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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 09:10

Qui a dit que le système de santé privé était forcément meilleur que le système public ?

Malgré 50 ans d'embargo, notamment en matière de médicaments et d'équipements médicaux, les médecins américains reconnaissent les qualités du système de santé cubain et... sa rentabilité ! Cuba peut même s'offrir le "luxe" d'avoir été le premier pays du monde a envoyé de l'aide en Haïti lors du tremblement de terre !

Comme quoi, on peut faire simple, efficace et pas chère si la politique de santé vise d'abord la prévention et l'éducation. En ces temps de réformes libérales et de casse de la Sécu et des hôpitaux publics, une leçon à retenir.

Solidaire


 

Communiqué de la Casal Amics de Cuba de Lleida (Catalogne) repris par le site de L'Ernesto (courant marxiste du Parti de la refondation communiste italien)

Traduction AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Un article publié le 30 avril 2010 par des professeurs de l'Ecole de médecine de l'Université de Stanford dans la revue "Science", une des plus prestigieuses dans le monde scientifique, affirme que « malgré l'impact des restrictions sur l'approvisionnement en médicaments et matériel médical, les résultats sanitaires de Cuba sont comparables à ceux des pays développés ».

L'article prend en exemple les politiques et les résultats sanitaires du Cuba issu de la Révolution. Il apparaît qu'en 1983, Cuba produisait plus de 80% de ses médicaments à partir des matières premières chimiques importées d'Union Soviétique et d'Europe et les cas de carence en médicaments étaient rares. Pendant les trente premières années d'embargo, l'espérance de vie a augmenté de 12,2 ans. Mais après l'effondrement de l'Union Soviétique en 1989 et le durcissement de l'embargo avec les lois « Torricelli » en 1992 et « Helms-Burton » en 1996, les conditions pour le développement du système sanitaire cubain ont empiré et plusieurs manifestations épidémiques ont eu lieu, certaines liées à la mal-nutrition.

Mais l'impact des sanctions a une influence seulement relative sur le succès de Cuba dans d'autres aspects de la prestation de soins. En dépit de l'embargo, Cuba a obtenu des résultats dans le domaine de la santé meilleurs que ceux de la majorité des pays latino-américains et comparables à ceux des pays développés. Cuba a l'espérance de vie la plus élevée (78,6 ans), la plus forte densité de médecins (58 pour 10 000 habitants), et le taux de mortalité infantile le plus bas des 33 pays d'Amérique Latine et des Caraïbes.

Et tout cela avec un coût bien plus réduit. En 2006, le gouvernement cubain a investi pour la santé 355 dollars par habitant, 7,1% du Produit intérieur brut (PIB). Le coût annuel des dépenses de santé aux Etats-Unis a été pour la même année de 6 714 par habitant, 15,3% du PIB du pays. Cuba a également dépensé moins pour la santé que la plupart des pays européens.

Cela est du en particulier à l'attention que le système cubain a porté à la prévention pendant l'embargo. Sur le plan de la prévention, Cuba possède un des systèmes sanitaires les plus efficaces du monde. Par l'éducation de la population à la prévention des maladies et à la promotion de la santé, les cubains dépendent beaucoup moins de l'approvisionnement en médicaments dans le maintien de leur état de santé. Tout le contraire de ce qui se passe aux Etats-unis, qui dépendent largement des médicaments et des technologies dans le maintien de la santé de la population, mais pour un coût beaucoup plus élevé.

L'article conclut en conseillant aux Etats-Unis, qui cherchent actuellement à réformer le système de santé, d'apprendre de Cuba une leçon importante concernant le développement d'un système de santé réellement universel et qui donne la priorité à la prévention.

Il faudrait ajouter que de nombreux pays européens pourraient également tirer comme leçon que le système sanitaire public donne de meilleurs résultats que celui privé, même du point de vue financier.

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 08:48

Beau comme l'antique. Aux Etats-Unis, plus les patrons licencient, plus leurs rémunérations augmentent. De l'autre côté, on apprend que près de 50 millions d'Américains ont souffert de malnutrition en 2008, notamment à cause du chômage. Révélateur d'un rêve américain à la diète.

Malnutrition aux Etats-Unis

En pleine crise économique, les Américains sont plutôt pessimistes. Enfin, pas tous. Les patrons, eux, gardent le moral. Avec une prime à ceux qui licencient le plus ! Et ouais... elle n'est pas belle, la vie ? Selon une étude publiée mercredi, les dirigeants des 50 sociétés américaines ayant le plus licencié en 2009 ont touché dans les 12 millions de dollars, soit 42% de plus que les autres (en l'occurrence, les dirigeants du Standard & Poor's 500). Cerise sur le gâteau, l'étude révèle aussi que 72% des firmes ont lancé des plans de licenciements alors que leur bénéfice était en hausse. Le capitalisme enfin moralisé !

What else ?

Ce même mercredi, une étude d'un tout autre genre était publiée dans le Journal of the American Dietetic Association.15% des ménages américains, soit 49 millions d'individus, ont été confrontés à des problèmes de malnutrition au cours de l'année 2008. Donc avant que la crise n'éclate vraiment... Des problèmes "souvent causés par des événements qui mettent à mal le budget du ménage comme la perte d'un emploi, d'allocations ou une naissance" affirme l'étude. Parmi ces affamés, des parents, et notamment des mères, ont souvent dû se priver de nourriture pour s'assurer que leurs enfants en bas âges puissent manger...

La citation du jour : "Le rêve américain, ce n'[est] pas une utopie mais au contraire la politique la plus réaliste qui soit et la meilleure politique pour améliorer le sort de chacun". Nicolas Sarkozy, le 7 novembre 2007, devant le Congrès des États-Unis. No comment.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 09:40

get imgConséquences ultimes de la transition au capitalisme à l'Est ... la santé publique en Roumanie « au bord de l'effondrement »

Traduction AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Un reportage diffusé par la BBC Radio 4, le 12 août dernier, rend compte d'une situation « au bord de l'effondrement » dans le système public de santé en Roumanie, pays où, selon la chaîne britannique, on trouve actuellement le pire système de santé de toute l'Union européenne.

 

La situation s'aggrave de jour en jour en Roumanie avec les réductions budgétaires constantes. Les journalistes britanniques rappellent que le budget consacré au secteur représente à peine 3,6% du Produit Intérieur Brut, moins de la moitié de la part qui y est consacrée en Grande-Bretagne, un tiers de l'Allemagne, et moins que des pays comme la Bulgarie, la Hongrie ou la Pologne.

 

Le manque d'hygiène dans les hôpitaux, la pénurie en médicaments et ressources de base, tout comme la fuite des médecins et des infirmiers à l'étranger mettent chaque jour en danger la vie des patients.

 

Une opération de routine se termine fréquemment par une infection mortelle. La radio raconte ainsi le cas d'un enfant de neuf ans qui est arrivé à l'hôpital avec un bras cassé et qui a fini par en mourir, à cause d'une grave infection.

 

Depuis 2007, raconte la BBC,plus de cinq-mille médecins (un chaque jour) ont quitté le pays à la recherche d'un salaire décent. La même chose se passe avec le personnel infirmier. Le secteur est déjà depuis des mois en lutte contre la réduction de 25% des salaires, une des mesures d'austérité les plus drastiques en vigueur depuis Juin.

 

Cherchant à se dé-responsabiliser de la Santé, le gouvernement a transféré le mois passé aux collectivités locales le contrôle de la majorité des hôpitaux. Mais comme cela était à attendre, cette mesure controversée n'a profité d'aucune manière aux patients.

Article d'Avante, hebdomadaire du PC Portugais, à partir du reportage de la BBC

 

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 09:00

Le 20 juin dernier, le second tour des élections présidentielles en Colombie consacrait Juan Manuel Santos, le favori du président sortant Alvaro Uribe.
Les médias français n'ont que brièvement abordé cette élection, mettant en avant la "popularité" du président sortant et ses "bons" résultats contre la guérilla des FARC ou les narco-trafiquants.

La Colombie et son gouvernement bénéficient d'un traitement partial extrêmement favorable de la part des médias français.

La collusion entre pouvoir, narcotrafiquants, armée et milices d'extrême-droite est pourtant largement dénoncée en Colombie. La violence politique y est omniprésente à l'égard des opposants politiques. Pendant la campagne, plusieurs assassinats politiques ont eu lieu et l'abstention à atteint 51 % au premier tour, de quoi jeter un voile sur la nature réelle de ces élections.

En traitant de manière favorable ces élections, les médias français classent automatiquement la Colombie dans le camp des démocraties certifiées. Ce n'est malheureusement pas le cas dans un pays où des dizaines de milliers de civils sont morts depuis les années 80, du fait de la guerre civile avec les rébellions de gauche, d'une part, mais surtout du fait des commandos d'extrême-droite et des exactions de l'armée. Indigènes protégeant leurs terres, militants syndicaux, militants de gauche sont les cibles préférées des forces au service du gouvernement, du patronat ou des propriétaires terriens. Comme le rappelle l'article qui suit, rien que dans les rangs communistes, ce sont 5 000 militants qui ont disparu en 30 ans en Colombie.

Sur cette question des disparus, plusieurs fosses ont été retrouvées ces derniers mois en Colombie. La plus importante regroupant 3 000 corps ! Ces découvertes ont fait la une des médias internationaux. Des organisations de droits de l'Homme ainsi que des parlementaires européens ont fait le déplacement.

Où étaient les médias français ?

Encore une fois, nos médias se révèlent des instruments de propagande au service de leurs propriétaires, grands groupes privés ou gouvernement. Ils préfèrent couvrir la libération de trois prisonniers politiques cubains, emprisonnés après jugement pour collusion avec les Etats-Unis, que parler des dizaines de milliers de morts causés par le pouvoir politique et économique colombien !

L'article qui suit montre que la responsabilité du gouvernement colombien vient d'être officiellement reconnue dans l'assassinat d'un sénateur communiste. Curieusement (!), les médias français ont également omis d'en parler !

Solidaire


manuelcepedaLa Cour Inter-Américaine des Droits de l'Homme reconnaît la responsabilité de l'État colombien dans l'assassinat du sénateur communiste Manuel Cepada il y a 16 ans

Un crime d'Etat

 

Article de Luis Jairo Ramirez
Editorial du numéro 2546 de Voz (hebdomadaire du PC Colombien)

Dans un jugement historique et 16 ans après le meurtre (9 août 1994), la Cour Inter-américaine des Droits de l'Homme a condamné l'État colombien pour l'assassinat du sénateur communiste Manuel Cepeda. Déjà, le 10 décembre 2009, le Conseil d'Etat avait également condamné l'État après avoir constaté une négligence dans la protection du sénateur et leader du Parti communiste. Avec ce verdict, monte la volonté que la démarche collective qui a porté le génocide de l'Union Patrotique (UP) et du Parti communiste colombien (PCC) devant la Commission Inter-Américaine débouche sur la responsabilisation de l'Etat colombien.

 

La mort de Manuel Cepeda fut froidement planifiée à la demande des services de renseignement militaire dans le cadre de l' « Opération Coup de Grâce », qui a commencé avec l'assassinat de Miller Chacon, secrétaire à l'organisation du Parti communiste colombien, le 25 novembre 1993. Le ministre de la défense d'alors, Rafael Pardo, avait refusé de condamner cette opération militaire. Manuel Cepeda Vargas, fut assassiné par six hommes armés; trois d'entre eux, soldats de l'Armée nationale qui agissaient sous les ordres du chef paramilitaire Carlos Castaño Gil, qui a son tour obéissait aux ordres des supérieurs de l'establishment, appartenant apparemment au « Groupe des 8 », dont faisaient partie des politiciens des partis traditionnels, des Généraux et des personnes influentes du pays et de l'Etat, dont les identités n'ont pas encore été déterminées par la justice nationale

 

Au cours de l'enquête, on a appris que des sous-officiers de l'Armée avaient affirmé que le général Herrera Luna avait donné l'ordre d'exécuter le sénateur Cepeda. Cette confession, ainsi que d'autres preuves, ont abouti à la détention des sergents Justo Gil Zúñiga et Hernando Medina Camacho du 12ème bataillon d'artillerie de Bogotá pour leur participation au crime. Le général Herrera n'a même pas été inquiété.

 

Ces crimes s'ajoutent à la mort de plus de 5 000 militants et dirigeants de l'Union Patriotique et du Parti communiste colombien depuis les années 1980. Comme on le sait, avec le génocide de l'UP et du Parti communiste, le pays a perdu une occasion colossale de sortir pacifiquement du conflit interne et la possibilité d'une transition vers un nouveau cadre institutionnel, réellement démocratique et progressiste.

 

Ce qui s'est passé ensuite en Colombie fut un véritable holocauste. Sous les gouvernements d'Andrés Pastrana et Álvaro Uribe Vélez, s'est consolidée l'alliance étroite qui existait entre hauts fonctionnaires de l'Etat, narco-trafiquants, entrepreneurs, dirigeants politiques traditionnels, hauts gradés de l'Armée régulière et para-militaires pour l'exécution de crimes politiques avec un bilan tragique pour la société colombienne, et en particulier pour l'opposition démocratique et ses organisations.

 

Le jugement de la Cour Inter-Américaine exige que le Président de la République demande pardon en session plénière du Congrès de la République avec retransmission en direct dans tout le pays. Il devra également s'engager à ce que la justice puisse avancer dans l'identification pleine et entière des auteurs intellectuels de l'assassinat et garantir la vie, la dignité et l'honneur des survivants et des proches des victimes du génocide contre l'UP et le PCC, chose sur laquelle le ministre de l'Intérieur actuel n'est absolument pas clair.

 

Comme l'ont écrit certains chercheurs et spécialistes du sujet: « Pour ceux qui ont vécu de près tant la violence que l'impunité, trouver une reconnaissance internationale et une sentence qui inscrive dans le marbre la véritable histoire est un fait historique d'une énorme importance et un grand succès ».

 

De nouveaux résultats des enquêtes sur les crimes contre l'humanité qui ont impliqué de hauts dignitaires de l'État sont à venir. La condamnation à 30 ans d'emprisonnement du colonel Plazas Vega pour la disparition de 11 employés du palais de Justice et les enquêtes en cours contre les anciens généraux Arias Cabrales, Iván Ramírez et Rito Alejo del Rio, entre autres; les procès judiciaires pour faire le jour sur les responsabilités dans l'affaire des « faux positifs » [jeunes civils enlevés et assassinés par l'Armée pour gonfler les chiffres des enlèvements de la guerrilla], pendant que le président élu Juan Manuel Santos était ministre de la Défense; les scandales d'espionnage illégal de la part de la DAS, sont peut-être une des raisons pour lesquelles ceux qui se réclament de l' « Unité Nationale » cherchent à s'en laver les mains et à se défendre contre l'exigence de justice et de fin de l'impunité qui monte dans le pays. Comme cela s'est passé avec la Junte militaire argentine, avec les militaires chiliens et avec Fujimori, les génocides colombiens seront punis par la justice et l'histoire!

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 13:41

Début 2009, Israël bombarde Gaza et l'envahit avec des chars. Des milliers de maisons sont détruites ainsi que de nombreux hôpitaux, des stations de traitement de l'eau et des écoles. Plus de 1 500 civils palestiniens sont tués, certains à bout portant. Parmi les victimes, une majorité de femmes, d'enfants et de vieillards.

La Croix-Rouge, comme les témoins de l'ONU et beaucoup de pacifistes à travers le monde parlent de crimes de guerre.

Début juin 2010, la marine israëlienne araisonne dans les eaux internationales une flotille de bateaux venus livrer des milliers de tonnes d'aide humanitaire à la population gazaouite. 9 passagers sont tués.

ONU et gouvernements étrangers parlent de piraterie et de crimes.

De la même façon, depuis sa mise en place à l'occasion de la victoire électorale du Hamas à Gaza, le blocus de la Bande de Gaza est considéré par l'ONU et l'opinion publique internationale comme illégal.

Sont également considérés comme illégaux les confiscations de terres palestiniennes en Cis-Jordanie et à Jérusalem-est, la construction de colonies de peuplement sur ces terres ou la construction d'un mur (le mur de la Honte) enfermant les palestiniens dans un ghetto morcelé.

Enfin, des milliers de palestiniens sont détenus de manière arbitraire dans les prisons militaires israéliennes, à commencer par le jeune franco-palestinien Salah Hamouri. Parmi ces prisonniers, on trouve nombre d'adolescents, en violation de la Convention des Droits de l'Enfant.

Crimes de guerre, piraterie, violations de conventions internationales, confiscations et arrestations arbitraires, occupation illégale, les qualificatifs criminels concernant Israël sont nombreux.

Maintenant, regardons les actions engagées par la communauté internationale, notamment les Etats-unis et l'Union européenne contre Israël :

.................................................................................................................................................................................................................. ?

 

ZERO

 

Malgré toutes ces condamnations internationales, Israël bénéficie d'une totale impunité au niveau international.

En cela, Israël bénéficie d'un traitement de faveur identique aux régimes dictatoriaux ou peu sans faut du Golfe, du pakistan, du Honduras,... Une "tolérance" dont ont bénéficié jusqu'au bout des dictatures comme celle de Franco en Espagne, des colonels en Grèce ou celle de Salazar au Portugal.

Que n'entendrait-on pas si Cuba s'aventurait à à faire le dixième de cela !

Manque de bol pour les nords-américains, Cuba ne pratique pas ce genre de crimes !

Certains appellent au boycott des produits israéliens. il s'agit peut-être de la seule solution pacifique pour faire plier un régime criminel et ses soutiens occidentaux complices ?

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 09:26

Par Angel Guerra Cabrera, journaliste cubain résidant au Mexique, chroniqueur au quotidien La Jornada

Publié le 1er juillet, dans la Jornada (Mexique)

Lundi 28 juin, un an a passé depuis le coup d'Etat au Honduras. Contrairement aux intentions de ses promoteurs, le premier événement politique de l'ère Obama en Amérique Latine – c'est ce qu'il est devenu – a créé, par son ampleur et sa profondeur, une situation d'effervescence et de radicalisation politique et sociale des masses sans précédent dans le pays centre-américain.

Il serait peut-être plus juste de dire que l'on en est arrivé là grâce à la stratégie féconde et à la tactique définies par le Front National de la Résistance Populaire (FNRP). Cela a permis de créer une énorme accumulation politique et culturelle d'énergie transformatrice, à partir des conditions singulières d'indignation et de révolte sociale, provoquées par le renversement brutal du président constitutionnel Manuel Zelaya, qui avait déjà réussi, en dépit de son origine oligarchique, à se faire aimer et apprécier de son peuple, en raison de sa sensibilité et de son œuvre sociale qui le différenciaient ostensiblement des dirigeants précédents.

 

Une large et consciente frange du peuple et de la jeunesse rejette l'ordre oligarchique actuel, dépendant de l'impérialisme, dont Porfirio Lobo est seulement le serviteur, comme le démontre un an de résistance combative.

 

Ce gouvernement a continué dans la voie générale tracée par de Micheletti: démantèlement des acquis sociaux des travailleurs, paupérisation qui s'en suit de la majorité des honduriens. Utilisation de l'armée et de la police pour réprimer les protestations populaires et chasser les paysans de leurs terres, fermeture des radios alternatives et communautaires au-delà de bien d'autres violations des droits de l'Homme dénoncées par les organismes nationaux et internationaux.


Selon les rapports de ces organisations, sous le gouvernement de Porfirio Lobo, il y a déjà eu 760 cas de persécution pour raisons politiques, dont des assassinats d'opposants, syndicalistes et de neuf journalistes. Le gouvernement actuel n'a rien fait pour enquêter, encore moins pour offrir des réparations aux victimes des milliers de violation des droits de l'Homme, y compris les dizaines d'assassinats de membres de la résistance perpétrés à la suite du coup d'Etat. Bien au contraire, il a recyclé des militaires putschistes bien connus à des postes importants de l'administration publique.


Cela ne doit surprendre personne, étant donné que Porfirio Lobo ne s'est imposé dans le fauteuil présidentiel que par un processus électoral truqué et frauduleux, organisé et dirigé par les auteurs mêmes du coup d'Etat, auquel n'ont pas participé 60% de l'électorat, répondant à l'appel à l'abstention du FNRP.


Toutefois, les Etats-Unis ont développé une campagne scandaleuse pour la reconnaissance de Lobo, face à l'opposition de tous les gouvernements membres de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) et de la majorité des pays de l'Amérique du sud, y compris le Brésil et l'Argentine. Il y a un mois, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton appelait, sans succès, les pays de l'OEA à souhaiter la bienvenue au Honduras pour son retour dans la communauté inter-américaine. Et le comble, à un an exactement du coup d'Etat, Obama rendait hommage en cérémonie officielle à la Maison Blanche à l'ambassadeur de Tegucigalpa avec ces mots: « J'admire l'engagement du président Lobo à promouvoir la réconciliation, la prospérité et la sécurité de tous les honduriens, et tout ce qu'il a fait jusqu'à présent démontre qu'il est sur le point de remplir ces objectifs. Les Etats-Unis soutiennent (…) la réintégration rapide et pleine du Honduras dans la communauté internationale et nous ferons tout ce qui sera nécessaire (…) pour que cet objectif soit atteint ».

 

Si on croit dans les déclarations de soutien d'Obama envers Zelaya dans les semaines consécutives au coup d'Etat en tant que seul président qu'il reconnaîtrait, on peut supposer qu'Obama n'avait rien à voir avec le coup d'Etat, mais ce qui ne laisse aucun doute c'est qu'il l'a fait sien, totalement sien, à partir de la médiation fine d'Arias, instrumentalisée de façon conséquente par Mme. Clinton.


Le minimum que l'on puisse exiger du gouvernement hondurien actuel comme base pour considérer sa reconnaissance internationale, c'est le retour inconditionnel du président Manuel Zelaya et des plus de 200 exilés politiques, ce qui a constitué une des principales revendications du FNRP.


Le retour de Zelaya serait une énorme victoire politique. Mais le FNRP a déjà clairement fait savoir que avec ou sans sa présence précieuse, il conservera intacte sa revendication de convoquer une Assemblée constituante avec l'objectif de refonder le pays.


Ni plus ni moins.

tegucigolpe

 

 

 Traduction : "Séquelle des Amériques

" - Capital du Honduras ?"

- Tégucigolpe

- Validé !"

La capitale du Honduras est TEGUCIGALPA. GOLPE en espagnol veut dire "COUP" sous entendu "coup d'état".

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 08:48

Nous avons abordé sur ce blog la question du Honduras où le président élu a été victime d'un coup d'état par l'opposition, l'armée et l'église il y a un an maintenant (relire : Honduras : soutenu par les États Unis, Porfirio Lobo légitime le coup d’État en lui succédant  ).

 

Elu comme candidat de droite, Manuel Zelaya a eu le tort de s'attaquer aux possédants et aux Etats-Unis : augmentation du salaire de base ( Tant pis pour les compagnies bananières étatsuniennes !), fermeture de la base aérienne américaine, lutte contre la pauvreté,...

 

La population hondurienne est estimée à 6,5 millions d'habitants. 10 000 manifestants au Honduras (sous dictature), c'est 100 000 manifestants en France.

 

Solidaire

 


La résistance hondurienne dans la rue pour le premier anniversaire du coup d'Etat

resistencia

Près de 10 000 manifestants à Tegucigalpa ce lundi 28 juin

 

 Avec des mobilisations dans tout le pays, le Front national de résistance populaire (FNRP) a commémoré hier le premier anniversaire de la destitution de Manuel Zelaya et de son remplacement par Roberto Micheletti à la Présidence de la République, le 28 juin 2009

Samedi, des centaines de véhicules sont partis de Planeta Zipango [L'université nationale autonome] traversant le Périphérique et le boulevard des Forces armées, et ont réalisé dans la soirée une marche aux flambeaux puis une veillée dans le parc La Merced. Ils y ont placé sur le sol des croix blanches de papier avec les noms de 77 personnes qui seraient mortes dans la lutte menée cette année.

zelaya teguLundi dernier, des actions se sont tenues dans les grandes villes ainsi que dans la capitale, le point de départ étant les environs de la colonie Villanueva, où à 9h du matin, la manifestation a commencé par un sit-in.

A 10h30, ils ont commencé à se déplacer en direction de la « Place Colprosumah », située derrière la Résidence présidentielle, où ils sont restés une heure.

Par la suite, ils s'orientèrent vers le centre de Tegucigalpa, terminant la marche devant les marches du Congrès National, où les manifestants ont entonné l'Hymne national, les dirigeants prononcé leurs discours et lu une carte envoyée au FNRP par Zelaya, depuis la République Dominicaine.

 

Le coordinateur du FNRP, Juan Barahona, a fait remarquer que la mobilisation a été énorme, qui ont participé plusieurs milliers de personnes, et que cela répond aux attentes.


« La Résistance n'est pas simplement une organisation, c'est tout un peuple qui s'oppose à ce qui s'est passé le 28 juin de l'an dernier », a déclaré Barahona.

« Ce peuple demande et exige une Assemblée Nationale Constitutante pour une nouvelle Constitution de la République et le retour au Honduras de l'ancien président Zelaya Rosales », a-t-il affirmé.

 

La lettre de Zelaya


Les dirigeants des centrales syndicales ont participé à la mobilisaiton, lors de laquelle l'avocat Rasel Tomé a lu la lettre de Zelaya.

 

« Aujourd'hui les faits 'ex-post coup d'Etat' confirment ce que nous soupçionnions; les Etats-Unis (USA) étaient derrière le coup d'Etat », est-il dit dans sa déclaration.

 

resis1« Dès le début de cette tragédie et de  ce bond en arrière, le Département d'Etat a nié tout lien avec le coup d'Etat, y compris l'Ambassade américaine qui a exprimé sa condamnation, aujourd'hui on sait tout, tout indique que le coup d'Etat a été planifié sur la base militaire de Palmerola (…) par le Commandement-Sud des Etats-Unis et exécutés bêtement par des honduriens mal-intentionnés ».


Il soutient que les causes du renversement se trouvent dans « le changement dans les accords qui garantissaient des profits indûs aux multi-nationales pétrolières » et « le projet de reprise de contrôle de la base militaire de Palmerola, pour en faire d'un aéroport militaire un aéroport civil, pour les échanges commerciaux et le transport de passagers. »

C'est également en 2006 « que l'on a changé la politique monétaire ainsi que la politique salariale, avec des aides au transport et de meilleurs salaires pour les ouvriers, en contradiction avec les politiques restrictives du Fonds monétaire international (FMI) ».

« En 2007 et 2008, a été signé le Traité d'association avec Petrocaribe et avec les pays socialistes, avec l'adhésion à l'ALBA », et « en 2009, à l'Assemblée de l'Organisation des Etats américains, organisée à San Pedro Sula, on a réussi à révoquer les décrets d'expulsion de Cuba de l'OEA datant de 1962 ».

 

resistencia-en-honduras-400x266Zelaya a appelé la Résistance et le Parti Libéral « à maintenir leur unité et à poursuivre la collecte de signatures pour l'Assemblée nationale constituante et mon retour au Honduras ».


« Aujourd'hui plus que jamais, nous devons être tous debout pour soutenir la Commission Vérité constituée par la Plate-forme des droits de l'Homme ».

 

« La seule issue pour le Honduras est un nouveau consensus en faveur du dialogue politique, pour  que le peuple convoque la constituante, nous n'avons pas besoin que le gouvernement le fasse. »

 

« Que tant de crimes ne restent pas impunis, ni la rupture avec la démocratie, ni le coup d'Etat ni le putschiste qui l'a mené ».

 

« On obtiendra la reconnaissance internationale, seulement si on revient à la paix et à la démocratie et après 365 jours de souffrance, avec le retour de la barbarie et de la violence, je reste ferme et prêt à lutter jusqu'à la mort », conclut Zelaya Rosales.



(Article de la Tribuna – quotidien hondurien)

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 09:46
Après la France le jeudi 24 et l'Italie le vendredi 25, c'était au tour du peuple grec de se rebeller le mardi 29 juin (relire : Après la France le 24, c'est l'Italie qui a défilé le 25  ).

Des milliers de manifestants (plus de 35.000) défilaient mardi dans les principales villes grecques, à l'occasion d'une nouvelle grève générale qui perturbaient transports et services publics, pour protester contre la réforme des retraites, mesure phare du programme d'austérité du gouvernement social-démocrate.
Grèce : Des milliers de manifestants en grève générale
Sous des banderoles appelant au "Retrait de la réforme des retraites", "Cela ne passera pas", "Feu au FMI" et à la "Résistance" quand "L'injustice devient la loi", des milliers de personnes manifestaient en fin de matinée dans le centre d'Athènes, à l'appel du PAME, le front syndical et du Parti Communiste (KKE), pour dénoncer la cure d'austérité imposée pour redresser les finances du pays. Un autre défilé, à l'appel des deux grandes centrales syndicales grecques, la GSEE pour le secteur privé et l'Adedy pour les fonctionnaires, rassemblait également quelque milliers de manifestants, dans un autre quartier du centre de la capitale.

La grève, à l'appel des deux grandes centrales syndicales ainsi que du PAME, vise à protester contre le projet de réforme des retraites qui remet en cause des acquis sociaux. Cette cinquième grève générale depuis février affectait le trafic aérien, avec l'annulation d'une cinquantaine de vols intérieurs à destination des îles grecques. Toutes les liaisons internationales étaient cependant maintenues, les contrôleurs aériens ne s'étant pas joints à l'action afin de protéger le tourisme.

Grèce : Des milliers de manifestants en grève générale
Le trafic ferroviaire était également perturbé, mais les ferries fonctionnaient normalement au Pirée, près d'Athènes où environ un millier de garde-côtes et policiers étaient déployés pour empêcher une éventuelle action de blocage des syndicalistes du PAME (section des marins du PEMEN) et des communistes rassemblés près du port depuis tôt dans la matinée. Des piquets de grève mis en place mercredi dernier au Pirée par des militants communistes avaient bloqué des milliers de passagers grecs et étrangers.

La grève affecte aussi l'administration, les hôpitaux et les entreprises publiques, et prive le pays de toute information pendant 24 heures, le syndicat des journalistes s'étant rallié au mot d'ordre.
La Confédération des commerçants et artisans s'y est aussi associée.

Le texte sur la réforme du système de retraites qui doit être soumis au Parlement le 8 juillet, impose 40 annuités contre 37 auparavant pour quitter la vie active, prévoit des coupes (7% en moyenne) dans les pensions, bannit les départs anticipés et généralise à 65 ans l'âge légal de départ à la retraite. Le gouvernement socialiste s'est engagé à mettre en oeuvre ces mesures auprès de l'eurozone et du Fonds monétaire international, en contrepartie du sauvetage financier de la Grèce via des prêts de 110 milliards d'euros sur trois ans.
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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 13:11

10 000 manifestants à Cagliari et Bari; 20 000 à l'Aquila en présence du secrétaire-général de la FIOM Maurizio Landini; 25 000 à Palerme; plus de 40 000 à Rome; 70 000 à Naples et Milan; 80 000 dans toute la Vénitie et enfin 100 000 à Bologne avec à la tête du défilé la vice-secrétaire de la CGIL, Susanna Camusso.  

bologna 25 giugno

La journée de grève générale convoquée par la seule CGIL, ce mercredi 25 juin a mobilisé plus de 1 million de manifestants, qui sont descendus dans la rue aux quatre coins de l'Italie.

 

Les taux de grévistes calculés par le gouvernement, avec les 2% annoncés par le ministre du Travail, frisent le ridicule puisque cela supposerait qu'il y aurait presque moins de grévistes que de manifestants.

 

La CGIL a tenu à rétablir la vérité et a mis en avant la forte mobilisation dans les transports urbains (50% de grévistes à Rome ou Milan) ou encore dans le transport aérien (plus de 80 vols annulés à Fiumicino-Rome). La FIOM avance le chiffre de 70% de grévistes chez les métallurgistes, avec des pics à 95% à IVECO-Milan, ou 90% à Maserati-Modène.

 

Les principales mesures du gouvernement de droite :

 

2,68 milliards d'euros d'économies sur le dos du personnel de la Santé. De l'autre Gelmini, ministre de l'éducation, maintient le cap des 120 000 suppressions de postes dans l'Education Nationale en 3 ans. Avec l'année prochaine, déjà 60 000 postes en moins dont 25 000 emplois d'enseignants.

 

La recherche ne sera pas épargnée par la casse de l'Education nationale avec la fermeture de 40% des instituts de Recherche.


Aucun secteur de la fonction publique n'est épargné par le plan d'austérité, avant tout avec la réduction annuelle de 10% des budgets des ministères entre 2011 et 2013. Cette baisse de 20% devrait se traduire dans l'immédiat par le non-renouvellement des contractuels et par le gel des embauches.


L'objectif fixé par le gouvernement reste le remplacement de seulement 20% des fonctionnaires partant à la retraite... et pendant ce temps on demande aux fonctionnaires ayant droit à la retraite après avoir cotisé 40 ans de rester un an de plus.

 

 

Sur le plan des libertés individuelles, le gouvernement de Berlusconi décrète la loi de la jungle au détriment des salariés. Ainsi, les conditions de travail et salariales fixées jusqu'ici par des conventions collectives nationales seraient désormais déterminées par des accords séparés, de branche et surtout d'entreprises, tandis que l'individualisation du contrat de travail deviendrait la norme.


Parmi les mesures les plus frappantes, l'introduction de la notion d'arbitraire dans le licenciement d'un salarié et la remise en cause du droit à porter les litiges entre employeurs et employés devant un juge, comme cela est constitutionnellement reconnu.

 

Car la suppression des conventions collectives, la non-justification des licenciements et enfin le droit à porter un conflit avec son patron devant une Cour sont autant de droits constitutionnellement garantis, et que le gouvernement et le patronat cherchent désormais à détruire méthodiquement.

 

L'Italie, la Grèce : un prélude à des réformes encore plus dramatiques en France

 

Ces mesures gravissimes pour les libertés, la justice sociale et le droit de vivre une retraite décente, en bonne santé, sont reprises un peu partout en Europe.

 

Loin d'être simplement des mesures d'austérité, ces décisions de la droite constituent d'abord des décisions idéologiques en faveur d'une régression sociale généralisée en Europe.

 

Après avoir étouffées les indépendances nationales grâce à l'Union européenne, les capitalistes tentent le jackpot en s'appuyant sur une crise que leur système et leur gestion à provoquer.

 

Si ces réformes passent, nous, et nos enfants après nous, vivrons dans un monde qui ressemblera au monde du XIXème siècle, sans protection du salarié face à son employeur, sans système de santé publique, avec une éducation au rabais pour les classes populaires et avec une retraite de misère pour des salariés épuisés et non rentables pour les employeurs. Ce que certains manifestants français résumaient par "Métro-Boulot-Caveau".

 

Comme en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie, la riposte des travailleurs est au rendez-vous. Elle doit être encore plus forte à la rentrée contre cette offensive de classe historique.

 

Mais, pour être victorieuse, cette riposte populaire ne doit pas être seulement défensive. Comme dans toute bataille, repousser des assauts ne confère qu'un répit, jamais une victoire !

 

Alors, soyons offensifs ! Exigeons des mesures fortes contre le capital ! La création d'un pôle bancaire public, le retour des services publics essentiels sous contrôle de l'Etat, la fin des exonérations de charges sociales inutiles pour les entreprises, la taxation des charges financières à 8 %, le retour à l'âge de dé part en retraite avec 60 ans avec 37,5 annuités pour tous et, enfin, des hausses de salaires conséquentes pour tous, à commencer par le SMIC à 1 500 €.

Et pourquoi pas le maximum ? Le contrôle de l'économie par le peuple souverain, c'est-à-dire le socialisme ?

 

Là, oui, nous contrerons la droite et le MEDEF et nous créerons les conditions pour une amélioration substantielle des conditions de vie pour tous et l'équilibre définitif des comptes sociaux.

Côté retraite, les mesures concernent la pension « ancienneté », équivalent de la retraite à taux plein française. Elle passera à 61 ans pour tous pour 2013, puis 63 ans en 2015 et enfin 66 ans en 2050.


Une mesure a symbolisé l'injustice de cette réforme : le passage de 60 ans à 65 de l'âge de départ à la retraite des femmes fonctionnaires... au nom de l'égalité Homme/Femme.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 09:01

La méthode Coué semble être le mode de prise de décision politique en Israël. A force de se convaincre que tous les palestiniens sont des terroristes et que tous ceux qui pensent le contraire sont aussi des terrorites, le pouvoir israélien sombre dans une paranoïa extrêmement dangereuse pour son propre avenir.

 

L'acte de piraterie des commandos israéliens, lundi dernier, contre une flottille de 6 bateaux et la mort de 9 passagers ont traumatisé les opinions publics internationales.

Après le massacre de 1 500 palestiniens en janvier 2009, Israël continue non seulement de braver l'opinion publique internationale mais aussi la morale et l'humanité.

 

Les justifications israéliennes de cet assaut et du blocus de Gaza ne tiennent pas.

Tout acte israélien est justifié par la soi-disante nécessité de protéger Israël d'une menace terroriste.

 

Sont ainsi englobés comme terroristes les enfants de Gaza tués l'an dernier, les hôpitaux, centrales électriques, stations d'épuration et autres écoles bombardés en janvier 2009 et les 700 civils de 40 nationalités enlevés en haute mer par les commandos israéliens ce lundi.

 

De même, toute personne soutenant clairement la cause palestinienne se retrouve, au mieux, qualifié de "soutien au terrorisme", au pire d'antisémite.

 

Ce dimanche, malgré la colère internationale et les pressions occidentales, Tsahal a à nouveau arraisonné un bateau qui souhaitait ravitaillé Gaza, territoire indépendant d'Israël. Détourné un bateau civil en haute-mer est de la piraterie ; c'est ce qui est combattu par une flotte militaire internationale au large de la Somalie. Pourquoi laisse t-on Israël libre de violer la piraterie ?

 

Le blocus de Gaza a pour justification la prise de pouvoir du Hamas dans ce territoire. Israël reprend en cela le mode de fonctionnement des Etats-Unis, habitués à renverser plus ou moins directement les régimes politiques qui lui déplaisent : Allende au Chili en 1973, La Grenade en 1982, Milosevic en Yougoslavie ou Saddam Hussein en Irak dans les années 90, ...

Pour renverser le Hamas, Israël pratique l'assassinat politique, en Palestine et à l'étarnger comme l'a montré l'assassinat d'un leader du Hamas à Dubaï en février dernier. La deuxième arme est donc le blocus d'un million et demi de gazaouite depuis trois ans. Mais en quoi l'interdiction de 20 000 produits à Gaza provoquera t-il un changement de pouvoir dans ce territoire ? En quoi ruiner une population civile, l'affamer et la sevrer de soins médicaux peut-il se justifier moralement ? En quoi le miel, la farine, les médicaments ou les jouets peuvent ils être considérés comme des armes et donc interdits ?...

 

Les condamnations internationales et les nombreuses décisions de l'ONU contre ce blocus n'ont pas fait bouger le gouvernement israélien. Tout juste parle t-il d'un assouplissement du blocus. Assouplissement dans les mots, peut-être dans les formes, mais pas dans la réalité.

 

Sur le fond, il est clair que la politique régionale d'Israël repose sur l'entretien d'une tension politique et sur l'emploi de la force militaire contre ses voisins.

Aujourd'hui, Israël occupe encore des territoires indépendants comme la Palestine ou le Golan et tente une politique de fait accompli en peuplant ces territoires avec des colons.

 

Cette politique de tension passe également par la destruction des factions modérées chez les palestiniens. N'oublions pas que le Hamas a été volontairement favorisé au dépend du Fatah de Yasser Arafat par Israël. Faire monter le Hamas a deux intérêts : diviser les palestiniens et diaboliser la résistance palestinienne en l'assimilant à des islamistes.

 

A trop jouer avec le feu, le résultat pour Israël est toujours plus négatif :

- le pays est de plus en plus isolé sur la scène internationale ; la rupture avec l'allié turc semblant être consommée, il ne reste plus que les Etats-Unis et ses satellites pour soutenir ouvertement Israël ;

- l'aile radicale de la résistance palestinienne, poussée par Israël, est devenue incontrôlable ; un syndrôme Frankestein qui se retourne contre son "maître" ;

- une confusion antisionisme-antisémitisme manipulée par les partisans d'Isra*êl partout dans le monde et qui devient dangereuse pour les juifs du monde entier, loin d'être d'accord avec les crimes qu'Israël commet en leurs noms ;

- une crise économique aggravée par les dépenses liées à la militarisation du pays et par les coûts du boycott des produits israéliens à travers la planète.

 

Sous la pression, le gouvernement israélien a libéré les 700 otages enlevés en haute-mer sur la flotille de la paix, non sans les avoir soumis à des violences physiques et psychologiques. De même, le pouvoir israélien fait-il mine d'assouplir ses positions sur le blocus ou d'accepter une commission d'enquête, tant que c'est lui qui décide.

 

Mais ce n'est que de l'habillage à l'international, le temps que les esprits se calment et passent à autre chose, la Coupe du monde de football par exemple.

 

En interne, malgré l'opposition d'une partie importante de la société israélienne, le gouvernement de Tel Aviv continue de tenir un discours guerrier et manipulateur. Ainsi, lors de l'arraisonnement ce dimanche du bateau irlandais, les officiers de Tsahal ont expliqué le calme de l'opération en qualifiant les 700 passagers de la flotille de la paix d'islamistes venus agresser Israël, histoire de rejeter les cuases des violences, les morts et les blessés sur le dos des civils pacifistes.

 

En clair, le gouvernement israélien est conciliant en apparence auprès de l'étranger mais continue de travailler son discours paranoïaque sécuritaire en direction du peuple israélien.

 

Le gouvernement israélien croit-il ce qu'il raconte ?

 

La paranoïa israélienne sur ce monde arabe et chrétien qui ne cherche qu'à détruire Israël amène le gouvernement israélien à des actes criminels injustifiables ce qui conduit inéxorablement vers une radicalisation des opinions publiques contre Israël. Une partie des israéliens l'a bien compris comme de nombreux juifs à travers le monde, en France notamment.

 

Il n'y a pas d'autre solution pour une paix juste et durable pour tous les peuples au Moyen-Orient que de permettre aux palestiniens d'avoir un Etat indépendant, libre et viable économiquement.

 

La solution est aujourd'hui bloquée par la politique d'Israël même (Blocus, mur de séparation, colonisation, prisonniers politiques) et par le soutien indéfectible de son allié nord américain.

 

C'est pourquoi, comme pour l'Apartheid, l'arrêt de tout échange avec Israël est la meilleure arme pour obliger son gouvernement à négocier réellement.

 

Le boycott des produits israéliens et la suspension de l'accord économique entre Israël et l'Union européenne constituent des objectifs faciles à atteindre à notre échelle.

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