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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 12:36

Evo Morales, président de Bolivie, vient d'être reconduit pour un troisième mandat avec 60 % des vois au premier tour !

Evo Morales sera donc 5 années de plus le président de la Bolivie. Celui qui a commencé comme défenseur des producteurs de coca a acquis une notoriété et un soutien populaire incomparable.

Ce n'est pas en France que cela arriverait ! Et, d'ailleurs : pourquoi ?

En dehors de Mittérand en 1988, puis de Chirac en 2002, dans les circonstances particulières d'un duel avec l'extrémiste de droite Jean-Marie Le Pen, aucun président français n'a pu être réélu deux fois par les Français. A chaque fois, le mécontentement populaire a entrainé le président sortant dans un jeu d'alternance qui ne convainc plus les électeurs.

Evo Morales fait partie de cette génération de présidents sud-américains, arrivés au pouvoir portés par la rue, par les populations défavorisées et les indigènes, comme Hugo Chavez en son temps.

Cette génération de présidents, à la différence des nôtres, a respecté sa parole de lutter contre la misère, le chômage et la corruption. Vénézuéla, Equateur ou Bolivie font partie des pays qui connaissent en ces domaines les évolutions les plus positives au monde. Pendant ce temps là, nos puissances capitalistes d'Europe, fortes de leurs économies développées, connaissent le chemin inverse. Chômage, précarité et misère grandissent chaque jour un peu plus en France et en Europe.

Paradoxe ? Pas vraiment !

Tout est une question de choix politique !

"Les barricades n'ont que deux côtés" disait Elsa Triolet. En politique également.

Soit, vous faites le choix de servir les intérêts du peuple, soit vous faites le choix de servir ceux de la finance et des actionnaires. C'est ce dernier choix que font ceux qui se succèdent à l'Elysée.

Mais, pour gagner une élection, il faut convaincre le peuple de voter pour soi, quitte à raconter de gigantesques bobards, à prononcer des phrases que reprendront en choeur les médias du système, comme le "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy ou le "mon ennemi, c'est la finance !" de François Hollande.

Le décalage entre le discours électoraliste nécessaire pour se faire élire et la politique au service des puissants, provoque une désillusion croissante dans l'électorat populaire, entrainant l'astention ou le vote pour une extrême-droite qui se donne l'apparence de la virginité politique.

La réalité politique, comme celle des barricades, classe les forces entre celles qui aujourd'hui servent le capital, les grands patrons, et celles qui servent le peuple, les travailleurs. La manipulation politique et médiatique vise à faire oublier ce distingo.

En Amérique du sud, les lignes politiques sont plus claires. Des années d'un libéralisme féroce et d'une répression politique et syndicale par des régimes soutenus par les puissances occidentales, tout cela a provoqué une prise de conscience forte dans les milieux populaires de la réalité d'une lutte des classes où une poignée de riches bourgeois, s'appuyant sur l'armée, la police et la justice, imposait la misère au reste du peuple pour son unique enrichissement.

Des mouvements sociaux et indigènes sont nés des forces politiques et des leaders qui ont conquis le pouvoir, démocratiquement, et qui, aujourd'hui, changent les sociétés sud-américaines malgré les résistance des riches familles, des grands propriétaires terriens et des multinationales, des Etats-Unis notamment, qui se gavaient sur le dos de ces pays.

En s'attaquant aux monopoles, aux multinationales et aux grandes familles, ces Chavez, Morales ou Correa, se créent de solides inimitiés dans leur pays et à travers le monde, mais ils réalisent leurs programmes de progrès sociaux, de redistribution des richesses nationales vers le peuple. Leur popularité et les scores électoraux de leurs majorités viennent de là.

L'exemple d'Evo Morales en Bolivie, comme ceux d'Hugo Chavez et de Nicolas Maduro au Vénézuéla, prouvent qu'un chef de l'Etat et sa majorité peuvent redonner du pouvoir au peuple, redistribuer des richesses et recréer de l'emploi malgré les résistances des banques et des financiers.

Cette volonté d'appliquer une politique populaire en France, on voit bien que le Parti socialiste ne l'a plus, que la droite ne l'a jamais eu non plus. Les désaveux successifs des Français, en 2012 pour Sarkozy et sa majorité UMP-UDI, actuellement pour Hollande et sa majorité PS-PRG, sont la traduction concrète de ce sentiment de trahison, d'abandon. 

Il faut donc regarder plus à gauche, vers le Parti communiste et le Front de Gauche, pour trouver les forces politiques vraiment transformatrices en France, celles qui sortiront notre pays de l'ornière libérale, de cette politique de casse sociale qui ne profite qu'aux spéculateurs financiers.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 09:59

Le courage des miliciens kurdes suffira-t-il à contrer le nombre et l'armement des djihadistes de Daesh ?

Si l'opinion publique soutient les combattants kurdes face aux islamistes radicaux, en est-il vraiment de même de la part des gouvernements ?

L'offensive qui a mené les djihadistes de DAESH aux abords de Kobané ne s'est pas faite en 1 jour. Il aura fallu près de dix jours pour que le front recule jusqu'à Kobané. Des journées qui auraient pu prêter à réaction de la part de la communauté internationale, ici comme sur d'autres fronts.

Mais les combattants kurdes de Syrie sont épaulés par les combattants kurdes de Turquie, proches du PKK, qui sont venus épaulés leurs frères dans un élan compréhensible de solidarité.

Or, le combat des Kurdes de Turquie pour la reconnaissance de leur identité fait l'objet d'une répression de la part des pouvoirs successifs à Ankara. La lutte armée menée par le PKK est une conséquence de cette répression.

La Turquie joue double-jeu sur le dossier de Kobané, affirmant d'un côté son soutien au combat des Kurdes mais espérant, d'un autre côté, l'élimination des rebelles kurdes, notamment des militants kurdes de Turquie. Et puis, n'oublions pas que le gouvernement islamiste d'Erdogan a soutenu la rébellion syrienne, notamment son aile islamiste, en permettant l'entrée en Syrie de matériel militaire et de djihadistes venus d'autres pays du monde.

La Turquie, pivot essentiel des Etats-Unis dans cette région, bénéficie de ce fait du soutien discret sur le dossier Kobané.

Si les troupes et les chars turcs massés près de Kobané n'interviennent pas, c'est parce qu'ils sont là pour éviter toute infiltration islamiste en Turquie et éviter, à l'inverse, toute entrée de rebelles kurdes vers la Syrie. D'ailleurs, malgré des accords avec les forces kurdes d'Iraq, le gouvernement turc a refusé le transit par son territoire de 2 000 à 3 000 combattants kurdes d'Iraq qui devaient venir épauler les combattants de Kobané.

Avec ce choix turcs de laisser écraser les Kurdes de Kobané, on comprend mieux les tergiversations occidentales. Quelques bombardements imprécis ont été menés, histoire de donner l'illusion que les occidentaux soutiennent les Kurdes. Ça, c'est pour l'opinion publique internationale !

L'idée turque relayée par François Hollande d'une zone tampon à la frontière, c'est un moyen d'occuper militairement le territoire syrien, au détriment du droit international (quoi qu'on pense de Bachar El Assad), et de reporter côté syrien toutes les bases arrières de la rébellion syrienne, actuellement en territoire turc. Rébellion dont les islamistes composent désormais l'essentiel des forces, qu'ils soient du Front Islamique (pro-saoudien), d'Al Nosra (branche officielle d'Al Qaïda) ou de Daesh (l'Etat Islmaique).

La révolte des Kurdes, en Europe comme en Turquie, vise à dénoncer cette passivité turque et occidentale, cette hypocrisie qui laisse filer le temps en espérant que l'écrasement des Kurdes ne tarde pas trop.

Comme pour la cause palestinienne, la cause kurde est prisonnière d'impératifs de géopolitique qui évacuent les notions de liberté, de souveraineté des peuples et les droits de l'Homme.

La France brillerait sur la scène internationale si elle agissait clairement en faveur des Kurdes de Kobané et d'ailleurs.

L'alignement aveugle de la France sur l'OTAN, donc sur les Etats-Unis, empêche malheureusement notre pays d'avoir une politique étrangère qui lui permette de retrouver l'image d'un pays soucieux des droits humains et de la liberté des peuples à vivre libres et en paix.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 14:01

Malgré des choix européens à son service exclusif, l'Allemagne est elle aussi sur le point d'entrer en récession.

Après une croissance en recul de 0,2% au deuxième semestre, le troisième trimestre s'annonce tout aussi difficile. Au point que certains économistes envisagent désormais une récession en Allemagne, ce qui serait un choc pour le pays le plus puissant d'Europe, toujours prompt à donner des leçons de bonne gestion à ses voisins.

C'est l'industrie allemande, la plus forte d'Europe, qui plonge. La production industrielle a baissé de 4% sur un mois en août, sa plus forte baisse depuis janvier 2009.

Si la production plonge, c'est à cause des commandes à l'industrie, en recul de 5,7%. « La conjoncture industrielle traverse actuellement une phase de faiblesse », reconnaît le ministère allemand de l'Économie, qui refuse de s'alarmer. Pourtant, la production de biens d'équipement a dévissé de 8,8% et la production automobile de 25,4% !

Avec des obligations de travail pour les chômeurs, à des salaires frôlant parfois l'esclavagisme, le taux de chômage est toujours historiquement bas, à 6,7%. Pourtant, malgré ce système pénalisant pour les chômeurs, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté au mois de septembre : 12.000 chômeurs supplémentaires alors que les analystes s'attendaient à une baisse d'environ 2000 personnes.

En clair, l'économie allemande connait un sacré coup de froid !

Depuis des mois, on voit partout en Europe François Hollande supplier l'Allemagne et sa chancelière quémander un changement de politique monétaire de l'Union européenne. Finalement, ce n'est ni le poids de la France, ni la force de conviction de notre Président qui vont faire changer d'avis les décideurs économiques allemands mais, peut-être, la réalité économique ? Peut-être...

En tout cas, l'Union européenne est montrée du doigt au niveau mondial comme étant le membre malade de l'économie planétaire. Même le FMI y va de sa critique. C'est pour dire !

Avec une Europe du sud qui souffre toujours de la crise capitaliste que l'on fait payer aux populations de ces pays, le reste de l'Europe n'est pas non plus particulièrement en grande forme. C'est le cas de la France.

Alors, pourquoi nos gouvernements et le super gouvernement de Bruxelles s'obstinent-ils à poursuivre des politiques qui sont partout en échec ?

Comme en France, la réponse est à chercher dans les super-profits qu'accumulent les plus grandes entreprises européennes, les géants du capitalisme capables de jouer la carte de la délocalisation de l'emploi et de l'optimisation fiscale, terme diplomatique pour couvrir des méthodes permettant aux multinationales de payer un minimum d'impôts.

Autant la politique de Bruxelles est dictée par Berlin, autant les politiques de chacun des états européens sont dictées par leurs places financières respectives.

Au final, cette Europe de la crise et de la récession est une machine à reprendre du pouvoir d'achat et des acquis sociaux aux travailleurs d'Europe pour permettre aux actionnaires et aux banques d'augmenter toujours plus le rendement de leurs placements. Croissance et plein emploi ne sont pas des objectifs réels, seulement des propos de campagne destinés à convaincre les travailleurs, salariés ou indépendants, qu'ils doivent accepter de ce sacrifier pour espérer, un jour prochain, peut-être, retrouver un peu de pouvoir d'achat et des miettes de croissance.

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 09:21

A ceux qui affirment que le conflit en Ukraine est celui des bons démocrates de Kiev contre les méchants séparatistes à la solde de Moscou, voici le témoignage d'une députée d'opposition sur ce qu'elle vit actuellement dans la "nouvelle" Ukraine.

Le Parti des Régions est celui de l'ancien président Ianoukovitch, renversé par un putsch en début d'année. Il semble bien difficile pour ce parti, pourtant libéral, de pouvoir s'exprimer malgré les 30 - 35 % qu'il a réalisé aux élections de 2011.

Quant au Parti communiste et ses 11 % des voix, il est désormais en cours d'interdiction et plusieurs de ses leaders ont été torturés par les milices d'extrême-droite qui soutiennent l'actuel gouvernement. La maison du Président du PC ukrainien, dans la banlieue de Kiev, a d'ailleurs été incendiée au printemps et le siège du KPU, saccagé et occupé par l'extrême-droite.

A vouloir s'opposer à Poutine, on en vient à soutenir des gens infréquentables, comme l'on fait nos gouvernements en Syrie contre Bachar El Assad ou en Libye contre Mouammar Kadhafi.

Et tant pis pour les civils !

Solidaire


DECLARATION de la députée ukrainienne ELENA BONDARENKO

 

Mes amis, voici ma déclaration ! Je demande de la diffuser un maximum. Ceux qui ont la possibilité de la traduire, qu’ils le fassent.
« Moi, Elena Bondarenko, députée du Parti des régions, me trouvant dans l’opposition à l’actuel pouvoir en Ukraine, je veux déclarer que ce pouvoir s’abaisse jusqu’aux menaces directes d’élimination physique des représentants politiques d’opposition en Ukraine, jusqu’à priver de leur droit de parole l’opposition au parlement et en dehors, et même à la complicité de crimes non seulement contre ces représentants politiques mais contre leurs enfants. Des menaces constantes, l’interdiction non formulée de la présence des opposants sur les ondes de la plupart des chaînes ukrainiennes, une persécution déterminée, ce sont là déjà les attributs de la vie courante d’un député en Ukraine. Tous ceux qui appellent à la paix en Ukraine sont immédiatement inscrits par le gouvernement sur la liste des ennemis du peuple, comme ils le furent, par exemple, dans l’Allemagne des années 30-40 du siècle dernier ou au temps de la politique de McCarthy aux USA.
Il y a quelques jours, le ministre des Affaires intérieures de l’Ukraine, Arsen Avakov, qui est un ardent partisan du dénommé « parti de la guerre » en Ukraine, a déclaré la chose suivante : « Quand Elena Bondarenko monte à la tribune faire un discours, la main cherche tout de suite le revolver ».
Je souligne que c’est un homme investi de la fonction de premier policier de l’état qui dit une chose pareille. Il y a exactement une semaine, le porte-parole du parlement ukrainien Alexandre Tourtchinov m’a privée de la même façon de mon droit de parler à la tribune en tant que représentante de la fraction d’opposition du « Parti des régions ». Il m’en a privée simplement parce que j’ai déclaré que « le pouvoir qui envoie l’armée bombarder des civils est criminel ». Après quoi, il a donné avec magnanimité la possibilité aux radicaux du parlement d’appeler à fusiller l’opposition. Rappelant que, à la fin de l’année dernière, quand les extrémistes commençaient à s’armer à Kiev, on avait tiré sur ma voiture et que ce fait avait été enregistré par les organes de police sur ma déclaration, je considère ce genre de menaces avec le plus grand sérieux. J’informe également tous ceux qui ne le savent pas encore que le pouvoir actuel couvre des criminels, qui ont osé lever la main sur le fils d’un autre opposant politique, Vladimir Oleinik. Rouslan Oleinik, qui occupe la fonction de procureur de district, a été roué de coups sur son lieu de travail, à la suite de quoi sa vie et sa santé se sont trouvées menacées. Au lieu d’enquêter sur cette agression contre un procureur dans l’exercice de ses fonctions et sur cette intimidation monstrueuse à l’égard d’un opposant et de sa famille, le pouvoir a licencié ledit procureur. J’entends chaque semaine mes collègues parler des passages à tabac de leurs collaborateurs, des perquisitions dans les entreprises de leurs partisans, des menaces et même des attentats sur leurs vies, leur santé et leurs biens.
L’espace informatif ukrainien est presque complètement épuré de cette information, et les Ukrainiens ordinaires ne devinent même pas que se déroule en Ukraine une lutte criminelle contre l’opposition, que le droit à la libre parole donné par la Constitution est malmené de toutes parts. Ces mêmes rédactions qui, surmontant leur peur, travaillent honnêtement s’exposent aux agressions des groupuscules nationalistes, or les organisateurs et les participants de ces pogroms des rédactions, même identifiés par des vidéos et du matériel photographique, ne sont pas tenus responsables. J’en appelle aux structures internationales qui déclarent leur attachement aux principes démocratiques, pour qu’elles ne se contentent pas de prêter attention à cela mais qu’elles se mettent au travail afin que soient conservés et observés les droits démocratiques et les libertés des citoyens ukrainiens. Les méthodes de la junte de Kiev dans sa lutte pour le pouvoir, et plus exactement dans sa lutte pour l’édification d’une dictature en Ukraine n’ont rien de commun avec la notion de « démocratie ».
L’inactivité de la communauté internationale à l’égard de ces faits criants seront considérés comme de la complicité et de l’approbation silencieuse envers tous les crimes qui se commettent à présent en Ukraine.
Le monde libre perd encore un avant-poste, l’Ukraine. Tous ceux qui se battent, non en paroles, mais dans les faits, pour la démocratie, les droits et la liberté de l’homme peuvent ensemble faire beaucoup. Car nous sommes les seuls à pouvoir arrêter la junte et la guerre fratricide en Ukraine !
Avec tout mon respect. 
La députée populaire d’Ukraine Elena Bondarenko

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 12:50

A tout ceux qui s'énervent lorsque le gouvernement putshiste de Kiev est décrit comme pourri par l'extrême-droite nostalgique de la collaboration avec le régime hitlérien (leader : Stefan Bandera), voici quelques éléments qui montrent l'évolution "démocratique" que soutiennent nos pays, la France en premier lieu !

Et les mêmes soutiennent une rébellion syrienne qui a enfanté l'Etat Islamique !

Solidaire


Aujourd’hui le parlementaire Nestor Shufrich a été battu par des voyous du Secteur droit.  Les policiers sont restés immobiles, se contentant de regarder la scène.

Regardez par vous-même (vidéo en russe sans sous-titres, mais ce n’est pas nécessaire pour saisir l’ambiance).

 

A Kharkov, un homme a été trouvé empalé sur la grille d’une église, son corps attaché à la grille par du ruban d’électricien. On a trouvé des gants chirurgicaux sur les lieux. D’après les témoins, l’homme a été tué par des militants de Secteur droit, qui le soupçonnaient d’être un sympathisant de la Novorussie.  D’après le rapport officiel de la police, cet homme s’est empalé lui-même, et vraisemblablement, après avoir fait ça, il a trouvé le temps et l’énergie pour s’attacher solidement à la grille avec le ruban.
 
Un homme empalé sur une grille à Kharkov

Un homme empalé sur une grille à Kharkov

Alors que l’Ukraine progresse rapidement dans son choix de civilisation, l’Union européenne maintient ses sanctions à l’égard de  la Russie [1], considérant que l’accord de paix de l’Ukraine n’est pas pleinement efficace.

 

 

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 08:51

Effarant !

Une chanson qui rapporte de l’argent a des gens qui n’en ont jamais composé 1 siècle après sa première diffusion, grâce qu droit d’auteur. Ou comment transformer un droit des personnes en taxe privée.

Une véritable parabole du milieu artistique et, finalement, du capitalisme.

Ou comment le bizness et l'appa^t du gain vampirise la culture, la création et la recherche scientifique. On le voit actuellement avec la privatisation du génôme humain ou la volonté des multinationales des semences d'interdire la pratique multiséculaire et naturelle d'utilisation des semences fermières par les paysans.

Ce capitalisme sans âme finira par tuer la création et la planète.

Solidaire


Un article de Brice Miclet sur Rue89 à relire ici : http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2014/08/17/happy-birthday-to-you-warner-veut-lacher-machine-a-sous-254251.

Elle est la chanson anglophone la plus connue selon le Livre Guinness des records. Pourtant, « Happy Birthday To You » n’est jamais tombé dans le domaine public. C’est la Warner qui, depuis qu’elle a obtenu les droits du morceau en 1990, empoche environ 2 millions de dollars par an de royalties.

Dès qu’elle est fredonnée dans un film, dans un concert, à la radio ou à la télévision, dans l’une de ses trente-quatre traductions officielles, la machine à sous se met en route.

Depuis cinq ans, plusieurs recours en justice tentent de prouver que la major aurait abusé du droit américain. En vain pour le moment. Pourtant, les arguments sont rodés et les plaidoiries bien ficelées.

Rien ne prouve que les sœurs Hill soient les auteures

Si « Happy Birthday To You » a vraisemblablement été écrite aux alentours de 1912, la Warner n’en détient les droits que depuis 1990, lorsqu’elle a racheté la société The Summy Company, pour 15 millions de dollars, elle-même propriétaire de la chanson depuis 1935. Une bonne affaire. Sauf qu’il y a débat.

Pour comprendre ce marasme juridique, il faut faire un bond dans le temps de 121 ans. En 1893, les sœurs Patty et Mildred J. Hill, institutrices à la Little Loomhouse de Louisville, dans le Kentucky, se mettent à composer des chants pour leurs élèves. Petit succès local, les enfants du coin reprennent régulièrement ces airs.


Partition de « Good morning to all »

Un recueil de leurs chansons sort, intégrant notamment le chant « Good Morning To All ». Elles passeront ensuite plusieurs années à écrire des versions différentes de ce morceau, modifiant les paroles pour les adapter à toutes sortes d’événements, mais conservant la même mélodie.

Parmi ces versions : « Happy Birthday To You ». Mais celle-ci n’est pas présente dans le songbook, et n’est donc pas protégée. Rien ne prouve que les sœurs Hill en soient les auteures. C’est pourtant celle-ci qui restera dans l’histoire.

En 1921, 28 ans après son écriture et conformément au droit américain, « Good Morning To All » tombe dans le domaine public. Mais rien concernant la version « Happy Birthday To You », qui devient de plus en plus populaire. Les sœurs Hill ne touchent donc rien de ce succès.

En 1935, une société décide cependant de leur venir en aide. The Summy Company dépose officiellement la version « Happy Birthday To You ». C’est là que ça se complique. Pour ce faire, Jessica Hill prétend que les arrangements de cette version sont originaux, car la première note du morceau est doublée afin de permettre de prononcer les deux syllabes de « Happy », qui remplace « Good ».

« Happy Birthday To You », pour une seule note, est donc protégée pour la première fois, près de 25 ans après son écriture.

Jusqu’à 150 000 dollars pour chaque violation

A partir de là, chaque prestation publique de la chanson est facturée en royalties. Comme cette interprétation par Lino Ventura dans « Les Tontons Flingueurs » en 1963.

Durant plusieurs décennies, The Summy Company reçoit les droits de « Happy Birthday To You », jusqu’à ce que l’entreprise soit rachetée par la Warner en 1990. Désormais, chaque violation de la loi concernant la chanson peut coûter jusqu’à 150 000 dollars (environ 112 000 euros), et ceux jusqu’en 2030 (95 ans après le dépôt du morceau).

Sauf que certaines voix commencent à s’élever contre le bien-fondé de cette détention. Surtout lorsque l’universitaire Robert Brauneis décide de publier une étude détaillée visant à prouver que la Warner outrepasse ses droits.

Plusieurs arguments y sont avancés :

  • D’abord, le fait d’avoir déposé « Happy Birthday To You » en 1935 en invoquant une modification de la mélodie et des arrangements est remis en question. En effet, une mélodie ne peut être déposée deux fois, un copyright doit être original. Le fait d’avoir doublé la première note ne paraît pas suffisant aux yeux de Brauneis. Etant donné que « Good Morning To All » est tombée dans le domaine public dès 1921, il doit en être de même pour sa mélodie, et donc pour « Happy Birthday To You ».
  • Selon Brauneis, la chanson « Good Morning To All » serait elle-même une reprise d’un vieux chant religieux afro-américain. Encore un argument qui remet en question l’originalité de « Happy Birthday To You », pourtant impérative pour qu’elle soit déposée. Une thèse appuyée par le fait que l’une des sœurs Hill, Mildred, est devenue au fil des ans une experte reconnue de ce type de chants religieux.
  • La chanson « Good Morning To All » a été déposée en 1893 et est tombée dans le domaine public 28 ans plus tard, en 1921, conformément à la loi américaine. Sauf que les sœurs Hill avaient la possibilité de renouveler le copyright pour 28 ans supplémentaires, et ne l’ont pas fait. Dans ce cas, comment accepter qu’un morceau (« Happy Birthday To You ») soit protégé quatorze ans après que sa source (« Good Morning To All ») soit tombée dans le domaine public ? Brauneis estime que si les sœurs Hill avaient réellement voulu protéger leur chanson, elles auraient au moins dû faire renouveler le copyright de l’original.

Un document de 68 pages, consultable en téléchargement gratuit, détaille ce travail de recherche absolument remarquable.

La Warner ne lâche pas l’affaire

En 2013, une réalisatrice américaine, souhaite faire un documentaire sur l’histoire de « Happy Birthday To You ». Etant donné que son film contient un passage où un groupe de personnes chante la chanson, elle verse 1 500 dollars à la Warner/Chapell Music. Mais décide finalement d’attaquer la major en justice, s’appuyant sur les travaux de Robert Brauneis.

Débouté une première fois par la Cour fédérale du district sud de New York, Jennifer Nelson et son avocat ont fait appel, réclamant le remboursement des 1 500 dollars versés par la réalisatrice et le remboursement de tous les royalties perçus par la Warner depuis fin 2009. Le jugement soit être rendu en novembre prochain.

En attendant, la Warner exerce toujours son droit sans partage sur la chanson. A tel point que la série documentaire américaine « Eyes On The Prize », traitant des droits civiques aux Etats-Unis et sortie entre 1987 et 1990, est encore aujourd’hui interdite de rediffusion pour contenir un passage où Martin Luther King entonne le fameux chant.

S’il est donc prouvé que « Happy Birthday To You » est bien libre de droits depuis 1921, la Warner devra rembourser les royalties réclamés depuis fin 2009. Si la Cour juge que même le dépôt « Good Morning To All » n’était pas conforme, puisque la chanson serait déjà tirée d’un vieux chant religieux, la Warner devra reverser des dizaines de millions de dollars.

En attendant, il est encore possible de contourner le copyright. En tuant le personnage qui s’apprêtait à la chanter, comme dans « The Game » de David Fincher :

Ou en en faisant sa propre version, comme dans « Alice au Pays des Merveilles » :

Mise à jour : ou encore, nous signale Guillaume42 sur Twitter, comme le Colbert Show qui chante Hapy Birthday sur la musique de l’hymne américain, juste pour éviter d’engraisser la Warner...

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 13:43

Nous publions ici une tribune de José Fort, parue dans "L'Humanité".

Ce très bon billet rappelle que les islamistes de l'Etat Islamique sont les enfants des politiques occidentales, formés, armés et soutenus longtemps par l'Occident, contre le régime laïc syrien en 2011, contre le régime laïc irakien de Saddam Hussein dix ans avant.

Aujourd'hui, ces monstres possèdent des arsenaux made in USA et des financements qui proviennent de "nos alliés" saoudiens ou qataris, des acheteurs de pétrole venant de marchés illégaux, issu des puits conquis sur l'état syrien ou l'état iraquien, et des ventes d'œuvres d'arts volées dans ces pays pour le compte de riches collectionneurs occidentaux.

L'Europe et l'Occident paient les conséquences de leurs politiques désastreuses au Moyen-Orient, comme c'est aussi le cas en Libye et en Afghanistan. Le soutien total de nos pays à la politique criminelle d'Israël en Palestine contribue également à la destabilisation du monde arabe et au renforcement de la haine antioccidentale dans les populations arabes et musulmanes.

Dénoncer aujourd'hui les exactions des islamistes contre les chrétiens et les musulmans qui leur résistent, c'est une belle hypocrisie !

Comme le baron Frankenstein, nos dirigeants fabriquent eux-mêmes leurs monstres, qu'ils manipulent un temps, qui leur échappent ensuite et qui servent, finalement, à justifier de nouvelles guerres, de nouvelles lois toujours plus liberticides.

Cesser de soutenir les régimes qui financent les djihadistes, comme les pétromonarchies, combattre le crime organisé qui achète illégalement le pétrole de ces pays et leurs richesses archélogiques, soutenir les forces multiculturelles et laïques qui se battent dans ces pays et exiger une paix juste et durable en Palestine ou au Kurdistan, voilà concrètement des choix politiques qui assècheraient les causes des tensions locales et les financements des groupes intégristes !

Peu de chances malheureusement que ces choix viennent des forces politiques intégrées au jeu libéral et pro-américain actuel !

Solidaire


Irak : ce sont des monstres mais ce sont vos monstres

Les djihadistes de « l’Etat islamique en Irak et au Levant » sont des monstres. Personne ou presque ne le conteste. Mais s’en tenir à ce constat et à la compassion pour les populations martyrisées relève de l’escroquerie. Ces monstres ont été enfantés par le prix Nobel de la paix Obama, Hollande et la plupart des dirigeants occidentaux.

D’ou vient l’argent ? D’où viennent les armes ?

L’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables. L’argent provient de plusieurs pays du Golfe alliés de Washington et bien en vu à Paris, de braquages comme celui de la succursale de la banque centrale irakienne à Mossoul au début du mois de juin avec un butin de 425 millions de dollars, du commerce du pétrole avec la production de plusieurs raffineries comme celles de Tikrīt et Baiji et ... du pillage d’antiquités vendus au prix fort en Occident par des réseaux mafieux.

D’où viennent les armes ? Un grand merci au grand Sam et à ses copains de Londres et de Paris. Le matériel fourni aux opposants à Bachar el Assad est passé à 90% entre les mains des Djihadistes avec en prime les reliquats des arsenaux libyens ainsi que des blindés, des tanks et de l’armement lourd de fabrication étasunienne pris à l’armée irakienne en déroute.

Les talibans en Afghanistan avaient été armés par Reagan au nom de la défense du « monde libre » avec les résultats que l’on connaît. Les « contras » au Nicaragua avaient bénéficié des mêmes largesses.

Du temps du dictateur nicaraguayen Somoza, à Washington les officiels avaient pour habitude de dire : « Somoza est peut-être un fils de pute, mais c’est notre fils de pute. » Les dirigeants occidentaux pourront désormais dire eux aussi à propos des djihadistes : « ce sont des monstres, mais ce sont nos monstres. »

José Fort

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 09:39

L'article ci-dessous, tiré de la revue Politis, met en évidence une évolution majeure de l'économie mondiale, l'émancipation de pays émergents de la tutelle monétaire américaine.

L'absence de reportages des médias français sur cette conférence illustre, au mieux, l'inconsistance de nos journalistes, au pire, leur soumission à une règle du silence qui doit faire taire toute information qui permettrait aux Français de comprendre qu'il y a autre chose que la trilogie Union Européenne / Fonds Mondiale d'Investissement / Banque Mondiale et que les purges austéritaires dans le cadre du libéralisme.

Deux éléments à rajouter à cet article :

  1. d'une part, l'arrivée de l'Inde dans l'Organisation de Coopération de Shangaï, qui lie économiquement Russie, Chine, Pakistan et républiques d'Asie centrale, illustre le réchauffement diplomatique entre la Chine et l'Inde autant que l'éloignement de l'Inde d'une politique pro-américaine qui a été la sienne durant plus de 10 ans ; cet OCS est un pôle euro-asiatique qui pèse désormais lourd face aux Etats-Unis et à l'Europe avec des puissances économiques et démographiques de premier plan ;
  2. d'autre part, la guerre en Ukraine, menée par un pouvoir aux mains de nationalistes viscéralement anti-russes, et l'attitude des occidentaux, particulièrement favorable à ces nationalistes, est une façon de destabiliser la Russie, voire de la menacer militairement, signe que la Russie recommence à représenter une menace politique et économique pour les intérêts impérialistes occidentaux ; comme le poids de la Russie est insignifiant en Europe, c'est donc son poids en Asie qui inquiète les occidentaux.

Solidaire


En annonçant à Fortaleza (Brésil), la création de leur propre banque de développement et de leur propre fonds de devises, les pays émergents des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud) sont en passe non seulement de torpiller l’ordre monétaire international, mais de déclencher une révolution géopolitique à l’échelle planétaire.

http://www.politis.fr/BRICS-le-camouflet-des-pays,27735.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=facebook

Car si le projet des BRICS va à son terme, c’est bien l’hégémonie américaine héritée de la Seconde guerre mondiale et l’omnipotence du roi-dollar consacrée lors des accords de Bretton Woods en 1944 qui seront battues en brèche.

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Résumons succinctement les conditions techniques de l’opération :
- la Nouvelle Banque de Développement (NBD) aura un capital initial autorisé de 100 milliards de dollars ;
- chaque pays membre participera selon ses moyens ; d’autres pays pourront s’adjoindre à la fine équipe, mais les BRICS se réserveront une part de contrôle minimum de 55% du total ;
- l’ensemble sera opérationnel avant la prochaine réunion des BRICS, dès 2015 ; le siège de la banque sera située à Shangaï ;
- les échanges entre les pays membres s’effectueront directement dans l’une ou l’autre des monnaies de leur cru (et non plus en passant par le billet vert US).

Les conséquences géopolitiques

Les conséquences de ces décisions sont sans appel pour le vieil ordre occidental chancelant :
- le dollar y perd son hégémonie de monnaie-étalon qui permettait entre autres aux Etats-Unis de faire financer leur énorme dette par les autres pays ;
- la Banque mondiale et le FMI, pièces maîtresses du système occidental, perdent une grande part de leurs moyens exclusifs de pression ;
- l’arme de dissuasion financière dont disposait exclusivement Washington voit sa force d’impact considérablement réduite ;
- un bouleversement d’envergure en matière de répartition des ressources mondiales apparaît comme de plus en plus probable à assez brève échéance (notons que lors du sommet de Fortaleza, Vladimir Poutine a aussi proposé une association énergétique à ses partenaires).

Vers un nouvel ordre monétaire international

Le camp occidental tente bien sûr de faire bonne figure devant l’annonce. Quand ils ne font pas silence, ses médias s’emploient à essayer d’en banaliser la portée. Mais le camouflet est cuisant pour le vieux système néolibéral septuagénaire. Et la réponse de Poutine aux sanctions américaines et européennes, cinglante.

Pour tout dire, il ne fallait pas être fin analyste pour savoir que les mesures radicales prises par les BRICS pendaient depuis longtemps aux nez du suzerain américain et de ses commensaux européens.

Il y eut cette alerte d’octobre 2009. Puis ce tout récent accord gazier entre la Russie et la Chine, précipité par les manigances de l’Otan en Ukraine (après l’Irak, la Libye, la Syrie…), mais aussi par les inconséquences financières de la Fed qui, en janvier 2014, firent vaciller les monnaies des BRICS.

En décrétant leur émancipation, les pays émergents ouvrent la voie à une refondation de l’ordre monétaire global, condition sine qua non à l’avènement du monde d’après.

Sur le journal Politis

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 09:52

Après l'Italie, c'est le Japon qui entre en récession. Et l'Europe ne va pas fort !

Une chute brutale. C'est ce qu'a enregistré l'économie japonaise avec une baisse de 1,7 % de son PIB entre avril et juin 2014 par rapport au premier trimestre mais 6,8 % de baisse sur un an ! ! L'économie japonaise dévisse.

Qu'est-ce qui explique ce mauvais résultat ? Tout simplement la hausse de la TVA de 5 % à 8 % au 1er avril.

En conséquence, la consommation des ménages a chuté de 5,2 % et celle des entreprises de 2,5 %.

La hausse des taxes à la consommation : une fausse bonne idée pour rentrer des sous dans les caisses de l'Etat puisqu'elle ne touche que les consommateurs et réduit leur pouvoir d'achat donc diminue les achats donc les rentrées de TVA !...

En Italie, c'est il y a quelques jours que le retour de la récession a été annoncé.

Le PIB de l’Italie s’est contracté de 0,2 % au deuxième trimestre après –0,1 % au premier, deux reculs successifs qui marquent le retour du pays en récession.
Pour expliquer ces mauvais chiffres, si le gouvernement parle du renchérissement de l'Euro, le porte-parole de la Commerzbank, lui, assure que "la principale raison de la faiblesse économique persistante en Italie, ce sont les énormes problèmes structurels, avec un marché du travail trop rigide, des salaires qui augmentent trop rapidement, des taxes élevées pour les entreprises et une administration inefficace."

Ben voyons ! Encore une fois, les porte-paroles des milieux financiers et spéculatifs accusent le travail d'être trop payé, l'Etat de trop intervenir et les lois du travail d'être trop protectrices pour les salariés.
Indirectement, le remède avancé par la finance pour sortir de la récession, c'est toujours plus de libéralisme économique et d'austérité pour les travailleurs. Une vieille rengaine et un vieux remède appliqué depuis trente ans en Europe et dans les pays capitalistes et dont on voit aujourd'hui les résultats.
Bien entendu, il ne faut pas espérer des représentants des bénéficiaires des politiques libérales, une quelconque remise en cause de leurs privilèges !
Alors que la croissance au sein de l'Union européenne est attendue au mieux à 1 % pour 2014, aucun effet positif n'est attendu sur le chômage ! Et sur la misère, évidemment.
Doit-on changer de politique ?
L'avis lucide d'un financier sur la politique économique européenne
Dans une tribune au Figaro, le 16 juillet dernier, Emmanuel Sales, directeur général de la Financière de la Cité, une société de gestion de portefeuille, analysait lucidement la situation.
Pour lui, "la situation européenne résulte d'une erreur historique de diagnostic sur la nature du choc économique. La tourmente financière est née aux États-Unis, d'une expansion incontrôlée de monnaie et de crédit. La crise est donc d'origine monétaire et non budgétaire. C'est la reprise des mauvaises créances bancaires par les États qui a entraîné une envolée des dettes publiques en zone euro.
Au lieu d'agir sur la dette, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont privilégié la croissance à court terme, au risque de laisser filer la monnaie. Les dirigeants de la zone euro ont préféré s'engager dans des politiques à long terme en faisant supporter le poids de l'ajustement aux ménages et aux banques nationales. Cette stratégie montre aujourd'hui ses limites: un chômage de masse s'installe, le crédit se contracte et l'endettement augmente dans tous les pays en crise."
Erreur historique d'analyse ou choix délibéré de ne pas faire payer les responsables de la crise, les banquiers et les spéculateurs ?

Il continue son analyse par une vérité qu'on oublie volontairement : "l'Europe est la première puissance économique mondiale." "Sa force réside autant dans le dynamisme de son marché intérieur que dans ses échanges avec le monde. Elle ne peut, sans danger, sacrifier son avenir à des marchés extérieurs, de surcroît exposés aux revirements de la politique monétaire américaine." Une attaque en règle contre les négociations secrètes en cours avec les Etats-Unis pour libéraliser totalement nos économies via la création d'un grand marché transatlantique ?

"Plutôt que d'inviter tous les pays européens à suivre un même modèle national, il faut plutôt aller vers une réduction des déséquilibres à l'intérieur de la zone euro, en favorisant le redémarrage de la demande dans l'Europe du Nord, en libérant les énergies encalminées en France et dans l'Europe du Sud." La théorie du modèle, qui a coûté cher à l'Union soviétique, perdure dans les pays capitalistes et les notions de coopération, d'alignement par le haut des niveaux sociaux sont des concepts qui échappent complètement aux décideurs européens et aux gouvernements nationaux.

"Pour que cette stratégie porte ses fruits, il faut se donner de nouvelles marges de manœuvre. Les grands argentiers européens continuent de penser que les politiques restrictives constituent la meilleure réponse à la «récession de bilan» due à la crise financière." L'austérité, la rigueur, la réduction des dépenses publiques : termes officiels de ces politiques restrictives.

"Soit on porte la dette pendant vingt ans, au risque de sacrifier les forces vives et de compromettre l'assainissement espéré ; soit on prend nos pertes, en faisant faire aux créanciers un bout du chemin." Comme l'Islande, qui a fait un bras d'honneur aux spéculateurs internationaux et les a laissé assumé seuls le naufrage du fonds Icesave ?

Quasi en faillite en 2010, l'Islande a connu une croissance de 3,3 % en 2013 grâce à son refus de céder aux exigences des spéculateurs et rejette désormais l'idée d'entrer dans l'Union européenne ! Quel courage !

Dernière piste avancée par Emmanuel Sales, "l'Europe doit avoir une politique de puissance. Sur le plan des normes comptables et prudentielles, des échanges commerciaux, elle doit faire valoir ses droits. Ses intérêts stratégiques et financiers ne sont pas ceux des États-Unis, pas plus que ceux de la Russie, c'est une évidence." Une évidence sur laquelle passent ceux qui nous dirigent et qui négocient le grand marché transatlantique sans en informer les peuples d'Europe.

Pendant que certains pays connaissent une croissance économique positive et durable, comme la Chine (7,5 %), l'Argentine (2,8 %), l'Europe fait partie des vieilles puissances capitalistes qui connaissent des difficultés en termes de croissance, de chômage et d'appauvrissement généralisé des populations.

Il ne s'agit pas seulement d'erreur historique ou de mauvaise compréhension des mécanismes de la crise par nos dirigeants politiques et les technocrates qui les conseillent, à Bruxelles, à Paris ou ailleurs, mais d'un parti-pris délibéré en faveur d'une gigantesque redistribution des richesses au bénéfice du monde capitaliste, financiers, spéculateurs et grandes fortunes.

Les richesses n'ont jamais été aussi élevées en Europe, le nombre de grandes fortunes croît d'années en années et l'écart de revenu entre les très riches et le reste de la population se creuse toujours plus.

Il s'agit là d'un nouveau châpitre de la lutte des classes où le monde salarié, atomisé, désorganisé et manquant de confiance, se fait plumer depuis trente ans, sous couvert de la crise et de politiques censées la combattre.

Quand une Europe en ruines et sans le sou a su reconstruire son économie et créer les conditions de grands progrès sociaux, en 1945, c'est par la volonté politique de ses dirigeants et sous la crainte de révoltes populaires après la trahison des élites économiques européennes, qui ont servi les régimes de collaboration avec le nazisme. Le poids énorme des Partis communistes après-guerre en Europe et la gloire de l'Union soviétique, grand artisan de la victoire contre le nazisme, ont contribué fortement à ce que nos élites acceptent de partager les richesses d'après-guerre, les fruits de la croissance, avec le petit peuple.

Revenir vers la croissance et le plein-emploi, cela passe par une rupture complète des dogmes politiques et économiques libéraux, revenir vers un renforcement du rôle de l'Etat dans l'économie, vers une régulation des économies, un renforcement des droits des travailleurs au sein des entreprises et des politiques de collaboration entre les peuples à la place des logiques de concurrence actuelles.

Il faut en finir avec ce que le gouverneur de la banque centrale indienne dénonçait mardi, le "capitalisme de connivence" entre les élites politique, économique et financière qui nuisent à la croissance dans les pays émergents... mais aussi en Europe !

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 13:55

Alors que la situation dans l'est de l'Ukraine tourne à la catastrophe humanitaire, à cause de l'encerclement et du bombardement des zones "rebelles" du Donbass par l'armée ukrainienne, le refus de Kiev et de l'Union européenne d'autoriser la Russie à envoyer un convoi humanitaire (sous prétexte qu'il pourrait s'agir de matériel militaire) montre le peu de cas que font nos pays occidentaux aux populations civiles ukrainiennes.

La démocratie et les Droits de l'Homme sont d'ailleurs aux abonnés absents dans la nouvelle Ukraine où les partis d'opposition, qui ne défendent pas le libéralisme échevelé et le discours nationaliste de l'extrême-droite, sont tout bonnement physiquement combattus par les milices néo-nazies quand ils ne sont pas interdits, comme le Parti communiste d'Ukraine(14 % des voix aux dernières élections !).

Le soutien de Paris et Bruxelles à cette junte arrivée au pouvoir par un coup d'état et qui musèle toute forme de contestation, qui combat par les chars, les canons et les bombardements des civils qui refusent de se plier aux lois anti-russes décidées ces derniers mois, ce soutien fait penser au soutien des mêmes Européens aux opposants à Kadhafi en Libye ou aux opposants à Bachar El Assad en Syrie. On sait désormais ce qu'il en est de ces "opposants" et toutes les larmes de crocodiles d'un Fabius ou d'un Hollande sur le sort du Kurdistan iraquien, des chrétiens d'Orient et des Yaziries n'effacera pas leur responsabilité !

L'article de Gilles Questiaux, sur le blog "Réveil communiste", date du 20 juillet mais les questions qu'il pose autour du vol de la Malaysia Airlines abattu au dessus du territoire ukrainien met en évidence la part de désinformation et pose des questions simples : qui avait intérêt à détruire cet avion et qui en avait les moyens techniques ?

Solidaire


Pour juger précisément des responsabilités dans l'affaire du vol MH 17 abattu en Ukraine le 17 juillet avec 298 personnes à bord, on ne dispose pas encore d'informations factuelles fiables (le 20 juillet 2014).

Mais on peut affirmer sans trop de risque de se tromper que si les rebelles du Donbass disposaient d'armes antiaériennes en capacité d'abattre un avion volant à haute altitude, on le saurait, on nous l'aurait dit, ne serait-ce que pour discréditer le seul pays susceptible de leur fournir, la Russie. Et l'on aurait demandé aux compagnies aériennes d'éviter la zone de guerre

Leur possession par l'armée ukrainienne est par contre parfaitement établie.

On peut déjà être sûr que la collecte des faits apportera des informations supplémentaires, et également désinformation, mensonges et falsifications.

Mais l'impérialisme manquant d'imagination, sa signification politique est déjà claire. La disparition du vol Kuala Lumpur - Beijing le 8 mars, puis la destruction du vol Amsterdam - Kuala Lumpur le 17 juillet font penser aux attentats aveugles perpétrés en Italie en 1980 par les réseaux "Gladio" et "Stay Behind" de l'OTAN, liés aux néofascistes. Il s'agissait d'intimidation politique à l'échelle du gouvernement d'un grand pays. On dirait que les services occidentaux sont maintenant passés à l'organisation de provocations à l'échelle globale.

Comme dans un mauvais film avec Schwarzeneger ou Stalone au casting, les ennemis de l'Occident sont cruels et inhumains, mais heureusement ils sont tellement stupides qu'ils commettent toujours les atrocités nécessaires, au moment opportun, pour autoriser contre eux le déchainement des justiciers américains. L'affaire du Boeing malaysien qui vient d'être abattu en Ukraine fait furieusement penser à l'attaque chimique attribuée par l'Occident et ses alliés islamistes à l'armée de Bachar Al Assad, sans le moindre début d'enquête, le 23 août 2013. Il fait aussi penser à l'autre avion malaysien.

Le hasard existe mais la CIA aussi, et ses messages d'intimidation.

La provocation sanglante et obscène qui vient d'avoir lieu au dessus de la zone rebelle en Ukraine a la signature et le profil des néonazis et des voyous sans scrupules, et sûrs de l'impunité, qui ont saisi le pouvoir à Kiev (voir l'affaire des snipers de la place Maidan, où ils ont tiré sur leur propres partisans pour déstabiliser le gouvernement ukrainien de l'époque). Il ne faut pas oublier que dans les milieux nationalistes ukrainiens en exil en Occident la culture nazie au sens originel, avec son goût pervers de la violence, de la cruauté, et du mensonge cynique a persisté sans solution de continuité depuis 1945, sous la protection des services américains et anglais. Et ce sont ces gens qu'ils ont placé au pouvoir en Ukraine.

La destruction du vol MH 17 et l'assassinat de ses 298 passagers et membres d'équipage est certainement une provocation organisée par des éléments liés au pouvoir ukrainien, qui ont montré ce dont ils étaient capables à Odessa, le 2 mai dernier, en faisant brûler vif dans la maison des syndicats plus de quarante adversaires politiques (ou cent, le bilan n'a pas été établi faute d'enquête), communistes et autres.

L'implication directe des Américains est aussi possible dans une tentative aventureuse de discréditer et d'isoler la Russie.

Le camp gouvernemental dispose du matériel pour le faire, contrairement aux rebelles, de la mentalité criminelle et de la motivation. L'armée ukrainienne a d'ailleurs déjà abattu par erreur un avion de ligne russe en 2001.

L'autre possibilité technique, une action des Russes, n'aurait aucun sens politique. C'est pourtant la pilule que l'administration Obama tente de faire avaler au monde. C'est une réédition du coup de l'attaque au gaz sarin en Syrie, l'an dernier.

Mais il s'agit aussi d'un crime contre la paix au moment où les impérialistes occidentaux commencent à se demander s'il ne faut pas déclencher maintenant, profitant de leur avance en terme de puissance et de préparation militaires, une guerre préventive contre leur rivaux potentiels, la Russie et la Chine, pour conserver une prééminence qui est compromise à court terme sur le plan économique. D'ailleurs cette guerre d'un nouveau type, où les médias sont l'un des terrains principaux, est déjà commencée. Il faudra garder en mémoire cette situation globale, face aux "preuves" fabriquées contre les rebelles du Donbass ou carrément contre les Russes qui seront assénées dans les médias "mainstream" au cours de l'été.

Il est significatif et inquiétant que le média "Libération" dont la servilité à l'impérialisme est proverbiale tente de discréditer l'idée d'une erreur de tir des rebelles, de manière à attribuer la destruction de l'avion directement à la volonté des Russes. C'est bien la Russie qui est visée, non seulement ses partisans en Ukraine.

Et je pense que l'avion a été abattu par les forces armées ukrainiennes dans cet objectif. Il va falloir se mobiliser réellement pour la défense de la paix, sans se tromper d'adversaire : en Ukraine ou à Gaza, les responsables ultimes des massacres se trouvent à Washington, et ici, en Europe.

GQ, 19 juillet 2014, blog "Réveil communiste"

PS : l'avion transportant Vladimir Poutine de retour d'Amérique latine étant passé au point de l'explosion 30 minutes après on ne peut pas exclure non plus une tentative d'assassinat, et il s'agit en tout cas d'un geste intimidation directe ad hominem.

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