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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 09:24

Communiqué du Parti communiste français (PCF)

Ukraine : Il y a urgence à stopper le début de guerre civile
Les sanglants événements de ces dernières 48 heures en Ukraine, particulièrement à Slaviansk et à Odessa, ont fait des dizaines de morts, victimes des balles des troupes du gouvernement de Kiev qui n’a pas hésité à faire tirer sur ses propres citoyens. Ce gouvernement, qui comporte dans ses rangs des ministres venant de l’extrême droite, porte la responsabilité d’un dangereux et meurtrier engrenage, début d’une véritable guerre civile qui ne dit pas son nom.

À Odessa, plus de 40 personnes sont mortes brûlées par des jets de cocktails Molotov lancés par des partisans de Kiev contre des « séparatistes » de l’Est. Il est plus que temps que les dirigeants des Etats-Unis, de l’UE, de la Russie et de l’Ukraine, signataires des accords de Genève, prennent leur responsabilité pour faire cesser sine die ces combats qui ensanglantent l’Est du pays. Ils doivent faire appliquer immédiatement les accords quadripartites qui prévoyaient notamment le désarmement des groupes armés et notamment les milices fascistes qui paradent à Kiev.

Il est plus que temps d’empêcher la partition de l’Ukraine et de prendre en compte les intérêts et droits des populations des différentes régions du pays. Le PCF appelle la France à tout mettre en œuvre sur le plan diplomatique pour aider à faire cesser les hostilités et trouver une issue à la crise la plus grave en Europe depuis des décennies.
Nous apprenons par ailleurs que les députés pro-putschistes de Kiev ont voté l'exclusion pure et simple des députés communistes du Parlement (Rada).
La démocratie façon Maïdan prend une tournure bien connue, celle de l'Allemagne des années 30 où les forces opposées à la coalition droite-extrême-droite ont été systématiquement éliminée.
Et dire qu'on présente encore les citoyens russophones et antifascistes de l'ouest et du sud de ce pays comme les méchants !
Pour notre part, nous renouvelons notre soutien aux communistes ukrainiens et à leur parti, le KPU.
Solidaire       
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 10:38

Alors que les appels à la négociation se succèdent, le nouveau pouvoir ukrainien joue l'épreuve de force.

Aux dernières nouvelles, le nouveau pouvoir issu du putsch contre président élu Ianoukovitch organise des élections le 25 mai prochain. Des élections dont on se demande bien ce qu'elles vont avoir de démocratiques tant les forces qui ont renversé le gouvernment précédents montrent leur volonté d'imposer leurs choix par tout les moyens, y compris la force.

Le parallèle est assez facile à faire entre les débuts des événements en Ukraine où l'on nous présentait les opposants au président Ianoukovitch comme les gentils donc leurs occupations de locaux administratifs et de la place Maïdan à Kiev comme des actions d'un peuple contre son despote.

Qu'importait alors la violence des événements, les saccages des ministères, les miliciens armés tirant sur la police !

Aujourd'hui, le pouvoir a changé de main mais pas les méthodes.

Les occupants de locaux administratifs sont aujourd'hui qualifiés de sécessionistes. Les gentils, se sont aujourd'hui les autorités !

Qu'importe à nos médias et à nos gouvernements occidentaux que ce nouveau pouvoir ait constitué une garde nationale en s'appuyant sur les milices qui occupaient Maïdan et où dominent les militants néo-nazis ! Qu'importe la chasse au russophones dans le centre et l'ouest du pays, l'interdiction des forces politiques d'opposition dans les régions de l'ouest ou la multiplication des agressions à caractère politique dans le pays !

Pour nos médias et nos gouvernants, qui font toujours front quand les intérêts géopolitiques des multinationales sont en jeu, les partisans de l'Union européenne sont, de toute façon, dans le camp de la liberté et de la démocratie. Ceux d'en face, quelles que soient leurs motivations, sont forcément des terroristes, des assaillants, des sauvages, des traitres, de pauvres cons manipulés. Des méchants, quoi.

On nous présente la situation en Ukraine de manière caricaturale, avec ce bon gouvernement démocratique ukrainien face à la Russie qui manipule des éléments russophones armés pour détruire l'Ukraine.

Bien évidemment, les choses ne sont pas si simples.

Qui peut croire que l'ensemble des ukrainiens a accepté le renversement de Viktor Ianoukovitch ? Largement dominant aux dernières élections dans les régions actuellement en rébellion, dans le sud et l'est du pays, il compte encore beaucoup de partisans.

Au delà, de nombreux ukrainiens n'ont peut-être pas accepté la méthode qui a amené au changement de pouvoir à Kiev et qui se définit, dans les faits, par un putsch armé.

Enfin, la présence connue et assumée de milices d'extrême-droite au sein du nouveau pouvoir et de sa nouvelle armée, ainsi que le discours clairement anti-russe (et antisémite) qui règne à Kiev, ont de quoi légitimement inquiéter bon nombre d'ukrainiens qui ne veulent ni d'une chasse aux russophones (quasiment 50 % des ukrainiens !) ni d'un régime fasciste !

D'ailleurs, que sait-on de se que pensent les ukrainiens ? Personne ne leur a demandé ce qu'ils en pensaient ? A commencer par nos grandes démocraties !

C'est là que les élections du 25 mai, organisées par le nouveau pouvoir entrent en jeu. Qui va pouvoir se présenter et est-ce que toutes les forces politiques auront la même liberté d'expression ?

Et, en termes de démocratie, il ya de quoi avoir peur.

L'interdiction dans l'ouest du Parti des Régions, officiellement toujours vainqueur des dernières élections législatives, et l'interdiction en cours, au niveau national, du Parti communiste (120 000 adhérents, 14 % des voix aux dernières élections) ont de quoi interpelé sur la légitimité du scrutin !

Qui plus est, à un mois de la date fatidique, la situation interne au pays n'augure rien de bon sur le déroulement de la campagne électorale, notamment dans l'est et le sud du pays, acquis aux forces politiques opposées au nouveau pouvoir.

D'ailleurs, l'envoi de blindés à Slaviansk, après de premières provocations de l'extrême droite, démontre que le nouveau pouvoir cherche à régler par la force les différents qui sont apparus dans le pays suite au putsch des pro-européens et de l'extrême-droite.

Jusque là, l'armée ukrainienne refusait de tirer sur la population. Les 6 blindés récupérés par les pro-russes la semaine dernière n'ont pas été arrachés à l'armée : ce sont leurs équipages qui ont pactisé avec la population locale et qui sont passés avec armes et bagages dans le camp opposé ! Une réalité qui s'est déjà traduite par le passage de troupes entières de l'armée, de policiers, de forces anti-émeutes (Berkut) et d'agents des reseignements (SBU) dans le camp des anti-Maïdan ces dernières semaines. Nos médias oublient évidemment ces événements qui démontrent que les opposants au pouvoir de Kiev ne sont pas seulement constitués d'une poignée de militants pro-russes armés, épaulés de troupes spéciales russes sans indentification, comme le laissent croire nos médias.

La situation en Ukraine laisse augurer le pire.

Face à un nouveau pouvoir ukrainien arriver aux affaires par un coup de force et qui multiplie les actes antidémocratiques et les répressions violentes contre ses opposants, la tension monte chez ces opposants qui duc oup, multiplient les occupations de locaux administratifs, les barrages et les grèves (mineurs du Donbass notamment).

Au lieu de jeter de l'huile sur le feu, en bon toutou des Etats-Unis, notre gouvernement devrait au contraire exiger que le nouveau pouvoir de Kiev laisse une totale liberté politique au peuple ukrainien, qu'il chasse des rues et de son armée les milices d'extrême-droite qui font régner la terreur dans l'ouest et le centre du pays, et qu'il ouvre enfin des négociations avec les représentants des frondeurs de l'est, en garantissant notamment une plus grande autonomie aux régions russophones.

La négociation et l'apaisement sont les seul moyens d'éviter une guerre civile en Ukraine et l'éclatement du pays.

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 11:57

Les 67 personnes les plus fortunées de la planète possèdent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Les inégalités se sont à nouveau aggravées, estime mercredi l'ONG Oxfam, qui exhorte le FMI et la Banque mondiale à agir.

Les 67 plus riches possèdent autant que les 3,5 milliards plus pauvres
"Les inégalités extrêmes se sont aggravées", constate l'organisation de lutte contre la pauvreté dans un communiqué. C’est que l’année dernière, le club des ultra-riches possédant autant que les 3,5 milliards d’humains les plus pauvres comptait 85 membres. Il n’en faut plus que 67. L’ONG Oxfam interpelle le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, qui tiennent leur assemblée générale cette semaine à Washington. "Le président de la Banque Jim Yong Kim et la directrice générale du FMI Christine Lagarde ont abondamment parlé des dangers posés par l'explosion des inégalités. Cette semaine, nous devons voir des actions concrètes pour appuyer cette rhétorique", a plaidé Raymond Offenheiser, président d’Oxfam America.
Car plus qu’un simple constat, l’ONG pointe le fait que l’austérité aggrave les inégalités. Les moyens alloués à l’aide au développement ont chuté drastiquement. Frappés par l’austérité érigée en dogme par le FMI, les pays riches ont coupé dans leurs dépenses, l’aide au développement étant un des premiers budgets sacrifiés. C’est jusqu’à 160 milliards d’euros par an en moins, estime l’ONG.
"L'austérité aggrave les inégalités et le FMI et la Banque mondiale le savent bien", assure Oxfam, qui appelle également le Fonds à admettre que les stratégies d'évitement fiscal des multinationales sont un des "moteurs" des inégalités. Le FMI a pourtant récemment publié deux rapports soulignant les méfaits des inégalités sur l'économie. La Banque mondiale s'est, elle, fixé l'objectif de doper les revenus des 40% les plus pauvres partout sur le globe.

Part de la richesse nationale accaparée par les 1 % les plus riches:
Les 67 plus riches possèdent autant que les 3,5 milliards plus pauvres

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 08:58

Selon Rue 89, qui cite mercredi 19 mars un article du Guardian, notre civilisation industrielle pourrait s’effondrer au cours des prochaines décennies. Selon cette étude parrainée par le Goddard Space Flight Center de la NASA, la répartition des richesses de plus en plus inégale et la surexploitation des ressources naturelles sont en cause.

Les chercheurs ont noté, en étudiant toutes les précédentes civilisations disparues, que ces dernières disparaissaient après avoir trop tiré sur leurs ressources et organisé leur société en strates entre des élites très riches et des masses très pauvres.
« Ces phénomènes sociaux ont joué un rôle central dans le processus d'effondrement dans tous les cas ces 5.000 dernières années », souligne Nafeez Ahmed, directeur de l’Institute for Policy Research & Development dans The Guardian.

Cependant, les scientifiques soulignent que les pires scénarios pourraient être évités grâce à des politiques appropriées et des changements structurels dont une répartition plus équitable des ressources, ainsi qu'une réduction de leur consommation.

En clair, le capitalisme comme modèle de civilisation, nous emmène au chaos.

Un changement structurel de société ? Une plus juste répartition des ressources et une réduction de leur consommation ?

C'est un peu le crédo du socialisme que nous revendiquons !

Alors ? On attend le chaos ou on se bat pour le mettre en place maintenant, ce socialisme ?  

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 09:00

Novossibirsk (1.523.801 habitants), capitale administrative de l’oblast du même nom, principale métropole russe à l'Est de l'Oural et capitale de la Sibérie est depuis dimanche soir dirigée par un communiste. Anatoly Evgenbevia Lokot (KPRF) a remporté l'élection municipale avec 43,75% des voix - article et traduction Nico Maury.

Novossibirsk, capitale de la Sibérie, conquise par les communistes
Le Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF), soutenu par l'ensemble de l'opposition, a ravi la mairie de Novossibirsk, troisième ville de Russie, au parti au pouvoir de Vladimir Poutine, Russie Unie, selon des résultats publiés lundi par la Commission électorale de Novossibirsk.
Le député communiste Anatoly Lokot a rassemblé 43,75% des voix contre 39,57% au maire par intérim Vladimir Znatkov, candidat de Russie unie, la formation du président russe, a annoncé la commission électorale de la ville de Sibérie. C'est la "première grande défaite du parti au pouvoir" déclare le nouveau maire communiste de Novossibirsk. "c'est en raison de la crise politique à Novossibirsk, qui a conduit à l’exposition des problèmes sociaux et économiques" pour le communiste Anatoly Lokot.

La 3ème ville du pays et capitale de la Sibérie dirigée par un communiste       
"Nous avons créé une situation unique en Russie, avec une union de l'opposition qui a permis de remporter la victoire sur Russie Unie", s'est félicité M. Lokot, 55 ans, cité par le site du Parti communiste. "La chose la plus importante dans la ville se sont ses habitants. Tout d'abord, nous allons nous concentrer sur leurs intérêts et leurs besoins. Nous allons travailler avec tous les partis politiques et les organisations publiques pour le développement de la ville. Nous sommes ouverts à toutes les suggestions de tous les partis politiques et de tous les militants sociaux. Le plus important c'est la prospérité et le bien-être de notre ville. Notre objectif commun pour Novossibirsk, c'est la stabilité politique et la liberté dans tous les sens du terme."
"La première chose que je ferai ce sera un audit du personnel, l'analyse de l'utilisation des fonds budgétaires, ainsi que d'annuler l'admission par le bureau du maire".
Lokot bénéficiait du soutien de l'opposition et du député d'opposition Ilia Ponomarev, l'un des leaders du mouvement de protestation qui avait précédé le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012.       
L'élection municipale anticipée avait été convoquée après la démission de Vladimir Gorodetski, membre du parti au pouvoir à la tête de la ville de 1,5 million d'habitants depuis 14 ans ans et nommé vice-gouverneur au début de l'année.      
Novossibirsk, capitale de la Sibérie, conquise par les communistes
Anatoly Lokot (KPRF) gagne avec 43,75% des voix suivit de "Russie unie" avec 39,56%, Vladimir Anisimov (les «villes russes") gagne 3,25%, les "socialiste" conduit par Anatoly Kubanov 2,19%, Evgeny Loginov 3,35%, Sergei Ovchinnikov (le «gouvernement du Parti populaire russe") 0,42%, Dmitry Savelyev (LDPR) 2,42%, Roman Starikov ("communistes de Russie") 0,84%, Alexander Tarkov ("Russie travailliste ") 0,59%, Sergey" Spider"Troitsky (" Contre tous") 1,07%, le Parti de la transformation spirituelle de la Russie" 0,54%.       
 
Lors des législatives de 2011, le KPRF était arrivé en tête à Novossibirsk        
En 2011 le Parti communiste était arrivé en tête des législatives avec 34,17% des voix devant le parti de Vladimir poutine, Russie unie, qui a recueilli 27,69% des suffrages. Iabloko, le parti libéral pro-UE, recevait 6,32% des voix, un seuil faible ne permettant pas la qualification de ce dernier (7% pour avoir un élu).        
Anatoly Evgenbevia Lokot (55 ans), est le Premier secrétaire du Comité régional de Novossibirsk du Parti communiste (2006), membre du Comité central depuis 2008. Il adhère au Parti communiste d'Union soviétique (PCUS) en 1984, et est élu député (Douma) pour la région de Novossibirsk depuis 2003. Il est le seul député a ne pas avoir voté le rattachement de la République autonome de Crimée à la Fédération de Russie.
Avec Volgograd (ex-Stalingrad), Novossibirsk est une nouvelle commune russe de plus d'un million d'habitants à choisir un maire communiste. Les communistes sont bien les seuls opposants crédibles et reconnus au parti affairiste de Vladimir Poutine.
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 08:40

Le 25 mai prochain, auront lieu dans les 27 pays de l'Union européenne les élections des députés au Parlement européen.

La crise que connait le capitalisme en France touche également le reste de l'Union europénne. On pense évidemment à la Grèce ou à l'Espagne mais ce sont la plupart des économies européennes qui pâtissent du ralentissement de la croissance et d'une flambée du chômage et de la précarité.

L'Irlande, par exemple, première victime de la crise européenne avant la Grèce, ne fait plus parler d'elle bien que la situation générale ne se soit qu'un peu arrangée et cela "grâce" à l'émigration de dizaines de milliers de jeunes irlandais. Comme au tant de la famine qui touchât ce pays au XIXème siècle.

Même l'Allemagne n'est pas épargnée, quoiqu'en disent des journalistes prêts à nous vendre un produit frelaté pour nous faire avaler toujours plus d'abandons d'acquis sociaux. Le chômage et le ralentissement économique touchent également un géant allemand qui souffre de la crise chez ses voisins européens donc du ralentissement des exportations, sa spécialité.

Cette crise généralisée à tout le grand marché libéralisé européen ne concerne quasiment que notre continent car, ailleurs, la croissance et le développement économique continuent !

L'Europe est un peu l'homme malade de l'économie mondiale ! La faute à des politiques libérales qui font la part belle au développement boursier et à la rentabilité financière au détriment du bien public, de l'emploi et des travailleurs.

De ce fait, un peu partout en Europe, c'est la gauche radicale, communiste ou non, qui met la pression sur les gouvernements.

Elle est la première force politique en Grèce (Syriza + PC)  ou à Chypre (PC) et devient le pivot politique à gauche dans différents pays comme en République tchèque (PC) ou en Lettonie (Alliance avec le PC).

Si l'on regarde les différents sondages concernant ces pays, on trouve actuellement des pronostics suivants pour les élections européennes du 25 mai (entre parenthèse, l'évolution par rapport à l'élection de 2009):

  • Grèce : Syriza (Gauche radicale) = 27 % (+ 22 %) ; KKE (Parti communiste) = 8 % (- 0,35 %) ;
  • Espagne : Izquierda Unida (Gauche Unie) = 14 % (+ 10,3 %) ;
  • Portugal : CDU (Alliance PC + Verts) = 10 % (=) ; BE (Bloc de Gauche) = 6,4 % (- 4 %) ;
  • République tchèque : KSCM (Parti communiste) = 16 % (+ 3,8 %) ;
  • Belgique : PTB + (Alliance autour du Parti du Travail de Belgique) = 7,2 % en Wallonie et 6,5 % sur Bruxelles (+ 4 %) ;
  • Pays-Bas : Parti socialiste = 13,2 % (+ 6,1 %) ;
  • Allemagne : Die Linke = 8 % (+ 0,5 %) ;
  • Danemark : Mouvement populaire anti-UE = 9 % (+ 1,8 %) et Parti socialiste populaire = 6,7 % (- 9,2 %) ;
  • Finlande : VAS (Alliance de Gauche) = 7 % (+ 1 %).

Sans compter Chypre (où le PC réalise autour de 33 % des voix), la Lettonie (L'alliance Harmonie a réalisé 25 % des voix aux municipales de 2013) ou l'Irlande (Où le Sinn Fein améliore ses scores d'années en années).

De nombreux pays européens devraient envoyer un nombre beaucoup plus élevé de députés communistes ou radicaux au Parlement européen. Pas de quoi faire la révolution ou inverser les politiques libérales mais de quoi faire entendre la voix des peuples et peser sur certains votes majeurs.

Et en France ?

Si l'on en croit les sondages (rares) publiés dans la presse, la droite devrait réaliser un bon score (UMP et UDI) et le Parti socialiste sombrer sous les 20 %.

Reste, comme dans certains pays européens, une poussée de l'extrême-droite avec un FN à 20 %.

Pour les communistes et la gauche radicale, c'est le Front de Gauche qui tire son épingle du jeu avec 9 % des voix dans les sondages soit 3 points de plus qu'aux Européennes de 2009.

9 %, c'est la garantie d'envoyer 4 ou 5 députés européens à Bruxelles. C'est mieux que 3 actuellement mais ce n'est pas suffisant.

Alors que droite et Parti socialiste mènent des politiques identiques, favorables aux milieux financiers, et que l'extrême-droite menace la cohésion nationale en jouant sur les tensions religieuses et les origines ethniques, la France et les travailleurs de ce pays ont besoin d'une gauche radicale puissante, d'un Parti communiste capable de peser politiquement.

Il nous reste un peu plus d'un mois pour créer la surprise de ces élections et réaliser un score supérieur à celui de Jean-Luc Mélenchon aux Présidentielles.

Chacun peut apporter sa pierre à la construction d'une véritable alternative politique à gauche en France. Aidez-nous !

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 09:59

Seule force à défendre l'intégrité territoriale de l'Ukraine, le Parti communiste (KPU) subit les agressions des forces d'extrême-droite qui soutiennent le nouveau pouvoir à Kiev.

Avec 5 millions de voix aux dernières élections et près de 14 % des voix, le Parti communiste d'Ukraine est une force qui compte.

Dès le début des tensions sur la question de la signature d'un accord de coopération avec l'Union européenne, le KPU a proposé un référendum. Cette solution aurait eu le mérite de mettre chacun au pied du mur et de rendre incontestable par toutes les forces en présence la signature de cet accord ou son rejet.

Malgré 4,5 millions de signatures, le président sortant, Viktor Ianoukovitch a préféré prendre sa décision sans consulter le peuple. Cela aura suffi à l'opposition pro-européenne et aux forces néo-nazies pour déclencher une insurrection armée qui a abouti au départ forcé du président et à la prise de pouvoir de l'opposition.

Depuis, le pays vit sous tension entre des régions de l'ouest, partisane de l'opposition et où les groupes néo-nazis (Pravy Sektor, Svoboda) contrôlent la rue et font la chasse aux "opposants" et aux russophones, et des régions de l'est, culturellement proches de la Russie et inquiètes par les exactions des partisans du nouveau pouvoir à Kiev.

Entre les deux, le Parti communiste ukrainien prône une solution politique qui passe par l'éviction des groupes néo-nazis de Kiev et des rues ukrainiennes et par la rpise en compte des revendications régionales, notamment sur le fédéralisme.

Dans un contexte dangereux, les députés communistes continuent de siéger au parlement de Kiev (la Rada) pour faire entendre la voix des ukrainiens de la rue et la voix des démocrates contre celle des extrémistes de Svoboda.

Mardi 8 avril, c'est d'ailleurs en plein parlement que des députés d'extrême-droite ont agressé le premier secrétaire du Parti communiste, Petr Simonenko, alors qu'il faisait son allocution et qu'il dénonçait les agissements violents des milices d'extrême-droite. L'empêchant de parler et distribuant des coups de poing aux autres parlementaires, les députés de Svoboda ont réussi leur coup en empêchant le leader communiste de finir son allocution.

Mercredi 9 avril, ce sont les locaux du siège national du KPU qui ont été incendiés au coeur de Kiev. Les 220 m2 de locaux étaient occupés depuis des semaines par des miliciens d'extrême-droite armés. Ceux-ci avaient déjà brûlé des livres (comme sous Hitler !), saccagé des meubles, les archives, les statues et tous les drapeaux communistes ou soviétiques conservés dans ces locaux.

Ces agressions de plus en plus fortes contre le Parti communiste font suite à d'autres agressions contre des militants et responsables locaux du KPU un peu partout dans le pays. En mars, c'est le responsable du KPU sur Lviv (ouest) qui avait été lynché par une foule menée par l'extrême-droite et contraint de fuir en Russie.

Depuis, d'autres militants et des points de distribution de tracts du KPU ont subi les assauts des "démocrates" ukrainiens que soutient notre pays avec l'Union européenne.

Difficile dans ce climat de critiquer l'attitude d'une population russophone, largement majoritaire dans le sud et l'est du pays, qui se tourne vers la Russie par crainte du retour des néo-nazis et des exactions des milices qu'ont subi ces populations durant la Seconde guerre mondiale.

Il apparait de plus en plus clair que ce sont aujourd'hui les milices d'extrême-droite, armées durant l'insurrection, qui font la loi en Ukraine et que la seule force aujourd'hui qui tente de maintenir l'unité du pays et de combattre le fascisme, c'est le Parti communiste d'Ukraine.

Nous renouvelons ici notre soutien à nos camarades ukrainiens et notre appel au gouvernement français pour qu'il arrête de soutenir une opposition arrivée au pouvoir de manière violente et noyautée par une extrême-droite qui revendique publiquement son passé nazi.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:16

L’Espagne serait redevenue un pays attractif pour les investisseurs, au prix d’une politique d’austérité et d’un code du travail carnassiers. Résultat : la misère gagne du terrain, la colère gronde et l’arsenal juridique pour s’en prémunir fait froid dans le dos.

« Ils nous occupent avec l’actualité pour nous faire oublier le présent », avertit une vignette du dessinateur El Roto dans les pages du quotidien El País. Et « l’actualité » à la une de ce journal en ce début d’année, à part les résultats sportifs et la polémique autour du référendum indépendantiste en Catalogne, ce sont les scandales politico-financiers où les grands partis, les banques et la famille royale sont pris la main dans le sac, mais très rarement condamnés – l’Espagne détient le record européen des non-lieux et des grâces dans ce genre d’affaires.

Le présent, c’est cette famille empoisonnée par les aliments périmés dont elle se nourrissait habituellement, à Alcala de Guadaira, dans la province de Séville. Le père, la mère et leur fille de 14 ans sont morts. La plus jeune sœur a survécu. Plusieurs centaines de personnes se sont spontanément rassemblées devant la mairie après avoir appris la nouvelle, quelques jours avant Noël. L’indignation était volatile : contre les services sociaux, contre les politiciens, contre les supermarchés que la rumeur accuse d’asperger de détergents les aliments périmés avant de les jeter à la benne.

Le présent, c’est aussi la condamnation à des peines de prison de militants du Sindicato andaluz de trabajadores (SAT) pour avoir occupé pendant dix-sept jours – en mai 2012 – la Turquilla, une propriété de 1 200 hectares appartenant à l’État. Propriété laissée en jachère, à part les 80 hectares utilisés par l’armée pour y élever un haras de chevaux d’apparat. « Il y a huit ans, 300 hectares ont été cédés à la mairie d’Osuna, le bourg le plus proche, raconte Mari García, militante du SAT. Et elle y a développé une activité agricole biologique, avec un système de travail rotatif qui permet aux chômeurs du coin de faire les heures suffisantes pour obtenir des droits. » Mais l’occupation des hectares restants par les sans-terre du SAT a été vécue comme un attentat contre les forces armées. « Cinquante-quatre des nôtres ont été arrêtés, quatre condamnés à sept mois de prison et un à 1 200 euros d’amende. »

Le SAT, syndicat d’ouvriers agricoles, est dans le collimateur de la justice depuis des années ; surtout les juges ont la dent dure après ses actions de « reprise » dans les grandes surfaces : les activistes sortent des supermarchés avec des chariots remplis de victuailles ou, comme le 29 août dernier, de fournitures scolaires, avant de les redistribuer aux familles sans logis qui, à Séville, occupent des édifices confisqués par des banques après le crash immobilier de 2008.

Début décembre, une femme dont les enfants n’avaient pas mangé depuis trois jours a imité ces actions collectives dans un supermarché d’Ecija, province de Cordoue. Un anonyme a par la suite payé le contenu du chariot pour éviter que la direction n’engage des poursuites. Il y a 36 % de chômage en Andalousie – 44 % dans la province de Cadix – et 67 % chez les jeunes, qui survivent grâce à l’aide de leurs parents ou grands-parents. Au niveau national, plus de 60 % des chômeurs n’ont droit à aucune allocation.

Au Centro obrero Diamantino García, cœur du village rouge d’El Coronil, les vieux jouent au domino dans la salle du bar. Un groupe de femmes et d’hommes, après avoir nettoyé la salle des fêtes où a eu lieu la veille un « réveillon ouvrier », se restaure au réfectoire, à côté de la bibliothèque. On parle peoná, ces journées travaillées qu’il faut additionner jusqu’à quarante pour avoir droit au subside agricole. Au nord de la péninsule, les gens croient que ce régime spécial est un privilège de Sudistes nonchalants, mais ici, tout le monde sait qu’il est de plus en plus dur de trouver du boulot dans une agriculture mécanisée et branchée sur les subventions européennes. Depuis l’explosion de la bulle immobilière, ceux qui étaient allés se faire embaucher comme maçons sur la côte sont revenus au village et concurrencent les femmes sur le marché du travail.

Partout en Espagne, des associations d’endettés s’opposent physiquement aux expulsions locatives et aux coupures d’eau ou d’électricité pour cause de factures ou de crédits impayés. Fin décembre, une expulsion a ainsi échoué dans le quartier de Triana, à Séville, durant laquelle la police a interpellé sept personnes. Le SAT, avec d’autres syndicats indépendants, des associations issues du mouvement du 15-M (initié le 15 mai 2011, et dit des « Indignés ») ou de celui du 25-S (25 septembre 2012, siège pacifique du Congrès par des dizaines de milliers de manifestants, durement réprimé), organise à travers le pays une « marche de la dignité » qui devrait converger sur Madrid le 22 mars 2014. Depuis les « reprises » dans les supermarchés, la popularité du SAT a explosé, attirant des centaines de non-affiliés dans ses manifestations, et également la presse étrangère, ce qui ridiculise les déclarations gouvernementales cherchant à assimiler ces actions avec du terrorisme…

Une réforme du code pénal ultra-répressive est en passe d’être votée au Parlement. Elle vise clairement ces mouvements de résistance populaire. « Pour une simple participation à un piquet de grève, nous encourons aujourd’hui des peines de deux, quatre ou même six ans de prison, s’inquiète Mari García. Bientôt, n’importe quel individu sera passible d’un demi-million d’euros d’amende et de la saisie de ses biens s’il participe à une manif non autorisée – avant, les amendes étaient adressées au syndicat. Les gens vont réfléchir à deux fois avant de descendre dans la rue. » Mari et Ted habitent avec leur fille dans une petite maison individuelle dans une rue du village d’El Coronil où toutes les maisons ont été construites collectivement, sur le mode des castors, avant d’être attribuées par tirage au sort. Le sol a été acheté par leur coopérative et personne n’est officiellement propriétaire. « Ce vide juridique nous met à l’abri des saisies dont nous menace le nouveau code pénal. A part notre bagnole, nous serions déclarés insolvables s’il fallait payer un jour une lourde amende. »

Contrairement à la Grèce et à la plupart des autres pays européens, en Espagne, l’extrême droite est peu bruyante, pour une raison simple : elle est déjà au pouvoir. Le Partido popular, dirigé par des fils et nièces de hiérarques franquistes, passe à l’offensive sur tous les fronts, avec un code du travail et une loi sur l’avortement rétrogrades, jusqu’au sabotage systématique des efforts pour récupérer la mémoire des vaincus de la guerre civile… Et sa politique répressive trahit avant tout sa nervosité face aux organisations de base mobilisées contre « cette crise qui n’est pas une crise, mais une arnaque »…

http://cqfd-journal.org/L-Andalousie-est-dans-le-rouge

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 08:19

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Cinq mois désormais, cinq mois que les enseignants sud-coréens – ainsi que l'intégralité des fonctionnaires pour la quatrième année consécutive – luttent dans la clandestinité pour défendre leurs droits syndicaux, dans un pays en pleine dérive autoritaire.

La Corée du sud, ce paradis des patrons, enfer des syndicalistes est souvent présenté par le « patronat décomplexé » comme modèle pour la France, malgré des contextes incomparables. De quoi s'intéresser à la situation du côté de Séoul. La « chasse aux sorcières » de la Dame de Fer coréenne Le gouvernement de droite de la dame de fer Park Geun-Hye, fille du dictateur Park Chung-Hee, mène une véritable « chasse aux sorcières » anti-communiste, anti-syndicale, en fait anti-opposition populaire.

Sous prétexte de lutte contre un complot pro nord-coréen, le gouvernement a lancé une procédure d'illégalisation du principal parti de gauche, seule opposition au pouvoir des chaebol (monopoles coréens) : le Parti progressiste unifié (PPU), regroupant communistes, socialistes, progressistes.

Dans le même temps, le gouvernement a tenté d'étouffer un scandale politique impliquant les services de renseignement (NIS) qui ont influencé les élections présidentielles de 2012, en manipulant l'opinion publique pour favoriser l'élection de Park Geun-Hye.

Cheminots, fonctionnaires, enseignants : au cœur de l'offensive anti-syndicale Seconde attaque d'ampleur, en décembre, deuxième attaque massive, le gouvernement a entamé un bras de fer avec les cheminots sud-coréens, en grève pendant trois semaines pour empêcher le processus de privatisation de « KORAIL », la SNCF sud-coréenne. Le 22 décembre, la police anti-émeutes du régime a pris d'assaut le siège de la confédération syndicale de classe KCTU, arrêté 138 membres du syndicat, dont le secrétaire-général et deux dirigeants centraux. « KORAIL » lançait en parallèle la révocation de 4 000 syndicalistes.

Enfin, la procédure de mise hors-la-loi du puissant syndicat des enseignants (KTU), moteur historique de la confédération syndicale de classe KCTU. Le gouvernement a ainsi décrété le 24 septembre 2013 l'illégalisation du syndicat des enseignants pour la raison … que le syndicat avait accepté que 22 syndicalistes restent membres du syndicat après avoir été licencié de façon illégale par l'Etat sud-coréen. Pour le président du KTU, cela représente un recul important : « Nous voyons cela comme la mort de la démocratie et de l'éducation coréennes », selon Kim Jeonghun.

Le syndicat des employés de la fonction publique (KEGU) avec ses 135 000 syndiqués est lui clandestin pour la quatrième année consécutive, avec son cortège de malheurs : non-reconnaissance légale, obligation de continuer la lutte dans la semi-clandestinité, en risquant le licenciement ou l'emprisonnement.

Si le droit syndical est fortement réduit, soumis à la reconnaissance donc au bon vouloir de l'Etat sud-coréen, le droit de grève est encore formellement interdit dans la fonction publique. Cinq ans d'attaques ininterrompues contre le KTU L'interdiction du KTU n'est donc pas un « coup de tonnerre dans un ciel serein ». Le syndicat des enseignants fondé en 1989 a dû attendre dix ans pour être reconnu par l'Etat, en 1999.

Depuis cinq ans, l'offensive est brutale contre le syndicat enseignant : licenciement abusif de syndicalistes, pression de la droitière Fédération des parents d'élèves, emprisonnement des militants et cadres les plus combatifs. Le syndicat enseignant, sous les pressions et les intimidations, historiquement le plus fort de tous les syndicats de Corée du sud est passé en quelques années de 100 000 à 60 000 syndiqués. Un exemple de pression assez effrayant, l'association de parents d'élèves de droite Gyohakyeon avait en 2011 envoyé une lettre aux 60 000 syndiqués du KTU les appelant à renoncer à leur adhésion au syndicat progressiste.

Le battage autour des derniers tests PISA a été une nouvelle occasion de vanter le « miracle coréen » y compris dans l'éducation, masquant sa face sombre : un mal-être record parmi les élèves, le formatage à une pensée unique, la course à la « compétivité » poussant de plus en plus d'étudiants au suicide, les parents à s'endetter auprès du florissant secteur privé des cours de soir.

Le 25 février, une grève générale massivement suivie : un espoir

Mais le peuple sud-coréen n'a plus l'intention de baisser la tête.

Le 25 février, la grève générale contre la privatisation des services publics, pour exiger la démission de la présidente a été massivement suivie malgré les pressions, les intimidations. 100 000 manifestants sont réunis dans 12 villes du pays pour dénoncer la dérive autoritaire, droitière, anti-syndicale du gouvernement. Des initiatives de masse de plus en plus fréquents en Corée.

Ne nous laissons pas duper par les « mirages » capitalistes promus dans nos médias, solidarité avec nos camarades coréens dans leur combat contre la « chasse aux sorcières » anti-syndicale !

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 10:30

Sous la pression du FMI, les prix du gaz vont augmenter de 50 %.

L'opposition qui a pris de force le pouvoir en Ukraine vient à peine de signer un accord avec l'Union européenne qu'elle soumet déjà son peuple aux horreurs de l'austérité libérale. Le pillage de l'Ukraine par les monopoles privés occidentaux peut commencer, avec l'aide de l'oligarchie ukrainienne.

En effet, l'Ukraine augmentera de 50 % le prix de vente du gaz à la population à partir du 1er mai, a indiqué, mercredi 26 mars, l'opérateur gazier national, Naftogaz. Voilà aussi les valeurs portée par EuroMaïdan !
Cette mesure impopulaire, que le président déchu, Viktor Ianoukovitch, avait toujours refusé d'appliquer, est exigée par le Fonds monétaire international (FMI) pour accorder une aide financière à Kiev.

Une économie ukrainienne à l'agonie

Pour les industriels, la hausse sera de 40 % et s'appliquera au 1er juillet, a indiqué Iouri Kolbouchine, l'un des responsables de Naftogaz. Le gouvernement espère ainsi parvenir dès mercredi à un accord avec le FMI, à qui il demande au moins 15 milliards de dollars pour éviter la faillite. Une mission du FMI se trouve à Kiev depuis le 4 mars, et les négociations se sont intensifiées ces derniers jours, le premier ministre, Arseni Iatseniouk, ayant renoncé à sa présence au sommet des grandes puissances du G7 à La Haye pour s'y consacrer.      

Les putschistes de Kiev : Austérité et pillage      

« Nos partenaires européens ont pris la décision de nous verser 1,6 milliard d'euros. Deux mois après la signature d'un accord avec le FMI, une première tranche pourra être versée », a assuré M. Iatseniouk. Les Etats-Unis ont promis de leur côté 1 milliard de dollars de prêts garantis à Kiev. Peu après son investiture, M. Iatseniouk avait promis une cure d'austérité drastique aux Ukrainiens, alors que le pays reste profondément divisé, et que les régions de l'Est connaissent de violents mouvements de résistance à l'autorité de Kiev.

A la place d'un gouvernement à la solde de l'oligarchie pro-russe, les ukrainiens se retrouvent avec un gouvernement à la solde de l'oligarchie pro-européenne. Dans les deux cas, les voilà perdants !

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