-postes de la nouvelle Guerre Froide, entre l'Est et l'Ouest."

 

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 17:29

Pendant que Manuel Valls et son gouvernement de droite appliquent un point du programme du Front National, la déchéance de nationalité pour actes de terrorisme, c'est le silence complet de la France sur les actes de guerre menés par la Turquie à l'encontre des combattants kurdes anti-DAESH en Syrie et en Iraq, et contre les civils kurdes en Turquie et leurs élus.

Un silence coupable vis-à-vis d'un gouvernement turc en pleine dérive autoritaire, dont le Président vante les mérites du régime nazi, et qui est de facto un soutien à DAESH en laissant passer ses recrues vers la Syrie et en achetant le pétrole des territoires sous contrôles des islamistes takfiristes.

Le Parti communiste réagit aux actes criminels du gouvernement turcs contre les Kurdes.

Solidaire

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Le président turc, R.T. Erdogan, a franchi un nouveau pas dans l’abjection. Il vient de citer l’Allemagne nazie en exemple pour défendre l’établissement d’un régime présidentiel fort qu’il veut instaurer contre la volonté de son peuple. Cette infamie s’inscrit dans l’accentuation de sa politique de terreur. Le déchaînement de violence contre les Kurdes constitue un crime contre l’humanité qui a déjà fait, en quelques semaines, plus de 3000 victimes et 200 000 déplacés dans les villes placées sous blocus par l’armée et la police. Les attentats, les assassinats politiques, les arrestations d’élus et de journalistes s’amplifient. Les bombardements contre les forces kurdes, notamment le PKK, qui combattent les criminels de Daesh, s’intensifient en Syrie (Rojava) et en Irak. Les migrants qui fuient les conflits sont livrés, sur le territoire turc, aux trafics mafieux dans l’impunité la plus totale.

Pendant ce temps, la France, l’UE et l’OTAN se rendent complices d’Erdogan par leur silence, leur soutien et leur soumission à ses injonctions.

Le PCF exprime sa solidarité avec les démocrates turcs, le peuple kurde et avec le co-président du HDP, S. Demirtas, aujourd’hui gravement menacé. La duplicité et le cynisme avec R.T. Erdogan doivent cesser. La France et l’UE doivent peser de tout leur poids pour faire respecter la démocratie et les droits humains en Turquie.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 13:33

Les élections législatives de ce dimanche montrent une poussée de la gauche radicale portugaise.

Après la Grèce et l'Espagne, c'est au tour du Portugal de connaître une forte poussée de la gauche radicale et communiste.

Les élections législatives de ce dimanche ont montré une forte érosion de la droite au pouvoir qui passe de 50,4 % à 38,6 % des voix. Malgré cette chute et la perte de la majorité absolue au Parlement, la droite est en passe de conserver le pouvoir malgré l'opposition de la population à une politique d'austérité que l'on retrouve partout en Europe.

A gauche, le Parti socialiste obtient la seconde place avec 32,4 % des voix. Le traditionnel deuxième pilier du système électoral portugais a tenu un discours clairement anti-austérité et anti-droite. Au soir de l'élection, le discours s'assouplit déjà. Encore une fois, la gauche social-démocrate durcit son discours pour éviter de perdre des électeurs sur sa gauche au profit de la gauche radicale.

Car, à gauche, l'information essentielle est la poussée de la gauche radicale et du Parti communiste.

Le Bloco de Esquerda (Bloc de Gauche), équivalent local du SYRIZA grec ou du Podemos espagnol, connait son meilleur résultat électoral avec 10,22 % et 19 députés.

De son côté, le Parti communiste et la coalition CDU (Convergence démocratique unitaire, avec les Verts) obtiennent 8,27 % et 17 députés, un résultat inégalé depuis 15 ans !

Bloc de gauche et Parti communiste représentent ainsi 18,5 % des voix soit près d'un électeur sur cinq.

Tout gouvernement devra ainsi tenir compte du résultat de ces élections.

Après les scores de SYRIZA aux deux élections législatives grecques de cette année et ceux de Podemos et de la coalition Gauche Unie (Izquierda Unida), autour du Parti communiste, aux Municipales et Régionales en Espagne, 2015 marque une montée en puissance de la gauche radicale dans le sud de l'Europe.

Avec les Régionales de début décembre, aux Français de montrer leur exigence d'une politique en rupture avec les recettes libérales et les politiques d'austérité mises en oeuvre depuis plus de trente ans par la classe politique française.

Aux Régionales, en Normandie, c'est Sébastien JUMEL, maire de Dieppe, qui portera les couleurs d'un rassemblement autour du Parti communiste et du Front de Gauche.

Voter pour nos listes sera le moyen de faire monter cette gauche radicale et communiste qui peut chambouler les équilibres en Europe. C'est le vote utile à gauche !

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 09:01
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Jose "Pepe" Mujica, président de l'Uruguay de mars 2010 à mars 2015, est considéré comme le président le plus modeste du Monde. Il se déplaçait de la petite ferme de banlieue où il cultive des fleurs avec sa femme jusqu'au palais présidentiel dans sa petite Coccinelle, et reversait l'essentiel de son salaire présidentiel à des associations caritatives, ne gardant que le salaire moyen uruguayen (900 € par mois).

Ancien leader de la guérilla marxiste des Tupamaros, il a su garder ses valeurs révolutionnaires.

Dans "Human", le film de Yann Arthus-Bertrand, "Pepe" Mujica nous parle de cette société de consommation que le capitalisme a su imposer à nos sociétés, transformant nos vies en course à la consommation, à l'achat du "superflu".

"Pepe" nous démontre que l'argent, c'est d'abord du temps et que ce temps ne se rattrape pas, ne s'achète pas.

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 14:24

L'image du corps de ce petit enfant syrien échoué sur une plage turque constitue l'horrible incarnation de cette crise humanitaire qualifiée de "crise des migrants".

Aydan, son frère et sa mère, sont ainsi morts en voulant rejoindre une île grecque, porte d'entrée d'une Europe que des centaines de milliers de réfugiés syriens voient comme seule échappatoire à une guerre civile sans fin et à des camps de réfugiés sommaires et sans avenir.

C'est aussi pour fuir la guerre en Libye que des centaines de milliers de Libyens et de travailleurs africains vivant dans ce pays, cherchent également à rejoindre l'autre côté de la Méditerranée.

L'horreur des milliers de morts enregistrés ces derniers mois, noyés pour la plupart, montre l'amplification d'un phénomène nouveau en Europe, l'exode pour cause de guerre de la part de familles confrontées à un seul choix : fuir ou mourir.

Il ne s'agit plus, en effet, d'immigration économique ou de quelques réfugiés politiques fuyant l'oppression mais de vrais mouvements de population comme l'Europe en a connu pendant et après la seconde guerre mondiale ou lors des guerres qui ont suivi l'explosion de la Yougoslavie.

Pour une entrée massive de civil extra-européens, il faut remonter aux boat-people vietnamiens ou cambodgiens durant les années 70. 120 000 réfugiés avaient alors été accueillis en France.

Cette tragédie humaine et les morts par milliers qui en découlent sont à mettre au compte des guerres qui secouent la Libye et la Syrie depuis 2011. La déstabilisation de pays autrefois riches a entraîné un exode massif de population, essentiellement dans les pays voisins. Ainsi, 4 millions de syriens ont dû quitter leur pays pour se réfugier essentiellement en Turquie, au Liban et en Jordanie.

Ces guerres sont alimentées par l'Europe et les Etats-Unis qui ont renversé Kadhafi et cherchent à renverser El Assad. Les conséquences dramatiques de ces choix, ce sont les civils qui les vivent.

Milices, gangs, groupes islamistes,... Le chaos politique et militaire est total.

Le soutien des Occidentaux à certains belligérants et le refus obstiné de négocier avec le pouvoir syrien, ainsi qu'un conflit afghan sans fin, ne font qu'accentuer la gravité des crises que connaissent ces pays, donc le drame humain à l'origine de l'afflux massif de réfugiés que connait l'Europe.

Face à des drames de guerre, l'accueil de civils menacés est un devoir humain et moral.

Ceux qui, à l'image d'un Gilbert Collard qui, hier, en réponse à une question sur le drame du petit Aydan, détournait le sujet en faisant l'amalgame migrants-terroristes, ne font que cacher leur haine pour des étrangers et leur absence d'humanité.

Il n'y a pas d'autres solutions aujourd'hui qu'accueillir ceux qui fuient la guerre comme nos grands parents ont été accueillis en 1940, en fuyant les bombardements allemands.

Mais cette solution ne peut être que transitoire. Autant pour ces réfugiés, qui n'ont pas demandé à partir, que pour l'économie européenne, il faut dès à présent s'attaquer réellement aux causes des guerres qui secouent ces pays pour permettre un retour dans leurs foyers de ces réfugiés.

Pour cela, la diplomatie doit remplacer les luttes d'influence en Syrie, Libye ou Afghanistan.

Nos gouvernements doivent faire la chasse aux financements clandestins des islamistes, notamment du marché noir du pétrole qui doit bien finir dans les pompes à essence quelque part ?

Nos gouvernements doivent aussi couper les sources d'approvisionnement en armes et munitions aux belligérants.

Enfin, nos gouvernements doivent s'entendre pour défendre l'idée d'une transition pacifique dans ces pays.

Personne ne peut croire qu'il est possible d'arrêter la fuite de centaines de milliers de civils en posant simplement des barbelés à nos frontières.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 08:58

Après la Grèce, la France ?

Les propos de Wolfgang Schauble reflète l'état d'esprit des financiers et du capitalisme allemand.

Il apparait chaque jour un peu plus que la zone euro et sa monnaie sont avant tout des armes au service de l'économie allemande. Les autres pays ne servent que de marchés d'exportation pour les produits germaniques et les plus faibles, à l'instar de la Grèce, finissent par ne plus tenir le choc.

Cette vision du monde fait peu de cas de la démocratie, tout juste bonne à faire office de caution quant elle vote dans le sens des intérêts du capital et à être piétinée quand elle fait le contraire, comme lors des référendums irlandais, hollandais et français sur la constitution européenne, ou comme lors du référendum grec contre le plan d'austérité imposé par l'Europe.

A la différence de certains, ce n'est pas vers "l'Allemagne" qu'il faut dénoncer mais le capitalisme, notamment la toute puissante bourgeoisie allemande qui fait la pluie et le beau temps à Bruxelles et à la Banque Centrale Européenne.

Notre ennemi, c'est encore et toujours la finance. Et ceux qui la défendent, y compris ceux qui ont menti pour se faire élire en 2012.

Solidaire

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Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schauble, a estimé jeudi (9 juillet) qu'il fallait forcer la France à mener les réformes.

Faut-il mettre le gouvernement français sous tutelle de Bruxelles pour réformer les finances du pays ? C'est ce que propose, à mots à peine couverts, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schauble. Invité jeudi soir à Washington, il a assuré que "la France serait contente que quelqu'un force le Parlement, mais c'est difficile, c'est la démocratie", avant d'évoquer les réformes "très réussies" menées en Espagne sous le contrôle de la Troïka Union Européenne-FMI-BCE.

Autant dire que la classe politique française n'a pas apprécié. C'est à gauche que les réactions ont été les plus virulentes. Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du Parti socialiste, a ainsi dénoncé sur Twitter la "francophobie" "insupportable, inacceptable et contre-productive" du ministre Allemand. De même, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la dernière présidentielle, a estimé que Schauble devait "présenter ses excuses au peuple français". Quant à Michel Sapin, il a rappelé à son homologue allemand que "la France déteste qu'on la force". Selon lui, c'est justement ce discours "de la punition, de la sanction, de la contrainte" qui fait grossir les rangs des eurosceptiques".

Un discours qui a peu de chances de trouver un écho chez le ministre des Finances allemand, qui défend depuis toujours une stricte discipline budgétaire. Jeudi soir, il avait d'ailleurs raillé l'incapacité du gouvernement Français à assainir les finances françaises : "Si vous en parlez avec mes amis français, que ce soit Michel Sapin ou Emmanuel Macron, ils ont de longues histoires à raconter sur la difficulté à convaincre l'opinion publique et le Parlement de la nécessité de réformes du marché du travail".

D'après http://www.metronews.fr/info/l-allemagne-veut-une-troika-pour-reformer-la-france/modq!NFnKHTfeGnZk/

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 10:54

Telle la créature du docteur Frankenstein, le terrorisme islamique échappe à ses maîtres.

L'actualité nous rappelle désormais quotidiennement à quel point notre monde, notre pays, vivent sous la terrible menace des fous sectaires qui multiplient les pires crimes au nom de la religion.

Qu'il s'agisse de l'Iraq ou de la Syrie avec l'Etat Islamique, de la Libye avec les bandes islamistes, du Nigéria avec Boko Haram, de l'Afghanistan, avec les Talibans, de la Somalie avec les Shebabs,... le monde musulman est aux prises avec des fous de dieu se revendiquant tantôt d'Al Qaïda, tantôt de l'Etat islamique.

Mais le reste de la planète subit désormais aussi les violences de ces groupes.

On pense bien évidemment à la France, depuis Charlie Hebdo ou l'hyper - casher jusqu'à l'attaque d'un site industriel dans 'Isère il y a quelques semaines. Mais la Grande-Bretagne, la Belgique, le Danemark ou les Etats-Unis ont aussi été visés. L'Occident n'est plus à l'abri.

L'Occident, justement, n'a qu'à s'en prendre à lui-même !

Depuis les années 80, ce sont les gouvernements occidentaux, au travers de leurs agences de "renseignement" qui soutiennent, financent et arment les mouvements islamistes.

Depuis cette époque, l'objectif est d'affaiblir des états laïcs trop indépendants, certains trop proches de l'adversaire soviétique en plein guerre froide.

C'était le cas de l'Afghanistan des années 80 contre qui les Etats-Unis ont soutenu les Talibans et un certain Ben Laden.

C'est aussi le cas de la Palestine, du soutien aux islamistes contre une OLP trop influente et dont certaines composantes penchaient trop vers le socialisme.

C'est le cas de la Syrie, un temps proche de l'Union soviétique, à la dialectique panarabe, comme la Libye de Kadhafi, et refusant obstinément de capituler face à Israël, autant sur le plateau syrien du Golan que sur la Palestine.

C'est le cas de l'Iraq de Saddam Hussein, nationaliste et en passe d'abandonner le dollar pour ses ventes pétrolières avant, ô hasard ! que les Etats-Unis ne se rendent compte que ce pays n'était pas une démocratie.

A l'inverse, de démocratie, de respect du droit des femmes ou des minorités, il n'en est jamais question quand l'Occident commerce, vend des armes, ou permet l'investissement de pays du Golfe persique qui prône un islamisme rigoriste, à la base de toutes les dérives terroristes actuelles.

En jouant la religion contre les états laïcs, en Afghanistan, en Iraq, en Libye ou en Syrie, en soutenant des puissances régionales réactionnaires et dictatoriales qui financent et arment des groupes islamistes radicaux, les gouvernements occidentaux ont volontairement fait monter la puissance des groupes islamistes armés.

Mais, manipuler de tels courants devient dangereux quand on ne change pas de politique étrangère dans la région, tant que l'on continue de favoriser une élite riche et corrompu contre les peuples, tant qu'on laisse Israël commettre des atrocités en Palestine et au Liban, tant que les multinationales occidentales continuent de piller les richesses de ces pays au détriment de leurs peuples.

L'Occident a réussi à détruire des pays entiers, à renvoyer au Moyen-Âge des pays qui présentaient un développement économique, social et culturel majeur : Afghanistan, Iraq, Libye, Syrie.

L'Occident a réussi à briser les courants nationalistes, républicains et progressistes de ces pays.

Mais, le résultat, c'est que ce sont les islamistes qui ont pris la relève. Des islamistes toujours plus durs, d'abord les Frères musulmans, puis Al Qaïda et maintenant Daech / Etat Islamique.

Comme le docteur Frankenstein, l'Occident a voulu créer son monstre. nos gouvernements ont cru pouvoir contrôler leurs créatures mais elles leur ont échappé.

Aujourd'hui, le terrorisme qui déstabilise le monde musulman et qui menace les pays européens et l'Amérique du Nord est le fruit de près de 40 ans de politiques impérialistes qui visent, à la base, à maintenir la mainmise de nos multinationales sur les richesses pétrolières et gazières des pays arabes.

Il sera dur de faire machine arrière mais il n'y aura pas de solution durable à la menace terroriste sans une remise en cause complète de nos politiques dans ces pays.

En continuant de soutenir des pétromonarchies islamistes, en continuant de soutenir une rébellion syrienne qui est désormais sous domination islamiste, en continuant de couvrir tous les crimes israéliens, nos gouvernements continuent de nourrir le feu islamiste.

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 08:41

L'accord signé entre l'Europe et la Grèce ne satisfait ni les Grecs... ni Alexis Tsipras.

Les parlements nationaux doivent désormais ratifier l'accord arraché par l'Europe à la Grèce ce week-end. Ce sera le cas, en premier lieu, du parlement grec ce soir, mais aussi du parlement français cet après-midi.

L'accord signé passe très mal en Grèce. Alexis Tsipras reconnaissait hier qu'il l'avait signé contraint et forcé pour éviter "une catastrophe". Beaucoup de grecs, le Parti communiste (KKE) en premier, mais aussi nombre de responsables de SYRIZA, considèrent que cet accord est une catastrophe en tant que tel et que le gouvernement grec n'aurait pas dû céder aux exigences européennes de dernière minute. Des manifestations sont prévues dès aujourd'hui ainsi qu'une grève des fonctionnaires.

Il est fort probable que le Parlement grec valide néanmoins cet accord mais grâce au soutien des partis libéraux (droite, centre et sociaux-démocrates) désavoués par le peuple aux élections et au référendum. Sur les 150 députés SYRIZA, une cinquantaine s'apprête à rejeter le plan signé par Alexis TSIPRAS : une crise ouverte s'annonce au sein de SYRIZA.

Face au chantage de l'Europe et au viol de la souveraineté populaire grecque, le Parti communiste français a appelé à la solidarité avec le peuple grec et son gouvernement.

D'ores et déjà, plusieurs députés communistes ont annoncé qu'ils voteraient contre le plan d'accord européen pour ces raisons. C'est le cas de Marie-George BUFFET ou de François ASSENSI.

Il est évident que la sainte alliance des pro-européens, derrière d'apparents désaccords, saura se ressouder pour voter en faveur de cet accord, en France comme partout en Europe.

La balle est à nouveau dans les mains du peuple grec. A lui de reprendre son destin en main et à redonner du sens à la démocratie.

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 08:47

MlN pour Solidarité internationale PCF, 8 juillet 2015

Depuis plusieurs semaines, les Honduriens manifestent par dizaines de milliers contre la corruption et pour la démission du président, aux cris de « JOH dégage ! » (JOH : Juan Orlando Hernandez).

Les soirées sont éclairées par des « marches des torches ». Certains qualifient leur protestation de « mouvement des Indignés » transposant l’expérience espagnole.

Le mouvement a éclaté à mesure de la révélation d’un scandale de détournement de fonds aux dépens de l’Institut de sécurité sociale d’une ampleur inouïe dans ce pays de 8 millions d’habitants, l’un des plus pauvres d’Amérique, pourtant habitué à la corruption généralisée. Le Parti national au pouvoir et le gouvernement sont directement impliqués. Un procureur avance un montant cumulé de 500 millions de dollars pour un budget annuel de la Sécurité sociale de 300 millions. Des médicaments auraient été, par exemple, achetés par les hôpitaux à 5000 fois leur prix bien qu’étant de « qualité douteuse ». Le chiffre est aussi avancé de 2800 décès imputables au scandale.

C’est si gros que le pouvoir est sur la défensive. Le directeur général de la Sécurité sociale a dû démissionner. Deux anciens vice-ministres ont été arrêtés. Une commission d’enquête a été constituée dont les manifestants contestent la probité. Ils accusent aussi personnellement le président Hernandez quoiqu’il s’en défende et propose un « dialogue » également rejeté.

En réalité, c’est tout le régime issu du coup d’Etat de 2009 qui est contesté pour la première fois dans la rue, régime de surexploitation et de misère pour le peuple, de pillage, de répression, d’encouragement à la criminalité.

Dans ce domaine encore, la situation du Honduras est l’une des pires du monde. Les manifestants en appellent à la constitution d’une commission internationale d’enquête pour la vérité et contre l’impunité. Une mission de l’ONU est sur place depuis le 6 juillet.

Au-delà de cette revendication, le mouvement pose la question du changement politique mais il cherche ses voies.

En 2009, l’ancien président Zelaya avait été écarté du pouvoir, illégalement, par ceux qui refusaient sa politique de rapprochement avec le Venezuela, la Bolivie, Cuba et les pays de l’Alliance bolivarienne des Amériques (ALBA). De récentes révélations de Wikileaks confirment – s’il était besoin – l’implication directe, dans le coup d’Etat et dans sa consolidation, des services de l’Administration américaine et notamment de l’ancienne Secrétaire d’Etat, aujourd’hui candidate à la présidence, Hilary Clinton.

Certains porte-parole qui émergent des « Indignés » refusent, comme ailleurs, la participation des partis politiques d’opposition à l’organisation du mouvement. Qui est fiables pour le peuple de ces leaders ou de ces partis ? Mais une alternative politique sans organisation politique est impossible.

La dure expérience hondurienne poursuit les expériences sud-américaines d’émancipation socialiste. Elles ont leurs limites mais aussi leur importance historique : L’impérialisme déploie tous les moyens pour les réduire.

Solidarité avec le peuple hondurien !

Note : nous vous invitons à relire les articles sur le Honduras comme celui sur les pseudos élections d'après putsch , celui sur la résistance populaire au Honduras, ou celui sur la popularité du président renversé, Manuel Zelaya.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 08:43

Les mesures annoncées par le gouvernement grec pour obtenir un accord avec l'Europe signifient-elles la capitulation de la gauche radicale grecque ?

A l'énoncé des mesures proposées par le gouvernement grec, il y a de quoi susciter plus que des interrogations. Hausse de la TVA globale, poursuite des privatisations dans les télécoms, les aéroports et les ports, recul de l'âge de départ en retraite,... les mesures antisociales sont nombreuses.

Ces mesures marquent une forme de continuité avec les politiques d'austérité des gouvernements précédents et sont peu compatibles avec les promesses de campagne de Syriza et d'Alexis Tsipras, ni même avec le vote des électeurs grecs lors du référendum de dimanche passé. De quoi parler de trahison ?

Parallèlement, d'autres mesures vont dans le bon sens comme celles qui visent à rétablir une meilleure justice sociale, avec la fin de certains avantages fiscaux ou des impositions sur des biens de luxe (bateaux de plaisance de plus de 5 mètres,...), avec une volonté d'accroître enfin la chasse aux fraudeurs fiscaux, avec une réduction des dépenses militaires (l'Allemagne et la France, premiers fournisseurs, vont hurler !), etc.

Enfin, ces mesures ne seront mises en place qu'à condition que les créanciers de la Grèce acceptent une restructuration de sa dette, en clair, l'effacement d'une partie de celle-ci, et qu'un paquet financier de 35 milliards d'euros soit octroyé au pays dans l'objectif de relancer concrètement son économie, moribonde après 5 années d'hyper-austérité.

Ces demandes, pour justes qu'elles soient, risquent d'être bloquées par certains, notamment l'Allemagne. Le FMI, hier, reconnaissait enfin la nécessité de revoir le montant de la dette grecque.

Alors ? Que penser de tout cela ?

Si on regarde l'ensemble des propositions grecques, réformes + restructuration de la dette + paquet financier, on peut parler d'un projet qui rompt avec la stricte soumission aux exigences du FMI et des créanciers européens du pays, un projet qui vise à redonner de l'air au pays en rompant avec la spirale infernale d'une austérité qui enfonce le pays dans la misère sans atteindre son but annoncé, celui de réduire l'endettement du pays.

Ces propositions du gouvernement grecque vont-elles pour autant dans le bon sens ?

Si on regarde maintenant les conséquences sociales de ce plan, il y a par contre trop de contreparties favorables aux libéraux et aux marchés financiers. C'est une nouvelle dégradation de leurs revenus et de leurs avantages sociaux que vont connaître les travailleurs grecs, notamment avec la hausse de la TVA et le recul de l'âge de départ en retraite.

De ce point de vue, ce plan présente des aspects extrêmement négatifs qui ne respectent pas les engagements de résistance de Syriza durant la campagne électorale.

Pouvait-il en être autrement ?

Les communistes grecs du KKE refusent depuis le début toute alliance avec Syriza et ont même appelé, pour le référendum, à mettre dans l'urne des bulletins communistes (donc invalidés). De leur point de vue, tant qu'un gouvernement ne se situe pas dans un projet de rupture avec l'Europe et avec l'euro, de reprise en main de l'économie au profit des travailleurs, il n'y a pas d'alternative possible entre la soumission au diktat européen et l'effondrement économique.

Les faits semblent leur donner raison même si leur refus d'être dans les affaires en font souvent, malgré leur puissance militante, plus des témoins que des acteurs centraux de la politique grecque.

Maintenant, on peut aussi imaginer que Tsipras et son gouvernement font un calcul stratégique : ils font des propositions de réformes qui pourraient globalement satisfaire l'Europe, malgré des mesures fiscales défavorables à une partie de la bourgeoisie et du capital, mais avec des contreparties sur la dette et sur un plan d'aide qui provoquera un blocage allemand. Dans ce cadre, l'échec des négociations reposera sur le camp européen et la sortie de la Grèce de l'Euro ne sera pas du fait du gouvernement grec, ce qui, en politique intérieure, pourrait compter.

Au delà de ce scénario de politique fiction, les mesures annoncées par le gouvernement Tsipras sont à la fois eurocompatibles, accroissant encore les mesures d'austérité imposées au peuple grec, et en rupture avec le schéma libéral imposé par les créanciers de la Grèce, en proposant enfin des mesures susceptibles de réformer le système fiscal grec et de sortir de la spirale infernale qui plonge le pays dans la dépression depuis 5 ans.

Par ces négociations, Syriza et son gouvernement répondent bien à la définition d'une gauche qui, si elle se veut radicale, n'est pas révolutionnaire pour autant. Sauf preuve du contraire.

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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