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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 10:40

L'île rebelle de Cuba continue de subir une impitoyable guerre économique et médiatique menée par les Etats-Unis et par les grandes puissances capitalistes.

En 50 ans, le blocus économique de Cuba imposé par les Etats-unis aura coûté plus de 975 milliards de dollars à l'économie cubaine. Ce blocus a encore été dénoncé en 2011 et pour la vingtième année consécutive par l'assemblée générale de l'ONU comme illégal par 186 pays contre 2 et 3 abstentions.

Ce blocus prive l'île de financements bancaires, de relations économiques avec son grand voisin, l'empêche de commercer en dollar (monnaie de référence mondiale !) et punit les entreprises étrangères qui commerce avec Cuba.

En plus de ces lourdes et illégales sanctions, Cuba a perdu ses principaux partenaires économiques et soutiens politiques au cours des années 90, avec l'effondrement des pays socialistes. Les Etats-Unis ont alors accru la pression sur Cuba, espérant faire tomber le régime en durcissant les pressions économiques afin d'entrainer la ruine du pays avec les lois Torricelli (1992) et Helms-Burton (1996).

De plus, depuis 1997, les Etats-Unis ont dépensé plus de 200 millions de dollars pour destabiliser le régime cubain au travers de diverses officines et du soutien à des groupes de "dissidents" cubains, sur l'île et en Floride. Autant d'argent qui aurait pu servir à autre chose, à Cuba comme aux Etats-Unis.

Dans ce contexte, Cuba a connu une période difficile, la "période spéciale", mais le pays a maintenu le cap et connait depuis plusieurs années un regain économique, notamment grâce à ses partenariats économiques avec les pays progressistes d'Amérique du Sud dans le cadre du marché commun bolivarien, l'ALBA : Vénézuela, Bolivie, Trinidad et Tobago, Nicaragua, ...

Pendant toute son histoire, même aux pires moments de la crise, Cuba a développé de hauts niveaux de services publics, dans l'éducation et la santé notamment.

Cuba est aujourd'hui l'un des pays les mieux notés d'Amérique dans le domaine de la santé et de l'éducation. Comparé à la misère régnant dans la plupart des pays sud américains, qui eux, "bénéficient" du soutien économique et politique de l'Occident capitaliste, il y a là matière à réflexion : la misère serait-elle le corollaire du modèle démocratique défendu par l'Occident ? Ou bien, l'argument démocratique ne servirait-il pas à cacher des manoeuvres pour démanteler des régimes qui refusent les diktats des entreprises privées occidentales et du FMI comme cela a été le cas en Libye ou en Iraq ?

Qu'à cela ne tienne ! Les cubains aujourd'hui bénéficient d'un marché de l'emploi ne connaissant quasiment pas le chômage (2,3 % de chômeurs contre près de 10 % en France !) et d'un système médical reconnu mondialement.

Ainsi, au niveau de la mortalité infantile, Cuba est le deuxième pays d'Amérique après le Canada avec 4,9 décès pour 1 000 nouveaux-nés. Les Etats-Unis sont loin derrière avec une mortalité infantile de 7 pour 1 000.

L'espérance de vie des cubains est dorénavant de plus de 77 ans, un chiffre proche de celui des Etats-Unis.

Et pourtant ! En 2006, le gouvernement cubain a investi pour la santé 355 dollars par habitant, 7,1% du Produit intérieur brut (PIB). Le coût annuel des dépenses de santé aux Etats-Unis a été pour la même année de 6 714 par habitant, 15,3% du PIB du pays ! La différence, c'est que le système d'assurance privé américain (celui que veulent nous imposer la droite et l'Europe) coûte cher car les entreprises privées (Assurances et entreprises pharmaceutiques) doivent d'abord engraisser leurs actionnaires, capitalisme oblige !

Par ailleurs, accessoirement, 400 000 agriculteurs cubains pratiquent l'agriculture biologique dans ce pays de 11 millions d'habitants : un record !

Ces résultats ne sont pas neutres au regard de ceux de pays comparables du continent américain. Il faut y voir une volonté politique qui permet un haut degré de scolarisation de la population, un programme de vaccination intégral avec une couverture de la quasi totalité des enfants ainsi qu'un système de santé universel, accessible et gratuit.

Quand on voit que notre système de santé bat de l'aile sous les coups incessants des politiques libérales et que le degré de vaccination des enfants pour les maladies essentielles régresse d'années en années en France, on ne peut que regretter de laisser à des partisans du tout marchand les rènes du pouvoir !

Avec de tels résultats, Cuba peut se permettre d'aider d'autres pays.

Ainsi, le premier pays a apporté de l'aide à Haïti, après le séisme de janvier 2010 a été Cuba. L'aide médicale cubaine et la formation gratuite de médecins haïtiens dans les très réputées écoles cubaines a sauvé des milliers de haïtiens et amené le gouvernement haïtien a félicité officiellement Cuba pour son aide.

Au rythme où vont les choses, on verra bientôt des médecins cubains venir soigner les français, faute de médecins et vu le coût prohibitif de la santé en France à l'avenir si rien n'est fait ?

On voit avec Cuba que la santé publique peut être une priorité à peu de frais. Pour cela, la priorité est la prévention et l'encadrement médical, loin de la marchandisation des soins et de la privatisation du marché des médicaments que connaissent les pays capitalistes.

Loin d'un ogre et d'une vilaine dictature, Cuba vit difficilement sous la menace de son puissant voisin mais offre néanmoins un emploi, des études et un système de santé de haute qualité à ses habitants.

Une sécurité que ne connaissent plus bon nombre de français.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 10:45

Il est des pays merveilleux où les présidents ou présidentes sont aimés de leur peuple, réélus avec des scores qui feraient rêvés nos professionnels de la politique, possèdent des cotes de popularités élevées.

Ces pays ne sont malheureusement pas en Europe, mais en Amérique du sud où après des décennies de dictatures militaires diverses, toutes choyées, armées et soutenues par Washnigton, des gouvernements progressistes se sont mis en place.

Ces régimes ont d'ailleurs une cote inversement proportionnelle auprès du régime nord-américain à celle qu'ils possèdent auprès de leurs peuples respectifs. Peut-être que les nationalisations menées par ces gouvernements, qui ont dépossédé des compagnies minières, pétrolières ou agroalimentaires yankees ou européennes pour redistribuer ces richesses au peuple, y sont pour quelque chose ?

Chavez au Vénézuela

Ainsi, le très décrié Hugo CHAVEZ, au Vénézuela. Tantôt décrit comme populiste, voire comme dictateur pour la presse de droite, l'actuel président vénézuélien est réélu dans des élections libres et estampillées comme telles par des observateurs internationaux, dans un pays où la presse et les médias télé et radio d'opposition s'en donnent à coeur joie pour salir l'image du président vénézuélien et de son gouvernement et ce, malgré les liens évidents entre ces médias et la tentative de coup d'état de 2002 !

Chavez a été élu une première fois en 1998 avec 56 % des voix, puis en 2000 avec 59,5 % et enfin en 2006 avec 63 % des voix ! Drôle de dictateur impopulaire !

Ortega au Nicaragua

Il en est de même pour Daniel ORTEGA, le président nicaraguayen élu en novembre 2006 après différents échecs après le retour à la paix civile et l'entrée en politique du Front Sandiniste de Libération Nationale qu'il dirige. Il est élu avec 38 % des voix (une quadrangulaire) et réélu en novembre 2011 avec 62,5 % des voix.

Dans un pays qui a connu de graves guerres civiles (on se souvient des dictateurs SOMOZA puis des Contras armés par les USA entre 1979 et 1980) et donc gravement divisé, Daniel ORTEGA connaissait une cote de popularité négative de 57 à 59 % en 2009, celle-ci est positive à 60 % en décembre 2011 selon un institut de sondage privé (M&R Consultores).

Près de 70 % des nicaraguayens considèrent que leur pays progresse. Combien pensent cela en France ?

Kirchner en Argentine

Cristina KIRCHNER est la présidente de l'Argentine. Elue en 2007 avec 45 % des voix, elle a été réélue en octobre 2011 avec 54 % des voix au titre du parti justicialiste, issu du courant de gauche du péronisme.

Sa première élection tient avant tout à l'image de son mari qui a sorti l'Argentine de l'ornière libérale qui avait provoqué une crise économique majeure dans les années 90 avec de l'argent absent des banques, des patrons étrangers qui abandonnent leurs usines, un chômage massif,...

C'est son attitude sociale, notamment lors de la crise de 2008, qui lui vaut un soutien populaire : nationalisations (compagnies aériennes, sociétés de retraites privées,...), création d'un système de retraite, d'aides sociales, droit des travailleurs sont parmi ses grandes réformes.

On aura vu dans les médias français quelques reportages tenter de décrédibiliser son élection fin 2011. il est vrai qu'un pays qui connait une croissance de près de 7 % (contre 1 % pour la France) en nationalisant et en augmentant les droits des travailleurs, cela ne plait pas en France !

Et en France ?

Il aurait été possible d'ajouter d'autres exemples, à l'image d'un Nelson MANDELA, toujours aussi populaire, ou d'Evo MORALES en Bolivie.

Le point commun de ces dirigeants s'est leur farouche volonté de défendre l'indépendance de leur pays et de faire bénéficier leur peuple des richesses qu'ils produisent. Chacun de ces pays (y compris l'Afrique du sud) a connu des régimes autoritaires, voire dictatoriaux, une pauvreté impressionnante et un clivage de sa population en groupes opposés.

La différence entre eux réside dans la nature des pays concernés, leur taille et les richesses présentes ou non.

Ce sont des politiques de renforcement de la cohésion sociale par des lois sociales et des politiques unificatrices, de défense de l'indépendance économique du pays par des nationalisations et de redistribution des richesses qui permettent à ces pays de connaître un développement économique et social reconnu.

C'est le fruit de ces politiques qui explique la popularité de ces dirigeants.

Et on comprend mieux l'immense impopularité de notre chef d'état actuel, en France, en songeant à sa politique, complètement opposée à celles des chefs d'état brésiliens, argentins, vénézuélines, nicaraguayens, boliviens ou sud africains. Entretenir la division de la population et la défiance envers les services de l'état (les fonctionnaires), envers les jeunes et les immigrés, mener une politique qui ne favorise que les détenteurs de capitaux, cela n'amène qu'appauvrissement du peuple et rancoeurs.

Comme partout en Europe, le système médiatique et politique actuel entretient une schizophrénie dans le peuple qui amène celui-ci a détesté son chef de l'état et son gouvernement à peine quelques mois après l'avoir élu.

Ce n'est pas seulement un changement d'équipe, une alternance, qui changera la donne si la politique de fond ne change pas !

C'est tout le système et sa logique capitaliste qui sont à revoir.

Cette année, malgré le système électoral qui brouille les programmes pour ne mettre en avant que la personnalité des candidats, il y aura la possibilité d'exprimer une volonté de changement radical de politique.

Indépendance nationale, écologie, politique sociale et redistribution des richesses sont les piliers du programme des communistes au sein du Front de Gauche.

Avec le Front de gauche, peut-être la France apprendra t-elle a aimé son président et son gouvernement ?

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Published by Andrée Oger - dans Dans le Monde
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 09:25

La nouvelle Constitution hongroise voulue par le premier ministre conservateur Viktor Orban, aux accents très nationalistes, est entrée en vigueur dimanche 1er janvier, instaurant des réformes très controversées de la Banque centrale, de la justice et de la loi électorale en dépit des critiques internationales.

Dénoncé par l'opposition de gauche et écologique et par de nombreux mouvements de la société civile comme "un autocrate", faisant fi des critiques de l'Union européenne (UE) quant à la compatibilité de ces lois avec le droit communautaire et des inquiétudes de Washington sur "la démocratie" dans son pays, le premier ministre conservateur Viktor Orban fait front, remodelant en 18 mois la Hongrie à son image. Fort au Parlement de la majorité des deux-tiers de son parti conservateur, le Fidesz, Viktor Orban a donné à une série de lois une valeur constitutionnelle, qui ne pourront donc être modifiées que par une majorité des deux-tiers des députés.

Des manifestations de l'opposition de gauche et écologique et de mouvements de la société civile contre la nouvelle Constitution se sont tenues lundi 2 janvier, notamment dans la capitale Budapest où 100 000 personnes ont répondu à l'appel de l'opposition progressiste. 
Les principales lois entrées en vigueur avec la nouvelle Constitution
L'appellation "République de Hongrie" disparaît au profit de la seule "Hongrie". > Les valeurs républicaines disparaissent !
La Constitution rend rétroactivement "responsables des crimes communistes" commis jusqu'en 1989 les dirigeants de l'actuel Parti socialiste (ex-communiste). > Une manière de préparer de futurs procès politiques contre le principal parti d'opposition.
RELIGION
Introduction d'une référence explicite à "Dieu" dans la Constitution: "Dieu bénisse les Hongrois". > Fin de la laïcité et retour de l'Eglise dans les affaires de l'Etat hongrois.
Les communautés religieuses bénéficiant de subventions publiques sont réduites de 300 à 14 > Si, sur le fonds, en tant que laïcs, on ne peut qu'être d'accord sur le fait de ne pas financer les religions (c'est du domaine du privé !), c'est ici une façon de favoriser certains cultes (puisque 14 continuent d'être subventionnés !).
LOI ÉLECTORALE
La nouvelle loi prévoit l'élection à un seul tour, au scrutin de circonscription et au scrutin proportionnel de liste, avec 199 députés au lieu de 386. > Les petits partis ne pourront plus négocier leur désistement en vue d'un second tour.

Les reports de voix de candidats non-élus au scrutin de liste profiteront à la liste arrivée en tête > Avec 25 %, vous gagnez 2/3 des sièges ! Une manière de favoriser pour l'éternité le parti majoritaire et d'écraser toute force alternative en croissance.
Le droit de vote est reconnu aux Hongrois d'origine vivant à l'étranger > De fortes minorité hongroises existent dans les pays limitrophes et ce droit de vote fait craindre la réapparition d'un nationalisme hongrois dans ces pays, comme les nazis avaient cultivé le nationalisme pangermaniste chez les allemands de Tchécoslovaquie (Sudètes) et chez les autrichiens.
NOMINATIONS
Le mandat des titulaires de postes importants de l'appareil d'Etat : économie, justice, police et armée, est porté à neuf ou douze ans > Un futur gouvernement d'une autre couleur politique serait en conséquence confronté à un appareil d'Etat hostile, aux mains de fidèles de Viktor Orban.
ÉCONOMIE et FINANCES
La loi de "stabilité financière" inscrit dans la loi fondamentale le taux unique de 16% de l'impôt sur le revenu, ainsi que le niveau des retraites > C'est peu ou prou ce que tente de nous imposer l'Union européenne au travers de la "Règle d'or", une austérité à vie au service des marchés financiers.
Création d'un Conseil budgétaire de trois membres nommés par le Premier ministre, qui aura le pouvoir d'opposer son veto au projet de budget.
Banque centrale : l'influence du gouvernement est renforcée. Son président ne pourra plus choisir ses trois adjoints qui seront désignés par le Premier ministre > Après tout, tant mieux...
Le Conseil monétaire passe de sept à neuf membres. Les deux membres extérieurs supplémentaires seront nommés par le Parlement, comme c'est le cas pour quatre autres.
Le forint devient constitutionnellement la devise nationale > Conséquence : une adhésion à l'euro de la Hongrie, objectif de Budapest à l'horizon 2020, nécessitera au Parlement une majorité des deux-tiers (mais pas l'avis des hongrois).
La TVA (taxe à la valeur ajoutée) est augmentée de 25 à 27% > Impôt inégalitaires s'il en est, la TVA frappe avec la même violence le petit ouvrier et le grand patron. C'est une idée qu'un autre hongrois, en France, applique avec la hausse de la TVA "réduite" et l'annonce du retour de la TVA "sociale" (remplacer les cotisations patronales par une hausse de la TVA).
SOCIÉTÉ
La Constitution décrète que l'embryon est un être humain dès le début de la grossesse > Pour une droite qui met Dieu dans la Constitution, lutter contre l'avortement (y compris en cas de viol) et contre les relations hors mariage est parfaitement cohérent... et rétrograde !
La Constitution stipule que le mariage ne peut avoir lieu qu'entre un homme et une femme > De même, haro sur les homosexuels !
Une loi rend les sans-abri éventuellement passibles de peines de prison > Le capitalisme n'est responsable de rien, lui ?
MÉDIAS PUBLICS
Radio-télévision et agence de presse MTI sont regroupés en une seule entité supervisée par un Conseil des médias dirigé par une proche du Premier ministre Viktor Orban > Pour une droite qui dénonce le "communisme", contrôler tous les médias n'est-ce pas une manière de contrôler les esprits donc la démocratie ? 
L'unique radio d'opposition Klubradio s'est vu retiré sa fréquence > Elle n'était pourtant pas particulièrement révolutionnaire cette radio, mais en dictature, toute critique est mal venue !

La situation des Rroms

Cette réforme constitutionnelle qui enterre la République, la laïcité et la démocratie vient s'ajouter à une criminalisation de la misère et à une mise à l'écart de la minorité Rrom.

Pauvres parmi les pauvres, les Rroms passent du statut de victimes du système au statut de parasites. Ils remplacent en cela les juifs dans la politique de boucs-émissaires qu'aiment pratiquées les extrêmes-droites pour dédouaner le capitalisme et justifier leurs politiques autoritaires.

En Hongrie, un puissant mouvement d'extrême-droite, le Jobbik terrorise actuellement certains villages de Hongrie où vivent des Rroms et oblige ces derniers à des travaus forcés ( y compris les enfants !) pour "justifier" les aides dont ils bénéficient. Cela avec la complicité du gouvernement qui laisse faire les milices d'extrême-droite !

On a déjà vu se mettre en place ce genre de pratiques dans les années 30 avec le résultat que l'on connaît !

La passivité de l'Europe et des "grandes démocraties" vis-à-vis de ce pays européen membre de l'Union européenne tranche avec les positions radicales que prennent nos pays à l'encontre de pays non européens. La démocratie est une notion à géométrie variable qui s'adapte selon les intérêts géo-économiques des groupes économiques que représentent nos gouvernements. C'est un peu le remplacement du "rôle civilisateur" de l'Occident qui justifiat les crimes de la colonisation au XIXème siècle.

La Hongrie d'aujourd'hui, en voie de fascisation, représente une évolution que l'on constate malheureusement dans nombre de "démocraties" européennes : durcir la loi, empêcher toute contestation sociale et chercher des "responsables" à la misère générale, voilà des techniques classiques pour protéger un système capitaliste qui est le véritable responsable de la crise.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:10

Thierry SABINE doit se retourner dans sa tombe, lui qui inventa un rallye populaire et solidaire sans équivalent en 1979 !

Du rêve humanitaire et sportif du fondateur du rallye Paris-Dakar, il ne reste qu'une marque qui permet aux organisateurs de vendre des images aux médias et une course qui offre à quelques grands professionnels de la conduite, l'occasion de briller publiquement et de remplir leurs comptes en banque.

A l'origine, le rallye Paris-Dakar  reliait Paris à Dakar, au Sénégal, en passant par Marseille et Alger. Le Sahara, le Sahel, les paysages sublimes de l'Afrique étaient l'occasion de combats fabuleux entre l'homme et le désert. Les petits concurrents étaient valorisés, même ceux qui n'avaient comme sponsor que le garage du coin et leur mairie.

De cela, il n'est plus question aujourd'hui ! De Dakar, cette course n'a plus que le nom depuis son déménagement en Amérique du Sud. Et les reportages ne parlent plus des anonymes : le dépassement de l'Homme ne compte plus, seuls comptent son classement et sa notoriété !

Pire ! L'âme du Dakar s'est évanouie avec la mort de Thierry SABINE et de Daniel BALAVOINE en 1986.

Car, le Dakar, c'était aussi une opération solidaire et humanitaire.

Combien de villages ont vu arriver grâce au Dakar des pompes pour leurs puits, des cahiers pour leurs écoles ! Je me rappelle des collectes pour l'Afrique au collège à l'époque du vrai Dakar, quand l'idée était de faire rêver sur ce fabuleux continent et de tisser des liens vers les populations africaines, pour que les citoyens de France n'oublient pas ceux qui vivent dans la misère, là-bas.

Les marchands du Temple qui ont repris l'affaire ont tué son âme sous des tombereaux d'argent.

La misère ne fait pas rêver et le rêve sportif est une drogue qui permet aux commerçants de nous vendre leurs marques.

Certes, le Dakar c'était aussi, et cela reste, un gâchis écologique, quelque part ! Une course automobile dans un paysage protégé, c'est l'entrée du pire de la culture occidentale et une consommation inutile de carburants à une époque où les réserves mondiales sont à la baisse. De nombreux innocents, enfants de villages peu habitués à ces bolides, y ont laissé leur vie ! Certes. Thierry SABINE était un passionné de rallye et il a su nous emmener avec lui en Afrique par ce biais.

Aujourd'hui, à la veille du départ du "Dakar" version société de consommation, les médias tentent de nous vendre un rêve frelaté, éthéré, sans autre goût que celui des vedettes, des sponsors et de la victoire.

Le "Dakar" d'aujourd'hui est à l'image de cette société marchande : sans âme et sans considération pour les gens, les petits, les anonymes, qu'ils soient sportifs ou qu'il s'agisse des populations croisées sur ces routes.

Le rallye Dakar 2011 sera aussi à l'image du sport moderne, où les valeurs d'Humanité, de dépassement de soi, de solidarité ont été remplacées par l'idée de compétition, de bizness, de salaires mirobolants des sportifs, à l'image d'un football en passe d'être racheté par les milliardaires qataris.

Décidément, toute cette propagande autour du "Dakar" sent le réchauffé et l'inutile, pauvre tentative pour nous vendre un mythe décharné dont l'âme est restée en Afrique et dont le corps, tel un zombie, erre en Amérique avec un autocollant Total dans le dos.

Le Dakar, comme le capitalisme, vit probablement ces derniers jours, métaphore d'un monde qui coure après l'argent plus qu'après des valeurs humaines, sans souci pour son prochain et pour celui qu'il écrase.

Le Dakar est mort dans le Ténéré en1986. Espérons que le capitalisme suive ces traces rapidement.

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 10:27

Depuis des semaines, des chiffres invérifiables sur des événements dont de nombreux témoins dénoncent la réalité sont attribués au régime syrien. une véritable propagande prépare une intervention militaire den Syrie, comme cela s'est passé en Libye.

Les événements qui se sont déroulés en Libye n'ont pas servi de leçon ? La ruine qui touche désormais la Libye,  avec des infrastructures civiles détruites par des mois de bombardements français et anglais, atteinte dans sa chair par les 50 000 morts, causés essentiellement par nos bombes, est complétée par une instabilité politique et militaire qui amène ce pays au bord de la guerre civile. Kadhafi renversé, on laisse les libyens en plan. Où est le discours humanitaire qui a servi de justification à l'intervention en Libye ? Où en sont la démocratie et la protection des civils libyens ? Des mensonges ! Uniquement des mensonges !

Aujourd'hui, c'est le tour de la Syrie.

Pourtant, il suffit de naviguer sur internet pour rencontrer des témoignages de personnes au dessus de tout soupçons, journalistes étrangers, y compris américains, religieux chrétiens, simples voyageurs, qui décrivent une Syrie loin d'être à feu et à sang comme nous le disent nos médias et notre gouvernement. Les preuves s'accumulent de la présence de miliciens étrangers, islamistes pour la plupart, entrant par le Liban ou la Turquie sur le sol syrien pour attaquer et destabiliser ce régime. Pourquoi nos médias n'en parlent-ils pas ?

Aucun journaliste français ne va en Syrie. Pourtant, tous en parlent comme s'ils avaient vu les événements dont ils parlent. Les partis d'opposition du Comité national syrien n'existent que sur le papier. Les "vrais" partis d'opposition, qui existent en Syrie (comme le parti communiste syrien) se sont désolidarisés d'eux et de cet Observatoire Syrien des Droits de l'Homme qui est la source de tous les chiffres de massacres annoncés dans les médias et dont le siège est à... Londres.

Pendant ce temps, des images et des témoignages existent sur ce qu'il se passe en Egypte.

Là bas, les éléments s'accumulent pour montrer que l'armée refuse de céder le pouvoir. Elle a laché Moubarak en espérant que cela suffirait à calmer les ardeurs populaires et qu'elle pourrait mettre à la place un autre homme à sa solde.

Mais le peuple égyptien en demande plus. Il veut en finir avec le pouvoir militaire, la corruption et les inégalités sociales.

C'en est trop pour l'armée. Finis la tolérance ! L'heure est à la répression violente !

Pas d'images floues ! Pas de victimes au sol dont on ne sait pas si elles sont dans un camp ou dans l'autre ! La vidéo de cet article est claire et nette. Elle dure 1 minute 24 et date du 15 décembre.

Une fois que vous l'aurez vu, vous vous demanderez comme moi pourquoi la France, l'Europe et l'ONU ne réagissent pas avec la même vigueur contre le pouvoir égyptien qu'ils ont réagi contre le pouvoir libyen ou syrien ?

Vous vous demanderez où est BHL ?

La réponse est simple.

Elle n'est pas dans la nature plus ou moins démocratique de tel ou tel régime.

Elle n'est pas non plus dans la protection des civils innocents.

Nos gouvernements sont cyniques, manipulateurs. On le voit aujourd'hui avec l'aisance dont ils parlent d'une crise dont leurs amis, dans les milieux d'affaires, sont les grands bénéficiaires.

Les interventions en Libye comme en Syrie ne visent que des intérêts géostratégiques, des objectis économiques pour le compte des grands groupes économiques et financiers, comme pour le pétrole libyen.

Quoi qu'on pense de ces régimes politiques, c'est aux peuples de se prendre en main. A condition que nos pays ne soient pas les premiers à armer en sous main ces gouvernements, comme en Egypte, ou les rebelles islamistes.

Les interventions étrangères intéressées ne servent jamais les intérêts des peuples : l'Iraq, l'Afghanistan et la Libye en sont de tristes exemples !

C'est pourquoi on ne peut être qu'opposés aux manipulations et aux interventions militaires à l'étranger !

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:24

A peine 1 % de croissance en 2011 pour la France, à peine mieux pour l'Union européenne. Notre Europe capitaliste fait pâle figure face à la Chine, à l'Amérique latine et à l'Asie du sud-est.

L'INSEE a dû le reconnaître : l'économie française est en récession. Un fait qui confirme ce que chacun d'entre nous constate à son niveau, localement, mais que refusent de reconnaître la droite, pour cacher son échec total sur le plan économique et social. Car, il s'agit bien d'un échec : pendant que la France s'enfonce dans la récession économique, d'autres parties du monde continuent de connaître une croissance insolente. Il y a bien un problème de politique chez nous ? !

Avec deux trimestres dans le négatif, ce n'est pas vraiment la récession mais on en n'est pas loin. Il en faudrait trois successifs pour "bénéficier" de ce peu glorieux titre.

Au dernier trimestre 2011, la croissance sera négative en France avec -0,2 %. Ce sera également le cas au premier trimestre 2012 avec - 0,1 %. En clair, notre pays produira moins de richesses ces deux trimestres que les trimestres précédents.

Pour le deuxième trimestre 2012, la croissance attendue sera seulement de + 0,1 %. Pas de quoi permettre au gouvernement de fanfaronner avec une prévision de croissance 2012 inatteignable de 1 % selon l'INSEE.

Pour l'ensemble de la zone Euro, la croissance 2011 sera au mieux de 1,6 %. Pas beaucoup mieux.

Avec 1 % au mieux en France et 1,6 % dans la zone Euro, nos économies stagnent. Pour sortir de l'ornière et créé des emplois, les économistes parlent d'une croissance de 3 % minimum ! On est mal parti !...

Et cette crise dont on nous parle depuis trois ans est purement une crise qui touche les grands régimes capitalistes. En effet, les Etats-Unis ne connaîtront cette année qu'une croissance de 1,7 % pendant que le Japon sera, lui officiellement, en récession avec une croissance de - 0,3 %.

Pendant ce temps, des pays comme ceux d'Amérique latine connaîtront une croissance 2011 autour des 4,5 %, le Brésil de 4 %, l'Afrique sub-saharienne (au sud du Sahara, NDR) de 4,9 %, la Russie de 4,5 %, l'Inde de 7,8 % et la Chine de... 9 % ! ! !

A la lecture de ces chiffres, deux conclusions s'imposent :

  • l'Europe est bien en panne de croissance quand de nombreuses régions du monde connaissent une croissance bonne ou soutenue ;
  • la croissance n'a rien à voir avec la justice économique puisque les pays où règnent la plus forte misère sont ceux qui connaissent de fortes croissances.

Dans ce monde capitaliste qui à libéraliser les marchés pour favoriser la circulation des capitaux et des marchandises, la croissance économique est une croissance des richesses produites qui ne profite pas aux travailleurs : les pays où les niveaux sociaux étaient les plus élevés connaissent une régression sociale importante, comme en Europe, et les pays où la misère est la plus importante produisent de plus en plus de richesses qui ne profitent pas à la population.

Ces questions de croissance et de répartition des richesses sont au coeur du combat politique actuel.

Le capitalisme est une machine qui permet de concentrer les richesses économiques dans les mains de ceux qui détiennent les capitaux. Pour cela, ces capitalistes organisent le système économique et dictent aux responsables politiques les règlementations qui permettent de maintenir leurs avantages, voire de les augmenter.

C'est ce que l'on constate actuellement en France : notre pays accroît faiblement ses richesses produites mais le pouvoir d'achat des salariés et petits indépendants français régressent en même temps qu'augmentent le chômage et le nombre de familles en situation de pauvreté. Cela permet aux capitalistes de détourner à leur profit une part plus importante des richesses produites.

Si croissance et répartition des richesses sont mal orientées en France comme en Europe, cela tient aux choix politiques de libéralisation des marchés, qui mettent en concurrence le salarié européen aux conditions sociales correctes avec le salarié du Tiers-Monde surexploité, et aux décisions de soumettre nos économies aux pressions des spéculateurs financiers, par le biais d'une politique monétaire calée sur les intérêts des capitalistes allemands.

Changer ces orientations politiques en créant au contraire des conditions de coopération économique plutôt que de concurrence, en valorisant le bilan social et environnemental des entreprises plutôt que la rentabilité financière, cela créérait un contexte économique plus favorable à une croissance économique associée à une amélioration des régles sociales en France, en Europe et chez nos partenaires à l'étranger.

Mais changer de politique économique et sociale, c'est changer aussi les forces politiques qui aujourd'hui tiennent les rènes du pouvoir. En clair, renverser la classe politique actuelle, acquise aux intérêts des capitalistes, pour y mettre des responsables politiques qui défendent d'abord les intérêts du peuple.

Cette croissance, les emplois et les salaires qui vont avec, il faudra que nous allions les chercher en montrant les dents, pour parodier une phrase du leader actuel de la droite.

Aux travailleurs de reprendre le pouvoir !

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:36

Forte poussée en Russie, en Lettonie, au Nicaragua, en Grèce, au Portugal, en Moldavie, à Chypre, ... Poussée de Izquierda Unida en Espagne, du PTB en Belgique, bons sondages pour le PC de Tchéquie,... le mouvement communiste montre des signes de retour en force.

Les commentateurs ont beau tenté d'éviter le sujet, le Parti Communiste de la Fédération de Russie (PCFR) renforce nettement ses positions en Russie et constitue désormais la seule alternative crédible au pouvoir autocratique et mafieux de Poutine. Selon les dernières estimations, il emporterait 20,65 % des suffrages aux élections au Parlement russe (la Douma) de ce dimanche 4 décembre 2011, en hausse de 10 %.

Ce résultat est à mettre en balance avec la déroute électorale de Russie Unie, le parti de Poutine et Medvedev, malgré des consignes données aux Préfets pour lui assurer 60 à 70 % des suffrages par la fraude et l'achat de voix ! Des consignes en contradictions avec certains journalistes français qui parlent de mauvais résultats organisés par le Kremlin.

C'est que le mauvais résultat des libéraux mafieux autour de Poutine va de pair avec des résultats mitigés pour les partis pro-occidentaux libéraux et sociaux-démocrates, Parti Libéral Démocrate, Russie Juste et Iabloko.

Avec plus de 20 % des voix, malgré la fraude, l'implantation croissante du parti communiste, notamment chez les jeunes, et ses succès électoraux successifs démontrent l'attachement des russes au passé soviétique de leur pays, malgré les défauts de l'ancien système. L'enrichissement d'une clique d'anciens apparatchiks de l'ancien régime, un classique des pays qui perdent leur indépendance, a été de pair avec un effondrement social, une flambée du chômage, de la misère, de la corruption et une chute de l'espérance de vie pour la majorité de la population. Et le PCFR se positionne clairement en héritier de l'Union soviétique.

Ces bons résultats en Russie vont de pair avec ceux des partis héritiers du PC de l'Union soviétique comme en Lituanie et en Lettonie, des républiques baltes dont on dit dans les cours d'Histoire que les populations rejetaient le joug soviétique.

En Lettonie, par exemple, le Centre de l'Harmonie est désormais la première force politique du pays avec 28,39 % des voix aux élections du 17 septembre dernier. Cette coalition est menée par les communistes locaux (rebaptisés "socialistes" puisque le nom communiste est interdit là-bas !) et son secrétaire national, député européen depuis 2009, est tout bonnement l'ancien secrétaire du PC de la République soviétique de Lettonie du temps de l'URSS.

Plus au sud, ce sont les tchèques qui redonnent des couleurs aux communistes. Le Parti Communiste de Bohême et Moravie (PCBM) tourne habituellement autour des 15 % des voix, ce qui n'est déjà pas mal dans un pays où l'anticommunisme fait figure d'obligation. Avec une crise capitaliste qui touche également les tchèques, le gouvernement de droite local impose lui aussi une cure d'austérité dure à ses travailleurs. La prise de conscience des défauts naturels du capitalisme commence à percer le climat d'anticommunisme local et les sondages prédisent des résultats historiques au PCBM pour les élections 2012.

Ceci explique certainement la nouvelle tentative d'interdiction de ce parti par le pouvoir tchèque ? Ou comment casser le thermomètre pour cacher la fièvre ? Les kazakes connaissent le problème puisque le PC local, seule force d'opposition au pouvoir autocratique local, vient, lui, d'être interdit pour 6 mois pour... alliance électorale non autorisée. Une vraie démocratie dont les élections n'ont jamais été reconnues démocratiques par les observateurs internationaux. Mais que font les américains et Sarkozy ?

Ailleurs, en Europe, les partis communistes connaissent des progrès électoraux là où la mobilisation sociale où des problèmes sociaux et politiques majeurs leur offrent des possibilités de montrer leurs différences et les défauts du système capitaliste.

Ainsi, en Grèce, où la poussée électorale du KKE du début d'année se voit majorée dans les sondages électoraux de ces derniers mois. Ce résultat est le fruit de l'implication des communistes contre le plan de tiersmondisation de la Grèce du FMI, de l'Europe et du gouvernement d'union entre les socialistes, la droite et l'extrême-droite.

Au Portugal, le PCP et son alliance électorale avec les Verts, la CDU, ont connu également une poussée électorale l'an passé. La mobilisation sociale actuelle contre le plan d'austérité soutenu par le PS et la droite permet également au PCP de connaître une vague d'adhésions importante.

On pourrait citer le PC moldave, 48 % des voix l'an passé, ou bien le PC de Chypre (AKEL), au pouvoir sur l'île méditerranéenne. Sans parler des bons résultats de nos camarades espagnols, au sein de l'alliance Gauche Unie la semaine dernière ou la bataille des communistes belges du PTB contre l'austérité et pour la survie d'une Belgique unitaire.

Ailleurs dans le Monde, entre le Népal, l'Amérique du sud, l'Afrique du Sud, les exemples sont nombreux d'un mouvement communiste qui retrouve de la vigueur. D'ailleurs, ce sont 79 partic communistes du monde entier qui se retrouvent à Athènes en fin de semaine pour des rencontres internationales. Le PCF y sera.

C'est que le capitalisme démontre chaque jour qu'il a fait son temps.

Incapable d'assurer le minimum vital pour une partie de l'Humanité dont on qualifie pudiquement les pays de "Pays en Voie de Développement", l'anarchie égoïste générée par le capitalisme menace la survie écologique de la Terre, par un mode de développement basé uniquement sur le profit maximum et le gaspillage des ressources. Et ce sont désormais les populations occidentales, jusque là épargnées, qui connaissent des contre-réforme sociales importantes. L'enfoncement dans la misère de la population occidentale est en cours.

Une prise de conscience de la part des peuples de la réalité du système capitaliste se fait jour un peu partout dans le Monde.

Gageons que le peuple français ne reste pas à l'écart de ce mouvement général !

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 14:04

La France rame, l'Espagne souque, l'Italie colmate, la Grèce écope... mais cela suffira-t-il à éviter le naufrage général ? Non, selon la Grande-Bretagne, qui se prépare au pire, y compris au rapatriement d'urgence de ses citoyens pris au piège de la zone euro.

L'histoire nous est contée par

The Telegraph. Il y a quelques jours, le gouvernement british a avoué le plus sérieusement du monde être en pleins préparatifs pour pallier à un effondrement bancaire généralisé de la zone euro. Un ministre de premier plan vient de préciser que ce n'était plus une hypothèse de travail, mais une quasi-certitude. Et l'impétrant d'enfoncer le clou : "c'est dans notre intérêt qu'ils continuent à jouer la montre parce que cela nous donne plus de temps pour nous préparer".

Les jeux sont faits, rien ne va plus...

Dernier petit détail, le Foreign Office a demandé à ses ambassades européennes d'élaborer des plans d'urgence pour aider les britanniques qui se trouveraient pris les doigts dans la crise. Deux cas de figure sont notamment évoqués : la fermeture des banques et... le déclenchement d'émeutes de grande ampleur !

Sinon, à part ça, tout va bien...

Article publié sur "les mots ont un sens"


Commentaire :

De quoi donner du grain à moudre à ceux qui annoncent l'explosion de la zone euro depuis un long moment déjà et qui prônent des initiatives de la part de notre gouvernement depuis bien longtemps (Relire : Crise de l'euro ? Face au discours dominant, des solutions alternatives existent  et Sortir de l'Euro 1/2 ? L'avis de Jacques Nikonoff, ancien président d'Attac  et aussi Sortir de l'Euro 2/2 ? L'avis d'André GERIN, député communiste ).

L'euro et l'Union Européenne constituent un carcan pour la France où le libéralisme sert à la fois de cap et de boussole.

Chacun sent bien que la catastrophe n'est pas loin mais les dogmes capitalistes qui sont à la base de l'euro et de l'Europe rendent incontrôlable la situation et ce n'est pas l'équipage politique actuel, entre libéraux de droite, nationaux libéraux et sociaux libéraux qui risque d'y changer quelque chose !

Sortir de l'euro, c'est prendre les canaux de sauvetage du Titanic !

Sortir du capitalisme, ce serait organiser une mutinerie pour changer d'équipage et de cap... et éviter la catastrophe !

Solidaire

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 09:52

Les espagnols ont voté ce week-end lors d'élections législatives anticipées. Une hausse de l'abstention (de 3 % à 28 %) et une victoire nette de la droite traduisent l'absence de perpspectives crédibles d'alternative politique en Espagne malgré le bon score des communistes et de leurs partenaires de Izquierda Unida (La Gauche Unie).

La crise du capitalisme touche durement l'Espagne, comme chacun sait. Les deux piliers économiques du pays, le tourisme et la construction, sont en crise, surtout la construction. De nombreux espagnols ont perdu leur emploi ces dernières années et le chômage atteind allègrement les 20 %, largement plus chez les jeunes. Et pour les autres, la précarité fait des dégâts, en terme de revenus et de stabilité professionnelle.

C'est cette situation qui a permis l'émergence d'un mouvement d'indignés ("Indignados") particulièrement puissant et implanté, avec plusieurs centaines de milliers de participants aux initiatives prises ces derniers mois.

Malheureusement, l'absence de perspectives politiques offertes par ce mouvement limite ses résultats. Alors que le pays connaissait hier des élections législatives anticipées, justement pour pallier à l'incapacité des socialistes à faire passer leurs contre-réformes sociales, les électeurs ont opté... pour la droite.

Dans le contexte sociale et politique espagnol, on aurait pu s'attendre à une hausse de la participation et à un vote contre le système capitaliste et les partis qui défendent ce modèle économique. Le discours antisystème mais apolitique des Indignés n'a pas permis une radicalisation électorale des espagnols.

Certes, la Gauche Unie ("Izquierda Unida ") a connu une forte poussée électorale et approche les 7 % avec 1 700 000 voix (+ 700 000 voix et + 3 %). Cette coalition électorale autour du Parti Communiste d'Espagne passe de 2 à 11 députés, ce qui constitue une véritable prouesse dans un pays où les médias, comme en France, jouent à fond le bipartisme (PS-droite). Au Pays Basque, les nationalistes de gauche de AMAIUR (ex-Batasuna) ont connu également une forte poussée, à plus de 24 % régionalement (1,37 % nationalement) avec 7 députés envoyés à Madrid.

Au total, la gauche communiste et républicaine connait une nette poussée avec la Gauche Unie, nationalement (11 élus), et les divers partis républicains de gauche, régionalement, comme AMAIUR (7 députés) au Pays Basque, ERC (3 députés) en Catalogne, et BNG (2 élus) en Galice.

Malheureusement, cette poussée à gauche n'a pas permis de compenser l'effondrement du Parti socialiste (le PSOE) et le report d'une partie de l'électorat mécontent vers la droite (Partido popular) , seul adversaire crédible au PSOE présenté dans les médias.

Au final, la droite décroche une majorité absolue avec 186 députés (sur 350) et près de 45 % des voix (+ 550 000 voix) tandis que le PSOE chute lourdement à 110 sièges (contre 169 en 2008) et perd 850 000 voix.

Cette victoire de la droite n'augure rien de bon pour les espagnols. Durant la campagne, la droite a annoncé qu'elle mènerait elle aussi une politique d'austérité. Cela n'a rien de surprenant de la part de la droite, qu'elle soit espagnole, grecque ou française, puisque ce courant politique est l'émanation des classes aisées issues de la bourgeoisie et qu'elle gère les affaires du capitalisme. La victoire de la droite tient, vous l'aurez compris, au rejet de la majorité sortante socialiste. C'est cela l'alternance : un changement de majorité sans changement de politique !

En France, il nous faudra éviter ce genre de situation. La tentation du vote utile pour barrer la route à Sarkozy en 2012, nous est présentée comme une nécessité absolue.

La question essentielle n'est pas le nom du Président ou l'étiquette de sa majorité mais bien le programme politique qui sera mis en place par la nouvelle équipe !

Si l'on veut réellement un changement de politique, en finir avec la domination des marchés financiers et relancer la production industrielle donc l'emploi et les salaires, c'est d'une autre politique dont a besoin le peuple de France : une alternative plutôt qu'une alternance.

Avec le Front de gauche, les communistes ont fait le choix de rassembler les forces de progrès qui, à gauche, refusent de se soumettre au social-libéralisme et veulent revenir vers une politique social de redistribution des richesses, dans l'idée du Conseil National de la Résistance de 1947.

En France, l'alternative, c'est le Front de Gauche et le Parti communiste !

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:30

Le nouveau gouvernement grec comprendra des ministres d'extrême-droite au côté des socialistes et de la droite. la preuve de ce qu'est réellement l'extrême-droite pour le capitalisme : une roue de secours.

Il n'y a rien d'anodin à l'entrée au gouvernement grec de descendants revendiqués de la dictature des colonels, dictature fasciste qui a sévi et réprimé le peuple grec jusqu'en 1974. Ce serait même symbolique de la situation grecque actuelle et de la dérive du système capitaliste ces dernières décennies.

Peuple grec contre capitalisme mondialisé

Depuis plusieurs mois, le peuple grec se bat courageusement et massivement contre un pouvoir financier qui tente de lui imposer une gigantesque régression sociale, par le biais de mesures d'austérité concoctées conjointement par son gouvernement (socialiste), l'Union européenne et le FMI (de DSK puis Christine Lagarde).

Les premières mesures prises ont entrainé des chutes importantes de salaires et la flambée de nombreux prix, notamment alimentaires ou dans l'énergie. Le chômage explose. La société grecque s'est subitement appauvrie et a perdu de nombreux droits sociaux, notamment en droit du travail.

Le résultat de ces mesures, en dehors de l'appauvrissement généralisé du peuple grec, c'est l'effondrement du PIB. L'économie grecque est entrée en décroissance : elle détruit des richesses. Le pays creuse sa tombe pour pouvoir rembourser une dette qui, là-bas comme ici, a été causée par la crise financière qui a suivi l'effondrement des marchés spéculatifs, en 2008.

Depuis des mois, et chaque fois de manière plus importante, les grecs s'opposent à ces mesures. Le constat de l'échec des mesures d'austérité, l'inégalité de mesures qui épargnent les entreprises, les plus riches et les banques, tout cela génère une prise de conscience collective : ce n'est pas la dette le problème, c'est le système capitaliste basé sur le culte de l'argent, sur la spéculation et sur l'enrichissement d'une poignée d'individus.

La contestation sociale est devenue très forte, majoritaire. Le travail des militants communistes est important et l'idée qu'il faut renverser le système fait son chemin. En tout cas, pour une large part, la dette et les déficits ont désormais perdu leur statut de vérités pour n'apparaître que comme des moyens de piller les richesses du pays de la part des financiers, grecs ou étrangers.

Les tenants grecs du système, dans la bourgeoisie, dans les milieux financiers et dans la classe politique, ont bien compris que la situation devient intenable pour eux. L'Europe et les gouvernements européens aussi craignent la contagion : et si jamais les autres peuples européens suivaient l'exemple grec ? Et si jamais les peuples européens mettaient en échec les plans d'austérité et remettaient en cause le pouvoir des marchés financiers en Europe ?...

Il fallait riposter, tenter de gagner du temps.

Mettre en échec la volonté du peuple

Le premier acte repose sur la manipulation de groupes de casseurs, soit-disant anarchistes, pour perturber les manifestations. Cela a été le cas les 19 et 20 octobre dernier, lors de l'impressionnante mobilisation sociale qui a encerclé le Parlement grec : le résultat a été le décès de Dimitri Kotzaridis, militant communiste de 53 ans, père de deux filles.

La volonté de provoquer des incidents pour décrédibiliser un mouvement social et expliquer une éventuelle répression policière est un classique des systèmes capitalistes "démocratiques" : on se souvient en France de l'assassinat de Malik Oussekine, lors du mouvement étudiant de 1986, par des policiers en cyclomoteurs (les "voltigeurs").

Comme ces provocations ne marchent pas et que l'instabilité politique gagne (démission du PS grec, le PASOK, de plusieurs députés,  référendum annoncé et annulé, démission du premier ministre), il fallait trouver une parade. Cette parade, cela a été la constitution d'un gouvernement d'union nationale.

Alors que les communistes du KKE et les progressistes de Synaspismos appellent à des élections anticipées, pour que le peuple tranche sur la stratégie à suivre et sur les hommes pour la mener, la classe politique grecque préfère mener de petits arrangements pour donner l'illusion d'un accord général sur un gouvernement qui regrouperait l'ensemble des forces politiques grecques et serait ainsi en capacité d'imposer des réformes sociales très majoritairement et rès violemment rejetées par le peuple.

L'entrée de l'extrême-droite grecque (le LA.OS, parti Alarme populaire orthodoxe ) est un symbole : c'est l'illustration que l'extrême-droite n'est, en aucun cas, une alternative politique aux partis bourgeois traditionnels mais bien un élément du système capitaliste ; c'est aussi le signe d'une classe politique, donc d'une bourgeoisie, qui commence à avoir peur de son peuple et qui fait appel aux nostalgiques du fascisme pour conforter ses positions.

La riposte populaire s'est déjà fait sentir avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants avant-hier soir, pour célébrer, ô hasard !, l'anniversaire de la répression militaire des étudiants de l'université d'Athènes sous la dictature.

Parallèlement, la nomination d'un premier ministre technocrate, ancien vice-président de la Banque Centrale Européenne est aussi tout un symbole : un banquier nommé avec l'accord de l'Europe mais sans l'accord... du peuple grec. Peut-on parler de démocratie ?

L'extrême-droite, aile dure du capitalisme

Si l'extrême-droite grecque est entrée au gouvernement, c'est que l'idéologie d'extrême-droite est compatible avec les dogmes capitalistes les plus libéraux. N'oublions pas que les dictatures d'extrême-droite se sont installées à chaque fois en réaction à des périodes historiques qui remettaient en cause la suprématie des classes dominantes.

L'exemple du putsch de Pinochet, soutenu jusqu'au bout par l'Occident et les Etats-Unis, contre le régime démocratique et progressiste de Salvador Allende, au Chili en 1973, en est un exemple.

C'est également le cas de l'arrivée d'Hitler en Allemagne en 1933 (avec le vote des députés de droite pour son accession au poste de chancelier), de Mussollini en Italie, du putsch militaire de Franco en Espagne (jamais mis au ban de l'Europe !), de l'arrivée au pouvoir de l'extrême-droite en France, avec Pétain (la "cagoule", soutenue par le patronat dans les années 30 puis le slogan "plutôt Hitler que le Front Populaire !"), etc...

L'Europe dérive lentement vers un système anti-démocratique. Entre une commission européenne, nommée par une minorité et jamais élue, qui décide des lois européennes, elles mêmes imposées aux Etats, et des gouvernements nationaux qui n'écoutent plus l'avis de leurs peuples (Traité de Lisbonne ou réforme des retraites en France), c'est désormais un pouvoir confisqué par une clique politique restreinte, au service d'une élite financière, qui a pris les commandes de nos pays et de nos destins.

Ce n'est pas d'une simple alternance dont a besoin notre pays. Comme en Grèce, c'est d'une mobilisation majoritaire dont nous avons besoin, pour renverser le cours de l'Histoire et redonner la parole au peuple souverain.

Pour cela, c'est vers les forces qui se sont opposées à toutes les dérives supranationales (Maastricht, euro, TCE, Lisbonne) et qui combattent pour le rassemblement des travailleurs et le progrès social qu'il faut se tourner.

Ni fatalisme ni repli sur soi ! L'avenir se fera par le rassemblement de tous pour reconstruire une perspective de progrès social et de coopération entre les peuples, à l'inverse de la régression sociale et de la compétition entre les peuples imposées par l'Europe et les partis traditionnels, en France comme ailleurs.

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