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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 09:54

Le Monde n’aime guère la Chine populaire, c’est connu.

Mais là, la coupe est pleine : le quotidien du soir fait de son éditorial*, un véritable réquisitoire à l’égard de la politique économique de cet Etat.

Le journal dénonce « Les méthodes du Dragon sur le marché mondial », ce qu’il nomme « les mauvaises manières de la Chine »,.

Après avoir insisté sur la « colère qui ne cesse de monter » au Congrès américain, et déploré qu’à Bruxelles, « les Européens (soient) jusque là  bien timides et silencieux sur le sujet », le Monde énumère, «dans l’arsenal d’une concurrence passablement déloyale », « une autre arme utilisée par Pékin  :  les grandes entreprises publiques, étatiques, chinoises ».

Et d’expliquer : « Contrairement à une image qui doit trop à notre occidentalo-centrisme, le capitalisme chinois est moins ‘libéralisé’ qu’on ne le croit. L’une de ses forces de frappe réside dans ses entreprises étatiques. Elles sortent gagnantes de la crise 2008-2009, indiquait, cette semaine, le ministère chinois des finances. BTP, énergie, pétrochimie, téléphonie, aéronautique, dans ces secteurs, l’Etat chinois a favorisé la création de grands groupes publics (…) Là, pas d’appels d’offres, ou alors purement formels : les marchés sont attribués aux groupes chinois. . (…) Là pas de concurrence indue : les firmes étrangères ou chinoises privées sont priées d’aller voir ailleurs…Là, pas d’actionnaires à rémunérer : pour ses entreprises, l’Etat chinois est grand prince ! ».

 

Tel est le diagnostique établi par le Monde des « mauvaises manières » chinoises.

De mauvais esprits pourraient rétorquer que ces « mauvaises manières » permettent à ceux qui les pratiquent, de « jouer gagnant », alors que « le marché libre» et « la concurrence » enfoncent dans la crise et la pauvreté de masse, les Etats, qui en font leur loi.

Le Monde n’en a cure, car, pour lui, assumer sa souveraineté, préférer l’intérêt national au profit privé, ce sont là les perfidies d’un système que le Monde rejette avec effroi.

Mais l’horreur est à son comble, quand le quotidien constate que : « On est ici dans un capitalisme d’Etat contre lequel le capitalisme ‘privé’ ne joue pas à armes égales (…) car qu’ils opèrent à l’abri de la concurrence sur leurs propres marchés, ces grands groupes étatiques chinois ou leurs filiales passent à l’offensive sur les nôtres ».

Qui oserait dire que le Monde ne s’identifie pas au capitalisme privé ?

Le journal concède certes, du bout des lèvres : « On reconnaît que la Chine tire, en partie, l’économie mondiale » et, selon les experts de l’ONU, on lui doit aussi, par ses succès remportés contre la pauvreté, une baisse de la misère dans le monde. Mais, c’est pour conclure : « Mais une fois dans la cour des ‘grands’, il faut jouer selon se règles »

 

Les règles du Capital mondialisé, bien sûr, et du Monde « recapitalisé », en premier lieu.

 

Jean Lévy

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 08:42

Hier, mercredi 29 septembre, l'Espagne a connu son plus important mouvement social de la décennie. Avec 20 % de chômeurs, l'Espagne est en première ligne face à une politique de régression sociale historique menée partout en Europe tantôt par la droite tantôt par les sociaux-démocrates. Jamais le capital, responsable de la crise, n'est remis en cause ! Encore une fois, comme en Grèce ou au Portugal, ce sont les communistes qui tentent d'organiser politiquement la riposte.

L'exemple espagnol doit nous motiver pour réussir un formidable 2 octobre. Pas d'excuses de travail ou de week-end pour cette journée de mobilisation qui vise à protéger notre avenir, notre retraite !

Solidaire


 

Cette grève générale du 29 septembre marque un tournant dans l'organisation de la résistance des travailleurs espagnols à la politique de casse sociale orchestrée par le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero.

C'est la première grève générale convoquée par les deux syndicats majeurs espagnols – l'UGT socialiste et les Commissions Ouvrières (CC.OO) historiquement liées au PCE – depuis l'arrivée au pouvoir des socialistes en 2002 et seulement la septième depuis la chute du franquisme.

Cartel 29S-CCOOElle est l'expression d'un mouvement qui prend une toute autre ampleur que le premier mouvement de grève lancé seulement dans la fonction publique le 8 juin dernier. Une mobilisation d'une autre dimension ne serait-ce que par les taux de grévistes communiqués par les deux syndicats: entre 70 et 75% de grévistes, soit plus de 10 millions de travailleurs espagnols qui ont cessé le travail ce mercredi.  

Par ailleurs, le mouvement bénéficie d'un très large mouvement de sympathie parmi la population espagnole qui soutient le mouvement massivement, ce qui est corroboré par plusieurs sondages publiés dans la semaine, y compris chez ceux qui ne peuvent matériellement la faire.  

La politique de casse sociale du gouvernement Zapatero devient de plus en plus insupportable pour l'ensemble des salariés espagnols, et en particulier les plus modestes: baisse de 5% du salaires des fonctionnaires ; coupes dans les allocations sociales ; gel de toutes les retraites ; recul de l'âge de départ légal à la retraite de 65 à 67 ans sans oublier la nouvelle contre-réforme du marché du travail avec généralisation d'un « CDI précaire » avec procédures de licenciements facilitées, indemnités de licenciement minorées et flexibilité dans les horaires de travail consacrée.  

C'est devant l'existence d'une très forte colère sociale que la grève générale du 29 septembre s'est imposée d'elle-même à des directions syndicales jusqu'ici frileuses à lancer un mot d'ordre appelant à la grève générale.  

Un pays paralysé malgré le service minimum, l'industrie à l'avant-garde de la mobilisation

Un autre phénomène nouveau est la paralysie généralisée causée par le mouvement. Parmi les images marquantes de cette journée de grève : les kiosques sans journaux, les gares vides, les files d'attentes devant les arrêts de bus, les panneaux des aéroports indiquant les vols annulés ou encore les piquets devant les principales unités de production industrielle du pays.

Aucun secteur n'a été épargné.

12846388071732506265 Le Ministre du Travail lui-même, pourtant enclin à minorer l'importance du mouvement, a dû concéder que le pays fonctionnait au ralenti, admettant une baisse de consommation d'électricité comprise entre 16 et 20% dans le pays par rapport à la norme.

Les ouvriers de l'industrie ont été le fer de lance du mouvement, avec des taux frôlant les 100% dans la sidérurgie, les mines, l'automobile de 90 à 95% dans le bâtiment, les cimenteries et le bois. L'industrie espagnole a presque été totalement paralysée durant toute la journée.

Chiffres entre 95 et 100% également dans le secteurs para-industriel de l'énergie et dans le secteur du ramassage d'ordures.

C'est dans les transports que la situation a été la plus tendue. La mobilisation massive de l'ensemble des salariés des entreprises de transport a paralysé le trafic aérien (entre 20 et 40% des vols totaux assurés), le trafic ferroviaire avec 80% des trains à grande vitesse annulés, 75% des trains de banlieue et 100% des trains régionaux ainsi que le fonctionnement du système d'autobus dans les grandes villes qui a cloué la plupart des bus aux dépôts.

C'est dans le métro, et en particulier le métro madrilène, que se concentrait l'essentiel de la bataille symbolique.

sp3-ae11cLe gouvernement socialiste a en effet tenté d'imposer sa loi anti-syndicale du « service minimum » aux grévistes. Si le service minimum a fait son effet, permettant le fonctionnement du réseau métropolitain, 85% des travailleurs de l'entreprise des Transports Madrilènes se sont toutefois mis en grève perturbant fortement le trafic dans la capitale.

Dans la fonction publique, les résultats sont plus mitigés, en-deçà des chiffres de la mobilisation du 8 juin : 44% de grévistes au total pour les fonctionnaires et 60% dans le milieu enseignant.

1 million 500 000 espagnols descendent dans la rue défiant les intimidations policières

Près d'une centaine de rassemblements étaient convoqués par les deux grandes centrales syndicales, ainsi que le PCE. Si elles ont mobilisé de façon inégale, près d'1,5 millions de salariés espagnols ont tout de même défilé dans les principales villes du pays.

fotonoticia 20100929170810 500C'est en Andalousie, bastion du mouvement communiste espagnol, que les concentrations ont été relativement les plus impressionnantes, tout du moins à la mi-journée, et les mieux réparties sur le territoire. Près de 144 000 manifestants dans 12 cortèges, dont 50 000 en Séville, 20 000 à Huelva ou Cordoue, 18 000 à Malaga, 12 000 à Grenade, ont défilé sous des cris de « Zapatero démission ! » et de « Zapatero menteur ! ».

Dans les régions, affluence exceptionnelle à Vigo où près de 70 000 manifestants ont arpenté les rues de la cité galicienne à l'appel des deux syndicats UGT et CC.OO ainsi qu'à Oviedo, capitale des Asturies, terre ouvrière et bastion historique des communistes, avec 100 000 manifestants. Les Asturies ont également été la région avec le plus fort taux de grévistes du pays, 87%.

1285777466 extras ladillos 1 1La manifestation la plus massive de la journée, en région, est celle de Barcelone, où 400 000 manifestants ont remonté le Passeig de Gracia en fin de journée, à l'appel des trois principales centrales syndicales catalanes (CC.OO, UGT et Usoc).

Plus de 500 000 manifestants ont finalement participé au rassemblement qui clôturait cette journée de mobilisation. A Madrid, le cortège est parti à 18h30 de la place des Cibeles pour arriver dans la soirée à la Puerta del Sol, mené par les deux leaders syndicaux, Ignacio Toxo (CC.OO) et Candido Mendez (UGT).

huelga-espana-paro-laboral-historica-nacional-convocatoria-.jpgDe multiples incidents entre la police et les manifestants ont émaillé les cortèges dans plusieurs villes de région, ainsi qu'à Madrid et Barcelone, avant le départ des deux grands cortèges, en début d'après-midi. Plus d'une centaine de manifestants ont été arrêtés, selon les syndicats, par les forces de l'ordre dans tout le pays. De nombreux incidents entre policiers et grévistes ont été signalés devant les dépôts de bus ou à la porte d'entreprises en grève, comme devant l'usine EADS à Getafe, dans la banlieue de Madrid.  

Là où les manifestations se sont déroulées dans le calme, comme en Andalousie, le dispositif policier déployé se révélait impressionnant et intimidant pour les manifestants. Ignacio Toxo, secrétaire-général des CC.OO a déploré les violences policières, pointant du doigt « certaines interventions disproportionnées de la part des forces de l'ordre ».

Ambiguïtés de la ligne des syndicats : durcissement du ton... mais ouverture au « dialogue social » prôné par le gouvernement

  La conférence de presse conjointe des leaders des deux principales centrales syndicales du pays révèle une singulière radicalisation du discours. Tout d'abord, les deux dirigeants syndicaux parlent d'une seule voix pour saluer « un succès incontestable. Un succès de participation et un succès démocratique ».

  Candido Mendez, secrétaire-général de l'UGT socialiste se montre le plus offensif: « Aujourd'hui se manifeste le rejet des politiques imposées par le gouvernement et la disposition à continuer à lutter pour sortir au plus vite de cette crise et réduire le chômage, mais pour cela, sans aucun doute, il est essentiel que se produise un changement de cap dans les politiques vis-à-vis de la réforme du marché du travail, des retraites, des coupes dans les salaires des fonctionnaires, dans l'intention du gouvernement de reculer l'âge de départ à la retraite et dans la révision du budget d'Etat pour 2011 ».

Ignacio Toxo, 604366des CC.OO, syndicat historiquement proche des communistes mais qui a glissé depuis une vingtaine d'année s vers le réformisme, poursuit dans la même voie avec une inclination plus marquée au « dialogue social »: « Cette clameur, cette expression de la démocratie ne peut pas laisser impassible le gouvernement. Le gouvernement doit réagir (…). La réforme du marché du travail est réversible, voilà ce que dit la classe ouvrière de ce pays. Ce que l'on change par une loi, on peut le changer par une autre loi. Nous sommes disposés à négocier, mais à partir de la rectification ».

Derrière le ton qui se durcit nettement de la part des directions syndicales espagnoles, reflet tant de la poussée de la base militante des syndicats que de la colère généralisée parmi les travailleurs d'Espagne,les ambiguïtés de la ligne des directions syndicales espagnoles demeurent.

Les deux syndicats qui ont contribuer à faire passer toutes les réformes néo-libérales de Gonzalez à Zapatero ne ferment pas la porte à l'« appel au dialogue social » lancé par Zapatero. Ils exigent simplement un autre projet de loi, une « rectification » du projet gouvernemental.

Devant le risque de canaliser le mouvement et de le diriger vers une impasse politique, seule la question d'une plus large mobilisation des travailleurs d'Espagne et donc de la grève reconductible et illimitée peut permettre d'en sortir. C'est la question que pose ouvertement le Parti communiste d'Espagne (PCE) dans son communiqué: « Le PCE considère, tout comme les dirigeants syndicaux des CC.OO et de l'UGT, que la grève du 29 septembre est un point de départ pour de nouvelles mobilisations, si l'orgueil de Zapatero l'empêche de voir la forêt de travailleurs qui a rempli les rues des villes de ce pays ».

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 08:58

Le Vénézuela vient de connaître des élections législatives sans problèmes. Pendant ce temps là, le président légal du Honduras est toujours en exil. Pourtant, les médias occidentaux continuent de dénoncer le président vénézuelien mais restent silencieux sur le Honduras.

Ce dimanche, le Vénézuela a renouvelé son Parlement. Avec 66 % de participation, ces élections ont permis à la coalition au pouvoir, autour de Hugo Chavez, d'obtenir 90 sièges sur 165 contre 59 pour la coalition d'opposition (qui va des sociaux-démocrates à l'extrême-droite !), 2 au parti Patrie Pour Tous (ex-allié de Chavez).. Restent 10 sièges non pourvus.

Pas de fraudes, pas de violences durant la campagne.

En février 2009, Hugo Chavez faisait modifier la Constitution par référendum afin de permettre au Président futur de se représenter sans limitation. Une modification qui avait suffi à la presse occidentale de le taxer de dictateur ! Curieux dictateur qui organise des élections démocratiques et laisse la majorité des médias privés aux mains de l'opposition ! !

Pendant ce temps là, le Honduras continue de subir la répression d'un pouvoir mis en place par l'armée et l'église après le renversement du président Zelaya légalement élu lors d'un coup d'Etat. Depuis, mouvements sociaux, partis d'opposition et médias indépendants vivent sous pression. Des dizaines d'opposants ont été retrouvés morts, cinq journalistes ont été assassinés sans que les démocraties occidentales n'ouvrent la bouche, ni même Reporter Sans Frontières ! Dans un pays de moins de 7 millions d'habitants, une pétition de 1,3 millions de signatures exigeant le retour du président constitutionnel a été rédigée sans que le pouvoir n'écoute cette exigence populaire.

En résumé, un pays où les élections sont libres, les médias également et où l'opposition a ses chances. Le Vénézuela.

De l'autre, un pays aux mains de l'armée, où le président légal a été renversé et où les opposants sont muselés quand ils ne sont pas assassinés. Le Honduras.

Et pourtant, c'est le Vénézuela que les médias français s'évertuent à dévalorise !

N'écoutant que la voix de leurs maîtres, nos journalistes dénoncent et décrédibilisent les régimes et les dirigeants politiques qui s'attaquent au capitalisme et défendent ceux qui protègent le système.

Où Etat, police et médias sont  au service du système

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 09:10

Qui a dit que le système de santé privé était forcément meilleur que le système public ?

Malgré 50 ans d'embargo, notamment en matière de médicaments et d'équipements médicaux, les médecins américains reconnaissent les qualités du système de santé cubain et... sa rentabilité ! Cuba peut même s'offrir le "luxe" d'avoir été le premier pays du monde a envoyé de l'aide en Haïti lors du tremblement de terre !

Comme quoi, on peut faire simple, efficace et pas chère si la politique de santé vise d'abord la prévention et l'éducation. En ces temps de réformes libérales et de casse de la Sécu et des hôpitaux publics, une leçon à retenir.

Solidaire


 

Communiqué de la Casal Amics de Cuba de Lleida (Catalogne) repris par le site de L'Ernesto (courant marxiste du Parti de la refondation communiste italien)

Traduction AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Un article publié le 30 avril 2010 par des professeurs de l'Ecole de médecine de l'Université de Stanford dans la revue "Science", une des plus prestigieuses dans le monde scientifique, affirme que « malgré l'impact des restrictions sur l'approvisionnement en médicaments et matériel médical, les résultats sanitaires de Cuba sont comparables à ceux des pays développés ».

L'article prend en exemple les politiques et les résultats sanitaires du Cuba issu de la Révolution. Il apparaît qu'en 1983, Cuba produisait plus de 80% de ses médicaments à partir des matières premières chimiques importées d'Union Soviétique et d'Europe et les cas de carence en médicaments étaient rares. Pendant les trente premières années d'embargo, l'espérance de vie a augmenté de 12,2 ans. Mais après l'effondrement de l'Union Soviétique en 1989 et le durcissement de l'embargo avec les lois « Torricelli » en 1992 et « Helms-Burton » en 1996, les conditions pour le développement du système sanitaire cubain ont empiré et plusieurs manifestations épidémiques ont eu lieu, certaines liées à la mal-nutrition.

Mais l'impact des sanctions a une influence seulement relative sur le succès de Cuba dans d'autres aspects de la prestation de soins. En dépit de l'embargo, Cuba a obtenu des résultats dans le domaine de la santé meilleurs que ceux de la majorité des pays latino-américains et comparables à ceux des pays développés. Cuba a l'espérance de vie la plus élevée (78,6 ans), la plus forte densité de médecins (58 pour 10 000 habitants), et le taux de mortalité infantile le plus bas des 33 pays d'Amérique Latine et des Caraïbes.

Et tout cela avec un coût bien plus réduit. En 2006, le gouvernement cubain a investi pour la santé 355 dollars par habitant, 7,1% du Produit intérieur brut (PIB). Le coût annuel des dépenses de santé aux Etats-Unis a été pour la même année de 6 714 par habitant, 15,3% du PIB du pays. Cuba a également dépensé moins pour la santé que la plupart des pays européens.

Cela est du en particulier à l'attention que le système cubain a porté à la prévention pendant l'embargo. Sur le plan de la prévention, Cuba possède un des systèmes sanitaires les plus efficaces du monde. Par l'éducation de la population à la prévention des maladies et à la promotion de la santé, les cubains dépendent beaucoup moins de l'approvisionnement en médicaments dans le maintien de leur état de santé. Tout le contraire de ce qui se passe aux Etats-unis, qui dépendent largement des médicaments et des technologies dans le maintien de la santé de la population, mais pour un coût beaucoup plus élevé.

L'article conclut en conseillant aux Etats-Unis, qui cherchent actuellement à réformer le système de santé, d'apprendre de Cuba une leçon importante concernant le développement d'un système de santé réellement universel et qui donne la priorité à la prévention.

Il faudrait ajouter que de nombreux pays européens pourraient également tirer comme leçon que le système sanitaire public donne de meilleurs résultats que celui privé, même du point de vue financier.

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 08:48

Beau comme l'antique. Aux Etats-Unis, plus les patrons licencient, plus leurs rémunérations augmentent. De l'autre côté, on apprend que près de 50 millions d'Américains ont souffert de malnutrition en 2008, notamment à cause du chômage. Révélateur d'un rêve américain à la diète.

Malnutrition aux Etats-Unis

En pleine crise économique, les Américains sont plutôt pessimistes. Enfin, pas tous. Les patrons, eux, gardent le moral. Avec une prime à ceux qui licencient le plus ! Et ouais... elle n'est pas belle, la vie ? Selon une étude publiée mercredi, les dirigeants des 50 sociétés américaines ayant le plus licencié en 2009 ont touché dans les 12 millions de dollars, soit 42% de plus que les autres (en l'occurrence, les dirigeants du Standard & Poor's 500). Cerise sur le gâteau, l'étude révèle aussi que 72% des firmes ont lancé des plans de licenciements alors que leur bénéfice était en hausse. Le capitalisme enfin moralisé !

What else ?

Ce même mercredi, une étude d'un tout autre genre était publiée dans le Journal of the American Dietetic Association.15% des ménages américains, soit 49 millions d'individus, ont été confrontés à des problèmes de malnutrition au cours de l'année 2008. Donc avant que la crise n'éclate vraiment... Des problèmes "souvent causés par des événements qui mettent à mal le budget du ménage comme la perte d'un emploi, d'allocations ou une naissance" affirme l'étude. Parmi ces affamés, des parents, et notamment des mères, ont souvent dû se priver de nourriture pour s'assurer que leurs enfants en bas âges puissent manger...

La citation du jour : "Le rêve américain, ce n'[est] pas une utopie mais au contraire la politique la plus réaliste qui soit et la meilleure politique pour améliorer le sort de chacun". Nicolas Sarkozy, le 7 novembre 2007, devant le Congrès des États-Unis. No comment.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 09:40

get imgConséquences ultimes de la transition au capitalisme à l'Est ... la santé publique en Roumanie « au bord de l'effondrement »

Traduction AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Un reportage diffusé par la BBC Radio 4, le 12 août dernier, rend compte d'une situation « au bord de l'effondrement » dans le système public de santé en Roumanie, pays où, selon la chaîne britannique, on trouve actuellement le pire système de santé de toute l'Union européenne.

 

La situation s'aggrave de jour en jour en Roumanie avec les réductions budgétaires constantes. Les journalistes britanniques rappellent que le budget consacré au secteur représente à peine 3,6% du Produit Intérieur Brut, moins de la moitié de la part qui y est consacrée en Grande-Bretagne, un tiers de l'Allemagne, et moins que des pays comme la Bulgarie, la Hongrie ou la Pologne.

 

Le manque d'hygiène dans les hôpitaux, la pénurie en médicaments et ressources de base, tout comme la fuite des médecins et des infirmiers à l'étranger mettent chaque jour en danger la vie des patients.

 

Une opération de routine se termine fréquemment par une infection mortelle. La radio raconte ainsi le cas d'un enfant de neuf ans qui est arrivé à l'hôpital avec un bras cassé et qui a fini par en mourir, à cause d'une grave infection.

 

Depuis 2007, raconte la BBC,plus de cinq-mille médecins (un chaque jour) ont quitté le pays à la recherche d'un salaire décent. La même chose se passe avec le personnel infirmier. Le secteur est déjà depuis des mois en lutte contre la réduction de 25% des salaires, une des mesures d'austérité les plus drastiques en vigueur depuis Juin.

 

Cherchant à se dé-responsabiliser de la Santé, le gouvernement a transféré le mois passé aux collectivités locales le contrôle de la majorité des hôpitaux. Mais comme cela était à attendre, cette mesure controversée n'a profité d'aucune manière aux patients.

Article d'Avante, hebdomadaire du PC Portugais, à partir du reportage de la BBC

 

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 09:00

Le 20 juin dernier, le second tour des élections présidentielles en Colombie consacrait Juan Manuel Santos, le favori du président sortant Alvaro Uribe.
Les médias français n'ont que brièvement abordé cette élection, mettant en avant la "popularité" du président sortant et ses "bons" résultats contre la guérilla des FARC ou les narco-trafiquants.

La Colombie et son gouvernement bénéficient d'un traitement partial extrêmement favorable de la part des médias français.

La collusion entre pouvoir, narcotrafiquants, armée et milices d'extrême-droite est pourtant largement dénoncée en Colombie. La violence politique y est omniprésente à l'égard des opposants politiques. Pendant la campagne, plusieurs assassinats politiques ont eu lieu et l'abstention à atteint 51 % au premier tour, de quoi jeter un voile sur la nature réelle de ces élections.

En traitant de manière favorable ces élections, les médias français classent automatiquement la Colombie dans le camp des démocraties certifiées. Ce n'est malheureusement pas le cas dans un pays où des dizaines de milliers de civils sont morts depuis les années 80, du fait de la guerre civile avec les rébellions de gauche, d'une part, mais surtout du fait des commandos d'extrême-droite et des exactions de l'armée. Indigènes protégeant leurs terres, militants syndicaux, militants de gauche sont les cibles préférées des forces au service du gouvernement, du patronat ou des propriétaires terriens. Comme le rappelle l'article qui suit, rien que dans les rangs communistes, ce sont 5 000 militants qui ont disparu en 30 ans en Colombie.

Sur cette question des disparus, plusieurs fosses ont été retrouvées ces derniers mois en Colombie. La plus importante regroupant 3 000 corps ! Ces découvertes ont fait la une des médias internationaux. Des organisations de droits de l'Homme ainsi que des parlementaires européens ont fait le déplacement.

Où étaient les médias français ?

Encore une fois, nos médias se révèlent des instruments de propagande au service de leurs propriétaires, grands groupes privés ou gouvernement. Ils préfèrent couvrir la libération de trois prisonniers politiques cubains, emprisonnés après jugement pour collusion avec les Etats-Unis, que parler des dizaines de milliers de morts causés par le pouvoir politique et économique colombien !

L'article qui suit montre que la responsabilité du gouvernement colombien vient d'être officiellement reconnue dans l'assassinat d'un sénateur communiste. Curieusement (!), les médias français ont également omis d'en parler !

Solidaire


manuelcepedaLa Cour Inter-Américaine des Droits de l'Homme reconnaît la responsabilité de l'État colombien dans l'assassinat du sénateur communiste Manuel Cepada il y a 16 ans

Un crime d'Etat

 

Article de Luis Jairo Ramirez
Editorial du numéro 2546 de Voz (hebdomadaire du PC Colombien)

Dans un jugement historique et 16 ans après le meurtre (9 août 1994), la Cour Inter-américaine des Droits de l'Homme a condamné l'État colombien pour l'assassinat du sénateur communiste Manuel Cepeda. Déjà, le 10 décembre 2009, le Conseil d'Etat avait également condamné l'État après avoir constaté une négligence dans la protection du sénateur et leader du Parti communiste. Avec ce verdict, monte la volonté que la démarche collective qui a porté le génocide de l'Union Patrotique (UP) et du Parti communiste colombien (PCC) devant la Commission Inter-Américaine débouche sur la responsabilisation de l'Etat colombien.

 

La mort de Manuel Cepeda fut froidement planifiée à la demande des services de renseignement militaire dans le cadre de l' « Opération Coup de Grâce », qui a commencé avec l'assassinat de Miller Chacon, secrétaire à l'organisation du Parti communiste colombien, le 25 novembre 1993. Le ministre de la défense d'alors, Rafael Pardo, avait refusé de condamner cette opération militaire. Manuel Cepeda Vargas, fut assassiné par six hommes armés; trois d'entre eux, soldats de l'Armée nationale qui agissaient sous les ordres du chef paramilitaire Carlos Castaño Gil, qui a son tour obéissait aux ordres des supérieurs de l'establishment, appartenant apparemment au « Groupe des 8 », dont faisaient partie des politiciens des partis traditionnels, des Généraux et des personnes influentes du pays et de l'Etat, dont les identités n'ont pas encore été déterminées par la justice nationale

 

Au cours de l'enquête, on a appris que des sous-officiers de l'Armée avaient affirmé que le général Herrera Luna avait donné l'ordre d'exécuter le sénateur Cepeda. Cette confession, ainsi que d'autres preuves, ont abouti à la détention des sergents Justo Gil Zúñiga et Hernando Medina Camacho du 12ème bataillon d'artillerie de Bogotá pour leur participation au crime. Le général Herrera n'a même pas été inquiété.

 

Ces crimes s'ajoutent à la mort de plus de 5 000 militants et dirigeants de l'Union Patriotique et du Parti communiste colombien depuis les années 1980. Comme on le sait, avec le génocide de l'UP et du Parti communiste, le pays a perdu une occasion colossale de sortir pacifiquement du conflit interne et la possibilité d'une transition vers un nouveau cadre institutionnel, réellement démocratique et progressiste.

 

Ce qui s'est passé ensuite en Colombie fut un véritable holocauste. Sous les gouvernements d'Andrés Pastrana et Álvaro Uribe Vélez, s'est consolidée l'alliance étroite qui existait entre hauts fonctionnaires de l'Etat, narco-trafiquants, entrepreneurs, dirigeants politiques traditionnels, hauts gradés de l'Armée régulière et para-militaires pour l'exécution de crimes politiques avec un bilan tragique pour la société colombienne, et en particulier pour l'opposition démocratique et ses organisations.

 

Le jugement de la Cour Inter-Américaine exige que le Président de la République demande pardon en session plénière du Congrès de la République avec retransmission en direct dans tout le pays. Il devra également s'engager à ce que la justice puisse avancer dans l'identification pleine et entière des auteurs intellectuels de l'assassinat et garantir la vie, la dignité et l'honneur des survivants et des proches des victimes du génocide contre l'UP et le PCC, chose sur laquelle le ministre de l'Intérieur actuel n'est absolument pas clair.

 

Comme l'ont écrit certains chercheurs et spécialistes du sujet: « Pour ceux qui ont vécu de près tant la violence que l'impunité, trouver une reconnaissance internationale et une sentence qui inscrive dans le marbre la véritable histoire est un fait historique d'une énorme importance et un grand succès ».

 

De nouveaux résultats des enquêtes sur les crimes contre l'humanité qui ont impliqué de hauts dignitaires de l'État sont à venir. La condamnation à 30 ans d'emprisonnement du colonel Plazas Vega pour la disparition de 11 employés du palais de Justice et les enquêtes en cours contre les anciens généraux Arias Cabrales, Iván Ramírez et Rito Alejo del Rio, entre autres; les procès judiciaires pour faire le jour sur les responsabilités dans l'affaire des « faux positifs » [jeunes civils enlevés et assassinés par l'Armée pour gonfler les chiffres des enlèvements de la guerrilla], pendant que le président élu Juan Manuel Santos était ministre de la Défense; les scandales d'espionnage illégal de la part de la DAS, sont peut-être une des raisons pour lesquelles ceux qui se réclament de l' « Unité Nationale » cherchent à s'en laver les mains et à se défendre contre l'exigence de justice et de fin de l'impunité qui monte dans le pays. Comme cela s'est passé avec la Junte militaire argentine, avec les militaires chiliens et avec Fujimori, les génocides colombiens seront punis par la justice et l'histoire!

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 13:41

Début 2009, Israël bombarde Gaza et l'envahit avec des chars. Des milliers de maisons sont détruites ainsi que de nombreux hôpitaux, des stations de traitement de l'eau et des écoles. Plus de 1 500 civils palestiniens sont tués, certains à bout portant. Parmi les victimes, une majorité de femmes, d'enfants et de vieillards.

La Croix-Rouge, comme les témoins de l'ONU et beaucoup de pacifistes à travers le monde parlent de crimes de guerre.

Début juin 2010, la marine israëlienne araisonne dans les eaux internationales une flotille de bateaux venus livrer des milliers de tonnes d'aide humanitaire à la population gazaouite. 9 passagers sont tués.

ONU et gouvernements étrangers parlent de piraterie et de crimes.

De la même façon, depuis sa mise en place à l'occasion de la victoire électorale du Hamas à Gaza, le blocus de la Bande de Gaza est considéré par l'ONU et l'opinion publique internationale comme illégal.

Sont également considérés comme illégaux les confiscations de terres palestiniennes en Cis-Jordanie et à Jérusalem-est, la construction de colonies de peuplement sur ces terres ou la construction d'un mur (le mur de la Honte) enfermant les palestiniens dans un ghetto morcelé.

Enfin, des milliers de palestiniens sont détenus de manière arbitraire dans les prisons militaires israéliennes, à commencer par le jeune franco-palestinien Salah Hamouri. Parmi ces prisonniers, on trouve nombre d'adolescents, en violation de la Convention des Droits de l'Enfant.

Crimes de guerre, piraterie, violations de conventions internationales, confiscations et arrestations arbitraires, occupation illégale, les qualificatifs criminels concernant Israël sont nombreux.

Maintenant, regardons les actions engagées par la communauté internationale, notamment les Etats-unis et l'Union européenne contre Israël :

.................................................................................................................................................................................................................. ?

 

ZERO

 

Malgré toutes ces condamnations internationales, Israël bénéficie d'une totale impunité au niveau international.

En cela, Israël bénéficie d'un traitement de faveur identique aux régimes dictatoriaux ou peu sans faut du Golfe, du pakistan, du Honduras,... Une "tolérance" dont ont bénéficié jusqu'au bout des dictatures comme celle de Franco en Espagne, des colonels en Grèce ou celle de Salazar au Portugal.

Que n'entendrait-on pas si Cuba s'aventurait à à faire le dixième de cela !

Manque de bol pour les nords-américains, Cuba ne pratique pas ce genre de crimes !

Certains appellent au boycott des produits israéliens. il s'agit peut-être de la seule solution pacifique pour faire plier un régime criminel et ses soutiens occidentaux complices ?

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 09:26

Par Angel Guerra Cabrera, journaliste cubain résidant au Mexique, chroniqueur au quotidien La Jornada

Publié le 1er juillet, dans la Jornada (Mexique)

Lundi 28 juin, un an a passé depuis le coup d'Etat au Honduras. Contrairement aux intentions de ses promoteurs, le premier événement politique de l'ère Obama en Amérique Latine – c'est ce qu'il est devenu – a créé, par son ampleur et sa profondeur, une situation d'effervescence et de radicalisation politique et sociale des masses sans précédent dans le pays centre-américain.

Il serait peut-être plus juste de dire que l'on en est arrivé là grâce à la stratégie féconde et à la tactique définies par le Front National de la Résistance Populaire (FNRP). Cela a permis de créer une énorme accumulation politique et culturelle d'énergie transformatrice, à partir des conditions singulières d'indignation et de révolte sociale, provoquées par le renversement brutal du président constitutionnel Manuel Zelaya, qui avait déjà réussi, en dépit de son origine oligarchique, à se faire aimer et apprécier de son peuple, en raison de sa sensibilité et de son œuvre sociale qui le différenciaient ostensiblement des dirigeants précédents.

 

Une large et consciente frange du peuple et de la jeunesse rejette l'ordre oligarchique actuel, dépendant de l'impérialisme, dont Porfirio Lobo est seulement le serviteur, comme le démontre un an de résistance combative.

 

Ce gouvernement a continué dans la voie générale tracée par de Micheletti: démantèlement des acquis sociaux des travailleurs, paupérisation qui s'en suit de la majorité des honduriens. Utilisation de l'armée et de la police pour réprimer les protestations populaires et chasser les paysans de leurs terres, fermeture des radios alternatives et communautaires au-delà de bien d'autres violations des droits de l'Homme dénoncées par les organismes nationaux et internationaux.


Selon les rapports de ces organisations, sous le gouvernement de Porfirio Lobo, il y a déjà eu 760 cas de persécution pour raisons politiques, dont des assassinats d'opposants, syndicalistes et de neuf journalistes. Le gouvernement actuel n'a rien fait pour enquêter, encore moins pour offrir des réparations aux victimes des milliers de violation des droits de l'Homme, y compris les dizaines d'assassinats de membres de la résistance perpétrés à la suite du coup d'Etat. Bien au contraire, il a recyclé des militaires putschistes bien connus à des postes importants de l'administration publique.


Cela ne doit surprendre personne, étant donné que Porfirio Lobo ne s'est imposé dans le fauteuil présidentiel que par un processus électoral truqué et frauduleux, organisé et dirigé par les auteurs mêmes du coup d'Etat, auquel n'ont pas participé 60% de l'électorat, répondant à l'appel à l'abstention du FNRP.


Toutefois, les Etats-Unis ont développé une campagne scandaleuse pour la reconnaissance de Lobo, face à l'opposition de tous les gouvernements membres de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) et de la majorité des pays de l'Amérique du sud, y compris le Brésil et l'Argentine. Il y a un mois, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton appelait, sans succès, les pays de l'OEA à souhaiter la bienvenue au Honduras pour son retour dans la communauté inter-américaine. Et le comble, à un an exactement du coup d'Etat, Obama rendait hommage en cérémonie officielle à la Maison Blanche à l'ambassadeur de Tegucigalpa avec ces mots: « J'admire l'engagement du président Lobo à promouvoir la réconciliation, la prospérité et la sécurité de tous les honduriens, et tout ce qu'il a fait jusqu'à présent démontre qu'il est sur le point de remplir ces objectifs. Les Etats-Unis soutiennent (…) la réintégration rapide et pleine du Honduras dans la communauté internationale et nous ferons tout ce qui sera nécessaire (…) pour que cet objectif soit atteint ».

 

Si on croit dans les déclarations de soutien d'Obama envers Zelaya dans les semaines consécutives au coup d'Etat en tant que seul président qu'il reconnaîtrait, on peut supposer qu'Obama n'avait rien à voir avec le coup d'Etat, mais ce qui ne laisse aucun doute c'est qu'il l'a fait sien, totalement sien, à partir de la médiation fine d'Arias, instrumentalisée de façon conséquente par Mme. Clinton.


Le minimum que l'on puisse exiger du gouvernement hondurien actuel comme base pour considérer sa reconnaissance internationale, c'est le retour inconditionnel du président Manuel Zelaya et des plus de 200 exilés politiques, ce qui a constitué une des principales revendications du FNRP.


Le retour de Zelaya serait une énorme victoire politique. Mais le FNRP a déjà clairement fait savoir que avec ou sans sa présence précieuse, il conservera intacte sa revendication de convoquer une Assemblée constituante avec l'objectif de refonder le pays.


Ni plus ni moins.

tegucigolpe

 

 

 Traduction : "Séquelle des Amériques

" - Capital du Honduras ?"

- Tégucigolpe

- Validé !"

La capitale du Honduras est TEGUCIGALPA. GOLPE en espagnol veut dire "COUP" sous entendu "coup d'état".

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 08:48

Nous avons abordé sur ce blog la question du Honduras où le président élu a été victime d'un coup d'état par l'opposition, l'armée et l'église il y a un an maintenant (relire : Honduras : soutenu par les États Unis, Porfirio Lobo légitime le coup d’État en lui succédant  ).

 

Elu comme candidat de droite, Manuel Zelaya a eu le tort de s'attaquer aux possédants et aux Etats-Unis : augmentation du salaire de base ( Tant pis pour les compagnies bananières étatsuniennes !), fermeture de la base aérienne américaine, lutte contre la pauvreté,...

 

La population hondurienne est estimée à 6,5 millions d'habitants. 10 000 manifestants au Honduras (sous dictature), c'est 100 000 manifestants en France.

 

Solidaire

 


La résistance hondurienne dans la rue pour le premier anniversaire du coup d'Etat

resistencia

Près de 10 000 manifestants à Tegucigalpa ce lundi 28 juin

 

 Avec des mobilisations dans tout le pays, le Front national de résistance populaire (FNRP) a commémoré hier le premier anniversaire de la destitution de Manuel Zelaya et de son remplacement par Roberto Micheletti à la Présidence de la République, le 28 juin 2009

Samedi, des centaines de véhicules sont partis de Planeta Zipango [L'université nationale autonome] traversant le Périphérique et le boulevard des Forces armées, et ont réalisé dans la soirée une marche aux flambeaux puis une veillée dans le parc La Merced. Ils y ont placé sur le sol des croix blanches de papier avec les noms de 77 personnes qui seraient mortes dans la lutte menée cette année.

zelaya teguLundi dernier, des actions se sont tenues dans les grandes villes ainsi que dans la capitale, le point de départ étant les environs de la colonie Villanueva, où à 9h du matin, la manifestation a commencé par un sit-in.

A 10h30, ils ont commencé à se déplacer en direction de la « Place Colprosumah », située derrière la Résidence présidentielle, où ils sont restés une heure.

Par la suite, ils s'orientèrent vers le centre de Tegucigalpa, terminant la marche devant les marches du Congrès National, où les manifestants ont entonné l'Hymne national, les dirigeants prononcé leurs discours et lu une carte envoyée au FNRP par Zelaya, depuis la République Dominicaine.

 

Le coordinateur du FNRP, Juan Barahona, a fait remarquer que la mobilisation a été énorme, qui ont participé plusieurs milliers de personnes, et que cela répond aux attentes.


« La Résistance n'est pas simplement une organisation, c'est tout un peuple qui s'oppose à ce qui s'est passé le 28 juin de l'an dernier », a déclaré Barahona.

« Ce peuple demande et exige une Assemblée Nationale Constitutante pour une nouvelle Constitution de la République et le retour au Honduras de l'ancien président Zelaya Rosales », a-t-il affirmé.

 

La lettre de Zelaya


Les dirigeants des centrales syndicales ont participé à la mobilisaiton, lors de laquelle l'avocat Rasel Tomé a lu la lettre de Zelaya.

 

« Aujourd'hui les faits 'ex-post coup d'Etat' confirment ce que nous soupçionnions; les Etats-Unis (USA) étaient derrière le coup d'Etat », est-il dit dans sa déclaration.

 

resis1« Dès le début de cette tragédie et de  ce bond en arrière, le Département d'Etat a nié tout lien avec le coup d'Etat, y compris l'Ambassade américaine qui a exprimé sa condamnation, aujourd'hui on sait tout, tout indique que le coup d'Etat a été planifié sur la base militaire de Palmerola (…) par le Commandement-Sud des Etats-Unis et exécutés bêtement par des honduriens mal-intentionnés ».


Il soutient que les causes du renversement se trouvent dans « le changement dans les accords qui garantissaient des profits indûs aux multi-nationales pétrolières » et « le projet de reprise de contrôle de la base militaire de Palmerola, pour en faire d'un aéroport militaire un aéroport civil, pour les échanges commerciaux et le transport de passagers. »

C'est également en 2006 « que l'on a changé la politique monétaire ainsi que la politique salariale, avec des aides au transport et de meilleurs salaires pour les ouvriers, en contradiction avec les politiques restrictives du Fonds monétaire international (FMI) ».

« En 2007 et 2008, a été signé le Traité d'association avec Petrocaribe et avec les pays socialistes, avec l'adhésion à l'ALBA », et « en 2009, à l'Assemblée de l'Organisation des Etats américains, organisée à San Pedro Sula, on a réussi à révoquer les décrets d'expulsion de Cuba de l'OEA datant de 1962 ».

 

resistencia-en-honduras-400x266Zelaya a appelé la Résistance et le Parti Libéral « à maintenir leur unité et à poursuivre la collecte de signatures pour l'Assemblée nationale constituante et mon retour au Honduras ».


« Aujourd'hui plus que jamais, nous devons être tous debout pour soutenir la Commission Vérité constituée par la Plate-forme des droits de l'Homme ».

 

« La seule issue pour le Honduras est un nouveau consensus en faveur du dialogue politique, pour  que le peuple convoque la constituante, nous n'avons pas besoin que le gouvernement le fasse. »

 

« Que tant de crimes ne restent pas impunis, ni la rupture avec la démocratie, ni le coup d'Etat ni le putschiste qui l'a mené ».

 

« On obtiendra la reconnaissance internationale, seulement si on revient à la paix et à la démocratie et après 365 jours de souffrance, avec le retour de la barbarie et de la violence, je reste ferme et prêt à lutter jusqu'à la mort », conclut Zelaya Rosales.



(Article de la Tribuna – quotidien hondurien)

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