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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 08:39

Le Magazine CQFD publie dans son numéro de juin ce descriptif d'une société britannique après des années de libéralisme, d'abord travaillistes (nos "socialistes" à nous) puis conservateur (notre droite à nous !).

La "fracture sociale", comme aurait dit Chirac, s'est aggravée avec un appauvrissement généralisé du monde du travail et une plongée dans la misère pour de plus en plus de familles, de jeunes notamment. Sans espoir de sortie.

Ce "modèle" britannique, malgré ses particularités, fait penser à la situation espagnole (et ses milliers de familles expulsées), à la situation grecque ou, même, à la situation allemande où le chômage massif est caché par des statistiques bricolées et des obligations de travail.

Quant à la France, les récents chiffres sur la misère qui touche 3 millions d'enfants illustrent une situation sociale qui s'approche du désastre.

Alors que les médias tentent de faire croire que la Grèce est responsable de sa situation financière pour que les Français considèrent normal que ce soit le peuple grec qui éponge cette dette, le reportage de CQFD, comme les chiffres qui concernent la France ou l'Espagne, amènent au contraire à réfléchir aux causes profondes du chômage et de la misère, aux politiques qui aggravent cette situation, poussent de plus en plus de salariés dans la précarité sociale et criminalisent ceux qui se retrouvent les plus en difficulté au lieu de les aider à s'en sortir.

C'est bien le modèle économique global, le capitalisme, et les politiques de libéralisation du marché de l'emploi qui provoquent cet effondrement social à la base alors que le nombre de grandes fortunes n'a jamais été aussi élevé dans nos pays.

Encore une fois, l'argent va à l'argent et, pour se protéger des pauvres, les riches poussent les partis politiques du système à criminaliser les pauvres.

C'est bien ce que la droite euroise met en place en multipliant les contrôles à destination des bénéficiaires du RSA ! Comme si la misère était un choix. Comme si être pauvre était un crime.

Solidaire

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À quelques semaines des élections générales britanniques, la coalition conservatrice au pouvoir se targue d’avoir relancé le pays sur les rails de la croissance. Pour qui s’attarde sur son bilan social, en revanche, les louanges sont moins flamboyantes : depuis son arrivée au pouvoir en 2010, on compte environ 100 000 sans-abri supplémentaires dans tout le royaume.

Par Emmanuel Sanséau. {PNG}

Voilà que la responsable du Booth Center, principale association d’aide aux sans-abri de Manchester, décroche enfin le combiné. Et c’est peu dire qu’elle a l’air sous pression. « Non monsieur, je n’ai vraiment pas le temps de vous parler. Je viens de perdre deux volontaires dans mon équipe », souffle-t-elle d’une voix tendue. « On a une centaine de SDF qui attendent tous les matins devant notre porte. On est juste très très occupés. Non, ça va être comme ça pour les prochains mois. Allez voir notre site si vous voulez des informations. Bonne journée. » Attendant une éruption d’humanisme déluré – de celles qu’on voit jaillir des travailleurs sociaux aux grands journaux télévisés – vous vous êtes plutôt senti comme au comptoir d’un commissariat agité. Du coup, vous avez rappelé. « Non monsieur, nous avons une pénurie de personnel, nous n’avons pas le temps. » Combien sont-ils à y travailler ? « Allez sur notre site. CLAC. » Pareil accueil vous sera d’ailleurs réservé à l’association Mustard Tree, Shelter, Barnabus – toutes dévouées aux sans-abri de Manchester. Motif : « débordés. »

Si les gens n’ont pas le temps de parler, les chiffres se montrent plus bavards. Selon le dernier rapport consacré aux inégalités sociales dans l’agglomération de Manchester (publié en 2013), 600 000 de ses résidents « ressentent les effets d’une extrême pauvreté ». C’est deux fois la population de Nantes, plus d’un quart de l’aire urbaine du Grand Manchester. Parmi ceux-ci, les « gens qui se lèvent tôt et travaillent dur » pourtant flattés par les élites politiques, se trouvent en première ligne : tandis que le prix de l’immobilier mancunien, sous les effets de la gentrification, augmente plus vite qu’à Londres, les mesures de flexibilisation de l’emploi ont précipité des familles entières dans la « faim, l’isolement, la peur et la frustration. » Un peu plus tard, en décembre 2014, on apprenait que 5 000 personnes avaient fait appel au « service-sans-abri » de la municipalité. Le rapport aurait dû faire l’effet d’une bombe. On n’entendit qu’un pétard mouillé.

À l’État social déjà sévèrement amputé par trente ans de consensus néolibéral, David Cameron avait prétendu substituer une déclinaison moins agressive du projet conservateur, la « Big Society » : une communauté de bénévoles, citoyens modèles devenus philanthropes par la grâce d’un pouvoir décentralisé. Et la responsabilité individuelle de prévaloir encore un peu plus sur ce qu’il restait de « mamma étatique. » Agitant depuis 2010 l’épouvantail du déficit public pour légitimer des « décisions difficiles », la coalition a sorti la hache austéritaire avec une vigueur thatchérienne, privant de 35 milliards de livres les dépenses publiques pour ne laisser entrevoir qu’un État réduit à ses fonctions vitales. Puisque les « classes dangereuses » semblent avoir cessé d’inquiéter les élites politiques, c’est à la voiture-balais de la charité qu’est confiée la gestion des indigents, désormais perçus comme définitivement résignés. La voilà, la « big Society » : en 2010, 40 000 britanniques avaient eu recours au Trussel Trust, principale banque alimentaire du pays. Aujourd’hui, ils sont 900 000. La fondation Joseph Rowntree estime le nombre de sans-abri à 280 000 personnes dans tout le royaume, en hausse de 30% depuis ces cinq dernières années.

« Chez moi, c’est là. »

« Mon pote, t’imagines même pas à quelle vitesse tu peux te retrouver à ma place. » Jason a la voix enrouée et plus vraiment de dents. Voilà 8 heures qu’il a pris poste entre deux guichets de banque à Piccadilly Gardens, au cœur de Manchester. Sur le trottoir. « Tu prends une mauvaise décision au mauvais moment et, bam ! tout fout le camp. Moi, j’avais acheté un appart’ avec ma copine. Ça n’a pas duré longtemps. Quand elle m’a quitté, je me suis retrouvé à la rue et sans thunes. Ça fait six mois que je fais la manche. J’ai été un peu partout, au Pays de Galles, à Bristol, et là je suis de retour à Manchester, chez moi. » En face de lui, un tramway décharge un flot de costumes trois pièces impeccables.

« Une pièce monsieur ? Bonne journée monsieur. » Les passants filent à vive allure, personne ne semble l’avoir remarqué. L’État ? « Non, je compte certainement pas dessus. J’ai un ami qui m’accueille chez lui pour dormir, il faut seulement que je lui paie à boire en échange. Et les gens du conseil (municipal de Manchester, ndlr) qui doivent gérer les SDF, ils peuvent nous faire une place dans un dortoir seulement quand ils nous trouvent là, à agoniser sur le trottoir en pleine nuit. Alors moi, au lieu de dormir chez mon pote, il faudrait que je zone ici, à attendre que l’un d’entre-eux me trouve. C’est assez dangereux la nuit. Alors je compte pas sur eux. Tu vois ce que je veux dire ? » Mais qu’importe, Jason est de bonne humeur. Il a trouvé un job d’une semaine à compter du lundi suivant. « Je suis ébéniste. Je pose des joints, je visse des trucs et tout. Après ça, je sais pas. Tu vois ce que je veux dire ? »

À quelques encablures de là, John s’est agenouillé devant une enseigne de Mc Donald’s, avec une serviette Disney sur les épaules, des chaussures arrachées et un nez à moitié cassé. Quoiqu’en se rapprochant, il semblerait plutôt qu’il lui manque un bout de nez. « Je vais te dire ce qui m’est arrivé. Je suis sorti de prison il y a deux mois et, depuis ça, je me retrouve sans maison, sans argent, sans rien. Chez moi, c’est là. » Sur le trottoir de la rue d’Oxford, dégueulassé par des emballages de Big Mac. « Moi, je suis irlandais. Et ici, si t’as pas un passeport anglais, les gens de la commune peuvent pas t’aider. Ils n’en ont rien à foutre de moi. » Et les avatars de la « Big Society » ? « Ouais, je suis allé voir quelques associations au début mais ils te disent : “revenez plus tard, revenez plus tard, revenez plus tard.” Ils avaient tous l’air débordés. Alors au bout d’un moment, tu reviens pas. Là, j’essaie d’économiser pour aller dans une auberge de jeunesse pour la nuit. Il faut que je prenne une douche, que je dorme dans un vrai lit pour une fois. Ça coûte 20 livres. 20 livres ! T’imagines ? »

Violence de l’État post-social

Brutal, l’État l’est d’autant plus par la violence qu’il déploie à l’encontre des premières victimes de son délitement. Tandis que les sanctions accrues à l’encontre des chômeurs et des « assistés » ont privé d’allocations sociales deux millions de familles depuis 2013 (selon le syndicat Unite), son ignorance des indigents est soigneusement matérialisée par la rigueur budgétaire… et la loi.

Nathan, par exemple, est trop vieux pour que le « service sans-abri » de Manchester lui vienne en aide. Le gars a 19 piges. À moins d’être mineur, enceinte ou en situation d’urgence, la municipalité est déchargée de toute responsabilité légale. « Il faut régulièrement remplir un dossier en ligne pour leur demander de l’aide. Ils peuvent te proposer une piaule pas trop chère. Mais c’est toujours la même réponse : je suis pas sur la liste prioritaire, alors il faut attendre qu’une place se libère. Ça fait deux mois que j’attends. » Deux semaines plus tôt, on apprenait que le conseil municipal, dirigé par les travaillistes, approuvait une coupe budgétaire de 50 millions de livres (environ 68 millions d’euros). Cette année, son « service sans-abri » devra ainsi en économiser 3 millions. Selon la fondation Joseph Rowntree, l’ensemble des services du royaume ont vu leurs budgets se réduire de 26 % depuis 2010.

« J’ai quitté l’école à 16 ans et j’ai enchaîné les contrats d’apprentissage, poursuit Nathan. À la fin de l’année dernière, je me suis fait dégager de mon stage. Après ça, j’ai galéré à trouver un job. Ensuite, mon oncle m’a dégagé de chez lui. Et là, je viens de me faire dégager par un flic », parce que le patron de l’hôtel Premier Inn au flanc duquel il s’était campé en avait décidé ainsi. Du coup, il lit le journal à l’arrière dudit hôtel et n’est pas peu fier de parler politique. « C’est clair que Cameron a augmenté le fossé entre ceux qui n’ont rien et ceux qui ont beaucoup. La vie coûte de plus en plus cher, les salaires ne sont pas suffisants… Tu vois pas le piège, mais une fois que t’es dedans c’est mission impossible pour en sortir. »

En février dernier, le Premier ministre annonçait que les jeunes sans emploi devront effectuer des travaux communautaires pour continuer à percevoir des allocations chômage (environ 250 livres par mois, soit 345 euros). Quant aux personnes obèses, elles pourraient tout simplement être privées de prestations de maladie si elles « refusent d’être traités. » Rassurez-vous, rien à voir avec un certain darwinisme social, c’est seulement pour éviter qu’ils se laissent « aspirer dans une vie dépendante des aides sociales ». Au téléphone, la responsable du Booth Center commençait à en avoir marre que vous la rappeliez. Juste une question : qu’est-ce que M. Cameron a fait pour les aider ? « Je ne peux pas vous répondre. CLAC. »

Par Emmanuel Sanséau. {PNG} paru dans CQFD n°131 (avril 2015), rubrique Le dossier

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 08:22

Le Parlement grec a monté une commission dont l'objectif était d'étudier la dette grecque, ses origines et sa légalité. Le rapport vient d'être rendu public au parlement grec (la Vouli) en présence d'observateurs internationaux, du PCF notamment.

Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme.

Le rapport sera officiellement publié aujourd'hui vers 16h.

Composé de 9 chapitres, le rapport conclut, sans vraiment beaucoup de surprise, que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse. Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées ; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.

Les résultats sont présentés en neuf chapitres structurés comme suit (traduction du résumé publié en anglais ici) :

1. la dette avant la troïka

Ce chapitre revient sur les analyses de la croissance de la dette publique grecque depuis les années 1980.

Il conclut que l'augmentation de la dette n'est pas le résultat de dépenses publiques excessives, qui sont en fait restées inférieures aux dépenses publiques des autres pays de la zone euro, mais plutôt en raison des taux extrêmement élevés, des dépenses militaires excessives et injustifiées, de la perte de recettes fiscales due à des sorties illicites de capitaux, de la ​​recapitalisation des banques privées, et des déséquilibres internationaux créés par les failles dans la conception de l'Union monétaire elle-même.

L'adoption de l'euro a conduit à une augmentation drastique de la dette privée en Grèce à laquelle les grandes banques privées européennes ainsi que les banques grecques ont été exposées. La crise bancaire a contribué à la crise de la dette souveraine grecque. Le gouvernement de George Papandreou a aidé à présenter les éléments d'une crise bancaire comme une crise de la dette souveraine en 2009 en mettant l'accent et en augmentant le déficit public et la dette.

2. Evolution de la dette publique grecque entre 2010 et 2015

Ce chapitre conclut que le premier accord de prêt de 2010 a principalement visé le sauvetage des banques privées et a permis aux banques de réduire leur exposition aux obligations d'État grecques.

3. la dette publique grecque en 2015

Ce chapitre présente la nature controversée de la dette actuelle de la Grèce, les principales caractéristiques des prêts, qui sont analysés plus en profondeur dans le chapitre 8.

4. Mécanisme de la dette en Grèce

Ce chapitre révèle les mécanismes des accords qui ont été mis en œuvre depuis mai 2010. Ils ont créé une quantité importante de nouvelle dette, tout en générant des coûts abusifs ainsi que l'approfondissement de la crise. Les mécanismes révèlent que la majorité des fonds empruntés ont été transférés directement aux institutions financières. Plutôt que de bénéficier à la Grèce, ils ont accéléré le processus de privatisation, par l'utilisation d'instruments financiers.

5. conditionnalités contre la durabilité

Ce chapitre présente comment les créanciers ont imposé des conditions intrusives attachés aux accords de prêt, ce qui a conduit directement à l'impossibilité économique et à l'insoutenabilité de la dette. Ces conditions, sur lesquelles les créanciers insistent encore, ont non seulement contribué à la baisse du PIB, mais aussi à un emprunt public plus élevé, faisant la dette de la Grèce plus insoutenable encore, mais a également provoqué des changements dramatiques dans la société, et a provoqué une crise humanitaire. La dette publique de la Grèce peut être considérée comme tout à fait insoutenable à l'heure actuelle.

6. Impact des "programmes de sauvetage" sur les droits de l'homme

Ce chapitre conclut que les mesures mises en œuvre dans le cadre des "plans de sauvetage" ont directement affecté les conditions de vie des personnes et ont violé les droits de l'homme, que la Grèce et ses partenaires sont tenus de respecter, de protéger et de promouvoir en vertu du droit national et international. Les ajustements drastiques imposés à l'économie grecque et à la société dans son ensemble ont provoqué une détérioration rapide du niveau de vie, et restent incompatibles avec la justice sociale, la cohésion sociale, la démocratie et les droits humains.

7. les questions juridiques entourant les protocoles d'entente et de prêt

Ce chapitre soutient qu'il y a eu violation des droits de l'homme de la part de la Grèce elle-même et des prêteurs que sont les États membres de la zone euro, la Commission européenne, le Parlement Européen, la Banque Centrale et le Fonds monétaire International, qui ont imposé ces mesures à la Grèce.

Tous ces acteurs ont échoué à évaluer les violations des droits de l'homme comme un résultat des politiques qu'ils ont obligés de poursuivre, et ont aussi directement violé la Constitution grecque en dépouillant efficacement la Grèce de la plupart de ses droits souverains. Les accords contiennent des clauses abusives, qui contraignent la Grèce à capituler sur des aspects importants de sa souveraineté. Ceci est imprimé dans le choix de la loi anglaise comme régissant le droit pour ces accords, ce qui a facilité le contournement de la Constitution grecque et les obligations internationales des droits de l'homme.

Il y a plusieurs indications qui montrent que les parties contractantes ont agi de mauvaise foi, ce qui rendent ces accords invalides.

8. évaluation des dettes illégitimes, odieuses, illégale et non-viables

Ce chapitre fournit une évaluation de la dette publique grecque selon les définitions relatives à la dette odieuse, illégitime, illégale et non viable adoptées par le Comité.

Ce chapitre conclut que la dette publique grecque, en date de juin 2015 est insoutenable, puisque la Grèce est actuellement incapable de rembourser sa dette sans compromettre gravement sa capacité à remplir ses obligations de base des droits humains.

En outre, pour chaque créancier, le rapport fournit des preuves de cas indicatifs de dettes illégales, illégitimes et odieuses.

Dette envers le FMI : Elle doit être considérée comme illégale puisque qu'elle a violé les propres statuts du FMI, et ses conditions enfreignaient la Constitution grecque, le droit international coutumier, et les traités auxquels la Grèce est partie. Elle est également illégitime, puisque les conditions incluses empiétaient sur les obligations en matière de droits de l'homme. Enfin, elle est odieuse puisque le FMI savait que les mesures imposées étaient antidémocratiques, inefficaces, et conduiraient à de graves violations des droits socio-économiques.

Dettes envers la BCE: Elles doivent être considérées comme illégales car la BCE a sur-intensifié son mandat en imposant l'application des programmes d'ajustement macro-économiques (par exemple la déréglementation du marché du travail) par l'intermédiaire de sa participation à la Troïka. Les dettes envers la BCE sont également illégitimes et odieuses, puisque la principale raison d'être du programme était de servir les intérêts des institutions financières, permettant aux grandes banques privées européennes et grecques de se débarrasser de leurs obligations grecques.

9. les fondations juridiques pour la répudiation et la suspension de la dette souveraine grecque

Ce chapitre présente les options concernant l'annulation de la dette, et en particulier les conditions dans lesquelles un Etat souverain peut exercer le droit de répudiation ou la suspension du paiement de la dette en vertu du droit international.

Plusieurs arguments juridiques permettent à un Etat de répudier unilatéralement sa dette illégale, odieuse et illégitime. Dans le cas de la Grèce, un tel acte unilatéral peut être fondée sur les arguments suivants :

- la mauvaise foi des créanciers qui ont poussé la Grèce à violer la loi nationale et les obligations internationales relatives aux droits de l'homme ;

- la prééminence des droits humains sur les accords tels que ceux signés par les gouvernements précédents avec les créanciers ou la troïka ;

- la coercition ;

- les clauses abusives qui violent de manière flagrante la souveraineté grecque et violent la Constitution ;

- et enfin, le droit reconnu en droit international à un Etat de prendre des contre-mesures contre les actes illégaux commis par ses créanciers, qui endommagent délibérément sa souveraineté budgétaire, l'obligent à assumer la dette odieuse, illégale et illégitime, violent l'autodétermination économique et les droits humains fondamentaux.

En ce qui concerne la dette insoutenable, chaque État est légalement en droit d'invoquer la nécessité dans des situations exceptionnelles afin de sauvegarder les intérêts essentiels menacés par un péril grave et imminent.

Dans une telle situation, l'Etat pourra être dispensé de l'accomplissement de ces obligations internationales qui augmentent le péril, comme cela est le cas avec les contrats de prêts en suspens. Enfin, les Etats ont le droit de se déclarer unilatéralement insolvable quand le service de leur dette est insoutenable, dans ce cas, ils ne commettent aucun acte illicite et donc n'en portent pas la responsabilité.

La dignité des personnes vaut plus qu'une dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable.

Ayant achevé son enquête préliminaire, le Comité estime que la Grèce a été et est la victime d'une attaque préméditée et organisée par le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale Européenne, et la Commission Européenne. Cette mission violente, illégale et immorale était exclusivement destinée à transférer la dette privée sur le secteur public.

En mettant ce rapport préliminaire à la disposition des autorités grecques et du peuple grec, le Comité estime avoir rempli la première partie de sa mission telle que définie dans la décision du président du Parlement du 4 Avril 2015.

La commission espère que le rapport sera un outil utile pour ceux qui veulent sortir de la logique destructrice de l'austérité et défendre ce qui est aujourd'hui mis en péril : les droits humains, la démocratie, la dignité des peuples, et l'avenir des générations futures.

http://www.okeanews.fr/20150617-la-dette-grecque-illegale-illegitime-et-odieuse-selon-le-rapport-preliminaire-du-comite-sur-la-dette

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 08:22

Un monde multipolaire est-il en train d'émerger autour des BRICS, de la Russie notamment ?

Malgré les responsabilités évidentes du gouvernement de Kiev dans le conflit qui embrase le Donbass, région russophone de l'est de l'Ukraine, et malgré le poids et la présence d'une extrême-droite qui assume sa nostalgie du nazisme au sein du pouvoir ukrainien, l'Europe et les Etats-Unis continuent de sanctionner politiquement et économiquement la Russie.

Cette politique accélère probablement la stratégie russe d'alliance économique avec les pays d'Asie centrale et orientale, anciens membres de l'Union soviétique, ou partenaires économiques puissants comme la Chine.

C'est le cas pour l'article suivant, qui relate les négociations en cours entre la Chine et la Russie pour la livraison de gaz sibérien.

Non seulement cet accord permettrait à la Russie de diversifier sa clientèle mais elle serait un nouveau coup de boutoir à la suprématie du dollar sur les échanges commerciaux mondiaux, les échanges se faisant soit en roubles, soit en yuans.

Pour l'Europe, ce rapprochement de la Russie et de la Chine, comme l'orientation "orientale" de la Russie, est une mauvaise nouvelle à long terme, autant pour les échanges commerciaux que pour la dynamique économique de notre continent, la Russie pouvant servir de locomotive à nos entreprises.

Si la Russie livre beaucoup de gaz à la Chine (et à d'autres pays, à terme), elle finira par en livrer moins... à l'Europe. Cela obligera nos pays à se tourner vers d'autres fournisseurs, plus lointains et, peut-être, plus chers.

Plus généralement, les pays qui composent ce que l'on appelle le groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) développent leur coopération et mettent en marche leur propre banque de développement, concurrente du FMI et indépendante du dollar.

Or, ces pays représentent aujourd'hui un poids démographique majeur et un poids économique puissant et en constant développement ! A elles deux, l'Inde et la Chine pèsent déjà plus de 2 milliards d'habitants et la Chine est en passe de devenir la première économie du monde !

Autant dire que les BRICS et leur Banque de développement menacent l'hégémonie historique des économies européennes et nord-américaines ainsi que la domination du dieu dollar.

C'est un sujet majeur dont ne nous parlent pas nos médias : dommage !

Cette possibilité d'échapper à la sphère étatsunienne motive de nombreux pays asiatiques et certains autres... à l'image de la Grèce, qui pourrait se tourner vers les BRICS comme alternative aux financements du FMI et de l'Union européenne. Un point qu'oublient nos "experts" économiques dans les médias dans leurs exposés tronqués sur la situation de la Grèce.

L'enfermement idéologique de nos élites économiques et politiques dans une vision du monde unipolaire, centré sur les Etats-Unis, le dollar et le modèle ultralibéral, conduit à une confrontation diplomatique et économique avec la Russie.

Le sens de l'Histoire récente montre que rien ne semble empêcher l'émergence d'autres pôles économiques à travers le monde, comme la Chine.

Peut-être faudrait-il changer de stratégie, voire de stratèges, pour permettre à notre pays de bénéficier de cette nouvelle liberté qu'offrirait un monde à nouveau multipolaire et envisager de faire de la France un pays d'échange entre ces pôles plutôt qu'un pion dans une confrontation entre les Etats-Unis, d'un côté, la Russie et la Chine, de l'autre ?

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La Russie et la Chine pourraient utiliser leurs devises nationales pour régler les livraisons de gaz via l'"itinéraire occidental", le contrat d'achat/vente n'étant toutefois pas encore signé.

Le russe Gazprom et le chinois CNPC (China National Petroleum Corporation) pourraient régler les livraisons de gaz via l'"itinéraire occidental" en roubles et en yuans, a annoncé mardi la PDG de Gazprom export Elena Bourmistrova. "Comme le contrat d'achat/vente n'est pas encore signé, la monnaie du financement n'est pas encore choisie. Quoi qu'il en soit, aussi bien Pékin que Moscou sont en négociations avancées sur d'éventuels règlements en yuans et en roubles respectivement", a déclaré Mme Bourmistrova devant les journalistes.

Le 8 mai dernier, Gazprom et CNPC ont signé le contrat fixant les principales conditions des livraisons de gaz naturel russe en Chine via l'"itinéraire occidental". Le document prévoit la livraison en Chine de 30 milliards de mètres cubes de gaz par an, provenant des gisements en Sibérie Occidentale.

Ces livraisons devraient être effectuées grâce au gazoduc Altaï.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:33

Nous reprenons ici un article paru dans "Le Figaro" (Si ! Si !) qui éclaire les lecteurs sur les pratiques criminelles de la plus haute agence de sécurité américaine, la CIA.

Quand des accusations de gazage des Kurdes d'Iraq avaient été lancées ou quand on parle de largage de barils d'essences sur des quartiers civils en Syrie, c'est toujours le chef de l'Etat qui est accusé par l'Occident : Saddam Hussein pour l'Iraq, Bachar El Assad pour la Syrie.

Curieusement, quand c'est un pays du camp occidental qui est en cause, en l'occurrence les Etats-Unis, les chefs d'Etat et les gouvernements sont toujours mis hors de cause ! Il s'agit à chaque fois de dérives et il suffit que les responsables s'excusent pour que la faute soit pardonnée !

Ainsi en est-il des crimes déjà connus commis à Guantanamo, Abou Graïb ou Baghram par les Etats-Unis. Ainsi en est-il également des massacres de civils palestiniens par Israël lors des dernières campagnes meurtrières menées par ce pays contre Gaza ("Plomb durci",...).

Ainsi en est-il de ce rapport concernant les expérimentations médicales sur des prisonniers, pratique ignoble et inhumaine que l'on associe habituellement aux nazis et au docteur Mengele de sinistre mémoire.

Mais puisque c'est pour défendre la démocratie qu'on vous dit !...

Solidaire

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L'Agence centrale du renseignement américain a chargé son directeur «d'approuver, modifier ou désapprouver toutes les propositions concernant la recherche sur des sujets humains», selon un document consulté par The Guardian. Des directives qui seraient encore valides.

De nouvelles révélations secouent la CIA.

L'agence centrale du renseignement Américain (CIA) aurait mis en place des directives explicites concernant des expérimentations médicales sur des humains, des traitements qui auraient eu lieu avant, pendant et après le 11 septembre 2001, indique The Guardian.

Le quotidien britannique tient ces informations d'un document exclusif de l'Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU), une association à but non lucratif américaine basée à New York. Ces révélations ont été obtenues grâce à la loi Freedom of Information Act, une loi américaine qui oblige les agences fédérales à transmettre leurs documents. Le document a été créé en 1987 mais il a été mis à jour au fil des années et il reste valide aujourd'hui, indique le quotidien britannique.

Des révélations similaires avaient déjà fait trembler la CIA en 2014, lors de la publication par le Comité de renseignement du Sénat des Etats-Unis d'un rapport dévoilant des abus de la CIA sous la présidence de George W. Bush.

Mais la nouveauté, dans ce document consulté par le Guardian, c'est qu'il est clairement mentionné que le directeur de la CIA a le pouvoir «d'approuver, modifier ou désapprouver toutes les propositions concernant la recherche sur des sujets humains». Le directeur aurait ainsi le pouvoir de fixer les limites médicales des traitements infligés aux détenus alors même qu'aucun directeur de la CIA n'a jamais eu aucune compétence médicale.

Les experts interrogés par le Guardian soulignent en outre que ces limites ont déjà été franchies par l'agence fédérale lors d'interrogatoires musclés ou pendant la détention de prisonniers après le 11 septembre 2001.

Des tortures sous contrôle médical

La présence de personnel médical lors de ces interrogatoires n'est pas de nature à rassurer les experts, comme en atteste celui d'Abu Zubaydah. Ce dernier est connu pour avoir subi des «techniques d'interrogatoires abusives, comme par exemple des simulations de noyade. Des sévices qui ont pris fin lorsque ce dernier est devenu inconscient avec des bulles qui sortaient de sa bouche grande ouverte, il a alors été ranimé par le personnel médical de la CIA, ce qui a plus tard été qualifié de torture», indique le quotidien.

Ces «tortures» ont ainsi été conduites avec l'assentiment du personnel médical. Un médecin a même admis que Zubaydah «paraissait très résistant à la simluation de noyade. Il a vomi plusieurs fois durant la séance, des grains de riz et des haricots. Il n'avait pourtant pas mangé 10 heures avant, ce qui est surprenant et même perturbant. Nous envisageons de le nourrir maintenant. Nous vous rendrons compte de la prochaine session de simulation de noyade», note le docteur.

Un autre médecin avait indiqué en objet d'un mail: «des températures basses acceptables».

Tout le monde a admis que pour mener de telles expérimentations médicales, la CIA aurait dû avoir le consentement des détenus, ce qu'elle n'avait pas. «Il y avait un fossé entre les règles et les interrogatoires réellement menés», explique un membre de la CIA au journal.

Un rapport retentissant rendu public en décembre 2014, avait déjà révélé que l‘agence d'espionnage a torturé des détenus après les attentats du 11 septembre 2001 plus brutalement qu'elle ne l'avait reconnu. Mais les conclusions de ce rapport, transférées au ministère de la Justice, n'ont jamais été suivies d'effet.

http://www.lefigaro.fr/international/2015/06/16/01003-20150616ARTFIG00428-torture-la-cia-accusee-d-experimentations-medicales-sur-des-humains.php

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 13:56

La bureaucratie européenne tient le pouvoir à Bruxelles et souhaite imposer un traité de libre échange avec l'Amérique du Nord sans que les peuples européens ni même leurs députés ne soient consultés.

Quoi que l'on pense de la Russie, de l'Iran ou du Qatar, peut-on se dire en démocratie chez nous quand des accords majeurs qui concernent l'avenir économique de notre continent sont négociés et validés par des technocrates inconnus du grand public ?

C'est pourtant le cas avec le TAFTA, l'accord commercial transatlantique, négocié en grand secret depuis des mois par les Etats-Unis, le Canada et l'Union européenne.

Un accord négocié tellement secrètement que même les eurodéputés n'y ont accès que dans une salle surveillée et n'ont pas le droit d'en avoir un exemplaire ! Encore plus secret que la zone 51 de Roswell donc !

Pourtant, cet accord risque d'entraîner l'explosion des frontières économiques au niveau transatlantique, faisant sauter les verrous sociaux, mais aussi les règles des marchés publics ou les obligations sanitaires et écologiques !

On comprend mieux pourquoi ceux qui posent les explosifs, les technocrates, ne veulent pas être dérangés durant ce futur dynamitage ! On comprend aussi que nos dirigeants européens font silence sur ce dossier, pour éviter que les peuples ne posent des questions et qu'on leur reproche une quelconque complicité dans ce crime économique en préparation.

Un nombre important de forces cherchent malgré tout à alerter le peuple en France, forces politiques, comme le PCF ou le Front de Gauche, syndicats, comme la CGT ou la Confédération paysanne, ou associations, comme ATTAC. Sans grand succès jusqu'à présent en dehors des cercles militants.

Encore une fois, nos médias jouent le rôle de chiens de garde du système économique, comme ils l'ont fait durant la campagne sur le référendum du Traité Constitutionnel Européen. Cette fois-ci, plutôt que défendre ostensiblement le camp des partisans du TAFTA, la stratégie est plutôt au silence : s'il n'y a pas de débat, il ne peut y avoir d'opposition au traité ! Logique !

Alors, comment faire sortir du néant médiatique cet accord secret, rédigé en langage de technocrates, et dont une immense majorité de Français n'a jamais entendu parler, en sous-estimant logiquement le danger ?

C'est tout le souci des opposants à cet accord, communistes en tête !

Par cet article, sur ce blog, vous voilà au moins alertés de son existence !

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Si vous souhaitez en savoir plus, tapez TAFTA sur votre moteur de recherche !

Un lien parmi d'autres sur l'aspect opaque de ces négociations avec cet article de ReporTerre.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 13:18

Les rares informations distillées par nos médias concernant la Grèce semblent montrer un gouvernement grec en passe de céder aux exigences du triumvirat libéral : Europe, Banque Centrale, FMI. Ce que l'on nous présente comme "un retour au réalisme face à la démagogie".

Sauf que la réalité est toute autre et que le gouvernement grec refuse de céder sur ses basiques : services public, droit du travail, salaires.

Les négociations semblent donc dans l'impasse mais des signes de recul se font jour chez les créanciers de la Grèce.

L'argent versé par l'Europe ne servira plus à rembourser les banquiers européens.

Solidaire

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Par Jacques Sapir, 12 juin 2015

L’Eurogroupe serait-il en train de se faire à l’idée de la possibilité d’un défaut grec ?

Des informations, en provenance de Reuters[1], semblent le confirmer. Une réunion d’expert qui s’est tenu à Bratislava le jeudi 11 juin aurait pour la première fois explicitement évoqué la possibilité que, faute d’un accord, la Grèce puisse faire défaut.

Ces informations confirment aussi que même si certains gouvernements ont travaillé depuis plusieurs mois sur cette hypothèse, c’est la première fois que l’Eurogroupe a abordé cette question.

Les conséquences d’un défaut.

Un défaut de la part de la Grèce impliquerait non seulement la dévalorisation radicale des créances grecques détenues à titre bilatéral par différents Etats de la zone Euro ou détenues par le MES, mais aussi l’impossibilité d’user de ces titres comme collatéral dans le cadre du mécanisme d’aide d’urgence à la liquidité (ELA) mis sur pied par la Banque Centrale Européenne. Le défaut entraînerait la suspension immédiate de l’ELA et obligerait le gouvernement grec à user d’instruments monétaires constituant une proto-monnaie, instruments qui en quelques semaines deviendraient une monnaie alternative. Notons que, dans ce scénario le gouvernement grec est obligé de créer ces instruments et qu’il peut prétendre que c’est contraint et forcé par l’attitude de la BCE qu’il le fait. Ouvertement, le gouvernement grec pourrait continuer à prétendre qu’il entend rester au sein de la zone Euro, tout en mettant sur pied le processus qui dans les faits aboutira à la recréation de la Drachme. Le gouvernement grec pourrait continuer à prétendre qu’il n’a pas voulu ce défaut et cette sortie de l’Euro, tout en préparant à encaisser les bénéfices de ces événements. Et ces bénéfices sont bien plus importants que ce que l’on pense et que l’on dit.

Les bénéfices d’un défaut.

Les conséquences de ce défaut seraient nettement plus importantes sur les partenaires de la Grèce que pour la Grèce elle-même. Des sommes importantes sont sorties de Grèce depuis le mois de février. On estime qu’il y a aujourd’hui plus de 30 milliards d’euros qui sont sortis depuis le mois de février et qui sont détenus par des acteurs grecs sur des comptes à l’étranger. Une fois la Drachme créée, ces sommes reviendrait en Grèce, et compte tenu de la dépréciation de la Drachme par rapport à l’Euro, les acteurs (entreprises et ménages) qui ont fait sortir ces liquidités gagneraient en pouvoir d’achat en Grèce. On peut penser que le gouvernement grec pourrait alors établir un contrôle des changes et prélever une faible taxe (5%) sur ces retours, ce qui permettrait aux ménages et entreprises de légaliser une partie de leurs avoirs, tout en donnant un gouvernement grec des moyens financiers supplémentaires pour compenser la partie de la population qui n’a pu faire sortir des liquidités. Ce « retour » de l’argent détenu à l’extérieur pourrait bien être l’équivalent de ce que le gouvernement grec a demandé à l’Union européenne, soit un plan d’investissement. Compte tenu de l’amélioration de la compétitivité des exportations grecques du fait de la dépréciation de la Drachme, l’effet positif de ce mécanisme pourrait bien être important.

Bien entendu, la Grèce devra faire face à un choc d’inflation importé. Mais, pour une dépréciation de 30% de la Drachme par rapport à l’Euro, ce choc ne devrait pas excéder le 6% à 8% la première année, et certainement moins (4% à 6%) la seconde année. Par contre, les effets positifs sur l’économie (et sur le secteur touristique en particulier) pourraient être très importants.

Le coût d’un défaut pour les partenaires de la Grèce.

Pour les partenaires de la Grèce, par contre, non seulement faudra-t-il gérer les conséquences économique d’un défaut (ce qui impliquera une nouvelle action de la BCE) mais ce sont surtout les conséquences financières et politiques qui poseront problèmes. D’un point de vue strictement financier, la réalité d’un défaut dans la zone Euro lancera un mouvement spéculatif et l’on cherchera à deviner quel sera le prochain pays qui sera le « maillon faible ». D’ores et déjà on constate que les bons du Trésor portugais, italiens et espagnols voient leurs taux monter rapidement. Mais, c’est surtout politiquement que le choc sera le plus important. Toutes les fadaises et les stupidités crasses sur « cela ne peut pas arriver » ayant été démentie se posera immédiatement le problème de l’Euro. Bien entendu, les gouvernements tenteront de limiter ce choc politique. Mais, s’il y a bien une chose que nous apprend la crise financière russe d’août 1998, c’est que les conséquences politiques d’un événement dont tout le monde pensait qu’il était impossible sont dévastateurs pour l’idéologie qui a proclamée la soi-disant impossibilité de cet événement.

On assisterait alors à un retournement des représentations politiques (et économiques). C’est très exactement ce qui s’est passé en Russie en août 1998, et c’est ce qui explique la destruction des forces libérales pour la suite.

Il est certain que les responsables européens sont conscients, du moins en partie, de ce problème. Mais, on peut penser que, pris dans la logique de la négociation et de ses détails, ils ont perdu la compréhension de la nature stratégique de la situation présente. Le fait que la question d’un possible défaut grec n’ait été abordée par l’Eurogroupe que hier le démontre. On peut penser que ces responsables, à tous les niveaux, sont désormais confrontés à une situation dont les déterminants leurs échappent.

Il reste le problème du maintien de la Grèce dans l’Union européenne. On sait que les traités assimilent l’Euro à l’UE, même si de nombreux pays de l’UE ne sont pas dans la zone Euro. Mais, formellement, pour décider que la Grèce ne fasse plus partie de l’UE, il faudrait un vote à l’unanimité des 27 (28 – 1) pays de l’UE. Or, il est clair que certains pays, et en particulier Chypre et la Hongrie, se refuseront à voter une exclusion de la Grèce.

Les dirigeants européens feraient bien mieux de sortir de leur autisme et de commencer à réfléchir sur des mécanisme permettant une sortie ordonnée de l’Euro avec le maintien des pays au sein de l’UE, voire – mais c’est sans doute trop leur demander – à réfléchir sur une dissolution de la zone Euro.

Un proverbe grec, celui du « songe trompeur » envoyé par Zeus (Jupiter) décrit bien la situation des dirigeants européens. Sa traduction latine est connue : "Quos vult perdere Jupiter dementat prius" ("Ceux que Jupiter veut perdre, il leur ôte d’abord la raison"). Nous en verrons bientôt une application….

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 09:46

Qui a entendu parler du Tafta en France ?

En dehors de L'Humanité, quel journal national parle de cet accord qui se négocie en grand secret par nos gouvernements et qui va dynamiter toutes les règles du commerce mondial et de la concurrence ?

Pourquoi les Français, ainsi que les autres Européens, ne sont ils pas informés de ce qui se négocie en leur nom ?

Peut-être, comme le dit dans cet article une sénatrice démocrate à propos des citoyens des Etats-Unis, parce que les Européens se révolteraient s'ils connaissaient le contenu de ces négociations ?

Pendant que le gouvernement PS sape le code du travail en France avec la loi Macron, il négocie la mort de notre économie en capitulant auprès des multinationales l'abandon de toute protection sociale, écologique ou industrielle aux importations. Avec la complicité de la droite.

Rien qu'en agroalimentaire, le TAFTA, c'est l'entrée en France du bœuf aux hormones et du poulet lavé à la Javel !

Renseignez-vous ! Ne baissez pas les bras ! Indignez-vous et rejetez ces forces politiques soumises aux trusts libéraux comme les Grecs et les Espagnols l'ont fait !

Solidaire

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C’est une chasse au trésor des temps modernes, à l’époque néolibérale.

Beaucoup moins romanesque qu’autrefois mais toute autant rémunératrice qu’une quête aux manuscrits anciens : 100 000 dollars (89 700 euros). C’est la récompense qu’offre le site WikiLeaks à qui révèlera le « secret le mieux gardé des États-Unis » : les détails de l’accord de partenariat transpacifique (TPP).

Ce projet d’accord commercial international est en train d’être négocié dans la plus grande discrétion entre une douzaine d’États situés sur les deux rives du Pacifique, dont les États-Unis, le Canada, le Mexique, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon. « Cet accord contient 29 chapitres, dont 26 restent secrets », explique WikiLeaks, qui en a déjà révélé trois.

Une opacité similaire entoure les négociations sur l’accord sur le commerce des services (Tisa) et le traité de libre-échange transatlantique (Tafta) cette fois entre l’Europe et les États-Unis.

Selon WikiLeaks, le TPP couvre 40 % du PIB mondial ce qui en fait « le plus grand accord de ce type dans l’histoire ». « Le traité vise à créer un nouveau régime juridique international qui permettra à des multinationales de contourner les tribunaux nationaux, de se soustraire à la protection de l’environnement, de surveiller Internet pour le compte des fournisseurs de contenus, de restreindre la disponibilité des médicaments génériques abordables et de limiter drastiquement la souveraineté législative de chaque pays », précise le site. Qui rappelle les propos de la sénatrice américaine Elizabeth Warren (Parti démocrate) : « [ils] ne peuvent pas rendre cette négociation publique car si les Américains voyaient ce qu’il y avait dedans, il y seraient opposés ».

Une campagne de financement participatif vient d’être lancée.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, plus d’un tiers de la somme a déjà été récoltée, selon le site de l’organisation. « L’heure de la transparence a sonné pour le TPP. Stop aux secrets. Stop aux excuses », écrit Julian Assange, cofondateur de WikiLeaks, qui s’est notamment illustré en révélant des milliers de documents relatifs aux modes opératoires de l’armée américaine en Irak.

Problème : la personne qui révèlera l’accord devra probablement fuir et demander l’asile dans un pays qui ne lui reprochera pas d’avoir rendu public un tel document, comme d’autres lanceurs d’alerte.

Notre dossier : Traités de libre-échange : les multinationales contre la démocratie SOURCE : »» http://www.bastamag.net/Traite-transpacifique-100-000-dollars-de-recom...

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 10:18

15 000 djihadistes ont rejoint ces derniers temps les rangs de DAESH en passant par la Turquie.

Cette semaine, le gouvernement syrien a abandonné des territoires au profit de DAESH, préférant replier son armée autour de Damas pour protéger les zones urbaines. Des djihadistes étrangers sont récemment venus rejoindre l'Etat Islamique sur le front de Damas en arrivant, avec armes et bagages, de la Turquie.

Depuis des mois, le gouvernement islamo-conservateur de Erdogan et son parti, l'AKP, soutiennent les rébellions islamistes de Syrie : frontières poreuses aux allées et venues des djihadistes étrangers et de leurs armes, bombardements de troupes syriennes près de la frontière turque, refus durant des semaines de laisser passer des renforts vers l'enclave kurde de Kobané, proposition de zone d'exclusion aérienne en Syrie au profit des rebelles,... les faits parlent d'eux-mêmes.

Les élections législatives qui viennent de se dérouler en Turquie vont-elles changer la donne ?

Avec un profond recul, qui le prive de majorité au Parlement, l'AKP va devoir faire des alliances. Avec 41 % des voix et 258 sièges, l'AKP perd près de 10 points et 69 élus ! Or, avec 550 députés au Parlement, il faut 276 élus pour être majoritaire.

L'AKP devra trouver des soutiens chez les nationalistes du MHP (16 % des voix et 81 députés), ou auprès de la gauche laïque du CHP (25 % des voix, 132 députés). La dernière hypothèse est fort peu probable.

Dans tous les cas, des concessions vont devoir être faites et les inquiétudes concernant la poussée de l'islamisme radicale aux portes de la Turquie vont peser, notamment dans les zones frontalières de la Syrie où la présence de bases arrières islamistes inquiètent nombre d'habitants.

Par ailleurs, l'entrée d'un parti kurde au Parlement est historique pour plusieurs raisons.

Historique car c'est officiellement en tant que parti kurde que le HDP entre au Parlement. Ses 25 élus sortants avaient été élus sous l'étiquette "indépendant" la fois précédente.

Historique par l'ampleur du succès : 13,5 % des voix et 79 députés.

Historique car le score du HDP ne tient pas qu'au seul vote kurde mais au soutien dont a bénéficié ce parti de la part d'électeurs turcs partout dans le pays.

Son programme, particulièrement progressiste et laïc a convaincu des centaines de milliers d'électeurs, inquiets de l'autoritarisme et des politiques antisociales du premier ministre et de son gouvernement. Des conflits sociaux ont fait l'actualité ces dernières semaines en Turquie, notamment une longue mobilisation dans le secteur automobile.

Enfin, dans un pays de tradition laïque, l'intrusion du religieux dans les affaires de l'Etat et la position turque sur le conflit syrien a également pesé.

Dès lors, sans majorité absolue, l'AKP et son premier ministre vont devoir transiger avec d'autres forces.

Pas sûr que l'actuelle politique turque en faveur des rebelles islamistes en Syrie ne souffre pas de cette nouvelle situation.

C'est tout ce qu'on peut espérer pour le peuple syrien et pour la tranquillité de la Région.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 08:23

6 milliards de dollars, c'est ce que les multinationales ont volé à l'Afrique en 2014.

L'ONG OXFAM vient de publier ce chiffre édifiant alors que s'amorce une rencontre entre les pays riches, ceux du G7, et l'Afrique.

En une seule année, les multinationales ont fraudé 6 milliards d'euros aux pays africains par le biais de l'évasion fiscale.

6 milliards d'euros, c'est 3 fois ce qu'il faudrait aux pays d'Afrique touchés par la fièvre Ebola pour mettre en place un système de santé efficace. Cela donne une idée de l'ampleur du pillage !

Mais cette somme, c'est aussi autant d'argent qui ne profite pas au développement des pays concernés, que ce soit sous forme collective, via les impôts et les infrastructures publiques qui pourraient ainsi être financées, ou plus directement, via les salaires et les emplois locaux.

Cette donnée est à mettre en parallèle avec l'aggravation du phénomène d'exode de dizaines de milliers d'Africains de leurs pays vers l'Europe chaque année.

Alors que certains, à droite et à l'extrême-droite, pensent police, armée et fermeture des frontières pour freiner ce mouvement, l'intelligence et l'humanité invitent plutôt à réfléchir et à agir sur les causes de cet exode massif.

Avec les guerres, c'est en premier lieu la misère qui pousse des familles entières et des jeunes à quitter leurs proches et leur pays pour tenter leur chance en Europe, au péril de leurs vies.

Réfléchir simplement fermeture des frontières ne résoudra donc pas le problème !

Les dramatiques événements qui ont fait l'actualité ces dernières semaines devrait amener nos pays à changer leur politique vis-à-vis des pays d'Afrique et, plus généralement, des pays pauvres.

Cela voudrait dire combattre la fraude fiscale des multinationales qui pillent l'Afrique et, également, arrêter de soutenir des gouvernements africains corrompus ou dictatoriaux dont le rôle est uniquement de maintenir cette mainmise des multinationales sur les richesses de leur pays.

Le souci, comme l'a bien illustré Karl Marx, c'est que nos Etats sont au service des intérêts des classes dominantes, donc des multinationales et de leurs actionnaires !

Au lieu de favoriser le développement économique de ces pays et de soutenir une émancipation démocratique des peuples africains, la France, notamment, préfère soutenir ses grands groupes, pétroliers, nucléaires ou de la construction, en particulier, et des chefs d'Etat africains à leur service, quitte parfois à jouer avec le feu comme cela a été le cas en contribuant au renversement de Kadhafi en Libye. On voit aujourd'hui où en est cet ancien pays riche, livré aux gangs de passeurs de clandestins et aux groupes armés, Etat Islamique en tête !

Pour nous, citoyens, il est donc important d'avoir en tête que ces dizaines de milliers de migrants qui risquent leur vie pour rejoindre nos côtes sont avant tout des êtres humains, comme nous, victimes de guerres et d'une misère économique causés par nos propres gouvernants et les appétits financiers de nos grandes entreprises.

Finalement, la résolution du problème des migrants ne se fera pas aux frontières de l'Europe, ni même par l'action humanitaire en Afrique, mais bien chez nous, dans les sphères du pouvoir économique et politique.

Comme pour le chômage, la misère et les reculs sociaux en France, réduire l'immigration économique et humanitaire passe par l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement au service des intérêts populaires et du progrès social, un gouvernement réellement de gauche.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 10:43

De nombreux médias se gargarisent d'une baisse du chômage en Espagne. Réalité ou mensonge ?

A en croire le gouvernement espagnol, le pays aurait vu baisser son nombre de chômeurs de 118 000 au mois de mai. Ce serait officiellement le quatrième mois consécutifs de baisse.

La nouvelle serait extraordinaire pour ce peuple qui souffre depuis déjà quelques années d'une crise sociale énorme causée par l'effondrement de la bulle immobilière dans la foulée de la crise américaine de 2008.

Sauf que ces chiffres sont à prendre avec des pincettes !

Déjà, de 118 000 personnes, la baisse du chômage ne concerne plus que 34 000 travailleurs si on retire les contrats temporaires liés aux nombreuses festivités du mois de mai. Deux tiers de moins.

Le chômage touche encore 4,21 millions de salariés espagnols soit 24 % d'entre eux : près d'un quart des salariés espagnols est au chômage et plus d'un jeune sur deux !

Cette baisse de 34 000 / 118 000 chômeurs est donc relative.

Par ailleurs, d'autres chiffres viennent de tomber dans le pays : ceux de la misère.

22,2 % des Espagnols sont en situation de sombrer dans la pauvreté (1 espagnol sur 5 !) et 6 % des Espagnols est déjà en situation de grande pauvreté.

Les expulsions continuent dans un pays qui a fait de l'accession à la propriété une culture. Ce que Sarkozy voulait imposer en France avant le krach boursier de 2007.

Bref ! Après la déculottée de la droite aux élections municipales et régionales le 25 mai dernier et avec un Parti socialiste espagnol qui continue de sombrer électoralement, les tenants français du modèle libéral, qui possèdent les médias, tentent de désamorcer une éventuelle contagion de la contestation politique et sociale qui touche ce pays.

Après la victoire de Syriza en Grèce, la crainte des hommes des marchés, c'est que l'Espagne bascule à son tour dans le camp de la gauche radicale !

Dénigrer le gouvernement grec (de la gauche radicale) et valoriser le gouvernement espagnol (de droite) sont des moyens naturels d'influencer les Français en continuant de marteler le discours dominant sur l'absence d'alternative aux politiques libérales et d'austérité actuelles.

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