Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 09:45

par Hervé Fuyet, coordinateur de l’Humanité in English,

Hier soir, Donetsk, la capitale de la République populaire de Donetsk, a été bombardée par l’armée de l’air du gouvernement illégitime de Kiev en Ukraine !

Dans l’Humanité d’aujourd’hui, on peut lire ce qui me semble une excellente analyse de la situation rédigée par Jean Geronimo sous le titre « Entre "révolution" et déstabilisation, l’erreur occidentale » (http://www.humanite.fr/entre-révolution-et-déstabilisation-lerreur-occidentale-548975). J’espère que nous allons bientôt publier sa version anglaise dans notre Humanité in English. L’article de Geronimo est le bienvenu, car il y a quelques jours, des articles sur la crise en Ukraine, signés par Damien Roustel, n’étaient rien de plus qu’un copier-coller de l’agence de presse gouvermentale française AFP (Agence France Presse).

Pourtant, l’excellente analyse de Jean Geronimo a quelque chose en commun avec les communiqués de presse de l’AFP publiés sous le nom de Damien Roustel :
l’article de Geronimo se termine par un « Que faire ? » qui n’a rien à voir avec l’article de Lénine ! Roustel ne conclut pas du tout ! Et aucun des deux n’a une action de solidarité avec les camarades de Donetsk à proposer...

Pourquoi Geronimo n’a pas choisi son camp quand la République populaire de Donetsk est bombardée par l’armée de l’air de Kiev ? Geronimo écrit que nous sommes en face de ce qu’il appelle une « guerre tiède » entre un axe euro-atlantique UE-Etats-Unis (à travers l’OTAN) et un axe eurasien Russie-Chine.

Vous avez peut-être remarqué que notre Humanité française est activement impliquée dans le développement d’une sorte de culte autour de Jean Jaurès qui permettrait en quelque sorte d’affaiblir encore plus l’influence de Lénine dans le Parti communiste français (PCF) et dans l’Humanité française. Jean Jaurès était, bien entendu, une figure importante dans le développement du Parti socialiste en France. Cependant, il ne peut guère être la source d’un cadre théorique qui nous permettrait d’analyser le rôle de la République populaire de Chine dans les BRICS et dans ce que Geronimo appelle l’axe eurasien Russie-Chine.

Heureusement Fidel Castro, qui est plus proche de Lénine que de Jean Jaurès, vient d’écrire à propos de cette question et nous pouvons facilement le consulter. Fidel Castro écrit, par exemple, que : « Vingt-six millions de russes sont morts pour la défense de leur patrie contre les nazis. Les combattants chinois, hommes et femmes, enfants d’un peuple à la culture millénaire, sont des personnes dotées d’une intelligence privilégiée et d’un esprit de lutte invincible et Xi Jinping est un des leaders révolutionnaires les plus fermes et les plus capables que j’ai connu dans ma vie ».

Une fois que nous nous rendons compte que la Chine socialiste joue aujourd’hui, dans le camp anti-impérialiste, le rôle que l’URSS jouait avant Gorbatchev, il devient plus facile d’aider Geronimo et autres personnes ou forces progressistes à savoir « Que faire ».

La pétition suivante me semble être une étape modeste dans la bonne direction :
« Pour la paix en Ukraine, contre le fascisme, contre l’OTAN : Briser le silence des médias en France ! Appel à la Paix en Ukraine » (http://www.humaniteinenglish.com/spip.php?article2510).

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 13:42

Les médias français semblent curieusement ouvrir les yeux sur la cruauté d'un conflit inégal entre un état moderne à l'économie florissante et doté d'une puissante armée, Israël, et un confetti surpeuplé, à l'économie sous perfusion et sans armée, la Bande de Gaza.

Quoi que l'on pense des provocations du Hamas, le traitement médiatique de la guerre à Gaza, au début du conflit, laissait perler le sentiment d'une égalité entre les deux camps en opposition, palestiniens et israéliens.

La vérité est que nous avons face à face un état puissant, Israël, doté d'une économie structuré, exportatrice, et de la plus puissante armée de la Région, largement dotée en armes occidentales et possédant l'arme nucléaire.

En face, le camp palestinien est divisé, sans état réel, vivotant d'une économie sous contrôle d'Israël. Gaza est même sous embargo complet d'Israël, dans l'illégalité internationale, au point qu'il est même difficile d'y faire entrer des médicaments ou des fournitures scolaires !

Les Palestiniens vivent aujourd'hui une situation dramatique de ghettoïsation, de morcellement de leur territoire, de confiscation de leurs terres, d'embargo et de ségrégation qui devrait normalement réveiller la conscience d'un pays, Israël, construit sur les ruines de la Shoah et de siècles d'antisémitisme en Europe.

Malheureusement, l'extrémisme politique et religieux des responsables israéliens ainsi qu'un sentiment paranoïaque d'être voué à disparaître en cas de compassion, poussent le pays à une violence toujours plus grande envers les millions de palestiniens qui vivent à côté d'Israël.

Côté palestinien, sans vouloir résoudre l'éternel question de l'oeuf et de la poule, ce cycle de violence permanent contre les Palestiniens favorise le jeu des extrémistes religieux, fermant de ce côté-ci également les promesses de paix ouvertes en 1992 par les accords Peres - Arafat.

L'offensive menée depuis un mois par Israël dans la bande de Gaza n'aura résolu aucun problème, quoi qu'en disent l'armée et les politiciens israéliens.

Bien au contraire, les centaines de morts côté palestinien et les centaines de maisons détruites, les écoles de l'ONU touchées et les enfants innocents tués pèsent lourds face à la soixantaine de soldats israéliens et aux trois ou quatre civils tués !

Israël aura peut-être affaibli momentanément le Hamas mais aura pour longtemps terni son image.

Cette politique dure et froide contre le peuple palestinien ne peut que pousser toujours plus de jeunes palestiniens à rejoindre les rangs des plus radicaux.

L'identification volontaire d'Israël à la religion judaïque et le parti pris aveugle d'institutions juives en Europe et en Occident, à l'image du CRIF français, serviront d'arguments aux antisémites de tous horizons pour faire croître une haine contre les juifs dont notre Europe en crise n'a vraiment pas besoin. La montée de l'extrême-droite, partout en Europe, peut se nourrir de ces événements pour renouer avec son discours de haine contre les juifs comme contre les musulmans.

Le gouvernement français, en se rangeant, comme d'autres, sous le drapeau israélien au début du conflit, n'aura servi ni les intérêts de la France, ni ceux des peuples en conflit, israélien comme palestinien.

Le changement d'attitude d'un Fabius ou d'un Hollande, vers des déclarations plus nuancées, est toujours en décalage avec une opinion française qui a compris la disproportion des forces en présence et la barbarie de l'offensive israélienne.

Il est clair aujourd'hui comme hier que la France, comme l'Europe, doit défendre la seule voie qui mènera à la paix, celle qui reconnait au peuple palestinien le droit à un Etat viable, avec des frontières respectées et une souveraineté totale sur son économie, son administration et son peuple.

Pour les communistes, le choix du soutien au peuple palestinien ne correspond aucunement à une quelconque haine d'Israël ou des juifs mais, bien au contraire, il correspond à la nécessité d'entendre et de reconnaître les droits des Palestiniens à vivre librement sur leurs terres si l'on veut réellement sauver Israël et diminuer l'antisémitisme en Europe.

En espérant que les peuples palestiniens et israéliens comprennent rapidement que leurs intérêts sont convergents et qu'ils doivent rejeter ceux qui, dans leurs rangs, poussent à la haine et à l'affrontement, le peuple français doit de son côté choisir de soutenir le peuple le plus en difficulté et exiger de son gouvernement qu'il fasse pression, diplomatiquement, politiquement et économiquement, sur Israël. Pourquoi cette passivité complice quand la France sanctionne la Russie dans un dossier ukrainien bien moins lourd, bien moins ancien et bien moins sanglant que le dossier palestinien ?

Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, reconnu par la charte de l'ONU, concerne le peuple palestinien comme les autres et s'impose donc aux israéliens.

Avec le PCF, exigeons que la France cesse d'épargner les dirigeants israéliens et prenne ses responsabilités dans ce dossier pour une paix juste et durable au Moyen-Orient, pour le bien des peuples qui y vivent, comme pour une cohabitation saine et pacifique entre les différentes communautés présentes sur le sol français.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 09:30

Au premier trimestre 2014, le gouvernement chinois a fait état de statistiques économiques qui ont défrayé la chronique dans les médias occidentaux. En février, pour la première fois, les importations ont dépassé les exportations entraînant un léger déficit du commerce extérieur et le bilan du premier trimestre a fait apparaître une augmentation du PIB de seulement 7,4 %.

Sous la houlette de l’AFP, qui donne le ton en la matière et que beaucoup de journalistes se bornent à recopier servilement, nombre d’éditoriaux et d’articles à la une ont lancé des cris d’orfraie alarmistes : "croissance au plus bas", "recul du PIB", "sérieuse baisse", répandant dans l’opinion l’idée que la Chine était également rattrapée par la crise qui sévit en occident. Un battage qui n’était pas sans conséquences puisque les bourses de New York et Paris en avaient subi l’impact à la baisse. On peut se demander d’ailleurs, si au-delà de la propagande antichinoise habituelle, certains grands ordonnateurs n’en avaient pas profité pour lancer une opération spéculative : affoler les petits porteurs sur la mauvaise santé de l’économie mondiale (même la Chine décroche…) pour pousser à la vente des actions (d’où la baisse) que s’empressent de racheter les grands comptes pour les revendre quand les cours remontent une fois la perturbation passée et la confiance rétablie.

En fait, les fêtes du nouvel an chinois, par les hasards du calendrier, ont duré cette année beaucoup plus longtemps que d’habitude entraînant une baisse d’activité inhabituelle qui a pesé sur les performances du premier trimestre. Depuis les indices à la production sont repartis à la hausse. Mais, il n’empêche, les commentateurs des médias dominants persistent et sont formels : le rythme de croissance de l’économie chinoise est orienté à la baisse ces dernières années. En témoignent les taux décroissants de l’augmentation du PIB que certains mêmes n’hésitent pas à mettre en question.

En effet, les chiffres sont parlants : d’une augmentation à deux chiffres des années 2000 (plus de 10 % ; 14,2 % maximum en 2007), on est passé à 7,7% en 2013. De là à parler de "chute", de "sérieuse baisse ", il faut y regarder de plus près. Le taux demeure élevé. Plus 7,7 %, beaucoup de pays occidentaux en rêveraient ! Et les détracteurs de service devraient s’informer avant de critiquer. Les autorités chinoises avaient prévu, dans le cadre du XIIe plan quinquennal de 2011 à 2015 un rythme de développement de 7,5 % par an. En fait, ces trois dernières années, les résultats ont été supérieurs aux prévisions du plan (9,3 %, 7,8 % et 7,7 %).

Une croissance constante

Attention à ne se focaliser que sur les taux de variation et d’oublier le montant de la variation. Si l’on analyse les augmentations du PIB de la Chine en dollars courants (qui fluctuent en fonction des évolutions du cours de cette monnaie) et en parité de pouvoir d’achat (en PPA), on peut remarquer qu’indépendamment des évolutions en pourcentage, l’augmentation en valeur est pratiquement la même : de 900 à 1000 milliards de dollars par an. L’augmentation en 2013 de 7,7% est pratiquement la même que celle de 2007 de 14,2%.

On peut faire la même constatation à partir des augmentations en dollars constants qui sont à peu près identiques (de 361 à 348 milliards de dollars constants et de 858 à 828 milliards de dollars constants en PPA) soit une baisse de 3,5 % de l’augmentation proprement dite mais qui ne représentent que moins 0,3 % du PIB. Un fait qui restera vrai cette année 2014 pour laquelle le gouvernement chinois prévoit 7,5% de croissance, ce qui donnerait une augmentation égale à 1012 milliards de dollars courants en PPA et 365 milliards de dollars constants 2000 ou 868 milliards de dollars constants en PPA.

Tout au long de la période, si l’augmentation du PIB a décru en valeur relative au fur et à mesure que le PIB a grandi, l’augmentation annuelle du PIB en valeur absolue de la Chine a été à peu près constante. C’est mathématique, une augmentation égale en valeur donne un pourcentage plus faible rapportée à un PIB plus grand. La croissance économique, même la plus dynamique ne peut être indéfiniment une croissance géométrique, exponentielle. Elle tend à devenir une croissance arithmétique, linéaire et à se stabiliser.
On peut en conclure que, contrairement aux affirmations des journalistes médiatiques (qui n’ont jamais été très forts en maths), la croissance de la Chine, malgré la baisse de ses taux, ne faiblit pas en valeur et demeure aussi importante en réalité.

En évolution

Cette régularité ne signifie pas que la Chine n’éprouve aucune difficulté dans ce qu’elle appelle "la réforme" en cours pour passer d’une économie à bas coûts et écologiquement déprédatrice orientée vers l’exportation comme au début des années deux mille à une économie technologiquement avancée et durable orientée vers la consommation intérieure. Si la lutte contre les bulles immobilières par la restriction des crédits a ralenti la construction, le gouvernement a lancé un vaste programme de construction de logements sociaux pour poursuivre le plan d’urbanisation qui doit atteindre 60 % de la population en 2020. La Chine est devenue le premier producteur des énergies nouvelles solaires et éoliennes et, pour lutter contre la grave pollution urbaine, réduit sa consommation de charbon au profit du gaz et régule le parc automobile. Il lui reste encore à gérer l’exode de plusieurs centaines de millions de paysans et sortir du dénuement 100 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. En dépit des péripéties, grâce à un pilotage rationnel de son développement, le PIB de la Chine poursuit sa progression régulière de mille milliards de dollars environ par an, assurant, chaque année, entre autres, une hausse des salaires de 14 %, la création de 12 millions d’emplois nouveaux et la construction de 10 millions de logements.

Valet Matti, pour LGS.

URL de cet article 25684
Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 09:21

Comme des milliers de citoyens américains dans son cas, une quinquagénaire à faibles revenus a passé sept semaines en prison pour cause d’amende routière impayée. Son calvaire continue dans un centre de détention aménagé.

Une histoire (parmi d'autres) racontée par The Nation.

Un jour de janvier 2007, dans la petite bourgade de Harpersville (localement connue pour ses absurdités signalétiques routières), en Alabama, Debra Shoemaker Ford se fait arrêter au volant de sa voiture. Cette quinquagénaire a perdu son permis de conduire quelques temps plus tôt, suite à une contravention impayée qui a été aggravée en retrait pur et simple, pratique courante dans cet État. Elle sera condamnée à 745$ d'amende par le tribunal local, qui refourgue illico son dossier à la société privée Judicial Correction Services (JCS), spécialisée dans le recouvrement des amendes judiciaires. Ce système est de plus en plus utilisé dans les petites communes US : ça ne coûte pas un kopek, tous les frais étant à la charge des "clients", c'est-à-dire des personnes condamnées. Tout bénef.

Crime et châtiment

Si Debra ne paie pas ses amendes, ce n'est pas par mauvaise volonté, mais par impossibilité financière. Déclarée invalide après un accident de la route, dix ans plus tôt, elle est incapable de travailler et doit se contenter d'une indemnité mensuelle de 670$. A ce tarif, elle a déjà du mal à se loger, et à se nourrir. Mais la société à but lucratif n'en a cure. La gestion de son dossier lui est facturée 40$ par mois. En juin 2007, alors qu'elle tentait comme elle pouvait de rembourser, petit à petit, ses amendes, JCS lui envoie un courrier lui donnant le choix entre un paiement immédiat de 145$ ou un séjour en prison. La lettre est revenue à son expéditeur non délivrée. Ce qui n'a pas empêché le tribunal, constitué de quelques citoyens nommés par la mairie, de délivrer, à la demande de JCS, un mandat d'arrêt à l'encontre de la délinquante. Mais là encore, la prison appartenant à une société privée, sa douloureuse s'alourdit de 31$ tous les jours. Et on ne l'y autorise pas à travailler pour lui permettre de rembourser ses dettes. Elle aura finalement passé sept semaines en prison (sa créance s'élevant alors à 2736$) jusqu'à ce qu'un avocat, engagé par des proches, arrive à obtenir son transfert dans un établissement fermé lui permettant d'exercer une activité rémunérée au salaire minimum. A ce jour, elle continue de rembourser, comme elle le peut. Mais il lui faudra des années avant de recouvrer sa liberté.

La justice en cour-circuit

Il existe des milliers de cas similaires aux Etats-Unis - des gens qui ont été emprisonnés pendant des mois pour défaut de paiement sans voir un juge. Et cela concerne plus de 1000 tribunaux à travers le pays, de la Géorgie à l'Idaho. Deux personnes enfermées pour des amendes à Harpersville sont décédées en détention. Face à des budgets tendus et des coupes dans les services publics, les autorités locales intensifient leurs efforts pour s'assurer que le système judiciaire devienne autosubsistant. Elles augmentent à la fois les amendes et les frais de justice, multiplient les lois coercitives donnant lieu à des sanctions pécuniaires, et recourent de plus en plus à des sociétés privées qui ne leur coutent rien, au détriment des usagers. L'expérience de Harpersville est flagrante : les revenus tirés des amendes pour infraction routière constituent la deuxième source de revenus de la ville.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 14:34

Pendant que l'armée et les milices issues de l'extrême-droite mènent une guerre contre les régions russophones opposées au pouvoir de Kiev, issu d'un putsch, bombardant des zones habitées, le même pouvoir organise une chasse aux sorcières contre les communistes dans l'ensemble du pays.

Fortement composé de forces d'extrême droite, le nouveau gouvernement ukrainien mène une politique d'éliminations des oppositions politiques. Les communistes, 14 % des voix aux élections de 2012, sont en première ligne.

Parallèlement, dans les zones russophones, plusieurs associations de défenses des droits humains parlent de début de nettoyage ethnique. Des dizaines de milliers d'habitants de ces régions ont fui vers la Russie ou la Crimée et des centaines de civils sont morts sous les bombardements de l'aviation et de l'artillerie de l'armée ukrainienne.

A nouveau, le traitement médiatique du conflit ukrainien est d'une partialité immonde, ne laissant la parole qu'au pouvoir central de Kiev.

La même couverture partiale concerne actuellement les conflits syriens (au profit des rebelles et des islamistes) comme du conflit palestinien où sont rarement précisés que les seules vitimes des affrontements actuels sont des Palestiniens, souvent des enfants et des femmes désarmés, tués dans des bombardements.

Sur ces sujets, nos médias démontrent qu'ils ne sont que les instruments d'une propagande au service d'intérêts géopolitiques bien éloignés des valeurs des Droits de l'Homme, piétinées par nos "alliés" dans ces conflits.

Solidaire


Communiqué du PCF :

"Le ministère ukrainien de la Justice vient de lancer une procédure judiciaire en vue d'interdire le Parti communiste d'Ukraine, selon les agences de presse.

Le ministère, par la voix du ministre de la Justice Pavel Petrenko, a ainsi chargé le Parquet général et le Service de sécurité nationale d'enquêter sur les activités du Parti communiste.

Le gouvernement en place à Kiev accuse en réalité le Parti communiste d'Ukraine et son dirigeant Petro Simonenko de soutenir les « séparatistes » dans l’Est de l’Ukraine pour discréditer le PCU et d’avoir favorisé l’annexion à la Russie de la Crimée.

Les communistes ukrainiens rappellent avoir toujours nié de telles accusations, affirmant au contraire qu’ils se sont prononcés dès le début de la crise ukrainienne pour l’intégrité du territoire, pour une consultation du peuple ukrainien sur le choix des alliances économiques, pour l’établissement d’un système fédéral afin d’empêcher tout séparatisme, y compris en Crimée.

Ce processus qui pourrait conduire la justice à se prononcer sur l’interdiction d’une des principales forces politiques en Ukraine représentée au parlement constitue un véritable déni de démocratie de la part des nouvelles autorités de Kiev.

Ce à l’heure où des combats meurtriers se déroulent dans l’Est du pays provoquant de nombreuses victimes et où des dizaines de milliers de citoyens doivent fuir les affrontements déclenchés par l’opération antiterroriste ordonnée par le président Porochenko.

Le PCF s'interroge sur les raisons d'une telle campagne contre le Parti communiste d'Ukraine dont les militants et dirigeants sont par ailleurs victimes d'agressions intolérables de la part de l'extrême droite et ce alors que l'accord de libre échange avec l'UE n'a pas été soumis à une consultation démocratique du peuple ukrainien; l'OTAN, quant à elle, accroit sa pression sur les autorités du pays. Nous appelons la France et l'UE à mettre tout en oeuvre pour interpeller d'urgence les autorités de Kiev afin qu'elles fassent respecter la démocratie dans ce pays et mettent fin à de tels comportement autoritaires et contraires aux principes de respect des libertés et droits démocratiques dont elles prétendent se réclamer.

Les communistes français apportent leur soutien au Parti communiste d'Ukraine, à ses militants et dirigeants dans leur combat pour une Ukraine libre, unie et démocratique. "

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 12:40

A lire avec intérêt tant les propos que nous tenions au début du conflit syrien se sont révélés exacts : dès le début de l'insurrection armée, les islamistes radicaux étaient présents en Syrie, notamment au travers de combattants étrangers.

Le soutien des occidentaux à cette rébellion n'a fait que favoriser leur renforcement et la destruction d'un pays laïc et multiculturel.

La mollesse des occidentaux face à la rébellion, aujourd'hui, vient d'un constat évident : telle la créature de Frankestein, les djihadistes en Syrie sont hors de contrôle et tout soutien aux rebelles, même laïcs, peut aboutir au renforcement des islamistes radicaux.

Qu'on le veuille ou non, à moins d'espérer la mise en place d'un émirat islamiste, toute solution en Syrie passera inévitablement par des négociations avec le pouvoir actuel et avec l'opposition interne.

Solidaire


Entretien réalisé par Gabrielle Cluzel
     
Dans un éditorial du Point daté du 26 juin dernier, Franz-Olivier Giesbert, révèle, s’appuyant sur des travaux d’expert, qu’en Syrie, seuls les rebelles djihadistes ont pu perpétrer l’attaque chimique de Ghoutta. Il accuse ouvertement le Monde, le gouvernement français et les services secrets américains d’avoir montré du doigt, sans preuves, le régime d’Assad, pour justifier les frappes à venir. Cet éditorial aurait dû l’effet d’une bombe, non ?

Si FOG, qui connaît tout le monde à Paris, écrit cela, c’est que désormais, ce thème commence à faire consensus : on peut en parler. Mais cela illustre comment fonctionne notre système médiatique. Les informations ne sortent que quand le système lui-même l’autorise. Et toujours en différé. A présent, cela n’intéresse plus personne. Il s’agit pourtant d’une véritable forfaiture. Fin août dernier, nous avons assisté à une campagne internationale qui, en France, s’est traduite par un vrai déchaînement de la part de certains journaux. En particulier Le Monde, dont la ligne fut incroyablement partisane, comme elle le fut récemment lors de la crise ukrainienne. Le problème c’est qu’en France, c’est ce journal qui donne le la.

 A la fin du mois d’Août 2013, il était très difficile d’aller en sens contraire. J’ai été très sollicité à cette époque : j’ai remarqué que les médias étrangers étaient beaucoup plus disposés à accueillir un discours prudent. En France, je me souviens très bien que le fait même de ne pas acquiescer, d’attendre des preuves, de résister à l’emballement médiatique dont on voyait bien qu’il faisait les affaires du gouvernement était suspect. C’était pourtant la seule position tenable pour le chercheur que je suis et cela aurait du être le cas pour la presse.
 
Vous-même en aviez la confirmation depuis bien longtemps ?

Je vous avoue que sur le moment et jusqu’à maintenant, je n’ai évidemment aucune preuve. C’est plutôt un réflexe méthodologique qui m’a incité à la prudence. Et puis, ce n’était pas très sérieux : le gouvernement syrien demande officiellement à une délégation ONUSienne de venir inspecter pour constater une utilisation d’armes chimiques de la part des rebelles et moins de 48 h après leur arrivée, une autre attaque a lieu dans la banlieue de Damas. Cela pouvait à tout le moins provoquer quelques interrogations.

Mais j’ai senti venir la chose il y a moins d’un mois. Au hasard d’une interview dans Spiegel peu après sa démission de médiateur de l’Onu, Lakhdar Brahimi a indiqué qu’il n’y avait plus aucun doute que l’attaque chimique de Khan al Assal était le fait des rebelles. Or c’est cette attaque au printemps 2013 qui a motivé la demande d’inspection de la part de Damas, qui déjà accusait les rebelles. Mais là aussi, cela est passé pratiquement inaperçu.

En fait, personne n’y croyait dès le début. Mais les liens entre le politique et la presse en France sont tellement contre-nature qu’il fallait servir sur un plateau une intervention qui n’a pas eu lieu. Obama, lui, savait dès septembre à mon avis : cela explique le retournement spectaculaire de Washington et l’annulation de l’opération. Hollande ne pouvait pas l’ignorer non plus…

Pensez-vous que cet aveuglement occidental a contribué à renforcer durablement la capacité de nuisance des djihadistes ?
 
Oui typiquement, il faut tordre le coup à l’ idée suivante : ce serait l’absence de soutien occidental à la rebellion dite « modérée » qui à permis aux djihadistes de prospérer. C’est totalement faux. Pourquoi n’a -t-on pas aidé davantage l’opposition syrienne? Tout simplement parce que dès le début, les chancelleries savaient quels type de rebelles agissaient sur le terrain. Le Quai d’Orsay avait toutes les informations depuis le début.

Avec des rebelles que finançaient et armaient nos amis du Golfe, les gouvernements savaient pertinement qu’il serait impossible de « vendre  » aux opinions publiques une aide à des « révolutionnaires » qui dès le début étaient gangrénés par les djihadistes que la Turquie et d’autres pays voisins laissaient librement circuler vers la Syrie. 

Et j’ai fait partie des experts qui ont mis en garde contre le caractère clairement islamiste de la rebellion en Syrie. Je n’ai eu droit qu’à l’épithète de « pro-Assad ». Alors après coup, on invente des justifications : les djihadistes sont en fait une création du régime d’Assad. Les terroristes sont en fait des membres des services de renseignement. Ou enfin, cette idée très à la mode qui prétend que c’est notre inaction qui explique leurs succès. Des fables grossières qui feraient rire si elles n’avaient provoqué la destruction d’un pays tout entier… et aussi les graves menaces pour notre propre pays, qui détient le record d’engagés djihadistes sur le terrain syrien.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 12:29

Nous reprenons aujourd'hui nos articles sur l'Ukraine au travers de cette traduction de Nicolas Maury.

L'Ukraine, désormais quasi oubliée par les médias hormis pour aborder superficiellement le conflit qui oppose officiellement l'armée ukrainienne (en réalité, les éléments de l'armée qui ont prêté allégeance au nouveau pouvoir et les milices fédérées au sein d'une "Garde nationale") et les pro-russes de l'est (en fait, des habitants russophones et antifascistes qui rejettent le putsch de Kiev rejoints par des éléments de l'armée qui refusent ce nouveau pouvoir).

Nul média ne parle des civils morts à Slaviansk, Donetsk et ailleurs dans l'est ukrainien sous les bombardements aveugles de l'armée ukrainienne !

Et, évidemment, personne ne parle de la chape de plomb fasciste qui s'est abattue sur le reste de l'Ukraine !

Après avoir semé le chaos en Iraq, en ex-Yougoslavie, en Syrie et en Libye, l'Occident capitaliste sème le chaos en Ukraine.

Voilà la réalité de nos démocraties derrière le discours cynique sur le droits de l'Homme ou la démocratie !

Solidaire


A Kiev, dans le district de Shevchenko, où est située la sinistre place Maïdan, bastion des forces néonazis qui sèment la terreur et fait couler le sang dans le pays, le spectre du communisme hante toujours Kiev - article et traduction Nico Maury.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes
Pendant des mois, depuis la sinistre place Maïdan, les hordes fascistes ont envahi l'Ukraine et imposé une terreur dans le pays. A Kiev des bandes dite "d'auto-défense" ont supplanté les forces de l'ordre. Le siège du Comité central du Parti Communiste d'Ukraine (KPU) a été occupé sans que la police et la justice n'intervienne, les militants communistes étaient agressés, torturés (comme Rostislav Vasilko), les résidences des dirigeants communistes pillées et incendiées.

Ne pas laisser Kiev aux mains des néonazis 
Malgré la terreur, les communistes de Kiev continuent et n'hésitent plus a s'aventurer dans les zones tenues par les néonazis. Le district de Shevchenko, où est située la sinistre place Maïdan est la cible des communistes et du Komsomols.
La première action des Komsomols fut symbolique, et courageuse. Place de Bessarabie, se trouve un piédestal sur lequel était posé une statut de Lénine, la première qui fut renversée par les néonazis de EuroMaïdan. Les komsomols ont collé dessus une affiche de Lénine. Cette action symbolise le fait qu'à Kiev il y a des gens qui se soucient du sort des habitants de la ville, du pays et qu'il y a des gens qui refusent le retour du fascisme dans la capitale.
Les komsomols admettent que l'affiche collée peut certainement frustrer. Les communistes savent que le monument à Lénine sera restauré, car il deviendra un symbole du renouveau de Kiev. Un symbole de résistance.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes

La clandestinité des communistes n'arrête pas les militants 

Agir et militer dans Kiev, et sur le district de Shevchenko, est dangereux, les actions se déroulent la nuit et entre les patrouilles des groupes néonazis qui continuent de parader dans la ville. Pourtant cette clandestinité imposée n'arrêtent pas les communistes de Kiev qui distribuent sous le manteau et dans les boites aux lettres la "Pravda Shevchenko", le journal du KPU du district.
Quelques jours après cette action nocturne, les Komsomols renouvelaient l'opération dans le secteur de Lukianivka. Des dizaines d'affiches étaient collées sur les murs. objectif simple et clair mobiliser les habitants du secteur, les jeunes, les personnes qui se disent de gauche à réfléchir sur la situation politique, sur ce qui se passe dans le pays où un pouvoir nationaliste c'est imposer et est complètement discrédité.
Quelques jours plus tard, les communistes et le Komsomols redescendaient dans les rues du district Shevchenko pour dénoncer les pénuries et les coupures d'énergie. Dans la plupart des rues de Kiev il n'y a plus d'éclairage public, la société "Kyivenergo" a coupé l'électricité dans la ville du fait d'une dette importante non payée. L'obscurité qui s'étend sur la ville est le symbole de cette crise du capitalisme qui ravage le pays selon les communistes du district.      

Les militants voulaient exposer aux habitants du secteur une idée simple : En continuant à soutenir les oligarques, les habitants devront se résigner à vivre dans les ténèbres.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes
Le spectre du communisme hante Kiev
Et encore, le spectre du communisme hante de nouveaux districts de Kiev ! Les communistes et le Komsomol du district de Shevchenko ont amplifié leurs actions.
Cette fois, ils ont agit non seulement dans le district de Shevchenko, mais aussi dans le district de Pechersk, là ou se trouve la Verkhovna Rada (parlement) et les sièges du gouvernement et du Président. Le collage d'affiches et la diffusion dans les boîtes aux lettres de la dernière édition du journal "Pravda Shevchenko," a été organisé.
Les communistes ont dénoncé les augmentations des tarifs des services publics et d'autre avenir, contre les oligarques et contre "l'Opération anti-terroriste" dans le Donbass.
Voilà quel est le quotidien d'un militant communiste à Kiev. L'action clandestine, l'affiche collée la nuit, entre deux patrouilles des groupes armés néonazis, le journal distribué secrètement. Nous ne sommes pas en France en 1940, mais à Kiev, capitale de l'Ukraine, en 2014.
Cet article est un corpus de témoignages de militants communistes et de Komsomols.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes
Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 08:13

    Nous publions aujourd'hui une tribune de Jean Ortiz, universitaire communiste d'origine espagnole, grand connaisseur de ce pays.

La situation économique tragique de l'Espagne, proche de celle de la Grèce, a permis aux Espagnols d'ouvrir les yeux sur la réalité d'une société entièrement aux mains de quelques grandes fortunes. Les fortes baisses du Parti socialiste (PSOE) et de la droite (PP : Parti Populaire) aux élections européennes se sont accompagnées d'une poussée abstentionniste et de la gauche radicale (Izquierda Unida) menée par le Parti communiste d'Espagne (PCE), signes d'un rejet de la classe politique traditionnelle.

On parle là-bas de PPSOE, acronyme du PP et du PSOE, pour désigner cette fausse alternance qui mène l'Espagne depuis la transition "démocratique" de 1978, deux ans après la mort du dictateur fasciste Franco, grand allié des Etats-Unis.

L'abdication de Juan-Carlos, roi désigné par Franco, n'est pas due à un hasard du calendrier mais bien à un rejet populaire de ce système hérité du franquisme et d'une monarchie qui multiplie les scandales alors que le peupe s'enfonce dans la misère.

Les médias français relaient la succession dynastique comme un conte de fée alors que des manifestations monstres ont rassemblé l'Espagne républicaine dans les jours qui ont suivi l'abdication de Juan-Carlos.

Cet événement révèle deux choses :

- la démocratie à l'occidentale n'est qu'une démocratie de façade puisqu'on impose au peuple ses dirigeants, ce que comprennent aussi beaucoup de Français, de manière confuse, en s'abstenant ;

- les médias français traitent les sujets d'actualité étrangère (mais pas que eux) de manière orientée, pour nous faire gober le message du système : rien ne doit changer !  

Solidaire


"Alors que 62% des Espagnols se prononcent pour un référendum entre monarchie et république, le PPSOE a rejeté de l'ordre du jour des Cortes une proposition de loi en ce sens, déposée par Izquierda Unida.

Le parti unique espagnol, le PPSOE, bras politique de la confédération patronale (la CEOE) vient d'approuver la "loi d'abdication", "organique", sur mesure, pour verrouiller la succession royale par un véritable coup de force après de répugnantes manœuvres : 299 voix pour, 19 contre (IU et ERC), 23 abstentions. Ah! elle est belle, leur démocratie occidentale! Relevons la tête lorsqu'ils s'acharnent contre Cuba; le Venezuela... Ne jouons pas les autruches lorsqu'ils s'érigent en donneurs de leçons.

Alors que 62% des Espagnols se prononcent pour un référendum entre monarchie et république, le PPSOE a rejeté de l'ordre du jour des Cortes une proposition de loi en ce sens, déposée par Izquierda Unida. Il faut passer en force, et rapidement, pour éviter tout débat sur la forme de l'Etat. Comme Franco le disait en 1969, "la situation est verrouillée, bien verrouillée".

Les uns et les autres s'accrochent aux pactes rances de la transition, totalement caducs, qu'ils nous resservent aujourd'hui, mais le peuple espagnol n'en veut plus; il attend une alternative politique stable, crédible, large, radicale. C'est le défi devant lequel se trouvent toutes les forces de la gauche de transformation sociale. Le PSOE s'enfonce dans la crise; des sections de bases et les jeunes se prononcent pour la république. L'opération "sauvetage de la monarchie" ne sert qu'à gagner du temps. L'exigence d'un processus constituant en tant que seule réponse à la gravité de la situation du pays prend de l'ampleur. Une nouvelle Espagne est en marche. "

Tribune de Jean Ortiz
http://humanite.fr/couronnement-dun-nouveau-roi-le-ppsoe-544399#sthash.tuXmVMAl.dpufPPSOE.jpg

       "A vos ordres mon Capital !"

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 09:18

Le Secrétaire national du PCF défend le Parti communiste d'Ukraine, menacé d’interdiction. 

Alors que sur le terrain, les combats deviennent de plus en plus violents entre l’armée et les séparatistes de l’Est et que quatre nouveaux observateurs internationaux ont disparu avec leur chauffeur, Pierre Laurent, le Secrétaire national du Parti Communiste Français a exprimé hier sa solidarité au Parti Communiste Ukrainien « menacé d’interdiction ».

« Dans la situation extrêmement difficile que traverse l’Ukraine, avec la poursuite d’affrontements meurtriers dans l’est du pays, le PCF exprime sa solidarité avec le Parti Communiste d’Ukraine mis pratiquement dans l’impossibilité d’exercer normalement son activité politique et qui est aujourd’hui menacé d’interdiction, à la suite d’une décision prise par l’ex-présidence intérimaire du pays », écrit dans un communiqué le PCF. « Rien ne peut justifier une telle mesure à l’encontre d’un Parti qui a toujours prôné, dès le début de la crise ukrainienne, le dialogue et la négociation politiques, la nécessité de donner la parole au peuple pour réformer les institutions du pays, pour ouvrir la voie notamment à plus d’autonomie pour les régions et conjurer ainsi les risques d’un séparatisme mettant fin à l’intégrité territoriale de l’Ukraine », ajoute-t-il. 

Dialogue politique

Pour le PCF, « la priorité de la France devrait être d’agir d’urgence pour un cessez-le-feu immédiat dans l’est du pays, en repartant des accords du 17 avril à Genève, favorisant ainsi la reprise d’un dialogue politique entre toutes les forces politiques ».

Petro Simonenko, Secrétaire général du Parti Communiste d’Ukraine, avait été reçu le 28 mai à l’Assemblée nationale par André Chassaigne, Président du Groupe Gauche Démocrate et Républicaine, puis au siège du Parti Communiste Français par Pierre Laurent.

A noter que c'est le procureur général, Olge Mahnitsky qui conduira l'enquête contre le KPU.

Or, Ce procureur est issu des rangs de Svoboda, force d'extrême-droite. Un peu comme en 1933 quand les nazis ont voulu démontrer que des communistes étaient derrière l'incendie du Reichstag (le Parlement) ce qui avait été l'excuse pour interdire un PC allemand (KPD) alors à 30 % et seule force organisée s'opposant à la montée du nazisme.

L'armée ukrainienne, infiltrée par les radicaux d'extrême-droite de Pravy Sektor (Grade Nationale) est impliquée dans la tuerie d'Odessa qui a coûté la vie à une quarantaine d'opposants au régime de Kiev, brûlés vifs dans un batiment qui n'a pas brûlé (!). Par contre, dans ce cas, aucune enquête des autorités ukrainiennes et encore moins de réactions vives des défenseurs officiels et autoproclamés des Droits de l'Homme, qu'il s'agisse de l'Union européenne ou de BHL !...

Et on ose nous présenter les ukrainiens opposés au régime illégitime de Kiev comme des marionnettes à la solde de Moscou ?

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 12:28

Les partis membres du groupe européen de la GUE-NGL (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique), membre ou non du Parti de la gauche européenne (PGE), soutenant ou non Alexis Tsipras, devraient voir leurs positions renforcées pour les élections européennes du 23 au 25 mai.   


Les partis communistes et progressistes sont en passe, selon les sondages, de dépasser les Verts au Parlement européen, à l'issue du scrutin de dimanche 25 mai. Le nombre des eurodéputés du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE) passerait, selon les estimations de PollWatch 2014, de 35 à 52, tandis que les Verts, débarrassé du réactionnaire Cohn-Bendit, chuteraient de 57 à 38 eurodéputés.

C'est dans les pays où la crise et les mesures d'austérité imposées par la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) ont été les plus fortes que la gauche radicale fait ses meilleurs scores. En Grèce, notamment, où le Syriza d'Alexis Tsipras pourrait arriver en tête. Mais les listes de la gauche européenne devraient aussi réaliser de bonnes performances au Portugal, en Espagne, en Irlande, en Lettonie et à Chypre.
Dimanche 25 mai, la gauche de combat, humaniste et radicale, va marquer ce scrutin.
Vous aussi, votez contre l'austérité et l'Europe des banquiers ! Votez pour l'Europe des travailleurs et des citoyens ! Votez Front de Gauche !     

Les derniers sondages sur les européennes :

Irlande : Sinn Féin 18% - 3 sièges
Irlande du nord : Sinn Féin 26% et 1 siège
Espagne : Izquierda Unida 10.38% et 5 sièges
Portugal : CDU (PCP-PEV) : 10.65% et 2 sièges / Bloco 6,05% et 1 siège
Belgique : PTB 3.45% et 1 siège
Pays Bas : Socialistische Partij 13.5% et 4 sièges
Allemagne : Die Linke 8.33% et 8 sièges
Danemark : Folkebevægelsen mod EU 8,33% et 1 siège
Suède : Vänsterpartiet 5,9% et 1 siège
Finlande : Vasemmistoliitto 8.8% et 1 siège
Lettonie : Saskaņas Centrs 35.45% et 2 sièges
Grèce : SYRIZA 27.1% et 7 sièges / KKE 6,5% et 1 siège
Chypre : AKEL 26.1% et 2 sièges
Republique tchèque : KSCM 14,2% et 4 sièges
Croatie : Hrvatski laburisti - stranka rada 10,81% et 1 siège
France : Front de Gauche 7,5% et 5 sièges
Italie : L’Altra Europa – Con Tsipras 4% et 3 sièges
Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article