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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 14:23

Depuis le 27 novembre,  l'Europe connaît une ébullition sociale contre les politiques d'austérité. 

Le 27 novembre dernier,  une grève générale bloquait la Grèce. 

Après 5 années de purges libérales, le peuple grec continue de résister aux exigences des banquiers européens. 

Si la mobilisation sociale reste forte,  elle a trouvé son expression politique au travers de Syriza et du PC grec. Syriza pèse aujourd'hui 20 à 25 % % des voix et menace le bipartisme traditionnel droite - Parti socialiste. 

L ' IItalie a connu la semaine dernière plus de 50 manifestations dans tous le pays contre les politiques libérales du social démocrate Matteo Renzi.

L 'absence de relai politique bloque pour l ' instant la traduction électorale des exigences populaires.

En Belgique,  c'est ce week end que le pays a connu une mobilisation historique,  dépassant les clivages culturels sur lesquels pullulent les formations politiques nationalistes.

La mobilisation des grandes centrales syndicales a contribué au succès de la mobilisation. 

Parallèlement,  le Parti du Travail de Belgique,  seul parti trans- communautaire,  connaît ces dernières années une forte croissance politique,  devenant la force principale porteuse des exigences mouvement social.

Ces mobilisations politiques et sociales nationales rejoignent les mobilisations enregistrées partout en Europe ces dernières semaines commande en Allemagne ( Lufthansa)

Avec la loi Macron et le projet de réforme territoriale, il y a en France matière à manifester !

Et une force politique capable de porter l'exigence politique des Français : le Front de Gauche. 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 13:16

Un article du journal économique "Les Echos", journal bien loin des idées communistes de ce blog !

Vers une année 2014 record pour les dividendes
Les actionnaires du monde entier devraient recevoir 133 milliards de dollars de plus en 2014 qu'en 2013. C'est ce qui ressort de l'étude trimestrielle publiée par Henderson Global Investors. 2014 sera donc une année record avec 1.190 milliards de dollars de dividendes redistribués par 1.200 entreprises cotées. Cela représente une progression de 9,6 %, soit la meilleure année depuis 2011. La progression ne tient pas compte des effets de change, ni du versement de dividendes exceptionnels (4,3 milliards au troisième trimestre, le montant le plus faible depuis deux ans). « Nous sommes convaincus que les dividendes enregistreront une croissance à deux chiffres sur l'ensemble de l'année », pronostique Alex Crooke, de Henderson GI. « Malgré les incertitudes en termes de croissance économique pour 2015, les dividendes devraient continuer à bien progresser, même si la hausse sera moins importante qu'en 2014. » La société de gestion estime « à l'heure actuelle » que les sociétés cotées au niveau mondial verseront 1.240 milliards de dollars l'an prochain.

Les Etats-Unis champions

Après un deuxième trimestre record (427 milliards de dollars), le troisième trimestre reste marqué par une croissance forte (+ 9,7 % hors exceptionnels et devise) à 288 milliards de dollars. Sachant que le troisième trimestre se caractérise par une forte saisonnalité (90 % des dividendes annuels versés en Chine, 50 % dans les émergents et 9 % seulement en Europe).

Les Etats-Unis restent l'un des champions : 87,7 milliards (+ 10,8 %) grâce notamment aux financières. Depuis le début de l'année, « elles ont payé deux fois plus de dividendes qu'en 2010 », constate Henderson Global Investors. « En comparaison, les dividendes payés par les sociétés financières dans le reste du monde n'ont progressé que de 12,1 % depuis 2010, ce qui montre que l'industrie des services financiers américains s'est remise bien plus rapidement de la crise financière que ses homologues internationales. »

La croissance a été forte aussi en Chine (+ 14 %, à 26 milliards de dollars), alors que les entreprises russes ont versé 16,5 milliards (+ 8 %), au troisième trimestre, malgré l'embargo occidental. Enfin, en Europe (hors Royaume-Uni), les dividendes ont crû de 14,4 %, à 19,7 milliards de dollars. En France, les entreprises n'ont versé que 3,8 milliards de dollars, montant le plus bas depuis 2009 sur cette période. Mais Natixis et, surtout EDF, ont rémunéré leurs actionnaires un trimestre plus tôt qu'en 2013.

Pierrick Fay, Les Echos
http://www.lesechos.fr/journal20141118/lec2_finance_et_marches/0203943035545-vers-une-annee-2014-record-pour-les-dividendes-1065264.php?yfwvHR8PSZkrAH2C.99#xtor=CS1-31
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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 10:58

1100 postes vacants en raison du non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite. Et plus de flouze dans les caisses. Pas de problème, le ministre grec de l'Education a trouvé la solution...

Depuis quelques semaines, les grecs manifestent contre la pénurie d'enseignants dans les écoles primaires et secondaires. La faute à la crise, et au non renouvellement des fonctionnaires partant à la retraite. Le système éducatif grec part en vrille.

"Il y a encore 1100 postes vacants dans les écoles pour atteindre le strict minimum. Nous ne parlons même pas de suffisance, que nous ne pourrons jamais atteindre, mais bien de strict minimum. Il n'y a plus d'argent" a déclaré le ministre de l'Education Andreas Loverdos. En conséquence de quoi, le bonhomme envisage de demander à des chômeurs "volontaires" de venir "travailler gratuitement". "En retour, ils gagneront des points bonus qui les avantageront lorsque nous pourrons de nouveau embaucher" affirme-t-il encore, grand seigneur.

Grèce en tics et en toc

Une bonne idée sur laquelle notre MEDEF national ne cracherait pas. A généraliser d'urgence dans toute l'Europe et à tous les niveaux... y compris au gouvernement ?

En juin dernier, l’Institut du travail de la Confédération des syndicats du Travail (GSEE) avait publié les résultats d'une étude révélatrice. Quelques exemples :

– Les employés grecs touchent leur salaire avec des retards allant de 3 à 12 mois.
– Les ouvriers reçoivent un tiers de leur salaire en paiement direct, le reste en nature (nuits d'hôtels, nourriture, bons alimentaires...).
– Les 13ème et 14ème mois de salaire, pourtant obligatoires, ne sont plus intégralement payés. La GSEE estime même qu’un million de travailleurs n'ont rien reçu.

Avec un taux de chômage à 26% (50% pour les moins de 25 ans), on peut tout se permettre...

Un retour au Moyen-Age, ou... la simple application des bonnes pratiques néolibérales ?

[Sources : keeptalkinggreece.com, keeptalkinggreece.com, greece.greekreporter.com, ]

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 10:14

21 novembre 2014, la 3e Commission de l’Assemblée générale de l’ONU vote la résolution L56, présentée par le Brésil et la Russie, visant à « lutter contre la glorification du nazisme, du néonazisme et toutes autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée ».

L'Ukraine, le Canada et les USA (abstentuion de la France) ont voté contre une résolution de l'ONU condamnant le fascisme et le nazisme
La résolution est adoptée à la majorité, mais le détail des votes se passe de commentaires :

POUR : 115 (dont tous les pays membres des BRICS)
CONTRE : 3 (USA, Canada, Ukraine)
ABSTENTION : 55 (dont tous les pays membres de l’UE, France et Allemagne comprises)

NB : à ce jour, aucune dépêche AFP pour relayer cette information.

http://www.politis.fr/ONU-lutte-contre-la-glorification,29095.html

L'Ukraine, le Canada et les USA (abstentuion de la France) ont voté contre une résolution de l'ONU condamnant le fascisme et le nazisme
Nicolas Maury
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 15:07

Une nouvelle étude confirme que les ultra-riches concentrent de plus en plus de richesses. Malgré la crise, leur nombre augmente, et leur richesse encore plus !

Les 211.000 plus riches possèdent 13% de la richesse mondiale
Cette étude de WealthX et de la banque UBS recense les très riches qui ont amassés plus de 30 millions de dollars. Ils sont 211000, soit une augmentation de 6 % sur un an, et leur patrimoine cumulé a lui augmenté de 7 %. Ainsi possèdent -ils à eux seuls 13 % de la richesse mondiale.
Ils sont de mieux en mieux répartis dans le monde, même si les Etats-Unis abritent toujours le plus gros contingent d'ultra-riches, suivis de l'Europe et de l'Asie. Le continent africain reste en dernière place, avec 3005 ultra-riche, mais c'est là que l'augmentation est la plus forte, avec une augmentation de 8,3 %.

      La richesse cumulée de ces 211000 ultra-riches atteint les 30.000 milliards de dollars. C'est quasiment le PIB cumulé de l'Europe et des Etats-Unis. Presque la moitié du PIB mondial. C'est 3 fois le montant de toutes les dettes souveraines cumulées des pays européens. L'augmentation de cette richesse se fait principalement sur les marchés financiers, repartis comme s'il n'y avait jamais eu de crise. Toutefois, un tiers de ces ultra-riches ont hérité du gros de leur fortune. Au niveau mondial, ce club est à une écrasante majorité (87%) composé d'hommes dont l'âge moyen est de 59 ans.
Trimez, ouvriers, paysans, cadres ! Serrez-vous la ceinture pour être "plus compétitifs" que votre voisin, pour que l'Etat réduise sa "dette" !

Tout vos efforts n'ont qu'un seul but : vous entrainez dans une course sans fin où vous cédez toujours plus de terrain et de richesses pour quelques milliers de grandes fortunes, de très riches familles, puissent accumuler des sommes énormes dans les banques suisses, luxembourgeoises, monégasques et autres, et qu'elles continuent d'écumer les grands hôtels du monde entier et les défilés de haute couture de Paris, New-York ou Milan.
Infographies:
De plus en plus de millionnaires dans le monde
Les inégalités de patrimoine augmentent

http://www.humanite.fr/les-211000-plus-riches-possedent-13-de-la-richesse-mondiale-558341#sthash.mfACksTE.dpuf
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 10:16

Une actualité dont on ne parlera pas dans nos médias de masses au service de la finance : ce grand mouvement social en Irlande, pays vanté pour sa "paix sociale".

Tout comme les grandes grèves qui ont touché l'Allemagne ces dernières semaines, le climat social est rude partout en Europe car la lutte des classes, abandonnée par nombre de syndicats et de partis de gauche, est une réalité et que les travailleurs, les peuples y sont confrontés chaque jour un peu plus.

La bataille de l'eau, comme celle de l'électricité et du logement est essentiel car, sans toit, sans eau et sans chauffage, la survie est impossible ! Ces domaines devraient être de la seule responsabilité de l'Etat.

Aux travailleurs de France à prendre leur avenir en main !

Solidaire


irishwater.jpg 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/    

Si même les Irlandais descendent dans la rue. Dans un pays où tous les travailleurs sont incités à faire des sacrifices permanents pour une poignée de super-riches, la « taxe sur l'eau » a été la goutte qui a fait déborder le vase.    

Ils étaient 100 000 dans les rues de Dublin le 11 octobre dernier. Cette fois, le 1er novembre, ce sont plus de 200 000 Irlandais qui se sont mobilisés localement pour exprimer leur opposition aux plans iniques du gouvernement de marchandisation de l'eau. 

Faire payer les Irlandais, privatiser l'eau … au nom de l'écologie ! 

Le projet du gouvernement est à triple détente. D'abord, faire payer les Irlandais encore plus, une charge forfaitaire sur l'eau qu'il consomme : 176 € par an pour un adulte, et 102 € par adulte supplémentaire. Cela fait déjà 278 € pour un couple, soit 25 € de plus par mois. 

Cette charge serait payée non pas à l'Etat mais à une entreprise publique, Irish Water, qui fournit l'eau aux Irlandais. Jusque-là, au vu de l'abondance des ressources en eau, ce service était gratuit depuis 1997. 

Ensuite, utiliser comme prétexte l'argument écologique : celui de la préservation de la ressource. On voit mal comment une taxe forfataire atteindrait cet objectif, et on voit trop bien l'hypocrisie des dites « taxes carbone », qui touchent proportionnellement plus les pauvres. 

Enfin, préparer le champ à la privatisation d'Irish Water. Un marché captif, des ressources abondantes et peu chères. Le seul hic, c'était la marchandisation de l'eau, l'installation également de compteurs pouvant mesurer la consommation. C'est fait avec cette loi. 

Même si le gouvernement s'en défend, les Verts, les communistes y voient le véritable objectif derrière les manœuvres de « taxe sur l'eau ». 

Après le hold-up des banques, les baisses de salaires, la coupe est pleine  

Le gouvernement misait sur la passivité des Irlandais accablés par le hold-up des banques, des multi-nationales. Les banques ont récupéré 64 milliards d'€ d'aides publiques en 2008 (30 % du PIB, 15 000 € par Irlandais!), de quoi faire bondir la dette de 25 à 125 % du PIB ! 

Ce renflouement scandaleux a justifié les pires mesures d'austérité : baisse de 10 % du salaire minimum, de 20 % du salaire des fonctionnaires, hausse de la TVA et des taxes indirectes (alcool, tabac, eau, électricité), coupes de 25 % des budgets des services publics, hausse du temps de travail de 35 à 37,5 heures dans le public. 

Une seule donnée n'a pas été touchée, sanctuarisée : l'impôt sur les sociétés reste toujours un des plus bas d'Europe, à 12,5 %. 

Mais cette fois, pour les Irlandais, la coupe est pleine. Les Irlandais sont à genoux. Ils ne veulent plus payer, ils ne peuvent plus payer. La résistance passive, la désobéissance civile deviennent une nécessité. 

Désobéissance civile et manifestations monstres : la résistance s'organise    

La campagne « Right 2 water » (Droit à l'eau) – soutenue par les syndicats comme Unite, le syndicat des communications, celui des services publics, ainsi que des partis comme le Sinn Fein, l'Alliance anti-austérité et le Parti communiste – rencontre un vaste écho dans la population.    

Cette campagne appelle à l'abrogation des charges sur l'eau, au refus de sa marchandisation et à la défense d'un service public de l'eau.    

Ils appellent également à refuser de s'inscrire auprès d'Irish Water. La campagne a pris. Alors que l'enregistrement devait être achevé au 30 octobre, il a été repoussé au 30 novembre. En effet, seuls 500 000 ménages (sur 2 millions) s'étaient signalés, et avaient installé des compteurs d'eau.    

Ce 1er novembre, 200 000 Irlandais sont descendus protester dans 80 localtés pour exprimer leur opposition au projet. Du jamais vu depuis des années en terre irlandaise. 

76 % des Irlandais opposés au projet    

Un sondage de Sunday Independent en octobre indiquait que 76 % des Irlandais étaient opposés à ces charges sur l'eau. 54 %, selon un autre sondage de The Journal, étaient prêts à ne pas payer cette taxe, donc à rentrer en résistance. 

La pilule est très amère pour le peuple irlandais. Conscient, lucide, il avait voté « Non » à la Constitution européenne en 2008 à 53 %. Le pistolet sur la tempe, soumis au chantage européen, et à la capitulation de leurs dirigeants, les Irlandais ont été obligés de voter Oui à 67% en 2009.    

Les dirigeants européens avaient dit aux Irlandais qu'il devait Oui sous peine de connaître la récession, la misère, les impôts. Entre le « déshonneur et la guerre », on leur a fait choisi le déshonneur, le désaveu. Et ils ont eu la guerre du capital européen contre eux !    

Les dirigeants irlandais ont très peur de la mobilisation qui monte, qui politise au quotidien des centaines de milliers d'Irlandais qui refusent de payer leurs factures, de payer pour les riches, de baisser la tête encore. Leur campagne est source d'inspiration pour tous ceux qui luttent contre la privatisation de l'eau. 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 15:49

La Commission européenne s'est choisie récemment comme président l'ancien premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, pays notoirement connu pour être un paradis fiscal.

On ne pouvait pas envoyer meilleur message aux multinationales et aux grandes fortunes européennes : l'Union européenne ne remettra pas en cause vos privilèges !

C'est pourtant cette même Europe qui sort un rapport assassin contre le Luxembourg et contre les multinationales qui se servent du Luxembourg pour échapper à l'impôt dans leurs propres pays. Ce que certains appellent évasion fiscale.

La liste est longue des sociétés concernées mais des noms comme Amazon, Ikéa ou Crédit agricole sont cités.

Le but du jeu est de se domicilier au Luxembourg et, par jeu comptable, de faire remonter un maximum de bénéfice dans ce pays, en ne laissant qu'un minimum d'argent dans les filiales nationales. Comme ça, l'impôt national ne touche que faiblement les bénéfices réellement réalisés par les entreprises dans chaque pays !

L'astuce est connue. Total ne paie ainsi que 8 % d'impôt sur les sociétés.

On est loin des 15 à 20 % d'impôt sur le revenu que paient les ménages de la classe moyenne française et des autres taxes que paient les contribuables !

Cette concurrence fiscale entre pays ne profite évidemment pas aux peuples.

L'important est qu'un maximum de cash puisse être redistribué aux actionnaires et aux hauts cadres de ces entreprises.

Certains tentent de diviser le petit peuple en élevant les salariés contre les travailleurs indépendants, les fonctionnaires contre ceux du privé, les actifs contre les chômeurs, les chômeurs contre les bénéficiaires de minima sociaux, les travailleurs immigrés contre les travailleurs nationaux, etc. C'est ce que font très bien, traditinnellement, la droite et l'extrême-droite, UMP, UDI et FN en tête.

Cette division permet de détourner l'attention de la population des vrais profiteurs du système, ces quelques pourcents de Français qui bénéficient d'experts comptables et d'avocats pour pratiquer ce qu'ils appellent "l'optimisation fiscale", quand ce n'est pas tout simplement de la fraude.

Les lois sont faites pour protéger ces gens et l'Union européenne est un outil pour faire sauter les quelques verrous qui protègent encore les nations du grand pillage capitaliste.

On voit dans ce rapport toute l'ironie d'une Union européenne au service des entreprises et des financiers qui critique les outils d'évasion fiscale qu'elle a contribué à créer.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 16:38

Le système démocratique va mal en France. Mais que dire des Etats-Unis ! !...

Il est de bon ton, depuis toujours, de vanter les mérites des Etats-Unis, ce pays de la liberté, venu nous sauver (gratuitement) en 1944, protecteur de la démocratie à travers le Monde (de manière désintéressée), le pays des cow-boys, des grands espaces, le pays où tous les rêves se réalisent (pour qui veut bien bosser !), et ainsi de suite.

Le "rêve américain", écorné dans l'esprit général après la crise de 2008 et les scandales immobiliers, continue néanmoins d'être entretenu sciemment en France.

Pourtant, si on vous parle d'un pays créé en massacrant et soumettant les populations locales, un pays qui intervient militairement et politiquement dans les pays voisins, un pays où des millions d'enfants vivent dans la misère, un pays où moins d'un électeur inscrit sur deux participe aux élections (ne parlons pas des électeurs non inscrits sur les listes électorales !), un pays où seuls deux partis politiques se partagent le pouvoir depuis toujours,... vous vous dîtes qu'il ne peut pas s'agir de ces Etats-Unis dont on nous vante les charmes par séries interposées ?

Et bien si !

Aux Etats-Unis, un enfant sur quatre vit dans la misère. Ces chiffres sont encore plus élevés si cet enfant est noir ou latino.

Les Etats-Unis se sont créés sur les cadavres des amérindiens, réduits à vivre dans des réserves souvent misérables ou à subir les affres de l'aculturation.

Les Etats-Unis sont les champions du monde de l'intervention à l'étranger, depuis Cuba en 1895, la Corée ou le Viet-Nam durant la guerre froide, et l'Iraq, la Libye ou la Somalie plus récemment. Sans parler des interventions masquées, comme en Amérique latine (dans "l'arrière-cour des Etats-Unis", ça veut tout dire !) sous Pinochet, Stroessner, Videla et consorts, ou en Syrie actuellement.

Vous pouvez prendre la liste de tous ces pays où sont intervenus les Etats-Unis : dans aucun d'entre eux, l'intervention yankee n'a laissé de bons souvenirs !

Et, côté démocratie, le renouvellement des Sénateurs et représentants est un exemple de parodie démocratique : deux partis seulement se partagent le pouvoir depuis la création des Etats-Unis ! On ne peut pas parler de régime à parti unique mais pas loin !

Le coût des campagnes électorales et le système électoral lui-même empêche toute alternative d'exister politiquement. Au final, Parti républicain et Parti démocrate sont les objets politiques de grands lobbies économiques et financiers, qui mènent de ce fait des politiques économiques voisines, en faveur des milieux patronaux et financiers. Restent des différences de valeurs, de conservatisme religieux comme différences entre ces deux forces.

Les citoyens des Etats-Unis ne se trompent pas, d'ailleurs. Si les chiffres sur les électeurs potentiels qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales ne sont pas communiqués, on sait bien que moins de la moitié des électeurs inscrits se déplace les jours de vote.

Le "rêve américain" tient plus du fantasme maketing que de la réalité concrète.

Comme pour les séries, les hamburgers ou les boissons au cola, les Etats-Unis sont passés maître dans l'art du conditionnement des masses et de l'acceptation de leur modèle dominant par les élites étrangères.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:35

Nos médias l'oublient volontiers mais, avant l'accession au pouvoir de Blaise Compaoré, au Burkina Faso, ce pays a eu pour président le leader communiste Thomas Sankara.

De 1983 à 1987, et le putsch de Compaoré durant lequel il est assassiné, Sankara mène une politique progressiste et anti-impérialiste qui déplaira fortement aux anciennes puissances coloniales, France en tête.

Devant l'ONU, Thomas Sankara défend le droit des peuples à pouvoir manger à leur faim, boire à leur soif, et à être éduqués. Il est l'un des principaux moteurs du Mouvement des pays non-alignés et dénonce les régimes néo-coloniaux voisins, notamment la Côte d'Ivoire et le Mali. Ces deux pays organisent d'ailleurs plusieurs campagnes militaires contre le Burkina Faso avec l'aide... de la France.

Bref ! Thomas Sankara est l'homme à abattre.

Blaise Compaoré sera l'homme de main de la France et des Occidentaux dans le renversement de Sankara.

On comprend mieux comment le régime corrompu et autoritaire de Compaoré a pu tenir aussi longtemps !

L'arrivée au pouvoir, à nouveau, de militaires, n'augure pas d'une évolution démocratique du pays. La jeunesse burkinabée et l'opposition sauront-elles déjouer les pièges des Occidentaux et de leurs alliés locaux ?

25 ans après sa mort, Thomas Sankara reste la référence pour nombre de Burkinabés qui n'hésitent pas à brandir son portrait dans les manifestations.

Solidaire

Burkina---Portrait-de-Sankara---Octobre-2014.jpg


Mariam Sankara, veuve du Président Thomas Sankara a, dans une lettre, félicité le peuple burkinabé pour «avoir réhabilité» le prédécesseur de Blaise Compaoré au pouvoir. Elle exhorte aussi les familles qui pont perdu les leurs lors des manifestations ayant conduit à la chute de Blaise Compaoré «de saisir la justice nationale et internationale» pour que le président déchu «répondre de ses crimes».

Mariam, veuve de Thomas Sankara: Blaise Compaoré «doit répondre de ses crimes»
«Je tiens à remercier les burkinabè qui ont contribué (…) à éviter le chaos politique dans lequel Blaise Compaoré et ses amis voulaient plonger le Burkina Faso», a écrit Mariam Sankara. Avant de signifier que Blaise et ses «sbires ont endeuillé le peuple», dont Mme Sankara partage la douleur. Pour cela, dans sa lettre, Mariam Sankara exhorte les «familles éplorées à saisir la justice nationale et internationale pour que Blaise Compaoré réponde de ses crimes».

La veuve de l’ancien président du Burkina, Thomas Sankara assassiné en 1987, est d’avis que l’image de médiateur de la sous-région dont Blaise Compaoré s’est drapé ne doit pas le disculper.
«Ce monsieur qui était sollicité comme médiateur dans les conflits, était en réalité celui qui les attisait. Des pays comme l’Angola, le Libéria, la Sierra Leone, le Mali, la Guinée et la Côte d’Ivoire ont subi ses manœuvres de déstabilisation», explique Mariam Sankara. Avant de conclure: «Non, il (Blaise Compaoré) ne doit pas couler des jours paisibles à Yamoussoukro. Il doit répondre de ses actes et crimes de sang».
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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 10:35

Week-end d'élections dans le monde : Brésil, Uruguay, Tunisie et Ukraine votaient.

4 pays aux destins et aux réalités bien différentes votaient ce week-end. D'un côté, deux pays voisins d'Amérique latine, le Brésil et l'Uruguay, votaient pour les Présidentielles. Plus près de chez nous, la Tunisie, aux prises avec l'islamisme, et l'Ukraine, en pleine guerre civile, renouvelaient leurs parlements.

Ces réalités ont amené, logiquement des résultats différents, riches d'espoir pour les peuples uruguayen, brésilien et tunisien, beaucoup plus sombres en Ukraine. Les commentateurs français, eux, adaptent leurs analyses à la ligne politique de leurs actionnaires, sans lien avec les réalités politiques de ces pays.

Les élections brésiliennes et ukrainiennes sont celles dont le traitement est le plus clairement politique.

3 millions de voix d'écart... seulement !

D'un côté, une élection brésilienne où, dès le départ, les lobbies économiques français propriétaires des médias avaient fait le choix de la défaite de la présidente sortante Dilma Roussef. Les nombreux reportages sur ces élections montraient "l'irrésistible ascension" de la candidate verte Marina Silva jusqu'à son échec complet au 1er tour de l'élection, le 5 octobre dernier.

Première désillusion pour nos médias et premier échec de l'intox sur le Brésil !

Avec le deuxième tour, c'est l'espoir de voir le candidat de droite gagner qui s'envole. Dilma Roussef l'emporte avec 51,64 % des voix devant Aecio Neves lors d'un second tour qui a mobilisé près de 80 % des électeurs !

La déception de nos médias les laisse amer et ce sont des commentaires aigris qui parlent de la "courte" victoire de la présidente sortante avec "seulement" 3 millions de voix d'avance dans un pays désormais "coupé en deux".

Oserait-on rappeler à nos journalistes les scores des Présidentielles françaises ? En 1974, Giscard-d'Estaing était élu avec "seulement" 50,81 %. En 1981, François Mittérand l'emportait avec tout juste 51,76 %. Plus près de nous, François Hollande battait Nicolas Sarkozy en mai 2012 avec 51,64 % des voix soit un écart moindre que celui de Dilma Roussef face à son adversaire !

Et ne parlons pas de l'abstention en France !...

Victoire des pro-européens en ukrainiens ?

A l'inverse du Brésil, nos médias français ont fait depuis longtemps le choix du gouvernement de Kiev contre ses opposants et la Russie.

C'est ainsi que la presse française se félicite du résultat des élections ukrainiennes qui se sont pourtant déroulées en pleine guerre civile, empêchant le vote de tout l'est russophone du pays, sans parler de la Crimée, et dans des conditions de pression sur les listes d'opposition, celles des anciens partisans du Parti des Régions, comme sur les candidats et militants communistes.

Au final, moins de 41 % des électeurs ukrainiens se sont rendus aux urnes : 50 % dans deux régions pro-occidentales de l'ouest (!) et moins de 30 % dans toutes les régions où vivent des "minorités", notamment tout l'ouest russophone. 

Rien d'étonnant dans ces conditions à voir des résultats en faveur des "pro-européens" calqués sur des territoires qui votaient traidtionnellement pour ces forces politiques. Quant aux 70 % attribués dans nos médias aux forces pro-européennes, ils sont à nuancer puisque l'extrême-droite a percé durant ces élections.

Une majorité d'abstentionnistes et des partis d'opposition muselés, une partie du territoire privée de parole : et on parle de vote démocratique ?

Le climat anti-russe dans nos médias rend aveugle nos journalistes.

Uruguay : la gauche confirme

Le successeur du Président sortant, le très populaire et simple Pepe Mujica, sera certainement issu des rangs de la même alliance politique, le Frente Amplio.

Avec 46 % des voix, Tabaré Vazquez devrait retrouver le poste de Président qu'il occupait de 2005 à 2010.

AVec une croissance de 4 % et un chômage à 6 % de la population active, le pays a connu une nette amélioration de sa situation économique au profit du peuple.

Une gauche comme ça manque en France !

Tunisie : les laïcs en tête ?

Plus près de chez nous, nos voisins de Méditerranée ont du mal à sortir de la révolution qui a fait chuté le régime Ben Ali.

La montée en puissance des islamistes d'Ennahda, soutenus et financés par les pétromonarchies du Golfe, a longtemps menacé et menace encore les droits des Tunisiens. Des femmes tunisiennes particulièrement !

Avec ces élections législatives, marquées par la désunion des forces politiques, la crise économique et les menaces djihadistes, l'abstention a été forte, à près de 60 %.

Mais, malgré tout, le camp laïc aurait réussi a battre les islamistes, cela grâce à la récente constitution d'un parti fourre-tout, Nidaa Tounès, regroupant syndicalistes et ancien du régime Bourguiba !

A gauche, le Front populaire où figurent les communistes, semble avoir passé le cap des élections. Il aura des députés à l'assemblée.

4 pays différents aux situations politiques et à l'Histoire bien différente.

Pourtant, par nos médias, n'en parvient qu'une réalité déformée, tronquée, parfois manipulée.

La neutralité des journalistes est un leurre, comme celle de nombreux élus locaux.

L'information, comme la politique, est différente selon que l'on accepte les règles du jeu d'une société inégalitaire ou que l'on se situe en dénonciation, en révolte pour changer la donne.

Le traitement des élections, particulièrement en Ukraine et au Brésil, montre comment l'influence des intérêts économiques et stratégiques amène les journalistes à tolérer l'intolérable en Ukraine et à rêver des changements au Brésil, bien loin du choix de ces peuples.

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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